Le grand effacement – Cyril Raul (Les Identitaires)

La nature ayant horreur du vide, c’est parce que la France et les Français sont de moins en moins visibles que des minorités revendiquent toujours plus de visibilité. Car le grand remplacement se nourrit du grand effacement. Pour être supplanté, il faut être éclipsé.

L’effacement des mots

Un effacement d’abord sémantique. Le Français de souche n’existe pas. Pas plus que le racisme anti-blanc. La France, elle, n’est que trop rarement mentionnée : on lui préfère la République. Signe de ce renversement des mots : le terme « indigènes », qui devrait normalement désigner les Français en France, a été dévoyé. Il désigne aujourd’hui une mouvance antifrançaise : les indigénistes. En somme, des allogènes s’autoproclamant indigènes.

L’effacement de l’esprit

Au quotidien, le traditionnel « esprit français », cette manière séculaire de penser et d’agir, n’a plus voix au chapitre. Trop populaire, le « bon sens paysan » est raillé, rabaissé au niveau du « propos de comptoir ». Trop patriarcale, la notion de « bon père de famille » a été supprimée du droit français. Dans le grand vide laissé par ces absences, Marlène Schiappa s’estime autorisée à nous dicter comment vivre en couple ou élever nos enfants. Nos rapports au sexe opposé, à la famille, mais aussi aux autres peuples, à la nature, aux animaux… tout nous est désormais dicté par la parole du haut parce que celle du bas est écrasée. Le bon sens s’incline devant le dogme de la tolérance. L’idéologie de l’égalité élimine tous les préjugés, même les plus fondés.

L’effacement de l’être

Signe le plus révélateur : notre identité charnelle est éclipsée de la lutte contre l’islamisme. Nos traditions chrétiennes et nos siècles de combats européens contre la conquête islamique, thèmes les mieux à même de guider nos pensées et nos bras face à la menace, végètent dans l’abîme médiatique. On leur substitue artificiellement un débat entre la gauche arabe laïque – incarnée notamment par Zineb El Rhazoui – et les islamistes. Une opposition politique classique et séculaire dans les pays musulmans. En vérité : un énième conflit importé qui, sans l’immigration, nous serait totalement étranger.

De l’ombre à la lumière

Pourtant, et l’épidémie de Coronavirus le montre encore, ce ne sont pas les militantes féministes, les universitaires idéologues et les indignés de Twitter qui font tourner le monde. Mais les invisibles : ceux qui, dignement, travaillent et fondent des familles, ceux qui servent le bien commun en se sacrifiant, en bâtissant, en innovant. Ceux qui incarnent la France du temps long, les opiniâtres, les modestes, les immuables. Ceux à qui il faut toute la force de l’inertie et les puissants liens de l’habitude pour tolérer depuis si longtemps le dédain, la condescendance et les insultes dont ils font l’objet.

À travers un hommage aux Invalides, une pandémie, une cathédrale en flammes ou un gilet jaune réfléchissant, il arrive pourtant que cette France sorte de l’ombre. Elle en surgit de façon foudroyante, traverse l’espace médiatique par éclairs, puis disparaît. La ramener durablement à la lumière est aussi tout le sens du combat identitaire.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Loi Avia : vers la censure totale ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Depuis des années, les identitaires font face à une répression toujours plus féroce. Nos moyens d’expression sont massivement censurés. Nos moyens de paiement régulièrement fermés. La position dominante des grands réseaux sociaux leur donne un pouvoir démesuré. C’est aujourd’hui eux qui décident qui a le droit de promouvoir ses convictions ou non. Internet qui était à ses débuts un espace de liberté se verrouille maintenant autant que les médias dominants.

Les géants américains du numérique ne sont pas les seuls à être en cause. Le gouvernement et la majorité d’Emmanuel Macron sont en pointe dans la mise en place de cette censure orwellienne. Frédéric Potier à la tête de la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) revendique son influence sur Facebook et sa responsabilité dans la suppression des pages et comptes identitaires.

Comme si cela n’était pas suffisant, une loi portée par une député de la majorité, Laetitia Avia, vient s’ajouter à ce sinistre tableau. Les réseaux sociaux et les moteurs de recherche seront tenus dans les 24 heures de retirer un « contenu manifestement haineux » de leur plateforme. Cette censure sans possibilité réelle de recours juridique donne le vertige. Elle offre un aperçu de la dérive autoritaire habituelle de ceux qui se prétendent tolérants.

La vérité est qu’Emmanuel Macron et toutes les associations de l’ancien monde s’inquiètent de la montée en puissance des identitaires et des populistes. À travers la lutte contre les prétendues « Fake news » et les « propos haineux », ils cherchent en réalité à bloquer toute potentialité de changement démocratique.

Ils ne sont pas prêts à laisser leur place et renoncer à leur mainmise idéologique. Ils détestent tout simplement ce que nous disons. Pour eux, il est inimaginable que l’on puisse refuser l’immigration de masse. À tel point, qu’ils considèrent comme criminels ceux qui s’y opposent. Dans cette lutte, tous les moyens sont bons pour réduire notre audience.

Afin que nous puissions rester en contact dans cette période difficile, n’oubliez pas de vous inscrire à notre lettre d’information.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

COVID-19, le monde d’après : frontières et relocalisations ?, par Laurent Moreau (Les Identitaires)

Depuis qu’il déferle sur l’ensemble de la planète, le Coronavirus a étalé au grand jour les failles du système économique actuel. Cet événement inattendu démontre une fois de plus que « le sens de l’Histoire » n’existe pas. On ne pourra plus considérer la mondialisation comme un phénomène souhaitable ou inéluctable.

Les frontières au service des peuples

Emmanuel Macron a prétendu au début de la crise que « le virus n’avait pas de passeport ». Une étude comparative de l’Institut Montaigne vient d’apporter un autre éclairage sur la question des frontières : une forte réactivité couplée à une mise en place de contrôles stricts aux frontières, ont permis à de nombreux pays d’Asie de limiter fortement la propagation du virus sur leur sol (Japon, Corée du Sud, Taïwan). Pour ne pas faire le jeu des populistes, le président de la République a sciemment ignoré un outil millénaire fondamental à la survie d’un peuple : ses frontières.

L’invasion migratoire n’est pas une fatalité

La situation sanitaire de l’Europe et en particulier celle de l’Italie et Malte ont réduit de 90 % l’activité des passeurs de migrants en Méditerranée. Ceux qui présentaient l’invasion migratoire de l’Europe comme inéluctable se voient de nouveau infliger un cinglant démenti par la situation actuelle. La frontière, pour peu qu’elle soit gardée, est encore et toujours efficace.
Dépendance industrielle : la violence du retour du réel

Pour faire face à la pandémie, les gouvernements du monde entier se démènent pour assurer l’approvisionnement en masques, gels hydroalcooliques et médicaments. La « dépendance industrielle » de la plupart des pays européens a sauté aux yeux du grand public. Ils sont devenus incapables de fabriquer eux-mêmes des masques, des médicaments pour leur propre usage. Le sentiment de déclassement et d’humiliation est particulièrement violent pour la France, ancienne grande puissance industrielle. Le gouvernement de la sixième puissance mondiale est incapable de faire face à la situation.

Relocaliser et protéger

Dans le monde de l’après COVID-19, nous ne pourrons plus nous permettre d’être dépendants de l’industrie pharmaceutique chinoise. C’est maintenant une évidence. Tout devra être mis en oeuvre pour relocaliser la production des médicaments et surtout de leurs principes actifs en Europe et en France. Sur les produits d’importance stratégique, les taxes devront être dissuasives. Ce protectionnisme répond aussi aux légitimes préoccupations environnementales actuelles : le coût de production en Chine est moindre notamment car les normes écologiques sont moins drastiques qu’en France ou en Europe. Enfin, supprimer les huit mille kilomètres qui séparent le consommateur du lieu de production semble une évidence à l’heure où l’on cherche à diminuer les émissions de CO2.

Sans la désindustrialisation, pas de crise des gilets jaunes ?

La France a abandonné son industrie et s’est tournée massivement vers le secteur tertiaire et les services. Elle a ainsi causé une casse sociale gigantesque dans de nombreux territoires qui vivaient de l’activité industrielle. L’industrie, en plus des questions d’indépendance stratégique que nous avons évoquées plus haut, est aussi un formidable facteur de cohésion sociale. Avec une industrie importante, on peut penser que la crise des gilets n’aurait probablement pas eu lieu.

L’industrie avait la capacité de faire cohabiter dans les territoires de la « France périphérique » des classes sociales variées : directeur d’usine, ingénieurs, contremaîtres et cols bleus. Ensemble, ils y construisaient leurs vies et leurs familles. La fracture entre les gagnants (dans les grandes villes) et les exclus (dans la France périphérique) de la mondialisation pourra aussi être résorbée par une relocalisation massive de nos industries.

Pour que toutes les leçons soient tirées de cette pandémie, le monde d’après devra être placé sous le signe des frontières et des relocalisations.

Laurent Moreau

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les 3 raisons de l’embrasement dans les banlieues, par Clément Martin (Les Identitaires)

Samedi 18 avril à Villeneuve-la-Garenne, un multirécidiviste percute une voiture de police banalisée et se blesse à la jambe. Aussitôt, des rumeurs de « bavure policière » et de « jambe coupée » envahissent les réseaux sociaux avant d’être rapidement infirmées, comme d’habitude…

Immédiatement, les racailles du quartier du délinquant attaquent la police et les affrontements tournent à l’émeute.

Le lendemain, d’autres quartiers de la région parisienne s’embrasent.

Le 20 avril, les violences urbaines font tâche d’huile. A Strasbourg, Lyon, Toulouse ou Rouen, des bandes de racailles brûlent des véhicules, lancent des projectiles sur la police et les pompiers et tentent d’incendier des commissariats.

Si la réponse étatique n’est pas à la hauteur, la situation pourrait rapidement dégénérer.

Depuis les émeutes de 2005, nous assistons pour la première fois à une contagion dans toute la France.

Pour quelles raisons ?

Le trafic de drogue en panne

Le confinement met à mal l’économie criminelle dans les banlieues. Les dealers rencontrent des difficultés à s’approvisionner à cause de la fermeture des frontières. Les consommateurs sortent moins de chez eux. « Les trafiquants sont donc sur les dents, et ils entendent faire passer un message fort pour se réapproprier le contrôle de certains quartiers et rassurer ainsi leurs clients. Leur but est d’éliminer toute présence policière dans ces zones afin de continuer à mener leurs activités sans être gênés dans leur business » (Le Figaro, 20/04/2020).

Le séparatisme se traduit dans les faits

Depuis le début de l’épidémie du Coronavirus, plus de 20 000 Français sont décédés. Mais comme tous les drames que nous vivons, l’union nationale ne concerne qu’un seul peuple : le nôtre. Incendie de Notre-Dame, mort de Johnny Hallyday, mobilisation des Gilets Jaunes, respect du confinement, attentats islamistes…à chaque fois que la France se réunit ou pleure ses morts, les banlieues immigrées affichent ostensiblement leur indifférence voire leur hostilité.

Nous vivons dans le même pays mais n’avons rien en commun. Nous ne partageons rien. Nous n’obéissons pas aux mêmes lois. Pour eux, le confinement, c’est « pour les blancs ». Ils ne veulent rien changer à leurs habitudes et se moquent de nos interdictions. Contexte sanitaire ou non, ils continuent de casser, de détruire et d’attaquer la police.

La haine de la France à son paroxysme

Ces émeutes n’ont rien à voir avec une quelconque « question sociale » comme le pense naïvement une partie de la gauche. Elles ne trouvent pas non plus leur origine dans de pseudos violences policières (l’affaire Théo devrait pourtant les inciter à la prudence…). Elles ne sont que l’expression d’une haine totale et absolue de notre pays et de ses institutions.

Ils nous haïssent. Cette vérité brute est toujours tue. Pourtant, il s’agit du moteur principal de leurs actions. Tant qu’on ne possède pas cette grille de lecture, on ne peut rien comprendre à ces événements.

Lors des manifestations des Gilets Jaunes, Christophe Castaner avait mobilisé les blindés de l’armée pour faire face aux émeutiers dans les rues de Paris. Qu’attend-il pour les envoyer en banlieue ?

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Annulation de la dette des pays africains : exigeons des contreparties !

Suite à la prise de parole du président de la République, les Identitaires ont réagi au projet d’annulation de la dette des pays africains…

Emmanuel Macron a annoncé lundi soir une annulation de la dette des pays africains. Celle-ci ne vise pas à contenir l’épidémie mais à stabiliser les régimes africains au sortir de la crise sanitaire. Qu’a demandé le président de République en échange de cette générosité ?

Les dirigeants africains se sont-ils engagés à tout entreprendre pour mettre fin à l’immigration illégale ? Se sont-ils engagés à accepter le retour de leurs ressortissants en situation irrégulière en France ?

Les Français sont en droit de l’exiger, il en va plus que jamais de leur sécurité. La menace sanitaire s’ajoute durablement à toutes celles que faisait déjà peser l’immigration massive. Dans cette crise sans précédent, le président serait avisé de défendre enfin les intérêts des Français.

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’histoire n’en a pas fini avec nous, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La crise sanitaire engendrée par le Coronavirus frappe une Europe qui pensait être sortie de l’histoire. Face à une situation grave, l’état d’impréparation de nos élites politiques saute aux yeux. Comme si le pire n’était plus possible. Comme si la vie des sociétés européennes n’était plus qu’un long fleuve tranquille.

Plus de stocks, que du flux tendu. Délocalisation, même pour les entreprises stratégiques. Insuffisance de moyens hospitaliers, policiers, militaires. Si gouverner c’est prévoir, nous pouvons considérer que nous ne sommes plus gouvernés. Aucune vision à long terme, que de la gestion comptable. Et à ce jeu-là, nos élites nationales n’ont rien à envier à celles de Bruxelles. Le problème n’est pas institutionnel mais bien idéologique.

Tout sauf le courage

L’idéologie dominante considère que tout est préférable à l’usage de la frontière, de la force ou de la contrainte même symbolique. Tout cela ressemble plus à de la lâcheté qu’à de la bienveillance. De quoi d’autre s’agit-il lorsque l’on refuse d’appliquer rigoureusement le confinement en banlieue ? Pour se persuader que ce n’est pas le courage qui manque pour se défendre, on prétend que les problèmes n’existent pas.

Rien ne doit troubler la société de consommation, rien ne doit remettre en cause l’individualisme ambiant. Tout semble préférable à un retour à un peu de hiérarchie et d’esprit de communauté. Le déni du début de la pandémie rappelle celui relatif à l’invasion migratoire.

La crise sanitaire fait suite à celle, migratoire, sans précédent qui s’est déroulée à la frontière gréco-turque. Un début de solidarité européenne s’y est fait jour. Des moyens policiers ont été envoyés sur la ligne de front. Pour que la Turquie cède, quelques escouades de gardes-frontières ont suffi. Comme quoi, avec un peu de courage et de volonté politique, on pourrait résoudre beaucoup de nos problèmes.

Face à la crise, l’Europe au pied du mur

Bien sûr, la peur du populisme a certainement plus motivé Berlin et Paris que l’invasion migratoire elle-même. Bien sûr, ce sont encore les pays d’Europe centrale qui ont fait l’essentiel du travail. Mais que de chemin parcouru depuis 2015 et l’irruption en Europe de plus d’un million de migrants !

Après des années d’insouciance volontaire, l’Europe comprend petit à petit que l’histoire n’en a pas fini avec elle. L’acceptation du constat n’appelle pas nécessairement les bonnes réponses. Au moins, il ne sera plus possible de se bercer d’illusions.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La vraie raison du maintien de Sibeth Ndiaye au gouvernement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Sibeth Ndiaye a été nommée porte-parole du gouvernement d’Edouard Philippe le 31 mars 2019. Omniprésente dans les médias, il ne se passe plus une journée sans qu’une de ses boulettes ne vienne saturer les réseaux sociaux. Une autre personnalité avec le même palmarès aurait été remerciée depuis longtemps. Pas elle. Pourquoi ?

Une trajectoire marquée à gauche

Née au Sénégal, cette jeune africaine possède la nationalité française depuis sa naturalisation en juin 2016. Engagée à l’UNEF, elle avait adhéré au Parti socialiste en réaction à l’accession de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle de 2002. Elle s’inscrivait dans le courant de la gauche libérale, incarnée à l’époque par Dominique Strauss-Kahn.

Durant la campagne présidentielle de 2017, elle rejoint Emmanuel Macron et devient responsable de ses relations presse. Puis, elle remplace Benjamin Griveaux, un « techno blanc », en tant que porte-parole du gouvernement.

Sa nomination est symbolique du Grand Remplacement

Son arrivée auprès d’Edouard Philippe révèle le vide de la Macronie. Après la crise des Gilets jaunes et l’effondrement de la popularité d’Emmanuel Macron, les candidats ne se bousculaient pas pour entrer au gouvernement. Le cafouillage autour de la succession de Gérard Collomb est encore dans toutes les mémoires. Mais Sibeth Ndiaye est une arriviste. Loin de fuir ce marigot, elle y a vu une opportunité à saisir.

Les raisons de son accession au gouvernement

Rien ne la destinait à cela. Son précédent poste « relations presse » était certes très politique, mais sans rapport avec les compétences nécessaires pour devenir porte-parole. Elle ne doit sa promotion qu’à sa servilité envers le Président de la République et surtout, à une forme de discrimination positive. Même si personne à LREM n’ose l’avouer…

La ficelle est tout de même assez grosse. Critiquer Sibeth Ndiaye, c’est s’exposer à être accusé de racisme en retour. Elle est la caution multiculturaliste et « inclusive ». Elle-même n’hésite pas à censurer les sujets tabous en usant de cet argument éculé.

Dès qu’il était devenu visible de tous que les banlieues ne respectaient pas le confinement, elle a aussitôt dégainé la rhétorique antiraciste pour faire taire toute réaction.

Comme de nombreuses vedettes issues de l’immigration, ce n’est pas grâce à son talent qu’elle occupe sa position. Elle ne doit ce statut et son maintien – malgré les polémiques à répétition – qu’à son origine ethnique. Mais ce « privilège diversité » ne suffit pas à masquer son incompétence flagrante. Pour le moment, sa couleur de peau continue de la protéger. Jusqu’à quand ?

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’expédition de Morée : la dernière croisade française, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’Empire ottoman a occupé la Grèce pendant près de quatre siècles. Quatre siècles de domination brutale. Elle se traduisait notamment par l’enlèvement des garçons grecs pour en faire des janissaires. Forcés de se convertir à l’islam, ils étaient les soldats-esclaves du sultan. À cela s’ajoutaient des impôts insupportables et des humiliations innombrables.

Durant cette période obscure, on a vu des Grecs combattre à chaque occasion les occupants. Dès la célèbre bataille de Lépante en 1571, des Grecs étaient présents aux côtés de la Sainte-Ligue. À cette insoumission, les Turcs répondirent par de nombreux massacres. Pour les Grecs, la reconquête demeura longtemps un rêve inaccessible tant l’Empire ottoman semblait puissant. En 1689, les Turcs mettaient même le siège devant Vienne, au cœur de l’Europe.

Ce n’est qu’au début du XIXème siècle que ce rêve devint enfin réalisable. La Russie, notamment, portait des coups rudes aux Ottomans en remportant guerre après guerre. En 1821, la guerre d’indépendance éclate enfin. Encore une fois, les Turcs répondirent par des massacres. Ils allèrent même jusqu’à pendre le patriarche orthodoxe de Constantinople, Grégoire V, et jeter son corps dans le Bosphore.

Naissance du philhellénisme

Suite aux exactions turques sur l’île de Chios, Victor Hugo écrivit le bouleversant poème L’Enfant. Eugène Delacroix exposa sa Scène des massacres de Chios au Salon de 1824. Lord Byron, un des plus grands poètes de langue anglaise, se rendit en Grèce soutenir militairement les insurgés. Accueilli comme le messie, il y trouvera la mort, emporté par la fièvre des marais.

Un des épisodes les plus marquants de la guerre se produisit lors du quatrième siège de Missolonghi. Assiégés et sans espoir de secours, les défenseurs grecs et la population de la ville se résolurent à une sortie. Sur les 7 000 qui chargèrent les forces turques, seuls 1 800 parvinrent à s’enfuir. Les autres furent massacrés. 3 000 têtes furent exposées sur les remparts de la ville. Les derniers Grecs présents de la ville se firent exploser dans la poudrière plutôt que de se rendre.

Impressionnées par l’héroïsme des Grecs, les opinions publiques française, britannique et russe s’enflammèrent pour leur cause. Châteaubriand, partisan comme Victor Hugo d’une intervention militaire en Grèce, immortalisa le sentiment général :

« Missolonghi, presque sans fortifications, repoussant les barbares entrés deux fois jusque dans ses murs ».

« On aime encore à espérer que Missolonghi n’aura pas succombé, que ses habitants, par un nouveau prodige de courage, auront donné le temps à la chrétienté enfin éclairée de venir à leur secours. Mais s’il en était autrement, chrétiens héroïques, s’il était vrai que, près d’expirer, vous nous eussiez chargés du soin de votre mémoire, si notre nom avait obtenu l’honneur d’être au nombre des derniers mots que vous avez prononcés, que pourrions-nous faire pour nous montrer digne d’exécuter le testament de votre gloire ? Que sont à tant de hauts faits, à tant d’adversités, d’inutiles discours ? Une seule épée tirée dans une cause si sainte aurait mieux valu que toutes les harangues de la terre. »

Les puissances européennes interviennent enfin

En 1827, la France, le Royaume-Uni et la Russie signèrent le traité de Londres. Ils y reconnurent l’autonomie de la Grèce. Ils dépêchèrent une flotte pour convaincre le sultan d’en accepter les termes. Lors d’une manœuvre destinée à impressionner la flotte turco-égyptienne dans la baie de Navarin, des navires de la coalition furent la cible des Ottomans. La bataille éclata, la flotte européenne écrasa en deux heures la flotte musulmane.

Une fois la flotte détruite, il fallait encore nettoyer tout le Péloponnèse, appelé Morée, des troupes turco-égyptienne qui s’y trouvaient encore. Charles X, déjà proche de la cause grecque, fut convaincu par une opinion publique fortement philhellène. L’année suivante, il décida l’envoi d’un corps expéditionnaire. La France n’avait pas d’intérêt stratégique particulier à défendre. L’atmosphère était tout simplement à la croisade. Il fallait délivrer des frères chrétiens du joug musulman. Il fallait libérer le berceau de la civilisation européenne de la barbarie ottomane.

Les opérations militaires furent expédiées assez rapidement. Les Turcs ne voulaient pas céder devant les Grecs. Ils estimaient par contre qu’il n’y avait aucun déshonneur à leur faire devant les Français auréolés de gloire napoléonienne. Quelques coups de canons plus tard, la Morée était libre de soldats turcs. La Grèce pouvait dès lors devenir indépendante.

L’Europe de ce temps-là aspirait à la paix, fatiguée par les troubles révolutionnaires et les guerres napoléoniennes. Metternich, le puissant chancelier autrichien s’employait à faire respecter l’équilibre des puissances. Soutenir une rébellion allait donc à l’encontre de l’aspiration générale à la stabilité. L’expédition de Morée fut un éclair dans la torpeur. La conscience européenne transcenda les clivages partisans. Ce fut la dernière croisade française.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Migrants et Turquie : renaissance d’une conscience européenne ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Sur CNN Turquie, le ministre de l’Intérieur turc menace : « Le nombre de réfugiés qui traversent l’Europe va bientôt atteindre un million. Les gouvernements européens vont tomber, leurs économies seront déstabilisées et leurs bourses vont s’effondrer et ils ne pourront rien y faire ».

Une réalité historique s’impose à tous. Le temps n’est plus au conflit idéologique mais civilisationnel. Les querelles intra-européennes semblent aujourd’hui dérisoires. La Turquie désigne l’Europe comme ennemi. La parenthèse kémaliste est refermée. Un péril millénaire refait surface.

L’hostilité croissante des néo-ottomans mérite une réponse ferme. Les pays européens doivent soutenir la Grèce. Non pas en acceptant des migrants présents sur son sol, mais en l’aidant à sécuriser ses frontières. Troupes et moyens logistiques doivent être envoyés au plus vite. La riposte doit aussi se faire sur les champs politique, diplomatique et économique. Cette idée semble faire son chemin. Plusieurs pays européens ont d’ores et déjà annoncé vouloir envoyer des hommes. N’en déplaise à la gauche qui maudit l’Europe forteresse. L’ouverture des frontières en 2015 semble bien lointaine.

L’actuel assaut de la frontière grecque se déroule 2 500 ans après la bataille des Thermopyles. La survie de la civilisation européenne ne fut alors possible que par le sacrifice des soldats grecs. Aujourd’hui encore, les Grecs font face. Allons-nous les laisser seuls ?

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

[vidéo] Pour l’envoi de troupes françaises à la frontière gréco-turque !

09/03/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Erdogan, le président islamiste de la Turquie, a ouvert ses frontières et encourage des dizaines de milliers de migrants à déferler sur l’Europe à travers la Grèce. Sa volonté de déstabiliser et islamiser l’Europe n’est pas nouvelle. Aujourd’hui, il menace de lancer sur notre continent les presque 4 millions de migrants musulmans présents dans son pays.

À la frontière, les migrants tentent de prendre d’assaut au cri d’Allah Akbar les barrières mises en place par les forces de l’ordre et l’armée grecques. La population est venue prêter main forte aux garde-frontières, même les paysans font barrage avec leurs tracteurs !

Les Grecs sont pour l’heure seuls à faire face à cette menace. Le Danemark et l’Estonie ont déjà proposé l’envoi de bateaux et d’avions de surveillance ainsi que d’équipages de garde-côtes. La France, elle aussi, doit envoyer de toute urgence des navires et des hommes de nos forces armées pour épauler les Grecs face à cette invasion car c’est bien toute l’Europe qui est menacée !

Pour signer la pétition : http://www.france-petitions.com/petition/654/pour-l-envoi-de-troupes-francaises-a-la-frontiere-greco-turque


Les 4 mensonges de Jack Lang face à Eric Zemmour, par Clément Martin (Les Identitaires)

Jack Lang était sur le plateau de Cnews le mardi 25 février. Venu présenter son livre « La langue arabe, trésor de France », l’ancien Ministre a débattu avec le polémiste Eric Zemmour et crée la controverse en usant de nombreuses falsifications historiques. En effet, ce dernier a prononcé au moins 4 mensonges.

L’alliance de François Ier avec l’Empire Ottoman n’était pas « magnifique » mais contre-nature

L’ancien Ministre de la Culture s’est fait le chantre de la fameuse « alliance de revers » entre François Ier et Soliman le Magnifique, le Sultan de l’Empire Ottoman. Cette décision du Roi de France était pourtant largement critiquable. A cette époque, les Ottomans menaçaient l’Europe constamment. Vienne sera d’ailleurs assiégée en 1529. Nice et Toulon, possessions de Charles Quint avec qui François Ier est en conflit, seront également attaqués par les galères de combats ottomanes. Plus de 2500 prisonniers européens seront faits, aussitôt revendus sur les marchés aux esclaves en Orient. Le roi de France permettra aux Ottomans d’établir leurs quartiers d’hiver dans le Var afin d’utiliser cette base arrière pour harceler l’Espagne. Aux environs d’Antibes, ce seront plus de 300 enfants et religieuses qui seront enlevés par les troupes de l’Empire Ottoman. A Toulon, la cathédrale Sainte-Marie-Majeure sera convertie en mosquée, le son des cloches remplacé par l’appel du muezzin.

Bonaparte n’était pas fasciné par l’Orient mais par le conquérant Alexandre

Par la suite, Jack Lang a tenté de faire passer le général Bonaparte pour un admirateur de l’Orient lors de sa conquête de l’Egypte de 1798 à 1801. Zemmour lui fera aussitôt remarquer qu’il n’en était rien, prenant appui sur la correspondance personnelle de Napoléon lors de cet épisode. Le futur Empereur ne cessait de se désoler du faible niveau technique des populations locales, en prenant notamment en exemple l’inexistence des moulins. La possibilité de transformer le blé en pain était donc impossible, et ce sont les Français qui ont apporté le savoir-faire pour créer les moulins. Nous étions alors en 1800. Cette invention était déjà utilisée depuis 8 siècles en Europe.

On aurait pu également rappeler une autre citation issue de sa correspondance à Menou, où Bonaparte expliquait sa vision : « Tous les jours, je fais couper 5 à 6 têtes dans les rues du Caire […] il faut prendre le ton qu’il convient pour que les peuples obéissent. Et obéir, pour eux, c’est craindre. ». Une fascination donc toute relative…

L’apport arabe à la science est un mythe

Le Président de l’Institut du Monde Arabe, se sentant en difficulté, décida de changer de sujet et définit l’arabe, comme la langue de la science. Il pris tout d’abord l’exemple de l’algèbre, dont l’origine serait arabe. En réalité, le nom algèbre résulte de la latinisation d’un article suivie d’un nom – al jabr -, employé par Al Khawarizmi (fin IXe-Xe siècles), qui n’était pas arabe, dans le titre d’un traité sur les opérations de restauration et de réduction dans les égalités. Jack Lang évoqua également l’alchimie. Ce terme vient effectivement des arabes, mais ceux-ci n’ont fait que se réapproprier les connaissances des anciens egyptiens, notamment sur le processus de momification. D’autre part, l’inventeur de la chimie moderne est Français, il s’agit d’Antoine Lavoisier, guillotiné lors de la Révolution. Enfin, l’ancien Ministre de François Mitterand met en avant le terme « algorythme ». C’est un mot valise, formé du mélange de deux mots : un mot emprunté à la langue espagnole (alguarismo) laquelle l’a emprunté à l’arabe et un mot grec arithmos (d’où arithmétique), qui signifie nombre. La science des algorithmes est toute différente et n’a quasiment aucun rapport avec le mot arabo-espagnol mâtiné de grec.

L’Institut du Monde Arabe est bel et bien financé par des pays islamistes

Dernier mensonge de l’opposant d’Eric Zemmour, celui-ci prétend que l’Institut du Monde Arabe n’est pas financé par des pays du Golfe et s’emporte contre son interlocuteur en criant qu’il s’agit d’un « mensonge ». Pourtant, en janvier 2017, comme l’a rappelé Valeurs Actuelles, l’AFP rapporte ainsi un don de l’Arabie saoudite de 5 millions d’euros pour la rénovation et la modernisation du centre culturel parisien dédié au monde oriental. A mettre en balance avec le budget octroyé par le Quai d’Orsay de 12 millions d’euros annuels… D’autre part, l’hébdomaire rappelle également que « toujours selon l’agence de presse, une plaque de remerciements est alors installée lundi 16 janvier en présence du ministre saoudien des Affaires étrangères, de l’ambassadeur du Royaume saoudien, et… du président de l’Institut : Jack Lang. ».

Pour une fois, nos adversaires idéologiques n’ont pu dérouler leurs contre-vérités historiques sans opposition. Les connaissances et le talent de Zemmour ont permis de remettre à sa place Jack Lang. Leur unique but est de tordre notre passé pour légitimer leurs aberrations idéologiques dans le présent. Il faut impitoyablement leur opposer les faits et les empêcher de répandre leur vision falsifiée de l’Histoire.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les Identitaires relogent un SDF français – « Les nôtres avant les autres »

Depuis de nombreuses années, Génération identitaire organise des maraudes hivernales auprès des sans-abri dans plusieurs villes de France. A l’occasion du lancement de sa campagne d’hiver 2019-2020, l’organisation de jeunesse rappelait que si la France compte près de 150 000 sans-abri, leur traitement diffère beaucoup selon qu’ils appartiennent aux « migrants » ou à la population « de souche ». L’Etat avait d’ailleurs su organiser dans des délais très courts l’hébergement de milliers de clandestins en 2015 et 2016, à l’époque où Bernard Cazeneuve était ministre de l’Intérieur. Une efficacité pour les « autres », qui n’a pas manqué de surprendre après des décennies d’impuissance politique à traiter dignement les plus pauvres des « nôtres ».

David contre Goliath, les Identitaires ont décidé, pour la huitième année consécutive, d’aller apporter soutien moral et aide matérielle à ces derniers, délaissés par l’humanitarisme officiel et la bien-pensance médiatique. Cet engagement de terrain des militants identitaires avait suscité l’ire des associations antiracistes subventionnées en 2013, poussant SOS Racisme à intenter une action en justice à l’encontre de Damien Rieu. Poursuivi pour « provocation à la haine raciale », le courageux porte-parole des Identitaires avait été relaxé en 2015. Dans son délibéré, le tribunal rappelait que « les propos incriminés n’excèdent pas les limites du débat public dans une société démocratique », c’est heureux.

Mickaël, 32 ans, a été relogé

Doit-on rappeler quelques chiffres ? Dans un récent article, nos confrères de L’Incorrect rendaient compte d’un rapport récent de l’association Emmaüs Solidarité. Parmi les 22 000 individus auxquels cette dernière est venue en aide en 2017, seuls 3 % étaient Français. 3 % ! 95 % provenant de pays hors Union européenne. Dans les centres d’urgence, la situation est encore plus marquée et ce chiffre atteint les 98 %.

Fin janvier, Clément Martin, actuel porte-parole de Génération identitaire, rencontrait Mickaël, lors d’une maraude parisienne. Ce jeune sans-abri de 32 ans, à la rue depuis plusieurs années, lui explique alors « son désarroi de voir le gouvernement d’Emmanuel Macron s’occuper davantage des migrants que des Français à la rue ». Un témoignage qui résonne fortement avec le constat que font chaque année les Identitaires sur le terrain, à Paris comme à Lyon, au Mans comme à Strasbourg. Lançant alors une campagne de levée de fonds en ligne, les Identitaires ont réuni en une semaine la somme nécessaire au relogement temporaire de Mickaël, jusqu’à la fin de l’hiver. Leur objectif ? Aider cet artisan français malmené par la vie à retrouver un emploi et faire les démarches administratives nécessaires à sa réinsertion. Une « première » qui ne s’arrêtera probablement pas là : « La solidarité française et européenne doit se mettre en place pour sortir les nôtres de la rue et leur permettre un avenir meilleur. »

Pour aider Mickaël, contactez Génération identitaire ou faites un don sur la cagnotte Leetchi mise en place sous le nom « Génération Solidaire »

Pierre Saint-Servant

Article paru dans Présent daté du 10 février 2020

Greta Thunberg ou la nouvelle éco-religion, par Clément Martin (Les Identitaires)

Le nihilisme constitue le trait marquant de nos sociétés contemporaines. Envahi par le doute et privé de repères identitaires, moraux et spirituels, l’homme européen cherche à combler ce vide par toutes sortes de loisirs et d’excès destructeurs (drogues, sexe, surmenage, etc.)

Mais certaines idéologies profitent également de cette crise existentielle pour prospérer au point de s’apparenter à de véritables religions.

Ce n’est certes pas nouveau. A partir du XVIIIème siècle, avec le déclin progressif du christianisme, sont apparues des « religions politiques » ou « religions séculières » dont la vocation messianique était d’instaurer le paradis terrestre (jacobinisme, communisme, fascisme, etc.)

Largement discréditées par les horreurs du XXème siècle qui ont montré que le fameux « sens de l’Histoire » ne débouchait pas nécessairement sur une félicitée universelle, les grandes idéologies progressistes réapparaissent néanmoins sous d’autres formes telles que le droitdelhommisme, l’antiracisme, etc.

Alain Finkielkraut l’avait d’ailleurs prophétisé dès 2005 : « l’antiracisme sera au XXIème siècle ce qu’a été le communisme au XXème siècle ». Antiracisme aujourd’hui consacré par un droit pénal de nature religieuse qui « rétablit le crime de blasphème » et « empêche de dire ce que l’on voit, de dénoncer les mécanismes qui sont en train de détruire nos sociétés et notre civilisation » selon les mots du professeur Jean-Louis Harouel.

Mais avec la montée en puissance de l’idéologie écolo-gauchiste, appuyée par l’intégralité du système politico-médiatique, nous sommes en passe de franchir un cap.

De l’écologie à l’éco-religion

Il ne s’agit plus seulement de contrôler nos pensées, mais également nos actions : nous avons ordre de conformer l’ensemble de notre vie à cette nouvelle croyance religieuse qui rencontre un succès grandissant parce qu’elle neutralise le besoin de penser et l’angoisse qui l’accompagne.

« L’idéologie, c’est ce qui pense à votre place » écrivait déjà le philosophe Jean-François Revel.

L’écologie de gauche prend donc les citoyens en charge, répond aux questions, envahit notre vie, absorbe nos pensées et finit par singer le religieux : elle a ses prêtresses (Gréta Thunberg), ses excommunications (Roger Federer sommé de se séparer de son sponsor pas suffisamment « écolo »), sa vision apocalyptique (disparition de la planète d’ici 10 ou 20 ans) et ses grands rassemblements (plus d’un million de participants aux marches pour le climat).

Les nouveaux convertis doivent tout changer : des restaurants fréquentés aux modes de déplacements, des marques de vêtement aux groupes de musiques, des jouets pour enfants aux produits ménagers…tout et chacun doit devenir « éco-responsable ».

Il ne s’agit évidemment pas de faire ici l’apologie du gaspillage ou de la pollution, mais de prendre conscience que l’éco-religion va bien au-delà de ces préoccupations de bon sens car elle forme désormais un kit de vie, un prêt-à-penser et à agir, qui donne du sens à la vie de ses adeptes.

Répété et automatique, le rituel exorcise l’angoisse et procure une satisfaction morale. Et du rituel à la mystique, il n’y a qu’un pas.

Les limites politiques de l’éco-religion

Sous perfusion médiatique constante, le développement de l’éco-religion s’est traduit dans les urnes aux élections européennes de mai 2019, où le parti Europe Écologie Les Verts (EELV) est arrivé en 3ème position avec 13 % des voix.

De même, la plupart des instituts de sondage annoncent une forte poussée du vote éco-gauchiste aux élections municipales de mars 2020.

Cette tendance émane pour l’essentiel de citoyens bien insérés économiquement (elle touche peu la France périphérique) mais de plus en plus dépolitisés. Leur vote est davantage l’expression de leur croyance et de leur volonté de la répandre que d’un réel combat idéologique dont les soubassements leur échappent bien souvent. Ces nouveaux électeurs n’appartiennent pas à la gauche radicale qui constitue le substrat structurel d’EELV. De la secte marginale à la religion de masse, les sociologies évoluent nécessairement.

Les écologistes de gauche sont donc confrontés à une problématique majeure. Pour continuer à prospérer électoralement et espérer conquérir le pouvoir, ils doivent se désenclaver de l’extrême-gauche et capter de nouvelles « parts de marché ».

C’est là que le bât blesse. Car même si Yannick Jadot (tête de liste EELV aux européennes) l’a bien compris, la base de son parti continue de revendiquer son identité marxiste et ce décalage n’est pas sans créer de tensions. Yannick Jadot a ainsi créé la polémique en déclarant récemment : « dans des municipalités où vous avez des gens qui sont sans étiquette, ou même divers droite, qui font du 100 % bio dans les cantines, des jardins partagés, de la rénovation urbaine, [il faudra] prendre nos responsabilités ». Le même Jadot qui s’était déjà fait remarquer en affirmant : « l’écologie, ça n’est pas la gauche » (3).

A l’inverse, élu secrétaire national des Verts au mois de décembre 2019, Julien Bayou n’a pas hésité, dès son discours inaugural, à revendiquer un héritage radical en se vantant d’être le fils d’une porteuse de valises pour le FLN islamiste pendant la guerre d’Algérie.

Le piège : installer une nouvelle bipolarité au détriment du camp identitaire

Un tel ancrage à gauche empêchera les écologistes d’accéder au pouvoir et avant cela, de constituer la seule opposition sérieuse et crédible aux macronistes.

C’est pourtant bien cette novelle dichotomie artificielle que le camp « progressiste » cherche à substituer au clivage actuel opposant la Macronie aux patriotes. Car il permettrait une fois pour toute d’évacuer les préoccupations identitaires qui, élection après élection, continuent d’obséder les Français. Des moyens colossaux sont ainsi déployés pour lobotomiser la jeunesse et lui faire craindre une hypothétique « apocalypse écologique » qui constitue une immense diversion face à l’apocalypse migratoire, bien réelle celle-là.

Les Identitaires ont toujours défendu une vision de l’écologie enracinée, respectueuse des peuples et des traditions, seule à même de permettre l’émergence d’une véritable « civilisation écologique » selon l’expression d’Hervé Juvin. Elle est tout le contraire de l’agitation déstructurée d’une Greta Thunberg qui mêle à la lutte contre le réchauffement climatique un antiracisme tendance indigéniste et le combat contre le « patriarcat ».

Oui à l’écologie, non à Greta Thunberg !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le néo-ottomanisme à l’assaut de l’Europe, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Où s’arrêtera Erdogan ? Réislamisation d’un pays encore récemment fortement laïciste, interventionnisme militaire tous azimuts, ingérence en Europe à travers les populations turques qui y sont installées, celui qui se rêve sultan pose progressivement les jalons d’un agressif et inquiétant néo-ottomanisme.

Considéré au XIXème siècle comme l’homme malade de l’Europe, l’Empire ottoman n’avait cessé de refluer depuis la défaite de ses troupes devant Vienne en 1683. Après les lourdes pertes de la Première Guerre mondiale, seules les victoires militaires du général Atatürk ont pu mettre un terme à la déroute turque. Elles ont assuré à la Turquie le contrôle de la totalité de l’Anatolie et des stratégiques détroits des Dardanelles et du Bosphore.

Erdogan contre Atatürk

Une modernisation à marche forcée a ramené le pays sur le chemin de la puissance. Elle s’est conjuguée avec un éloignement de l’islam et de l’héritage ottoman. Cette approche kémaliste, du nom de son initiateur Mustafa Kemal Atatürk, a été consciencieusement déconstruite depuis l’arrivée au pouvoir de l’islamiste Recep Tayyip Erdogan en 2003. Rien de plus logique au vu de sa proximité avec les Frères musulmans qui haïssent Atatürk. Fondés en 1928, ils l’ont toujours considéré comme un traître pour avoir supprimé le califat en 1924.

Renouveau de la puissance militaire turque

L’armée turque, deuxième armée en effectifs de l’OTAN, a fait récemment l’acquisition d’armements très sophistiqués comme les missiles S-400 russes. Se sentant visiblement assez forte, la Turquie s’est ainsi permise de tourner le dos aux États-Unis et à leur nouvel avion furtif F35. Ses capacités militaires ne sont pas négligeables et ce début de renversement d’alliance témoigne d’une grande confiance en soi.

Ambitions turques en Méditerranée

Cette puissance recouvrée lui permet cette rupture avec l’Occident et attise ses ambitions en Méditerranée, où elle cherche notamment à s’approprier des gisements pétroliers nouvellement découverts. Ses envois de troupes en Libye, son annexion récente d’une partie de la Syrie, l’invasion plus ancienne du nord de Chypre, les tensions avec la Grèce, révèlent que la Turquie n’a en réalité jamais renoncé à son ancien empire. Promoteur du néo-ottomanisme, l’ancien Premier ministre Ahmet Davutoglu considère que le kémalisme est une lobotomie culturelle et qu’il a fait perdre à la Turquie son identité profonde. Une illustration supplémentaire de l’importance retrouvée du fait identitaire au XXIème siècle.

Le néo-ottomanisme en Europe

Depuis début de la crise des migrants en 2016, Erdogan ne cesse de menacer de faire déferler les 3,6 millions de « réfugiés » présents en Turquie sur l’Europe. Un chantage qui s’est accompagné d’un racket de 6 milliards d’euros auquel s’est soumis l’Union européenne. Une faiblesse européenne qui donne des ailes au président turc. Meetings électoraux, création de partis islamiques, contrôle de centaines de mosquées, la diaspora turque est chauffée à blanc. Elle est incitée à faire des enfants « ne faites pas trois mais cinq enfants, car vous êtes le futur de l’Europe », à se naturaliser et à prendre des responsabilités dans les pays dans lesquels ils habitent. « Soyez actif dans la politique, la science, l’économie ! ». Le programme est clair. La volonté de revanche et d’influence évidente.

566 ans de cauchemar

Aux jeunes Européens à qui l’on reproche sans cesse les croisades qui sauvèrent l’Europe du péril turc, rappelons que l’occupation par les croisés d’une fine bande de terre au Proche-Orient dura 196 ans. L’occupation de tout le Sud-Est de l’Europe par les Turcs, ses cortèges d’horreur, les innombrables razzias et les millions d’esclaves européens capturés par les ottomans et leurs alliés tatares furent un cauchemar qui dura 566 ans. Il se pourrait bien qu’en réalité, il ne soit pas terminé.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Sleeping Giants vs Valeurs Actuelles : face aux pressions de l’extrême-gauche, la droite contre-attaque ! – Clément Martin (Les Identitaires)

Le 2 décembre, le collectif d’extrême-gauche « Sleeping Giants » a lancé une vaste offensive avec le hashtag #opVA à destination de tous les annonceurs présents sur le site web de Valeurs Actuelles. Ceci dans le but de les informer de qui ils financent : « Cela fait maintenant quelques années que Valeurs Actuelles a quitté la simple ligne politique très, très à droite, pour s’embourber de plus en plus dans le discours purement idéologique, intolérant, anxiogène, complotiste et victimaire, qu’on croyait l’apanage des blogs les plus nauséabonds de l’Internet de la haine », peut-on lire dans un texte diffusé par le collectif jeudi sur son compte Twitter.

Le groupuscule « Sleeping Giants » veut interdire la liberté d’expression

Leur objectif est clair : faire pression sur le financement de Valeurs Actuelles via la publicité pour couler cet hebdomadaire. Rappelons qu’en 2015, ce même collectif s’était déjà illustré en organisant une campagne de pression contre Génération Identitaire afin de lui couper l’accès à ses sources de financement.

Un événement imprévu a tout chamboulé

Mais cette fois, tout ne s’est pas passé comme prévu. Alors que la droite et une grande partie des acteurs institutionnels (entreprises, grandes marques, etc.) ont eu l’habitude de courber l’échine face aux harcèlements des tenants du politiquement correct, une riposte s’est organisée.

Valeurs Actuelles a ainsi créé « Le Mur de la Honte » en affichant les noms de nombreux annonceurs ayant cédé aux injonctions des Sleeping Giants. Cette réplique a rapidement porté ses fruits : Red by SFR et Frichti, après avoir initialement décidé de boycotter Valeurs Actuelles ont finalement renoncé. Dans les médias, plusieurs journalistes ont apporté leur soutien au journal attaqué (Carole Barjon dans l’Obs, Jérôme Béglé du Point, etc) et enfin, un compte Twitter « Watching Giants » a vu le jour, reposant sur le même mode d’action mais souhaitant défendre les “consommateurs patriotes”. Le succès est d’ores et déjà au rendez-vous avec plus de 5 000 abonnés au compteur.

Quelle conclusion en tirer ?

La leçon à retenir de cet épisode est simple : il n’y a pas de fatalité. Nos opposants ne sont forts que de notre faiblesse. Avec un minimum d’organisation et de volonté, il est possible de faire reculer nos ennemis et parfois même de les faire plier. Mais avant tout, nous devons passer à l’acte. Celui qui agit se rend toujours maître de celui qui ne fait que penser. Au IVe siècle avant notre ère, Aristote nous avait déjà indiqué le chemin à suivre : « La politique a pour fin, non pas la connaissance, mais l’action » (֤Éthique à Nicomaque). Il ne tient qu’à nous de renverser la vapeur. Agissons !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Qu’on en finisse avec le franc CFA !, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’annonce de la fin du franc CFA dans une partie des pays qui l’utilisent est l’occasion de revenir sur les mythes qui entourent cette monnaie.

Selon ses plus ardents opposants, le franc CFA serait un frein au développement économique des pays africains dont il est la monnaie. Pour certains, il serait même le moyen pour la France d’aspirer des liquidités depuis ses anciennes colonies et donc de s’enrichir honteusement sur le dos de ces pays pauvres.

Une vidéo publiée en 2017 développe ces arguments à grands coups d’approximations sur fonds de ressentiment anti-français. Deux ans après elle totalise 1,15 millions de vues. Ce qui, pour une vidéo traitant de politique monétaire, est assez remarquable.

Particulièrement répandues chez les jeunes issus de l’immigration, ces accusations de spoliation à travers le franc CFA sont donc loin d’être marginales. Elles s’ajoutent à celles sur le prétendu pillage des ressources africaines par la France et l’Europe actuellement[1] ou lors de la colonisation[2]. Rappelons que les importations françaises de matières premières en provenance d’Afrique constituent une toute petite fraction des importations françaises globales et sont souvent payées à prix d’or (les uraniums kazakh et canadien coûtent moins cher que l’uranium nigérien) et la colonisation a été une opération financière globalement défavorable pour l’État et l’économie française. On est donc loin du vol si les mots ont encore un sens. Tous ces mythes sur le prétendu pillage de l’Afrique accentuent un ressentiment envers la France et les Français dans la population d’origine africaine et une repentance postcoloniale dans la population d’origine française et européenne qu’on aurait tort de minimiser.

Qui a intérêt à propager ces mensonges ?

Des dirigeants africains qui dissimulent ainsi leur propre incompétence et corruption.
L’extrême gauche qui spécule sur le ressentiment des populations immigrées et africaines pour tenter de recruter et de propager des idées anticapitalistes.
Les militants indigénistes pour qui les Français et les Européens sont la cause de tous les maux de la planète.

La confortable logique du bouc-émissaire français ou européen fonctionne à plein régime et explique la facilité avec laquelle se répandent ces contre-vérités. À tel point que bon nombre d’immigrés ou descendants d’immigrés ont adopté une véritable attitude de créancier envers la France et l’Europe. Une mentalité sur laquelle prospère l’assistanat, la criminalité, l’islamisme et le terrorisme.

Dans le même temps, ces accusations génèrent une mauvaise conscience dans toute l’Europe et en particulier dans les ex-puissances coloniales. Elles grossissent les rangs des ONG et partis politiques militant pour l’ouverture des frontières en réparation des « crimes coloniaux » et du « pillage de l’Afrique ». Elles tétanisent la droite qui n’ose pas faire preuve de fermeté au sujet de l’immigration.

Comment fonctionne le franc CFA ?

Seize pays dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Cameroun, le Togo et le Gabon utilisent cette monnaie créée en 1945. La France voulait doter ses colonies d’une devise commune qui s’est maintenue après la décolonisation par une volonté partagée de disposer d’une monnaie stable et crédible. Le franc CFA jouit d’une parité fixe avec l’euro et les pays de la zone franc avaient jusqu’à présent l’obligation de déposer 50 % de leurs réserves de change auprès du Trésor public français. Selon un rapport de la zone franc, les deux banques centrales de la zone franc, disposaient en 2005 de plus de 3 600 milliards de francs CFA (environ 72 milliards d’euros) auprès du Trésor français.

Pour lire la suite, c’est ici !

La natalité, grande absente du débat sur la réforme des retraites, par Laurent Moreau (Les Identitaires)

Depuis plusieurs semaines la France se déchire au sujet de la réforme des retraites proposée par le gouvernement Macron. Cette réforme, qui mêle fin des régimes spéciaux et allongement de la durée de cotisation –via un « âge d’équilibre », terme technocratique qui correspond à un allongement de la durée de travail, est largement rejetée par une majorité de Français après plusieurs semaines de grève.

Si la fin des régimes spéciaux peut faire naître un sentiment d’équité chez une majorité de Français qui travaillent dans le privé, l’allongement de la durée de cotisation lui, ne passe pas auprès de l’opinion qui a bien compris que le gouvernement se servait des régimes spéciaux pour passer en force sur l’âge de départ à la retraite.

La relance de la natalité, une réponse au vieillissement de la population

Le report de l’âge de départ est présenté comme une fatalité par les politiques depuis plusieurs décennies, en cause le vieillissement de la population qui fragilise le système par répartition. Mais ce sont bien les politiques qui sont responsables de ce déséquilibre, car ces derniers n’ont jamais abordé le sujet avec une vision sur le long terme. Le vieillissement de la population n’est que le résultat d’une baisse importante de la natalité depuis un demi-siècle. Si le sujet n’est pas franco-français mais concerne bien l’Europe en général, il n’en demeure pas moins qu’ils ne peut pas et ne doit pas être considéré comme une fatalité par le pouvoir politique. Conditionnés par les idées de Mai 68, les décideurs politiques actuels ont surtout préféré « jouir sans entrave » et placer les préoccupations matérielles au dessus des questions de filiation, de famille et de natalité.

L’immigration pour payer les retraites ? Une double escroquerie

Pire, plutôt que d’un programme ambitieux pour relancer la natalité française, les politiques ont fait le choix désastreux de privilégier une immigration massive depuis des décennies, comptant sur le taux de natalité plus élevé chez les individus issus de l’immigration pour financer à moyen terme les retraites des Français. Choix désastreux car l’intégration économique de ces populations est un échec cuisant (en témoigne les taux de chômage bien supérieurs à la moyenne chez les gens issus de l’immigration), et a un effet négatif sur le système social français dans son ensemble (CMU, AME, etc..). Sans compter que cette décision peut apparaître avec le recul comme une double peine, puisque l’échec de l’intégration économique de ces populations se double d’un échec de « l’intégration identitaire », qui fait exploser aujourd’hui le modèle Français (insécurité, laïcité, islamisation, terrorisme, etc..).

Hollande plombe les familles, Orban les relance

Alors que François Hollande avait, dans une logique d’économies court-termiste, réduit le quotient familial, impactant ainsi à la hausse les impôts de plus d’un million de foyer Français, une autre voie est possible. Viktor Orban en Hongrie, a par exemple instauré une politique très avantageuse pour les familles, qui va jusqu’à l’exonération pure et simple, à vie, du paiement des impôts pour les familles qui ont quatre enfants. Les mesures qui jouent à la baisse sur le montant de l’impôt ont l’avantage d’aider la classe moyenne qui travaille et fait avancer le pays. Elles permettent aussi de tenir à l’écart les populations immigrées qui en général sont moins soumises à l’impôt, et qui profitent déjà par ailleurs largement de la générosité du système social.

La démographie, un enjeu civilisationnel

Le dynamisme démographique d’un pays est un enjeu majeur pour alimenter des perspectives sereines pour les décennies à venir. Il permet non seulement de donner une certaine stabilité au système social, mais également un dynamisme économique qui fait cruellement défaut à l’Europe aujourd’hui. Plus fondamentalement, il témoigne de la vigueur d’un peuple, d’une civilisation, de sa volonté de se projeter et de sa confiance en l’avenir. Un peuple qui fait des enfants sera prêt à relever les défis du siècle qui vient. Il est donc urgent que le politique se saisisse de ce sujet pour que la France et l’Europe ne soient pas surpassées dans tous les domaines (économiques, technologiques, culturels, militaires, etc..) à long terme.

Laurent Moreau

Texte repris du site de : Les Identitaires

Réforme des retraites et dessous électoraux – Cyril Raul (Les Identitaires)

Il est naïf de penser que la réforme des retraites vise à viabiliser le système de répartition sur le temps long. D’abord parce que toute réforme sociale sans mesures radicales sur l’immigration est une entreprise inconséquente par nature, que le projet concerne les retraites comme l’école, les prisons ou les hôpitaux. Ensuite parce que les visées de l’exécutif sont, comme souvent, d’abord électorales et court-termistes.

La mort programmée du système

Au gouvernement comme parmi les Français, peu croient encore à la viabilité du régime des retraites. Ce constat semble partagé dans tout le spectre de la population, des jeunes actifs aux personnes âgées. Fatalistes, les premiers devinent qu’ils cotisent contraints et forcés pour une assurance retraite obligatoire dont ils ne verront jamais la contrepartie à la fin de leur carrière. Craintifs, les seconds redoutent un effondrement anticipé du système, entraînant une baisse drastique de leur pension mensuelle et, plus généralement, de leur rente.

Les gagnants

Paradoxalement, c’est d’abord vers ces retraités craintifs que la réforme se tourne. Le programme d’Emmanuel Macron en 2017 prenait d’ailleurs bien soin de le préciser : pour eux, rien ne changera. Les personnes âgées ont en effet besoin que tout change pour que rien ne change pour eux. La réforme les rassure car elle prétend pérenniser le système, au moins pour un temps. Conséquence logique : les retraités sont la seule tranche de la population soutenant majoritairement la réforme.

En réformant les retraites sans toutefois toucher aux pensions des retraités dont le poids démographique menace pourtant la viabilité du système, Emmanuel Macron compte avant tout conforter son socle électoral. Un tiers des plus de 65 ans a voté Nathalie Loiseau aux européennes. Un poids considérable, les personnes âgées étant la tranche de l’électorat la plus mobilisée lors des élections. L’horizon de l’exécutif n’est pas 2025 – date à partir de laquelle la réforme des retraites commencerait progressivement à s’appliquer – mais 2022. Échéance pour laquelle Macron aura à nouveau besoin d’un soutien clair et massif des plus de 65 ans pour s’assurer la victoire.

Les perdants

Dans le même temps, Édouard Philippe a annoncé le 11 décembre dernier que les personnes nées avant 1975 ne seront pas concernées par le nouveau système. Quand l’un des principaux arguments avancés pour faire accepter une réforme repose sur son report dans le temps, c’est que la première génération concernée par son application sera lésée par rapport aux précédentes.

Et en l’espèce, ceux qui se verront appliquer la réforme seront les actifs de 30-50 ans. Or cette tranche constitue le cœur sociologique de l’électorat du Rassemblement National. La génération des actifs sur le dos de laquelle tout le système de retraite par répartition repose, mais aussi celle des parents qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants, la première génération à avoir grandi avec l’immigration de masse, celle des Gilets Jaunes originels, celle animée par un double sentiment de déclassement et de dépossession.

Pas de victoire sans les retraités

Si le RN parvient à séduire l’électorat des actifs, celui des retraités constitue pour lui un véritable boulet électoral : au second tour en 2017, Marine Le Pen n’avait réalisé que 22 % des voix chez les plus de 70 ans.

Photo du vote selon l’âge

Il est tentant de pester contre une génération qui semble accorder plus d’importance au maintien de ses revenus qu’au destin de son peuple. Mais si victoire électorale il doit y avoir, il ne faut pas insulter les retraités, mais les rassurer. Ne serait-ce que parce que dans nos sociétés occidentales vieillissantes, il n’y a pas de victoire électorale sans percée chez les personnes âgées. Des États-Unis à l’Italie en passant par le Royaume-Uni ou la France, il est très difficile de gagner avec un retard tel que celui du RN dans cette tranche d’âge. La victoire ne peut passer que par l’union des actifs des classes moyennes et populaires et d’une partie des personnes âgées. Les uns doivent être sur-mobilisés, tandis que les autres doivent être rassurés, au moins pour une partie d’entre eux.

Les retraités ou les immigrés

Or, sur la question des retraites, la lutte contre l’immigration et la mise en œuvre de mesures de remigration sont objectivement les meilleurs moyens de mobiliser un électorat inquiet pour sa pension. La raison est mathématique : démographiquement, les papy boomers et les immigrés sont deux populations en pleine croissance. Les actifs français ne pourront plus indéfiniment porter sur leur dos le poids toujours plus lourd de deux populations dépendant des pensions et des aides. Dans la décennie 2020 à venir, les gouvernements français devront faire des choix et nécessairement réduire les droits des uns pour continuer à financer ceux des autres. Faire infuser cette donnée dans l’électorat retraité constitue sans doute un levier – parmi bien d’autres – d’une victoire dont l’imminence apparaît chaque jour plus vitale et nécessaire.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires