Ludovine de La Rochère : « Le gouvernement et la Justice se couchent devant les associations LGBT ! »

Ludovine de La Rochère

150.000 euros pour se procurer un enfant : c’est possible en signant un contrat de gestation pour autrui (GPA). Le salon « Désir d’enfant », qui se tiendra à Paris au mois de septembre pour la troisième année consécutive, met en relation professionnels et potentiels clients. Dans la plus pure illégalité. La Manif pour tous a enquêté. Un reportage choc. Sa présidente, Ludovine de La Rochère, répond à nos questions.

Sabine de Villeroché. Futurs parents, mères porteuses et donneurs de gamètes, tous ceux qui interviennent dans le processus d’une GPA sont consentants. Pourquoi, dans ces conditions, continuer à dénoncer un « trafic d’êtres humains » ?

Ludovine de La Rochère. Dans toute forme de traite humaine, des victimes se disent consentantes. Le plus souvent parce qu’elles dépendent de ceux qui les exploitent, qui exploitent leur détresse. Et si la vulnérabilité de ces personnes est le plus souvent économique, elle peut être aussi psychologique, sociale… En Californie, par exemple, des mères porteuses se disent « consentantes ». Elles veulent être « altruistes ». Voilà des femmes qui sont manipulées, soumises à la pression sociale. Elles ne voient plus que la maternité, comme les relations amoureuses d’ailleurs, ne peuvent être mises à disposition d’autrui.

Par ailleurs, il ne faut pas se laisser piéger par les témoignages de femmes exploitées comme mères porteuses par des agences : elles sont payées, bien sûr, pour dire qu’elles en sont heureuses. À ce sujet, regardez notre enquête. Vous verrez comment ces agences parlent de ces femmes… À propos du consentement, la loi est faite pour protéger chacun, y compris de soi-même : en France, par exemple, il est interdit de vendre ses propres organes, même lorsque nous en avons deux, comme les reins. Il est aussi interdit de vendre ses gamètes. C’est ce qu’on appelle en droit la « non-patrimonialité du corps humain et des produits du corps humain ». Et justement, en ce qui concerne les « donneurs de gamètes » auxquels recourent ces agences de GPA, attention aux termes : ces « donneurs » sont en réalité payés.

En effet, très peu de personnes acceptent de donner leurs cellules sexuelles, dont chacun sait qu’elles sont le support de la filiation : c’est par elles que nous donnons la vie et c’est par elles que parents et enfants se ressemblent. Et, au-delà, c’est ce qui situe chacun dans la succession des générations d’une famille. Nous ne sommes pas une page blanche comme nous ne sommes pas seul au monde. Ainsi, les gamètes sont d’une importance humaine – vitale, charnelle et psychique – immense. Et donc, comme très peu veulent bien donner leurs gamètes, le business de la procréation a obtenu dans certains pays de pouvoir payer ceux qui fournissent leurs gamètes. C’est là aussi une forme d’exploitation, qui utilise la pauvreté de certains pour obtenir ce que ces hommes et ces femmes ne voulaient pas faire, à savoir fournir leurs gamètes à des tiers. Là aussi, c’est une violence qui leur est faite.

S. d. V. Des associations s’activent pour dénoncer ces pratiques interdites, des juristes portent plainte et alertent les autorités, mais personne ne réagit. Comment expliquer ce silence : complicité, incurie ou volonté de petit à petit banaliser la GPA avant sa légalisation ?

L. d. L. R. Oui, nous sommes plusieurs associations à avoir porté plainte, à avoir alerté le gouvernement, les parlementaires, mais aussi le maire du 17e arrondissement où se tient ce salon « Désir d’enfant ». Du côté du gouvernement, le ministre de la Justice a renvoyé la balle au ministre de l’Intérieur, qui lui-même l’a renvoyée au ministre de la Santé. Et ce dernier, interrogé aussi par des parlementaires, a répondu qu’il n’avait pas d’avis sur ce salon et que c’était à voir avec la Justice… laquelle n’a même pas accusé réception de nos plaintes ! Et pourtant, la Manif pour tous a transmis à la Justice, par son avocat, toutes les preuves : plaquettes publicitaires d’agences de GPA, tarifs des prestations de GPA, constat d’huissier, etc.

Mais le gouvernement et la Justice se couchent devant les associations LGBT. Ils préfèrent regarder ailleurs plutôt que de gêner ceux qui veulent pouvoir faire une GPA. Certes, ce sont aussi bien des couples homme-femme que des couples d’hommes et des hommes seuls qui recourent à la GPA. Mais le fait est que la revendication de sa légalisation est portée par les associations LGBT. Certains, comme Olivier Véran, par idéologie progressiste, sont porteurs des mêmes objectifs. Et d’autres, tout simplement, ont peur de déranger.

S. d. V. Ces derniers jours, des militants écologistes font la une des médias en multipliant les actions : blocages de routes et même du Tour de France. À l’inverse, des actions comme ce reportage de la Manif pour tous sont peu relayées. Est-ce le signe que, dans la tête des Français, l’avenir de la planète est plus préoccupant que l’humain ?

L. d. L. R. En effet, si l’association antispéciste L214 avait diffusé une vidéo, elle serait bien davantage relayée. Le combat est infiniment plus difficile quand on n’est pas libertaire, individualiste, etc. Pour tout dire, quand on n’est pas de la gauche progressiste !

Le problème, c’est le progressisme des médias du service public et des principales chaînes de télévision. Cela donne à ce courant de pensée un impact incroyable, qui influence même les personnes de bonne volonté. Je pense à ceux qui croient, aujourd’hui, que s’opposer au mariage de personnes de même sexe est trop clivant. Mais c’est le mariage de personnes de même sexe qui est clivant, pas nous !

Une autre difficulté, c’est que notre insistance agace parfois. Or, en fait, ce sont les associations LGBT et leurs alliés qui ont envahi la société de leurs revendications, et nous ne pouvons pas nous taire !

Ces questions anthropologiques et civilisationnelles sont fondamentales. La persévérance n’est donc pas une option, elle est une nécessité. Et si ce combat doit prendre des années, ce n’est pas une raison de baisser les bras, bien au contraire !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Quel avenir pour les mouvements sociaux de droite ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

gilets jaunes

Depuis la Manif pour Tous de 2012 jusqu’au récent Convoi de la liberté en passant par les Gilets jaunes ou les différentes manifestations anti-pass, la vie politique française est, depuis un moment, émaillée de mouvements sociaux de masse dont le signe distinctif est d’avoir été impulsés par des idées de droite, et qui comptent parmi ses rangs une proportion massive de Français de cette famille politique.

Drapeaux bleus et gilets jaunes

La Manif Pour Tous, qui s’était formée en 2012, fut un tournant – non seulement du fait de l’ampleur des effectifs mobilisés (un million selon les organisateurs de la manifestation du 24 mars 2014) mais surtout par l’identité de ses participants. Alors que le terrain de la contestation de rue était le pré carré de la gauche et de l’extrême gauche depuis des décennies, la droite française se montrait enfin prête à battre le pavé pour défendre ses idées et ses intérêts. Coup d’éclat symbolique, la mobilisation contre le mariage homosexuel n’en fut pas moins un échec. La loi Taubira est passée, et les manifestants catholiques ne reçurent aucune rétribution de la part du gouvernement.

Le mouvement des Gilets jaunes, démarré en 2018, compte parmi les épisodes les plus marquants de la Cinquième république. Motivé à l’origine pour protester contre l’exploitation fiscale de la classe moyenne et des classes populaires de souche, la nature hétéroclite du mouvement l’a rendu vulnérable aux diverses récupérations de la gauche et de l’extrême gauche. Capitalisant sur la défiance du peuple de droite envers ses représentants ainsi que sur la dépolitisation et le manque de culture politique des modérés et des apolitiques, la gauche a réussi à transformer (puis tuer) ce qui fut un mouvement enraciné, populaire et exigeant un renouvellement des élites politiques en un énième carnaval pour l’assistanat, le progrès et l’immigration.

Quant aux manifs anti-pass, il est difficile d’estimer leurs conséquences (ou leur absence).

Ce qui explique l’échec (relatif, on va le voir) de ces mouvements, c’est en premier lieu la démission de la droite par rapport à son électorat : alors que la gauche n’a aucune honte à employer ses appareils politiques (syndicats, partis, collectifs) pour noyauter ces mouvements et y infuser leurs idées, la droite rechigne. Les Gilets jaunes de droite furent laissés orphelins, destinés à fléchir sous l’influence grandissante de la gauche dans les cortèges et les médias. Sans structure politique, le champ libre a été laissé à la gauche pour prendre en main la contestation populaire de la France périphérique et transformer des revendications populistes, antifiscalistes et tendanciellement hostiles à l’immigration en jérémiades pour le socialisme et l’ouverture des frontières.

Faut-il soutenir la mobilisation ?

Mais si ces mouvements n’ont pas réussi à forcer le gouvernement à battre en retraite sur sa politique, doit-on pour autant en conclure qu’ils sont une perte de temps, ou pire, un risque inutile à prendre ? Certainement pas.

Pour nombre de Français qui ont subi la propagande de l’Éducation nationale et des médias dominants, ces mobilisations de rue constituent la première opportunité pour se repolitiser, s’intéresser à l’avenir de leur pays et reprendre leur destin politique en main.

En outre, ces mouvements permettent d’entériner dans la tête de tout un chacun que la droite est devenue la famille politique qui rassemble le peuple français, celui des classes populaires et moyennes blanches et de la bourgeoisie patriote. Descendre dans la rue permet également de faire comprendre au pays entier que la droite est capable de mobiliser des effectifs colossaux, et que nous constituons une réalité qui refuse de disparaître.

Enfin, les manifestations sont également un lieu de socialisation, et donnent l’occasion de rencontrer d’autres Français prêts à s’investir pour leur civilisation. La politique est une activité éminemment sociale, et la droite ferait bien de s’en souvenir, si elle veut continuer à combattre pour ses idées.

Il est encore trop tôt pour prévoir l’issue de la mobilisation du Convoi de la liberté. Mais il n’est sûrement pas trop tard pour participer aux convois (ou, à défaut, aux rassemblements statiques) pour aller à la rencontrer de ce pays qui refuse de mourir, et de donner une aide précieuse à ces manifestants, bien souvent néophytes de la politique.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Ludovine de La Rochère : « Les parents d’un enfant, c’est son père et sa mère ! »

Alors que le projet de loi bioéthique est toujours en cours d’examen au Parlement, la Manif pour tous a lancé une pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour une proposition de loi visant à définir le sens du terme « parents » en matière de filiation.

Voici les explications de Ludovine de La Rochère.

Le 14 mai dernier a été déposée sur le site de l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à définir le sens du terme parent en matière de filiation. Cette pétition avait été déposée par un certain Guillaume Drago et a pour objectif de collecter 100 000 signatures de la part de citoyens français.

Cette proposition de loi a été préparée et écrite en collaboration avec des juristes et avec les associations partenaires de Marchons Enfants. Il s’agit de toute urgence de faire préciser dans la loi que les parents d’un enfant sont sa mère et son père. On est dans un contexte dans lequel on pourrait avoir le vote du projet de loi de bioéthique qui intervient dans les semaines ou les mois à venir. Ce projet de loi veut créer une filiation fictive entre deux femmes et un enfant ou deux pères et un enfant. Ces articles sont inacceptables. C’est donc un moyen de venir saper les fondements idéologiques et juridiques de ce projet de loi.

Anticipez-vous un vote parlementaire qui serait en votre défaveur ? Craignez-vous que l’on vous accuse de saper le fonctionnement normal de la démocratie de ce pays ?

Tant que ce projet de loi n’est pas voté, il est tout à fait autorisé et même légitime de tenter de faire définir la notion de parent. Puisque beaucoup de gens ou certains militants ne savent plus qui sont les parents, puisqu’ils prétendent que deux hommes ou deux femmes peuvent être les parents d’un enfant, il y a urgence à agir. D’ailleurs, même si le projet de loi bioéthique était voté, avec cette filiation fictive, cela n’empêcherait pas de tenter encore ensuite de contester cette nouvelle notion de ce que sont les parents d’un enfant. Il est évident que tout enfant est né d’un homme et d’une femme et a le droit dans la mesure du possible de connaître ses parents et d’être élevé par eux.

Ses parents sont nécessairement un homme et une femme, c’est ce qu’on appelle un père et une mère. Tous les enfants ont besoin de les connaître.

Comment expliquer que finalement le gouvernement n’ait pas avancé plus rapidement sur la question de PMA qui a pourtant commencé dès le début du quinquennat d’Emmanuel Macron ? On a l’impression que le gouvernement va à reculons.

Je pense qu’il y a deux raisons principales. Il y a d’abord l’opposition très ferme, acharnée face à une telle injustice et de telles dérives éthiques absolument scandaleuses. Cette opposition est conduite jour après jour et menée avec insistance depuis le quinquennat d’Emmanuel Macron.

Effectivement, il a hésité, il a contourné et il a reporté plusieurs fois. Dans le fond, le gouvernement sait très bien que même s’il prétend que les Français sont favorables à la PMA sans père, 85 % des Français pensent que l’enfant né par PMA a le droit d’avoir un père et une mère comme tous les enfants du monde.

La deuxième raison est le contexte de crise sanitaire. Il a également conduit à un certain retard dans le processus législatif qui concerne ce projet de loi. Nous menons bien cette action avec insistance depuis des années. Le Sénat réécrit de fond en comble ce texte, conformément à ce que nous avions demandé au sénateur avec beaucoup d’insistance au cours des manifestations et des appels téléphoniques. Le fait d’agir est efficace et nous devons absolument maintenir cette pression.

Le mariage de personnes de même sexe est fondé sur l’idéologie du genre puisqu’il consiste à faire croire que le fait d’être un couple homme femme revient au même que d’être un couple d’hommes ou un couple de femmes. Cela veut dire dans l’esprit de ces auteurs qu’être homme ou femme n’a pas d’importance. On pourrait passer de l’un à l’autre, être les deux ou n’être aucun des deux.

C’est la question des trans. Elle est exactement fondée sur la même idéologie. C’est tout un ensemble très vaste qui peut se dérouler si on ne s’y oppose pas avec fermeté. Nous continuons, nous maintenons le débat et notre insistance sur le fait que tous les enfants ont un père et une mère et qu’ils ont besoin d’eux. Si nous nous taisons, il deviendrait rapidement impossible de faire se rappel qui est pourtant un rappel de bon sens conforme à la réalité que chacun peut constater. Hélas, il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Nous sommes confrontés à des élus, à des militants complètement perdus dans leur idéologie qui ne parviennent plus à voir ce qui est sous leurs yeux. C’est terrifiant. De plus, ils diffusent et favorisent une propagande gravissime en particulier pour les enfants et les jeunes. C’est infiniment grave.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Entretien – Diane de la Manif pour tous : « Je n’ai pas envie qu’on détruise le corps de la femme pour assouvir les désirs des uns et des autres »

Diane Manif pour Tous

Voici un nouvel volet de la série Place des femmes, avec Diane, « Marianne » de la Manif pour tous.

Je m’appelle Diane, j’ai 22 ans. Je suis Marianne au sein de la Manif pour tous.



Quel est votre combat ?

Mon combat est pour lutter contre la GPA et la PMA pour toutes.

Pourquoi cet engagement ?

Je me suis sentie touchée parce que je suis une jeune femme. Je n’ai pas envie que l’on détruise l’image du corps de la femme et qu’on s’en serve en tant qu’objet pour assouvir les désirs des uns et des autres. J’ai participé à plusieurs actions en tant que Marianne pour représenter la jeunesse féminine et pour représenter notre lutte contre les atteintes faites aux droits des femmes et à leur dignité.

Qu’est-ce que le vrai féminisme ?

Pour moi, le vrai féminisme c’est tout simplement le respect du corps de la femme et le respect de sa dignité. On doit autant respecter une femme pauvre, riche ou d’une classe moyenne. Je me bats en tant que Marianne pour abolir la GPA au niveau universel. Beaucoup de gens disent que le seul moyen pour les femmes pauvres est d’être mère porteuse. En échange, elles reçoivent une somme d’argent. Il y a d’autres solutions. On parle de la marchandisation du corps de la femme, c’est-à-dire d’une nouvelle forme d’esclavage.

Pourquoi « Marianne » comme symbole ?

La Marianne est le symbole de la femme libre, mais une liberté maîtrisée et raisonnée.

Quel est votre modèle féminin ?

La femme qui m’inspire est Claire de Castelbajac. Elle est morte à 22 ans. C’était une jeune femme pétillante et souriante. Elle est morte d’une maladie grave très douloureuse. Et pourtant, elle restait toujours dans l’espérance et dans la joie. J’essaie de suivre un peu ses pas.

Avec la « PMA », on choisit de se passer des hommes… Est-ce possible ?

On ne peut pas se passer des hommes. Un enfant nait d’un homme et d’une femme. La nature est faite ainsi, je n’invente rien. Je ne vois pas pourquoi on chamboulerait la nature. Cela fait des désastres.

Quel message aimeriez-vous faire passer aux femmes ?

Soyez fières de ce que vous êtes, soyez fières de votre corps et soyez fières de vos valeurs.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Contre la légalisation de la PMA – Marchons enfants ! maintient la pression au Sénat !

Marchons enfants PMA

04/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Action organisée, mercredi 3 février, par le collectif Marchons enfants ! : même si, mardi, le Sénat a majoritairement rejeté l’article 1 du texte, les militants opposés à la légalisation de la PMA ne désarment pas ; ils sont déterminés à obtenir le retrait pur et simple du projet.

Retour en image avec les explications d’Albéric Dumont pour le collectif.


Opposition projet de loi bioéthique : la Manif pour tous déploie un «bébé géant» gonflable devant le ministère de la Santé

manif pour tous gpa pma

18/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La Manif pour tous a réalisé un happening samedi 16 janvier afin de démontrer son opposition au projet de loi bioéthique qui doit être débattu au Sénat : un «bébé géant» de 10 mètres de haut a été déployé devant le ministère de la Santé à Paris.

La Manif pour tous entendait surtout dénoncer la GPA et la PMA sans pères.

La Manif Pour Tous a exposé un bébé de 10 mètres de haut recouvert de codes-barres et de symboles de l’euro. L’opération a également eu lieu simultanément à Tours, Blois, Bordeaux, Montpellier, Orléans, Paris, Perpignan, Lille, Valenciennes. Objectif : dénoncer la marchandisation de l’humain qui se profile avec le projet de loi bioéthique et ses mesures sur la PMA sans père, l’autoconservation des gamètes sans motif médical, la reconnaissance facilitée des GPA réalisées à l’étranger, des expérimentations inacceptables sur l’être humain. Ces premières actions marquent le début de la mobilisation pour inciter les sénateurs à réécrire en profondeur le projet de loi qui n’est pour l’heure ni bio ni éthique.

Voir le communiqué de la Manif pour tous : https://www.lamanifpourtous.fr/actualites/communiques-de-presse/coup-declat-de-la-manif-pour-tous-qui-reveille-le-debat-sur-la-bioethique


Projet de loi de bioéthique : le texte sera examiné au Sénat à partir du 19 janvier

Projet de loi de bioéthique

12/01/2021 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Comme annoncé fin décembre, le projet de loi de bioéthique passera au Sénat le 19 janvier prochain, en commission spéciale de bioéthique. Il sera ensuite débattu en assemblée plénière à partir du 2 février 2021. Pour rappel, ce projet de loi élargit notamment la PMA aux couples lesbiens et aux femmes seules. De plus, il confère de nouveaux droits pour les enfants nés d’une PMA.

La Covid-19 : une opportunité de faire passer en douce un texte controversé

Les députés et les sénateurs s’opposent sur de nombreux articles du texte, notamment sur la PMA pour les couples lesbiens et sur la recherche sur les cellules souches. Une mobilisation citoyenne pourrait soutenir le point de vue contradictoire, comme ce fut le cas lors du mariage homosexuel, mais la dictature sanitaire prescrit tout rassemblement. Rien de tel que de contraindre le peuple à rester chez lui pour faire passer en catimini toutes les lois souhaitées !

Un appel à manifester de la Manif Pour Tous

Le mouvement social associatif La Manif Pour Tous a été le premier à dénoncer l’irresponsabilité du Gouvernement qui impose l’examen de ce projet de loi alors même que, dans le contexte actuel, la vie démocratique est fortement dégradée. Mobilisé sous le label « Marchons Enfants », le mouvement appelle à une manifestation générale les 30 et 31 janvier, partout dans le pays.

Inscription des volontaires

Si cela vous intéresse de prendre part à l’opposition au projet de loi de bioéthique, le site internet de la Manif Pour Tous propose notamment un formulaire à remplir pour les volontaires. Suite à cet envoi, vous serez contacté pour être orienté vers le rassemblement le plus proche de votre domicile.

Plus d’infos : https://www.lamanifpourtous.fr/actualites/communiques-de-presse/30-et-31-janvier-manifestations-marchons-enfants-partout-en-france-contre-la-pma-sans-pere-la-gpa-et-le-projet-de-loi-bioethique

Loi bioéthique : des manifestations nombreuses

Samedi 10 octobre 2020, plusieurs milliers d’opposants à la loi bioéthique, répondant à l’appel du collectif d’associations Marchons Enfants, dont La Manif pour tous et Alliance Vita, ont manifesté en France. L’opposition porte sur la procréation médicalement assistée (PMA) et la future gestation pour autrui (GPA), destinées à favoriser le désir d’enfants des milieux LGBT. Les manifestants étaient plusieurs centaines à Paris, Toulouse, Lille, Rennes, Bordeaux et Lyon. Près de 400 à Clermont-Ferrand. Les manifestations sont limitées à 1 000 personnes dans de nombreuses villes, du fait du Covid.

L’époque du commerce des ventres de femmes, pauvres bien sûr, approche. Celle des enfants sans racines et déboussolés aussi. Apparaît de surcroît, maintenant, chez certains LGBT, la revendication d’une GPA pour les hommes seuls.

Voté à l’Assemblée nationale, le projet sera examiné au Sénat à une date encore inconnue. Dans la manifestation, à Paris, la présidente de La Manif pour tous, Ludovine de La Rochère, a demandé le retrait de la loi, dénonçant la normalisation de « l’absence de père », de la « filiation fictive gérée par l’Etat » et de la privation de père « avant même la conception ».

Porter le fer lors des prochaines élections

Face aux manifestants dénonçant la future marchandisation de l’être humain, de petites contre-manifestations ont eu lieu, parfois émaillées de violences imputables, selon la police, aux groupuscules LGBT et « antifas ». Les défenseurs de la loi bioéthique l’affirment : la PMA n’ouvrira pas la porte à la marchandisation du corps féminin. Qui peut encore y croire ? L’argument n’a pas changé depuis la loi sur le mariage homosexuel. Il sert à masquer l’incessante volonté de dépasser les limites. Il y avait des familles naturelles – père, mère, enfants –, il n’est pas certain que ce soit une situation majoritaire dans un futur proche. Les enfants avaient un père, sera-ce l’exception à l’avenir ? Les tenants de ces bouleversements anthropologiques l’affirment pourtant : rien n’ira à l’encontre de l’équilibre des enfants. Qu’en savent-ils ? Il faudra au moins une génération d’enfants nés de PMA et de GPA pour en connaître les conséquences. Pour certains tenants de ces attaques contre la famille naturelle, comme l’avocate Caroline Mecary, auteur du « Que sais-je ? » PMA et GPA, les opposants seraient « une ultra minorité de fanatiques ». A l’instar de ses pairs, elle ne voit pas que la PMA et la GPA n’étaient réclamées, avant la propagande massive en leur faveur, que par une infime minorité de militants gays.

Quelle est la stratégie politique efficace maintenant ? Le combat gagnerait à se concentrer contre la GPA, un combat à la fois anthropologique, sociétal et économique. Les exemples passés des lois pour le mariage gay et de cette loi bioéthique doivent servir : la rue est-elle encore le bon lieu pour la bataille ? Rien de moins sûr. Empêcher la GPA, il y a prochainement des élections pour cela. Des élections, un véritable sondage grandeur nature et non pas ces « sondages » pro PMA-GPA assénés par des médias aux ordres.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2020

La GPA fait sa pub en France

La gestation pour autrui a beau être interdite officiellement en France, cela n’empêche pas ses promoteurs de venir faire leur publicité dans notre pays. Dans l’indifférence générale ou presque. Ainsi La Manif pour tous vient-elle de demander l’annulation d’un salon baptisé « Désir d’enfant », qui doit se tenir les 4 et 5 septembre porte de Champerret à Paris et qui ne fait rien d’autre que promouvoir la GPA. Ledit salon est sponsorisé par des cliniques privées espagnoles, qui viennent chercher ici de nouveaux clients étrangers. Le marché est énorme et extrêmement lucratif.

Les intitulés des différentes conférences qui seront données lors de ce salon sont d’ailleurs on ne peut plus clairs : « La GPA en toute sécurité », « Le contrôle des coûts de la GPA », etc. Difficile, dès lors, de croire que le gouvernement soit réellement opposé à cette nouvelle forme d’esclavage puisqu’il laisse se dérouler de telles manifestations sur son sol.

Comme le faisait remarquer justement Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous : « Le maintien de ce salon serait le signe d’une volonté du gouvernement d’avancer vers la banalisation et la légalisation de la GPA, c’est-à-dire le recours aux mères porteuses. L’exploitation reproductive est une nouvelle forme d’esclavage des femmes, inacceptable évidemment, quelles que soient ses modalités. »

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 27 août 2020

Reportage : Marchons enfants ! Acte II

Nouvelle réussite pour le collectif d’associations, dont la Manif pour tous et Alliance Vita. Combien étaient-ils dans la rue ? Des centaines de milliers, disent certains organisateurs, mais Albéric Dumont refuse de communiquer sur les chiffres car « les images parlent d’elles-mêmes ». Cette manifestation d’ampleur intervient deux jours avant l’examen de la loi bioéthique par le Sénat.

Le public est constitué en grande partie de jeunes et de familles venues de toute la France. Des têtes connues aussi : les députés Agnès Thill (ex-LREM), Emmanuelle Ménard, Gilbert Collard, le sénateur Sébastien Meurant, les députés européens Nicolas Bay et François-Xavier Bellamy et des personnalités tels l’évêque de Bayonne monseigneur Aillet, Louis de Bourbon duc d’Anjou, Jean-Frédéric Poisson… Selon un sondage Ifop réalisé les 9 et 10 janvier 2020, plus d’un Français sur deux réclame le retrait ou la suspension de ce projet de loi. Une attente particulièrement forte chez les jeunes qui sont 64 % à demander le retrait d’un projet qui n’est ni bio, ni éthique.

Ambiance joyeuse, pacifique mais déterminée contre ce projet de loi et ses principales mesures : la PMA sans père, la reconnaissance de la GPA, l’autoconservation ovocytaire, les chimères… La marche débute place de la Résistance, nom de circonstance pour ces Français qui résistent à la destruction de la famille, pour s’achever place de l’Opéra. « Il est où papa ? Au rayon surgelés », « Mère 1, mère 2, où est la parité ? », « Privation de papa remboursée par l’Etat », « Rentrée littéraire 2020 : la gloire de mon sperme ? », proclament avec humour des pancartes brandies par les manifestants.

Comme le rappelle la banderole de tête « Au cœur de l’écologie, l’humain », Marchons enfants ! dénonce l’artificialisation de l’humain que veut mettre en place le gouvernement à travers toutes les mesures de cette loi. Alors qu’aujourd’hui l’écologie est une notion fondamentale pour nos dirigeants, alors qu’on est conscient des dégâts causés à la nature, on voudrait manipuler l’embryon et la procréation ? Franck Meyer, du collectif des Maires pour l’enfance, s’interroge : « Pourquoi parler de développement durable sans parler de développement humain durable ? » « Est-ce que tout désir à vocation à être assouvi ? », demande Agnès Thill qui ajoute : « Est-ce que, parce qu’on peut le faire, on doit le faire ? La gauche est dans une espèce de conquête de droits à l’infini : je veux, j’ai le droit. Le problème, là, c’est que les adultes font tout ce qu’ils veulent au détriment de l’enfant. »

Emmanuelle Ménard s’insurge contre cette loi qui prive sciemment les enfants de père. « C’est scandaleux pour les générations à venir. C’est un projet de loi qui se fait au nom de l’idéologie et non au nom de l’intérêt de l’enfant. Il faut respecter ses droits. »

Ne pas abandonner le combat mais le poursuivre, rester optimiste car rien n’est encore définitif, voilà le message que les organisateurs veulent faire passer. Des « billets de banque » soufflés sur la foule, représentant le business qui se cache derrière la PMA sans père, appellent donc à deux nouveaux rassemblements dès cette semaine devant le Sénat, mardi 21 et mercredi 22 à 19 heures. On ne lâche rien ! ONLR !

Hélène Rochefort

Article paru dans Présent daté du 20 janvier 2020

Les jeunes « anti-PMA pour toutes » présents en nombre à la marche

20/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Lundi 20 janvier, le projet de loi bioéthique est étudié au Sénat. Parmi les mesures les plus contestées, l’ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes et femmes célibataires.

Les opposants au texte battaient de nouveau le pavé à Paris ce dimanche 19 janvier pour protester contre cette étude.

Beaucoup de jeunes étaient présents dans le cortège et expliquent leur vision de la famille et leurs convictions.


Ludovine de La Rochère : « Le projet de loi bioéthique est très néfaste pour le monde de demain »

Selon un sondage IFOP pour la Manif pour tous, 51% des Français (64% chez les 18-24 ans) estiment que « compte tenu du climat social actuel, le gouvernement doit retirer ou suspendre le projet de loi bioéthique ».

Après une première mobilisation nationale de grande ampleur, le 6 octobre dernier, les opposants à cette loi manifesteront à nouveau le 19 janvier prochain.

Découvrez cette réaction de Ludovine de La Rochère.

Dans un contexte de grèves et de tensions sociales, 51% des Français estiment qu’il faut retirer le projet de loi bioéthique. Cette nouvelle vous étonne-t-elle ?

Cette nouvelle ne m’étonne pas. C’est une confirmation importante sur le fait que l’ensemble du projet de loi bioéthique paraît inacceptable à une majorité de Français. Souhaiter le retrait, c’est dire à quel point l’ensemble de ce projet est mal perçu par les Français à juste titre.
64 % de jeunes de 18-24 ans ont souhaité le retrait de ce projet de loi bioéthique.
Ils sont conscients que ce projet est délétère pour l’avenir et extrêmement néfaste pour le monde dans lequel ils vivront demain.

Comment interpréter ce sondage, dans la mesure où la quasi-totalité des sondages annoncés jusqu’ici déclaraient que 65 % des Français étaient favorables à l’extension de la PMA pour les couples de femmes et pour les femmes seules ?

Les sondages peuvent être largement médiatisés sur toute une partie des médias, extrêmement partisans en la matière. Il faut regarder l’ensemble des sondages. Les questions ainsi que leur analyse sont complexes.
De prime abord, quand on demande aux Français s’ils sont favorables au fait que la PMA soit ouverte aux couples hétéros et aux couples de femmes lesbiennes, ils disent oui spontanément, avec en tête une question d’égalité.
À l’inverse, quand on demande concrètement aux Français ce qu’ils pensent de la place de l’enfant, les réponses sont massivement différentes.
Par exemple, quand on demande aux Français : « L’enfant né par PMA a-t-il le droit d’avoir un père et une mère ? », 83 % des Français répondent oui. Autrement dit, les Français ont bien conscience que les enfants nés par PMA ont les mêmes droits que tous les enfants et qu’un père et une mère sont fondamentaux dans la vie d’un enfant.
Par ailleurs, il y a ce tout dernier sondage qui indique qu’une proportion très importante des Français souhaitent le retrait de ce projet de loi. Je vais prendre le sujet des retraites, qui n’a rien à voir.
Jusqu’à présent, les Français ont majoritairement soutenu le mouvement. Seulement 30 % des Français souhaitent le retrait du projet de loi sur les retraites.
En ce qui nous concerne, 51 % c’est très important.

À part Valeurs actuelles, aucun média ne s’est fait l’écho de ce sondage-là, alors que les autres étaient régulièrement relayés par l’ensemble de nos confrères. Comment expliquer ce traitement de l’information ?

Pour le moment, Valeurs actuelles, L’Incorrect et La Croix ont évoqué ce sondage. Il est vrai qu’on ne le retrouve pas dans l’ensemble des médias, comme cela peut être le cas pour d’autres sondages qui tendraient à faire croire que les Français sont très favorables à la PMA.
Un certain nombre de médias sont très partisans sur cette question. C’est une forme de pression exercée sur les Français. Dire et répéter « tous les Français sont d’accord ».
D’une part, les gens n’aiment pas être dans une minorité. C’est une manière d’aller vers la position prétendument majoritaire.
D’autre part, c’est aussi une manière de décourager ceux qui se croient minoritaires. La réalité n’est pas du tout celle-ci. C’est plus complexe.
Lorsqu’on rentre les applications concrètes de la PMA sans père, on voit bien que le fond de la pensée des Français n’est pas reconnaître et tenir compte des droits et surtout des besoins les plus fondamentaux des enfants. Depuis des années, une pression est exercée, surtout sur cette question.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

En finir avec les régressions progressistes !, par Ivan Rioufol

Quarante ans de délires progressistes mériteraient une ovation pour le record. Mais le tour de force ne prête pas à sourire. Il est certes réjouissant d’observer l’actuelle consternation devant les odes post-soixante-huitardes à la pédophilie et l’inceste : ces pratiques furent encouragées, jusque dans les années1980, par une gauche libérée des interdits bourgeois. Mais faudrait-il attendre encore quarante ans avant qu’une autre génération ne se frappe le front devant les inepties contemporaines autour de la théorie du genre, des modifications génétiques, des bébés à la carte ? Dans tous ces cas, l’humain n’est plus qu’un objet, un instrument, un obstacle à dépasser.

Ce dimanche, à Paris, la Manif pour tous sera à nouveau dans les rues pour dénoncer la PMA pour toutes.

Les protestataires défendront le droit de l’enfant à naître d’un père et d’une mère, comme d’autres s’indignaient de l’utilisation sexuelle des petits par des adultes. Cette France conservatrice est autrement plus réfléchie que la gauche ricaneuse et instable.

Lire ce que la psychanalyste Françoise Dolto écrivait sur les enfants en 1979 donne un aperçu des élucubrations d’une parole « éclairée ». Le Canard enchaîné a exhumé les textes de celle qui avait ses entrées dans les médias et était écoutée des parents branchés. Non contente de défendre la pédophilie et l’inceste, Dolto justifiait que le mari puisse battre sa femme : « Je dis que c’est le mari qui doit être aidé et non la femme battue. Il faut dire au mari : « Vous ne pouvez pas vivre avec cette femme ». Elles sont incapables d’entreprendre quoi que ce soit (…)  » Ceux qui, ces jours-ci, lynchent Gabriel Matzneff pour ses écrits de jadis sur son attirance perverse pour les enfants, se gardent de faire le procès de cette époque brindezingue. « La période était bêtement laxiste (…) Les idéologies nous submergeaient« , reconnaît Bernard Kouchner, cosignataire avec Daniel Cohn-Bendit et d’autres d’une pétition propédophile publiée dans Le Monde et Libération en 1977. Mais la nouvelle bande n’a pas changé.

Si les yeux s’ouvrent sur les abjections défendues par les sermonnaires d’hier, le déconnomètre reste à l’œuvre.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La Manif Pour Tous mobilise pour la grande manifestation nationale unitaire « Marchons Enfants ! » – le 19 janvier à Paris

14/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Les débats en commission au Sénat ont montré l’importance du clivage au sein de la haute assemblée. Si la commission n’est pas revenue sur la PMA sans père, elle a en revanche cherché à renforcer l’interdiction de la GPA. Pour obtenir une réécriture en profondeur du texte lors des débats en séance publique qui auront lieu à compter du 21 janvier, La Manif Pour Tous appelle les Français à se mobiliser lors de la grande manifestation nationale unitaire « Marchons Enfants ! » le dimanche 19 janvier 2020 à Paris.

La commission spéciale du Sénat a étudié au pas de charge et à huis clos les 264 amendements au projet de loi bioéthique. Tout se jouera donc en séance publique où plusieurs centaines d’amendements seront débattus, notamment sur les points clés du projet de loi : la PMA sans père, la GPA, la filiation, l’autoconservation ovocytaire, les chimères…

L’issue des débats est plus que jamais incertaine. Entre une majorité sénatoriale qui diffère de celle de l’Assemblée, la liberté de vote et l’état de l’opinion, le texte risque d’évoluer fortement. C’est le cas sur la question de la GPA qui s’était déjà invitée à l’Assemblée nationale en 1ère lecture. Mais au Sénat, l’idée est plutôt de compléter le dispositif législatif pour renforcer l’interdiction de la GPA. « Cet amendement porté par Bruno Retailleau va dans le bon sens » observe Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « Pour lutter efficacement contre la GPA, il faut aussi et avant tout fermer la porte à la PMA sans père ou sans motif médical. Sans cela, il est illusoire de prétendre lutter durablement pour les droits des femmes et des enfants et contre le business sordide et indigne de la marchandisation humaine » poursuit-elle. Pour ce faire, des amendements de suppression de l’article 1 seront débattus en séance publique. L’attente des Français est immense : 83% d’entre eux estiment en effet que les enfants nés par PMA ont le droit d’avoir un père et une mère.

Les débats s’annoncent aussi tendus sur la question de la filiation. Les députés seront notamment appelés à revenir sur la possibilité de mentionner deux mères sur un acte de naissance. Les questions économiques seront un autre terrain du débat en séance publique. Le remboursement de la PMA sans motif médical constitue en effet un véritable détournement de la médecine et de la sécurité sociale au détriment de la santé des Français qui ne comptent plus les déremboursements de médicaments et l’augmentation du coût de la santé. Par ailleurs, en adoptant en commission spéciale un amendement pour autoriser des centres privés à conserver les gamètes, les sénateurs qui l’ont voté confirment eux-mêmes tout l’intérêt sonnant et trébuchant de l’extension de la PMA.

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Arrêts de la Cour de cassation sur la GPA : en marche vers le marché des bébés

20/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un communiqué de presse du 19 décembre, la Manif Pour Tous appelle – à nouveau – les Français à manifester le 19 janvier pour la dignité des femmes et le respect de l’humanité.

Ce 18 décembre 2019, la Cour de cassation a fait mine de poursuivre le raisonnement qu’elle avait suivi dans le cas du couple Mennesson : elle a de nouveau jugé en faveur de la retranscription intégrale à l’état civil français d’actes de naissance d’enfants obtenus de mères porteuses à l’étranger par d’autres couples.

Mais si la Cour de cassation avait prétexté du « temps écoulé » dans le cas des jumelles Mennesson, ce motif n’est en réalité plus valable pour les cas jugés hier. La Cour de cassation n’a même pas pris la peine, cette fois-ci, de justifier sa décision, estimant carrément qu’« une GPA légalement faite à l’étranger ne fait pas, à elle seule, obstacle à la transcription de l’acte de naissance des enfants désignant le père biologique et le père d’intention». Un revirement sans précédent.

Ce faisant, la Cour de cassation va encore plus loin que la Cour européenne des droits de l’homme : cette dernière, dans un avis rendu le 10 avril dernier à la demande de la Cour de cassation et dans une décision publiée la semaine dernière (rendue le 12 décembre 2019), indiquait que la filiation entre le parent d’intention – le conjoint du père biologique – et l’enfant pouvait être établie en passant par l’adoption. Elle évitait ainsi l’invraisemblance qui consiste à faire comme si un acte de naissance évacuant la mère, c’est-à-dire la femme qui a mis au monde l’enfant, pouvait être exact.

La Cour de cassation ne s’est pas gênée pour passer outre un principe juridique constant, fondateur du droit de la filiation : « mater semper certa est » (la mère est toujours certaine).

En outre, dans les deux cas jugés hier, la Cour de cassation n’a pas été gênée non plus par l’invraisemblance qui consiste à faire inscrire directement deux pères sur l’acte de naissance d’un enfant au lieu de passer par l’adoption, déjà plus conforme à la réalité.

Ce faisant, la Cour de cassation, qui non seulement omet de tenir compte de l’interdiction de la GPA, laquelle implique de lutter contre cette pratique, mais en outre redéfinit la filiation, outrepasse son rôle. Elle prend, en quelque sorte, le rôle du législateur.

Cependant, cette décision atteste aussi du mouvement en cours, le législateur envisageant lui-même, dans le cadre du projet de loi bioéthique actuellement débattu au Parlement, de créer une « filiation » nouvelle, fondée sur la seule volonté des adultes. Ce projet n’est pourtant pas encore voté et le processus sera encore long. La Cour de cassation ne saurait donc en principe instaurer dans les faits une « filiation » fondée sur la volonté des adultes.

Cette décision de la Cour de cassation omet de prendre en compte l’exploitation des femmes générée par la gestation pour autrui : la pratique des mères porteuses est le summum du sexisme, contre lequel les responsables actuels prétendent tous les jours lutter, aussi bien en France qu’à l’international comme l’a montré le dernier sommet du G7.

Cette décision de la Cour de cassation omet de prendre en compte l’exploitation des femmes générée par la gestation pour autrui : la pratique des mères porteuses est le summum du sexisme, contre lequel les responsables actuels prétendent tous les jours lutter, aussi bien en France qu’à l’international comme l’a montré le dernier sommet du G7.

Si le projet de loi bioéthique est voté en l’état, il créera dans la loi une « filiation » nouvelle. Et dans quelques mois, les militants favorables à l’exploitation de la femme, à l’achat d’enfants et au business international de la procréation ne manqueront pas de dire que « la situation est hypocrite : la GPA a acquis toutes les caractéristiques de la légalité, il est temps de la légaliser ».

L’urgence est immense : cette dérive vers la marchandisation humaine et le business de la fabrication d’enfants avec la PMA sans père et la GPA doit être stoppée. Elle implique un moratoire sur le projet de loi.

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La Manif Pour Tous appelle les sénateurs à interdire la PMA sans motif médical pour sécuriser l’interdiction de la GPA

05/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Mardi 3 décembre 2019, à 19h, La Manif Pour Tous a été auditionnée par la Commission spéciale sur la bioéthique du Sénat, avec l’UNAF, les AFC, les Poissons Roses et Alliance Vita.
La Manif Pour Tous a pu donc souligner le lien entre la PMA sans père et sans motif médical et la GPA, c’est-à-dire la pratique des mères porteuses. Elle a invité les sénateurs à réécrire en profondeur le projet de loi bioéthique pour ne pas créer délibérément des orphelins de pères.
Rappelons également que selon une enquête IFOP, 83% Français estiment que les enfants nés par PMA doivent avoir les mêmes droits que tous les enfants et ne pas être volontairement privés de père toute leur vie.

Voici un extrait des propos introductifs de Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous :

1/ Ouvrir l’AMP (Assistance médicale à la procréation) dans un contexte qui prive des enfants de père pour toujours, c’est accepter d’effacer sciemment, délibérément l’un des parents de l’enfant, c’est dire qu’il ne naît que d’un « géniteur », qui n’aurait pas d’importance pour lui, pas d’importance pour se construire.

Si l’on dit aujourd’hui qu’un enfant peut bien se passer de père parce que telle est la volonté de certains adultes, on dira évidemment, demain, que l’enfant peut bien se passer de mère, si telle est la volonté de certains adultes.

Certains osent dire, de fait, que l’AMP pour les femmes seules et les couples de femmes « n’enlève rien à personne ». En réalité, elle enlève, et pour toujours, un père à l’enfant. Un père n’est pas rien, que je sache. Et un enfant n’est pas non plus « personne ».

En l’occurrence, certains osent d’ores et déjà priver volontairement des enfants de mère, et s’en vanter comme si c’était anodin, comme le montre le dernier numéro du magazine Gala, dont un reportage vante le monde merveilleux de la GPA. Nous voilà au pays des bisounours.

2/ Légitimer l’accès à l’AMP pour des personnes a priori fécondes au motif d’un « projet parental » prépare aussi les conditions de la GPA : des couples homme-femme pour lesquels l’AMP n’est pas une solution, des hommes seuls comme des couples d’hommes peuvent avoir eux aussi un « projet parental ».

3/ Inscrire deux mères sur l’acte de naissance d’un enfant, c’est considérer qu’entre les deux femmes, il n’y aurait aucune différence entre celle qui l’a attendu et mis au monde, et sa conjointe. C’est faire comme si la maternité, l’accouchement, n’étaient rien dans la vie de la femme, rien dans la vie de l’enfant. C’est évidemment faux. C’est nier une réalité que toute mère ressent puissamment dans son corps, son psychisme, et bien au-delà de La grossesse et de la naissance.

Si la grossesse et l’accouchement ne sont rien, alors une femme qui a été enceinte et a accouché pourrait aussi ne pas être reconnue comme mère. C’est en l’occurrence le principe de la pratique des mères porteuses, que les militants pro-GPA, justement, nomment « femmes porteuses » et non « mères porteuses » : à leurs yeux, celle-ci n’a pas vécu la maternité, elle n’est pas mère !

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30 novembre et 1er décembre : 2 jours de mobilisation en France contre la PMA sans père et la GPA

21/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Albéric Dumont l’avait annoncé lors de la manifestation du 6 octobre : si un dialogue ne s’ouvrait pas avec le Président de la République, si les implications et conséquences de la PMA sans père n’étaient pas enfin prises en compte, des actions d’ampleur toujours plus grandes auraient lieu le week-end du 30 novembre et le dimanche 19 janvier.

Depuis le 6 octobre, le silence est complet : pas un commentaire sur le projet de loi bioéthique ni sur l’immense opposition qui s’est exprimée. Sans doute un silence embarrassé face au succès de la manifestation, mais aussi un silence contradictoire : même dans leurs longues interviews au JDD – des 6 octobre et 10 novembre – le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn ne disent pas un mot de la PMA alors qu’ils répondent à des questions sur l’ensemble des réformes urgentes pour la France. Si le projet de loi bioéthique est si peu important à leurs yeux, si eux-mêmes considèrent que ce n’est pas une réforme nécessaire, raisons de plus pour retirer ce projet de loi.

Comme prévu donc, les dates annoncées seront marquées par des actions d’ampleur auxquelles Marchons Enfants vous invite à participer et notamment celle-ci :
– Le week-end du 30 novembre-1er décembre, des piquets de mobilisation pour les droits de l’enfant seront installés sur tout le territoire.

Pour ce week-end du 30 novembre, vous trouverez sur la carte en ligne sur le site de La Manif pour Tous (voir ci-dessous) tous les départements concernés par des piquets. Vous trouverez dans les jours à venir les lieux de ces piquets de mobilisation : grâce à la carte interactive, vous pouvez trouver le piquet le plus proche de vous, ainsi que l’adresse mail du responsable.

Plus d’infos sur : https://www.lamanifpourtous.fr/30-novembre-1er-decembre-piquets-de-mobilisation-dans-toute-la-france