Brest : à peine arrêtés, les présumés braqueurs aussitôt libérés par un juge

Brest : à peine arrêtés, les présumés braqueurs aussitôt libérés par un juge

11/12/2011 – 14h10
BREST (NOVOpress Breizh) – « Un vrai scandale ! » Les policiers de Brest n’en sont pas revenus. Les cinq « jeunes » qui venaient d’être arrêtés, mercredi dernier, pour trois braquages et seize attaques à main armée de livreurs de pizzas ont été aussitôt remis en liberté par un juge des libertés et de la détention.

Mercredi dernier à l’aube, une soixantaine de policiers de la Sûreté départementale, de la PJet du GIPN sont intervenus dans le quartier « sensible » de Kérourien, à Brest, pour procéder à l’interpellation d’individus soupçonnés d’être les auteurs de seize attaques à main armée de livreurs de pizzas et de trois braquages. Lors de cette opération quatre « jeunes », âgés de 19 à 25 ans, ont été arrêtés à Kérourien et un cinquième à Guilers.

Ces individus étaient recherchés pour des faits commis entre septembre et novembre dernier. Cela avait commencé par le braquage de la pizzeria « Pizza Sprint » le 9 septembre par trois personnes masquées et armées de pistolets ; celle-ci sera attaquée de nouveau une semaine plus tard mais cette fois les agresseurs sont armés de fusils et de couteaux. Le 15 octobre c’est le bar-tabac Le Brigantin, à Kerhallet, qui recevait la visite des malfrats. Des braquages éclairs qui ont rapporté aux délinquants quelques centaines d’euros.

Brest : à peine arrêtés, les présumés braqueurs aussitôt libérés par un juge
Palais de justice de Brest

Placés en garde à vue, au cours de laquelle certains auraient avoué leur participation à ces braquages, les cinq « jeunes » ont ensuite été présentés à un juge d’instruction qui les a mis en examen pour « vols à main armée en bande organisée et association de malfaiteurs ». Conformément à la procédure pénale, ils ont ensuite comparu devant un juge des libertés et de la détention qui, à la surprise générale, a pris la décision de les remettre purement et simplement en liberté !

Cette décision, qui intervient dans un contexte où les policiers sont de plus en plus souvent pris pour cibles à l’arme de guerre, a particulièrement choqué les policiers brestois. Dans un communiqué les syndicats Snop, Synergie Officier, Alliance et Unité SGP-FO ont fait part de leur « émoi, notamment pour les victimes qui ont accepté de témoigner lors de l’enquête. Nous tenons à dire notre incompréhension totale de la décision lorsque l’on prend en compte la gravité et la multiplicité des faits reprochés. Les enquêteurs sont ce soir effondrés, d’autant plus que les délégués syndicaux y ont pris part. Savoir que ces jeunes gens sont retournés chez eux ne manque pas d’inquiéter ».

Après cette décision, on sait désormais qu’à Brest le fait d’être poursuivi pour vols à main armée en bande organisée et association de malfaiteurs n’empêchera pas les auteurs présumés d’être libres comme l’air dans l’attente de leur procès. Car tel est bien le message délivré par le magistrat en charge des libertés et de la détention. Les « jeunes gens » concernés ont dû apprécier à sa juste valeur cette décision qui ne manquera pas de renforcer leur réputation de caïds dans leur quartier. Les policiers, eux, auront vu leur travail ridiculisé. Quant aux victimes – mais comptent elles vraiment ? – elles pourront se sentir, à bon droit, méprisées.

Crédit photo : adeupa via Flickr, licence CC.

[Tribune libre] Gilbert et Thierry (2/2)

[Tribune libre] Gilbert et Thierry (2/2)

Suite de la tribune libre de Philippe Vardon-Raybaud, président de Nissa Rebela. Première partie ici.

Indécence des politiques

Encore faudrait-il que nos gouvernants le veuillent. Et puis d’ailleurs, pour eux, après tout il semble que les choses aillent bien.

Écoutez Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, déclarant qu’à Marseille la sécurité s’est plutôt améliorée ces derniers temps.
Écoutez Bernard Brochand, maire de Cannes, nous dire que les caméras fonctionnent et que c’est le meilleur moyen d’assurer la sécurité des citoyens.
Écoutez Christian Estrosi, maire de Nice, renchérir en se félicitant que le braquage n’ait pas eu lieu dans sa ville… grâce à son superbe système de caméras bien sûr (et pour le coup il en installe 144 supplémentaires tiens !). Oubliant simplement que l’an passé les braquages de bijouterie se sont succédés à un rythme effréné (huit en un trimestre), et qu’un joaillier niçois a échappé miraculeusement à la mort, recevant aussi une balle en pleine tête. Et ce n’est pas d’ailleurs la vidéosurveillance qui aura permis d’arrêter ses agresseurs (issus des « quartiers sensibles » des Moulins et de l’Ariane), mais une longue enquête de sept mois à travers investigations, recoupements et écoutes téléphoniques. Christian Estrosi fanfaronne alors que ce bijoutier avait reçu cette balle dans la tête un an quasiment jour pour jour avant le meurtre de Thierry Unik à Cannes, le 25 novembre 2010.

L’échec des sarkozistes

Ce ne sont pas les déclarations d’autosatisfaction et le recours à la méthode Coué qui suffiront à masquer la réalité que tous les Français constatent, et que les statistiques que je vous livrais plus haut viennent chiffrer. Cette réalité c’est l’explosion de l’insécurité et en particulier des violences. Dans un sondage Ifop réalisé pour Europe 1 et Paris-Match, 56% des sondés déclarent se sentir en sécurité nulle part, 16% de plus qu’en 2006 !

Une grande partie des électeurs de Sarkozy attendaient de lui qu’il « nettoie au Karcher » et les débarrasse de « cette bande de racailles ». Il n’a pas encore sorti son pistolet à eau… Et pour ce qui est des bandes de racailles, elles ont plus que prospérer et contrôlent désormais des pans entiers du territoire, certainement davantage encore que lors du début de ce mandat. On retiendra que c’est sous Sarkozy – ministre de l’Intérieur puis président de la République – que l’on aura accepté que des policiers se fassent tirer dessus sans riposter.

Des policiers privés de moyens. A qui l’on demande d’économiser l’essence et les munitions, dont on ne remplace pas forcément les véhicules, qui ne peuvent plus enquêter quand ils ont utilisé le budget défini pour l’année (les écoutes, les relevés téléphoniques, les empreintes ADN coûtent cher…), qui finissent par acheter eux-mêmes une partie de leur équipement.

Des policiers dont on réduit les effectifs. Qui s’est imaginé en votant pour Nicolas Sarkozy en 2007 qu’il allait réduire les effectifs des forces de sécurité dans ce pays ? Oui, bien entendu, le poids de la fonction publique est trop important en France. Mais est-on vraiment certain que c’est dans la Police ou la Gendarmerie qu’il faille supprimer des postes ?!

Des policiers qu’on a lâchés, dégoûtés… castrés. Qu’on vient féliciter sur leur lit d’hôpital, leurs jambes meurtries par les plombs d’une chevrotine tirée depuis la fenêtre d’une tour de Villiers-le-Bel, pour ne pas avoir utilisé leur arme et répliqué.

Des policiers à qui nos politiques, finalement, demandent d’être aussi inefficaces et aussi lâches qu’eux. Car ils ne veulent surtout pas, surtout pas, assumer ce que représenterait le véritable rétablissement de l’ordre dans ce pays. C’est pourtant bien ce que l’immense majorité du peuple attend d’eux…

La sécurité, premier devoir de l’État

Et c’est bien normal, car assurer la sécurité des citoyens est bien le premier devoir de l’État, et l’un de ses principaux éléments constitutifs. C’est d’ailleurs bien sur ce principe que se fonde le plus souvent l’autorité politique. Si les paysans de notre moyen-âge acceptaient peu ou prou le servage, c’est que le cas échéant c’était bien le seigneur et ses chevaliers qui allaient sur un champ de batailler crever l’épée à la main.

Max Weber définit l’État comme l’institution exerçant « le monopole de la contrainte physique légitime sur un territoire donné ». Le citoyen, les citoyens, confient à l’Etat le droit d’exercer la force, y compris à leur encontre s’ils enfreignent les règles dont ils se sont dotés ensemble à travers les lois. Ils acceptent cette contrainte car ils attendent aussi en retour que l’Etat les protège…

C’est aussi pour cette raison que l’on consent à l’impôt, en premier lieu. Les commerçants, premières cibles actuellement de ces braquages à la violence irrationnelle, en paient d’ailleurs beaucoup.
On pourrait bien imaginer de leur part une grève de l’impôt (ça n’arrangerait pas notre fameux triple A mais bon…) qui pourrait constituer un mode d’action collective non-violent et civique, une sorte de poujadisme revisité. L’Etat ne remplissant plus son rôle premier à l’encontre des citoyens, et notamment des commerçants, pourquoi devrait-on continuer à passer à la caisse ? D’autant, de surcroît, que ce même Etat empêche les citoyens de palier par eux-mêmes à ses manquements et tout au contraire fait ressentir sur ceux-ci toute son autorité. Celle-là même qu’il n’exerce plus sur les criminels…

Défendre sa vie est un droit

Car dans le cas du bijoutier Gilbert Lori, comme avec le paisible retraité René Galinier pour lequel les identitaires avaient mené une intense mobilisation, nous assistons à une totale inversion de la justice la plus élémentaire : ce sont ceux qui se sont défendus face à des braqueurs ou des cambrioleurs qui se retrouvent trainés devant les tribunaux, parfois même jetés en prison. Ce sont pourtant les criminels qui ont choisi de créer cette situation, pas ceux qui subissent leurs méfaits !
Finalement, en suivant cette logique, braqueur deviendrait un métier moins risqué que bijoutier.

On le sent bien, ça ne peut plus durer. La notion de défense légitime (des personnes, des familles, des foyers) doit être revue, sans doute élargie. C’est bien même vers la notion d’autodéfense qu’il faut aujourd’hui avancer. Dans une intervention prononcée à Béziers lors de la grande manifestation de soutien à « Papy Galinier », j’avais fait du triptyque autonomie-autogestion-autodéfense la clef pour reprendre notre destin en main, prônant la réorganisation de notre société sur des bases communautaires, solidaires et populaires. L’abandon de notre peuple par ses autorités politiques officielles est patent, on peut toujours en appeler avec nostalgie (et la petite pointe de jacobinisme que cela sous-entend forcément) à la sainte intervention de l’État. Sauf à arriver à en prendre la tête, cela risque de rester un vœu pieu.

Alors en attendant, il va bien falloir songer à se défendre (et il ne s’agit plus ici d’une métaphore, mais bien de défendre sa vie et celle de ses proches) et donc en premier lieu à se battre pour que le régime législatif ne soit pas trop défavorable à ceux qui ne veulent pas être des victimes. Cela passe par la sanctuarisation du domicile et du local commercial, la présomption de légitime-défense devant y être appliquée. Cela passe aussi forcément par une remise en perspective des lois sur la détention d’armes, pour que les citoyens honnêtes ne soient pas désarmés face aux bandes criminelles. Ces deux mesures simples, répondant à la réalité que nous devons affronter, faisaient partie du projet présidentiel défendu par les identitaires.

Puisque ces salopards ne craignent plus la justice (et souvent à juste titre), ils doivent savoir qu’en choisissant de pénétrer dans la maison d’une famille pour les voler ou les agresser, qu’en braquant un commerçant dans sa boutique, ils peuvent avoir à risquer leur peau.

Ce sont les criminels qui doivent payer le prix de leurs actes, pas Gilbert et Thierry.

Philippe Vardon-Raybaud, président de Nissa Rebela
Auteur d’Éléments pour une contre-culture identitaire (IDées, 2011)

* Littéralement « Craignez le gouvernement qui craint vos armes », l’idée étant qu’un gouvernement qui défend les intérêts légitimes de ses citoyens n’a rien à craindre du fait qu’ils possèdent des armes.
** Archives de Novopress : « Autonomie, autogestion, autodéfense ! » réclame Philippe Vardon à Béziers (21/01/2010)
Crédit photo : branox via SXC (cc)

Grande-Bretagne : pour cause d’islam, une bande de somaliennes faiblement condamnées malgré une agression filmée

Grande-Bretagne : pour cause d'islam, une bande de somaliennes faiblement condamnées malgré une agression filmée

07/12/2011- 16h00
LEICESTER (NOVOpress) – La scène se passe à Leicester, en Angleterre. Un couple rentre chez lui, quand il est pris à partie par 4 agresseusses somaliennes (trois soeurs et leur cousine) âgées de 24 à 28 ans. Rhea Pages, jeune Anglaise de 22 ans, s’effondre littéralement sous les coups portés par les 4 agresseurs, malgré les tentatives d’aide apporté par son compagnon. Elle se fera insulter, sous les yeux de la police arrivant à son secours, au cri de “Tuez la pute blanche” (“Kill the white slag”)

La scène ayant été filmée dans sa quai-intégralité (vidéo ci-dessous), on s’attendrait à des sanctions pénales lourdes pour cette agression en bande caractérisée (les agresseurs risquaient jusqu’à 5 ans d’emprisonnement).

Ce n’est pas ce qu’à décidé la justice anglaise pour des raisons d’ordre religieux. En effet, les 4 agresseurs étant en état d’ébriété avancée au moment des faits, elles n’étaient donc pas conscientes de leurs actes car “pas habituées à boire de l’alcool du fait de leur religion musulmane”. Elles ont donc été condamnées à 6 mois de prison avec sursis, une des peines les plus faibles pour ce type d’agression.

Rhea Pages, traumatisée, dénonce les résultats du procès et s’estime victime de racisme, “parce que je suis blanche”, dit-elle. Elle a perdu également son travail depuis l’agression, n’arrivant pas à surmonter les difficultés psychologiques opst-agression.

L’Angleterre semble accepter au quotidien, quand ça n’est pas tout simplement encourager, la montée de la barbarie etdu racisme anti-blanc. Ce jugement le démontre une fois de plus. Entre la montée de l’islam, l’explosion du communautarisme et la préférence étrangère pratiquée depuis des années au pays de la reine Elisabeth, il se pourrait bien que les petits blancs anglais finissent par se révolter un jour, face à ces injustices qui les touchent au quotidien. C’est ce qu’à déjà commencé à faire l’English Defense League.

Sarkozy : En fin de mandat, un bilan largement négatif – Par Yves-Marie Laulan

Sarkozy : En fin de mandat, un bilan largement négatif - Par Yves-Marie Laulan

Le tintamarre médiatique a été savamment orchestré à l’été et à l’automne autour de Nicolas Sarkozy : triomphe en solo à Tripoli, triomphe en duo avec Angela Merkel à Bruxelles, triomphe encore, en trio cette fois, à Cannes avec Barak Obama. Ce tintamarre ne doit pas dissimuler le bilan « globalement » négatif, comme aurait dit Valéry Giscard d’Estaing en d’autres temps, de ce mandat qui s’achève. Opéra grandiose ou mascarade politique ? L’électeur tranchera dans quelques mois et l’historien dans quelques années.

Justice, universités, retraites : des réformes en trompe-l’œil (photo [1] ) ou inachevées

De façon générale, Nicolas Sarkozy a déployé un art consommé pour se concentrer sur l’accessoire et négliger l’essentiel. Il va, sans doute, se targuer d’avoir activement mené une politique de réformes « tous azimuts ». Le malheur veut que cette activité fébrile se soit largement dissipée dans les vapeurs d’une énergie de friction stérile.

L’exemple type en est la fameuse réforme de la carte judiciaire qui a fait la gloire, fugace, de Rachida Dati. Cette réforme a obtenu si peu de résultats – une poignée d’emplois supprimés – et mécontenté tant de monde – avocats, magistrats et justiciables exilés loin des lieux de justice – que l’on peut à bon droit se demander si cela en valait vraiment la peine. Et cela alors que les problèmes majeurs d’une justice en quête d’une réforme en profondeur ont été laissés de côté.

Autre exemple connu : la réforme de l’université. Certes, le renforcement de l’autorité des présidents d’université est, en soi, une bonne chose. Mais le vrai problème de l’université est ailleurs. Il n’a même pas été effleuré. C’est celui du recrutement et de la formation des enseignants, dans l’ensemble fort médiocres en regard de l’étranger. « Donnez-moi de bons maîtres et je vous donnerai de bons élèves » dit l’adage. Et on n’évoquera pas ici le naufrage de l’Education nationale qui ne cesse de sombrer pavillon haut.

Dernier cas : la réforme des retraites, certes, arrachée aux forceps. Mais elle aura fait gagner 5 années tout au plus. Il faudra la remettre en chantier dans quelques années pour enfin remettre le dossier des retraites sur les rails.

En regard de ces efforts menés dans le désordre et en l’absence de réflexion stratégique, trois cas criants de mauvaise gouvernance affectant trois secteurs clefs de la vie nationale ne manquent pas de sauter aux yeux. Il s‘agit de la défense nationale, de l’endettement et l’euro et de l’immigration.

Défense nationale, immigration, euro et endettement : une mauvaise gouvernance

A/ La défense nationale, secteur névralgique, s’il en est, de notre société. Etait-il vraiment nécessaire, pour « payer le retour à l’Otan », d’envoyer plus de 4000 soldats en Afghanistan à l’autre bout du monde alors qu’après tant de sacrifices et de pertes, un retrait de ce champ de bataille paraît inévitable à bref délai ? Etait-il si urgent de renverser le régime libyen, si détestable fût-il, à grand renfort de bombes larguées du haut des cieux avec un coût significatif en termes de vies humaines et de ravages matériels, et tout cela, en fin de compte, pour installer, par la force des armes françaises, la Charia dans ce malheureux pays ? Alors que l’effort de défense de notre pays, qui pourrait se révéler bientôt infiniment précieux face aux nouvelles menaces qui montent de tous côtés – on songe à la bombe iranienne et aux bombes pakistanaises – plafonne à un niveau tragiquement insuffisant, 1,6% du PNB, tout juste de quoi entretenir une armée-croupion, valeureuse, certes, mais équipée d’armements insuffisants en nombre et en qualité.

B/ L’immigration. Ici, point n’est besoin d’un long discours. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Etait-il honnête de proclamer Urbi et orbi, le choix d’une immigration « choisie » ramenée à des niveaux décents, pour laisser, par la suite, flotter négligemment les flux migratoires, largement composés d’inactifs et d’assistés, autour de 200.000 personnes par an (250.000 avec les clandestins), et cela pour un coût annuel proche du déficit budgétaire ? Financer l’immigration par l’endettement supporté par nos enfants, il fallait le faire. Mais voilà quand même une façon bien insolite de préparer l’avenir de la France.

C/ L’euro et l’endettement. Mais le clou du spectacle est sans conteste le drame de l’endettement français et de l’interminable crise de l’euro qui, comme le serpent de mer de la légende, a inlassablement, de réunions de crise en réunions de crise, déroulé ses anneaux tout au long de l’été, dramatisation hautement médiatisée à la clef.

Pour l’euro, à tout seigneur tout honneur, fallait-il être grand clerc pour percevoir que mettre en piste un char à 17 roues, toutes de calibres différents, était encore le plus sûr moyen « d’aller dans le mur » ? Fallait-il si longtemps pour se laisser berner par un politicien grec matois et rusé, rompu à toutes les ficelles des fraudes politiciennes et comptables ? Et comment, enfin, s’extirper péniblement du piège de l’euro que l’on a soi-même savamment tressé autour de soi ? Faudra-t-il sauver l’euro au prix de la perte de l’Europe ?

Mais surtout, après avoir fait la leçon aux Grecs, puis aux Italiens, fallait-il vraiment attendre la fin de ce mandat, à quelques mois des échéances électorales, pour prendre brutalement conscience que la France était proche de la faillite et s’empresser de sonner le tocsin ? N’aurions-nous pas pu, à temps, balayer devant notre propre porte avant de prêcher la sagesse à nos voisins ? Et pourtant les avertissements n’avaient pas manqué. Sans mentionner les modestes écrits d’obscurs économistes (comme ceux de votre serviteur), n’y avait-il pas eu des voix autrement autorisées pour pousser le cri d’alarme ? C’est Michel Pébereau qui publiait, en effet, voici plus de 5 ans, un volumineux rapport documenté appelant l’attention sur l’état critique de la dette française. Ce rapport dérangeant est resté, bien entendu, lettre morte. Le pouvoir songeait déjà sans doute aux futures échéances électorales et il ne fallait surtout pas déranger prématurément l’électeur. Tout cela a été sereinement ignoré par le pouvoir en place avec le mépris dédaigneux des politiques excessivement contents d’eux-mêmes pour la race des technocrates besogneux.

La politique de la France se fait dans les bureaux des agences de notation

Yves-Marie Laulan
Yves-Marie Laulan

La politique de la France ne doit pas se faire à la corbeille disait, en son temps, le général de Gaulle. On a fait mieux depuis. Elle se fait dans les bureaux des agences de notation devenues la véritable conscience des dirigeants insouciants. Ce sont elles qui dictent, en direct, la politique de nos responsables politiques, lesquels, en désespoir de cause, en viennent à envisager de se vendre à la Chine ou aux producteurs de pétrole. Quel progrès dans la marche, à pas de géant, de la France (et de l’Europe) vers l’indépendance et la grandeur !

On est ici clairement en présence d’une inexcusable négligence d’un pouvoir irresponsable qui s’est amusé, au fil du temps, à « effeuiller la marguerite » avec de petits jeux de pouvoir, nomination à la Culture d’une personnalité sulfureuse au nom ronflant, remaniements ministériels en chaîne reconduisant les mêmes, ou encore ouverture des avenues du pouvoir à une gauche indifférente et blasée. Ces amusettes ont occupé le devant de la scène alors que les graves problèmes de notre temps étaient pieusement laissés en jachère.

A la veille de la présidentielle, le bilan est lourd. Mais le salut pour l’actuelle majorité viendra, peut-être, de l’extraordinaire médiocrité des « gens d’en face », ceux de gauche, bien sûr. Car la Providence accorde parfois la victoire, comme dans un combat de boxe entre deux tocards où le moins mauvais finit tout de même par gagner, par défaut.

Yves-Marie Laulan

[box] [1] Photo en Une : Sur cet immeuble les fenêtres, corniches, moulures sont fausses, peintes en trompe-l’œil. Crédit photo : Anamorphosis, licence CC. [/box]

Un “pacte 2012 pour la Justice” : la nouvelle campagne de l’Institut pour la Justice

Un "pacte 2012 pour la Justice" : la nouvelle campagne de l'Institut pour la Justice

11/11/2011 – 11h30
PARIS (NOVOpress) —
 La justice en France semble se désolidariser de plus en plus des victimes. C’est en tout cas le message que veut faire passer le père de Jérémy Censier, tué en 2009 par des « jeunes » et dont les meurtriers ont tous été relâchés. Le dernier d’entre eux a d’ailleurs récemment bénéficié d’un incroyable vice de forme.

Au-delà du drame personnel de la famille Censier rapporté dans ce document, cette vidéo initiée par l’Institut pour la justice (pacte2012.fr) souhaite interpeller l’opinion et surtout les politiques sur les dysfonctionnements de la justice.

Soutenu par de grands noms (super flics, psychiatres, juristes, …), l’Institut propose dans le pacte 2012 une réforme de la Justice. Une nécessité qui part du constat sévère que « les victimes ont moins de droits que leur agresseur », selon Xavier Bébin délégué général de l’Institut. Plus de 300 000 signatures ont d’ores et déjà été recueillies.

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Victoire judiciaire pour les vignerons frondeurs du Bordelais

Victoire judiciaire pour les vignerons frondeurs du Bordelais

13/10/2011 – 16h30
BORDEAUX (Infos Bordeaux) – En septembre dernier, plusieurs vignerons assignés devant le tribunal d’instance de Libourne par le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) – pour refus de payer leurs cotisations –, ont déposé une Question prioritaire de constitutionalité (QPC).

Selon leur avocat, Me Georges, la question prioritaire de constitutionnalité s’appuie sur une décision de la Commission européenne de décembre 2008, qui estime que les cotisations volontaires obligatoires, exigées par le CIVB, sont des ressources publiques, avalisées dans le code rural français sans que leur constitutionalité n’ait été analysée.

Le tribunal d’instance de Libourne leur a donné raison en renvoyant la QPC devant la cour de cassation. « La justice vient de dire que lorsqu’une interprofession réclame une cotisation volontaire, cela n’a rien d’évident », s’est félicité Me Frédéric Georges, qui espère désormais que la Cour de cassation saisisse le Conseil constitutionnel.

Selon le Comité d’action des vignerons de Bordeaux, dont font partie les vignerons incriminés, « c’est une grande victoire ». Son président, Dominique Techer, justifie les raisons de son combat : « les vignerons de Bordeaux et ceux d’ailleurs, ont aujourd’hui de bonnes raisons de suspendre le paiement de cotisations sur la légalité desquelles la justice elle-même s’interroge ». « Si les adhésions étaient libres, seuls 3% des vignerons paieraient leurs cotisations (…) qui sont une très grosse charge et un impôt inéquitable ».

[box class=”info”]Crédit photo : Infos Bordeaux[/box]

Procès des Khmers rouges : un juge dénonce les pressions et démissionne

Procès des Khmers rouges : un juge dénonce les pressions et démissionne

10/10/11 – 13h30
PHNOM PENH (NOVOpress)
– Dans le feuilleton tragique du jugement des responsables Khmers rouges, les pressions politiques de l’actuel gouvernement cambodgien apparaissent au grand jour avec la démission du juge d’instruction allemand du tribunal de Phnom Penh.

Le juge d’instruction a en effet déclaré qu’il ne pouvait pas mener à bien sa mission, du fait de la volonté des autorités cambodgiennes de ne pas voir aboutir les dossiers.

Le magistrat allemand a notamment évoqué des déclarations de hauts responsables cambodgiens se prononçant contre la poursuite des deux affaires dont il avait la charge.

Les observateurs du tribunal, censé juger les responsables marxistes du génocide de plus de deux millions de personnes entre 1975 et 1979, craignent depuis longtemps l’abandon des poursuites, notamment du fait que le Premier ministre cambodgien Hun Sen est lui-même un ancien cadre Khmer rouge.

Des craintes qui semblent aujourd’hui confirmées par les déclarations du juge allemand démissionnaire.

[box class=”info”]Crédit photo : NewportPreacher sous licence Creative Common[/box]


LSD Brigitte Bardot cambodgienne par YoungFool

Matthieu Kassovitz porte plainte contre les accusations de “révisionnisme”

Matthieu Kassovitz porte plainte contre les accusations de “révisionnisme”

28/09/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Mathieu Kassovitz, acteur et réalisateur notamment du fameux La Haine, a entrepris des démarches judiciaires dans le but de faire condamner les journalistes et médias qui l’ont accusé de “révisionnisme”, à la suite de ses prises de positions iconoclastes vis-à-vis de la version officielle des attentats du 11-Septembre.

“On ne peut pas prendre l’information officielle comme argent comptant”, avait-il notamment déclaré dans l’émission de Frédéric Taddéï Ce soir ou jamais.

A la suite de l’expression de ces doutes, partagés par une majorité de Français selon un récent sondage, l’acteur et réalisateur, pourtant habituellement très prisé des médias bien pensants, avait été la cible d’une très violente campagne de dénigrement, dénonçant sa “diatribe révisionniste” et le comparant même à l’historien négationniste Robert Faurisson.

Matthieu Kassovitz poursuit donc aujourd’hui France Inter, L’Express et un blogueur du Journal du Dimanche pour “injures publiques”.

Dérive Orwellienne : une blague conduit un homme au tribunal

Dérive Orwellienne : une blague conduit un homme au tribunal

28/09/2011 – 10h15
TOULOUSE (NOVOpress) —
“Connaissez-vous la blague du tsunami et du pastis ? Plus il y a d’eau, moins il y a de jaune”. Cette plaisanterie anodine d’un jeune Toulousain de 16 ans à un homme d’origine laotienne va le mener au tribunal. En effet, à la suite d’une altercation avec le plaignant, l’accusé avait décidé de se « venger » en glissant dans la boîte aux lettres de son rival un courrier contenant la fameuse galéjade. Le destinataire a porté plainte et  la police – qui n’a sans doute pas mieux à faire que d’enquêter sur ce genre de futilité – a rapidement identifié le coupable qui sera convoqué le 14 octobre au tribunal et jugé pour « injure non publique à caractère racial ». Il risque une amende ou l’obligation de verser des dommages et intérêts à la « victime ».

Cette affaire, en apparence insignifiante, révèle malgré tout une inquiétante dérive Orwellienne de la justice et de la société française dans son ensemble. Elle rappelle, à certains égards, l’affaire Éric Zemmour. Le journaliste avait été condamné en février dernier à 2 000 € d’amende avec sursis pour avoir déclaré, entre autre : « les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes… c’est un fait ». Dans le premier cas, l’objet du litige est une blague, dans le second c’est l’énonciation d’un fait – vrai ou faux, là n’est pas le débat.

Alors même que le principe de liberté d’expression – garanti par notre constitution – devrait mettre irrévocablement l’expression d’une opinion, d’un avis à l’abri de poursuites judiciaires, la justice française réussit le tour de force d’inculper ou de condamner des personnes pour des propos humoristiques ou descriptifs, qui ne traduisent donc en aucun cas la pensée de leurs auteurs. Faut-il croire qu’en définitif, n’importe quelle phrase contenant une référence à l’origine ethnique constitue « une incitation à la haine raciale » ? On dirait bien, qu’en effet, l’obsession antiraciste maladive de ce système l’empêche de faire la part des choses et le prive de tout discernement. Voltaire doit vraiment se retourner dans sa tombe !

Crédit photo : cyclonebill via Flickr (cc)

Deux poids, deux mesures: un membre du Ku Klux Klan exécuté dans l’indifférence générale

Deux poids, deux mesures: un membre du Ku Klux Klan exécuté dans l’indifférence générale

22/09/11 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– Alors que toute la bonne conscience internationale se mobilisait contre l’exécution en Géorgie de Troy Davis, un américain noir coupable du meurtre d’un policier blanc, un autre homme, blanc lui, était exécuté dans le silence et l’indifférence générale.

Lawrence Brewer (photo), un homme de 44 ans membre du Ku Klux Klan, a en effet été exécuté par injection hier au Texas pour le meurtre d’un homme noir, James Byrd.

La différence de traitement entre les deux cas d’application de la peine de mort est si flagrante que des journalistes américains ont interrogé Gloria Rubac du “Mouvement pour l’abolition de la peine de mort au Texas”, sur la raison de cet engagement à géométrie variable.
« Brewer n’est pas quelqu’un de sympathique » s’est contentée de répondre Gloria Rubac, reconnaissant implicitement qu’elle était plus susceptible de trouver « sympathique » le responsable du meurtre du policier blanc.

S’il est vrai que le crime particulièrement lâche et odieux de Lawrence Brewer, qui n’avait de plus exprimé aucun remord, avait profondément choqué l’opinion, de nombreux observateurs, aux Etats-Unis, ont néanmoins souligné l’ambiguïté de la position des anti-peine capitale face à ces deux affaires.

« Si l’on oppose à la peine de mort des raisons éthiques, morales et humaines, il faut, pour être crédibles, le faire dans tous les cas, et pas seulement dans ceux conformes à des stéréotypes médiatiques. » écrivait notamment un journaliste texan.

Talence : le Mrap veut poursuivre en justice le Bloc identitaire

Talence : le Mrap veut poursuivre en justice le Bloc identitaire

14/09/2011 – 09h58
BORDEAUX (via Info Bordeaux) —
Décidément, il ne fait pas bon s’opposer à la construction de mosquée dans la région. Les plaintes des ligues de vertus se multiplient. Après la Licra et Sos-Racisme qui portent plainte contre les auteurs d’une vidéo jugée « islamophobe », c’est au tour du Mrap d’entrer dans la course.

Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), connu pour sa proximité avec la gauche et l’extrême-gauche, a annoncé sur son site internet qu’il allait poursuivre en justice le Bloc identitaire.

« Suite à la diffusion d’un tract ordurier diffusé dans les boîtes à lettre de la ville de Talence et visant les musulmans, le MRAP s’associe à l’indignation du Maire de la ville, du Conseiller Général, et des responsables musulmans stigmatisés.

Ce tract s’inscrivant dans les campagnes ordurières du Bloc identitaire menée sur l’agglomération bordelaise – notamment par de faux appels du muezzin – constitue une incitation à la haine raciale. Il est reproduit et approuvé sur les sites internet de la nébuleuse identitaire.

Le terreau de la haine entretenu en toute impunité par les diverses variantes de la droite extrême ne peut que conduire au pire, l’exemple norvégien en atteste.

Le Maire de la ville a déposé plainte pour incitation à la discrimination et à la haine raciale en raison de l’appartenance à un groupe religieux. Le MRAP entend aussi poursuivre en justice les auteurs de ce tract et le Bloc identitaire Aquitaine qui relaie les mêmes appels à la haine sur internet ».

[box]Voir aussi : Projet de mosquée à Talence (Gironde) : les esprits s’échauffent[/box]

Reproduit avec l’aimable autorisation de info-bordeaux.fr

Saint-Herblain (Loire-Atlantique) : deux hommes suspectés de viol arrêtés dans un campement rom

Saint-Herblain (Loire-Atlantique) : deux hommes suspectés de viol arrêtés dans un campement rom

04/09/2011 11h00
Saint-Herblain (NOVOpress Breizh) –
Accueillis à bras ouverts par les municipalités socialistes après l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne, le 1er janvier 2007, les Roms ont afflué dans l’agglomération nantaise. Mais devant les frictions entre migrants et citoyens, les élus n’ont pas tardé à faire marche arrière, sans trop savoir comment remédier à la situation qu’ils avaient au minimum tolérée. Une récente affaire ne va pas arranger la situation.

Le 24 août au petit matin, en la menaçant d’un couteau, deux jeunes hommes violent en pleine campagne une jeune femme qu’ils avaient prise en stop à Nantes. L’un d’eux est vite repéré grâce à une analyse d’ADN car il a plusieurs fois été interpellé pour vol. Et la gendarmerie sait où le trouver : il réside dans un campement de Roms à Saint-Herblain. Le 1er septembre, il y est arrêté, en compagnie du deuxième suspect. Tous deux sont bien sûr présumés innocents ; ils auront cependant plus de mal que DSK à dire que la jeune femme était consentante. L’un d’eux aurait d’ailleurs avoué le crime.

« C’est une catastrophe pour le dernier carré des associations locales de défense des Roms », estime un juriste nantais. « Elles s’entêtent contre toute évidence à vanter leurs efforts d’intégration et cherchent à justifier les occupations illégales par la nécessité, les vols par la pauvreté. Mais un viol, c’est difficile à excuser. » L’affaire est d’autant plus sensible en Loire-Atlantique qu’un autre viol a été commis le 26 août près de Saint-Nazaire.

Aucune association ne s’est d’ailleurs exprimée sur la question. Le lendemain de l’arrestation des suspects, Michel François, ardent représentant des Roms au conseil municipal de Saint-Herblain, a publié sur son blog un post condamnant… l’évacuation d’un bidonville Rom en Seine-Saint-Denis ! Sol’Rom, association créée voici quelques mois par un militant socialiste herblinois, Robert Gouraud, n’a pas réagi.

Charles Gautier, sénateur-maire socialiste de Saint-Herblain
Charles Gautier, sénateur-maire socialiste de Saint-Herblain

Charles Gautier, sénateur-maire socialiste de Saint-Herblain, est probablement bien ennuyé par cette affaire. Pendant plusieurs années, sa municipalité a fermé les yeux avec bienveillance sur les installations sauvages de Roms et a mis du temps à réaliser qu’elle créait ainsi un « appel d’air ». L’an dernier, elle avait autorisé en toute illégalité l’installation d’un campement sur le parking du parc municipal de La Gournerie ; l’eau et l’électricité étaient aimablement fournies. À la suite de diverses nuisances et de nombreuses protestations d’habitants de Saint-Herblain, Charles Gautier a fini par taper du poing sur la table début mai : les Roms devaient évacuer La Gournerie. Une douloureuse surprise pour Sol’Rom. « Le maire nous informe qu’il n’a pas de terrain à proposer et qu’il refuse d’envisager des solutions alternatives », déclarait l’association. « Les familles roms doivent quitter la Gournerie sinon la procédure d’expulsion sera exécutée. La seule solution préconisée par le maire est le retour en Roumanie pour tous ».

La ville de Saint-Herblain ne semble pas avoir cherché à évaluer le coût de la présence des Roms pour ses finances, mais il est probablement élevé. Il est vrai qu’il est en réalité dissimulé dans une multitude de budgets non spécifiques. Un seul exemple : la ville verse chaque année une subvention de l’ordre de 25.000 euros aux Restaurants du cœur dont environ un tiers des « clients » locaux sont des Roms.

“Un verdict révoltant” par Xavier Raufer [tribune]

“Un verdict révoltant” par Xavier Raufer [tribune]

[box class=”info”]Extraits d’une tribune de Xavier Raufer pour l’hebdomadaire Valeurs actuelles[/box]

Le verdict est tombé début juillet. On le craignait révoltant. Il le fut. Voici les faits. En avril 2005, une fugueuse de 14 ans s’égare vers une cité hors contrôle de Carpentras. Happée par une meute, elle est, au long du mois d’avril, violée dans des caves ou des hôtels par environ 30 individus de 16 à 22 ans ; exhibée, filmée par les brutes, elle est même, au long d’une route, prostituée aux automobilistes de passage.

La malheureuse parle de « cauchemar ». Ces faits sont d’autant plus graves que la réitération des crimes et la préméditation y sont flagrants. Le lecteur doit ici savoir ce qu’encourt tout condamné pour “viols en réunion sur mineure de 15 ans”, “séquestration”, “corruption de mineure” et “proxénétisme aggravé” : pour un mineur, de 10 à 15 ans de prison, le double pour un adulte.

Des arrestations adviennent enfin quand la gamine s’échappe. Finalement, un procès se tient en juin dernier, à Avignon, devant la cour d’assises des mineurs du Vaucluse. Or, pour qui a encore les yeux ouverts, la lecture des articles consacrés à ce procès par le quotidien régional la Provence suscite d’abord l’incrédulité puis un dégoût toujours plus vif et enfin, même, un sentiment d’horreur.

Car ce qu’on expose au procès, c’est la Guerre des boutons ou une histoire de boy-scouts – et pas le massacre d’une jeune fille tel qu’évoqué ci-dessus. (…)

Où est Mme Caroline Fourest, qu’on dit fort attachée à la cause des femmes ? Où sont les Chiennes de garde, ici sans voix ni crocs ? De son côté, Osez le féminisme ! n’a pas franchement osé grand-chose.

Pourquoi ce silence ? Le féminisme bobo s’évanouirait-il à l’entrée des cités chaudes ? Et comment auraient réagi ces militantes à éclipse si, au lieu de lascars, la “tournante” avait impliqué des adhérents d’un quelconque parti de droite ?

On ose espérer une réponse. Car dans un drame si terrible, tout silence retentira comme un accablant aveu.

[box]Pour lire l’article en entier[/box]

Bordeaux : Un magistrat sauvagement assassiné

Bordeaux : Un magistrat sauvagement assassiné

26/08/2011 – 08h00
BORDEAUX (via Info-Bordeaux) — Le magistrat, Myriam Sanchez (photo), a été retrouvé mort hier matin dans le quartier de la Benauge à Bordeaux. Selon les premières constatations, celle-ci aurait été sauvagement agressée avec un objet contondant. Son corps était allongé sur la banquette avant de la voiture et présentait, selon le procureur, «d’importantes lésions à la tête».

Bordeaux : Un magistrat sauvagement assassinéDiplômée de l’ENM (école nationale de la magistrature), elle a été successivement juge d’instruction à Chalons sur Marne, juge des enfants à Nantes, puis à Libourne, avant de rejoindre l’ENM en février 2008 en tant que coordinatrice de la formation sur les fonctions de juge des enfants.

Que fait la justice ?

Que fait la justice ?

25/08/11 – 15H40
PARIS (NOVOpress) –
Certains chanceux passent et repassent à travers les mailles de la justice française sans que s’en émeuvent ceux chargés de la rendre. Autre exemple de dysfonctionnement patent de l’institution judiciaire avec le cas de ce voleur de voiture interpellé hier à Paris dans le 19ème arrondissement pour la 97ème fois…

Circonstances aggravantes, ce voyou a gravement blessé un policier en lui fracturant le cubitus (45 jours d’incapacité totale de travail) et en infligeant d’autres blessures aux gardiens de la paix présents.

Mais les vraies circonstances aggravantes sont à chercher du coté des juges qui n’ont jamais pris la peine, si l’on en croit les 97 délits commis par ce malfrat, de le mettre hors d’état de nuire. Une clémence incompréhensible voire suspecte d’autant plus que l’homme interpellé se trouve être un immigré en situation irrégulière qui n’a nullement été inquiété pour ce motif lors de ces précédentes (96) arrestations. Heureusement, la préfecture de police se veut rassurante, en indiquant que ce délinquant « fera l’objet d’une reconduite dans son pays d’origine à l’issue de la procédure judiciaire ».

Après son évasion il provoque la police sur Internet [vidéo]

Après son évasion il provoque la police sur Internet

Poursuivi pour des violences aggravées il s’est échappé pendant son transfert au tribunal de Besançon, Saïd Bahmed, 24 ans, est un récidiviste déjà condamné précédemment pour violences, trafic de drogue, etc. Pour son nouveau délit, le tribunal l’a condamné en son absence à un an de prison ferme.

Maintenant il provoque la police dans une vidéo.

Nice : Rues du quartier Notre-Dame, nos policiers n’ont-ils pas mieux à faire ?

Rues du quartier Notre-Dame : nos policiers n’ont-ils pas mieux à faire ?

[box class=”info”] Philippe Vardon, président de Nissa Rebela nous communique : [/box]

J’apprends dans la presse que le Parquet de Nice a décidé d’ouvrir une enquête pour « incitation à la haine raciale » concernant le changement de nom des rues effectué par des Niçois en colère. J’avoue ne pas encore avoir bien compris en quoi des feuilles de papier titrant « rue de la Lapidation », « rue de la Burqa » ou « rue des Frères Musulmans » apposées sur des panneaux peuvent constituer une quelconque incitation à la haine raciale, ou à quoi que ce soit d’autre d’ailleurs qu’une certaine prise de conscience face au devenir de ce quartier.

Je m’interroge, comme de nombreux Niçois (et Français, les médias nationaux venant désormais faire écho) dont on peut lire les réactions sur internet, sur l’instauration d’un délit de blasphème qui se cacherait sous le terme fourre-tout d’islamophobie et serait une véritable perversion des lois antiracistes.

Rues du quartier Notre-Dame : nos policiers n’ont-ils pas mieux à faire ?J’apprends aussi que les policiers « ont démonté des panneaux afin de les confier à la police scientifique qui va rechercher d’éventuelles empreintes » (Nice Matin). Nos policiers n’ont-ils rien de mieux à faire ? Cette histoire devient vraiment ridicule.

Cette démonstration de force de la part d’une mairie, d’une justice, d’un Etat qui se font constamment humiliés – notamment par les musulmans de la rue de Suisse qui squattent en toute impunité depuis ONZE ans leur mosquée, et qui occupent à nouveau la rue le vendredi pour leur prière – est pitoyable.

Encore une fois, si des citoyens se sentent obligés de provoquer pour susciter le débat c’est bien justement parce qu’aucun débat public n’a lieu. Cette municipalité est totalement enfermée dans un mutisme qui confine à l’autisme. Quand est-ce que Christian Estrosi a organisé une réunion avec les habitants du quartier Notre-Dame ? Quand a-t-il pris le temps de répondre à leurs légitimes interrogations ?

Si le maire de Nice est prêt à débattre autrement que par des insultes et des plaintes grotesques, je suis pour ma part à sa disposition et j’aurai énormément de choses à lui dire, tout comme de nombreux Niçois.

Philippe Vardon – président de Nissa Rebela

Trafic de cannabis : les douaniers bénéficieront d’une Audi A4 confisquée

Trafic de cannabis : les douaniers bénéficieront d’une Audi A4 confisquée

31/07/2011 – 18h30
SAINT-BRIEUC (NOVOpress Breizh) – Lundi dernier le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc jugeait deux « jeunes » interceptés en juin dernier alors qu’ils transportaient un kilo de cannabis.
Légère condamnation pour l’un et relaxe pour l’autre. Mais les douaniers récupèrent une belle audi A4.

Agés de 23 ans, les deux « jeunes », nés dans le quartier « sensible »de Pontanézen, à Brest, avaient été arrêtés par le service des Douanes aux environs de Bégard (Côtes d’Armor), alors qu’ils regagnaient Brest en provenance de Rennes, au volant d’une Audi A4. Les douaniers avaient trouvés dans le coffre de la voiture dix plaquettes de résine de cannabis, de cent grammes chacune, représentant une valeur de près de quatre mille euros.

Lors des débats, Nasser Attia a déclaré qu’il aurait accepté de se rendre à Rennes moyennant une commission d’une centaine d’euros, et une petite quantité de cannabis pour son usage personnel. Ce qui ne l’empêche pas d’affirmer par ailleurs vouloir se libérer de son addiction. Le commanditaire, qui demeure inconnu par crainte de représailles, avait fourni l’audi A4. Nasser Attia aurait entraîné son ami dans l’expédition, en omettant de lui révéler l’objet de celle-ci.

Les magistrats ont bien voulu admettre cette version et ont relaxé le présumé comparse. Nasser Attia, qui a lui déjà une demi-douzaine de condamnations inscrites à son casier, a été condamné à deux ans de prison dont 6 avec sursis, mise à l’épreuve pendant deux ans, obligation de soins et versement d’une amende douanière de 1500 euros ; le principe de la peine plancher lui a en effet été épargné « afin de favoriser sa réinsertion future ». L’Audi A4 a quant à elle été confisquée au profit des Douanes, qui pourront ainsi bénéficier d’un véhicule adapté à leur mission.