Identitaires, communautaires et séparatistes : l’affrontement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Le discours d’Emmanuel Macron pour annoncer le futur projet de loi contre le « séparatisme islamique » a été prononcé vendredi 2 octobre. Le projet de loi, quant à lui, sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres.

Le Président évoque les « dérives » islamistes « au sein de nombreux services publics (…) en particulier, les transports en commun ». Il évoque « l’obligation de neutralité ». Mais comment imposer la laïcité aux musulmans alors que, par ailleurs, Emmanuel Macron appelle à créer des « postes supplémentaires dans l’enseignement supérieur » sur la « civilisation musulmane » ? Comment dire aux musulmans que leur foi doit passer après les valeurs républicaines alors que le véhicule culturel de l’islam, la langue arabe, devrait être « reconnue » et « exaltée (…) dans le cadre républicain de manière extraordinairement décomplexée » ? Multiculturalisme et laïcisme sont incompatibles : si l’on veut intégrer l’islam dans la République, on ne peut lui refuser de s’exprimer tel qu’il est. Or, c’est là que le bât blesse. Macron fait du Sarkozy, il rêve d’un islam de France qui ne peut pas exister dans la mesure où, pour le musulman, l’intérêt national est toujours secondaire. L’oumma, communauté des croyants, prime sur les patries, et la charia, loi coranique, sur les lois de la République.

Il est illusoire de réformer l’islam, on ne change pas la foi et la culture des gens, on ne déracine pas les masses : on les accepte telles qu’elles sont au risque de la guerre civile ou on les renvoie au pays afin de préserver la paix. Aucune demi-mesure ne serait tolérée par une population en croissance démographique et sûre de son bon droit dans un pays en dormition identitaire. Une seule solution : la remigration. Que les imams soient formés par des pseudo-experts français ou des centres étrangers, le développement de l’islam en France ne signifie qu’une chose : l’islamisation du territoire.

Par ailleurs, ce discours annonce une dérive totalitaire assumée puisque « il sera permis de dissoudre des associations dont il est établi qu’elles portent des messages qui contreviennent à nos lois à nos principes (…) en vertu de nos principes républicains ». Les associations qui combattent les lois liberticides sur l’expression de ses opinions seront-elles interdites ? Et elles qui prônent un changement de régime, estimant que la république a fait son temps, ou du moins un certain modèle de république ? On le voit : tous ceux qui dévient des valeurs républicaines telles qu’elles sont proclamées et interprétées par le gouvernement sont menacés de bannissement de l’espace public.

Dans la même veine, l’école à la maison est désormais interdite sauf « impératifs de santé », ce qui contraint les familles à mettre leurs enfants dans un établissement scolaire dès trois ans. D’autre part, les écoles hors-contrat seront « davantage contrôlées ». Ce tour de vis sans précédent touche de plein fouet la liberté scolaire, l’autorité parentale et l’intégrité des familles. C’est une accélération grave de la dynamique étatiste qui enserre le pays et détruit les libertés les plus élémentaires. Au plus fort de sa période d’impopularité, traumatisée par les Gilets jaunes, la Macronie élimine son opposition. Plus que jamais, ce n’est pas un vain mot, nous basculons dans le totalitarisme. C’est un système qui se définit par l’application d’une idéologie à la totalité d’une société. Pour cela, nul besoin d’exécutions sommaires. Il suffit d’avoir un peuple volontairement servile et apathique. À nous de le réveiller.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Inséparables ? – Cyril Raul (Les Identitaires)

Dans son discours de vendredi dernier, Emmanuel Macron a présenté sa « loi contre le séparatisme » qui doit être débattue au Parlement en décembre. Un texte présenté par le service communication du Président comme une réponse à « l’islamisme », mais dont l’intitulé se gardera bien de reprendre le terme. Et pour cause.

Immigration et double-peine

Le « séparatisme islamiste » n’est en effet qu’une conséquence de l’islamisation, elle-même conséquence de l’immigration maghrébine et africaine. Pas une seule fois évoquée par l’exécutif lors de la présentation du projet loi, cette immigration massive continuera d’alimenter l’islamisation de la France, engendrant ainsi ses multiples prises de contrôles de rues, de quartiers, d’associations, de commerces ou de mairies. En somme, ce « séparatisme » que le gouvernement prétend combattre.

Pire : les Français vont même subir la double-peine. Face à l’islamisation, Emmanuel Macron a annoncé vouloir enseigner davantage la langue arabe à l’école ainsi qu’une enveloppe de 10 millions d’euros pour financer les études islamiques à l’université. Une nouvelle double-dose pour les Français ! On leur parlait d’immigration choisie par opposition à l’immigration subie ? Ils ont finalement l’immigration subie et choisie. On leur annonce un Islam financé et encadré par l’Etat en réponse à l’islamisme ? Ils auront finalement l’islamisme et l’Islam subventionné avec leurs impôts.

Toujours moins de libertés

Pas de société multiculturelle sans déclin des libertés individuelles. En ce sens, ce projet de loi s’inscrit dans la lignée des lois anti-terroristes. Derrière le paravent islamiste, le texte en préparation est avant tout restrictif de libertés.

Des libertés d’association et d’expression d’abord. Dans son intervention, le Président a visé la dissolution des associations contrevenant aux « principes républicains ». Marlène Schiappa a quant à elle évoqué une lutte contre des « suprématistes blancs » sortis de ses énièmes fantasmes. Dans l’esprit de ses fondateurs, le projet de loi dépasse donc de loin le cadre de la question islamiste.

De la liberté d’enseignement ensuite. Le gouvernement compte interdire l’instruction à domicile à la rentrée 2021. Alors même que, du fait de la baisse du niveau scolaire et de la fermeture des écoles dans la France désertifiée, de plus en plus de Français réfléchissent à ce mode d’instruction ? Alors même que les terroristes islamistes de nationalité française sont tous issus des bancs de l’école de la République ? A travers un énième artifice médiatique dont il use et abuse, le gouvernement opère un glissement du débat : la racine du « séparatisme islamiste » n’est plus l’immigration mais l’école à la maison.

Nous sommes déjà séparés

Le choix du terme « séparatisme » par le gouvernement est évocateur. L’exécutif aurait pu opter pour les mots « communautarisme » ou « islamisme ». Signe que, au-delà de la question de l’islamisme, c’est bien plus largement la volonté de se séparer qui est ici condamnée. Ce choix sémantique sonne comme un aveu d’échec : oui, dans l’Archipel français, les gens se séparent. Ils le font aussi bien mentalement, en se détachant de dogmes républicains de plus en plus surannés et abscons, que physiquement, avec un refus toujours plus marqué du vivre-ensemble.

Immigration rime en effet avec séparation. Séparatistes ! Ces parents qui choisissent l’école privée pour éviter la racaille à leurs enfants. Séparatistes ! Ces automobilistes qui refusent de prendre les transports en commun face à l’insécurité. Séparatistes ! Ces Français quittant des villes et des quartiers de plus en plus africanisés. 40 ans de « vivre-ensemble », 40 ans d’une lente décantation. Face à ce phénomène massif, prégnant et incontestable, l’Etat serre la visse. Le vivre-ensemble se fera de gré ou de force. Loi SRU dans les petites villes, installation forcée de migrants dans les villages, école – et carte scolaire – obligatoire pour toutes les familles… En s’attaquant au séparatisme, le gouvernement ne cible pas tant un islamisme sur lequel il tire à côté, mais une séparation tendant toujours plus vers l’inéluctable.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Centres commerciaux : l’esbroufe de Macron et la réponse identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

Emmanuel Macron a annoncé retenir l’une des propositions (sur les 149) de la Convention citoyenne sur le climat : la mise en œuvre d’un moratoire sur les zones commerciales en périphérie des villes ainsi que la sanctuarisation des espaces agricoles naturels et forestiers.

Quelle est la situation en France ? Paradoxale. En effet, notre pays combine le socialisme le plus insupportable et une multitude de passe-droits octroyés aux puissances commerciales et financières. La France est le pays du fiscalisme, des règlements tatillons et des interventions incessantes de la bureaucratie : racket au nom de la sécurité routière, flambée des impôts sur le tabac, droits de succession et taxe foncière aberrants qui découragent la propriété…

Ce poids de l’administration n’entrave pas, bien au contraire, le développement des multinationales dans notre pays : la France est le pays d’Europe où l’on compte le plus grand nombre de centres commerciaux par mètre carré. Le concept du centre commercial a été importé en France par un Hongrois, naturalisé français dans les années soixante, après de fructueux séjours aux États-Unis. Depuis, les zones commerciales enregistrent une croissance folle grâce à la complicité de l’État. Depuis 1996, les promoteurs n’ont plus l’obligation de présenter un certificat attestant que leur projet est compatible avec le plan local d’urbanisme, c’est-à-dire que Paris a tout simplement tiré une balle dans le dos des collectivités locales. Depuis, ces dernières ne s’en plaignent pas, encourageant partout où c’est possible l’apparition des galeries marchandes. Dès lors, les centres commerciaux peuvent être construits en zone inondable.

Depuis 2008, sous Sarkozy, les centres commerciaux n’ont aucune obligation de s’étendre sur un nombre limité de mètres carrés en relation avec la population de la commune. La loi de « modernisation » de l’économie a aussi fait sauter l’obligation de comparer les emplois créés par les centres commerciaux et ceux détruits en centre-ville ; de plus, les commerçants ne siègent plus dans les commissions d’autorisation des zones commerciales, celles-ci étant désormais peuplées d’hommes politiques tout à fait complaisants. En 2014, on a retiré aux associations environnementales la légitimité pour agir en justice contre les autorisations de centres commerciaux : elles ne peuvent plus lancer de procédure de recours. Enfin, en 2016, le contrôle des surfaces illicites a été supprimé.

Autant dire que la France est devenue le paradis des bétonneurs et des grandes enseignes. Celles-ci étouffent leurs fournisseurs – les supermarchés réalisent des marges indécentes sur le dos des producteurs –, ouvrent de plus en plus leurs portes le dimanche, au détriment de la vie de famille des gérants et des employés, et font disparaître les petits commerces, et avec eux les centres-villes et la vie de quartier. Bref, c’est l’identité même de nos communes qui est menacée : autrefois habités par des artisans, des employés, des commerçants et d’autres travailleurs français, les centres-villes sont maintenant partagés entre bourgeois de gauche sans enfants et immigrés hostiles.

Les Français de souche de la classe moyenne modeste et élargie sont priés d’aller s’exiler ailleurs. Depuis deux ans, l’association En toute franchise, créée par un couple de petits commerçants, bataille auprès du gouvernement sans parvenir à gagner son attention. Rien ne permet de croire qu’Emmanuel Macron, seulement motivé par la mode écologique et le désir de ne pas perdre l’électorat bobo, soit capable d’enrayer le grignotage de notre pays par Leclerc, Carrefour et Cultura. Seule une audacieuse politique économique, cohérente et globale, peut redresser la barre. Celle-ci devrait à la fois défendre la petite propriété et stimuler la créativité en abolissant les impôts injustes, et d’autre part, tenir bon devant les groupes de pression affiliés aux multinationales.

L’État, au nom d’une politique économique identitaire (d’aucuns diraient : « l’État stratège »), doit clairement établir des priorités en encourageant certaines activités économiques conformes au bien commun et décourager les « gros » de vouloir l’être encore plus sur le dos des « petits ». Le romancier catholique G.K. Chesterton écrivait : « Le problème dans une société capitaliste, c’est qu’il n’y a pas assez de capitalistes », autrement dit « de propriétaires ». Et par « société capitaliste », il faut entendre « société où l’État se couche devant les monopoles commerciaux ». Par le distributisme, Chesterton défendait un modèle de société où l’accès à la propriété individuelle et familiale est favorisé afin de faire émerger un peuple de propriétaires enracinés. Ceux-ci seraient ensuite capables d’exercer leurs droits civiques de manière éclairée, dans la mesure où ils ne dépendent ni de l’Etat-nounou, ni du salariat. À rebours du socialisme et du mondialisme, le localisme identitaire est la seule alternative.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Dictature sanitaire ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

« Dictature sanitaire ». L’expression fleurit sur les réseaux sociaux et Internet, au sujet des mesures prises par le gouvernement dans le cadre de l’épidémie de Sras-Cov-2 (dite « Covid-19 »). Partout les mêmes témoignages : un jeune homme verbalisé par des policiers en civil dans le métro pour avoir ôté son masque le temps de manger une friandise, contrôles de bars et restaurants accompagnés d’un homme en arme à l’entrée, etc. Et puis, bien sûr, il faut évoquer la pression mise par les Français eux-mêmes sur leurs compatriotes, devançant les attentes du gouvernement.

Sommes-nous donc en dictature ? Le terme, du latin dictator, a un sens précis. Au temps de la République, jusqu’à Jules César (mort en 44 avant Jésus-Christ), le dictateur est un magistrat, c’est-à-dire un fonctionnaire de l’Etat, doté de pouvoirs extraordinaires pour un temps limité – six mois en théorie, parfois plus dans la pratique. A l’origine, le dictateur est institué pour remettre la cité sur pieds après une grave défaite militaire, une crise du système politique ou une autre calamité mettant l’ordre et l’intégrité de Rome en péril.

Le dictateur traverse l’histoire puisqu’on le retrouve dans le second épisode de la trilogie Dark Knight de Christopher Nolan (Dark Knight Rises, 2012). Harvey Dent, futur « Double Face », y défend Batman, que l’on accuse d’agir sans avoir été « élu » : « C’est nous qui l’avons élu en laissant la racaille prendre le contrôle de notre ville. Quand les ennemis étaient à leurs portes, les Romains suspendaient la démocratie et nommaient un homme pour protéger la cité. Ce n’était pas considéré comme un privilège mais comme un service public. »

En Grèce, le même système existait sous le nom des aisymnètes, élus par les citoyens ou plusieurs cités afin de faire face à de graves situations. Le dictateur agit donc pour le bien commun. Le tyran, dans le monde grec, est généralement le chef qui s’est emparé du pouvoir par la force. Il peut mener une politique bienfaisante ou injuste et certains ont laissé l’image de princes cultivés, habiles et sachant se rendre utiles, comme Polycrate de Samos au 6e siècle avant Jésus-Christ. Cependant, le terme est devenu négatif avec la dégradation de la tyrannie, devenue synonyme de pouvoir exercé au seul profit du tyran au 4e siècle.

Ce que l’on reproche au tyran n’est donc pas le pouvoir personnel mais ce qu’il en fait, contrairement au roi idéal présenté depuis Platon comme un souverain philosophe commandant à ses désirs et ainsi capable de gouverner par la vertu. De plus, est reproché au tyran de sortir de la masse et non d’une élite intellectuelle. Ce sont d’ailleurs souvent « les pauvres », c’est-à-dire la foule, qui le place au pouvoir. Le tyran s’impose donc aussi bien par le coup d’Etat que par la « démocratie ». Plus que la façon dont il a accédé au pouvoir, le mauvais tyran se distingue par son amour de la jouissance, son inconscience, son égoïsme, la peur entêtante à l’égard de ses propres sujets et la division qu’il suscite dans la société.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La « vague verte » ou la mort de l’écologie, par Clément Martin (Les Identitaires)

Après l’entrée d’Europe-Ecologie-les Verts dans plusieurs équipes municipales, la « vague verte » est sur toutes les langues. Mais quelle écologie ? Julien Bayou, patron des Verts, se félicite d’avoir une mère maoïste et porteuse de valises pour le FLN algérien. Rappelons que ces fameux porteurs de valises, qui n’ont laissé d’autre choix aux Européens d’Afrique que « la valise ou le cercueil », ont aidé le Front de libération national dans sa lutte, qui consistait à obtenir l’indépendance par une politique de la terreur visant hommes, femmes et enfants sans discernement. Si l’État Islamique et les autres groupes terroristes se réclamaient d’une nation à libérer, on les présenterait comme des héros dans quelques années.

Mais Bayou a dit plus que cela. Il prétend aussi incarner une jonction des colères entre la prise de conscience écologique, le néo-féminisme agressif de #MeToo, le racisme anti-Blancs du Black Lives Matter et les Gilets jaunes… sauce antifa, on s’en doute ! C’est donc une écologie misérabiliste et à la remorque de toutes les innovations idéologiques délirantes, du gender au « privilège blanc », qui a déferlé sur la France. L’écologie ne peut s’adosser à religion du Progrès invoqué par les social justice warriors, dignes héritiers de Robespierre et des camps de rééducation communistes chinois. Car c’est bien la folie de la nouveauté, la remise en cause de toutes les limites et le relativisme moral qui dégradent la nature plus sûrement que la chasse à courre ou la corrida.

Quand l’écologie est apparue sur la place publique, on l’appelait plus justement : « écologie politique », c’est-à-dire la conversion idéologique, de façon à la rendre effective dans l’arène publique, de l’inquiétude scientifique à l’égard des perturbations des cycles de la nature. Or, comment défendre la biodiversité et les écosystèmes naturels, c’est-à-dire la place de chacun dans l’harmonie du monde, tout en promouvant l’immigration-invasion, le changement d’identité sexuelle et le métissage ? Le point commun à toutes ces lubies : la bourgeoisie bobo qui les porte. Cette écologie en carton-pâte est au politiquement correct ce que les stages humanitaires sont aux cursus d’écoles de commerce : une caution morale et rien d’autre. La véritable écologie doit parler protectionnisme, relocalisation, souveraineté économique, indépendance, puissance… Qu’est-ce que l’écologie sinon la sauvegarde de nos terroirs ? Et comment ceux-ci pourraient-ils perdurer sans une politique de la frontière, des décisions d’autorité en face des marchés financiers et le souci pressant de la souveraineté ?

Le mariage de la carpe macroniste et du lapin vert ne doit pas étonner. L’un a besoin de l’autre dans la mesure ou la Macronie, à bout de souffle devant le RN, nécessite la recréation d’un équilibre politique normal, habituel : droite versus gauche, LREM et élus LR-Macron compatibles versus gauche libertaire repeinte en vert, permettant de reléguer le RN derrière le cordon sanitaire de la troisième place du podium. La véritable écologie sera identitaire : réinstauration de nos frontières ; protectionnisme français et européen ; préférence locale, nationale et européenne à l’emploi, au logement et à la propriété ; défense de nos paysans et des chasseurs, artisans de la vie rurale majoritaire ; économie à l’échelle de la famille et du quartier. Du réel, rien que du réel !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pourquoi Trump peut encore gagner, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Il se manifeste à peine un peu plus de prudence que lors de la dernière élection présidentielle américaine. Pour autant, presque tous les analystes et journalistes français veulent croire à une défaite de Donald Trump. Mais pour qu’il y ait défaite du candidat républicain, faudrait-il encore que son opposant ait l’envergure suffisante pour convaincre les électeurs américains.

Biden complètement dépassé sur internet

Un coup d’œil à la page Facebook de Joe Biden est très instructif : pas de portrait du candidat démocrate en photo de profil. On n’y trouve qu’un simple appel à s’inscrire sur les listes électorales. C’est dire à quel point on compte peu sur la figure du candidat Biden pour gagner au sein même de son équipe de campagne. Chose étrange, la photo de profil précédente date du 26 mai et présente un candidat démocrate peu à son avantage.

Plus grave pour Biden, il n’y a que 2 millions de personnes qui suivent l’actualité du candidat démocrate sur ce réseau social. Au même moment de la campagne il y a 4 ans, Donald Trump en comptait plus de 10 millions et Hillary Clinton plus de 5 millions. Aujourd’hui le président américain en rassemble plus de 30 millions. Sur les autres réseaux sociaux, Biden n’est guère plus à la fête. Il est très nettement en retard. L’engagement, c’est-à-dire les partages et autres interactions, est également nettement plus faible chez le candidat démocrate.

Cette analyse sommaire montre que Joe Biden n’arrive pas à capitaliser sur sa personne. Cela semble découler du manque d’attractivité du candidat autant que d’une propension à se reposer sur le « Trump bashing » des médias pour gagner. C’est probablement un peu court pour espérer atteindre le poste suprême de la première puissance mondiale.

Des chercheurs suisses qui avaient prédit la victoire de Trump en 2016, prédisent cette année aussi sa victoire. « Les internautes aux États-Unis portent un niveau d’intérêt pour Donald Trump cinq fois plus élevé que pour Joe Biden ». Ils déclarent même que sur internet Joe Biden n’atteint par la cheville d’Hillary Clinton lors de sa campagne de 2016.

Effectuant une analyse similaire, Kevin Roose, spécialiste technologie pour le New York Times pense que les utilisateurs de Facebook pourraient être la majorité silencieuse. Il s’est rendu compte que des personnalités conservatrices y rencontraient un écho plus large que les grands médias et le candidat démocrate. Les thèmes qui y sont discutés sont largement ceux de la droite. « Je ne suis pas un analyste politique, mais j’en sais assez sur le paysage médiatique moderne pour savoir que s’intéresser aux préférences réelles des gens – ce qu’ils lisent vraiment, regardent et ce sur quoi ils cliquent quand personne ne les surveille – est souvent un meilleur indicateur que de les questionner à un dîner, ou écouter ce qu’ils veulent bien dire à un sondeur. »

Biden serait, et de loin, le plus vieux président des États-Unis

Lors de la campagne présidentielle américaine de 1985, l’âge de Ronald Reagan avait été au centre de la polémique. Joe Biden a 4 ans de plus que l’ancien président républicain lors de sa seconde élection et il ne se présente qu’à son premier mandat. Si les médias n’en font que très peu état, les électeurs, eux, le remarquent. L’âge avancé du candidat démocrate soulève des interrogations légitimes.

Joe l’endormi multiplie les gaffes

Les gaffes à répétition de Joe Biden posent la question des capacités du candidat démocrate à diriger le pays. Dernièrement, il a déclaré que 200 millions d’Américains sont morts de la covid 19. Les gaffes de Donald Trump, réelles ou supposées, sont surexploitées par les médias européens. On ne se rend donc pas bien compte chez nous à quel point celles de Biden pèsent sur sa campagne.

Trump a réussi à trouver un surnom que tout le monde connaît à son adversaire : « Sleepy Joe » (Joe l’endormi). Il le martèle comme il avait martelé qu’Hillary Clinton était « crooked » (corrompue) et qu’elle devait aller en prison. Les opposants de Trump l’attaquent de tous les côtés. Il serait fou, instable, téléguidé par la Russie, harceleur et tant d’autres choses. À vouloir lui attribuer toutes les tares possibles, ses opposants perdent leur crédibilité. Plus encore, aucune de ces attaques n’a de ce fait la puissance suffisante pour le déstabiliser. Trump, lui, concentre son tir et fait mouche.

Donald Trump mobilise sa base

Lors de chaque meeting, des foules immenses accueillent le président-candidat dans les villes où il se rend. Biden, lui, essaie seulement de tirer les marrons du feu allumé par l’extrême gauche et les élites médiatiques et culturelles. Il ne mobilise pas autour de sa personne. Il ne suscite pas l’enthousiasme de sa base, par ailleurs très divisée entre socialistes et centristes. On ne gagne pas une élection en peinant à rassembler son camp autour d’une personnalité fade qui multiplie les gaffes.

Le terrorisme intellectuel fausse les sondages

Le camp démocrate a soufflé de toutes ses forces sur les braises du mouvement Black Lives Matter. Cet épisode de désordre et de violence a fait peur aux Américains. Beaucoup ont dorénavant compris qu’on voulait la disparation de leur mode de vie et une soumission totale aux dogmes « progressistes ». Quand ce n’est pas leur disparition pure et simple qui est souhaitée par les plus fanatiques. Les activistes anti-Trump ont été très loin, probablement trop pour beaucoup d’Américains.

Les sondages donnent pour le moment Biden gagnant, un peu plus qu’Hillary Clinton à la même époque. Mais il ne faudrait pas oublier que Black Lives Matter est passé par-là. Avouer son vote Trump est certainement plus difficile aujourd’hui qu’il y a quatre ans. Le terrorisme intellectuel est étouffant et massif. Les personnes au centre de l’échiquier y sont plus sensibles, c’est aussi eux qui feront la différence le jour de l’élection.

Trois débats décisifs à venir lors du mois d’octobre

Les trois débats qui auront lieu du 29 septembre au 22 octobre feront office de juge de paix. Au vu de ce qui précède, il y a fort à parier que Donald Trump ne fera qu’une bouchée de son adversaire. Encore une raison de penser que Donald Trump rempilera pour quatre années supplémentaires à la Maison blanche.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le 23 septembre 2020 – Conférence à Lyon sur “les nouveaux enjeux identitaires”

22/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Premier événement à la Traboule après réouverture !

Les Identitaires lyonnais vous donnent rendez-vous mercredi 23 septembre à 20h.

Jean-David Cattin y abordera les nouveaux enjeux identitaires.

Inscription et contact : @generationid

Reconquérir notre territoire : la liberté par l’enracinement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Trois phénomènes récents et graves concourent à déposséder les Français de leurs villes.

D’une part, la progression électorale d’EELV dans les villes, conséquence de la gentrification, soit l’embourgeoisement urbain aux dépens des classes moyennes intermédiaires et inférieures. En d’autres termes, la « boboïsation ». Développement de l’écriture incluse (agglomération de Nantes, site « Oui » de la SNCF…), noms de rue donnés à des anciens combattants d’Afrique ou à des figures actuelles de l’antiracisme, chasse aux automobilistes : ces mesures mettent à la marge les Français « d’avant », commerçants, buralistes et artisans, forcément coupables d’avoir voté à droite ou de représenter le privilège blanc. Ils seront encore plus chassés des villes avec l’accueil croissant des immigrés clandestins, proposition qui fait partie du starter pack du marxisme culturel, carburant idéologique de la nouvelle gauche à vitrine écologiste.

D’autre part, l’ultra-violence immigrée qui défigure chaque jour notre pays, de plus en plus gravement depuis l’explosion de cet été : règlements de compte à Dijon, razzias à Châteaubriant, meurtres d’Axelle Dorier et de Philippe Monguillot… Les racailles ont bien compris qu’il n’y avait plus d’État en France, à part lorsqu’il s’agit d’aligner une rangée de policiers en armes pour contrôler le port du masque à l’entrée de l’école. Ces violences continueront, l’impunité qui accompagne les événements de ces derniers mois est le signal du pillage. Les Français sont seulement tolérés comme cheptel.

Enfin, la tyrannie sanitaire. Avec le port du masque généralisé, le balisage au sol, la distance physique imposée, les circulations à sens unique dans les espaces clos, l’interdiction des rassemblements et les fermetures de bars-restaurants, les Français doivent désormais obéir à quantité de règles qui assassinent la sociabilité de quartier, détricotent le lien social et habituent chacun à se déplacer d’un point A au point B sans autre objectif que de consommer. Les mesures dites sanitaires de gestion de « crise » ont bien fait réaliser aux Français que l’État est le seul propriétaire de l’espace public et qu’il peut en déterminer l’usage comme bon lui semble au mépris de toute habitude enracinée, de toute coutume sociale. Ce qui, au passage, indique bien que l’État, bien qu’il en ait manifestement les moyens, ne souhaite pas en finir avec l’ensauvagement.

D’autres phénomènes plus anciens excluent le Français des villes, à l’instar des grandes surfaces (dont la France est championne dans l’UE), qui font disparaître le petit commerce et les travailleurs indépendants, transformant les villages et les quartiers résidentiels en zones-dortoirs, et les centres-villes en déserts.

Quel constat s’impose ? D’abord que les Français, comme beaucoup d’autres Européens ne peuvent résister aux brimades quotidiennes de l’État parce qu’ils vivent dans des quartiers où personne ne se connaît. Les familles sont explosées sur le territoire français pour les études ou le travail et cette absence d’identité clanique locale, de communauté de quartier, empêchent l’émergence spontanée d’une autodéfense collective. Le déracinement est donc la condition sine qua non du pouvoir de l’État et des racailles sur nos vies. Parce que nous sommes déracinés, nous avons perdu nos libertés. La liberté ne peut donc exister qu’à l’intérieur d’un espace à forte identité. L’identité est synonyme de liberté ! Alors, que faire ? Ne rien lâcher, en ville, pour montrer qu’il y aura toujours une résistance à cet Etat qui ne protège plus sa population, est évidemment nécessaire. Parallèlement, sans contradiction avec l’objectif précédent, il faut développer des stratégies de résilience communautaire dans des espaces abandonnés, à reconquérir, et y susciter une économie qui nourrit ses membres ou une partie conséquente. Cela ne pourra se faire qu’à la campagne. Des pionniers doivent d’ores et déjà en prendre le chemin. Dans toute guerre, il y a une avant-garde et une arrière-garde : les deux positions ne se contredisent pas, elles sont complémentaires. Il s’agit de garder à l’esprit que pour perdurer, notre idéal doit s’incarner dans des familles où les enfants sont heureux de grandir au cœur d’un terroir préservé. C’est pourquoi il est impératif de reconquérir nos campagnes et d’en faire nos ZID : Zones Identitaires à Défendre.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le mythe de la tenaille identitaire et la réalité du sabre islamique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Qu’est-ce que la « tenaille identitaire » ?

« Il y a une tenaille identitaire en France, comme dans tous les pays occidentaux. À une extrême droite populiste, qui n’a jamais été aussi forte et décidée à déstabiliser la société, répondent des courants de repli intégristes religieux. Ces deux-là se renforcent l’un l’autre. Si on n’y prend pas garde, si on ne montre pas notre détermination, la tenaille se refermera. » En 2016, ainsi parlait Gilles Clavreul[1], haut-fonctionnaire, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme de 2015 à 2017 sous le gouvernement Valls II et chef de file du Printemps républicain, mouvement de défense de la laïcité. En 2005, il avait qualifié le CCIF, Collectif contre l’islamophobie en France, de « collectif anti-démocratique, raciste et antisémite », et en 2017, demandé l’interdiction de la campagne d’affichage municipal contre l’immigration clandestine organisée par Robert Ménard, maire de Béziers.

L’argument de la tenaille identitaire revient en force à l’occasion des événements liés au Black Lives Matter et à la réponse de Génération identitaire. Au début de l’année, la féministe Caroline Fourest reprit ces éléments de langage : « La gauche universaliste se trouve cernée de tous les côtés. Elle est prise en tenaille par la droite et la gauche identitaire, qui s’entendent pour prospérer. »[2] Natacha Polony, rédacteur en chef du journal Marianne et ancienne chroniqueuse sur France 2, très attachée aux vertus d’obéissance et d’excellence dans feu « l’école de la République », félicitait son ami Henri-Pena Ruiz de combattre les idées d’Eric Zemmour par le dialogue : « contre toute idéologie qui abandonne les Lumières. Combattre la tenaille identitaire, c’est aussi cela. »[3] La Licra, mouvement antiraciste historique, s’indignant contre les injures anti-juives pendant la manifestation pro-Traoré place de la République, évoquait la « tenaille identitaire » du fait de la présence de Génération identitaire derrière la banderole « Le racisme anti-blanc tue ! »[4] Pour la Licra, Nadine Morano dénonçant les « Françaises de papier » et Rokhaya Diallo le « racisme d’État »[5], même combat : la tenaille identitaire, encore une fois !

La vieille gauche républicaine en PLS

Cet argument est sans doute la réaction de survie de la gauche traditionnelle, qui rêve d’assimilation ou d’intégration dans le légendaire « creuset républicain », face à l’ardeur de la nouvelle gauche indigéniste : Houria Bouteldja et les Indigènes de la République, Danielle Obono chez les Insoumis, les thuriféraires d’Assa Traoré, etc. Un récent article des étudiants de Sciences-Po Paris s’inquiète de la rhétorique « décoloniale » à l’encontre des « non-racisés » (c’est-à-dire les Blancs), exclus du mouvement antiraciste universitaire : « En essentialisant les “Blancs”, les “Noirs” ou les “Arabes”, les discours d’extrême-droite et d’extrême-gauche jouent un jeu dangereux. Celui de communautariser un combat qui nous concerne tous, partout, tout le temps. (…) Le déni de l’extrême-droite [à l’égard des discriminations] et l’outrance de l’extrême-gauche prennent le débat public en tenailles. La voix de l’universalisme républicain doit se faire entendre. »[6]

La vieille gauche universaliste a peur car elle est au bord du tombeau. Après avoir laissé entrer des vagues d’immigrés par centaines de milliers depuis 40 ans, la gauche républicaine s’étonne que les générations nouvelles, indifférentes ou hostiles à la conception républicaine de la foi (nécessairement privée et inférieure aux lois), développe sa propre vision des choses dans un contexte scolaire et culturel où l’on ne cesse de présenter les cultures étrangères comme une richesse. Prenant ce discours au sérieux, les descendants d’immigrés ont donné des prénoms étrangers à leurs enfants, qu’ils ont éduqué dans le culte des racines familiales, et pèsent désormais sur le paysage politique.

Pour des raisons électorales évidentes, plus personne à gauche ou à droite n’oserait brusquer cette population. La démographie prime sur la démocratie et les dinosaures de la social-démocratie périmée n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Benoît Hamon avec son « kébab », Jean-Luc Mélenchon voulant « désarmer les policiers » ou Emmanuel Macron comparant la colonisation à un « crime contre l’humanité », l’ont très bien compris ! La gauche républicaine a beau jeu d’accuser ses enfants monstrueux d’avoir trahi l’universalisme.

Cette vieille gauche a organisé le multiculturalisme, qui est la matrice même de l’indigénisme, en réduisant l’identité française à des valeurs abstraites auxquelles tout le monde devrait naturellement adhérer, du Wolof sénégalais à l’Aïnou du Japon en passant par les Napolitains et les Allemands. Liberté, pour quoi faire ? Egalité, où ça ? Fraternité, entre qui ? D’une culture et d’une religion à l’autre, ces réponses diffèrent. À force de l’ignorer, la gauche républicaine a scié la branche sur laquelle elle était assise et offert le pays au chaos. Si aujourd’hui ses partisans entonnent le chant du cygne devant la « gauche indigéniste », c’est aussi parce qu’au fond, ils voient bien leur échec : le mythe d’une République à la fois « une et indivisible » et culturellement plurielle s’est effondré sous leurs yeux. Plus ou moins consciemment, peut-être espèrent-ils sauver la France de leur enfance derrière l’invocation politiquement correcte de « valeurs républicaines » auxquelles plus personne ne croit. C’est une erreur. On ne défend pas la France avec l’idéologie qui l’a mise à terre.

L’immigration-invasion : une réalité

Selon Jean-Paul Gourévitch, auteur des Migrations pour les Nuls, il y aurait environ 13 millions d’habitants d’origine étrangère en France, soit la première génération d’immigrés (nés étrangers à l’étranger) et la seconde génération, leurs enfants nés Français en France – par la magie du droit du sol – de parents étrangers. Ces données sont incomplètes car en l’absence de statistiques ethniques, la troisième génération est ignorée puisqu’elle est composée de Français de papier nés de parents « français » eux aussi (la seconde génération). Il y a donc au minimum un cinquième de la population d’origine étrangère, dont une très large majorité de musulmans (Maghreb et Turquie), sans compter les petits-enfants de la génération 70. Cela ne s’est jamais vu dans l’histoire humaine.

Pour comparaison, à la fin du Ve siècle, les Barbares germains étaient entre 50 000 et 100 000 sur 8 millions de Gallo-Romains, soit 0,9 % de la population ![7] Pendant l’ère coloniale, jamais les Français, que ce soit en Algérie, en Indochine ou en Afrique noire, n’ont représenté un habitant sur cinq ou sur six. Nos ennemis ont donc raison : l’immigration afro-asiatique en France n’est pas qu’une colonisation, c’est une invasion. Nos craintes de voir disparaître notre pays sont parfaitement fondées.

Les pleurnicheries indigénistes : une névrose

Qu’en est-il de celles des indigénistes, qui comparent la France d’Emmanuel Macron à l’Afrique du sud au temps de l’apartheid ? Comment parler de « négrophobie » ou d’« islamophobie » dans un pays où la carte de séjour de dix ans est automatiquement renouvelable, avec en bout de course la quasi-certitude d’acquérir la nationalité française (certitude totale si on accouche sur place, l’enfant devenant automatiquement français !) et où il existe au moins 2 400 mosquées ? Comment parler de violences policières alors que la police a abandonné les quartiers aux mains des caïds, n’osant plus y entrer de peur de subir un guet-apens mortel ? Des banlieues où même les pompiers n’entrent plus… Comment parler d’État répressif alors que des Tchétchènes et des Maghrébins se tirent dessus en pleine ville avant de se réconcilier à la mosquée sous l’autorité de l’imam local ?

En réalité, les Indigénistes sont le pur produit de la jonction de trois phénomènes : le racisme anti-français inhérent à une population élevée dans la haine de l’ancien colonisé, le marxisme culturel construisant une image binaire de la société (opprimés contre oppresseurs) et le narcissisme qui pousse chacun à se poser en victime pour acquérir une dignité personnelle. L’indigénisme n’est pas une maladie, certes, mais c’est une opinion portée par des ingrats et des névrosés en mal d’innocents à détester.

Les indigènes de France

Les assimilationnistes de tout bord ont nié la persistance des racines. À gauche, ils ont cru que le catéchisme antiraciste suffirait à générer le respect et l’amour. À droite, certains croient encore qu’on peut franciser des descendants d’immigrés par des cours d’histoire patriotiques à l’école, en remettant Vercingétorix à l’honneur : « nos ancêtres les Gaulois »… Ce qui est vrai pour nous, Français de souche, mais ne le sera jamais pour les autres, qui n’y croyaient déjà pas sous le second empire colonial.

L’universalisme républicain nie que l’identité s’hérite d’abord, qu’elle est le fruit d’un héritage familial, un déterminisme. On peut certes la rejeter mais elle nous marque à vie et aucune volonté humaine fragile ne peut contre-carrer plusieurs décennies, voire des siècles d’histoire intergénérationnelle. En d’autres termes, on n’efface pas le passé avec des bons sentiments et le naturel revient toujours au galop.

Nous, aux Identitaires, nous ne repassons pas les plats de l’histoire. Nous défendons notre communauté, les Français, contre ceux qui les menacent, ici et maintenant. Si des immigrés de bonne volonté s’assimilent sincèrement et deviennent français, pourquoi pas ? Derrière les Traoré et autres voyous, islamistes et criminels, il y a certes des familles d’immigrés silencieux. Mais combien sont-ils ? Et surtout, où sont-ils ? On ne les entend pas, on ne les voit pas. Pour que la France vive, les Français doivent pouvoir y habiter en paix, selon leur propre identité.

Il n’y a pas de « tenaille identitaire », on ne peut comparer le discours d’envahisseurs hargneux à celui des défenseurs du peuple historique de France. Il n’y a pas de « gauche identitaire », comme le dit Caroline Fourest : il n’y a que les enfants de l’immigration-invasion et les indigènes de France, d’origine européenne, de culture gréco-latine et chrétienne, héritiers d’Athènes, de Rome et de Compostelle. Nous sommes ici chez nous et ceux qui n’aiment pas la France telle qu’elle est doivent la quitter sans tarder. La remigration est la seule issue au chaos, la condition sine qua non de la paix. Ce pays est à nous, nous ne l’abandonnerons jamais.

[1]Actualité Juive, 30/11/2016.
[2]Le Point, 24/02/2020.
[3]Twitter, 11/11/2019.
[4]Twitter, 13/06/2020.
[5]Twitter, 27/02/2018.
[6]La Péniche, 08/06/2020.
[7]Jacques Dupâquier et Fernand Braudel, cité par Jean Sévillia, Historiquement incorrect, 2011.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Sainte-Sophie transformée en mosquée : pleurnicher ne sert à rien, par Clément Martin (Les Identitaires)

La transformation la basilique Saint-Sophie en mosquée a fait couler beaucoup d’encre. Le pape s’est dit « très attristé », ce qui est faible au regard de l’enjeu de reconquête affirmé par le président Erdogan.

En effet, le président de la Turquie a remis clairement en cause la décision prise en 1934 de séculariser la basilique afin de lui donner le statut de musée, une démarche clairement laïciste héritée de la politique moderniste de Mustapha Kemal, président de la République de Turquie de 1923 à 1938. Ataturk déclara : « Nous allons élever notre nation au niveau des civilisations les plus riches et les plus civilisées du monde. Nous allons mettre notre culture nationale au-dessus du diapason de la civilisation contemporaine. »

Quelques réformes illustrent le kémalisme : abolition du sultanat et du califat, obligation de se choisir un nom de famille, fermeture des monastères et sanctuaires musulmans, interdiction du fez (le chapeau turc traditionnel) et du voile, droits politiques aux femmes, l’islam n’est plus religion d’Etat, adoption des codes civils et commerciaux occidentaux, repos hebdomadaire du vendredi (la règle en islam) reporté au dimanche, la laïcité intégrée dans la constitution, normes internationales de mesure… Bref, la Turquie devenait un pays occidental comme les autres. Aucun autre État, sauf peut-être l’URSS, n’a fait autant pour déraciner son propre peuple. 70 ans après, difficile d’éradiquer l’héritage kémaliste dans ce qu’il a d’économique, de diplomatique ou de juridique, mais les vieilles traditions renaissent dans le peuple nostalgique de la grandeur ottomane. Erdogan, pour justifier le nouveau statut de mosquée, a considéré « injuste », une « honte » et « trahison de l’histoire », la décision de son prédécesseur.

Utilisant le concept nationaliste de « seconde conquête d’Istanbul », Erdogan renoue avec le passé ottoman, affirmant le droit issu de la conquête de Constantinople en 1453. Il serait faux, cependant, d’opposer absolument Atatürk à Erdogan, comme si celui-ci était une anomalie malheureuse et non l’expression d’une continuité anti-européenne. En effet, c’est bien sous Atatürk que les Turcs massacrèrent 30 000 survivants du génocide arménien en 1920. Par ailleurs, la république mise en place par Atatürk prévoit dans sa constitution la nécessité d’une majorité musulmane au parlement.

Aux critiques occidentales sur la liberté religieuse, qui n’expriment aucun contenu positif mais une vague revendication égalitaire sans intérêt pour les peuples conquérants, Erdogan a l’habileté d’invoquer les anciennes mosquées espagnoles reconverties en églises pendant la Reconquista achevée en 1492 ! Longue mémoire, idéal de reconquête, promotion de la puissance au service de l’identité : rien ne sert de chouiner après l’ « ultranationalisme » turc : celui-ci fait tout ce que nous devrions faire pour nos propres intérêts et au nom d’un passé tout autant sinon plus glorieux.

Un idéal de reconquête tout à fait cohérent puisqu’il vise la construction et le financement de mosquées dans tous les anciens pays européens de l’Empire ottoman, essentiellement dans les Balkans. Un idéal de reconquête couplé à une pression migratoire sur l’Europe, par les vagues de clandestins déversés sur l’île de Lesbos et en Méditerranée. Un idéal de reconquête agressif avec l’illumination menaçante d’un navire français de l’OTAN par des frégates turques en juin dernier, étape précédant habituellement un torpillage en règle. La Turquie envisage tous les moyens de sa grandeur. Au carrefour de l’Europe et l’Asie, des pays d’immigration et d’émigration, des grandes zones de turbulence géopolitique, la Turquie demeure plus que jamais un caillou dans notre chaussure.

Le problème turc n’est pas une question diplomatique ou philosophique sur les droits de l’homme mais un enjeu identitaire de puissance : qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Quels moyens mettons-nous à disposition de nos objectifs ? Quels sont nos amis et nos ennemis ? Les Turcs ont répondu à ces questions. Et nous ?

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Rues débaptisées, histoire défigurée !, par Clément Martin (Les Identitaires)

La réponse à Black Lives Matter, vient d’expliquer Emmanuel Macron, ne sera pas le déboulonnage : « Plutôt que de déboulonner, je vous propose de construire ». Cent noms de soldats africains ont été référencés par la secrétaire d’Etat aux Armées, Geneviève Darrieussecq : « Les noms, les visages, les vies de ces héros d’Afrique doivent faire partie de nos vies de citoyen libres parce que sans eux, nous ne le serions pas ».

Des villes, comme Bandol, avaient déjà commencé : le maire a inauguré en janvier la première « Place des Libérateurs-africains », en hommage à cinq combattants d’Algérie morts en 1944. Cette tendance ne date pas du mouvement BLM mais de l’idéologie de la discrimination positive mise en place sous Nicolas Sarkozy, servile plagieur de l’affirmative action américaine. « La France sait ce qu’elle doit à l’Afrique, elle lui exprimera sa gratitude », avait-il déclaré en annonçant que les contingents des pays d’Afrique noire défileront le 14 juillet 2010 sur les Champs Élysées.

Si la destruction de statues n’est pas retenue par le gouvernement, qui sait pertinemment que ces méthodes ne sont pas dans la culture française et que l’iconoclasme anti-raciste est encore trop récent pour être accepté largement, le changement de nom de certaines rues n’en reste pas moins une réécriture de l’histoire. Pour la Première guerre mondiale, comme le rappelle Bernard Lugan, « durant la guerre de 1914-1918, l’Afrique fournit à la France 3,5 % de toutes ses importations et 5,22 % de ses soldats. Ces chiffres sont respectables et il n’est naturellement pas question de les négliger. Mais prétendre qu’ils furent déterminants est un mensonge doublé d’une manipulation. »

Par ailleurs, les élites politiques brillent par leur ignorance historique : l’Armée d’Afrique n’a jamais été composée exclusivement d’Africains de souche. Bernard Lugan cite le cas du 2ème Corps colonial engagé à Verdun en 1916, composé de 16 régiments : les 2/3 étaient formés de Français mobilisés, dont 10 régiments de Zouaves composés très majoritairement de Français d’Algérie, et du Régiment d’infanterie coloniale du Maroc, unité très majoritairement européenne. De la même manière, pour la Seconde guerre mondiale, le général et historien Maurice Faivre a montré qu’à l’intérieur de l’Armée d’Afrique, certes 18 000 Maghrébins ont été tués (et 12 000 Pieds-Noirs), mais 10 % des Pieds-Noirs engagés sont morts, contre 6 % de Maghrébins. L’Armée française en Afrique du Nord était composée de 410 000 hommes dont 233 000 Maghrébins et 176 000 Pieds-Noirs. Jamais ces faits n’ont été rappelés par le gouvernement. Au contraire, on s’est empressé de répondre aux injonctions de l’antiracisme anti-Blanc à la sauce Traoré en faisant semblant de rendre hommage à des soldats qui, hier encore, étaient de sinistres inconnus.

Les soldats Pieds-Noirs continuent d’être ignorés, alors qu’après le sacrifice consenti lors de la Seconde guerre mondiale, ils seront les victimes d’un nettoyage ethnique monté contre les Européens en Afrique pendant la guerre d’Algérie, avec la passivité complice de Charles de Gaulle. De surcroît, ils seront très mal accueillis en métropole après l’indépendance du Maghreb alors qu’ils étaient pleinement français. « Qu’ils aillent se réadapter ailleurs ! » vociférait alors le maire de Marseille. Pourquoi relever systématiquement que les naturalisations de tirailleurs sénégalais ont été particulièrement tardives et ignorer simultanément le calvaire de nos propres compatriotes Pieds-Noirs ? Pourquoi ignorer publiquement les milliers de viols particulièrement bien documentés sur des Italiens au printemps 1944 ? Ce sont les fameuses « maroquinades », en référence à l’implication marocaine et maghrébine dans ces violences. Ce sont les « héros » de la bataille de Monte Cassino, donnés en exemple par Emmanuel Macron, qui ont commis ces atrocités. Cette double-mesure révèle la forme la plus insidieuse du racisme anti-Blanc, celle qui est parvenue à se glisser au sommet du pouvoir : la conjuration du silence, l’omerta mémorielle, bref le mépris.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Repentance et génuflexions : quoi que vous fassiez, ça ne sera jamais assez, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’hystérie qui se développe dans le sillage du mouvement Black Lives Matter ne semble connaître aucune limite. Même les plus consciencieux des activistes antiracistes ou pro-migrants peuvent à tout moment être accusés de racisme s’ils ont le malheur d’être blancs.

Au cours de la même semaine deux associations emblématiques ont été clouées au pilori. Le fondateur et patron des Sleeping Giants a été accusé de racisme par une de ses collaboratrices « racisée ». Selon elle, il l’aurait évincée d’un événement mondain auquel elle souhaitait participer. Tout le mal qu’il s’est donné à faire sauter les financements de Breitbart, de Boulevard Voltaire ou encore de Génération Identitaire est bien mal récompensé.

Même l’ONG Médecins Sans Frontières n’a pas trouvé grâce aux yeux de ces tribunaux révolutionnaires d’un nouveau genre. Selon 1 000 salariés, anciens ou actuels, l’ONG ferait preuve de racisme institutionnel dans son fonctionnement et ses recrutements. On parle ici d’une association dont l’acharnement à organiser la submersion de l’Europe par les migrants fait passer les volontaires exaltés de SOS Méditerranée pour des tièdes.

Si l’on peut légitimement rire des mésaventures de ces deux ONG, elles mettent en lumière le jusqu’au-boutisme des Robespierre de l’antiracisme. L’accusation de racisme devient pour certains le moyen d’obtenir à moindre effort prébendes et avancements. Pour d’autres, on perçoit nettement la volonté de détruire un monde, de dominer ceux qu’on accuse d’être les anciens dominateurs et de chercher à les humilier sans cesse. Toutes les génuflexions et les gages d’antiracisme n’y feront rien, vous êtes sur leur liste.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La théorie du « privilège blanc » à l’assaut du pouvoir, par Clément Martin (Les Identitaires)

Nouveau concept star des social justice warriors, le « privilège blanc » n’est pas qu’un gadget intellectuel à la mode. Cette idée gagne du terrain en France. La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNDH), fondée en 1947 par le Français René Cassin, juriste et proche collaborateur de Charles de Gaulle, vient de rendre son rapport annuel sur « la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie ». Rappelons tout d’abord que cette institution, autorité administrative indépendante (AAI), ne reçoit en théorie aucune commande de la part des pouvoirs publics. Son rôle est de conseiller. D’abord attachée à la définition classique des droits de l’homme (liberté d’expression, de circulation, de réunion, etc.), le nombre de ses attributions a beaucoup augmenté ces dernières années, alors qu’elle-même critique volontiers « l’inflation législative ». La lutte contre le racisme a rejoint son éventail d’actions depuis 1990 ainsi que « toutes les formes de haine anti-LGBT » en 2018. Alors qu’elle avait jugé la loi AVIA « disproportionnée et inopportune », la CNDH se convertit à la paranoïa ambiante autour du « privilège blanc », cité plusieurs fois dans son rapport présenté le 21 juin dernier. De plus, si elle récuse le droit de censure à des sociétés privées, elle « recommande [au gouvernement] de poursuivre l’amélioration de la coopération [de l’État] avec les fournisseurs d’accès à Internet, les hébergeurs et les sites de référencement aux fins de retrait des discours de haine en moins de 24 heures. » Quand on connaît l’interprétation de plus extensive, au niveau politique et judiciaire, de la notion d’incitation à la haine, il est clair que cette recommandation ne peut qu’amener à une censure plus rapide et plus large.

Dans ce rapport, l’accent y est mis sur le racisme à destination des Noirs, qui seraient trop peu conscientes de leur souffrance : « l’imaginaire véhiculé par le racisme anti-noirs affecte aussi ses victimes, souvent de façon inconsciente. » Et à l’appui de cette démonstration, la CNDH cite Ary Gardien, chercheur au CNRS, qui avance la notion de wokeness : le « fait d’être éveillé » pour un Noir, ce qui « consiste à partager ou à acquérir une connaissance des exactions qu’ont subies et que subissent encore les populations noires (…) l’objectif est d’identifier et de déconstruire les manifestations de racisme plus ou moins évidentes telles que le privilège blanc ». Le privilège blanc ne serait donc pas seulement un ensemble d’avantages sociaux, économiques et politiques, comme on le pense à première vue, mais d’abord une emprise psychologique des Blancs sur des Noirs. Le premier effet du privilège blanc serait de masquer aux Noirs leur sujétion. On comprend mieux dès lors pourquoi les antiracistes américains interpellent ainsi les Noirs pro-Trump : « tu n’es peut-être pas oppressée au sens individuel, mais il s’agit d’une oppression systémique », comme le dit une antifa dans une vidéo abondamment partagée sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, la CNDH vise une forme particulièrement perverse à ses yeux de privilège blanc : « la valorisation ambiguë de « la richesse de la diversité culturelle” » par les enseignants. La CNDH vise ceux qui « projetteraient des compétences telles que des compétences culinaires à certains parents plutôt que d’autres ». En ce sens, « une sensibilisation sur les biais de pratiques a priori pleines de bonnes intentions est nécessaire. Une plus grande connaissance des rouages de l’hégémonie blanche y contribuerait ». En note de bas de page, pour expliquer le concept d’hégémonie blanche cité sans aucune prise de distance, la CNDH se réfère à son inventrice : Peggy Mc Intosh. Née à Summit, où le revenu moyen équivaut à quatre fois le revenu national, Peggy Mc Intosh est la fille de J. Means, directeur du département de commutation électronique à Bell, alors leader de l’informatique. Passée par Harvard et Radcliffe, où défile le gratin mondain américain, elle a vu ses fiançailles avec le Dr Mc Intosh annoncées à la même page que le mariage du maire de Chicago dans la presse locale. Bref, une Camela Jordania avec un peu plus de pedigree. En 1989, dans un article publié à Harvard, Mc Intosh définit le concept : « [Le privilège blanc] est l’ensemble d’avantages, de prérogatives, de bénéfices et de choix immérités et indiscutables conférés à des individus du seul fait de leur couleur. En général, les Blancs jouissent d’un tel privilège sans en être conscients. » Prenant son expérience personnelle et la trentaine de fois où elle juge avoir été « privilégiée », elle confond sans vergogne son appartenance à l’élite américaine, qui lui a ouvert toutes les portes, et son origine ethnique. L’absurdité d’une thèse aussi simpliste a été souvent démontée, mais la CNDH l’adoube sans aucune analyse critique, comme une réflexion scientifique incontestable, quelque part entre la photosynthèse et la rotondité de la terre.

« Comme le suggère l’universitaire américaine Peggy MacIntosh, affirme la CNDH un peu plus loin, les blancs doivent se mettre à la place des personnes noires, comprendre ce qu’elles subissent pour mieux s’y identifier et mettre fin à un processus dont ils sont eux-mêmes acteurs, parfois inconsciemment. » Avec cette déclaration absolument délirante (« se mettre à la place des personnes noires »), la CNDH valide ce que l’on a pu voir dans des pays anglo-saxons : des enfants blancs au cou entravé par un joug d’esclave, des policiers et d’autres Blancs à genoux, etc. C’est la folie de la repentance qui redémarre, tyrannie de la culpabilité raciale à l’état pur. Ceci s’est déjà produit au moins une fois en France, avec ces élèves de l’école-collège Bon Accueil à Toulon, qui lors d’un « atelier migrants » en janvier 2018, ont joué le rôle d’immigrés clandestins malmenés par des membres de l’équipe pédagogique grimés en forces de l’ordre (Var Matin, « Des collégiens dans la peau de migrants pour comprendre ce qu’ils traversent », 14 janvier 2018).

Emmanuel Macron lui-même n’est pas indifférent à cette dynamique pro-hégémonie blanche au sein de la CNDH. Rappelons qu’en février 2017, il a qualifié la colonisation européenne de « crime contre l’humanité », de « vraie barbarie » et « nous devons regarder en face [ce passé] en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes ». Récitant ainsi le parfait catéchisme des indigénistes, courant radical de l’antiracisme dont l’influence a été décuplée par les affaires Floyd et Traoré, le président de la République a ouvert une voie royale à la haine anti-Blancs. L’année suivante, en mai 2018, Emmanuel Macron présentait un énième « Plan banlieues » avec Jean-Louis Borloo. En même temps, il ironisait sur son cas : « ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs, ne vivant pas dans ces quartiers, s’échangent un rapport ». Autrement dit, des Français de souche n’ont aucune légitimité à parler des banlieues immigrées, pourtant inséparables du territoire national, parce qu’ils sont blancs. Avant Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy avait posé la première pierre en plaidant pour la « discrimination positive » et en créant un commissaire à la diversité fin 2008.

L’évolution de l’antiracisme vers l’indigénisme assumé est désormais un fait acquis, celui-ci entraîne l’institutionnalisation du racisme anti-Blancs et l’idéologie des droits de l’homme apparaît enfin telle qu’elle est : l’ennemie des droits des peuples.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les trois leçons de l’affaire George Floyd, par Clément Martin (Les Identitaires)

Personne n’ignore l’onde de choc mondiale causée par la mort de George Floyd, un Noir américain étouffé par le policier Derek Chauvin dans le cadre d’une interpellation. La polémique attisée par les marxistes culturels, les antifas, les social justice warriors, les militants indigénistes et les professionnels de l’antiracisme ne doit pas occulter trois faits précis que nous allons présenter ici.

1. Le mythe du massacre des Noirs par les Blancs

Malgré les accusations régulières dont les Blancs – et les policiers en particulier – font l’objet, les Noirs ne font pas l’objet d’« exécutions racistes » aux Etats-Unis. Une étude publiée l’année dernière par les chercheurs du Maryland et du Michigan relève que, s’il y a bien des statistiques ethniques de la criminalité, il n’existe pas de base nationale de données sur les policiers concernés.

Auprès des pouvoirs publics et dans la presse, les chercheurs ont donc collecté un ensemble de faits servant d’échantillon. « Nous n’avons trouvé aucune relation entre la couleur du policier et celle de la personne tuée », explique le professeur de psychologie Joseph Cesario. La probabilité d’être tué par un policier dépend en réalité du « taux de criminalité local de chaque groupe ethnique ». En effet, « dans un comté où les Blancs commettent beaucoup de crimes violents, les Blancs ont plus de chances d’être abattus par des policiers » (Le Figaro, 23 juillet 2019). Ainsi, les Noirs tués par la police américaine le sont d’abord parce qu’ils commettent des délits ou des crimes. Dans un article du Washington Street Journal, Heather Mac Donald donne des chiffres saisissants : en 2018, 53 % des meurtres et 60 % des cambriolages sont perpétrés par des Noirs alors qu’ils ne sont que 13 % de la population ; en 2019, 1004 personnes sont mortes d’un tir de police, un quart d’entre elles seulement étaient noires (chiffre constant depuis 2015) ; un officier de police a 18 fois plus de chances de se faire tuer par un Noir qu’un Noir par un officier de police (WSJ, The Myth of Systemic Police Racism, 2 juin 2020).

De manière générale, les Noirs sont tués par d’autres Noirs : selon le FBI, 88,9 % des homicides d’Afro-américains ont été commis à l’intérieur de leur communauté (FBI, « 2014 Crime in the US », Expanded Homicide Data Table, 2014). Par ailleurs, les Noirs et Hispaniques sont très bien intégrés dans la police puisqu’ils composent 25 % de ses effectifs. A Los Angeles, c’est la moitié des policiers (Marianne, 1er juin 2020).

2. La police américaine n’est pas la même qu’en France

Le policier américain travaille dans un tout autre contexte que celui de la France. Aux Etats-Unis, 300 millions d’armes sont en circulation sur une population de 329 millions d’individus, soit presque une arme par personne. Par conséquent, les chances qu’un policier soit tué sont assez importantes. Il n’est pas rare de voir un policier poser sa main sur la crosse de son arme lors d’un contrôle routier. Ensuite, le contexte moral est différent : les notions de « bien » et de « mal » sont plus tranchées qu’en France, où l’inversion des valeurs a aussi échangé les rôles entre la victime et la racaille, celle-ci étant toujours un peu victime au nom de l’antiracisme médiatique et de l’antifascisme militant. Dans la conscience collective américaine, la différence entre le « bad guy » et le « good guy » est plus nette. La mort du premier est donc moins traumatisante que chez nous.

D’autre part, comme l’explique le chercheur Mathieu Zagrodsky, auteur d’une thèse sur le sujet (Marianne, 1er juin 2020), la police française descend du « lieutenant général de police » créé sous Louis XIV afin de protéger la royauté, d’où la quantité de moyens consacrés au maintien de l’ordre dans notre pays. La police américaine apparaît à Boston en 1829, lorsque les citoyens auxquels on a délégué le droit de porter une arme voient leur fonction professionnalisée. Ceci explique le phénomène de la milice et du justicier spontanés, que ce soit contre les émeutiers (on a vu des hommes en armes protégeant les magasins) ou contre l’Etat lorsque son action viole les libertés (affaire du Ranch Bundy, 2016).

Le rôle premier du policier américain est la protection des communautés locales, sur fond de culture du duel, quand son homologue français est davantage occupé de préserver l’ordre public. De plus, la police américaine est relativement décentralisée, divisée en de nombreux services locaux dépendant de gouvernements eux aussi locaux, chaque État ayant son administration. En France, la police est un bloc étroitement lié aux intérêts politiques avec, en bout de course, la crainte pathologique de la bavure. D’une rive à l’autre de l’Atlantique, la liberté d’action varie énormément.

3. La question noire existe bel et bien aux Etats-Unis

Enfin, même si des réseaux d’extrême-gauche stimulent le mouvement Black Lives Matter et favorisent la violence de rue, il serait erroné de n’y voir qu’une manipulation politique sans fondement ethnique. Dans La Démocratie en Amérique (1864), au sujet de la coexistence entre Noirs et Blancs aux Etats-Unis, Tocqueville écrivait : « Ceux qui espèrent que les Européens se confondront un jour avec les [Noirs] me paraissent donc caresser une chimère. (…) Jusqu’ici, partout où les blancs ont été les plus puissants, ils ont tenu les [Noirs] dans l’avilissement ou dans l’esclavage. Partout où les [Noirs] ont été les plus forts, ils ont détruit les blancs ; c’est le seul compte qui se soit jamais ouvert entre les deux races. »

De fait, même si un certain nombre de Noirs sont pacifiques et patriotes, une distinction culturelle forte demeure. Personne ne trouve à redire lorsqu’on évoque la culture « afro-américaine » : le gospel hérité du negro spiritual du XIXe siècle, le hip-hop dans les années 80, les congrégations évangélistes majoritairement noires ou la danse – à l’instar de la vie paroissiale en Afrique – est très présente, la blaxploitation au cinéma, etc.

La question est complexe dans la mesure où beaucoup de Noirs américains sont aux Etats-Unis depuis plus longtemps que certains Blancs, qu’ils soient anglo-saxons, allemands, irlandais ou italiens. Malgré cela, ils continuent à constituer une « minorité », un groupe social bien identifié, alors que les immigrés européens se sont fondus dans le moule WASP (White Anglo-Saxon Protestants). Balayer d’un revers de main la problématique identitaire, sous prétexte que certaines entités politiques soufflent sur les braises de la guerre ethnique, est une impasse. Au contraire, assumer le fait identitaire, aux Etats-Unis comme en Europe, selon les spécificités historiques de chacun, est absolument nécessaire pour agir efficacement.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La mémoire trafiquée de l’esclavage, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La vague émotionnelle entourant le mouvement Black Lives Matter a tout dévasté sur son passage. La puissance de feu médiatique des ennemis de Donald Trump ne s’est une nouvelle fois pas démentie. Car il s’agit bien d’une campagne pour déstabiliser le président américain.
Un élément en particulier cristallise les passions : la représentation erronée très répandue que l’on a de l’histoire de l’esclavage aux États-Unis et en Europe. Voici quelques faits et chiffres méconnus ou occultés à ce sujet.

Dans les colonies anglaises, les esclaves blancs étaient les plus nombreux

Au XVIIIème siècle, les esclaves les plus nombreux dans les colonies anglaises d’Amérique du Nord étaient des blancs d’origine anglaise et irlandaise. Pour payer leur traversée de l’Atlantique, nombre de miséreux européens subissaient un régime de servitude temporaire, en général 5 ans. On appelait ce système l’engagisme ou indenture. Certains, environ un quart, étaient même enlevés et déportés de force. Avant 1775, la moitié des Européens immigraient dans les colonies américaines dans le cadre de ce système de servitude temporaire[1]. Il s’agissait souvent de mineurs dont le père signait les papiers d’engagement[2]. Si leur statut n’était pas perpétuel ou héréditaire, leur taux de survie au XVIIème siècle était bien moindre que celui des esclaves africains le siècle suivant. Seul 40 % atteignaient la fin de leur période d’« engagement ».

Anthony Johnson, le propriétaire d’esclaves qui venait d’Angola

Capturé en Angola, Anthony Johnson est arrivé en 1621 en Virginie avec le statut d’indentured servant. À sa mise en liberté, il développa une petite exploitation dans laquelle 4 blancs et 1 noir travaillaient pour lui sous le régime de l’indenture. Suite à l’évasion d’un serviteur noir qui estimait que son « temps » était terminé, il engagea un procès contre le cultivateur blanc chez qui il s’était fait engager. Le tribunal lui donna raison et le fugitif fut condamné à le servir jusqu’à la fin de ses jours. Ce fut la première fois qu’on condamna quelqu’un à la servitude à vie sans qu’il n’ait commis aucun crime. Par la suite, il n’était pas rare que des noirs possèdent des esclaves noirs. Certains planteurs noirs propriétaires de plus d’une centaine d’esclaves devinrent même particulièrement riches. Si ce phénomène était bien entendu minoritaire, il apporte une nuance à l’histoire de l’esclavage aux États-Unis.

Ceux qui capturaient et vendaient les esclaves étaient africains, ceux qui ont mis un terme à l’esclavage étaient européens

L’esclavage a existé en Afrique avant, pendant et après la traite européenne. Selon les chiffres du spécialiste de l’histoire de l’esclavage Olivier Grenouillau, la traite intra-africaine a dépassé en nombre la traite atlantique européenne (un minimum de 14 millions contre 11 millions d’esclaves)[3]. La capture est systématiquement (98 %) le fait d’Africains[4]. Elle a permis à des royaumes africains de s’enrichir massivement en vendant ses fils ou ceux de ses rivaux. C’est finalement les Européens qui ont mis un terme à cette pratique lors de la colonisation. Aux États-Unis, ce sont aussi des descendants d’Européens qui ont fait cesser cette pratique dans leur pays. Cette aversion des Européens pour l’esclavage explique pourquoi ils ont été les premiers à l’abolir et pourquoi on se sert aujourd’hui de son souvenir pour les culpabiliser.

Les Américains d’aujourd’hui sont-ils des descendants d’esclavagistes ?

Selon le recensement de 1860, seul 1,4 % de la population libre américaine possédait au moins un esclave. Des sites de debunkage américains ne nient pas ce chiffre mais ont expliqué que si l’on prenait en compte les foyers possédant un esclave et qu’on l’on ne tenait compte que des états esclavagistes, le pourcentage de personnes impliquées dans la société esclavagiste sudiste augmentait. Ce qui n’est pas la question. Le propos est ici de savoir si les américains blancs d’aujourd’hui sont majoritairement des descendants de propriétaire d’esclaves. On voit donc que ce n’est pas le cas. D’autant qu’une grande partie de la population actuelle des blancs américains est issu des migrations européennes massives postérieures à l’abolition de l’esclavage en 1865. La population passe de 31 millions en 1860 à 92 millions en 1910[5]. Faire des blancs vivant aujourd’hui aux États-Unis les descendants des propriétaires d’esclaves d’hier est par conséquent absolument abusif. Leur attribuer une responsabilité morale héréditaire l’est encore plus. Étendre cette responsabilité à tous les Européens et leurs descendants où qu’ils se trouvent est délirant.

L’esclavage explique-t-il le développement économique des États-Unis ?

Non. Le développement économique américain est essentiellement le fruit de l’industrialisation du nord-est des États-Unis. La révolution industrielle qui y a eu lieu s’explique par des facteurs très divers. L’esclavage et la culture du coton n’y a été pas été déterminants ou indispensables. D’ailleurs des pays esclavagistes comme l’Espagne ou le Portugal n’ont pas connu de véritable révolution industrielle. C’est au contraire l’abandon de cette pratique qui a permis le décollage économique de plusieurs pays[6]. La culture du coton et du tabac, où les esclaves travaillaient majoritairement, a enrichi les propriétaires de plantation. Elle a par contre contribué à maintenir le Sud des États-Unis dans un système économique agraire archaïque. Son retard industriel et économique explique en bonne partie sa défaite face au Nord lors de la guerre de Sécession.

Les esclaves américains du Dey d’Alger

Peu de gens de le savent mais la fameuse US Navy (les forces navales militaires américaines), a été créée à la suite des attaques incessantes sur la flotte marchande des jeunes États-Unis par les barbaresques d’Afrique du Nord. Entre 1785 et 1815, environ 700 Américains ont été maintenus en servitude dans cette région[7]. Ils s’ajoutaient au million d’Européens capturé par les pirates maghrébins entre 1500 et 1830. Ces razzias étaient pratiquées en Europe et dans la Méditerranée dès le VIIème siècle. Les Russes et les autres Européens de l’Est étaient capturés par les Ottomans et les Tatares quand les Européens de l’Ouest l’étaient par les Arabes. La servitude millénaire de plusieurs millions d’Européens est ainsi complètement occultée au profit du souvenir l’esclavage aux Amériques qui dura 3 siècles.

Haïti, pays voisin des États-Unis, pays des enfants-esclaves

Dans un pays qui compte seulement 11 millions d’habitants, 400 000 enfants sont aujourd’hui considérés comme restavek, c’est-à-dire enfant-esclave. Dans certains quartiers de la capitale, Port-au-Prince, 40 % des enfants sont en situation d’esclavage. Si quelques ONG se soucient du sort de ces enfants, elle reste peu connue. Il s’agit pourtant d’une des premières colonies à avoir accédé à l’indépendance en 1804. Sont-ce donc encore les blancs américains ou européens qui y déversent quantité d’aide au développement (l’équivalent de 4 plans Marshall annuels depuis des décénnies) qui sont encore et toujours responsables moralement de ces pratiques ?
La repentance jusqu’où et pendant encore combien de temps ?

La culture de la repentance entretient un esprit de revanche, une mentalité de débiteur de ceux qui s’estiment victimes ou descendants de victimes. Toutes les réussites de l’Europe, sa prospérité, ses réalisations culturelles, architecturales ou artistiques auraient été semble-t-il impossibles sans la traite atlantique. Cette vision de l’histoire de l’esclavage rejoint les mythes sur le pillage actuel ou passé de l’Afrique et les délires sur le franc CFA. En plus d’empêcher les Africains de réellement prendre leur destin en main, elle crée en Europe une situation très dangereuse. Coupables éternels, on ne sait pas très bien jusqu’où la repentance des Européens doit aller, ni ce qu’elle peut justifier. Doit-on tout donner, tout subir et finir par disparaître pour que soient rachetées ces dettes imaginaires ?

[1] Christopher Tomlins, « Reconsidering Indentured Servitude : European Migration and the Early American Labor Force, 1600–1775, » Labor History (2001) pp. 5–43
[2] Sur l’histoire des esclaves blancs dans les colonies américaines : Don Jordan and Michael Walsh, White cargo – The Forgotten History of Britain’s White Slaves in America, New York University Press
[3] Olivier Grenouilleau, Les Traites négrières. Essai d’histoire global. (2004) p. 74
[4] Ibid. p. 75
[5] René Rémond , Histoire des États-Unis, PUF. (1972) pp. 75–76
[6] Olivier Grenouilleau, Les Traites négrières. Essai d’histoire global. (2004) p. 451
[7] Adams, Charles Hansford. The Narrative of Robert Adams : A Barbary Captive. New York : Cambridge University Press. (2005) pp. 55–56.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

De SOS Racisme à la guerre ethnique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Brève histoire de l’antiracisme

L’antiracisme des années 80 est bel et bien enterré. Pendant les années Mitterrand, SOS Racisme était conduit et mené par des gens, comme Harlem Désir, qui ne connaissaient ni la banlieue ni le contact violent avec la police.

L’antiracisme était alors une idée politique marquée à gauche, une arme au service du Parti socialiste pour empêcher la réunion de la droite gaulliste et du Front national. Par antifascisme, la gauche y a spontanément adhéré, trouvant dans les immigrés un prolétariat de rechange à défendre.

L’antiracisme revendiquait alors l’héritage républicain et « l’égalité des chances » dans le sillage des idées de la Révolution française : Liberté d’être un Maghrébin ou un Noir en France, Égalité dans l’accès à l’emploi et au logement, Fraternité par-dessus les différences ethniques.

Le programme était irénique parce qu’idéologique, c’était une bannière partisane déployée au-dessus de la population immigrée par des politiciens professionnels ou des prête-noms.

Les premières dérives de l’antiracisme apparaissent rapidement

L’antiracisme était contrôlé par le pouvoir politique. Il a muté une première fois dans les années quatre-vingt-dix en déployant le « droit à la différence » et la défense du multiculturalisme, conçu comme un progrès inéluctable, jusqu’à la glorification du métissage. L’antiracisme demeurait un produit médiatique.

Il a muté de façon radicale au tournant des années 2000 avec l’irruption d’Houria Bouteldja sur les plateaux de télévision, en particulier dans l’émission Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddei. Porte-parole des Indigènes de la République, Houria Bouteldja revendiquait vouloir briser le « présupposé universaliste » et renverser la table de l’antiracisme. « Les sujets que nous abordons divisent la gauche, explique-t-elle, ce qui est l’un de nos objectifs : recomposer le champ politique à partir de la question raciale et anti-impérialiste. » (Vacarme, n°71, 2015.) Une banderole tenue en manifestation par Houria Bouteldja affiche ce message sans ambiguïté : « L’antiracisme colonial est mort. Vive l’antiracisme politique ». Toutefois, Houria Bouteldja demeure à part : son intellectualisme d’extrême-gauche, guère plus que SOS Racisme, ne touche les populations immigrées.

L’antiracisme chavire définitivement

Le véritable basculement est la succession des accidents lors d’interpellations policières : morts de Zyed Benna et Bouna Traoré en 2005, affaire Adama Traoré en 2016 et Théodore Luhaka en 2017. Avec la mort de George Floyd, le mouvement Black Lives Matter prend son envol mondial et l’antiracisme traditionnel est détrôné par ceux-là même au nom desquels Harlem Désir et Julien Dray prétendaient parler : les populations fraîchement immigrées. « Pas de justice, pas de paix ! » C’est clair : les manifestants, majoritairement sub-sahariens et nord-africains, menacent la France d’émeutes et de toujours davantage de violences. Nous sommes entrés dans un climat de guerre ethnique assumé. Les néo-antiracistes ne revendiquent pas l’égalité ou « la République » mais exigent des pouvoirs publics et de la classe politique, en tant que représentants de la France blanche, de s’agenouiller devant eux. De la même manière que des racailles humilient des jeunes Français dans la rue ou le bus, scènes désormais classiques pour la jeunesse européenne.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires