Le drame de Lampedusa : une conséquence directe du renversement du colonel Kadhafi – Par Bernard Lugan

Le drame de Lampedusa : une conséquence directe du renversement du colonel Kadhafi - Par Bernard Lugan

Les vrais responsables du drame de Lampedusa sont ceux qui, pour des raisons encore bien obscures, ont déclaré la guerre au colonel Kadhafi. Comme je l’ai maintes fois dit sur ce blog, mais il importe de le redire, en dépit de tous ses défauts, le « guide libyen » était devenu un partenaire, pour ne pas dire un allié dans deux combats essentiels :

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Calice fait du bois d’une embarcation d’immigrés illégaux pour la messe du pape à Lampedusa

Calice fait du bois d'une embarcation d'immigrés illégaux pour la messe du pape à Lampedusa

08/07/2013 – 15h20
LAMPEDUSA (NOVOpress) –
C’est l’ile de Lampedusa (Italie) que le nouveau pape François a choisi pour sa première visite officielle hors de Rome, effectuée ce matin. Il y a célébré une messe au cours de laquelle il a utilisé un calice sculpté avec du bois provenant d’une embarcation employée par les immigrés illégaux pour s’introduire sur l’ile.

L’ile de Lampedusa est un important, et très symbolique, point d’entrée d’immigrés illégaux, pour le grand remplacement de la population européenne par des populations extra-européennes.

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« Mission anti-immigration » en Italie : plus de 300 clandestins débarqués ce week-end

« Mission anti-immigration » en Italie : plus de 300 clandestins débarqués ce week-end

27/11/2012 – 08h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) –
« Encore un nouveau débarquement ». Les journaux italiens qui en parlent encore ne leur consacrent plus que quelques lignes. Dans la nuit de samedi à dimanche, « la Garde côtière [sic] a secouru quatre-vingts clandestins, dont vingt-cinq femmes (deux d’entre elles étaient enceintes), qui se trouvaient à bord d’un canot d’une dizaine de mètres de navigabilité précaire ».

Le sauvetage a eu lieu à 30 milles au sud de Portopalo (province de Syracuse en Sicile). Les immigrés, qui ont déclaré être de nationalité somalienne, avaient appelé les garde-côtes de Palerme avec un téléphone satellitaire en demandant qu’on vienne les chercher. Les garde-côtes se sont, bien sûr, exécutés.

Samedi matin, un autre débarquement a eu lieu, cette fois à Lampedusa : 235 clandestins, parmi lesquels 45 femmes et six enfants, sont arrivés sur les côtes italiennes sur une barque en bois de 18 mètres. Ils avaient été repérés vendredi soir par un avion de la Garde côtière qui survolait le canal de Sicile pour … une « mission anti-immigration ». Deux vedettes sont alors allées chercher les clandestins, qui se trouvaient à 50 milles au sud de Lampedusa. Elles les ont escortés jusqu’au port, avec l’aide du vaisseau Lavinia, de la Marine Militaire.

C’est ce que, dans l’Italie de Mario Monti, on appelle une « mission anti-immigration ».

Les « garde-côtes » italiens vont chercher 226 clandestins dans les eaux libyennes pour les emmener à Lampedusa

Les « garde-côtes » italiens vont chercher 226 clandestins dans les eaux libyennes pour les emmener à Lampedusa

26/10/2012 — 16h00
ROME (NOVOpress) —
De plus en plus fort ! Les « garde-côtes » italiens ne se contentent plus d’aller remorquer les clandestins pour les amener au port, ils vont les chercher jusque dans les eaux libyennes.

À l’initiative de cette opération, l’abbé Mosè (Mussie) Zerai, un prêtre conciliaire érythréen demeurant au Vatican, responsable de l’agence Habeshia pour la Coopération et le Développement. L’agence Habeshia  se consacre à « la solidarité en faveur des demandeurs d’asile, réfugiés, bénéficiaires de protection humanitaire présents en Italie », à « la lutte contre le racisme, les discriminations et la marginalisation sociale », et à la défense « des libertés fondamentales reconnues par les conventions internationales, en particulier la Convention européenne des droits de l’homme ».

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Italie : en toute discrétion, l’invasion continue

Italie : en toute discrétion, l’invasion continue


12/06/2012 – 08h00
ROME (NOVOpress) — Depuis que Mario Monti est au pouvoir, les débarquements de clandestins semblent n’être plus qu’un souvenir. On ne voit plus jamais toutes ces images de « réfugiés » entassés sur les épaves, de femmes au dernier stade de la grossesse, d’enfants terrifiés, de cadavres échoués sur les plages, que les médias passaient et repassaient naguère en boucle, pour culpabiliser les Italiens de souche et paralyser toute réaction du gouvernement Berlusconi, réduit – la Lega « xénophobe » et « raciste » en tête – à jouer indéfiniment les sauveteurs en mer, en attendant que les flux d’immigrés veuillent bien s’arrêter tout seuls. Le 28 mars dernier, le ministre de l’Intérieur de Monti, Annamaria Cancellieri, avait tenu à rassurer ceux, s’il en était, qui s’inquiéteraient encore : il n’y aurait eu depuis janvier que 1.407 débarquements, contre près de vingt mille dans la même période de l’année dernière.

Dans un article paru la semaine dernière dans Libero, le journaliste Salvatore Garzillo a rétabli la vérité : « les bateaux arrivent encore mais on n’en parle pas : l’urgence est niée ». Sur la base des journaux locaux – les seuls à donner parfois encore quelques informations, l’espace d’un entrefilet –, Garzillo a cité des exemples, qui sont loin d’être exhaustifs : 56 Kurdes, Irakiens et Afghans débarqués dans le Salento le 11 mai ; le lendemain, 23 Tunisiens recueillis par les garde-côtes et conduits à Mazara del Vallo en Sicile ; dix jours après, 54 Somaliens secourus sur un canot pneumatique au large de Lampedusa ; le 31 mai, 198 personnes arrivées sur les côtes du Salento à bord d’un bateau de trente mètres, et qui se sont immédiatement dispersées entre Otrante et Porto Badisco. Dans les premiers jours de juin, au moins 300 personnes ont débarqué sur les côtes méridionales de l’Italie : rien que dans la nuit du 1er au 2 juin, 70 immigrés sont arrivés sur un canot pneumatique à Seccagrande, en Sicile, tandis que 65, dont un enfant d’un an, étaient recueillis dans le canal de Sicile, et que 60 débarquaient le lendemain à Pozzallo (province de Raguse, toujours en Sicile).

Depuis la parution de l’article de Garzillo, la liste s’est encore allongée : à Crotone, en Calabre, 156 clandestins, Afgans, Syriens, Iraniens et Irakiens sont arrivés dans la nuit de samedi à dimanche, à bord de deux yachts partis d’Izmir (Smyrne) en Turquie. On compte parmi eux 68 mineurs. Beaucoup de parents étaient accompagnés de leurs enfants. Un couple afghan avait amené avec lui ses huit enfants, presque tous mineurs. Une famille nombreuse comme on n’en voit plus jamais parmi les Italiens de souche.

Dans les centres d’accueil, par exemple le centre Don Tonino Bello à Otrante, le personnel explique que les arrivées sont en réalité « en nette augmentation par rapport à l’année dernière. Il n’y a qu’une différence : avant, il y avait moins de bateaux mais remplis à craquer, à présent les débarquements sont plus nombreux, mais ils se font avec de petites embarcations. Le résultat final ne change pas beaucoup ». Les centres d’accueil continuent à fonctionner à plein régime, avec leur lot régulier de fuites et de révoltes.

Bref, l’invasion continue imperturbablement. Mais, sous les nouveaux maîtres de l’Italie, elle s’accomplit désormais sans bruit. Dans cette discrétion feutrée dont le gouvernement Monti a fait sa devise.

Crédit photo en Une : Friendsofeurope via Flickr (cc)

Exclusivité : le gouvernement italien rouvre Lampedusa à l’invasion migratoire

Exclusivité : le gouvernement italien rouvre Lampedusa à l’invasion migratoire

03/02/2012 – 21h30
LAMPEDUSA (NOVOpress) — Incendie du centre d’accueil par les Tunisiens, scènes de guérilla dans l’île, le maire assiégé dans l’hôtel de ville par les autochtones exaspérés et contraint de mettre en sourdine son immigrationnisme, la coopérative « Lampedusa accueil », qui avait copieusement fait son beurre de l’invasion, réduite à licencier son personnel, et pour faire bonne mesure sans le payer : on en était resté là cet automne dans le feuilleton de Lampedusa.

L’île avait été déclarée port non sûr et les garde-côtes italiens, qui continuaient imperturbablement à ramasser des clandestins en haute mer, s’étaient mis en novembre à les remorquer jusqu’en Sicile. L’hiver était alors survenu et, la navigation devenue trop difficile, l’invasion, du moins maritime, s’était interrompue.

Situation évidemment très préoccupante pour le gouvernement de la Goldman Sachs, pour qui l’accueil des « migrants », comme ils disent, est une priorité. Le ministre de l’Intérieur, Annamaria Cancellieri, s’est donc rendue vendredi matin à Lampedusa. Elle était accompagnée, pour que les choses soient bien claires, du ministre de la Coopération internationale et de l’intégration sociale, le catho-communiste Andrea Riccardi, fondateur de la communauté mondialiste Sant’Egidio, dévot de « l’esprit d’Assise » et partisan déclaré de l’importation de toujours plus d’immigrés pour « rajeunir le pays ». Les deux ministres sont allés visiter le centre d’accueil brûlé par les Tunisiens pour vérifier que tout avait été remis en état.

« Il est nécessaire, ont-ils déclaré ensemble, de ne pas être pris au dépourvu ». En six mois l’année dernière, plus de 50 000 immigrés avaient débarqué à Lampedusa depuis l’Afrique du Nord. Avec l’arrivée du printemps et du beau temps, les « charrettes de la mer » pourraient recommencer à affluer – fuyant ou prétendant fuir le nouveau gouvernement libyen comme celles de l’année dernière fuyaient le vilain Kadhafi.

« Nous espérons, a poursuivi le bon apôtre Riccardi, qu’il n’y aura pas de nouvelle urgence migratoire mais nous devons être prêts, pour qu’elle ne nous prenne pas par surprise ». Pour finir sur une touche larmoyante, les deux ministres se sont ensuite rendus au cimetière « pour rendre hommage aux tombes des migrants morts durant la traversée du canal de Sicile et ensevelis sur l’île ».

Comme pour répondre à cet appel – ou faut-il dire cet appel d’air ? – les débarquements ont repris à Lampedusa précisément le lendemain. Samedi peu après 12h30, sont arrivés sur l’île 69 « réfugiés », qui avaient été repérés alors qu’ils se trouvaient à un demi-mille des côtes et que la capitainerie du port s’est hâtée d’aller chercher. L’agence ANSA parle seulement de « réfugiés », mais sa consœur Adnkronos précise qu’il s’agit de « réfugiés subsahariens »

Photo : été 2011, les vedettes des garde-côtes italiens amarées à Lampedusa. Crédit : Nicola Licata via Flickr (cc)

Italie : des clandestins tunisiens veulent rentrer chez eux

Italie : des clandestins tunisiens veulent rentrer chez eux

21/11/2011 – 14h25
PERUGIA (NOVOpress) — Pour une fois, une histoire d’immigration qui finit bien. Dimanche, à Pérouse, en Ombrie, un Tunisien de 28 ans est allé trouver un policier municipal place de la République, en plein centre-ville, et a demandé à rentrer chez lui. Il a expliqué qu’il était récemment arrivé en Italie mais que la vie de clandestin à Pérouse ne lui convenait pas : il préférait donc rentrer dans sa patrie.

La police municipale a accompagné le Nord-Africain à la préfecture de police où l’on a pu vérifier, en prenant ses empreintes digitales, qu’il ne figurait pas dans le fichier des délinquants en Italie. Le service de l’immigration lui a alors signifié un arrêté d’expulsion et l’a accompagné dans un centre de rétention. Le clandestin sera rapatrié dans les jours qui viennent.

Un cas du même genre s’était déjà produit il y a quelques jours, toujours à Pérouse. Un Tunisien de 27 ans s’était présenté à la préfecture en demandant lui aussi à être rapatrié. « Je n’ai pas de travail, avait-il déclaré aux agents, je n’ai pas de papiers, je n’aime pas la vie ici, je me suis repenti, je veux retourner en Tunisie ». Les vérifications effectuées par la police scientifique avaient révélé que le clandestin était arrivé à Lampedusa au printemps dernier, dans l’un de ce que les gros médias qualifient de « voyages de l’espérance ».

C’est à se demander ce qu’il y a de tellement sain dans l’air de Pérouse…

Photo en Une : la ville de Pérouse, en Italie. Crédits : ChrisYunker via Flickr (cc)

Les bateaux des clandestins de Lampedusa entrent au musée !

Les bateaux des clandestins de Lampedusa entrent au musée

23/10/2011 – 12h00
GENES (NOVOpress) –
Avec les clandestins de Lampedusa, les immigrationnistes ont trouvé un filon et ils ont bien l’intention de l’exploiter jusqu’au bout. Il y a quinze jours, un groupe d’artistes subventionnés avait annoncé un projet pour transformer les carcasses des bateaux de clandestins en « œuvres d’art » contemporaines ainsi qu’en objets de design. Seule ombre à ce beau programme, selon Il Giornale, ces bateaux constituent officiellement des déchets toxiques, pour avoir été vernis avec des enduits au plomb.

Est-ce pour cette raison ? On apprend à présent que, lundi prochain, « les barques utilisées par les immigrés pour les voyages de l’espérance dans le canal de Sicile » seront remises au Galata–Musée de la mer de Gênes, le plus grand musée maritime italien. Une cérémonie solennelle aura lieu à 11h, avec la participation de représentants de la Garde côtière (vous savez, ceux qui remorquent les clandestins pour garder les côtes !), de la municipalité de Lampedusa, donatrice, du président et du directeur du Musée de la mer, Maria Paola Profumo et Pier Angelo Campodonico, ainsi que du directeur régional du Travail, Alessandra Russo. Gageons qu’on ne lésinera pas sur le champagne et les petits fours.

Pour accueillir ces épaves, le Musée de la mer s’est engagé à réaliser un pavillon permanent dénommé « Mem–Mémoire et immigration ». Il s’agira de la première exposition permanente sur l’immigration en Italie. Elle pourra devenir un actif foyer de propagande immigrationniste, par exemple en organisant des visites pour les enfants des écoles…

[box class=”info”]Photo : carcasses de bateaux des clandestins à Lampedusa/DR[/box]

Boboïsme culturel : les bateaux des clandestins de Lampedusa transformés en “œuvres d’art”

Boboïsme culturel : les bateaux des clandestins de Lampedusa transformés en "œuvres d’art"

07/10/2011 – 17h00
ROME (NOVOpress) – Il n’y a plus de clandestins à Lampedusa depuis qu’ils ont eux-mêmes brûlé leur centre d’accueil, mais il reste leurs bateaux : des centaines d’embarcations qui avaient tenu la mer juste le temps d’être repérées et remorquées par les gardes-côtes (les bien nommés) et qui achèvent aujourd’hui de pourrir sur les plages de l’île ou dans des décharges. Lampedusa, depuis le début de l’année, est devenu un gigantesque cimetière d’épaves, absolument irrécupérables et dont personne ne sait quoi faire.

Un groupe de bobos a trouvé la solution : transformer ces carcasses de bateaux en œuvres d’art « pour faire revivre avec elles les rêves et les espérances de tant de migrants partis en quête d’un meilleur futur ». Une gamme d’objets de design, tables, chaises, coffres à vin, ainsi que d’accessoires de mode, barrettes ou boucles de ceinture, sera également produite avec le bois des bateaux : « Un bois chargé de rêves et d’espérances qui rendra ces créations uniques en leur genre ». L’initiative est placée « sous le signe de la solidarité » puisque, on vous l’assure, le profit obtenu par la vente des œuvres sera reversé au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. « C’est une manière de dire, expliquent les concepteurs du projet, qu’une épave est un témoignage tragique mais aussi une porte vers le futur, signe et symbole d’une espérance en un monde meilleur. Nous entendons marquer la valeur épocale du phénomène de l’immigration, ses aspects humanitaires, et donner à travers l’art un signe de solidarité ».

Les coordonnateurs artistiques du projet, pompeusement intitulé « Opera – Sui relitti delle libertà » (« Œuvre – sur les épaves des libertés »), seront Gino Di Maggio, président de la Fondation Mudima pour l’art contemporain de Milan, le critique d’art Renato Miracco (ancien directeur de l’Institut culturel italien de New York) et Massimo Scaringella, « conservateur indépendant et organisateur d’événements culturels entre Rome et Buenos Aires ». Il s’agit d’une « initiative multiculturelle à laquelle ont déjà adhéré de très nombreux artistes – peintres, sculpteurs, poètes et designers – non seulement italiens mais venant des pays de la Méditerranée, de l’Europe et des Amériques ».

Le projet a été présenté la semaine dernière à Rome sous le patronage de l’Anfe (Association nationale des familles émigrées) et a obtenu le soutien – en période de restrictions budgétaires sans précédent – du Conseil des ministres, du ministère des Affaires étrangères, de l’Assemblée régionale de Sicile, de l’Agence des douanes et de la municipalité de Lampedusa, qui a mis à la disposition des « artistes » un « espace pour donner forme à leurs créations ». Le maire de Lampedusa, temporairement guéri de son immigrationnisme le mois dernier, quand il a eu peur que ses administrés viennent lui demander des comptes, semble être revenu à ses convictions d’avant-guerre.

Le projet sera en outre présenté à Bruxelles, au Parlement européen, le 9 novembre prochain, dans le cadre du congrès organisé par l’Anfe « Democracity [sic] – Citoyenneté italienne et européenne. Propositions et hypothèses pour lancer un nouveau débat ». Nul doute qu’un lot supplémentaire de subventions et de commandes publiques pourra être récolté à cette occasion.

Il Giornale, qui a consacré hier une grande enquête au business de l’immigrationnisme en Italie – les associations d’aide aux immigrés clandestins ont récupéré en 2011 21,5 millions d’euros de subventions publiques – a commenté ironiquement cette nouvelle initiative : « Dommage que, pour la région Sicile, les épaves soient des déchets toxiques parce que le bois a été verni avec des substances contenant du plomb. Au lieu d’en faire des œuvres d’art mises en vente au bénéfice du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, elles devraient être éliminées avec mille précautions ».

Qui prend le pari que, après Koons et Murakami, la prochaine exposition d’art contemporain au Château de Versailles sera consacrée aux épaves de Lampedusa ?

[box class=”info”]Photo : carcasses de bateaux des clandestins à Lampedusa/DR[/box]

Italie : 230 millions d’euros supplémentaires pour l’immigration clandestine

Italie : 230 millions d’euros supplémentaires pour l’immigration clandestine

28/09/11 – 08h00
ROME (NOVOpress) –
C’est le tonneau des Danaïdes. Après les 200 millions d’euros du 19 juillet, une nouvelle ordonnance de Silvio Berlusconi, publiée hier au Journal Officiel, a débloqué 230 millions  « pour faire face à l’urgence migratoire » en Italie. 46 millions iront aux centres d’accueil (entre autres pour reconstruire ceux que les clandestins ont brûlés ou dévastés). 38 millions sont destinés à « faire face aux charges supplémentaires » liées à la mise en œuvre de l’accord italo-tunisien du 5 avril dernier – vous savez, l’accord conclu par Robert Maroni pour « fermer le robinet » de l’immigration clandestine.

77,8 millions ont été affectés au commissaire délégué à l’urgence migratoire et chef de la Protection civile, Franco Gabrielli.
 9 millions d’euros sont destinés à « augmenter la capacité des structures d’accueil du système de protection des demandeurs d’asile et des réfugiés » – mais le robinet est fermé, on vous l’assure ! 6,1 millions d’euros sont pour la Garde côtière, c’est-à-dire pour les opérations de secours aux clandestins.

Les chiffres paraissent vertigineux mais, à raison d’un paquet de cigarettes par clandestin et par jour, à deux euros, une carte téléphonique de cinq euros tous les dix jours, le savon, les vêtements et, naturellement, trois repas par jour, l’argent file vite. La coopérative « Lampedusa accueil », qui a dépensé 450.000 euros en 9 mois rien qu’en cigarettes, s’est justifiée en expliquant qu’elle avait fait marcher l’économie locale puisqu’elle avait servi aux clandestins 650.000 repas, pour la plupart préparés sur place, et donné du travail à 130 personnes. Le PDG Cono Galipò a averti que, avec l’évacuation des clandestins, ce pactole risquait de se tarir : « À moins de nouvelles arrivées en masse, nos 80 contrats à temps indéterminé ne seront pas renouvelés ». Mais, si le business de l’invasion est peut-être fini à Lampedusa, il n’en fleurira que mieux dans les autres centres d’accueil !

Ces centaines de millions, dans un pays au bord de la faillite, sont encore trop peu pour les lobbies immigrationnistes. Le Forum social antiraciste, la Confédération générale italienne du travail (équivalent de la CGT), et une pléthore d’associations subventionnées ont porté plainte contre les « irrégularités » à bord des trois bateaux à l’ancre dans le port de Palerme où, nécessité oblige, on a installé les clandestins de Lampedusa après qu’ils eurent incendié leur centre d’accueil. Selon Fulvio Vassallo Paleologo, « enseignant de droit d’asile » à la Faculté de droit de Palerme, « dans les faits, le droit de se défendre et la liberté de communication avec l’extérieur sont refusés aux immigrés sur les bateaux, à l’inverse de ce qui se passe dans les centres d’accueil. Preuve en est qu’on leur a saisi leurs téléphones portables. Nous demandons à la justice de vérifier le respect des procédures prévues pour effectuer les rapatriements ainsi que des dispositions européennes et nationales en matière d’éloignement forcé des étrangers irréguliers ». Le Parquet de Palerme s’est hâté d’ouvrir aujourd’hui une enquête judiciaire. Le Forum antiraciste a déposé en outre une plainte pour violences privées, au motif que certains Tunisiens expulsés avaient eu les mains liées par des bandelettes de plastique pendant le temps de leur transfert à l’aéroport.

Et nous parlons, non seulement d’immigrés clandestins, mais d’immigrés clandestins qui ont mis le feu à leur centre d’accueil (photo en haut de l’article), attaqué la police et transformé toute une ville en champ de bataille. Avant même d’être dans les chiffres, le vertige est dans les esprits. L’Italie officielle tout entière, associations, syndicats, presse, magistrature et gouvernement, a l’esprit de vertige.

Italie : 450.000 euros de cigarettes pour les clandestins de Lampedusa

Italie : 450.000 euros de cigarettes pour les clandestins de Lampedusa

27/09/2011 – 11h30
ROME (NOVOpress) – 450.000 euros rien qu’en cigarettes depuis le début de l’année, aux frais du contribuable bien sûr. C’est ce qu’a dépensé la coopérative « Lampedusa accueil », une de ces associations qui se partagent le juteux business de l’immigration clandestine en Italie. Celle-ci gère les deux centres pour immigrés de l’île : le principal, incendié mardi dernier par les Tunisiens, et un centre pour mineurs, Loran, installé dans une ancienne base de l’OTAN. L’appel d’offres passé par le ministère de l’Intérieur prévoit en effet que soit fourni à tout clandestin majeur un paquet de cigarettes par jour. La facture pour chaque résident du centre d’accueil est de 33,42 euros par jour. On comprend aisément que, en juillet, alors même qu’il venait de faire adopter un plan de rigueur sans précédent, le gouvernement italien ait chiffré à 728 millions d’euros le budget de l’immigration clandestine jusqu’à la fin de l’année.

« Les cigarettes, a osé expliquer à la presse Cono Galipò, président-directeur général de la coopérative, fonctionnent aussi comme une sorte de tranquillisant ».

Dans la nuit de jeudi à vendredi, après les 48 heures de guérilla immigrée subie par Lampedusa, la voiture de Cono Galipò avait été incendiée. Le PDG s’était dit stupéfait : « Nous avons toujours eu un très bon rapport avec la population de Lampedusa et on nous a toujours reconnu un rôle très important, puisque nous avons réussi à être au côté des habitants de l’île même dans les moments les plus difficiles ».

M. Galipò n’arrive pas à comprendre que, 450.000 euros en cigarettes pour calmer des clandestins qui brûlent leur centre d’accueil, alors que des familles italiennes sont contraintes de vivre dans leurs voitures, cela finisse par provoquer des réactions.

Lendemains de bataille à Lampedusa

Lendemains de bataille à Lampedusa

24/09/2011 – 15h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) — Après l’incendie du Centre d’accueil et la guerre urbaine de mardi et mercredi, où en est le front de l’immigration en Italie ? Lampedusa panse ses plaies, le gouvernement continue à recueillir des clandestins qu’il ne sait pas où mettre, les immigrationnistes sont plus virulents que jamais. Bref, plus ça va mal, plus c’est la même chose.

Lampedusa a été vidée de la plus grande partie de ses clandestins : il n’en restait plus qu’une soixantaine hier soir. Les autres ont été évacués vers la Sicile soit par bateau soit par avion militaire. Le préfet d’Agrigente assure que « nous contrôlons la situation ». L’île célèbre ces jours-ci la fête de Notre-Dame du Bon Port, protectrice des pêcheurs. Symboliquement, c’est l’archevêque de Tunis, Mgr Maroun Lahham, qui est venu célébrer la messe. Dans son homélie, il a rendu hommage aux Lampedusans, demandé aux Tunisiens de « ne pas cracher dans le plat où ils mangent » et souligné que « les hommes sont faits pour vivre ensemble dans l’harmonie ». La conférence des évêques sicilienne a déclaré de son côté que « Lampedusa devait retrouver son calme pour ne pas perdre un précieux patrimoine d’accueil et de compréhension réciproque ». Mais, malgré tous ces bons sentiments, « il y a dans l’île », selon le journaliste du Giornale di Sicilia, « la conscience que, après les affrontements, quelque chose changera fatalement dans les rapports avec les immigrés ». La voiture de Cono Galipò, administrateur de la coopérative « Lampedusa accueil » qui gère le Centre d’accueil a été brûlée dans la nuit de jeudi à vendredi, probablement par des habitants exaspérés.

Les clandestins continuent pendant ce temps à affluer de Tunisie comme si de rien n’était, et le gouvernement italien à organiser leur sauvetage en mer. Mais le Ministère de l’Intérieur n’ose plus les amener à Lampedusa, officiellement déclarée « port non sûr » pour les opérations de secours aux clandestins. Un bateau de 75 Tunisiens qui avait été repéré au large de l’île a donc été escorté hier par les vedettes des gardes-côtes jusqu’à Porto Empedocle, au sud de la Sicile, que le ministre Roberto Maroni destine à devenir le nouveau Lampedusa. Le maire, Calogero Firetto, s’y est dit favorable en principe tout en réclamant « des garanties adéquates pour la communauté locale afin que cela ne se transforme pas en drame dans le drame ».

La Tunisie n’acceptant de reprendre que 100 clandestins par jour, les opérations de rapatriement avancent lentement. 700 Tunisiens évacués de Lampedusa ont été installés en attendant sur trois bateaux, « Moby Vincent », « Moby Fantasy » et « Audacia » à l’ancre dans le port de Palerme, dans une zone interdite gardée par environ 500 policiers pour éviter de nouvelles émeutes.

Tout le lobby immigrationniste s’est répandu en protestations contre « ces centres d’accueil flottants ». Pour Riccardo Noury, porte-parole d’Amnesty International, « nous sommes confrontés à un nouvel exemple du recours à la détention par lequel les autorités italiennes traitent, dans cette période et pas seulement dans cette période, la gestion des arrivées et des flux de migrants et de réfugiés. Et si cela est le prélude à des expulsions de masse, comme c’est déjà arrivé en août, ce sera une violation des droits de l’homme ». Laura Boldrini, porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, a reconnu que les Tunisiens abrités sur ces bateaux n’étaient pas des demandeurs d’asile mais des réfugiés économiques : elle n’en a pas moins souhaité que des « médiateurs culturels » puissent monter à bord.

Les responsables de l’immigration à la Confédération générale italienne du travail (équivalent de la CGT) à Palerme et pour la Sicile, Zaher Darwish et Pietro Milazzo, ont déclaré la situation « intolérable » et exigé que « soit donnée à chaque immigré la possibilité de présenter, s’il le veut, une demande d’asile ou de protection humanitaire ». Ils demandent que puisse monter à bord des bateaux « une délégation représentative des organisations humanitaires et sociales ».

Osera-t-on faire observer à tous ces immigrationnistes que, si ces clandestins tunisiens n’avaient pas mis le feu à leur centre d’accueil, ils n’auraient pas à passer la nuit sur des bateaux ? Et que, s’ils étaient restés chez eux, ils ne subiraient pas les horribles violations des droits de l’homme perpétrées par le gouvernement italien ?

Lampedusa : la guerre a éclaté [vidéos]

Lampedusa : la guerre a éclaté [vidéo]

21/09/2011 – 18h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) – Une poudrière dont les mèches sont allumées d’un bout à l’autre de l’Italie : c’est ainsi que Novopress, il y a dix jours, décrivait l’état d’émeute permanente dans les centres d’accueil italiens. Comme il était prévisible, la poudrière a fini par sauter.

Hier après-midi, les Tunisiens de Lampedusa ont mis le feu au Centre d’accueil. Les dégâts au bâtiment, qui avait déjà été gravement endommagé par un premier incendie allumé par les clandestins en février 2009, sont considérables. Une dizaine de personnes ont été intoxiquées, y compris des pompiers et des policiers, mais le pire reste à venir. Selon le maire, Dino De Rubeis, « c’est la pire catastrophe environnementale de toute l’histoire des îles pélagiennes. Lampedusa est envahie par une fumée nauséabonde qui pénètre dans toutes les maisons. C’est de la dioxine à l’état pur que sont en train de respirer nos enfants ».

Dino De Rubeis, le maire de Lampedusa
Dino De Rubeis, le maire de Lampedusa

Le Centre d’accueil abritait 1.200 Tunisiens débarqués ces dernières semaines, qui entendaient ainsi obtenir leur transfert sur le continent – plus près de la France. Beaucoup ont profité de la confusion pour s’enfuir. Les forces de l’ordre les ont en partie rassemblés à l’intérieur du stade municipal. D’autres se sont massés à proximité du port.

Dans la nuit, une centaine de clandestins ont été transférés en avion militaire sur la base aérienne de Sigonella en Sicile. Il reste 1.040 Tunisiens à Lampedusa et l’île est le théâtre depuis ce matin de vraies scènes de guerre, dans la plus totale confusion. 300 Tunisiens se sont répandus dans les rues de la ville en hurlant « Liberté, liberté ! ». D’autres se sont emparés de plusieurs bombonnes de gaz qu’ils ont transportées dans une station-service sur le vieux port et qu’ils menacent de faire exploser. En réaction, et devant l’incapacité de la police à contrôler la situation, des rondes citoyennes se sont mises en place. Des dizaines d’habitants exaspérés ont attaqué des Tunisiens à coups de pierres. D’autres Lampedusans s’en sont pris à des équipes de télévision, d’abord de la chaîne Sky puis de la Rai, auxquelles ils reprochaient apparemment leur complaisance pour les clandestins : « Allez-vous en! », ont-ils hurlé aux journalistes. Aux dernières nouvelles, des policiers en tenue anti-émeute ont chargé les Tunisiens du port. D’autres affrontements ont eu lieu à l’intérieur de ce qui reste du centre d’accueil : les clandestins ont lancé des pierres et d’autres projectiles sur la police. Les premiers policiers blessés sont en train d’affluer à l’hôpital.

Le maire, que les derniers événements semblent avoir définitivement guéri de son immigrationnisme, en appelle désormais au président de la République, Giorgio Napolitano : « J’ai essayé, explique-t-il, de parler avec le Premier ministre Berlusconi et le ministre Maroni mais cela n’a pas été possible. Ce n’est plus le temps des papotages et des bons sentiments. Que le ministère de l’Intérieur renvoie chez eux tous les Tunisiens ! »

Interrogé par l’agence Adnkronos, Dino De Rubeis a en outre dénoncé la mollesse de la police : « Nous sommes las de cette ligne molle adoptée par les forces de l’ordre vis-à-vis des immigrés tunisiens. On ne comprend pas pourquoi, lorsqu’il y a des désordres dans les stades, policiers et carabiniers emploient la manière forte contre leurs propres compatriotes. À Lampedusa, c’est tout le contraire qui se passe. Il y a besoin ici aussi de la manière forte pour renfermer les centaines de Tunisiens qui campent depuis hier dans les rues ».

Mais Monsieur le maire, si les policiers ont tellement peur de la moindre apparence de bavure lorsqu’il s’agit d’immigrés clandestins, alors qu’ils savent que tout leur sera pardonné contre des supporteurs de football, à qui la faute ?

Le maire affecte d’autant plus la fermeté qu’il sait la colère de ses administrés prête à se retourner contre lui. Ce matin, trois Lampedusans ont tenté de l’agresser, en lui reprochant sa faiblesse sur l’immigration. Épouvanté, il s’est barricadé dans son bureau, où il est non seulement gardé par trois policiers mais où il s’est muni d’une batte de baseball. « Je dois me défendre et je suis prêt à m’en servir, écrivez-le », a-t-il dit à l’édition locale de La Repubblica. Plusieurs dizaines de personnes sont actuellement rassemblées devant la mairie : certaines crient des slogans anti-immigrés, d’autres critiquent le maire.

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

15/09/2011 – 18h45
ROME (NOVOpress) – 95 Tunisiens ont débarqué à Lampedusa la nuit dernière après avoir été secourus par la Guardia di Finanza à 30 milles de l’île. Le bateau de ces pauvres clandestins prenait l’eau et n’était plus en état de poursuivre sa route. Ils ont donc tous été transférés sur un bâtiment des gardes-côtes, qui les a menés jusqu’au port. Un avion de la Guardia di Finanza les avait repérés dans la matinée. Très fiers de cette brillante intervention, les gardes-côtes l’ont filmée et mise sur Youtube, de façon à montrer aux futurs candidats à l’immigration clandestine que leur sauvetage est garanti.

Quelques heures plus tôt, dans la journée d’hier, les 800 Tunisiens actuellement hébergés au centre d’accueil de Lampedusa se sont révoltés, après avoir appris que 49 de leurs compatriotes avaient été rapatriés dans la matinée et que 50 avaient été embarqués sur un second vol à destination de Palerme puis de Tunis. Un policier a été blessé par un jet de pierre. La police est parvenue à rétablir provisoirement le calme, en faisant venir cent agents supplémentaires.

En réalité, sur la centaine de Tunisiens rapatriés, les autorités tunisiennes n’ont finalement accepté d’en récupérer que 30. L’avion qui faisait escale à Palerme s’est vu refuser l’autorisation d’atterrir à Tunis et les clandestins ont dû être transférés au centre de Pozzallo en Sicile. La nouvelle, immédiatement transmise par téléphone portable aux clandestins de Lampedusa, a été accueillie par des hurlements de joie à l’intérieur du centre d’accueil. L’accord italo-tunisien du 5 avril se révèle de plus en plus clairement un marché de dupes, comme Novopress l’avait immédiatement relevé.

Le maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, ne sait plus à quel saint se vouer. Après avoir lancé des appels à Silvio Berlusconi, il a écrit au ministre Roberto Maroni, pour lui demander de cesser les rapatriements par petits groupes et de procéder à « un transfert en bloc » des Tunisiens, « afin de les mettre dans des endroits où les actes de violence puissent être contenus ». Lampedusa, explique le maire « n’est pas un endroit où il soit possible de contrôler un si grand nombre de Tunisiens, qui n’ont plus désormais confiance en personne et tentent par tous les moyens de prendre la fuite ».

Mais si la Tunisie refuse de récupérer ses clandestins, alors que le gouvernement italien avait tout misé sur sa coopération, que faire à présent ?

650 Tunisiens débarquent à Lampedusa

650 Tunisiens débarquent à Lampedusa

11/09/2011 – 18h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) — 
Quelques centaines de clandestins à Lampedusa ne sont plus un événement, mais ceux-là sont des Tunisiens, de ces Tunisiens qui sont censés ne plus arriver depuis l’accord italo-tunisien du 5 avril dernier. Vous vous souvenez, ce mirifique accord négocié par le ministre Roberto Maroni pour “fermer le robinet” des nouveaux débarquements en échange de la régularisation de 22 000 clandestins déjà arrivés (et que l’Italie comptait bien refiler à la France, mais c’est une autre histoire). Les forces de sécurité tunisiennes s’étaient engagées à contrôler leurs côtes, grâce à des moyens généreusement offerts par l’Italie (six vedettes, quatre patrouilleurs, une centaine de véhicules tout terrain) pour empêcher de nouveaux départs. Accord italo-tunisien dont Maroni répète depuis des mois qu’il fonctionne à merveille et qui était destiné à servir de modèle pour les négociations avec le nouveau gouvernement libyen, sitôt la chute de Kadhafi. Et alors, c’était promis, les débarquements prendraient fin.

En réalité, les débarquements de Tunisiens n’ont jamais cessé mais ils se faisaient par petits paquets moins spectaculaires, quelques dizaines à chaque fois. Ironiquement et comme il fallait s’y attendre, c’est à présent que Kadhafi est tombé qu’ils retrouvent une ampleur jamais vue depuis plusieurs mois. Dans la nuit de vendredi à samedi est arrivé à Lampedusa un bateau de 66 Tunisiens. Ce n’était que l’avant-garde. Samedi en début d’après-midi, on en a repéré six autres, tous partis de Tunisie, qui étaient alors entre dix milles et quarante milles de l’île. Les gardes-côtes ont été informés… pour qu’ils puissent lancer immédiatement les procédures de sauvetage, qu’alliez-vous croire ? Trois bateaux sont arrivés dans la soirée, respectivement chargés de 80, 66 et 60 clandestins tunisiens, selon la Gazzetta del Mezzogiorno. Mais, selon une dépêche plus récente de l’agence Adnkronos, le dernier bateau, amené à bon port par une vedette des gardes-côtes à 20h30 hier soir, portait 153 Tunisiens, et le total était alors de 400. Le reste était attendu pour cette nuit. Le centre d’accueil prévoit de recevoir 650 clandestins supplémentaires. Ils vont s’ajouter aux 568 déjà présents, lesquels ont multiplié les manifestations violentes ces derniers jours pour protester contre les rapatriements forcés.

Cette nouvelle vague de débarquements semble avoir eu enfin raison de l’immigrationnisme du maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, qui se vantait jusque là de « la générosité » et de « l’accueil » de sa commune – tout en réclamant que les clandestins soient transférés au plus vite dans le reste de l’Italie : l’accueil c’est bien, mais surtout chez les autres. Au mois de juin, il avait fièrement posé au côté de la super-people Angelina Jolie dans une vidéo dégoulinante de bons sentiments, venue remercier les Lampedusans « pour avoir maintenu les frontières ouvertes, cela a fait une grande différence. Il y a besoin de plus de tolérance dans le monde ».

Mais M. le maire en a assez. Il a lancé un nouvel appel à Silvio Berlusconi, cette fois « pour qu’il intervienne immédiatement pour arrêter cette nouvelle vague de débarquements de clandestins en provenance de Tunisie. Il est tout simplement honteux de ruiner l’économie et le tourisme de Lampedusa. Où sont passées les vedettes de la Garde côtière et de la police des frontières qui devraient patrouiller la mer pour éviter l’arrivée de clandestins ? C’est de clandestins qu’il est question ici, et plus de réfugiés qui fuient la guerre civile, comme les Africains sub-sahariens. Ce sont des immigrés économiques provenant d’un pays où il n’y a même plus la révolte de l’hiver dernier. »

M. le maire de Lampedusa découvre enfin que la mission des gardes-côtes est de garder les côtes. Les mécanismes mentaux des politiciens ont quelque chose de fascinant. Un enfant de douze ans, normalement intelligent et pas trop déformé par l’Éducation nationale, comprend aisément que, plus on « accueille » d’immigrés clandestins, plus il en arrive. Le réservoir est inépuisable.

Crédit photo : Nicola Licata via Flickr (cc). Vedettes des gardes-côtes italiens

Norvège : les femmes, premières victimes du multiculturalisme [vidéo]

Norvège : les femmes, premières victimes du multiculturalisme [vidéo]

08/09/2011 – 14h30
OSLO (NOVOpress) – Après les attentats terroristes commis en Norvège cet été par un marginal néoconservateur, la gauche nordique s’est mobilisée comme un seul homme pour assurer que les motivations d’Anders Behring Breivik ne reposaient que sur des fantasmes et que l’intégration des musulmans au pays des fjords se faisait sans heurts ni problèmes majeurs.

Cette ligne de défense de l’establishment xénophile a heurté de plein fouet un puissant lobby, celui des féministes. Très marquées à gauche, les idéologues de la condition féminine dans ces pays sont confrontées à une situation de crise à laquelle elles ne savent pas comment répondre.

Pour synthétiser, une grande majorité des viols commis dans les grandes agglomérations des pays nordiques, principalement en Norvège et en Suède, seraient commis par des étrangers d’origine extra-européenne et de culture musulmane.

À titre d’exemple, à Oslo, les statistiques de la police révèlent que 100 % des agressions sexuelles et des viols sont commis par des immigrés non européens et que 9 victimes sur 10 sont des femmes norvégiennes.

La situation est telle qu’il a été indiqué que nombre de jeunes femmes blondes se teignent les cheveux en brun. Dans certains quartiers, les femmes européennes ne se déplacent qu’en groupe.

Les féministes de gauche ne savent comment faire face à cette situation qui fait exploser leurs grilles d’analyse politique. Comment défendre des femmes norvégiennes sans mettre en cause l’immigration de peuplement dont font l’objet les pays nordiques ? Comment défendre les femmes norvégiennes sans dénoncer le consensus xénophile des classes possédantes et dirigeantes ?

En attendant que les féministes aient enfin le courage de protéger leurs concitoyennes et que les politiques admettent que leur idéologie multiculturaliste est la recette d’un désastre annoncé, les femmes norvégiennes vont continuer à payer le prix d’une idéologie devenue folle.

Crédit photo : Nicola Romagna via Flickr. Licence CC.

Gitans à Triel-sur-Seine : le maire craint pour la sécurité des habitants

Gitans à Triel-sur-Seine : le maire craint pour la sécurité des habitants

07/09/2011 – 09h00
TRIEL-SUR-SEINE (NOVOpress) – Une départementale totalement bloquée, des dizaines de policiers mobilisés, des infrastructures détruites à la vue de tous… le cauchemar recommence pour les Triellois : dimanche, près de 500 caravanes des gens du voyage ont débarqué illégalement chez eux, après un an de répit. C’est la cinquième invasion depuis septembre 2008. Ces milliers de gitans ont pris place au même endroit qu’avant : sur un terrain privé à l’entrée de cette commune des Yvelines, déjà durement éprouvée lors de leurs précédents passages.

Depuis ce coup de force, la mairie a publié sur son site internet un « avis à la population », où la municipalité affirme, mettre en œuvre « toutes les mesures possibles pour mettre fin à cette situation. Les services de l’Etat ont annoncé le renforcement des patrouilles de police. Soyez assurés que la situation sera résolue dans les plus brefs délais », assure le communiqué.

La situation est grave puisque dans l’édition des Yvelines du Parisien, datée du 6 septembre, le maire de la commune, Joël Mancel, « craint pour la sécurité de ses habitants et des riverains ». D’autant plus que ces envahisseurs comptent occuper le terrain durant au moins 15 jours. L’édile a saisi la préfecture dans l’espoir d’un arrêt d’expulsion. Mais, à chaque occupation illégale, l’Etat ne bouge pas. Par le passé, c’est la mobilisation des habitants  et de militants identitaires d’Ile-de-France qui avaient eu raison de cette invasion.

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles

01/09/2011 – 11h30
VENISE (NOVOpress) – C’est l’indignation chez les immigrationnistes italiens. La région Vénétie, présidée par l’énergique gouverneur Luca Zaia (Ligue du Nord), a décidé d’introduire un « Bonus famille », « contribution exceptionnelle de soutien aux familles nombreuses afin d’améliorer leur qualité de vie ». 880 000 € au total vont être versés aux familles de 4 enfants ou plus. Chacune touchera de 600 € (pour 4 enfants) à 1200 € (9 enfants ou plus). La somme sera distribuée par l’intermédiaire des municipalités.

Compte tenu de la situation très difficile de beaucoup de familles comme de la natalité désastreuse de l’Italie, voilà une mesure qui paraît excellente. Mais, horreur, pour pouvoir percevoir le « Bonus famille », les familles devront « déposer une demande à leur mairie de résidence et justifier

– de la nationalité italienne

– d’au moins cinq ans de résidence dans la région Vénétie

– de revenus annuels ne dépassant pas 30 000 euros ».

Il n’y a pas un mot, on le voit, qui concerne l’ethnie, la race ou la religion. Le « Service de soutien juridique contre les discriminations ethnico-raciales et religieuses », membre de l’association immigrationniste subventionnée Asgi (« Association pour les études juridiques sur l’immigration »), ne s’en est pas moins hâté d’envoyer de tous côtés, et en particulier à la Commission européenne (Direction Générale des Affaires Intérieures, Direction B: Immigration et Asile, Unité B1: Immigration et Intégration) et à l’UNAR (Office national contre les discriminations raciales), un long mémoire de dénonciation. À l’en croire, « le “Bonus famille”, en raison de la condition de citoyenneté qui y est contenue, est en contradiction flagrante » avec la charte de l’ONU (clause générale de non-discrimination); avec la Convention européenne des droits de l’homme (de non-discrimination) ; avec la Charte sociale européenne (principe de non-discrimination sur critères de nationalité) etc. etc. Le « Bonus famille » contredit en outre la jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme. Dans son jugement Koua Poirrez c. Francia, du 30 septembre 2003, la Cour a rejeté l’argumentation du gouvernement français, fondée sur la nécessité d’équilibrer les dépenses sociales en fonction des ressources. Dans son jugement Gaygusuz c. Austria, du 16 septembre 1996, elle a rejeté l’argumentation du gouvernement autrichien « qui faisait référence à une prétendue “responsabilité particulière” que l’Etat aurait à l’égard de ses propres citoyens, dont il devrait s’occuper prioritairement de préférence aux non-citoyens ».

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles Plus récemment, par le jugement Fawsie c. Grecia du 28 octobre 2010, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Grèce pour avoir voulu lier le versement d’une prestation aux mères de familles nombreuses (au moins quatre enfants mineurs) à la possession de la citoyenneté d’un pays membre de l’Union européenne, ou bien du statut de réfugié d’origine ethnique grecque. Les autorités grecques avaient argumenté en vain que la prestation en question « n’avait pas une finalité d’assistance sociale mais de politique démographique, puisqu’elle visait à stimuler le rééquilibrage du déficit démographique du pays, en incitant à former des familles nombreuses », et que les immigrés n’étaient pas susceptibles de contribuer à la résolution du problème démographique. La Cour a répondu que toute différence de traitement en matière de prestations sociales « ne pouvait être tenue pour compatible avec le principe de non-discrimination de la Convention européenne qu’en cas de considérations très fortes ». Le déficit démographique de la Grèce et de l’Europe n’est évidemment pas une considération très forte.

L’Asgi appelle donc la Commission européenne à engager une procédure d’infraction contre la République italienne pour violation des normes de droit de l’Union européenne.

Le site immigrationniste « Stranieri in Italia », qui reprend cette dénonciation, l’illustre par une photo épouvantable : celle d’un père, d’une mère et de trois petits enfants, tous blonds. Quelle perspective terrifiante, en effet ! Et si les européens se remettaient à avoir des enfants au lieu de laisser venir des Nigérians et des Tchadiens pour en avoir à leur place et « sauver » les régions qui se meurent, comme la propagande du Système les y exhorte. Les immigrationnistes en font des cauchemars.

[box class=”info”] Photo en haut de l’article : Familles italiennes au prieuré de Rimini (Fraternité St-Pie X) [/box]