Une épreuve du bac en breton non prise en compte

14/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, s’oppose au fait que des élèves du lycée Diwan de Carhaix, dans le Finistère, passent leur bac de maths en breton.

«Les lycéens des filières Diwan peuvent passer l’épreuve d’histoire et de géographie ainsi qu’une épreuve optionnelle en langue bretonne. Les autres épreuves du baccalauréat doivent être passées en français. »

Ismaël Morvan, président de l’association Bak e Brezhoneg, déclare que « ce n’est pas logique de ne pas pouvoir passer les épreuves en breton alors que tout le programme scolaire est en breton ».

Il souligne ensuite que « les Basques ont une dérogation pour passer les épreuves de mathématiques du bac en basque ». Parmi les élèves concernés, un n’a pas eu son bac.

La Ville de Bruz (Ille-et-Vilaine) s’engage pour la langue bretonne

La Ville de Bruz (Ille-et-Vilaine) s’engage pour la langue bretonne

29/009/2011 – 13h30
BRUZ (NOVOpress Breizh) –
Samedi, la Ville de Bruz, au sud de Rennes, va signer la Charte « Ya d’ar Brezhoneg » (« oui au breton ») avec l’Office public de la langue bretonne. Une charte qui vise à promouvoir l’utilisation de la langue bretonne dans la vie courante des habitants de la commune.

Mise en place à Pontivy, le 22 décembre 2004, par dix communes prêtes à réaliser au moins cinq actions choisies parmi les vingt-huit initialement proposées par l’Office,la Charte « Ya d’ar Brezhoneg »  se présente comme un contrat de réalisation d’objectifs, choisis parmi une liste de quarante actions proposées, entre l’l’Office de la langue bretonne et la collectivité signataire sur une durée allant de une à trois années en fonction des modalités du contrat.

la Charte « Ya d’ar Brezhoneg »
La Charte « Ya d’ar Brezhoneg »

Parmi les quarante objectifs proposés, on trouve la mise en place d’une signalétique bilingue, le descriptif bilingue du patrimoine communal, l’aide financière ou technique à la création ou au développement de l’enseignement bilingue sur la commune, l’introduction bilingue des discours officiels, la programmation annuelle de spectacles en breton dans le centre culturel communal, la prise en compte des compétences linguistiques lors des recrutements, l’aide financière aux commerces optant pour un véritable bilinguisme, etc.

Quatre niveaux de certification sont prévus chaque niveau étant constitué d’un nombre croissant d’objectifs à remplir, pour lesquels certains sont imposés. Pour le premier niveau, par exemple,  la collectivité doit remplir un minimum de cinq objectifs fixés parmi les actions proposées, mais la mise en place de panneaux d’entrée et de sortie d’agglomération  bilingues, avec police et taille de caractères identique, est imposée. Pour obtenir le quatrième niveau de certification la collectivité doit remplir un minimum de trente objectifs fixés parmi les actions proposées, dont vingt sont imposés.

145 communes et 8 communautés de communes ou urbaines ont déjà signé la charte. Après Rennes (1er niveau) et Redon (2ème niveau), Bruz, qui possède une filière bilingue français/breton en maternelle et primaire est la 3ème ville d’Ille-et-Vilaine à s’engager pour la langue bretonne. A ce jour, seule la commune de Carhaix-Plouguer, dans le Finistère, a signé une charte de quatrième niveau.

[box class=”info”]Photo : hôtel de ville de Bruz. Pymouss/Wikipédia sous licence CC[/box]