Le drame du Kosovo, exemple à méditer

Nous avons sous nos yeux, en Europe même, l’exemple d’un pays où les musulmans ont pris le pouvoir avec la bénédiction et l’aide de l’OTAN, de l’Union européenne, et de la France. De plus, ces musulmans ne sont pas des immigrés, ce sont des autochtones.

Ce pays est le Kosovo, et les musulmans sont des Albanais, islamisés et soumis aux Ottomans depuis des siècles.

J’ai assumé la direction de la MIP (Mutuelle de l’Industrie du Pétrole) de 1982 à 1994. Notre siège social était installé dans un complexe d’immeubles de bureaux construit entre 1975 et 1980 près de la station RER de Val de Fontenay, à Fontenay–sous-Bois (94).

L’installation électrique ne justifiait pas la présence d’un technicien d’entretien à plein temps. Nous faisions appel à un technicien de la DIAC (filiale crédit de Renault), qui ne venait dans nos locaux que quelques heures pendant le week-end.

Je trouvais sur mon bureau, le lundi matin, un compte rendu de son intervention. Lorsqu’il avait quelque chose de plus important à me faire savoir, il venait me rejoindre à la cafeteria et nous prenions notre repas ensemble.

Ce technicien s’appelait Vulovic. Il était Serbe, installé en France depuis de nombreuses années, mais il retournait souvent dans son pays natal, auquel il restait très attaché. Nous parlions donc travail, mais aussi, fréquemment, de son pays d’origine.

Après l’éclatement de la Yougoslavie, la Serbie fut le théâtre de nombreux conflits, avec tou­tes les souffrances que peuvent supporter les populations dans ces guerres civiles.

Vulovic profitait de ses vacances pour accompagner des convois humanitaires qui apportaient des secours aux populations serbes. À son retour, Vulovic me faisait part de son indignation de voir qu’en Europe occidentale et même en France, alliée traditionnelle de la Serbie, les Serbes étaient toujours désignés comme les coupables. Il me décrivait les brutalités, voire les atrocités, dont étaient victimes les Serbes, notamment dans la Krajina qui appartenait à la Croatie, et dont les Serbes ont été chassés sans ménagement et dans l’indifférence générale.

En outre, Vulovic me faisait part de ses inquiétudes pour une région dont je n’avais jamais entendu parler : le Kosovo. Le Kosovo, me disait-il, a pour les Serbes la même valeur sentimentale que l’Alsace-Lorraine pour les Français. C’est là que s’est déroulée la bataille du Champ des Merles (1389), qui symbolise la lutte séculaire du peuple serbe contre l’envahisseur ottoman. De plus, le Kosovo abrite des monastères orthodoxes qui sont parmi les plus beaux de Yougoslavie.

Le Kosovo, ajoutait Vulovic, comportait au départ une faible minorité albanaise. Mais les choses ont beaucoup changé depuis 1945. Au cours de la 2e guerre mondiale, l’Italie, qui avait annexé l’Albanie en 1939, créa une « Grande Albanie » englobant le Kosovo. Cela provoqua un afflux important d’Albanais. Après la guerre, les Serbes (orthodoxes) ont adopté un mode de vie à l’occidentale avec peu d’enfants par famille. Au contraire, les Albanais (musulmans) ont continué d’avoir une très forte natalité. Ainsi, au fil du temps, l’équilibre démographique s’est fortement modifié en faveur de la population albanaise, qui est devenue majoritaire. Cela s’est accompagné d’une montée des revendications identitaires de la part des Albanais.

Depuis l’éclatement de la Yougoslavie, – toujours selon Vulovic –, les Albanais sont devenus agressifs. Des commandos armés agressent les Serbes du Kosovo, qui n’osent plus sortir de chez eux. Ils ne comptent plus que sur l’armée pour rétablir l’ordre et leur sécurité, disait Vulovic. Et il ajoutait : tout cela va très mal finir.

Voilà les propos que j’entendais entre 1990 et 1994, date de mon départ en retraite. Vulovic avait quelques années de moins que moi. Malheureusement, il est décédé prématurément, peu après ma fin d’activité.

En 1999, les forces de l’OTAN ont pilonné la Serbie avec la participation d’avions français.

J’ai repensé à ce que Vulovic m’avait annoncé de façon prémonitoire plus de sept ans auparavant.

En mémoire de lui, je suis allé porter mes dons à l’église orthodoxe serbe de Paris.

Le Kosovo est indépendant depuis 2008. Malgré les soldats de la KFOR, la plupart des monastères orthodoxes ont été saccagés.

Les rares Serbes restés au Kosovo vivent dans des enclaves entourées de barbelés, et leur sécurité est plus que précaire.

Quel sera le prochain Kosovo ?

Raymond Croella

Tribune reprise de les4verites.com

Bienvenue au Kosovo – Un périple à travers l’ex-Yougoslavie ou l’enfer balkanique d’après-guerre

Bienvenue au Kosovo est un titre à prendre au douzième degré. Sur la très belle couverture de l’album, Kosovo est écrit selon la typographie publicitaire d’une marque de soda symbole de l’Empire. Cette couleur rouge, c’est celle du mondialisme américain – particulièrement actif dans le démembrement balkanique – et celle du sang versé dans un conflit pluriethnique. Bienvenue au Kosovo nous raconte le retour au pays de Dimitri, Serbe ayant fui la guerre yougoslave pour l’Italie, pendant son adolescence. Les années ont passé, il doit se rendre sur la tombe de son père en pleine zone kosovare. Pendant le trajet en train, Dimitri fait la connaissance de Milan, un vieux Serbe truculent de Sarajevo.

De leur rencontre s’ensuivra toute une série de retours en arrière dans les souvenirs douloureux de l’enfance, de la guerre où chacun porte son lot de regrets, de failles et de souffrances. Dimitri porte le poids d’une culpabilité vis-à-vis de son père et de sa sœur ; quant à Milan, c’est sa situation personnelle (Serbe de Bosnie ayant une femme musulmane) qui révèle toute la complexité de cette zone de l’Europe où coexistait dans un fragile équilibre une mosaïque communautaire.

L’une des qualités premières de cette bande dessinée est d’avoir su subtilement mettre en forme les problématiques historiques de cette région sans en alourdir le propos ou la narration. Un pari réussi, un graphisme soigné, des couleurs sombres qui cadrent bien avec la tonalité de l’histoire. Le personnage de Milan est à lui tout seul un concentré de tout ce qui déchirera la Yougoslavie post-Tito. Personnage réellement touchant, désabusé, il n’omet pas de nommer les responsables dans un dernier laïus : l’OTAN et, à travers elle, les USA.

Car, oui, la Yougoslavie a bel et bien été un laboratoire pour l’oligarchie en matière de démantèlement territorial, avec le scandale de la création du Kosovo en tant qu’Etat fantoche et mafieux aux relents islamistes ; le tout supervisé par les USA et l’installation de leur base militaire Bondsteel, que du lourd ! Le Kosovo, rappelons-le, est le foyer historique de la civilisation serbe après la bataille de Kosovo Polje en 1389, où les Serbes furent opposés aux troupes ottomanes. Aujourd’hui, le Kosovo est peuplé majoritairement d’Albanais, la population serbe ayant dû, dans son ensemble, fuir.

Pour revenir à notre ouvrage, je ne peux que vous conseiller cette BD qui captivera aussi bien les bédéphiles que les plus réfractaires au genre car c’est un récit poignant sur une période occultée de notre histoire européenne.

Jérôme Régnault

Article paru dans Présent daté du 20 décembre 2019

N. Mirkovic, S. Mogavino et G. Quattrocchi, Bienvenue au Kosovo, Editions du Rocher, 2019, 58 pages, 14,90 euros.

Visite d’Emmanuel Macron en Serbie : une nouvelle occasion manquée pour la France ?

Visite d'Emmanuel Macron en Serbie : une nouvelle occasion manquée pour la France ?

NOVOPress – 09/09/2019 – Le 15 juillet dernier, Emmanuel Macron était reçu en grande pompe à Belgrade, pour une visite très attendue, d’une durée de deux jours. Pour le géopolitologue Alexis Troude, spécialiste des Balkans, cette visite est en demi-teinte : s’il faut bien sûr se réjouir que la France cesse de négliger son allié historique, il déplore toutefois le côté timoré des entrepreneurs français embarqués à la suite du Président. Il s’en explique dans un article paru dans Causeur dont nous reproduisons un court extrait.

Pour les Serbes, quelques années seulement après la renaissance de leur Etat (2008), la visite d’un chef d’Etat français revêtait la plus haute importance. Pour la France aussi, qui avait délaissé cette région depuis quelques années, avec par exemple une décevante septième place d’investisseurs étrangers, derrière des pays concurrents comme l’Italie ou l’Allemagne, il fallait rattraper le temps perdu. (…)

La question est à présent de savoir quelles seront les retombées de cette visite officielle du Président de la République. Arrivé comme tous les présidents français avec une bardée de chefs d’entreprises, on s’attendait à la signature d’accords commerciaux et économiques d’envergure. Mais on a très vite déchanté. A part des accords culturels sur la francophonie et d’autres très techniques sur des échanges militaires, aucun accord économique d’envergure ne pointe à l’horizon. (…)

En fait, la France officielle a compris que le retard pris depuis quelques années dans cette région allait mettre du temps à être comblé. Comme nous l’a déclaré Monsieur Mondoloni, Ambassadeur de France à Belgrade ces deux dernières années, « nous sommes absents de la région depuis 2010 ». Malgré cet déplacement exceptionnel et le fort sentiment de francophilie dans la population et le gouvernement serbes, il sera difficile de remplacer les géostratégies chinoise et russe à l’œuvre en Serbie.

Le Kosovo : « un État mafieux non viable économiquement, politiquement, en plein cœur de l’Europe »

19/08/2019 – EUROPE (NOVOpress)
20 ans après la fin des combats, les relations sont exécrables entre Belgrade et Pristina ainsi qu’entre Serbes et Albanais.

Xavier Moreau, fondateur du think tank Stratpol, spécialiste des relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide, revient sur la situation explosive du Kosovo.


La prière musulmane récitée dans l’église Saint-Louis-des-Invalides

Incrédulité, honte et colère en découvrant ces images publiées sur le compte Twitter du site Fdesouche : la prière musulmane récitée en chaire – là où nos curés n’osent plus monter depuis des décennies – dans l’église Saint-Louis-des-Invalides, la cathédrale du diocèse aux armées françaises. Une prière récitée à l’occasion des vingt ans de paix au Kosovo, précise Fdesouche. Devant le tabernacle. Mais peut-être l’avait-on vidé de sa Présence pour l’occasion…

C’était le 22 mai dernier. L’ambassade du Kosovo en France avait organisé un concert en hommage aux victimes du conflit au Kosovo. « Sans considération ethnique et pour rendre hommage à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans », expliqua l’ambassadeur Qëndrim Gashi, comme l’a rapporté Le Figaro. La Philharmonie du Kosovo, sous la direction de Baki Jashari, interpréta l’œuvre de Karl Jenkins, L’Homme armé : une messe pour la paix, composée en 1999. Une œuvre qui se veut universelle en reprenant des textes de diverses religions : ordinaire de la messe des catholiques, psaumes de la Bible et… appel à la prière islamique. Fallait-il, pour autant, que cet appel à la prière soit interprété dans une église ? En chaire, qui plus est – montée en chaire qui n’est pas sans rappeler celle de l’imam, le 29 mai 1453, dans l’église Sainte-Sophie de Constantinople tombée aux mains des Ottomans, église dans laquelle les prêtres venaient d’être massacrés alors qu’ils célébraient la messe ? La réponse par une autre question : imagine-t-on une messe de Mozart, dans laquelle est proclamée la foi catholique, chantée dans une mosquée ? Réaction d’un ami de Boulevard Voltaire, arabophone et originaire d’un pays où les chrétiens eurent à combattre les armes à la main pour survivre : « C’est scandaleux »…

La paix au Kosovo ? Je repense alors à cette petite église du monastère de nonnes orthodoxes de Devič, au cœur du Kosovo. Un jour, les Albanais musulmans y crevèrent symboliquement les yeux des icônes, comme le faisaient les Turcs autrefois. L’une des religieuses fut même violée. Cinq ans plus tard, ce même monastère fut de nouveau attaqué par des centaines d’Albanais musulmans. Les religieuses furent évacuées de justesse et le monastère partiellement détruit par le feu. Une vieille histoire qui remonte aux croisades, me direz-vous ? Effectivement, c’était en 1999 et en 2004, durant ces vingt ans de paix célébrés aux Invalides.

En 2011, je commandais le contingent français au Kosovo. Une section de soldats français protégeait alors en permanence ce monastère. Je reçus deux sénateurs – un socialiste, un UMP – en mission parlementaire pour étudier l’utilité de notre présence sur ce théâtre d’opération. Étonnement du sénateur UMP : est-ce bien utile de garder ce monastère ? Je dus le traîner dans l’église pour lui montrer les stigmates encore récents du sacrilège, lui décrivant le déferlement de haine qui s’était abattu sur ce modeste sanctuaire. Mais pourquoi ces bonnes sœurs ne vont-elles pas dans un autre monastère en Serbie ? me demanda ce sénateur. Pourquoi, Monsieur le Sénateur ? Mais tout simplement parce que, depuis le XVe siècle, en ce lieu, existe un monastère chrétien. Ces religieuses sont chez elles, ici.

Et aujourd’hui, en cette église Saint-Louis, au cœur de l’hôtel des Invalides, fondé par un roi très chrétien, c’est la prière mahométane qui est récitée ! Certes dans un concert. Que penserait Mère Anastasia, mère supérieure du couvent de Devič, en voyant ces images, elle qui y entra alors qu’elle n’avait encore que 15 ans ? Que penserait Mère Makaria, supérieure du monastère de Sokolica, sur les hauteurs de Mitrovica ? Elle qui me dit un jour : « Ne laissez pas faire en France ce que nous avons laissé faire ici au Kosovo » (je cite de mémoire).

Il y a des jours où l’on a envie de pleurer.

Georges Michel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Quel avenir pour la minorité serbe du Kosovo ?

13/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le président serbe Aleksandar Vucic doit se rendre début juillet à Paris pour discuter avec Macron sur l’avenir du Kosovo. La France fait partie des 33 pays européens qui ont reconnu l’indépendance autoproclamée du Kosovo : une « triple faute » pour Jean Pierre Chevènement qui a toujours dénoncé la guerre déclenchée en 1999 par l’OTAN sous de faux prétextes.

Mais en droit international, le Kosovo reste serbe, faute d’un nombre suffisant d’États ayant reconnu à l’ONU, cette indépendance.

Un collectif de réfugiés serbes et de sympathisants français s’est créé en faveur de la paix au Kosovo, devenu l’un des principaux narco-états d’Europe centrale.

Il a lancé une pétition soutenue par le général Delaware, demandant la création d’un groupe parlementaire afin de susciter un réel débat en France, sur l’avenir de cette province actuellement aux mains des Kosovars et convoitée par l’OTAN.

Le ministre serbe chargé du Kosovo enlevé lundi par un commando albanais

29/03/2018 – SERBIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le ministre serbe Marko Djuric chargé du Kosovo dans le gouvernement de Belgrade a été attaqué par une unité des forces spéciales albanaise alors qu’il présidait une réunion publique consacré au dialogue interne.

Marko Djuric, ministre serbe a subit un incident divisant les secteurs serbe et albanais…

A 17h30 lundi soir une cinquantaines d’hommes cagoules particiapnats à un large commando albanais ont débarqué lourdement armé à la table ronde dirigée par le président. C’est une scène de violence inouïe qui s’est alors déroulé pour les élus serbes projetés au sol et frappé à coup de crosse.

Marko Djuric a finalement été relaxé par cette unité albanaise ?

Après avoir été séquestré, le ministre serbe finement été expulsé du Kosovo et est arrivé mardi en fin de matinée à Belgrade où il a reçu les soins nécessaire à son état. Il témoigne des violences exercé par ce groupe qui criaient « Allahou Akbar » tout au long de la route conduisant à Pristina.

Solidarité Kosovo, une association de soutien aux serbes depuis 2004 exprime tout son soutien aux trente victimes serbes blessées au cours de l’agression et plus largement à tous les serbes qui se sentent plus en danger que jamais.

10 ans d’« indépendance » du Kosovo : bienvenue dans le pandémonium de l’Europe – par Nikola Mirkovic

Le Kosovo demeure une zone très instable qui peut de nouveau embraser la région.

Avant toute chose, il faut clarifier la situation du Kosovo, qui n’est pas « indépendant », comme certains veulent nous le faire croire. Des Albanais du Kosovo ont déclaré leur indépendance le 17 février 2008, mais cela n’en fait pas un pays indépendant pour autant. La résolution 1244 de l’ONU souligne que le Kosovo fait partie de la Serbie et l’ONU elle-même ne reconnaît pas le Kosovo indépendant. C’est, d’ailleurs, la position officielle du Vatican, de la Russie, de l’Espagne, de l’Inde… et de nombreux pays qui refusent de reconnaître l’indépendance de cet « État » artificiel, haut lieu du crime organisé et calvaire des orthodoxes serbes.

La situation du Kosovo, aujourd’hui, est catastrophique. Plus de 1.000 Serbes ont été assassinés et 250.000 Serbes chrétiens ont dû fuir la région depuis l’arrivée de l’OTAN. 150 églises chrétiennes ont été détruites pendant qu’en même temps, 800 mosquées se sont construites et que le Kosovo devenait le premier fournisseur, par tête d’habitant, de djihadistes en Europe. Les Serbes, devenus minoritaires sur leur propre terre, continuent de subir une purification ethnique qui n’émeut guère les grandes consciences européennes.

Le Kosovo est une des régions les plus jeunes et également les plus pauvres d’Europe, avec 60 % des jeunes au chômage, 30 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté et 10 % de la population survivant en extrême pauvreté avec moins d’un euro par jour. C’est un paradoxe incroyable pour une région qui a reçu plus d’argent, par tête d’habitant, que l’Europe avec le plan Marshall. La situation est tellement catastrophique que des milliers d’Albanais eux-mêmes fuient maintenant la région par dizaines de milliers.

Et c’est normal que le Kosovo ne s’en sorte pas. Les pays de l’OTAN, qui ont fomenté la guerre en ex-Yougoslavie en formant et en finançant l’armée terroriste de l’UÇK, ont choisi ces mêmes terroristes, majoritairement issus du crime organisé, pour diriger le « pays » une fois la guerre terminée. À quoi fallait-il s’attendre d’autre ? Pensait-on, sérieusement, que Hashim Thaçi, l’actuel « président » du Kosovo, chouchou des chancelleries occidentales et ex-chef de l’UÇK, dont un rapport du Conseil de l’Europe dit qu’il est « le plus dangereux parrain de la pègre de l’UÇK », devienne du jour au lendemain un philanthrope humaniste doté d’un sens aigu de l’économie et de la gestion d’un pays ? Évidemment que non. Thaçi a été mis en place parce qu’il ferme les yeux sur les prédateurs économiques, issus des pays de l’OTAN, qui rachètent la région pour une bouchée de pain, abusant de la main-d’œuvre à bas prix et rapatriant les dividendes dans leurs pays d’origine.

Le Kosovo demeure une zone très instable qui peut de nouveau embraser la région. Maintenant, plus que jamais, il faut mettre fin à cette ingérence funeste de l’Union européenne et des États-Unis en Serbie et laisser l’État de droit serbe régler lui-même ses problèmes internes.

Nikola Mirkovic

Texte repris du site Boulevard Voltaire

La Serbie pleure le héros Oliver Ivanovic lâchement assassiné à Mitrovica

23/01/2018 – EUROPE (NOVOpress)
À Kosovska Mitrovica, le 16 janvier dernier, l’un des principaux hommes politiques serbes du Kosovo-Métochie a été assassiné à l’extérieur des locaux de son parti. Selon les informations officielles, il a été touché dans le dos lorsque le tueur a tiré plusieurs balles d’un pistolet avec un silencieux : un meurtre professionnel donc.

Ces faits indiquent que l’accord de Bruxelles, signé par Aleksandar Vucic avec les séparatistes de Pristina en 2013, a eu un impact négatif sur la sécurité des Serbes au Kosovo.
La raison principale en est que, selon l’accord de Bruxelles, les institutions de la Serbie sur le territoire du Kosovo-Métochie ont été éteintes.

La police serbe et le pouvoir judiciaire ont été intégrés au système du Kosovo qui fonctionne conformément à la Constitution et aux lois du soi-disant État du Kosovo.

Cela a conduit à l’arrestation de Serbes au Kosovo par des Albanais de la police du Kosovo, puis aux procès des tribunaux albanais établis par le faux État du Kosovo.

Le 18 janvier, la Serbie a rendu un dernier hommage à son héros Oliver Ivanović, lâchement assassiné à Kosovska Mitrovica.


Catalogne et Kosovo : le deux poids deux mesures de l’Union européenne

Catalogne

04/10/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : C’est le président serbe Aleksandar Vucic qui pose la question : « Comment se fait‑il que, dans le cas de la Catalogne, le référendum d’indépendance ne soit pas validé par Bruxelles, mais qu’à ses yeux la sécession du Kosovo, pourtant organisée sans référendum, le soit ? » Le Kosovo, berceau et cœur historique du royaume de Serbie, avait été reconnu indépendant par l’Union européenne en 2008 alors qu’il n’avait fait l’objet d’aucun référendum. « C’est le meilleur exemple du deux poids deux mesures et de l’hypocrisie dans le domaine de la politique internationale », ajoute le président serbe Aleksandar Vucic.

Les pays où des mouvements séparatistes agissent, comme l’Espagne, n’ont pas reconnu cette indépendance du Kosovo. La Grèce, la Tunisie, la Roumanie non plus. C’est également la position adoptée par la Russie, notamment parce qu’elle révèle l’ambivalence de la position occidentale dans le dossier de Crimée. « Nos partenaires occidentaux ont créé le précédent du Kosovo de leurs propres mains », déclarait Vladimir Poutine devant le Parlement russe, en 2014. Poutine avait alors estimé que la situation au Kosovo et en Crimée était « exactement la même », mais que la diplomatie occidentale, dans sa grande majorité, avait choisi de traiter les deux cas de manière différente et incohérente.

Un superbe documentaire sur la chrétienté en péril au Kosovo

Kosovo chrétienté Arnaud Gouillon

11/04/2017 – KOSOVO (NOVOpress) : Kosovo, une chrétienté en péril : tel est le titre du documentaire diffusé par KTO et réalisé avec l’aide de Solidarité Kosovo. « Au cours de l’année 2016, à plusieurs reprises, nous avons aussi accueilli Eddy Vicken et Yvon Bertorello, déjà auteurs de plusieurs documentaires primés, lors de plusieurs de nos séjours. La confiance accordée par les Serbes du Kosovo à Arnaud Gouillon, directeur de l’association, a permis aux deux documentaristes de recueillir de nombreux témoignages poignants », se félicite Solidarité Kosovo dans un communiqué.

« Plusieurs amis de l’association se relaient ainsi devant la caméra pour y raconter l’Histoire du Kosovo ou leur vie quotidienne et les persécutions subies », tel le père Serdjan, responsable du bureau humanitaire de Solidarité Kosovo au monastère de Gracanica, ainsi que le diacre Milovan, son assistant. Sont aussi interrogés le père Sava, Higoumène (père Abbé) du monastère de Visoki Decani, plusieurs prêtres des enclaves avec qui travaille l’association, ainsi que Monseigneur Théodose, évêque du Kosovo-Métochie.

En moins d’une heure, ce beau documentaire saura faire prendre conscience aux spectateurs qu’il y a aujourd’hui au cœur de l’Europe des chrétiens qui souffrent pour leur foi. Depuis ‘an 2000, on dénombre près de 150 lieux de culte chrétien pillés, détruits, incendiés…

Kosovo, le chaos endémique

16/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
Huit ans après la proclamation de son indépendance dans l’euphorie générale des populations albanaises, le Kosovo est toujours la proie d’une corruption massive et d’une violence chronique. Interruptions de sessions parlementaires au gaz lacrymogène, violences de rue, troubles entre Serbes et Albanais sont monnaie courante, même à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance. L’État ne fonctionne pas, au grand dam des habitants de toutes les communautés.


Quelle Europe ? Par Vincent Revel

04/11/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Incapable d’avoir une ligne constructive à propos du problème syrien, Bruxelles joue encore avec le feu. Pour essayer de contraindre les Turcs à mieux contrôler leurs frontières, nos technocrates européens relancent une possible adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Face aux défis, crises, conflits et dangers de l’ère moderne – démographie croissante et galopante qui prévaut dans la majorité des pays musulmans et dans les pays en voie de développement, émergence politique et économique des puissances chinoise et indienne, défi du terrorisme islamiste et radicalisation du monde musulman, prolifération de la menace nucléaire, mondialisation des échanges, immigration de masse qui fragilise de nombreuses nations, loi des marchés financiers, grandes criminalités organisées, problèmes écologiques, impérialisme américain… -, l’Europe n’aurait-t-elle pas besoin, dans les années à venir, de se définir et de s’exprimer en tant que civilisation pour continuer à se faire entendre et respecter sur la scène internationale ?

L’Europe, à l’image de la France, défend, avec conviction et depuis trop longtemps, l’idée du multiculturalisme. L’ouverture aux cultures étrangères est devenue une obligation, une nécessité et un devoir pour les pays européens au point de vouloir les assimiler à nos sociétés et parfois les substituer à nos traditions.
Selon nos commissaires européens et les gardiens de la pensée unique, la diversité est considérée aujourd’hui comme une chance. Ce phénomène, typiquement occidental, est vécu comme une fatalité avec laquelle les nations européennes doivent se développer et vivre pour espérer construire un avenir radieux. Seuls les avantages du multiculturalisme sont mis en avant et jamais les inconvénients ne sont sérieusement pris en compte.

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L’UNESCO s’apprête à admettre le Kosovo

22/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’UNESCO s’apprête à admettre comme membre la soi-disant « république du Kosovo », alors que les Nations-Unies elles-mêmes n’ont jamais reconnu « l’indépendance » de cette province serbe, berceau historique de la culture et de l’identité chrétienne de la Serbie, aujourd’hui aux mains des rebelles albano-musulmans de l’UCK mis au pouvoir par les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN !

Encore une nouvelle hypocrisie qui, sans nul doute, n’a pas d’autre but que de profiter au clan islamo-maffieux d’Hashim Thaci au pouvoir à Pristina.
Il faut que cesse d’être ainsi bafouée par la communauté internationale la résolution 1244 de l’ONU !

La résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, votée le 10 juin 1999 par le Conseil de sécurité, est une résolution prise sous le chapitre VII de la charte des Nations-Unies qui autorise un déploiement militaire et civil dans la province serbe du Kosovo dans le cadre d’une opération de maintien de la paix.


L’ami américain ! Tribune libre de Vincent Revel

L’ami américain ! Tribune libre de François Revel

En cette période de tensions, où le choc des civilisations nous ramène à la dure réalité des relations internationales, l’Union européenne a fait le choix de l’exception, de la différence en abdiquant toute volonté de puissance. Niant les rivalités et les conflits ancestraux, soumises à l’utopie du bien vivre ensemble et à la nouvelle religion des droits de l’hommisme, obéissant en bons petits soldats aux injonctions de leur maître américain, les têtes pensantes de Bruxelles vivent dans un monde où seule la pensée néo-libérale est perçue comme idée de progrès.

Sur ce principe, toutes les compromissions sont justifiées, aussi bien celles qui mènent aux pires atrocités comme celles qui compromettent sérieusement les intérêts de notre continent.

Depuis les bombardements sur Belgrade en 1999, le Kosovo en est l’exemple le plus flagrant.

Dans le seul but de servir la géostratégie américaine, la France ainsi que l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni n’ont pas hésité un seul instant à s’associer à la plus grande épuration ethnique effectuée sur le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale. En mettant la nation serbe à genoux, Washington, Paris et Bruxelles ont sciemment participé au déplacement de plus de 200.000 Serbes, Tziganes et Goranis au Kosovo.

En créant volontairement une zone de conflit dans les Balkans avec la question albanaise, les Etats-Unis ont endossé le rôle du partenaire inévitable.

Comme le dit Aymeric Chauprade, le but de l’opération fut soigneusement planifié pour atteindre des objectifs multiples. Entre l’éviction de la Russie d’une de ses anciennes zones d’influence, l’installation sur le long terme du complexe militaire Camp Bondsteel, le contrôle de l’énergie entre la mer Caspienne et l’Adriatique, la mainmise sur l’exploitation des ressources minérales du Kosovo, le soutien indirect aux minorités susceptibles d’affaiblir les adversaires de l’oncle Sam et la « déstabilisation des Européens », le Kosovo « moderne », régie d’une façon mafieuse, avec une forte identité islamique, est devenu le symbole premier de l’échec politique de l’Union européenne. En abandonnant les Serbes à leur triste sort, en fermant les yeux sur les exactions de l’UCK albanaise et en laissant les Etats-Unis prendre en main les opérations dans le sud-est de l’Europe, Bruxelles a donné un signal fort d’impuissance et de renoncement.

 

De ce fait, ne soyons pas étonnés, comme fait mine de le faire le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, de voir aujourd’hui la Macédoine confrontée au risque de connaître à son tour une terrible guerre ethnique.

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Géopolitique : actualité des Balkans, par Alexis Troude

Géopolitique : actualité des Balkans, par Alexis Troude

Source : REALPOLITIK.TV Analyse géopolitique d’Alexis Gilles Troude, spécialiste du monde balkanique, auteur d’un Balkans : un éclatement programmé, paru chez Xenia éditions en 2012.

L’Europe du sud-est ne fait guère l’actualité, mai connaît toujours de fortes turbulences. Elle est est devenue une véritable tête de pont des États-Unis dans son système de redéploiement de ses effectifs militaires vers le Moyen-Orient et l’Eurasie. C’est le lieu d’une forte confrontation entre les États-Unis, qui accentuent leur pression politique et culturelle sur les élites locales, qui ouvrent des bases dans la région, et de nouveaux acteurs. Dans ce jeu entre un occident fortement influencé par les États-Unis, et un Orient plus multipolaire, avec ces acteurs que sont la Russie, l’Iran, ou la Chine, nous avons une région qui subit de plus en plus des influences extérieures.

Les États-Unis ont bombardé à plusieurs reprises cette région. Ils ont depuis profité de l’absence politique de l’Union européenne pour ouvrir un certain nombre de bases militaires. Quand on regarde la carte de cette région, il est sidérant de voir à quel point l’intégration euro-atlantique a signifié pour les peuples balkaniques une très forte implantation de bases militaires américaines : une base en Bosnie-Herzégovine, une base au Kosovo, quatre bases en Roumanie, dont deux sur le littoral de la mer Noire, une base en Bulgarie.

À propos de l’auteur
Alexis Troude. Chargé de cours de géographie à l’Université de St Quentin-Versailles, Directeur du Département d’études balkaniques à l’Académie internationale de Géopolitique. Thèmes de recherche : géostratégie, frontière, identité et régions, géo économie, histoire des Balkans, territoires européens.

Bombardement de la Serbie : un triste anniversaire que les Européens oublient de fêter…

Bombardement de la Serbie : un triste anniversaire que les Européens oublient de fêter…

29/03/2015 – PARIS (NOVOpress/Kiosque courtois)
C’était, il y a 16 ans, c’était en mars 1999… l’Otan sous les ordres des Etats‑Unis et la complicité effective des gouvernements européens déclenchait le bombardement de la Serbie.

80 jours, 80 nuits de bombardement pour imposer la partition du Kosovo, berceau de la nation serbe, et son transfert à l’organisation mafieuse UCK.

Cette opération “humanitaro‑militaire” violait plusieurs lois et conventions internationales, et pour quel résultat ?

La moitié de la population kosovare est au chômage, un tiers de ses habitants vit avec 1,5 $ par jour, plusieurs des leaders politiques kosovars issus de l’UCK sont suspectés de crimes de guerre ou d’avoir participé à des trafics d’organes, la région est devenue une plate-forme des trafics d’armes, de drogue (40 % de l’héroïne consommée en Europe vient du Kosovo), d’êtres humains, etc. Et la population musulmane kosovare fuit en masse le Kosovo pour coloniser le reste de l’Europe.

Dans cette histoire, la France a trahi son fidèle allié serbe, et quittant une diplomatie gaullienne a adopté un interventionnisme pseudo humanitaire plus que contestable…

Comme le chante In Memoriam, l’histoire est un éternel recommencement, le Kosovo a ainsi ouvert la voie à la Libye, l’Ukraine… et demain ? La Seine‑Saint-Denis ?

Crédit carte : DR.

Encore une brillante réussite américaine : la création et l’abandon du Kosovo

Encore une brillante réussite américaine : la création et l'abandon du Kosovo

Le texte qui suit est une traduction condensée d’une tribune de Thomas S. Harrington, professeur d’études ibériques au Trinity College de Hartford, Connecticut. Source originale : commondreams.org


Le Kosovo s’effondre, et par milliers ses habitants cherchent désespérément et par tous les moyens à le quitter. Vous n’en avez pas entendu parler ? Peut-être tout simplement parce que les États-Unis sont quasiment les seuls responsables de la création d’un Kosovo indépendant et de la mise en place d’un pouvoir brutal et corrompu qui régit cruellement la vie de son peuple.

Cette création d’un Kosovo indépendant au nom de la démocratie et de l’humanisme est d’ailleurs considérée par les Clinton et leur clan comme le dernier succès en politique extérieure américaine depuis la fin de la guerre froide.

Sous l’impulsion de feu Richard Holbrooke (1), père spirituel – si l’on peut l’exprimer ainsi – de Susan Rice ou Samantha Powers, un nouveau protectorat américain a été créé au cœur des Balkans, une des régions historiquement les plus instables du monde occidental.

Bien sûr, cette aventure n’avait à l’évidence aucun lien avec la démocratie ou l’humanisme, mais par contre, et comme pour toutes les grandes opérations déclenchées par les États-Unis dans le monde depuis 1989, un lien évident avec le besoin de donner aux USA la possibilité :
– de pouvoir intervenir y compris par la force en n’importe quel point du globe ;
– de déjouer les plans de n’importe quel pays ou groupe de pays en perturbant ses desseins économiques ou militaires.

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