Submersion migratoire : le PPE entre « politiquement correct » et « realpolitik »

23/10/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le « problème migratoire », au menu du PPE, réunit mercredi et jeudi à Madrid pour son congrès
Le Parti populaire européen (PPE) est une large coalition des droites européennes. On y retrouve aussi bien Les Républicains, autour d’un Sarkozy qui redécouvre la « chienlit » gaullienne après les violences perpétrées cette semaine par les « gens du voyage », la CDU d’Angela Merkel qui accueillera deux millions d’immigrés sur le sol allemand, en 2015, que le Parti nationaliste hongrois présidé par Viktor Orban, aux positions anti-immigrationnistes tranchées. L’intervention mercredi du Premier ministre hongrois a été saluée par Nadine Morano, je cite, comme « Le meilleur discours [qu’elle ait] entendu pour l’instant au congrès du PPE ».

On notera aussi l’intervention de Joseph Daul
Président du PPE, et membre des « Républicains » présidé par Nicolas Sarkozy, Joseph Daul a adopté une position très hostile à l’accueil des clandestins déclarant « Nous ne pouvons pas en accepter encore des millions et des millions, que nous ne saurions pas gérer, et en plus qui déstabiliseraient beaucoup de pays et beaucoup de régions (…) Nous ne pouvons pas accepter l’ensemble de la misère du monde ». Cette dernière phrase reprend quasiment mot pour mot la célèbre sortie de Michel Rocard dans son discours du 6 juin 1989 devant l’Assemblée nationale. Le Premier ministre d’alors ajoutait sans ambages, « Il y a, en effet, dans le monde trop de drames, de pauvreté, de famine pour que l’Europe et la France puissent accueillir tous ceux que la misère pousse vers elles (…) [Il faut] résister à cette poussée constante. »

Face à la submersion migratoire, le PPE a finalement adopté une « résolution d’urgence » particulièrement inconsistante
Cette résolution insiste en effet sur le renforcement des contrôles aux frontières, tout en recommandant une accélération des procédures d’asile et une amélioration de l’accueil des réfugiés. Un double langage qui montre l’embarras du PPE, pris entre le « politiquement correct » et le souci de ne pas braquer des opinions publiques de plus en plus ouvertement hostiles à l’immigration.


Pierre Gentillet : comment peut-on être de droite et voter Sarkozy ?

23/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Ancien président des jeunes de la Droite Populaire, Pierre Gentillet a tiré sa révérence et quitte Les Républicains. Dans un entretien accordé à nos confrères de Boulevard Voltaire, il se demande comment on peut être de droite et voter Sarkozy.

Pour Pierre Gentillet, la question identitaire est au coeur du combat de la droite et devrait servir de marqueur pour départager les candidats se réclamant de cette mouvance. Il affirme par ailleurs que si l’on s’en remettait aux militants plutôt qu’aux appareils, le système LR/FN/DLF exploserait, car l’ensemble des adhérents de ces partis sont d’accord sur l’essentiel des grandes questions de l’immigration, de lé sécurité, de l’Europe et de la diplomatie. Son interview prend un relief particulier au moment où se jouent les petites recompositions et querelles d’appareil pour les régionales, qui semblent bien loin des désirs des militants et sympathisants de droite.



La « pantalonnade Pujadas » : Marine Le Pen décline l’invitation

23/10/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)

Marine Le Pen aurait dû se rendre hier soir sur le plateau de l’émission de France2 « Des paroles et des actes ». Dans un communiqué de presse intitulé « Monsieur Pujadas, on ne m’impose rien », la présidente du Front National dénonce un changement de dernière minute du format de l’émission, alors que cette dernière était calée depuis plusieurs jours. C’est en effet par un courriel reçu la veille à 23 h 40 que Marine Le Pen est prévenue qu’à la demande expresse de MM. Cambadélis et Sarkozy, l’animateur Pujadas rallongeait l’émission (déjà très longue) d’un débat de 45 min sur les régionales, avec MM. Bertrand et de Saintignon, excluant d’ailleurs, sans raison aucune, les autres candidats à cette élection.
La présidente du 1er parti de France fustige, « Les caprices du système UMPS, système qui n’a pourtant pas à se plaindre, trustant déjà près de 95 % du temps d’antenne politique dans le pays ». Et Marine Le Pen de conclure, « L’amateurisme et la servilité de M. Pujadas ont transformé aujourd’hui l’organisation de cette émission en véritable pantalonnade. Y participer dans ces conditions serait indigne du respect dû aux Français, décidément maltraités par leur service public de télévision, qu’ils financent pourtant par leurs impôts. »

Crédit photo : Capture d’écran de l’émission «Des paroles et des actes» de juin 2011 avec Marine Le Pen et David Pujadas


Marine refuse la mascarade de France 2

23/10/2015 – POLITIQUE (Présent 8468)

Nicolas Sarkozy et Jean-Christophe Cambadélis ont donc obtenu ce qu’ils exigeaient : que Marine Le Pen fût empêchée de s’exprimer jeudi soir dans l’émission « Des paroles et des actes », ce qui n’a pu réussir que grâce à la servilité de France 2 à leur égard.
Que la chaîne publique et ses journalistes ne viennent plus nous parler de leur indépendance, eux qui cèdent à la pression de deux partis sur le déclin à la première sommation !
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L’émission était préparée depuis plusieurs semaines, la présidente du Front national était d’accord sur ses interlocuteurs et laissait à Pujadas le choix des thèmes et voilà que, deux jours avant, Cambadélis et Sarkozy se réveillent ! Sous prétexte que nous sommes à quelques jours de l’ouverture de la campagne officielle des Régionales, ils réclament que les adversaires de Marine Le Pen dans le Nord, puissent être présents (pas tous, les leurs seulement, Bertrand et Saintignon !).
Pujadas hésite un instant puis se couche lamentablement.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, il informe Marine Le Pen qu’il a ajouté un débat supplémentaire avec ses rivaux nordistes – dans un souci d’« apaisement » (sic). Elle est priée de se soumettre. Cette muflerie est sans précédent, jamais aucun autre invité politique n’a été traité avec tant de désinvolture et d’arrogance.

Marine Le Pen a donc refusé de participer à ce qu’elle appelle justement une « mascarade ».
Cambadélis qui voulait l’interdire de parole a maintenant le culot de prétendre qu’elle « refuse le débat » ! Ce débat devait avoir lieu avec des seconds couteaux.
Pour la droite, Jean-Christophe Lagarde, pour la gauche, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement ; chacun sait que, lorsque les « ténors » ne veulent pas y aller, on envoie les porte-parole au feu.

Auparavant, France 2 avait sollicité des personnalités appartenant aux Républicains : ils se sont tous récusés, sous des prétextes divers ! Nathalie Kosciusko-Morizet, auteur de Le Front antinational, répond qu’elle se consacre aux questions économiques, le vice-président de LR, Laurent Wauquiez a une réunion électorale ce soir-là, tout comme François Baroin, Christian Estrosi n’est pas disponible non plus, il doit ferrailler avec la nièce, explique-t-il, Hortefeux, voudrait bien, mais ce n’est pas de chance, il sera à Madrid, etc.
Qui donc se défile ?

Comme symbole vivant de l’UMP-PS il y avait la photo de François Hollande et Nicolas Sarkozy posant ensemble à la « une » de Paris Match, en campagne pour le oui à la Constitution européenne.
Il faudra désormais y ajouter la démarche commune du même Sarkozy et de Cambadélis pour bâillonner Marine Le Pen. Le premier a expliqué qu’il s’agissait là d’un « acte de solidarité entre partis républicains ». Rappelons que lors des attentats de janvier le même Sarkozy avait refusé de prendre au téléphone le premier secrétaire du PS sous prétexte que « ce n’était pas de son niveau ». Nous étions à l’heure de « l’union nationale » contre le terrorisme, l’ex-président ne la conçoit donc que contre Marine Le Pen. On voit qu’il peut toujours se surpasser dans la médiocrité satisfaite.

Guy Rouvrais

Cacophonie des élections régionales

23/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À quelques semaines du scrutin des élections régionales, les alliances et divergences entre partis se révèlent. Elles révèlent une recomposition du paysage politique français à venir.
Le redécoupage des régions qui sont passées de 22 à 13 n’a pas permis de changer les grandes tendances électorales nationales. Trois grands partis sont en lices dans ce scrutin à la proportionnelle. Le Front National et le parti Les Républicains sont donnés majoritaires au premier tour. La gauche pourrait quant à elle conserver quelques régions.

Que nous révèlent ces élections ?
À y regarder de plus près, les élections régionales montrent qu’un redécoupage partisan est à l’œuvre.
Dans toutes les régions, le Front national ne fait pas d’alliance. Au contraire, chez les Républicains, l’ouverture se fait au centre. L’union des démocrates et indépendants par exemple a obtenu la tête de liste dans trois régions. C’est disproportionné au regard de leur poids électoral. Ils représentent 30 députés sur 577 à l’Assemblée nationale et n’ont gagné qu’un seul département aux élections, en 2015…

Les Républicains ouvrent au centre, mais ferment à droite…
C’est en effet ce qui s’est passé dans quelques régions. Notamment, les Pays-de-la-Loire où Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et le PCD de Jean-Frédéric Poisson ont été écartés des places éligibles sur la liste. À la manœuvre, Bruno Retailleau, ancien bras droit de Villiers en Vendée, il est aujourd’hui derrière François Fillon. C’est lui qui a refusé de prendre un candidat MPF et un PCD. Il se considère déjà comme trop marqué par une étiquette conservatrice contre le mariage gay et pro-vie… Il a même déclaré que certains « Prennent en otage le combat pour la famille ».
Quant à Valérie Pécresse en Ile-de-France, elle a poussé à prendre Chantal Jouanno, sénatrice UDI, comme seconde de liste, de peur d’une candidature concurrente.

Qu’en pense la droite des Républicains ?
Un député Les Républicains de l’Aube n’hésite pas à parler de future grande recomposition à droite et évoque une explosion du parti ex-UMP. Nombreux sont ceux qui regrettent une prédominance des centristes sur les listes au détriment des candidats de conviction.

Sondage : Marine Le Pen progresse dans l’opinion

12/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
31 % des Français prêts à voter Marine Le Pen aux prochaines élections, selon un sondage Ifop-JDD. Mais pour les présidentielles, il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

Bon score pour la présidente du Front National, avec 31 % des sondés « prêts à voter pour elle » (ce n’est pas la même chose qu’une intention de vote). Le sondage Ifop-JDD est très encourageant pour le mouvement frontiste, qui enregistre des percées chez les salariés du secteur public (40 %), traditionnellement pourvoyeurs de suffrages PS et chez les petits patrons et indépendants (39 % chez les personnes qui se déclarent à leur compte, 41 % chez les artisans et commerçants), habituellement soutiens des Républicains.
Autre bon signe, le FN est bien installé chez les jeunes (42 % chez les 18-24 ans) et conforte ses positions dans ses bastions populaires (47 % chez les employés, 41 % chez les ouvriers).

Pour autant, 58 % des sondés affirment qu’ils ne voteraient « certainement pas » pour Marine Le Pen. Retraités, salariés du privé et surtout cadres supérieurs restent très majoritairement hostiles à la présidente du front National.
Dans cette configuration, un accès au premier tour d’une présidentielle est très possible, une victoire au second hautement improbable.


Quand la droite était… de droite

Source : “Valeurs actuelles
Face aux assauts de politiquement correct, aux cris d’orfraie que poussent les ténors de la “droite” à la moindre évocation de contrôle des frontières, d’arrêt de l’immigration ou de France de “race blanche”, un petit flash-back est salutaire. ce que prônait le RPR il y a 25 ans lors des assises de l’opposition ne serait même pas forcément repris dans son ensemble par le FN d’aujourd’hui. Et on parle de droitisation des esprits… sans doute vrai au niveau de la population, mais quand on regarde les appareil politiques, l’expression fait sourire… 

Valeurs actuelles” a retrouvé les propositions des états généraux de l’opposition RPR-UDF sur l’immigration.

La France ne peut plus être un pays d’immigration [, elle] n’est pas en mesure d’accueillir de nouveaux immigrants.

… Voilà, entre autres, ce à quoi s’engageaient la droite et le centre, en cas de retour au pouvoir, à l’occasion de ses “états généraux de l’opposition” (RPR et UDF, transformés en UMP) consacrés à l’immigration, des 31 mars et 1er avril 1990 à Villepinte. Parmi les participants : Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, Alain Juppé, Gérard Longuet, mais aussi… François Bayrou. Co­responsable, au nom du RPR, de cette convention, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui a cosigné (avec Alain Ma­delin) la préface du compte rendu de 39 pages publié à cette occasion.
Affirmant que

la France ne doit pas être considérée comme un simple espace géographique sur lequel plusieurs civilisations pourraient coexister

et dénonçant le « faux antiracisme militant », ce qui est depuis devenu l’UMP en appelait alors clairement à « la fermeture des frontières » et à la « suspension de l’immigration ». Loin, très loin, du “contrôle régulé” et de “l’immigration choisie” aujourd’hui défendus… Pas question non plus de « régularisation au cas par cas » pour les « clandestins » (on ne parlait pas alors de “sans-papiers”). Seule solution envisagée : une politique assumée d’expulsions :

On ne peut tolérer que des clandestins puissent rester en France. […] Il faut tout mettre en œuvre pour que les décisions de reconduite à la frontière soient effectives.

Vingt ans après, en 2010, Éric Besson, alors ministre de l’Immigration, reconnaissait pourtant que près de 80 % d’entre elles n’étaient pas exécutés…

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Complices contre Marine Le Pen

09/10/10/2015 – POLITIQUE (Présent 8458)

Il ne suffit pas de changer le nom du parti pour échapper au sigle accusateur UMP-PS ! L’important, c’est la réalité qu’il recouvre, cette complicité ancienne et objective entre le PS et l’UMP. Le ciment idéologique de ce compagnonnage c’est l’Europe, ils ont la même en indivision, ont dit oui ensemble à tous les traités qui ont aliéné l’indépendance française. Mardi à Strasbourg, ç’aurait pu être Nicolas Sarkozy qui figurât aux côtés d’Angela Merkel au lieu de Hollande, nul ne se serait aperçu de la différence.

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On comprend mieux que les sarkozystes, mais pas eux seulement, se soient spontanément rangés derrière François Hollande interpellé par Marine. Éric Woerth en a eu mal pour le président : « J’avais honte pour Madame Le Pen quand elle s’adressait au président de la République française devant tous les députés européens et devant la chancelière allemande, pour essayer de rabaisser d’une certaine façon la France. Et à ce moment-là, oui, j’aurais probablement applaudi François Hollande. » Il aurait applaudi quoi ? L’éructation colérique qui a servi de réponse à l’intervention argumentée de Marine Le Pen ? Même son de cloche chez Fillon qui juge « inqualifiable » pour une élue de la nation française « de s’adresser au président de la République française dans ces conditions. C’est une honte pour le pays et je trouve qu’elle se déshonore ». Quant à l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, qui ne peut exister médiatiquement que dans l’outrance, il dénonce « l’anti-France » qui ne serait pas incarnée par Hollande bradant la souveraineté de notre pays, mais par Marine Le Pen qui la défend. Et la même antienne sur « l’humiliation » : « Quand on se prétend patriote, on n’humilie pas celui qui représente la France, on n’abaisse pas la France. »

Oui, c’est vrai, le chef de l’État a été humilié et la France avec lui, mais pas par Marine Le Pen, par l’intéressé lui-même quand on l’a surpris au petit matin, dissimulé sous un casque, enfourchant un scooter après avoir passé la nuit avec sa dernière maîtresse en date. Le cliché a fait le tour du monde, les capitales étrangères se gaussant de ce héros de vaudeville qu’est devenu celui qui « représente la France », en en faisant la risée de la presse internationale. Oui, il a été humilié, et avec lui notre pays, mais pas par la présidente du Front national, mais par une autre de ses concubines, Valérie Trierweiler, qui a révélé dans un ouvrage traduit en douze langues l’odieux personnage qu’il est, sa duplicité, son goût du mensonge, sa muflerie, son insensibilité minérale, son mépris des pauvres qu’il appelle les « sans dents ».

C’est précisément de ces derniers que Marine Le Pen a porté la parole haut et fort à Strasbourg. Elle a parlé au nom des humiliés et des oubliés, broyés par une politique européenne qui les appauvrit chaque jour davantage, préférant réserver sa générosité aux « réfugiés » venus d’ailleurs. Ce sont ceux-là que François Hollande a stigmatisés dans ses imprécations contre le « populisme », si proche de « populace ». C’est de cela aussi que les sarkozystes et assimilés se sont rendus solidaires. Les électeurs s’en souviendront.

Guy Rouvrais

Quand Sarkozy avait des accents Gaulliens sur le mot “race”

05/10/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Piquant. Le même Sarkozy qui vient de retirer à Nadine Morano son investiture pour avoir cité le Général de Gaulle et sa fameuse citation sur la France « de race blanche… » avait des accents plus que gaulliens pour défendre ce même mot, lors d’un meeting électoral en 2012. Il réagissait alors à la proposition de retirer ce mot du préambule de la Constitution. « Je ne laisserai pas effacer ce mot d’un document qui est un document sacré dans l’histoire de France ! ». sur le même thème, il appelle maintenant «chacun à maîtriser son vocabulaire»…
Souvent Sarko varie, bien fol qui s’y fie…

https://youtu.be/sc_7CzxA-Pw


Sarko sacrifie Morano

01/10/2015 – POLITIQUE (Présent 8452)

« Ils veulent sa peau », disions-nous hier, à propos de Nadine Morano, « coupable » d’avoir dit que « la France est un pays majoritairement de race blanche ». « Ils » vont l’avoir ! Mais ce n’est pas la gauche, les mouvements « antiracistes » ou la justice, « ils », ce sont ses amis politiques. Au premier chef Nicolas Sarkozy qui a convoqué les instances du parti afin qu’elles lui retirent l’investiture pour les élections régionales.
D’ordinaire, quand, à droite, il y a un « dérapage », selon la métaphore routière désormais consacrée, les responsables de la formation à laquelle appartient le fautif l’abandonnent rapidement après l’avoir soutenu un instant du bout des lèvres. Là, rien de tel ! La gauche politico-médiatique n’a même pas eu le temps de demander la tête de l’élue européenne que le parti l’a déjà décapitée.

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On se dit que son propos doit être abominable pour justifier un traitement aussi expéditif, or, elle n’a que repris une phrase du général de Gaulle, rapportée par Peyrefitte dans C’était de Gaulle : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Rien n’y fait ! Tête de liste LR en Alsace, Philippe Richert ne veut plus d’elle : « Nos valeurs constituent un socle qui rassemble les membres de la liste de la droite et du centre sur lequel nous ne souhaitons pas transiger. Les positions de Nadine Morano ne sont pas compatibles avec cette approche. » Sa position étant donc que la France n’est pas un pays majoritairement de race blanche, affirmation qui constitue le socle des valeurs de la droite et du centre alsaciens !

À l’initiative de Yazid Knibiehly, lycéen en classe de première à Strasbourg et bien connu de sa concierge, une pétition circule demandant son exclusion du parti. Yazid – signifiant « le meilleur » en arabe – Knibiehly n’avait pas besoin de se dévouer, NKM l’avait précédé, bientôt rejointe par des élus européens pour exiger son exclusion. Nadine Morano n’est pas de nos amis politiques, mais nous espérons que cette amère expérience l’empêchera désormais de prendre part au procès en sorcellerie dont sont régulièrement victimes des personnalités du Front national.

Sarkozy et les autres avaient espéré qu’elle se désavouerait elle-même en expliquant qu’on l’avait mal comprise, qu’elle n’avait pas dit cela et qu’elle pensait même le contraire. C’est ce que ses homologues font d’ordinaire. Mais, non ! Elle persiste : « Évidemment que je maintiens mes propos, je n’ai rien dit de répréhensible. » Sarkozy aurait voulu quoi ? Qu’elle dise : « La France n’est pas majoritairement de race blanche, d’ailleurs vous n’avez qu’à regarder dans le métro il y a plus de Noirs et d’Arabes que de Blancs » ? À notre avis, ce démenti aurait aggravé son cas…

Disons-le en terminant : nous sommes inquiets pour Anne Hidalgo qui, samedi, organise, avec la RATP, une « nuit blanche » à Paris. Cette persistance à appeler « blanche » une nuit noire depuis toujours, ne dissimulerait-elle pas un racisme latent ? Nous laissons cela à l’appréciation du tribunal médiatique…

Guy Rouvrais

Morano sacrifiée au politiquement correct : la faute morale de Sarkozy

01/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
On peut être d’accord ou pas avec les propos de Nadine Morano sur la France « pays judéo-chrétien (…) de race blanche ». Mais céder devant les hurlements de la meute bien-pensante comme l’a fait Nicolas Sarkozy retirant à Nadine Morano l’investiture du parti pour les prochaines élections, c’est une lâcheté et une faute morale : un chef ne cède pas devant l’attaque de ses adversaires et avant tout, défend les siens. Les Républicains sont prévenus…

La toile bruisse de mécontentement des troupes LR devant le lâchage en rase campagne de Nadine Morano par Nicolas Sarkozy. L’eurodéputée devrait se voir retirer l’investiture LR pour les prochaines élections, Sarkozy préférant passer sous les fourches caudines des petits censeurs du politiquement correct plutôt que de montrer un peu de courage politique. D’autant plus choquant que les mêmes distributeurs de moralité, qui se pincent le nez à l’évocation d’une France blanche de peuplement et judéo-chrétienne de tradition, ne trouvent naturellement rien à redire quand la parlementaire PS Erika Bareigts se définit comme une « députée noire de la République ». Parler des blancs, c’est raciste, parler des noirs, ça mérite une « standing ovation » à l’Assemblée nationale. Rien de neuf, bien sûr, Desproges expliquait déjà que

Quand un blanc dit qu’un noir est con, on dit que le blanc est raciste, quand un noir dit qu’un blanc est con, on dit que le blanc est con.

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Programme économique du FN : ses détracteurs refuseraient-ils donc le débat ?

23/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Les Républicains adorent tacler le FN sur son programme économique. Ils récidivent en le chiffrant à 120 milliards d’Euros. Pour lever les lièvres, les têtes pensantes économiques du FN proposent un débat médiatisé sur le sujet.

L’un des angles d’attaques des Républicains contre le FN, c’est le volet économique.
Rien de tel pour garder l’électorat des retraités et autres personnes fragiles économiquement que de leur faire croire que voter FN, ce sera la fonte de leurs économies et ruine assurée. À l’approche des régionales, il importe de fourbir les argumentaires de campagne.

C’est la Fondation Concorde, un groupe de réflexion proche du parti Les Républicains qui s’y est collé. Le think tank a publié récemment une étude caricaturale sur le programme de patriotisme économique du Front national, intitulée « Comment accélérer l’effondrement de l’économie ». Il chiffre à 120 milliards d’euros le coût du programme frontière.

Face à cette provocation caricaturale, les économistes du Front national, Jean-Richard Sulzer et Bernard Monot, auteurs du programme, lancent un défi aux économistes de la fondation Concorde : un débat contradictoire médiatisé dans les plus brefs délais !

Lancent les deux principaux rédacteurs du programme économique du Front national, ajoutant que

le titre (du rapport) fait au moins l’aveu de la responsabilité des gouvernements actuels dans l’effondrement de notre économie !

À ce jour, ils n’ont pas encore reçu de réponse. Aveu de faiblesse ?

Crédit photo : Capture d’écran d’une vidéo Front National : Jean-Richard Sulzer

Immigration : la riposte se prépare

21/09/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À propos de l’immigration, la riposte s’organise
La Hongrie a terminé dans la nuit de vendredi à samedi la clôture de 41 km qu’elle avait commencé à ériger pour la séparation de la Croatie afin de faire face aux afflux de migrants. En effet, la veille la Croatie avait déporté 4 400 immigrés clandestins en Hongrie par train ou par bus. À l’inverse, le Québec a déclaré par l’intermédiaire de son gouvernement qu’il souhaitait accueillir 3 650 réfugiés syriens d’ici à la fin de l’année.
La Bulgarie, quant à elle, a annoncé mobiliser des blindés à la frontière.

Et en France, quelle est la réaction de la droite d’affaires ?
Le parti les Républicains a lancé une consultation de ses adhérents pour fixer sa position sur l’immigration. À la question « Pensez vous que l’étranger qui demande à devenir français doit faire la preuve de son assimilation à la communauté nationale ? », 97,5 % des 53 000 participants ont répondu positivement. Une réponse évidente même si l’on sait que c’est déjà le cas. En effet, le Code civil prévoit déjà que « nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté française ».

Cambadélis (PS) craint que le Grand Remplacement unifie toutes les droites

Source : Observatoire du Grand Remplacement

Interrogé dans Libération ce lundi, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis semble s’orienter lui aussi vers l’abandon du retrait-réflexe des listes PS arrivées troisièmes en cas de triangulaires. Dans le Nord-Pas-de-Calais/Picardie et en PACA où Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen ont de bonnes chances de l’emporter, le patron des socialistes prévient : quoiqu’il arrive les socialistes n’appelleront pas à voter ni pour Xavier Bertrand ni pour Christian Estrosi. Pour le patron du Parti socialiste, c’est le glissement à droite du discours des cadres de la rue de Vaugirard qui impose le changement.

La peur du « grand remplacement » unifie aujourd’hui toutes les droites. Notre adversaire a imposé son terrain. Si nous nous dérobons, il s’installera

assure Jean-Christophe Cambadélis. Selon lui, la crise des migrants fait effet de révélateur et permet aux socialistes de « reprendre pied » dans « la bataille idéologique ». « Les déclarations extrémistes de Christian Estrosi et Xavier Bertrand sur les migrants empêchent aujourd’hui le front républicain », estime le député de Paris.

Source : le Figaro

Crédit photo : Parti socialiste via Flickr (CC) = Jean-Christophe Cambadelis

Élections régionales : le Front Républicain existera-t-il cet hiver ?

15/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que de nombreuses crises, économiques, sociales, identitaires, traversent notre pays, un sujet semble être prioritaire dans l’esprit de nos dirigeants politiques. Il s’agit de l’attitude à adopter face aux résultats électoraux du Front National. Parce qu’il n’y a, bien évidemment aucun sujet plus important.

Dans ce cadre la question d’un Front Républicain se pose une nouvelle fois
Et de plus en plus de voix s’opposent à ce vieux concept. On rappelle à nos lecteurs : le Front Républicain, c’est le désistement de la liste du Parti Socialiste ou de Les Républicains qui est la moins bien placée pour empêcher le Front National d’accéder à des responsabilités. Cela fait maintenant quelques années que les ex UMP sont mal à l’aise vis à vis de cette posture. Les socialistes sont de moins en moins enclins à l’appliquer, comme l’ont montré les dernières départementales. Au vu de leur popularité actuelle, cela ferait qu’il n’aurait quasiment plus de responsabilités locales.

Un ministre anonyme aurait proposé encore plus radical selon France Info. L’idée serait de fusionner les listes du Parti Socialiste et Les Républicains au soir du premier tour

Cette proposition anonyme a été immédiatement critiquée de part et d’autre. Mais le fait même que cette idée soit proposée valide la fin du clivage droite-gauche. Sur ce plan, l’UMPS devenu (He) RPS est une réalité.


Sarkozy et son boulet

11/09/2015 – POLITIQUE (Présent 8438)

Dans sa présomption et son incurable narcissisme, Nicolas Sarkozy pensait que, pour son opération « revanche 2017 », le fait qu’il ait été président était un atout ; or, c’est un boulet qu’il traîne et qui s’alourdit à mesure qu’approche l’échéance des primaires. Il croyait que, auréolé de son statut d’ancien chef de l’État, il allait naturellement s’imposer à ses rivaux, lesquels s’inclineraient devant lui tandis que le peuple rassemblé, las de Hollande et repentant pour l’avoir congédié, allait saluer le retour du sauveur. Or, lui qui croyait être à l’honneur est à la peine !

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Son boulet, c’est son bilan, ce qu’il a fait comme ce qu’il n’a pas fait. Jamais, pour ce nouveau départ qu’il veut couronner d’une belle arrivée, il n’a formulé quelque autocritique. Il vient juste de concéder du bout des lèvres devant des agriculteurs en colère que, peut-être, on a un peu trop chargé la barque du Grenelle de l’environnement. C’est peu pour cinq ans de règne.

Dès lors, chaque fois qu’il présente une proposition, formule une promesse, esquisse un projet pour demain, on lui demande : pourquoi ne l’avez-vous pas fait hier ? Ce sont surtout les électeurs qui, avec bon sens, posent la question, car la presse, qui aurait là un vaste champ d’interrogations, le ménage. On ne sait jamais, l’homme est vindicatif et on ne peut totalement exclure qu’il éructe de nouveau un jour à l’Élysée.

Ainsi, dans son interview-fleuve au Figaro sur la crise des « migrants », n’a-t-il été interpellé dans ce sens qu’avec parcimonie. Quand l’ex-chef d’État explique que ceux qui sont accueillis aujourd’hui, chez elle, par son amie Merkel, seront demain chez nous, parce que « La France garde des allocations sociales supérieures à celles de ses partenaires de Schengen », il a raison, mais que ne les a-t-il diminuées quand il était au pouvoir !

Il veut supprimer l’Aide médicale d’État qui permet aux clandestins de se faire soigner gratis. Bravo ! Non seulement il n’en a rien fait lorsqu’il le pouvait, mais il a combattu ceux qui le lui demandaient, telle Marine Le Pen, pour « ne pas remettre en cause cette générosité française ». Tout le monde sait que, depuis la calamiteuse décision de Giscard, le regroupement familial est la principale source de l’immigration légale. Sarkozy veut maintenant le limiter – sans revenir sur le principe ; qu’est-ce qui l’a empêché de le faire dès 2007 ? Le souci de ne pas contrarier son ouverture à gauche, la crainte d’être stigmatisé par les intellos branchés amis de son épouse. Il se dit aujourd’hui favorable à une « adaptation du droit du sol » après avoir prôné son maintien et dénoncé violemment le Front national prônant son abolition.

Déchoir les djihadistes binationaux de la nationalité française est désormais à son programme. Bonne idée, mais qu’il a déjà eue, en 2010, lors de son célèbre discours de Grenoble et qui n’eut aucune suite : il a reculé devant le tollé suscité à gauche. Nous pourrions continuer longtemps ainsi. Les Français se souviennent de tout cela en le regardant repasser les plats réchauffés de ses promesses non tenues.

Guy Rouvrais

Sarkozy : « La France a toujours été du côté des dictateurs »… lapsus ?

06/09/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Université d’été du parti Les Républicains. Dans son son discours d’ouverture, Nicolas Sarkozy déclare
« Dans cette identité à laquelle je crois, il y a quelque chose que je suis très attaché (sic.), c’est que la France… a toujours été du côté des dictateurs ». Il enchaine sans revenir sur son propos. Lapsus, vraiment ? Alliance avec les pétromonarchies intégristes du golfe persique, quasi-inaction contre les barbares de Daesh, complaisance vis-à-vis des potentats africains, on finit par se demander si sa langue a vraiment fourché…


Lapsus de Sarkozy : "La France toujours du côté… par LeHuffPost

Selon un sondage, le Front National est le parti le plus crédible aux yeux des Français

17/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

D’après une enquête réalisée par Odoxa pour « Le Parisien », 9 Français sur 10 ont une mauvaise opinion des partis politiques.
Mais le Front National est jugé le plus proche des Français et le plus à même de proposer des solutions efficaces. Le titre de l’article commentant ce sondage est évocateur : « Les Français et les partis politiques : le FN domine le match ».

Le FN a longtemps été tenu comme un parti protestataire, suscitant davantage un vote de rejet des autres partis qu’un vote d’adhésion à son propre projet
Or 22 % des sondés le jugent capable de proposer des solutions efficaces — devant les Républicains (17 %) et le PS (13 %).
Le PS et les Républicains paient leurs échecs successifs, notamment face au chômage. En effet, le FN reste puissant sur ses thèmes historiques, l’immigration et la criminalité. Mais, en plus, l’accent mis sur les problématiques économiques et sociales semble clairement porter ses fruits.

Ces éléments redessinent ils profondément et durablement l’équilibre des forces politiques et augurent ils des victoires électorales pour le FN ?
D’après Gaël Sliman, directeur d’Odoxa, « La présence du FN à ce niveau, alors qu’une large majorité de Français le considère toujours à part du champ démocratique, bouleverse l’équilibre bipolaire habituel de la Ve République, au profit d’un système tripolaire ».
Rappelons que ce mouvement n’a réellement un tissu d’élus locaux que depuis les municipales de 2014.

Un an après, le bilan est bon, voire très bon comme le montre la récente réélection triomphale de Joris Hébrard à la mairie du Pontet
Le Front National compte poursuivre sur cette lancée aux élections régionales : une ou deux régions emportées par le FN. En décembre, ce sera un bilan à présenter, en 2017 aux électeurs en gage de crédibilité. C’est sans doute pourquoi la caste politico médiatique et la justice concentrent leurs attaques sur le FN, dans l’espoir de perturber cette dynamique.