57% des jeunes musulmans pensent que la charia est plus importante que le droit français

Une étude de l’Ifop pour le Comité Laïcité République, publiée ce jeudi 5 novembre, met en lumière l’écart grandissant entre les musulmans et les autres Français sur le rapport à la laïcité. Signes religieux ostensibles, horaires réservés dans les piscines, enseignement de l’arabe à l’école… Autant de sujets qui opposent diamétralement ces deux France.

Le fossé se creuse entre les musulmans et les autres Français. Pour le “Comité Laïcité République”, l’institut de sondage Ifop s’est penché sur le rapport des Français à la laïcité. Une étude dont il publie les résultats ce matin, et qui ne manquera pas d’inquiéter tous ceux qui s’interrogent sur la possibilité pour les différentes communautés françaises de vivre ensemble. De fait, les chiffres sont éloquents. La majorité des musulmans de moins de 25 ans estiment que la Charia est plus importante que la loi de la République (57 %, en hausse de 10 points depuis 2016), quand à peine 15 % des catholiques estiment que les règles de leur religion devraient passer avant le droit français. Pareillement, deux musulmans sur trois sont opposés à l’idée que les enseignants puissent montrer des caricatures de personnages religieux à leurs élèves, alors que 75 % des Français et même 80 % des catholiques y sont favorables.

Port des signes religieux ostensibles, enseignement de l’arabe et des langues maternelles, observatoire de la laïcité… le gouffre béant qui sépare les musulmans du reste de la population

Il en va de même pour la très grande majorité des questions posées dans ce sondage : à chaque fois, l’opinion des musulmans s’oppose diamétralement à celle du reste de la France, donnant le sentiment de deux communautés ne partageant plus grand-chose sur le sujet de la laïcité. Le port des signes religieux ostensibles ? Qu’il concerne les parents accompagnant une sortie scolaire, les étudiants à l’université, les salariés du privé ou les agents du service public, les musulmans y sont largement favorables (respectivement 75 %, 70 %, 69 % et 63 %) quand les catholiques y sont farouchement opposés (18 %, 18 %, 19 % et 15 %) et les “sans religion” également (27 %, 23 %, 22 % et 18 %). L’enseignement de l’arabe et des langues maternelles à l’école publique ? 82 % des musulmans y sont favorables, contre 18 % des catholiques et 32 % des “sans religion”. L’obligation de signer un contrat de respect des valeurs de la République pour les associations recevant des subventions publiques ? À peine 58 % des musulmans y sont favorables, contre 85 % des “sans religion” et même 91 % des catholiques. Des horaires spécifiques pour les femmes dans les piscines municipales ? 81 % des musulmans sont pour, contre 16 % des catholiques et 24 % des “sans religion” Quant à la nomination à la tête de l’observatoire de la laïcité de personnalités qui seraient résolument engagées contre l’influence des intégristes religieux dans la société, seuls 35 % des musulmans l’approuvent, contre 76 % des catholiques et 77 % des sans religion.

« Aujourd’hui, on vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face », alertait début octobre 2018 Gérard Collomb, alors qu’il s’apprêtait à quitter le ministère de l’Intérieur. L’étude de l’Ifop publiée ce matin donne l’impression que ce demain n’est plus très loin. Plus que jamais, les musulmans — et non plus seulement les islamistes — semblent aspirer à un mode de vie radicalement opposé à celui des autres Français.

François Kraus, directeur du pôle politique / actualité de l’Ifop prévient :

« Aujourd’hui, certains ont tendance à présenter les terroristes islamistes comme des “loups solitaires“, des intégristes dont la vision littérale et radicale du Coran ne serait pas du tout représentative du point de vue des musulmans. Si cette enquête ne mesure pas leur soutien au recours “légitime” à la violence, elle montre néanmoins qu’une fraction importante de la jeunesse musulmane partage avec ces islamistes l’idée que les préceptes édictés par leur religion doivent primer sur le droit français. On voit donc que ces passages à l’acte émanent d’un terreau idéologique intégriste qui est, certes, minoritaire dans l’ensemble des musulmans mais qui imprègne un nombre d’adeptes très élevé chez les jeunes.»

Et les attentats qui ont secoué la France ces dernières semaines n’ont pas infléchi cette tendance.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Islamisme. Pour sauver la France, la nécessité d’une législation d’exception

Petit à petit, l’idée fait son chemin. On parle trop de république face à l’islamisation et pas assez de la France. La république, c’est bien sûr la France, mais ce n’en est qu’une composante, au même titre que la monarchie et le christianisme qui l’ont précédée dans l’histoire, sans oublier les racines gréco-romaines. Les islamistes radicaux ne sont pas des séparatistes, ils veulent transformer notre patrie historique en terre musulmane. La laïcité est pour eux un point de détail de l’identité française. C’est cette identité leur véritable ennemie.

Un État de droit qui ne protège rien

La question qui se pose est donc simple : notre république, dans son état de droit actuel, peut elle protéger la France ? On peut en douter.

Le discours politique du pouvoir se veut ferme, il y a eu un tournant.
Mais on le voit, les idiots utiles du « pas d’amalgame » pour culpabiliser ceux qui réagissent n’ont pas renoncé.
Plus l’émotion va retomber, plus la culture de la compromission reviendra en force. Elle va s’appuyer sur la lecture par la justice de notre état de droit. Les mosquées fermées seront rouvertes et les expulsions vont se perdre dans les méandres du pointillisme administratif. Si on veut protéger la France en sauvant les valeurs républicaines, il va falloir changer notre état de droit. Il est devenu indispensable d’encadrer une justice qui a toujours le dernier mot face aux politiques. Notre république des juges doit redevenir une république de la nation française.

Législation d’exception

Cela passe par une législation d’exception durcissant notre état de droit en supprimant les échappatoires juridiques pour nos ennemis. Cette législation devrait être approuvée par référendum.
En République, c’est le peuple français qui doit avoir le dernier mot. C’est sa vie et son avenir historique qui sont en jeu, cela vaut bien un référendum pour donner à l’État les moyens de lutter contre les criminels de l’intérieur — à la condition expresse évidemment de ne pas profiter de ces lois coercitives et ciblées pour lancer une chasse aux sorcières contre les mal-pensants déplaisant au Nouvel Ordre mondial, à l’Empire arc-en-ciel comme dirait Martin Peltier.
Il faut isoler les djihadistes et autres salafistes présents sur notre sol du reste du pays, empêcher les autres d’accéder au territoire national et décourager les complicités idéologiques de toutes natures. Jean Michel Blanquer a désigné d’une façon pour une fois claire l’islamogauchisme qui imprègne une certaine ultra gauche et l’écologie politique. Pour lui, il existe aujourd’hui en France une forme de « complicité intellectuelle du terrorisme ». « Notre société a été beaucoup trop perméable à des courants de pensées, à des acteurs », a déploré le ministre de l’Éducation nationale le 22 octobre sur Europe 1. Il a notamment cité l’UNEF. Le syndicat étudiant a, selon lui, « cédé à ce type de choses ». Il a également pointé du doigt la responsabilité de La France Insoumise. « Vous avez dans leurs rangs des gens qui sont tout simplement de ce courant-là, et qui s’affichent comme tels », a-t-il dénoncé, ciblant le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Mi-octobre à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin en avait déjà fait le reproche à LFI. « Je ne m’explique pas qu’un parti comme le vôtre, qui a dénoncé pendant longtemps l’opium du peuple, soit désormais lié avec un islamogauchisme qui détruit la République », avait-il déclaré. Pour Jean-Michel Blanquer, cette mouvance « favorise une idéologie qui ensuite, de loin en loin, mène évidemment au pire ». Il reconnait que l’islamisation de l’école est une réalité : « C’est un phénomène de société. » On est loin de comportements marginaux, dont acte.

Les terroristes se moquent de la laïcité

Mais gare au referendum de l’inutile pour enfoncer des portes ouvertes ! Des responsables de droite réclament de changer la loi fondamentale. Eric Ciotti veut par référendum « mettre au cœur de notre République une laïcité exigeante », le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) souhaite aussi consulter les Français afin de « consacrer le principe de laïcité au même niveau que l’égalité, la liberté, la fraternité ». Les sénateurs socialistes jugent que « nul besoin de modifier la Constitution pour y inscrire ce qu’elle dit déjà, c’est-à-dire que les lois de la République s’appliquent à tous ». Le gouvernement planche lui-même sur un projet de loi contre les séparatismes, qui doit être présenté le 9 décembre en Conseil des ministres et pourrait être renforcé après la décapitation de l’enseignant Samuel Paty.

Les terroristes au nom d’Allah se moquent de la laïcité et des lois de la république. Cela ne les concerne pas. Il faut donc des lois qui les désignent, les concernent et en fasse les cibles claires d’une répression aussi impitoyable que légale.

Réaffirmer la laïcité ne suffit plus : il faut changer l’état de droit, même provisoirement, de la république pour protéger ce qui fait « France ».

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

À Orléans, création d’un carré musulman : un élu témoigne

Dans notre question, nous rappelons à M. le maire que le bon sens, fondé sur le fameux « vivre ensemble », et la loi s’opposent à ce type de création.

Tenues de plus en plus ostentatoires portées par femmes et hommes, mariages « exubérants », prières de rue… et maintenant, création d’un carré musulman dans un cimetière communal. Comme de nombreuses villes de France, Orléans, ville délivrée en 1429 par Jeanne d’Arc qui ne peut même pas se retourner dans sa tombe, est de plus en plus concernée par l’islamisation.

Le quartier de La Source, situé au sud d’Orléans, construit dans les années 60 sur des terrains achetés à une commune voisine, compte aujourd’hui plus de 18.000 habitants, avec une forte proportion de musulmans… mais pas encore de cimetière. Le cimetière le plus proche pouvant accueillir les morts de ce quartier est situé au nord de la ville, soit à quinze kilomètres environ.

Ce lieu de mémoire va donc être créé très prochainement avec – ce qui soulève question – la création d’un carré musulman.

Arlette Fourcade et moi-même, élus d’opposition non inscrits, avons été surpris par ce dernier point. Il faut savoir que le plan de situation du cimetière joint à la délibération et la délibération elle-même ne portaient aucune mention de la création d’un tel carré confessionnel. C’est une mauvaise habitude de la majorité municipale d’Orléans de ne pas transmettre les informations complètes à l’avance et de mettre les élus d’opposition devant le fait accompli oralement au cours du conseil.

Nous comprendrons, après le conseil, que la créativité géométrique de notre maire ne pouvait être mentionnée par écrit, la création de carrés confessionnels étant rigoureusement interdite par la loi. Aussi, nous avons adressé à monsieur le maire d’Orléans, Olivier Carré, ex-Les Républicains proche de Macron, cette question écrite à laquelle il devrait nous répondre à la fin du prochain conseil municipal (11 juin 2018).

Le Conseil d’État rappelle dans son rapport public de 2004 (pages 326-327) : « Aux termes de l’article L. 2213-7 du Code général des collectivités territoriales 296, il est interdit d’établir des distinctions ou des prescriptions particulières à raison des croyances ou du culte du défunt, ou des circonstances qui ont accompagné sa mort. L’institution de carrés confessionnels dans les cimetières n’est donc pas possible en droit. »

On ne peut être plus clair… Pour mémoire, la loi laïcisant les cimetières date du 14 novembre 1881.

Pourtant, de nombreux cimetières en France disposent de carrés confessionnels. Pourquoi, alors ? Parce que le ministère de l’Intérieur, en charge des cultes, l’encourage et explique même aux maires comment faire dans une note datant de février 2008. La loi est faite pour être respectée mais aussi, comme souvent, pour être détournée par ceux qui l’écrivent. En résumé, si le carré confessionnel n’est pas matérialisé par une limite, un affichage, si son existence n’est pas reconnue par le maire, il est toléré !

Dans notre question, nous rappelons à M. le maire que le bon sens, fondé sur le fameux « vivre ensemble », et la loi s’opposent à ce type de création. Que la création effective d’un carré musulman, annoncée en conseil et par voie de presse, serait une soumission accréditant la thèse idéologique différenciant les citoyens : d’un côté, les croyants, et de l’autre… les mécréants.

Nous attendons, avec impatience, de pouvoir écouter la réponse de notre maire et nous en délectons par avance…

Christophe de Bellabre

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Galettes « de janvier » et « fèves laïques » : laïcité et dégénérescence culturelle ? – par Henri Temple

Une entreprise systématique de dégénérescence historique et culturelle nous est imposée, à nous, la nation française.

Les pouvoirs publics, les préfets, l’école, les juges, les cantines, les associations laïcardes, les médias ont décidé de faire la chasse à tous les symboles, coutumes, pratiques et habitudes de longue tradition culturelle ininterrompue, au nom usurpé de la laïcité. Au mépris de l’immense majorité, à la demande, parfois anticipée, d’une minorité qui s’est récemment invitée et dont on a peur. Les plus anciens témoins de ces renoncements de couards doivent se souvenir et informer les plus jeunes.

Nous avons eu, dans le désordre : le remplacement du « petit Jésus » par le père Noël (même pas saint Nicolas) ; la suppression de la viande de porc dans les avions d’Air France, puis des cantines scolaires. La disparition des friandises évoquant Jésus et la crèche des vitrines des confiseurs.

L’interdiction des crèches municipales, même dans les régions méridionales (Provence incluse) où on a inventé les santons (« petits saints »), est la marque préfectorale de l’ignorance. Les crèches de santons sont, historiquement, une réaction à l’étouffement de la liberté de conscience par la Terreur de 1793 qui, outre les massacres, génocides (200.000 morts en Vendée), « loi des suspects », exécutions sommaires (20 à 30.000), exodes forcés, avait fermé toutes les églises de France. En Grande Occitanie, ces santons ont des noms en oc (Efant pitchoun Jesus, Biertso Maria, Josep lo païre nouïrrissier, l’ase, lo biou, los pastres, agnels et fedas, reys metges amb lor camel) et des personnages du village occitan (lo notari, lo maïre, lo ravit, los pastoïé, molinié, remoulaïre, pescoffis, etc.), tous guidés par la Sant Estella vers la Santa Bauma.

On s’en prend aux processions, aux pardons bretons, aux cloches, aux croix des portails de cimetières ou de la statue du pape. Personne n’ose remettre en cause les calvaires et les croix des chemins et des sommets montagneux mais simplement, pour l’instant, celles qui figurent sur les publicités de la RATP (le Sacré-Cœur amputé) et les églises grecques qui ornent les pots de yaourts… On réécrit l’Histoire de France, on nous conduit à la contrition et à la repentance coloniale pour expier les fautes supposées de nos trisaïeuls. On nous fait manger halal malgré nous car il est trop cher de faire deux types d’abattage dans certains abattoirs ou chez de grands industriels (alors que le halal est plutôt négatif pour la santé : germes et toxines, sans parler de l’inutile souffrance animale)… Pendant que prospèrent les prières de rue et les foulards islamiques.

Depuis des années, on ne dit plus « Joyeux Noël ! » mais « bonnes fêtes ». On nous impose de ne plus donner nos références historiques « av. J.-C. » mais « avant l’ère commune (AEC) ».

Enfin, tout récemment dans des boulangeries et supermarchés des « quartiers sensibles » (les habitants y sont-ils si sensibles ?), on dit galette ou brioche « de janvier », « de la nouvelle année »… Quant aux fèves qui, jadis, représentaient une fève végétale, l’Enfant Jésus ou les figurines d’une minuscule crèche de porcelaine (sans droits d’auteur), elles se voient substituer (avec royalties) des horreurs tirées de La Guerre des étoiles, Harry Potter, Le Seigneur des anneaux et même (vu sur Amazon) le zizi dans tous ses états (made in China, évidemment) ou encore bonbons, brigades du feu, perroquets, lapins crétins et smileys…
Un lamentable couplet à ajouter à la si lucide chanson d’Alain Souchon : « Ah le mal, le mal qu’on nous fait… »

Henri Temple

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Marlène Schiappa ministre laïcard préfère l’école catholique, par Guy Rouvrais

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité « des femmes et des hommes » s’est félicitée le 8 décembre dernier d’avoir été jugée digne de recevoir le prix spécial laïcité du Grand Orient de France. Sans doute est-ce pour l’ensemble de son œuvre que l’organisation maçonnique l’a distinguée, mais aussi pour sa dernière initiative : subordonner les subventions associatives au respect d’une charte de la laïcité. Et comme elle est aussi chargée de la famille, certaines associations s’inspirant de la morale catholique ont du souci à se faire…

Ce triomphalisme laïciste a choqué Sylvie Tolmont, ancien député socialiste, qui était la suppléante de Stéphane Le Foll. Car Mme Schiappa, ardente militante laïque, met ses enfants dans une école privée, catholique ! C’est ce que Sylvie Tolmont révélait sur Twitter.

Colère de la sous-ministre, qui ne dément pas, et pour cause, mais s’indigne d’une atteinte à sa vie privée, sa dénonciatrice ayant donné le nom de l’école, au Mans. Cela permet à Marlène Schiappa de ne pas répondre sur le fond de la question portant, dit son opposante, sur « l’incohérence manifeste entre sa communication valorisant l’école publique laïque et son choix de scolariser ses enfants dans une école confessionnelle, tant il me semble qu’on puisse légitimement interroger cette contradiction majeure ».

Certes, elle n’est pas la première, dans la gauche laïcarde, à préférer l’école catholique à la laïque, mais le cas de Mme Schiappa est particulier, car entre ce qu’elle professe et ce qu’elle fait il y a plus qu’un grand écart, un gouffre. Elle est la fille de son père, Jean-Marc Schiappa, président de l’Institut de recherches et d’études de la Libre Pensée, collaborateur du mensuel de cette dernière, La Raison. En 2015, accueillant la Ligue des droits de l’homme dans la ville du Mans, dont elle était ajointe au maire socialiste, elle la saluait en ces termes : « Elles ne sont pas si nombreuses, par les temps qui courent, les organisations qui affirment leur combat contre le cléricalisme, les cléricalismes, la doctrine sociale de l’Eglise ! » Elle terminait son discours par un très maçonnique « salut et fraternité ! ». Toujours dans la Sarthe, elle faisait voter une motion par la section de la Libre Pensée locale qui invitait « tous les défenseurs de la laïcité de l’école et de l’Etat à participer à la manifestation organisée par la Libre Pensée le samedi 5 décembre 2015, à Paris, pour exiger l’abrogation de la loi Debré ». Loi sans laquelle ses enfants ne pourraient bénéficier de l’école où ils sont pour un coût abordable.

La controverse n’est pas close. La suppléante de Stéphane Le Foll a publié un SMS qu’elle affirme être de Marlène Schiappa, en date du 9 décembre : « Je savais que tu étais une personne inculte, méprisable, aigrie. (…) Tu n’as jamais été capable d’en avoir [des enfants] toi-même donc peut-être ne sais-tu pas que c’est un principe de vie : on ne touche pas aux enfants et on ne s’en sert pas politiquement. » Au cabinet du ministre, on évoque un « échange virulent » entre les deux femmes, mais on ne confirme pas les termes du message. A suivre, peut-être en justice, Marlène Schiappa menaçant de porter plainte.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 16 décembre 2017

Macron, silencieux sur la laïcité attaquée, par Ivan Rioufol

La guerre des crèches aura-t-elle lieu ? Nombreux sont les élus qui semblent prêts, comme Robert Ménard à Béziers, à tenir tête à la justice administrative, quand celle-ci interdit une telle exposition dans un lieu public, au nom de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. La décision du Conseil d’Etat d’interdire la croix surplombant une statue de Jean-Paul II à Ploërmel a peut-être été la goutte d’eau de trop, auprès d’une opinion excédée par les reculades des pouvoirs publics. Il est vrai que le Conseil d’Etat se montre, en comparaison, particulièrement bienveillant devant les exigences de visibilité de l’islam politique. Celui-ci ne cesse de s’afficher davantage dans l’espace public, notamment à travers les voiles, les minarets ou les prières de rue.

Ce lundi matin, sur LCI, le député France insoumise Alexis Corbière a renvoyé dos-à-dos les prières de rue et les crèches dans les mairies, pour les refuser pareillement au nom de la laïcité. Il explique : “J’ai été enfant de chœur, et je demande à ma mère, qui habite le sud de la France, de faire une petite crèche de santons à la maison, pour que mes enfants voient ça (…) Pour autant une mairie doit être un lieu de la laïcité”. Mais ce relativisme compare ce qui n’a rien à voir. Les prières de rue sont des actes de revendications religieuses et politiques qui piétinent sciemment, en effet, la laïcité. L’hommage que rendent les crèches à un nouveau-né et à ses parents, pauvres et nomades, relève d’une tradition culturelle inscrite dans la civilisation française et occidentale. Pour beaucoup de Français, refuser les crèches revient à arracher ce qui leur reste de racines. Cette violence d’Etat peut devenir périlleuse.

La victoire nationaliste, enregistrée dimanche au premier tour de l’élection territoriale corse, fait comprendre, à ceux qui voudraient l’oublier, combien la mémoire d’un peuple demeure un puissant moteur politique. Si Gilles Siméoni, qui conduisait la liste nationaliste, a recueilli 45,36% des voix (avec 48 % d’abstentions), le candidat macronien n’a obtenu que 11,26% des suffrages, et 3, 28% pour un FN inutile. La lecture du vote ne peut se réduire au seul périmètre de l’île. Le scrutin illustre le réveil identitaire des nations et des peuples, partout observable en Europe. Or ce phénomène fait partie des impensés d’Emmanuel Macron. Notre Barack Obama, qui a rencontré l’ex-président américain samedi à Paris, persiste à croire en une modernité post-nationale qui enterrerait le vieux monde. Macron fait là une grave erreur. Hier, le JDD assurait d’ailleurs que le chef de l’Etat avait renoncé à se prononcer sur la laïcité, à l’occasion du jour anniversaire de la loi de 1905, le 9 décembre. Cette prudence laisse deviner les faiblesses du président face à un islam subversif qu’il n’ose rappeler à l’ordre.

Donald Trump, la bête noire des médias, n’a pas ses réserves. En inaugurant le sapin de Noël de la Maison Blanche, il a tenu à rompre avec le politiquement correct en vogue chez son prédécesseur. Au lieu du passe-partout “Joyeuses fêtes”, également en vogue en France depuis des années, Trump a souhaité sur Twitter un “Très Joyeux Noël !”. Macron défendra-t-il les crèches publiques, et la réhabilitation du Joyeux Noël ? Son silence parle pour lui…

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 décembre et repris du blog d’Ivan Rioufol

Jeannette Bougrab : « Il n’y a pas d’autre choix que d’expulser l’islam de la cité »

Jeannette Bougrab

Elle n’a jamais eu froid aux yeux, elle revient avec des propos d’un rare courage. Deux ans après les tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher, Jeannette Bougrab publie un manifeste de combat contre la barbarie islamiste et ceux qui la protègent. Cette fille de harkis, ancienne secrétaire d’Etat et ancienne présidente de la Halde, accuse les politiques et les médias français de « complicité ».

Jeannette Bougrab Lettre d'exilJeannette Bougrab a été très mal traitée au moment de la mort de Charb. On l’a accusée d’usurper sa relation avec le dessinateur assassiné, les médias n’ont pas supporté qu’une Arabe musulmane dise la vérité sur l’islam. Elle a été menacée de mort et traînée avec Pascal Bruckner devant les tribunaux pour « islamophobie ». « Poursuivie par l’éternelle pléiade des idiots utiles de l’islamo-salafisme », rappelle l’hebdomadaire Marianne.

« Les médias m’ont lynchée », déclare-t-elle aujourd’hui. « Les amis de Charb ont été dégueulasses avec moi. Je n’étais pas du bon milieu, je n’appartiens pas à cette famille de Charlie Hebdo. »

Ses Lettres d’exil, sous-titrées La barbarie et nous, écrites depuis la Finlande où elle est partie vivre avec sa fille May, dénoncent la bienveillance politico-médiatique au service des promoteurs du communautarisme islamiste : voile, burkini, ramadan. « En Algérie, on se bat pour porter le bikini, en France on protège le burkini ! »

Jeannette Bougrab condamne les choix de perdition faits par la droite comme par la gauche depuis 30 ans :

« On veut construire des mosquées alors qu’il n’y a plus de bibliothèques dans les quartiers. Les imams ont remplacé les instituteurs. La situation s’est aggravée depuis mon départ. »

« La violence est omniprésente dans l’islam »

Elle évoque une France « gangrenée par l’islamisme » et égrène la litanie des morts : Charlie, le Bataclan, le 14 juillet à Nice, le père Hamel, le couple de policiers de Magnanville, les militaires français, les adolescents, les enfants… « L’idée qu’en France on est protégé, est une erreur. On n’est plus protégé. »

De son exil géographique, elle fustige « l’exil intérieur » auxquels sont assignés avec elle les millions de Français meurtris par la terreur et exaspérés par ce qu’elle appelle « l’empire du déni » :

« La guerre contre Daesh est une chose. Mais le combat contre les bien-pensants occidentaux en est une autre, à bien des égards plus complexe et sournoise. Il est vital que nous commencions, dès à présent, cette déradicalisation des esprits. »

Plus politiquement incorrect encore et plus précis, celle qui se déclare Française, Arabe et musulmane se dit « excédée d’entendre autour d’elle que sa culture est pure tolérance, alors que la violence y est omniprésente » :

« Qu’on cesse de m’opposer la religion de l’amour d’un islam imaginaire par crainte de m’entendre proférer la vérité. Moi, la fille de musulmans, je crois qu’il n’y a pas d’autre choix pour la France que d’expulser l’islam de la cité. (…) N’avons-nous plus le désir et l’amour de la France ? »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 27 septembre 2017

Les jeunes Européens estiment pouvoir se passer de Dieu

Dieu consommation

13/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Selon un sondage publié la semaine dernière par le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, 85 % des 200 000 jeunes de 18 à 34 ans interrogés, issus de 10 pays européens dont la France ne fait étonnamment pas partie, déclarent pouvoir être heureux sans croire en Dieu.

Une fois de plus, la croyance religieuse est ici envisagée étroitement comme la croyance au Dieu de l’une des religions monothéistes, comme si la religion n’imprégnait pas en profondeur beaucoup d’esprits prétendument « laïcs » sous la forme des multiples idolâtries de notre temps, à commencer par celle du « moi » tout‑puissant : « Leur Dieu, c’est leur ventre », disait déjà saint Paul…

Laïcité et prières de rue musulmanes : Marine Le Pen prône la rigueur et «le respect des règles»

10/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une vidéo postée sur sa chaîne YouTube, Marine Le Pen est revenue sur les prières de rue à Clichy-la-Garenne et a expliqué qu’elle serait très rigoureuse sur les questions de laïcité.



Laïcité : Marine Le Pen prône la rigueur et «le… par Lopinionfr

Marion Maréchal-Le Pen : « Ce n’est pas le communautarisme bouddhiste qui nous menace ! »

Marion Maréchal KTO

10/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Ce n’est pas le communautarisme bouddhiste qui nous menace en France, je pense que ça n’aura échappé à personne… », a lancé hier Marion Maréchal-Le Pen sur KTO, où elle était l’invité de l’émission Face aux chrétiens. Il y a une distinction à faire, a-t-elle expliqué, entre « cet outil qu’est la laïcité pour lutter contre l’offensive de l’islam politique » et la « volonté de défendre la dimension chrétienne culturelle de la France ».

Eric Zemmour : « Marine, Mélenchon, Macron, trois M pour trois France »

eric-zemmour

07/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La tenue à Lyon, le week-end dernier, des meetings de trois candidats à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, a inspiré Eric Zemmour pour sa chronique de ce matin sur RTL. « Lyon, capitale des Gaules », a-t-il expliqué, fut en fait « Lyon, capitale des trois Gaules : la Gaule de Mélenchon, la Gaule de Marine, la Gaule de Macron. Lyon, capitale des trois M. Trois Gaules, trois France, trois couleurs d’un même drapeau ; mais chacun son histoire, chacun son époque, chacun sa République. Chacun son passé, et chacun son avenir. »

Pour l’éditorialiste, « chacun des trois candidats prétend bien sûr incarner la modernité alors que tous ressuscitent, sans le savoir parfois, un passé révolu ». Marine Le Pen « est celle qui remonte le plus loin, sous la IIIe République. Une France fière d’elle-même, une armée, une monnaie, et des frontières. Le protectionnisme économique pour sauvegarder ses paysans et ses industries […] La laïcité conçue comme une arme de guerre contre la religion qui veut imposer sa loi dans l’espace public : l’Eglise catholique hier, l’islam aujourd’hui ».

Avec Jean-Luc Mélenchon, « on fait un premier saut dans le temps, on est en 1945 : […] on dénonce les Américains faiseurs de guerre et tout anticommuniste est un chien. Pour Mélenchon, rien n’a vraiment changé. » Quant à Emmanuel Macron, le plus jeune des trois, « sa Ve République est plus mitterrandienne que gaullienne, sa France est celle de SOS Racisme et de Jacques Delors, du droit à la différence et du grand marché européen. Son monde c’est celui du libre-échange, des porte-conteneurs et d’Internet […] Pour lui, il n’y a pas de culture française, il y a une culture en France, et elle est diverse […] Les frontières doivent partout être abolies. La finance n’est pas son ennemie, les entrepreneurs sont ses héros ».

« Aucune de nos trois France n’existe plus vraiment, poursuit Eric Zemmour, mais aucune n’a disparu tout à fait », avant de conclure ainsi :

« Trois France, trois Histoires, trois nostalgies. Trois sociologies aussi. Trois peuples qui se comprennent de moins en moins et se détestent de plus en plus. »

Résistance des crèches : Wauquiez et la christianophobie

Wauquiez Chard Crèches

Trépignant de colère et brandissant la menace du tribunal, les enragés de la fausse laïcité (mais authentique christianophobie) se déchaînent depuis mardi contre le nouveau président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez. Son « crime » ? Avoir osé installer une crèche de 14 m2 au pied du sapin de Noël, dans le hall d’entrée de l’hôtel de région à Lyon.

On aurait pu penser que le spectacle – véritable ravissement pour les yeux – de cette centaine de petits santons vaquant à leurs occupations au milieu de la reconstitution d’un village provençal typique aurait pu, à lui seul, attendrir un tant soit peu même les plus excités des « bouffeurs de curés ». Mais c’était oublier bien vite que, comme les djihadistes de l’EI dynamitant les symboles chrétiens en Orient, certains héritiers des sans-culottes aimeraient bien en faire autant en France.

Véritable « provocation » pour les élus du groupe socialiste, dont le président Jean-François Debat s’est même exclamé : « Cette crèche n’a rien à faire là » ! « Caprice en même temps qu’une provocation à la laïcité et à la loi de 1905 », pour les élus du PRG… Chacun y est allé de sa petite condamnation fielleuse. Et jusqu’au secrétaire d’Etat Juliette Méadel, qui a estimé jeudi que Wauquiez avait « perdu la raison », avant de rappeler que « jusqu’à nouvel ordre, la laïcité fait que dans l’espace public, il n’y a pas de manifestations religieuses ».

Autant de gens qui, étrangement, restent silencieux lorsqu’Anne Hidalgo fête chaque année, à la mairie de Paris et avec l’argent public, le Ramadan ou encore Roch Hachana !

La menace sur la laïcité, c’est le salafisme

Cependant, à trop vouloir démontrer la prétendue illégalité de cette crèche, certains laïcistes se sont ridiculisés eux-mêmes. Comme Sarah Boukaala, la présidente du groupe PRG qui, citant l’arrêt rendu en novembre dernier par le Conseil d’Etat, s’est vue répondre par Laurent Wauquiez : « Le Conseil d’Etat a lui-même indiqué qu’on avait parfaitement la possibilité [d’installer une crèche dans un lieu public] dès lors que c’était dans une dimension culturelle, ce qui est notre cas, dans une dimension historique, ce qui est notre cas, en plongeant dans les racines de notre région, ce qui est notre cas. » Et Wauquiez de demander alors très justement : « Au nom de quoi est-ce qu’on va s’excuser de nos traditions ? »

Mieux : réaffirmant pour ceux qui font mine de l’ignorer que la crèche de Noël ne constitue en rien une « menace pour la laïcité », le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a alors judicieusement rappelé que

« la menace sur la laïcité en France, c’est la burqa, le salafisme, les femmes dans les quartiers qui font l’objet d’oppression. »

Franck Deletraz

Article et dessin parus dans Présent daté du 18 décembre 2016


Lyon : polémique autour d’une crèche de Noël… par ITELE

Comment la laïcité dévoyée contribue à l’islamisation de la France, par Bruno Mégret

cathedrale-laicite

La notion de laïcité, telle qu’elle est utilisée par le Système dans les débats sur l’immigration, se révèle être d’une grande ambiguïté. Normalement, la laïcité devrait conduire à contester l’islam qui est réfractaire à ce concept et à reconnaître son incompatibilité avec les principes qui régissent notre société.

Lorsque, il y a de nombreuses années, je me suis rendu compte que l’immigration massive allait générer un processus d’islamisation, j’ai pensé que cette nouvelle donne pouvait progressivement faire éclater le consensus de la classe politique et médiatique en faveur de la politique d’immigration à tout va. Car c’est l’idéologie officielle des tenants du Système qui se trouvait ainsi mise en cause par l’islam et bien au-delà, d’ailleurs, de la laïcité. L’égalité des citoyens compromise par le statut d’infériorité réservé aux femmes, la démocratie contestée par la légitimité de la loi divine, les valeurs des lumières réfutées par la confusion du politique et du religieux, il était clair que l’islam n’était compatible ni avec la République ni avec les droits de l’homme. Dès lors, on pouvait penser que ceux qui défendaient ces principes, les tenants de l’idéologie politiquement correcte, ne pourraient que s’inquiéter de la montée de l’islam et, ce faisant, rejoindre ceux qui contestaient la politique d’immigration massive suivie jusqu’alors.

Certains l’ont fait avec courage mais ils n’ont été qu’une petite minorité. L’essentiel du Système a choisi de rester sur une ligne immigrationniste et a entrepris un exercice idéologique acrobatique pour gommer les contradictions pourtant inhérentes à cette position. Pis : la manière dont ils manipulent leurs principes les amène aujourd’hui à transformer la laïcité en un instrument qui détruit notre identité et qui assure, en revanche, la promotion de l’islam.

Ils ont en effet dénaturé la notion même de laïcité en y introduisant une idée d’égalité : l’idée que l’Etat et les pouvoirs publics doivent traiter également toutes les religions. Or cette dimension égalitaire, qui n’est nullement contenue dans le concept de laïcité, est naturellement celle qui est la plus utilisée par les tenants du politiquement correct. Lesquels vont dès lors utiliser la laïcité pour mettre sur le même plan la religion chrétienne et la religion musulmane, ce qui les conduit à faire reculer la première et à assurer la promotion de la seconde. N’est-ce pas d’ailleurs ce que l’on observe tous les jours ? L’islam est au centre des préoccupations des médias quand le christianisme en est pratiquement absent.

C’est en effet au nom de la laïcité, remise à l’honneur par la montée de l’islam, que le Système s’en prend maintenant à toutes les manifestations publiques du christianisme avec comme objectif de l’évacuer totalement de la sphère publique. C’est, par exemple, au nom de cette logique que certains réclament l’interdiction des crèches à Noël, que d’autres veulent faire taire les cloches des églises et que d’autres encore font la chasse aux croix dans l’espace public. Pis : lorsqu’on veut réglementer une pratique de l’islam contraire à nos traditions, on cherche à s’en prendre symétriquement à l’une de nos coutumes : ainsi, l’interdiction du port du tchador sera-t-elle étendue à tous les signes religieux ostensibles, y compris, bien sûr, au port d’une croix, lequel ne posait pourtant aucun problème.

De plus, cette vision d’un laïcisme symétrique et égalitaire conduit à nier la composante chrétienne de notre identité. Indépendamment de toute considération religieuse, que l’on soit catholique ou non, pratiquant ou non, personne ne peut nier pourtant que notre nation a été façonnée par le christianisme. Il suffit d’observer notre territoire si riche de calvaires, d’églises et de cathédrales, ou de s’intéresser au nom des lieux désignés pour beaucoup par le nom d’un saint, ou encore de se rappeler que les jours fériés correspondent pour la plupart à des fêtes chrétiennes. Or, si l’on nie cette réalité, si l’on cherche à l’occulter voire à la détruire au nom de la laïcité, on gomme tout un pan de notre identité face à l’identité conquérante de l’islam.

En plaçant ainsi sur le même plan une religion qui a marqué notre nation pendant quinze siècles et une autre qui n’est présente dans l’Hexagone que depuis quelques décennies seulement, on assure une promotion extraordinaire à l’islam, lui conférant de ce fait un statut de tout premier plan au sein de notre pays. Dévoyée par les tenants du Système, la laïcité conduit dès lors, indirectement et paradoxalement, à renforcer l’islam en l’installant et en le légitimant sur notre sol, tout en érodant par ailleurs notre propre identité.

Aussi, pour combattre la montée de l’islam faut-il sortir du schéma politiquement correct, car les valeurs républicaines comme celle de la laïcité ne sont pas suffisantes pour asseoir intellectuellement une opposition claire à l’islamisation de notre pays.

Sur le plan idéologique, c’est bien le recours au concept d’identité qui permet de lever toutes les ambiguïtés. L’islamisation doit être combattue car l’islam n’est pas compatible avec notre identité, ni sur le plan historique, ni sur le plan religieux, ni sur le plan des valeurs. En clair, il ne procède pas de la même civilisation. Et la défense, ô combien légitime, de notre propre civilisation nous impose donc d’empêcher l’islam de s’installer massivement sur notre sol.

Bruno Mégret

Texte repris du site de la Fondation Polémia

La Vierge interdite de voie publique en Haute-Savoie

05/12/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le tribunal administratif de Grenoble a de nouveau sommé la ville de Publier en Haute Savoie, de déplacer une statue de la Vierge installée depuis 2011 dans un parc communal. Cette demande fait suite à une première injonction similaire du tribunal administratif, rendue en janvier 2015 au nom du principe de laïcité, mais qui n’a jamais été exécutée par la municipalité.

Le maire n’a pas d’autres choix que de s’exécuter sous peine d’une astreinte de 100 € par jour. Il a annoncé déplacer prochainement cette statue de la Vierge Marie sur un terrain privé.

Derrière cette démarche judiciaire, on retrouve sans surprise le parti socialiste local, mais aussi les vigilants membres de la Libre pensée.


La décision du Conseil d’Etat : des crèches oui, Jésus non !

creches-conseil-detat-chard

creches-conseil-detat-chardLe Conseil d’Etat s’est prononcé ce mercredi, quelques semaines après son rapporteur sur l’affaire des crèches. Deux installations de crèches de Noël, l’une par la commune de Melun, l’autre par le département de Vendée, avaient fait l’objet d’une contestation devant le juge administratif. La vision sereine d’une paix tout enfantine avait rendu nos révolutionnaires malades : la France est laïque, mort au petit Jésus. La Cour administrative d’appel de Paris avait d’ailleurs, en dernier lieu, jugé illégale l’installation de la crèche de la commune de Melun tandis que celle de Nantes avait accepté la Vendéenne. C’est donc le Conseil d’Etat qui avait la charge de trancher, saisi d’un recours en cassation contre ces deux arrêts.

La situation permet effectivement de telles discussions : les Français sont terrorisés par les crèches de Noël et on les comprend aisément.

Le Conseil d’Etat a donc réfléchi et tranché : on peut autoriser certaines crèches, à l’unique condition qu’elles ne rappellent pas le catholicisme. Il fallait oser écrire pareille bêtise, c’est fait.

L’institution rappelle en effet, dans sa décision, l’article 28 de la loi de 1905, « qui met en œuvre le principe de neutralité, interdit l’installation, par des personnes publiques, de signes ou emblèmes qui manifestent la reconnaissance d’un culte ou marquent une préférence religieuse. » C’est la loi, et ce n’est pas nouveau effectivement.

Mais le Conseil d’Etat se permet une lecture d’une souplesse surtout idiote. L’installation d’une crèche est donc légale « si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse ».

Sauf que la crèche sans Jésus, et Jésus sans le catholicisme… En clair, il va être difficile de refuser une « préférence religieuse » à une installation qui est une manifestation claire de l’une des plus grandes fêtes de la religion catholique. Elle est en effet devenue une grande fête dans laquelle se reconnaissent tous les Français, même les moins pratiquants… Peut-être parce qu’il existe – que la libre- pensée me pardonne – quelques racines catholiques dans le pays.

Cette décision du Conseil d’Etat n’a aucun sens mais elle s’explique : la levée de boucliers populaires avait été telle quand certains réclamaient l’interdiction des crèches qu’il fallait bien réagir, le peuple n’étant pas tout à fait prêt à perdre totalement son identité. Alors on en tolère des bribes, sans leur sens… Jusqu’à ce que tout le monde soit perdu.

Marie Pommeret

Article et dessin parus dans Présent daté du 11 novembre 2016

Autriche : Norbert Hofer président, « si Dieu le veut » !

norbert-hofer-dieu

03/11/2016 – AUTRICHE (NOVOpress) : Les dernières affiches de Norbert Hofer, le candidat du FPÖ à l’élection présidentielle autrichienne, font explicitement référence à Dieu. Dans un pays qui n’est pas paralysé, au contraire de la France, par la manie laïciste de vouloir expulser la religion du champ public, et qui est tout autant confronté à l’expansion de l’islam, Norbert Hofer affiche fièrement : « So wahr mit Gott helfe », ce qui peut se traduire par « Si Dieu le veut », ou par « Que Dieu me vienne en aide », ou mieux encore, par : « A la grâce de Dieu » !

« Für Osterreich mit Herz une Seele » affiche aussi le candidat du Parti pour la liberté, soit « Pour l’Autriche avec le cœur et l’âme ».

Norbert Hofer est donné au coude à coude avec son concurrent écologiste Alexander Van der Bellen pour ce second tour de l’élection présidentielle qui aura – enfin ! – lieu le 4 décembre prochain.

Yannick Moreau, député (LR) de Vendée, réclame un ancrage à droite de son parti

Yannick Moreau

27/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Dans un entretien au blog Le Rouge & Le Noir, Yannick Moreau, député (LR) de Vendée, plaide pour un ancrage à droite du parti Les Républicains :

« Je suis un homme politique de droite. Je connais mon Histoire politique et mes valeurs. Notre parti, dans sa folle course aux égos, recherche son identité. Trop souvent on entend des voix dissonantes qui lorgnent vers le centre. C’est une erreur. Nos compatriotes qui nous font confiance attendent de nous la clairvoyance et le courage. C’est ce que veulent nos militants et la très grande majorité de nos élus. Il suffit de donner la parole aux adhérents pour le constater. En 2012, la motion Droite Forte était arrivée largement en tête, bousculant tout l’establishment.

« Les dernières élections régionales ont confirmé les attentes des électeurs de droite. Ce sont bien les candidats clairement de droite qui l’ont emporté, à l’image de Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez.

Je ne suis pas un ardent partisan des primaires, mais je reconnais qu’elles peuvent donner la parole aux électeurs pour rappeler aux candidats qui nous sommes et ce que nous voulons. Dans cette perspective, je soutiens la démarche du collectif Horizon, lancé par l’UNI, La Droite Forte et Sens Commun. »

Dans ce même entretien, il s’en prend au « laïcisme forcené de certains », qui croient ainsi résoudre les problèmes posés par l’islam :

Le laïcisme forcené de certains n’est évidemment pas une solution à la radicalisation islamiste. Les seules conséquences de cette idéologie sont des attaques encore plus vives contre notre patrimoine et notre culture. Ici une église qu’on détruit, là un calvaire qu’on retire, ou encore une crèche « ostentatoire »… Après avoir fait disparaître des manuels d’histoire les apports de la chrétienté pendant des siècles en France, il s’agit maintenant de faire disparaître le patrimoine chrétien, trop visible aux yeux de certains.

Elisabeth Lévy : «Nous assistons à l’écroulement de l’empire européen»

12/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Elisabeth Lévy vient d’accorder un entretien très percutant à FigaroVox. La directrice de la rédaction de Causeur tente d’y décrypter les raisons profondes de la déliquescence de l’union européenne sur fond de terrorisme et d’invasion des migrants.

Elisabeth Lévy considère que la politique migratoire est décidée par l’Allemagne seule – dans un jeu de poker menteur avec la Turquie. Et comment se protéger face à la vague migratoire quand les frontières nationales ont été démantelées et que les frontières européennes ne sont plus défendues ?

Il faut également enfin admettre que le multiculturalisme est un échec :

Ceux qui ont attendu les attentats de Bruxelles pour admettre que le multiculturalisme a échoué ne l’admettront jamais. En réalité, il ne marche même pas dans les pays où il est la règle, comme l’ont reconnu aussi bien Angela Merkel que David Cameron. La preuve de cet échec, ce ne sont pas les attentats, c’est l’installation, dans les sociétés européennes, d’un islam rigoriste, intolérant, coercitif pour les membres du groupe et séparatiste par rapport au reste de la société. En France, l’idée que toutes les cultures doivent avoir en quelque sorte voix égale dans l’espace public, qui est à la base du multiculturalisme, nous a amenés à fermer les yeux sur de nombreuses transgressions à la laïcité ou aux valeurs communes en général.