Nicolas Sarkozy aurait “une autorité morale” ?, par Philippe Bilger

L’ancien président de la République a de grandes qualités d’intelligence, d’énergie et de communication. Il les a démontrées lors d’un quinquennat même imparfait après une campagne éblouissante en 2007.

Il paraît que, depuis l’échec des européennes, “l’ombre de Sarkozy plane toujours sur la droite” (Le Monde).

J’ai dit à quel point celle-ci authentique, sincère, convaincue et convaincante, me manquerait si jamais elle venait à disparaître comme peu ou prou le parti socialiste. Je maintiens que “sans ma droite“, en effet, “je serais mal“, comme je l’ai écrit dans mon billet du 7 juin 2019.

Mais l’espace politique dévolu à la pensée conservatrice, à un projet mettant au premier plan l’efficacité économique, la justice sociale, l’autorité de l’Etat et la morale publique est-il donc si pauvre qu’on ne puisse pas imaginer, pour l’occuper valablement, quelqu’un d’autre que Nicolas Sarkozy ? Quelle étrange maladie est donc celle d’une droite qui semble plus désireuse de gratter ses plaies que de les oublier ? Plus éprise d’un homme providentiel plombé par les défaites que d’une personnalité encore vierge face à l’avenir et à l’exercice du pouvoir ?

Serait-il offensant de soutenir que Nicolas Sarkozy n’est pas forcément désiré par les Français si lui, paraît-il, selon Hubert Falco, est prêt à les sauver. Brice Hortefeux, l’ami fidèle, ne cesse pas de nous seriner la même chanson au point de rendre prévisibles tous ses propos.

Je me demande si on ne cherche pas à enkyster dans la tête des citoyens de droite, pour que le futur du redressement soit impossible, l’idée que seul un Nicolas Sarkozy, pourtant démonétisé, serait à même de sauver ce camp du naufrage.

Parce que Laurent Wauquiez a dû assumer ses responsabilités en se mettant en retrait, parce que naturellement un arbitrage va devoir se faire entre des ambitions présidentielles à la tête du parti – je songe notamment à Bruno Retailleau – et une gestion consensuelle et d’attente avant 2022, genre Christian Jacob, il faudrait faire sortir Nicolas Sarkozy de sa boîte somptuaire ?

Avant même que LR, par ses propres moyens, reprenne vie politique en puisant dans un vivier que ses adversaires jugent à tort médiocre, il conviendrait, toutes affaires cessantes (si j’ose dire), de précipiter l’irruption renouvelée d’un Nicolas Sarkozy faisant don de sa personne aux militants et sympathisants de droite comme si l’impatience de ceux-ci était à son comble ?

Et si c’était l’inverse ? Si ce parti ne pouvait espérer sortir de la nasse qu’en se « débarrassant » définitivement de Nicolas Sarkozy, en cessant de permettre à celui-ci de nourrir l’illusion permanente qu’on l’attend et qu’on a besoin de lui ?

Certes tout le monde a le droit de fantasmer sur un retour qu’on s’acharne à nous présenter comme inévitable et nécessaire mais il n’empêche qu’on se moque du monde.

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Trop tard pour la droite mais pas pour la France – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La recomposition politique commencée en 2017 avec l’élection d’Emmanuel Macron a pris une nouvelle dimension historique suite aux élections européennes. L’annihilation du Parti socialiste est actée, celle de LR se confirme et prend une tournure irrémédiable. Wauquiez a démissionné de la présidence, Pécresse s’en va. Le parti est mort, ses cad(av)res vont tout tenter pour survivre, mais il est sans doute trop tard pour eux.

Les cadres de droite paient leur refus de rapprochement avec le Rassemblement national

Aucun homme, aucune ligne ne pouvait permettre à LR de faire mieux aux élections européennes. Seul un audacieux rapprochement avec le Rassemblement national quand il en était encore temps l’aurait pu. Le terrorisme intellectuel de la gauche, même moribonde, fait encore et toujours effet sur les cadres LR qui ont unanimement et obstinément refusé à chaque échéance électorale d’être associés au FN puis au RN. Leur manque de courage chronique et leur pudeur anachronique envers les populistes les a disqualifiés. Ils n’ont pas compris que l’époque avait changé. Pour les hommes politiques c’est l’équivalent d’un aller-simple pour le cimetière des éléphants.

Un Wauquiez ça ne trompe pas énormément

Wauquiez pensait que l’électorat populaire se rangerait dans le sillage du parti qu’il présidait sitôt qu’il aurait sonné du tocsin identitaire et agité le drapeau du conservatisme. L’ennui c’est que son insincérité crevait les yeux. L’obstacle c’était le souvenir encore douloureux dans l’électorat populaire de la trahison de Sarkozy, qui oublia opportunément où il avait rangé son Kärcher le soir-même de son élection à la présidence de la République.

La question identitaire s’impose

Les analystes de gauche et du centre sont dans leur rôle quand ils disent que c’est la ligne identitaire qui a fait perdre LR. Comme à leur habitude ils essaient de tirer l’échiquier politique vers eux. Sans doute, tentent-ils aussi de se rassurer un peu par la même occasion. D’autant que même à gauche, la question identitaire s’impose et fracture gauche sociale et « islamo-gauchistes ». Chez les Français, le refus de l’immigration est largement majoritaire. Il est donc assez saugrenu de prétendre qu’une ligne politique préconisant son arrêt soit un handicap.

La partition pour la victoire est déjà écrite

La France a l’avantage d’être en retard sur les évolutions politiques survenues aux États-Unis et en Italie. Ceux qui sur le terrain électoral cherchent la recette de la victoire la trouveront chez Trump ou Salvini et n’auront qu’à l’adapter au palais des Français. Surtout ne pas s’excuser ou se justifier mais passer à l’offensive pour protéger la France qui souffre et qui n’a pas envie de disparaître, elle est majoritaire.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pour Éric Zemmour, la droite “qui préfère son pays à son portefeuille” doit s’allier avec le Rassemblement National

05/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour a débattu avec Nicolas Domenach sur l’avenir du parti Les Républicains après sa débacle aux élections européennes.

Pour Éric Zemmour, le problème ne date pas d’hier et les élus de droite doivent désormais s’allier avec La République en Marche (LaREM) pour certains et le Rassemblement National (RN) pour d’autres :

Les grands leaders de la droite sont des niais. Ils ne comprennent rien à la politique. […] Cela fait 30 ans qu’ils ne comprennent pas. Le niais en chef était Jacques Chirac. Ils ont perdu des élections, vont continuer à en perdre et mourir. Maintenant c’est très simple, toute la droite centriste devrait aller chez Emmanuel Macron où l’électorat bourgeois est parti. L’autre droite, qui préfère son pays à son portefeuille, doit se ressourcer et s’allier avec le Rassemblement National.


Pour Robert Ménard, il faut un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national

04/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Robert Ménard est intervenu hier sur la chaîne d’information en continu BFMTV sur la nécessité d’un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national.

On est 90% à penser la même chose. Qu’est-ce qu’on constate au lendemain de ces européennes ? C’est qu’il y a un parti fort à droite, c’est le Rassemblement national, mais que le Rassemblement national – lui tout seul – ne peut pas gagner. Je ne suis pas sûr que ça soit souhaitable d’ailleurs qu’il gagne tout seul. Il faut des systèmes d’alliance !


Bellamy, Wauquiez : cette droite ne peut que perdre ou trahir – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Plutôt Juncker qu’Orban, plutôt du côté d’Emmanuel Macron que de celui de Marine le Pen. C’est ce que François-Xavier Bellamy, la tête de liste LR aux élections européennes, a confié aux journalistes de l’association Europresse. Depuis le début de la campagne des élections européennes, la tête de liste européenne refuse d’afficher une éventuelle proximité avec la seule droite qui progresse en Europe.

Selon ses dires, il aurait même trouvé stimulant le projet du candidat Macron. Qui se souvient du lancement d’En Marche à base de guimauve et de bons sentiments saura se faire un avis sur les goûts politiques de Bellamy. Sans compter qu’après la mobilisation inédite des Gilets jaunes et la défiance généralisée à l’égard du gouvernement au sein de la population, une telle déclaration est absurde tactiquement en plus d’être complètement niaise.

Quand Bellamy dit qu’il veut défendre les frontières extérieures de l’Europe, objectif louable, comment peut-on le croire lorsque dans le même temps il torpille Orban ? Il s’agit pourtant bien du seul homme d’État européen avec Matteo Salvini à avoir concrètement arrêté la déferlante migratoire. Pour se justifier, il déplore les attaques ad hominem qu’aurait subi le président de la Commission. En revanche, le feu roulant pratiqué par toute l’artillerie médiatique et politique européenne depuis des années à l’endroit du président hongrois ne semble pas l’émouvoir.

Il faut toutefois reconnaitre que l’application des propositions des Républicains sur l’immigration serait un pas dans la bonne direction même si elles sont encore et toujours plus tendres que celles contenues dans le programme du RPR de 1990. Mais qui peut croire qu’un Bellamy ou un Wauquiez auront le courage de les mettre en œuvre une fois élus ? Charles Pasqua avait prévenu : « Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Depuis les renoncements de Nicolas Sarkozy il n’y a plus grand monde pour croire en celles de LR.

Quand Bellamy dit refuser une alliance avec le Rassemblement national à cause de ses positions philosophico-économiques, c’est qu’il place l’immigration et l’islamisation au second rang, au moins, de ses préoccupations. C’est pourtant à l’heure de l’explosion démographique de l’Afrique la question centrale pour l’avenir de la France et de l’Europe. Soit il ne l’a pas compris, soit il s’en fiche, dans les deux cas il est déjà prêt à trahir les propositions à demi-rigoureuses de LR en la matière.

Pour la droite, les élections et les candidats se suivent et se ressemblent. Bellamy comme Fillon avant lui n’a pas l’étoffe pour relever le défi majeur que pose l’immigration de masse à la France et à l’Europe.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Islamisme : très peu de mosquées salafistes ont été réellement fermées en France

21/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les Républicains dénoncent l’inaction des autorités face à l’islamisme. Laurent Wauquiez affirme que seules sept mosquées salafistes ont été fermées par le gouvernement, sur une centaine recensées (mais en réalité les chiffres sont bien plus importants…).

Des chiffres qui sont confirmés. Le ministère de l’intérieur recense en effet un peu plus de cent mosquées tenues par un imam salafiste. Et seules sept d’entre elles ont été fermées depuis octobre 2017, c’est à dire depuis l’adoption de la loi qui a mis fin à l’état d’urgence et qui autorise à fermer les lieux de culte en cas d’appel à la haine.

Mais qu’est-ce qui explique que ces dernières soient encore en activité ? Déjà parce que le salafisme n’est pas interdit. Il s’agit d’un courant religieux certes intégriste, mais pas illégal. Pour fermer une mosquée, il faut établir que l’imam a tenu des propos punis par la loi, des appels au jihad ou un discours haineux. C’est loin d’être toujours le cas. Sans ces éléments, une fermeture de mosquée est jugée abusive et peut être annulée en justice.


Pour Bruno Le Maire, Les Républicains sont désormais “une droite identitaire”

19/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le ministre de l’Economie et des Finances était l’invité de BFMTV ce mardi 19 juin.

Pour Bruno Le Maire, Les Républicains sont désormais “une droite identitaire“. Evoquant le discours qui se développe au sein des Républicains, il ajoute : “c’est une musique qui, dans le fond, n’est pas très différente de ce qui émane du Front National“.


« Pour que la France reste la France », un slogan insupportable ?

« Que la France reste la France », ils ne supportent pas. Ils veulent en fait, un grand remplacement des valeurs qui passe par les populations. Ils veulent que la France devienne un hexagone métissé. Pour imposer cet objectif, ils usent d’une arme de destruction massive des défenseurs de l’identité historique française, la dictature sémantique.

Quand on veut que « La France reste la France », on est un abominable facho- raciste. C’est tout de même le stade ultime de la pensée invertie. On n’a plus le droit de « vouloir rester ce que nous sommes » et on se demande pourquoi l’Europe n’a pas interdit la fière devise du petit Luxembourg.
La stratégie consiste à diaboliser et à considérer comme inacceptable toute vérité dites par l’extrême droite ou les assimilés. La dictature sémantique a, pour le moment, Laurent Wauquiez comme cible. Depuis qu’il s’est présenté, puis a pris la tête des Républicains, rien de ce qu’il fait ou de ce qu’il dit ne trouve grâce aux yeux des médias.

On n’est pas obligé d’avoir des sympathies pour un Wauquiez – qui n’a pas plus de conviction qu’un Sarkozy et qui surfe sur l’opinion publique pour porter sa planche si fragile et si savonnée -, pour trouver que c’est excessif. Cette détestation du Wauquiez est une détestation, par des médias lobotomisés par l’antiracisme, pour tout politique ayant parfois une approche identitaire des malheurs de notre pays.

Wauquiez serait donc le fossoyeur de la droite républicaine par un discours clivant et un positionnement droitier. C’est l’image qu’ils veulent lui coller, au risque d’ailleurs de favoriser une opération d’envergure à la droite de la droite de LR.

Le Figaro note la campagne. Laurent Wauquiez parle. Vive polémique. Laurent Wauquiez ne parle pas. Vive polémique. Laurent Wauquiez revient d’Irak et une photo le montre en costume dans les ruines de Mossoul. Vive polémique. Laurent Wauquiez a distribué un tract LR dont il a lui-même choisi le slogan : «Pour que la France reste la France». Vive polémique.

Au sein même des Républicains, les critiques ont été virulentes cette semaine sur le choix des mots et de la stratégie. Qualifié de « slogan du FN » par le député LR Robin Reda, proche de Valérie Pécresse, de «torchon populiste» par Franck Riester, coprésident d’Agir-les Constructifs, et même de «Pétain pur jus» par le président du conseil départemental de Charente-Maritime, Dominique Bussereau.

Ces réactions montrent bien que les défenseurs de la France de culture française n’ont pas grands chose à espérer des enfants assumés du gaullisme. Une grande partie des troupes a déjà rejoint le mondialisme. Et ceux qui résistent encore ont peur de leur ombre. Il ne restera qu’un noyau dur obligé, sans doute, à des alliances avec d’autres droitiers assumés sur le plan identitaire.
La dictature sémantique aura peut être un effet politique salutaire.

Raoul Fougax

Texte repris du site Metamag.fr

Pour que la France ne reste pas la France ?, par Philippe Bilger

Rien de plus décisif, pour dénoncer une polémique ou fragiliser une conviction, que de s’interroger sur le point de vue inverse. Ainsi il n’aurait pas fallu, dans un tract des Républicains, proclamer : “Pour que la France reste la France”… D’où mon titre à rebours, feignant de questionner absurdement : “Pour que la France ne reste pas la France ?”

La cause me semble entendue mais avant d’y revenir je souhaiterais m’attarder sur la présidence et la situation de Laurent Wauquiez qui fait l’objet de mille attaques – les pires étant celles de son camp – dont par exemple celle de Jean-François Copé qui lui reproche un exercice solitaire de son pouvoir, ce que Brice Hortefeux a vigoureusement contredit (Le Figaro).

On a bien compris que LW depuis quelques mois est devenu la tête de turc privilégiée de certains médias qui ont besoin de s’acharner à l’encontre d’une personnalité qui à la fois leur déplaît et les dépasse. J’ai conscience, comme tant d’autres observateurs, que les Républicains stagnent et que LW n’est pas encore parvenu à imprimer non seulement sa marque mais celle du parti dans l’espace public.

Mais il est vrai que ce qui lui incombe relève du tour de force.

On n’a jamais connu une configuration politique où la droite classique était autant prise en étau entre la soie, le velours et l’imperium macroniens – les électeurs de gauche s’en plaignent de plus en plus – et le RN ex-FN dont la moindre idée juste fait peur à la direction de la famille voisine qui craindrait d’être stigmatisée si elle l’adoptait.

A l’évidence LW est désarçonné par la vision d’un paysage qui apparemment ne donne plus de marge de manoeuvre à la droite qui est la sienne et qui a été tout de même largement validée lors de son élection comme président.

Il a tort à mon sens – comme les adversaires de Nadal s’obstinant à jouer sur ses points forts – de s’en prendre au président de la République dans les domaines où ce dernier n’est pas vraiment critiquable. Il devrait plutôt combattre ce qu’il y a encore de gauche chez Emmanuel Macron et qui concerne le champ sociétal et judiciaire. Sur ce plan il aurait les coudées franches et du grain à moudre. Il y aurait de la place pour une opposition intelligente et pugnace.

S’il avait l’intelligence stratégique et l’audace intellectuelle d’un François Mitterrand qui n’ayant pas eu peur du parti communiste a su l’étouffer par l’union, il ne rejetterait pas mécaniquement l’hypothèse d’une union de la droite classique avec la droite extrême. Quand celle-ci sera débarrassée d’une Marine Le Pen qui pour le meilleur – elle a purgé le FN des délires et des provocations historiques – et pour le pire – sa démagogie attrape-tout – a rendu cette union à la fois plausible mais en l’état inconcevable.

Mais faut-il, alors que LW est en proie à des difficultés considérables et qu’on ne peut pas l’imaginer heureux dans cette conjoncture, rajouter de la bile qui revient à peu près à exiger que Laurent Wauquiez ne reste pas Laurent Wauquiez et que la droite se passe du réel ? Tout cela pour s’obtenir les bonnes grâces de ceux qui ne voteront jamais pour elle dans sa pureté et son intégrité ?

Il y a eu déjà il y a quelques semaines le ridicule “pétainiste” de Dominique Bussereau. Les tweets n’autorisent pas, aussi simplets qu’ils soient parfois, à dire n’importe quoi !

Pourquoi récemment Virginie Calmels (sur France Inter) – recadrée ensuite par LW et Brice Hortefeux – a-t-elle éprouvé le besoin de critiquer le libellé de ce tract des LR : “Pour que la France reste la France” ? Convenait-il de le juger “un peu déséquilibré” et “peut-être inutilement anxiogène” ?

Alors qu’il n’était pas “anxiogène” mais tout simplement anxieux et qu’il y avait de quoi. Doit-on demeurer sur la pente funeste qui en ne nommant pas ou en dénaturant le réel donnait à la société française la triste impression d’une absence totale de solidarité entre les élites politiques et les citoyens, d’un hiatus entre un discours mou et hypocrite et une quotidienneté troublée, souvent douloureuse et abandonnée ?

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Le futur président des Jeunes LR écarté par Wauquiez pour ses propos sur les musulmans et la PMA

19/12/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Selon le JDD, Aurane Reihanian, aurait été écarté par Laurent Wauquiez de la direction des Jeunes Républicains, poste qui lui était pourtant quasiment acquis.

En effet, le chef des jeunes avec Wauquiez avait provoqué, début décembre, une polémique au sein de son parti. Il avait alors déclaré à Médiapart : « La première génération de musulmans, ils ont bossé. Ils ne brûlaient pas des voitures comme leurs enfants ».

Quelques jours plus tard, le wauquieziste affirmait dans Libération que les enfants nés de PMA « ne devraient même pas exister ».

Bien que l’intéressé soit revenu sur ses propos en affirmant qu’il parlait des enfants nés de GPA, ces polémiques n’ont pas plu en haut lieu et devraient amener le président du parti à organiser une élection libre pour la direction du mouvement de jeunesse.

Marine Le Pen dénonce “l’insincérité de la droite française”

Marine Le Pen Bourdin

28/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen, invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC ce mardi, a pointé du doigt “l’insincérité de la droite française”.
La présidente du Front national a ainsi déclaré :

A partir du moment où vous dites la même chose que nous sur l’immigration, sur l’insécurité, sur l’Europe, […] soit vous êtes sincère, vous allez au bout de votre logique et vous provoquez une alliance, soit vous êtes insincère.



Pour Le Monde, Wauquiez « veut refonder la droite sur une ligne identitaire »

Le Monde Wauquiez Identitaire

26/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le quotidien n’y va pas avec le dos de la cuillère : « Laurent Wauquiez veut refonder la droite sur une ligne identitaire », titre Le Monde à paraître ce soir, et à sa une s’il vous plaît. Le Monde en veut pour preuve que, lors d’un meeting tenu hier soir dans les Alpes-Maritimes, il a « revisité les fondamentaux du sarkozysme : trahison des élites, ode à la majorité silencieuse, identité d’une France menacée par l’islam ».

« Un cocktail droitier, écrit le journaliste du Monde, auquel il a ajouté sa petite dose de destin personnel. “J’ai fait ce qu’on appelle les grandes écoles de la République. (…) J’en connais aussi les codes et les limites”, a-t-il lancé avant de dénoncer ” le mépris d’une caste technocratique” et le ” moule de pensée” où “l’on apprend que le multi-culturalisme c’est bien, que parler d’immigration c’est mal, que la mondialisation c’est bien, qu’être de droite c’est mal”. »

Il est vrai que Laurent Wauquiez, en ces terres très droitières, n’a pas lésiné sur les moyens pour séduire son auditoire, qui ne demandait que ça, puisqu’il a aussi déclaré :

« Je préfère ce vieux pays si émouvant, au triste village global qui n’est que la vitrine déshumanisée d’un monde sans racine. »

Ou encore, en pourfendant ces élites qui voient l’Hexagone comme un « territoire sans passé avec les flux migratoires pour tout avenir démographique ».

Décidément très en verve, le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a encore parlé de ces quartiers qui ne sont plus qu’« une juxtaposition de communautés où le salafisme a remplacé l’adoration de la République française ».

Encore quelques efforts, comme par exemple un petit signe de soutien à ceux qui luttent vraiment contre l’islamisation, comme ceux qui viennent d’être jugés à Poitiers sans qu’il ait eu un mot pour eux – mais il n’est jamais trop tard pour bien faire – et Les Identitaires pourront peut-être lui préparer sa carte de membre d’honneur…

Éric Zemmour considère que “Les Républicains sont morts”

13/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Éric Zemmour considère que la structure des partis actuels est totalement changée et que les partis traditionnels sont voués à disparaître : “Les Républicains sont morts“. Nicolas Domenach estime lui “qu’en politique rien ne meurt, tout se transforme”. Il affirme au micro de RTL que “Les Républicains ne sont donc pas complètement morts”.

Éric Zemmour et Nicolas Domenach s’accordent sur une chose : autrefois la droite centriste était dominé par une droite gaulliste. Mais le désaccord se situe sur le diagnostic actuel, Éric Zemmour considère que la droite d’aujourd’hui est en fait une droite centriste, “qui fait semblant d’être de droite, et quand elle gouverne, gouverne au centre gauche. C’est ce qu’ont fait Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et c’est ce que fera Laurent Wauquiez.”


Macron comme artisan et seul bénéficiaire de la scission chez les Républicains

Solère Scission Républicains 2

Chez les Républicains, lors des législatives, il y avait trois campagnes en une. Il y avait celle favorable à la majorité, une autre rassemblant ceux qui étaient contre et, enfin, la troisième, ceux qui n’étaient ni pour ni contre, bien au contraire. Il était peu probable que, dans la nouvelle Assemblée, ils puissent faire groupe commun. Il y aura donc deux groupes de députés LR. Nous trouverons donc des Républicains canal historique, dans l’opposition, probablement avec le même président, Christian Jacob, d’autres dans la majorité, les « constructifs » pro-Macron, autour de Thierry Solère (photo) qui en est l’architecte et qu’il dirigera peut-être si, d’ici là, il n’est pas promu ministre.

Cela s’appelle une scission. L’artisan en est Emmanuel Macron lui-même, LR ayant réagi comme il l’espérait. Il avait besoin de soutiens plus nombreux à droite pour atténuer le rose vif de son attelage majoritaire et de son entourage, il a donc fait son marché parmi les Républicains, épargnant la présence de candidats d’En marche aux uns, en imposant aux autres, les premiers ont été élus pour la plupart, presque tous les autres ayant été renvoyés dans les ténèbres extérieures de la défaite.

On ne s’étonnera donc pas que ce soient les protégés de l’Elysée qui aient constitué un groupe à son service. Dans la « nouvelle » politique, cela s’appelle un « renvoi d’ascenseur » comme… dans l’ancienne. Evidemment, les autres qui étaient hier encore leurs compagnons voient en eux des traîtres alors que, eux aussi, comme leurs frères désormais ennemis, ont voté Macron au second tour de l’élection présidentielle, mais c’était alors pour « sauver la République » contre Marine Le Pen, ça ne compte donc pas…

Sans même parler de morale politique, les ralliés à la majorité nouvelle, à l’évidence, font un mauvais calcul à court terme dont ils finiront par être les victimes. Si Macron réussit son quinquennat, ce dont nous doutons, ils n’en tireront aucun profit, ils n’auront été que l’appendice inutile d’une majorité macroniste qui n’aura pas eu besoin d’eux pour accomplir le programme du chef de l’Etat. S’il échoue aussi lamentablement que François Hollande, ce qu’on ne saurait exclure, ils seront, en revanche, considérés comme associés à la défaite et coresponsables, ce qui leur interdira de se présenter comme un recours dans le cadre d’une alternance.

Est-ce à dire que les autres, qui campent dans l’opposition, seront mieux lotis dans cette dernière perspective ? D’abord, rien ne dit qu’ils maintiendront cette opposition tout au long de la législature, l’attrait de prébendes et de maroquins exerçant toujours une certaine fascination sur la gent parlementaire. Mais, surtout, ceux qui composent ce groupe, ce sont les vétérans du sarkozysme, quand ce n’est pas du chiraquisme, les Copé, Woerth, Accoyer, Jacob, etc. Ils ne peuvent proposer, pour succéder un jour au pouvoir, que la restauration de ce dont les Français ne veulent plus, ayant congédié les têtes d’affiche d’hier, les Sarkozy, Juppé, Fillon. 

Le salut du pays ne passe ni par les uns, ni par les autres, la complicité comme la restauration sont des impasses, l’opposition ferme et résolue de la droite nationale seule ouvre un avenir un pour le pays.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 22 juin 2017
sous le tire « Scission chez les Républicains »

Jean-Frédéric Poisson : « On ne sait plus ce que pensent Les Républicains »

Jean-Frédéric Poisson

20/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate (PCD), a été battu aux élections législatives par la candidate de La République en marche (LREM), Aurore Bergé. Il s’exprime sur le plateau de TV Libertés sur ses combats, mais surtout sur la signification de la domination sans partage d’Emmanuel Macron et sur l’absence d’opposition crédible ou même tout simplement audible. Une analyse de haute tenue, comme toujours avec Jean-Frédéric Poisson, qui porte également sur l’entrée dans une ère, qu’il espère la plus courte possible, de domination de l’économie sur le politique.