Fête de la musique 2019 : la scène sera 100% féministe à l’Élysée et 100% rap à Matignon

21/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
On se souvient des mémorables ébats du DJ Kiddy Smile et de ses danseurs afro-gays sur les marches de la Cour d’honneur de l’Élysée qui ont stupéfié le monde entier en 2018. Aujourd’hui Emmanuel Macron a invité le duo Brigitte (sic), composé d’Aurélie Saada et Sylvie Hoarau. Ce groupe est à l’origine du projet de reprise de l’hymne du MLF « Debout les femmes ». Une dénommée Iris Gold sera également de la fête, ainsi qu’une certaine Pongo, rappeuse angolaise au style très particulier. Enfin le groupe irlandais pro-avortement Saint-Sister sera lui aussi de la fête !

Quant à la Cour d’honneur de l’hôtel de Matignon, les orchestres de musique classique présents l’année dernière, y seront « remplacés » cette année par des « artistes » rap, R’n’B, ou encore hip-hop dont les noms n’ont pas encore été dévoilés.

Afin qu’aucune minorité ne soit en reste, Elton John recevra aujourd’hui la Légion d’Honneur des mains d’Emmanuel Macron. Le chanteur britannique étant, selon l’Élysée, : « l’un des plus grands artistes de la musique pop-rock depuis les années 1970 ».

Gilets jaunes – Samedi dernier, l’Élysée s’était transformé en véritable camp retranché

14/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 8 décembre dernier, pour l’acte IV des Gilets jaunes, redoutant que le palais présidentiel ne fut submergé par la marée jaune de la colère populaire, le chef de l’Etat n’avait pas lésiné sur sa propre sécurité. Selon une information publiée dans le Canard enchaîné, 500 gardes républicains du premier régiment d’infanterie, plus une petite centaine de policiers et de gendarmes du Groupe de sécurité de la présidence de la République s’étaient positionnés à l’intérieur du palais.

Ils étaient équipés de lances à eau et de drones, tandis qu’à l’extérieur, un hélicoptère était prêt à exfiltrer le chef de l’État. Le palais présidentiel était isolé au centre d’un immense no man’s land, baptisé « bunker institutionnel », englobant le ministère de l’Intérieur, la place de la Concorde et l’Assemblée nationale. D’où sans doute le faciès très affecté affiché par le chef de l’Etat lors de son allocution de lundi dernier…

On était en effet loin du provocateur « Qu’ils viennent me chercher ! », ou encore du « Je suis votre chef ! » asséné crânement aux militaires lors de l’affaire de Villiers. Ce même 8 décembre, atteint d’une subite fièvre conspirationniste, le président ordonnait une enquête de la DGSI concernant rien moins qu’une possible tentative de déstabilisation du pouvoir macronien par la Russie via les réseaux sociaux.

Selon le Canard, le président de la République est en effet persuadé que la cause de tous ses malheurs n’est autre que l’affreux Poutine qui manipulerait dans l’ombre les Gilets jaunes…

Gilets jaunes: un des porte-parole appelle à “rentrer” dans l’Élysée samedi

06/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que “l’acte IV” de la mobilisation se prépare, samedi 8 décembre, Éric Drouet, l’un des porte-parole du mouvement contestataire était invité à débattre sur BFMTV mercredi 5 décembre face à François de Rugy et Marlène Schiappa, aux côtés d’autres “gilets jaunes”.

Interrogé sur ses intentions par rapport à cette nouvelle journée de manifestations, Éric Drouet fait valoir le fait qu’il a “vécu les trois samedis” et que “tous les gens veulent aller là-haut”, en désignant le palais de l’Élysée. “C’est le symbole de la République“, a-t-il précisé.

Face au Château, que fera Éric Drouet ? “Bah on rentre dedans“, répond-il tout simplement à l’antenne.


Benalla : un OVNI à l’Elysée, par Francis Bergeron

Devant les sénateurs de la commission d’enquête, et pour une séance qui était enregistrée et diffusée publiquement, le Benalla qui s’est exprimé ne ressemblait guère au personnage sûr de lui et dominateur que l’on a pu entendre ici ou là. Ses avocats et les conseillers de l’Elysée et de LREM l’avaient apparemment bien préparé, et le jeune homme, à chaque question, apportait, non pas une réponse, mais un véritable petit exposé.

Les sénateurs n’étaient pas là pour juger les faits reprochés à Benalla. Ce sera le rôle des tribunaux. Il s’agissait pour eux de comprendre qui est vraiment Benalla, c’est-à-dire quel est son domaine de compétence, ce qu’on attendait de lui à l’Elysée, et pour quoi exactement il était (généreusement, surtout quand on se souvient qu’il n’a que 27 ans) payé.

Benalla a commencé par faire un exposé de ses missions. A l’entendre, ses « fonctions », clairement identifiées, étaient purement opérationnelles, techniques : il était en effet censé s’occuper de l’organisation des déplacements du chef de l’Etat sur le territoire français, qu’il s’agisse de déplacements publics ou privés, de l’organisation de certains événements à l’Elysée, de la gestion des cadeaux dont bénéficient les visiteurs du chef de l’Etat, ou que celui-ci leur offre, et aussi de la coordination des services de sécurité, ce qui est déjà d’un tout autre niveau, une mission qui, logiquement, aurait dû revenir à un officier supérieur ou à un policier. Non, c’était à ce jeune homme, dont le seul titre de gloire était apparemment d’avoir appartenu au service d’ordre du Parti socialiste, qu’avait été confiée cette tâche assez délicate, susceptible même de se révéler déterminante, en cas d’alerte grave, terroriste ou militaire.

C’est sans doute dans le cadre de cette dernière fonction que Benalla a eu des accrochages violents avec des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur. Devant les sénateurs, il a mis ces incidents sur le compte d’une attitude « corporatiste » de ses interlocuteurs. Mais sans doute ces fonctionnaires avaient-ils surtout exprimé leur mécontentement de voir cet OVNI incompétent venir leur donner des ordres.

Un port d’arme pour des missions de police… qu’il n’avait pas

Puis les sénateurs se sont interrogés sur le port d’arme délivré à Benalla. Etait-il en fait un garde du corps occulte du président ? L’ex-collaborateur de l’Elysée a avoué que ce port d’arme n’avait pas de rapport avec sa fonction, ou alors un rapport très indirect, expliquant que ce port d’arme était lié à sa sécurité personnelle. Etait-il donc menacé ? Mais personne ne le connaissait, avant qu’éclate l’affaire ! Et on a du mal à imaginer que les deux hauts fonctionnaires avec lesquels il s’était disputé l’aient menacé de mort… Tout cela reste bien mystérieux. Comme est brumeuse à souhait sa réponse à la question : portiez-vous cette arme lors de vos missions techniques. « Il a pu arriver que j’aie une arme sur moi, si je venais directement de mon domicile. » Or le port d’arme lui a été délivré pour « des missions de police » qu’il dit ne pas avoir eues. Où est la vérité ?

Et où est la vérité, quand il soutient que son badge de libre circulation à l’Assemblée nationale lui avait été attribué parce qu’il fréquentait la salle des sports située dans son enceinte ?

Quant à son recrutement, il semble avoir été opéré sur intervention directe d’un ponte de l’entourage de Macron, ou sur intervention de Macron lui-même.

Benalla se définit donc comme un lampiste, mais un mystérieux lampiste, qui présente en fait toutes les caractéristiques d’une barbouze ayant eu l’oreille du président. Sur ce plan – et c’est bien ce qui gêne dans ce dossier – Macron semble avoir voulu renouer avec les pratiques les plus insupportables de de Gaulle et de Mitterrand, même si Benalla se situait plutôt dans la catégorie des bébés barbouzes, « plus diseux que faiseux », selon une vieille formule berrichonne (et d’ailleurs).

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent