Gérald Darmanin, fossoyeur de la sécurité des Français, par Clément Martin (Les Identitaires)

Gérald Darmanin

Il est difficile de se remémorer un ministre de l’Intérieur aussi incompétent que Gérald Darmanin, et, par conséquent, aussi nocif pour la sécurité des Français. En deux ans, le roitelet de la Place Beauvau a réussi à synthétiser toutes les forfaitures et tous les échecs de la politique sécuritaire française.

Le digne héritier du sarkozysme

Les années Darmanin ont sans conteste été marquées par le sceau de l’anarcho-tyrannie. Alors que la France subit une montée de violence et d’insécurité, le ministre de l’Intérieur a pris l’habitude d’arborer le costume d’un homme sévère, prêt à lutter coûte-que-coûte contre l’ensauvagement. En janvier dernier, Darmanin annonçait fièrement que le quinquennat de Macron (le premier) avait été marqué par une baisse de la délinquance. Prenant pour preuve la baisse du nombre de cambriolages ou de vols avec violences, il avait pris soin d’occulter les mesures sanitaires (dont le confinement du début de l’année 2020) qui expliquaient mécaniquement cette baisse, et dont le terme allait de paire avec une remontée de ces actes de délinquance avec la moyenne observée depuis un moment[1]. Cette opération grossière n’est pas la seule au compteur du ministre, qui, un an plus tôt, avait tancé Marine Le Pen pour sa « mollesse » sur la question de la lutte contre l’islamisme[2].

En tentant de doubler la présidente du Rassemblement national sur sa droite, Darmanin comptait bien entendu rallier à lui la droite sécuritaire, accro aux discours et aux effets d’annonce et allergique aux mesures concrètes et efficaces. Car, plus que tout autre chose, ce qui caractérise la sécurité sous Gérald Darmanin, c’est bien la faiblesse extrême de la répression contre les délinquants et les criminels et le champ libre qui leur est laissé. En cela, il est bien le véritable héritier du sarkozysme, friand des déclarations incendiaires, jamais suivies d’effets concrets.

La communication politique au service de l’impuissance

En réalité, pour qui s’intéresse aux résultats observables et concrets de la politique menée par l’Intérieur, force est de constater que c’est bien le même laxisme qui domine. Certains pourraient penser que la dissolution du CCIF et de Baraka City ont constitué un pas important dans la lutte contre l’islamisme, mais il s’agit d’une illusion d’optique : dissoudre deux associations tout en refusant de fermer les mosquées radicales et en continuant à traiter les frontières comme des passoires n’a aucun effet autre que médiatique. D’autant plus que ces dissolutions ont été suivies par celle de Génération Identitaire. La manœuvre de communication politicienne est évidente : incarner, pour le plus grand plaisir des modérés, l’ordre républicain, plus prompt à faire taire les patriotes que les ennemis de la France. Cette faiblesse du ministre est d’ailleurs illustrée par le petit manège habituel qui suit chaque fait divers : comme du papier à musique, le ministre se rue sur Twitter pour faire part de son indignation, avant de se rendre sur place pour y surjouer l’émotion. Notons tout de même que les trois jeunes gens tués au couteau par un réfugié politique soudanais à Angers[3] n’ont pas eu le droit à ce traitement.

Sur le plan migratoire, l’échec est là aussi total : d’une part, un chiffre record d’entrées légales sur le territoire et de non-exécution des obligations de quitter le territoire français pour les clandestins[4], et d’autre part, l’annonce d’une nouvelle loi pour lutter contre les obstacles à l’expulsion[5], comme si le principal obstacle à l’expulsion n’était pas le ministre lui-même.

Nul ne demande au ministre de l’Intérieur de se comporter comme une cellule de soutien psychologique. Son travail est simple : s’assurer que la France ne devienne pas un coupe-gorge généralisé et un terrain de jeu pour les stratégies d’influence de l’islamisme. Sur ces deux points, la faillite de Gérald Darmanin est complète. Il est temps que les choses changent.

[1] https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/non-gerald-darmanin-a-tort-d-affirmer-qu-il-y-a-eu-une-baisse-continue-de-la-delinquance-durant-le-mandat-d-emmanuel-macron_14077221/
[2] https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/02/12/l-islamisme-au-c-ur-d-un-debat-cordial-entre-gerald-darmanin-et-marine-le-pen_6069660_823448.html
[3] https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/rixe-mortelle-a-angers-ce-que-l-on-sait-sur-le-drame-qui-a-coute-la-vie-a-trois-personnes_5261719.html
[4] https://twitter.com/Pierre_GTIL/status/1551841855909896192?s=20&t=rrIAG-TVr7qttdk-cPxYug
[5] https://www.laprovence.com/actu/en-direct/6850699/etrangers-delinquants-darmanin-annonce-une-loi-pour-lever-les-obstacles.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La mémoire de l’Algérie : panser l’avenir, par Clément Martin (Les Identitaires)

algerie

Tous les ans, le cirque se répète : la mémoire de l’Algérie française envahit la conscience nationale. Que l’épopée coloniale soit regrettée ou mise au ban, elle révèle le blocage culturel qui fait que, 60 ans après son indépendance, l’Algérie n’a jamais été aussi présente en France, tant dans nos rues que dans nos esprits.

La concurrence des mémoires algériennes

Pour la gauche, l’histoire de l’Algérie est un outil de propagande ultra-efficace (dont Benjamin Stora est le porte-parole par excellence) qui permet de mobiliser le ressentiment du peuple algérien ainsi que l’ethnomasochisme des Européens pour faire progresser leur agenda politique. La colonisation de l’Algérie est ainsi placée au rang des tragédies causées par l’Europe, telles que l’esclavage, Vichy ou des génocides et guerres diverses. Le plan est limpide : mettre en avant les portions de l’histoire qui révèleraient véritablement le fond de la morale européenne, c’est-à-dire une civilisation intrinsèquement barbare et cruelle, afin de justifier son humiliation et son pillage aux mains des descendants des « damnés de la terre ». Après tout, que sont la rapine quotidienne, les attaques au couteau et la transformation de quartiers entiers en plateformes de la drogue à côté de la bataille d’Alger, durant laquelle l’armée a torturé des poseurs de bombes ?

Pour la droite, la mémoire algérienne est marquée du sceau de la nostalgie, comme l’a révélée l’allocution récente du doyen RN de l’Assemblée nationale[1] : elle est tout entière habitée par le deuil des Pieds-noirs, expulsés après 130 ans à bâtir un avant-poste de l’Europe sur une terra nullius. Certains Français d’Algérie regrettent non seulement ce qui fut leur patrie mais aussi la « mission civilisatrice » de la France. Chez eux, le volontarisme de la France, celui des routes, des écoles et des hôpitaux, est la preuve de la générosité sans égale du peuple de France, injustement pris pour cible par le ressentiment et la haine des immigrés algériens. Placés, de par leur expulsion (« la valise ou le cercueil »), en première ligne pour constater l’impossibilité du multiculturalisme, les nostalgiques de l’Algérie française sont des messagers précieux pour comprendre l’avenir proche.

De la mémoire comme instrument de blocage et de soumission

Les débats publics en France sont historiquement surchargés : le calendrier de l’année se résume peu ou prou à celui de célébrations ou de commémorations historiques. Ces épisodes, plus ou moins distants dans le temps et plus ou moins adaptés pour comprendre l’époque, font l’objet de références permanentes. À tel point qu’il est quasiment impensable d’imaginer un débat politique qui ne ferait pas la part belle aux parallèles historiques. Bien entendu, la récupération politique de la mémoire n’est ni neutre ni équilibrée : c’est bien la gauche qui a un quasi-monopole dessus.

Cette invasion complète de la mémoire entraîne des conséquences politiques bien réelles : lorsque le sujet de l’identité (et ses corollaires – immigration, insécurité…) est abordé, le détour par la référence à l’Algérie française est mécanique. Le discours de gauche, explicitement ou implicitement, se sert de la colonisation comme un outil de chantage à la soumission au multiculturalisme. Le crime suprême de la colonisation ferait bien pâle figure face aux quelques actes d’ultraviolence gratuite qui gangrènent les rues de la métropole, commis par les descendants de l’immigration algérienne. Et vu qu’il est impossible de changer le passé, le dispositif est inépuisable. L’expiation sans promesse de rédemption, c’est la garantie de voir la France se transformer en bidonville pour les prochains millénaires.

Bien entendu, la droite molle, tenue en laisse par les diktats culturels de la gauche, valide le discours de cette dernière (de façon plus modérée, mais le résultat est le même) participe de la même logique.

Il y a cependant un espoir dans cette lutte mémorielle : les descendants des colons. Ceux-ci sont placés mieux que quiconque pour comprendre à quoi ressemble la fracture ethnique, la résurgence de l’islamisme et la normalisation du discours antiblanc. Mâtinée de nostalgie, leur analyse a parfois tendance à voir dans la décolonisation moins le tout début d’une nouvelle ère entre les civilisations, caractérisée par le retour de l’ « ethno-politique » évoquée par Guillaume Faye que le dernier chapitre de la grandeur nationale de la France. Les deux analyses doivent se compléter pour comprendre la signification de la décolonisation dans notre passé. Mais en réalité, la mémoire de l’Algérie permet surtout de comprendre quels sont les enjeux et les tendances du temps présent : l’histoire de la décolonisation, c’est celle d’un divorce non consommé, d’un État autiste et incapable de comprendre que l’époque a changé, et d’un peuple laissé à l’abandon. Les rimes avec la situation actuelle sont omniprésentes autant qu’elles sont évidentes.

La droite répète souvent qu’il est nécessaire d’étudier l’histoire pour éviter de refaire les erreurs du passé. Le cas de l’Algérie française illustre ce principe plus que n’importe quelle autre période de l’histoire : la période des troubles a commencé depuis un bon moment dans la France multiculturelle de 2022. Il y a fort à parier qu’elle va de plus en plus ressembler à la situation de l’Algérie coloniale. Parce que nous avons le luxe de connaître un précédent historique, nous avons le devoir de ne pas laisser notre identité se faire bafouer une seconde fois.

[1] https://www.leparisien.fr/politique/assemblee-les-propos-du-doyen-rn-sur-lalgerie-francaise-et-loas-agitent-lhemicycle-28-06-2022-SH3Z25EILJDRHISFHPG5NGDP4Y.php

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Variole du singe : une nouvelle pièce dans le jukebox, par Clément Martin (Les Identitaires)

variole singe

À en croire les articles récents de la presse mainstream, le nouveau danger qui menace la vie des Français, c’est la variole du singe (ou monkeypox). Après l’hystérie autour du Covid-19, c’est au tour de cette variole venue du Nigéria de prendre la vedette. Alors que la maladie n’a fait qu’un seul mort (dans son pays d’origine, qui plus est), sa couverture médiatique semble disproportionnée.

Bref rappel historique

Le 7 mai dernier, un individu revenant du Nigéria constituait le premier cas de personne infectée par la variole du singe sur le sol européen. La maladie, qui existe depuis les années 70, apparue dans le bassin du Congo, se transmet essentiellement au sein des communautés d’hommes homosexuels. Pourtant, cela n’a pas empêché la presse de présenter cette maladie comme un danger existentiel qui toucherait tous les individus de façon égale. Et ce, alors même que la Haute Autorité de santé recommande la vaccination préventive pour les homosexuels multipartenaires[1] et que le Center for Disease Control (CDC) rappelle que le risque de contagion est « très faible ».

Ce procédé n’est pas nouveau : c’était déjà la même chose avec le SIDA. Dès le début des années 80, il était évident pour les spécialistes que le VIH touchait les homosexuels bien plus que n’importe quelle autre population. Pourtant, une véritable campagne de terreur médiatique a été mise en place auprès des jeunes générations. La panique du SIDA a sévi jusqu’au début des années 2000, pour se calmer ensuite. Tous ceux qui sont allés au collège au cours de la période 1986-2005 s’en souviennent.

À cette liste des paniques sanitaires, rajoutons la pandémie de grippe H1N1 de 2009. Un battage médiatique délirant s’était cristallisé autour de ce nouveau danger mondial. Alors que le taux de mortalité de la grippe A était inférieure à celui de la grippe saisonnière, une campagne de vaccination non-obligatoire fut mise en place par la ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot. Celle-ci fut d’ailleurs un échec retentissant.

Bien entendu, la pandémie de Covid-19 a été le clou du spectacle en matière de terreur sanitaire. Inutile de revenir dessus.

Peur de la mort et contrôle politique

On peut alors se demander ce qui cause la récurrence de ces phénomènes. Pourquoi les risques sanitaires semblent si efficaces pour causer des paniques de groupes dans nos sociétés post-industrielles et post-modernes ?

Une première explication réside dans le niveau de confort atteint par l’accumulation économique : certes, l’Occident se paupérise, mais il demeure une zone de grand confort matériel. Et une pandémie figure au premier rang des menaces dont il est quasi-impossible de se prémunir. Puisque l’accumulation matérielle des individus ne permet pas de lutter contre le risque de la mort, le risque sanitaire est perçu comme une anomalie qui contourne les règles du jeu. La peur de la mort revient et l’hystérie s’en suit.

La deuxième explication tient à l’opportunisme de la classe médiatico-scientifique. Les périodes de crise sont pour les journalistes, les faiseurs d’opinion et les spécialistes en tout genre les moments idéaux pour justifier leur existence et pour transformer leur savoir en autorité. Le Covid a été l’occasion de mettre en scène un défilé ininterrompu de médecins divers et variés sur les plateaux télévisés, pour la plupart venus diffuser des prévisions de mortalité complètement surestimées et défendre des restrictions des libertés fondamentales dignes des républiques bananières du Tiers-monde.

Enfin, les gouvernements de managers mondialisés qui sont au pouvoir dans la majorité des pays de l’Ouest sont beaucoup plus réceptifs au danger sanitaire qu’aux dangers migratoires, par exemple. Selon leur vision du monde dans laquelle les peuples n’existent que comme des agrégats de contribuables et d’agents économiques, il est impensable d’imaginer que les tensions identitaires puissent être le résultat d’autre chose que d’un malentendu entre deux communautés ou de la manipulation d’un démagogue. Le risque sanitaire, quant à lui, est aisément observable, mesurable et modélisable par des experts certifiés. Il est ainsi bien plus conforme à l’idée de la politique « sérieuse » et « rationnelle » que s’en font nos dirigeants.

Il faut donc rappeler quelques fondamentaux à chaque fois que l’hystérie sanitaire revient : ce qui met l’Europe en danger, ce n’est pas une grippe, un virus ou une variole mais bien le déversement de l’Afrique sur son sol. Si la Peste noire de 1348 n’a pas représenté un risque aussi vital pour notre patrie que les invasions arabo-musulmanes du viiie siècle ou que la chute de Constantinople, alors le Covid est bien un non-événement.

[1] https://www.has-sante.fr/jcms/p_3351443/fr/monkeypox-une-vaccination-preventive-proposee-aux-personnes-les-plus-a-risque-d-exposition

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Agriculteurs néerlandais : les damnés de la mondialisation, par Clément Martin (Les Identitaires)

L’actualité récente en Europe a notamment mis en lumière les manifestations des agriculteurs néerlandais. Ceux-ci sont mobilisés contre le projet du gouvernement de réformer l’agriculture néerlandaise (et qui se solderait par des larges pertes dans ce secteur). Comme pour les Gilets jaunes en France, le gouvernement a décidé d’apporter la répression comme seule réponse.

Parallèles et reprises historiques

La mobilisation des agriculteurs néerlandais est en réalité plus ancienne que le printemps 2022. Dès le mois d’octobre 2019, ceux-ci étaient déjà dans la rue pour protester contre la politique du gouvernement visant à réduire la taille des troupeaux de bétail des éleveurs du pays. Cette mesure a été décidée afin de réduire les émissions de nitrogène, pour une large part due au secteur agricole (46 %[1]), qui détériorent les sols et préparent une crise écologique grave. Ce premier chapitre s’est achevé en février 2020 via l’intervention des forces de l’ordre. À l’époque, la répression est demeurée faible, se soldant par quelques arrestations.

Il faudra attendre juin 2022 (et le déblocage d’un budget pour la mise en place d’une réforme pouvant se solder par la fermeture de près de 30 % des exploitations de bétail[2]) pour que les manifestations reprennent. Celles-ci ont fait l’objet d’une réponse de l’État autrement plus sévère qu’en 2019-2020, puisque la police néerlandaise a ouvert le feu sur certains conducteurs de tracteurs (sans pour autant qu’il n’y ait à déplorer de blessés).

Le mouvement des fermiers au Pays-Bas n’est pas sans rappeler le Convoi de la liberté canadien (janvier-février 2022) ou le mouvement des Gilets jaunes chez nous. À chaque fois, le principe est le même : des actifs (le plus souvent des natifs du pays, par ailleurs) refusent la ponction fiscale et les politiques managériales et purement idéologiques qui se fait sur leur dos, qu’il s’agisse d’un agenda écolo mal placé, de l’hystérie covidiste ou du culte français pour la fiscalité confiscatoire. Et, à chaque fois, la réponse de l’État est la même : répression, surveillance et marginalisation médiatique.

L’autisme et la fureur

Qu’est-ce qui motive, en Europe, les dirigeants politiques à vouloir appliquer la même politique de massacre des actifs au nom de l’idéologie du Progrès, alors qu’à chaque fois celle-ci suscite des résistances ?

Comme expliqué dans un article précédent, les dirigeants de l’Occident sont tout entiers soumis aux impératifs du management de la mondialisation : le pouvoir politique n’est, pour eux, que l’outil qui permet de mettre en œuvre les deux impératifs de l’époque pour cette caste, à savoir la gestion saine et rationnelle de l’économie (quand bien même cette gestion repose sur des dogmes tels que celui du libre-échange) et la loyauté à la moraline du progrès, incarnée par le règne des spécialistes, la transition écologique (qui n’est qu’un terme poli pour désigner l’austérité à marche forcée) et la saignée à blanc des actifs pour financer tous les parasites de l’économie, qu’ils soient fraudeurs, fonctionnaire ou immigrés. Dans cette configuration, la volonté des peuples n’a que peu d’importance : la fonction des électeurs, c’est de valider les orientations du gouvernement par le biais des sondages et de voter pour la prochaine génération de managers (via le chantage au fascisme comme en France, lorsque nécessaire). Lorsqu’ils descendent dans la rue, les citoyens qui pensent résister à un projet politique ne se rendent pas compte qu’ils commettent un affront, non seulement contre le gouvernement en place, mais contre l’idée même du bon gouvernement, de la raison, de la tolérance, du progrès et du sérieux. En s’impliquant dans ces mouvements sociaux, leurs participants contestent le pouvoir des « sachants » et des « experts ». Qu’importe l’inflation rampante, la paupérisation, la destruction des libertés, la transformation de la société en champ de bataille entre les natifs et les fils de l’immigration : rien ne saurait faire changer d’avis la classe dirigeante de l’Occident.

Tout le projet de gouvernance porté par les « élites » de l’Ouest est une guerre permanente contre le peuple et les forces vives de la patrie : contre les actifs et les familles, contre les autochtones et les honnêtes gens, ils prennent le parti de la rente, de l’étranger, du caprice individuel et de l’hédonisme nihiliste. L’Europe doit se penser comme un territoire administré par une caste, qui n’a aucune attache ni aucune loyauté envers son peuple originel. Sans cette révolution intérieure, rien ne sera possible.

[1] https://nos.nl/artikel/2306007-weer-een-week-vol-boerenprotest-een-overzicht-van-de-acties
[2] https://thewest.com.au/politics/dutch-farmers-block-roads-ports-in-demos-c-7404365

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Covid, Ukraine, canicule… La nouvelle hystérie médiatique perpétuelle, par Clément Martin (Les Identitaires)

hystérie médias

Le premier quinquennat d’Emmanuel Macron aura marqué un tournant dans la vie quotidienne des Français, moins par les mesures prises par le président que par la mise en place d’une frénésie médiatique constante. Les périodes d’hystérie se multiplient, quel que soit le sujet employé. Au bout du compte, le débat public continue de s’abrutir alors que l’assise du gouvernement se solidifie.

Une pandémie, une guerre et une saison : un triptyque

Tout a commencé avec le Covid-19 : lors des premiers mois de la pandémie, l’incertitude a dominé le discours médiatique. D’où vient le virus ? Les chiffres de contamination donnés par les Chinois sont-ils fiables ? Quelle gravité de la maladie ? On peut d’ailleurs pardonner l’agitation chaotique des débuts, étant donné la faiblesse des informations disponibles. Mais, dès qu’il fut clairement établi que le Covid était plus proche de la grippe que de la Peste noire et que les personnes (très) âgées en constituaient les seules véritables victimes, le gouvernement, plutôt que de mettre en place une politique rationnelle et localisée, a choisi d’entretenir la panique générale.

Idem avec le conflit ukrainien : alors qu’il était évident dès le départ que Macron était un acteur de seconde zone dans le conflit, méprisé tant par les Russes que par les Ukrainiens, la communication du gouvernement a mis en scène une parodie de Guerre froide, dans laquelle Macron aurait été en première ligne pour protéger le monde libre. La monopolisation du temps médiatique disponible par les déclarations dérisoires et les bourdes du gouvernement (telles que les rodomontades de Bruno Le Maire) s’est soldée par la casse de la dynamique d’Éric Zemmour et la remise d’Emmanuel Macron au centre du jeu en tant que figure de président-candidat.

Même chose pour la canicule : c’est désormais le refrain estival indépassable au cours duquel les médias redécouvrent qu’il fait chaud en été et qu’il est bienvenu de boire de l’eau pour rester hydraté. Cela évite de parler de l’inflation galopante ou de la pléthore d’affaires qui accablent la « République exemplaire ». Décidément, la presse, sans qui ce travail d’analyse chirurgical resterait lettre morte, mérite amplement ses subventions généreuses.

Gérontocratie et infantilisation

Il existe bien un fil rouge qui permet de comprendre l’émergence de cette hystérie collective permanente, et qui laisse à penser qu’elle ne va pas se calmer lors du deuxième quinquennat entamé.

Renaissance (ex-La République En Marche), en tant que parti des boomers, des retraités et des CSP+ urbanisés, traduit leurs attentes mais a surtout pour but de répondre à leurs anxiétés. Celles-ci sont résumées dans la peur de voir l’ordre établi s’effondrer et laisser place à un nouveau modèle. Face aux contestations de la gauche islamo-wokiste et de la droite populiste et identitaire, le bloc centriste cherche à tout prix à conserver ses places et ses prébendes. Naturellement, ils sont les plus sensibles aux cycles d’hystérie médiatique qui tournent autour de ce qui pourrait menacer la stabilité de l’ordre macroniste : canicule géronticide, pandémie et retour du risque de la mort en Occident, guerre motivée par des visions politiques concurrentes et irréductibles.

Autrement dit, les ennemis de Macron sont ainsi autant « les extrêmes » que le soleil, la finitude de la condition humaine et la politique. Tout cela est finalement très cohérent avec la vision du monde promue par Jupiter et ses disciples : domestication de la population française, réduite à un troupeau passif de troglodytes industrieux confinés en milieu aseptisé, défense fanatique du modèle agonisant de la mondialisation droitdelhommiste et refus de la Grande Politique au profit de la gestion administrative et économique d’un pays réduit à une feuille Excel et à une suite d’indicateurs chiffrés.

L’horizon de la France dans les années à venir se dessine : l’alliance d’un gouvernement de bureaucrates égocentriques appuyé sur une base de retraités, et décidé à gérer le pays comme on gère une garderie, au gré des surexcitations informationnelles du moment. Une telle configuration ne saurait durer éternellement : l’impératif moral pour tous les Français attachés à leur identité, c’est de s’attacher à conserveur leur sanité intellectuelle et leur rationalité.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les 2 fonctions historiques d’Éric Zemmour, par Clément Martin (Les Identitaires)

zemmour

Au lendemain des élections législatives, et alors que les scores de Reconquête ! ont été un facteur de démoralisation pour nombre de soutiens du parti, l’heure est venue de faire les comptes. En réalité, le bilan de l’ancien journaliste politique est loin d’être mauvais. Si le succès électoral n’a pas été au rendez-vous pour lui, Éric Zemmour a cependant rempli un rôle historique qui pourrait s’avérer décisif pour les années à venir.

Le paratonnerre

Depuis l’accession de Marine Le Pen à la tête du Rassemblement national, la mécanique médiatique était claire : tirer à feu nourri sur la candidate de la droite nationale pour la discréditer. Citations tronquées, extraits sortis de leur contexte, création artificielle de « dérapages », dossiers de police médiatique révélant le passé sulfureux de certains militants, tout était bon pour surmobiliser l’électorat du front républicain.

En 2022, c’est Éric Zemmour qui s’est positionné comme le candidat radical de la lutte contre le Grand Remplacement. Fort logiquement, c’est lui qui a récupéré toute la foudre médiatique, subissant les techniques maintes fois employées contre le Rassemblement national. En servant de paratonnerre, le candidat de Reconquête ! a permis de lisser l’image de Marine Le Pen. Il a été la dernière pierre dans l’œuvre de la dédiabolisation du Rassemblement national. À ses propres dépens, bien entendu.

Ce phénomène illustre à merveille le principe de la fenêtre d’Overton : en se plaçant à la droite du RN, Éric Zemmour a mécaniquement participé à reporter celui-ci sur la gauche. Pour la première fois de son histoire, le parti de lepéniste a pu mener une « campagne normale » et ainsi apparaître aux yeux des électeurs indécis ou modérés en tant que « parti comme les autres ».

Indiscutablement, sans la présence d’Éric Zemmour pour encaisser les coups, le Rassemblement national n’aurait jamais pu capitaliser sur une image plus modérée pour parvenir à sa percée historique à l’Assemblée.

La transgression

Zemmour a été le premier candidat à l’élection présidentielle à oser employer le terme de Grand Remplacement pour désigner l’invasion migratoire que subit l’Europe, et à le considérer comme un danger existentiel qui appelait à une reconquête. L’emploi de ce terme, tout comme la proposition de mise en place d’un ministère de la Remigration ont causé la levée de bouclier des médias et des gardiens de l’orthodoxie… Mais le digue avait été brisée : un candidat à la présidentielle avait mis plus que n’importe quel autre depuis 20 ans au moins la question migratoire au centre du débat, et ce de façon radicale. Certes, le pari zemmourien de gagner l’élection sur cet enjeu a été un échec, mais il demeure qu’il apparaît comme difficile d’envisager que les prochaines élections ne se structurent pas autour de cette question. Le cas d’Éric Zemmour est finalement proche de celui de Barry Goldwater, le candidat républicain aux élections présidentielles de 1964. Malgré une défaite cinglante contre le candidat démocrate Lyndon B. Johnson, Goldwater a posé les bases de ce qui deviendrait la nouvelle ligne idéologique du parti républicain pour les décennies à venir, un mélange de conservatisme social et de libéralisme économique radical. 16 ans plus tard, cette nouvelle synthèse trouverait son incarnation dans l’élection de Ronald Reagan, dont les deux mandats ont profondément et durablement marqué la politique américaine.

On peut faire un pari similaire pour Éric Zemmour, ou plutôt pour ses idées. Les axes de Reconquête (tels que définis par son candidat[1]), à savoir la défense de l’identité, la protection des libertés économiques et l’opposition à la déconstruction pourraient devenir, dans le contexte actuel et à venir, la proposition politique gagnante.

La situation politique pour la droite française est incertaine en ce qui concerne les Républicains et Reconquête !. Ce qui est certain, c’est que le monopole du Rassemblement national sur le segment national est réaffirmé et que son statut comme grand parti de l’opposition de droite à Macron est en passe d’être validé.

Ce qui est certain, c’est que la candidature d’Éric Zemmour a constitué un jalon dans l’histoire politique de la France du xxie siècle. Il apparaît comme celui qui, d’une façon qu’il ne concevait probablement pas lui-même, a permis de débloquer la donne politique à droite.

[1] https://twitter.com/ZemmourTV/status/1539702310103912448?s=20&t=OqfucdKqhQheKnFNwNbf0Q

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

2022 : la fin des campagnes électorales ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

urnes élections

L’année 2022 a été riche en leçons politiques : parmi elles se dégage l’idée que l’ère des campagnes politiques arrive à son terme. Désormais, la compétition démocratique n’est plus synonyme de travail de mobilisation d’un électorat. Dans la France archipellisée, la concurrence électorale consiste de plus en plus à suivre les tendances à la hausse ou à la baisse des différents blocs socio-économiques et culturels et à mesurer leurs poids aux différents scrutins.

Le paradoxe Reconquête !

Malgré une campagne marquée par un travail colossal de mobilisation sur le terrain, le parti mené par Éric Zemmour n’a pas réussi à combler les attentes de son électorat : avec 7 % au premier tour, il s’agit sans conteste d’un échec glaçant. Pourtant, la frénésie du travail militant et de l’enthousiasme autour de sa campagne rappelait celles du Sarkozy de 2007. Qu’il s’agisse du dynamisme de Génération Z, le mouvement jeunes du parti, omniprésent pour ses collages ou des meetings publics du parti culminant avec la foule en liesse du Trocadéro, un point de rendez-vous devenu classique pour la droite, il ne faisait aucun doute que le travail sur le terrain avait été mené tambours battants. À droite, aucun candidat ne s’était donné autant de mal pour conquérir les esprits et générer une dynamique – et cette stratégie s’est soldée par un échec.

A contrario, Marine Le Pen a mené une campagne marquée par le sceau de la discrétion. Tout comme Emmanuel Macron, d’ailleurs. Et ce sont eux qui ont atteint le second tour, avec des scores supérieurs à ceux du scrutin présidentiel précédent. Certes, il est habituel que les présidents sortants préfèrent mener des campagnes courtes et tardives plutôt que de se prêter à un bras de fer médiatique sur de longues périodes. Mais rarement la logique n’a été poussée aussi loin : Macron n’a fait qu’un unique meeting et dont le public était clairsemé. Quant à Marine, alors que sa position de challenger l’incitait à redoubler d’efforts pour sa campagne, elle a préféré conserver l’attitude distante qu’elle avait adoptée depuis plusieurs mois.

Idem aux législatives : la stratégie du Rassemblement national a consisté à envoyer un maximum de candidats dans les circonscriptions et à faire des campagnes minimums. Pour les candidats macronistes, la même stratégie a été adoptée : certes, le résultat a été décevant pour le parti présidentiel, mais cette issue en demi-teinte s’explique bien plus par le bilan du président que par son absence de campagne. Il semble désormais acquis que des rues vides de militants puissent se solder par des isoloirs remplis. L’inverse apparaît comme bien moins plausible.

La démocratie en archipel

Selon la terminologie de Jérôme Fourquet, la France est « archipellisée », définie par la rupture de ses grandes structures culturelles (Église catholique, Parti communiste) qui faisaient naître un sentiment d’appartenance commun au-delà des clivages (bien réels cependant) de classe, de religion ou de territoire. Notre pays se résume à une juxtaposition de catégories qui ne partagent plus aucune référence commune et ne se sentent aucune proximité avec les membres des autres îlots. La conséquence électorale de ce découpage, c’est que la politique se réduit à une compétition entre des représentants de ces segments. Les retraités et les CSP+ du tertiaire voient en Macron leur incarnation, tout comme les étudiants, les fonctionnaires et les immigrés s’identifient à Mélenchon. Pour la France périphérique de souche, la figure providentielle est sans conteste Marine Le Pen. Aucun pont n’existe entre ces catégories et aucune concurrence ne saurait s’opérer entre plusieurs candidats pour récupérer les électeurs déjà inscrits dans un bloc.

La tripartition du paysage politique s’accompagne d’une forme d’autisme collectif : chacun se base sur ses ressources médiatiques, évolue dans son milieu et prête une quasi-allégeance à son candidat. Les déterminismes de classe ou d’appartenance ont remplacé la réflexion rationnelle censée fonder la démocratie – puisque chacun est déjà acquis à une personne, qui fait office de marque politique, la pertinence des campagnes électorales s’amenuise. En effet, il n’y a aucun intérêt rationnel à dépenser des quantités importantes de ressources (argent, temps, énergie) à convaincre des Français déjà captifs de leur option électorale. Simultanément, les abstentionnistes semblent de plus en plus inaccessibles, résignés à l’indifférence politique. Aujourd’hui, le rituel de l’élection revient à compter les membres des tribus politiques qui composent la France.

La démocratie libérale française semble se gripper et se solder par des blocages toujours plus importants. La question est de savoir si cet état de fait est la conséquence des seules institutions de la Ve République (dont la chute pourrait se solder sur un déblocage), ou s’il s’agit d’un désaveu et d’une résignation politique plus globale. L’affrontement qui s’annonce entre un parlement à la majorité introuvable et un président en pleine effervescence messianique apportera rapidement la réponse à cette question.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le stade de France et la République bananière, par Clément Martin (Les Identitaires)

stade de france

Les violences et le chaos qui ont sévi le 28 mai dernier aux Stade de France sont une illustration limpide du destin de la France, c’est-à-dire de sa tiers-mondisation. La presse a, de façon unanime, posé la question suivante : « La France est-elle encore capable d’organiser de grands événements sportifs ? ». Si l’interrogation est légitime, il importe surtout de savoir si la France sera encore en mesure de demeurer une nation du monde développé si elle continue sur sa lancée.

Seine-Saint-Denis style

D’une certaine façon, les images des hordes de banlieusards déferlant sur le stade de France et forçant ses accès sont classiques, banales voire sans intérêt. Après tout, n’importe quel Français qui aura eu la joie de vivre en ville connaît bien ce genre de scènes, au cours desquelles certains immigrés d’Afrique et du Maghreb et leurs descendants sautent sur l’occasion d’un mouvement de foule pour laisser cours aux vols et aux violences.

La nouveauté, c’est que ces « débordements », selon le lexique consacré, se sont manifestés à la face du reste de l’Europe, étant donné que ce sont les supporters anglais qui en ont fait les frais. Traditionnellement, les violences de l’immigration étaient gardées sous le tapis ; si on cherche à attirer des touristes, il est plus pertinent de leur vendre Amélie Poulain que les émeutes de 2005. Cette stratégie ne fonctionnait d’ailleurs qu’à moitié, comme en témoigne le syndrome de Paris chez les touristes japonais[1]. Mais ces épisodes de chaos ont atteint une taille critique et ont imprégné toute la société française – impossible de dissimuler cette conflagration multiculturelle que l’on ne saurait voir.

Cette normalisation de la violence est telle que des attaques ou des meurtres particulièrement abominables sont relégués dans la catégorie des « faits divers »[2].

Vivre en France, c’est caler le rythme de son existence sur le calendrier des matchs de l’Algérie et sur les accès de sauvagerie de la racaille et des djihadistes.

Gérald Darmanin, avatar de la post-vérité

Mis au point à la suite immédiate de l’élection de Donald Trump, le terme de « post-vérité » était censé démontrer que l’Amérique (et l’Occident en général) était entrée dans une nouvelle ère de la communication politique, fondée sur le mensonge et le mépris des faits. Les armées de fact-checkeurs se sont succédé pendant 4 ans pour pinailler et proférer des accusations de mauvaise foi à l’encontre de Trump, pour désormais rester silencieux face à son successeur.

En France, on s’attendrait à ce que la corporation journalistique (loyale aux mêmes idées) s’attèle à démontrer la fausseté du discours de Gérald Darmanin, qui, avant même que le rapport de la préfecture de police ne soit publié, affirme que les troubles au stade de France avaient été causés par les supporters anglais, munis de faux billets (40 000 selon la communication toujours adoptée par le gouvernement) et que la conduite des forces de l’ordre avait été exemplaire. Ce discours délirant a immédiatement suscité l’indignation des Britanniques, qu’ils soient supporters présents lors des événements ou hommes politiques.

Mais le discours du ministre de l’Intérieur n’est pas à comprendre comme une erreur ou une approximation : c’est une stratégie politique qui permet non seulement de défausser le politique de toute responsabilité et de ne pas attiser la susceptibilité des immigrés (susceptibilité qui peut très vite se traduire en ultraviolence imprévisible) tout en faisant porter le chapeau aux supporters britanniques, coupables parfaits car évidemment innocents.

La France a atteint un état avancé de putréfaction politique et identitaire. Cela signifie que les années à venir seront particulièrement difficiles. Mais aussi que la stabilité du système actuel est de plus en plus fragile. C’est certain, la République multiculturelle et anarcho-tyrannique ne tiendra pas 50 ans de plus.

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Paris
[2] https://www.ladepeche.fr/2022/05/31/toulouse-etranglee-puis-frappee-au-couteau-je-me-concentrais-pour-survivre-10329480.php ; https://actu17.fr/faits-divers/marseille-le-pere-de-famille-attaque-au-couteau-devant-lecole-catholique-de-ses-enfants-est-decede.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Ni justice laxiste, ni État policier : la solution de l’identité !, par Clément Martin (Les Identitaires)

justice police

Le 4 juin dernier, des policiers ouvraient le feu sur une voiture dont le conducteur refusait d’obtempérer à un contrôle pour défaut du port de la ceinture de sécurité. L’homme de 38 ans, qui a plus de 80 mentions à son casier judiciaire, en sort grièvement blessé. Malheureusement, la passagère avant, âgée de 21 ans, est décédée d’une balle dans la tête.

Comme d’habitude, le récit médiatique est binaire : selon son bord politique, on est sommé de soutenir ou de condamner la police, sans poursuivre plus loin l’analyse.

Mais un tel réflexe doit être abandonné si l’on souhaite que la France renoue avec l’ordre et la liberté, et non pas l’un ou l’autre.

L’archipel français comme champ de bataille des tribus politiques

Bien souvent, lors de ce genre d’affaires, le discours médiatique est segmenté en deux : chaque récit s’adresse à une partie de la société archipellisée qu’est la France. Selon qu’on soit de la tribu de gauche (multiculturaliste et pseudo-libertaire) ou de la tribu de droite (assimilatrice et sécuritaire), on peut donc facilement trouver une interprétation politique des faits qui conforte sa vision du monde. Pour la tribu de gauche, cette affaire révèle bien évidemment l’impunité et la culture de l’ultraviolence de la police. Celle-ci, motivée par sa toute-puissance et par ses biais systémiques (dans le cas présent, le racisme) se permet de tirer gratuitement sur un individu, causant la mort d’une innocente. Soutenir la police, c’est préparer la dictature fasciste. Pour la tribu de droite, l’analyse est complètement différente : acculés, les policiers n’ont eu d’autre choix que de faire usage de la force létale pour faire respecter l’ordre. Certes, la mort d’une innocente est regrettable, mais c’est le prix à payer pour que les criminels ne prennent pas le contrôle de nos rues. Sans cela, c’est l’anarchie qui guette.

Chacun accuse l’autre de présenter une version tronquée des faits, de manipuler l’information et de préparer par son discours la mise en place d’un pouvoir tyrannique en France. Il semble impossible de proposer une analyse qui serait libérée de ces entraves partisanes.

L’anarcho-tyrannie comme synthèse des violences

D’une certaine façon, les deux tribus ont raison et les deux tribus ont tort : d’un côté, les années récentes ont démontré à quel point la répression policière en France devenait endémique (écrasement brutal des mouvements populaires tels que les Gilets jaunes, application zélée des mesures sanitaires liberticides, bavures récurrentes). Le phénomène est bien documenté aux États-Unis, où l’on assiste à une véritable « militarisation » de la police, dans son équipement, ses méthodes ou sa culture. De l’autre côté, il est certain que, dans le même temps, l’atmosphère française devient baignée par la violence et l’insécurité au quotidien : année après année, ce sont des rues, puis des quartiers et parfois certaines villes qui deviennent impossibles à fréquenter selon l’heure, selon qu’on soit un « Gaulois » ou selon qu’on soit une femme. L’ensauvagement causé par l’immigration et le laxisme judiciaire semble inarrêtable, la domination des caïds se conjuguant très bien à celle des imams et des leaders politiques. Les deux formes de violence sont donc bien réelles. S’agit-il alors de devoir en choisir une plutôt qu’une autre ? Non, il s’agit au contraire de révéler le phénomène commun aux deux pour s’en débarrasser. Refuser l’État policier comme l’anarchie de l’insécurité.

Ni dictature, ni anarchie : l’identité

L’origine commune de ces violences, c’est bien entendu l’immigration délirante qui inonde notre continent depuis près de 50 ans. Elle transforme nos rues en pistes de rodéo, nos trottoirs en péages féodaux pour celui qui croiserait la route d’un racketteur en puissance et nos rames de métro en cours des miracles mobile. En réaction, les forces de police ont recours à des méthodes plus expéditives et à une hausse de leur niveau d’agressivité : le niveau de violence moyen augmentant, il est requis qu’ils deviennent de plus en plus prêts à faire preuve de leur violence pour faire respecter la loi. Mais le problème réside justement dans les moyennes : mécaniquement, les populations les plus honnêtes feront régulièrement les frais de ce recours à la violence de l’État, calibré pour des populations criminogènes. Rapidement, les forces de l’ordre censées punir les délinquants et criminels et garantir la sérénité des citoyens honnêtes se retrouvent à tyranniser ces derniers et à faire preuve de complaisance envers les éléments les plus perturbateurs.

Alors que chacune des deux tribus est motivée par une intuition saine (éviter une dictature policière et se prémunir d’une tyrannie des criminels), elles travaillent, main dans la main, sans le savoir, à la mise en place d’une anarcho-tyrannie qui additionne les deux dystopies en une, et ce par leur refus de mettre un terme à l’immigration.

Afin de discipliner des populations incapables de se plier aux règles d’une société européenne, on amoindrit les libertés et on compte les innocents, qui tombent sous les feux croisés des forces de l’ordre et des bandes criminelles.

Cette situation ne peut plus durer. La remigration, c’est à la fois le refus de l’État liberticide et de la sauvagerie. C’est l’horizon politique de ceux qui chérissent l’ordre autant que la liberté. C’est l’arrêt de la tiers-mondisation de l’Europe et le retour à la civilisation européenne.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le Royaume-Uni et l’accord rwandais : un exemple pour la remigration, par Clément Martin (Les Identitaires)

remigration

En avril dernier, le gouvernement de Boris Johnson signait un accord avec le Rwanda, selon lequel ce dernier accueillerait les clandestins expulsés du territoire britannique contre rémunération. 120 millions de livres d’abord, complétés par des sommes supplémentaires en fonction du nombre de clandestins récupérés[1]. Cette politique audacieuse est un exemple concret de la remigration, cet ensemble de mesures prônées par les Identitaires depuis 2016.

Grande-Bretagne, Australie… L’anglosphère en première ligne de la lutte contre l’invasion

Le gouvernement de Boris Johnson a justifié cette mesure par la constance de la crise migratoire qui frappe le Royaume-Uni depuis plusieurs années déjà (pour cette année, on dénombre plus de 10 000 traversées de la Manche). Comme partout en Europe, cette arrivée massive de clandestins d’Afrique et du Moyen-Orient se solde par des problèmes sécuritaires, économiques et identitaires majeurs.

Le principe de l’accord avec le Rwanda est élémentaire : en échange d’une rétribution économique, le pays d’accueil s’engage à recevoir les clandestins expulsés et à les intégrer à la communauté nationale. Les clandestins pourront quant à eux faire le choix de demander la nationalité ou de partir tenter leur chance ailleurs.

L’intérêt pour les deux parties est évident : permettre au Royaume-Uni de mettre un terme au chaos migratoire et faciliter considérablement leur développement pour les pays accueillants.

La loi britannique prévoit également des mesures supplémentaires : la consigne sera donnée aux garde-côtes d’expulser les embarcations de clandestins qui naviguent sur les eaux territoriales britanniques et de reconduire leurs équipages dans des centres de rétention situés à l’étranger. L’inspiration de la politique du No Way australien, adoptée en 2014, est évidente. C’est d’ailleurs une excellente chose, puisque la politique australienne avait immédiatement porté ses fruits. En septembre 2014, le Premier ministre australien Tony Abbott avait annoncé qu’une seule embarcation avait réussi à atteindre les côtes australiennes cette année-là, contre 20 000 clandestins l’année précédente[2]. Un succès triomphal.

Les pays issus de l’empire britannique ont été parmi les premiers à faire le choix de l’invasion migratoire et du cataclysme multiculturel. Trump en Amérique, le No Way australien ou l’accord rwandais de Boris Johnson indiquent que ces pays sont prêts à tourner la page et à se battre pour commencer la lutte politique pour la préservation de leur identité.

La levée de bouclier des forces immigrationnistes

Sans surprise, l’opposition dogmatique et sectaire de la gauche ne s’est pas fait attendre : diverses officines droitdelhommistes ont pesté contre cette mesure, jugée « inhumaine », comme Stand For All, qui considère que cette politique « fera souffrir tout en gaspillant d’énormes sommes d’argent public ».

Ces déclarations ne sont que des prétextes mal dissimulés : les associations immigrationnistes sont beaucoup moins regardantes quant à l’état des finances publiques lorsqu’il s’agit de dilapider des milliards pour recueillir des clandestins qui, à l’évidence, ne parviennent jamais à contribuer à l’économie du pays qui les accueille. Sans compter que l’inhumanité présumée du rejet des masses d’immigrés illégaux fait pâle figure à côté de l’inhumanité bien réelle subie par les Européens qui doivent souffrir des conséquences violentes et souvent meurtrières de la vie à côté des mineurs isolés, surreprésentés dans l’insécurité et la criminalité du quotidien.

La monarchie s’en est même mêlée : l’héritier de la Couronne aurait fait part de sa consternation en privé. La monarchie britannique, qui a toujours fait preuve d’un silence complice et coupable quant à l’invasion migratoire subie par le peuple qu’elle est censée protéger sort de son mutisme habituel pour affirmer sa fidélité au dogme multiculturaliste. Preuve s’il en est que la forme du gouvernement et de l’État compte bien moins que sa volonté de préserver l’identité de sa patrie.

Le système judiciaire britannique a défendu la mise en place de l’accord contre les oppositions des associations immigrationnistes. Malheureusement, la Cour européenne des droits de l’homme a empêché, par une mesure d’urgence, le premier vol d’avoir lieu[3], à la suite d’un recours déposé par un clandestin irakien. Le gouvernement britannique a cependant annoncé qu’il préparait déjà le prochain vol et examinait toutes les solutions légales possibles pour ne pas subir les entraves futures de la CEDH.

En 1968, le célèbre discours des « rivières de sang » du député conservateur Enoch Powell avait fait scandale. Conspué par la classe politique est culturelle d’alors, il était le prophète de ce qu’allaient vivre les Britanniques. 54 ans plus tard, le système politique fait preuve de courage et tente d’infléchir la trajectoire, comme les Australiens 8 ans plus tôt. Malgré les obstacles sur sa route, l’anglosphère semble être en pointe de la lutte contre l’invasion migratoire. Il est temps que l’Europe continentale de l’Ouest se joigne au mouvement.

[1] https://information.tv5monde.com/info/le-rwanda-signe-un-accord-avec-londres-pour-accueillir-sur-son-territoire-des-migrants
[2] https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/no-way-la-campagne-sans-concessions-de-l-australie-contre-les-migrants-clandestins_720529.html
[3] https://www.lematin.ch/story/echec-dune-tentative-dexpulsion-de-migrants-vers-le-rwanda-328442574663

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le sport, ou la nouvelle messe du stalinisme ambiant, par Clément Martin (Les Identitaires)

sport propagande

La longue marche du progressisme à travers les institutions a acquis depuis bien longtemps certains bastions particuliers que l’homme de droite identifie aisément : grande presse, écoles et universités, monde culturel ou syndicats. Il est plus rare d’entendre le monde sportif faire partie de cette liste ; pourtant, il s’agit d’un levier majeur de la machine de propagande de la gauche, et ce depuis longtemps. Les années 2010 ont révélé ce phénomène au grand jour, à mesure que les épisodes staliniens de mise en scène de la loyauté à l’idéologie du régime se multiplient.

Mon royaume pour une Coupe du monde

Le football, sport populaire par excellence, est le lieu idéal pour attirer les désirs carnassiers des propagandistes du monde nouveau, mondialisé, déconstruit et parfaitement égalitaire. La Coupe du monde de football de 1998 en est l’exemple parfait : le matraquage médiatique qui a suivi la victoire des Bleus avait bien moins à voir avec la performance athlétique de l’équipe que sa composition ethnique. Il était entendu que cette victoire sportive était la preuve de la supériorité absolue et indiscutable du modèle multiculturel, de la France « black-blanc-beur » et du brassage des populations. Cet épisode médiatique a d’ailleurs durablement marqué l’esprit du temps, puisque chaque nouvelle victoire sportive est brandie par les fanatiques du « vivre-ensemble » pour attaquer ceux qui doivent subir la liesse « populaire » qui se manifeste à chaque victoire de l’Algérie et qui en viendraient à douter de l’intérêt de la société du métissage forcé.

Mais cette supercherie ne se limite ni au ballon rond ni à la France. Aux États-Unis, le joueur de football américain Colin Kaepernick avait fait sensation en s’agenouillant à l’ouverture d’un match pour protester contre les violences policières et les inégalités raciales. Son geste est désormais devenu coutumier autour du globe, à tel point que nombre de rencontres sportives se doivent désormais de débuter par ce rituel d’allégeance au régime.

La propagande par l’intimidation

L’invasion du domaine sportif par la dictature du politiquement correct répond à une stratégie simple : démontrer à chacun qu’il n’existe nulle part où se cacher – aucun refuge dans lequel s’abriter pour échapper au regard inquisiteur des commissaires politiques. Pour la majorité des gens, le sport (sa pratique comme son visionnage) est le domaine du divertissement : il sert à se détendre, à partager un moment de liesse collective et à assister à un spectacle. Fort logiquement, la politique ne devrait y tenir aucune place. C’est précisément pour cette raison que la tentation de Big Brother à s’y immiscer est si forte : en faisant pression pour que (par exemple) les joueurs de grandes équipes de baseball portent un maillot aux couleurs LGBT, on participe à convaincre que les délires idéologiques les plus récents sont la nouvelle norme culturelle. Prendre d’assaut un espace dépolitisé permet justement de dépolitiser du même coup la dernière création idéologique. Soutenir les trans (c’est-à-dire, les hommes qui se prennent pour des femmes jusqu’à se mutiler) n’est pas une opinion politique. C’est une coutume enracinée, qui dépasse bien le domaine du politique, et donc de ce qui est contestable et qui fait l’objet d’oppositions partisanes. D’ailleurs, ironie du sort, c’est dans le domaine sportif, royaume de la compétition, de la recherche de la victoire et donc de l’inégalité que se met en place la tyrannie de l’égalitarisme et de l’idéologie victimaire.

Et quand les joueurs de baseball évoqués plus haut ne portent pas le fameux maillot, la presse pointe un doigt accusateur[1] sur eux. Tels les commissaires politiques qui arrêtent Vassili Petrovich Nicolaiev, l’homme qui aurait le premier cessé d’applaudir lors d’un discours de Staline en 1936, les vassaux de la presse questionnent la loyauté au régime : « Qu’y a-t-il, camarade ? Tu ne portes pas l’uniforme arc-en-ciel ? Serais-tu opposé aux valeurs d’égalité et de progrès ? Il serait fort dommage qu’un article mettant en doute ta valeur morale soit publié auprès de millions de lecteurs… »

La contamination de chaque sphère de l’existence par la propagande du régime s’appuie sur la docilité de la majorité, qui se résigne à tolérer les exigences du régime tant qu’il lui fournit la promesse de ne pas perturber sa routine de façon excessive. Mais cet état de fait ne peut plus durer. Un jour ou l’autre, il faudra que les Européens fassent le choix de rester debout, plutôt que de vivre à genoux.

[1] https://twitter.com/CNN/status/1533746789370806273?s=20&t=Q_bR6EFuP34O1maXWPw-zA

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Dégageons les squatteurs !, par Clément Martin (Les Identitaires)

squatteurs

Récemment, Le Parisien a relayé une histoire devenue tristement commune dans notre pays : un couple de Français, nouvellement propriétaires d’une maison à Olainville (91) n’ont pas pu emménager à cause d’une famille de squatteurs tunisiens qui avaient pris possession des lieux[1]. Heureusement pour Laurent et Élodie, la médiatisation de leur malheur sur les réseaux sociaux a poussé à une réaction du ministre de l’Intérieur[2].

L’extrême gauche contre la propriété privée

La question du squat telle qu’on la connaît aujourd’hui remonte en France aux années 70. À l’époque, les groupes maoïstes décident de procéder de façon régulière à des occupations de logements vides pour y installer leurs militants ainsi que des réfugiés (pour beaucoup issus de la Yougoslavie). Très rapidement, la méthode prolifère, à tel point qu’elle figure aujourd’hui parmi les armes politiques les plus prisées de l’arsenal de l’extrême-gauche. Sous prétexte de soutien aux « mal-logés », les expropriations sont devenues monnaie courante. Si elles ne sont pas toutes organisées par des associations politisées, les bandes qui envahissent ces habitations bénéficient systématiquement de leur soutien.

Le discours des associations en faveur de l’occupation illégale sont toujours est bien rôdé : il s’agit de répondre, dans une logique humanitaire, à un drame social, celui du « mal-logement », en confisquant les biens des Français, systématiquement dépeints comme des nantis et des privilégiés. En réalité, le logiciel politique sous-jacent est toujours le même : pour ces militants, l’objectif est littéralement d’expulser des propriétaires français pour y placer des familles de Maghrébins et d’Africains, qui auront vite fait de transformer le lieu. Au carrefour du gauchisme primaire et de l’immigrationnisme fanatique, leur visée demeure la même : abattre la civilisation en général, et la civilisation européenne en particulier.

De l’État passif à l’État complice

Mais ces pratiques soviético-barbares ne prospèrent que par la couardise et la nullité de l’État. Si celui-ci souhaitait ne serait-ce qu’un tant soit peu protéger la propriété privée des citoyens français (une de ses fonctions premières, rappelons-le), il serait aisé d’expulser manu militari ceux qui occupent les lieux, avant de renvoyer les organisateurs en prison et les occupants dans leur pays. Après tout, les premiers sont des délinquants, les seconds des clandestins (autrement dit, des individus n’ayant aucun droit à faire valoir). Mais ici comme dans d’autres domaines, l’hégémonie culturelle gauchiste a réussi à infuser le droit et les pratiques du maintien de l’ordre. Plutôt que d’admettre l’évidence, à savoir la légitimité inexistante des occupants à voler le bien d’un citoyen français, la loi encadre ces occupations et rend de fait l’expulsion particulièrement difficile. Par exemple, la loi DALO dispose que les communes de 5 000 habitants au moins doivent mettre en place des terrains d’accueils pour les gens du voyage[3], quand bien même l’installation de ces camps se solde régulièrement par des dégradations pour les riverains. Tous les prétextes mièvres et dégoulinants d’humanitarisme sont bons pour justifier le triomphe des parasites et des éléments les plus néfastes de la société.

Le seul moyen pour le citoyen français d’espérer récupérer ce qui lui appartient de droit, c’est que son histoire fasse le tour des réseaux sociaux pour que les autorités daignent effectuer leur travail. En bonne république bananière, les représentants et les serviteurs de l’État français attendent que leur réputation personnelle soit en jeu pour passer à l’action.

Le positionnement de l’État sur la question des squats (comme sur tant d’autres) est clair : la préférence systématique de l’étranger au Français, du délinquant à l’individu honnête, du parasite à la personne productive. Plus que jamais, les Français se doivent de répéter qu’ils sont chez eux, quoi qu’en dise les officines d’extrême gauche ou les fonctionnaires amorphes. La reconquête n’est pas qu’un objectif politique abstrait et lointain, c’est une nécessité vitale pour notre quotidien.

[1] https://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-un-couple-ne-peut-emmenager-dans-sa-nouvelle-maison-car-elle-est-squattee-par-une-famille-08-06-2022-GU6SQXRW7RCD3HKHEHLMDXM46Y.php
[2] https://twitter.com/GDarmanin/status/1534821121110974464?s=20&t=D7TAPgdVIoH05t8OB3gr_A
[3] https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000007567246/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Macron et Mélenchon : un mariage pour notre enterrement, par Clément Martin (Les Identitaires)

macron mélenchon

Beaucoup de commentateurs ont prétendu que la fin du premier mandat et la deuxième campagne présidentielle de Macron étaient le signe de son virage à droite. Le président aurait liquidé ce qui le rattachait à son passé d’homme du Parti socialiste pour embrasser une politique plus à droite, c’est-à-dire libérale et sécuritaire. Par conséquent, à la suite des résultats de la présidentielle et pour les législatives qui se prépare, Mélenchon apparaît comme l’ennemi naturel du président réel. Il n’en est rien.
Deux ennemis déclarés des libertés et de la prospérité

Dans une interview à la presse régionale[1], Emmanuel Macron fustigeait le programme de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (NUPES) : celui-ci, rempli de promesses d’interdictions et de taxation, serait liberticide, contrairement au projet de Renaissance (nouveau nom de La République en marche). Derrière les déclarations et la mise en scène, un constat s’impose pourtant : le quinquennat de Macron n’a pas été placé sous le sceau des libertés et de la prospérité, mais bien sous celui des restrictions et de la paupérisation généralisée.

En premier lieu, la répression délirante des Gilets jaunes ne fut pas la démonstration d’un président soucieux de la préservations des libertés fondamentales mais celle d’un manager tyrannique, offusqué que les Français de souche actifs aient eu l’outrecuidance de demander à pouvoir vivre décemment de leur travail. Les dissolutions d’organisations politiques jamais condamnées (Génération identitaire) prouvent quant à elles que le pluralisme et le libéralisme de la macronie ne sont que des discours publicitaires destinés à son électorat de boomers fanatisés. Enfin, les mesures sanitaires profondément liberticides et inefficaces ont joué un rôle direct dans la gestion désastreuse de l’économie ; les réductions faméliques de l’impôt étant annulées par l’explosion de la dette qui n’est, rappelons-le, que de l’impôt différé. La prolifération des divers chèques est un pas franchi dans la soviétisation de l’économie française : plutôt que de laisser les Français dépenser ce qu’ils gagnent comme ils l’entendent, des chèques (financés eux-aussi par l’impôt, évidemment) sont mis en place pour infantiliser l’économie, transformée en récolte de bons points et de gommettes pour les citoyens. On voit mal la différence avec le programme socialo-communiste d’un Jean-Luc Mélenchon, trotskiste mal dégrossi et admirateur des républiques bananières corrompues d’Amérique latine.

Invasion, domestication, rééducation : 3 principes partagés

Sur les mœurs et l’immigration, les différences sont également quasi-inexistantes. D’un côté comme de l’autre, les objectifs sont les mêmes : toujours plus d’immigration et toujours plus de propagande LGBT et de rééducation du peuple français au nom du « progrès ».

Les images de la fête de la Musique 2018[2] donnaient le ton : entouré de danseurs africains habillés comme des clochards festifs, le président affichait un grand sourire qui révélait une satisfaction non-dissimulée à l’idée de voir la France se transformer en carnaval multiculturel. L’univers mental de Mélenchon est évidemment le même : celui qui ne « pouvait pas survivre » entouré de « blonds aux yeux bleus[3] » et chantre de la « créolisation » ne prépare pas autre chose pour notre pays : l’invasion toujours plus dantesque de notre civilisation par des masses venues du Sud, afin de faire payer les Européens pour le crime de la colonisation. Tous deux antiracistes fanatiques, Macron et Mélenchon poursuivraient avec résolution et la plus grande conscience le travail de sape de notre identité : les officines subventionnées (SOS Racisme, LICRA, etc.) ont décidément de beaux jours devant elle. D’ailleurs, la nomination de Pap Ndiaye à la tête de l’Éducation nationale est la preuve de la proximité entre les deux hommes quant à leurs visions pour la jeunesse. À la limite, Mélenchon a une position plus modérée (et donc dangereuse) sur l’islamisme, qui ne constitue pas pour lui un danger existentiel pour la vie des Français – mais quand on voit la faiblesse avec laquelle Macron a lutté contre ce danger, on se dit que le résultat serait bien proche dans les faits.

Les ADN de Macron et de Mélenchon se conjuguent dans la cohérence de leur projet effectif (et non dans les discours vides de sens) : encourager l’inflation d’un État toujours plus obèse et la venue toujours plus pléthorique de masses immigrées pour punir et affaiblir le peuple français. Le seul obstacle à la domination totale du tandem Ensemble-NUPES à l’Assemblée nationale, ce sont les egos surdimensionnés de leurs dirigeants respectifs, persuadés d’être habités par une mission politique. Et comme toujours, c’est la France et l’Europe qui en feront les frais, au sens propre comme au figuré.

[1] https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/entretien-ma-nouvelle-methode-les-confidences-d-emmanuel-macron-4af35d24-e355-11ec-afe2-d5ee186a9723
[2] https://www.youtube.com/watch?v=8PIkVQOO24E
[3] https://www.dailymotion.com/video/x81bg0p

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Printemps républicain, universalistes… cocus mais pas contents, par Clément Martin (Les Identitaires)

republique republicain

Amine El-Khatmi, Raphaël Enthoven… En France, le discours de la « tenaille identitaire » a la peau dure : pour ses partisans, la République est menacée de part et d’autre, d’un côté par les islamistes (qui n’ont bien entendu rien à voir avec l’islam) et de l’autre par les identitaires. Pour les idéologues de la République daltonienne, seule une politique de fermeté raisonnable face à tous les « séparatismes » (terme vide de sens qui permet d’accuser simultanément islamistes et patriotes) peut permettre de sauver la République laïque, une et indivisible. Pour la France, on repassera. Fort logiquement, tout cette mouvance s’est ralliée derrière Emmanuel Macron aux dernières présidentielles[1].

Après la nomination de Pap Ndiaye à la tête de l’Éducation nationale, c’est la surprise généralisée pour ces dindons de la farce.

L’hiver républicain

En se ralliant systématiquement aux gardiens du statuquo, les républicains-laïcards se voient comme la première ligne de défense du rêve républicain français, qui, par son loyalisme aveugle, mérite bien quelques prébendes. En réalité, la fonction objective de ces gens est de servir de sous-traitants disciplinaires. Cela signifie que dans un contexte de tensions identitaires graves et de crise profonde du multiculturalisme, le soutien des laïcards permettra de cogner sur la droite identitaire, seule faction politique capable de mettre à mal la suprématie politique du macronisme. Alors qu’ils sont persuadés de lutter avec autant de ferveur contre la réaction identitaire (et donc immunitaire) du peuple français que contre l’hydre islamiste, les laïcards sont bien plus virulents à l’égard des identitaires que des islamistes, soit parce que ces derniers sont des ennemis plus dangereux (risque de représailles), soit parce qu’il est difficile d’attaquer l’islamisme sans finir par attaquer l’islam et l’invasion migratoire, ou peut-être enfin parce que les rangs des laïcards sont composés pour une part importante de descendants de l’immigration, qui perçoivent qu’un projet identitaire réel pour l’Europe se ferait sans eux.

Toujours est-il qu’aujourd’hui, les laïcards sont les chiens de garde du multiculturalisme finissant. En refusant de s’attaquer de front à la question migratoire et démographique, ils valident passivement la conflagration ethnique qui ronge la France. Incapables d’apporter des réponses pertinentes à ce sujet, ils en sont réduits à blâmer les réactions des patriotes et à rallier la technostructure macronienne. Et les appels à l’ « assimilation », aux « hussards noirs de la République » ou à Marianne (des objets politiques et historiques obsolètes) n’y feront rien.

Nouvelle République et identité asymétrique

L’arrière-garde laïcarde n’a pas compris l’évolution du concept de « la République » au xxie siècle. Celle-ci a, sous les coups de la mondialisation et de l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle classe dirigeante acquise au progressisme (plus ou moins radical), abandonné son héritage laïque et homogénéisant (ce que nous ne regrettons pas, par ailleurs), pour y préférer une sorte de nouvelle synthèse asymétrique. De la même façon que l’anarcho-tyrannie propose la répression pour les citoyens honnêtes et le laxisme pour les criminels, cette nouvelle version de la République propose l’indifférenciation, le légalisme froid et la laïcité pour les Français de souche et favorise l’expression communautaire pour les allogènes. Les premiers sont sommés de se comporter comme des citoyens abstraits et déracinés, sans origines et sans histoire, afin de laisser la place aux nouveaux arrivants, encouragés (voire sommés) d’affirmer leurs racines avec ferveur, au nom de la lutte contre les discriminations et de l’expiation du passé colonial et esclavagiste de l’Europe.

Dans ce contexte, la position des universalistes-laïcards est vouée à l’obsolescence : condamnés à être taxés de réactionnaires xénophobes (ce qui est déjà le cas dans les recoins de l’extrême gauche), leur horizon se limite à servir de voiture-balai de la macronie, préposés à la domestication identitaire des derniers Français attachés à la république laïque et révolutionnaire.

Sur les cendres de l’idéologie et du système paléo-républicain, on voit émerger tout le discours post-colonial, décolonial, indigéniste (décidément bien mal nommé), bref, la faction « woke ». Mais l’affaiblissement de l’idée républicaine, si elle est plus lente chez les Français de souche européenne, est inéluctable. Dans ce nouveau chapitre de l’histoire de France, les identitaires doivent travailler sans relâche à exprimer et à affirmer les forces de l’identité européenne. Car la fin de l’indistinction, c’est à la fois le retour de la compétition entre les civilisations, mais c’est aussi la fin de notre marginalisation, et donc l’occasion de sortir de l’intoxication.

[1] https://www.printempsrepublicain.fr/#acturs

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pénurie de profs : les raisons d’une évidence, par Clément Martin (Les Identitaires)

professeurs

Le 15 mai dernier, les résultats des admissions au CAPES tombaient. Et le manque de professeurs pour occuper les postes vacants est criant : en mathématiques, sur les 1 035 postes, 816 seulement seront pourvus. Et d’autres disciplines sont touchées. La tendance s’est accentuée au cours des dernières années, à tel point que les recruteurs de l’Éducation nationale commencent à employer des méthodes peu orthodoxes pour accueillir les candidats[1].

Les raisons de cette pénurie sont très faciles à identifier.

Professeur : un métier au rabais

La corporation professorale est définie par son mantra du « manque de moyens ». Cette exhortation permanente à prélever toujours plus d’argent au contribuable pour une qualité d’enseignement de plus en plus déclinante est évidemment pénible : ce ne sont pas des achats d’iPad ou des ordinateurs portables immédiatement revendus sur Leboncoin qui feront remonter le niveau. Cependant, cette revendication est effectivement justifiée dans un domaine précis : la revalorisation salariale pour les personnels enseignants. En moyenne, les salaires des profs français sont largement inférieurs à ceux de leurs homologues allemands. Si une comparaison exacte est difficile, les chiffres suggèrent qu’entre deux profs célibataires, de part et d’autre du Rhin, la différence salariale puisse atteindre les 50 %[2]. Si on considère que le travail de culture et d’instruction des nouvelles générations est bénéfique et crucial pour la nation, il semble légitime d’apporter une reconnaissance économique légitime à cette profession. En revanche, la part du budget de l’Éducation nationale allouée à l’administration est considérablement plus enflée en France qu’en Allemagne. Comme dans d’autres secteurs publics de notre pays, l’inflation administrative et bureaucratique se traduit par une explosion des dépenses, sans qu’une contrepartie de résultats ne soit observable.

La ligne de front du multiculturalisme

Dans une société multiculturelle (et donc multiconflictuelle), les professeurs sont en première ligne pour assister au désastre et pour en faire les frais. Les agressions de professeurs et le climat de violence qui règne dans nombre d’établissements français n’est un secret pour personne. Sans compter les tensions communautaires qui gangrènent l’institution scolaire. Le professorat, en 2022, a bien moins à voir avec la transmission de savoir qu’avec le maintien d’une discipline instable dans une poudrière. Le cas de Samuel Paty est à ce titre particulièrement révélateur : face aux menaces de mort qui planaient sur lui, la famille du professeur assassiné a décidé de porter plainte, pointant du doigt la défaillance de l’État[3]. Les témoignages des professeurs, confrontés à la montée de l’islamisme et de la sécession ethno-religieuse et abandonnés par leur hiérarchie, sont pléthoriques[4]. Selon le dogme républicain, l’école est censée incarner un sanctuaire, épargné par les remous de la société environnante. En réalité, les slogans et les belles idées ne pèsent pas grand-chose face à la réalité de l’invasion migratoire, et de l’ensauvagement du quotidien qui en découle. Rien d’étonnant alors à ce que le métier de professeur constitue un véritable repoussoir.

Et pourtant, alors que la caste professorale ne fait plus confiance à ses dirigeants[5], elle continue de soutenir aveuglément la gauche, qui a pourtant fait le choix idéologique de soutenir coûte que coûte son projet immigrationniste, quelles qu’en soient les conséquences pour ses partisans les plus loyaux. Ce corps de métier est un véritable canari dans la mine pour tous les autres : aucune profession ne sera épargnée par la brutalité de l’immigration et de l’islamisation, et ceux qui partagent les options idéologiques du multiculturalisme n’auront d’autre destin que d’être sacrifiés sur l’autel de celui-ci.

[1] https://www.challenges.fr/education/face-a-la-penurie-de-profs-les-plans-b-des-rectorats-pour-recruter_813909
[2] https://www.leprogres.fr/societe/2021/09/13/oui-les-profs-allemands-gagnent-plus-que-les-francais-mais-ils-travaillent-plus
[3] https://www.elle.fr/Societe/News/Samuel-Paty-aurait-pu-etre-sauve-une-partie-de-la-famille-du-professeur-porte-plainte-contre-l-administration-4013893
[4] https://www.20minutes.fr/sante/2888599-20201020-attentat-conflans-tout-peut-etre-pretexte-polemique-profs-temoignent-contestations-cours-eleves-parents
[5] https://www.unsa-education.com/article-/vous-aimez-les-chiffres-accedez-a-lensemble-des-resultats-du-barometre-unsa-par-metier-age-et-territoire/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Peut-on s’attendre à un ministère de la Vérité ? L’exemple américain, par Clément Martin (Les Identitaires)

propagande 1984 desinformation

Le 27 avril dernier, le gouvernement américain annonçait la création du DGB (Disinformation Governance Board), un organe consultatif rattaché au département de la Sécurité intérieure des États-Unis dont la fonction était de lutter contre les campagnes de désinformation menées depuis l’étranger ou sur le territoire national et qui menaceraient la sécurité de l’État américain.

Mise en pause après moins d’un mois d’activité, cette nouvelle agence d’État illustre la tentation de la surveillance généralisée qui séduit de plus en plus les gouvernements occidentaux.

Une tentative échouée (mais quid des prochaines ?)

La gauche démocrate américaine, traumatisée par la victoire de Donald Trump en 2016, a rapidement mis en place un discours médiatique virulent expliquant la défaite de la candidate démocrate Hillary Clinton (pressentie pour remporter le scrutin) par une campagne secrète de déstabilisation orchestrée par Vladimir Poutine. Si cette théorie du complot (politiquement correcte et mainstream) n’occupe plus les unes de la presse américaine, elle a annoncé un nouveau chapitre dans la gouvernance menée par la gauche mondialisée.

Au nom de la sécurité intérieure, il devenait ainsi justifié et nécessaire, selon les promoteurs de cette vision du monde, de mettre en place des mécanismes étatiques de surveillance des discours politiques, afin de préserver la liberté des citoyens. Dès son annonce, la DGB a rencontré une opposition quasi-unanime de la part des républicains, mais également d’une partie de la gauche libertaire (minoritaire) et des libertariens. Ceux-ci avaient correctement identifié que la création d’un organe étatique au fonctionnement opaque, rattaché au département de la Sécurité intérieure (créé à la suite du 11 septembre 2001) était une tentative caractérisée de museler la liberté d’expression sous prétexte de protéger celle-ci. Le 18 mai dernier, le gouvernement a annoncé que la DGB serait mise en pause, en même temps que la démission de sa directrice, Nina Jankowicz, militante anti-Trump radicale.

Auparavant, il était entendu que le rôle de contrôleurs de l’information revenait aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook), qui faisaient office de sous-traitants zélés de la discipline médiatique à faire appliquer. Se sentant menacée par l’opposition, le gouvernement gérontocratique de Joe Biden a décidé de passer à la vitesse supérieure en confiant cette tâche à un département de l’État.

Le centre-gauche, ou le crépuscule des libertés publiques

L’exemple américain n’est pas isolé, et manifeste la tentation des gouvernements d’Occident de centre-gauche de procéder à des tentatives similaires. Lors du mouvement social canadien du Freedom Convoy (« convoi de la liberté »), le premier ministre Justin Trudeau avait annoncé le recours à la loi sur les mesures d’urgence pour (entre autres) geler les comptes bancaires des personnes ou des entreprises qui auraient participé ou soutenu le convoi[1]. L’Allemagne, en 2017, avait instauré le Netzwerkdurchsetzungsgesetz, une loi forçant les réseaux sociaux à retirer les contenus jugés haineux, sous peine d’une amende de 50 millions d’Euros. En France, le gouvernement Macron avait mis en place en 2018 la loi « anti-fake news », permettant à un juge d’ordonner la dépublication d’un contenu jugé dangereux pour la sincérité d’un scrutin à venir. La loi permet également au CSA de suspendre la diffusion des chaînes de télévision étrangères ou sous influence étrangère qui publierait de fausses informations en connaissance de cause[2]. Les motivations qui animent une telle loi sont tout à fait transparentes : garantir un monopole de l’information par les publications proches du pouvoir, qu’elles le soient par les liens de copinage ou par les subventions massives accordées régulièrement à la presse française (publique ou privée). Il est bien entendu impensable que les campagnes de dénigrement, menées ou relayées par les grands médias français, fassent quant à elles l’objet d’une quelconque répression.

Malgré tous les discours lénifiants sur la démocratie libérale ou la France comme « patrie des droits de l’Homme », les sociétés de l’Occident font en direct l’expérience du glissement de leurs gouvernements vers une forme d’autoritarisme des bons sentiments, qui mêle une surveillance infantilisante et liberticide avec une forme d’impuissance politique, exceptionnellement mobilisée pour réprimer durement toute contestation radicale de l’ordre existant. La phase historique actuelle est celle de la calcification du mondialisme et de la défense acharnée du statuquo par ses partisans.

La séquence est la même partout : mise en place de lois restreignant la liberté d’expression au nom de la lutte contre les discriminations (loi Pleven de 1973), cadre législatif encadrant la publication de contenus sur les réseaux sociaux, mesures d’exclusions de médias étrangers (RT France) et mise en place d’organismes d’État veillant à la non-diffusion de désinformation.

La seule surprise que les Français ont à attendre de la part de Macron, c’est la forme que prendra la prochaine étape de cet itinéraire.

[1] https://www.20minutes.fr/monde/3236175-20220215-convoi-liberte-manifestants-canadiens-risquent-gel-comptes-bancaires-oui
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_contre_la_manipulation_de_l%27information

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Débat sur la tenue à l’école : entre individualisme et distorsion identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

ecole tenue vestimentaire

Depuis quelques années, les débats sur les tenues des élèves dans les collèges et lycées sont légion[1]. Bien souvent, le scénario est le même : une élève (puisque ce sont majoritairement des jeunes filles qui se retrouvent au centre de ces épisodes) se rend dans son établissement dans une tenue considérée comme trop provocatrice ou inadaptée à l’étiquette de son lieu d’étude, ce qui encourage les professeurs ou les personnels administratifs à exiger que l’élève en question se change ; s’en suit une interminable discussion sur le caractère oppressif d’une telle demande, qui serait la manifestation du patriarcat ou de la masculinité toxique dans le milieu scolaire. La nouveauté qui s’annonce, c’est que la pression démographique africaine et maghrébine à l’œuvre tend à constituer une nouvelle opposition à ce discours néo-féministe. En conséquence, la droite est piégée dans la position à adopter.

Nous vivons dans une société

Dans une société relativement apaisée, la question de la tenue vestimentaire à l’école serait résolue de façon simple : l’école étant un lieu conçu pour étudier, il est normal que des standards vestimentaires y soient mis en place, afin d’éviter de perturber l’atmosphère de travail qui est censé y régner. Le problème, c’est que l’idéologie libertaire molle qui domine le corps professoral et administratif du milieu scolaire a justement poussé à la transformation de l’école en espace déstructuré et antiautoritaire. L’ironie du sort a fait que les mêmes soixante-huitards qui militaient pour l’interdiction des interdictions se retrouvent à devoir s’opposer aux tenues de plus en plus légères de leurs élèves, qui transforment les collèges et lycées en parcs de drague. Pas étonnant, étant donné que leur militantisme en faveur de la baisse du niveau au nom de l’égalité a effectivement détruit l’idée-même selon laquelle l’école est un lieu d’instruction.

Mais nous ne vivons pas dans une société apaisée. L’école subit donc les effets combinés de l’égalitarisme, du féminisme et d’un individualisme forcené, selon lequel les vêtements ne sont plus perçus comme des objets véhiculant une forte fonction sociale (renvoyer une certaine image à ses pairs) mais comme de purs vecteurs du désir personnel. Le vêtement a, de plus, des effets concrets facilement observables : dans un lieu comme l’école, qui rassemble des jeunes gens en proie aux vicissitudes hormonales de l’adolescence, il est clair que la normalisation de tenues légères et suggestives empêche la concentration nécessaire à l’étude et à la discipline. Ce phénomène n’est pas dû aux spectres du « patriarcat » ou de la « masculinité toxique » mais au diktat des hormones et de la physiologie. C’est ainsi.

Par conséquent, il est normal que des standards vestimentaires soient mis en place dans des lieux dont la fonction est particulière : il ne viendrait à l’idée de personne de sain de venir à un enterrement en jogging ou en sous-vêtements.

Le carré de la mort de la discussion politique

Mais ce débat ne se limite pas à l’opposition entre progressistes et gens normaux. Il fait désormais intervenir l’immigration et ses descendants (comme c’est récemment le cas en Allemagne[2]). Ceux-ci protestent contre le port de ces tenues au nom de l’islam.

Dans une logique aveugle, les conservateurs autochtones sont parfois tentés par un rapprochement avec les musulmans, qu’ils perçoivent (à tort) comme des alliés fiables dans la lutte contre le progressisme. Cette stratégie suicidaire oublie un point fondamental : les musulmans qui pestent contre les comportements progressistes ne le font pas au nom de « la tradition » ou « des valeurs » mais de leur tradition et de leurs valeurs. Sans compter que dans un contexte de réislamisation de la jeunesse immigrée, la définition d’une « tenue correcte » ne sera pas la même pour les musulmans et les conservateurs autochtones. Il y a fort à parier que la définition des premiers aura bien plus à voir avec le voile qu’avec une tenue quotidienne classique ou l’uniforme scolaire de l’ancien temps.

À l’inverse, certains « patriotes libertaires », motivés par le plaisir de s’opposer aux demandes des musulmans et persuadés que la révolution sexuelle de mai 68 est au fondement de la culture française, feront le choix de s’allier aux progressistes.

Un débat sociétal binaire se retrouve ainsi transformé en opposition quadrangulaire difficilement lisible, entre progressistes, immigrés, « islamoconservateurs » et patriotes libertaires. Reste le Français enraciné. Ce dernier, opposé au progressisme comme à l’islamisation de la France se retrouve coincé, obligé de choisir entre des options qui ne sont pas faites pour lui.

Il faut donc remettre les choses à plat et revenir aux fondamentaux : la participation des immigrés et de leurs descendants à ce genre de discussions sociétales qui constituent la vie politique de notre pays n’est pas simplement pénible – elle est surtout illégitime. C’est aux autochtones de décider de la façon dont les individus doivent se comporter, pas aux nouveaux arrivants. Cela signifie, d’une part, que leur contribution à la discussion doit être considérée comme nulle et non avenue : on ne saurait les mettre au même niveau que les autochtones dans la légitimité à formuler des revendications. D’autre part, il est irresponsable de choisir son positionnement sur ces questions par rapport à celui des musulmans : ceux-ci ne sont ni des alliés conservateurs ni des adversaires qui justifient un reniement complet de valeurs et de comportements sains. Ils sont, foncièrement, étrangers à la destinée de notre civilisation.

L’exemple spécifique de la tenue à l’école permet d’éclairer une constante des débats politiques français : ceux-ci, sous le poids croissant de l’immigration et de la démographie étrangère, se retrouvent détournés et reconfigurés d’une façon qui embrume les lignes de fracture idéologiques classiques. Si la société multiculturelle est fondamentalement une société multiconflictuelle, elle est aussi une société du capharnaüm et du bruit constant. L’idée-même de débat démocratique ou politique dans une telle société n’a plus aucun sens lorsque celle-ci est le lieu d’une compétition entre plusieurs peuples irréductiblement différents.

[1] Il suffit de taper « tenue à l’école » dans Google pour s’en convaincre.
[2] https://www.fdesouche.com/2022/05/14/allemagne-dans-un-lycee-de-baviere-le-directeur-interdit-aux-filles-de-porter-des-robes-courtes-apres-des-plaintes-deleves-et-de-profs-issus-de-limmigration-il-faut-tenir-compte-de-toutes-le/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le rodéo urbain, ou la France Mad Max, par Clément Martin (Les Identitaires)

rodeos urbains

Le rodéo urbain est devenu une pratique largement répandue dans la France du xxie siècle. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’habiter une grande ville pour en prendre connaissance, étant donné les innombrables faits divers qui, de façon plus ou moins directe, impliquent cet exercice.

Rappelons tout de même de quoi il s’agit : des jeunes issus de l’immigration (essentiellement maghrébine) enfourchent leurs deux-roues (parfois, ils préfèrent la voiture à la moto) et décident de rouler à des vitesses délirantes dans les rues de la ville, multipliant les figures (roues arrière, dérapages). Pratiqué seul ou à plusieurs, l’exercice a déjà coûté la vie à plusieurs Français[1] et s’est soldé par des blessures graves pour un enfant de 5 ans[2].

Un cadeau multiculturel

Lorsque cette pratique a commencé à se répandre, des riverains marseillais exaspérés par le bruit et le danger qui découlaient de cette pratique ont décidé de s’organiser pour mettre en lumière l’inaction de l’État. En 2020, après 8 ans de combat juridique, ils ont gagné gain de cause[3]. Entre temps, l’appareil législatif a dû s’adapter à cette nouvelle pépite culturelle issue de l’échange des civilisations, puisqu’en 2018, une loi renforçant les moyens de lutte contre les rodéos urbains a vu le jour[4]. Cela n’a pas empêché cette tradition exotique de s’exporter dans toutes les grandes villes de France et dans un nombre toujours plus important de petites et moyennes communes du pays.

L’enjeu de la lutte contre les rodéos urbains n’est pas seulement celui des nuisances : si celles-ci sont bien réelles, il s’agit également d’une véritable question de sécurité. Permettre à des groupements de délinquants en puissance de dévaler à pleine vitesse et en exécutant des figures qui risquent de leur faire perdre le contrôle de leur véhicule est évidemment une invitation à voir s’accumuler les blessés et les morts dans les années à venir. Sous le règne de l’invasion migratoire, le seul progrès social observable, c’est celui des nouvelles formes de l’insécurité qui pourrit la vie des Français.

Barbares du quotidien et « socialement proches »

La période de confinement de l’année 2020 a vu un pic dans la fréquence de ces rodéos urbains. Tout comme cette parenthèse de cloisonnement a coïncidé avec un été meurtrier particulièrement violent. Sans possibilité de retourner au bled pendant les vacances estivales, bon nombre de ces « jeunes » se sont passé les nerfs sur les autochtones français. Dans le cas des cavalcades motorisées, la raison est similaire : avec la fermeture des écoles et la baisse de l’activité économique s’est produit ce regain d’intérêt pour les divertissements collectifs dangereux. On voit là que la société multiculturelle française est une poudrière permanente : sans les distractions qui permettent de réduire la part de leur temps consacré à la nuisance totale, les descendants de l’immigration traitent notre patrie comme un terrain de jeu sur lequel tout est permis. En d’autres termes, leur ennui, c’est notre condamnation à subir leur violence.

Sans surprise aucune, une partie de la gauche a accueilli les rodéos urbains comme la manifestation d’une sous-culture riche et vibrante des « quartiers populaires ». À l’occasion du Festival de Cannes, la réalisatrice Lola Quivoron a présenté son film Rodeo, une fiction prenant place dans l’univers du « cross-bitume ». Elle explique, dans une démonstration teintée de fascination exotique et d’assimilation à l’envers, que « les accidents, ils sont souvent causés par les flics, qui prennent en chasse, qui poussent les riders vers la mort »[5]. Nul doute que le jury sera séduit par ce commentaire social subversif et subventionné.

Le rodéo urbain, tout comme le jeu de la claque ou le « bolossage » gratuit du quotidien démontre que la soumission des Français face à la violence est une impasse. Refuser de combattre, c’est encourager la soif de sang de l’ennemi. Reculer n’est plus possible. Se dissimuler est une chimère. Si les Français refusent d’admettre qu’à l’évidence, « on est chez nous », ils finiront bien vite par comprendre que désormais la France, « elle est à eux ».

[1] https://www.lefigaro.fr/faits-divers/amiens-une-jeune-femme-de-21-ans-tuee-lors-d-un-rodeo-sauvage-20210717
[2] https://www.lefigaro.fr/actualite-france/vaulx-en-velin-un-enfant-de-cinq-ans-grievement-blesse-par-un-motard-lors-d-un-rodeo-20200625
[3] https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/08/20/a-marseille-l-etat-condamne-pour-son-inaction-face-aux-rodeos-urbains_6049439_1653578.html
[4] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000037284442
[5] https://twitter.com/KonbiniFr/status/1528315985240784897

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires