Merah : plus il tuait, plus il était « apaisé »

Merah : plus il tuait, plus il était « apaisé »

Merah Libération17/07/2012 – 20h30
TOULOUSE (NOVOpress) –
Libération vient de publier de nouveaux extraits des conversations entre Mohamed Merah et la police, datées du 21 mars. Dans un français exécrable, l’ancienne racaille, muée en terroriste musulman, explique qu’il poursuivait « un but précis » dans le choix de ses nombreuses victimes.

« J’aurais jamais tué des enfants […] si vous aurez (sic) pas tué nos enfants », déclare aux policiers l’islamiste. « Je tue les militaires en France parce qu’en Afghanistan, ils tuent mes frères. Je tue des juifs en France, parce que ces mêmes juifs-là […], heu, tuent des innocents en Palestine ». Il ajoute : « Si j’aurais tué des civils (sic), la population française aurait dit que, heu voilà, c’est un fou d’Al-Qaida, c’est juste un terroriste ».

Après avoir assassiné un parachutiste le 11 mars, ce membre de l’immigration maghrébine reconnaît avoir eu le « coeur apaisé » après la deuxième tuerie du 15 mars à Montauban (deux autres militaires tués et un autre blessé très grièvement). « Je voulais refaire ça à chaque fois et […] de récidiver dans mes opérations, je me sentais de mieux en mieux », se réjouit Merah au téléphone. Résultat : il abattra encore trois élèves et un père de famille le 19 mars dans une école juive de Toulouse. A cause de l’immigration massive, il est à craindre que d’autres terroristes musulmans passent à l’action.

1940-1945 : années érotiques

1940-1945 : années érotiques

07/10/2011 – 12h30
PARIS (NOVOpress) –
Dans la catégorie « Beaux livres » des éditions Albin Michel, le nouvel ouvrage riche en photos de Patrick Buisson : 1940-1945, années érotiques. L’Occupation intime. Ce livre se situe dans le sillage ouvert il y a trente ans par le film Le Chagrin et la Pitié : chronique d’une ville française sous l’Occupation, réalisé par Marcel Ophuls. Message essentiel de ce courant : la France sous l’Occupation ne se résume pas au mythe gaulliste d’un pays uni contre l’envahisseur allemand.

Alors qu’on se bat dans les maquis, Patrick Buisson souligne également cette contradiction entre une France vaincue et humiliée et l’atmosphère de fête qui règnera à Paris et dans bien d’autres villes françaises. Des amours se nouent entre Françaises, soldats et officiers allemands. De Genet à Cocteau, les homosexuels craquent eux aussi pour l’idéal masculin nazi et pactisent avec l’occupant. « Si vous ne vouliez pas que je couche avec les Allemands, fallait pas les laisser entrer », répondra pour sa part Arletty à ses juges à la Libération. Renvoyant ainsi la République à ses responsabilités dans la débâche de 1940. Près de 200 000 naissances seront le fruit de cette collaboration sexuelle, durement réprimée par des résistants de la 25ème heure à la Libération. L’auteur consacre en effet de nombreuses pages aux humiliations subies par les femmes tondues.

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