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Des magistrats tentent de mettre à genoux la Ligue de Salvini

« On voit que dans plusieurs pays d’Europe, l’institution judiciaire est instrumentalisée pour combattre politiquement les nationaux. Au mépris de la démocratie, au mépris du choix des électeurs dans les urnes, des magistrats politisés essayent d’entraver l’action de ceux qui défendent les intérêts vitaux de leurs nations et de leurs peuples », commentait vendredi matin le coprésident du groupe Europe des nations et des libertés au Parlement européen, Nicolas Bay, auquel Présent demandait ce qu’il pensait de la décision de justice tombée la veille en Italie. Une décision qui ressemble fort à la tentative actuelle de mise à mort du Rassemblement national en France par des magistrats connus pour leur positionnement politique à gauche.

Si l’étranglement financier du RN concerne le premier parti d’opposition français en termes d’intentions de vote dans les sondages, l’étranglement financier de la Ligue affecte un parti de gouvernement qui serait aujourd’hui largement en tête en cas de répétition des élections, puisqu’il est désormais à 32-34 % des intentions de vote contre 27-28 % pour son partenaire populiste de gauche, le Mouvement 5 étoiles.

Est-ce la raison pour laquelle la justice italienne a autorisé jeudi le placement sous séquestre – demandé par le parquet – de 49 millions d’euros de la Ligue ? Si dans le cas du RN la saisie préventive des fonds est liée à des accusations concernant les actuels députés au Parlement européen du parti, dans le cas de la Ligue il s’agit d’une affaire de fraude sur les remboursements des frais électoraux remontant aux années 2008 à 2010. A l’époque, le secrétaire général de la Ligue du Nord était Umberto Bossi, son fondateur, et c’est lui, et non pas Matteo Salvini, qui a été condamné avec l’ancien trésorier du parti Francesco Belsito. Et pourtant, c’est à l’actuel parti dirigé par Salvini que le parquet de Gênes demande le remboursement, huit ans après, des sommes qui auraient été indûment perçues.

Il n’y a actuellement dans les caisses de la Ligue que 5,5 millions d’euros issus, selon les avocats de ce parti, des contributions d’élus et donations d’électeurs. Dans cette affaire, comme dans celle concernant le RN, la saisie des fonds présents et à venir, qui équivaut à une mise à mort judiciaire d’un parti politique soutenu par des millions d’électeurs, est de nature préventive. C’est-à-dire qu’elle précède le jugement définitif sur le fond de l’affaire. En Italie comme en France, on assiste à une judiciarisation du combat politique en réaction à l’incapacité des partis politiques traditionnels de freiner la montée des populismes, avec une large place laissée à l’arbitraire de magistrats militants. Rappelons qu’en France, la saisie des fonds du RN fait en outre suite à une élection présidentielle noyautée par l’intervention d’un parquet financier au service de l’exécutif et de juges militants pour faire gagner Emmanuel Macron.

« Vous ne nous arrêterez pas ! », a réagi jeudi Matteo Salvini sur son compte Facebook, ajoutant : « Craignez la colère des justes. Je travaille pour la sécurité des Italiens, et ils ouvrent une enquête contre moi pour séquestration de personnes (30 ans de prison), je travaille pour changer l’Italie et l’Europe et ils me bloquent tous les comptes courants pour des erreurs présumées qui datent d’il y a dix ans. Si quelqu’un pense pouvoir m’arrêter ou me faire peur, c’est qu’il a mal compris, je n’abandonnerai pas et je travaillerai avec encore plus d’ardeur. Souriant et furieux. »

Interrogé par Présent vendredi matin, Max Ferrari, conseiller du président de Lombardie Attilio Fontana (Ligue) pour les affaires internationales, a déclaré : « Comme il semble impossible d’empêcher la Ligue de progresser, les gauchistes utilisent leur pouvoir judiciaire. Ce n’est pas nouveau, mais cette fois les gens réagissent. Tout le monde comprend bien qu’il s’agit d’une injustice. La Ligue va avoir des problèmes financiers, mais elle en ressortira encore plus forte. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 7 septembre 2018

Les juges contre le peuple en Italie, par Olivier Bault

« Des juges qui veulent retirer le pouvoir aux peuples pour se l’approprier indûment, ça s’appelle “le gouvernement des juges” et ça n’existe pas qu’en France… Soutien à Matteo Salvini et au peuple italien », écrivait Marine Le Pen sur sa page Facebook le 26 août dernier. Un procureur de Sicile a ouvert samedi une enquête contre le ministre de l’Intérieur italien pour séquestration de personnes, arrestations illégales et abus de pouvoir.

Il s’agit de l’affaire du bateau des gardes-côtes italiens Diciotti auquel Salvini avait interdit de débarquer les « migrants » récupérés en mer tant que d’autres pays européens n’auraient pas accepté de les prendre en charge. Finalement, ces candidats à l’immigration illégale ont été débarqués samedi au bout de deux semaines en mer après que l’Albanie et l’Irlande eurent accepté d’en prendre une quarantaine et que l’Eglise d’Italie se fut engagée à prendre en charge les autres (une centaine) à ses propres frais. Quatre de ces immigrants ont été arrêtés car ils sont soupçonnés d’être des passeurs.

Contre la décision du procureur d’Agrigente d’ouvrir une enquête le concernant et de transmettre le dossier au « tribunal des ministres », le leader de la Ligue a affirmé, défiant, que ce petit procureur militant pouvait bien venir l’arrêter mais qu’il n’arrêterait pas la volonté de 60 millions d’Italiens.

Salvini assure avoir reçu de très nombreuses manifestations de soutien de citoyens mais aussi de magistrats face à cette ingérence du pouvoir judiciaire dans les prérogatives du pouvoir politique. Un sondage publié par La Reppubblica montre d’ailleurs que la politique du ministre de l’Intérieur est soutenue non seulement par les sympathisants de la Ligue mais aussi par une majorité croissante des sympathisants du Mouvement 5 étoiles avec lequel la Ligue gouverne, les deux partis totalisant désormais dans les sondages près de 60 % des intentions de votes.

Le chef du M5S, Luigi Di Maio a apporté son soutien à son collègue de la Ligue sur ce dossier, affirmant que la gestion de cette affaire du Diciotti « a été un signal clair pour montrer au monde que l’Italie traite sérieusement la question de la redistribution des migrants ». Mais là où les deux leaders populistes divergent, c’est que le parti de Salvini ne fait pas de la redistribution des immigrants son but. Il l’a redit dans une interview à la radio quelques jours avant le débarquement des « migrants » du Diciotti : son objectif est de mettre un terme à l’immigration illégale en mettant en place une politique similaire à celle de l’Australie et « qu’aucune personne arrivant en canot pneumatique ne puisse mettre les pieds en Europe, car sinon nous ne démonterons pas le business de la mafia des passeurs ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 28 août 2018

Halte au gouvernement des juges !, par Guy Rouvrais

Ne nous y trompons pas, si tant est que certains s’illusionnent encore : ceux qui entendent lutter contre le « populisme », le souverainisme, le nationalisme, ce qu’Emmanuel Macron nomme « la lèpre », c’est le peuple qu’ils visent dans ce mauvais combat, le peuple qui pense mal, qui vote mal et qui entend s’émanciper de la dictature idéologique des prétendues élites. Que faire ? Telle est la question de cette classe politico-médiatique menacée par la montée en puissance de ceux qui secouent sa tutelle. En démocratie, pourtant, non seulement il ne devrait pas y avoir de problème mais, au contraire, on devrait se réjouir de ce que le peuple prenne la parole et être attentif à ce qu’il dit et veut. Mais non, il s’agit de contourner la volonté populaire et non pas d’en tenir compte !

Dans cette perspective, foin des urnes ! L’ultime espoir et recours, ce sont les juges. Tous, bien sûr, ne sont pas prêts à sacrifier l’équité à l’idéologie dominante, mais il suffit de quelques-uns dans des affaires sensibles pour fausser les balances de la justice. Il y a plus d’un an, il fallait, toutes affaires cessantes, diligenter enquêtes et poursuites contre le candidat Fillon, mais depuis, l’intéressé n’a pas de nouvelles : l’élection présidentielle est passée, il n’y a plus d’urgence. Plus récemment, un magistrat chargé d’instruire sur les prétendus « emplois fictifs » du Rassemblement national a confisqué la subvention publique de deux millions, due au parti, et ce, avant même d’avoir statué dans cette affaire, mettant en péril l’existence d’un parti nécessaire au débat démocratique. Mais il n’y a pas que ceux-là qui agissent ainsi.

Les Français, comme d’autres peuples d’Europe, sont vent debout contre la déferlante migratoire, mais le Conseil constitutionnel vient de donner le feu vert à ceux qui la favorisent en déclarant légal le « délit de solidarité » (voir Présent du 10 juillet.) Bien sûr, un tel délit n’existe pas et c’est déjà une grande victoire de la gauche – mais aussi des libéraux – d’avoir réussi à faire cautionner cette expression, recouvrant une fake news, par les médias et une partie de la classe politique. Ce qui était réellement sanctionné par la loi s’appelait l’aide à l’entrée ou au séjour irrégulier des étrangers. C’est cela qui a entraîné la condamnation, le plus souvent bénigne, de ceux qui, à Menton et ailleurs, s’en rendaient coupables.

Ce qu’il convient de retenir, est le motif invoqué par la haute juridiction, à savoir que ces délinquants n’ont agi que par souci de cette « fraternité » qui figure dans la devise de la République. Les « Sages » ( ?) font de ce principe général un élément du droit positif, ce qui n’était pas dans l’esprit des constituants. On voit le danger, au-delà de l’aide apportée aux migrants. La fraternité peut être invoquée dans tant d’autres cas pour rendre absolutoire, un délit, voire un crime. Que répondre aux complices de Redoine Faïd qui l’ont fait évader de sa prison en hélicoptère, s’ils disent qu’ils n’ont agi que par fraternité à l’égard de leur ami qui désespérait dans sa cellule ?

Décidément, trop, c’est trop ! Halte au gouvernement des juges !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 18 juillet 2018

Terroristes Etat islamique

La justice responsable des attentats de Paris et de Bruxelles

24/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Chaque jour apporte de nouvelles révélations sur les terroristes de l’Etat islamique qui ont frappé à Paris et à Bruxelles. Notamment sur leur passé judiciaire, qui révèle  l’invraisemblable aveuglement de la justice. Sous le titre « A Paris comme à Bruxelles, des multirécidivistes radicaux fichés frappent librement », l’Observatoire de l’islamisation fait le point sur le passé pénal de plusieurs de ces crapules islamistes. Nous le publions ci-dessous.

Passée l’émotion, il va falloir que les autorités françaises et belges fassent une sérieuse autocritique de leur gestion des bandits et/ou islamistes déjà condamnés, mais qui frappent après de trop courts passages en prison, bénéficiant souvent des remises de peine décidées par des juges teintés d’idéologie. Voici la liste des terroristes de Paris et de Bruxelles, dont l’identité n’a pas surpris les policiers qui les connaissaient déjà :

  • Les frères El Bakraoui : En octobre 2010, Ibrahim avait été condamné par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour avoir tiré sur des policiers à la kalachnikov. Avec un complice, Ibrahim commet alors un braquage chez un agent de change. Ibrahim reste dans la voiture et fait le guet. Une fois le braquage commis, les auteurs s’en vont, à trois, dans la voiture. La police tente de les intercepter mais Ibrahim El Bakraoui fait feu à plusieurs reprises sur les agents et blesse l’un d’entre eux de trois projectiles. Ibrahim avait été reconnu coupable et condamné à une peine de 9 ans de prison. En février 2011 cette fois, c’est Khalid El Bakraoui qui s’est retrouvé devant la justice. Il a été condamné à 5 ans de prison sans sursis pour des car-jackings. Lors de son arrestation à l’époque, il détenait des kalachnikovs avec ses complices. Pourquoi les deux frères sont libres en mars 2016 pour commettre leur massacre ?
  • Samy Amimour : Le Figaro du 23 novembre dernier notait à son endroit : “c’est le symbole de l’inertie judiciaire et administrative qui confine à la cécité”. Ce tueur du Bataclan a été inculpé en 2012 pour un projet de départ au  Yémen, base arrière bien connue d’Al Qaida. Son passeport et sa carte d’identité lui sont retirés. Mais il a suffit à un de ses complices de  déclarer la perte de ses papiers à sa place, et on lui a réédité des originaux. Aussi, Amimour “devait” pointer au commissariat chaque semaine, chose qu’il ne faisait plus depuis septembre dernier. Ce qui n’a pas interpellé la “vigilance” des policiers chargés de le suivre.
  • Omar Ismael Mostefai : Il fait partie des terroristes du Bataclan. Condamné 8 fois pour des délits de droit commun entre 2004 et 2010, sans jamais être incarcéré! Fiché S pour radicalisation depuis 2010, sa fiche fut renouvelée un mois avant les attentats de Paris ! C’est la Turquie qui a prévenu la France en septembre 2013, qu’il serait en Syrie probablement. La police savait qu’il avait coupé les ponts avec son entourage, qu’il priait dans les mosquées tablighi de Lucé et Chartres. Mais laissé sans surveillance…
  • Abdelhamid Abaoud : Dès 2014 , ce belgo-marocain est repéré dans un vol Cologne-Istanbul, les policiers le soupçonnent d’aller faire le djihad. En janvier 2015, il échappe au démantèlement de la cellule terroriste de Verviers, la police belge est certaine qu’il en fait partie. Il a traversé les frontières européennes depuis la Syrie, en passant par Athènes où son portable est géolocalisé, pour revenir tranquillement dans sa ville natale de Molenbeek. A cause du refus idéologique de contrôler les frontières par les gouvernements eurofédéralistes, il peut aller à Paris et en revenir après avoir tué des dizaines de parisiens, victime du sans-frontiérisme.
  • Mohammad Al Mahmod et Ahmad Al-Mohammad : Le premier a  été contrôlé en Grèce le 3 octobre 2015 sur l’ile de Léros. Autorisé à entrer en Europe comme des centaines de milliers d’hommes seuls en provenance de Syrie, d’Afghanistan, du Soudan et d’Erythrée. Alors que l’Etat Islamique se vante d’infiltrer les migrants, il est entré dans l’espace Schengen de manière formelle tout comme son comparse Ahmad Al-Mohammad, lui aussi Syrien.
  • Javad Bendaoud : Condamné en 2008 à huit ans de prison pour avoir tué au hachoir un adolescent de 16 ans, il sort déjà en septembre 2013 pour reprendre son activité de caïd.
  • Fabien Clain : Condamné en 2009 pour être le chef d’un groupe de djihadistes voulant se rendre en Irak, il est condamné à 5 ans de prison mais ressort déjà en 2012. Il s’envole aussitôt pour la Syrie où il dirige la communication francophone de l’Etat islamique.

Sarko (re) mis en examen

17/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8548)

Il paraît que les épreuves, loin de décourager Nicolas Sarkozy, le dynamisent. Ce qui pourrait être coup de grâce lui est coup de fouet ! On doit donc voir ces jours-ci l’ex-président se lancer avec une énergie décuplée dans la course aux primaires, puisqu’il a été mis en examen pour financement illégal de sa campagne électorale de 2012 et est devenu témoin assisté pour faux, escroquerie et abus de confiance dans l’affaire Bygmalion.
8548P1
D’ailleurs, son avocat en sortant de chez le juge s’est « réjoui ». Car, a-t-il expliqué, son illustre client n’est mis en examen « que » pour financement illégal, il n’aurait donc rien à voir avec l’escroquerie Bygmalion portant sur des dizaines de millions. Mais être témoin assisté dans cette dernière affaire ne vaut pas absolution définitive. Le statut de témoin assisté est hybride, il indique que vous n’êtes pas assez suspect pour être mis en examen, mais encore trop lié aux faits délictueux pour y être tout à fait étranger. C’est une mesure conservatoire, autrement dit une épée de Damoclès, le témoin peut être mis en examen plus tard. La justice estime donc qu’il doit rendre des comptes, à elle, certes, mais d’abord aux Français.

Quoiqu’il vienne d’écrire ses Mémoires, la défense du président de LR consiste à dire qu’il ne se souvient pas, qu’il n’était au courant de rien, qu’il n’a rien vu, rien entendu, qu’il en a seulement entendu parler quand la presse s’en est fait l’écho. C’est pourtant lui, en tant que candidat, qui a signé ses comptes de campagnes officiels. Mais il n’a rien vérifié, il faisait confiance. Si cela est avéré, il est inquiétant de voir qu’un homme qui veut de nouveau gouverner la France signe des documents les yeux fermés, en s’en remettant à d’autres auxquels il fait indûment confiance. Est-ce avec un tel personnage, qui dépense sans compter lui-même, que l’on peut espérer restaurer les finances du pays ?

Les électeurs, ceux de la primaire et les autres, ne vont pas s’embarrasser d’arguties juridiques, du distinguo entre « mis en examen » et « témoin assisté » ni même de la présomption d’innocence. Ils diront que cela confirme ce qu’ils pensent des politiciens en général : des magouilleurs aimant l’argent qu’ils utilisent pour obtenir ou conserver le pouvoir.

Pour Sarko, cela intervient après un conseil national boudé par ses concurrents, dans un parti où son autorité est contestée, et des sondages catastrophiques que le succès de son livre ne parvient pas à enrayer. Alors que le projet politique doit « engager chaque membre du parti », aucun de ses rivaux de la primaire n’en veut. Il est vrai que ce programme est constitué de tout ce qu’il n’a pas fait ou mal fait pendant son quinquennat et qu’il accomplira sans férir dans le suivant, sur l’immigration, les 35 heures, l’ISF, l’aide médicale d’urgence, etc. C’est simple : pour le connaître, il suffit de recenser les mea culpa de son livre La France pour la vie, qu’il qualifie de « retour d’expérience ». Mais les Français, eux aussi, ont un « retour d’expérience » sur son quinquennat : 74 % d’entre eux croient que Sarkozy ne tiendra pas plus ses promesses d’aujourd’hui que celles d’hier. Les tribunaux n’ont pas encore tranché mais, pour nos compatriotes, la cause est entendue.

Guy Rouvrais

Affaire Bygmalion : Sarkozy mis en examen

17/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Dans le cadre de l’affaire Bygmalion-compte de campagne, Nicolas Sarkozy a été mis en examen hier soir du chef de financement illégal de campagne électorale pour avoir dépassé le plafond des dépenses électorales. La question de la surfacturation est toujours posée en raison de certaines zones d’ombre. Jean-François Copé avait réitéré qu’il ne savait rien, tout en étant lui-même entendu par les juges, le 8 février dernier. Bref, ça balance, comme on dit. L’affaire Bygmalion influencera-t-elle les primaires des Républicains ? Décidément le feuilleton des primaires à droite sera mouvementé avec un juge qui s’invite à l’ordre du jour…


Guaino dégaine !

29/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Henri Guaino n’avait pas sa langue dans sa poche ce matin dans l’émission « Bourdin Direct » sur BFMTV/RMC. Il a persisté et signé dans sa volonté d’interdire le syndicalisme dans la magistrature et de créer une responsabilité des magistrats. Pire encore, il a affirmé respecter Marion Marechal Le Pen et ne refuserait pas de travailler avec elle ! Vite que la police de la pensée l’arrête !

Défense des artisans taxis contre la société Uber, volonté de normalisation des relations diplomatiques avec la Russie, Henri Guaino commence son émission assez fort, refusant l’ultralibéralisme et l’alignement atlantiste.
La meilleure façon pour l’Europe de contribuer à la paix du monde, c’est de parler et d’avoir des relations convenables avec la Russie »

Mais c’est sur la magistrature que Guaino tape fort. Assumant ses propos de mercredi à l’Assemblée sur les juges « pervers » et « psychopathes », précisant sur le plateau qu’il désigne certains d’entre eux, « aveuglés par l’idéologie ». il ne va pas se faire des copains à gauche, puisque non seulement il veut interdire le syndicalisme dans la magistrature”, par la voie d’un « référendum », mais il souhaite aussi

créer une responsabilité des magistrats, ça ne peut pas continuer comme ça. Quand la justice fonctionne mal, c’est la fin de la République.

Le député « Les Républicains » des Yvelines aggrave son cas, jugeant que

i jamais le Front national gagne, il gagne, c’est la démocratie, ou alors il faut l’interdire. Mais vous ne pouvez pas dire à un tiers des électeurs « le parti pour lequel vous votez ne gouvernera jamais ».

Un démocrate qui serait prêt à laisser le peuple s’exprimer, mais où va-t-on ?
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Beau temps pour les juges rouges (Présent 8215)

Beau temps pour les juges rouges (Présent 8215)

22/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le Syndicat de la magistrature connu pour receler les pires idéologues de la culture de l’excuse, se croit tout permis. Et c’est le cas ! Comment en serait-il autrement alors que ce syndicat militant exerce une influence déterminante sur la politique de la garde des Sceaux, qui accueille nombre de ses membres dans son cabinet, ses groupes de travail et ses proches. Il y a eu le scandaleux Mur des Cons qui aurait dû valoir la dissolution du syndicat (rappelons qu’il affichait toutes les têtes de turc de ces juges d’extrême gauche y compris la photo du père d’Anne-Lorraine Schmitt atrocement assassinée dans le RER, sous prétexte qu’il s’était ému que le violeur et assassin récidiviste soit en liberté au moment des faits).

Une du numéro 8215 de "Présent"

Une du numéro 8215 de “Présent”

Il y a maintenant la pression officielle du puissant syndicat en faveur des revendications LGBT. Il s’est prononcé à nouveau officiellement pour l’ouverture de la PMA aux homosexuels. Le syndicat appelle à « repenser la filiation et la famille en ouvrant la PMA à toutes les femmes ». Et c’est ce qu’il fera chaque fois que l’un de ses membres aura à rendre un jugement sur cette question. A la suite de la légalisation des PMA pour les couples de lesbiennes par la Cour de cassation, le Syndicat de la magistrature souhaite voir la loi aller plus loin : « La balle est maintenant dans le camp du législateur » (photo). Faut-il y voir une menace des juges rouges contre les députés qui s’opposeraient à la loi ? Il ne fera pas bon se retrouver dans leur cabinet. Après le Mur des cons, la liste noire des salopards homophobes ?

Depuis sa constitution, le cabinet de Christiane Taubira s’est toujours inscrit dans les pas du Syndicat de la magistrature. Bafouant ouvertement la règle de la séparation des pouvoirs. « On respire mieux Place Vendôme », s’était carrément réjouit Xavier Gadrat, secrétaire national du SM lorsque le Garde des Sceaux avait participé (et puis quoi encore ?) à leur congrès.

Depuis, on étouffe.

Caroline Parmentier


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Un pouvoir irresponsable et coupé du peuple, sans légitimité. Par Jean-Yves Le Gallou

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Affaire Sarkozy : justicialisme totalitaire et fin de l’État de droit - par Guillaume Faye

Affaire Sarkozy : justicialisme totalitaire et fin de l’État de droit – par Guillaume Faye

08/07/2014 – PARIS (via le site de Guillaume Faye)
Cette analyse est d’autant plus libre que je ne suis absolument pas un partisan de l’ancien président de la République, qui m’a fait un procès – que j’ai gagné – quand il était ministre de l’Intérieur, à la suite d’un de mes essais qui lui avait déplu parce que – ironie de l’histoire – je m’étais permis de critiquer sa police. Permettez-moi d’esquisser une réflexion sur la philosophie du droit et l’appareil judiciaire français.

Évitons de commenter en détail les multiples ennuis judiciaires de Nicolas Sarkozy et l’interminable feuilleton qui s’ensuit. Essayons, sans nullement manifester le moindre ”sarkozisme”, d’en retenir l’essentiel. M. Sarkozy a accusé les magistrats instructeurs d’être « instrumentalisés » par le pouvoir socialiste. Sous entendu : François Hollande, aux abois, veut casser son rival aux élections de 2017. Et les juges, partiaux, d’extrême gauche, du Syndicat de la magistrature, seraient de connivence pour le faire plonger. Avec un certain désir de vengeance, aussi. Qu’en est-il ?

La politisation de la justice (ou plutôt des juges) a toujours existé mais dans le respect des textes de lois. Les lois ont certes une certaine élasticité, mais là, on ne respecte plus les textes ni les habitudes judiciaires : mise en examen pour des faits secondaires sans début de preuve avec qualifications infamantes (corruption active) ; gardes à vues humiliantes de justiciables présentant toutes garanties de représentation, en lieu et place d’une simple audition ; écoutes téléphoniques prolongées selon la technique des ”filets dérivants”, au mépris de la règle de séparation des affaires, sans savoir exactement ce que l’on cherche, etc.

Parmi tous les commentaires de droite (ses rivaux) ou de gauche (ses ennemis) sur les déclarations médiatiques de Nicolas Sarkozy contre les juges qui le poursuivent, le plus inquiétant est cette idée, parfaitement totalitaire : « on n’a pas le droit de critiquer la justice ». Mais bien sûr que si, on en a le droit ! Non seulement la justice de son propre pays, dans son ensemble, mais les juges individuellement ! Où sont les textes de loi qui l’interdisent ? Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, outrepassant son devoir de réserve, a fustigé les saillies de M. Sarkozy. Il a affaibli sa fonction : pour être crédible le PCC, doit se contenter de son travail de juridiction constitutionnelle et s’abstenir de toute ”petite phrase” politicienne sur une affaire qui ne le concerne en rien.

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Il y a dix-neuf ans était assassiné le juge antimafia Paolo Borsellino

19/07/2011 – 14h50
PALERME (NOVOpress) – L’année 1992 a été une année très dure pour les juges antimafia en Sicile. En effet, le 23 ami Giovanni Falcone (à gauche sur la photo ci-dessus) est assassiné lors d’un attentat à la bombe qui visait sa voiture et le convoi qui l’accompagnait. La femme du juge Falcone meurt également lors de cet attentat. et le 19 juillet 1992, c’est au tour de Paolo Borsellino (à droite sur la photo ci-dessus) d’être victime d’un attentat à la voiture piégée.

Tous les deux issus du quartier popualire la Kalsa à Palerme, ces juges avaient obtenu plusieurs succès et étaient à l’origine de procès contre la mafia, dont le maxi-procès de 1986, où l’on comptera 465 accusés, 360 condamnations et 2 665 années de prison cumulées par les condamnés.

En 1986, alors que Giovanni Falcone reste à Parleme, Paolo Borsellino est nommé à Marsala, dans la région sicilienne de Trapani, où il poursuit sa lutte contre la mafia.

hommage à Paolo BorsellinoLes deux juges bénéficient d’une protection polocière. Qui ne sera guère utile lors de leur assassinat.

Pour la mort de Paolo Borsellino et celle de Giovanni Falcone Salvatore, “Toto” Riina, le chef de la famille mafieuse des Corleone, purge aujourd’hui une peine de prison à perpétuité, ainsi que pour de multiples autres meurtres.

A noter que Rita Borsellino, la sœur de Paolo Borsellino, est présidente honaire depusi 2005 de l’association Libera, qui a pour objet la la gestion des biens saisies aux mafias. Notamment par le biais de coopératives qui produisent des matières premières sur les terres confisquées, afin de promouvoir la légalité.

Et un hommage à Paolo Borsellino a lieu aujourd’hui à Palerme organisé par Giovane Italia (photo ci-contre).

De même, le Progetto Cervantes (Catane, Sicile) a également tenu à honorer la mémoire de ces juges antimafia.