Notre renaissance passe par la remigration

Forts du constat que les sociétés multiculturelles sont un échec retentissant, les identitaires proposent depuis plusieurs années une audacieuse politique de remigration. Le retour dans leur pays d’origine d’une majorité d’immigrés non Européens est une priorité absolue.

L’invasion migratoire n’est évidemment pas le seul malheur qui frappe les Européens : chômage de masse, explosion de la cellule familiale, progression constante de la dépression et des comportements addictifs, atomisation sociale, etc. La liste est longue.

Pour autant, c’est bien la remigration qui doit être la première étape de la reconstruction identitaire, sociale, économique et politique de la civilisation européenne.

Le multiculturalisme source du malaise européen

L’invasion migratoire et le matraquage médiatique destiné à la faire accepter constituent sans doute la cause principale du mal-être des Européens. Les autochtones subissent un exil dans leur propre pays, ils ont été chassés des banlieues par de nouveaux venus qui se comportent en conquérants arrogants, ainsi que par l’insécurité endémique et la dépossession culturelle qui les accompagne. À cela s’ajoute la peur de l’exclusion sociale pour qui oserait critiquer le dogme multiculturaliste. Vivre dans la France du XXIe siècle, c’est subir un politiquement correct étouffant et démoralisant.

Sans remigration, point de salut !

L’immigration n’est pas un problème particulier que l’on pourrait considérer isolément des autres grandes questions sociales et sociétales. C’est un phénomène majeur dont les ramifications sont multiples et durables. La présence massive de populations exotiques dans notre pays fausse tous les débats, tous les indicateurs, et paralyse tous les moyens mobilisables pour sortir du marasme ambiant.

Comment les syndicats pourraient-ils protéger les salariés quand l’essentiel de leur activité consiste aujourd’hui à défendre les immigrés dont l’arrivée a détruit la solidarité des travailleurs ? Au-delà des dysfonctionnements de l’Éducation nationale, la baisse généralisée du niveau scolaire n’est-elle pas due au poids écrasant de l’immigration ? Les systèmes sociaux sont-ils intrinsèquement trop coûteux ou sont-ils simplement inadaptés aux peuples de substitution qui se sont installés ici en moins d’un demi-siècle ?

Aucune réforme sociale fondée sur une augmentation de la dépense n’est envisageable lorsque des dizaines de milliards d’euros sont confisqués chaque année par le clientélisme gouvernemental envers les immigrés. Et dans le même temps, aucune réduction de ces dépenses n’est concevable sans mettre en péril la fameuse « paix sociale républicaine », qui n’est qu’une paix ethnique qui ne dit pas son nom. L’arrêt de la politique de la ville, c’est à coup sûr les banlieues qui s’embrasent et les émeutes de 2005 en pire. Prises entre le marteau et l’enclume, le seul horizon des classes populaires et moyennes françaises est la saignée fiscale.

De la nécessité de réapprendre à combattre

Si les raisons précédemment évoquées justifient à elles seules la remigration, ce combat pour la Reconquête permettra aussi aux peuples européens de retrouver les qualités intérieures, instinctives et spirituelles nécessaires à la rénovation de notre civilisation.

Le combat identitaire revêt un caractère à la fois urgent et existentiel. Urgent car l’immigration progresse massivement et continuellement. Existentiel car il répond à une question de survie ainsi que de développement spirituel et social en préservant une culture qui nous donne une raison d’être autre chose que des consommateurs.

Ce combat pour notre préservation n’est ni incompréhensiblement technique ni désespérément vague comme peuvent l’être les questions économiques. Chacun est concerné et les solutions de bon sens s’imposent progressivement dans le débat politique européen : les bonnes frontières font les bons voisins.

Ce combat est non seulement nécessaire mais il est aussi gagnable. En effet, la contestation populaire contre l’invasion migratoire ne cesse de s’amplifier : le mouvement des gilets jaunes n’hésitait pas au départ à dénoncer les clandestins et le Pacte de Marrakech, les sondages placent régulièrement l’immigration comme première préoccupation des Français. Dans le même temps, les digues médiatiques et politiques s’effritent.

Depuis plusieurs décennies, la droite a mené des combats parfois stériles ou d’arrière-garde, tout en vivant sous l’hégémonie culturelle de la gauche. Son muscle politique s’est atrophié par manque d’exercice sérieux. C’est en menant l’authentique lutte du XXIe siècle, celle de la démographie, que la droite retrouvera le sens du combat et de la victoire politique, faite de conquêtes concrètes et vitales. Lorsque la remigration sera mise en place, la droite aura renoué avec le succès. Alors seulement, la domination métapolitique « progressiste » sera brisée.

Aucune conquête politique future ne se fera sans redécouvrir une éthique de la volonté. Car, comme le disait Dominique Venner, « Tout montre selon moi que [les Européens] seront contraints d’affronter à l’avenir des défis immenses et des catastrophes redoutables qui ne sont pas seulement celles de l’immigration. Dans ces épreuves, l’occasion leur sera donnée de renaître et de se retrouver eux-mêmes ».

Corentin Rochefort

Texte repris du site de : Les Identitaires

Statistiques ethniques : prouvez-nous que nous avons tort – Cyril Raul (Les Identitaires)

L’idéologie de gauche recèle aujourd’hui une forme d’obscurantisme : alors même qu’elle prétend se parer des oripeaux du progrès, elle censure la recherche à travers l’interdiction des statistiques ethniques en France. Une prohibition dont elle est à la fois garante et tributaire.

Libérer les sciences humaines

La submersion migratoire que nous subissons est un phénomène qui n’a tout simplement jamais été observé dans notre histoire. Nous n’avons dès lors jamais autant eu besoin des sciences humaines qu’à notre époque pour la décrire et la chiffrer, pour dresser le tableau de ce bouleversement humain. Or, censurer les statistiques ethniques, c’est supprimer un pan des sources les plus utiles au travail des démographes, des géographes ou des sociologues. Libérons ces sources, libérons le travail des chercheurs et des universitaires honnêtes. Les Christophe Guilluy, Michèle Tribalat ou autre Jean-Paul Gourévitch doivent pouvoir accéder à tous les chiffres, sans restriction ni tabou. À l’instar de leurs homologues des pays anglo-saxons, où le poids de l’idéologie sur la recherche est beaucoup moins prégnant qu’en France.

Dissiper le flou

Certes, il existe aujourd’hui de nombreuses sources chiffrées sur l’immigration. Et même de plus en plus, notamment grâce à de récentes recherches fondées sur l’onomastique (1). Mais l’absence des statistiques ethniques laissera toujours un vide, une brèche grâce à laquelle les données à notre disposition seront systématiquement relativisées, retournées, noyées, voire raillées par quelques experts-idéologues surmédiatisés bien moins scientifiques que militants (2). Ces derniers savent manier habilement les statistiques imparfaites et les chiffres lacunaires pour mieux entretenir le flou.

Face à ces vieilles techniques d’enfumage, les statistiques ethniques présentent un triple avantage : elles sont simples, nettes et incontestables. Elles ne laissent que peu de place au relativisme et aux interprétations biaisées de la gauche universitaire.

Une raison qui explique sans doute la quasi-absence de débats dans le monde de la recherche sur l’opportunité d’autoriser les statistiques ethniques (3), dans un univers penchant fortement à gauche de l’échiquier politique. Des chercheurs contre la libération des sources : voilà bien une position paradoxale, car tout scientifique devrait au contraire militer contre la censure des sources, cette matière première à partir de laquelle se façonne tout travail de recherche sérieux.

Chiffrer le ressenti

En autorisant les statistiques ethniques, nous aurions enfin les réponses aux questions les plus taboues et polémiques de notre société. Qui peuple nos prisons ? Quel est le profil des délinquants ? Qui sont les premières victimes des violences raciales ? Qui touche les aides sociales ? Sans oublier bien d’autres domaines de recherche tels que l’engorgement des urgences hospitalières et des tribunaux, les accidents de la route, le harcèlement de rue ou la violence à l’école. Les statistiques ethniques éclaireraient les vérités enfouies, elles révéleraient les évidences grâce à une nouvelle cartographie du réel. Elles transformeraient nombre de pressentiments en certitudes, nombre d’impressions en convictions.

Mais à ce jour, la submersion migratoire dont nous éprouvons tous les jours les effets dévastateurs n’est pas précisément ni clairement chiffrée. En l’absence de chiffres autorisés, il sera toujours aisé pour les experts de gauche de nous taxer de biais cognitif, de relativiser notre ressenti et de disqualifier notre discours.

Et s’ils avaient raison ? Et si la situation de notre pays était moins pire que ce que notre expérience personnelle nous laisse croire ? Tous nos constats sur l’immigration, la dissolution de notre identité ou le racisme anti-blanc ne seraient-ils pas en fait que les fruits d’une interprétation très subjective et pessimiste de la réalité ?

Nous ne pouvons plus laisser la place au doute. Dissipons définitivement l’incertitude. Messieurs les experts pour qui la submersion migratoire n’existe pas, les Clément Viktorovitch ou les Hervé Le Bras, militez avec nous pour la légalisation de statistiques ethniques : prouvez-nous une bonne fois pour toutes que nous avons tort.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

(1) L’onomastique est l’étude des noms propres. Saluons ici l’avancée que constitue le travail de Jérôme Fourquet dans son ouvrage L’Archipel français (Seuil, 2019), dans lequel l’auteur a recours à l’onomastique pour déterminer le nombre de naissances d’enfants portant un prénom musulman chaque année en France.
(2) On songe par exemple ici à Clément Viktorovitch, professeur de rhétorique à Sciences-Po Paris et passé maître dans l’art de l’enfumage chiffré, comme ici face à Charlotte d’Ornellas.
(3) Citons néanmoins l’ouvrage de Michèle Tribalat, Statistiques ethniques, une querelle bien française, (L’Artilleur, 2016) qui avait tenté d’ouvrir le débat sur le sujet.

Trop tard pour la droite mais pas pour la France – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La recomposition politique commencée en 2017 avec l’élection d’Emmanuel Macron a pris une nouvelle dimension historique suite aux élections européennes. L’annihilation du Parti socialiste est actée, celle de LR se confirme et prend une tournure irrémédiable. Wauquiez a démissionné de la présidence, Pécresse s’en va. Le parti est mort, ses cad(av)res vont tout tenter pour survivre, mais il est sans doute trop tard pour eux.

Les cadres de droite paient leur refus de rapprochement avec le Rassemblement national

Aucun homme, aucune ligne ne pouvait permettre à LR de faire mieux aux élections européennes. Seul un audacieux rapprochement avec le Rassemblement national quand il en était encore temps l’aurait pu. Le terrorisme intellectuel de la gauche, même moribonde, fait encore et toujours effet sur les cadres LR qui ont unanimement et obstinément refusé à chaque échéance électorale d’être associés au FN puis au RN. Leur manque de courage chronique et leur pudeur anachronique envers les populistes les a disqualifiés. Ils n’ont pas compris que l’époque avait changé. Pour les hommes politiques c’est l’équivalent d’un aller-simple pour le cimetière des éléphants.

Un Wauquiez ça ne trompe pas énormément

Wauquiez pensait que l’électorat populaire se rangerait dans le sillage du parti qu’il présidait sitôt qu’il aurait sonné du tocsin identitaire et agité le drapeau du conservatisme. L’ennui c’est que son insincérité crevait les yeux. L’obstacle c’était le souvenir encore douloureux dans l’électorat populaire de la trahison de Sarkozy, qui oublia opportunément où il avait rangé son Kärcher le soir-même de son élection à la présidence de la République.

La question identitaire s’impose

Les analystes de gauche et du centre sont dans leur rôle quand ils disent que c’est la ligne identitaire qui a fait perdre LR. Comme à leur habitude ils essaient de tirer l’échiquier politique vers eux. Sans doute, tentent-ils aussi de se rassurer un peu par la même occasion. D’autant que même à gauche, la question identitaire s’impose et fracture gauche sociale et « islamo-gauchistes ». Chez les Français, le refus de l’immigration est largement majoritaire. Il est donc assez saugrenu de prétendre qu’une ligne politique préconisant son arrêt soit un handicap.

La partition pour la victoire est déjà écrite

La France a l’avantage d’être en retard sur les évolutions politiques survenues aux États-Unis et en Italie. Ceux qui sur le terrain électoral cherchent la recette de la victoire la trouveront chez Trump ou Salvini et n’auront qu’à l’adapter au palais des Français. Surtout ne pas s’excuser ou se justifier mais passer à l’offensive pour protéger la France qui souffre et qui n’a pas envie de disparaître, elle est majoritaire.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

« Opération Alpes » : au-delà du procès, l’Etat vise la dissolution des Identitaires, par Franck Deletraz

Souvenez-vous, c’était le 21 avril 2018 (Présent du 24 avril 2018). Une centaine de militants de Génération Identitaire, aidés par deux hélicoptères, prenaient position au col de l’Echelle, point particulièrement sensible de la frontière franco-italienne, pour barrer la route aux nombreux clandestins empruntant chaque jour cette voie pour entrer dans notre pays, et pour prouver au gouvernement qu’« avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l’immigration et les frontières ». Une terrible leçon infligée à l’Etat macronien, qui entend non seulement faire payer au prix fort cette humiliation à GI et à trois de ses membres, mais vise surtout, au-delà du procès prévu le 11 juillet à 14 heures devant le tribunal correctionnel de Gap, la dissolution de ce mouvement.

Une opération menée en « parfaite légalité »

Il est important de rappeler tout d’abord que cette « opération Alpes » n’avait donné lieu à aucune violence ni aucun dérapage de la part des membres de Génération Identitaire. D’ailleurs, la préfecture des Hautes-Alpes avait elle-même précisé à l’époque que ces faits s’étaient déroulés « dans le calme ». Les seules violences constatées lors de ce week-end avaient été perpétrées par les groupuscules d’extrême gauche et « antifas » transalpins et français qui, bénéficiant comme chacun sait d’une étrange impunité, avaient saccagé le centre-ville de Gap, avant de forcer violemment un barrage de la gendarmerie avec une trentaine de clandestins au col du Montgenèvre, faisant même deux blessés parmi les forces de l’ordre.

D’autre part, Génération Identitaire, précisant agir en « parfaite légalité », avait bien fait valoir l’article 73 du Code pénal qui prévoit qu’en cas de suspicion de délit « toute personne a qualité pour appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche ». Ce que ses militants ont d’ailleurs fait à plusieurs reprises entre le 21 avril et le 29 juin, date officielle de la fin de cette opération.

Un chef d’accusation totalement grotesque

Or, annonçant officiellement lundi par un communiqué la date du procès, le parquet de Gap a précisé que « l’association Génération Identitaire (en tant que personne morale), son président (Clément Gandelin), son porte-parole (Romain Espino) et un autre membre de cette association » devront répondre le 11 juillet du chef d’accusation totalement ridicule… « d’activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique » ! Un chef de poursuites « très peu usité », comme l’a lui-même reconnu le procureur de Gap, Raphaël Balland. Un procureur décidément très opiniâtre puisque, après avoir dû renoncer tour à tour à une enquête sur de possibles « menaces, violences ou propos racistes » et au délit d’« immixtion dans une fonction publique », Balland, après plus d’un an passé à éplucher son Code pénal, a fini par se rabattre sur ce délit, puni au maximum d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende pour les personnes (75 000 euros d’amende et cinq ans d’interdictions diverses pour l’association)… Une obstination qui, bien sûr, parle d’elle-même, et en dit long sur la volonté des autorités d’en finir avec ce mouvement patriote particulièrement audacieux.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 juin 2019

Le courage, clef de voûte de la reconquête – Cyril Raul (Les Identitaires)

Soljenitsyne

Dans un discours prononcé à l’Université de Harvard, l’écrivain Soljenitsyne avait, dès 1978, analysé le déclin de la société occidentale avec une pertinence qui frappe encore aujourd’hui l’esprit. L’un des passages les plus édifiants de son propos cible la perte généralisée du courage civique, qualifié de « trait le plus saillant » des pays occidentaux.

Pour l’auteur russe, « ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière ». Cet abaissement se manifesterait en premier lieu chez les fonctionnaires politiques. Soljenitsyne souligne tout particulièrement l’attitude ambivalente consistant, pour eux, à être « pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes (…). »

L’Etat sait être fort quand il le veut

Des propos qui, quarante ans après, marquent malheureusement encore par leur justesse, particulièrement en France. Car ces dernières années, l’administration française a démontré qu’elle savait être forte avec les faibles et faible avec les forts.

Torse bombé, elle court bombarder la Libye ou menacer la Syrie. Tout en courbant si facilement l’échine à l’amorce d’un nouvel investissement qatari ou saoudien sur son sol.

Elle laisse sans complexe sa police éborgner des Gilets jaunes de la France périphérique, mais la bride par des consignes incapacitantes lors des émeutes de bandes ethniques.

Au nom de la sécurité et de la lutte contre la pollution, elle sermonne et sanctionne les automobilistes en réduisant drastiquement leur vitesse sur les routes, en surtaxant le carburant ou en multipliant les contrôles radars. Dans le même temps, elle laisse le deal de drogue prospérer dans les cités, ce laisser-aller volontaire constituant le prix de la paix sociale.

Elle prétend défendre le vivre-ensemble en condamnant très sévèrement un mouvement politique, Génération Identitaire, coupable à ses yeux d’avoir dénoncé l’islamisation de l’Europe sur le toit d’un chantier. A l’heure où, de manière bien souvent complice, elle laisse l’islamisme (celui des Frères Musulmans en tête) librement prospérer dans les associations, les mairies et, maintenant, les concerts.

Nous pouvons mais ne voulons pas

Pourtant, sondage après sondage, les Français s’accordent très majoritairement sur un point : le rejet de la submersion migratoire et de l’islamisation de leur pays. Une position que partage même une large part des membres de l’administration, malgré les prises de positions publiques de ses dirigeants. Les Français sont contre, mais leur manque de courage civique les empêche d’agir. Il existe une attitude généralisée consistant à se taire et laisser faire. Un déclin du courage qui, pour Soljenitsyne, « semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité ».

Les Français et les Européens sont capables d’explorer l’espace, de développer l’intelligence artificielle ou de concevoir des avions de chasse alliant élégance et prouesses technologiques, mais ne parviendraient pas à stopper l’immigration et l’islamisation, ni à combattre l’insécurité qui se généralise sur leur sol ? La France et l’Europe ne manquent pas de gens intelligents, mais de gens courageux. Elles ne meurent pas de bêtise mais de lâcheté. Car, en dépit du progrès technique, « faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ? » questionne l’écrivain russe. Une interrogation qui ne peut qu’amener à cette déduction : le réveil passera d’abord par un retour du courage politique.

La force de l’exemple

Un courage illustré, entre autres, par le combat désintéressé des jeunes européens de Génération Identitaire, qui sur le plan individuel n’ont rien à gagner et tout à perdre en s’engageant en première ligne. Contrairement aux magistrats qui les jugent ou aux journalistes qui les condamnent, eux ne sont pas payés pour militer. Ils ne bénéficient d’aucune protection et ne se retranchent par derrière leur administration ou leur rédaction pour défendre leurs convictions. Eux n’ont rien à vendre et ne cherchent pas leur promotion.

Accepter de prendre des coups et s’élever au dessus de son intérêt personnel au nom de valeurs plus nobles : voilà bien une matrice du courage politique. Un courage incarné notamment par Romain, qui a perdu son travail à la suite de l’action Defend Europe dans les Alpes. Mais aussi par ces dizaines de jeunes identitaires mis en examen ces derniers mois suite aux actions de Marseille et de Bobigny dans le 93.

« Bien sûr », nous dit Soljenitsyne, « il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société ». Pourtant, le courage individuel semble aujourd’hui permettre un réveil des consciences, avec l’attrait exaltant que peut avoir un fruit longtemps oublié dont on devinerait à nouveau le goût. Lentement, il revient, le courage des uns éveillant les enthousiasmes des autres. Il se diffuse par l’incarnation et l’exemple, avec l’espoir qu’il atteigne un jour nos dirigeants et nos élites. Peut-être est-ce là la seule nuance, teintée d’espérance, à apporter aujourd’hui au portrait prophétique de notre société dressé avec éclat par Soljenitsyne, il y a maintenant quatre décennies.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Affronter le terrorisme intellectuel ou mourir – Clément Martin (Les Identitaires)

Les élections européennes approchent et, malgré une embellie récente, la liste « Les Républicains » peine à décoller. Crédité de 12 % des intentions de vote par les différents instituts de sondage, le parti de François-Xavier Bellamy semble être destiné à finir 3ème, loin derrière le Rassemblement national emmené par Jordan Bardella. S’il se confirme, cet échec ne manquera pas d’être instrumentalisé par les faux amis de la droite qui y verront la démonstration de l’absence de rentabilité électorale d’une ligne trop conservatrice (pourtant assez timorée en réalité). Nous assisterons à une campagne de pression, sur fond d’injonction de modération, c’est-à-dire de soumission à la gauche progressiste.

La droite face au centre : ce que personne ne dit.

Le politologue et sondeur Jérôme Sainte-Marie a relevé dans son ouvrage « Le nouvel ordre démocratique » plusieurs exemples démontrant l’inanité de cette volonté de faire plier la droite vers la gauche.

• En 2007, Nicolas Sarkozy obtenait 31 % des suffrages au premier tour. Ce score, très important pour un candidat de droite, n’a jamais été égalé depuis. À l’époque, malgré une rude concurrence au centre avec la candidature de François Bayrou (qui avait atteint 18 %), le candidat de l’UMP avait réussi à siphonner l’électorat du Front national, récupérant 25 % des voix de ceux qui avaient voté pour Jean-Marie Le Pen en 2002.

• On oppose souvent à cette campagne victorieuse la défaite de 2012. Pourtant, le détail des chiffres contredit cette analyse superficielle. En effet, les électeurs de François Bayrou s’étaient reportés au second tour sur Nicolas Sarkozy dans les mêmes proportions qu’en 2007 et les reports de voix centristes vers le candidat socialiste furent même moindres en comparaison. La campagne « à droite toute » ne fut donc pas de nature à effrayer les électeurs du centre.

• Lors des primaires de la droite et du centre en 2016, de nombreux observateurs considéraient qu’en ouvrant la primaire et grâce à une participation forte, Alain Juppé aurait un avantage sur ses concurrents. Leur ligne « droitière » serait nécessairement pénalisée car s’adressant à des segments électoraux rétrécis. Le démenti fut cinglant, François Fillon arrivant finalement très largement en tête avec 44 % des suffrages et une participation totale de 4 millions d’électeurs.

Les enquêtes d’opinions détruisent les mythes des adversaires de la « droitisation ».

Le Cevipof (Le Centre de recherches politiques de Sciences Po) montre dans son étude « Vague 10 – Janvier 2019 » que la part de ceux qui se positionnent au centre a régressé et avoisine les 17 %. Dans le même temps, l’ensemble des individus se déclarant de « droite » progresse pour parvenir à 35 %. De plus, les questions identitaires (immigration et islamisation) continuent d’être des priorités pour les anciens électeurs de François Fillon. Enfin, plus de 20 % de ces derniers sont aujourd’hui tentés par le vote pour une liste du Rassemblement national.

L’injonction modérantiste n’est rien d’autre que du terrorisme intellectuel.

À la lumière de ces chiffres et de ces faits, on réalise à quel point cette volonté de soumettre la droite au politiquement correct ne repose sur aucune analyse sérieuse. Elle est purement idéologique et n’est certainement pas le reflet d’une quelconque attente des électorats. Il est donc temps de passer à la contre-offensive, de cesser de donner des gages et de s’excuser. Vainqueur celui qui cessera de se justifier !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Démographie française : attention, tout s’accélère ! – Cyril Raul (Les Identitaires)

La démographie est implacable. Dans le plus grand silence, nous approchons d’un point de bascule historique dont voici les principaux traits.

Une grande ville arabo-musulmane chaque année en France

Selon Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’institut de sondage Ifop, 18,5 % des nouveau-nés de 2015 portaient un prénom arabo-musulman.[1] L’Insee ayant recensé 800 000 naissances cette année-là, environ 150 000 personnes d’origine arabo-musulmane sont donc nées en France en 2015. Chaque année dans notre pays, les naissances arabo-musulmanes représentent l’équivalent d’une nouvelle grande ville française comme Angers ou Nîmes.

Des chiffres édifiants… et pourtant très incomplets

Les chiffres de Jérôme Fourquet sont d’autant plus préoccupants que l’origine de ces naissances présente deux critères cumulatifs, puisqu’elle est à la fois musulmane et arabe. Ce qui exclut donc de facto l’essentiel des prénoms d’Afrique noire ainsi que des prénoms donnés dans les pays musulmans non arabes (les prénoms d’origine turque, par exemple) ou les pays asiatiques. Le taux de prénoms extra-européens est donc aujourd’hui très largement supérieur à ce pourcentage de 18,5 %. De combien est-il réellement ? Un tiers ? La moitié ? Dans tous les cas, ces stades seront a minima dépassés dans les années à venir si les courbes de natalité poursuivent leur évolution actuelle.

Les maternités de la France périphérique ferment

Alors que la part des naissances extra-européennes ne cesse d’augmenter, la moitié des maternités françaises a fermé en 20 ans.[2] Ces fermetures n’ont bien évidemment pas lieu dans les grandes métropoles multi-ethniques, mais dans la France périphérique désertifiée… et très majoritairement habitée par des Français de souche.

Des décisions qui, sur le temps long et à l’échelle d’une population, ont nécessairement un impact sur la démographie et les taux de natalité dans les régions concernées. Pour les femmes enceintes habitant ces zones, l’angoisse d’accoucher dans sa voiture devient de plus en plus prégnante. À ce constat s’ajoutent les fermetures d’écoles, le manque de médecins, la hausse du coût de la vie… Autant de circonstances pouvant objectivement dissuader d’avoir un enfant.

Une politique gouvernementale dé-nataliste

Des fermetures de maternités contre lesquelles les pouvoirs publics ne font rien. Pire : ces derniers ont mis en œuvre des mesures clairement dissuasives en matière de natalité ces dernières années. Qu’on en juge : sous les mandats Hollande et Macron, le plafond du quotient familial a été rabaissé à 1500 euros[3], les allocations familiales ont été divisées par 2 ou par 4 pour les revenus les plus élevés, les plafonds de la prime de naissance et de l’allocation de base de la Paje[4], qui englobaient jusqu’ici toute la classe moyenne, ont été nettement rabotés… À défaut d’encourager la natalité, les derniers gouvernements français se livrent au contraire à une véritable politique dé-nataliste… pour une partie de la population du moins. Car entre ces mesures et les fermetures d’écoles et de maternités dans la France périphérique, ce sont bien les parents français de souche qui sont les premiers impactés. Un constat d’autant plus révoltant qu’il se déroule dans un silence assourdissant.

Pendant ce temps, les baby-boomers amorcent leur disparition

Concomitamment, l’Insee enregistre désormais plus de 600 000 décès par an en France. Le solde naturel, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les décès, est le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette augmentation des décès devrait s’amplifier dans les années à venir puisqu’elle est essentiellement liée à un phénomène démographique logique et prévisible : l’amorce de la disparition des baby-boomers. Après avoir régné démocratiquement sur la seconde moitié du XXe siècle grâce à son poids numérique, cette génération née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale débute son déclin démographique.

Une génération qui présente deux caractéristiques essentielles. Elle est d’abord quasi-exclusivement française de souche : mécaniquement, la hausse de son taux de mortalité contribue donc notablement à la réduction de la proportion de la population « indigène » française. Elle vote ensuite massivement Emmanuel Macron : les trois quarts des plus de 65 ans ont choisi le candidat d’En Marche au second tour des présidentielles 2017, de loin le meilleur taux de vote Macron selon les tranches d’âge. Deux éléments qui illustrent l’émergence d’une « France d’après » : celle où la proportion de la population européenne diminue, mais aussi celle où les Français de moins de 65 ans ont une conscience identitaire nettement plus développée que leurs anciens.

Décennie 2020 et accélération de l’Histoire

Ce compte à rebours démographique se déroule à une période charnière. Depuis 2015, notre époque connait une succession de secousses sur un laps de temps très court : les attentats islamistes, la crise des migrants, les arrivées au pouvoir de Trump et de Salvini, la révolte des gilets jaunes… Autant d’éléments survenus en à peine quelques années qui illustrent un phénomène incontestable dont il faut prendre conscience : nous assistons à une accélération de l’Histoire.

Bien sûr, il est aujourd’hui impossible de savoir où nous conduira cette accélération. Mais ce constat conjugué aux bouleversements démographiques en cours permet néanmoins de dessiner les contours d’une prévision : la décennie 2020 dans laquelle nous entrerons dans quelques mois sera manifestement décisive.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

[1] https://twitter.com/franceinter/status/1103560323271966728

[2] https://www.bfmtv.com/economie/en-20-ans-la-moitie-des-maternites-francaises-a-ferme-1629774.html

[3] Mécaniquement, le quotient familial réduit le montant de l’impôt sur le revenu d’une famille. Son plafonnement consiste à limiter cette réduction a une certaine somme : plus cette somme est réduite, moins l’avantage sera important et plus la famille paiera d’impôt.

[4] aide mensuelle versée par la Caf pour les enfants de moins de 3 ans

Gilets jaunes : une authentique révolte de droite – Laurent Moreau (Les Identitaires)

La marche des « Foulards rouges » a mis en lumière une forte opposition de certaines parties de la bourgeoisie parisienne à l’égard des Gilets jaunes. Il n’est pas rare d’entendre dans la bouche de gens réputés « de droite » un jugement tronqué sur les gilets jaunes qui n’aimeraient pas les riches, souhaiteraient que les plus hauts revenus soient d’avantage taxés ou encore que l’État investisse massivement dans la fonction publique.

Cette vision déformée des Gilets jaunes est le résultat du travail de sape habituel mené par la gauche et l’extrême gauche. Elles rêvent de retrouver dans ces manifestations un prolétariat français qu’elles ont depuis longtemps abandonné.

La réalité est tout autre. Les Gilets jaunes sont bel et bien la première révolte « de droite », enracinée, contre les dérives de la mondialisation et contre un État omniprésent fiscalement mais incapable de répondre aux aspirations des Français ou de les protéger.

Une révolte contre un trop plein de taxes, d’impôts ne peut pas être qualifiée « de gauche ». Ce mouvement concerne souvent les Français habitant dans les zones rurales ou péri-urbaines et ne touche ni les banlieues ni les bobos de centre-ville, sa clientèle électorale classique.

Le rétablissement de l’ISF aurait été placé au centre des prétendues revendications de ce mouvement populaire selon ses détracteurs. Certains Gilets jaunes ont en fait utilisé l’exemple de la fin de l’ISF pour montrer que « oui, payer moins d’impôts, c’est possible », et non parce qu’ils souhaitaient que les plus aisés soient de nouveau plus taxés. Pour donner une telle visibilité au sujet, la France insoumise et ses caisses de résonnance ont fait pesé une énorme pression. Néanmoins, à l’heure où nous écrivons ces lignes, le rétablissement de l’ISF ne fait pas partie des revendications officielles des Gilets jaunes.

Au contraire, les revendications des Gilets jaunes témoignent de leur attachement à certaines valeurs profondément ancrées « à droite », la méritocratie, la liberté, la famille et la possibilité de pouvoir vivre dignement de son travail.

Examinons-les :

« Suppression de la TVA sur les produits de première nécessité et de puériculture » : une baisse de la TVA est forcément un pied de nez à « l’État glouton » qui prélève partout des sommes astronomiques sur les Français. La volonté d’aider particulièrement les familles qui ont des enfants témoigne de leur volonté de continuer à en avoir, donc à transmettre – une idée de plus en plus attaquée dans notre société.

La « diminution drastique de tous les avantages des fonctionnaires » fait écho à une volonté d’équité et en toile de fond à la question de la méritocratie. Les avantages de certains fonctionnaires sont devenus insupportables aux yeux des classes moyennes et populaires qui se battent pour boucler leurs fins de mois. Les salaires exorbitants de France Télévisions en sont le plus bel exemple, et cristallisent cette fracture entre certains Français surprotégés et ceux qui travaillent dur pour réussir.

Enfin, la mise en place du « Référendum d’Initiative Citoyenne en toutes matières » qui ne comprendrait aucun sujet interdit. Si certains médias ont agité le spectre du retour de la peine de mort et de l’interdiction de l’IVG pour discréditer la revendication, le pouvoir a surtout peur que le peuple puisse se saisir de sujets sur lesquels il n’a jamais été consulté : l’immigration, l’islamisation, la politique de la ville, etc. Autant de sujets ayant un impact direct sur la vie des Français, mais également sur les finances publiques et donc sur le montant des impôts et des taxes dont les Français doivent s’acquitter. Le RIC est un outil qui responsabiliserait les Français, dans les sujets soumis au vote et dans les décisions prises par le peuple, toujours souverain. L’exemple de la Suisse montre d’ailleurs que des sujets jusqu’ici jamais débattus au Parlement pourraient aboutir via le RIC (construction des minarets, expulsion des criminels étrangers, pour reprendre deux votations célèbres dans ce pays).

L’ADN de la révolte des Gilets jaunes ne doit pas être altéré par les manipulations initiées par la gauche et les syndicats. Ils sont largement responsables de la situation désastreuse dans laquelle se trouve une partie des classes moyennes et populaires françaises et ne représentent plus personne.

Laurent Moreau

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les 5 points faibles d’Emmanuel Macron – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

L’élection d’Emmanuel Macron a engendré un profond bouleversement du paysage politique traditionnel. Bien que bénéficiant du soutien de la quasi totalité des médias lors de sa campagne, le Président de la République s’est rapidement effondré dans les sondages. Malgré les éloges dithyrambiques de nombre d’éditorialistes, un divorce irrémédiable semble s’être produit avec le peuple français. Comment expliquer cette fracture ?

1. Un Président mal élu

La base électorale d’Emmanuel Macron est fragile. C’est le paradoxe de son élection à la présidence de la République. Il a certes obtenu 66 % des voix au second tour, mais c’est une victoire en trompe-l’œil. Car l’essentiel des suffrages qui se sont portés sur sa candidature procédaient d’un rejet de Marine Le Pen et non d’une adhésion à son projet. Il avait d’ailleurs recueilli seulement 17 % des voix des inscrits au premier tour. Plus de 8 Français sur 10 n’ont donc pas voté pour Emmanuel Macron. C’est le score le plus faible depuis 15 ans.

2. L’élection de 2017 : la grande méprise

Macron a été élu sur un malentendu. En se présentant comme « hors-système » (voire « anti-système »…) grâce à la complicité active des médias, il a fait croire aux Français qu’il allait rompre avec les 40 années de blocages, de léthargie et de pusillanimité. C’est aussi pour cette raison qu’il a été aussi long à dévoiler son programme, misant tout sur son image (jeune, séduisant et hors partis). Les électeurs ont cru qu’ils se débarrassaient de l’UMP et du PS alors qu’ils en ont propulsé la pire synthèse. Ils s’en sont très vite aperçus.

3. Une stratégie dangereuse

Notre système politique, comme toutes les démocraties européennes et occidentales, repose sur l’alternance. Macron a réussi à capitaliser sur la lassitude de ce match truqué (un coup on vote PS, un autre UMP, les deux partis faisant sensiblement la même politique) mais n’a fait que gagner du temps. Il essaye d’instaurer un nouveau clivage qui l’opposerait au RN en espérant bénéficier du même rejet de Marine Le Pen. Le jeu est dangereux. Tout système démocratique a besoin d’une alternance. En installant un duel avec le principal parti défendant des choix politiques « identitaires », il participe aussi à le légitimer. Il indique ainsi pour qui voter en cas d’insatisfaction de son mandat.

4. Un renouvellement mal maîtrisé

Pour donner corps à sa volonté de « rupture », Macron a souhaité renouveler la classe politique en balayant les vieux députés de l’UMP et du PS. Pour les élections législatives, il a ainsi donné l’investiture de son parti à de nombreux candidats issus de la société civile. Là encore, ce fut une victoire à la Pyrrhus. La République En Marche a certes obtenu la majorité absolue mais avec deux handicaps majeurs : une abstention record et des députés inexpérimentés. Ce cocktail explosif a affaibli considérablement le concept de « démocratie représentative », coupant encore un peu plus les élus du peuple. Avec le mouvement persistant des Gilets jaunes, nous sommes dorénavant au bord de la crise de régime.

5. Les contradictions de la Macronie

Enfin, tout le narratif de la macronie consiste à présenter une alternative implacable entre le Président d’une part, qui serait l’incarnation de la République et le sauveur de la démocratie et, d’autre part, les populistes, c’est-à-dire les partisans de l’arrêt de l’immigration et de l’enracinement. La mobilisation des Gilets jaunes a permis de mettre à jour ces contradictions. Leur première revendication est le référendum d’initiative populaire, soit la mise en place du procédé le plus démocratique. Et bien évidemment, le gouvernement ne veut pas en entendre parler, considérant à raison qu’un tel outil serait susceptible de détricoter toute ses mesures. De même, si l’on en croit les sondages qui vont systématiquement dans le même sens, l’arrêt de l’invasion migratoire ne serait qu’une formalité. Cela participerait aussi à inverser le récit des macronistes et rétablir la vérité : qui sont vraiment les défenseurs du peuple ? Qui sont les hypocrites et les menteurs ?

Jérôme Barbet

Texte repris du site de : Les Identitaires

Entretien avec Aurélien Verhassel, président de l’Organisation Citadelle : « Le Système souhaite nous abattre »

La chaîne qatarienne Al Jazeera a diffusé mi-décembre un reportage à charge contre les identitaires de Lille, n’hésitant pas à trafiquer les images. Aurélien Verhassel, président de l’Organisation Citadelle, nous explique le déroulement du tournage ainsi que les graves conséquences subies par les militants, dont quatre ont été placés en garde à vue mercredi dans le cadre d’une enquête préliminaire.

— Quand et comment la chaîne Al Jazeera a-t-elle tourné son reportage ?

— Le journaliste infiltré en caméra cachée a passé la porte de la Citadelle pour la première fois en septembre 2017 lors de la Braderie de Lille, où, comme chaque année, nous tenions un stand politique devant nos locaux afin de précisément permettre à la population de venir découvrir les lieux et discuter avec nos militants. Il lançait régulièrement des sujets tendancieux – nous forçant à le recadrer à plusieurs reprises – et se tournait en permanence vers les plus jeunes ou des personnes de passage. Quelques semaines avant la diffusion de la première partie du reportage, manquant sans doute d’images croustillantes me concernant, une équipe conséquente d’Al Jazeera constituée de trois journalistes et de cinq « gros bras » est allée jusqu’à me poursuivre dans la rue, dès la sortie de mon logement, pour m’intimider et tenter de causer un esclandre. Ils ont attendu qu’une bande de Maghrébins passe à proximité pour hurler que mes militants « agressaient des Arabes », pour déclencher une rixe et enfin recueillir des images « intéressantes ». Ce reportage visait clairement à nous anéantir socialement et économiquement. Tous les militants présents dans le reportage ont perdu leur travail à la suite de la diffusion de ce dernier.

— Quels sont les faits reprochés à la Citadelle ?

— Rien ! Sinon d’être le fer de lance de la lutte contre l’immigration-islamisation et d’accueillir chaque semaine de nombreux Français voulant défendre leur identité. En effet, judiciairement, la Citadelle n’est en rien inquiétée. J’ai été filmé en caméra cachée pendant six mois sans qu’il n’en sorte rien. Il faut néanmoins séparer l’aspect judiciaire des graves attaques médiatiques dont nous avons fait l’objet. Le reportage, dans lequel interviennent deux journalistes qui travaillent ou ont travaillé pour Libération, est monté sur la base d’images de trois provocateurs tournées en caméra cachée, parfois dans d’autres établissements que la Citadelle. L’ensemble des médias ont tenté de faire passer ces trois provocateurs pour des militants identitaires afin de discréditer notre mouvement. Certains journalistes, animés par la volonté de nuire, sont même allés jusqu’à produire des montages trompeurs pour faire croire que certaines scènes avaient été filmées dans notre maison de l’identité.

— Que répondez-vous à ces accusations ?

— Le scénario de ce feuilleton était écrit à l’avance. Mon avocat, maître Maxime Moulin, a écrit à Al Jazeera, ils n’ont pas donné suite, cela démontre le peu d’objectivité du reportage qui était réalisé uniquement à charge. Malgré six mois d’infiltration et des moyens mis en œuvre encore jamais vus en France, grâce à l’argent du Qatar, le reportage n’est finalement basé que sur quelques personnes de passage qui, contrairement à ce que les « journalistes » d’Al Jazeera laissent entendre, ne sont pas des militants actifs.

Aujourd’hui, quand 100 % des terroristes sont musulmans, il ne faut surtout pas faire d’amalgame, mais quand trois adhérents d’une association qui en compte 1 200 tiennent des propos d’ivrognes à trois heures du matin, la France est en danger ? Des propos répréhensibles ont certes été tenus dans ce reportage, je les dénonce et les condamne sans équivoque. Ces derniers n’ont rigoureusement rien à voir avec notre philosophie et notre vision du monde.

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Les djihadistes ne doivent pas être rapatriés mais déchus de leur nationalité ! (Les Identitaires)

« Ce sont des Français avant d’être des djihadistes. » En prononçant ces mots ce mardi sur BFMTV, le ministre de l’Intérieur trahit une nouvelle fois la France. Christophe Castaner envisage en effet le rapatriement de 130 djihadistes détenus en Syrie qui devraient être libérés sous peu après le retrait des troupes américaines. Et ce, alors même qu’il y a un an, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux affirmait que les Kurdes « présentaient toutes les conditions pour les juger sur place ».

Ces djihadistes de nationalité française (mais dans leur écrasante majorité d’origine extra-européenne) ont pris les armes au nom de l’islam contre la France et commis les pires atrocités. Les identitaires avaient été les premiers à réclamer la déchéance de nationalité pour les islamistes binationaux partis faire le djihad en Syrie. Reprise d’abord par le Front national puis par une partie des Républicains, cette proposition avait failli être adoptée à la suite des attentats du 13 novembre, avant que le Président François Hollande ne fasse machine arrière.

À l’époque, un certain Christophe Castaner (alors député PS) avait même affirmé sur Europe 1 (janvier 2016) « dans l’absolu, il faudrait pouvoir déchoir tout auteur d’un crime terroriste de la nationalité française, qu’il soit binational ou non ».

Cette volonté de la part du gouvernement de faire revenir en France des djihadistes est irresponsable. Ces individus n’ont évidemment aucune perspective de réinsertion et seront des dangers publics à leur sortie de prison. Durant leur séjour carcéral, il est à craindre qu’ils contaminent idéologiquement de nombreux détenus.

Les identitaires réclament la déchéance de nationalité pour tous ces djihadistes : aucun d’entre eux ne doit poser le pied chez nous !

Les Identitaires

Communiqué de presse repris du site de : Les Identitaires

Pourquoi le mouvement des Gilets jaunes va continuer – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

Le spectaculaire mouvement des Gilets jaunes, entamé le 17 novembre, n’a pas dit son dernier mot. Parti d’une révolte contre le poids de la fiscalité et l’augmentation de certaines taxes, il a été le catalyseur de la colère des Français. Aucun éditorialiste ni aucun analyste politique ne l’avait vu venir. Son ampleur a surpris tout le monde, et son affranchissement des partis politiques et des syndicats en a fait un objet politique hors-norme, échappant à tous les schémas habituels et le rendant difficile à appréhender. Ses revendications un peu fourre-tout, ses porte-paroles s’exprimant parfois dans la cacophonie ont parfois participé à le rendre confus et empêcheront peut-être une réelle traduction politique à terme.

Signe de l’incompréhension du gouvernement, face à un mouvement social d’une nature nouvelle, venant des profondeurs de la France périphérique qui évolue hors-radar du champ médiatique et politique depuis plus de 40 ans, Emmanuel Macron a décidé d’utiliser les vieilles recettes. Castaner a tout d’abord essayé de fasciser les Gilets jaunes (ce fut un échec), puis a essayé d’utiliser les violences pour les discréditer auprès des Français (nouvel échec). Macron a quant à lui tenté de proposer une batterie de mesures sociales pour calmer la révolte. Le résultat est en demi-teinte : certaines propositions ont été bien reçues par la population, néanmoins de nombreuses analyses ont démontré que pour beaucoup, il s’agissait de tours de passe-passe comptables qui ne changeraient pas grand-chose.

D’autre part, Emmanuel Macron a déjà trahi une promesse : au sein de la même intervention télévisée, il avait promis un débat sur l’immigration. Si certains commentateurs se refusaient à lier la question identitaire au mouvement des Gilets jaunes, le président de la République l’a pourtant fait… Signe du malaise sur cette question, Macron a d’ailleurs annulé sa venue à Marrakech pour approuver le désastreux pacte des migrations qui va engendrer davantage d’immigration massive (à la place, il a envoyé son secrétaire d’État en catimini au Maroc). On a pu croire au début que le président allait tenir ses promesses. Rapidement, un débat sur l’immigration apparaissait effectivement à l’agenda. Mais aussitôt, le Premier ministre Edouard Philippe a fait machine arrière et a indiqué que le débat n’aurait pas lieu.

Le mouvement des Gilets jaunes a moins mobilisé le samedi ayant suivi le passage télévisé d’Emmanuel Macron. Pour beaucoup de commentateurs, c’était le signe de la fin du mouvement. Avec les fêtes de Noël et de fin d’année, il y a fort à parier que le déclin va continuer. Mais le plus probable n’est-il pas que nous connaissions une simple pause plutôt qu’un arrêt ?

Les mesures du gouvernement ne règleront aucun problème de fond. Le débat sur l’identité est soigneusement mis sous le tapis, mais la question demeure, comme l’attentat islamiste de Strasbourg est venu cruellement le rappeler. Au mois de janvier, le prélèvement à la source va sans doute engendrer un nouvel épisode de mobilisation.

Le gouvernement n’est pas en mesure de répondre au défi posé par les Gilets jaunes. Ce mouvement s’inscrit d’ailleurs dans la continuité de la restructuration de la vie politique française entamée par l’élection d’Emmanuel Macron. Ayant détruit les deux principaux partis qui avaient construit « l’alternance » et profitant de certaines faiblesses de l’opposition, il a créé une sorte de vide politique. La nature en ayant horreur, les Gilets jaunes sont apparus. Ils sont l’opposition, dans un rapport frontal et direct avec Macron. D’où le fait qu’ils demandent sa démission. C’est entre lui et eux, entre Paris et les provinces, entre la technocratie et le populisme, entre cette France enracinée et les métropoles hors-sol. Il n’y a plus d’intermédiaire.

Ce que les Gilets jaunes exigent, c’est un changement radical. Ils ne veulent plus attendre, ils veulent une transformation maintenant. Ils ne se contentent plus de plans de communication ciselés mais veulent de vraies réponses. Avant tout, ils crient leur volonté de vivre, d’être entendus et de récupérer le contrôle de leur vie. Ils le sentent, tout leur échappe. Ils souffrent de leur sentiment de dépossession. Les services publics disparaissent de la France périphérique mais les taxes augmentent, les jeunes s’en vont tandis que des migrants arrivent dans les villages… à la télé on ne parle jamais de cette France-là, elle est l’angle mort de la classe politique et médiatique depuis des décennies. Le président l’insulte, les politiques la culpabilisent et les médias se moquent d’elle. L’augmentation des taxes sur le carburant fut le détonateur. Les habitants de cette France sont sortis de chez eux, ont découvert qu’ils étaient une force et qu’ils pouvaient faire trembler l’Élysée. Tous leurs lieux de socialisation ont été progressivement dépecés et maintenant ils se retrouvent sur les ronds-points. Ils ont réalisé qu’ils formaient un peuple.

Pourquoi s’arrêteraient-ils ici, alors qu’ils n’ont encore rien obtenu ? Face à ce nouveau défi, les vieilles réponses politiciennes ne fonctionneront plus.

Jérôme Barbet

Texte repris du site de : Les Identitaires

Gilets jaunes : mettons les mots sur les maux – Cyril Raul (Les Identitaires)

C’était prévisible : l’extrême gauche tente de récupérer le mouvement des gilets jaunes. L’objectif : divulguer l’idée que les causes de la révolte sont exclusivement économiques. Après tant d’années de silence, des centaines de milliers de Français sortiraient de leur torpeur, se battraient et s’exposeraient autant pour défendre le sacro-saint « pouvoir d’achat ». Une explication éculée, facile et sans risque qui n’est pourtant que l’écume d’une lame de fond.

Car, au fil des discussions, à longueur d’interviews sur des péages ou des ronds-points, deux mots reviennent sans cesse dans les bouches des gilets jaunes : « mes enfants ». Ces enfants de la France périphérique, ceux dans l’angle mort de la France de demain que leur prépare Macron. Une « France d’après » des grandes métropoles et des frontières ouvertes, où il faut « se former » et « être mobile » car « le monde bouge ».

Une jeunesse abandonnée au profit de la jeunesse mondialisée à qui l’avenir est promis. Oui, Macron sacrifie une jeunesse pour une autre, et les parents de la France périphérique l’ont compris tout simplement parce que leurs familles sont les premières victimes de ce choix politique. Ils voient ce gouvernement dédoubler les classes de CP dans les zones REP+ alors que leurs propres enfants font une heure de bus par jour pour se rendre à l’école parce que celle de leur village a fermé. Ils constatent la succession de « plans banlieues » pendant que les médecins, les services publics et les commerces de leur petite ville baissent le rideau. Ils observent ces arrivées de jeunes migrants hébergés, soignés et nourris à nos frais pendant qu’eux n’arrivent plus à loger leur famille.

Quel avenir pour les enfants de la France périphérique dans 15 ans ? L’oubli, la désertification, le revenu universel et le droit de se taire ? Face à cet abandon délibéré, dans un contexte où « les autres » passent avant « les nôtres », comment ne pas comprendre ces parents qui veulent donner moins à cet État pour donner plus à leurs enfants ?

La colère dépasse la question du prix du carburant. Elle relève d’un sentiment plus large et noble : celui de la dépossession. Plus que le simple pouvoir d’achat, ces Français veulent plus de pouvoir tout court. Ils veulent avoir leur mot à dire. Payer des impôts, oui : mais pour qui ? Nos enfants ou les migrants ? Nos vieux ou les banlieues ?

Alors que le dernier référendum en France a eu lieu il y a plus de 13 ans, l’heure est venue de reprendre le contrôle.

Qualifiée de « profonde », « périphérique » ou « oubliée », cette France fait la Une ces deux dernières semaines. Depuis quelques jours, l’actualité médiatique n’est plus axée sur les « petites phrases », les lubies de bobos, des LGBT et de l’entre soi parisien. Les Gilets jaunes ont sorti cette France de l’angle mort dans lequel elle végétait. Ils l’ont remise au centre du jeu politique, à la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Les projecteurs sont braqués sur elle : désormais, dans un contexte de récupération par l’extrême-gauche et de dépolitisation généralisée, il est devenu impératif de mettre les mots sur ses maux. Sous peine d’être conduite sur les voies de garage vers lesquelles tant voudraient la mener.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Plus de Mohamed que de Martin morts pour la France en 14-18 ? Vraiment ? (Les Identitaires)

Le Parisien l’a annoncé à la cantonade, Mohamed (et ses variantes) est un prénom plus fréquemment gravé que Martin sur les monuments aux morts de la Grande guerre. Pourtant cette « découverte » qui se veut spectaculaire est une manipulation grossière. Voici pourquoi :

Aujourd’hui Martin est un prénom assez courant, au début du siècle il ne l’était pas du tout, comme en témoigne le graphique ci-dessous. En 1900 par exemple, seuls 231 Français prénommés Martin sont nés (INSEE).

Mais la manipulation du Parisien va plus loin car Martin, aujourd’hui comme à l’époque, est le patronyme le plus répandu en France. C’est donc en jouant sur la confusion entre la popularité actuelle du prénom Martin et celle actuelle et passée du patronyme identique que Le Parisien déforme la réalité pour faire entendre une petite musique. Celle des troupes coloniales déterminantes, omniprésentes, voire chair à canon.

Sans le dire on sous-entend que le sacrifice des troupes coloniales a été exceptionnel par rapport aux troupes métropolitaines. Pourtant le nombre de morts total est incomparable. Par exemple, la Bretagne seule a déploré deux fois plus de morts pour la France (130’000) que l’ensemble des troupes coloniales nord-africaines et subsahariennes (75 900). (cf. Lugan)

Pour les journalistes du Parisien, faut-il qu’en tout temps et en tous lieux, les Français soient redevables à l’« autre » et honteux des leurs ? Constatant le rejet massif du « vivre-ensemble » aucune ficelle n’est trop grosse pour faire croire au caractère indispensable de la diversité.

Bernard Lugan dans le texte que nous reproduisons ci-dessous avait, en 2016 déjà, tordu le coup au mythe des troupes coloniales chair à canon.


La France n’a pas gagné la Première guerre mondiale grâce à l’Afrique et aux Africains
Communiqué de Bernard Lugan publié sur son site.

Dans la grande entreprise de réécriture de l’histoire de France par les partisans du « grand remplacement », la Première Guerre mondiale, et plus particulièrement la bataille de Verdun, constitue un argument de poids. Son résumé est clair : les Africains ayant permis la victoire française, leurs descendants ont donc des droits sur nous.
Voilà qui explique pourquoi ces ardents défenseurs du « vivre ensemble » que sont MM. Samuel Hazard, maire socialiste de Verdun, et Joseph Zimet, à la ville époux de Madame Rama Yade, et en charge de la Mission du centenaire de la Grande Guerre, ont voulu mettre le sacrifice de millions de Poilus au service de leur idéologie.

Laissons donc parler les chiffres[1] :

1) Effectifs français (métropolitains et coloniaux)

– Durant le premier conflit mondial, 7,8 millions de Français furent mobilisés, soit 20 % de la population française totale.

– Parmi ces 7,8 millions de Français, figuraient 73.000 Français d’Algérie, soit environ 20 % de la population « pied-noir ».

– Les pertes françaises furent de 1.300 000 morts, soit 16,67 % des effectifs.

– Les pertes des Français d’Algérie furent de 12.000 morts, soit 16,44 % des effectifs.

2) Effectifs africains

– L’Afrique fournit dans son ensemble 407.000 hommes, soit 5,22 % de l’effectif global de l’armée française.

– Sur ces 407.000 hommes, 218.000 étaient des « indigènes » originaires du Maroc, d’Algérie et de Tunisie, soit 2 % de la population de ces trois pays.

– Sur ces 218.000 hommes, on comptait 178.000 Algériens, soit 2,28 % de tous les effectifs français.

– L’Afrique noire fournit quant à elle, 189.000 hommes, soit 1,6 % de la population totale et 2,42 % des effectifs français.

– Les pertes des unités nord africaines furent de 35.900 hommes, soit 16,47 % des effectifs.

– Sur ces 35.900 morts, 23.000 étaient Algériens. Les pertes algériennes atteignirent donc 17.98 % des effectifs mobilisés ou engagés.

– Les chiffres des pertes au sein des unités composées d’Africains sud-sahariens sont imprécis. L’estimation haute est de 35.000 morts, soit 18,51 % des effectifs ; l’estimation basse est de 30 000 morts, soit 15.87 %.

Pour importants qu’ils soient, ces chiffres contredisent donc l’idée-reçue de « chair à canon » africaine. D’ailleurs, en 1917, aucune mutinerie ne se produisit dans les régiments coloniaux, qu’ils fussent composés d’Européens ou d’Africains.

Des Africains ont donc courageusement et même héroïquement participé aux combats de la « Grande Guerre ». Gloire à eux.
Cependant, compte tenu des effectifs engagés, il est faux de prétendre qu’ils ont permis à la France de remporter la victoire. Un seul exemple : le 2° Corps colonial engagé à Verdun en 1916 était composé de 16 régiments. Les 2/3 d’entre eux étaient formés de Français mobilisés, dont 10 régiments de Zouaves composés très majoritairement de Français d’Algérie, et du RICM (Régiment d’infanterie coloniale du Maroc), unité alors très majoritairement européenne.

Autre idée-reçue utilisée par l’idéologie dominante : ce serait grâce aux ressources de l’Afrique que la France fut capable de soutenir l’effort de guerre.
Cette affirmation est également fausse car, durant tout le conflit, si la France importa six millions de tonnes de marchandises diverses de son Empire, elle en importa 170 millions du reste du monde.

Conclusion : durant la guerre de 1914-1918, l’Afrique fournit à la France 3,5 % de toutes ses importations et 5,22 % de ses soldats. Ces chiffres sont respectables et il n’est naturellement pas question de les négliger. Mais prétendre qu’ils furent déterminants est un mensonge doublé d’une manipulation.

Bernard Lugan
13/05/2016

[1] Les références de ces chiffres sont données dans mon livre Histoire de l’Afrique du Nord des origines à nos jours. Le Rocher, en librairie le 2 juin 2016.

Les Identitaires

Texte repris du site de : Les Identitaires

Que puis-je faire pour ma civilisation ? – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Personne ne viendra à notre secours. Ni Poutine, ni Trump, le grand sauveur de la civilisation européenne n’existe pas ou pas encore. Il est en tout cas certain qu’il ne sera ni russe, ni américain et il est très peu probable qu’il s’agisse d’une seule et même personne. La croyance en l’homme providentiel comme au grand soir sont autant de mythes incapacitants. Comment ne pas comprendre ces rêveries cependant ? Elles sont des palliatifs au désespoir légitime des Européens de l’ouest qui voient leur civilisation s’écrouler sous leurs yeux.

Trump comme Poutine dirigent des grandes puissances aux intérêts qui ne sont pas nécessairement les nôtres. La proximité culturelle de leur pays avec l’Europe rend leurs victoires électorales savoureuses. Elles font trembler sur ses fondations l’idéologie dominante. Elles scandalisent les médias. Elles désinhibent, elles réconfortent, mais elles ne font pas le travail à notre place.

De même, les victoires d’Orban et de Salvini, si elles sont réjouissantes n’auront quasiment aucun effet sur notre avenir tant que Paris et Berlin resteront entre les mains de Macron et Merkel ou de leurs semblables. Il faut également garder à l’esprit que les victoires électorales sont souvent éphémères, surtout si elles ne s’appuient que sur le désespoir et la colère aussi légitimes soient-ils. En plus d’une nécessaire révolution culturelle, il faut aussi qu’il y ait suffisamment de courage et de talent chez les plus entreprenants d’entre nous pour la porter et l’amplifier.

La vague populiste ne doit pas être le dernier cri d’un peuple qui ne veut pas mourir, elle doit être le début d’une renaissance civilisationnelle. Et il appartient à nous tous d’y prendre part.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le réel, arme de destruction massive des idéologies progressistes, par Anthony Grange (Les Identitaires)

En quoi le populisme est-il différent des autres ismes ? Qu’est-ce qui différencie un Matteo Salvini ou un Donald Trump d’un Emmanuel Macron ou d’une Angela Merkel ? Le rapport au peuple, c’est évident. Mais, sans doute Emmanuel Macron pense-t-il sincèrement agir pour le bien du peuple français. Personne ne dit vouloir le malheur du peuple, ou aller contre ses intérêts.

Alors quelle est la différence entre les populistes et les autres ?

Celle-ci est en fait assez évidente. Un socialiste, un libéral, etc., va agir pour une idée. Le populiste, lui, va agir pour le réel.

Emmanuel Macron pense sincèrement qu’il est bon d’ouvrir encore plus la France à la mondialisation. Il est persuadé qu’intégrer les circuits économiques internationaux permettra d’améliorer la situation du plus grand nombre. À travers la croissance économique, un plus grand nombre de Français accédera au travail, à la richesse, au progrès. À travers l’immigration massive, la France deviendra plurielle, ouverte, tolérante, métissée, ce qui, dans son esprit, est positif.

Sans doute Emmanuel Macron a-t-il conscience des « dommages collatéraux » provoqués par sa politique. Il est trop intelligent pour ne pas voir les dégâts immenses causés par la désindustrialisation à des régions entières. Il sait que, sous l’effet de l’immigration massive, la France est aujourd’hui fracturée, divisée et au bord de l’explosion.

Mais, dans l’esprit d’Emmanuel Macron, ce ne sont jamais que des mauvais moments à passer. Grâce aux forces du progrès, les ouvriers licenciés, ou à défaut leurs enfants, suivront des formations et pourront s’insérer sur un marché du travail nouveau. Grâce aux forces du progrès, les communautés parviendront à cohabiter les unes à côté des autres et formeront un patchwork cohérent et fraternel.

Le populiste, lui, voit les choses différemment. Il ne se contente pas d’une idée de progrès, d’une idée de bien-être, d’une idée d’amélioration. Il n’accepte qu’une amélioration réelle et préfère, somme toute, maintenir l’existant plutôt que le sacrifier au bénéfice d’une simple idée. Le populiste n’est hostile ni au progrès, ni au changement, mais il demande que celui-ci soit concret, réel, qu’on puisse le voir et le toucher.

Certains reprochent aux populistes de manquer de réflexion, de ne pas agir selon de grands principes. Les « élites » reprochent aux populistes de ne rien comprendre aux théories économiques (une accusation de plus en plus remise en question lorsqu’on voit les résultats économiques de Donald Trump ou même de Viktor Orban, qui feraient pâlir d’envie nos gouvernants français…).

Mais les populistes ont pour eux de faire passer le réel avant l’idéologie, le concret avant la théorie. Le bilan de ceux qui les attaquent est désastreux : tant sur l’économie, dont ils prétendent pourtant être experts, que sur le sociétal et la fracture ethnique. Sans parler de leur taux de popularité. Tandis que Macron ne décolle pas des 30 % d’opinions favorables, un Matteo Salvini en Italie en cumule plus de 60 % !

La recette de la réussite politique apparaît de plus en plus clairement : protéger le peuple, dans tous les domaines. Faire du protectionnisme économique mais aussi migratoire. En somme, revenir aux fondements de la politique, c’est-à-dire la défense du peuple et de ses intérêts.

Anthony Grange

Texte repris du site de : Les Identitaires

Comment contourner la répression grâce au Bitcoin – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

Depuis plusieurs mois, nos opposants politiques cherchent à nous asphyxier financièrement en faisant fermer nos comptes bancaires et nos plateformes de paiement en ligne. Il est désormais possible de contourner ces moyens de paiement traditionnels grâce aux cryptomonnaies. Vous pouvez soutenir les identitaires en faisant un don en Bitcoin ou en Etherum.

Qu’est-ce que le Bitcoin ?

Le Bitcoin est une nouvelle monnaie virtuelle dont on entend de plus en plus parler dans les médias. Bulle spéculative ou révolution, des points de vue très tranchés existent et s’affrontent. Cette cryptomonnaie est un OVNI : elle bouleverse tous les schémas établis, réunissant parmi ses utilisateurs les milieux du web-anarchisme, les libertariens et dorénavant les identitaires. Parmi ses plus fervents opposants, on trouve les banques (centrales ou d’affaires), des économistes médiatiques, certains financiers et des politiques de tous bords.

La blockchain, qu’est-ce que c’est ?

Le Bitcoin a un futur incertain, en revanche une chose est sûre, il s’appuie sur une technologie nouvelle qui va probablement envahir notre quotidien dans les prochaines années. Il s’agit de la blockchain (dont la traduction en français est chaîne de blocs), une technologie qui permet de stocker et transmettre des informations de manière transparente, sécurisée et sans organe central de contrôle. La blockchain peut être utilisée de trois façons : pour du transfert d’actifs (monnaie, titres, actions…), pour une meilleure traçabilité d’actifs et produits, et pour exécuter automatiquement des contrats (des smart contracts). La grande particularité de la blockchain est son architecture décentralisée, c’est-à-dire qu’elle n’est pas hébergée par un serveur unique mais par une partie des utilisateurs. Il n’y a aucun intermédiaire pour que chacun puisse vérifier lui-même la validité de la chaîne. Les informations contenues dans les blocs (transactions, titres de propriétés, contrats…) sont protégées par des procédés cryptographiques qui empêchent les utilisateurs de les modifier a posteriori.

Comment utiliser les Bitcoins ?

Le Bitcoin est le cas d’usage le plus connu de la blockchain. Il désigne à la fois un protocole de paiement sécurisé et anonyme et une crypto-monnaie. N’importe qui peut accéder à cette blockchain et donc utiliser des bitcoins. Pour ce faire, il suffit de créer un portefeuille virtuel, en passant par exemple par ce site. La crypto-monnaie permet d’acheter des biens et services et peut être échangée contre d’autres devises.

Le Bitcoin en politique

Au-delà de l’innovation technologique considérable représentée par la blockchain (permettant d’effacer les intermédiaires), qui est en soi politiquement neutre, plusieurs courants idéologiques ont décidé de s’en emparer et d’en faire la promotion. Les milieux patriotes par exemple voient d’un bon œil la possibilité d’un outil leur permettant d’outrepasser la censure des GAFA (Google Amazon Facebook Apple) et des différentes plateformes de paiements soumises à des pressions politiques. Steve Bannon, l’ancien proche conseiller de Donald Trump en fait sans cesse la promotion et le Bitcoin est également utilisé par la célèbre YouTubeuse américaine Lauren Southern (proche de Génération Identitaire), plusieurs fois bannie par certaines plateformes de paiements.
Le Bitcoin pour contourner la répression

Tant que nos mouvements (comme Génération Identitaire récemment, dont les moyens de paiements ont été supprimés sous pression de l’extrême-gauche, quelques mois après la perte du compte bancaire de l’association suite à une campagne de harcèlement) continueront d’être dans le viseur du pouvoir, toute initiative visant à gagner en autonomie et en indépendance vis-à-vis de l’État, des GAFA et du système bancaire est à encourager. Que le Bitcoin soit une réelle alternative monétaire ou non, il est en tout cas aujourd’hui le moyen idéal pour contourner la répression dont nous sommes la cible.

La Blockchain comme alternative aux GAFA

La blockchain va apparaître de plus en plus comme la possibilité de créer une alternative aux GAFA (Google Amazon Facebook Apple), éventuellement avec des réseaux sociaux décentralisés s’appuyant sur cette technologie. Nous assisterons donc à l’émergence d’un pôle de résistance et de liberté se dressant en contre-modèle face à cette tentative monopolistique de créer une dictature numérique par ces géants du web. Un contre-pouvoir rendu chaque jour plus nécessaire, tant les libertés sur internet ne cessent de reculer.

Jérôme Barbet

Texte repris du site de : Les Identitaires

Vous pouvez facilement vous procurer et envoyer du Bitcoin en passant par ce site. Une fois votre compte créé, il vous suffira de l’alimenter par virement bancaire, puis vous pourrez effectuer très facilement des paiements depuis la rubrique retirer des bitcoins.

Les identitaires acceptent les dons en cryptomonnaies :
Adresse Bitcoin : 1EQXFUhbbxsgBbQ5cpujtkp5pMDxGWfiJi
Adresse Etherum : 0x88FC007c6bA257CC01ceA697513587fFBb1b1BeC

Génération Identitaire accepte également les dons en cryptomonnaies :
Adresse Bitcoin : 1JAWpHj7B3n1t4Xa3iQB2Bcq64v64ofz4B
Adresse Etherum : 0x0CDE4EbdFF145Fd1583287a00992de4c935c4f15

De l’importance des petites victoires – Romain Espino (Les Identitaires)

Médine ne profanera pas la mémoire des martyrs du 13 novembre 2015 sur le lieu même de leur assassinat par des terroristes islamistes. La mobilisation de Génération Identitaire et de milliers de Français dont l’exemplaire Patrick Jardin, père d’une des victimes, a payé.

Il aura néanmoins fallu attendre de longs mois pour que le rappeur renonce à sa provocation inacceptable. Même les larmes de parents de victimes n’avaient pas suffi à l’émouvoir. Sous la pression, il a du finalement se rendre à l’évidence : il valait mieux renoncer.

Il n’est pas le premier à avoir cédé face aux identitaires et leur capacité de mobilisation en ligne et dans la rue : Black M et Sniper sont là pour en témoigner.

Certains expliquent que l’annulation du concert de Médine au Bataclan ne changera rien, qu’il jouera dans d’autres salles, dans d’autres endroits. C’est la posture de ceux qui préfèrent le romantisme de la défaite et de l’inaction à l’efficacité du militantisme, parfois contraignant et ingrat il est vrai. C’est aussi une excuse bien pratique pour ne rien faire en attendant un hypothétique Grand Soir.

Chez les identitaires, nous avons toujours préféré engranger des petites victoires. De ces succès naissent les prises de conscience. Vaincre les autres, c’est aussi convaincre les nôtres de la possibilité de LA victoire. Aux désespérés, aux usés, à ceux qui ne croient plus en rien ni en personne, nous sommes la lueur dans le brouillard, le phare dans l’obscurité. À ceux qui pensent que rien n’est possible et que nous ne pouvons que regarder l’Europe s’effondrer, nous leur montrons que le combat n’est pas perdu. Au contraire, il ne fait même que commencer. Il ne tient qu’à eux d’y participer.

Romain Espino

Texte repris du site de : Les Identitaires