Retour des djihadistes : l’Allemagne préfère le «cas par cas»

10/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le retour des djihadistes partis rejoindre les rangs de Daesh divise toujours autant les Européens.

Si la Belgique souhaite que les procès des djihadistes se déroulent sur place, l’Allemagne défend la politique du «cas par cas».


L’Allemagne se montre réticente face au retour de ses djihadistes

femmes-djihadistes

22/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Donald Trump a beau tweeter frénétiquement, les Allemands ne l’entendent pas de cette oreille. Le président américain avait demandé à ses alliés européens de prendre les mesures nécessaires au rapatriement des djihadistes capturés par les troupes au sol de la coalition.
Les djihadistes seraient relativement nombreux, environ 800 si l’on en croit le compte Twitter du locataire de la Maison-Blanche. Mais si Donald Trump n’hésite pas à les qualifier de « fighters », de combattants, la réalité est sans doute plus complexe : il y a parmi eux nombre de femmes et d’enfants dont les cas posent un problème épineux aux Etats européens.

Une réaction unie de l’Allemagne face à ce retour

De l’autre côté du Rhin, la ministre de la Défense d’Allemagne n’a pas hésité à prendre parti : les ressortissants allemands capturés en Syrie doivent être jugés sur place. Elle estime en effet que les djihadistes, une fois rapatriés, n’auraient pas de mal à échapper à la justice : la question du djihad est juridiquement très complexe à caractériser. Pas de preuve matérielle, pas de témoins … Tandis que sur place, les autorités syriennes disposent de tous les éléments à charge. La ministre des Affaires étrangères allemande a soutenu cette réaction confirmant les difficultés engendrées par de telles démarches.

À Damas, Bachar el-Assad doit regarder avec beaucoup d’amusement ce spectacle. Les pays occidentaux ont voulu sous-traiter aux Kurdes les combats contre Daech et finalement ne récoltent aujourd’hui que la monnaie de leur pièce.

Qu’en est-il de la France sur ce sujet ?

Ainsi, parmi les 150 djihadistes que la France est censée rapatrier prochainement, on compte à peine 50 hommes. Pourtant selon des interviews rapportés par BFMTV ces femmes djihadistes sont loin de regretter leur choix ainsi que la barbarie qu’elles voient perpétrer. Un responsable du camp de Syrie dénonce que « Même si elles disent aujourd’hui ne plus être avec Daech, la plupart continuent d’avoir une pratique extrémistes de la religion musulmane. Qui seront prêtes à tout sacrifice pour que l’Islam prospère à nouveau. »

Retour des djihadistes : une compassion mortelle ?

Le retour des djihadistes en France est un sujet sensible qui déchaîne les passions. Nous partageons avec nos lecteurs l’avis de Pierre Boisguilbert. Si le texte qui suit est parfois dur, il traduit néanmoins une vision qu’il est nécessaire d’entendre et de comprendre.

Décidément, nos dirigeants sont prisonniers de leur idéologie et se révèlent incapables d’assumer notre sécurité. Ainsi, le même ministre qui tire sans états d’âmes sur les gilets jaunes tombe-t-il dans le compassionnel dès qu’on évoque le retour des islamistes qui avaient rejoint Daesh en Syrie : « Ce sont d’abord des Français avant d’être des djihadistes. » Répression étatique pour les uns, protection nationale pour les autres.

La fake news de Belloubet sur « les enfants »

Les bras armés d’un califat criminel ont choisi comme patrie celle de l’islamisme radical. Leur nationalité est devenue leur vision de la religion musulmane. Leur patrie, c’est la charia. Ils n’ont plus aucun droit à la nôtre. Ils doivent être punis là où ils ont sévi, en leur chère terre d’islam. Tout le reste n’est qu’arguties juridiques autour d’un état de droit obsolète. On met en avant les femmes et les enfants. Les femmes sont souvent les pires. Les enfants bien sûr n’y peuvent rien. On peut envisager avec les autorités sur place le cas par cas.

On verra bien si, comme le prétend après coup le garde des Sceaux Nicole Belloubet, les « revenants » concernés « sont principalement des enfants ». « Nous pensons qu’à peu près à 75 %, ce serait des enfants de moins de sept ans », a-t-elle affirmé, tout en se disant incapable de préciser à ce stade le nombre total de ressortissants français concernés. Les enfants, c’est facile pour émouvoir et justifier un virage radical, au détriment du principe de précaution pour une fois totalement justifié.

Le ministre de la Justice a confirmé au passage un changement de doctrine de Paris, qui estimait jusqu’à récemment que les djihadistes français devaient être jugés par les autorités locales.

« Au moment où je vous parle, rien n’est certain, évidemment. Mais ce n’est plus le seul scénario et il va de soi que si les Français qui sont détenus par les Kurdes devaient être remis en liberté, expulsés, nous avons, je crois, collectivement plutôt intérêt à nous assurer de ce qu’ils deviennent plutôt que de les laisser libre sans savoir où ils sont », a précisé Mme Belloubet

Voila donc l’argument pour cacher la compassion vis-à-vis des terroristes musulmans. On laissera y répondre le très lisse Gilles Kepel : « Les contribuables n’ont pas particulièrement vocation à faire en sorte que des djihadistes qui voulaient les tuer soient nourris, logés, blanchis et au chaud », convient le politologue. Dès lors, tout dépend de la manière dont la France va gérer ce retour, en particulier dans le milieu carcéral. « Aujourd’hui, on a déjà plusieurs centaines djihadistes en prison, et on ne sait pas très bien quoi en faire. Pendant toute une époque, ils ont été dispersés parmi les détenus de droit commun et se sont livrés à un prosélytisme très important. Puis l’administration les a regroupés dans des unités dédiées, qui sont devenues des sortes d’ENA du djihad. Aujourd’hui, cette idéologie reste très présente dans les prisons françaises », avertit Kepel.

Dès lors, selon lui, l’arrivée de ces nouveaux contingents de djihadistes venus de Syrie, « qui sont les durs des durs » et sont donc « auréolés de gloire » dans le milieu islamiste, est un « facteur de déstabilisation qui nécessite une prise en compte importante de la part de l’administration pénitentiaire, et une réflexion de la justice. Or, pour l’instant, on n’est pas tout à fait au point », confie-t-il.

C’est le moins qu’on puisse dire !

Le cas du Maroc

Quand aux binationaux, on pourrait demander un avis circonstancié aux marocains, les plus concernés. Le nombre de Marocains dans les rangs de groupes djihadistes en Irak et en Syrie était estimé en 2015 à plus de 1 600. Beaucoup sont tombés sous les balles de la coalition, mais d’autres sont de retour dans leur pays. Le Maroc a déjà interpellé et traduit devant la justice plus de 200 de ces « revenants », beaucoup d’autres étant « tombés dans des opérations kamikazes ou ont été abattus par les forces de coalition, certains ayant pris la fuite vers d’autres pays », a précisé le patron de l’Antiterrorisme marocain Abdelhak Khiam, qui met également en avant le rôle de son pays dans la coopération internationale contre le terrorisme. « Grâce à nos services de renseignement, des attentats ont été déjoués en France, Belgique, Allemagne, Angleterre, Danemark, Italie et Espagne », assure-t-il, sans fournir plus de détails. Mais il peut y avoir des « lacunes », admet-il. Comme pour les attaques perpétrées en mars 2018 à Carcassonne, dans le sud de la France, par un Franco-Marocain fiché, Radouane Lakdim, l’assassin du colonel Beltrame. M.Khiam regrette que les « services marocains n’aient pas été informés (…) alors que Lakdim venait de temps en temps rendre visite à sa famille dans son pays d’origine », le Maroc. « Si des binationaux sont suspectés d’appartenir à des mouvances extrémistes, le plus simple est de le signaler au pays d’origine », affirme-t-il.

Justement, ne serait-il pas aussi pertinent de se concerter avec les pays d’origine sur le sort à réserver à ces « revenants » demander si ils les acceptent sur leur sol ou alors déchus de leur nationalité française de papier les laisser sur place. Mais on devine déjà la réponse des gouvernements de ces pays : « Ils ont voulu y aller, qu’ils y restent avec celles qui ont décidé de les accompagner et d’y procréer, comme les y exhortaient les imams, des « lionceaux du Califat » dont certains ont déjà été entraînés au djihad et nourris de haine anti-occidentale. »

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Retour des djihadistes : Jean-Paul Garaud dénonce les « mensonges » du gouvernement

11/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans une vidéo diffusée la semaine dernière, le magistrat Jean-Paul Garaud, candidat du Rassemblement national aux européennes de 2019, déclare :

Pour nous rassurer, le ministre de l’Intérieur indique que ces terroristes seront placés en détention. Placés en détention ? Mais ce n’est pas le ministre qui choisit.
Ce sont les juges, et les juges décident en fonction d’un dossier. Où est le dossier ? Ces personnes ont commis des crimes à l’étranger, en Syrie. On n’en connaît pas le détail. Aucun officier de police judiciaire n’est allé enquêter là-bas ! Des dossiers, il n’y en a pas, et donc il sera impossible de placer ces gens-là en détention, sauf à trouver une incrimination « fourre-tout » qui volera en éclats devant la cour de cassation ou devant la cour européenne des droits de l’homme. C’est donc un mensonge et une hypocrisie de nous faire croire qu’on va mieux les contrôler en les faisant rentrer en France.

[vidéo] Retour des djihadistes en France : quel dispositif ?

06/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Georges Malbrunot (Grand reporter), Florentin Collomp (correspondant du Figaro à Londres), Paule Gonzalès (service société du Figaro) et Pierre Avril (correspondant du Figaro à Moscou) décryptent le projet de rapatriement des djihadistes français.


Le problème n’est plus celui des « revenants » du djihad mais des « sortants » ! – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

En 2016, le spécialiste du djihad David Thomson avait publié un ouvrage intitulé « Les revenants : ils étaient partis faire le djihad, ils sont de retour ». Ce néologisme « revenant », servant à désigner les djihadistes partis de France pour rejoindre les théâtres d’opération irako-syriens s’est depuis imposé, jusqu’à faire son entrée dans la nouvelle édition du Larousse en 2018.

Malheureusement, l’évolution des menaces est de plus en plus rapide. Aujourd’hui, ce n’est plus tant le phénomène des « revenants » qui pose problème (l’essentiel des djihadistes qui devaient revenir sont déjà revenus, les autres vont mourir ou être condamnés sur place, et parmi eux seule une petite minorité reviendra en France) mais celui des « sortants ». Ce nouveau terme sert à définir tous ces revenants qui ont été condamnés à de la prison à leur retour en France et vont prochainement retrouver la liberté.

Le 28 mai 2018, le procureur de Paris François Molins a déclaré sur BFM TV qu’environ « une vingtaine de détenus » pour terrorisme sortiraient de prison au terme de leur peine en 2018. Un nombre identique de détenus pour terrorisme sont libérables en 2019, a ajouté le magistrat. « On court un risque majeur qui est celui de voir sortir de prison à l’issue de leur peine des gens qui ne seront pas du tout repentis, qui risquent même d’être encore plus endurcis compte tenu de leur séjour en prison », a relevé le magistrat.

Le président du Centre d’Analyse du Terrorisme (CAT), Jean-Charles Brisard, a dévoilé à RTL.fr que parmi les djihadistes jugés pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, 59 % seront libérés avant 2020. Une quinzaine d’entre eux ont déjà été libérés, surtout entre 2016 et 2017, précise le spécialiste qui a eu accès aux documents.

Jean-Charles Brisard s’est étonné de peines si courtes, alors que la criminalisation des retours de zone irako-syrienne avait été mise en avant. Selon lui, seulement 6 ont été jugés aux assises, les autres en correctionnel. Condamnés en France, au cours de la précédente décennie, à de lourdes peines pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », ils sont environs 500, à être libérables d’ici à 2020. Quelque 1 500 prisonniers de droit commun soupçonnés de s’être radicalisés derrière les barreaux, viennent s’y ajouter.

La prison n’est plus seulement l’école du crime elle est aussi celle du djihad.

Un parallèle peut être dressé avec la situation algérienne lors des années 90. De nombreux algériens étaient partis faire le djihad en Afghanistan puis étaient revenus dans leur pays d’origine. Durant la guerre civile qui a ensanglanté l’Algérie ensuite, ce sont ceux qu’on appelait « les Afghans » qui ont structuré les groupes terroristes responsables des massacres et des tueries à grande échelle en important des techniques de combat grâce à leur expérience. L’influence fut si importante qu’on parla à l’époque de « machine de guerre afghane ». Sans réaction du pouvoir politique, nous nous dirigeons malheureusement à toute allure vers la découverte sanglante de la machine de guerre syrienne.

Jérôme Barbet

Texte repris du site de : Les Identitaires

Viols et djihadistes en liberté : l’échec cuisant du « vivre-ensemble » en Suède

Suède Festival Bravalla

Le festival de rock de Bravalla, en Suède, n’aura pas lieu l’année prochaine. Trop, c’est trop, les organisateurs ont décidé samedi de jeter l’éponge après la nouvelle vague de viols et d’agressions sexuelles.

Attouchements, masturbation en public, viol d’une jeune femme dans les toilettes, d’une autre au camping, et encore d’une adolescente de 15 ans au milieu de la foule pendant le concert du musicien suédois Hakan Helström : la police a enregistré en tout cinq plaintes pour viol et quinze pour agressions sexuelles caractérisées.

Les brassards anti-attouchements remis par la police et les tracts distribués par les féministes avec des « astuces pour éviter les viols » n’y font rien, la Suède progressiste et multiculturelle est désormais un pays où il ne fait vraiment pas bon être une jeune fille ou une femme.

La police ne donne aucune indication sur l’origine de suspects, mais les auteurs des agressions sexuelles dont avaient été victimes 40 jeunes filles au même festival l’année dernière avaient été décrits comme « d’origine étrangère ».

Chard Viols SuèdeCe n’est en effet sans doute pas un hasard si le nombre d’agressions sexuelles dans les festivals de musique suédois avait augmenté, selon un rapport de l’ONG Nattskiftet, de 1 000 % (mille pour cent) entre 2015 et 2016, après le tsunami migratoire de l’automne 2015.

Et ce n’est pas le seul problème créé par la politique immigrationniste du gouvernement social-démocrate de Stefan Löfven. Fin juin, le directeur de la police, Dan Eliasson, présentait un rapport montrant une multiplication des zones de non-droit.

Il y a désormais 61 zones « vulnérables » en Suède, dont au moins 23 où la police ne s’aventure plus (contre 15 il y a un an), et il s’agit principalement de quartiers à forte population immigrée.

Eliasson a mis en garde contre une possible rupture du contrat social en Suède, tandis qu’une proportion croissante de policiers suédois envisagent de changer de métier.

Autre effet du « vivre-ensemble », le nombre d’islamistes potentiellement violents recensés en Suède a été multiplié par dix depuis le début de la décennie, et il atteint désormais 2 000.

Environ 140 djihadistes sont par ailleurs rentrés de Syrie.

Au retour, certains bénéficient d’un programme de protection du gouvernement et d’une nouvelle identité pour leur permettre de recommencer leur vie incognito en Suède… ou ailleurs en Europe !

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 5 juillet 2017
sous le titre « L’échec cuisant du “vivre-ensemble” suédois »