Drogue et immigration : même combat !, par Clément Martin (Les Identitaires)

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Le récent reportage de Quotidien, diffusé fin août sur TMC, mettait en lumière la domination des trafiquants de drogue sur le quartier des Flamants, à Marseille. Un jeune dealer s’exprimait ainsi : « Vous voyez Macron ? Les Français lui obéissent. Bah ici c’est pareil : les gens qui veulent entrer dans le quartier, ils nous obéissent ». On voit les mêmes caïds montrer au journaliste comment ils filtrent l’entrée dans la cité, à l’aide d’une barrière qu’ils sont les seuls à manipuler, dans cette banlieue livrée à la violence mafieuse. Le même checkpoint s’était fait connaître dans la cité des Rosiers, dans le 4ème arrondissement, en juin 2020 (France 3, « Marseille : cité des Rosiers, quand les dealers installent des barrages pour contrôler le trafic de drogue », 5 juin 2021).

En réponse, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin annonçait que la police était intervenue dans la cité. Bilan revendiqué par le ministère : « quatre interpellations » sur des « personnes ciblées », ainsi que des « saisies de drogue et d’argent liquide ». En réaction aux dernières violences qui viennent de faire un mort, une marche blanche organisée par le frère de la victime (Amine Kessaci) s’est tenue à Marseille le mardi 31 août.

Le coup de filet dont s’enorgueillit le Ministre est évidemment un coup d’épée dans l’eau. Les banlieues d’un certain nombre de grandes villes française, tout particulièrement à Marseille et dans la région, sont depuis longtemps des plaques tournantes. Un fort réseau communautaire existe dans ces villes où la population est de moins en moins française. La démonstration de la barrière devant les caméras de Quotidien illustre une réalité très simple. « Vous avez une population française, blanche, chrétienne, explique Eric Zemmour sur CNEWS, et 40 ans plus tard, vous avez une population africaine, arabo-musulmane. Cela s’appelle le Grand remplacement. Les Français sont expropriés de leur pays. »

La filière de la drogue est la même que celle de l’immigration-invasion : marocaine et essentiellement maghrébine. Par la magie du regroupement familial, les immigrés arrivent en France depuis cinquante ans, avec dans leurs bagages, les dealers de demain. De plus, l’impunité est forte dans des quartiers dominés par des communautés solidaires avec une vision tribale de la vie : « eux contre nous ». Les jeunes générations d’immigrés ont parfaitement intériorisé la faiblesse de l’Etat, s’en amusent ouvertement devant les caméras et jouissent d’une grande complicité de la part de leur famille. La raison en est très simple : la drogue fait vivre des familles entières. Lorsqu’on interroge la mère d’un délinquant mort accidentellement dans le cadre d’une interpellation de police, et que cette dernière explique que son fils était un « bon garçon », cette brave dame a elle-même vécu, entre deux allocations, du deal de sa progéniture. Une certaine forme de tribu afro-maghrébine, avec ses ramifications amicales et ses alliances, est l’assise du trafic.

Sans interruption définitive du flux migratoire, avec un moratoire intransigeant sur les entrées, et la remigration forcée des délinquants et criminels binationaux (dans un premier temps !), le trafic se perpétuera. Il y a une géopolitique méditerranéenne de la drogue à prendre en compte. D’autre part, le tabou psychologique de la « bavure » policière doit sauter : quand un policier tue un trafiquant de drogue, ce n’est pas une « bavure » mais fort souvent un acte de légitime défense. C’est aussi une perte que nous ne pleurerons pas. Drogue, immigration : même combat !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Emmanuel Macron, élu meilleur produit de l’année !, par Clément Martin (Les Identitaires)

Macron

Accompagné du Ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, et de Benoît Payan, maire PS de Marseille, Emmanuel Macron a visité Marseille et annoncé quelques mesurettes sans effet… Dans le 13e arrondissement de Marseille, au sein d’une école primaire, alors qu’on l’interpellait sur l’insalubrité des locaux, il a répondu avec sa démagogie habituelle : « On va faire ça ensemble ». Outre la pauvreté du langage, comment ne pas relever le ton ridiculement participatif de cette réponse, comme s’il était le président du consensus alors que le Passe sanitaire démontre le virage autoritariste de plus en plus assumé de l’Elysée. Evoquant Samuel Paty, il a rappelé combien sa mort est un drame inoubliable… sans pointer le problème réel à l’origine de ce crime : la pression démographique de la communauté musulmane. Certains parmi eux, majoritaire ou minoritaire mais véhéments, intimident leur entourage et entravent la liberté d’enseignement. Comment invoquer le sacro-saint Plus jamais ça ! sans remettre en cause le mythe du multiculturalisme heureux ? Du bluff, rien que du bluff.

Après avoir annoncé un grand plan de réhabilitation urbaine, « Le scepticisme, remarque Le Parisien (2 septembre 2021) est partagé par des habitants et des élus locaux, qui rappellent que de nombreux plans ont été annoncés depuis des décennies pour Marseille, sans que la situation s’améliore nettement. » Et pour cause : nul réhabilitation urbaine sans renouvellement de population. Si de nombreux quartiers de Marseille tombent en ruines, c’est parce qu’ils ont été abandonnés par les pouvoirs publics après avoir été saccagés par la racaille immigrée. Ce n’est pas d’un manque de moyen dont souffre Marseille et d’autres grandes villes françaises, mais de courage politique. Dans la politique de grands travaux promise par un président déjà en campagne, il n’y a que du bluff, rien que du bluff.

La structure fantôme « Les jeunes avec Macron » lancent une campagne d’affiches à la sauce Netflix où un futur quinquennat d’Emmanuel Macron nous est annoncé ainsi : « Vivement qu’on signe pour cinq saisons de plus. » Les jeunes avec Macron ? Sérieusement ? Qu’a fait Macron pour les jeunes ? A-t-il réformé l’orientation professionnelle au collège et au lycée ? A-t-il désengorgé les facultés et promu la sélection pour donner un meilleur cadre de travail aux plus motivés ? A-t-il lutté contre l’islamo-gauchisme et les délires woke qui prennent en otage l’Université ? Et qu’a-t-il fait pour le mal-être d’une jeunesse confinée, acculée à prendre des anti-dépresseurs ou qui a renoncé aux études ? Du bluff, rien que du bluff.

A l’ubérisation de l’économie, par la multiplication des petits contrats précaires à l’allemande, succède la netflixisation du politique. Emmanuel Macron, élu « Meilleur produit de l’année » par la société du spectacle !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le crédit social chinois accule les Français, par Clément Martin (Les Identitaires)

Shangaï Chine

La Chine s’est fait remarquer ces dernières années – entre autres ! – par l’usage du crédit social. Celui-ci consiste à restreindre ou à supprimer l’accès des « citoyens » chinois, en fonction de la « note » reçue, à certains services : les transports en commun, les hôtels, les restaurants, les écoles privées pour leurs enfants et cela peut aller jusqu’au retrait du droit de vote. Celui-ci a toutefois peu de valeur dans un pays dont la Constitution le définit toujours comme « un État socialiste de dictature démocratique populaire, dirigé par la classe ouvrière et basé sur l’alliance des ouvriers et des paysans »… Depuis, le filon scénaristique du contrôle de la population a été exploité notamment par la série Black Mirror sur Netflix.

En France et en Europe occidentale, dans Le Monde et la presse bien-pensante, on critique aisément l’enserrement technologique de la société chinoise, qui utilise algorithmes, intelligence artificielle et vidéosurveillance. La situation française et occidentale est pourtant semblable à certains égards. Les GAFAM, et les réseaux sociaux en particulier, utilisent bien un système de crédit social en censurant les personnalités abusivement accusées de propager un « discours de haine », comme l’ancien président Donald Trump, banni de Twitter alors qu’il était encore en cours d’exercice ! Génération identitaire a subi la même censure sur Facebook. Toutes les opinions dissidentes sont scrupuleusement surveillées sur les réseaux sociaux, en particulier – actualité oblige – sur le Covid-19.

Uber s’adonne également à la dénonciation des mauvais clients, qu’ils soient jugés racistes (à l’aide d’un « bouton anti-discrimination ») ou récalcitrants à la tyrannie sanitaire, puisque le client ne portant pas son masque reçoit un avertissement doublé d’une menace d’exclusion. Cela a son importance alors que Uber concurrence largement les taxis, dont le prix est souvent inaccessible à une large part de la population. Sur son site, Uber annonce soutenir le mouvement Black Lives Matter.

Le passe sanitaire est l’exemple actuel le plus aberrant du crédit social. La culpabilisation des non-vaccinés, caricaturés en « anti-vaxx » ou en « complotistes », est un stratagème de diabolisation typique de tout Etat policier lorsqu’il veut ostraciser les citoyens « non coopératifs »… Le chantage aux supermarchés et aux restaurants, dans une société hédoniste où seul compte le plaisir individuel physique, est une arme redoutable pour imposer un vaccin en contradiction avec toute l’éthique médicale, qui interdit normalement la contrainte thérapeutique. Nous sommes en plein bolchévisme sanitaire.

Mais ces exemples récents ne sont que l’aboutissement d’un long processus depuis les lois Pleven et Gayssot, adoptées en 1972 et 1990, qui organisent la répression judiciaire des opinions en marge de la doxa multiculturaliste. A cela s’ajoute les exclusions universitaires de professeurs dont on finit par découvrir les activités militantes. On accuse injustement ces derniers de mélanger travail et politique alors que les censeurs, recteurs et doyens d’Université, pratiquent le terrorisme intellectuel de gauche à haute dose… Les cabales médiatiques contre les lanceurs d’alerte sur l’immigration-invasion sont du même ordre.
En juillet dernier, un autre exemple nous est donné par le président de la Commission de régulation de l’énergie, Jean-François Carenco, nommé par le président de la République. Sur LCI, il s’exprimait ainsi : « Que ceux qui ne veulent pas des éoliennes soient privés d’électricité ! »

Ces différentes formes de tyrannie montrent que le totalitarisme n’est pas tant une idéologie précise ou un régime particulier bien défini, mais une tendance à l’œuvre aussi bien dans une dictature que dans une démocratie. Peut-être encore plus dans celle-ci, où l’idolâtrie des « droits de l’homme » nous fait oublier le péché originel de tous les gouvernements : repousser sans cesse les limites à son pouvoir. A tout cela s’ajoute la pression démographique territoriale des musulmans et des Sub-Sahariens, qui poussent les Blancs en dehors des villes. En France, il reste décidemment peu de places pour les derniers Gaulois. Mais plus que le dernier carré, nous devons constituer une avant-garde capable de reconquérir le terrain perdu.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

« Demi-sexuels » : la nouvelle folie woke, par Clément Martin (Les Identitaires)

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LGBTQIA+. Ça donne le tournis et on ne se fatiguera pas à vous l’expliquer, chacun sait très bien de quoi il s’agit : le mouvement homosexuel et ses dérivés, avec ses revendications pro-mariage, adoption et PMA-GPA, ne vit et prospère que dans la surenchère. Il faut allonger toujours plus l’acronyme pour donner l’impression d’une multitude foisonnante, et toujours croissantes, de nouvelles identités sexuelles. Donner l’impression de la masse, démultiplier la pression des marginaux sur les « normaux », sur nous, pauvres hétérosexuels blancs : « binaires » et « non-racisés ». Avant, quand on était un Blanc dans les années 90 et 2000, il fallait s’excuser : « moi, je n’ai pas d’origine », lâchait le petit Nicolas, tout penaud, devant Abdelkader. Heureusement, les wokistes nous épargnent cette honte avec le nouveau concept de « demi-sexuels ». Attention, ceux-ci ne sont pas des « asexuels » un peu plus libérés. C’est plus complexe… « Un nouveau monde s’est ouvert à moi. Je n’étais pas anormal, j’étais juste demi-sexuel » avoue Maxime, 25 ans (7 sur 7, 1er septembre dernier). Le terme existe depuis 2006 et a même son drapeau : trois bandes horizontales, blanche, mauve et grise de haut en bas, avec un triangle noir, pointe vers la droite, sur le bord gauche. Depuis 2019, le site de rencontre Tinder offre la possibilité de se dire « demisexuel ».

Alors, pour qu’elle suscite une nouvelle classification et, surtout, pour qu’elle apparaisse d’abord comme problématique aux premiers intéressés, que veut dire cette nouvelle orientation sexuelle ? « La demisexualité signifie qu’une personne ne ressent une attirance sexuelle que lorsqu’elle se sent fortement connectée à une autre personne », explique le sexologue Mieke Mievis. « Par exemple, un demi doit d’abord passer du temps avec une personne ou avoir de bonnes conversations avec elle avant de pouvoir plonger dans son lit. Si un demi ne ressent pas ce lien émotionnel, il ne ressent pas d’attirance physique. Et même alors, un demi ne ressent pas nécessairement le besoin de sexe, mais bien de cette connexion émotionnelle. » Il y a des variations : « Un demi a besoin d’une semaine de conversations intenses, un autre d’une soirée agréable sur le canapé, avec une personne qui demande avec intérêt comment les choses se passent. Ainsi, même au sein d’une même communauté, de nombreuses variations sont encore possibles. »

Cela ressemble à un sketch des Inconnus, à une bonne grosse blague… Le fameux « demi-sexuel » n’est rien d’autre qu’une personne à peu près normale, qui n’envisage pas d’avoir des relations sexuelles avec le premier venu sans un minimum de discussion, de partage, bref sans intérêt mutuel entre les deux personnes. Pourquoi, alors, « demi » ? Vaut-il moins, cet handicapé de la lubricité, que les autres « communautés sexuelles » ?

Le wokisme remet tout en cause pour enfermer ensuite chacun dans une nomenclature dont les intellectuels de la mouvance ont la clef bien cachée au fond de leur orgueil dément. Ils redécouvrent l’eau chaude et nous vendent un « liquide révolutionnaire aux propriétés thermiques saisissantes »… Les woke déconstruisent pour rebâtir, tout branlant, un édifice de narcissismes collectifs où chacun s’affirme de façon névrotique sur le plan sexuel dans une société où l’affirmation culturelle est réservée aux extra-Européens. Le wokisme est la maladie des Européens qui ont renoncé à leur dignité identitaire. Chassez le naturel, il revient au galop.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’autre 11 septembre : Vienne 1683, par Clément Martin (Les Identitaires)

À la fin du XVIIe siècle, Louis XIV rayonne. Il a mis au pas sa noblesse et rivalise avec le Saint-Empire romain germanique. Celui-ci, autour de l’Autriche, est l’ultime ligne de défense de l’Europe occidentale face aux Turcs. Ces derniers sont le repoussoir identitaire des « Européens », qui découvrent alors la communauté de civilisation qui les unit. Malgré l’engagement commun au Saint-Gothard (Hongrie), en 1664, où ils repoussent les Ottomans, Français et Autrichiens demeurent des rivaux. Même s’il ne renie pas l’alliance franco-turque engagée par François 1er, et source de scandale sur le Vieux continent, Louis XIV se veut aussi un chevalier chrétien et tente de donner des gages aux autres têtes couronnées ainsi qu’au pape. Des gentilhommes français ont toujours combattu les Ottomans (Rhodes en 1541, Malte en 1565, Lépante en 1571…) malgré la diplomatie pro-turque de leurs souverains. Les pirates barbaresques d’Afrique ne se gênent pas, de leur côté, pour attaquer les vaisseaux français en Méditerranée.

À la fin des années 1670, une paix précaire a été décidée entre les Impériaux et la Sublime porte. Mais en 1682, les Ottomans mettent toutes leurs forces dans la balance pour en finir avec l’ennemi héréditaire : 125 000 cavaliers, 65 000 fantassins d’élite et 10 000 artilleurs formés par les Français. A quoi il faut ajouter 44 000 Hongrois et Tatars de Crimée, ramassés sur le chemin. Début juillet, ils campent sous les murs de Vienne et commencent à miner les murailles de la capitale impériale. Face à près de 250 000 Turcs, la garnison autrichienne compte 11 000 fantassins et 5 000 miliciens.

Le siège est lancé ! Il faudra attendre deux longs mois pour voir arriver, le 12 septembre, l’armée polonaise de Jean Sobieski. Ses hussards, dont les ailes produisent un vrombissement terrible, chargent avec fureur. Ils sont épaulés par le duc de Lorraine. L’assaut détruit la confiance ottomane et le reste de l’armée chrétienne coalisée achève les Ottomans en déroute, le vizir lui-même fuit le champ de bataille. Sobieski ne voulait pas seulement sauver Vienne mais éradiquer les Turcs. Pour ce faire, il engage une chevauchée jusque sur la rive gauche du Danube, où le 12 octobre, il écrase les Turcs une fois encore. L’armée ottomane est défaite, elle n’avancera plus jamais vers l’Europe occidentale.

La bataille de Vienne et la poursuite menée par Sobieski sont le « Poitiers européen ». Le roi de Pologne, non héréditaire mais élu par les nobles de son pays, est admiré et remercié dans toute l’Europe. Pour fêter l’événement, l’Eglise solennise la date du 12 septembre avec la « Fête du Saint Nom de Jésus ». Comme le rappelle Jean de Brem, « Jean Sobieski n’a aucun intérêt à soutenir l’Autriche. De plus Léopold [l’empereur] a combattu son élection en 1674. Mais Jean Sobieski n’écoute ni ses rancunes, ni son intérêt. Il a une très haute idée de sa mission. C’est un croisé. (…) Il a sauvé la chrétienté et l’honneur européen » (Testament d’un Européen, tome II, 1964). La petite histoire, enjolivée, raconte que les boulangers, levés tôt, ont prévenu la garnison autrichienne de l’arrivée des Turcs. Pour les fêter, on leur a commandé une « viennoiserie » symbolique : le croissant, inspiré du symbole de l’islam et étendard ottoman.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Qu’attendre du président de la République ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

Elysée

Un fait marquant de la vie démocratique occidentale est le manque de courage des hommes politiques lorsqu’ils sont au pouvoir et leurs éclairs de lucidité après avoir quitté leur mandat. Gérard Collomb, en quittant le ministère de l’Intérieur, avait affirmé : « Aujourd’hui, on vit côte à côte… Je crains que demain on vive face à face ». Rythmés par une succession d’élections intermédiaires (municipales, départementales, régionales et européennes), les quinquennats présidentiels – déjà courts ! – sont bridés par la nécessité, pour le Président de la République, d’être plus ou moins toujours en campagne. En effet, chacune de ses décisions impacte les chances de son parti dans les urnes. Il en est de même, à plus forte raison, pour les ministres, qui valsent au gré des remaniements gouvernementaux. La démocratie française est donc particulièrement soumise aux polémiques médiatiques et chaque erreur de langage vaut une « bavure policière »…

Néanmoins, si tant est qu’un candidat courageux parvienne à se hisser jusqu’à l’Elysée, certaines choses peuvent bien être faites. Le mandat présidentiel américain est encore plus court : quatre ans. Cependant, cela suffit à Donald Trump pour placer des juges conservateurs à la Cour suprême afin de favoriser l’agenda politique des militants pro-vie. Les propositions de lois issues de cette mouvance peuvent difficilement être retoquées par la haute autorité judiciaire du pays. En témoigne la récente loi dite « du cœur battant », au Texas, qui interdit l’avortement au-delà de six semaines sauf danger pour la mère. Donald Trump n’a pas finalisé l’imperméabilité de la frontière mexicaine, ni réglé l’ensemble des problèmes invoqués pendant la campagne, « l’Amérique » n’est pas redevenue « great again » mais il a placé quelques pions essentiels qui resteront.

Et en France ? Rappelons que le maître de l’Elysée nomme trois membres sur neuf du Conseil constitutionnel (trois par le président de l’Assemblée nationale et trois par celui du Sénat). Ce qui laisse une certaine latitude pour censurer une loi jugée « inconstitutionnelle ». Cet adjectif pouvant être invoqué même contre l’esprit d’une loi, plus que pour son contenu précis, ce pouvoir de nomination peut aboutir à des décisions courageuses. On a bien vu, en sens inverse, le Conseil constitutionnel valider le Passe sanitaire malgré d’évidentes entorses à la Déclaration des droits de l’homme, reconnue par la Constitution… Mais il reste l’obstacle des membres nommés par le président de l’Assemblée nationale et du Sénat. Ce qui nous rappelle la nécessité, pour le Président, de gagner aussi les législatives. Le Président doit donc s’appuyer sur une machine de guerre médiatique et un ensemble de cadres compétents et décidés.

Quant au Conseil d’Etat, ses membres sont recrutés à la sortie de l’ENA et des grandes écoles. De plus, il compte 231 personnes ! C’est une grosse machinerie administrative sur laquelle un Président venu de l’extérieur du sérail politique ne peut avoir un poids décisif. En mai dernier, le Conseil d’Etat a confirmé la dissolution de Génération Identitaire… Pour gouverner les mains libres une fois élu, il faut avoir une volonté de fer et faire campagne pour gagner. La politique n’est pas un jeu, beaucoup plus qu’une école de la vie et avant tout une arène où l’on combat jusqu’à la fin.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

« Quartiers sans relous » : et pourquoi pas une France sans immigration ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

Marlène Schiappa

Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, déplore que « plus de 3 000 verbalisations pour outrage sexiste ont été enregistrées depuis la loi contre le harcèlement de rue votée en 2018 » (RTL.fr, 15/04/2018). Or, ce chiffre ne signale que les flagrants délits constatés par la Police. Madame Schiappa propose l’instauration d’un baromètre du harcèlement de rue, afin de mesurer et de « cartographier » cette pratique. Cela permettrait de désigner des « zones rouges » connues pour être des lieux de harcèlement. Des policiers en civil seront alors déployés dès qu’un cas de harcèlement est constaté et dénoncé auprès des autorités. « Ce que l’on veut, résume le ministre, ce sont des quartiers sans relous ».

Oui, vous ne rêvez pas : l’une des plus hautes autorités du pays, un ministre du gouvernement, s’adresse aux Français avec le langage d’un gamin de quinze ans. Cela montre tout le mépris de Marlène Schiappa, et de l’institution qu’elle représente, puisque la familiarité est la première forme de manque de respect. Lorsqu’on n’incarne pas la fonction qui nous a été confiée, on la quitte sans délai. Ce manque de bonne tenue est l’aboutissement d’une dynamique à l’œuvre depuis Valéry Giscard d’Estaing, qui se piquait d’être proche du peuple en rendant visite aux Français, chez eux, à la lumière des caméras de télévision. Depuis, il y a eu le « casse-toi pov’con » de Nicolas Sarkozy et le « en même temps » d’Emmanuel Macron, héros de la start-up nation. C’est le mythe égalitariste de l’horizontalité sociale qui s’exprime par la bouche de nos dirigeants.

Le harcèlement de rue est-il un problème de « relous » ? Disons-le clairement : le sexisme en France n’est pas le problème des Français. Le phénomène résulte clairement de l’inadaptation des immigrés et de leurs enfants, d’origine afro-musulmane, à la culture française. Respect de la femme, notion de « respect », rapports aux autres de manière générale… Le descendant du bédouin qui, pendant des siècles, a vécu des razzias et de l’esclavage, n’entend pas les mêmes choses que nous par « tolérance », « consentement » et « séduction ». Selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), 93 % des vols et 63 % des agressions sexuelles dans les transports parisiens sont commis par des étrangers (rapport sur les vols et violences dans les réseaux de transports en commun en 2019, publié en 2020). Les quartiers à forte concentration immigrée, que l’on connaît déjà pour le trafic de drogue et des violences en tout genre, seront donc certainement classés « zones rouges » par le baromètre Schiappa. Le gouvernement découvrira alors l’eau chaude : ces quartiers parfaitement identifiés et connus des autorités locales, soumis à la double-pression du banditisme et de l’islamisation, que les Français de souche fuient en masse.

Il y a quelques moyens simples d’en finir avec les « violences sexistes ». Ce sont les mêmes qui doivent être mis en œuvre pour ramener la sécurité dans notre pays. Exécution immédiate et ferme des peines décidées par le juge, fin de la tolérance à l’égard des mineurs délinquants, reconquête des banlieues immigrées par des policiers nombreux et armés, ouverture de multiples postes de police sur tout le territoire (beaucoup ont été fermés au profit des seuls Hôtels de police)… Et puis bien sûr, remigration définitive de tous les étrangers et binationaux ayant commis un délit quel qu’il soit. Or, selon l’INED, les binationaux sont près de la moitié des immigrés ayant acquis la nationalité française, soit presque un immigré sur deux croisé dans la rue. Par conséquent, pas de retour à la sécurité pour les Françaises sans remigration, ici et maintenant.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les Identitaires devant le Conseil d’État : éléments d’analyse sur cette institution immigrationniste

Conseil d’État

Les dirigeants de Génération Identitaire ont déposé un recours auprès du Conseil d’État visant à obtenir l’annulation du décret de dissolution de leur mouvement. Le Conseil d’État se prononcera d’ici six mois à un an. Génération identitaire a aussi déposé un référé-suspension pour pouvoir continuer son activité militante en attendant la décision sur le fond du Conseil d’État. Ce référé-suspension va être examiné par la section du contentieux du Conseil d’État dont le président est Christophe Chantepy. Le rapporteur sera Nicolas Boulouis. Dans la perspective de cet examen le vendredi 30 avril 2021 et du jugement au fond à venir, Jean-Yves Le Gallou s’interroge sur le rôle du Conseil d’État dans l’histoire récente.

Le Conseil d’État, défenseur des libertés ou instrument de l’État profond ?

En 1978, par l’arrêt GISTI cassant un décret limitant le regroupement familial, le Conseil d’État s’est emparé du pouvoir de décider qui parmi les étrangers avait le droit ou non d’entrer en France. Le pouvoir judiciaire a ainsi accaparé une partie essentielle du pouvoir exécutif. Quarante ans plus tard, l’ancien président Giscard d’Estaing regrettait encore de n’avoir pas tenté de surmonter l’obstacle. Regrets tardifs mais surtout illusoires : si le gouvernement Barre avait tenté de reprendre la main par un texte législatif, sans doute celui-ci eût-il été retoqué par le Conseil constitutionnel qui venait de s’auto-attribuer en 1971 le pouvoir de censurer les lois sur le fond. Un Conseil constitutionnel dont le secrétariat général qui prépare ses décisions est constitué d’une équipe de… conseillers d’État. La boucle est bouclée.

La prise de pouvoir du Conseil d’État, directement ou à travers le Conseil constitutionnel, a été théorisée – notamment par l’éminent professeur Olivier Duhamel, figure emblématique de la « gauche morale » – autour de la défense de l’État de droit et des libertés.

De l’État de droit, c’est-à-dire du pouvoir des juges, sans doute. Des libertés, cela mérite assurément d’être analysé de plus près !

Des libertés des étrangers – ou plutôt des droits des étrangers, sans doute

Le Conseil d’État a créé un véritable droit à l’immigration :

– droit à l’entrée des étrangers, au titre du regroupement familial ;
– droit au séjour clandestin par la validation jurisprudentielle de décisions des tribunaux administratifs de plus en plus défavorables aux préfectures s’agissant des OQTF (obligation de quitter le territoire français) ;
– droit à obtenir la nationalité française y compris pour des étrangers sans autres ressources que l’aide sociale ou ayant déchiré publiquement la charte des droits et devoirs du citoyen français ;
– élargissement du droit d’asile par une application extensive de la convention de Genève et de la « protection subsidiaire » par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) – où le Conseil d’État joue un rôle clé.

Des libertés des Français, c’est moins sûr !

Depuis un an, une législation d’« urgence sanitaire » a été mise en place en France. Aboutissant à une limitation sans précédent des libertés d’aller et venir, de commercer, de manifester et même de prescription médicale.

Le Conseil constitutionnel n’a en rien limité la marge de manœuvre du gouvernement. Et, à sa suite, le Conseil d’État a repoussé la quasi-totalité des recours qui lui ont été soumis, jugeant les restrictions proportionnées aux périls qu’elles visaient à combattre : les restrictions de circulation à 1 km, 10 km, 30 km ont été validées, tout comme les couvre-feux, les fermetures de commerces, de librairies, de théâtres, le port des masques en plein air, l’interdiction de tenir des veillées pascales, etc.

Bien rares ont été les arrêts de protection des libertés, à l’exception de la tenue en visioconférence des procès pénaux, et de la limitation à 30 personnes des réunions cultuelles indépendamment de la taille de l’édifice.

On peut d’ailleurs comprendre que ni le Conseil constitutionnel ni le Conseil d’État n’aient voulu se substituer à l’exécutif face à une crise sanitaire présentée comme de grande ampleur.

Mais alors, dans ces conditions, pourquoi avoir imposé au gouvernement :

– la reprise sans conditions de la délivrance des visas au titre du regroupement familial ?
– la reprise immédiate de l’enregistrement des demandes d’asile ?
– la suspension de l’interdiction de l’entrée des étrangers en France pour se marier ?

Un Français ne peut pas s’éloigner de 10 km de chez lui, mais un étranger peut effectuer un voyage de 10 000 kilomètres pour venir en France… Cherchez l’erreur !

Dans deux décisions récentes, le Conseil d’État s’est aussi montré peu soucieux des libertés des Français : il a validé une discrimination à l’encontre des élèves de l’enseignement hors contrat à qui le contrôle continu pour le baccalauréat est interdit alors qu’il s’applique aux autres candidats pour des raisons sanitaires : allez comprendre ! Il vient aussi de valider un projet de surveillance numérique renforcée des Français.

Alors le Conseil d’État, gardien des libertés ou simple expression juridique de l’État profond et vulgaire ordonnateur en France du monde de Soros et de Davos ? L’heure de vérité approche.

L’heure de vérité sonnera le 30 avril

Le 30 avril le Conseil d’État examinera le référé-suspension déposé par Génération identitaire contre la décision de dissolution prise à son encontre par le gouvernement. L’enjeu est d’importance et le Conseil d’État en est conscient puisque, exceptionnellement pour un simple référé, ce sont trois juges (et non un seul) qui statueront. Bien sûr, le référé-suspension (pour permettre à Génération identitaire de continuer d’agir) n’est qu’une étape avant le jugement au fond qui aura lieu d’ici six mois ou un an. Il n’en reste pas moins important car le dossier d’accusation de Darmanin est à l’image de son auteur : nul ! Vide de tout contenu sérieux :

– pas le moindre élément permettant de parler de milice ou de groupe armé ;
– aucune condamnation pénale de l’association.

Dans ces conditions, les questions posées au Conseil d’État sont simples :

1 – Y a-t-il encore de la place pour la liberté d’expression en France ?
2 – Est-il encore permis de critiquer l’immigration y compris clandestine ?
3 – La liberté d’association existe-t-elle encore ?

Si Conseil d’État répond non à chacune de ces questions, c’est qu’il aura définitivement basculé du côté obscur de la force. S’il lui reste ne serait-ce encore qu’un soupçon de dignité et de neutralité, il ne pourra qu’à suspendre puis annuler la décision des bras cassés du gouvernement.

Quoi qu’il en soit, le courant identitaire a l’avenir devant lui. Le Conseil d’État, lui, vit du prestige de deux siècles d’histoire à quelques jours du bicentenaire de la mort de son fondateur, Napoléon, qui l’avait créé pour mettre le droit au service de la France.

À méditer…

Jean-Yves Le Gallou

Tribune reprise de Polémia

Loi Falorni sur le suicide assisté : un enjeu identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

suicide assisté

De quoi parle-t-on ?

Le député LREM Olivier Falorni a présenté la semaine dernière un projet de loi visant à autoriser le suicide assisté, comme en Belgique ou en Suisse. 3 000 amendements ont été déposés, dont 2 300 par des députés LR, bloquant ainsi le débat parlementaire et faisant barrage à la proposition de l’élu macroniste. Rappelons que l’euthanasie passive, légalisée par la loi Leonetti en 2005, concerne les personnes « en fin de vie » et permet au médecin d’arrêter les soins, après discussion avec la famille. L’euthanasie active suppose l’injection d’une substance létale au malade. Dans le suicide assisté, le malade procède lui-même à l’opération à l’aide d’un tiers. Olivier Falorni prône le recours à une « assistance médicalisée active à mourir » pour toute personne « capable et majeure en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable », et ne pouvant être « apaisée » ou jugée « insupportable » (Le Point, 8 avril 2021).

L’explosion droit-de-l’hommiste

La frontière entre l’aide apportée par le médecin (ce que suppose l’expression d’ « assistance médicalisée ») et l’intervention directe du professionnel, pour palier aux défaillances du malade, est extrêmement fine. Dans de nombreux cas, pour ne pas dire la majorité, le tiers se substituera au malade puisque ceux qui demandent la mort sont dans un état d’impuissance physique. Sinon pourquoi réclamer cette loi alors qu’ils pourraient s’administrer un cocktail de médicaments ou s’intoxiquer au monoxyde de carbone, avec du charbon de bois, sans douleur ni violence ? Clairement, il s’agit de réclamer à la nation un énième droit à, après le changement de sexe et la PMA. Un « droit à ne pas souffrir » reconnu et subventionné, comme une garantie devant les aléas les plus dramatiques de la vie. La proposition du député Falorni s’inscrit dans l’hyper-inflation droit-de-l’hommiste qui consiste à faire cautionner par la société tous les choix privés, aussi marginaux soient-ils, au mépris évident du principe de responsabilité. D’autant plus que les cas montés en épingle dans les médias sont des cas isolés, tels Chantal Sébire, victime d’une tumeur extrêmement rare et suicidée en 2008. Les conséquences sont infinies : en 2014, la Belgique a autorisé le suicide assisté des adolescents capables de « discernement ».

La légalisation du meurtre

D’autre part, le suicide assisté confie à des professionnels de santé une mission qui viole le serment d’Hippocrate et la raison d’être de la médecine : soigner. Nous vivons dans une telle confusion intellectuelle que les mots n’ont plus aucun sens. Il faut dire la vérité. De toutes évidences, le projet Falorni légaliserait l’homicide. Que l’on discute sereinement à partir de cette réalité. Si le projet Falorni passe, les dérives deviendront la règle et les récits policiers s’enrichiront de ces cas d’assassinats sous l’alibi du suicide assisté. Le changement anthropologique et civilisationnel est majeur, un tabou sautera avec autant de facilité qu’on reconnaît l’interdiction de la peine de mort comme un acquis intouchable. La contradiction saute aux yeux : « oui, mais en cas d’erreur judiciaire ? » se défendaient les abolitionnistes derrière Robert Badinter, « et en cas d’erreur médicale ? » peut-on répondre à Olivier Falorni. De fait, les guérisons inattendues ou les réveils subis après un long coma ne sont pas difficiles à trouver. Pourquoi ces situations auraient-elles moins de valeur que les cas rares sur lesquels on s’appuie pour défendre l’euthanasie ou le suicide assisté ? Aucune mesure politique ne satisfera toutes les parties en présence : il y a des drames, à l’instar des dernières années de Vincent Lambert, qui s’imposent à nous comme des énigmes insolubles.

L’art du bien commun et des choix difficiles

Refuser le suicide assisté, ce n’est pas nier le problème. Au contraire, c’est peser le coût et les bénéfices d’une telle révolution. Si le bénéfice physique, en termes de douleur ressentie, est évident pour le malade ou l’handicapé grave, le coût éthique et psychologique est énorme pour l’ensemble de la société. Comment ne pas déjà le voir dans l’actuelle tyrannie sanitaire, qui sacrifie tout un pays pour une maladie qui touche seulement certains publics ? Le politique n’est pas une institution chargée de satisfaire les intérêts privés, subjectifs et à court-terme, mais l’art difficile et exigent du bien commun. L’État ne doit pas être une nounou, sans quoi il sombrerait sous les revendications les plus diverses, mais un capitaine courageux dans la tempête. Le modèle à suivre nous est donné par Ulysse dans l’Odyssée. A la barre de son navire, entre Scylla le monstre à six têtes et le tourbillon Charybde qui engloutirait tout l’équipage, le roi d’Ithaque prend le risque de perdre six hommes plutôt que de sacrifier l’avenir. Le politique est aussi l’art des choix difficiles, sur une ligne de crête entre idéalisme et pragmatisme. Le vrai courage est là.

La vie est un combat

L’Europe a vu son confort matériel s’accroître de façon inouïe en moins d’un siècle et demi. Parallèlement, le suffrage universel, le libéralisme moral et le narcissisme engendré par la société de consommation nous ont fait renoncer à la notion de vérité, au profit d’une survalorisation du « ressenti » personnel. La sincérité et l’émotion priment la raison. Dès lors, puisque c’est techniquement faisable, pourquoi interdire le suicide assisté ? Ce point de vue ignore le pilier de la civilisation : l’effort et la souffrance qui en découle. L’acceptation de la souffrance, dans une mesure que chacun doit déterminer en conscience (pensons à la jeune mère qui refuse la péridurale), est un marqueur du courage et de la grandeur d’âme. Toute souffrance dépassée, à l’image de la peur surmontée, est le point de départ d’une nouvelle vie, la condition sine qua non de l’héroïsme. Voulons-nous retrouver l’âge des héros ou bien stagner dans celui des toilettes publics « inclusifs » ? Acceptons le risque inhérent à toute aventure qui vaut la peine d’être vécue. Les bâtisseurs des cathédrales ont-ils demandé des indemnités à l’archevêché de Paris parce qu’ils souffraient de la silicose, dite « maladie des tailleurs de pierre » ? Les samouraïs japonais ont-ils recherché d’autres responsables qu’eux-mêmes pour un seppuku raté ? Dans la philosophie du suicide assisté, il y a le refus de l’imprévu, cette variable d’ajustement décisive dans une existence humaine. Au contraire, affirmons que la vie est un combat et que nous l’assumons dans ses bons et ses mauvais jours.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Droits humains vs droits des peuples, par Clément Martin (Les Identitaires)

droits homme peuples

Dans un tweet récent, Emmanuel Macron, au sujet de l’affaire Navalny en Russie, a invoqué les « droits humains » au lieu des « droits de l’homme ». L’expression n’est pas anodine. Un collectif fondé en 2014, Droits humains pour tou.te.s, a interpellé les Nations Unies afin que la « Déclaration universelle des droits de l’homme », adoptée en 1948, soit remplacée par « Déclaration universelle des droits humains ». « Le générique masculin (qui n’est plus marqué par une majuscule selon les recommandations de l’Académie française) est loin d’être neutre, il invisibilise les femmes, leurs intérêts ainsi que leurs luttes. » (Le Parisien, 14 février 2021).

Cette campagne illustre encore un peu plus le caractère totalitaire des milieux intersectionnels, féministes et antiracistes. Purs produits de la déconstruction, ultimes figures du marxisme culturel, ces militants développent un totalitarisme au sens strict du mot : tout, absolument tout, dans la vie sociale, doit être passée à la moulinette de leurs obsessions idéologiques. Ils accompliraient ainsi le rêve des communistes, la table rase universelle, l’arrachement de tout un chacun à ses racines biologiques, sexuelles ou culturelles. La vieille gauche républicaine a donc beau jeu de s’insurger contre ses enfants monstrueux, son universalisme les a engendrés. De la destruction des identités régionales au XIXe siècle jusqu’à la théorie du genre et à la cancel culture, c’est la même logique déracinante.

Lutter contre cette folie au nom de purs droits individuels, celui de la liberté d’expression notamment, ne suffit pas. En effet, ces militants ont poussé la logique de la liberté individuelle jusqu’à son extrême conséquence. Le vrai clivage se situe entre les droits individuels sacralisés par les universalistes et les droits des peuples promus par les enracinés. Les uns ne s’opposent pas aux autres dans la mesure où les libertés fondamentales (droit de circuler dans son pays, droit à la sécurité, de se réunir, etc.) sont le mieux garanties au sein de nations fortes et sûres d’elles.

Parmi les droits des peuples, il y aurait celui de vivre selon son identité, grâce à des frontières étanches et sous des chefs d’Etat courageux, déterminés à en faire respecter l’intégrité. Mais aussi le droit, autant que possible, de vivre en autonomie alimentaire, dans la mesure où la souveraineté économique est une liberté essentielle, une liberté d’action comme la souveraineté politique. En effet, la liberté étant un pouvoir, une puissance, toute souveraineté est une liberté collective. Sommes-nous libres en étant incapables de nous nourrir sans l’aide de nos voisins ? Parmi les droits d’un peuple, bien sûr, il y a la sécurité physique et celle des biens. Le droit de propriété est le fondement de la vie sociale. Ce droit, au demeurant, doit être orienté vers la vie sociale. Les canons architecturaux sont aussi une source de bonheur pour les yeux qui peut constituer un droit : comme les villes italiennes médiévales et de la Renaissance étaient un « palais pour le peuple », reconnaissons à nos compatriotes le droit d’habiter un lieu édifiant.

Dès lors, on comprend que ces droits répondent à des besoins et qu’ils impliquent des devoirs de la part de toute la société. Cette conception des libertés, enracinée dans les besoins vitaux, physiques et moraux, est la plus conforme à la réalité de l’homme, qui ne vit pas que de pain et de jeux. Comparativement, les « droits de tou.te.s » sont des caprices narcissiques qui détruisent l’unité d’un peuple au lieu de le consolider.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Ce que personne ne dit dans les débats sur le revenu universel, par Clément Martin (Les Identitaires)

revenu universel

Le revenu universel consiste à verser à tous les membres d’une communauté nationale une allocation mensuelle.

Voici quelques uns de ses principes :

* d’un montant égal pour tous
* sans contrôle des ressources ou des besoins
* sur une base individuelle
* de façon inconditionnelle et sans exigence de contrepartie.

Étonnamment, il est défendu pour des raisons différentes par la gauche… et la droite.

Ce projet scelle la grande réconciliation des marxistes et des libéraux.

En effet, Marx pensait que la sortie du salariat serait permise par l’automatisation des machines et permettrait la création d’un « revenu socialisé universel » tandis que les libéraux (jusqu’à la fameuse école de Chicago de Milton Friedman) voient dans ce revenu universel la possibilité de consommer et de participer à la vie de la société.

Parmi ses promoteurs en France, on trouve Anne Hidalgo (qui va l’expérimenter à Paris), Benoît Hamon, Nathalie Kosciusko-Morizet. Plus récemment, les LR ont même annoncé vouloir l’inscrire dans leur programme pour 2022 tout comme les Verts.

Selon eux, la mise en place du revenu universel serait une évolution logique d’une société complexe.

En effet, la maîtrise de certaines compétences s’avère de plus en plus difficile. La montée en puissance brutale de l’intelligence artificielle menace de faire disparaître des millions d’emplois dans les années à venir. Tous ces bouleversements accélèrent la déchéance sociale d’une grande partie de la population.

Du coup, de nombreux intellectuels se posent la question : « Que faire des personnes non compétentes dans cette économie en mutation ? »

L’intellectuel médiatique Yuval Noah Harari, auteur de « Homo Deus, une brève histoire du futur », va jusqu’à évoquer l’apparition des « inutiles », ceux qui n’auront aucune valeur ajoutée marchande dans le monde d’après.

Or, plutôt que d’engager une douloureuse et profonde réforme de la formation (on continue actuellement de former des gens à des métiers qui auront disparu dans 10 ans), nos élites s’orientent vers un choix radicalement différent. Face au déclassement massif annoncé entraînant un taux de chômage inédit, leur solution consiste à distribuer un peu d’argent à tous, afin d’endormir les colères. Juste ce qu’il faut pour ne pas tomber dans la pauvreté et demeurer un zombie.

Revenu universel + Netflix = Du pain et des jeux, on connaît ce principe de gouvernement depuis l’Antiquité.

Face à quelqu’un dont la vue diminue, plutôt que de lui proposer des lunettes, on préfère le mettre artificiellement dans le coma sous morphine.

Pour Christophe Guilluy, la « bourgeoisie avancée » cherche ainsi à se donner bonne conscience, s’efforce de mettre en avant le revenu universel pour les « populations sous-productives de la périphérie ».

En effet, une majorité de Français sont opposés à l’instauration d’un revenu universel (60 %). Mais plus de 50 % des sympathisants de gauche (55 %) y sont favorables (Harris, 23/01/2017).

Pour eux, toute activité professionnelle serait nécessairement une aliénation. Mais cette vision archaïque traduit davantage n’est pas partagée par les classes populaires. Souvenez-vous du carton qu’avait fait Sarkozy chez les ouvriers en 2007 avec son « travailler plus, pour gagner plus »…

Sur le plan économique, ce projet pose de sérieuses questions.

Pas forcément. Sans même évoquer le coût pour l’État, les nouvelles taxes et impôts nécessaires pour le financer, on peut envisager que les entreprises profitent du revenu universel pour baisser les salaires… de la même manière que l’aide au logement a été exploitée par les propriétaires pour gonfler les loyers.

Comme le fait remarquer Anne Rosencher, « une « vie digne » n’est pas qu’une question d’argent, mais de place dans la société ». Tout est là, en effet. La dignité d’une mission, fût-elle aride, l’importance d’un statut, fût-il à améliorer, et la perspective d’une carrière ne sont pas choses à ranger avec désinvolture sur l’étagère poussiéreuse du folklore ouvriériste. »

Mais surtout, le grand absent de ce débat, c’est… l’immigration.

Imaginez seulement l’impact en Afrique que peut avoir la mise en place effective d’un revenu universel alors que nos frontières demeurent grandes ouvertes.

Au Bénin, un médecin (donc la grande bourgeoisie locale) gagne environ 250 euros par mois. En France, le PS en 2017 avait proposé que le revenu universel grimpe jusqu’à 750 euros, soit trois fois plus, sans rien faire.

De ce point de vue là, nous ne pouvons qu’être farouchement hostiles au revenu universel.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Vraies et fausses précarités étudiantes, par Clément Martin (Les Identitaires)

étudiants précarité

Après dix jours de polémique sur « l’islamo-gauchisme », tentative maladroite pour séduire l’électorat de droite, le ministre de l’Enseignement supérieur se rachète une bonne conduite auprès des social justice warriors en déclarant la guerre à la « précarité menstruelle ». Ainsi, 1500 distributeurs de protections hygiéniques devraient être installés dans les résidences universitaires, les Crous et les services de santé universitaires. Clin d’œil aux écologistes, les protections ont été présentées comme « respectueuses de l’environnement ». Frédérique Vidal satisfait ainsi une revendication récurrente des féministes de gauche.

La « précarité menstruelle » est une cause tarte à la crème montée en épingle par des syndicats étudiants à bout de souffle. En effet, lorsqu’on évoque ce phénomène, une étude vient à point nommé pour en souligner l’ampleur. Ainsi, des sondages annoncent qu’un tiers des étudiants est en « précarité menstruelle ». Dans la réalité, 33 % des étudiantes estimaient avoir besoin d’une aide financière pour se procurer des protections périodiques, selon les résultats d’une étude menée par trois associations auprès de 6518 étudiants en France. Les seuls chiffres dont nous disposons font donc état d’un sentiment plutôt que d’une réalité et ont été obtenus par les militants de la Fage, qui fédèrent plusieurs associations. Pour bien comprendre leur démarche et leurs orientations idéologiques, il faut savoir que « l’étude a pris en compte les minorités de genre, explique le HuffPost (2 août 2021). Voilà pourquoi elle spécifie qu’il s’agit “des étudiants” et non pas “des étudiantes”.“Des personnes ne s’identifiant pas comme femmes (personnes non-binaire, hommes transgenres, ou personnes ne se prononçant pas sur leur genre) peuvent avoir leurs règles”, précisent ces associations ».

L’Université est la grande oubliée de la Macronie. Tout se passe comme si celle-ci avait entériné le putsch idéologique de la nouvelle gauche culturelle : milieux pro-intersectionnalité, néoféministes agressifs et indigénistes. L’Université est totalement abandonnée aux gauchistes les plus virulents, terroristes de la pensée et censeurs patentés qui suscitent même l’effroi de la gauche universaliste et républicaine. Les seules mesures récentes sont la mise en place d’un « chèque psy’ » pour contrer les effets psychologiques du confinement et l’instauration d’un repas à un euro dans les restos U. Il y aurait pourtant des chantiers urgents à traiter, comme la surpopulation étudiante, due à une absence de sélection aggravée par un Baccalauréat complètement dévalué par le laxisme des correcteurs et le nivellement par le bas des enseignements lycéens. L’Université est la victime numéro un de la politique de l’autruche suivie par les gouvernements successifs en matière d’orientation scolaire. La précarité de l’avenir, qui se caractérise par la difficulté de trouver un emploi correspondant à son cursus, est un problème autrement plus grave que le manque de serviettes hygiéniques. Il y a un refus de tout le système scolaire de jouer le rôle de « maître », de « guide », que l’on attend pourtant de l’Education nationale. C’est un abandon grave de notre jeunesse.

La précarité identitaire est une autre souffrance des jeunes de France qui, étudiants ou non, doivent affronter l’hostilité de la racaille. La jeunesse est en première ligne devant les agressions, en particulier les jeunes femmes. D’autre part, on a pu constater récemment l’emprise grandissante de l’islamo-gauchisme au sein de nos universités. Celles-ci doivent avant tout servir à transmettre le savoir, et non à diffuser une énième idéologie de la déconstruction.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Quelle vision identitaire à propos de la lutte contre le voile islamique ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

voile islamique

La commission spéciale a rejeté les amendements visant à interdire le port du voile pour les fillettes de trois à sept ans. Ces amendements, déposés par les députés LREM Aurore Bergé et Jean-Baptiste Moreau, ont été jugés « sans rapport direct légistique avec le projet de loi ». Tous les deux sont des figures du parti : la première s’est illustrée lors de la campagne présidentielle et le second est porte-parole de LREM, tous deux membres de son aile libérale.

Marlène Schiappa, sur CNEWS, s’est dite en accord « philosophique » total avec le texte mais le président du groupe LREM à l’Assemblée, Christophe Castaner, et d’autres membres du parti, jusqu’au gouvernement assure Le Parisien (17/01/2021), craignent « l’hystérisation du débat ». L’exécutif a donc souhaité éviter les polémiques qui avaient terni la fin du quinquennat en 2004, sous Jacques Chirac (loi sur les signes religieux ostensibles à l’école), ou celui de Nicolas Sarkozy, en 2011 (loi sur le voile intégral dans l’espace public).

La bien-pensance de gauche comme de droite ne cesse de se casser les dents sur ce sujet. En effet, elle se divise entre les néo-féministes, qui prolongent le combat pour le respect du corps de la femme (au nom duquel a été légalisé l’avortement en 1974) et prône « la liberté de porter le voile » et les conservateurs du statu quo multiculturaliste, qui craignent une réaction forte des musulmans et préfèrent ne pas légiférer, par soumission.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron n’aura de toute façon jamais le volontarisme de contrôler la façon dont 6 à 9 millions de musulmans (selon Jean-Paul Gourévitch, Planet.fr, « La vérité sur le nombre de musulmans en France », 2015), globalement hostiles ou indifférents aux règles du pays qui les a accueillis, vivent leur religion.

Pour autant, nous devons savoir faire feu de tout bois. Toute mesure allant dans le sens de marquer une frontière ferme entre ce que nous acceptons et ce que nous refusons strictement est bonne à prendre. Mais nous devons garder à l’esprit que la lutte contre le voile islamique n’est pas une fin en soi. Notre problème n’est pas tant l’apparition (ou la disparition par la loi) dans l’espace public d’un signe religieux hostile à notre identité que l’immigration massive qui a permis sa diffusion.

Si une population ne peut cohabiter avec nous sans créer de problèmes insolubles, la remigration est la seule alternative. Sortons du mythe républicain universaliste, qui nie la force du sentiment identitaire et le besoin de racines. Que les musulmans s’estimant persécutés chez nous rejoignent le pays où ils pourront vivre librement leur foi. Au besoin, nous les y aiderons.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Rapport Stora : fausse impartialité historique, vraie promotion de la haine de soi

Rapport Stora Algérie

À un an de la commémoration des accords d’Evian (1962), par lesquels la République française reconnaissait l’indépendance du nouvel État algérien, Emmanuel Macron a demandé à l’historien Benjamin Stora de plancher sur un panel d’actions possibles. L’une des propositions est l’institution d’une commission « Mémoire et vérité ». Cette idée est un grand classique des règlements de compte historique. Les commissions « Mémoire et vérité » sont l’apanage de la gauche, qui l’utilise comme vengeance politique sur les gouvernements de droite, dictatoriaux ou non, qui l’ont précédée. Ce nom est particulièrement associé au Chili, dirigé par le général Augusto Pinochet de 1973 à 1988. Sous un faux air d’impartialité historique, les commissions « Mémoire et vérité » servent ensuite de source unique pour tous les travaux sur le sujet, jusqu’aux reportages journalistiques et autres émissions télévisées. C’est donc un enjeu important, sur lequel nous n’avons aucune influence, bien sûr, puisque la « recherche » se tiendra dans les salons feutrés de la doxa officielle où se réuniront savants choisis uniquement pour leur tiédeur, dans un sens comme dans un autre. Le consensualisme du discours final est l’objectif prédéterminé de ces commissions, avec toujours un penchant marqué en faveur de l’Autre. En effet, selon le marxisme culturel, celui qui se révolte a toujours raison… sauf lorsqu’il est blanc et soutient Donald Trump. Benjamin Stora, cible à la fois des anticolonialistes les plus farouches et des cercles Pieds-Noirs, n’apportera donc rien de nouveau à l’état des connaissances, par Clément Martin (Les Identitaires)

Certainement conscient de cette réalité, sa proposition tarte à la crème de « Commission Mémoire et vérité » n’a qu’une utilité marketing. Elle doit de paravent politique à Emmanuel Macron, qui veut se donner une stature de chef d’Etat sage et clairvoyant, au-dessus des partis et des colères communautaires, à l’heure de la cancel culture. Il a d’ailleurs indiqué que la France ne formulera aucune excuse. Comment interpréter, alors, cette autre proposition : la panthéonisation de Gisèle Halimi ? Celle-ci, militante féministe et avocate, se spécialisa dans la défense des militants du FLN, terroristes qui n’avaient rien à envier à l’État islamique. Têtes décapitées et organes génitaux fourrés dans la bouche, femmes enceintes éventrées, enlèvements et réduction d’Européens à l’état d’esclaves, et tout cela sur des civils : voici quelques méfaits commis par les séparatistes arabes que défendait Gisèle Halimi. Dans la mesure où le Panthéon a été spécialement conçu pour honorer des « grandes » figures de l’histoire de France (Napoléon Bonaparte, Victor Hugo, Jean Moulin…), y introduire Gisèle Halimi, passionaria de l’indépendance algérienne, signifie évidemment que l’État français approuve son combat et le donne en exemple. Benjamin Stora propose à la France d’honorer une femme qui a contribué à saper l’action de l’armée française en temps de guerre et à faire reculer la puissance de notre pays sur la scène internationale.

Quoi qu’on pense sur l’ancien empire colonial français, force est de constater que la France n’a fait que reculer depuis la décolonisation. Emmanuel Macron ne s’excusera finalement pas mais cela revient strictement au même. Avec son engagement pour l’Algérie française en tant que soldat puis en tant qu’activiste, Dominique Venner disait avoir voulu « défendre la frontière sud de l’Europe ». Peu importe de savoir si la colonisation était « identitaire » ou non, ce qui n’a aucun sens lorsqu’on s’efforce de juger le passé sans les œillères du présent ou les préjugés idéologiques.

Pour nous autres identitaires, se respecter en tant que peuple, c’est d’abord s’incliner devant l’élan de vitalité qui caractérisait les Français, lorsqu’ils soumettaient la terre d’où s’élancèrent tant de Barbaresques qui razziaient nos côtes au nom de l’islam. Se respecter en tant que peuple, c’est refuser par principe de déterrer les cadavres d’une guerre que nous avons gagnée militairement. Se respecter en tant que peuple, c’est tenir bon devant toutes les atteintes à notre histoire, moyens indirects d’attaquer notre identité.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La remigration, l’idée force pour reconquérir notre pays

remigration

Le VIe Forum de la Dissidence avait pour thème : « Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration ? » Ce questionnement sur les différentes solutions possibles à la problématique de l’immigration n’est bien entendu pas nouveau. Parmi les acteurs qui tentent de proposer des solutions crédibles, il y a évidemment les Identitaires. Voici un texte de la plume de Clément Martin sur la solution qu’ils proposent : la remigration.

« La remigration s’est imposée dans le débat public »

D’où vient la remigration ? Le concept a été développé par les Identitaires. Nous sommes les premiers, en 2011, à avoir employé ce terme dans le champ politique. Face au constat du grand remplacement, les Identitaires ont proposé une solution : la remigration. En 2013 et 2014, les identitaires ont lancé une campagne de promotion du terme « remigration ». Par le biais de vidéos diffusées sur Internet, les interventions de nos porte-parole, la popularisation du mot sur les réseaux sociaux par nos militants, la création de supports variés et des actions diverses, la remigration s’est imposée dans le débat public. En 2014, nous organisions les Assises de la remigration à Paris. Cet événement participa à l’installation de ce concept dans l’opinion de droite, dont le sens est connu grâce à nos efforts. C’est une évidente victoire sémantique et donc politique. Enfin, point d’orgue de ce travail militant, 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration est paru aux Éditions Idées en 2017.

Malgré la vaste diffusion de l’idée de remigration, les grands médias et les instituts de sondage n’ont jamais proposé cette alternative aux Français. La réduction du débat public aux drames causés par les attentats islamistes a pu éclipser la question centrale de l’immigration-invasion et des « Français » de papier hostiles à notre pays. Cependant, une enquête Ipsos du 16 novembre révèle que 78 % des Français pensent qu’il faut une immigration « choisie » plutôt que subie. « L’immigration choisie » implique une politique de tri fondée sur des critères prédéterminés selon les besoins de l’économie nationale, chose possible à condition de faire sauter le verrou du libre-échange et de rétablir des frontières étanches. 55 % sont favorables à la suppression du regroupement familial et 58 % souhaitent l’instauration du droit de sang : la nationalité ne serait accordée qu’aux fils de Français, ce qui doit nous amener à bien définir ceux-ci. Seulement 37 % estiment que l’immigration est une chance, chiffre en baisse depuis 2007 (ils étaient alors 49 %). Ainsi, une majorité de Français pensent que notre pays ne peut plus accueillir de nouveaux arrivants et qu’il faut redéfinir l’octroi de la nationalité française. Tout laisse à penser que, si on leur proposait l’expulsion progressive des immigrés indésirables, dont l’attitude est à l’origine de cette évolution de l’opinion publique, les Français plébisciteraient cette politique. Seuls les derniers apôtres du multiculturalisme, ceux qui croient encore au vivre-ensemble, peuvent désapprouver la remigration dans son principe. L’enjeu pour les résistants identitaires n’est pas tant la remise en cause du mythe de la coexistence pacifique que la présentation des outils pratiques de la remigration.

« Franciser 20 % de la population est totalement irréaliste »

Reste bien sûr une alternative au multiculturalisme et à la remigration : l’assimilation. Ce serpent de mer de la droite induit en erreur les esprits fragiles ou les moins courageux, car il laisse à penser que l’on pourrait « franciser » les immigrés en leur faisant aimer notre pays. Ici, il faut distinguer ce qui est de l’ordre des relations entre individus et du domaine politique. Un extra-Européen de bonne volonté, pacifique et ouvert à la culture française (cela fait déjà beaucoup de conditions préalables…) peut embrasser notre art de vivre et le transmettre à ces enfants. Mais franciser près de 20 % de la population (selon Jean-Paul Gourévitch, il y aurait environ 16 millions d’Afro-musulmans en France) est totalement irréaliste. Aucun chef d’État, fût-il doté de moyens politiques extraordinaires, n’a le pouvoir de transformer les petits Mohamed, de plus en plus islamisés et fiers de leurs racines maghrébines au fil des générations, en Lucas, Marie et Alexandre. L’identité ne se décrète pas. Si l’assimilation a été spontanée avec les immigrés d’origine européenne et chrétienne, c’est parce qu’une communauté de culture nous unissait à eux. Il en va autrement des immigrés venus d’une aire de civilisation totalement différente, dont le rapport à la femme, au respect et au spirituel est opposé à la tradition européenne et française. Dans ces conditions, pour retrouver la paix sociale, la séparation est nécessaire. Elle est la seule politique juste et équitable pour garantir aux peuples occupant notre pays une vie selon leur identité, leurs mœurs et leur vision du monde. Sur les ruines du vivre-ensemble qui, en réalité, n’a jamais existé, la remigration s’impose comme une politique de bon sens.

« La remigration est techniquement faisable »

La politique de remigration est techniquement faisable. Nos ennemis n’ont pas tort d’affirmer que l’histoire de l’humanité est jalonnée de mouvements de population : grandes invasions barbares, colonisation de l’Amérique, de l’Afrique et de l’Asie, échange des Grecs de Turquie et des Turcs de Grèce en 1923, expulsion de plusieurs centaines milliers de Polonais travaillant en France dans les années trente, exil des pieds-noirs… Contrairement à nos adversaires, nous ne voyons pas dans cette réalité un sens de l’histoire valable partout et tout le temps : ces déplacements, légitimes ou invasifs, réalisés sous la contrainte ou volontairement, sont très variés. L’État est capable de mobiliser la police et l’armée pour fliquer les Français ou protéger nos églises, réquisitionner des hôtels pour loger des clandestins ou des bateaux pour secourir des Africains en mer, il est tout aussi possible de mettre ces ressources au service d’une politique de remigration par étapes. Renvoyer des étrangers dans leur pays est tout à fait réalisable. En mai 2017, l’Arabie Saoudite a annoncé l’expulsion de cinq millions de travailleurs immigrés. Qu’est-ce qui nous empêche de faire la même chose sinon la lâcheté des gouvernements successifs ? Commençons par les quinze mille détenus étrangers.

Sans mesure contraignante, il est très facile de décourager des étrangers de rester en France. C’est la remigration incitative. Quel musulman resterait dans un pays qui a décrété un moratoire sur la construction de mosquées ? Quel voyou venu d’ailleurs resterait dans un pays où l’on mène une guerre sans pitié au trafic de drogue ? Il faut que la vie en France soit désagréable pour les candidats à l’émigration. Et par-dessus tout : il faut que ça se sache ! Quant aux enfants du droit du sol, il faut envisager la déchéance de nationalité. Bien sûr, dans le cas de l’expulsion comme de la déchéance, nous aurons un certain nombre de juges rouges contre nous. Mais les lois se changent et la première chose que devrait faire un gouvernement courageux est de retirer les attributions du juge administratif pour tout ce qui concerne la politique migratoire. Aucune expulsion, aucune déchéance ne doivent être contestables devant un juge. Ces actes de la politique publique doivent être sanctuarisés. Il faut casser le gouvernement des juges.

Ajoutons à cela le problème des pays d’origine qui refuseraient leurs ressortissants. Pour cela, nous avons besoin que les pays du Maghreb soient dirigés par des élites qui constituent des interlocuteurs valables, comme feu Kadhafi, en Libye, l’a été avec l’italien Berlusconi. Des accords bilatéraux avaient été passés entre les deux États et la Libye verrouilla sa frontière sud pour interrompre l’itinéraire subsaharien. Nous avons besoin que les pays du Maghreb soient mis à l’abri du danger de déstabilisations du type des « printemps arabes », en étant dirigés de façon autoritaire comme l’est le Maroc ou la Tunisie sous Ben Ali. De notre point de vue, cela ne peut se faire que par la menace de rétorsions économiques. Or, pour qu’il y ait un raidissement des relations commerciales, encore faut-il nouer des liens avec eux. Le rayonnement international de la France et la restauration de son influence en Afrique du Nord détermineront le succès de la remigration. Lorsqu’en 1609 Philippe III expulse 300 000 Maures vers Oran, dans l’actuelle Algérie, c’est parce qu’Oran est sous domination espagnole. L’expulsion des Morisques fut une opération militaire menée d’un territoire espagnol à un autre territoire sous contrôle espagnol. Cette expulsion n’a pu être réalisée que parce que l’Espagne assuma sa vocation à l’empire. La puissance internationale est un enjeu majeur.

Il faut également dégonfler la baudruche des accords internationaux et du poids des organisations mondiales. Entre autres exemples, Donald Trump a fait sortir son pays de l’OMS, la France n’a jamais respecté les décisions de justice des cours de l’Union européenne en matière de langues régionales et plusieurs États ne craignent pas les sanctions symboliques de l’ONU. Aucune de ces institutions n’a d’armée ou de police mondiale pour sanctionner les pays dissidents. Seuls les États-nations possèdent les moyens régaliens nécessaires. L’opposition peut donc venir de certains pays qui pourraient par exemple boycotter nos produits mais personne au niveau international ne peut empêcher un pays de se débarrasser de son trop-plein d’immigrés. D’autre part, les mesures d’expulsion sont déjà pratiquées à l’étranger : en Suisse, en Australie et aux États-Unis, sous l’administration Obama, où deux millions d’immigrés clandestins ont été renvoyés dans leur pays d’origine. Non seulement la remigration par étapes est possible mais, de surcroît, elle est déjà partiellement appliquée dans le monde.

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Clément Martin raconte son voyage en Grèce sur l’île de Lesbos au micro de Radio Courtoisie

01/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Clément Martin revient sur ses quelques jours passés là-bas où il a réalisé un reportage.

Durant ce podcast, il révèle plusieurs anecdotes exclusives. Migrants, violences, habitants à bout de nerfs, tensions politiques maximales, tout est évoqué sans tabou dans ce podcast de 30 minutes.


Vous regardez Éric Zemmour à la télévision ? Decathlon ne veut probablement plus de vous comme client !, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Decathlon

La méthode est désormais rodée. Des activistes d’extrême gauche font pression sur une marque ou une grande enseigne pour interdire une idée ou une organisation. Frileuse, l’entreprise cède bien souvent aux injonctions. De nos jours, ces campagnes sont simples à réaliser grâce aux réseaux sociaux et les extrémistes de gauche ne s’en privent pas. Nous en savons quelque chose aux Identitaires puisque, suite à des campagnes de pressions, nous ne pouvons plus utiliser les services de paiement en ligne PayPal et Stripe. Depuis, nous sommes dans l’incapacité de collecter des dons ou adhésions par carte bancaire.

La cible actuelle c’est CNews, l’extrême gauche espère l’asphyxier financièrement en lui retirant ses annonceurs. Cette chaine télévisée a commis le crime suprême de faire entendre un autre son de cloche médiatique que celui de l’idéologie dominante. Comble de l’horreur, le succès de l’émission d’Éric Zemmour commence à faire sérieusement de l’ombre à la concurrence. BFMTV est en train d’être dépassé, l’émission du « Z » tourne parfois autour du million de téléspectateurs.

Un gros poisson vient de céder aux menaces de boycott de l’extrême gauche, il s’agit de la chaine de magasin de sport Decathlon. Elle a annoncé le retrait de ses annonces sur Twitter, un réseau social plutôt utilisé par un public urbain, bobo, « woke ». Il l’est beaucoup moins par la clientèle habituelle de Decathlon qui est davantage populaire. Peut-être la direction espérait-elle satisfaire aux exigences de l’extrême gauche sans que cela ne se sache trop parmi sa clientèle ? À la direction, nous disons : « Assumez vos prises de positions ! Assumez votre rejet d’une partie de votre clientèle ! Mais jusqu’au bout et aux yeux de tous. »

Il n’y a pas de raison que seuls les extrémistes de gauche à l’origine de la campagne soient au courant de la décision de Decathlon. Ce genre de censure politique par destination ne doit plus être indolore pour les grandes enseignes qui s’y adonnent.

Faites savoir que les clients qui pensent comme Éric Zemmour ou les autres journalistes irrévérencieux de CNews ne sont probablement plus les bienvenus chez Decathlon. Le retour de flamme est déjà amorcé, le hashtag #boycottdecathlon est en tête des tendances Twitter.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires