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Résister au pourrissement des institutions

La campagne présidentielle aura, du moins, eu le mérite de montrer aux Français de droite, naturellement respectueux des institutions, que, parfois, trop souvent, ces institutions étaient utilisées à des fins dévoyées.

Il est vrai qu’il est assez malsain de devoir s’opposer à l’institution judiciaire, socle de l’État de droit. Mais il est bien plus malsain encore que le pouvoir politique utilise cette même institution judiciaire pour son propre intérêt partisan. Et il est aussi particulièrement grave que les affinités politiques de certains juges dictent leurs décisions juridiques.

Par définition, la justice doit être équitable et s’accommode mal du « deux poids, deux mesures » que nous constatons souvent.

Tout dernièrement encore, dans une délicate discrétion médiatique, Mme Éliane Houlette, la désormais célèbre « patronne » du Parquet national financier, a refusé d’ouvrir une enquête sur l’éventuel « cabinet noir » de l’Élysée, ainsi que sur les trafics d’influence et autres infractions décrites dans le livre « Bienvenue place Beauvau ».

Le motif de ce refus est clair et Mme Houlette l’a expliqué par écrit aux parlementaires de droite, emmenés par Bruno Retailleau et Christian Jacob, qui lui demandaient de se saisir du dossier : les données du livre « sont trop imprécises et manquent trop d’étai pour pouvoir justifier l’ouverture d’une enquête préliminaire ».

Soit. Mais alors comment justifier l’ouverture rapide d’une enquête préliminaire, après les révélations non moins imprécises du « Canard enchaîné » sur les emplois « présumés fictifs » (comme disent les médias, en piétinant allègrement la présomption d’innocence dont ils se gargarisent par ailleurs !) des proches de François Fillon ?

Soit Mme Houlette n’ouvre effectivement d’enquête que lorsqu’on lui fournit des éléments précis. Auquel cas, il faut supposer que le « Canard enchaîné », parallèlement à son article sur l’emploi de Mme Fillon, a fait passer au parquet des éléments plus tangibles, déterminant le PNF à ouvrir l’enquête.

Mais, alors, cela signifie que le « Canard » s’est comporté comme un auxiliaire de police et de justice, en violation de la charte de déontologie des journalistes… et que le parquet est complice d’une telle violation.

Soit Mme Houlette considère que des éléments nébuleux sont suffisants pour ouvrir une enquête sur un homme de droite, mais pas sur un homme de gauche, et c’est inqualifiable de la part d’un haut magistrat.

Dans les deux cas, cela traduit un inquiétant dévoiement de nos institutions.

Alors entendre M. Hollande, Mme Hidalgo ou M. Cazeneuve tancer les électeurs de droite comme des enfants mal élevés parce que ces derniers ont le front de s’étonner de tels dévoiements est assez mal venu !

Si ces braves gens veulent rendre service à la justice, je ne vois qu’une façon de faire : purger cette institution des voyous qui l’ont colonisée, notamment par l’intermédiaire du Syndicat de la magistrature.

Dans un État de droit fonctionnant correctement, il serait, en effet, assez logique qu’un syndicat de magistrats qui se vante publiquement d’encourager la « discrimination positive » dans les jugements de ses membres, qui insulte les parents des victimes de son laxisme, ou qui appelle à ne pas respecter la loi votée par l’Assemblée, soit dissous. Ce serait un bien pour l’État, pour les citoyens – et aussi pour les juges qui cherchent à juger selon le droit et qui sont injustement objets de méfiance de la part des Français !

Guillaume de Thieulloy

Texte repris du site de : Les4verites.com

Le Décodex du Monde : outil de reprise en main par la nomenklatura

Le Monde, caricature de la bien-pensance médiatique, vient de lancer son arme contre les médias alternatifs : le DécodexL’outil est un petit bijou de reprise en main par la nomenklatura ! Il permet tout simplement de savoir quel site est « fiable » et quel site ne l’est pas. Inutile de vous dire que tout ce que vous consultez sur internet figure dans la deuxième catégorie !

Nous progressons. Voici quel­ques années, « on » avait lancé des chasseurs de rumeurs (de hoax comme on dit sur la toile). Personne ne savait bien qui gérait ces sites, mais ils étaient pratiques pour pister le point de départ d’une rumeur ou d’une information. On pouvait évidemment ne pas les suivre en tout. On pouvait continuer à croire et à diffuser une information, dénoncée comme un « hoax », mais nous en savions plus sur le site qui l’avait publiée en premier et sur son circuit de diffusion. Et, parfois aussi, certaines informations nous étaient démontrées fausses et nous pouvions alors bloquer, pour ce qui nous concernait, la diffusion de ces fausses informations.

Mais, désormais, ce n’est plus l’information qui est fausse ou tendancieuse, c’est le site éditeur lui-même. Et comment sait-on qu’un site est « peu fiable » ? En lisant Le Monde, naturellement. C’est-à-dire que le Décodex, produit par Le Monde, vous dit que tel site est peu fiable en puisant dans les archives… du Monde, qui ont eu l’occasion de critiquer naguère le site en question !

Même Libération, organe peu suspect de sympathie pour la soi-disant « fachosphère », a moqué l’initiative, constatant que Le Monde y était à la fois juge et partie. Peut-être est-il, en effet, possible de ne pas partager les convictions gauchistes du Monde sans être nécessairement un affabulateur !

Mais si vous « feuilletez » le Decodex, vous allez être encore plus ébahis : pratiquement tous les « grands journaux » y sont dits fiables, et pratiquement tous les sites alternatifs recensés dans cette base de données y sont dits peu fiables – y compris parfois sur la base d’informations mensongères !

Il est vrai que Le Monde n’a pas toujours été un modèle d’objectivité, ni d’érudition. Jean Madiran avait dénoncé naguère un ahurissant canular paru dans ce très sérieux quotidien de la bien-pensance. Un journaliste y avait pointé du doigt des nationalistes qui avaient pour slogan : « La vérité vous rendra libres » – slogan nazi, selon lui !

Le journaliste en question ignorait (ou cachait) que cette phrase était issue de l’Évangile de saint Jean – confondant avec le « Arbeit macht frei » de l’entrée d’Auschwitz. Le plus beau, c’est que Madiran fut poursuivi en diffamation pour avoir osé mettre en doute la parole sacrée du Monde !

Au train où vont les choses, dans quelques années, consulter un site classé « rouge » dans le Décodex nous vaudra les foudres de la justice. Les procès staliniens que connaît la France d’aujourd’hui permettent déjà de condamner un citoyen suisse, directeur de la publication du site Riposte laïque, pour avoir laissé publier sur son site des propos que la bien-pensance française réprouve.

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Dhimmitude Française

06/10/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Les 4 vérités)

Le mot dhimmitude a été forgé par mon amie Bat Ye’or, l’une des plus grandes spécialistes mondiales de l’islam.

Le mot désigne la condition et le comportement des non-musulmans qui se placent dans une attitude de soumission à l’islam, et qui intériorisent leur statut dans le cadre de l’islam, celui de mécréants, d’êtres inférieurs se devant, pour être épargnés, de parler comme s’ils prenaient des vessies pour des lanternes et d’agir en rasant les murs et en courbant la tête.

La dhimmitude est l’attitude de la quasi-totalité des dirigeants français aujourd’hui, mais aussi celle de la quasi-totalité des journalistes, des enseignants et des gens travaillant dans les secteurs culturels.

Les exemples qui pourraient permettre de le montrer sont si nombreux qu’un article ne suffirait pas pour les énumérer tous.

Les plus flagrants concernent la « déradicalisation » : un centre de « lutte contre l’endoctrinement islamiste » a ouvert, voici peu, en Indre-et-Loire, et porte le nom grotesque et pompeux de « Centre de prévention et d’insertion par la citoyenneté ».

Comme ses prédécesseurs, ce centre ne servira à rien, pour une raison très simple dont j’ai déjà traité ici. Un « musulman modéré » est un mauvais mu­sulman, un musulman occidentalisé. Un bon musulman est un musulman qui applique les préceptes du coran à la lettre, comme le coran l’exige, et vouloir exercer une prévention en disant qu’un bon musulman français doit respecter la laïcité n’a aucun sens. Un bon musulman ne doit pas respecter la laïcité.

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