Crise sanitaire ? Le risque, c’est la vie !

Si, depuis la préhistoire, l’homme n’avait pas pris de risque, il est quasiment certain qu’il aurait disparu de notre planète.

S’il n’était pas descendu de son arbre, au risque d’affronter les prédateurs, il serait mort de faim ou aurait été délogé par des grands singes plus puissants.

Ramenons maintenant cette prise de risque à notre civilisation actuelle et regardons ce qu’elle nous a amené et surtout les catastrophes qu’elle nous a permis d’éviter.

Cela a commencé par le feu. Il n’a été apprivoisé que par l’homme, et ça n’a pas dû être sans un certain courage. Notre espèce lui doit, sans jeu de mots, une «fière chandelle».

Des milliers d’années après, l’homme a domestiqué le cheval et, là aussi, il a pris des risques. S’il ne l’avait pas fait, nous serions restés, avec notre force limitée, soumis à Dame nature.

L’homme n’est pas parfait, loin de là, mais le courage, avec son corollaire, la prise de risque, nous a permis de résister aux envahisseurs.

Aujourd’hui, les risques sont d’une tout autre nature, de l’ascension des hauts sommets aux défis sportifs, en passant par un autre risque, beaucoup moins reconnu dans notre pays : la création d’une entreprise! J’en sais quelque chose : j’ai pris d’énormes risques pour créer la mienne.

S’il y a un risque que nous devons soutenir, c’est bien celui-là. Avec le COVID, la population peut comprendre que l’entreprise est vulnérable avec toutes les conséquences catastrophiques que sa disparition provoquerait, nous en aurons malheureusement confirmation dans les mois qui viennent avec les dépôts de bilan annoncés.

La situation actuelle de nos entreprises n’est pas seulement due à cette pandémie; elle n’est qu’un accélérateur. C’est notre impréparation qui en est la première cause.

Nous ne pouvons pas en rejeter la faute sur les chefs d’entreprises français. Le mal vient de bien loin – je dirais depuis une quarantaine d’années, lorsque l’entreprise est devenue la seule valeur d’ajustement pour un financement de la protection sociale, l’antithèse de la prise de risque.

Les Français n’acceptent plus le moindre risque. Ils sous-traitent à l’État l’ensemble de leur sécurité dans tous les domaines.

Le risque zéro est impossible, mais coûte très cher quand on veut s’en approcher : nos gouvernants ont ainsi ponctionné, encore et encore, nos entreprises jusqu’à l’overdose actuelle.

Le résultat ne s’est pas fait attendre, principalement dans les entreprises industrielles qui payent pratiquement deux fois plus de charges que leurs concurrentes allemandes. Depuis l’an 2000, notre pays en a perdu la moitié et, malgré la charge de notre ministre des Finances pour leur «relocalisation», elles continuent inexorablement leur effondrement.

Une règle économique simple: si une entreprise ne peut pas dégager une marge suffisante, elle ne peut pas investir autrement que par l’emprunt, ce qui la fragilise et surtout elle n’a pas la trésorerie suffisante pour affronter des situations de crise comme celle que nous rencontrons aujourd’hui.

Vous l’aurez compris, si le risque c’est la vie, le «principe de précaution» à outrance, c’est la mort!

Claude Goudron

Tribune reprise de les4verites.com

Lutte contre le séparatisme ou contre nos libertés?, par Guillaume de Thieulloy

Le 2 octobre, M.Macron a prononcé aux Mureaux (quartier emblématique du merveilleux «vivre-ensemble» chanté sur tous les tons par nos chers dirigeants) un important discours sur le «séparatisme».

J’ai déjà dit que le mot «séparatisme» me semblait particulièrement inadéquat pour définir le problème que l’islam pose à la France: l’objectif ultime des islamistes n’est pas de régner sur des quartiers où la loi française ne s’appliquerait plus (c’est déjà le cas dans plusieurs centaines de quartiers «sensibles»), mais de soumettre tout le territoire français à la charia.

Cela fait maintenant plusieurs décennies que la France a un problème islamique, mais les dirigeants font mine de ne pas comprendre.

Ainsi, dès le début de son discours, le chef de l’État dénonce le projet politico-religieux du «séparatisme islamique», sans sembler s’apercevoir que c’est le Coran lui-même qui porte un projet politico-religieux.

On notera avec amusement l’évolution du discours. Voici quelques années, nous étions de dangereux complotistes quand nous dénoncions les horaires de piscine réservés aux femmes. Eh bien, désormais, Emmanuel Macron nous emboîte le pas.

Encore quelques années, et il va peut-être «découvrir» que le projet islamiste a quelque chose à voir avec l’islam!

L’aveuglement volontaire de ces prétendues élites devrait radicalement les disqualifier pour conduire la nation. Mais, manifestement, la mémoire courte des Français permet toutes les manipulations. Jusqu’à tenter de faire du successeur de François Hollande un chef d’État capable de lutter sans faiblesse contre « l’islam politique » (comme s’il en existait un autre).

Mais, en dehors de ce spectacle absurde et familier, où les responsables de l’ouverture des frontières et du désarmement de la France osent jouer aux hommes d’État, ce discours est inquiétant.

Car, en ne ciblant pas nommément les incompatibilités entre certains points de l’islam et certaines de nos mœurs et de nos lois, M. Macron envisage d’un cœur serein de mettre toute la société française en prison.

Je ne prendrai dans son discours que deux exemples de ces mesures liberticides, évidemment inefficaces contre l’islamisme, mais ravageuses contre les libertés des vieux Français.

Il est annoncé que la loi interdira désormais l’instruction à la maison, pour que l’école redevienne «un creuset républicain». Pour ma part, je ne crois pas du tout que l’école doive être une officine de propagande robespierriste ou mélanchoniste. Et je crois que les parents doivent être les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est ce que dit le droit naturel. C’est aussi ce que dit la déclaration universelle des droits de l’homme.
Très consciemment, je scolarise mes enfants hors du « creuset républicain » où l’on n’apprend plus à lire, écrire, ni compter, mais où, dès la maternelle, on chante les merveilles de cette «diversité» qui fracasse notre patrie.

Deuxième exemple: l’État réclame désormais le droit de dissoudre les associations pour des motifs indéfinis.

Faute de savoir résister à la conquête islamique, M. Macron restera – comme ses prédécesseurs – dans l’histoire comme un fossoyeur des droits naturels des êtres humains et des libertés des Français.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Lutter contre le séparatisme islamique ?

Après l’été sanglant que nous avons vécu, une partie du gouvernement semble se réveiller et considérer enfin que la première mission de l’État n’est pas d’accueillir la terre entière aux frais du contribuable, mais de protéger les Français.

Je dis: «une partie», car le gouvernement compte encore – et au plus haut niveau – des dangereux utopistes comme le Garde des sceaux qui a osé réemployer l’expression socialiste de « sentiment d’insécurité » pour mieux dissimuler le rôle de la «justice» dans le développement galopant de l’insécurité.

Pourtant, Emmanuel Macron a élevé le ton, ces dernières semaines, et dénonce martialement le «séparatisme islamique», contre lequel une loi devrait être votée bientôt.

Je ne peux que me réjouir que le candide technocrate parvenu au sommet de l’État, sans beaucoup d’expérience du gouvernement des hommes, découvre la réalité du danger islamique.

Mais j’avoue me méfier des gesticulations actuelles.

D’abord, je note que M. Macron refuse de regarder l’islam en face. Redisons une énième fois qu’il est faux et archi-faux que «l’islam politique», comme on dit désormais, constitue un dévoiement du « vrai islam », comme l’a encore déclaré récemment le chef de l’État.

Il suffit de feuilleter le Coran (dont je rappelle qu’il est supposé être la parole incréée de Dieu et donc ne peut faire l’objet d’aucune interprétation ni d’aucune contextualisation – à la différence notable de la Bible) pour constater que c’est bien la «révélation» islamique qui prévoit l’asservissement des femmes ou des «mécréants».

Par ailleurs, le problème n’est pas le «séparatisme». Ou plutôt n’est pas seulement le séparatisme.

Il est évident qu’il serait souhaitable que les territoires français où s’applique déjà, au moins partiellement, la charia soient reconquis.

Mais, d’une part, le séparatisme n’est pas un phénomène nouveau. Voici des années que des quartiers toujours plus nombreux passent sous une autre loi que la loi française – souvent avec la complicité des élus qui, en échange de suffrages, ferment les yeux ou encouragent.

Et, d’autre part, il y a pire que le séparatisme. Il serait peut-être temps que M. Macron et les siens prennent au sérieux nos adversaires (mais, comme leurs prédécesseurs du Front populaire avaient refusé de croire que «Mein ­Kampf» constituait le programme ­d’Adolf Hitler, ils refusent de croire que le Coran constitue le «programme» des islamistes).

Or, le Coran n’encourage pas au séparatisme, sinon en situation de minorité ou de faiblesse. Il encourage à la conquête. C’est tout différent. Au train où vont les choses, la lutte contre le séparatisme pourrait être prochainement «gagnée» par l’application de la charia à tout le territoire national!

Plus grave, le gouvernement fait mine de lutter contre le séparatisme islamique, mais il en aggrave les causes en réclamant encore plus d’immigration.

Cerise sur le gâteau, nous avons appris tout récemment – mais, à vrai dire, nous l’avions supposé dès qu’il fut question d’une loi – que la loi lutterait contre « tous les séparatismes ».

Point n’est besoin d’être devin pour comprendre que cette loi ne va pas beaucoup gêner les islamistes, mais qu’elle va attaquer les libertés de tous les Français.

Au fond, le problème n’est plus tellement que les islamistes détestent notre civilisation. Il est plutôt que ceux qui prétendent nous diriger ne voient pas pourquoi il faudrait l’aimer et la défendre. À tout prendre, les islamistes sont logiques; c’est nous qui sommes absurdes de nous donner des chefs qui nous haïssent ou nous méprisent.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Le drame du Kosovo, exemple à méditer

Nous avons sous nos yeux, en Europe même, l’exemple d’un pays où les musulmans ont pris le pouvoir avec la bénédiction et l’aide de l’OTAN, de l’Union européenne, et de la France. De plus, ces musulmans ne sont pas des immigrés, ce sont des autochtones.

Ce pays est le Kosovo, et les musulmans sont des Albanais, islamisés et soumis aux Ottomans depuis des siècles.

J’ai assumé la direction de la MIP (Mutuelle de l’Industrie du Pétrole) de 1982 à 1994. Notre siège social était installé dans un complexe d’immeubles de bureaux construit entre 1975 et 1980 près de la station RER de Val de Fontenay, à Fontenay–sous-Bois (94).

L’installation électrique ne justifiait pas la présence d’un technicien d’entretien à plein temps. Nous faisions appel à un technicien de la DIAC (filiale crédit de Renault), qui ne venait dans nos locaux que quelques heures pendant le week-end.

Je trouvais sur mon bureau, le lundi matin, un compte rendu de son intervention. Lorsqu’il avait quelque chose de plus important à me faire savoir, il venait me rejoindre à la cafeteria et nous prenions notre repas ensemble.

Ce technicien s’appelait Vulovic. Il était Serbe, installé en France depuis de nombreuses années, mais il retournait souvent dans son pays natal, auquel il restait très attaché. Nous parlions donc travail, mais aussi, fréquemment, de son pays d’origine.

Après l’éclatement de la Yougoslavie, la Serbie fut le théâtre de nombreux conflits, avec tou­tes les souffrances que peuvent supporter les populations dans ces guerres civiles.

Vulovic profitait de ses vacances pour accompagner des convois humanitaires qui apportaient des secours aux populations serbes. À son retour, Vulovic me faisait part de son indignation de voir qu’en Europe occidentale et même en France, alliée traditionnelle de la Serbie, les Serbes étaient toujours désignés comme les coupables. Il me décrivait les brutalités, voire les atrocités, dont étaient victimes les Serbes, notamment dans la Krajina qui appartenait à la Croatie, et dont les Serbes ont été chassés sans ménagement et dans l’indifférence générale.

En outre, Vulovic me faisait part de ses inquiétudes pour une région dont je n’avais jamais entendu parler : le Kosovo. Le Kosovo, me disait-il, a pour les Serbes la même valeur sentimentale que l’Alsace-Lorraine pour les Français. C’est là que s’est déroulée la bataille du Champ des Merles (1389), qui symbolise la lutte séculaire du peuple serbe contre l’envahisseur ottoman. De plus, le Kosovo abrite des monastères orthodoxes qui sont parmi les plus beaux de Yougoslavie.

Le Kosovo, ajoutait Vulovic, comportait au départ une faible minorité albanaise. Mais les choses ont beaucoup changé depuis 1945. Au cours de la 2e guerre mondiale, l’Italie, qui avait annexé l’Albanie en 1939, créa une « Grande Albanie » englobant le Kosovo. Cela provoqua un afflux important d’Albanais. Après la guerre, les Serbes (orthodoxes) ont adopté un mode de vie à l’occidentale avec peu d’enfants par famille. Au contraire, les Albanais (musulmans) ont continué d’avoir une très forte natalité. Ainsi, au fil du temps, l’équilibre démographique s’est fortement modifié en faveur de la population albanaise, qui est devenue majoritaire. Cela s’est accompagné d’une montée des revendications identitaires de la part des Albanais.

Depuis l’éclatement de la Yougoslavie, – toujours selon Vulovic –, les Albanais sont devenus agressifs. Des commandos armés agressent les Serbes du Kosovo, qui n’osent plus sortir de chez eux. Ils ne comptent plus que sur l’armée pour rétablir l’ordre et leur sécurité, disait Vulovic. Et il ajoutait : tout cela va très mal finir.

Voilà les propos que j’entendais entre 1990 et 1994, date de mon départ en retraite. Vulovic avait quelques années de moins que moi. Malheureusement, il est décédé prématurément, peu après ma fin d’activité.

En 1999, les forces de l’OTAN ont pilonné la Serbie avec la participation d’avions français.

J’ai repensé à ce que Vulovic m’avait annoncé de façon prémonitoire plus de sept ans auparavant.

En mémoire de lui, je suis allé porter mes dons à l’église orthodoxe serbe de Paris.

Le Kosovo est indépendant depuis 2008. Malgré les soldats de la KFOR, la plupart des monastères orthodoxes ont été saccagés.

Les rares Serbes restés au Kosovo vivent dans des enclaves entourées de barbelés, et leur sécurité est plus que précaire.

Quel sera le prochain Kosovo ?

Raymond Croella

Tribune reprise de les4verites.com

L’ignominie d’Emmanuel Macron, par Guy Milliere

Je n’ai cessé de le dire bien avant que Macron soit élu Président. Macron est un imposteur. C’est surtout un homme dangereux.

Il est arrivé au pouvoir en se comportant sans scrupule vis-à-vis de quiconque.

Grâce à une gigantesque opération mêlant publicité, propagande et instrumentalisation de la justice.

Avant que le coronavirus de Wuhan ne déferle sur la France, il avait déjà montré ce qu’il y avait de vil en lui.

Ce qui a mené au soulèvement des gilets jaunes a été son insupportable mépris pour les gens qui ne sont pas de sa caste, qu’il n’a cessé d’insulter.

Ses réponses au soulèvement des gilets jaunes qui, au commencement, était une révolte contre l’oppression étatique et fiscale, ont été absolument odieuses.

Elles ont associé le dédain arrogant au recours à la violence policière, agrémenté de l’usage de gauchistes violents chargés de faire apparaître de pauvres gens désespérés comme des barbares et des casseurs.

Son attitude pendant la grève contre la réforme des retraites a été identique.

Il était devenu à ce moment le Président le plus détesté depuis le début de la Ve République.

Puis est venu ce qui constitue pour l’heure une forme d’apothéose dans l’ignominie et l’horreur : la gestion de la pandémie. Les mensonges ont succédé aux mensonges, les mesures ineptes se sont ajoutées aux mesures monstrueuses.

Les frontières ont été laissées ouvertes jusqu’à une date tardive et les vols venus de Chine ont apporté leurs suppléments de contagion.

Les masques et les moyens de protection ont manqué au personnel soignant.

L’absence de gestion en aval a conduit à l’engorgement des hôpitaux, au tri des malades et au recours à l’euthanasie.

La peur a été agitée pour obtenir la soumission et un emprisonnement de la population sous contrôle policier.

Les Français ont dû passer ensuite à la liberté surveillée.

Des milliers d’entreprises vont déposer leur bilan.

La France sera en récession, voire en dépression, pendant une période indéterminée qui s’étendra jusqu’au milieu de 2021 peut-être au-delà.

En parallèle, les médecins en France se sont vu retirer l’autorisation de prescrire et n’ont pu offrir que paracétamol ou Rivotril.

L’hydroxychloroquine est soudain devenue un médicament diabolique et le professeur Raoult, qui s’est comporté en médecin digne de ce nom d’un bout à l’autre de la pandémie, a subi une opération de démolition qui a pu ressembler aux minutes de haine décrites dans le « 1984 » de George Orwell.

Des imposteurs dont la cuistrerie grandiloquente ressemblait à celle du docteur Diafoirus, si bien décrit jadis par Molière, se sont répandus en propos imbéciles sur les plateaux de télévision où les vomissures qu’ils ont proférées ont alterné avec leurs paroles de mansuétude servile envers le Président et le gouvernement.

Un « conseil de scientifiques » lié à de grands laboratoires est censé avoir « conseillé » la clique au pouvoir et est co-responsable de ce qui serait une simple farce ignoble s’il n’y avait des milliers morts et des millions de chômeurs et de gens réduits à la misère.

La situation est grave.

La France n’a pas été le seul pays où de mauvaises décisions aux conséquences mortelles ont été prises, mais – et j’ai bien observé –, dans aucun pays autant de mensonges contradictoires n’ont été proférés, dans aucun pays un soi-disant Président et un soi-disant gouvernement ne se sont moqués à ce point de la population.

Dans aucun pays, de soi-disant « scientifiques » ne se sont conduits ainsi. Dans aucun pays, autant de médias ne se sont faits complices à ce degré.

Il reste en France des hommes et des femmes politiques dignes de ce nom, des médecins intègres, des journalistes scrupuleux.

Cela suffira-t-il pour redresser le pays avant qu’il soit trop tard ? J’aimerais le penser. Pour l’heure, je n’y parviens pas. Je vois, avec douleur, le désastre, surtout le désastre.

Les mois à venir vont être douloureux, vraisemblablement ­ho­r­ribles. Toutes les institutions seraient à rebâtir, car elles sont toutes à terre. Et je n’ai rien dit des zones de non-droit, de l’islamisation du pays, du fait que tous les leviers de pouvoirs restent dans les mains de gens qui n’auraient jamais dû être à même de s’en approcher.

Est-il possible encore de sauver la France ? On le saura bientôt. Il reste peu de temps.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

Vers une alliance des droites pour chasser les traîtres ?, par Guillaume de Thieulloy

ivan-rioufol

Ivan Rioufol est l’un des très rares journalistes de droite à demeurer actif au sein de la « grande presse » – « Le Figaro » en l’occurrence.

Son dernier petit livre mérite de franchir le mur du silence, dont ses éminents confrères vont vraisemblablement le couvrir, faute de pouvoir y répondre par des arguments rationnels.

« Les traîtres », ce sont les politiciens qui, depuis des décennies, ont choisi délibérément de mener des politiques contraires aux intérêts de la France et des Français.

Car, on l’oublie – ou plutôt on l’occulte – trop facilement, le déclin est un choix politique.

À droite comme à gauche, les dirigeants « français » ont assumé le préjugé selon lequel la France était de l’histoire ancienne et qu’il fallait tourner la page.

C’est au nom de cette idée absurde que l’on a créé un monstre supranational à Bruxelles qui, incapable de trouver une position diplomatique commune entre Berlin, Paris ou Rome, prétend nous dicter la forme des concombres que nous mangeons ou le diamètre des robinets de nos salles de bains !

C’est au nom de cette idée absurde aussi que l’on a fait venir des millions d’étrangers inassimilables en France – et des dizaines de millions en Europe.

Encore aujour­d’hui, alors que le désastre est évident, même pour l’observateur le moins attentif, d’innombrables commentateurs continuent de croire – ou de faire semblant de croire – que toutes les cultures se valent et que les hommes sont de simples pions aisément interchangeables.

C’est peut-être vrai quand l’homme tient le rôle du consommateur.

Ça l’est déjà beaucoup moins quand il devient producteur. Il est bien connu que nous « importons » des bac – 5 et que nous « exportons » des bac + 5. Qui oserait prétendre que cela n’a aucune conséquence sur le niveau général de qualification ? Et, même à niveau de qualification supposé égal, qui oserait affirmer que les milliers de médecins que nous « importons » du Maghreb ont reçu la même formation qu’à la faculté de médecine de Paris ?

Mais, surtout, il est complètement délirant de croire que les hommes sont interchangeables quand ils tiennent un rôle non économique, à commencer par celui de citoyen.

Chacun sait que l’immigration islamique est pour beaucoup dans l’épidémie de viols qui sévit depuis quelques années. Bien sûr, il y a toujours eu des détraqués dans toutes les sociétés. Mais il n’est pas exactement identique d’avoir été éduqué au respect de la femme par les chansons de geste et d’avoir été éduqué selon le modèle coranique à croire que les femmes sont un « champ de labour », voire le butin du vainqueur.

Comme le dit très bien Rioufol, c’est contre ces dirigeants traîtres à la nation que les gilets jaunes se sont soulevés.

Qu’ils aient été, ensuite, gangrenés par l’extrême gauche est une autre affaire, mais, tôt ou tard, une révolte semblable obtiendra cet objectif éminemment souhaitable : se débarrasser enfin d’une oligarchie malfaisante.

Et l’auteur donne le mode d’emploi de la réussite en ce domaine : l’alliance (que nous prônons depuis longtemps dans ces colonnes) entre la droite populaire refusant l’immigration et la droite conservatrice refusant la déculturation et le Moloch étatique qui ne sert plus qu’à entretenir l’extrême gauche antifrançaise et l’immigration.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Le choix de l’immigration contre la politique familiale, par Guillaume de Thieulloy

J’ai déjà eu l’occasion de commenter ici les déclarations de Jean-Paul Delevoye sur les retraites et l’immigration (n° 1222).

Mais, alors que le « Haut-commissaire aux Retraites » se débat – comme tant de ses congénères – dans un scandale grandissant de dissimulation de possible conflit d’intérêts, il me semble important de revenir sur l’autre aspect de sa déclaration.

Le choix de l’immigration est effectivement, en sens inverse, un refus de toute politique familiale.

Fondamentalement, le versement des pensions dépend de deux critères : l’état de l’économie et l’état de la démographie.

C’est évidemment ce que pointait maladroitement Jean-Paul Delevoye en rêvant à ses 50 millions d’immigrés.

Je n’insiste pas, une nouvelle fois, sur le fait que cette immigration ne pourra évidemment pas maintenir l’économie au niveau où elle se trouve aujourd’hui – et qu’au contraire, elle pèsera lourdement sur les comptes publics.
Mais Jean-Paul Delevoye a tout de même raison sur un point : même en pur régime de capitalisation, s’il n’y a plus d’actifs, il n’y a plus de pensions.
Nous avons donc deux choix : soit privilégier la politique familiale, soit privilégier l’immigration.

De toute évidence, pour la France qui n’a jamais été – quoi qu’en dise la propagande – ni une terre d’immigration, ni une terre d’émigration (seulement, parfois, une terre envahie quand l’affaiblissement de l’État rendait ses richesses particulièrement alléchantes pour ses voisins), la solution migratoire est une mauvaise solution, du point de vue de la cohésion nationale comme du point de vue économique.
Même les États-Unis, pourtant bâtis par l’immigration (et une immigration qui apporte économiquement au pays) commencent, pour la première fois de leur histoire à s’intéresser à la politique familiale.

Ainsi Marco Rubio, qui déclarait encore voici quelques années que toute politique familiale était un premier pas vers le socialisme, vient-il de déposer un plan en faveur d’une politique familiale – très proche de celle du gouvernement hongrois.

Au contraire, en France, alors que nous avions une politique familiale efficace – issue du catholicisme social, puis de Vichy et du gouvernement provisoire de 1944 – et que celle-ci a porté des fruits remarquables (nous permettant notamment de rattraper le retard démographique sur l’Allemagne qui nous avait coûté si cher en 1870, 1914 et 1939), nous la détruisons méthodiquement.

Il est symptomatique que les mères de famille soient les principales perdantes de la réforme des retraites actuellement en discussion.
Les « élites » françaises ont fait un choix clair : elles préfèrent l’immigration à la politique familiale (bien que cette dernière soit nettement plus économique et, surtout, nettement plus naturelle et profitable pour le pays).

Il faudra bien qu’elles en paient un jour les conséquences électorales.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Immigration illégale en Europe, par Jean Rouxel

immigration

Une récente étude du think tank américain Pew Research Center évalue la population d’immigrés clandestins en Europe un peu au-dessous de 1% de la population globale en 2017: entre 3,9 et 4,8 millions d’immigrés clandestins sur 500 millions d’habitants dans les 32 pays d’Europe étudiés.

Ce chiffre est déjà, à lui seul, extravagant. J’ai beau être conscient de la gravité du problème, j’ai été ébahi de lire une telle estimation – surtout sous l’autorité d’un organisme qui ne passe pas vraiment pour être d’«extrême droite»!

Plus grave encore, le Pew Research Center explique que 70% des immigrés clandestins sont répartis parmi 4 principaux pays: l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l’Italie.

La France, loin de s’opposer à l’immigration illégale, refuse en effet de garder ses frontières, de condamner sévèrement les trafiquants de chair humaine qui font passer des dizaines de milliers de clandestins chaque année, et réserve même des prestations sociales (notamment la fameuse Aide médicale d’État) aux personnes n’ayant aucun droit d’être sur notre territoire.

Il aurait donc été surprenant que les clandestins ne soient pas nombreux chez nous.

Pourtant, il est très vraisemblable que les chiffres du Pew Research Center soient nettement minimisés.

D’abord, un rapide calcul montre une différence de 5% environ entre les chiffres de clandestins indiqués pour chacun des 4 pays les plus « accueillants» et 70% de l’ensemble: si l’on additionne les populations de clandestins entre Angleterre, Allemagne, France et Italie, nous serions entre 2,6 et 3,5 millions, alors que 70% de la population globale donne un intervalle de 2,73 à 3,36 millions.

Surtout, pour la France, l’étude indique 300000 à 400000 clandestins en 2017, dont 38000 demandeurs d’asile en attente de décision. Ces 38000 ne devraient, par définition, pas être (enco­re) des clandestins. Pourquoi d’ailleurs ne pas comptabiliser tous les plus de 100000 demandeurs d’asile enregistrés en 2017? Il est donc probable que ces 38 000 «demandeurs d’asile» soient en réalité des déboutés du droit d’asile devenus clandestins.

J’ajoute qu’il y a si longtemps que l’on estime à 300 000 le nombre de clandestins, sachant qu’au moins 100000 entrent chaque année en France, qu’il me semble peu vraisemblable que nous soyons encore à ce chiffre.

La fourchette basse consiste à prendre la proportion de clandestins en Europe (0,87%) et à l’appliquer à la population française. Soit au minimum 565 000 clandestins. Et, sans doute deux fois plus puisque la France est l’une des destinations préférées des clandestins!

Jean Rouxel

Tribune reprise de les4verites.com

L’islam est-il compatible avec la démocratie ?

J’ai posé en titre de cet article une question dont je connais la réponse.

Non, bien sûr, l’islam n’est pas compatible avec la démocratie. Toute personne qui connaît un tant soit peu l’islam le sait.

Le Coran, censé être la parole de Dieu dictée en arabe, le dit : Allah énonce des lois que les musulmans doivent respecter à la lettre, il gouverne le ciel et la terre, et aucun être humain électoralement désigné par d’autres êtres humains ne peut prétendre gouverner un peuple quel qu’il soit.

Les êtres humains ne peuvent se donner à eux-mêmes des lois.

Le Coran n’admet aucun écart, et dit que tout musulman doit non seulement respecter à la lettre les lois énoncées par Allah, mais doit obéir à l’intégralité de celles-ci.

Cela signifie qu’un musulman qui ne le fait pas n’est pas un bon musulman et que ce qu’on appelle en Occident les « musulmans modérés » ne sont pas de bons musulmans.

(J’explique tout cela en détail dans mon livre « L’ombre du djihad ».)

Quiconque regarde la planète constate aisément que l’incompatibilité entre islam et démocratie se vérifie dans les faits.

Sur cinquante-sept pays musulmans sur la terre, ceux qui sont censés connaître des éléments de démocratie se comptent sur les doigts d’une seule main.

Et je parle d’éléments de démocratie, pas de démocratie à proprement parler – ce qui signifie que des élections peuvent y avoir lieu, mais qu’elles conduisent toujours assez vite à la victoire du candidat le plus islamiquement correct.

L’exception a été la Turquie, tant que les règles fixées par Mustafa Kemal, qui détestait l’islam et n’hésitait pas à le dire, ont été en vigueur et tant que l’armée laissée par lui veillait.

Mais, dès qu’un islamiste a pu éroder ces règles et transformer l’armée, l’exception a cessé d’en être une, et l’islamiste Erdogan a fait de la Turquie une tyrannie islamique.

Les naïfs ont imaginé que la Tunisie serait une autre exception et ont pris le renversement de Zine Ben Ali (qui avait vis-à-vis de l’islam des réserves proches de celles énoncées par Mustafa Kemal) pour une bonne nouvelle permettant au pays de devenir une démocratie musulmane.

Ce qui restait de cette illusion vient de tomber, ce qui n’a rien de surprenant pour ceux qui se souviennent qu’Ennahda avait gagné en 2011.

Depuis, deux présidents se sont succédés qui ont été très conciliants avec Ennahda et ont gouverné ou passé accord avec ce parti islamiste.

Un troisième président vient d’être élu, Kais Saied, présenté en France comme « ultra-conservateur », expression qui ne veut rien dire et qui est totalement inadéquate pour le décrire, ou comme « robespierriste », expression qui ne veut rien dire non plus et qui est, là encore, totalement inadéquate pour le décrire.

Kais Saied est islamiste, se déclare en guerre contre l’Occident et contre Israël, et entend mettre fin aux élections législatives.

Il va faire glisser la Tunisie vers la tyrannie islamique, et il le fera avec l’assentiment de la population tunisienne et même, cela doit être souligné, avec l’assentiment des Tunisiens vivant dans les pays d’Europe, particulièrement en France où ils sont nombreux.

Ainsi une tyrannie islamique prend forme aux portes de la France et à faible distance des côtes italiennes (cent cinquante kilomètres séparent Tunis de la côte sicilienne), ce qui n’est pas bon signe (l’économie tunisienne se délabre à grande vitesse).

Plus grave encore, des musulmans vivant en Europe, particulièrement en France, et votant pour un président islamique, montrent que l’incompatibilité de l’islam avec la démocratie est un problème très lourd pour l’Europe, en particulier pour la France (qui est le principal pays musulman d’Europe).

Le vote des Tunisiens est à regarder en face.

Le vote des Algériens et des Marocains, si on l’observe, va dans la même direction que le vote des Tunisiens.

La France ne deviendra pas une tyrannie islamique, mais elle est déjà un pays sous influence islamique.

Par ailleurs, les données démographiques, la poursuite d’une immigration musulmane (présentement au rythme de 400 000 nouveaux arrivants par an) montrent que l’influence islamique est destinée à s’accroître sur la France, et les propos de Macron et du gouvernement, par-delà les faux-semblants, sont porteurs de marques indéniables de glissement vers la soumission.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

Mickaël Harpon : un scandale d’État, par Jean Rouxel

Le 3 octobre, un dénommé Mickaël Harpon, agent administratif à la Préfecture de police de Paris, a assassiné au couteau 4 de ses collègues avant d’être abattu.

Malgré tous les cris d’orfraies sur le thème « padamalgam », il fut vite évident que l’assassin s’était converti à l’islam radical.

Il fréquentait la mosquée de Gonesse – dont d’ailleurs l’ancien imam faisait l’objet, depuis 2015 (!) d’une obligation de quitter le territoire.

Le plus ahurissant, dans cette histoire, est qu’un individu dangereux – dont les collègues avaient repéré d’inquiétants changements – ait pu continuer à avoir accès au cœur du renseignement policier français.

On ignore aujourd’hui à quoi il a pu avoir accès, mais, potentiellement, il a pu connaître (et éventuellement transmettre à d’autres assassins) les données personnelles de nombreux agents des forces de l’ordre.

Le laxisme et la peur panique d’être taxé d’« islamophobie » ont causé la mort de quatre personnes et entraîneront peut-être des conséquences encore plus graves dans l’avenir.

Avec le dossier Harpon, nous disposons de tous les « dysfonctionnements » (comme dirait Christophe Castaner pour minimiser l’effarant scandale) possibles en matière de traitement de l’islam radical par les forces de l’ordre et de renseignement.

Un homme connu comme dangereux a été laissé en place au cœur même du dispositif policier français.

Le politiquement correct, l’inertie administrative, le laxisme se sont conjugués pour obtenir ce résultat effrayant.

Le pire, c’est qu’aucune leçon ne semble jamais être tirée des catastrophes précédentes.

Que l’on n’ait pas vu la dangerosité de l’islam radical en 1980 pouvait se comprendre. Qu’on fasse mine de l’ignorer au sommet de l’État en 2019 est proprement ahurissant. Je sais bien que l’on ne peut pas juridiquement s’en prendre à un simple suspect. Mais, précisément, il est urgent de changer la loi pour qu’il devienne impossible à un homme potentiellement dangereux d’exercer des missions régaliennes.

Et il devient également nécessaire de préciser à quelles conditions les musulmans peuvent s’installer chez nous (on se souvient que les musulmans « modérés » ont choisi l’État islamique contre leurs voisins chrétiens en Irak et en Syrie. Pourquoi en irait-il autrement chez nous ?).

Il n’est pas supportable que la seule réponse aux attentats, entre deux processions à la bougie et à l’ours en peluche, soit de dire sur tous les tons que « cela n’a rien à voir avec l’islam ».
Oui, nous avons un problème – qu’il faut regarder en face – avec l’islam, idéologie totalitaire !

Jean Rouxel

Tribune reprise de les4verites.com

Racisme? Vous voulez vraiment qu’on en parle?, par Guillaume de Thieulloy

Lilian Thuram

Voici des années que, dans ces colonnes, nous nous opposons aux lois liberticides issues de la funeste loi Pleven de 1972 – et, depuis, maintes fois aggravée, y compris abondamment sous l’actuel gouvernement.

Je conteste résolument que toute «discrimination» soit nécessairement de la «haine».

Je conteste résolument que le fait d’observer des différences entre les hommes soit nécessairement du racisme – au sens de l’idéologie (profondément de gauche, je vais y revenir) d’une hiérarchisation des races.

Et je conteste résolument que le parlement soit en mesure de fixer les canons du débat public, en disant le vrai et le faux, ou en prétendant lutter, comme la récente loi Avia, contre une «cyber­haine» jamais définie.

Il est insupportable que la droi­te traditionnelle qui, par ses racines chrétiennes en particulier, a toujours défendu la thèse d’une unité de l’humanité soit en permanence soupçonnée, par les idéologues de l’anti-racisme, de mépriser «l’autre».

C’est d’autant plus paradoxal que l’accusateur est souvent issu de la gauche qui promut naguère, sous couvert d’évolutionnisme plus ou moins scientiste et progressiste, le racisme proprement dit – c’est-à-dire la hiérarchisation des races et l’abolition de toute différence de nature entre l’homme et les primates (le Noir se trouvant chez Voltaire, Darwin et quelques autres mentors du merveilleux monde moderne, à mi-chemin entre le chimpanzé et le Blanc).

Mon opposition radicale, tout à la fois au racisme et à l’idéologie anti-raciste, est l’une des raisons de mon soutien à l’action de l’AGRIF (Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française et chrétienne) – parmi d’autres raisons comme la nécessité de lutter dans les prétoires contre le racisme anti-français et les actes anti-chrétiens qui font l’objet, de la part de caste politico-médiatique d’une étrange indulgence.

C’est assez dire que j’ai savouré cette ahurissante déclaration de Liliam Thuram, footballeur reconverti dans l’anti-racisme: «Il y a du racisme dans la culture italienne, française, européenne et plus généralement dans la culture blanche. Il est nécessaire d’avoir le courage de dire que les Blancs pensent être supérieurs et qu’ils croient l’être. C’est quelque chose qui dure malheureusement depuis des siècles.»

D’abord, j’ignore ce qu’est la «culture blanche». Je connais une culture européenne, une culture française, ou une culture arabe (car, que je sache, les Arabes sont blancs!); pas de culture blanche.

Même la très gauchiste Licra a toussé en se plaignant, au nom de «l’universalisme républicain», de «l’essentialisation» (quel jargon délectable!) d’un groupe humain.

Quand Thuram dit que les Blancs pensent être supérieurs, il entretient, volontairement ou non, une confusion néfaste.

Il parle vraisemblablement du racisme moderne. Or celui-ci ne dure pas depuis des siècles, mais simplement depuis l’évacuation brutale du christianisme hors de l’espace public par les «Grands ancêtres» de la gauche.

Peut-être aussi parle-t-il de l’esclavage. Mais, alors, il «amalgam» indûment les «Blancs» chrétiens qui, lentement mais sûrement, s’opposèrent à l’esclavage, et les «Blancs» musulmans dont certains le légitiment encore au nom d’une lecture littérale du Coran.

Est-il besoin d’ajouter que cette insistance sur le racisme blanc permet opportunément d’oublier le racisme anti-blanc?

La mort de Robert Mugabe, le dictateur du Zimbabwe, responsable de la ruine de son pays, notamment par sa chasse sanglante aux fermiers blancs, aurait pourtant été une bonne occasion d’y réfléchir!

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

La France de Macron contre la liberté d’expression

Le professeur américain Jonathan Turley a récemment dénoncé les restrictions croissantes contre la liberté d’expression, déclarant notamment: «Autrefois bastion de la liberté, la France est aujourd’hui devenue l’une des plus grandes menaces mondiales contre la liberté d’expression.»

Le juriste dénonçait en particulier la multiplication des lois criminalisant les «propos haineux» – comme la loi sur la «cyberhaine» en cours de discussion au parlement –, sans jamais définir ce que le législateur entend par «haine».

Résultat: les Occidentaux sont de moins en moins nombreux à croire qu’ils peuvent s’exprimer librement en public. Ainsi Turley précise-t-il que seuls 18% des Allemands considèrent qu’ils peuvent s’exprimer librement.

Cette réalité est parfaitement connue – et depuis longtemps – par les dissidents. Mais elle devient une évidence pour tous, à mesure que les lois et les procès s’accumulent.

Rien que sous l’autorité d’Emmanuel Macron – qui pourtant passe encore dans les médias français pour un «ultra-libéral»! –, au moins deux lois liberticides ont déjà été votées et une troisième est en discussion.

On se moquait naguère de l’Union soviétique en disant que le plus simple serait de limiter l’appareil législatif à ce simple texte de loi: «Tout ce qui n’est pas interdit est obligatoire.»

Au train où vont les choses, nous allons bientôt en arriver là en France.

Évidemment, c’est désastreux pour la compréhension de la réalité: puisqu’il est interdit de parler de certaines choses sous peine de sanctions judiciaires, il est impossible de comprendre le monde actuel.

Tout se passe comme si des voitures tuaient toutes seules, ou que des couteaux agressifs, mais totalement autonomes, égorgeaient des malheureux!

Ajoutons que cet appareil liberticide aggrave singulièrement le « deux poids, deux mesures» qui mine la confiance des Français dans la justice de leur pays.

Il saute aux yeux, par exemple, que faire un tag sur une mosquée apparaît comme beaucoup plus grave que de mettre le feu à une église.

Désormais, l’arsenal législatif permet de sanctionner les délits d’opinion et de faire taire les adversaires politiques.

En matière d’arbitraire, je peux évoquer une affaire récente : j’ai été condamné pour diffamation pour avoir publié un lien qui renvoyait vers un article citant lui-même une enquête de VSD sur l’oligarque socialiste et homosexualiste Pierre Bergé.

Sans parler du fond du dossier, cette affaire est assez instructive. Comme je l’ai expliqué au juge, publier des liens, y compris vers des articles dont je ne partage pas tout, voire que je conteste totalement, est une chose que je pratique plusieurs dizaines de fois par jour en tant que directeur de publication. Mais des médias comme «Le Monde» ou TF1 le font, eux, des centaines de fois par jour.

Rendre juridiquement responsable du contenu de l’article vers lequel renvoie le lien revient en réalité à ruiner la logique même d’internet. C’est un peu comme si on disait que le président de la Sorbonne est nazi, parce que la bibliothèque de son université contient «Mein Kampf».

Mais il est bien évident qu’en pratique, «Le Monde» ou TF1 ne seront pas poursuivis pour le contenu des articles vers lesquels ils renvoient. L’arbitraire va s’étendre et permettre de museler les dissidents.

Reste que l’imposition du mensonge par la loi et les tribunaux ne peut durer qu’un temps. Le mensonge soviétique est tombé. Le mensonge du «Bisounoursland» français tombera lui aussi. J’espère simplement qu’il ne tombera pas sous l’effet de la guerre civile que cette propagande et cette préférence étrangère préparent.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Aveuglement des «bien-pensants» face à l’islam

La tuerie anti-musulmane de Christchurch en Nouvelle-Zélande, survenue il y a six semaines environ, le 15 mars dernier, a causé cinquante morts et des dizaines de blessés
Elle a suscité un élan d’horreur planétaire.

Le tueur, a-t-on lu, était un être abject, abominable, à éliminer au plus vite.

Il incarnait des idées à rejeter et à éliminer.

Quand bien même il se disait écologiste, rejetait explicitement le conservatisme, et se disait surtout hostile aux migrations et à la surpopulation, il a été présenté comme un «conservateur».
Nombre de juifs et de chrétiens ont affirmé aussitôt leur solidarité avec les musulmans.

La tuerie anti-chrétienne qui s’est produite le 21 avril au Sri Lanka a été bien plus meurtrière, puisqu’il y a plus de trois cents morts et plus de cinq cents blessés, certains dans un état très grave, mais l’élan d’horreur a été moins important.

Les tueurs (car, cette fois, il y en avait plusieurs) n’ont pas été insultés et traînés dans la fange.

Leurs idées n’ont pas été fustigées, mais traitées avec précautions: pendant plusieurs heures, alors qu’il était absolument flagrant, au vu du mode opératoire, qu’il s’agissait d’une tuerie islamique, le mot «islam» n’a pas même été prononcé.

Lorsqu’il l’a été, il a été accompagné de circonlocutions évoquant un groupe bien particulier lié à l’État islamique.

Dire que cela a été une attaque anti-chrétienne, alors que c’était tout aussi flagrant, ne s’est fait qu’avec réticence.

Des dirigeants politiques ont même publié des communiqués désignant des «gens qui célébraient Pâques».

D’autres ont parlé d’attaques «contre des églises et contre des hôtels», comme si c’étaient surtout les bâtiments qui avaient été visés.

Le moins qu’on puisse dire est que les autorités religieuses musulmanes sont restées très discrètes.

Cette différence est terriblement significative.

La tuerie de Christchurch attaquait des musulmans sur un territoire occidental, et elle ne pouvait qu’être immédiatement condamnée par tous les «bien-pensants» du monde occidental.

Elle ne pouvait qu’être utilisée pour s’en prendre à tous ceux que les «bien-pensants» du monde occidental ciblent en général, fût-ce en pratiquant des amalgames abusifs.

La tuerie du Sri Lanka était gênante pour les «bien-pensants» du monde occidental: elle donnait le très mauvais rôle à des musulmans, et les victimes étaient des gens envers qui les «bien-pensants» éprouvent de l’indifférence, voire du dédain.

Elle donnait une image très négative de l’islam et montrait que des musulmans pouvaient tuer des gens pour la seule raison qu’ils ne sont pas musulmans.
Cette différence est effroyable et inquiétante.

La «bien-pensance» qui sévit dans le monde occidental propage un aveuglement qui permet à l’islam de se répandre sur la planète.

Elle ment sur l’islam dans le cadre de cet aveuglement, en dépeignant celui-ci comme imprégné d’un esprit de paix et de fraternité, alors qu’il est un dogme guerrier incitant au meurtre et au massacre, et que ses victimes chaque année se comptent par milliers sur toute la surface de la terre.

Elle se fait ainsi complice des crimes et des massacres déjà commis et de ceux qui se produiront dans le futur.

Elle fait tout pour occulter ce qui devrait alarmer. Les chrétiens sont aujourd’hui le groupe religieux le plus persécuté du monde. Ce qui s’est passé au Sri Lanka est une horreur, mais des scènes d’horreur semblables se produisent sans cesse dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, en particulier au Nigéria. Les Coptes, dont la présence en Égypte préexiste à l’émergence de l’islam, sont fréquemment massacrés.

Des pays tels que l’Irak et la Syrie ont subi une véritable épuration ethnico-religieuse anti-chrétienne. En Europe, églises, basiliques et cathédrales sont saccagées, profanées, incendiées par centaines chaque année. Tous les pays d’Europe où des communautés musulmanes nombreuses se sont implantées ont vu émerger des zones de non-droit qui sont en réalité des zones musulmanes autonomes.

Il est difficile de ne pas penser que la «bien-pensance » qui sévit dans le monde occidental cherche le pire et est imprégnée d’un amour vénéneux pour la haine et la destruction. L’arrêter dans ses basses œuvres relève maintenant de l’extrême urgence.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

Défense des Identitaires, par Roland Dubois

génération identitaire CAF

On n’a pas encore entendu parler de dissoudre une seule des diverses officines gauchistes et anarchistes qui organisent et exécutent la casse et l’agression des forces de l’ordre dans toutes les manifestations d’une certaine importance.

Mais le gouvernement estime urgent de mettre fin à l’existence de «Génération Identitaire».

Il faut dire que les militants identitaires exagèrent. Ils s’affichent hostiles à l’islam et à l’immigration massive que nous subissons. Impardonnable en effet!

Parmi leurs exploits récents? L’occupation symbolique d’un chantier de construction d’une mosquée à Poitiers; la mise en place, symbolique aussi, d’un barrage anti-migrants à la frontière italienne; et, il y a quelques jours, la mise en place sur le bâtiment de la CAF de Bobigny en Seine-Saint-Denis d’une banderole réclamant que l’argent des Français aille aux Français et pas aux étrangers.

Le lecteur appréciera la dangerosité de ces énergumènes.

Tous les adjectifs en «phobe» existants leur sont applicables.

La presse nous informe que «les dix-neuf personnes interpellées vendredi après l’action anti-immigration du mouvement d’ultra-droite Génération Identitaire sur le toit de la caisse d’allocations familiales (CAF) de Bobigny seront jugées le 14 novembre pour entrave à la liberté du travail».

Oui! Vous avez bien lu: «entrave à la liberté du travail».

Cet État, qui tolère presque toujours depuis longtemps, les piquets de grève syndicaux, les blocages de dépôts pétroliers, les blocages de circulation par tout ce qui roule, les multiples grèves des transports publics, les casses de commerces, les quartiers interdits, sans se préoccuper du sort de ceux qui voudraient seulement travailler, cet État donc s’émeut soudain du scandale causé par ces dangereux fascistes.

Il faut ajouter que le directeur de la CAF lui-même a dit que cet affichage a inquiété certains riverains qui ont cru à la réalité de la mesure et à la fin de l’état de grâce pour eux. On mesure l’émotion causée. On peut les rassurer. Il ferait beau voir que les Français aient priorité en France. Les élections européennes approchent. Électeurs, souvenez-vous!

Roland Dubois

Tribune reprise de les4verites.com

Contre le pacte de Marrakech

Une lettre ouverte adressée au Président de la République pour dire NON au pacte de Marrakech a été signée par 11 généraux, un amiral, un colonel, et un ancien ministre de la Défense, M.Charles Millon.

Cette démarche a été peu relayée par les médias, peut-être (?) à cause de la crise des gilets jaunes qui monopolisait l’actualité.

En revanche, elle a entraîné des réactions de la part du ministère des armées avec menaces de sanctions.

J’examinerai d’abord pourquoi j’ai signé, puis les reproches qui nous ont été adressés.

POURQUOI?

Clairement, ce pacte est une arnaque, en tout cas pour quelqu’un qui aime la France, et il porte en lui deux poisons mortels.

D’abord, c’est en toute discrétion et sans qu’il y ait eu le moindre débat public qu’un émissaire du gouvernement a été envoyé pour le parapher dans un premier temps.

Ce pacte est présenté comme non contraignant. Alors, pourquoi le signer ? Pourquoi certains pays n’ont-ils pas voulu le signer? Comment se fait-il que le gouvernement belge soit tombé à cause de lui?

En réalité, ce pacte n’est qu’un dispositif supplémentaire pour concrétiser le Nouvel Ordre Mondial qui ferait de la France une entité géographique plus ou moins anonyme, et de nous de simples consommateurs.

Les conséquences concrètes et immédiates seraient un appel d’air considérable pour une immigration que nous ne sommes même pas capables de gérer en l’état actuel des choses.

Le texte est flou, y compris sur la définition d’un migrant (économique) ou d’un réfugié (pour raison politique ou cause de guerre).

L’islamisation est également, non pas une menace (potentielle), mais un danger déjà présent. Le nombre de mosquées et salles de prières est passé de 100 en 1970 à 2400 en 2016.

Si bon nombre de musulmans que nous apprécions comme de «bons musulmans» ne souhaitent que vivre paisiblement, ils sont en réalité de tièdes pratiquants des préceptes du Coran.

D’autres qui pratiquent la taqîya cachent leurs véritables intentions.

Ceux-là sont plus proches des préceptes du Coran.

Lire la suiteContre le pacte de Marrakech

Emmanuel Macron contre la liberté de la presse, par Guillaume de Thieulloy

Fin janvier, Emmanuel Macron a reçu des journalistes pour s’exprimer librement devant eux sur l’actualité. Le procédé était habituel pour ses prédécesseurs, mais c’est la première fois qu’il s’adonne à cet exercice étrange.

Je dis « étrange », car le statut de ce genre d’entretiens m’a toujours laissé songeur. À qui fera-t-on croire qu’un président de la république parle de l’abondance du cœur à des journalistes ?

En tout cas, comme souvent avec les « off » hypocrites, celui qui joue au chef de l’État, a clairement voulu faire passer des messages par l’intermédiaire de ces complaisants journalistes.

Or, le moins que l’on puisse dire, c’est que les messages en question sont inquiétants. D’autant qu’ils sont confirmés par un récent entretien au « Point ».

À ce propos, le seul récit disponible de l’entretien « libre » de M. Ma­cron, est celui qu’en a donné Emmanuel Beretta dans « Le Point ». De là à supposer que le magazine est une pièce maîtresse de la communication présidentielle, il n’y a qu’un pas.

En tout cas, M. Macron fait preu­ve d’une inquiétante paranoïa. Pour lui, les gilets jaunes sont manipulés par l’étranger – spécialement la Russie. Éric Drouet pourrait ainsi être conseillé de l’étranger, affirme-t-il.

Qu’un mouvement aussi anarchique – et si typiquement français ! – ait pu être inventé par l’étranger me semble extrêmement douteux.

Mais, quand cela serait, où serait le plus grave : qu’Éric Drouet, simple citoyen, soit conseillé par l’étranger, ou que tant d’hommes politiques de premier plan soient financés par l’étranger (y compris par des pays soutenant notoirement le terrorisme) ?

Selon le président, 90 % des mouvements favorables aux gilets jaunes, sur internet et les réseaux sociaux, viendraient de « la fachosphère, la gauchosphère, [ou de] la russosphère ». Avec une analyse aussi fine de la société, nous sommes assurés de l’objectivité du « grand débat » !

J’ai toujours été fasciné par le complotisme des anti-complotistes patentés. Nous en avons un superbe exemple.

Mais le plus saugrenu est sans doute l’idée évoquée dans son entretien « libre ». On y lit ceci :

« Le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’État doit financer. Le bien public, ce n’est pas le caméraman de France 3. Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout. Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que, pour cette part-là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes. »

J’ignore si le président pense réellement ce que je lis. Mais, si c’est le cas, bienvenue à Pyongyang ou bienvenue au « Pays des merveilles » d’Alice ! Car on ne sait ce qui est le plus frappant dans cette idée loufoque, de son absurdité ou de ses tendances totalitaires.

Comment diable M. Macron fera-t-il pour s’assurer que l’information soit « neutre » ? Fau­dra-t-il que les journalistes soient recrutés sur leur absence de conviction ? Croit-il vraiment que BFM ou TF1 sont neutres ou se moque-t-il tout simplement de son auditoire ? Et croit-il que seuls les médias « neutres » vérifient leurs informations ?

Si je comprends bien, dans « l’i­déal », les journalistes bien-pensants seraient rémunérés par l’argent public et pas les autres. M. Macron a-t-il réfléchi une seconde au fait que la défiance générale envers les médias augmenterait vertigineusement ? Et a-t-il réfléchi au cadeau inouï qu’il ferait ainsi aux dissidents comme nous, qui recevraient ainsi un brevet de l’État de ne pas dépendre des puissants ?

Toujours est-il que Jupiter manifeste une fois de plus qu’il a des problèmes avec nos libertés !

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

La défiance envers les médias est logique !, par Guillaume de Thieulloy

Le 32e baromètre de la confiance dans les médias, réalisé par le groupe Kantar, et publié en pleine crise des gilets jaunes, est révélateur de la défiance des Français à l’égard des médias.

En particulier, la télévision atteint un plus-bas historique : seuls 38 % des Français estiment que les événements se déroulent réellement comme la télévision les raconte.

La radio (50 %) et la presse écrite (44 %) s’en sortent un peu mieux, mais sont, elles aussi, en chute libre.

Il est remarquable qu’internet ne profite pas de cette chute des médias dominants : seuls 25 % des Français font confiance à la toile (bien loin du plus haut de 2015, où 39 % lui faisaient confiance). Les campagnes « an­ti fake news » ont fait le travail !

Personne ne peut se réjouir de cette perte de confiance dans les médias, car elle n’est que le reflet d’une perte de confiance générale dans la société.

La France est de moins en moins une société ; elle est de moins en moins une nation. Et cet individualisme ou ce communautarisme montants se traduisent par la méfiance envers tout ce qui n’est pas proche et connu.

Mais personne ne peut non plus s’étonner de ces résultats.

D’abord, cette destruction méthodique de la sociabilité est le résultat d’une politique délibérée. À force de prétendre, avec la déclaration des droits de l’homme, qu’il n’y a rien entre l’individu et l’État, nous sommes parvenus au résultat brillant d’une société à la fois atomisée et collectiviste.

Atomisée, dans la mesure où l’individualisme triomphe, où le clanisme progresse partout (appuyé d’ailleurs sur le clientélisme électoral).

Collectiviste dans la mesure où nous abandonnons une part de plus en plus grande de nos revenus à l’État pour en attendre la santé, l’éducation, le logement, bref tout ce qui est nécessaire ou superflu pour nos vies !

Comme si, grands enfants que nous sommes, nous étions incapables de choisir une assurance pour nous soigner ou une école pour nos enfants.

Mais il est vrai que, pour un pouvoir à la légitimité fragile, la liberté est un cauchemar.

Ces résultats sont cependant aussi la conséquence de choix législatifs, financiers et éditoriaux catastrophiques.

Législativement, il est à peu près interdit de dire la vérité sur la plupart des sujets importants pour la vie publique. M. Macron, avec sa loi sur les « infox », a mis la dernière main à cet arsenal répressif (pour le moment, car l’imagination en matière de lois liberticides est infinie !).

Mais il y a peut-être plus grave. Au nom du pluralisme, les médias sont archi-subventionnés.

Cela a deux conséquences majeures. D’abord, une vassalisation des journaux et des journalistes. Mais aussi une distorsion de concurrence entre les médias du « Système » et les autres.

Or, les uns comme les autres ne sont jamais que des médias d’opinion : c’est en fonction de nos options intellectuelles et politiques que nous traitons telle actualité sous tel angle.

Que « Le Monde » ne parle pour ainsi dire jamais d’immigration – si ce n’est pour dénoncer les fameuses fausses nouvelles sur le sujet, naturellement ! – signifie seulement que l’idéologie dominante au « Monde » exige que cette réalité ne soit présentée que sous un aspect positif. Comme on peut difficilement se réjouir tous les jours que tout aille bien sur le front de l’immigration et de l’intégration, nos éminents confrères n’en parlent tout simplement pas.

La seule façon pour que les Français reprennent confiance dans les médias consiste à libérer la presse du carcan législatif, de l’épée de Damoclès judiciaire et des subventions publiques. Mais nous pouvons être certains que nos excellents dirigeants vont faire l’exact opposé !

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

La guerre djihadiste ne fait que commencer…

Un rapport de l’Institut Montaigne sur l’islamisme est paru récemment.

Son auteur est un proche d’Emmanuel Macron, Hakim El Karoui. Il avait déjà rédigé auparavant un rapport sur l’islam en France, dans lequel il disait qu’un islam Français était «possible». Ce nouveau rapport vise à faire avancer la même idée.

Le rapport précédent était censé montrer qu’une part croissante de la population musulmane française était «tentée par l’intégrisme», et se «séparait de la république» – ce qui impliquait une «réaction» : la constitution d’un islam français, bien sûr!

Ce rapport insiste sur la «montée en puissance de l’intégrisme» et est censé montrer que la réaction est «urgente».

Ce qui est sous-jacent aux deux rapports est l’idée qu’il est possible de créer un islam français qui serait distinct de l’islam dans le reste du monde, et tout particulièrement dans le monde musulman.

C’est une idée inepte qui devrait susciter un immense éclat de rire, et conduire à déclarer qu’Hakim El Karoui prend ses lecteurs pour des imbéciles.

Quand bien même il y a des courants et des sous-courants, des clivages plus ou moins profonds et des conflits dans l’islam, il n’existe pas d’islam qui s’arrête aux frontières d’un pays. L’islam est transnational et ignore les frontières.

Un discours musulman tenu par des docteurs de la foi au Caire ou à La Mecque vaut pour la totalité de la communauté des croyants (umma). C’est d’autant plus le cas que nous sommes à l’heure d’internet et que des textes, des vidéos, des messages audio musulmans circulent sans cesse d’un bout à l’autre de la planète. Il ne peut y avoir un islam français distinct de l’islam dans le reste du monde, non!

Ce qui est sous-jacent aussi est qu’il existe une distinction profonde entre islam et islamisme, et que ce qui s’appelle islamisme (ou intégrisme) est une maladie de l’islam, voire un mouvement sectaire étranger à l’islam. Cette distinction est profondément fallacieuse parce qu’elle est infondée.

L’islam est un dogme total qui implique tous les aspects de la vie. Il repose sur le Coran, qui est censé être la parole de Dieu et qui doit être obéi, à la lettre. Un musulman qui n’obéit pas à la lettre n’est pas un bon musulman. Un musulman qui obéit à la lettre est un islamiste (ou intégriste) et la lettre du Coran implique de faire avancer l’islam sur terre par tous les moyens : la persuasion, mais aussi la violence qui tue, et est censée inciter à la soumission.

Un musulman qui n’est pas un bon musulman peut se trouver ramené à tout instant dans le droit chemin de l’islam et redevenir un bon musulman – ce qui se produit chaque jour.

Cette distinction, outre le fait qu’elle est fallacieuse, est délétère, car elle vise à retirer aux populations réticentes face à l’islam leurs défenses immunitaires en leur faisant croire que l’islam est ce qu’il n’est pas : une religion de paix, d’amour et de fraternité. Hakim El Karoui n’est pas un djihadiste : il pratique ce qui s’appelle en islam la da’wa, l’invitation par la tentative de séduire et de persuader. Il n’est pas le seul.

Pour remettre les points sur les i, j’ai écrit un livre dans lequel je rappelle ce qu’est l’islam, sans rien édulcorer, comment il s’est répandu sur terre (par la guerre la plus barbare), comment et pourquoi il a glissé vers la déliquescen­ce, mais aussi pourquoi et comment il a pu flamboyer à nouveau depuis les années 1960-1970 et renouer avec la guerre la plus barbare (le terrorisme est un moyen de guerre).

J’y explique le rôle des idiots utiles et des compagnons de route de l’islam, mais aussi le rôle des agents de la da’wa tels qu’Hakim al Karoui. J’y souligne que le flamboiement n’est pas achevé, quand bien même il n’y a pas eu d’attentat majeur dans le monde depuis plus d’un an.

J’ai eu du mal à le faire publier : nombre d’éditeurs craignent attentats et représailles. Il est disponible. Tout comme mon livre «Ce que veut Trump» est un antidote face à l’intoxication anti-Trump, ce livre, «L’ombre du djihad», est un antidote face aux discours fallacieux sur l’islam. L’un et l’autre sont complémentaires. La guerre djihadiste ne fait que commencer.

Texte paru sur le site les4verites.com daté du 30 octobre 2018