Laurent Obertone : « L’État est une machine à corrompre ! » Anti-Woke #1

24/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La nouvelle émission de Livre Noir qui va décrypter l’actualité avec un invité exceptionnel en la personne de Laurent Obertone.

Au programme l’élection présidentielle Française, le cas Eric Zemmour, le Burkini à Grenoble, l’insécurité, le rachat de Twitter par Elon Musk, le bras de fer Ron De Santis Vs Disney et l’attentat de Buffalo.


En FINIR avec le MIRAGE démocratique ? Avec Laurent Obertone

02/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Obertone, célèbre auteur de Guérilla, de « La France interdite », de « La France Orange mécanique » revient cette année avec « Game Over », un essai « antipolitique » qui lève le voile sur « l’arnaque républicaine » et le mensonge démocratique.

Pour Laurent Obertone, d’élections en élections, le militant, le votant, béat devant le spectacle électorale, remet son pouvoir entre les mains d’une élite moralisante et technocratique qui conduit le pays à l’abîme.


Laurent Obertone : « L’effondrement qui vient fera mal »

05/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Dans son dernier essai, Game Over, publié aux éditions Magnus, maison d’édition qu’il a cofondée avec Laura Magné, Laurent Obertone complète les constats dressés dans ses précédents ouvrages et propose une série de solutions concrètes et radicales pour permettre aux Français de reprendre leur destin en main et de retrouver leur âme.

À quelques jours de l’élection présidentielle, Laurent Obertone explique notamment pourquoi il ne faut, selon lui, rien attendre de la grand-messe électorale et pourquoi les Français doivent désormais sortir du jeu, se prendre en main et ne compter que sur eux-mêmes afin d’être prêt à faire face à l’effondrement qui vient.

Il a accordé cet interview à Epoch Times.


Laurent Obertone : « Game Over », la révolution sera anti-politique ou ne sera pas ?

Obertone

17/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Y-a-t-il trop de politique en France ? Quelques jours avant l’élection présidentielle, focus sur la mainmise de l’État dans nos vies. Pour en parler, le journaliste Laurent Obertone était l’invité de “Bercoff dans tous ses états » pour son livre « Game Over – La révolution antipolitique » aux éditions Magnus.

Et si les Français n’en pouvaient plus de la politique ? Et si l’avenir du pays, la solution aux nombreux problèmes qui se posent, se situaient hors du champ politique, hors du jeu électoral, hors du « système » ? Quelques semaines avant l’élection présidentielle, le journaliste Laurent Obertone jette un nouveau pavé dans la marre, et appelle à une nouvelle voie, particulièrement contestataire.

Ce n’est plus une surprise pour personne. Laurent Obertone n’aime pas le « système ». Le journaliste contestataire, auteur du titre à succès Guerilla, s’interroge dans son dernier livre, Game Over – La Révolution antipolitique (éd. Magnus) sur notre capacité à sortir du schéma politique qui prévaut en France depuis des années. Une question particulièrement piquante à quelques jours de l’élection présidentielle.

Pour Laurent Obertone, l’État « régule tout »

Dans ce dernier livre, particulièrement anti-démocratique, le journaliste pointe du doigt un par un les gros problèmes qui secouent le pays. On passe de l’immigration de masse à la violence dans les rues, sans oublier les médias, la privation de libertés, la crise économique, la fiscalité, la morale, l’idéologie dominante. Laurent Obertone tente ainsi d’apporter des solutions à chaque thème, mais d’une manière particulière : des solutions qui n’imposent aucun parti, aucun État, aucune élection. Des solutions venues du peuple, par le peuple, pour le peuple. Mais sans ses élus.

« L’État s’est arrogé des compétences massives dans tous les domaines. Aujourd’hui, il régule tout. L’industrie, la façon dont on mange, dont on s’habille, dont on circule, dont on pense, dont on éduque nos enfants, etc. Dans tous ces domaines, il a pris une importance incontournable. C’est l’arbitre des élégances et des âmes. J’ai constaté une relation assez nette entre la prise de pouvoir de l’État sur des domaines, et leur effondrement. Plus l’État s’en mêle, moins ça va. Plus ça coute cher, et plus nous sommes dans une situation critique, explique Laurent Obertone sur Sud Radio.

Un état d’abrutissement généralisé

Moralité, pour Laurent Obertone, le citoyen a délégué beaucoup trop de ses propres compétences aujourd’hui. « Quand on s’habitude à une telle situation, l’État devient le cerveau principal. On oublie de réfléchir par nous-même. Et je pense que c’est aussi pour cela qu’il y a cet état d’attentisme et d’abrutissement généralisé. On nous parle comme à des débiles congénitaux. Cette prise en charge de l’État dans à peu près tout dans notre quotidien nous dépossède complètement de nos responsabilités élémentaires, et donc de notre existence« , ajoute le journaliste.

Moins de politique

Sur l’exemple de l’immigration, mais également à partir d’autres sujets, le journaliste pose aujourd’hui un constat sans appel : la France a besoin de moins de politique. « L’État n’est pas dans l’état d’esprit de faire appliquer les lois les plus élémentaires. Le problème de la politique, on le voit avec les élections. On est dans une campagne de rut démocratique. Après cela, tout va s’arrêter et il faudra attendre cinq ans pour que tout s’emballe de nouveau. Cela dévie l’attention. On remet notre destin dans les mains du grand spectacle politique. On oublie que pour reconquérir le pays, il faut commencer par les esprits« , estime Laurent Obertone.

Ce dernier croit à la puissance des masses. « Si on arrive à convaincre une masse critique de mettre les pieds dans le plat, de ne pas attendre un messie sorti des urnes, alors elle pourra initier ce changement profond des esprits, qui emportera tout dans son passage« , lance le journaliste, qui ne croit pas également aux outsiders de la politique, à l’image d’Éric Zemmour, qui quand bien même il arrivait au pouvoir, serait pieds et poings liés par une administration vent debout contre lui, avant de se faire remplacer cinq ans après. Face à cela, Laurent Obertone propose une autre voie : l’éveil des esprits, et l’action anti-politique. Tout un programme…


[Interview] Laurent Obertone (Game Over) : « La discrimination est le premier principe de la liberté »

L’écrivain Laurent Obertone est de retour, avec un livre intitulé Game Over, qui est à la littérature ce que l’offensive russe en Ukraine est à la situation internationale : une bombe à fragmentation.

Le postulat de départ est le même que celui de Lénine : Que faire, alors que la politique, notamment électorale, focalise selon l’auteur « tous les espoirs sur un système sans espoir ».

Et plutôt que de se cantonner à de simples constats, Laurent Obertone, à la manière d’un Guillaume Faye qui en son temps publia un programme politique pas piqué des vers, propose un programme politique, qui devrait faire s’étouffer les prêtres de la religion républicaine française.

Car les propositions d’Obertone ne sont pas franchement républicaines, ni démocratiques. On sent qu’il n y a pas une grande histoire d’amour entre l’auteur d’Utoya, de Guérilla, de la France Orange Mécanique, avec la démocratie représentative, et le fait de donner carte blanche à des élus, qui feront par la suite ce qu’ils voudront bien faire de nos voix, qui ne comptent absolument pas.

Obertone appelle à faire politiquement sécession d’un Etat, d’un système, qui n’est pas là pour le bien des populations, mais pour leur asservissement.

On le sent influencé aussi bien par les Libertariens américains que par une forte influence libérale (qui pourra parfois surprendre le lecteur eu égard de certaines propositions), avec finalement, pour mot d’ordre, le même que celui des révolutionnaires irlandais de Pâques 1916 : Sinn Féin, Nous mêmes.

Ne plus rien attendre de l’Etat, le cantonner à quelques compétences minimalistes, mais tout attendre de soi même et de son action quotidienne et personnelle. Cela pourra interroger (et nous l’avons fait ci-dessous) sur la capacité, dans cette configuration, à bâtir une communauté solide et enracinée.

Nous ne pouvons vous en dire plus sur un livre qui démolit de manière chirurgical les éventuelles dernières illusions que les hommes libres pouvaient se faire sur le système dans lequel nous vivons. Un conseil ? Vous le procurer de toute urgence, ici.

Vous voulez que l’on vous mette un peu plus l’eau à la bouche ? Alors lisez cet entretien, exclusif, le premier donné par Laurent Obertone à la presse depuis la sortie de son livre.

Breizh-info.com : Parlez nous enfin de la maison d’édition, Magnus, que vous venez de lancer avec ce livre.

Laurent Obertone : En effet, ce livre est le premier à paraître chez Magnus, une nouvelle maison d’édition fondée par Laura Magné et moi-même. L’idée me travaillait depuis un certain temps, par besoin d’indépendance et d’évolution. Nos ambitions sont sans limite, et nous ferons ce qu’il faut pour que Magnus devienne une référence en matière de liberté, par extension d’incorrection. La mise en place d’une plateforme de vente directe doit aussi nous permettre de mieux rémunérer nos auteurs, et de garantir à tous nos lecteurs, s’ils sont par exemple à l’étranger ou dépourvus de bon libraire, un accès direct à nos ouvrages.

Breizh-info.com : Il fleure sur votre livre comme un vent de Sécession d’avec le système, l’Etat, la République française. Je me trompe ?

Laurent Obertone : On peut employer ce terme ! Pour en arriver à cette sécession, qui est d’abord mentale, je pars d’un constat simple : en théorie, l’État, le régime, sont là pour servir le peuple, non pour l’asservir, le dépouiller, l’endoctriner, lui imposer des cataclysmes. On peut par exemple observer ce qui se passe en matière d’immigration, de sécurité, d’économie, de fiscalité, etc. Ça empire à chaque élection… Il est urgent de repenser totalement le pouvoir que nous concédons à l’État et à ses institutions, de même que l’ampleur du jeu politique dans nos vies, beaucoup considérant encore que voter, c’est-à-dire renforcer un système qui est la source de quasiment tous nos problèmes, est notre unique solution.

Breizh-info.com : Vos mesures sont radicales – pas extrémistes. On sent d’ailleurs des ressemblances avec « Mon programme » édité en son temps par Guillaume Faye. Concrètement, c’est clairement un appel aux citoyens, non pas à attendre un illusoire homme providentiel, mais plutôt à se libérer par eux mêmes non ?

Exactement. L’homme providentiel, le miracle, l’État, l’élection, c’est toujours attendre des autres ce que l’on est incapable de faire, et justifier ainsi sa passivité. Étant donné la gravité de la situation, tous les éveillés doivent agir, en faire beaucoup plus, vite et mieux, pour éveiller les endormis, et se libérer d’une situation dont nous sommes les esclaves volontaires.

Pour lire la suite, c’est ici !

« La FURIA », nouvelle revue EXPLOSIVE (MARSAULT et Laurent OBERTONE) [vidéo]

La furia

01/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Régulièrement censurés sur Youtube et Twitter, le vidéaste Papacito, le dessinateur Marsault et l’écrivain Laurent Obertone refusent de voir leur liberté d’expression entravée par “Big Brother” et s’offrent une nouvelle tribune avec cette revue trimestrielle de 140 pages : la Furia.


Laurent Obertone : « L’idée avec La Furia, c’est de créer un média gravement incorrect et gravement non-aligné par rapport à la ligne de Patrick Cohen »

Laurent Obertone fustige « l’inertie de la population », un an après la mort de Samuel Paty [vidéo]

18/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après l’assassinat de Samuel Paty, la France est-elle enfin sortie de la spirale du terrorisme islamiste ? Pour l’écrivain Laurent Obertone, la délinquance et l’insécurité en France participent d’une forme de « terrorisme communautaire ».

Entretien.


Nouvelle Vague #2 avec Laurent Obertone [vidéo]

14/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Censuré sur YouTube, voici le deuxième épisode de l’émission « Nouvelle Vague », avec Laurent Obertone et Romain Petitjean (Institut Iliade).

Voici un extrait du sommaire de l’émission :

04:32 Présentation de Laurent Obertone

08:44 Cahier de vacances

– Souvenirs d’enfance
– Les vacances de Laurent Obertone
– Les projets de rentrée

17:29 L’actu au shaker – Passe sanitaire, la tentation totalitaire ?
32:12 L’actu au shaker – Éric Zemmour, le feuilleton de l’été
42:35 L’actu au shaker – Grand Remplacement, réalité enfin admise ?
53:40 L’actu au shaker – Quotidien en plein déni


Laurent Obertone : « Le principal problème de Marseille, c’est la population qui y vit. Cette immigration est un désastre. L’État fait survivre la paix sociale à grand coup d’aides publiques »

Laurent Obertone : condamné à la mort sociale | Entretien – portrait [vidéo]

26/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Obertone, journaliste et essayiste, est le grand invité de Livre Noir.

Big Brother, pass sanitaire, guerre civile, insécurité.. aucun sujet n’est oublié pour cet entretien dense de Laurent Obertone qui déclare lui-même ne plus en accorder avant longtemps.


Laurent Obertone – Passe-sanitaire, vaccins : La révolte contre Macron [vidéo]

20/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron a décidé de fracturer les Français. L’annonce de la mise en place du passe-sanitaire met le feu au pays. Après deux ans de crise sanitaire gérée de manière catastrophique, entre mensonges, conflits d’intérêts et irresponsabilité politique, le président de la République, pourtant garant de la cohésion de la nation, impose son choix arbitraire et infondé de l’unique stratégie vaccinale. Chaque individu se résumera désormais à sa situation médicale, au mépris du secret qui lui était réservée, contenue dans un QR Code à présenter comme un laisser-passer gage de « bonne docilité ».

Alors que le pays accuse une criminalité et une délinquance impunie, le président de la République a décidé de faire peser la répression sur les citoyens qui veulent encore disposer d’eux-mêmes, de leur corps, et être souverain.

Face à cette décision inédite qui engendrera une séparation entre les citoyens et créera de fait une ségrégation pour les personnes non-vaccinées, les Français vont-ils se lever ? Peuvent-ils faire reculer le gouvernement ? La Police va-t-elle suivre les ordres ?

Laurent Obertone est journaliste et écrivain. Au fil de ses ouvrages (dont beaucoup sont disponibles sur la boutique officielle de TVLibertés), il dresse des scenarii catastrophes. Avait-il prévu celui-là ? Croit-il en la détermination des Français à s’élever face à cette tentative de contrôle social et sanitaire?


L’incident : l’enquête d’un insider sur le Coronavirus – Préface de Laurent Obertone

Diversité et “politique raciste” : lettre ouverte de Laurent Obertone à Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions

Auteur d’“Eloge de la Force”, l’écrivain et journaliste Laurent Obertone interpelle la présidente de France Télévisions sur la politique éditoriale “raciste” qu’elle souhaite mettre en œuvre. Tribune.

Madame,

J’ai lu avec attention votre entretien paru dans Le Monde le 16 novembre 2020, sous le titre-citation « La diversité sera le fil rouge de mon mandat ». Tout mandataire et toute administration étant tenus de « rendre des comptes », je vous demande d’éclaircir les points suivants :

Sur quelles sources se base à votre connaissance le CSA pour estimer que 25 % de la société française est « perçue comme non blanche » ? Avez-vous vérifié ces allégations ?

Quelle est à vos yeux la représentation détaillée de cette « diversité » ? Toutes les personnes « perçues comme non blanches » sont-elles regroupées ensemble, en simple négatif de la population majoritaire ? Une affreuse armée de clones et un bataillon de colorés qui comptent double, est-ce votre définition de la « diversité » ?

Jugez-vous normal que les personnes « perçues comme noires » soient surreprésentées par rapport à leur proportion, à l’inverse des personnes « perçues comme arabes », ainsi que le rapportait le CSA en janvier 2019 ?

Quid des personnes perçues comme pakistanaises, indiennes, turques, océanes, moyen-orientales ou encore vietnamiennes ou chinoises ? Quid des minorités hmongs, arméniennes, ex-yougoslaves ? Vous assurez-vous de leur juste part ?

Distinguez-vous dans vos statistiques les « non Blancs » originaires d’Afrique subsaharienne des « non Blancs » originaires d’Outre-mer, des Amériques, des Caraïbes ? Les Africains de l’Est des Africains de l’Ouest ? Les Soninkés des Bantous ? Les Algériens des Marocains ? Et les Kabyles ? Les Berbères ?

Jusqu’à quel degré de différenciation ethnique comptez-vous pousser vos petits calculs pour nous assurer de la plus parfaite représentativité de chacun ?

Confirmez-vous par ailleurs que vous souhaitez conditionner vos financements à un chantage à la diversité vis-à-vis des productions, à savoir apparenter votre politique éditoriale à une incitation à la discrimination raciale ?

Confirmez-vous que vous comptez mener une politique de recrutement raciste, c’est-à-dire basée sur un critère ethnique et racial, en l’occurrence la couleur de peau de candidats « perçus comme non blancs » ? Confirmez-vous donc que vous entendez associer le service public et l’argent de la redevance alloué à France Télévisions (2,5 milliards d’euros au total*) à cette politique raciste ?

Enfin quid de la diversité sociale, et surtout d’opinion ? Quelle représentativité des pensées ?

On ne vous a pas entendu dire qu’au moins 63 % des personnes vues à la télévision devaient afficher une position « perçue comme sceptique à l’égard de l’immigration », ce qui serait pourtant pleinement représentatif de la société française (IFOP, le 16/11/2020).

Mais peut-être préférez-vous la diversité de l’habit à celle de l’esprit. Peut-être assumez-vous que votre mandat et notre argent soient consacrés à la diffusion massive d’une opinion massivement uniforme, la vôtre, qui n’est aucunement représentative de la société française ? En bon français, on appellerait ça de la propagande d’État. Bref, avant de payer ma redevance, j’attends vos éclaircissements avec impatience.

Laurent Obertone, contribuable « perçu comme blanc », et auteur tout à fait sous-représenté à France Télévisions.

P.-S.* Je rappelle en passant que nous payons votre salaire à hauteur de 322 000 euros brut par an, avec un bonus variable pouvant aller jusqu’à 78 000 euros, soit un total de 400 000 euros brut par an (Le Figaro du 31/10/2016).

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Laurent Obertone : « Il y a, en France, une forme de terrorisme ordinaire »

Après Utoya, La France Orange mécanique, La France Big Brother et Guérilla, Laurent Obertone publie un nouvel ouvrage : Éloge de la force : renverser l’Histoire, dans lequel il donne dix clés pour « changer le monde » et permettre à l’individu de s’affranchir de ce contexte d’ultra-violence, de confiscation de la souveraineté par l’État, du musellement de l’individu.

Rencontre avec l’écrivain.

Vous sortez Éloge de la force aux Éditions Ring. En quoi notre société manque-t-elle de force ?

Les individus qui partagent l’ensemble de mes constats sont dans un état d’impuissance. Leur parole n’est pas entendue, leurs inquiétudes sont criminalisées, dénoncées par les médias et les politiques et leurs votes ne sont pas écoutés. L’opinion est complètement dépossédée de tous moyens d’exercer sa souveraineté sur ce pays. C’est plutôt un état d’extrême faiblesse.
Éloge de la force est le pendant de cette faiblesse doit être une forme de réaction à cette faiblesse qui consiste non à se demander comment pourrait évoluer ce pouvoir sans nous, mais plutôt : qu’est-ce qu’il est réaliste de faire à notre niveau ? En tant que citoyen, comment peut-on aller à la force sans envisager des modifications sur lesquelles nous n’avons aucune prise ?

Un attentat a encore frappé près des anciens locaux de Charlie Hebdo. Plusieurs journalistes et techniciens qui travaillent pour l’émission Cash Investigation ont été attaqués au hachoir par un terroriste vraisemblablement pakistanais. L’histoire se répète et l’ensauvagement n’est pas qu’un sentiment…

On peut m’expliquer un tel acte de toutes les manières que l’on veut, mais on ne peut pas me dire que qualifier un tel acte de sauvage est aberrant. C’est de la sauvagerie pure. On s’exclut automatiquement de toute forme de civilisation. Ce type a l’air d’être un solide abruti puisqu’il mène un attentat où Charlie Hebdo n’est plus. Il se trompe de cible et fait n’importe quoi.
À partir du moment où l’imbécile a des idées et des armes, il est dangereux. Malheureusement, ils sont nombreux dans ce pays. Cette violence terroriste fait souvent la une des médias, sauf qu’aujourd’hui, vous avez dû avoir dans le pays des dizaines de coups de couteau, des types ont été massacrés pour un regard ou une cigarette. Ce ne sont pas des actes terroristes, mais c’est une forme de terrorisme ordinaire, une insécurité qui est latente et énorme, dont on ne prend pas la mesure. On est encore en train de se battre sur des termes. Est-ce que sauvage n’est pas trop fort ? Non, parce que c’est le quotidien. Il est vraiment urgent de prendre la mesure de ce quotidien.

Le ton de ce livre est volontairement très offensif. Vous interpellez le lecteur, vous le tutoyez et vous êtes assez violent avec lui. À la fin, vous dites que vous ne savez pas si c’est vous qui avez vraiment écrit ce bouquin. On a l’impression que c’est un truc qui sort du fond des tripes. Que s’est-il passé ?

Je suis assez mal à l’aise avec le ton donneur de leçon, caporaliste et directif. Je me suis dit que c’était peut-être mon inconscient qui me parle et peut-être l’inconscient du lecteur qui lui dit « secoue-toi parce que le miracle ne va pas arriver. Tu attends que quelque chose se passe, mais tout en restant complètement dégagé de tes obligations ». D’où le tutoiement et cette espèce de “j’attrape le lecteur au collet” et je lui dis ses quatre vérités en lui disant que s’il croit qu’un miracle va se passer sans mettre sa peau sur la table, il va attendre très longtemps et tout va se jouer sans lui comme d’habitude. Il faut qu’il y ait une réaction. C’est pourquoi ce livre appelle volontairement à une réaction.

Pour vous, l’État est le responsable de ce qu’est devenu le pays. L’État et les banques sont les deux tenailles qui sabotent nos libertés.

Absolument. Je pense que cela va bien au-delà. L’État, les banques, les médias tout ce que recouvre cette appellation Big Brother, tout ce qui exerce une contrainte sur la population, sur sa manière de voir et de penser. Il va déposséder les individus de leur souveraineté.

Vous souhaitez presque revenir à une forme de tribalisme.

Revenir en tout cas à un monde où l’individu a une forme de pouvoir et de responsabilité sur son destin, sur sa vie et sur son quotidien, plutôt qu’être une machine à déléguer et à subir ultra dépendante de son maître, l’État. Aujourd’hui, le citoyen est dans cet état très angoissant. Il n’a absolument aucun pouvoir et aucun contrôle sur la situation. Évidemment, il a peur, il subit, il est inquiet et veut encore plus d’État, plus de maîtres, plus de lois et encore plus de puissance, pas pour lui, mais pour cette espèce de méga structure. Il ne se rend pas compte que plus cette structure sera puissante plus lui, sera faible. Il n’aura aucun moyen d’exister contre lui.

Le risque ne serait-il pas que toutes les pulsions se réveillent et que l’on finisse avec des loups solitaires un peu partout dans la nature et que la personne cadrée et câblée devienne du jour au lendemain à l’état sauvage ?

Lorsqu’on est dans un monde domestique comme celui-là, on va avoir des créatures hybrides qui vont dans un cheminement intellectuel assez obscur se dire que finalement, le moyen d’incarner quelque chose dans ce monde c’est de lui péter à la figure, de s’attaquer à ces symboles les plus célèbres pour exister dans l’éclair de sa propre fin sociale, il va créer une forme de contre pouvoir. Évidemment, ce n’est pas une solution à ses problèmes, mais beaucoup d’individus ne voyant aucune issue dans ce monde peuvent être tentés par cette voie-là.

L’idée est-elle de reprendre le contrôle avant que tout devienne incontrôlable ?

Je pense que notre situation est condamnée à court terme puisque plus l’État prend de l’ampleur plus il doit prélever des richesses, plus il devient difficile de produire ces richesses puisque les prélèvements écrasent fatalement l’économie.

Vous comparez l’État à la panse crevée d’un ruminant.

C’est une structure énorme qui ne peut pas se réduire d’elle même. Elle ne fait que croître. Elle est là pour se fabriquer et se multiplier. C’est une sorte de parasite. Elle va forcément trouver ses limites avec la fin de l’organisme qui l’a nourri. C’est le lot de tous les parasites. La seule solution pour le pays et le citoyen est de se dégager de cette empreinte parasitaire qui l’étouffe. C’est très compliqué puisque nous sommes dedans jusqu’au cou. Nous sommes ultra dépendants de l’État aujourd’hui. On ne conçoit pas l’avenir ni la solution de nos problèmes sans lui. C’est un travail énorme, mais si les esprits ne le font pas, on n’a aucune chance d’éviter cet avenir qui sera soit celui de l’avenir du pendu, c’est-à-dire la nuque brisée brutalement, tout s’effondre d’un coup et là, tout le monde va y passer. Soit, l’asphyxie, un long pourrissement de la situation qui ne nous rendra pas plus service puisqu’on sera toujours sous le joug de cet État même finissant. Plus la situation dure, moins elle est réversible.

Lorsque vous avez commencé votre carrière littéraire, la plupart des médias que vous décriez vous ont placé directement à l’extrême droite. On vous a mis dans le giron de Marine Le Pen parce qu’elle avait aimé votre livre. Derrière, on vous a vu à la convention de la droite. À vous lire, on a l’impression qu’il n’y a aucune offre politique aujourd’hui en France qui pourrait sauver la situation. Pensez-vous que le politique ne puisse plus sauver le pays ?

D’une certaine manière, l’offre politique ne correspond pas à ma façon de voir. L’offre politique est aujourd’hui très étatiste. Même si elle venait à être en phase avec ce que je dis, je me méfierais parce que c’est encore une fois renvoyer la solution sur quelqu’un d’autre que sur moi. S’il accède au plus haut niveau de l’État, rien ne me dit qu’il fera ce qu’il a promis. La politique n’est pas un jeu de sincérité, mais un jeu de mensonge et de séduction. C’est un théâtre. Ces individus veulent le pouvoir, très bien. Moi, je m’en tiens assez éloigné. Évidemment, j’ai été catégorisé. C’est très classique dans notre pays. Lorsque vous déviez un petit peu, vous êtes automatiquement criminalisé : cordon sanitaire, extrême droite et tout ce que l’on veut. Vous et vos idées n’êtes même pas envisageables pour le commun des mortels et pour les grands médias. On peut continuer à ignorer la fracture qui grandit entre la population et nous. Ce milieu se protège comme cela. C’est un peu le système immunitaire de Big Brother. C’est ce chantage permanent à l’extrême droite.

Finalement votre solution c’est « ne faites confiance qu’à vos proches, vos familles. Achetez une ferme et fortifiez-là. Cultivez votre jardin, soyez autonome en eau et attendez que cela passe »…

La solution ultra autonomiste est un peu romantique. Le type tout seul, même s’il a ses laitues qui prennent le soleil, que tout va bien, qu’il a un bel abri anti atomique et qu’il est bien armé, il ne pourra pas tout prévoir et ne pourra pas résister à une troupe armée. Il sera toujours à la merci de ses pairs. Je ne prône pas le recours aux forêts totales et à l’isolement absolu. La fuite n’est jamais une solution, mais plutôt se réimplanter dans la vie locale, retisser des réseaux de confiance de manière à moins dépendre de l’hydre, des moyens d’acheminement de Big Brother, mais peut-être de se réattribuer du poids sur nos existences.

Dresser sa bête en attendant que l’hydre s’effondre.

C’est une forme de contre dressage. Plutôt que de subir, de marcher aux ordres des médias, de ce conditionnement et de ces phrases qu’on nous apprend tous les jours, apprendre à être son propre maître, se vacciner contre tous ces messages. On parle de 4 heures de télévision par jour, de 2 heures de radio, de publicités, d’internet. On a des moyens très limités. Il faut véritablement devenir une citadelle intérieure pour résister aux assauts de ce conditionnement.

En vous adressant directement au public, n’avez-vous pas peur que certains y voient des ordres donnés au premier degré comme aller tirer dans l’Assemblée nationale ou plastiquer la banque de France ?

C’est une question assez récurrente. Comme disait l’autre, on n’est pas à l’abri d’être aimé par des imbéciles et d’être compris de travers et que n’importe qui plaque son fantasme sur ce que vous faites.
À un moment, il faut aussi parier sur l’intelligence du lecteur. Même s’il est désespéré, il ne faut pas céder à l’autre excès ni à la tyrannie inverse ni à l’idéologie nouvelle. Il faut essayer de se battre pour garder ce fil de la raison, du réalisme et ne pas aller dans un autre délire. Dans ce livre, je n’appelle évidemment pas du tout à la violence. J’espère que je suis assez clair dans ce livre. Pour moi, cette chape de plomb Big Brother est une violence qu’il exerce en permanence sur les individus puisqu’il les contraint à subir ce qu’ils ne veulent pas subir. C’est une violence. Ce livre est plutôt un catalyseur de liberté plutôt qu’un prophète d’un ordre extrêmement rigide et réglé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Laurent Obertone : « Le “vivre ensemble” est avant tout un multi-séparatisme. Nous sommes à l’aube d’une crise de grande ampleur »

Laurent Obertone réagit aux événements récents aux États-Unis et en France : manifestations et revendications communautaires.

Émeutes, revendications communautaires, politiques, pillages… Que traversent les USA en ce moment ?

La même chose qu’à peu près tous les mois : l’instrumentalisation de la mort d’un délinquant pour exercer l’habituel chantage au racisme, justifier tous les débordements et avancer quelques revendications. Dans un contexte électoral, ça fonctionne toujours. Bien sûr, il y a aussi le plaisir de casser pour casser, ou le fantasme du Grand Soir, concernant les antifas. Et il y a plus largement le suivisme d’une part respectable de la population, celle qui croit que CNN a toujours raison. Cela dit, les petits Blancs de bonne famille peuvent s’agenouiller autant qu’ils veulent : l’insoluble question raciale, qui empoisonne le pays depuis toujours, ne peut qu’évoluer vers toujours plus de tensions, de communautarisme et de décohésion. Le cocktail détonant entre activistes noirs et coupables blancs ira toujours plus loin dans ce qu’il convient d’appeler une théorie du complot raciste : le Blanc coupable inné et éternel de tout le malheur des minorités… Allez unir une société avec de telles idées…

Sur la manifestation du collectif Justice pour Adama. De quoi s’agit-il ? Une américanisation du débat français ?

Oui, en un peu plus pathétique, puisque les méthodes policières sont très différentes et que si notre société était aussi odieuse que ces activistes le prétendent, ils en partiraient, et les immigrés n’y afflueraient pas par millions. Mais peu importe. Ces revendications ne reposent pas sur le réel mais sur une idéologie qui cherche à soumettre la société. Et le résultat sera le même : repli communautaire, défiance victimaire, décohésion, accusations, violences, émeutes, propagation de théories délirantes…

La France et les USA n’ont pas vraiment le même passif. Est-ce que le combat racialiste peut vraiment s’implanter en France ?

Étant donné qu’il existe partout là où différentes communautés cohabitent, y compris dans les pays les plus riches, la réponse est évidemment oui. Une part de la communauté qui s’en sort moins bien accusera toujours celle qui s’en sort mieux de spoliation. C’est le cas depuis toujours, et ça finit mal, en général. Quand on parle d’« inégalités », on sous-entend que les minorités sont des victimes exclusives et les Blancs d’odieux privilégiés qui doivent restituer, s’excuser, s’agenouiller, etc. En fait, cette idée est déjà implantée dans les esprits, par la gauche et les médias, et ne fait que mettre à jour son vocabulaire, via des activistes comme Rokhaya Diallo, qui recrachent le pire de la vulgate universitaire US « racisée ». Ça permet, notamment, de justifier les échecs et la sur-représentation criminelle de certaines minorités. « C’est systémique » est le nouveau « c’est social ». Un concept invérifiable au secours d’une réalité qui n’existe pas. En fait, comme je l’ai montré dans La France interdite, la discrimination, publique ou privée, a largement lieu au profit des minorités extra-européennes – sauf de la minorité est-asiatique, qui ne s’en plaint pas, ne revendique rien et réussit partout mieux que les autochtones, tout en ayant une criminalité plus faible. Ce qui est le cas partout dans le monde, et invalide strictement les thèses antiracistes.

Bizarrement, on n’entend pas beaucoup la « communauté » arabo-musulmane sur ce dossier. Ils étaient également peu présents à la manifestation. Pourquoi, d’après vous ?

Sauf erreur de ma part, le monde arabo-musulman se montre rarement très concerné par le sort des Africains subsahariens… Mais pas d’amalgame : ce que j’entends par là est que notre pays se communautarise pour rançonner le contribuable, et que chaque communauté défend d’abord ses intérêts. D’où la fragmentation progressive du pays.
Le « vivre ensemble » est avant tout un multi-séparatisme.

Difficile, en voyant certaines images, de ne pas penser aux temps des barbares. Pourtant, en voyant cette manifestation dans le détail, on s’aperçoit qu’ils ne sont que 20.000, ce qui est peu à l’échelle francilienne, et que sur ces 20.000, on peut dénombrer au maximum 10 % de fauteurs de troubles. Ne surréagit-on pas devant ces faits ?

Nous ne sommes qu’à l’aube d’une crise de grande ampleur, créée par nos dirigeants de toutes pièces, en quelques décennies, et dont il sera extrêmement difficile de s’extraire. L’important n’est pas tant la démonstration en elle-même que le nombre de ses sympathisants. Combien de personnes, à l’échelle francilienne, la soutiennent ? Il serait intéressant de le savoir. Compte tenu de la dynamique des populations concernées, ce nombre va augmenter de manière vertigineuse, et le risque de conflit toujours plus important avec lui. Par ailleurs, des pans toujours plus grands du pays feront office de territoires communautaires, exactement comme aux États-Unis. Et notre société n’aura plus rien d’une société.

Entretien réalisé par Marc Eynaud

Tribune reprise de Boulevard Voltaire