[vidéo] Qui veut la peau des Gaulois Réfractaires ? – Entretien avec Philippe de Villiers

23/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis 2016 et la visite au Puy du Fou, Philippe de Villiers échange régulièrement avec Emmanuel Macron. Des échanges souvent vifs et contradictoires.

Avec son nouveau livre, Les Gaulois Réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde, Philippe de Villiers dresse les échecs des mondialistes qui ont conduit à la gestion calamiteuse de la crise sanitaire du Covid-19. Un fiasco que les Français ont été les premiers à payer. L’ancien ministre alerte sur l’abandon progressif de notre souveraineté qui a conduit la France à être incapable de se fournir en masques, en tests, et même en Doliprane alors qu’elle était frappée par le nouveau coronavirus.

Il ajoute que ce sont ces mêmes carences, à l’instar de la casse du service hospitalier, qui ont poussé à assigner à résidence toute la population, en imposant deux mois de confinement sans discernement. Philippe de Villiers insiste sur ces dirigeants nomades qui ont fait primer depuis de longues années l’économie sur le politique pour parvenir à ruiner les deux. Il revient sur ces Français, enracinés, en prise avec le monde réel qui n’ont pas manqué à leurs devoirs pendant le confinement, pendant que les politiques eux, étaient à la dérive, entre les mensonges, les conflits d’intérêts et une incapacité chronique à gouverner, puisqu’à prévoir.

Philippe de Villiers revient également sans langue de bois sur ces séparatistes qui veulent fracturer la France en versant dans un racialisme dangereux, dans la lignée de Black Lives Matter, financé par l’Open Society de George Soros aux Etats-Unis et son homologue français, le collectif justice pour Adama (Traoré). Il alerte également sur la guerre civile, comme le dénonçait Ivan Rioufol, en décryptant les affrontements violents à Dijon entre des gangs de Tchétchènes et de Maghrébins.


Philippe de Villiers : « La France est notre mère, aimons-la. Ceux qui ne la respectent pas, qu’ils dégagent ! »

Dans son dernier livre, Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde, Philippe de Villiers, critique la gestion de la crise sanitaire par Emmanuel Macron et le « nouveau monde » prôné par le Président.

Au micro de Boulevard Voltaire, le fondateur du Puy du Fou revient sur ses récents échanges avec Emmanuel Macron et explique le concept de nouveau monde et ses incohérences. Il réagit également à l’actualité récente, en particulier sur les contestations « antiracistes ».

Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde. C’est le titre du livre que vous publiez chez Fayard. Hier, vous étiez sur le plateau de BFM TV et vous avez détaillé ce qu’a dit Emmanuel Macron d’Édouard Philippe lorsque vous lui demandiez « pourquoi Édouard Philippe ne déconfine t-il pas ? » Emmanuel Macron vous a répondu « il gère son risque pénal ».
Quelle est précisément votre relation avec Emmanuel Macron ?

Il y a le Puy du Fou et la France. Le Puy du Fou, c’est la passion d’une vie et Emmanuel Macron a multiplié les attentions depuis qu’il est venu au Puy du Fou. Il serait inélégant, voire insultant pour moi, de croire qu’Emmanuel Macron a voulu par ses attentions acheter le silence d’un esprit libre. Je lui ai demandé deux choses. De sauver le Puy du Fou, c’est fait. Et de sauver la France, ce n’est pas fait.

Il aurait voulu « assassiner son Premier ministre ». Vous auriez été un parfait missile de croisière sur cette séquence…

Il me parle et ne m’a jamais dit de garder pour moi ce qu’il me dit. Je considère que le missile de croisière en question est arrivé sur le Puy du Fou. On a failli mourir et le pays est en train de crever. Il faut établir les responsabilités. “Les Gaulois réfractaires” est une expression d’Emmanuel Macron. Les Gaulois réfractaires réputés indociles et indisciplinés sont sortis de leurs parois où ils étaient devenus des troglodytes recroquevillés, enfermés, encasernés, embastillés.
Le premier lecteur de ce livre a été Emmanuel Macron. Je l’ai appelé et lui ai dit « je vous appelle pour vous inviter à l’enterrement prochain du Puy du Fou. Comme vous êtes un ami du Puy du Fou, vous aurez une place d’honneur ». Il m’a répondu « que se passe-t-il ? » Je lui ai dit « on va mourir ».
On nous parle de ne pas ouvrir de tout l’été. Pendant son intervention où il a regardé la France dans le fond des yeux comme dirait Giscard, il a dit « il va falloir se réinventer, moi le premier ». Je lui ai demandé s’il avait bien dit cela et il m’a répondu oui. j’ai donc ajouté que j’allais lui écrire un petit manuel de réinvention, une sorte de trousse d’urgence dont j’espère, il en fera bon usage ».
Les relations sont très simples. Quand on parle du Puy du Fou, tout se passe bien. En revanche, dès qu’on parle de la France, tout se passe mal. Ce n’est pas pour cette raison qu’il faut éviter de se parler.



Vous avez dit qu’Emmanuel Macron était le liquidateur amiable de la France. Cette entreprise de démolition a démarré il y a déjà bien longtemps…

L’expression liquidateur veut dire que l’entreprise est mal depuis longtemps.
Quand j’étais étudiant en 68, une chose m’avait beaucoup marqué. En peinture dégoulinante, il était inscrit sur la Sorbonne « cours camarade, l’Ancien Monde est derrière toi ». C’était la gestation du Nouveau Monde. Le Nouveau Monde est né le 10 novembre 1989 après la chute du mur de Berlin. On nous a promis un village global unifié débarrassé des frontières, des souverainetés, des États de l’autonomie stratégique et avec le primat de l’économique sur le politique. C’est une chose inouïe dans l’Histoire. La logique des intérêts privés, ce qu’on appelle les chaînes de valeurs globales plutôt que la protection régalienne. On nous a expliqué que grâce au marché planétaire de masse qui serait le régulateur des tensions humaines et des relations des États déclinants en voie de disparition, la main invisible permettrait une interconnexion, une interdépendance avec la religion des flux qui est le communisme des imbéciles. Dans une société liquide où la paix perpétuelle est assurée par le marché, il n’y a plus besoin de prévoir, de stocker et de faire des réserves. On va chercher son paracétamol en Chine quand on en a besoin. En réalité, le village global unifié n’a plus de frontières. Il n’y a pas de problèmes puisqu’il n’y a pas d’épidémie. Les épidémies c’est le Moyen Âge… Un seul virus circule, la lèpre populiste. Il n’y avait pas de virus, plus d’épidémie, plus de guerre, on évacuait la mort surtout la mort de masse. Pourquoi des frontières et pourquoi le souverainisme ?
À l’époque, le souverainisme était le repli nationaliste, les égoïsmes nationaux. Tout s’est effondré et le Nouveau Monde est mort du coronavirus. Le village global unifié s’est fracturé. On retrouve les frontières des souverainetés, des États et de l’autonomie stratégique. Le primat de l’économique sur le politique s’est renversé. Quand la mort revient au village, quand la maladie fait irruption, quand la pandémie nous submerge, alors on revient au carré magique de la survie. On l’a vu pendant l’épidémie.
Premier coin du carré, la frontière. Deuxième coin du carré, la souveraineté. Troisième coin du carré, le local, le circuit court. Quatrième coin du carré, la famille, première sécurité sociale dans une société de solidaire solitaire. C’est l’Ancien Monde. Le Nouveau Nouveau Monde, le monde d’après le Nouveau Monde, le jour d’après, la France d’après doit être rebâtie sur ces mots-là. Ces mots étaient des mots maudits, de parias et qui vous valaient l’injure.
À quoi pressentons la victoire intellectuelle de ce qu’on a toujours défendu ? C’est lorsque l’adversaire pille votre lexique.
Bruno Le Maire en appelle au souverainisme économique et Emmanuel Macron fait son mea culpa en disant « il va falloir relocaliser », alors que pendant trente ans, on n’a fait que délocaliser.
Je ne vais pas faire un exercice d’auto éblouissement comme font la plupart des hommes politiques, mais on avait tout dit du souverainisme.
À Nevers en 1994, je me souviens d’une salle bondée. Jimmy Goldsmith avait dit « c’est simple, lorsqu’on va abolir les frontières sanitaires avec le libre échangisme mondial, quand il y aura la grippe à New Delhi, on aura la grippe dans le Berry ». La salle riait en se disant qu’il allait un peu loin.

Comme cette société liquide est en passe de s’effondrer, ce serait pour l’État le moment de reprendre ses fonctions régaliennes. Or, cela tombe très mal puisqu’on voit ce qu’il se passe en France…

Castaner et Belloubet , Fripounet et Marisette, nous font revivre à la fois l’affaire Léonarda dans ce qu’elle avait de grotesque et le roman Soumission de Houellebecq.
Castaner désavoue l’institution dont il a la garde. Il tire dans le dos des policiers. Il instille le soupçon avéré qui est un oxymore du troisième type inventé par En Marche. Plus précisément, la présomption de culpabilité. C’est une grande première en France. Et enfin, il désarme la police. Il leur interdit l’étranglement. C’est lui qui fait l’étranglement. C’est très grave.
Quant à Madame Belloubet, elle s’affranchit d’une loi élémentaire, la non-intervention du Garde des Sceaux dans une affaire judiciaire en cours. Elle condamne d’avance les gendarmes qui jusqu’à présent ne sont que témoins assistés. Elle prend parti pour cette famille Traoré bien sous tout rapport. Il suffit de regarder le dossier de plus près pour voir que Assa Traoré est la nouvelle Jeanne d’Arc avec Greta Thunberg. On a là, le couple de l’avenir pour sauver la planète !
Je ne supporte pas tout cela. Ce n’est pas du courage idéologique, c’est la trouille. En Marche est le gouvernement de la pétoche. C’est comme cela qu’ils ont fait le confinement. Ils ont lu une modélisation de Neil Ferguson de l’Impérial Collège repris par l’Institut Pasteur. Ce gouvernement a peur de son peuple et de la première vaguelette. Il a surtout peur de ceux qui veulent nous détruire. Il est prêt à collaborer avec ceux qui veulent nous détruire. Les militants racialistes veulent en finir avec la France. Jacques Bainville, le grand historien disait « c’est mieux qu’une race, c’est une nation ».
À Europe 1, j’ai rencontré par hasard Laurent Nunez. Il a passé un sale quart d’heure. Je ne sais pas si cela sortira dans la presse puisque c’était privé. Je lui ai dit « alors, l’émotion s’affranchit des règles juridiques ? Votre ministre a dit : en cas d’émotion, on s’affranchit des règles juridiques. » Je lui ai dit que j’étais très content pour le Puy du Fou. Il m’a demandé pourquoi. Et je lui ai répondu que la Cinéscénie était l’émotion. Depuis quarante ans, 13 000 personnes sont présentes tous les soirs, mais aujourd’hui on est limité par la règle juridique des 5000 personnes. Si vous ne faites pas sauter la règle pour nous, légendaires Français, j’ai une solution. On fait un spectacle sur la famille Traoré. La première Cinéscénie est prévue le 24 juillet, mais pour l’instant les préfets de région et de département ne nous disent pas si on aura le droit. Avec Traoré, il y a l’émotion. Avec le Puy du Fou légendaire français, il n’y a pas d’émotion. Ils se foutent de notre gueule.
En plus, le Premier ministre est prêt à faire la génuflexion. La génuflexion oblique du dévôt pressé devant la déesse Assa Traoré, la déesse de l’anti racisme.
J’appelle tous les Français à se lever et à dire « ça suffit » ! Je suis sorti de ma tanière, car je n’en peux plus !
Réfléchissons un instant. Partout dans la rue, les gens portent des masques, les Gaulois réfractaires portent des masques. Ce sont les mêmes qui nous ont interdit de porter des masques lorsque c’était nécessaire. Maintenant, ils nous obligent à porter des masques, alors que ce n’est plus nécessaire.

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