Grand Remplacement : La preuve par les prénoms, par Franck Deletraz

N’en déplaise à tous ceux qui, par pure idéologie ou par un aveuglement béat, s’obstinent à présenter le Grand Remplacement comme un prétendu « fantasme de l’extrême droite », les preuves de cette gigantesque substitution de population qui s’opère depuis des décennies dans notre pays aux dépens des Français de souche sont très loin de manquer. Au nombre de ces dernières figure notamment celle des prénoms attribués aux enfants, qui est doublement parlante : d’abord, parce qu’elle met en évidence le poids sans cesse croissant des enfants issus de l’immigration au sein de leur génération et de la population totale ; ensuite, parce que l’attribution d’un prénom étant devenu – comme l’a souligné Eric Zemmour – un « acte politique » et une « arme de conquête », elle montre l’absolu refus d’une part considérable de ces populations de s’assimiler au peuple français.

Près d’un quart des prénoms donnés en 2019 étaient musulmans

Pour bien mesurer l’ampleur de cette évolution particulièrement préoccupante mais pas vraiment surprenante, on se plongera notamment dans l’étude des chiffres de l’état civil relatifs aux prénoms attribués aux enfants nés en France depuis 1900, publiés lundi par l’INSEE, ainsi que dans celle du « baromètre 2019 des naissances enregistrées en France sous prénom musulman », réalisé pour la cinquième année consécutive par nos confrères de Fdesouche. Or, que constate-t-on ? D’abord, que le taux d’octroi de prénoms musulmans pour les naissances en 2019 atteignait, au niveau national, pas moins de 21,53 % ! Un taux qui, souligne Fdesouche, a enregistré une croissance « moyenne de 0,7 point depuis 2000 », et est probablement en dessous de la réalité. Car, est-il précisé, en tenant compte de « la nette augmentation des “prénoms rares” », dont un tiers seraient selon les statistiques de l’INSEE des variations orthographiques de prénoms musulmans, « l’estimation du taux national d’octroi de prénom musulman en France corrigé serait environ de 25 % »…

L’« émirat » de Seine-Saint-Denis

Mais l’évidence du Grand Remplacement est encore plus criante lorsque l’on porte notre regard à l’échelle départementale. Notamment au niveau des départements du sud de la France présentant de fortes densités de population (Rhône, Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes, Vaucluse, Gard, Hérault), qui enregistrent tous des taux nettement supérieurs à la moyenne nationale. Et surtout, bien sûr, au niveau de l’Ile-de-France, dont l’ensemble des départements a également un taux qui dépasse la moyenne nationale. A commencer évidemment par la Seine-Saint-Denis, pour laquelle le baromètre 2019 des prénoms musulmans relève un taux record de… 54 % ! On ajoutera pour conclure que, dans ce dernier département devenu au fil des années une véritable enclave étrangère sur notre sol, les dix prénoms se classant en tête de ceux les plus attribués aux enfants nés en 2019 sont – à deux exceptions près – musulmans…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 25 septembre 2020

Un reconfinement qui n’ose pas dire son nom ?

Fermeture pour 15 jours des bars et restaurants en Guadeloupe et dans la métropole d’Aix-Marseille, importantes restrictions horaires pour les commerces de nombreuses grandes villes de France, forte limitation des rassemblements publics… Ceux qui s’attendaient à ce que l’Etat donne un sérieux « tour de vis » mercredi, à l’occasion de la présentation par le ministre de la Santé des nouvelles restrictions décidées par le gouvernement pour tenter d’enrayer la progression de l’épidémie de COVID-19, n’auront pas été déçus. Au point que certains, devant la sévérité de ces nouvelles mesures, se demandent aujourd’hui si celles-ci ne cachent pas un reconfinement qui n’ose pas dire son nom.

Une « punition collective » extrêmement dure pour l’économie

C’est le cas notamment d’un certain nombre d’élus de la Guadeloupe et de la métropole d’Aix-Marseille, toutes deux classées en zone d’« alerte maximale » (c’est à dire écarlate) sur la toute nouvelle carte de l’épidémie présentée mercredi par Olivier Véran. Il faut dire que dans cette zone où, selon le ministre, le taux d’incidence serait supérieur à 250 cas pour 100 000 habitants, les restrictions annoncées mercredi sont particulièrement dures et devraient encore gravement toucher une économie déjà agonisante après le confinement du printemps dernier. C’est ainsi que, dans cette zone d’« alerte maximale », les bars et restaurants seront totalement fermés à partir de samedi et ce pour une durée de quinze jours ! Quant aux autres établissements recevant du public, ils devront également fermer leurs portes, sauf s’ils ont mis en place « un protocole sanitaire strict ». Une mesure qui ne concernera cependant pas les commerces, musées, théâtres et cinémas. Toutefois, pour les élus de la région, la pilule est difficile à avaler. Ainsi, s’est à juste titre indigné Renaud Muselier (LR), après avoir dénoncé un « quasi-reconfinement », « cette punition collective est extrêmement dure pour l’économie de nos territoires » !

Paris perd son traitement de faveur

Mais ce méchant « tour de vis » ne se limite pas à la Guadeloupe et à Aix-Marseille. Classées en zone d’« alerte renforcée », (c’est à dire « super-rouge » sur la carte…), les métropoles de Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Paris, Rouen, Grenoble et Montpellier vont également se voir imposer à compter aussi de samedi, et pour quinze jours, de nouvelles et importantes restrictions sanitaires. Parmi celles-ci : l’abaissement de la jauge des rassemblements à 1 000 personnes, l’interdiction des grands événements (fêtes locales et/ou étudiantes), celle des rassemblements de plus de 10 personnes dans les plages et parcs, la fermeture anticipée des bars (à partir de lundi) au maximum jusqu’à 22 heures, celle des salles de sport et gymnases, et enfin la fermeture de toutes les salles des fêtes et polyvalentes. De nouvelles mesures qui, là aussi, ont suscité la colère de nombreux élus, dont celle de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a déclaré s’opposer à une fermeture plus tôt le soir des bars et des terrasses éphémères.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 septembre 2020

Paris, Montpellier, Lyon, Rosny-sous-Bois… Un week-end d’ensauvagement ordinaire

N’en déplaise au calamiteux Dupond-Moretti et à ses camarades de la classe politico-médiatique qui se refusent toujours à admettre que notre pays est en proie à un ensauvagement croissant et s’obstinent – pour des raisons purement idéologiques – à parler pudiquement d’« incivilités », le week-end qui vient de s’écouler, avec son lot effrayant d’agressions violentes, meurtres et autres règlements de comptes entre bandes ethniques, a une nouvelle fois apporté la preuve que notre pays, hélas, sombrait chaque jour un peu plus dans la barbarie.

« Un Libyen et un Tunisien en situation irrégulière »

C’est ainsi que dimanche midi, dans le quartier de La Paillade à Montpellier, trois « jeunes » âgés de 20 à 30 ans ont été blessés à l’arme blanche au niveau du dos et du visage lors d’une violente bagarre opposant deux bandes ethniques de cette zone de non-France. La nuit précédente, déjà, un jeune « de nationalité étrangère », âgé d’une vingtaine d’années, avait trouvé la mort dans le métro lyonnais après avoir été poignardé au cœur et subi une tentative d’égorgement de la part de deux individus rapidement interpellés par les agents de la BAC, grâce à des témoins qui avaient assisté à la scène. Selon le syndicat de police Synergie-Officiers, les deux suspects, arrêtés « en état d’ébriété », en possession d’« un couteau taché de sang » et alors qu’ils tentaient de « négocier les tarifs de prostituées », sont « un Libyen et un Tunisien en situation irrégulière ». Petite précision des policiers : pendant que l’un des deux agresseurs tentait d’égorger la victime avec un tesson de bouteille, le second le poignardait directement au cœur…

« Le visage dissimulé derrière un hidjab »

Un peu plus tôt dans la journée de samedi, mais cette fois-ci en Seine-Saint-Denis, les secours découvraient dans un immeuble de Rosny-sous-Bois le corps sans vie d’un individu âgé de 29 ans présentant au moins une blessure par balle à l’abdomen, probablement à la suite d’un règlement de comptes entre bandes ethniques. Dépêchée sur les lieux, la police a rapidement interpellé et placé en garde à vue deux suspects âgés de 22 et 23 ans qui se trouvaient avec le défunt, et cherchait à déterminer lundi matin si la victime avait été tuée à cet endroit ou si elle avait été déplacée. Quant à la mairie, interrogée par Le Parisien, elle a confié – très sérieusement – de son côté : « depuis quelques années, nous avons des soucis avec cette rue. Beaucoup de riverains nous remontent un possible trafic de drogue. La situation y est tendue »… Enfin, autre fait marquant de ce énième week-end de sauvagerie d’importation : vendredi soir, à Paris, un individu vêtu « d’une longue tunique et le visage dissimulé derrière un hidjab » faisait brutalement irruption sur la place Lachambeaudie, et tirait à plusieurs reprises avec un revolver au milieu des badauds (heureusement sans faire de victimes), avant de prendre la fuite à scooter avec l’aide d’un complice. Une attaque qui, selon les premiers éléments de l’enquête et l’exploitation de la vidéosurveillance du quartier, visait semble-t-il un autre individu qu’il poursuivait et qui aurait réussi à prendre la fuite sans être touché par les projectiles.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 septembre 2020

Bobigny : les étranges protections municipales pour la famille d’un tueur

Abdel Sadi, le nouveau maire communiste de Bobigny, s’est fait photographier avec l’une de ses administrées, une femme voilée nommée Lynda Benakouche. Cette femme n’est pas n’importe quelle intégriste islamique. Employée municipale de la ville, elle est la conjointe du tueur Christophe Soumbou, condamné en 2009 à 18 ans de prison (et libéré en juillet 2019) pour l’enlèvement, la séquestration (pendant trois semaines), la torture collective dans une cave de Bagneux, et le meurtre du jeune Ilan Halimi en 2006.

Le « gang des barbares », dirigé par le dénommé Fofana, et dont Soumbou était l’un des trois principaux « animateurs », comportait environ 25 membres. Criminalité et prosélytisme salafiste constituaient les deux activités essentielles du groupe. Ilan Halimi, 23 ans, avait été choisi au hasard, sur le seul critère de sa judaïté, l’objectif étant d’obtenir une rançon de sa famille. Mais les barbares – comme ils s’appelaient eux-mêmes –, l’avaient torturé puis assassiné. A Bagneux, une stèle, destinée à perpétuer le souvenir du jeune homme dans cette ville, est régulièrement saccagée. Ce gang des barbares a donc des disciples, des admirateurs. Et d’ailleurs, la plupart de ses membres ont retrouvé la liberté, aujourd’hui. Selon notre pointage, seul Fofana lui-même est encore incarcéré.

Mais inutile de dire que cette affaire a laissé des traces. Des traces qui ne semblent pas traumatiser outre mesure le maire de Bobigny. Car Abdel Sadi ne s’est pas fait piéger par l’épouse du tueur. Il n’a pas posé avec elle sans savoir qui elle était, puisque c’est une fonctionnaire territoriale de sa commune. Et d’autre part, l’ancienne municipalité (UDI) avait déjà été accusée d’exercer une sorte de protection à son égard, sans doute pour s’assurer une partie des voix des islamistes locaux, ou au moins une neutralité bienveillante.

Bobigny, préfecture de Seine-Saint-Denis, compte 52 000 habitants. Le 28 juin, au second tour des municipales, c’est donc la liste communiste menée par le dénommé Abdel Sadi qui l’a emporté avec 55 % des voix face à une liste centriste. Mais l’abstention avait été extrêmement forte (62 %) et Abdel Sadi et sa liste n’ont en fait obtenu que 4 600 voix. Avec 4 600 voix, une préfecture peut donc basculer, par exemple entre des mains islamo-communistes.

On peut s’interroger sur les protections de la femme du tueur

L’affichage de cette proximité entre la mairie communiste et la femme du tueur du gang des barbares fait quelques vagues. Le caractère clairement antisémite du meurtre commis il y a 14 ans favorise la publicité. Qui plus est, cette employée municipale est loin d’être une employée modèle. Et là aussi, on peut s’interroger sur l’indulgence à son égard, malgré des violences à l’égard d’une autre femme, et aussi à l’égard d’un élu.

La cour régionale des comptes avait d’ailleurs relevé qu’elle percevait des revenus bien supérieurs à ses compétences. Comme si son poste n’était qu’une forme de remerciement pour des services rendus (des services électoraux, s’entend). Cette situation troublante avait été pointée du doigt à l’encontre de l’ancienne municipalité. Mais la pratique semble se poursuivre avec le nouveau maire PCF, qui n’hésite donc pas à afficher son soutien à cette personne. Précisons toutefois que Lynda Benakouche n’a pas été condamnée dans le dossier du meurtre d’Ilian Halimi. Mais cette pratique de la préférence antinationale devient insupportable.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 18 septembre 2020

Clandestins de Lesbos – L’Allemagne en redemande !

Oubliée la terrible vague de viols et d’agressions sexuelles perpétrés par les hordes de migrants contre plus d’un millier de femmes à Cologne, Hambourg et autres villes allemandes lors de la nuit de la Saint-Sylvestre il y a quatre ans. Effacées des mémoires les récentes « scènes de guerre civile » de Stuttgart qui avaient pourtant choqué la classe politique et l’opinion publique allemandes. Alors que, dans ces deux cas, deux parmi tant d’autres, la police a à chaque fois établi un lien direct avec « la forte immigration » qu’a subie le pays au cours de ces dernières années, des villes et des régions allemandes en redemandent aujourd’hui et se proposent d’accueillir les clandestins du camp de Moria, détruit mercredi par les flammes.

Hystérie pro-migrants

Après l’énorme traumatisme causé par les centaines de viols du Nouvel An 2016, on aurait pu en effet penser que nos voisins allemands feraient preuve de davantage de prudence et de fermeté en matière d’immigration. Mais il n’en est rien. Pour preuve, depuis l’incendie du camp de Moria, allumé rappelons-le par des clandestins qui refusaient de respecter les consignes sanitaires, des dizaines de villes et de régions allemandes se bousculent quasiment pour accueillir et prendre en charge les migrants de l’île de Lesbos. Au nombre de celles-ci figurent notamment la Rhénanie du Nord-Westphalie, qui s’est déclaré prête à recevoir jusqu’à un millier de clandestins, la Basse-Saxe ou encore la Thuringe. En même temps, plus de 170 communes, de Hambourg à Cologne, en passant par Munich ou encore Berlin, se sont elles aussi regroupées pour réclamer la prise en charge de ces gens. Dans la capitale, et dans plusieurs grandes villes dont Hambourg, Hanovre ou encore Münster, des milliers de personnes sont par ailleurs descendues dans la rue ces deux derniers jours pour exiger du gouvernement qu’il accueille les migrants du camp de Moria dévasté par les flammes. En proie à un délire pro-migrants totalement suicidaire, plusieurs ONG sont même allées jusqu’à installer lundi – soit avant même l’incendie ! – devant le bâtiment du Reichstag à Berlin 13 000 chaises blanches pour réclamer l’évacuation des camps surpeuplés de Grèce…

Gauchistes et écolos à la manœuvre

Bien sûr, derrière cette folle agitation, on retrouve sans surprise le ban et l’arrière-ban de la gauche et de l’extrême gauche, les Verts au cœur rouge vif, la smala des ONG plus ou moins islamophiles et les habituels professionnels de l’antiracisme. Mais pas seulement, hélas : se joignant lamentablement à ce concert, une quinzaine de députés conservateurs ont en effet écrit une lettre ouverte pour réclamer l’accueil de 5 000 migrants de Moria, oubliant semble-t-il que le pays compte déjà (officiellement) près de deux millions d’étrangers ayant obtenu ou demandé le statut de « réfugiés » et que cette présence n’est pas sans poser d’innombrables problèmes sur les plans sécuritaire, religieux ou encore sanitaire. Une situation désastreuse dont semble en revanche être conscient le ministre de l’Intérieur conservateur Horst Seehofer qui, craignant sans doute de raviver la violente polémique qui a secoué l’Allemagne en 2016, a pour le moment rejeté les propositions de ces villes et régions, et plaidé pour « une solution européenne ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 septembre 2020

Le Grand Remplacement : tout noir et tout bronzé…, par Alain Sanders

Vous avez sans doute vu l’affiche du film récent d’Anne Fontaine, Police, une pochade qui fait rigoler dans tous les commissariats de France et de Navarre. Mais là n’est pas la question. Ce qui l’est, en revanche, c’est la lourde symbolique – et, comme ils croient avoir désormais tous les droits, elle n’est même plus subliminale comme naguère – dont elle est chargée : un grand Black (Omar Sy, pote des Traoré, contempteur de la police française, résident californien) et une petite blondinette un peu potelée (Virginie Efira). On y ajoutera un flic leucoderme, mais il n’est pas sur l’affiche : un Blanc fatigué et ventripotent…

Ce choix de faire de la blackitude un must absolu est devenu si prégnant que ça en devient gênant.
Dans les pubs, au cinéma, à la télé, pour vendre du chocolat, des hamburgers, du coca-cola, des voitures, des meubles, des assurances, etc., la règle – la consigne ? – est de mettre en avant des Noirs généralement couplés avec des Blanches.

Je ne voudrais pas vous accabler d’exemples que vous connaissez sans doute déjà, mais quelques-uns quand même. Ils montrent que, consciemment ou inconsciemment (mais c’est tellement systématique, au sens fort du terme, que ça ne relève plus du subconscient), le but est de nous « acclimater » au Grand Remplacement.

Pendant le confinement et au-delà, France Télévisions a ainsi proposé, quotidiennement sur France 3 et France 5, hebdomadairement sur France 2, un programme intitulé « Restez en forme », à suivre et à imiter depuis son salon, et animé par deux coachs. Une blonde, Lucile Woodward, et un Noir, Amadou N’Diaye (ancien de la boxe thaï, aujourd’hui recyclé dans le coaching). Vous me direz que ça s’est fait comme ça et que ces deux-là font le job. Mouais…

Vous n’avez sans doute pas échappé, aussi, aux pubs du site de rencontre Meetic, d’Allianz, du Super Loto, de LCL (pour son offre Campus), des assurances habitation Luko, du groupe immobilier Laforêt, des déodorants Narta, de la chaîne d’hôtels Ibis, des chaussures Weston (un Noir, Omar Sy, encore lui, et une Blanche, Alexia Giordano), d’Ikea, de Monabanq, etc.

Quand on n’a pas la doublette « un Noir-une Blanche », un Noir plutôt dominateur, une Blanche plutôt colombe soumise, on a quand même l’utilisation de Blacks (seuls ou en famille). C’est le cas, par exemple, de la Macif, une mutuelle qui a passé de pleines pages de pub dans Le Parisien, montrant tantôt une jeune femme noire en solo, tantôt un père black et son fiston. Mais c’est aussi le cas du Tour de France qui, « solidaire » du Secours populaire, de Qhubeka et d’Emmaüs, nous appelle à donner nos « vélos délaissés », en illustrant ledit appel avec une photo de deux jeunes cyclistes noirs (pour les jeunes cyclistes blancs, circulez, y’a rien à voir…). Le cas aussi de Just Eat (ex-Allo Resto, livraisons de repas à domicile, avec son Black bling-bling façon proxo, ce qu’on appelle un pimp aux USA).

C’est encore le cas de la pub d’Orange Cyberdefense qui nous assure qu’« Issa est un super héros » (et un Noir super souriant). C’est encore le cas de l’ADEME, l’agence de transition écologique, qui nous invite à demander, comme la jeune femme noire de sa pub, « MaPrimeRénov ».

Récemment, le très officiel site impots.gouv mettait en scène, pour nous parler des déclarations de revenus, un Noir et une Blanche. Et les biscuits Bjorg, fourrés au chocolat noir (ce qui, à mon sens, est limite), nous incitent à acheter leur produit en montrant un Black s’en régalant sur fond de Born To Be Alive.

Nous pourrions continuer ainsi quasiment ad libitum. En ajoutant à cet inventaire les innombrables clips de rap où l’on voit des bimbos blondes très court vêtues se trémousser langoureusement autour de rappeurs nettement mélanodermes dont le machisme affiché et provocateur ne gêne apparemment pas Schiappa…

Naguère déjà, alors que tout le monde chantait, des trémolos dans la voix, le los du film Les Intouchables, nous avions été à peu près les seuls à souligner les sous-jacences de cette histoire : un vieux Blanc, riche, cultivé, grincheux, handicapé, « régénéré » par un Noir (oui, Omar Sy, toujours lui) pétant de santé, sympathique, faisant sauter le carcan de cette vieille France en fauteuil roulant…

On le voit par ces quelques exemples, ceux qui osent parler d’une France « raciste » devraient être invités à fermer leur clapet haineux. Nous avons désormais à faire face à une double offensive. Celle des racialistes qui finiront, si on ne les arrête pas, par déclencher une guerre raciale, et celle de ces Blancs honteux, de ces ethno-masochistes, imbéciles ou complices, qui, par idéologie, ont mis un genou à terre en attendant de se faire passer dessus. A l’heure où le racisme anti-Blancs tue, à l’heure où l’on peut chanter « Pendez les Blancs ! » sans être inquiété, à l’heure où Macron persiste dans ses fantasmes de « sang-mêlé » et autres cocktails plus ou moins exotiques, il est – à peine – encore temps de réagir.

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 8 septembre 2020

Turquie : l’Europe face à un second Munich

Selon un adage immémorial qu’un long usage n’a pas usé, l’histoire serait un éternel recommencement. En réalité, les quelque cinq millénaires d’histoire humaine ont déjà mis l’homme devant toutes les situations. Si bien que celui qui est cultivé a toujours un coup d’avance puisqu’il bénéficie de l’expérience des anciens. Parfois, l’histoire est une boussole qui indique le Nord, comme Charles Martel à Poitiers. Parfois, c’est malheureusement une boussole qui indique le Sud, comme le comportement des nations d’Europe de l’Ouest à Munich en 1938.

La Seconde Guerre mondiale aurait pu être évitée en 1936 : lorsque l’Allemagne militarise la Rhénanie, les troupes françaises sont encore capables de les battre et d’arrêter la course en avant qui a mené à la troisième manche d’un cycle de guerres commencé en 1870. Mais la gauche du Front populaire est arrivée au pouvoir et n’a pas voulu voir le danger. La France était désarmée, et perdra. En 1938, date jusqu’à laquelle l’Angleterre soutenait l’Allemagne nazie pour affaiblir la France, conformément à sa politique de toujours, à savoir systématiquement soutenir les ennemis de la puissance majeure du continent, quelle qu’elle soit. En cet automne, l’Europe retient son souffle : Daladier, Chamberlain, Hitler et Mussolini se sont mis d’accord ; l’Allemagne peut annexer le territoire des Sudètes, en Tchéquie, sans que rien ne lui soit demandé. Chamberlain sera salué outre-Manche ; Daladier sera hué en France. La suite, tout le monde la connaît : Hitler s’est senti encouragé par les gestes d’apaisement qu’il a pris pour des encouragements ; la Pologne, puis la Belgique, la France, la Hollande, le Danemark, la Norvège, la Russie, et tant d’autres connurent le vrombissement des panzers.

Aujourd’hui, l’Europe est face à un second Munich. Dans le rôle d’Hitler, Recep Tayyip Erdogan. Rêvant publiquement de restaurer l’Empire ottoman, il a radicalisé sa population et fait disparaître les laïcs. Placé devant une situation économique compliquée, il se lance dans une fuite en avant guerrière. Comme toujours, c’est la Grèce qui est en première ligne. Les bâtiments turcs et leurs avions de combat violent régulièrement l’espace maritime et aérien grec. Recep Tayyip Erdogan a assumé des propos rendus publics dans lesquels il disait vouloir tirer dans la tête d’un aviateur grec pour provoquer un incident et déclencher une guerre. D’un même mouvement, ses soldats attaquent avec des armes non létales les gardes hellènes qui protègent la frontière des migrants hostiles amenés en car par le gouvernement turc.

Le Charles de Gaulle a appareillé de Toulon avec son escorte. C’est notre flotte de bataille qui cingle vers la mer Egée pour défendre l’Europe. Certes, le modèle civilisationnel que défend Emmanuel Macron n’est pas celui des lecteurs de Présent : mais face à l’ennemi islamiste ottoman, il faut être fier que la France se tienne aux côtés des Grecs. Seule.

L’Allemagne, du fait de l’immense diaspora turque importée par Angela Merkel pour fournir des ouvriers à vil prix à l’industrie allemande, reste stoïque pour éviter les désordres intérieurs. Une trahison si les Turcs passent à l’attaque. Le comportement à venir des Américains reste une énigme : soit ils soutiennent la Turquie pour verrouiller le flanc sud de la Russie occidentale, soit ils soutiennent l’Europe pour éviter qu’elle ne sombre dans le chaos, ce qui leur fera perdre leur seul allié dans un monde où chaque subcontinent (indien, chinois, sud-américain) devient leur ennemi.

L’OTAN, plus que jamais, est une mascarade grotesque qui paralyse stratégiquement ses membres. Théoriquement au bénéfice des Américains, mais c’est de moins en moins vrai, tant les discrédits incessants finissent par leur porter préjudice.

Un élément clef dans l’engrenage diplomatique est la Russie. Là encore, impossible de connaître les intentions de Moscou, mais il est probable que Vladimir Poutine attendra la réaction des Américains pour agir. Si Joe Biden est élu, il est tout à fait inenvisageable que les Américains et les Russes se battent dans le même camp. Si Trump est reconduit aux affaires, en revanche, cela devient improbable.

La situation en mer Egée est gravissime. Peut-être est-ce la plus grave tension depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La France est seule avec la Grèce face au demi-million de soldats néo-ottomans. Le baril de poudre est en place, il ne reste plus qu’une étincelle.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 8 septembre 2020

Marine Le Pen promet de combattre « la barbarie qui s’installe », par Franck Deletraz

Face à l’ensauvagement croissant que subit notre pays depuis des mois et à l’absence totale de volonté du gouvernement de remédier à cette grave dérive, Marine Le Pen n’a pas hésité à hausser le ton dimanche lors de son discours de clôture de l’université d’été du RN à Fréjus. S’exprimant devant des centaines d’élus et de militants du parti gonflés à bloc, la présidente du RN, après avoir dressé le bilan catastrophique de l’« été meurtrier » que nous venons de traverser et fustigé « le déni et l’inertie » du gouvernement, a en effet promis aux Français d’établir, si elle était élue, « une triple certitude : la certitude des poursuites, la certitude des sanctions, et la certitude de l’exécution de la peine ».

« Dupond-Moretti, c’est Taubira en pire ! »

Après avoir brièvement félicité les candidats RN élus et réélus lors des dernières municipales, Marine Le Pen est ainsi revenue sur l’« été meurtrier » que la France vient de subir. La conséquence, a-t-elle observé, « de dizaines d’années de laisser-aller », « d’une immigration anarchique et incontrôlée imposée aux Français depuis des années », de « l’intarissable promesse du “vivre ensemble” qui [se retourne] aujourd’hui contre ses promoteurs au pouvoir », et de « la vacuité de ce pouvoir plus occupé à faire croire qu’à faire ». Rappelant notamment que le gouvernement avait libéré plus de 10 000 détenus au cours de la crise sanitaire, puis égrainant les prénoms des victimes de cette « véritable barbarie qui s’installe », elle a alors lancé : « Avec la barbarie, on ne négocie pas. On la combat ! » Avant d’ajouter que, « pour ce crime, il faut une réponse d’Etat. Une réponse ferme, déterminée, implacable ». Or, a-t-elle constaté, l’Etat est totalement « dans le déni ». Pour preuve : cette obstination avec laquelle le garde des Sceaux, acclamé il y a quelques semaines par les détenus de Fresnes, « nie la réalité » et déclare « préférer des alternatives à la prison » alors que « l’alternative à la prison, ça s’appelle la liberté, et pour la société, ça s’appelle le danger ». Et Marine Le Pen, d’ajouter alors : « Dupond-Moretti, c’est Taubira en pire ! »

C’est que, a insisté la présidente du RN, contrairement à ce que nos gouvernants prétendent, « il est possible et même indispensable d’inverser cette tendance ». Citant en exemple la politique de la tolérance zéro menée par Giuliani à New York et rappelant que le RN avait présenté au printemps dernier un vrai projet pour la sécurité, Marine Le Pen a alors promis que, si elle était élue, l’ordonnance de 1945 serait révisée, la responsabilité civile des parents de mineurs récidivistes serait réellement engagée, la perpétuité réelle sans aucune possibilité de libération anticipée serait adoptée, les délinquants étrangers seront systématiquement expulsés, de nouvelles places de prison seront créées… Bref, a-t-elle déclaré, « l’impunité [ce sera] fini, les peines fictives [ce sera] fini, la prison garderie [ce sera] fini » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 7 septembre 2020

La GPA fait sa pub en France

La gestation pour autrui a beau être interdite officiellement en France, cela n’empêche pas ses promoteurs de venir faire leur publicité dans notre pays. Dans l’indifférence générale ou presque. Ainsi La Manif pour tous vient-elle de demander l’annulation d’un salon baptisé « Désir d’enfant », qui doit se tenir les 4 et 5 septembre porte de Champerret à Paris et qui ne fait rien d’autre que promouvoir la GPA. Ledit salon est sponsorisé par des cliniques privées espagnoles, qui viennent chercher ici de nouveaux clients étrangers. Le marché est énorme et extrêmement lucratif.

Les intitulés des différentes conférences qui seront données lors de ce salon sont d’ailleurs on ne peut plus clairs : « La GPA en toute sécurité », « Le contrôle des coûts de la GPA », etc. Difficile, dès lors, de croire que le gouvernement soit réellement opposé à cette nouvelle forme d’esclavage puisqu’il laisse se dérouler de telles manifestations sur son sol.

Comme le faisait remarquer justement Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous : « Le maintien de ce salon serait le signe d’une volonté du gouvernement d’avancer vers la banalisation et la légalisation de la GPA, c’est-à-dire le recours aux mères porteuses. L’exploitation reproductive est une nouvelle forme d’esclavage des femmes, inacceptable évidemment, quelles que soient ses modalités. »

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 27 août 2020

Coronavirus – La seconde vague et la mascarade

Après s’être vanté de sa gestion – pourtant désastreuse – de l’épidémie de coronavirus et de son déconfinement par étapes prétendument réussi, le gouvernement, confronté à une nouvelle explosion du nombre de contaminations, en vient maintenant à envisager des reconfinements ciblés et à généraliser progressivement le port du masque.

Les grands médias peuvent bien continuer de nous assener quotidiennement des reportages évoquant la « gestion catastrophique » de l’épidémie de Covid-19 aux Etats-Unis et au Brésil, ils ne nous feront pas oublier pour autant que le gouvernement français non seulement n’a pas mieux géré la crise que ces pays mais a même fait pire si l’on rapporte le nombre de décès à celui de la population totale. Plus inquiétant encore : alors que le gouvernement s’enorgueillissait d’avoir « réussi » le déconfinement de notre pays, l’épidémie revient aujourd’hui au galop. C’est ainsi que jeudi, la Direction générale de la santé disait avoir relevé 4 771 nouveaux cas de contamination au cours des dernières 24 heures, soit un record depuis la mi-avril. La veille déjà, 3 776 nouveaux cas avaient été détectés. En même temps, la DGS enregistrait 35 nouveaux foyers de contagion sur le territoire français, portant ainsi leur nombre total à 410. Si ces chiffres sont, il est vrai, à mettre en rapport avec le faible nombre de nouveaux décès (12 au cours des dernières 24 heures) et de nouvelles hospitalisations (149), ils n’en constituent pas moins la preuve que la crainte d’une deuxième vague épidémique manifestée par l’écrasante majorité des médecins était largement fondée et que le gouvernement a été, encore une fois, incapable de l’empêcher.

Vers des « reconfinements ciblés »

Résultat, un nombre sans cesse croissant de villes françaises (dont Toulouse et Nice) ont pris d’elles-mêmes la décision au cours de ces dernières semaines de rendre obligatoire sur leur territoire le port du masque, aussi bien en extérieur que dans les lieux publics clos. Et l’Etat, pris de panique, annonce maintenant presque chaque jour une nouvelle obligation de porter le masque sur des lieux ou dans des circonstances de plus en plus divers : hier, dans les collèges et lycées « en toute situation » à la rentrée, avant-hier dans l’ensemble des entreprises à compter du 1er septembre… Pire encore : face à ce retour en force de l’épidémie, dont les grands médias d’ailleurs se gardent bien de noter qu’il est en partie lié aux transhumances migratoires extra-européennes de fin de vacances, l’Etat évoque de plus en plus l’hypothèse de « reconfinements ciblés ».

Ainsi, interviewé cette semaine par Paris Match depuis sa résidence du fort de Brégançon, Macron, tout en écartant l’idée de recourir à nouveau à un reconfinement généralisé dont les conséquences économiques seraient évidemment catastrophiques, n’en a pas moins déclaré : « On ne s’interdit rien »… « Ce que l’on veut éviter, a-t-il ajouté, c’est d’être débordés. Nous avons des stratégies très localisées, comme ce qui s’est passé en Mayenne, et qui peuvent aller jusqu’à un reconfinement ciblé qu’on pourrait instaurer si la situation l’imposait. » Mais, pratiquement comme en mars dernier, ce qui frappe, c’est l’absence de vision d’ensemble et de mise en perspective face au virus.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 août 2020

Séparatisme ? Pour ne pas écrire conquête islamique ?

Le terme « séparatisme » est revenu tout récemment dans le vocabulaire politique. Dans les années 1950, il désignait les velléités de groupuscules, terroristes ou non, de séparer de la mère patrie les départements français situés en Algérie. Ces terres étaient françaises depuis 1830, mais une partie des habitants s’étaient progressivement engagés dans un processus de séparation. On connaît la suite, la montée en puissance du terrorisme, et finalement le ralliement au FLN, par la peur, la violence, le racisme …et l’islamisme.

Mais voici qu’on nous parle de séparatisme du Val-d’Oise, de séparatisme de départements de la petite couronne. Le phénomène n’est pas exactement identique, bien que l’on y retrouve la recette qui a conduit à la perte des départements d’Algérie : la peur, la violence, le racisme… et l’islamisme, également.

Il n’y pas en Val-d’Oise ou ailleurs, une volonté d’indépendance exprimée par une majorité ou par une minorité agissante, il y a des membres issus d’une communauté récemment immigrée, souvent étrangère, voire clandestine (en toute hypothèse minoritaire, même localement, par rapport aux habitants « historiques », « de souche »), d’unifier des « zones de non droit » pour en faire des territoires soumis aux règles d’une autre religion, d’une autre culture, d’une autre civilisation.

Pour ne pas effrayer, pour ne pas « donner du grain à moudre à l’extrême droite », on parle désormais de « séparatisme », mais c’est de cela qu’il s’agit. Le vocabulaire est un simple artifice pour masquer un phénomène devenu effrayant.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 19 août 2020

L’été meurtrier – La voiture, une nouvelle arme pour tuer en France, par Paul Vermeulen

Les actes se suivent et se ressemblent : des conducteurs sans permis, sans assurance, parfois sans papiers, souvent alcoolisés ou drogués percutent des personnes qui se trouvent au mauvais endroit, au mauvais moment. Retraités, femmes, enfants. Ils tuent aussi des policiers en essayant d’échapper à des contrôles routiers. Dernière occurrence dramatique en date ? Jeudi 13 août 2020 à Saint Malo, un policier a été volontairement percuté par le conducteur d’une voiture – et non par « un véhicule ». Les voitures ne tentent pas de tuer d’elles-mêmes, elles sont l’outil de tentatives meurtrières et c’est bien la récurrence de ces actes criminels qui inquiète. Ces actes ne sont pas le fait de chauffards. Un chauffard est un individu qui conduit mal, ne sait pas conduire, ne respecte pas le code de la route ou bien multiplie les fautes de conduite. Là, les victimes percutées le sont par des assassins à la voiture, nouvelle arme d’une violence extrême.

Une barbarie incroyable et incontrôlée

Jeudi, à Saint Malo, vers 19 heures, des policiers ont remarqué un véhicule qui multipliait les infractions routières, les assassins à la voiture ayant pris l’habitude de s’amuser avec des véhicules, bénéficiant d’une impunité de longue date – que l’on pense aux rodéos nocturnes. Dès que la voiture s’est retrouvée coincée dans la circulation, un fonctionnaire de police est venu auprès du conducteur afin de le contrôler. Résultat ? Le tueur a accéléré et foncé sur le policier. Un acte volontaire, donc. Le policier est parvenu à sauter mais a été percuté et a glissé sur le capot. Un réflexe qui lui a permis de n’être « que » blessé aux bras et aux jambes, mais aussi psychologiquement. L’assassin à la voiture a pris la fuite avant d’être interpellé, ainsi qu’un autre individu, vendredi matin 14 août. Ils ont été placés en garde à vue. Leurs prénoms n’ont pas été communiqués.

Ces faits font suite à ceux qui se sont produits au Mans début août quand un policier avait été tué en marge d’une interpellation. Peu avant 4 heures du matin, ce policier avait été renversé par le conducteur d’une voiture tandis qu’il tentait de prendre la fuite. Le conducteur était saoul. Alors que le policier retirait la clé de contact, il avait accéléré, traîné le fonctionnaire sur plusieurs mètres avant de percuter un mur. Le policier, brigadier, était mort sur place. Il avait 43 ans et était père de trois filles. Le tueur a été arrêté. La France assiste malheureusement à une multiplication de ce type de drames, symptomatiques de l’état de dégradation généralisé de l’autorité. Ces actes ne touchent pas seulement les policiers. Personne n’aura oublié la jeune femme de 23 ans tuée fin juillet après avoir été traînée sur 800 mètres par le conducteur d’une voiture à Lyon. Les assassins s’étaient enfuis avant de se rendre à la police. Elle était aide-soignante, elle est morte, victime d’un contexte généralisé de barbarie en grande partie lié à l’incurie sécuritaire des gouvernements successifs.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 17 août 2020

Une adjointe à l’agriculture à la mairie de Paris

Vous avez bien lu. La mairie de Paris se paie une adjointe, « chargée de l’agriculture, de l’alimentation durable, et des circuits courts ». Autant la nourriture est un enjeu de sécurité publique et il est tout à fait légitime de s’en préoccuper, autant évoquer l’agriculture dans Paris est une plaisanterie. S’il s’agissait d’une responsabilité bénévole, il serait tout naturel d’en rire. Mais à six mille euros par mois, c’est obscène. Obscène que les Parisiens, dont 21,1 % vivent dans des logements sociaux, paient avec leurs deniers ce fantasme bobo absolument grotesque. L’agriculture, à Paris, se limite aux quelques ruches sur le toit de l’Opéra, et aux vignes (fort) chétives de Montmartre. Et bon courage aux amateurs de poissonnailles si l’objectif est d’élever du fretin dans la Seine.

Audrey Pulvar représente tout ce que Paris produit de plus pénible : des idéologues ridicules partout sauf dans la quinzaine de métropoles mondialisées qui ont fait sécession de leur pauvre pays ou de leur pays pauvre, donneurs de leçon compulsifs, et trouvant toujours le moyen de se faire entretenir avec l’argent public.

La mairie de Paris a argué que, porte de Versailles, une « ferme » de 14 000 m2 sur le toit du parc des expositions était la plus grande « ferme urbaine » d’Europe. De la terre sur un toit, et ça suffit à faire rêver les habitants du Marais. En moyenne, 80 % des projets de production agricole urbaine meurent la première année. Qui vivra verra, mais il est difficile de présager un avenir radieux à cette exploitation. Sauf si Viparis, la société qui exploite le centre des expositions, réussit à rendre rentable le site. Au programme : des ateliers « découverte » (1 heure, 15 euros par personne), des ateliers « découverte et dégustation » (1 h 30, 25 euros par personne), des ateliers « aromates et cocktail » (2 heures, 50 euros par personne), et des ateliers « yoga » (1 heure, 25 euros par personne). Au milieu des plants de tomate.

C’est le système des socialistes parisiens : la mairie rêve, un acteur privé s’enrichit, et la mairie peut faire des photos ou images sur Photoshop pour s’autocongratuler. Tout ceci ne laisse que peu de temps, de personnel disponible, d’attention et d’argent pour s’occuper des rats qui grouillent partout dans la Ville Lumière à la faveur de la saleté répugnante omniprésente. Pour le coup, si la mairie se pique d’élevage, elle dispose d’un indéniable savoir-faire avec les rongeurs à faire valoir.

Reste que Paris devra bien un jour se rappeler qu’elle n’est pas une île au milieu du désert, mais la capitale d’un pays en entier, et que c’est lui qui la nourrit. Peut-être la volonté de communiquer sur une hypothétique « autosuffisance alimentaire » est-elle une volonté plus ou moins consciente d’Anne Hidalgo de couper définitivement le cordon avec ces sans-dents qui sèment, arrosent, moissonnent et votent à droite. Mais bien du courage : ce n’est pas demain que Paris cuira son pain sans le froment de la Beauce.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 7 juillet 2020

Discours de Zemmour à la Convention de la droite – Le débat d’idées sous contrôle judiciaire

Renvoyé le 22 janvier en raison de la grève des avocats contre la réforme des retraites, le procès d’Eric Zemmour, poursuivi pour « injure publique à caractère racial » et « provocation publique à la haine raciale » suite au remarquable discours qu’il a prononcé en septembre dernier à la Convention de la droite, s’est finalement tenu mercredi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Un procès aux relents staliniens, à l’occasion duquel les associations antiracistes et autres chiens de garde du système ont ouvertement affiché leur volonté de censurer le brillant essayiste.

Un regard lucide sur l’islam et l’immigration

En cause dans cette affaire, rappelons-le, six passages de ce discours d’une trentaine de minutes au cours duquel Zemmour avait eu l’audace de porter un regard lucide sur l’islam et sur l’immigration. Ainsi lui est-il notamment reproché d’avoir parlé d’immigrés « colonisateurs », d’« islamisation de la rue », ou encore du voile et de la djellaba comme des « uniformes d’une armée d’occupation ». Bref, un constat d’une grande justesse, mais qui, comme l’on pouvait s’y attendre, avait immédiatement été suivi d’un impressionnant lynchage de son auteur par la classe politique, les médias, le ban et l’arrière-ban des associations antiracistes, et jusqu’au Premier ministre, qui avait dénoncé des « discours nauséabonds ». Lynchage auquel LCI, qui avait diffusé en direct cette allocution mais que l’on ne peut guère soupçonner de sympathie à l’égard de la droite nationale, n’avait pas non plus échappé, puisque la chaîne s’était vue violemment rappelée à l’ordre par le CSA. Au milieu de ce véritable délire antiraciste, pas moins d’une dizaine d’associations s’étaient bien sûr immédiatement portées parties civiles et le parquet de Paris lui-même s’était emparé de l’affaire. Autant dire que tous les ingrédients du procès stalinien étaient réunis. D’autant que, comme le soulignait Me Pardo, avocat d’Eric Zemmour, en faisant allusion à des accusations fondées sur des citations tronquées, voire déformées, et au caractère privé de l’intervention, « toutes les règles qui font la défense de la liberté d’expression, la liberté de la presse, sont dans ce dossier bafouées ». Et Me Pardo, rappelant très justement que « le débat d’idées ne doit pas être un débat judiciarisé », d’ajouter alors : « C’est ça la vérité de ce qui est en jeu aujourd’hui. »

Un désir de censure ouvertement proclamé

Car dans cette affaire, comme dans toutes les précédentes impliquant l’essayiste, l’objectif réel des adversaires de Zemmour est moins de le sanctionner pour un prétendu « dérapage » que de le priver de toute possibilité de s’exprimer. Un désir de censure d’ailleurs, et aussi incroyable que cela puisse paraître, qu’ont totalement assumé et ouvertement proclamé les avocats des parties civiles lord de ce procès. C’est ainsi que l’on aura vu l’un d’eux, après avoir affirmé qu’Eric Zemmour « n’existe que parce que LCI, BFM TV et CNews existent », appeler ouvertement les médias à le censurer. Ou encore Me Karsenti, avocat de l’association La Maison des potes, reconnaître que sa « stratégie est de faire taire Eric Zemmour ». Mais, peut-être plus révélatrice encore de cette tyrannie qui s’installe doucement mais sûrement dans notre pays, cette demande ahurissante faite lors de l’audience par Me Boucher-Naranin, avocate du Collectif contre l’islamophobie en France et de l’Association de défense des droits de l’homme, qui, s’interrogeant sur une éventuelle « démence » de Zemmour, n’a pas hésité à réclamer… une « expertise psychiatrique » de l’essayiste ! Une demande qui rappelle étrangement cette sinistre époque où l’URSS enfermait ses dissidents et ses opposants dans des hôpitaux psychiatriques… En attendant, le procureur, qui a estimé – sans surprise – mercredi que les « infractions étaient parfaitement caractérisées », a demandé au tribunal de condamner le polémiste à 100 jours-amendes à 100 euros qui, s’ils ne sont pas payés se transformeront en emprisonnement, ainsi qu’à une large publication de la décision « à ses frais ». La décision du tribunal sera rendue le 25 septembre.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 juillet 2020

Twitter nous cloue le bec – Vers toujours plus de censure

Il y a moins de deux semaines, la fameuse loi Avia qui, sous couvert de lutte contre la « haine en ligne », instaurait une véritable censure sur Internet était retoquée par le Conseil constitutionnel, pour le motif qu’elle constituait « une atteinte à la liberté d’expression et de communication » (voir Présent daté du 20 juin). Une petite victoire pour tous ceux qui, comme nous, s’opposent à la tyrannie du politiquement correct et craignaient de se voir subitement bâillonnés. Mais c’était compter sans la toute-puissance de ces dirigeants de réseaux sociaux qui, en bons relais de l’idéologie dominante, se permettent de bloquer et même de fermer les comptes de tous ceux dont les propos sortent des clous.

Les réseaux sociaux, chiens de garde du système

A commencer par votre quotidien, dont on rappellera que les comptes Facebook et Twitter ont déjà été à plusieurs reprises bloqués pour avoir simplement mis en ligne des articles rendant compte des actions de Génération identitaire. Plus récemment, les petits censeurs de Twitter se sont ainsi permis de bloquer l’accès aux comptes de l’essayiste spécialisé dans la géopolitique Alexandre del Valle et du politologue Guillaume Bigot, pour le motif que ceux-ci n’auraient « pas respecté les règles de la communauté ». En clair : leur discours n’était pas conforme à la pensée unique. Une censure à peine déguisée contre laquelle s’est élevée mardi Marine Le Pen qui, après avoir estimé que « rien ne justifie ces sanctions », s’est étonnée « du pouvoir exorbitant que s’octroient les réseaux sociaux, qui suspendent arbitrairement et décident de qui a le droit de s’exprimer ». Dans le même registre, et en dépit des innombrables désaccords que nous pouvons avoir avec lui, on pourrait aussi citer le cas de l’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala, dont Google a carrément supprimé lundi la chaîne YouTube à la suite, là encore, « des enfreintes répétées [au] règlement de la communauté ». Notons au passage que ces nouveaux censeurs sont particulièrement réactifs car, dans la foulée de cette suppression, Dieudonné avait immédiatement créé un deuxième compte, qui a lui aussi été fermé… en moins d’un quart d’heure !

Une censure pas même déguisée

Autant dire que, si les tenants de l’idéologie dominante ne sont pas parvenus à bâillonner complètement leurs opposants par le biais de la loi Avia, ils sont en train d’atteindre leur objectif grâce à la complicité des géants d’Internet, qui ont entrepris une véritable purge des réseaux sociaux. Cette purge s’effectue au mépris total des lois, et uniquement selon le bon vouloir de dirigeants non élus par le peuple, soumis à la pression des lobbies et avant tout soucieux de leurs intérêts économiques. Une purge dont se félicite néanmoins bêtement la gauche, sans prendre conscience que c’est la liberté d’expression de tous qui est aujourd’hui grandement menacée. Comble du scandale, les partisans de cette censure généralisée ne se cachent même pas de vouloir priver de parole leurs adversaires politiques. En témoignent notamment les déclarations honteuses de l’avocat de SOS Racisme lors du procès d’Eric Zemmour, qui s’est tenu mercredi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris et à l’issue duquel le parquet a requis 10 000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement, à l’encontre du brillant polémiste, pour les propos qu’il a tenus en septembre dernier à Paris lors de la Convention de la droite. Affirmant entre autres que, sans les médias (LCI, CNews, etc.), Eric Zemmour n’existerait pas, Me Klugman n’a en effet pas hésité à appeler ces derniers à le censurer ! En témoigne aussi cette pétition lancée par l’ex-figure des Gilets jaunes, proche de Tapie, Priscillia Ludosky, qui, sous le titre « Eric Zemmour, xénophobe, doit être banni des médias ! », appelle ouvertement à censurer celui que des dizaines de milliers de Français prennent plaisir à écouter chaque soir sur CNews.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 juillet 2020

À qui profite l’antiracisme ?

L’hystérie antiraciste gagne les entreprises

Après avoir subi une épreuve de testing, sept grandes entreprises implantées en France font aujourd’hui l’objet d’une présomption de discrimination à l’embauche en raison des origines ethniques des candidats. Même si, depuis 2006, la loi sur l’égalité des chances reconnaît le testing comme preuve du délit de discrimination, le procédé s’avère à l’évidence parfaitement immoral. Il consiste en effet en une provocation à commettre un délit par un moyen détourné reposant sur le mensonge et la dissimulation. En l’occurrence, un délit de discrimination ethnique ou raciale. Procédé plus que discutable malgré les arguties de certains juristes.

Les sociétés Altran, Air France, Arkema, Rexel, Accor Hôtel, Renault et Sopra Steria ont visiblement donné dans le panneau et osé commettre l’indicible : préférer à l’embauche l’un de nos concitoyens autochtones à un candidat venu d’ailleurs. La justice a condamné les dirigeants desdites entreprises épinglées à effectuer une sorte de mini-stage de rééducation éclair d’une demi-journée. On imagine l’efficacité de pareille pantalonnade.

Le procédé n’est certes pas nouveau et, en 2016, un certain Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, reprenant l’annonce de François Rebsamen l’année précédente, menaçait déjà d’une grande opération de testing sur le premier trimestre 2016, déplorant « la République, aristocratie prétendument égalitaire qui garde ses castes et ses séparations ». Saillie qui pourrait relever d’une série du genre « Bécassine découvre l’eau tiède » mais surtout amusante réflexion de la part d’un énarque, inspecteur des finances, sans doute l’un des corps les plus élitistes et fermés de la nation, et associé gérant de la banque Rothschild.

Les statistiques de cette opération de testing n’ont pourtant rien de bien alarmant si l’on sait que le taux de succès d’une candidature avec patronyme européen s’élevait, pour cette opération, à 12,5 % de chances d’être retenue contre 9,3 % pour un nom à consonance maghrébine. Un taux réduit de 3,2 points, ce qui en dit long, soit dit en passant, sur le recul des réflexes de préférence nationale des recruteurs. Il faudrait d’ailleurs n’avoir jamais mis un pied en entreprise, dans une société de services ou un magasin, pour continuer à s’imaginer une féroce discrimination ethnique dans le monde du travail. Mais, les profiteurs de l’antiracisme alimentaire ne peuvent évidemment le reconnaître sans remettre en cause leur juteux commerce.

Et que valent ces trois points d’écart dans le traitement des candidatures entre autochtones et candidats issus de l’immigration lorsque l’ensemble des enquêtes et organismes les plus officiels attestent d’une discrimination massive, généralisée, constante, la première d’entre toutes, celle liée à l’âge. La quasi-impossibilité de retrouver un emploi au-delà de quarante-cinq à cinquante ans ne semble guère chagriner nos grandes consciences. A quand un testing de grande ampleur sur le sujet ? A moins qu’il ne soit prévu et planifié que le mâle blanc grisonnant soit irrémédiablement destiné à s’effacer au profit de la « diversité ».

L’antiracisme entre racket et marketing

L’hystérie antiraciste dont la rapide extension internationale ne doit que bien peu au hasard mais bien davantage aux réseaux de la subversion mêlant, ce qui n’a rien de nouveau, officines antiracistes, antifas, l’ensemble des complices de l’immigration-submersion et bien entendu le grand capitalisme apatride ne se résumant pas au seul George Soros.

Victimes d’un racket souvent tacite et soucieuses de s’attirer la neutralité sinon la bienveillance d’une caste médiatique chauffée à blanc, si l’on ose dire, en faveur de l’immigration, de nombreuses entreprises préfèrent pratiquer l’autocensure préventive et l’abandon d’une partie de leurs bénéfices plutôt que subir les ravages d’une campagne de dénonciation calomnieuse. C’est ainsi le groupe Mars promettant la suppression, avant la fin de l’année, du visuel symbolisant la marque Uncle Ben’s – un Noir souriant, radieux et avenant – évoquant, selon les tordus de la mémoire dévoyée, le passé esclavagiste des Etats-Unis. C’est aussi Lego s’engageant à ne plus mettre en avant la figurine du policier à la suite de l’exploitation insensée des affaires George Floyd et Traoré. La très chère famille Traoré… Ou encore le groupe Ferrero supprimant ses messages publicitaires avant toute apparition télévisée d’Eric Zemmour.

Les géants du numérique en première ligne

Dans la soumission à ce racket permanent, les géants du numérique rivalisent de générosité feinte mais avec un indéniable sens du marketing. Apple crée un fonds d’investissement dédié rien moins qu’à la justice et à l’égalité, pour la bagatelle de 100 millions de dollars, évidemment puisés dans la poche de ses utilisateurs. Jouant petit bras, le géant Amazon consent quand même au versement de 10 millions de dollars à des associations pour l’égalité des chances. Facebook, la maison Zuckerberg, promet d’allonger, via sa fondation, 40 millions de dollars à diverses associations œuvrant en faveur des immigrés. Enfin, c’est 175 millions de dollars que versera Google pour les mêmes causes, assortis d’un engagement de favoriser les Afro-Américains aux postes à responsabilité du groupe jusqu’à en compter 30 % en 2025.

Le groupe limonadier PepsiCo, sans doute pour se faire pardonner l’innocente effigie décorant les flacons de sirop d’érable de l’une de ses marques, Aunt Jemima, s’engage à renoncer à un logo vieux de plus de 130 ans représentant une sympathique femme afro-américaine travaillant en qualité de domestique dans une famille blanche. A cette abomination, nos grandes âmes préfèrent sans doute l’exploitation éhontée des migrants illégaux dans nombre de secteurs de la vie économique et les petits boulots de services.

A mesure que s’évanouissent les dernières chimères d’un prétendu décollage de l’économie africaine et que sombre le continent africain, essentiellement victime de lui-même, notamment de son suicide démographique et de ses luttes tribales incessantes, il semble imparti au monde occidental l’impossible mission d’inclure toujours plus massivement et dans des conditions convenables toujours davantage de « migrants ». A l’évidence, l’histoire s’accélère et nous arrivons à la croisée des chemins.

Arnaud Raffard de Brienne

Article paru dans Présent daté du 23 juin 2020

PMA : un juteux business – Entretien avec Olivia Sarton : « On se sert de souffrances authentiques pour développer la mainmise des technosciences sur le vivant »

On pouvait espérer que la crise sanitaire retarderait considérablement – à défaut de l’enterrer – l’adoption du projet de loi bioéthique. Il n’en est rien. Mardi 16 juin, un décret était publié au Journal officiel pour convoquer le Parlement en session extraordinaire, afin de continuer l’examen du projet de loi bioéthique et ce à partir du 6 juillet. Parmi les mesures phares de ce projet de loi : la légalisation de la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes.

Loin d’être l’avancée sociale qu’on nous présente, la PMA ouverte à toutes les femmes est avant tout un coup d’accélérateur au business de la procréation qui est en plein essor. Business qui se fait au détriment de la santé des femmes qui suivent ce parcours, des couples, des donneurs et aussi, bien sûr, des enfants issus de PMA. C’est le moment de lire le livre très instructif d’Olivia Sarton, directrice scientifique de l’association Juristes pour l’enfance, PMA : ce qu’on ne vous dit pas. Plongée avec l’auteur dans la face cachée de la PMA.

— Comment est né ce livre ?

— Le débat autour de ce projet de loi s’est focalisé sur l’ouverture de la PMA aux couples de femmes ou aux femmes seules. Est martelée la thèse selon laquelle les opposants à la PMA pour toutes sont homophobes. Or, la vraie difficulté posée par la PMA est générale. Elle ne concerne pas seulement les typologies de parents, même s’il y a des difficultés spécifiques lorsque la PMA est réalisée pour des couples de femmes ou des femmes seules. Certaines des difficultés que pose aujourd’hui la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules se posaient déjà pour la PMA avec tiers donneur. Mais alors il n’y avait presque que l’Eglise pour soulever des objections. En travaillant le sujet du projet de loi de bioéthique pour Juristes pour l’enfance je me suis demandé : « A qui profite le crime ? » Il y a souvent une histoire d’argent derrière les dossiers litigieux. J’ai donc voulu creuser et je me suis rendu compte que la PMA est un business énorme et que, pour le développer, certains sont prêts à passer sous silence les dommages collatéraux : atteinte à la santé des enfants, des candidats à la PMA, aux donneurs, aux finances de la Sécu en France, atteinte à la santé psychologique de la société aussi. J’ai voulu le mettre en exergue parce que cela permettait de sortir de ce débat faussé qui était de dire que les opposants au projet de loi bioéthique sont homophobes. Moi, je soutiens la thèse que les promoteurs de l’extension du marché de la PMA qui sont à la fois des financiers et des technoscientifiques n’ont pas grand-chose à faire du droit des femmes seules ou des femmes homosexuelles. Ce qui les intéresse est de pouvoir mettre la main sur la création et la maîtrise de l’homme en général, et, deuxièmement, que ce marché rapporte des bénéfices colossaux.

Voilà l’idée de départ du livre.

— Vous montrez que les techniques de PMA posent de nombreux problèmes mais il semblerait, qu’en France, il ne soit pas de bon ton d’en parler…

— Vous pouvez le dire, c’est très étonnant, on n’en parle jamais ou presque. C’est un sujet qui est pourtant bien évoqué dans d’autres pays où la PMA est extrêmement développée. Les médecins n’ont pas cette espèce de tabou et diligentent des études très bien documentées pour examiner les risques de la PMA. En France, c’est le silence quasi total. Pire, il y a encore quelques semaines, je lisais une présentation de la FIV dans un article d’un magazine féminin sur Internet : le risque identifié comme majeur dans la PMA était l’échec. Ce qui faisait dire au médecin interviewé que la solution pour pallier ce risque était de réitérer le maximum de tentatives possible. C’est exactement l’inverse de ce que je montre dans mon livre car cela abîme la santé physique et psychologique des femmes et que c’est loin d’être le risque majeur de la PMA.

— Vous écrivez par ailleurs qu’au coût technique de la PMA – estimé a minima à 295 millions d’euros –, il convient d’ajouter le coût engendré par toutes ses conséquences négatives. Quelles sont-elles ?

— Pour les enfants, les dommages sont à la fois d’ordre physique et psychologique. Selon des études américaines, les enfants issus de PMA ont 40 % de plus de risques de présenter un syndrome d’autisme. Des études du nord de l’Europe ont révélé que ces enfants ont 2,43 fois plus de risques de présenter un cancer, 40 % de risques de plus d’avoir une malformation congénitale non chromosomique comme des anomalies cardiaques ou des fentes labio-palatines. Il semblerait que ces désordres physiques soient liés directement aux techniques de PMA. La généticienne Alexandra Henrion-Caude dit que cela serait causé, entre autres, par le stress cellulaire engendré par la manipulation mécanique des gamètes, ou encore par la température qui n’est pas celle du corps humain – même si on a des appareils très précis – et qui ne varie pas de la même façon. Ils pourraient aussi être provoqués par l’effraction de la cellule elle-même, notamment dans la technique de FIV, qui s’appelle ICSI, où un seul spermatozoïde est injecté dans l’ovule. Cette effraction de la cellule n’est pas naturelle.

Pour ce qui est des désordres psychologiques, le sujet est tabou même s’il y a eu récemment un article belge disant que 50 % des enfants nés de PMA avec tiers donneur seraient victimes de mal-être. Les psychiatres et les psychanalystes ou pédopsychiatres rechignent à en parler. C’est compliqué parce que la population née par PMA est assez jeune encore et il est donc difficile d’avoir des retours là-dessus. Et, bien sûr, nos parlementaires se refusent à envisager le chaos qui va être créé dans une société qui va priver légalement des enfants de filiation paternelle et de père tout court.

En ce qui concerne les désordres qui touchent les candidats à la PMA, les études sont peu nombreuses. Mais, en allant sur n’importe quel blog, on trouve des témoignages à n’en plus finir de femmes subissant ces désordres physiques extrêmement importants qui mettent leur santé à rude épreuve. Ces techniques affectent énormément l’intimité des couples, beaucoup se séparent après un parcours de PMA même s’il débouche sur la naissance d’un enfant. L’enfant devient le seul sujet du couple, certains disent se sentir totalement réifiés, rendus à l’état de machine pour la « production d’un enfant ».

La troisième population qui est mise en danger par le parcours de PMA, ce sont les fournisseurs de gamètes. Ils courent d’abord un danger juridique : on leur assure aujourd’hui qu’ils n’auront pas à supporter la conséquence de leur don, or cette promesse est très légère. Les lois évoluent. Si le projet de loi de bioéthique est adopté, il laissera la possibilité à des femmes seules ou à des couples de femmes d’engendrer un enfant en évinçant totalement le père de la sphère de cet enfant. Mais on peut très bien concevoir qu’un enfant dans 20 ou 25 ans saisisse un tribunal en disant qu’il a subi un préjudice du fait d’être né de PMA avec tiers donneur, sans filiation paternelle, et qu’il est dans une situation difficile – par exemple un enfant né au profit d’une femme seule et se retrouvant orphelin et privé de tout support familial. S’il demande alors à la juridiction saisie de condamner son géniteur à assumer sa paternité en payant, par exemple, les frais de scolarité et qu’il lui demande des comptes pour les difficultés de la vie qu’il a subies, il est impossible de garantir que la loi ne sera pas modifiée et que des juridictions n’estimeront pas qu’effectivement l’enfant a subi un préjudice. En tant que juristes, nous disons que ce projet de loi fait peser une véritable épée de Damoclès sur ces donneurs.

Enfin, on parle assez peu des donneuses, alors que le prélèvement d’ovocytes a des conséquences physiques importantes d’autant plus qu’elles sont peu nombreuses. Pour effectuer une ponction pour un prélèvement d’ovocytes, il est nécessaire d’hyperstimuler le corps afin qu’il produise en une fois le nombre d’ovocytes qu’il produit normalement en douze, quinze ou dix-huit mois. Si la femme est une « bonne donneuse », on va l’inciter à réitérer ce processus quatre, cinq, six fois. Certaines femmes vont pouvoir fournir jusqu’à 150 ovocytes, ce qui va mettre en question leur propre fertilité. Cette hyperstimulation ovarienne fait courir des risques médicaux d’autant que, une fois les ovocytes prélevés, les femmes ne sont pas suivies médicalement pour ça. Selon des études faites aux USA, certaines développeraient des cancers liés au prélèvement d’ovocytes.

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Les antifas et black blocs, alliés objectifs de la Préfecture de Police ?

La manifestation aurait dû se dérouler pacifiquement. Devant des policiers souriants et détendus, les soignants, ces « héros du quotidien », ont à nouveau battu le pavé parisien pour alerter sur leurs conditions de travail. Sempiternelle ritournelle d’un hôpital public en déshérence dont les personnels travaillent en sous-effectif pour des salaires modestes. On a vu de belles scènes pendant cette manifestation, des CRS applaudissant les blouses blanches, des sourires, des saluts, des embrassades même.

Deux corps de l’Etat en première ligne pendant l’épidémie, sacrifiés sur l’autel des incuries du gouvernement et des ministres plus pressés de gérer leur « risque pénal » que d’assurer la sécurité des Français et la sauvegarde des intérêts de la nation. Mais, en fin de journée, tout s’est effondré avec l’apparition des trop fameuses milices en noir. Arrachant le pavé de l’esplanade des Invalides et multipliant les provocations, ils ont fait tourner la marche en émeutes et malmené durement les forces de l’ordre qui comptent plusieurs blessés dans leurs rangs.

Des scènes trop banales dont la réalité crue avait explosé aux yeux du public pendant les manifestations contre la loi Travail. A vrai dire, cela fait quatre ans que de Tolbiac à République en passant par Austerlitz, ces lieux qui sont pourtant d’éclatantes victoires françaises mais autant de défaites de la pensée et du politique. La question est prégnante. Elle obsède. Elle excède. En boucle elle revient et pousse les plus pacifistes d’entre nous à se radicaliser de l’autre coté du miroir. Mais que fait la Police ? Ou plutôt qu’est-ce que ne fait pas la Préfecture ? On a connu un préfet belliqueux jouant des muscles et des mécaniques pour verbaliser les cohortes de familles fuyant le confinement francilien, on retrouve un homme étonnamment discret pour gérer ces violences. Mais le veut-il ? Car les antifas sont bel et bien les idiots utiles des causes sociales.

Ils fournissent à l’opinion pléthore d’images de chaos et de violences qui retombent sur les organisateurs des manifestations, qu’ils soient soignants, pompiers, profs, avocats… Pris entre les feux des pelotons de forces de l’ordre et des infiltrés casseurs, ils voient leur manif leur échapper et leur cause piétinée par ceux qui font passer leur violence pour de l’avancée sociale. Ces antifas, dont les parents sont souvent des bourgeois aisés, se font ainsi les alliés du politique qui les laisse étonnamment franchir des cordons de CRS que des journalistes peinent à franchir. Ce mardi à Dijon, ils ont, en toute impunité, attaqué le cortège de Marine Le Pen qui se rendait au quartier des Grésilles pris, lui, entre les feux tchétchènes et maghrébins.

Les Français, coincés entre des politiques pétochards et des bandes allogènes armées voient chacune de leurs manifestations détruites de l’intérieur par des miliciens d’extrême gauche qui n’ont d’antifascistes que le nom. Le totalitarisme n’est pas un tout, il est une tenaille qui est tout sauf identitaire. Elle est protéiforme.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 17 juin 2020