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Marlène Schiappa ministre laïcard préfère l’école catholique, par Guy Rouvrais

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité « des femmes et des hommes » s’est félicitée le 8 décembre dernier d’avoir été jugée digne de recevoir le prix spécial laïcité du Grand Orient de France. Sans doute est-ce pour l’ensemble de son œuvre que l’organisation maçonnique l’a distinguée, mais aussi pour sa dernière initiative : subordonner les subventions associatives au respect d’une charte de la laïcité. Et comme elle est aussi chargée de la famille, certaines associations s’inspirant de la morale catholique ont du souci à se faire…

Ce triomphalisme laïciste a choqué Sylvie Tolmont, ancien député socialiste, qui était la suppléante de Stéphane Le Foll. Car Mme Schiappa, ardente militante laïque, met ses enfants dans une école privée, catholique ! C’est ce que Sylvie Tolmont révélait sur Twitter.

Colère de la sous-ministre, qui ne dément pas, et pour cause, mais s’indigne d’une atteinte à sa vie privée, sa dénonciatrice ayant donné le nom de l’école, au Mans. Cela permet à Marlène Schiappa de ne pas répondre sur le fond de la question portant, dit son opposante, sur « l’incohérence manifeste entre sa communication valorisant l’école publique laïque et son choix de scolariser ses enfants dans une école confessionnelle, tant il me semble qu’on puisse légitimement interroger cette contradiction majeure ».

Certes, elle n’est pas la première, dans la gauche laïcarde, à préférer l’école catholique à la laïque, mais le cas de Mme Schiappa est particulier, car entre ce qu’elle professe et ce qu’elle fait il y a plus qu’un grand écart, un gouffre. Elle est la fille de son père, Jean-Marc Schiappa, président de l’Institut de recherches et d’études de la Libre Pensée, collaborateur du mensuel de cette dernière, La Raison. En 2015, accueillant la Ligue des droits de l’homme dans la ville du Mans, dont elle était ajointe au maire socialiste, elle la saluait en ces termes : « Elles ne sont pas si nombreuses, par les temps qui courent, les organisations qui affirment leur combat contre le cléricalisme, les cléricalismes, la doctrine sociale de l’Eglise ! » Elle terminait son discours par un très maçonnique « salut et fraternité ! ». Toujours dans la Sarthe, elle faisait voter une motion par la section de la Libre Pensée locale qui invitait « tous les défenseurs de la laïcité de l’école et de l’Etat à participer à la manifestation organisée par la Libre Pensée le samedi 5 décembre 2015, à Paris, pour exiger l’abrogation de la loi Debré ». Loi sans laquelle ses enfants ne pourraient bénéficier de l’école où ils sont pour un coût abordable.

La controverse n’est pas close. La suppléante de Stéphane Le Foll a publié un SMS qu’elle affirme être de Marlène Schiappa, en date du 9 décembre : « Je savais que tu étais une personne inculte, méprisable, aigrie. (…) Tu n’as jamais été capable d’en avoir [des enfants] toi-même donc peut-être ne sais-tu pas que c’est un principe de vie : on ne touche pas aux enfants et on ne s’en sert pas politiquement. » Au cabinet du ministre, on évoque un « échange virulent » entre les deux femmes, mais on ne confirme pas les termes du message. A suivre, peut-être en justice, Marlène Schiappa menaçant de porter plainte.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 16 décembre 2017

Macron, silencieux sur la laïcité attaquée, par Ivan Rioufol

La guerre des crèches aura-t-elle lieu ? Nombreux sont les élus qui semblent prêts, comme Robert Ménard à Béziers, à tenir tête à la justice administrative, quand celle-ci interdit une telle exposition dans un lieu public, au nom de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. La décision du Conseil d’Etat d’interdire la croix surplombant une statue de Jean-Paul II à Ploërmel a peut-être été la goutte d’eau de trop, auprès d’une opinion excédée par les reculades des pouvoirs publics. Il est vrai que le Conseil d’Etat se montre, en comparaison, particulièrement bienveillant devant les exigences de visibilité de l’islam politique. Celui-ci ne cesse de s’afficher davantage dans l’espace public, notamment à travers les voiles, les minarets ou les prières de rue.

Ce lundi matin, sur LCI, le député France insoumise Alexis Corbière a renvoyé dos-à-dos les prières de rue et les crèches dans les mairies, pour les refuser pareillement au nom de la laïcité. Il explique : “J’ai été enfant de chœur, et je demande à ma mère, qui habite le sud de la France, de faire une petite crèche de santons à la maison, pour que mes enfants voient ça (…) Pour autant une mairie doit être un lieu de la laïcité”. Mais ce relativisme compare ce qui n’a rien à voir. Les prières de rue sont des actes de revendications religieuses et politiques qui piétinent sciemment, en effet, la laïcité. L’hommage que rendent les crèches à un nouveau-né et à ses parents, pauvres et nomades, relève d’une tradition culturelle inscrite dans la civilisation française et occidentale. Pour beaucoup de Français, refuser les crèches revient à arracher ce qui leur reste de racines. Cette violence d’Etat peut devenir périlleuse.

La victoire nationaliste, enregistrée dimanche au premier tour de l’élection territoriale corse, fait comprendre, à ceux qui voudraient l’oublier, combien la mémoire d’un peuple demeure un puissant moteur politique. Si Gilles Siméoni, qui conduisait la liste nationaliste, a recueilli 45,36% des voix (avec 48 % d’abstentions), le candidat macronien n’a obtenu que 11,26% des suffrages, et 3, 28% pour un FN inutile. La lecture du vote ne peut se réduire au seul périmètre de l’île. Le scrutin illustre le réveil identitaire des nations et des peuples, partout observable en Europe. Or ce phénomène fait partie des impensés d’Emmanuel Macron. Notre Barack Obama, qui a rencontré l’ex-président américain samedi à Paris, persiste à croire en une modernité post-nationale qui enterrerait le vieux monde. Macron fait là une grave erreur. Hier, le JDD assurait d’ailleurs que le chef de l’Etat avait renoncé à se prononcer sur la laïcité, à l’occasion du jour anniversaire de la loi de 1905, le 9 décembre. Cette prudence laisse deviner les faiblesses du président face à un islam subversif qu’il n’ose rappeler à l’ordre.

Donald Trump, la bête noire des médias, n’a pas ses réserves. En inaugurant le sapin de Noël de la Maison Blanche, il a tenu à rompre avec le politiquement correct en vogue chez son prédécesseur. Au lieu du passe-partout “Joyeuses fêtes”, également en vogue en France depuis des années, Trump a souhaité sur Twitter un “Très Joyeux Noël !”. Macron défendra-t-il les crèches publiques, et la réhabilitation du Joyeux Noël ? Son silence parle pour lui…

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 décembre et repris du blog d’Ivan Rioufol

Jeannette Bougrab

Jeannette Bougrab : « Il n’y a pas d’autre choix que d’expulser l’islam de la cité »

Elle n’a jamais eu froid aux yeux, elle revient avec des propos d’un rare courage. Deux ans après les tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher, Jeannette Bougrab publie un manifeste de combat contre la barbarie islamiste et ceux qui la protègent. Cette fille de harkis, ancienne secrétaire d’Etat et ancienne présidente de la Halde, accuse les politiques et les médias français de « complicité ».

Jeannette Bougrab Lettre d'exilJeannette Bougrab a été très mal traitée au moment de la mort de Charb. On l’a accusée d’usurper sa relation avec le dessinateur assassiné, les médias n’ont pas supporté qu’une Arabe musulmane dise la vérité sur l’islam. Elle a été menacée de mort et traînée avec Pascal Bruckner devant les tribunaux pour « islamophobie ». « Poursuivie par l’éternelle pléiade des idiots utiles de l’islamo-salafisme », rappelle l’hebdomadaire Marianne.

« Les médias m’ont lynchée », déclare-t-elle aujourd’hui. « Les amis de Charb ont été dégueulasses avec moi. Je n’étais pas du bon milieu, je n’appartiens pas à cette famille de Charlie Hebdo. »

Ses Lettres d’exil, sous-titrées La barbarie et nous, écrites depuis la Finlande où elle est partie vivre avec sa fille May, dénoncent la bienveillance politico-médiatique au service des promoteurs du communautarisme islamiste : voile, burkini, ramadan. « En Algérie, on se bat pour porter le bikini, en France on protège le burkini ! »

Jeannette Bougrab condamne les choix de perdition faits par la droite comme par la gauche depuis 30 ans :

« On veut construire des mosquées alors qu’il n’y a plus de bibliothèques dans les quartiers. Les imams ont remplacé les instituteurs. La situation s’est aggravée depuis mon départ. »

« La violence est omniprésente dans l’islam »

Elle évoque une France « gangrenée par l’islamisme » et égrène la litanie des morts : Charlie, le Bataclan, le 14 juillet à Nice, le père Hamel, le couple de policiers de Magnanville, les militaires français, les adolescents, les enfants… « L’idée qu’en France on est protégé, est une erreur. On n’est plus protégé. »

De son exil géographique, elle fustige « l’exil intérieur » auxquels sont assignés avec elle les millions de Français meurtris par la terreur et exaspérés par ce qu’elle appelle « l’empire du déni » :

« La guerre contre Daesh est une chose. Mais le combat contre les bien-pensants occidentaux en est une autre, à bien des égards plus complexe et sournoise. Il est vital que nous commencions, dès à présent, cette déradicalisation des esprits. »

Plus politiquement incorrect encore et plus précis, celle qui se déclare Française, Arabe et musulmane se dit « excédée d’entendre autour d’elle que sa culture est pure tolérance, alors que la violence y est omniprésente » :

« Qu’on cesse de m’opposer la religion de l’amour d’un islam imaginaire par crainte de m’entendre proférer la vérité. Moi, la fille de musulmans, je crois qu’il n’y a pas d’autre choix pour la France que d’expulser l’islam de la cité. (…) N’avons-nous plus le désir et l’amour de la France ? »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 27 septembre 2017

Dieu consommation

Les jeunes Européens estiment pouvoir se passer de Dieu

13/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Selon un sondage publié la semaine dernière par le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, 85 % des 200 000 jeunes de 18 à 34 ans interrogés, issus de 10 pays européens dont la France ne fait étonnamment pas partie, déclarent pouvoir être heureux sans croire en Dieu.

Une fois de plus, la croyance religieuse est ici envisagée étroitement comme la croyance au Dieu de l’une des religions monothéistes, comme si la religion n’imprégnait pas en profondeur beaucoup d’esprits prétendument « laïcs » sous la forme des multiples idolâtries de notre temps, à commencer par celle du « moi » tout‑puissant : « Leur Dieu, c’est leur ventre », disait déjà saint Paul…

Marion Maréchal KTO

Marion Maréchal-Le Pen : « Ce n’est pas le communautarisme bouddhiste qui nous menace ! »

10/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Ce n’est pas le communautarisme bouddhiste qui nous menace en France, je pense que ça n’aura échappé à personne… », a lancé hier Marion Maréchal-Le Pen sur KTO, où elle était l’invité de l’émission Face aux chrétiens. Il y a une distinction à faire, a-t-elle expliqué, entre « cet outil qu’est la laïcité pour lutter contre l’offensive de l’islam politique » et la « volonté de défendre la dimension chrétienne culturelle de la France ».

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Marine, Mélenchon, Macron, trois M pour trois France »

07/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La tenue à Lyon, le week-end dernier, des meetings de trois candidats à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, a inspiré Eric Zemmour pour sa chronique de ce matin sur RTL. « Lyon, capitale des Gaules », a-t-il expliqué, fut en fait « Lyon, capitale des trois Gaules : la Gaule de Mélenchon, la Gaule de Marine, la Gaule de Macron. Lyon, capitale des trois M. Trois Gaules, trois France, trois couleurs d’un même drapeau ; mais chacun son histoire, chacun son époque, chacun sa République. Chacun son passé, et chacun son avenir. »

Pour l’éditorialiste, « chacun des trois candidats prétend bien sûr incarner la modernité alors que tous ressuscitent, sans le savoir parfois, un passé révolu ». Marine Le Pen « est celle qui remonte le plus loin, sous la IIIe République. Une France fière d’elle-même, une armée, une monnaie, et des frontières. Le protectionnisme économique pour sauvegarder ses paysans et ses industries […] La laïcité conçue comme une arme de guerre contre la religion qui veut imposer sa loi dans l’espace public : l’Eglise catholique hier, l’islam aujourd’hui ».

Avec Jean-Luc Mélenchon, « on fait un premier saut dans le temps, on est en 1945 : […] on dénonce les Américains faiseurs de guerre et tout anticommuniste est un chien. Pour Mélenchon, rien n’a vraiment changé. » Quant à Emmanuel Macron, le plus jeune des trois, « sa Ve République est plus mitterrandienne que gaullienne, sa France est celle de SOS Racisme et de Jacques Delors, du droit à la différence et du grand marché européen. Son monde c’est celui du libre-échange, des porte-conteneurs et d’Internet […] Pour lui, il n’y a pas de culture française, il y a une culture en France, et elle est diverse […] Les frontières doivent partout être abolies. La finance n’est pas son ennemie, les entrepreneurs sont ses héros ».

« Aucune de nos trois France n’existe plus vraiment, poursuit Eric Zemmour, mais aucune n’a disparu tout à fait », avant de conclure ainsi :

« Trois France, trois Histoires, trois nostalgies. Trois sociologies aussi. Trois peuples qui se comprennent de moins en moins et se détestent de plus en plus. »

Wauquiez Chard Crèches

Résistance des crèches : Wauquiez et la christianophobie

Trépignant de colère et brandissant la menace du tribunal, les enragés de la fausse laïcité (mais authentique christianophobie) se déchaînent depuis mardi contre le nouveau président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez. Son « crime » ? Avoir osé installer une crèche de 14 m2 au pied du sapin de Noël, dans le hall d’entrée de l’hôtel de région à Lyon.

On aurait pu penser que le spectacle – véritable ravissement pour les yeux – de cette centaine de petits santons vaquant à leurs occupations au milieu de la reconstitution d’un village provençal typique aurait pu, à lui seul, attendrir un tant soit peu même les plus excités des « bouffeurs de curés ». Mais c’était oublier bien vite que, comme les djihadistes de l’EI dynamitant les symboles chrétiens en Orient, certains héritiers des sans-culottes aimeraient bien en faire autant en France.

Véritable « provocation » pour les élus du groupe socialiste, dont le président Jean-François Debat s’est même exclamé : « Cette crèche n’a rien à faire là » ! « Caprice en même temps qu’une provocation à la laïcité et à la loi de 1905 », pour les élus du PRG… Chacun y est allé de sa petite condamnation fielleuse. Et jusqu’au secrétaire d’Etat Juliette Méadel, qui a estimé jeudi que Wauquiez avait « perdu la raison », avant de rappeler que « jusqu’à nouvel ordre, la laïcité fait que dans l’espace public, il n’y a pas de manifestations religieuses ».

Autant de gens qui, étrangement, restent silencieux lorsqu’Anne Hidalgo fête chaque année, à la mairie de Paris et avec l’argent public, le Ramadan ou encore Roch Hachana !

La menace sur la laïcité, c’est le salafisme

Cependant, à trop vouloir démontrer la prétendue illégalité de cette crèche, certains laïcistes se sont ridiculisés eux-mêmes. Comme Sarah Boukaala, la présidente du groupe PRG qui, citant l’arrêt rendu en novembre dernier par le Conseil d’Etat, s’est vue répondre par Laurent Wauquiez : « Le Conseil d’Etat a lui-même indiqué qu’on avait parfaitement la possibilité [d’installer une crèche dans un lieu public] dès lors que c’était dans une dimension culturelle, ce qui est notre cas, dans une dimension historique, ce qui est notre cas, en plongeant dans les racines de notre région, ce qui est notre cas. » Et Wauquiez de demander alors très justement : « Au nom de quoi est-ce qu’on va s’excuser de nos traditions ? »

Mieux : réaffirmant pour ceux qui font mine de l’ignorer que la crèche de Noël ne constitue en rien une « menace pour la laïcité », le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a alors judicieusement rappelé que

« la menace sur la laïcité en France, c’est la burqa, le salafisme, les femmes dans les quartiers qui font l’objet d’oppression. »

Franck Deletraz

Article et dessin parus dans Présent daté du 18 décembre 2016


Lyon : polémique autour d’une crèche de Noël… par ITELE

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Comment la laïcité dévoyée contribue à l’islamisation de la France, par Bruno Mégret

La notion de laïcité, telle qu’elle est utilisée par le Système dans les débats sur l’immigration, se révèle être d’une grande ambiguïté. Normalement, la laïcité devrait conduire à contester l’islam qui est réfractaire à ce concept et à reconnaître son incompatibilité avec les principes qui régissent notre société.

Lorsque, il y a de nombreuses années, je me suis rendu compte que l’immigration massive allait générer un processus d’islamisation, j’ai pensé que cette nouvelle donne pouvait progressivement faire éclater le consensus de la classe politique et médiatique en faveur de la politique d’immigration à tout va. Car c’est l’idéologie officielle des tenants du Système qui se trouvait ainsi mise en cause par l’islam et bien au-delà, d’ailleurs, de la laïcité. L’égalité des citoyens compromise par le statut d’infériorité réservé aux femmes, la démocratie contestée par la légitimité de la loi divine, les valeurs des lumières réfutées par la confusion du politique et du religieux, il était clair que l’islam n’était compatible ni avec la République ni avec les droits de l’homme. Dès lors, on pouvait penser que ceux qui défendaient ces principes, les tenants de l’idéologie politiquement correcte, ne pourraient que s’inquiéter de la montée de l’islam et, ce faisant, rejoindre ceux qui contestaient la politique d’immigration massive suivie jusqu’alors.

Certains l’ont fait avec courage mais ils n’ont été qu’une petite minorité. L’essentiel du Système a choisi de rester sur une ligne immigrationniste et a entrepris un exercice idéologique acrobatique pour gommer les contradictions pourtant inhérentes à cette position. Pis : la manière dont ils manipulent leurs principes les amène aujourd’hui à transformer la laïcité en un instrument qui détruit notre identité et qui assure, en revanche, la promotion de l’islam.

Ils ont en effet dénaturé la notion même de laïcité en y introduisant une idée d’égalité : l’idée que l’Etat et les pouvoirs publics doivent traiter également toutes les religions. Or cette dimension égalitaire, qui n’est nullement contenue dans le concept de laïcité, est naturellement celle qui est la plus utilisée par les tenants du politiquement correct. Lesquels vont dès lors utiliser la laïcité pour mettre sur le même plan la religion chrétienne et la religion musulmane, ce qui les conduit à faire reculer la première et à assurer la promotion de la seconde. N’est-ce pas d’ailleurs ce que l’on observe tous les jours ? L’islam est au centre des préoccupations des médias quand le christianisme en est pratiquement absent.

C’est en effet au nom de la laïcité, remise à l’honneur par la montée de l’islam, que le Système s’en prend maintenant à toutes les manifestations publiques du christianisme avec comme objectif de l’évacuer totalement de la sphère publique. C’est, par exemple, au nom de cette logique que certains réclament l’interdiction des crèches à Noël, que d’autres veulent faire taire les cloches des églises et que d’autres encore font la chasse aux croix dans l’espace public. Pis : lorsqu’on veut réglementer une pratique de l’islam contraire à nos traditions, on cherche à s’en prendre symétriquement à l’une de nos coutumes : ainsi, l’interdiction du port du tchador sera-t-elle étendue à tous les signes religieux ostensibles, y compris, bien sûr, au port d’une croix, lequel ne posait pourtant aucun problème.

De plus, cette vision d’un laïcisme symétrique et égalitaire conduit à nier la composante chrétienne de notre identité. Indépendamment de toute considération religieuse, que l’on soit catholique ou non, pratiquant ou non, personne ne peut nier pourtant que notre nation a été façonnée par le christianisme. Il suffit d’observer notre territoire si riche de calvaires, d’églises et de cathédrales, ou de s’intéresser au nom des lieux désignés pour beaucoup par le nom d’un saint, ou encore de se rappeler que les jours fériés correspondent pour la plupart à des fêtes chrétiennes. Or, si l’on nie cette réalité, si l’on cherche à l’occulter voire à la détruire au nom de la laïcité, on gomme tout un pan de notre identité face à l’identité conquérante de l’islam.

En plaçant ainsi sur le même plan une religion qui a marqué notre nation pendant quinze siècles et une autre qui n’est présente dans l’Hexagone que depuis quelques décennies seulement, on assure une promotion extraordinaire à l’islam, lui conférant de ce fait un statut de tout premier plan au sein de notre pays. Dévoyée par les tenants du Système, la laïcité conduit dès lors, indirectement et paradoxalement, à renforcer l’islam en l’installant et en le légitimant sur notre sol, tout en érodant par ailleurs notre propre identité.

Aussi, pour combattre la montée de l’islam faut-il sortir du schéma politiquement correct, car les valeurs républicaines comme celle de la laïcité ne sont pas suffisantes pour asseoir intellectuellement une opposition claire à l’islamisation de notre pays.

Sur le plan idéologique, c’est bien le recours au concept d’identité qui permet de lever toutes les ambiguïtés. L’islamisation doit être combattue car l’islam n’est pas compatible avec notre identité, ni sur le plan historique, ni sur le plan religieux, ni sur le plan des valeurs. En clair, il ne procède pas de la même civilisation. Et la défense, ô combien légitime, de notre propre civilisation nous impose donc d’empêcher l’islam de s’installer massivement sur notre sol.

Bruno Mégret

Texte repris du site de la Fondation Polémia

La Vierge interdite de voie publique en Haute-Savoie

05/12/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le tribunal administratif de Grenoble a de nouveau sommé la ville de Publier en Haute Savoie, de déplacer une statue de la Vierge installée depuis 2011 dans un parc communal. Cette demande fait suite à une première injonction similaire du tribunal administratif, rendue en janvier 2015 au nom du principe de laïcité, mais qui n’a jamais été exécutée par la municipalité.

Le maire n’a pas d’autres choix que de s’exécuter sous peine d’une astreinte de 100 € par jour. Il a annoncé déplacer prochainement cette statue de la Vierge Marie sur un terrain privé.

Derrière cette démarche judiciaire, on retrouve sans surprise le parti socialiste local, mais aussi les vigilants membres de la Libre pensée.


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La décision du Conseil d’Etat : des crèches oui, Jésus non !

creches-conseil-detat-chardLe Conseil d’Etat s’est prononcé ce mercredi, quelques semaines après son rapporteur sur l’affaire des crèches. Deux installations de crèches de Noël, l’une par la commune de Melun, l’autre par le département de Vendée, avaient fait l’objet d’une contestation devant le juge administratif. La vision sereine d’une paix tout enfantine avait rendu nos révolutionnaires malades : la France est laïque, mort au petit Jésus. La Cour administrative d’appel de Paris avait d’ailleurs, en dernier lieu, jugé illégale l’installation de la crèche de la commune de Melun tandis que celle de Nantes avait accepté la Vendéenne. C’est donc le Conseil d’Etat qui avait la charge de trancher, saisi d’un recours en cassation contre ces deux arrêts.

La situation permet effectivement de telles discussions : les Français sont terrorisés par les crèches de Noël et on les comprend aisément.

Le Conseil d’Etat a donc réfléchi et tranché : on peut autoriser certaines crèches, à l’unique condition qu’elles ne rappellent pas le catholicisme. Il fallait oser écrire pareille bêtise, c’est fait.

L’institution rappelle en effet, dans sa décision, l’article 28 de la loi de 1905, « qui met en œuvre le principe de neutralité, interdit l’installation, par des personnes publiques, de signes ou emblèmes qui manifestent la reconnaissance d’un culte ou marquent une préférence religieuse. » C’est la loi, et ce n’est pas nouveau effectivement.

Mais le Conseil d’Etat se permet une lecture d’une souplesse surtout idiote. L’installation d’une crèche est donc légale « si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse ».

Sauf que la crèche sans Jésus, et Jésus sans le catholicisme… En clair, il va être difficile de refuser une « préférence religieuse » à une installation qui est une manifestation claire de l’une des plus grandes fêtes de la religion catholique. Elle est en effet devenue une grande fête dans laquelle se reconnaissent tous les Français, même les moins pratiquants… Peut-être parce qu’il existe – que la libre- pensée me pardonne – quelques racines catholiques dans le pays.

Cette décision du Conseil d’Etat n’a aucun sens mais elle s’explique : la levée de boucliers populaires avait été telle quand certains réclamaient l’interdiction des crèches qu’il fallait bien réagir, le peuple n’étant pas tout à fait prêt à perdre totalement son identité. Alors on en tolère des bribes, sans leur sens… Jusqu’à ce que tout le monde soit perdu.

Marie Pommeret

Article et dessin parus dans Présent daté du 11 novembre 2016

norbert-hofer-dieu

Autriche : Norbert Hofer président, « si Dieu le veut » !

03/11/2016 – AUTRICHE (NOVOpress) : Les dernières affiches de Norbert Hofer, le candidat du FPÖ à l’élection présidentielle autrichienne, font explicitement référence à Dieu. Dans un pays qui n’est pas paralysé, au contraire de la France, par la manie laïciste de vouloir expulser la religion du champ public, et qui est tout autant confronté à l’expansion de l’islam, Norbert Hofer affiche fièrement : « So wahr mit Gott helfe », ce qui peut se traduire par « Si Dieu le veut », ou par « Que Dieu me vienne en aide », ou mieux encore, par : « A la grâce de Dieu » !

« Für Osterreich mit Herz une Seele » affiche aussi le candidat du Parti pour la liberté, soit « Pour l’Autriche avec le cœur et l’âme ».

Norbert Hofer est donné au coude à coude avec son concurrent écologiste Alexander Van der Bellen pour ce second tour de l’élection présidentielle qui aura – enfin ! – lieu le 4 décembre prochain.

Yannick Moreau

Yannick Moreau, député (LR) de Vendée, réclame un ancrage à droite de son parti

27/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Dans un entretien au blog Le Rouge & Le Noir, Yannick Moreau, député (LR) de Vendée, plaide pour un ancrage à droite du parti Les Républicains :

« Je suis un homme politique de droite. Je connais mon Histoire politique et mes valeurs. Notre parti, dans sa folle course aux égos, recherche son identité. Trop souvent on entend des voix dissonantes qui lorgnent vers le centre. C’est une erreur. Nos compatriotes qui nous font confiance attendent de nous la clairvoyance et le courage. C’est ce que veulent nos militants et la très grande majorité de nos élus. Il suffit de donner la parole aux adhérents pour le constater. En 2012, la motion Droite Forte était arrivée largement en tête, bousculant tout l’establishment.

« Les dernières élections régionales ont confirmé les attentes des électeurs de droite. Ce sont bien les candidats clairement de droite qui l’ont emporté, à l’image de Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez.

Je ne suis pas un ardent partisan des primaires, mais je reconnais qu’elles peuvent donner la parole aux électeurs pour rappeler aux candidats qui nous sommes et ce que nous voulons. Dans cette perspective, je soutiens la démarche du collectif Horizon, lancé par l’UNI, La Droite Forte et Sens Commun. »

Dans ce même entretien, il s’en prend au « laïcisme forcené de certains », qui croient ainsi résoudre les problèmes posés par l’islam :

Le laïcisme forcené de certains n’est évidemment pas une solution à la radicalisation islamiste. Les seules conséquences de cette idéologie sont des attaques encore plus vives contre notre patrimoine et notre culture. Ici une église qu’on détruit, là un calvaire qu’on retire, ou encore une crèche « ostentatoire »… Après avoir fait disparaître des manuels d’histoire les apports de la chrétienté pendant des siècles en France, il s’agit maintenant de faire disparaître le patrimoine chrétien, trop visible aux yeux de certains.

Elisabeth Lévy : «Nous assistons à l’écroulement de l’empire européen»

12/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Elisabeth Lévy vient d’accorder un entretien très percutant à FigaroVox. La directrice de la rédaction de Causeur tente d’y décrypter les raisons profondes de la déliquescence de l’union européenne sur fond de terrorisme et d’invasion des migrants.

Elisabeth Lévy considère que la politique migratoire est décidée par l’Allemagne seule – dans un jeu de poker menteur avec la Turquie. Et comment se protéger face à la vague migratoire quand les frontières nationales ont été démantelées et que les frontières européennes ne sont plus défendues ?

Il faut également enfin admettre que le multiculturalisme est un échec :

Ceux qui ont attendu les attentats de Bruxelles pour admettre que le multiculturalisme a échoué ne l’admettront jamais. En réalité, il ne marche même pas dans les pays où il est la règle, comme l’ont reconnu aussi bien Angela Merkel que David Cameron. La preuve de cet échec, ce ne sont pas les attentats, c’est l’installation, dans les sociétés européennes, d’un islam rigoriste, intolérant, coercitif pour les membres du groupe et séparatiste par rapport au reste de la société. En France, l’idée que toutes les cultures doivent avoir en quelque sorte voix égale dans l’espace public, qui est à la base du multiculturalisme, nous a amenés à fermer les yeux sur de nombreuses transgressions à la laïcité ou aux valeurs communes en général.


Petition Cope

Jean-François Copé se met à courir derrière le Front national

21/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Jean-François Copé aurait-il écouté Marion Maréchal-Le Pen, hier, sur BFM TV ? Le candidat à la primaire « de la droite et du centre » vient de découvrir l’article 6 de la loi El Khomri, qui ouvre grand les portes des entreprises aux revendications musulmanes. Aussi lance-t-il une pétition, dont voici le texte :

L’avant-projet de loi El Khomri sur le travail prévoit à l’article 6 de son préambule que « La liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés. »
Si cet article devait être maintenu, il pourrait obliger les entreprises à céder aux revendications religieuses de leurs salariés. Et ainsi, soumettre l’entreprise au communautarisme.
Je tire le signal d’alarme : ne reculons pas sur la laïcité ! Ne reculons pas sur la neutralité en matière religieuse dans les entreprises !
Le maintien ou non de cette disposition dans la loi El Khomri doit être tranché en Conseil des ministres ce jeudi 24 mars. Il ne nous reste plus que trois jours pour obtenir le retrait de cette disposition dangereuse pour la République.

La pratique d’une « droite décomplexée » a du bon, même si elle ne va pas jusqu’à mentionner les droits d’auteur…

Ados et pratique religieuse : le choc de civilisation

01/03/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Une étude du très respectable CNRS met incidemment en lumière le choc de civilisation entre les ados musulmans et les jeunes athées ou catholiques.

En février dernier, le CNRS a publié les premiers résultats de l’enquête « Les adolescents et la loi ». Dirigée par Sebastian Roché, Sandrine Astor et Guillaume Roux, elle s’est faite dans le cadre de la 3e édition de l’enquête internationale de victimisation et de délinquance auto-déclarée. Elle cherche notamment à identifier le rapport entre les jeunes et les institutions publiques, mais également à étudier les pratiques sociales et culturelles des adolescents, et les valeurs qui les tendent.
Pour ce faire, plus de 9 000 collégiens (de la 5e à la 3e) des Bouches-du-Rhône ont été interrogés. Répartis dans 91 établissements scolaires, ils forment un échantillon extrêmement large, qui permet de mieux connaître les jeunes de la France d’aujourd’hui.

Si cette étude aborde de nombreux points, allant de l’environnement familial des élèves à leurs pratiques délinquantes en passant par leur rapport à l’école, la partie 5, « Athéisme, religion et laïcité », met en lumière un véritable choc des valeurs entre les élèves se disant musulmans et les catholiques.
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Qu’est-ce qui est vraiment en cause : la laïcité ou bien l’autorité ?

Source : Boulevard Voltaire
Ce n’est pas le refus de la laïcité qui nous tue, c’est notre lâcheté !

L’école hier, aujourd’hui l’hôpital : tous les jours, les « institutions » de la République et leurs représentants (pompiers, policiers, magistrats) sont en butte à une contestation de plus en plus décomplexée et même revendiquée de ce qui fait les fameuses « valeurs de la République ». Celles que, par ailleurs, on nous serine tant – en tête, la laïcité. Alors on pond des textes, des manuels, des « aides à… », des chartes, comme celle qui est proposée aujourd’hui aux hôpitaux français.

Des textes au kilomètre, depuis des années, et qu’on se garde bien d’appliquer, la France étant ce pays fort prétentieux où l’« on ne cesse de voter des lois au nom des grands principes qu’on refuse d’appliquer au nom des grands sentiments ».

Christian de Moliner rapportait fort bien ici même, hier, les résultats de l’enquête (c’est-à-dire les faits) qui ont conduit nos crânes d’œuf à rédiger ce nouveau Guide de l’Observatoire de la laïcité censé porter assistance à des hospitaliers qui n’en peuvent, mais. Foutaise, une fois de plus, car le mal qu’on a laissé métastaser dans tous les rouages de nos vies est devenu intraitable.
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Elle dénonce les islamistes : elle est condamnée à mort

Source : Boulevard Voltaire
Elle a reçu sur sa boîte émail le message suivant : « Le décret est tombé. Vous êtes condamnée à la peine capitale. »

Laurence Marchand-Taillade est membre du PRG et présidente de l’Observatoire de la laïcité du Val-d’Oise (rien à voir avec l’organisme qui a presque le même nom et qui est dirigé par Jean-Louis Bianco, l’Observatoire du Val-d’Oise lutte réellement contre les atteintes islamistes à la laïcité !).

Elle a dénoncé publiquement la venue de trois prédicateurs sulfureux au congrès de l’UOIF à Lille, prédicateurs qui avaient soit tenu des propos antisémites, soit préconisaient de tuer tous les homosexuels, y compris les enfants victimes de satyres ! La polémique a obligé les organisateurs à décommander les orateurs suspects. Madame Marchand-Taillade est allée également le 6 février au rassemblement de l’UOIF qui se tenait porte Maillot. Elle souhaitait y porter la contradiction, mais elle a été vite expulsée par le service d’ordre dès qu’on l’a reconnue.
Elle a reçu sur sa boîte mail le message suivant : « Le décret est tombé. Vous êtes condamnée à la peine capitale. C’est désormais une question d’heure (sans “s ” à la fin). »
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