Robert Ménard : « Si ce photomontage avait été une ode à l’immigration, il n’y aurait pas eu le moindre problème ! »

Mais qu’enseigne-t-on à nos petits collégiens ?
En cette période de rentrée, Boulevard Voltaire s’est intéressé au contenu des manuels scolaires… et n’a pas été déçu, jugez plutôt !

Un livre de français aux Éditions Nathan destiné aux classes de 4e, prétendant inviter les collégiens à réfléchir sur le sens des images, met directement en cause le maire de Béziers, accusé d’avoir détourné une photo de migrants appartenant à l’AFP dans son journal municipal. “Pourquoi la modification de cette photographie est-elle illégale ? Pourquoi est-elle immorale” est l’une des questions posée en guise d’exercice aux enfants…

Robert Ménard réagit au micro de Boulevard Voltaire.

Boulevard Voltaire a découvert qu’un manuel de 4e édité chez Nathan consacrait deux pages pleines à une étude de cas sur une photo que vous auriez retouchée. Cette étude invite les élèves à réfléchir sur l’influence des images et vous présente implicitement, vous et la communication de la mairie de Béziers, comme des manipulateurs. Cette photo faisait partie d’une campagne de lutte contre l’immigration. Avez-vous retouché cette photo ?

On a retouché cette photo sciemment comme des dizaines et dizaines de unes de magazine. Nous avons fait un montage. L’Agence France-Presse nous a vendu cette photo. Nous l’avons payée. Si cette photo avait été montée dans un autre sens que celui que nous avons voulu donner, il n’y aurait évidemment eu aucun problème. Si nous avions transformé cette photo pour en faire une espèce d’ode à la gloire de l’immigration, alors il n’y aurait eu aucun souci. L’Agence France-Presse aurait applaudi sur l’intelligence de l’utilisation de ces photos.
Nous avions voulu dénoncer la vague d’immigration qui déferlait à ce moment-là sur l’Europe. Tout le monde savait pertinemment qu’il s’agissait d’un montage.
On a eu l’outrecuidance de remettre en cause ce qui est un tabou pour une bonne partie de la presse et des journalistes. L’immigration est une bonne chose, accueillir des gens qui se disent réfugiés est forcément salutaire pour l’Europe et la France. On a dit le contraire et on l’a payé !
La justice nous a donné tort.
Une des questions posées autour de cette photo sur le manuel de 4e est la suivante : est-ce immoral ? On fait un travail qui serait immoral. Ces gens-là, évidemment, eux incarnent la morale et nous l’immoralité.

La séquence de ce manuel s’appelle : « Mieux comprendre les médias ».
Or, vous avez co-fondé une ONG reconnue dans le monde du journalisme à savoir Reporter sans frontière. Comment les auteurs de ce manuel ont pu vous dénigrer à ce point alors que vous faites figure de référence dans le thème proposé ?

Peut-être ne le savent-ils pas… L’ignorance crasse de certaines personnes n’a parfois pas de limite !
Même s’ils le savaient, le prétexte était de pouvoir dire « regardez derrière quelqu’un qui, à un moment donné, défendait la liberté de la presse se cachait en fait un infâme personnage qui aujourd’hui trompe la presse et l’honnêteté journalistique ».
Une espèce de moraline à quatre sous suinte de ce magazine. Ces gens pensent qu’ils savent tout et qu’ils connaissent le fonctionnement des médias. Or, les médias vous mentent et vous trompent à longueur de temps. Tant que ces gens-là trompent et qu’ils mentent dans le sens qui est le leur, cela ne leur pose aucun problème. Ils ne dénoncent ce qui est pour eux un cas « de désinformation » ou « d’immoralité », pour reprendre leurs propres mots, que quand il s’agit en l’occurrence de dénoncer l’immigration massive.
Malheureusement, je suis habitué à ce genre de procès. De toute façon, ce genre de procès est fait par un certain nombre d’enseignants, notamment de Français. De la même façon, il pourrait être fait par des journalistes qui sont souvent aussi bien pensants, conventionnels et respectueux de ce qu’il est convenu de penser et de dire que le pire des enseignants de 4e.

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« Décoloniser » l’Education nationale ?

Scandale inouï ! Des élèves de CM2 (soit âgés d’une dizaine d’années) ont été obligés de réaliser un exercice portant sur « le colonialisme, une œuvre civilisatrice ». Aussitôt le Conseil (soi-disant) représentatif des associations noires de France (sic), est monté au créneau pour que cesse cette « propagande coloniale ».

« Sans pour autant oublier les aspects négatifs de la colonisation, il ne faut pas oublier les bienfaits que cela a eu pour les populations colonisées », indiquait l’exercice, un texte à trous qui précisait que les colons « ont apporté l’instruction et une langue commune à des peuples qui vivaient sur le même territoire », « les soins médicaux, et ont limité les morts d’enfants et d’adultes », « développé des trains et des routes, facilitant le transport des hommes et des marchandises ».

Les membres du CRAN ont d’abord cru que « c’était une blague » car chacun sait bien que la colonisation n’a apporté ni une langue commune, ni l’instruction, ni la santé, qu’il n’y a pas eu de construction d’écoles, d’hôpitaux, de routes. Que les Pères blancs ne sont jamais venus en Afrique, ni Albert Schweitzer, ni Lyautey, ni Raoul Follereau Quant aux trains, ceux qui existaient avant la colonisation étaient certainement plus performants !

Trêve de plaisanterie : la désinformation est allée tellement loin dans ce domaine que les ignares du CRAN (à la représentativité non démontrée) contestent purement et simplement ce qu’il ne viendrait à l’idée de personne de contester dans les pays concernés.

Sacrifices humains et esclavage de fait

« L’époque coloniale a été marquée par l’esclavage », a soutenu le CRAN. Ce qui est un incroyable anachronisme puisque l’épopée coloniale, l’âge d’or de la colonisation, le temps béni des colonies se sont situés bien postérieurement à l’abolition de l’esclavage. En revanche, dans bien des cas, c’est la colonisation qui a mis fin à l’esclavage. De même la colonisation a mis fin aux sacrifices humains, bien que, périodiquement, des informations nous parviennent d’Afrique sur la persistance, dans certaines régions, de telles pratiques ou encore d’un esclavage de fait.

A peine l’information était-elle connue sur ce programme scolaire que l’inspecteur d’académie dépêchait dans l’école en cause un inspecteur et un conseiller d’éducation. Une cellule de soutien psychologique était constituée pour prendre en charge les enfants, sans doute pris de vomissements. Des séances de lavage de cerveau vont être pratiquées, même si les enseignants ont expliqué qu’il y avait déjà eu des cours « insistant sur les aspects négatifs autour de la domination, de la privation de libertés, de l’emprise territoriale ». On n’en fait jamais assez dans ce domaine. Il ne manque que la désinfection des salles de cours ! Un rapport a été commandé. Nul doute que des têtes tomberont.

Ce qui fait aussi scandale, pour les amis progressistes du CRAN, ce sont des affirmations comme celle-ci, que l’on trouve encore dans des manuels d’histoire : la question coloniale « s’est forgée autour de l’idéal républicain d’une grande nation civilisatrice ». Tout cela est évidemment faux, et Jules Ferry n’a jamais existé !

Nous sommes en fait dans le terrorisme intellectuel à l’état pur, et dans une hideuse réécriture de l’histoire, à l’initiative d’une poignée d’idéologues. Mais l’autoflagellation, la perpétuelle contrition, semblent avoir encore de beaux jours devant elles. Tandis que des dizaines de milliers d’hommes et de femmes venus d’Afrique risquent chaque année leur vie pour rejoindre la France… le pays de leurs bourreaux, si on comprend bien.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 4 mars 2019

SOS Méditerranée au service de l’immigrationnisme : Des côtes libyennes… aux salles de classe

Nous avons encore à l’esprit « l’odyssée » de l’Aquarius. Ce bateau affrété officiellement pour secourir les migrants en mer qui, en fait, facilitait le travail des trafiquants de chair humaine. Djihadistes ou criminels de droit commun, ceux-ci pouvaient, l’esprit tranquille, envoyer des coquilles de noix bourrées de pauvres hères qu’ils avaient auparavant dépouillés (voire violés) en étant assurés que leurs victimes seraient recueillies avant même d’avoir perdu de vue les côtes libyennes. Ce qui permettait d’économiser sur le carburant et de ne pas se soucier trop de la flottabilité du rafiot. Tant qu’ils pouvaient parcourir les quelques milles sur l’Aquarius avec une certaine chance de ne pas couler avant, tout allait bien pour eux. Sans compter que le service du navire « humanitaire » était gratuit et permettait de mieux faire miroiter le rêve de l’eldorado européen aux alouettes migrantes. Ayant perdu son pavillon, le bateau a cessé ses opérations de convoyage d’immigrés.

Mais l’association qui l’affrétait continue, elle, ses activités, et pas seulement maritimes.

Le 23 novembre 2018, un arrêté du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, paru au Bulletin officiel de l’Éducation nationale le 31 janvier 2019, a donné à cette association un « agrément national » au titre des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public. Cela signifie que cette association pourra intervenir dans n’importe quel établissement scolaire pour diffuser sa propagande en faveur de l’immigration.

L’arrêté considère que SOS Méditerranée « répond à un objet d’intérêt général ». On se demande bien lequel, surtout quand on lit dans son rapport annuel une critique de l’accord de lutte contre le trafic illégal de migrants signé entre les gouvernements italien et libyen et approuvé par l’Union européenne. Donc par le gouvernement français, en charge (du moins théoriquement) de l’intérêt général. Le ministre de l’Éducation nationale aurait-il une conception de l’intérêt général différente de celle du président de la République ?

On peut douter que les interventions des militants de SOS Méditerranée améliorent les connaissances géographiques des élèves, eux qui semblent placer la haute mer à quelques centaines de mètres du rivage et le port le plus proche de la Libye sur les côtes italiennes, voire espagnoles, plutôt qu’en Tunisie. Entre l’instruction et la propagande, l’école de la République a choisi depuis longtemps.

Henri Tuttle

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Syndrome de Stockholm au lycée de Créteil

25/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dix professeurs du lycée de Créteil ont apporté leur soutien à leur collègue menacée par un élève armé d’un pistolet. Toutefois, ils regrettent l’instrumentalisation qui a été faite de cet événement.

Dans une tribune parue hier dans le Huffington Post, le collectif défend son établissement qui, je « ne se résume pas du tout aux images diffusées par les chaînes d’informations ».
Et d’ajouter : « Oui, nous sommes fiers de nos lycéens et de leurs réussites. Nos élèves et leurs parents sont conscients de notre investissement et en sont souvent très reconnaissants ! »

Les dix enseignants dénoncent par ailleurs « ces hommes politiques qui s’abaissent à récupérer les faits et à préconiser des réactions radicales et extrêmes rêvant au tout sécuritaire » et indiquent que « les enseignants, les personnels, les élèves et leurs familles sont choqués par cette vidéo mais aussi par ce qu’on lui fait dire. »


Profs : à quand le « Balance ta racaille » ?

Est-ce que le gouvernement découvre vraiment avec cette vidéo de professeur braquée par un grand Black et ce hashtag « Pas de vague » que les professeurs sont confrontés chaque jour à l’intolérable ? Aux menaces, insultes et agressions et qui plus est contraints au silence ?

Sur le modèle de « Meetoo », des professeurs de toute la France ont balancé sur les réseaux sociaux des témoignages anonymes glaçants évoquant des insultes, des étranglements mais aussi des menaces de la part de parents d’élèves. Ces nombreux enseignants se plaignent du manque de soutien de leur hiérarchie lors des conflits et des violences avec « certains élèves » révélant le malaise profond au sein de l’institution scolaire et les tensions entre les enseignants et les chefs d’établissements (surnommés CDE).

Voici quelques-uns de ces témoignages :

« On m’a craché dessus et on m’a menacé de me “castagner à la sortie”. Punition : aucune. Je porte plainte. CDE : “bon j’ai posé 3 jours d’exclusion, mais vous êtes dans le répressif, pas dans l’éducatif…” #pasdevague »

« Un élève de 4e “légèrement” misogyne à une surveillante : “Toi, tu suces ma bite”. Aucune exclusion prononcée, pas de conseil de discipline malgré la demande de l’équipe enseignante. #pasdevague »

« J’aurais aimé être soutenue lorsqu’une élève, il y a quelques années, m’a tapé dessus dans un couloir de mon établissement. Mais le conseil de discipline ne l’a pas même exclue. Et on m’a expliqué qu’il fallait prendre les choses moins à cœur. Voilà la réalité du terrain. #pasdevague »

« Scandalisé », le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer promet ce lundi de « rétablir l’ordre dans les établissements » en instaurant des « mesures en profondeur ». C’est la 243e fois que l’on entend ce genre de promesse. Mais pour que la vérité sorte et que le mouvement suive le même principe que l’énorme campagne contre le harcèlement des femmes, il faut maintenant que les professeurs (et les élèves) aillent jusqu’au bout et balancent les racailles, le profil et l’identité de ceux qui harcèlent et terrorisent les profs. En commençant par le grand Black qui a braqué l’enseignante de Créteil, le Weinstein des profs en colère en quelque sorte. Et en appliquant une première sanction qui doit devenir automatique : couper les allocations familiales et faire rembourser les primes de rentrée scolaire aux familles de ce voyou et de celui qui a filmé la scène.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 23 octobre 2018

Les professeurs dénoncent sur Twitter l’abandon de leur hiérarchie face aux violences

23/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis la fin de la semaine dernière, de nombreux enseignants décrivent sur le réseau social Twitter les violences qu’ils subissent régulièrement dans l’exercice de leur métier ainsi que l’abandon de leur hiérarchie.

Comment est né cet élan de protestations du corps enseignant ?

Le mot-dièse #Pasdevague a été relayé par plusieurs centaines de professeurs souhaitant dénoncer le manque de soutien de leur hiérarchie lorsqu’ils subissent des violences de la part des élèves ou de leurs proches.

Le mouvement a pris de l’ampleur suite à la diffusion la semaine dernière d’une vidéo d’un lycéen braquant un professeur à l’aide d’une réplique d’arme à feu. La scène, surréaliste, se déroulant dans un lycée de Créteil, avait provoqué la réaction de l’ensemble de la classe politique.
Ces témoignages seraient révélateurs d’une véritable « politique de l’autruche » pratiquée dans certains établissements ?

Tout à fait, ces protestations condamnent l’omerta entretenue par l’institution scolaire et les chefs d’établissement face à la dégradation des conditions d’enseignement et à l’augmentation des violences en milieu scolaire.

Les élèves responsables de ces violences seraient « rarement renvoyés ». De plus, les directions reprocheraient aux professeurs d’être « trop susceptibles » ou de « prendre les choses trop à cœur ».

Les enseignants dénoncent aussi l’inutilité des conseils de disciplines. Ceux-ci, lorsque les établissements ne parviennent pas à les éviter, ne mèneraient que trop rarement à des exclusions qui seraient pourtant largement méritées selon eux.

Le comportement des proches des élèves fait aussi l’objet de ces témoignages. Ces derniers seraient nombreux à s’offusquer des sanctions et à faire pression parfois violemment sur les équipes pédagogiques.

Comment a réagi le gouvernement face à cette nouvelle vague de protestations ?

Interrogé sur BFM TV le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a assuré : « Je sais bien qu’il y a des réalités qui sont parfois masquées dans la vie quotidienne de nos élèves ou de nos professeurs. Il est tout à fait normal qu’elles s’expriment. Ça ne me gêne pas qu’aujourd’hui des gens disent ce qui leur arrive sur le terrain. On se plaint suffisamment des effets négatifs des réseaux sociaux, pour ne pas se plaindre quand les réseaux sociaux permettent justement de prendre conscience d’un phénomène ».


Langue arabe à l’école : le culot de Blanquer

Le 11 septembre, Jean-Michel Blanquer est venu se produire au micro d’un David Pujadas, non seulement complaisant mais complice, pour l’aider à justifier ses propos de la veille au micro de Jean-Jacques Bourdin sur l’enseignement de l’arabe à l’école et à s’insurger contre les contestations soulevées par cette annonce.

Comme l’a souligné David Pujadas, Monsieur Blanquer est un ministre qui pèse au sein du gouvernement. Et pour cause ! il le sert merveilleusement dans sa visée mondialiste dont l’objectif est de détruire l’identité française, notamment par la mise en œuvre d’une politique éducative élitiste en faveur des populations issues de l’immigration au détriment de nos enfants pour qui l’Ecole devient un simple lieu de vie, et dans le même temps, anesthésiant le public, le bernant en permanence avec des propos mensongers dispensés avec un aplomb et un cynisme dépassant toute mesure, tout cela, sous des dehors de Monsieur « Propre ».

Les contestations

Monsieur Blanquer perçoit mal les contestations et n’hésite pas à fustiger les opposants qui n’avancent rien de plus que des propos de bon sens.

Ce qui ne l’empêche pas de parler d’« emballement médiatique, de déformation des propos, de mensonges, de vouloir exciter l’opinion de façon surréaliste, d’exciter les gens les uns contre les autres, d’instrumentaliser le débat pour de petites bassesses politiciennes, de dérive dans le mensonge permanent sur les réseaux sociaux… »
Réseaux sur lesquels il n’a aucune prise pour l’instant, raison pour laquelle il les attaque tout particulièrement. Car c’est précisément là que se fait le rétablissement de la vérité politique que ce gouvernement cherche à camoufler aux Français.

Ce qu’il faut retenir des oppositions à cette décision, ce sont deux choses. D’une part, qu’il vaudrait mieux d’abord apprendre le français à nos enfants, d’autre part, qu’il y a danger d’islamisation de la France.

Sans vouloir entrer dans les détails, il faut dire qu’il n’y a rien d’excessif dans ces propos.

Apprentissage de la langue française

Pour ce qui est d’apprendre le français à nos enfants, il faut rappeler que malgré les déclarations – celles-là bien mensongères – de Monsieur Blanquer, il n’a nullement procédé – pour nos enfants – au rétablissement des méthodes dites « syllabiques » de lecture – en réalité alphabétiques – qui seules, permettent de maîtriser la langue. Les méthodes semi-globales perdurent, ne permettant pas d’appréhender la très riche culture française.

D’ailleurs, à cet égard, nous aimerions que Monsieur Blanquer vienne à un quelconque micro, nous détailler les décisions prises pour la valorisation de la langue française à l’école, du primaire à l’université incluse. Nous l’attendons !

Les méthodes alphabétiques ne sont pratiquées que dans les REP, pour les immigrés, en classes dédoublées.

Danger d’islamisation de la France

C’est d’autant plus cohérent comme propos que l’arabe est appréhendé à travers la lecture du Coran dont le caractère « religieux » n’échappe à personne et dont le contenu révèle des dangers incalculables, mettant gravement en danger notre société. Vouloir que nos enfants apprennent l’arabe, c’est vouloir les islamiser, il n’y a aucun excès dans ces propos.

Conclusion

Fustigeant également les associations qui se mobilisent contre l’éducation sexuelle à l’école, Monsieur Blanquer n’aspire qu’à une chose : imposer le silence aux opposants, en résumé à tous ceux qui veulent protéger nos enfants et sauver la France, !

C’est cela, la démocratie selon Blanquer, c’est cela un « honnête homme » !

Claude Meunier-Berthelot

Article paru dans Polémia daté du 14 septembre 2018

Enseigner l’arabe à l’école: “Cette mesure c’est jouer avec le feu”, prévient Robert Ménard

14/09/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Robert Ménard, maire de la ville de Béziers était l’invité de Ruth Elkrief mardi dernier.

Il est revenu sur la possibilité d’enseigner l’arabe à l’école. Selon lui, “cette mesure, c’est jouer avec le feu“.


Plus d’arabe pour moins d’islamisme ?, par Francis Bergeron

C’est le plan fumeux de Blanquer et des « progressistes »

On l’aimait bien, ce Blanquer : il voulait rétablir les dictées, ce qui a été interprété comme une action en défense de la langue française. Il voulait réintroduire l’uniforme dans les écoles, ce qui a été pris pour une mesure « anti-cailleras ». Mais à entendre ses dernières propositions, on peut se demander si les dictées ne seront pas en arabe, et si l’uniforme promis ne sera pas la djellaba, le qamis et autre hijab pour les filles.

Le ministre de l’Education nationale vient en effet d’annoncer qu’il va développer l’enseignement de l’arabe, « qui est une très grande langue littéraire, et qui doit être apprise pas seulement par les personnes d’origine maghrébine ou de pays arabes », a-t-il annoncé, anticipant sur les conclusions d’un rapport à venir de l’institut Montaigne, consacré à la réforme de l’islam. Entendons-nous bien : oui l’arabe est une langue importante. Et n’oublions pas qu’au Liban, en Palestine, en Syrie ou en Irak, il y a de nombreuses communautés non musulmanes dont l’arabe est la langue maternelle.

Mais quand cette volonté de mettre l’arabe à l’honneur nous est présentée comme participant d’une lutte contre le salafisme et les autres formes d’islam radical et terroriste, on nous prend pour des idiots. Pourquoi, comment une lutte sous cette forme ? Blanquer a été évasif. Il a simplement émis l’idée que la maîtrise de l’arabe par les Arabes de France, et spécialement par les musulmans de France, voire par des non-Arabes, favoriserait une approche plus exacte et plus « progressiste » des préceptes du coran.

Déjà l’emploi du mot « progressisme », un mot-clé du clan macronien, n’est pas pour nous rassurer. On sait à quel point le progressisme catholique contribua à vider les églises, et comment les progressistes glissèrent ensuite vers le marxisme.

Ensuite cette idée qu’une réappropriation de leur langue par les personnes d’origine maghrébine pour les intégrer mieux est vraiment la fausse bonne idée. Dans le passé, d’énormes programmes ont été financés par les fonds de formation, et plus spécialement par les Caisses régionales d’insertion des populations immigrées, les CRIPI. L’idée était (déjà) d’apprendre l’arabe aux enfants d’immigrés, ou le soninké pour les migrants originaires du Sénégal, de Mauritanie ou du Mali etc., et d’entretenir la connaissance de leur langue d’origine par les aînés, afin qu’ils soient à l’aise pour se réinsérer au pays, le jour où ils repartiraient. Et savez-vous ce qui arriva ? Les communautés de migrants furent en effet entretenues dans leur langue maternelle, qu’ils ont fini par pratiquer à la place du français. Cela a favorisé les phénomènes de ghetto. Personne n’étant retourné dans son pays, l’apprentissage des langues d’origine a été un puissant vecteur… de non-intégration.

Un musulman modéré et « progressiste »

Qui peut avoir soufflé des idées aussi abracadabrantesques aux oreilles du ministre de l’Education nationale ? Il s’agirait de quelques mesures préconisées par l’institut Montaigne, dans le cadre d’un rapport rédigé par Hakim el Karoui, que l’on nous présente comme un musulman modéré, et progressiste.

Cette histoire de cours d’arabe pour lutter contre l’islamisme est aussi extraordinaire que si, du temps du père Combes, on s’était mis à développer le parler en latin pour favoriser… l’anticléricalisme !

L’opération sent non pas la fausse nouvelle, la « fake news », hélas ! mais plutôt une action destinée à lever des fonds… dans l’intérêt de l’islam, qu’il s’agisse de l’islam « progressiste », « modéré », salafiste, intégriste, ou terroriste.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Le ministre de l’Enseignement veut valoriser l’arabe à l’école

11/09/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En avant-première d’un rapport sur l’enseignement des langues vivantes au primaire qui lui sera rendu demain, le ministre de l’Enseignement Jean-Michel Blanquer a annoncé ses positions hier à la radio à ce sujet.
Il souhaiterait que les cours de certaines matières principales soient partiellement dispensés en anglais dès le CP. Par ailleurs le ministre s’est également prononcé sur l’enseignement de l’arabe, qu’il a qualifié de “grande langue littéraire”, déclarant qu’elle ne devrait pas seulement être apprise par les personnes d’origine arabe.

Ainsi préconise-t-il que du prestige soit donné à cette langue, tout comme au chinois et au russe. Non content de faire prendre une part croissante à l’Islam et son histoire dans les cours d’histoire, le gouvernement s’apprêterait donc à tenter la même subversion dans les langues vivantes.

Au-delà de cette polémique, on peut s’interroger sur l’intérêt de vouloir à tout prix faire maîtriser des langues étrangères qui plus est dès la primaire à des élèves qui parlent de moins en moins bien français, ce qui est autrement plus primordial.


Blanquer, un réactionnaire comme je les aime !, par Philippe Bilger

Bien sûr, le ministre ne l’admettra pas.

Pas plus, si l’envie m’en avait pris, que d’être qualifié de conservateur, ce qui dans la pensée politique est moins offensant.

Pourtant la “mouvance pédagogiste” avait beaucoup pour elle.

Le fil du temps qui serait naturellement progressiste et incite sinon à idolâtrer le présent au moins à le maintenir dans son état actuel, notamment dans ces matières sensibles où la seule justification du changement est de dégrader encore davantage un système déjà mal en point.

Le soutien des élites prétendument éclairées, intellectuelles, politiques et médiatiques.

La paresse démocratique qui recule parfois face à l’immensité des réformes et s’exonère sans cesse en invoquant le temps de la réflexion, décrété interminable.

La peur de prétendre que quelque chose était à sauver dans le passé et, pire que tout, d’être accusé de vouloir le faire revenir.

La complaisance avec laquelle en général on accepte la mauvaise volonté de certaines institutions et la résistance illégitime de groupes s’opposant aux orientations d’un gouvernement. Parce qu’on connaît leurs options politiques et qu’on s’en accommode au lieu de les battre en brèche (Le Monde).

Pour l’Education nationale, il y a eu tout cela et Jean-Michel Blanquer aurait pu en prendre acte et s’en tenir là. Il aurait eu la paix. Autre nom de la stagnation.

Ce n’est pas le parti qu’a pris Jean-Michel Blanquer. Il a dû “recadrer les enseignants” grâce à quatre notes de service et “des recommandations très précises” au sujet de la dictée quotidienne, de la lecture, de la leçon de grammaire et du calcul mental (Le Figaro).

Ce n’est pas cette autorité qui a eu besoin d’un rappel qui m’apparaît comme louable. Même si elle est devenue trop rare pour qu’on ne la salue pas en ces circonstances.

C’est le fait que le ministre, confronté à une impressionnante baisse de niveau en lecture et en calcul, n’a pas tergiversé et n’a pas usé de la méthode la plus commode pour fuir ses responsabilités : ne rien faire ou feindre d’innover pour poursuivre la politique du pire et donc le pire de la politique.

Non, il est allé rechercher dans le passé ce qui donnait satisfaction et formait des esprits mieux irrigués. Par conséquent il a décidé de supprimer toutes les méthodes de lecture qui ne seraient pas “purement syllabiques”. Le retour au B.A.BA donc (Le Parisien).

Ce n’est presque rien mais à mon sens c’est considérable. Je nomme cette démarche réactionnaire dans le sens où par facilité elle ne s’est pas inscrite dans le cours du temps en se laissant porter par lui mais elle a estimé à la fois possible et nécessaire de puiser dans hier ce qui manque à aujourd’hui en le concrétisant avec courage et avec clairvoyance.

Ce bon sens – prendre le meilleur où qu’il se soit trouvé pour le placer dans le vivier du présent – est trop peu exploité parce qu’il exige des qualités de résolution et d’action rares et une absence totale de démagogie. Il convient d’être moins angoissé par son sort ministériel que par l’état du service public dont on a la charge. Il ne faut surtout pas accepter que le passé, prétendu astre mort, n’enseigne rien au vivant qui se meurt sous nos yeux dans quelques-unes de ses facettes républicaines et régaliennes.

Il ne s’agit en aucun cas d’être hostile à la moindre évolution, l’existant étant un bloc intouchable et révéré. Le conservateur aspire globalement à une immobilité des lignes et à un statu quo paisible. Le réactionnaire pense, organise, compare et n’hésite pas à s’armer de certaines séquences et réussites passées pour mieux sauver le présent.

L’Education nationale n’est qu’un exemple parmi d’autres mais il illustre de manière exemplaire ce qui mériterait d’être appliqué et diffusé ailleurs, notamment dans le domaine de la Justice.

Mais on n’a qu’un seul Blanquer.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com