Pap Ndiaye à l’Éducation nationale : une clarification bienvenue ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

classe école

La nomination de l’historien et militant décolonialiste Pap Ndiaye à l’Éducation nationale a fait l’effet d’une surprise pour beaucoup. Non seulement Emmanuel Macron avait mené une campagne beaucoup plus proche de celle d’un candidat de droite « classique » que ce qu’on pouvait attendre d’un ancien ministre du Parti socialiste, mais il avait nommé Jean-Michel Blanquer à la tête du « mammouth ». Celui-ci, réputé « vieille école » voire réactionnaire, avait conservé ce poste pendant toute la durée du quinquennat. Un fait rare pour ce ministère, habitué aux chambardements perpétuels.

Mais on peut au contraire considérer que ce changement est un éclaircissement bienvenu, à au moins deux titres.

Un pantin réactionnaire de service

Tout au long du passage de Jean-Michel Blanquer au ministère de l’Éducation nationale (le plus long de la Ve République), la gauche n’a eu de cesse de l’attaquer, sous des prétextes qui, in fine, se résumaient à deux revendications classiques des syndicats de professeurs et de l’administration, à savoir le fameux « manque de moyens » et une absence de contrôle administratif. Alors que l’Éducation nationale reste un des postes de dépense les plus chers du budget de l’État, les performances des étudiants sont en chute libre. Le laisser-aller administratif, quant à lui, a donné naissance à une bureaucratie rigide et d’une complexité kafkaïenne.

La corporation professorale (qui englobe non seulement enseignants mais aussi tous les personnels de bureau) a voulu voir en Jean-Michel Blanquer un avatar de la résurgence conservatrice et autoritaire à leur direction. En réalité, cette image n’était qu’une mise en scène élaborée par le gouvernement pour faire plaisir à l’aile droite de ses électeurs, convaincus du nécessaire retour de l’autorité et de la verticalité dans l’enseignement public. Les « profs », eux, étaient finalement bien contents de se retrouver face à un tel adversaire, qui leur permettait de justifier leur discours gauchiste routinier.

Mais ce qu’aucune de ces deux factions n’a voulu voir, c’est que Jean-Michel Blanquer a été un ministre finalement habituel. Réformes incomplètes et inefficaces, conservation du cap déclinant de l’Éducation nationale, poursuite des délires idéologiques pédagogistes et socio-constructivistes. Rien n’a beaucoup changé, et la longue marche du progressisme à l’école n’a pas été perturbée plus que d’ordinaire. Au final, Jean-Michel Blanquer n’a été qu’une autre déclinaison de l’épouvantail de droite, au bilan dérisoire et à la vision politique défaillante.

Pap Ndiaye et l’avènement officiel du wokisme aux commandes

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale est l’antithèse de son prédécesseur. Militant de longue date pour le nationalisme noir depuis son passage aux États-Unis, il participe aux premières heures du CRAN, association antiraciste bien connue pour son rôle dans la pénalisation des opinions critiques de l’immigration et du multiculturalisme. Immigrationniste forcené, il est nommé en février 2021 directeur du musée de l’Histoire de l’immigration, organisme d’État chargé depuis sa réouverture de faire la promotion de l’accueil des étrangers auprès des Français.

Mais la particularité de Pap Ndiaye est qu’il n’est pas un militant de gauche à l’ancienne : il est depuis près de 30 ans maintenant en première ligne de la gauche anti-universaliste. C’est son passage aux États-Unis qui sera le moment de sa prise de conscience politique : « Il n’y a pas, aux États-Unis, ce modèle de citoyen abstrait qui commande de faire fi de ses particularités individuelles ».

Les choses sont claires : sous réserve qu’il parvienne à s’assurer la loyauté des différents directeurs d’administration, Pap Ndiaye pourrait incarner la version explicite et intensifiée de la tendance à utiliser la machine de guerre idéologique de l’Éducation nationale à pleine puissance. À ce titre, il mérite a priori le qualificatif de « premier ministre woke de l’Éducation nationale ». On peut prévoir sans trop de risques que sous sa direction, le mammouth continuera de s’engraisser, de nourrir un foyer imprenable du gauchisme militant le plus sectaire et de participer à l’effondrement du niveau général.

On dit souvent, selon une vision gramsciste, que « la politique est en aval de la culture ». Le cas de l’Éducation nationale montre que l’adage peut tout à fait être retourné : avec le soutien d’un gouvernement résolument désireux de la réformer et d’un ministre prêt à mener une guerre quotidienne aux syndicats et aux administrations sclérosées, l’Éducation nationale serait un dispositif redoutable pour réarmer moralement et intellectuellement la jeunesse de France et la sortir de la culpabilisation permanente et de l’ethnomasochisme.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Un « woke » pour la tambouille macronienne – Nomination de Pap Ndiaye à l’Éducation nationale

Pap Ndiaye

La nomination de Pap Ndiaye au ministère de l’Education nationale vendredi dernier a été la seule grosse surprise de la composition du gouvernement Borne. C’est également celle qui a suscité le plus de réactions. Il est vrai que cet historien spécialiste des Etats-Unis, des minorités et des « discriminations », ancien directeur du musée de l’immigration, a un profil particulièrement « clivant », comme l’on dit désormais pour ne pas dire « polémique » ou « qui divise », ce qui serait trop péjoratif pour quelqu’un censé représenter l’ensemble de la nation. Ce choix est en tout cas clairement un revirement complet d’Emmanuel Macron qui a pourtant soutenu durant tout son premier mandat le « conservateur » Blanquer qui, s’il n’a pas réalisé de miracles ni révolutionné une Education nationale subclaquante, avait tout de même le mérite de se montrer relativement rétif aux plus excessifs des délires du progressisme « woke ». Cette volte-face s’explique sans doute très largement par la volonté du président de la République de donner des gages à la gauche et à l’extrême gauche dans l’optique des élections législatives. La bourgeoisie dite « conservatrice » lui étant désormais totalement acquise, démontrant par là que son attachement aux questions économiques et patrimoniales est supérieur à toute autre considération (GPA, avortement, souveraineté…), il s’agit désormais pour Emmanuel Macron de tenter de fragiliser la nouvelle coalition NUPES en attirant à lui les éléments les plus modérés de cette fragile association. Pap Ndiaye semble idéal pour atteindre cet objectif, suscitant l’admiration des indigénistes et antiracistes de tous poils et servant d’épouvantail à la droite nationale et identitaire. Le plan macronien semble d’ailleurs fonctionner, chacun y jouant parfaitement son rôle.

Ainsi Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, a-t-il qualifié de « beau symbole » l’entrée de l’historien au gouvernement, tandis que Jean-Luc Mélenchon lui-même, malgré son statut d’opposant numéro un au président de la République, a salué « l’audace » que représentait la nomination de ce « grand intellectuel ».

A l’inverse, les ténors de la droite nationale ont déjà commencé à tirer à boulets rouges sur le nouvel hôte de la rue de Grenelle. Marine Le Pen a notamment affirmé que « la nomination de Pap Ndiaye, indigéniste assumé, à l’Education nationale, est la dernière pierre de la déconstruction de notre pays, de ses valeurs et de son avenir ». Pour le président du RN Jordan Bardella, « Pap Ndiaye est un militant racialiste et anti-flics », tandis que pour Eric Zemmour c’est « un vrai intellectuel indigéniste, un vrai woke ». Si ces critiques semblent assez largement justifiées et que la personnalité et le parcours de Pap Ndiaye nourrissent de légitimes inquiétudes quant aux futures politiques éducatives, il convient toutefois de ne pas se focaliser excessivement et uniquement sur une ou deux personnalités mises volontairement en avant. C’est bien le macronisme « en bloc » qu’il faut combattre et pas seulement ses symboles les plus médiatiques du moment.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 mai 2022

Multiculturalisme, décolonialisme, racisme structurel: ces querelles que réveille la nomination de Pap Ndiaye

Jean-Paul Brighelli : « L’école fabrique des consommateurs semi-illettrés »

Jean-Paul Brighelli

25/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
L’École de la transmission des savoirs et de la formation des citoyens est à l’agonie. Elle accomplit aujourd’hui ce pour quoi on l’a programmée voici un demi-siècle : adaptée aux nécessités du marché, elle fabrique à la chaîne une masse de consommateurs semi-illettrés et satisfaits d’eux-mêmes. Soucieuse d’élaborer enfin l’égalité promise par la République en nivelant par le bas, elle a réussi à détruire ce que la France avait mis deux cents ans à élaborer.

Pourquoi l’Éducation nationale a-t-elle autorisé les dérives successives qui ont amené à l’apocalypse scolaire ? Jean-Paul Brighelli, agrégé de Lettres, qui a enseigné pendant 45 ans, répond à cette question dans son dernier ouvrage « La fabrique du crétin – Vers l’apocalypse scolaire« , le tome 2 de son succès d’édition, déjà vendu à 150 000 exemplaires.


Les « profs », la corporation toujours aux ordres, par Clément Martin (Les Identitaires)

profs école

Le 13 janvier dernier, près de 78 000 personnes (source ministère de l’Intérieur), dont un grand nombre de professeurs, ont manifesté contre la multiplication des protocoles sanitaires entrant en vigueur à l’école. Près de 39 % des enseignants de primaire et maternelle étaient en grève, pour 62 % de grévistes dans le secondaire (source France 24[1]). Mais quelles étaient leurs revendications ? Mettre un terme à la tyrannie sanitaire qui sévit dans les écoles ? Reprendre le travail dans des conditions normales ? Rien de tout ceci ! Mais plus de masques et (comme toujours) plus de moyens. Encore une fois, la corporation des professeurs démontre de façon éclatante sa soumission politique et sa passivité complice avec le pouvoir.

Les générations sacrifiées du Covid

Dans son rapport annuel 2021, le défenseur des droits Claire Hédon pointe le bilan dramatique engendré par les mesures sanitaires pour la santé (physique et mentale) des enfants. « Stress, angoisse, troubles alimentaires » sont parmi les plus représentés[2]. On pourrait également rajouter une autre pandémie, celle de l’obésité infantile, amplifiée par les confinements[3] : enfermés chez eux, des cohortes d’enfants sont victimes de surpoids… Alors même que l’obésité est un facteur de comorbidité du Covid-19 ! Ces conséquences néfastes touchent aussi les collégiens, lycées et les étudiants, surtout victimes d’une détérioration fulgurante de leur santé mentale[4] (+ 38 % de risques de développer des symptômes dépressifs que les adultes, un score en nette augmentation en 2020-2021).

À l’évidence, l’arsenal massif de mesures prises par le gouvernement (isolation, distanciation sociale, port du masque, cours en distanciel) sont pour large part responsables de cet état de fait. On serait alors en droit de penser que les professeurs seraient les premiers à se révolter de cette domestication à marche forcée de leurs élèves, qu’ils voient quasi-quotidiennement. Au contraire, leurs seules demandes consistent à tourner la vis un peu plus et à exiger que les sempiternels « moyens » de l’Éducation nationale soient suffisants pour appliquer les règles délirantes du gouvernement, sans jamais remettre celles-ci en question. Paradoxe des « profs », qui vomissent sur Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer depuis le début de leur mandat, mais qui ne demandent qu’à pouvoir se plier à leurs règles et qui se déplaceront sans aucune hésitation pour voter LREM au second tour de la présidentielle à venir.

L’école, victime de l’ensauvagement

La parenthèse du Covid n’est pas la première à illustrer le masochisme des profs. Depuis des décennies déjà, l’immigration incontrôlée, les politiques multiculturelles combinées à la perte de l’autorité dans les classes ont conduit à un ensauvagement de l’école. Partout en France, les faits divers se multiplient – à Toulouse[5], Combs-la-Ville[6], Paris[7] – la liste est interminable… Et c’est à chaque fois la même histoire : des descendants de l’immigration agressent violemment des professeurs, et ceux-ci d’avoir recours à la grève ou à leur droit de retrait. Mais jamais ils ne font le choix de retirer leurs œillères et de constater le réel : sans l’arrêt de la politique d’immigration folle que subit la France depuis le regroupement familial, la violence à l’école ne fera qu’augmenter. À chaque fois, ces actes d’humiliation et de brutalité ont pour seul effet de radicaliser la croyance aveugle des enseignants français dans le multiculturalisme, le sans-frontiérisme et le culte du métissage. Même la décapitation de Samuel Paty par un islamiste n’a pas suffi à les sortir de leur gauchisme primaire.

Le constat s’impose donc : malgré leurs refrains révolutionnaires, les profs sont en réalité la corporation la plus conservatrice de la société française. Fanatiquement loyaux au pouvoir en place et à l’idéologie dominante, ils ne parlent à leurs élèves d’ « esprit critique » et d’ « émancipation » que pour dissimuler leur propre soumission intégrale. Il est du devoir de chaque Français identitaire de souhaiter que ses compatriotes n’aient plus jamais à subir la barbarie du « vivre-ensemble » et la tyrannie en général. Mais la question se pose : peut-on venir en aide à ceux qui ne veulent pas s’aider eux-mêmes ?

[1] https://www.france24.com/fr/france/20220113-face-%C3%A0-la-valse-des-protocoles-covid-19-la-gr%C3%A8ve-des-enseignants-s-annonce-tr%C3%A8s-suivie
[2] https://www.vie-publique.fr/rapport/278002-les-effets-de-la-crise-du-covid-19-sur-enfants-et-jeunesse
[3] https://www.tdg.ch/apres-le-covid-une-pandemie-dobesite-menace-les-enfants-195621485001
[4] https://www.oecd.org/coronavirus/policy-responses/preserver-la-sante-mentale-des-jeunes-pendant-la-crise-du-covid-19-dbcb04f5/
[5] https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-profs-lycee-mirail-font-valoir-droit-retrait-apres-agression-cpe_15321069.html
[6] https://www.lexpress.fr/education/les-violences-et-agressions-contre-les-enseignants-et-le-milieu-scolaire_1842154.html
[7] https://www.journaldesfemmes.fr/societe/actu/2762173-prof-agressee-eleve-lycee-montaigne-paris/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Blanquer à l’Éducation nationale, la dictature en marche

C’était couru d’avance ! Pour qui s’était penché sur le cas Blanquer dès sa nomination au poste de ministre de l’Éducation nationale et ne s’était pas laissé prendre à son enfumage permanent, il était clair que la dictature était en marche au sein même de l’Éducation nationale.
Découvrez cette analyse signée Claude Meunier-Berthelot, enseignante, essayiste.

C’est ainsi que ce 19 octobre 2021, il a déclaré sans ambages : « Les enseignants doivent transmettre les ‘valeurs de la république’ ou ‘sortir de ce métier’. »
Pas moins !

À cet effet, il prévoit un « vaste plan de formation sur 4 ans des personnels, à la laïcité et aux valeurs de la république », prenant appui sur les hommages rendus à Samuel Paty, assassiné pour avoir illustré la liberté d’expression – au programme – par la présentation d’une caricature de Mahomet. C’est précisément pour avoir appliqué la politique du gouvernement qu’il a été assassiné.
C’est ce qui explique que, pour masquer leur responsabilité, non seulement ceux qui nous gouvernent lui rendent un hommage retentissant mais qu’en plus Jean-Michel Blanquer prend abusivement appui sur cette tragédie pour imposer une politique dictatoriale, qui plus est, non pas aux fauteurs de troubles mais aux victimes réelles ou potentielles.

Quid des valeurs dites « de la république » ?

La république est un mode de gouvernement – la res publica – et non un catalogue de valeurs. Néanmoins, celles dont se recommandent ceux qui nous gouvernent pourraient être louables – liberté, égalité, fraternité – si elles n’étaient outrageusement interprétées et mises en œuvre.
Dans les faits, quelles sont-elles ?

Vincent Peillon nous dit : « La laïcité consiste à placer le bien commun, l’égalité des droits et le respect de la personne humaine au-dessus des coutumes et des traditions… Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… »
Autrement dit, il faut le dépouiller de toute attache pour en faire un zombie sans défense afin d’anéantir notre civilisation et faire un homme nouveau.

Par ailleurs, Dominique Schnapper, à la tête d’un prétendu « Comité des sages » (sic), affirme la « nécessaire défense des valeurs républicaines pour dépasser les sentiments d’identification à des identités particulières » (notons au passage que notre « identité particulière » n’est qu’un sentiment !)

L’homme n’ayant plus d’attaches, tous les hommes sont égaux.
L’égalité est donc la « valeur phare » de la république de ceux qui nous gouvernent avec toutes les dérives que nous connaissons : idéologie du genre déversée aux enfants sans état d’âme, éducation sexuelle dès la maternelle « sans finalité normative de telle sorte que l’élève puisse construire son choix », lutte contre le racisme avec son corollaire, l’ouverture des frontières sans réserve, lutte contre l’antisémitisme, contre le colonialisme assassin, les traites négrières… bref ! Tous les délires mondialistes déversés à haute dose par des associations type LGBT, LICRA, SOS racisme et autres imams qui ont leur entrée pleine et entière dans les établissements dits encore scolaires, lieux où « les intervenants extérieurs ont le droit de manifester ostensiblement leurs convictions philosophiques ou religieuses » en vertu du vade-mecum de la laïcité produit pat Jean-Michel Blanquer en 2017 et auquel tout établissement doit se référer, quand dans le même temps, les enseignants qui n’enseignent plus sont condamnés au silence par le fameux « devoir dit de réserve » qui leur est imposé.

Exit le savoir… mais uniquement pour nos enfants !

Pour nos enfants, il n’est donc plus question de transmettre des savoirs – exit le français, la littérature française, l’histoire de nos rois, la géographie de la France et du monde… tout cela est révolu ! Nous sommes aux antipodes des recommandations de Jean Jaurès aux instituteurs dans laquelle il soulignait l’importance de connaître la géographie et l’histoire de la France, « son corps et son âme » disait-il.

Mais cette éradication des savoirs concerne uniquement nos enfants car, dans le même temps, des structures d’excellence se développent dans les banlieues depuis plus de vingt ans, du primaire à l’université incluse, bénéficiant à plusieurs centaines de milliers d’immigrés répartis dans 1 200 réseaux d’éducation prioritaire, en métropole et outre-mer, dans des banlieues où Jean-Michel Blanquer a couronné le système par la création de 126 « cités de haute qualité éducative » bénéficiant à 700 000 enfants et jeunes de 0 à 25 ans, et également par la création de 13 000 nouvelles places d’internats d’excellence réservées aux élèves « issus de milieu modeste résidant en zone sensible » (sic) qui viennent s’ajouter aux 20 000 places créées par Jean-Michel Blanquer soi-même en 2007 lorsqu’il était recteur de l’académie de Créteil et aux 6 000 créées par Vincent Peillon en 2013 dans une implacable continuité politique, afin de procéder au grand remplacement des élites et accompagner le grand remplacement de population.

Se soumettre ou se démettre…

C’est le programme de Jean-Michel Blanquer à l’égard des enseignants qui éprouvent la volonté coupable de transmettre des connaissances et d’assurer en même temps une formation intellectuelle aux enfants qui leur sont confiés dans le cadre de leur métier dans la soi-disant « Ecole de la république » qui n’a plus rien d’une Ecole, à l’égard de ceux qui ne se résignent pas à la dénaturation de leur métier et de leur mission auprès des enfants et des jeunes qui leur sont confiés.

Il faut « transmettre les valeurs de la république ou sortir de ce métier ».

Parfait ! Monsieur le ministre ! Seulement voilà, faut-il vous rappeler qu’au fronton des mairies, trônent trois « valeurs – dites – de la république » dont la première affichée est la LIBERTE.

Alors, nous sommes d’accord ! Appliquez, appliquons les « valeurs de la république » : rendez aux professeurs et aux parents la liberté d’éduquer, d’instruire comme ils l’entendent, rendez la liberté à ceux qui veulent réellement enseigner et qui souffrent de l’effondrement du système, dit encore scolaire, refusant d’y apporter leur caution !

Allez jusqu’au bout de la mise en œuvre des « valeurs de la république » : donnez à ces enseignants la liberté d’enseigner dans des écoles indépendantes, donnez à chaque famille la liberté de choisir l’école de leurs enfants, la liberté leur est due : ce sont des républicains, ce principe doit leur être appliqué.

Or vous, qu’avez-vous fait ? Vous avez fait voter en 2018, la loi Gatel dans le but d’assujettir les écoles libres, les écoles indépendantes dites « écoles hors-contrat » aux contenus et méthodes de l’Education nationale autrement dit vous voulez leur faire perdre leur liberté et leur spécificité, c’est-à-dire la marque de leur excellence car c’est ce que vous combattez plus que tout : l’excellence pour nos enfants.

Si vous ne consentez pas à cette liberté par l’attribution du « chèque éducation », par la liberté des programmes et des méthodes, alors, Monsieur le ministre, nous sommes en droit de vous dire, nous aussi : « Laissez transmettre le savoir à nos enfants ou sortez de ce métier ! »

Tribune reprise de Polémia

Tu seras une femme, mon fils – La « théorie du genre » de plus en plus présente à l’Éducation nationale

école théorie genre

Une circulaire de l’Éducation nationale du 30 septembre détaille et harmonise les mesures à prendre face à un élève se disant touché par la fameuse « dysphorie de genre ». Accepter qu’un enfant change de prénom et de pronom est une démarche lourde de conséquences.

La théorie du genre, on le sait, n’existe pas. Et comme elle n’existe pas, l’Education nationale en a intégré les principes dans une nouvelle circulaire intitulée “pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire”. Selon cette circulaire, les élèves qui se réclament d’une identité transgenre pourront, avec l’accord de leurs parents, prétendre à l’usage d’un nouveau prénom qui figurera sur leur carte de cantine et les listes d’appel, et entrer dans les toilettes de leur choix ; quant aux personnels de l’Education nationale, ils devront employer le pronom “il” ou “elle” choisi par l’élève – sous peine de poursuites de la famille, on peut le craindre, tandis que l’institution, elle, se réserve le droit d’user du prénom et du sexe figurant à l’état civil pour les examens nationaux.

Cette circulaire “était attendue”, précise France Info, en réponse au suicide d’une lycéenne transgenre à Lille en décembre 2020, “qui avait interrogé le rôle de l’institution scolaire dans l’accompagnement de ces élèves”. Qu’il faille s’interroger sur le rôle de l’institution scolaire dans un tel cas de figure est une évidence. On aimerait d’ailleurs que les élèves qui ont souffert de dépressions sévères déclenchées par la politique sanitaire radicale appliquée dans les écoles, dont certaines ont malheureusement abouti au suicide ou à des tentatives de suicide, aient eu eux aussi l’honneur d’une circulaire. De même, on rêverait que la multiplication des phobies scolaires – sans oublier l’explosion des dyslexies – interroge, elles aussi.

Pas de consensus médical

On aurait même souhaité que le ministère réfléchît à la manière dont les autres élèves, filles ou garçons, allaient apprécier l’éventuelle irruption d’une fille transgenre ou d’un garçon transgenre dans leurs toilettes respectives. Mais on ne peut pas penser à tout.

Quoiqu’il en soit, s’il convient de s’interroger sur la manière dont on accueille les enfants et les adolescents sujets à ce qu’il est désormais convenu d’appeler la “dysphorie de genre”, il n’est pas certain que la réponse apportée par cette circulaire soit la meilleure. Les psychiatres et psychologues, pour commencer, ne sont pas d’accord entre eux.

Dans certaines consultations, on accueille immédiatement la parole de l’enfant ou de l’adolescent comme la bonne parole, et on conseille aussitôt à la famille d’adopter sans attendre tous les codes du sexe opposé – vêtement, coiffure, prénom, pronom. On part semble-t-il du principe que la nature, en quelque sorte, s’est trompée, et qu’il faut corriger cette erreur.

Cette stratégie éclair est un petit peu surprenante. Il peut y avoir mille raisons, en effet, de ne pas se sentir bien dans son sexe, comme il peut y avoir mille raisons de ne pas se sentir bien dans sa peau : peur de ne pas être aimé, difficulté à trouver sa place dans la société, sensation qu’un corps en transformation va trop vite pour nous, abus sexuels, violences… Et la dysphorie de genre pourrait dans certains cas au moins n’être que le symptôme d’un autre trouble : autisme, dépression, anxiété sociale, syndrome post-traumatique… Aussi bon nombre de praticiens préconisent à l’inverse de faire tout simplement ce que l’on a toujours fait dans la psychiatrie infantile, c’est-à-dire écouter, dialoguer, sans se précipiter pour proposer un diagnostic et des solutions qui pourraient n’être qu’un leurre et pousser l’enfant ou le jeune dans une direction artificielle dont il aurait d’autant plus de mal à revenir qu’elle lui aura été assignée socialement.

Pour lire la suite, c’est ici !

Enfants transgenres : Eric Zemmour dénonce la nouvelle circulaire et accuse Jean-Michel Blanquer de céder face aux lobbys

Pour Macron, l’arabe serait une chance pour la France. La réalité dit tout le contraire !

Macron ski

Depuis plus de trois longues années, les Français subissent l’arrogance d’un Président narcissique qui tient chacune de ses idées pour un trait de génie alors qu’elles naissent de la rencontre périlleuse entre quelques préjugés idéologiques superficiels et un total manque d’expérience. La dernière lubie de ce touche-à-tout consiste à mettre en avant la langue arabe chez les immigrés qui, selon lui, la parlent, ce qu’il considère comme une chance pour la France.

Démagogie suicidaire envers les immigrés, mépris constant de la France et de son identité culturelle dont il a déjà nié l’existence, contresens absurde pour lutter contre le séparatisme : on a l’embarras du choix pour qualifier cette sottise. Il n’est pas difficile d’y percevoir un avatar du fumeux « en même temps ». Les enfants de l’immigration nord-africaine ne s’assimilent pas à la France : souvent binationaux, tiraillés entre le pays qui les fait vivre et celui qu’ils aiment « de loin », ils cultivent, lorsqu’ils sont nombreux dans certains quartiers et au sein des écoles et collèges qui s’y trouvent, un séparatisme provocateur. Par voie de conséquence, les valeurs françaises, l’histoire de notre pays en particulier, sa culture sont rejetées. Cette tendance est d’autant plus redoutable que la démographie l’amplifie. Certaines banlieues sont perdues pour la République parce que le pouvoir a accepté qu’elles ne soient plus culturellement françaises. S’y développe une alliance entre une économie parallèle liée essentiellement à la drogue, la religion musulmane brandie comme identité opposée au pays d’accueil, qui tolère plus facilement le Haschisch que l’alcool, et la redécouverte de l’esprit « indigène », anticolonial, qui pousse à la guerre contre les intrus représentant l’État.

La bêtise de nos dirigeants, la gauche en priorité, a consisté à susciter et renforcer ce processus à travers la lutte contre un prétendu racisme, la culture de la repentance et la discrimination positive. Elle pensait y trouver des électeurs et se trouve face à des ennemis qui entendent interdire à la police et parfois aux pompiers d’entrer sur leur territoire afin d’y sauvegarder leurs trafics sous couvert de lutte pour l’égalité. La complicité d’une famille au moins et de collégiens, qui ont désigné la victime, avec l’assassin de Samuel Paty, le déchaînement sur les réseaux sociaux au nom de la lutte contre une prétendue « islamophobie », le grand nombre d’incidents (800) lors de l’hommage au professeur donnent la mesure du face-à-face annoncé par Gérard Collomb.

Ainsi donc, le génial maître du « en même temps » a trouvé la parade : pour éviter que cette identité de confrontation et de séparatisme prospère, notamment grâce à l’apprentissage de l’arabe dans les mosquées, c’est l’État qui va s’en charger, et donc former, miraculeusement sans doute par le biais d’enseignants magiciens, de bons petits Français heureux d’avoir réinventé leurs racines. Par là, on découvre que le « en même temps » élyséen n’est que la traduction du slogan commercial « gagnant-gagnant », en sabir énarchique. « Une chance pour la France », qu’il dit ! Où sont les enseignants de ce miracle à venir ? D’où viendront-ils ? Dans quel esprit enseigneront-ils ? Les élèves enrichis par cette culture d’importation pourront la transmettre aux autres, pourront voyager et « rendre le pays plus fort », qu’il dit ! À ce point du discours, on s’interroge : de quel pays s’agit-il ? En quoi la France sera-t-elle renforcée par des gens qui voyagent sans avoir avant tout appris à exporter la culture française, et notre langue qui la véhicule ? Le rap à l’intérieur jusque dans la cour de l’Élysée et la culture arabe pour rayonner dans le monde : renforcer la différence pour en finir avec la dissidence. Le brillant inspecteur des finances se dévoile en Gribouille !

Malika Sorel (qui conseillait François Fillon) rappelait que, dès 1991, le Haut Conseil à l’intégration préconisait la suppression des langues et des cultures étrangères parce que contraires à l’objectif d’intégration. Celle-ci ne peut se faire vraiment que par l’assimilation culturelle qui passe par la langue. Il sera toujours possible d’apprendre l’arabe littéraire pour les Français intéressés par la diplomatie, le commerce international ou les échanges culturels. Ceux chez qui le patois d’origine est une barrière à l’apprentissage du français et à l’assimilation de la culture française sont les derniers pour lesquels cette trouvaille présidentielle est une chance.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Décapitation de Samuel Paty – La tardive prise de conscience d’une prof nîmoise

Samuel Paty

Comment ne pas songer, en lisant la lettre ouverte que vient d’adresser à ses collègues une enseignante nîmoise suite à la décapitation de Samuel Paty par un djihadiste, au grand Bossuet et à sa célèbre citation nous rappelant que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » ? En effet, en reconnaissant dans cette lettre s’être elle-même battue pendant des années « pour le multiculturalisme et l’intégration » à l’école, et avoir notamment « défendu il y a vingt ans les menus sans porc à la cantine », cette enseignante en réseau d’éducation prioritaire à Nîmes ne nous rappelle pas seulement le rôle décisif joué (pour des raisons idéologiques) par les enseignants et leurs syndicats dans l’islamisation de l’école publique, mais aussi leur prise de conscience pour le moins tardive de la gravité de cette menace.

« Une attitude de déni coupable »

Ayant enfin réalisé que « les hommages et autres minutes de silence ne sauraient suffire », cette enseignante invite ainsi ses collègues à s’interroger sur ce qui doit changer « dans [leur] relation à [leurs] élèves et à leurs familles pour que Samuel Paty ne soit pas mort pour rien ». Ainsi, écrit-elle, « face à la montée de l’idéologie islamiste, nous faisons trop souvent […] preuve d’un manque de lucidité, voire d’une attitude de déni coupable ». Et l’enseignante de citer alors toute une série de situations auxquelles elle a été confrontée. Comme cette classe verte, au cours de laquelle sur une classe de 30 enfants, 20 steaks hachés ont été jetés parce que la viande n’était pas hallal. Ou encore cette fois où une mère venue inscrire son enfant a refusé de serrer la main du directeur, au prétexte que celui-ci était un homme…

« La peur de passer pour des fachos »

Les cas se multiplient, les exemples s’accumulent, sans pourtant jamais ébranler un seul instant les belles convictions mondialistes et droits de l’hommistes de ces enseignants majoritairement acquis à la gauche et au multiculturalisme. Or, comme le confie dans sa lettre cette institutrice nîmoise, « je me demande aujourd’hui de quoi j’ai été l’instrument ». En effet, écrit-elle, « en 2015, j’ai commencé à m’interroger : les mamans du quartier étaient accablées comme nous face à l’horreur du Bataclan. Mais aucune n’est venue à la grande marche à Nîmes alors que, nous, l’équipe de l’école les attendions. Je me suis dit “Elles sont sur une autre planète”. Celle où l’islam est une grille de lecture tellement forte que l’humanisme, la République et ses lois n’ont pas de poids dans les pratiques quotidiennes ». Et l’enseignante d’observer alors : « Je ne veux condamner personne, mais je me dis que la bienveillance n’est pas l’acceptation de tout ». Avant de conclure : « La peur de passer pour des fachos nous pousse à arrondir les angles. Ma lettre c’est un simple appel à la lucidité. Il a fallu cette violence contre un enseignant pour que je me dise “Ou tu fais quelque chose ou tu changes de travail”. On a perdu de notre aura, de notre responsabilité. Le respect, l’autorité, ça se construit. Ce n’est plus un a priori. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er décembre 2020

L’islam à l’école : pas vraiment une surprise

La mort par décapitation du professeur français d’histoire-géographie Samuel Paty, près du collège où il enseignait, oblige dramatiquement la France à regarder les choses en face : l’islam gangrène l’école. Le fait que les musulmans bénéficient d’un statut particulier au sein de l’école est un secret de polichinelle. Champ de bataille et de conquête des musulmans, l’école a été le lieu de tous les reculs devant l’islam depuis 40 ans. Les exemples d’activisme musulman sont légion et anciens : cela n’a jamais cessé depuis l’affaire du voile des collégiennes de Creil en 1989. La situation n’a fait que s’aggraver ; que l’on se souvienne du comportement de nombre d’élèves après les attentats contre Charlie Hebdo, refusant de respecter la minute de silence, comportements répétés par certains élèves du collège de Samuel Paty, considérant que le professeur avait « insulté le prophète » ou jouant à se montrer des photos de sa tête décapitée. Une aggravation due au prosélytisme mais aussi à la complicité des pouvoirs publics.

L’ambiance quotidienne dans les établissements scolaires ? « Ne pas faire de vagues », veiller à ne pas brusquer les musulmans. Ainsi, une simple recherche du mot « islam », menée sur la plate-forme de cours en ligne de l’Education nationale, Lumni, faite pour être utilisée en classe, donne 135 résultats dont l’un traite des « fondements de l’islam » tandis que l’autre, dans une série intitulée « Migrations en questions », se demande : « L’Islam est-il compatible avec les valeurs occidentales ? » La réponse donnée est oui. Tout est fait pour proposer une image positive d’une religion qui tue des milliers d’hommes chaque année dans le monde.

Les témoignages recueillis dimanche sont édifiants. Tel représentant des parents d’élèves indique avoir été « soufflé » quand son fils, alors en CM1, lui a raconté que, dans la cour, ses « camarades » musulmans jouaient à « la guerre », courant vers certains enfants en leur criant : « Vous, les chrétiens, on va tous vous égorger ! » Un professeur d’histoire-géographie nous raconte qu’en début de carrière, alors qu’il enseignait dans le 92, un élève musulman s’était levé avec violence et avait éructé en arabe. Il avoua ne pas supporter que l’on « blasphème » en parlant de l’islam… dans une langue autre que l’arabe. Tel professeur des écoles disait être obligé de recevoir des mamans d’élèves musulmanes en compagnie d’un « traducteur » : elles refusent le rendez-vous si elles doivent s’exprimer dans un français qu’elles parlent pourtant.

Par « souci d’apaisement », ce sont ainsi quantité de reculs quotidiens : les repas adaptés aux musulmans ou l’acceptation d’accompagnatrices voilées pour les sorties scolaires et pédagogiques. Sur ce dernier point, le ministère tergiverse. Ce sont pourtant des sorties « scolaires et pédagogiques » sur le temps scolaire. Des classes vont dans des médiathèques ? Une directrice nous expliquait que les accompagnateurs sont souvent de jeunes hommes musulmans : ils choisissent les livres que les enfants peuvent emprunter. Sans compter les comportements insolents ou de révolte quand les professeurs évoquent le monde des Hébreux, les génocides arméniens ou des juifs, ou encore certains sujets de science, de biologie.

Et les livres ? Le manuel Nathan d’histoire-géographie de 5e consacre 36 pages à l’islam, présenté de façon entièrement favorable. Le mot « djihad » est défini ainsi : « Effort permanent que doit faire tout musulman afin de se purifier. Egalement droit de combattre l’occupant. » Chacun peut imaginer comment cette définition est comprise par les collégiens musulmans.

Au fond, depuis 40 ans, toute l’Education nationale, comme le reste de la société, a cédé devant l’islam. C’est cependant encore pire dans les écoles qu’ailleurs : cela se fait avec la collaboration active d’un monde éducatif soucieux de ne pas « stigmatiser » des élèves qui sont pourtant, selon des sources avisées, ceux qui empêchent l’école de tourner rond. Selon une note du renseignement territorial des Yvelines, Samuel Paty avait fait l’objet, le 9 octobre, d’un rappel « des règles de laïcité et de neutralité » par sa principale et un inspecteur d’académie… La France et son école ont battu en retraite et laissé le champ libre à l’islam. Vendredi dernier, à Conflans-Sainte-Honorine, le réel est revenu au galop.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2020

« Tenue républicaine » obligatoire à l’école ? Mais quelle horreur !

Jean-Michel Blanquer a indiqué lundi, sur RTL, qu’il était nécessaire que les écoliers viennent en classe dans une tenue correcte. Il faisait allusion à certains vêtements indécents ou inappropriés portés par certains élèves. On ne pourrait qu’applaudir. Mais ce ministre a eu lui-même l’indécence d’évoquer l’obligation de s’habiller « d’une façon républicaine ».

Au début, Blanquer réclamait des dictées, il évoquait le retour de l’uniforme dans les cours de récréation. Son bon sens un peu provincial, son physique d’instituteur à blouse grise avaient séduit une droite en manque de repères. Quand, ce lundi, Blanquer a évoqué le manque de décence de certaines tenues à l’école, il s’est placé dans la continuité de ce discours-là : « Vous n’allez pas à l’école comme vous allez à la plage ou en boîte de nuit ». Il a ajouté : « Nos enfants sont sous la pression de bien des choses, notamment des marques, de la mode, du regard de l’autre sur les chaussures et les vêtements… Je souhaite qu’il y ait une certaine sobriété en la matière […]. » Le ministre aurait dû se limiter à ces formules auxquelles tous les parents ne peuvent qu’applaudir des deux mains.

Hélas, le ministre n’a pu s’empêcher d’ajouter quelques clichés destinés à dédroitiser ses préconisations : « C’est un enjeu d’égalité sociale, puis de protection des filles et des garçons. » Deux âneries en une seule phrase ! « Enjeu d’égalité sociale » : on reconnaît là une figure de style classique du discours gauchisant : tenter de justifier toute réforme par le principe d’égalité. Quant au second argument, il est très inquiétant : qu’est-ce que cette « protection des filles et des garçons » ? Et d’abord les protéger de qui ? De quoi ? Dans les cours de récréation ? Si réellement les tenues des garçons et des filles, à l’école, altèrent leur « protection », alors vite, que les uniformes y reviennent. Et d’abord les uniformes de police !

L’uniforme, Blanquer ne veut plus en entendre parler

La réponse la plus simple, au regard de ces problèmes et de ces risques, serait en effet l’uniforme, comme cela se pratique dans de très nombreux pays qui ne sont pas forcément des dictatures. Mais l’uniforme, Blanquer ne veut plus en entendre parler. Dans son interview à RTL, il préfère rappeler qu’« il est important d’arriver à l’école dans une tenue correcte ». Ce qui est la moindre des choses !

Quand le journaliste lui demande de préciser ce qu’est pour lui une tenue correcte, le ministre a lâché cette énorme bourde : les enfants doivent s’habiller « d’une façon républicaine ». Qu’est-ce qu’une « tenue républicaine » ? Si on se plonge dans nos livres d’histoire, la tenue républicaine se caractérise par deux choses : le bonnet phrygien, passé de mode depuis deux siècles et… l’absence de culotte. Mais jouer les sans-culottes, n’est-ce pas à la fois porter une tenue républicaine et faire preuve d’indécence ?

« Le vêtement ne doit pas être un facteur de stigmatisation ni de discrimination » a encore ajouté le ministre, « pour la défense des jeunes filles ». Sans exemples à la clé, les propos du ministre sont strictement incompréhensibles. On suppose (mais il tourne autour du pot) qu’il fait allusion à l’impossibilité (pour les élèves et professeurs de sexe féminin) de porter une jupe, dans certaines écoles ou des minorités islamiques font déjà régner l’ordre. Un ordre républicain, certes, mais de type République islamique.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 22 septembre 2020

Forum de la Dissidence. Combattre la propagande à l’école – Vincent Badré

06/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Ce 23 novembre, à Paris, avait lieu le 5e Forum de la Dissidence sur le thème de la « dictature Macron ».

Cet événement réussi aura réuni plus de 500 personnes. Voici l’intervention de Vincent Badré, sur la propagande scolaire.


Robert Ménard : « Si ce photomontage avait été une ode à l’immigration, il n’y aurait pas eu le moindre problème ! »

Mais qu’enseigne-t-on à nos petits collégiens ?
En cette période de rentrée, Boulevard Voltaire s’est intéressé au contenu des manuels scolaires… et n’a pas été déçu, jugez plutôt !

Un livre de français aux Éditions Nathan destiné aux classes de 4e, prétendant inviter les collégiens à réfléchir sur le sens des images, met directement en cause le maire de Béziers, accusé d’avoir détourné une photo de migrants appartenant à l’AFP dans son journal municipal. “Pourquoi la modification de cette photographie est-elle illégale ? Pourquoi est-elle immorale” est l’une des questions posée en guise d’exercice aux enfants…

Robert Ménard réagit au micro de Boulevard Voltaire.

Boulevard Voltaire a découvert qu’un manuel de 4e édité chez Nathan consacrait deux pages pleines à une étude de cas sur une photo que vous auriez retouchée. Cette étude invite les élèves à réfléchir sur l’influence des images et vous présente implicitement, vous et la communication de la mairie de Béziers, comme des manipulateurs. Cette photo faisait partie d’une campagne de lutte contre l’immigration. Avez-vous retouché cette photo ?

On a retouché cette photo sciemment comme des dizaines et dizaines de unes de magazine. Nous avons fait un montage. L’Agence France-Presse nous a vendu cette photo. Nous l’avons payée. Si cette photo avait été montée dans un autre sens que celui que nous avons voulu donner, il n’y aurait évidemment eu aucun problème. Si nous avions transformé cette photo pour en faire une espèce d’ode à la gloire de l’immigration, alors il n’y aurait eu aucun souci. L’Agence France-Presse aurait applaudi sur l’intelligence de l’utilisation de ces photos.
Nous avions voulu dénoncer la vague d’immigration qui déferlait à ce moment-là sur l’Europe. Tout le monde savait pertinemment qu’il s’agissait d’un montage.
On a eu l’outrecuidance de remettre en cause ce qui est un tabou pour une bonne partie de la presse et des journalistes. L’immigration est une bonne chose, accueillir des gens qui se disent réfugiés est forcément salutaire pour l’Europe et la France. On a dit le contraire et on l’a payé !
La justice nous a donné tort.
Une des questions posées autour de cette photo sur le manuel de 4e est la suivante : est-ce immoral ? On fait un travail qui serait immoral. Ces gens-là, évidemment, eux incarnent la morale et nous l’immoralité.

La séquence de ce manuel s’appelle : « Mieux comprendre les médias ».
Or, vous avez co-fondé une ONG reconnue dans le monde du journalisme à savoir Reporter sans frontière. Comment les auteurs de ce manuel ont pu vous dénigrer à ce point alors que vous faites figure de référence dans le thème proposé ?

Peut-être ne le savent-ils pas… L’ignorance crasse de certaines personnes n’a parfois pas de limite !
Même s’ils le savaient, le prétexte était de pouvoir dire « regardez derrière quelqu’un qui, à un moment donné, défendait la liberté de la presse se cachait en fait un infâme personnage qui aujourd’hui trompe la presse et l’honnêteté journalistique ».
Une espèce de moraline à quatre sous suinte de ce magazine. Ces gens pensent qu’ils savent tout et qu’ils connaissent le fonctionnement des médias. Or, les médias vous mentent et vous trompent à longueur de temps. Tant que ces gens-là trompent et qu’ils mentent dans le sens qui est le leur, cela ne leur pose aucun problème. Ils ne dénoncent ce qui est pour eux un cas « de désinformation » ou « d’immoralité », pour reprendre leurs propres mots, que quand il s’agit en l’occurrence de dénoncer l’immigration massive.
Malheureusement, je suis habitué à ce genre de procès. De toute façon, ce genre de procès est fait par un certain nombre d’enseignants, notamment de Français. De la même façon, il pourrait être fait par des journalistes qui sont souvent aussi bien pensants, conventionnels et respectueux de ce qu’il est convenu de penser et de dire que le pire des enseignants de 4e.

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