RDV le 28 septembre – Soirée-dédicace Bernard Lugan à La Nouvelle Librairie

Privilège blanc, déconstruction d’une imposture

privilège blanc

Qui avait entendu parler du privilège blanc avant que le mouvement Black Lives Matter, à la suite de la mort de George Floyd, en 2020, ne lui donne une audience internationale ? Pas grand monde en vérité. Un mort plus tard (et des centaines de manifestations), tout le monde en parle et ne parle même plus que de cela. Comment en sommes-nous arrivés là ? C’est l’objet même du livre de Georges Guiscard : « Le privilège blanc. Qui veut faire la peau aux Européens ? », paru à la Nouvelle Librairie sous le parrainage de l’Institut Iliade. Une enquête fouillée, première du genre, qui sort à point nommé.

ÉLEMENTS : On n’a jamais autant parlé de privilège blanc. Or, on en connaît mal la généalogie et la nature. Quels en sont les penseurs, les militants, les soutiens, les idiots utiles ?

GEORGES GUISCARD : Le premier à employer l’expression est le militant communiste américain Theodore W. Allen. Dans un ouvrage publié en 1975, il affirme que le concept de race blanche est une « invention » visant à diviser les travailleurs dans les plantations coloniales : un sentiment de « privilège de la peau blanche » aurait permis de créer une hiérarchie.

En 1988, la féministe antiraciste Peggy McIntosh popularisa l’expression en la reprenant dans son essai « White Privilege: Unpacking the Invisible Knapsack ». Elle y liste une série d’avantages liés à sa peau blanche, invisibles à ceux qui en bénéficient – Allen parlait déjà « d’angle mort blanc » –, comme la couleur des pansements qui rappelle que la norme, en Occident, est d’avoir la peau blanche.

McIntosh explique qu’elle pensait naïvement que « le racisme ne pouvait exister que par des actes individuels de méchanceté » avant de comprendre que le racisme est en fait un « système invisible » dont on jouit « de par sa naissance ». C’est l’idée centrale de cette théorie : l’Occident tout entier se serait construit sur le racisme au bénéfice des Blancs, par l’esclavage en Amérique et par la colonisation en Europe. Ce racisme, consubstantiel à nos sociétés, est présent partout quoique souvent diffus, prenant la forme de discriminations systémiques désavantageant en permanence les non-Blancs.

Au-delà de ces deux pionniers, le concept du privilège blanc prend sa source dans des axiomes typiquement marxistes de relations entre dominants et dominés, nourris par la théorie critique de l’École de Francfort et les postmodernistes de la French Theory. Ces intellectuels ont élaboré le cadre de référence, celui des « structures d’oppression » qui seraient constitutives de nos sociétés. L’expression actuelle de ces idées, conséquence de nos sociétés multiraciales, est la « théorie critique de la race » dans laquelle les Blancs se substituent schématiquement à la bourgeoisie et les non-Blancs au prolétariat.

Dans ce courant plus spécifique, on trouve notamment Kimberlé Crenshaw, féministe afro-américaine qui théorisa l’intersectionnalité – c’est-à-dire le cumul des discriminations – pour rappeler aux féministes blanches qu’elles restent des privilégiées. Plus récemment ont émergé des figures comme Ibrahim X. Kendi ou Robin DiAngelo, l’auteur de White fragility, dont le postulat est qu’un Blanc qui n’accepte pas d’être qualifié de raciste démontre par-là son racisme. Ce dernier exemple illustre bien l’une des caractéristiques du concept de privilège blanc, qui n’est fait que de raisonnement circulaire et de biais de confirmation.

Les militants appartiennent la plupart du temps à une minorité raciale et sont souvent issus des minorités. D’une part les convaincus, les politiques, les décoloniaux motivés par une forme de ressentiment, mêlant haine, jalousie et culture de l’excuse. Rohkaya Diallo et Houria Bouteldja sont, en France assez représentatives de ce phénomène. À leurs côtés se trouvent des personnes plus cyniques, qui manient ces idées à des fins plus personnelles : notoriété, argent… On pense à Assa Traoré, dont la position de victime fonctionne comme un statut social qui lui donne accès à la une du Time et à une paire de Louboutin, mais aussi plus largement à n’importe quel Afro-Maghrébin qui criera vite au racisme pour prendre l’avantage sur un adversaire ou attirer la sympathie.

Les soutiens sont plus blancs. Le capitalisme woke, qui joue sur les codes du privilège blanc mais aussi sur les thèmes du lobby LGBT pour des motivations à la fois idéologiques et commerciales. La haute bourgeoisie qui cherche à signaler sa vertu morale, tel Emmanuel Macron assurant dans les colonnes de L’Express qu’ « être un homme blanc peut être vécu comme un privilège ». Et bien sûr la cohorte de sociologues stipendiés – tel Éric Fassin –, artistes et journalistes qui prêchent la bonne parole de l’idéologie dominante.

Quant aux idiots utiles, ce sont tous les Blancs woke, « éveillés », qui acquiescent à leur expropriation au nom d’un antiracisme ethnomasochiste. Ils sont convaincus que la « blanchité » est un fléau à éradiquer, même si cela doit passer par leur contrition et, à terme, leur soumission. Il y a là une forme de néo-protestantisme, idée que je développe dans l’ouvrage.

ÉLEMENTS : La notion de privilège blanc a trouvé en Joe Biden un allié de poids. Comment expliquez-vous le ralliement de la bourgeoisie progressiste à cette thèse ? Serait-ce parce que la gauche Terra Nova US – les démocrates – a trouvé une majorité électorale composite à base de minorités (mais pas la gauche française) ?

GEORGES GUISCARD : Joe Biden, qui a parlé en juin du racisme systémique comme d’une « tache sur l’âme de la nation » – vocabulaire renvoyant au néo-protestantisme que j’évoquais –, est effectivement emblématique. Biden a été choisi par le parti démocrate car il incarnait une forme de pondération, d’équilibre, qui paraissait tactiquement opportune. Il a toujours été considéré comme un modéré et un centriste, de quoi rassurer les électeurs de droite rétifs au style tumultueux de Trump.

Biden, qui a pourtant très vite donné des gages à la gauche woke, a admis son propre privilège blanc et s’est même agenouillé devant des manifestants de Black Lives Matter. Il y a là un mélange de stratégie politique et d’idéologie. Stratégie d’abord, que le journaliste américain Steve Sailer a nommée la « coalition des marges ». Il s’agit d’unir toutes les minorités – non-Blancs, LGBT, musulmans… – ainsi que les femmes, entretenues dans un sentiment d’infériorité ou de désavantage structurel et partiarcalo-raciste, contre un adversaire oppresseur commun : l’homme blanc hétérosexuel et chrétien. D’après Sailer, cette approche a permis l’élection d’Obama en 2008.

En France, la stratégie « Terra Nova » dont vous parlez suit ce modèle. L’abandon des classes populaires pour la coalition des marges est explicite dans la « contribution n° 1 » du think tank au programme du PS en 2012, qui précise que, chez les Français immigrés et leurs enfants, « le rapport de force droite-gauche y est extrême, de l’ordre de 80-20 voire 90-10 ». L’avantage de cette approche électorale est que la part des minorités dans la population ne peut que croître par le jeu démographique, basculement accentué lorsque la gauche parvient au pouvoir.

Mais il ne faut pas y voir qu’un froid plan pour la prise du pouvoir : l’idéologie joue un rôle majeur dans cette mutation. Ce sont toujours les minorités fanatiques et intolérantes qui parviennent à vaincre, car elles refusent la tiédeur, les compromis. Elles sont capables de plus de violence, de plus d’intransigeance. C’est très visible avec le wokisme, de plus en plus exigeant, prêt à excommunier les lâches qui doutent. Plus dynamiques, plus convaincues, ces avant-gardes entraînent les autres à leur suite… ou bien les purgent, ce que l’on voit avec la cancel culture qui frappe volontiers les anciens alliés.

L’évolution de Mélenchon illustre parfaitement ce mécanisme, cette « spirale de la pureté » analysée par les sociologues Bradley Campbell et Jason Manning dans leur ouvrage The Rise of Victimhood culture. Vieux laïcard communisant qui défendait « l’idée qu’on a le droit de ne pas aimer l’islam » en 2015, Mélenchon marchait quatre ans après « contre l’islamophobie » avec les islamistes du CCIF. Il a été comme happé par sa jeune garde radicale et woke, dont Danièle Obono. À sa décharge, Mélenchon se refuse encore à parler de privilège blanc. Finira-t-il, comme Biden, à mettre le doigt dans l’engrenage par stratégie pour finir presque plus radical que ceux qu’il veut séduire ?

Pour lire la suite, c’est ici !

Le 17 juin – Soirée de lancement « Hurrah Raspail ! »

Jean Raspail

16/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après la mort de Jean Raspail, la Nouvelle Librairie lui rend hommage en lui dédiant un livre : “Hurrah Raspail !”.

Ce recueil d’hommages et de témoignages dirigé par Adrien Renouard, assisté par Anne Letty sera présenté lors d’une soirée de lancement organisée le jeudi 17 juin à 18h à la Nouvelle Librairie.

Vous pourrez y rencontrer les contributeurs et vous procurer l’ouvrage !

Album des Bobards – Signature-rencontre à la Nouvelle Librairie avec Jean-Yves Le Gallou

26/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mercredi 27 novembre, Jean-Yves Le Gallou sera à la Nouvelle Librairie pour une séance de rencontres et de dédicaces de L’Album des Bobards. Paru le 14 novembre dernier aux éditions Via Romana, le prix de ce livre est de 24€.

L’auteur présente cent gros mensonges médiatiques et leurs auteurs. Il décrypte les principales méthodes de désinformation. La sortie de cet album est une occasion de fêter les dix ans de la cérémonie des Bobards d’Or, initiés en 2010, et dont la onzième édition se tiendra le 24 février 2020 au Théâtre du Gymnase à Paris.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de la Fondation Polémia ou sur le compte Facebook de la Nouvelle Librairie.


Culture : Oswald Spengler aux Jeudis de l’ILIADE, c’est ce soir à Paris

Culture : Oswald Spengler aux Jeudis de l'ILIADE, c'est ce soir à Paris

Ce jeudi 5 septembre, La Nouvelle Librairie et l’Institut ILIADE organisent leur 3ème rendez-vous dans le cade des “Jeudis de L’ILIADE“, rencontres au cours desquelles un intervenant présente un ouvrage et un auteur.

NOVOpress 05/09/2019 – Après Ernst Jünger et Alexandre Soljenitsyne, c’est au tour du philosophe et essayiste allemand Oswald Spengler d’être présenté, à travers ses ouvrages Le Déclin de l’Occident et L’homme et la technique par Philippe Conrad, ancien directeur de publication de La Nouvelle Revue d’Histoire et président de l’Institut ILIADE.

Le rendez-vous a lieu dans le cadre exigu mais chaleureux de La Nouvelle Librairie, ce soir jeudi 5 septembre à 19 heures, 11 rue de Médicis 75006 Paris.

Les précédents rendez-vous ont été enregistrés et sont disponibles à la demande sur SoundCloud.

Le déclin du courage, c’est le début du déclin : la leçon de Soljenitsyne

La Nouvelle Librairie vous convie à la deuxième édition des « Jeudis de l’Iliade » jeudi 4 juillet 2019 à 19 heures. Causerie littéraire autour de Soljenitsyne et de son ouvrage Le Déclin du courage. Présentation par François Bousquet, discussions, pot de l’amitié.

Pourquoi lire Alexandre Soljenitsyne aujourd’hui ?

François Bousquet : « Toute ma vie, j’ai couru comme dans un marathon », disait-il. C’était un athlète et un moujik. Ses livres ont été comme un coup de tonnerre. Ils ont produit une onde de choc plus grande encore que le rapport Khrouchtchev. Si on devait résumer le XXe siècle russe, deux noms se dégageraient comme la thèse et l’antithèse, le jour et la nuit : le sien et celui de Staline. Celui qui envoyait à la mort et celui qui en est revenu. À eux deux, ils offrent ce mélange sans pareil d’anarchie et d’autocratie, de foi et de nihilisme, de bien et de mal, de malédiction et de messianisme, qui caractérise ce pays-continent – un sixième des terres émergées. Tout était surdimensionné chez Soljenitsyne. Les livres, la stature, le fardeau, la russité, le public, tout, sauf une chose : le refus qu’il a adressé au mensonge. Car cette dissidence est commune à tous les hommes. Elle se trouve en dépôt en chacun de nous. Comme une graine. À charge pour les uns et les autres de la cultiver. C’est « le grain tombé entre les meules », pour reprendre le titre du second volet de ses mémoires (1998). Tout broyé qu’il fût, il regrainera ; tout esseulé, il sera pollinisé ; tout piétiné, il germera de nouveau. Ce grain, c’est celui du courage.

Cela rejoint son fameux discours prononcé à Harvard, en 1978, devant l’élite universitaire américaine : « le déclin du courage »…

FB. Le déclin de l’Occident, assène-t-il, dans une annexion fulgurante de Spengler, c’est d’abord le déclin du courage, « peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui » dans lequel il lisait « le signe avant-coureur de la fin ». Dit autrement, le déclin du courage, c’est le début du déclin. Le courage civique a déserté les sphères dirigeantes. Or, qu’est-ce qu’un pouvoir sans courage ? Un pouvoir faible avec les forts et dur avec les faibles, un pouvoir complaisant avec l’Ennemi et dur avec l’Ami, un pouvoir anormalement amical avec l’Autre et indifférent au Même.

Le courage, c’était la grande vertu des Anciens…

FB. Le courage est la clef, il n’y en a pas d’autre, lui seul est susceptible de nous ouvrir les portes de l’avenir. Le secret des portes, c’est qu’elles s’ouvrent toutes seules : il suffit d’avoir le courage de les pousser. Sans lui, pas d’avenir. Sans lui, notre sort est scellé d’avance aussi sûrement qu’une pierre tombale. Donnez-moi un levier et je soulèverai le monde. Ce levier est en nous, c’est le courage. Il n’attend qu’un signe de nous pour être actionné, pour nous faire passer de l’inerte au dynamique, de l’impossible au possible. Il ne demande qu’à changer la nature même de l’être par ses seules propriétés irradiantes. C’est le point d’appui qui nous manque, la poulie qui nous soulève, l’arc qui nous propulse, les bottes de sept lieux qui nous font marcher à pas de géants. Le courage est un accélérateur, c’est lui qui produit la vitesse de libération, lui qui nous arrache des orbites de la médiocrité, des états stationnaires et végétatifs où nous croupissons, des défaites programmées où nous nous morfondons…

L’autre leçon, c’est le refus de vivre dans le mensonge…

FB. C’est l’autre grande leçon. La liberté se gagne toute seule, à partir d’une révolution intérieure : la résolution de ne plus se mentir à soi-même. Soljenitsyne a appelé cette résolution, dans un texte bref et sans appel : « Ne pas vivre dans le mensonge ». Ce texte tient en un mot et ce mot en une syllabe : « Non ! » Non, le mensonge ne passera pas par moi. De tous les nœuds, c’est le plus simple à défaire. De tous les gestes, le plus dévastateur. C’est le battement d’ailes du papillon gros de toutes les tempêtes à venir. La clef de notre libération est là, martèle-t-il, majuscules à l’appui. « LE REFUS DE PARTICIPER PERSONNELLEMENT AU MENSONGE ! Qu’importe si le mensonge recouvre tout, s’il devient maître de tout, mais soyons intraitables au moins sur ce point : qu’il ne le devienne pas PAR MOI ! » Ainsi une brèche s’ouvre-t-elle « dans le cercle imaginaire de notre inaction ».

« Les Jeudis de l’Iliade », prochain rendez-vous le jeudi 4 juillet 2019 à 19 heures. Alexandre Soljenitsyne et son ouvrage Le Déclin du courage. Présentation par François Bousquet, rédacteur en chef de la revue Eléments, directeur de La Nouvelle Librairie.
La Nouvelle Librairie, 11 rue de Médicis 75006 Paris.

Texte repris du site institut-iliade.com

La Nouvelle Librairie a organisé avec succès sa première dédicace avec Eric Zemmour

28/09/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’était un événement dans le Quartier latin. Malgré les menaces et intimidations de mouvements antifascistes, la venue d’Eric Zemmour hier à la Nouvelle Librairie a rencontré un succès inattendu. Une manche gagnée pour François Bousquet et la revue Eléments, qui ont récemment rouvert l’ancienne librairie de l’Action française, en plein Quartier latin, 11 rue de Médicis. Un important dispositif policier protégeait la librairie toute la journée, et plusieurs militants d’ultra-gauche ont été arrêtés.

Pour leur première signature, ils ont invité Eric Zemmour, en pleine polémique sur la sortie de son livre.

Plus de 400 personnes ont pu rencontrer Eric Zemmour et obtenir une dédicace de son dernier livre. Intitulé « Destin Français ».

Le livre démontre que de l’ancien régime à la seconde guerre mondiale, de l’Empire romain à Napoléon, le présent se comprend avant tout par le passé.

La presse et les médias télé étaient au rendez-vous pour saluer ou condamner l’événement.

C’est donc un premier pari gagné pour François Bousquet dont l’objectif est de réimplanter les idées nationales et identitaires au cœur du quartier étudiant, à deux pas de la Sorbonne. Dans la guerre culturelle en cours, les contestations intolérantes d’extrême-gauche n’ont pas résisté à la témérité de ceux qui sont venus en masse, pour rencontrer un auteur autant que pour soutenir la liberté d’expression et la pluralité du débat d’idées. Le riche programme de dédicaces se poursuit ce vendredi 28 septembre avec la venue de Christopher Gérard pour son nouveau livre, « Le Prince d’Aquitaine » de 18h30 à 20h30.