Tag Archives: laïcisme

Chard Ploermel

Honteux : la justice ordonne la destruction de la croix de Ploërmel

Présent PloermelEn 2006, la mairie de Ploërmel avait érigé une statue de plus de sept mètres de haut représentant Jean-Paul II. Cette statue, de belle facture, était l’œuvre du sculpteur Zourab Tsereteli. Peu de temps après, le groupuscule maçonnique La Libre Pensée et deux (2 !) habitants de Ploërmel lançaient une procédure pour interdire la statue, au motif qu’elle heurterait leur liberté de conscience. En 2015, le tribunal administratif ordonnait la suppression du monument. Mais, coup de théâtre, la cour d’appel administrative de Nantes annulait la décision. Ploërmel pouvait garder son monument.

Portée devant le Conseil d’Etat, l’affaire vient de donner lieu, en dernier recours, à une décision mi-chèvre mi-chou. La statue elle-même n’est pas remise en cause, elle pourra rester. Mais la croix qui la surmonte doit être détruite, car la loi de 1905 interdit « d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou quelque emplacement public ». La commune est en outre condamnée à verser 1 000 euros à la Libre Pensée.

Mais la petite ville n’a pas dit son dernier mot. Le maire n’exclut pas de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme :

« La statue fait partie depuis douze ans du paysage de Ploërmel, ça ne dérange nullement les habitants. C’est au contraire un atout touristique indéniable pour la commune. »

La statue est un hommage non pas au chef de l’Eglise catholique, ajoute-t-il, mais à l’homme d’Etat qu’était Jean-Paul II. Quant à l’ancien maire, Paul Ancelin, qui est à l’origine de son érection, il explique qu’il voit en Jean-Paul II « le tombeur du communisme ».

Ce monument est une œuvre d’art

Il était difficile d’interdire la statue d’un ancien chef d’Etat, alors qu’on continue à en ériger occasionnellement, comme celle de Churchill sur les Champs-Elysées. Difficile aussi de contester un monument pour cause de non-communisme. Restait la référence à la croix, et à la loi de 1905.

Mais se pose alors une autre difficulté : les droits de l’artiste sur son œuvre. « Cet édifice est une œuvre d’art. Il faut l’autorisation de l’artiste pour la modifier », explique le maire. Zourab Tsereteli pourrait se retourner contre l’Etat français, la censure opérée à l’encontre de son œuvre étant illégale à ce titre.

Les habitants de Ploermel font bloc derrière leurs édiles. Ici, aux dernières élections municipales, la droite a obtenu 72 %.

Un mot aussi de l’ancien maire, Paul Ancelin, par qui le « scandale » est arrivé : âgé aujourd’hui de 88 ans, il avait servi en Algérie comme officier parachutiste et s’était engagé pour l’Algérie française, par solidarité avec les pieds noirs et les harkis. Il fut maire de Ploërmel de 1977 à 2008. Il avait conçu l’érection de cette statue comme la conclusion de tous ses engagements.

Ploërmel est situé non loin du camp de Coëtquidan. Peu après sa première élection, en 1977, Paul Ancelin avait tenu à rencontrer les élèves officiers de réserve. On n’imagine évidemment pas qu’un tel homme puisse être intimidé par deux (2) habitants, une improbable Libre Pensée (sic !), voire même le Conseil d’Etat !

Francis Bergeron

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 28 octobre 2017

Chard Laïcité

Laïcité : les fonctionnaires bien armés… face au bénédicité

Le Figaro reprend sans sourciller les exemples du « livret de formation » des fonctionnaires à la laïcité : « Que faire face à « des élèves qui demandent la non-mixité d’un cours de sport, un collégien qui refuse de visiter une cathédrale au prétexte qu’il est juif, un écolier qui récite le bénédicité à la cantine ? ».

Où et quand un prof a-t-il jamais été confronté au cas d’un enfant récitant à voix haute sa prière avant le repas ou à celui d’un jeune juif s’accrochant au fauteuil du car pour ne pas mettre un pied dans une église ? On veut la date et le lieu.

Valeurs République Laïcité« Que feriez-vous face à ces cas problématiques ? », interroge le livret Valeurs de la République et laïcité dont le premier souci est surtout de ne pas froisser nos frères musulmans. Car c’est bien connu et on le voit sans arrêt partout autour de nous, toutes les religions sans exception posent problème : les catholiques, les juifs, les bouddhistes et surtout les sikhs avec leurs grands turbans qui vous empêchent de voir le film au cinéma.

Pour ne pas laisser les fonctionnaires seuls avec « un certain nombre d’angoisses », le ministre de la Fonction publique Annick Girardin a décidé que la « formation initiale à la laïcité » deviendrait obligatoire pour tous les agents de la fonction publique. Après les attentats de 2015, le ministère pensait que toutes les collectivités allaient réclamer d’eux-mêmes ces stages de formation pour leurs agents. En fait non… Beaucoup de maires ont trouvé le programme tellement mal fait, hypocrite et dérisoire qu’ils n’en veulent pas. D’autres sont tellement engagés dans une logique clientéliste avec la communauté musulmane qu’ils ne veulent plus ou ne peuvent plus reculer.

Quand on se penche sur le déroulé de ces stages à base de « rappels historiques », « quiz d’auto-positionnement » ou « jeux de rôle », on s’aperçoit que les agents viennent tous pour des difficultés de la même origine mais le mot d’islam n’est jamais cité : une maîtresse de maternelle confrontée à une mère qui refuse que sa fille soit déshabillée pour la sieste, au nom de sa religion : « Elle portait trois collants en juillet ! » Des nourrices voilées, payées par la municipalité, qui accueillent les enfants dans une ambiance d’école coranique, une responsable de colonies de vacances face à un animateur qui fait le ramadan et qui doit conduire un bus rempli d’enfants.

« Je sais que je ne dois pas lui parler du ramadan » bredouille la stagiaire. « J’lui glisse : T’as bien dormi ? » Et vous savez quoi ? Il répond « oui » et il monte dans le bus avec vos enfants. Les stages de laïcité ça marche !

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 9 mars 2017
sous le titre « Armés face au bénédicité »

Wauquiez Chard Crèches

Résistance des crèches : Wauquiez et la christianophobie

Trépignant de colère et brandissant la menace du tribunal, les enragés de la fausse laïcité (mais authentique christianophobie) se déchaînent depuis mardi contre le nouveau président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez. Son « crime » ? Avoir osé installer une crèche de 14 m2 au pied du sapin de Noël, dans le hall d’entrée de l’hôtel de région à Lyon.

On aurait pu penser que le spectacle – véritable ravissement pour les yeux – de cette centaine de petits santons vaquant à leurs occupations au milieu de la reconstitution d’un village provençal typique aurait pu, à lui seul, attendrir un tant soit peu même les plus excités des « bouffeurs de curés ». Mais c’était oublier bien vite que, comme les djihadistes de l’EI dynamitant les symboles chrétiens en Orient, certains héritiers des sans-culottes aimeraient bien en faire autant en France.

Véritable « provocation » pour les élus du groupe socialiste, dont le président Jean-François Debat s’est même exclamé : « Cette crèche n’a rien à faire là » ! « Caprice en même temps qu’une provocation à la laïcité et à la loi de 1905 », pour les élus du PRG… Chacun y est allé de sa petite condamnation fielleuse. Et jusqu’au secrétaire d’Etat Juliette Méadel, qui a estimé jeudi que Wauquiez avait « perdu la raison », avant de rappeler que « jusqu’à nouvel ordre, la laïcité fait que dans l’espace public, il n’y a pas de manifestations religieuses ».

Autant de gens qui, étrangement, restent silencieux lorsqu’Anne Hidalgo fête chaque année, à la mairie de Paris et avec l’argent public, le Ramadan ou encore Roch Hachana !

La menace sur la laïcité, c’est le salafisme

Cependant, à trop vouloir démontrer la prétendue illégalité de cette crèche, certains laïcistes se sont ridiculisés eux-mêmes. Comme Sarah Boukaala, la présidente du groupe PRG qui, citant l’arrêt rendu en novembre dernier par le Conseil d’Etat, s’est vue répondre par Laurent Wauquiez : « Le Conseil d’Etat a lui-même indiqué qu’on avait parfaitement la possibilité [d’installer une crèche dans un lieu public] dès lors que c’était dans une dimension culturelle, ce qui est notre cas, dans une dimension historique, ce qui est notre cas, en plongeant dans les racines de notre région, ce qui est notre cas. » Et Wauquiez de demander alors très justement : « Au nom de quoi est-ce qu’on va s’excuser de nos traditions ? »

Mieux : réaffirmant pour ceux qui font mine de l’ignorer que la crèche de Noël ne constitue en rien une « menace pour la laïcité », le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a alors judicieusement rappelé que

« la menace sur la laïcité en France, c’est la burqa, le salafisme, les femmes dans les quartiers qui font l’objet d’oppression. »

Franck Deletraz

Article et dessin parus dans Présent daté du 18 décembre 2016


Lyon : polémique autour d’une crèche de Noël… par ITELE

cathedrale-laicite

Comment la laïcité dévoyée contribue à l’islamisation de la France, par Bruno Mégret

La notion de laïcité, telle qu’elle est utilisée par le Système dans les débats sur l’immigration, se révèle être d’une grande ambiguïté. Normalement, la laïcité devrait conduire à contester l’islam qui est réfractaire à ce concept et à reconnaître son incompatibilité avec les principes qui régissent notre société.

Lorsque, il y a de nombreuses années, je me suis rendu compte que l’immigration massive allait générer un processus d’islamisation, j’ai pensé que cette nouvelle donne pouvait progressivement faire éclater le consensus de la classe politique et médiatique en faveur de la politique d’immigration à tout va. Car c’est l’idéologie officielle des tenants du Système qui se trouvait ainsi mise en cause par l’islam et bien au-delà, d’ailleurs, de la laïcité. L’égalité des citoyens compromise par le statut d’infériorité réservé aux femmes, la démocratie contestée par la légitimité de la loi divine, les valeurs des lumières réfutées par la confusion du politique et du religieux, il était clair que l’islam n’était compatible ni avec la République ni avec les droits de l’homme. Dès lors, on pouvait penser que ceux qui défendaient ces principes, les tenants de l’idéologie politiquement correcte, ne pourraient que s’inquiéter de la montée de l’islam et, ce faisant, rejoindre ceux qui contestaient la politique d’immigration massive suivie jusqu’alors.

Certains l’ont fait avec courage mais ils n’ont été qu’une petite minorité. L’essentiel du Système a choisi de rester sur une ligne immigrationniste et a entrepris un exercice idéologique acrobatique pour gommer les contradictions pourtant inhérentes à cette position. Pis : la manière dont ils manipulent leurs principes les amène aujourd’hui à transformer la laïcité en un instrument qui détruit notre identité et qui assure, en revanche, la promotion de l’islam.

Ils ont en effet dénaturé la notion même de laïcité en y introduisant une idée d’égalité : l’idée que l’Etat et les pouvoirs publics doivent traiter également toutes les religions. Or cette dimension égalitaire, qui n’est nullement contenue dans le concept de laïcité, est naturellement celle qui est la plus utilisée par les tenants du politiquement correct. Lesquels vont dès lors utiliser la laïcité pour mettre sur le même plan la religion chrétienne et la religion musulmane, ce qui les conduit à faire reculer la première et à assurer la promotion de la seconde. N’est-ce pas d’ailleurs ce que l’on observe tous les jours ? L’islam est au centre des préoccupations des médias quand le christianisme en est pratiquement absent.

C’est en effet au nom de la laïcité, remise à l’honneur par la montée de l’islam, que le Système s’en prend maintenant à toutes les manifestations publiques du christianisme avec comme objectif de l’évacuer totalement de la sphère publique. C’est, par exemple, au nom de cette logique que certains réclament l’interdiction des crèches à Noël, que d’autres veulent faire taire les cloches des églises et que d’autres encore font la chasse aux croix dans l’espace public. Pis : lorsqu’on veut réglementer une pratique de l’islam contraire à nos traditions, on cherche à s’en prendre symétriquement à l’une de nos coutumes : ainsi, l’interdiction du port du tchador sera-t-elle étendue à tous les signes religieux ostensibles, y compris, bien sûr, au port d’une croix, lequel ne posait pourtant aucun problème.

De plus, cette vision d’un laïcisme symétrique et égalitaire conduit à nier la composante chrétienne de notre identité. Indépendamment de toute considération religieuse, que l’on soit catholique ou non, pratiquant ou non, personne ne peut nier pourtant que notre nation a été façonnée par le christianisme. Il suffit d’observer notre territoire si riche de calvaires, d’églises et de cathédrales, ou de s’intéresser au nom des lieux désignés pour beaucoup par le nom d’un saint, ou encore de se rappeler que les jours fériés correspondent pour la plupart à des fêtes chrétiennes. Or, si l’on nie cette réalité, si l’on cherche à l’occulter voire à la détruire au nom de la laïcité, on gomme tout un pan de notre identité face à l’identité conquérante de l’islam.

En plaçant ainsi sur le même plan une religion qui a marqué notre nation pendant quinze siècles et une autre qui n’est présente dans l’Hexagone que depuis quelques décennies seulement, on assure une promotion extraordinaire à l’islam, lui conférant de ce fait un statut de tout premier plan au sein de notre pays. Dévoyée par les tenants du Système, la laïcité conduit dès lors, indirectement et paradoxalement, à renforcer l’islam en l’installant et en le légitimant sur notre sol, tout en érodant par ailleurs notre propre identité.

Aussi, pour combattre la montée de l’islam faut-il sortir du schéma politiquement correct, car les valeurs républicaines comme celle de la laïcité ne sont pas suffisantes pour asseoir intellectuellement une opposition claire à l’islamisation de notre pays.

Sur le plan idéologique, c’est bien le recours au concept d’identité qui permet de lever toutes les ambiguïtés. L’islamisation doit être combattue car l’islam n’est pas compatible avec notre identité, ni sur le plan historique, ni sur le plan religieux, ni sur le plan des valeurs. En clair, il ne procède pas de la même civilisation. Et la défense, ô combien légitime, de notre propre civilisation nous impose donc d’empêcher l’islam de s’installer massivement sur notre sol.

Bruno Mégret

Texte repris du site de la Fondation Polémia

creches-conseil-detat-chard

La décision du Conseil d’Etat : des crèches oui, Jésus non !

creches-conseil-detat-chardLe Conseil d’Etat s’est prononcé ce mercredi, quelques semaines après son rapporteur sur l’affaire des crèches. Deux installations de crèches de Noël, l’une par la commune de Melun, l’autre par le département de Vendée, avaient fait l’objet d’une contestation devant le juge administratif. La vision sereine d’une paix tout enfantine avait rendu nos révolutionnaires malades : la France est laïque, mort au petit Jésus. La Cour administrative d’appel de Paris avait d’ailleurs, en dernier lieu, jugé illégale l’installation de la crèche de la commune de Melun tandis que celle de Nantes avait accepté la Vendéenne. C’est donc le Conseil d’Etat qui avait la charge de trancher, saisi d’un recours en cassation contre ces deux arrêts.

La situation permet effectivement de telles discussions : les Français sont terrorisés par les crèches de Noël et on les comprend aisément.

Le Conseil d’Etat a donc réfléchi et tranché : on peut autoriser certaines crèches, à l’unique condition qu’elles ne rappellent pas le catholicisme. Il fallait oser écrire pareille bêtise, c’est fait.

L’institution rappelle en effet, dans sa décision, l’article 28 de la loi de 1905, « qui met en œuvre le principe de neutralité, interdit l’installation, par des personnes publiques, de signes ou emblèmes qui manifestent la reconnaissance d’un culte ou marquent une préférence religieuse. » C’est la loi, et ce n’est pas nouveau effectivement.

Mais le Conseil d’Etat se permet une lecture d’une souplesse surtout idiote. L’installation d’une crèche est donc légale « si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse ».

Sauf que la crèche sans Jésus, et Jésus sans le catholicisme… En clair, il va être difficile de refuser une « préférence religieuse » à une installation qui est une manifestation claire de l’une des plus grandes fêtes de la religion catholique. Elle est en effet devenue une grande fête dans laquelle se reconnaissent tous les Français, même les moins pratiquants… Peut-être parce qu’il existe – que la libre- pensée me pardonne – quelques racines catholiques dans le pays.

Cette décision du Conseil d’Etat n’a aucun sens mais elle s’explique : la levée de boucliers populaires avait été telle quand certains réclamaient l’interdiction des crèches qu’il fallait bien réagir, le peuple n’étant pas tout à fait prêt à perdre totalement son identité. Alors on en tolère des bribes, sans leur sens… Jusqu’à ce que tout le monde soit perdu.

Marie Pommeret

Article et dessin parus dans Présent daté du 11 novembre 2016

norbert-hofer-dieu

Autriche : Norbert Hofer président, « si Dieu le veut » !

03/11/2016 – AUTRICHE (NOVOpress) : Les dernières affiches de Norbert Hofer, le candidat du FPÖ à l’élection présidentielle autrichienne, font explicitement référence à Dieu. Dans un pays qui n’est pas paralysé, au contraire de la France, par la manie laïciste de vouloir expulser la religion du champ public, et qui est tout autant confronté à l’expansion de l’islam, Norbert Hofer affiche fièrement : « So wahr mit Gott helfe », ce qui peut se traduire par « Si Dieu le veut », ou par « Que Dieu me vienne en aide », ou mieux encore, par : « A la grâce de Dieu » !

« Für Osterreich mit Herz une Seele » affiche aussi le candidat du Parti pour la liberté, soit « Pour l’Autriche avec le cœur et l’âme ».

Norbert Hofer est donné au coude à coude avec son concurrent écologiste Alexander Van der Bellen pour ce second tour de l’élection présidentielle qui aura – enfin ! – lieu le 4 décembre prochain.

Ados et pratique religieuse : le choc de civilisation

01/03/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Une étude du très respectable CNRS met incidemment en lumière le choc de civilisation entre les ados musulmans et les jeunes athées ou catholiques.

En février dernier, le CNRS a publié les premiers résultats de l’enquête « Les adolescents et la loi ». Dirigée par Sebastian Roché, Sandrine Astor et Guillaume Roux, elle s’est faite dans le cadre de la 3e édition de l’enquête internationale de victimisation et de délinquance auto-déclarée. Elle cherche notamment à identifier le rapport entre les jeunes et les institutions publiques, mais également à étudier les pratiques sociales et culturelles des adolescents, et les valeurs qui les tendent.
Pour ce faire, plus de 9 000 collégiens (de la 5e à la 3e) des Bouches-du-Rhône ont été interrogés. Répartis dans 91 établissements scolaires, ils forment un échantillon extrêmement large, qui permet de mieux connaître les jeunes de la France d’aujourd’hui.

Si cette étude aborde de nombreux points, allant de l’environnement familial des élèves à leurs pratiques délinquantes en passant par leur rapport à l’école, la partie 5, « Athéisme, religion et laïcité », met en lumière un véritable choc des valeurs entre les élèves se disant musulmans et les catholiques.
Lire la suite

Qu’est-ce qui est vraiment en cause : la laïcité ou bien l’autorité ?

Source : Boulevard Voltaire
Ce n’est pas le refus de la laïcité qui nous tue, c’est notre lâcheté !

L’école hier, aujourd’hui l’hôpital : tous les jours, les « institutions » de la République et leurs représentants (pompiers, policiers, magistrats) sont en butte à une contestation de plus en plus décomplexée et même revendiquée de ce qui fait les fameuses « valeurs de la République ». Celles que, par ailleurs, on nous serine tant – en tête, la laïcité. Alors on pond des textes, des manuels, des « aides à… », des chartes, comme celle qui est proposée aujourd’hui aux hôpitaux français.

Des textes au kilomètre, depuis des années, et qu’on se garde bien d’appliquer, la France étant ce pays fort prétentieux où l’« on ne cesse de voter des lois au nom des grands principes qu’on refuse d’appliquer au nom des grands sentiments ».

Christian de Moliner rapportait fort bien ici même, hier, les résultats de l’enquête (c’est-à-dire les faits) qui ont conduit nos crânes d’œuf à rédiger ce nouveau Guide de l’Observatoire de la laïcité censé porter assistance à des hospitaliers qui n’en peuvent, mais. Foutaise, une fois de plus, car le mal qu’on a laissé métastaser dans tous les rouages de nos vies est devenu intraitable.
Lire la suite

Chrétiens persécutés

15/01/2016 – FRANCE (Présent 8525)

Alors que nos grands médias se plaisent à évoquer très régulièrement une prétendue hausse des actes supposés « islamophobes » en France, les persécutions, pourtant bien réelles, dont sont victimes les chrétiens dans le monde ne semblent pas les émouvoir plus que cela. Celles-ci ont pourtant considérablement augmenté en 2015, comme le constate Portes ouvertes dans son rapport rendu public mercredi.
8525-Une
En hausse de 63 %

Selon cette ONG, qui publie chaque année un « index mondial de persécution des chrétiens », au moins 7 100 de nos frères auraient en effet été tués dans le monde « pour des raisons liées à leur croyance » au cours de l’année écoulée. Ce qui représenterait une hausse de 63 % par rapport à 2014. « Chaque année, constate ainsi l’ONG, ce nombre ne cesse d’augmenter, montrant une croissance de la persécution contre les chrétiens dans le monde ». Et le rapport, de rappeler alors que l’organisation a successivement recensé 1 201 tués en 2012, 2 123 en 2013 et 4 344 en 2014. Et encore, souligne-t-il, ces chiffres ne concernent-ils « que les assassinats de chrétiens prouvés de manière certaine (…). Ils sont donc en dessous de la réalité ».
En même temps, ajoute le rapport, le nombre d’« églises ciblées » aurait plus que doublé en un an, passant ainsi de 1 062 en 2014 à 2 406 en 2015, dont 1 500 rien qu’en Chine.

Les musulmans impliqués

Si Portes ouvertes rappelle que la Corée du Nord stalinienne arrive – pour la 14e année consécutive ! – en tête des pays persécuteurs de chrétiens, l’ONG n’hésite pas cependant à pointer du doigt l’islam, indiquant que « l’extrémisme islamique » reste « encore la première source de persécution » dans 35 des 50 pays classés.
En effet, constate l’ONG, « l’influence de l’extrémisme islamique et notamment du groupe Etat islamique a pour effet une radicalisation des sociétés musulmanes » dont « la conséquence est un rejet de plus en plus grand de toute présence chrétienne, pas seulement de la part des djihadistes, mais de la part de la société tout entière ».
Résultat, indique l’ONG, « jamais auparavant nous n’avions assisté à une telle migration de chrétiens ».

Franck Delétraz

Ramadan, Hanoukka… et où la mairie de Paris va-t-elle installer la crèche ?

17/12/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Fête juive de la Hanoukka organisée par la Mairie de Paris place de l’Opéra, place de la République, au Champs de Mars, à la Sorbonne (en présence de la maire du 5e), place du Marchal Juin… On attend avec impatience de savoir où la Mairie de Paris va installer les crèches de Noel !

Au lendemain des régionales, on ne change rien !

16/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8505)

C’est le changement !
Au lendemain des régionales, le Premier ministre a saisi « l’injonction » des urnes : « agir, sans relâche, plus vite » contre le chômage. À cette fin, son gouvernement va « mettre le paquet » dès janvier, car « il y a urgence », et ce grâce à « un plan massif. » On croyait que, déjà, Manuel Valls faisait tout pour l’emploi, tout le possible et même l’impossible.
Or il faut croire que, jusqu’au 13 décembre, il ne mettait pas « le paquet », il en avait encore sous le coude. Il pouvait faire plus encore, mais il attendait le verdict des régionales pour décupler d’énergie. Merci qui ? Merci le Front national qui, s’il n’avait pas conquis 6 800 000 suffrages, aurait dispensé l’hôte de Matignon de sortir de « nouvelles » mesures de son chapeau de magicien.
8505P1
Telle est la « méthode » Valls : prendre, après un événement retentissant, les décisions qu’il aurait pu adopter avant, ce qui était le cas aussi pour le terrorisme. Bien entendu, pour ce qui est de ce nouveau « plan massif » pour l’emploi lancé à la hâte dans l’affolement, il ne s’agit que de faire croire, une fois plus, que « rien ne sera plus comme avant » et que le pouvoir a « entendu le message des Français. »
Il y a trente ans que ça dure ! Depuis le « coup de tonnerre de Dreux, en 1984, à celui de 2002, en passant par les élections régionales de 1998. Droite et gauche confondues nous annoncent qu’elles ont compris et que ça va complètement changer. Familièrement, on appelle ça des promesses d’ivrogne, après une cuite carabinée, on assure que, cette fois, c’est promis juré, on ne touchera plus à la dive bouteille. Et puis…

Ainsi, quand le vent du boulet s’est éloigné, nos politiques retournent à leur mangeoire et à leurs jeux politiciens. Sarkozy et Hollande et les autres ne songeant qu’à la manière dont ils pourraient rebondir pour la présidentielle. Tout est et sera donc comme avant.

Cela leur permet d’éviter de s’interroger sur les raisons profondes de la colère des Français. Le chômage ? Certes, c’est un mal au flanc de la société française depuis trop longtemps. Mais il ne saurait à lui seul tout expliquer. Le vote Front national ne se réduit pas à une protestation contre l’impuissance du pouvoir vis-à-vis du chômage, il n’en est qu’une des composantes.
Il y a plus de trois millions de chômeurs en France et le double d’électeurs frontistes. Quand Jospin, en 2002, a été battu au premier tour par Jean-Marie Le Pen, un million d’emplois avaient été créés de 1995 à 2002, grâce à l’embellie mondiale. Aujourd’hui, au Danemark où le taux de chômage est deux fois moins important qu’en France, le parti “populiste” est le premier du pays avec 26,5 % des voix. Même chose en Suisse, où il n’y a que 3,3 % de chômeurs. La mondialisation, certes, détruit des emplois en Occident, mais elle ne fait pas que ça, elle dénature nos valeurs chrétiennes, notre identité nationale, par l’immigration légale comme illégale et le métissage des cultures.

D’où le cri des électeurs frontistes, qui n’est pas d’abord “Halte au chômage !”, mais “On est chez nous !” C’est cela que les politiciens installés ne veulent pas entendre, tout en prétendant qu’ils nous ont compris.

Guy Rouvrais

Plaidoyer pour une crèche

15/12/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Pour toute réponse aux attentats islamistes, on stigmatise la religion chrétienne, notamment par l’interdiction des crèches dans les lieux publics, au nom de la laïcité. Dans ce contexte, il nous a semblé opportun de ressortir cet excellent billet publié lors de l’interdiction de la crèche du Conseil Général de la Vendée, il y a un an. Il n’a rien perdu de sa fraîcheur et de sa pertinence.

Lettre d’un administré au tribunal administratif de Nantes

Cher Monsieur le tribunal,

J’ai pris connaissance il y a quelques jours de votre décision d’interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil Général de la Vendée.
Quelle mouche vous a donc piqué ?

Vous avez fait des études, je suppose. Peut-être savez-vous donc que Noël vient du latin « Natalis » qui veut dire Naissance. Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous. La naissance dont il est question est celle d’un certain Jésus de Nazareth né il y a un peu plus de 2000 ans. Je dis ça parce qu’étant donné que vous n’avez pas interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce détail. Voyez-vous, Noël n’est pas l’anniversaire de la naissance du Père Noël (je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous), mais bien celle de ce Jésus. Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l’andouillette tout en interdisant la consommation d’andouillette le jour de la fête de l’andouillette.

La crèche c’est ce qu’on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n’est parce qu’il est le fruit d’une tradition ?

Vous êtes un briseur de rêves Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche c’est Noël et Noël c’est la crèche. La crèche c’est aussi l’histoire d’une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C’est un signe d’espoir pour tous les sans logement. La crèche c’est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C’est un signe d’espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen-Orient. La crèche c’est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez-vous beaucoup d’agriculteurs qui rigolent en cette période de crise ? La crèche c’est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l’homme. Enfin, la crèche, c’est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en 2013 pour rejoindre le Tribunal administratif de Nantes et ne semble pas en être revenu.

Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l’expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.

Jean Pierre Santon

Que cache l’affaire des crèches de Noël ? - par Guillaume Faye

La dernière offensive de la laïcité

04/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que nous entrons dans la période de l’Avent, les affaires de crèches dans l’espace public animent largement le débat politique. Depuis quelques semaines, les surenchères rivalisent, soit on veut plus de laïcité, soit on veut plus d’expression de nos racines chrétiennes. Cependant, la laïcité qui était souvent considérée comme un rempart contre l’islamisation de la France n’en est plus un.

L’association des maires de France serait trop laïcard ?
En effet, l’Association des maires de France (AMF), présidée par François Baroin, a présenté son vade mecum sur la laïcité. Ce document a soulevé l’opposition de nombreux élus et citoyens. Ils jugent que l’AMF y défend une conception de la laïcité si restrictive qu’elle contrarie l’expression des religions en occultant notamment les traditions chrétiennes de la France. En réalité, l’AMF a repris les propositions du Grand Orient de France comme le dénonce le député maire d’Orange Jacques Bompard. Parmi les propositions communes, une charte pour la laïcité à adopter dans les collectivités, une formation sur l’application de la laïcité dans les institutions, le développement de manifestations philosophiques non confessionnelles.

L’application de la laïcité rempart contre l’islam ?
C’est la brèche que relève l’État islamique. Dans son magazine Dar al Islam, c’est essentiellement la laïcité qui est visée. L’islam « en tant que seule religion de vérité ne peut cohabiter avec cette laïcité fanatique ». Ainsi, cette fameuse laïcité censée garantir, la paix sociale en garantissant le respect de toute religion ne semble pas faire la joie des musulmans plus que des catholiques.

État antichrétien

03/12/2015 – FRANCE (Présent 8496)

Alors que les représentants de « l’islam de France », censés condamner le terrorisme musulman le mois dernier, auront surtout dénoncé – avec l’aide appuyée des médias – une augmentation des actes prétendument « islamophobes », c’est en réalité à une inquiétante montée en puissance de la christianophobie et à une multiplication des actes antichrétiens que nous assistons aujourd’hui dans notre pays.
8496-P1
241 profanations depuis le 1er janvier 2015

Ainsi, début novembre, l’Observatoire de la christianophobie ne recensait-il pas moins de 241 lieux de culte ou de dévotion, de cimetières ou d’établissements chrétiens ayant fait l’objet de profanations en France depuis le début de l’année 2015 !
Derniers exemples en date : le saccage du cimetière de Saint-Martin-des-Entrées, près de Bayeux, où un habitant de la commune venu se recueillir sur la tombe de son épouse a découvert mercredi 13 crucifix arrachés de leurs pierres tombales, jetés à terre ou plantés à l’envers dans le sol. Deux jours auparavant, 14 tombes du cimetière de Villers-le-Sec étaient profanées de la même manière. Deux semaines plus tôt, c’est l’église Saint-Cyprien de Poitiers qui était vandalisée, et notamment la grande statue de la vierge veillant sur son entrée…

Une haine qui ne s’abat pas seulement sur les symboles de notre foi et nos lieux de culte, mais aussi sur nos prêtres. Comme le curé de Genay, agressé et séquestré à son domicile dans la nuit de vendredi à samedi dernier par deux « jeunes » qui, après l’avoir menotté et attaché à une chaise, l’ont tabassé à coups de crosse de pistolet.

Une christianophobie institutionnalisée

Des actes qui se multiplient, donc, et ne peuvent que se multiplier dans un pays où la christianophobie a quasiment été institutionnalisée. Il y a quelques jours, c’est la très officielle Association des maires de France qui interdisait à ses membres d’installer des crèches dans leurs mairies à l’approche de Noël. Mercredi, c’est le Préfet du Rhône qui prenait un arrêté interdisant la procession des Identitaires lyonnais, prévue le 8 décembre, en l’« honneur de la Vierge Marie », au prétexte que les organisateurs véhiculeraient « des messages contraires aux valeurs républicaines » et inciteraient « au rejet, voire à la haine d’une partie de la population ».

Forts de l’exemple donné par l’État et ses représentants, les christianophobes se lâchent. Comme ces deux « sans-culottes » de Bancourt, près de Bapaume, qui, invoquant « la stricte neutralité républicaine qui doit s’appliquer dans un bureau de vote », sont allés jusqu’à saisir le tribunal administratif pour forcer le maire de la commune à enlever le crucifix apposé au mur de la mairie depuis… 1926 ! Une mesure contre laquelle Gérard Pouillaude, maire courageux, s’est battu bec et ongles. Avant d’être contraint par le tribunal de s’exécuter.

Franck Delétraz

Les attentats, prétexte d’une offensive laïciste

25/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le vade-mecum de l’association des maires de France est un guide d’application de la laïcité qui continue à faire des vagues.
Il propose en effet plusieurs mesures clairement laïcistes, en particulier contre la présence de crèches dans les mairies au moment de Noël.
Xavier Lemoine raconte dans Famille chrétienne qu’il a été largement inspiré par les directives du Grand-Orient. Celui-ci envoie au même moment, une note à tous ses vénérables maîtres disant « Le moment est venu que nous soyons à l’avant-garde du combat pour l’humanité que d’aucuns voudraient faire périr sous le poids du fanatisme et de dogmes meurtriers », ce qui met sur le même plan la loi d’amour du Christ et d’autres doctrines.

En réaction, un député maire veut quitter l’association des maires de France
Jean-Charles Tabourdeau, député du Maine-et-Loire et maire de Beaufort-en-Vallée, a annoncé vouloir quitter l’association des maires de France à la suite du rapport de cette dernière préconisant l’interdiction des crèches dans les mairies. Il demandera à son conseil municipal de quitter l’AMF. Le député-maire veut quitter l’AMF pour créer « Une association des maires pour la France ».
Les propositions du rapport de l’association présidée par François Baroin ne cessent pas de susciter des polémiques.
Sens commun, le courant du parti Les Républicains, appelle à s’opposer fermement à ce texte. Car nous n’osons plus nous affirmer comme les héritiers d’une culture judéo-chrétienne. Comment s’étonner de voir notre civilisation rejetée alors que nous refusons nous-mêmes de l’assumer, de l’aimer et de la défendre ?
Face à Guillaume Durand, Marion Maréchal Le Pen dit que « La France n’est pas une terre d’islam » : attachée à la liberté de culte, elle a rappelé sur une radio du système que seize siècles de chrétienté ont façonné la culture française et nos traditions populaires !

Et qu’en est-il dans d’autres pays ?
Pour Wolfgang Thierse, ancien président du Bundestag, l’assemblée parlementaire allemande, si la République est laïque et l’État neutre en matière de religion, cela ne signifie pas que la société doive nécessairement l’être.
Il déclare que : « L’amour du prochain ne peut être vécu que s’il vaut aussi pour les questions politiques » et que « Nier le fait religieux appauvrit la démocratie et en définitive l’Etat lui-même ».