Darmanin vs la LDNA… une dissolution qui tombe à point nommé

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Le ministre de l’Intérieur a annoncé sa volonté de dissoudre la Ligue de défense noire africaine, une officine « raciste » selon Gérald Darmanin, qui a de nouveau fait parler d’elle en assiégeant la mairie de Val-de-Reuil (Eure) ce week-end.

Une décision qui peut surprendre si on la compare à la passivité du ministre jusque-là. En effet, qu’a-t-il fait lorsque des membres de la LDNA ont menacé et envahi les locaux de Valeurs actuelles en août 2020 ? Lorsque ce même groupe menaçait de déboulonner les statues de Napoléon et de Charles de Gaulle ? Lorsque leur leader insultait à longueur de temps la France, son histoire et sa population ? Gérald Darmanin condamnait, certes, via quelques tweets, mais restait un premier flic de France bien discret dans son bureau de la place Beauvau. Trop occupé certainement à trouver (ou inventer) des arguments pour pouvoir dissoudre Génération identitaire.

Heureusement, la période de précampagne électorale est souvent propice aux belles annonces, aux agitations et aux actions spectaculaires. Pour tenter de faire oublier cinq années d’inaction ou consacrées à s’en prendre exclusivement aux mouvements patriotes et identitaires, le ministre sort désormais les muscles. Celui qui se disait prêt, il y a un an, à mettre un genou à terre devant les indigénistes du mouvement Black Lives Matters et qui tolérait ces manifestations quand celles contre les mesures gouvernementales étaient réprimées, s’agite désormais après qu’une bande de 150 personnes a envahi l’hôtel de ville de Val-de-Reuil (Eure).

Des affrontements communautaires

Une action à l’appel de la Ligue de défense noire africaine (LDNA), où une mairie a été assiégée, envahie, ses portes défoncées, une élue molestée et une salle de mariage terrorisée. Tout commence le dimanche 5 septembre, lorsque deux enfants se disputent autour d’un bac à sable. Les parents, dont l’un est d’origine kurde et l’autre d’origine africaine, en viennent aux mains, puis appellent leurs proches à la rescousse. S’ensuit une rixe communautaire impliquant plus de 200 personnes.

Mais pour le maire socialiste, Marc-Antoine Jamet, la responsabilité est à mettre sur le dos de trois personnes : « Marine Le Pen, le PKK et la LDNA ». La première pour avoir dénoncé les violences communautaires qui s’étaient produites le week-end précédent, les autres pour leur influence parmi les communautés impliquées dans les bagarres.

Un peu de démagogie pour lancer la campagne

C’est ce même maire qui a laissé son élue, Fadilla Benamara, seule avec son écharpe tricolore tentant vainement de repousser la centaine de jeunes Africains qui n’hésiteront pas à lui infliger trois jours d’ITT. Pour Gérald Darmanin, c’en est trop. D’autant plus que ces événements interviennent alors que la campagne de l’élection présidentielle se lance progressivement, jour après jour, entre la déclaration de candidature d’Anne Hidalgo, le ralliement d’Edouard Philippe, le lancement de la campagne de Marine Le Pen et les polémiques qui se succèdent autour d’Eric Zemmour.

La République en marche doit alors tenter de rassembler ses électeurs. Après avoir donné des gages à la gauche en annonçant la dissolution de Génération identitaire en février 2021, le ministre macroniste tente désormais de rétablir l’équilibre de la balance en s’attaquant à la Ligue de défense noire africaine. Le mouvement « révolutionnaire » qui pourfend l’Etat français, l’accusant d’être « totalitaire, terroriste, esclavagiste, colonialiste », n’est d’ailleurs pas visé pour sa haine anti-France, mais pour « racisme ». Le fait de s’en être pris à une autre communauté minoritaire et cette fois pas à la France historique était sans doute le dérapage de trop…

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 14 septembre 2021

Ligue de défense noire africaine : cette organisation raciste qui bénéficie d’une impunité ahurissante, par Franck Deletraz

Il aura vraiment fallu que deux de ses militants agressent jeudi dernier le couple Balkany dans les rues de Levallois-Perret pour que de rares médias daignent enfin consacrer quelques lignes très vagues à la Ligue de défense noire africaine. Pourtant, il y aurait beaucoup à dire sur cette organisation noire ouvertement raciste, qui lance régulièrement des appels aux meurtres contre les Blancs, mais a quand même pignon sur rue dans notre pays si tatillon avec « l’extrême droite ».

Menaces de mort et actes d’intimidation

Lundi, le nom de cette organisation a en effet été brièvement cité, sans plus de commentaires, par certains de nos médias, parce que deux de ses militants soupçonnés d’avoir agressé le couple Balkany devaient être jugés en comparution immédiate par le tribunal de Nanterre pour « menaces et actes d’intimidation » envers l’élu, et pour « menaces de mort » envers une gardienne d’immeuble qui s’était interposée. Une affaire qui remonte au 5 septembre, lorsque les deux hommes, dont l’un s’est avéré être le porte-parole de la LDNA, ont invectivé et insulté Balkany « tout au long du chemin menant à l’hôtel de ville » avant de le bousculer en l’attrapant par l’épaule. Interpellés et mis en garde à vue le jour même, les deux individus avaient été placés en détention provisoire samedi soir dans l’attente de leur procès lundi. Procès qui a finalement été renvoyé au 14 octobre. L’histoire, en revanche, ne dit pas si ces deux suprématistes noirs, passablement abrutis par leur idéologie raciste, s’en sont pris au couple Balkany parce qu’il est soupçonné de… « blanchiment à grande échelle ».

« Commencez par tuer les Blancs »

Quoi qu’il en soit, quand on sait à quel point les médias se montrent intarissables dès lors qu’une agression a été commise par des extrémistes de droite (ou prétendus tels), on peut s’étonner d’une telle discrétion s’agissant de la LDNA. Mais tout s’explique lorsque l’on étudie de plus près cette organisation ouvertement raciste, dont l’un des membres, lors d’une manifestation censée dénoncer « la xénophobie » vendredi dernier devant l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris, a ouvertement appelé à tuer « des Blancs, des Chinois et des Indiens » en Afrique du Sud, sous les applaudissements nourris des sympathisants et sans la moindre réaction des forces de l’ordre. En effet, s’est exclamé l’individu, « si vous voulez être xénophobe, d’accord. Commencez par tuer les Blancs, commencez par tuer les Chinois, commencez par tuer les Indiens. Ne tuez pas vos frères […], nous avons la même couleur [de peau] » ! On n’ose imaginer la réaction du gouvernement si un groupe de suprématistes blancs avait appelé dans les mêmes conditions à tuer des Noirs… Cela n’empêche pourtant pas ces gens de disposer aujourd’hui d’un site Internet dernier cri, accessible à tous, sur lesquels les curieux peuvent découvrir la prose consternante de ces suprématistes noirs, antisémites, racistes anti-Blancs, anti-Arabes, et anti-Asiatiques. Ni même d’une cagnotte Leetchi, qui a tout de même été suspendue pour vérification lundi, grâce au signalement effectué par un internaute.

Et l’Etat, me direz-vous ? Connu pour sa promptitude à dissoudre les « groupuscules d’extrême droite », pour des raisons infiniment moins graves, celui-ci se montre curieusement absent et n’envisage pas à ce jour de dissolution de LDNA. Une absence totale de réaction qui scandalise à juste titre nombre de patriotes, dont l’Organisation de lutte contre le racisme anti-Blanc, qui a demandé « l’intervention immédiate de l’Etat pour faire cesser les activités de ce groupement de haine ». Ou encore Stop au racisme anti-Blanc, qui a mis en ligne une pétition réclamant la dissolution immédiate de ce « mouvement extrémiste appelant à la haine et au meurtre »