Bruits de botte au Kosovo

Bruits de botte au Kosovo

25/11/2011 – 08h30
PRISTINA (via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) –
La situation semble se tendre au Kosovo. Il faut peut être y voir un rapprochement entre la Serbie et la Russie, donnant plus de poids géopolitique au gouvernement serbe pour ne pas lâcher le territoire historique de son peuple.

Hier, le ministre serbe de l’Intérieur, Ivica Dacic, a déclaré qu’une attaque contre les Serbes du Kosovo équivaudrait à une attaque contre Belgrade. Avant d’ajouter : « La Serbie ne restera pas les bras croisés ». Cette déclaration était adressée clairement au Premier ministre kosovar, Hashim Thaçi.

La situation à la frontière administrative entre la Serbie et le Kosovo s’est aggravée en septembre 2011, suite à la prise de contrôle par les Kosovars albanais de plusieurs postes douaniers situés dans les régions peuplées de Serbes. Les Kosovars musulmans sont aidés dans cette mission par la Mission policière de l’UE (Eulex) et la Force internationale de sécurité (Kfor) placée sous le commandement de l’Otan.

[box class =”info”]Crédit photo : capture d’écran d’une vidéo montrant les affrontements de juillet 2011.[/box]

Un Noël pour les enfants serbes du Kosovo

Un Noël pour les enfants serbes du Kosovo

16/11/11 – 19h30
PARIS (NOVOpress) –
Dans quelques semaines, l’équipe de bénévoles de « Solidarité Kosovo » prendra la route du Kosovo et de la Métochie pour déposer des jouets dans les enclaves serbes meurtries par les assauts chroniques d’extrémistes albanais.

Pour la septième année consécutive, l’ONG française apportera des vêtements chauds, du matériel scolaire et des jouets pour réchauffer le cœur des enfants serbes le temps d’un Noël.

C’est dans un contexte particulièrement hostile que se déroulera le convoi d’aide en faveur des foyers serbes des enclaves.

Depuis la récente annonce de l’OTAN d’abandonner les postes de douanes du nord du Kosovo, à majorité serbe, entre les mains des Albanais, de graves tensions politiques ont été ravivées. Dans un climat proche de l’état de siège, les Serbes s’organisent en installant des barricades dans tout le nord du Kosovo pendant que le déploiement des soldats de l’OTAN continue de s’intensifier.

Les tensions embrasent même le sud du Kosovo où récemment un jeune serbe a été assassiné et deux autres ont été blessés par balle. Cela porte le nombre de chrétiens assassinés cet automne au Kosovo à trois… Ce sont les premières cibles de la recrudescence de violences qui ensanglantent le Kosovo et la Métochie.

En dépit des graves troubles qui agitent la région, l’association « Solidarité Kosovo » se rendra sur place dans quelques semaines, fidèles au peuple serbe et à l’Histoire commune de la France et de la Serbie.
Pour accomplir leur mission de Noël « Solidarité Kosovo » annonce l’ouverture de la campagne de dons « Noël 2011 » dans un récent communiqué que nous reproduisons partiellement ici :

 

« Une aide, aussi symbolique soit-elle, peut nous permettre d’acheter une peluche, des cahiers ou tout simplement de faire un plein d’essence pour poursuivre notre route jusqu’à l’extrême sud de la Serbie.

Vous pouvez continuer à aider les Serbes du Kosovo en envoyant vos dons (1) à:

* Solidarité Kosovo – BP 1777 – 38 220 Vizille (chèques à l’ordre de Solidarité Kosovo)

* Ou par Internet en cliquant  ici

(1) « Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d’exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €. »

Kosovo, Loups dans la brume – De Giuseppe Ciulla et Vittorio Romano

Kosovo, Loups dans la brume - De Giuseppe Ciulla et Vittorio Romano

Kosovo, Loups dans la brume - De Giuseppe Ciulla et Vittorio Romano

En 2010 sortait l’ouvrage “Lupi nella nebbia. Kosovo: l’Onu ostaggio di mafie e Usa” (Loups dans la brume. Kosovo : l’ONU otage de maffias et USA), un excellent ouvrage de deux grands journalistes italiens. On y suit les traces des deux reporters au Kosovo, qui grâce à leur expérience sur place, mais surtout à l’analyse de documents officiels (reproduits dans le livre ) en arrivent à une thèse sans appel : le Kosovo est volontairement laissé dans le chaos, car cette déstabilisation lui permet d’être « un des foyers les plus importants pour le trafic d’armes, de drogue, d’organes d’êtres humains ».

Pour Giuseppe Ciulla et Vittorio Romano, les auteurs de ces trafics en tous genres ne sont autres que… les plus hautes personnalités politiques actuelles du Kosovo. Preuves à l’appui, les journalistes retracent les méfaits de ces anciens membres de l’UCK, l’organisation terroriste narcotrafiquante qui grâce à la guerre des Nations Unies et son administration a mis les mains sur le pays.

Parlementaires, ministres, maires, ont les mains recouvertes du sang de civils serbes, albanais pacifistes, mais aussi témoins gênants. Ils ont participé physiquement à tortures, assassinats, ou encore exportations d’organes d’êtres humains, cela pendant des années d’administration internationale et jouissant ainsi d’une impunité totale.

«Vous voulez savoir pourquoi ni l’ONU ni l’Union Européenne ne peuvent arrêter les vrais criminels au Kosovo ? La réponse est très simple : car ils devraient envoyer en prison tous les principaux leaders kosovars, les ex-guerriers de l’UCK auxquels l’ONU elle-même a confié de gouverner le pays. Ils ne peuvent pas arrêter leurs “partners”… »

La présence internationale et la déclaration d’indépendance n’ont pas amené bonheur et prospérité, mais misère et criminalité. Dont les premiers à faire les frais sont les serbes enfermés dans leurs enclaves.

Une seule petite remontrance cependant à faire au livre : l’emploi du terme « kosovars» pour identifier les albanais résidents au Kosovo. Bien qu’utilisé sans arrière-pensées par les auteurs, rappelons que ce fut une « tactique sémantique » pour justifier l’indépendance, faisant passer les albanais pour les habitants légitimes de la région, au grand dam des serbes.

Audrey d’Aguanno