« Mariage gay » dans l’UE : grosse pression du Parlement européen

Europe mariage gay

La régulation du mariage et de l’adoption n’entre pas dans les compétences de l’UE ? Qu’à cela ne tienne, c’est au nom du droit à la libre circulation et du principe de non-discrimination inscrits dans les traités que le Parlement européen exige, par une résolution adoptée le 13 septembre, que tous les Etats membres reconnaissent les « mariages » entre personnes de même sexe, « la reconnaissance, pour les parents transgenres, du genre qui est le leur en droit », ainsi que les certificats de naissance falsifiés par certains pays puisqu’ils font état de deux papas biologiques ou de deux mamans biologiques.

En ce qui concerne la reconnaissance des « mariages » contractés entre homosexuels dans certains pays, la Cour de justice de l’UE avait déjà ouvert la brèche en 2018 dans un arrêt contre la Roumanie, qui refusait de reconnaître à un Américain le statut de conjoint d’un citoyen roumain, ce qui lui aurait automatiquement donné le droit de résider dans tout pays de l’UE. Les deux hommes s’étaient « mariés » en 2010 au sens de la loi belge, mais pas au sens de la loi roumaine, et Bucarest refuse toujours de céder à la CJUE et de faire semblant de croire que deux hommes peuvent être mariés entre eux.

Dans sa « Résolution sur les droits des personnes LGBTIQ dans l’Union européenne » adoptée cette semaine, le Parlement européen demande donc à la Commission d’engager une procédure en manquement contre la Roumanie, pour forcer celle-ci à appliquer le jugement de 2018. Et puis pendant qu’il y est, il demande aussi à la Commission et au Conseil de sanctionner par tous les moyens à leur disposition la Pologne et la Hongrie, deux pays jugés structurellement homophobes (alors que les homosexuels y sont bien moins souvent victimes d’agression qu’en France, par exemple). Pour la Pologne, outre le refus du « mariage pour tous », sont à nouveau spécifiquement visées les collectivités locales qui ont adopté une charte pour les droits des familles ne mentionnant pas ce que le Parlement européen appelle dans sa résolution les « familles arc-en-ciel », en référence aux six couleurs du drapeau du lobby LGBT. Ces collectivités sont une nouvelle fois qualifiées par le Parlement européen de « zones sans LGBTI », ce qui bien sûr ne correspond aucunement à la réalité.

On notera que parmi les eurodéputés français les LR Geoffroy Didier, Nathalie Colin-Oesterlé et Agnès Evren ont voté en faveur de cette résolution ultra-progressiste tandis que François-Xavier Bellamy, Arnaud Danjean, Nadine Morano et Brice Hortefeux ont préféré s’abstenir, n’osant sans doute pas voter contre. Les députés RN ont voté contre, eux, tandis que le centre macronien, la gauche et l’extrême gauche votaient bien entendu pour.

A cette occasion, sur son compte Twitter et dans une interview pour le magazine homosexuel militant Têtu, l’activiste LGBT Clément Beaune, profitant de son poste de secrétaire d’Etat aux affaires européennes du gouvernement français, laisse clairement entendre que la présidence française du Conseil de l’UE sera mise à profit pour tenter d’imposer les droits LGBT et le droit à l’avortement aux récalcitrants. Voilà qui promet un premier semestre 2022 des plus harmonieux à Bruxelles.

Le Polonais Tomasz Rzymkowski, vice-ministre de l’Education, considère quant à lui le vote du PE comme « un effort pour pousser les pays d’Europe vers une sorte de guerre idéologique, une tentative de créer un homme nouveau, le néo-marxisme dans sa forme pure ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 17 septembre 2021

Expulsion des migrants clandestins – Un fiasco complet de l’Union européenne

expulsion charters

L’union fait la force ? Pas toujours, apparemment… En effet, dans un rapport publié en début de semaine, la Cour des comptes européenne met en lumière l’échec complet de l’Union européenne en matière d’application des retours des migrants illégaux dans leurs pays d’origine.

Selon la Cour, les 26 Etats membres rassemblés sous l’égide des institutions européennes sont tellement inefficaces dans leur politique d’expulsion des migrants clandestins que cette impuissance à garantir le retour des migrants en situation irrégulière dans leur pays d’origine « encourage » grandement les migrations clandestines. Car, en effet, les informations circulent vite et les migrants savent désormais très bien que les retours prononcés ne sont quasiment jamais effectifs.

Ainsi, sur les 500 000 ressortissants de pays tiers qui reçoivent chaque année l’ordre de quitter l’UE parce qu’ils y sont entrés ou y séjournent illégalement, seul un tiers retournent effectivement dans leur pays d’origine ou de transit (par un retour volontaire ou forcé). Un taux qui chute à moins de 20 % pour les retours vers des pays situés en dehors du continent européen !

Pour Leo Brincat, le rapporteur du texte, « les actions entreprises par l’UE en vue de renforcer la coopération avec les pays tiers en matière de réadmission sont pertinentes, mais elles n’ont donné que peu de résultats ». Qu’en termes délicats ces choses-là sont dites !

Pourtant, pour favoriser ces retours, l’UE a conclu depuis le début des années 2000 des accords de réadmission avec 18 pays tiers (dont Albanie, Bosnie, Serbie, Pakistan, Géorgie, Turquie, Biélorussie…), et ouvert des discussions avec six autres Etats (Maroc, Algérie, Chine, Tunisie, Jordanie, Nigeria). Par ailleurs, l’UE a aussi négocié entre 2016 et 2018 six arrangements juridiquement non contraignants en matière de retour et réadmission (Afghanistan, Bangladesh, Guinée, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gambie). Des dispositifs souvent coûteux qui ont abouti au brillant résultat constaté aujourd’hui (sans même parler des « expulsés » qui reviennent quelques mois plus tard via une autre porte d’entrée de l’UE…).

Un constat d’échec qui nourrit bien évidemment le discours des souverainistes appelant à une reprise en main nationale des problématiques migratoires même si une coopération européenne apparaît néanmoins indispensable face à l’ampleur des flux et à l’importance des enjeux. Pour eux, une solidarité internationale entre Etats souverains et indépendants, soucieux de leurs peuples, fonctionnerait plus efficacement que les politiques supranationales élaborées et imposées par des instances technocratiques bruxelloises soumises à des intérêts mondialistes et sans légitimité démocratique. Au regard de l’incapacité de l’UE à enrayer la submersion migratoire qui étouffe progressivement le continent, il apparaît difficile, aujourd’hui, de leur donner tort.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 16 septembre 2021

La fin de l’État providence danois pour les « migrants »?, par Etienne Defay

Danemark

Le gouvernement social-démocrate danois a annoncé un changement des règles d’attribution des allocations sociales à destination des immigrés. Selon sa proposition, les étrangers séjournant au Danemark qui ne trouvent pas d’emploi sur le marché du travail seront tenus de fournir 37 heures de travail par semaine en faveur des collectivités locales pour garder leur droit à toucher une allocation. Selon le ministre de l’immigration et de l’intégration Mattias Tesfaye, lui-même fils d’immigré d’Éthiopie, « le lien entre l’effort et les avantages obtenus doit devenir plus visible ». Le premier ministre Mette Frederiksen a également constaté : « Pendant de trop nombreuses années, nous avons fait du mal à de nombreuses personnes en n’exigeant rien d’elles. »

Les nouvelles dispositions vont s’appliquer aux immigrés qui ont profité des allocations sociales pendant trois à quatre ans et qui n’ont toujours pas acquis les connaissances linguistiques requises pour pouvoir intégrer le marché du travail. Elles s’adressent notamment aux femmes des milieux non-danois car le gouvernement estime que 60% de femmes provenant du Moyen Orient, de Turquie et d’Afrique du Nord ne travaillent pas. Les travaux proposés aux immigrés peuvent consister en des tâches simples comme p.ex. le nettoyage des plages, mais un emploi en entreprise peut également leur être offert. Les dispositions de la nouvelle loi visent également à rétablir une condition de résidence pour pouvoir bénéficier de la couverture chômage, ce qui signifie que les résidents étrangers ne pourront pas en bénéficier avant d’avoir vécu au Danemark pendant une période déterminée.

Le gouvernement minoritaire de Mme Mette Frederiksen, soutenu dans sa politique migratoire par le parti libéral Venstre, considère que les solutions présentées peuvent contribuer à une meilleure intégration des nouveaux-arrivants au Danemark. Il s’agit également de faire passer le message exprimé par le ministre Mattias Tesfaye « Nous avons le devoir de faire tout ce que nous pouvons pour les réfugiés dans le monde mais ils n’ont pas un droit à un avenir dans un État -providence ».

Officiellement, les immigrants de première génération constituent 8% de la population au Danemark. Depuis son arrivé au pouvoir en 2019, le Parti social-démocrate œuvre à réaliser sa promesse électorale de limiter, et même arrêter, les flux migratoires vers ce pays.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 15 septembre 2021

Darmanin vs la LDNA… une dissolution qui tombe à point nommé

darmanin ldna

Le ministre de l’Intérieur a annoncé sa volonté de dissoudre la Ligue de défense noire africaine, une officine « raciste » selon Gérald Darmanin, qui a de nouveau fait parler d’elle en assiégeant la mairie de Val-de-Reuil (Eure) ce week-end.

Une décision qui peut surprendre si on la compare à la passivité du ministre jusque-là. En effet, qu’a-t-il fait lorsque des membres de la LDNA ont menacé et envahi les locaux de Valeurs actuelles en août 2020 ? Lorsque ce même groupe menaçait de déboulonner les statues de Napoléon et de Charles de Gaulle ? Lorsque leur leader insultait à longueur de temps la France, son histoire et sa population ? Gérald Darmanin condamnait, certes, via quelques tweets, mais restait un premier flic de France bien discret dans son bureau de la place Beauvau. Trop occupé certainement à trouver (ou inventer) des arguments pour pouvoir dissoudre Génération identitaire.

Heureusement, la période de précampagne électorale est souvent propice aux belles annonces, aux agitations et aux actions spectaculaires. Pour tenter de faire oublier cinq années d’inaction ou consacrées à s’en prendre exclusivement aux mouvements patriotes et identitaires, le ministre sort désormais les muscles. Celui qui se disait prêt, il y a un an, à mettre un genou à terre devant les indigénistes du mouvement Black Lives Matters et qui tolérait ces manifestations quand celles contre les mesures gouvernementales étaient réprimées, s’agite désormais après qu’une bande de 150 personnes a envahi l’hôtel de ville de Val-de-Reuil (Eure).

Des affrontements communautaires

Une action à l’appel de la Ligue de défense noire africaine (LDNA), où une mairie a été assiégée, envahie, ses portes défoncées, une élue molestée et une salle de mariage terrorisée. Tout commence le dimanche 5 septembre, lorsque deux enfants se disputent autour d’un bac à sable. Les parents, dont l’un est d’origine kurde et l’autre d’origine africaine, en viennent aux mains, puis appellent leurs proches à la rescousse. S’ensuit une rixe communautaire impliquant plus de 200 personnes.

Mais pour le maire socialiste, Marc-Antoine Jamet, la responsabilité est à mettre sur le dos de trois personnes : « Marine Le Pen, le PKK et la LDNA ». La première pour avoir dénoncé les violences communautaires qui s’étaient produites le week-end précédent, les autres pour leur influence parmi les communautés impliquées dans les bagarres.

Un peu de démagogie pour lancer la campagne

C’est ce même maire qui a laissé son élue, Fadilla Benamara, seule avec son écharpe tricolore tentant vainement de repousser la centaine de jeunes Africains qui n’hésiteront pas à lui infliger trois jours d’ITT. Pour Gérald Darmanin, c’en est trop. D’autant plus que ces événements interviennent alors que la campagne de l’élection présidentielle se lance progressivement, jour après jour, entre la déclaration de candidature d’Anne Hidalgo, le ralliement d’Edouard Philippe, le lancement de la campagne de Marine Le Pen et les polémiques qui se succèdent autour d’Eric Zemmour.

La République en marche doit alors tenter de rassembler ses électeurs. Après avoir donné des gages à la gauche en annonçant la dissolution de Génération identitaire en février 2021, le ministre macroniste tente désormais de rétablir l’équilibre de la balance en s’attaquant à la Ligue de défense noire africaine. Le mouvement « révolutionnaire » qui pourfend l’Etat français, l’accusant d’être « totalitaire, terroriste, esclavagiste, colonialiste », n’est d’ailleurs pas visé pour sa haine anti-France, mais pour « racisme ». Le fait de s’en être pris à une autre communauté minoritaire et cette fois pas à la France historique était sans doute le dérapage de trop…

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 14 septembre 2021

Covid-19 : Agnès Buzyn mise en examen

Si l’on peut évidemment se réjouir qu’un membre des classes dirigeantes soit enfin mis en cause pour la gestion calamiteuse de la crise sanitaire, on peut, hélas, également se demander si cette très médiatique mise en examen n’est pas en réalité un simple coup d’épée dans l’eau.

L’ancien ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a en effet été mis en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui » par la Cour de la justice de la République.

« Aujourd’hui, c’est une excellente opportunité pour moi de m’expliquer et de rétablir la vérité des faits. Je ne laisserai pas salir l’action du gouvernement, mon action en tant que ministre, alors que nous avons fait tant pour préparer notre pays à une crise sanitaire mondiale, qui, je le rappelle, dure encore », a-t-elle déclaré pour sa défense.

Il est notamment reproché à l’ancien ministre ses déclarations de janvier 2020 expliquant que « les risques de propagation du coronavirus dans la population sont très faibles », mais surtout ses propos tenus dans Le Monde en mars 2020, après son remplacement par Olivier Véran et sa déroute électorale à Paris, où elle affirmait : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. »

Le ministre a-t-il donc sciemment menti et minimisé les risques représentés par le virus ?

Par ailleurs, d’autres faits lui sont reprochés comme le manque d’équipements de protection pour les soignants et la population, et des déclarations sans cesse contradictoires, notamment sur la nécessité du port du masque.

Si le Premier ministre Jean Castex s’est refusé à tout commentaire sur cette procédure judiciaire, cette mise en examen a suscité de nombreuses et virulentes réactions, certains s’inquiétant d’une nouvelle étape dans la judiciarisation de la société pouvant conduire à une forme de « paralysie politique » en faisant peser une épée de Damoclès au-dessus de la tête des décisionnaires.

Ainsi Aurore Bergé, présidente déléguée du parti présidentiel, estime que la mise en examen d’Agnès Buzyn représente « un précédent dangereux ». « Si demain un ministre peut être mis en examen pour ce qu’il n’aurait pas fait, pas assez fait, ou mal fait, alors qui qualifie le “mal” fait ? Quand ? Sur quels critères d’appréciation ? », a-t-elle notamment publié sur Twitter.

D’autres au contraire, comme Florian Philippot, applaudissent à cette marque d’« indépendance de la justice » et appellent même à étendre l’enquête à d’autres responsables politiques, comme l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, afin qu’Agnès Buzyn ne soit pas l’unique bouc émissaire d’un « ratage général ».

Cependant, de l’avis de nombreux spécialistes du droit, il y a très peu de chances que cette affaire débouche sur une véritable condamnation et l’on peut par ailleurs regretter que l’enquête en cours ne se penche pas sur d’autres « casseroles » de l’ancien ministre, notamment les divers et considérables conflits d’intérêts mis en lumière par Olivier Pichon dans le numéro de Présent du 17 août.

Peut-être peut-on au moins espérer que cette mise en examen soit perçue comme un coup de semonce rappelant à nos dirigeants qu’ils ne sont pas totalement irresponsables vis-à-vis de la justice et qu’il est possible que celle-ci leur réclame un jour des comptes.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 13 septembre 2021

Procès des attentats du 13 novembre – Salah Abdeslam, toute honte bue

Sans qu’il y ait de lien entre islam et islamisme, le terroriste Salah Abdeslam a ouvert son procès avec la chahada, profession de foi musulmane. Une tranquille affirmation de soi devant la cour d’assises laïque et républicaine.

Près de six ans après l’explosion de barbarie islamiste qui a ensanglanté Paris, le procès des terroristes a enfin débuté. Un procès historique, le « procès du siècle » même pour certains observateurs. Ce sont en effet 20 personnes qui comparaissent aujourd’hui devant la cour d’assises spéciale de Paris pour leur implication, à des degrés divers, dans la préparation et la réalisation des attentats du 13 novembre 2015. Un procès sous haute sécurité qui compte 1 800 parties civiles, plus de 300 avocats et qui devrait durer neuf mois.

Au premier rang des accusés, on trouve le Franco-Marocain Salah Abdeslam, seul assaillant encore en vie de la cellule djihadiste. Ce dernier s’est déjà distingué par sa morgue provocatrice en se livrant, dès l’ouverture des débats, à une profession de foi islamiste alors qu’il était invité à décliner son identité. « Je tiens à témoigner qu’il n’y a point de divinité à part Allah et que Mohamed est son prophète […]. Les noms de mon père et de ma mère n’ont rien à faire ici […]. J’ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l’Etat islamique. » Au moins les choses sont claires, l’accusé assume, revendique, ne regrette rien et démontre que les années passées derrière les barreaux ne l’ont pas le moins du monde « déradicalisé » si tant est que ce concept soit autre chose qu’un fantasme pour progressistes toujours en attente de « rédemption », même pour les pires criminels. Par ses propos, Salah Abdeslam prouve également de façon indiscutable que s’il sort un jour de prison, il représentera toujours le même danger pour la communauté nationale.

Mais le tueur islamiste n’en est pas resté là, dépassant toutes les bornes de l’indécence, il s’est également permis de se plaindre de ses conditions de détention, interpellant le président en ces termes : « Ecoutez, Monsieur le Président. On est des hommes, on a des droits. Faut pas nous traiter comme des chiens. Là-bas derrière [en prison], ça fait plus de six ans que je suis traité comme un chien, ça fait six ans que je dis rien car je sais qu’après la mort je serai ressuscité. » Il faut vraiment se pincer pour croire à tant de folle outrecuidance, d’autant plus quand on sait que le régime spécial de détention dont bénéficie l’accusé comprend l’accès à une salle de sport, des promenades régulières, une double cellule et coûte des dizaines de milliers d’euros par an au contribuable français.

Il est vrai que Salah Abdeslam, déjà condamné en Belgique à 25 ans de prison pour avoir tiré sur des policiers, n’a pas grand-chose à perdre et l’on peut espérer que son odieuse arrogance ne fasse qu’inciter un peu plus la cour à lui infliger la peine la plus sévère possible.

On pourra par ailleurs regretter l’absence de certaines personnes sur le banc des accusés, notamment celles qui ont organisé l’immigration massive dans notre pays et se montrent depuis des années d’un invraisemblable laxisme envers l’islam radical. Mais ceci est une autre histoire.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 septembre 2021

Itinéraire d’un enfant français – Adieu Bébel

Jean-Paul Belmondo

Jean-Paul Belmondo est mort lundi à l’âge de 88 ans. Avec lui disparaît une certaine idée de la France, avec lui s’éteint un pan de l’histoire du cinéma…

Certains hommes paraissent immortels et Jean-Paul Belmondo était l’un d’entre eux. Né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine, il se mit à rêver de théâtre et de cinéma à l’adolescence.

Hélas, son expérience au conservatoire de 1952 à 1956 n’est pas une totale réussite puisqu’il en sort sans le prix du jury.

Sa rencontre avec Jean-Luc Godard bouleversera sa vie. Le cinéaste lui offre le premier rôle dans un film qui, malgré un tournage parfois à la limite du professionnalisme, aboutira à un grand succès. Il s’agit bien sûr d’A bout de souffle (1960), symbole de la Nouvelle Vague et toujours pris en exemple dans les écoles de cinéma.

En 1962, Belmondo fait équipe avec le patriarche du cinéma français, Jean Gabin, pour Un singe en hiver. Jean Gabin dira de lui qu’il est « comme son fils », que ce garçon est à la fois « son passé » et « sa jeunesse ». Quand on lui dit qu’il est le nouveau Gabin, le jeune homme est flatté mais préfère « devenir lui-même ». Il y parvient parfaitement avec L’Homme de Rio et Cent mille dollars au soleil, qui sortent tous deux en 1964.

Aux yeux du public, Belmondo devient Bébel. Il séduit par sa gueule, sa jeunesse et son courage. L’acteur effectue en effet toutes ses cascades et repousse les limites à chaque film. Dans Peur sur la ville (1975), il voyage sur le toit d’un métro aérien de Paris lancé à 70 kilomètres heure. Dans L’Animal (1977), il passe d’une échelle d’un hélicoptère à l’aile d’un avion, en plein vol, bien entendu. Nul doute que, de nos jours, un tel exploit serait impossible, car interdit !

L’autre exploit de Jean-Paul Belmondo est d’avoir gagné le cœur des Français. Sa mort, survenue paisiblement selon son avocat, a ainsi touché les anciens, la génération de Bébel, mais aussi les plus jeunes. Certains ont d’ailleurs des histoires amusantes liées à l’acteur, comme Mathieu, 27 ans, marqué par La Chasse à l’homme (1964) pour une raison un peu particulière. « J’ai vu le film lors d’un premier rendez-vous. Belmondo m’a indirectement permis de conclure ! » Le charme de Bébel, qui l’a autant symbolisé que sa fougue, semble avoir fait des émules.

Aux yeux de Justin, 25 ans, Belmondo était « un acteur bien plus complet qu’il n’y paraît, capable de jouer des personnages poétiques et mélancoliques comme dans Un singe en hiver ». On ne le contredira pas !

A partir de 1987, la carrière de Jean-Paul Belmondo oscilla entre de longues périodes au théâtre et quelques tournages, notamment celui d’Itinéraire d’un enfant gâté (1988), qui lui vaudra son premier césar de meilleur comédien. Jusque-là, son travail était boudé, snobé par les élites bobos et méprisantes du cinéma français. On reprochait beaucoup à Bébel, mais surtout sa popularité.

Il avait toutefois fini par convaincre tout le monde, et, en apprenant sa mort, chacun le salua à sa façon, des personnalités du 7e art aux hommes de la Légion étrangère, en passant par les journalistes de L’Equipe – qu’il lisait assidûment entre deux bouquins de Céline –, sans oublier, évidemment, le peuple de France qui n’oubliera jamais son Bébel, son « as des as » magnifique et professionnel.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 septembre 2021

Un dîner presque parfait – Zemmour à la croisée des chemins

diner zemmour

Eric Zemmour a lancé ce samedi son site Croisée des chemins, destiné à promouvoir son livre à paraître le 16 septembre : La France n’a pas dit son dernier mot, dans lequel il poursuit « le récit des choses vues, des choses tues, trop longtemps tues. Pour que la France ne se contente pas d’avoir un futur mais trace aussi les voies d’un avenir ». Le site permet de s’inscrire pour rencontrer Zemmour à Toulon le 17, à Nice le 18, et ainsi de suite, l’auteur s’étant mis en congé du Figaro pour assurer cette tournée promotionnelle, tout en continuant ses brillantes interventions sur CNews.

Cela ressemble à un test auprès du public pour mesurer les possibilités d’une candidature à la présidentielle d’avril 2022 à laquelle il n’est pour l’heure toujours pas candidat. A la croisée des chemins, la France ? Elle semble être engagée dans de boueuses ornières depuis des décennies. C’est davantage Eric Zemmour qui l’est. Auteur, éditorialiste, prendra-t-il la voie susceptible de le mener à l’Elysée ? La décision sera lourde de conséquences, comme dans ces contes où le héros a à choisir entre deux chemins, non sans qu’un mauvais génie n’essaye de l’influencer.

Son indécision ne pourra se prolonger indéfiniment, pour la clarté du débat et la sérénité des électeurs de la droite nationale. Eric Zemmour ayant proposé un débat public à Marine Le Pen, celle-ci a argué du fait qu’il n’est pas candidat pour repousser l’idée. En revanche, elle l’inviterait volontiers à dîner en privé, en compagnie de Robert Ménard – rencontre sans caméras, qui n’intéresserait pas Zemmour. Au fond, la seule vraie rencontre intéressante, ne serait-ce pas un débat d’entre deux tours entre Marine Le Pen et Eric Zemmour ? Bien sûr, d’un point de vue comptable et sondagier, c’est impossible.

La droite molle ne croit guère à une victoire de Zemmour, en témoigne Eric Ciotti dimanche dans l’émission « Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro » : « Le seul candidat qui peut gagner cette élection, qui peut troubler le duel entre M. Macron et Mme Le Pen, […] c’est le candidat de la droite républicaine. Je ne pense pas qu’Eric Zemmour pourrait gagner ce match ». Cependant, Zemmour présent au second tour, Ciotti voterait pour lui contre Macron ; alors qu’il mettrait un bulletin blanc en cas de duel Marine-Macron. Si des planches plus ou moins pourries comme Ciotti préfèrent Zemmour, notoirement plus tranché que Marine sur l’islam par exemple, à Marine elle-même parce qu’elle aurait des idées trop extrêmes, c’est à n’y plus rien comprendre. Comme l’écrivait dans nos colonnes la Sardine samedi dernier : « En démocratie la politique serait-elle irrationnelle ? »

Dans une étude intitulée « Sur Charles Maurras », Jules Monnerot a mis en lumière un point qu’il s’agit d’avoir à l’esprit au long de toute campagne présidentielle : « Le suffrage universel, à son avènement, opère une dissociation radicale et définitive entre les idées politiques et la politique. […] On doit dater de l’avènement du suffrage universel l’époque où les idées politiques sont pratiquement frappées d’impuissance en politique. […] Il faut leur dire [aux électeurs] que tout ira bien. » Un constat qui n’est encourageant ni pour Marine Le Pen, ni pour Eric Zemmour. L’un comme l’autre ont des idées politiques affirmées qui ne les inclinent pas à professer un optimisme béat. Macron, lui, saura s’adapter à l’électorat.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 6 septembre 2021

A Marseille on parle de tout, sauf du principal : l’immigration

marseille immigration

Il est interdit, vous le savez, de lier immigration et criminalité, et des poursuites sont systématiquement engagées pour « provocation publique à la discrimination et à la haine ». Mais le déplacement à Marseille de Macron et de ses sept ministres conduit les journalistes à recueillir des témoignages, à constater par eux-mêmes. En utilisant cette matière, il est alors possible de montrer la vérité des faits. Sous réserve de laisser le lecteur en tirer lui-même les conclusions.

Il est loin, très loin, le temps où le Parti socialiste s’insurgeait contre la répression policière, contre les polices municipales, contre les caméras. Le maire socialiste de Marseille sait par exemple que c’est grâce aux caméras qu’on parvient à identifier, dans la plupart des cas, les assassins qui sévissent dans la ville. Il réclame à cor et à cri des renforts de police, avec un discours que ne renierait pas un Ciotti. Il ne reste guère plus qu’un seul tabou, certes de plus en plus vacillant mais qui s’appuie sur des décisions de justice, sur la jurisprudence : expliquer pourquoi la criminalité augmente ici – comme dans d’autres villes à même type de population – de 10 à 20 % par an. Mais on y viendra.

La Suède, par exemple, ancien bastion de la social-démocratie, pays du tout beau tout propre et de l’autocontrôle social, confronté à une explosion inédite de la délinquance, publie des statistiques d’origine gouvernementale qui établissent que la criminalité est deux fois et demie plus forte chez les immigrés de première génération que chez les Suédois de souche. Pour la seconde génération, contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est même pire : trois fois plus d’immigrés impliqués que de Suédois de souche, « une surreprésentation particulièrement visible dans les affaires de meurtre et de viol ». La citation est tirée du Monde daté du 2 septembre.

Le chef du parti conservateur suédois explique pour sa part qu’« une immigration très importante et une intégration très faible créent des zones d’exclusion et favorisent la criminalité ». Habile explication, mais qui lie bel et bien, en Suède, l’immigration et la délinquance. Sur les huit premiers mois de l’année, la police suédoise a comptabilisé 26 morts et 57 blessés, au cours de 192 fusillades (ces chiffres sont repris dans Le Monde). Est-ce un problème pour la Suède ? Oui, nous dit la correspondante du Monde, car « l’extrême droite » (le parti des Démocrates de Suède) est donnée du coup à 20 % dans les sondages.

« Le clan des Blacks »

Et à Marseille ? C’est exactement la même chose. Un journaliste du Figaro rapporte comment « le clan des Black », un gang de Comoriens, a mis le 13e arrondissement, et plus spécialement le quartier des Lauriers, en coupe réglée. Le gang est contrôlé par les frères Ahamada, nous explique le reporter, Stanislas Poyet. Cette famille est au centre des affaires de drogue, et « des dizaines d’affaires de meurtres » lui seraient imputables. Mais les statistiques ethniques sont interdites et il est donc impossible d’en tirer des conclusions sur ce plan.

Les frères Ahamada ressemblent comme deux gouttes d’eau à la fratrie Traoré qui a défrayé la chronique il y a quelques années sur la région de Beaumont-sur-Oise. Le dossier relatif à la famille Traoré n’est toujours pas clos, après la mort de l’un des frères, lors de la dernière de ses multiples arrestations. A Marseille, des familles Traoré, des familles Ahamada, avec chacune sa zone d’influence, c’est la règle, pas l’exception.

Ne faisons surtout pas de liens avec l’immigration, mais écoutons quand même le secrétaire départemental du syndicat de police Alliance, qui nous dit que lors d’arrestations de migrants, « la plupart des clandestins n’ont pas de papiers sur eux, déclinent de fausses identités et se déclarent mineurs ». Tout cela est parfaitement organisé, les clandestins maîtrisant mieux les procédures que la police et les juges.

Si les ministres reviennent, qu’ils le fassent à l’improviste

Le voyage de Macron et de ses ministres aura donc permis que soient rappelées quelques vérités. Mais la transparence n’a pas été totale. On découvre par exemple que la cité Bassens, visitée par Macron et sa suite ministérielle le 1er septembre, avait été préalablement passée au karcher par des sociétés privées, à l’initiative de la mairie. Les poubelles avaient été vidées, les encombrants, à l’abandon depuis des semaines, transportés à la déchetterie. Cela aurait dû se faire dans la discrétion, mais les habitants ont vendu la mèche. De ce fait le constat des lieux a plutôt ressemblé à cette visite des syndicalistes britanniques à Rostov-sur-le-Don, à l’époque de Staline.

Si les ministres reviennent, qu’ils le fassent à l’improviste, pour voir la réalité du terrain. Quand on sait que « le fusil d’assaut se démocratise », selon les policiers de Marseille, une nouvelle visite tant des calanques que des quartiers nord ne devrait d’ailleurs pas tarder…

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 3 septembre 2021

Cran d’arrêt – Orbán contre la menace afghane

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Les politiciens français ont au moins une qualité, c’est celle de la constance. Constance dans l’aveuglement, l’erreur et le déni, malheureusement. En effet, face à la crise afghane et aux nouveaux flux migratoires qu’elle va engendrer, on assiste aujourd’hui à un véritable concours d’appels à l’accueil inconditionnel de nouveaux migrants alors même que le pays subit au quotidien les conséquences désastreuses de cette politique irresponsable de charité dévoyée.

Ainsi, le maire de Lille, Martine Aubry, appelle les villes de France à accueillir des Afghans, « chacun devant prendre sa part » selon elle. Indiquant avoir déjà reçu 620 dossiers transmis par des Afghans, elle affirme que sa ville est prête à accueillir entre 100 et 120 d’entre eux. L’ancien ministre socialiste dénonce par ailleurs l’imprévoyance de la communauté internationale et évoque un « grave problème moral ».

Pour tenter de régler celui-ci et faire face à l’afflux de migrants, Martine Aubry conseille également « à chaque ville de donner une maison pour une grande famille ». Donner, rien de moins… Les nombreux Français mal logés ou en situation de précarité apprécieront sans doute à sa juste valeur cette noble générosité. D’autant que l’édile a cru bon d’ajouter : « Qu’est-ce que ça coûte d’accompagner une grande famille pendant un an, deux ans, le temps qu’ils apprennent le français et qu’ils se réintègrent ? » En effet, ça ne coûte rien, c’est de l’argent public, comme aurait pu dire un autre brillant gestionnaire, en l’occurrence François Hollande. Et, au-delà du coût, en quoi serait-ce légitime dans un pays frappé par le chômage de masse et la paupérisation ?

De son côté, Marlène Schiappa, ministre chargé de la Citoyenneté, a écrit à une vingtaine d’élus qui avaient proposé d’accueillir des réfugiés afghans pour leur demander de mettre leurs actes en conformité avec leurs belles déclarations d’intention afin « d’offrir aux réfugiés un cadre d’accueil humain et digne, sur l’ensemble de nos territoires, conformément à notre politique d’asile ».

« Sur l’ensemble de nos territoires », personne ne devant échapper à ce nouvel enrichissement culturel.

Pour entendre une voix divergente, prenant à contre-pied cet angélisme xénophile, il faut encore une fois se tourner vers l’étranger et notamment la Hongrie, dont le Premier ministre, Viktor Orbán, répondant aux injonctions à l’accueil lancées par les dirigeants de l’Union européenne, a déclaré :

« Je pense qu’il n’est pas possible de combler les différences d’opinion au sein de l’UE, donc le seul moyen est de rendre aux nations leurs droits sur cette question de la migration. Ceux qui affluent sont tous musulmans et modifient la composition de notre continent. C’est un défi pour notre héritage chrétien. »

Des propos forts et courageux, hélas bien trop rares, qui ont le grand mérite de dépasser le stade purement émotionnel dans lequel se vautre la majorité du personnel politique européen pour poser les véritables problématiques et enjeux de la question migratoire. Puissent-ils être largement entendus. Il y va de l’avenir de notre civilisation.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 2 septembre 2021

Et si le passe était totalement illégal ?, par Francis Bergeron

pass sanitaire

La politique de Macron pour contrer le virus repose sur le passe sanitaire, un moyen d’éviter la notion de vaccin obligatoire. Car sans vaccin, pas de passe, et sans passe, plus de déplacements, de vie sociale, et bientôt plus de travail. Mais si le passe sanitaire était déclaré illégal, c’est tout le dispositif qui s’effondrerait. Un collectif d’avocats y travaille, avec quelques chances de succès.

Le Conseil constitutionnel s’est prononcé : le passe sanitaire respecte la Constitution. Quant au Conseil d’Etat, il a mis l’accent sur la notion de proportionnalité. Si les règles édictées sont proportionnées aux risques, si elles ne font pas obstacle à l’accès aux biens de première nécessité, si elles ne créent pas des discriminations abusives entre les titulaires d’un passe et les autres, tout est bien.

Feu vert du Conseil constitutionnel et feu vert du Conseil d’Etat : la route semblait dégagée. Mais le gouvernement a crié victoire un peu trop tôt. Le dispositif global pourrait bien être annulé. Il est déjà suspendu par endroits.

Le tribunal administratif de Versailles a en effet donné un coup de semonce en suspendant un arrêté préfectoral qui avait interdit aux non-titulaires du passe une liste de centres commerciaux. Cette suspension repose sur le fait que les non-titulaires de passe n’auraient plus accès aux biens de première nécessité qui se trouvent, avec d’autres biens, dans ces centres commerciaux et grandes surfaces : une authentique discrimination. Mais le tribunal pointe aussi des mesures disproportionnées : les agents de contrôle doivent vérifier les identités des titulaires de passes, leur date de naissance, leur passé médical au regard d’une contamination antérieure. Les contrôles concernent aussi bien un trajet en train qu’une séance de cinéma ou un café pris dans un bistrot. C’est disproportionné, a jugé le tribunal administratif.

Ces atteintes à la liberté peuvent aussi se révéler incohérentes : le passe est par exemple nécessaire pour emprunter un TGV, mais pas un TER. La personne sans passe sanitaire qui se rend de Paris à Agen sera en infraction jusqu’à Bordeaux, puis en règle. Comme si le virus ne voyageait qu’en trains à grande vitesse.

Incohérence et discrimination

Cette aberration répond en fait à un problème pratique : les TER sont surtout empruntés par des personnes se rendant au bureau, à l’université etc. (comme le métro à Paris). Tandis que les trajets de longue distance sont en principe moins fréquents, rarement quotidiens. C’est médical ? Non. C’est du droit ? Non. Donc c’est illégal.

De même, et à peu près pour les mêmes raisons, le passe sanitaire n’est réclamé que dans les restaurants, pas dans les cantines ni dans les restaurants de routiers. Là aussi il s’agit de ne pas gêner les activités professionnelles. Mais les non vaccinés qui prennent leur repas dans des restaurants, avec des titres- restaurants fournis par l’employeur, y sont désormais interdits. Une incohérence de plus.

Last but not least, l’interdiction faite aux familles non vaccinées de rendre visite à un parent à l’hôpital ou en EHPAD viole la Convention européenne des droits de l’homme.

Parmi les membres du collectif, on relève les noms de Françoise Besson, Aude Mirkovic, Bruno Le Griel, Benoît de La Passe etc. Le gouvernement a fait appel des annulations des arrêtés préfectoraux, mais de nombreuses autres procédures sont engagées partout en France, par des entreprises comme des particuliers.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 1er septembre 2021

Kaboul-sur-Seine – Macron minimise les dangers

afghans

Alors que la tension ne cesse de monter à Kaboul, notamment après l’attaque à la roquette de l’aéroport, revendiquée par l’Etat islamique, et plusieurs assassinats « ciblés » dénoncés par les médias internationaux (notamment celui du chanteur folklorique Fawad Andarabi), Emmanuel Macron a une nouvelle fois pris la parole pour tenter de rassurer les Français quant aux conséquences du chaos afghan pour notre pays.

« Les arrivées de migrants afghans attendues en Europe après la prise de pouvoir des talibans ne seront pas aussi nombreuses que les arrivées massives de 2015 liées à la guerre en Syrie », a ainsi déclaré le président de la République sur TF1 et LCI. Sur quels éléments se base-t-il pour asséner une telle prédiction ? Sur le fait que « l’Afghanistan n’est pas la Syrie » (sic) et « qu’il y a déjà eu de très forts mouvements de migrants afghans au fil des ans ». Une explication bien légère, et très discutable, qui ressemble davantage à un bel exemple de « méthode Coué » qu’à un véritable argumentaire.

Le chef de l’Etat a toutefois admis « qu’il y aura plus de monde qui essaiera de venir en Europe et donc cela créera une pression sur nos capacités à accueillir », ce qui ne l’a pas empêché de rappeler qu’il restait « plusieurs milliers d’hommes et de femmes à protéger et à mettre à l’abri ».

Interrogé sur un possible risque terroriste lié à l’arrivée de nouveaux migrants afghans pouvant être infiltrés par des talibans, Emmanuel Macron a affirmé qu’il fallait « rester dans la vigilance » tout en s’empressant d’insister – échaudé par les récentes critiques de la gauche quant à sa « droitisation » – sur l’importance de ne pas « confondre » risque terroriste et migrations. Rien à voir, bien évidemment.

Le président a également annoncé que la France et le Royaume-Uni allaient plaider à l’ONU pour la création à Kaboul d’une « safe zone », une zone protégée qui permettra la poursuite des opérations humanitaires et des évacuations. Une proposition immédiatement rejetée par les talibans qui y voient une atteinte à la souveraineté de leur pays et qui affirment que les Afghans pourront voyager librement à l’étranger une fois la situation stabilisée.

Pour notre part, nous préférerions que ce soit de la France que le président fasse une « safe zone », un espace dans lequel on peut vivre en paix et en sécurité, sans subir agressions et insultes au quotidien, sans craindre pour sa vie dans les transports en commun, sans devoir lire chaque jour la litanie des noms des victimes des « déséquilibrés » et autres voyous multirécidivistes… Lorsque l’on n’est pas capable d’assurer l’ordre porte de la Chapelle, on ne prétend pas jouer les gendarmes du monde. Sous peine de ridicule. Mais il est vrai que, dans ce domaine, Emmanuel Macron n’est plus à une guignolade près.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 31 août 2021

Pass sanitaire – 7e samedi : mobilisation en baisse ? Détermination en hausse

manif pass sanitaire

Joie au ministère de l’Intérieur : sur tout le territoire français, il y aurait eu samedi 8 % de manifestants en moins. C’est possible. D’ailleurs, le très fiable comptage du réseau Le Nombre jaune identifie également une baisse, un peu plus importante, même : − 12 %. Les 15 000 correspondants du Nombre jaune, qui ont observé les 200 manifestations de samedi, ont toutefois compté 319 000 participants, contre 160 000 selon la place Beauvau, soit exactement le double. Mais nous ne sommes plus au niveau d’écart d’autrefois. Peu importe d’ailleurs car ce qui est impressionnant, c’est que partout en France, depuis sept semaines, en plein mois d’août, des centaines de milliers de personnes manifestent au seul cri de « Liberté ! ».

Parmi les manifestants, le nombre de vaccinés est sans doute en hausse. Ont-ils eu le choix ? Pas vraiment. La mort sociale sanctionne à la longue les récalcitrants, les indifférents, les sceptiques, les bélénophobes (qui ont la phobie des piqûres). Mais y a-t-il pour autant matière à soutenir, comme le dit Véran, que « les dernières réticences sont en train de tomber face au succès du passe sanitaire ». La détermination des participants semble plutôt croître encore. Ils se sentent les porte-parole d’une population française qui éprouve une défiance de plus en plus forte à l’égard de ses élites.

Au-delà de ces prémices de « dictature sanitaire », qui ne font certes pas de la France une nouvelle Corée du Nord, il y a la perception que nos libertés s’effilochent au quotidien. Deux cas récents, liés au débat sur la crise sanitaire, viennent relancer ce sentiment d’une perte progressive de nos libertés.

Le questionnement est à la base de l’esprit scientifique

La première affaire concerne Xavier Lemoine, le maire divers droite de Montfermeil. Il se retrouve victime d’une sorte de lynchage pour avoir écrit dans un éditorial nuancé à l’usage de ses concitoyens : « Renseignez-vous bien avant de faire vacciner votre enfant. » Est-ce donc un crime que de dire cela ? Il incite à la prudence dans la mesure où l’on déploie « de nouvelles techniques jamais utilisées massivement sur l’homme ». Il soutient que « d’autres traitements existent ». Se renseigner, être prudent, s’intéresser aussi à d’autres techniques… a-t-il touché à un dogme ? Il est possible qu’il se trompe. Il se peut qu’à la longue on s’aperçoive qu’il n’y a pas d’autre technique efficace, il se peut que des parents qui se seraient renseignés décident de continuer à utiliser le protocole choisi par le gouvernement. Ou pas. Il est possible – et même souhaitable – que les nouvelles techniques jamais utilisées massivement sur l’homme se révèlent néanmoins parfaitement efficaces. Tant mieux.

Mais aucune des questions de Xavier Lemoine n’est sacrilège. Le questionnement est à la base même de l’esprit scientifique.

Or, pour avoir écrit cela, il est traité de « dangereux et irresponsable » par les macronistes. Des voix réclament sa « démission immédiate ».

En procédant ainsi, ses censeurs ne font qu’aviver la perte de confiance. La disproportion de la réaction par rapport aux propos donne le sentiment que les pouvoirs publics cachent quelque chose, qu’il faut empêcher les gens de « chercher à comprendre ». Même s’ils n’ont pas les compétences nécessaires, même s’ils se trompent, pousser à les empêcher de « chercher à comprendre » est le plus sûr moyen de favoriser les théories les plus folles, le sentiment qu’il y a une main cachée qui dirige, comme l’écrivait Henry Coston (même s’il pensait surtout à la franc-maçonnerie, moins directement présente dans le débat actuel que sur les questions sociétales).

Critiquer le multimilliardaire Soros est antisémite

Seconde affaire : la Creuse serait en proie à une dérive nazie. Figurez-vous que des tags vaccino-sceptiques à tendance antisémite ont été découverts à Guéret. Le premier cite le multimilliardaire Soros, qui serait donc juif, selon la classification du ministère de l’Intérieur, sans se poser la question de savoir si ce n’est pas plutôt sa fondation Open Society qui est mise en cause, association qui finance tout ce qui peut contribuer à diluer les identités nationales, identités de sexe et autre. Prétendument juif, M. Soros serait de ce seul fait inattaquable.

Un second tag porte la mention « Stop pass nazzitaire » (sic). Le ministre de l’Intérieur n’y voit pas l’atteinte classique du fameux point Godwin qui, lors de tout débat qui dure, finit par une évocation (négative !) du nazisme, non, il y voit, lui, un slogan nazi ! Et quand un manifestant traite un défenseur du passe sanitaire de « collabo », Darmanin n’identifie pas une injure mais un soutien à la collaboration avec les hitlériens ! Désormais il ne sera donc plus possible de traiter quelqu’un de collabo, de SS, de nazi, car « c’est celui qui le dit qui l’est », si on comprend bien la logique de Darmanin. Tant mieux ! Mais il ne s’agit que d’une ruse darmanienne, destinée à discréditer les manifestants. Cependant, c’est lui qui se discrédite chaque jour un peu plus.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 30 août 2021

3e dose, 4e confinement – Qui arrêtera le docteur Knock ?

vaccin

Elle arrive, la troisième dose de vaccin ! Pour les plus vieux, pour les plus jeunes, pour les « comorbides ». La boîte à piqûres des docteurs Knock et Diafoirus a été ouverte en 2020, et n’est pas près de se refermer, sous la menace d’un quatrième confinement. Qui peut mettre un terme au toujours plus médical, qui peut oser nous dire simplement : on ne sait pas, on cherche, on tente, au lieu d’asséner de nouvelles règles, sous la contrainte ?

La surenchère médicale brouille les messages. Les deux piqûres vaccinales nous avaient été présentées comme la solution, la planche de salut. Mais voilà qu’elles s’avèrent insuffisantes, voire inopérantes dans certains cas. Du coup nous est annoncée une troisième dose, du moins pour les plus de 65 ans, et aussi pour les enfants, nouvelle cible du virus.

Compte tenu des innombrables situations de conflit d’intérêts entre politiques, experts scientifiques et haute administration, on ne pourra pas empêcher une partie des Français d’imaginer qu’un booster, un nouveau levier de croissance commerciale, a été sciemment mis en action au profit de l’industrie pharmaceutique. Pourtant il est probable que cette théorie, pour séduisante qu’elle soit, soit fausse. Ce ne sont pas les laboratoires qui poussent à la roue. Ou plus exactement ce ne sont pas eux qui peuvent infléchir la politique gouvernementale sur ce point, ce sont bel et bien les politiques, les hommes du pouvoir actuel. Certains tentent même d’attirer la lumière sur eux, en prenant de vitesse les experts, en tirant parti de la grande peur virale.

Nous en avons encore eu un exemple cette semaine : la Haute Autorité de santé a officiellement préconisé mardi une troisième dose, en ciblant les plus de 65 ans, mais dès lundi soir le ministre de la santé Véran, pourtant très décrédibilisé (ou parce qu’il se sait contesté), n’a pu s’empêcher de court-circuiter l’HAS, pour être le premier à annoncer cette mesure aux Français, sur BFM TV, principal média privé de relais de la parole gouvernementale.

Véran s’en prend à Philippot

En fait l’industrie pharmaceutique est à la remorque des politiques et pas le contraire puisque, à tout moment, les politiques peuvent couper ou réduire le robinet qui relie la Sécurité sociale aux entreprises du secteur pharmaceutique.

Annonçant cette troisième dose, Véran s’en est pris à ceux qui instrumentalisent la peur du virus : « Quand vous n’avez de cesse de souffler sur les braises pour essayer de faire monter la peur, la crainte et d’essayer de faire monter l’animosité et la tension dans la société, ce n’est pas responsable. » Sans doute visait-il Philippot et quelques autres. Mais lui-même fait en premier chef partie de ceux qui alimentent la grande peur.

Cette troisième dose annoncée pourrait être couplée avec la vaccination antigrippe, ce qui serait un moindre mal. Le vaccin contre la grippe saisonnière n’est pas obligatoire, mais il est encouragé, chaque année avant l’hiver, par des méthodes non coercitives et non discriminantes, et il a prouvé son utilité.

La troisième dose concernerait donc les plus de 65 ans (au lieu des plus de 80 ans, comme envisagé) ; cette dose serait à recevoir au moins six mois après la deuxième, et la mesure serait ensuite étendue aux enfants, mais pas avant 2022.

Un épidémiologiste expliquait néanmoins lundi sur France Inter (autre radio gouvernementale) que, face au virus, « personne n’a de recette miracle ». Un relativisme et une modestie que ferait bien de s’appliquer notre « élite » politique.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 25 août 2021

Kaboul : embarquement immédiat, par Francis Bergeron

kaboul migrants

C’est le plus catastrophique des scénarios : sont coincés dans l’aéroport de Kaboul et à ses abords des centaines d’Occidentaux, essentiellement des soldats américains, mais aussi des dizaines de milliers d’Afghans qui tentent de fuir les talibans. Les routes vers l’aéroport sont désormais contrôlées par les fondamentalistes islamistes. Tous ceux qui espéraient pouvoir rejoindre encore l’aéroport ont rebroussé chemin, et des témoins ont vu les corps de femmes, assassinées parce que portant un jean et étant sorties de chez elles sans être accompagnées par un homme. Les talibans offrent beaucoup de similitudes avec les Khmers rouges quant à leurs méthodes. Ce qui ramène les Etats-Unis 45 ans en arrière.

Compte tenu des saturations à la dernière porte de sortie du pays, le président Biden, dans un sursaut de lucidité, a évoqué un maintien des soldats américains sur le sol afghan au-delà du 31 août. Mais c’est trop tard, le mal est fait, la désorganisation est totale, la panique générale.

Les talibans ont d’ailleurs rejeté l’idée d’un maintien de la présence américaine au-delà du 31 août. Ils laissent entendre qu’ils attaqueront alors l’aéroport, qui n’est plus qu’une masse de civils. Il reste une semaine tout juste avant cette échéance, les assauts, les bombardements meurtriers. La panique s’est emparée de la foule, au point que sept personnes, dont une fillette, sont mortes, piétinées.

Pour le porte-parole des talibans, cette date du 31 août est « une ligne rouge ».

Les islamistes retournent contre Biden ses propres propos puisque c’est lui qui a fixé cette échéance pour le départ du dernier Américain. Le porte-parole des talibans en conclut que, si des soldats américains sont toujours là le 1er septembre, « cela signifie qu’ils prolongent l’occupation, alors que ce n’est pas nécessaire ». A toute demande de prolongation « pour poursuivre les évacuations, la réponse est non », a-t-il ajouté. On ne peut être plus clair.

Un Biden velléitaire, maladroit

L’ancien président Trump n’a pas manqué de souligner « l’extrême incompétence » de son successeur qui a lui-même fixé des échéances intenables. Biden s’avère velléitaire et maladroit, aux commandes du pays, à un moment capital de sa présidence. Et les surnoms pas très aimables que lui avait collés Trump pendant la campagne électorale : Joe l’endormi, Joe la lenteur, Joe le planqué, semblent devenir une réalité sous les yeux de la planète entière.

Biden est d’ores et déjà en plus mauvaise position que Carter, considéré pourtant par les historiens américains comme le plus mauvais président de l’après-guerre.

Sur le terrain, les évacuations se poursuivent. Depuis la chute de Kaboul, une centaine de Français, une quarantaine d’autres Occidentaux et un millier d’Afghans ont été évacués par le biais de la filière française. Parmi le millier d’Afghans, un taliban et quatre autres hommes qui lui sont proches ont été identifiés. Ils sont à présent sur le sol français, et personne ne sait comment traiter ces cas. Comment savoir en effet si ces hommes ont embarqué pour profiter d’un effet d’aubaine ou s’ils étaient en service commandé pour mener des actions terroristes en Europe ? Peut-être le contingent débarqué compte-t-il d’autres talibans ?

Pour sa part, la Maison-Blanche dit avoir évacué 37 000 personnes, et pense être en mesure de faire partir tous les Américains. Quant aux autres, en particulier les Afghans qui tentent d’échapper à une mort certaine, ce sera vae victis, si on comprend bien.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 11 août 2021

Le pape pontifie – Se vacciner est-il un acte d’amour ?

pape vaccin

Comment ne pas se montrer dubitatif face à la nature et à la hiérarchie des préoccupations du Saint-Père ?

En effet, entre deux attaques contre la messe traditionnelle, le pape François a cru bon de déclarer que se faire vacciner contre le Covid-19 était « un acte d’amour » et a appelé tous les croyants à se faire injecter le sérum miraculeux dans un message vidéo réalisé au nom de l’organisation américaine The Ad Council, et du regroupement d’experts en santé publique, Covid Collaborative.

« La vaccination est un moyen simple mais profond de promouvoir le bien commun et de prendre soin les uns des autres, en particulier des plus vulnérables. Je prie Dieu pour que chacun puisse apporter son petit grain de sable, son petit geste d’amour » a ainsi affirmé le pape.

Si le pape François, lui-même vacciné, a toujours été un grand promoteur de la vaccination, assimilant même toute opposition à celle-ci à un « négationnisme suicidaire », cette nouvelle exhortation emphatique ne lasse pas de créer un certain malaise, voire de choquer.

En effet, sans bien sûr douter de la grande culture et des larges connaissances du Saint-Père et de son entourage vaticanesque, on peut toutefois se demander en quoi le chef de l’Eglise catholique est fondé et légitime à déterminer de l’utilité et de l’efficience d’un produit pharmaceutique expérimental ? Encore une fois, le successeur de saint Pierre semble sortir de son champ de compétences et même de son rôle pour se muer étrangement en VRP de l’industrie du médicament.

Ecartant d’un revers de main toutes les questions éthiques posées par l’utilisation de vaccins dont certains sont élaborés grâce à l’utilisation de fœtus, le pape François, une fois de plus, se borne à relayer la doxa dominante en tenant un discours qui semble copié sur le dernier communiqué de presse de Gabriel Attal, le sentimentalisme sulpicien en plus.

Par ailleurs, on peut également s’interroger sur cette notion d’« acte d’amour » que serait la vaccination alors que la grande majorité de ceux qui s’y soumettent le font au contraire par égoïsme petit-bourgeois, pour retrouver leur vie de consommateur « d’avant », pouvoir retourner au bistrot et au restaurant et ne pas être gênés pour accéder aux clubs de vacances et aux grands centres commerciaux.

A l’heure de la déchristianisation de l’Europe, de l’implosion de la famille, de l’agression impérialiste islamiste, de la dégénérescence des mœurs et de la folie eugéniste et transhumaniste, on souhaiterait vivement que le Saint-Père se concentre sur ces problématiques vitales et privilégie sa tâche première qu’est la défense de l’Eglise et de la foi plutôt que d’intervenir de façon toujours plus intempestive dans les questions séculaires qui ne sont pas de son ressort. Il faut rendre à César…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 20 août 2021

L’autre vague – Kaboul : derrière le drame, l’agitation des immigrationnistes

réfugiés afghans

Profitant de la légitime émotion suscitée par les images de l’aéroport de Kaboul envahi par des milliers d’Afghans désespérés et terrorisés par l’arrivée des talibans, les officines immigrationnistes appellent déjà à un accueil massif des « réfugiés » en provenance du nouvel état islamique. Or s’il apparaît juste et normal d’exfiltrer vers notre pays les personnes qui ont directement aidé l’armée française sur place afin de leur éviter le sort tragique des harkis, il serait totalement irresponsable, pour ne pas dire suicidaire, d’inciter à la mise en place de nouveaux flux migratoires au nom du sacro-saint principe d’accueil des « réfugiés » de tous les pays en guerre ou en difficultés.

Lors de son allocution télévisée, Emmanuel Macron a d’ailleurs cherché à rassurer l’opinion sur ce point en affirmant qu’il convenait de « maîtriser » les éventuels flux migratoires provoqués par la déstabilisation de l’Afghanistan et que la France allait, conjointement à d’autres pays européens, mettre en place une « initiative » en ce sens dont il n’a pas précisé les modalités. On peut hélas douter de l’efficacité de celle-ci au regard de la catastrophique politique migratoire de ces dernières années et du laxisme systématique du gouvernement Macron dans ce domaine.

Par ailleurs, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a demandé de son côté que soient purement et simplement interdits les renvois forcés de ressortissants afghans vers leur pays, y compris les demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée. Une telle mesure signifierait que la France devrait conserver sur son sol tous les Afghans qui y sont entrés illégalement, même ceux qui ont commis des crimes ou des délits. Au nom de quoi la situation à Kaboul justifie-t-elle que les Français aient à subir la présence prolongée (voire définitive) de voyous étrangers ? En dehors de l’habituel masochisme occidental, il n’y a aucune justification à une telle aberration.

De son côté, le Haut-Commissariat de l’ONU aux Droits de l’homme a demandé à la communauté internationale d’apporter tout son soutien aux Afghans qui se trouvent confrontés à un « risque imminent » dans leur pays, sous le nouveau régime taliban. Même si les talibans ont annoncé une « amnistie générale » pour tous les fonctionnaires d’Etat, les Afghans « en danger » sont potentiellement des centaines de milliers (depuis le début de l’année 550 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays du fait du conflit et de l’insécurité). L’appel de l’ONU est-il une incitation à accueillir cette nouvelle masse de migrants ? C’est malheureusement à craindre.

Face à la perspective d’un afflux de « réfugiés », la Turquie, elle, se barricade et construit d’urgence un mur le long de sa frontière avec l’Iran. Un exemple que les pays européens seraient bien inspirés de suivre afin d’éviter de nouveaux drames et une nouvelle accélération de la submersion migratoire.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 18 août 2021

Clichy : le tribunal exige le relogement des migrants clandestins

logements hlm

Privilégier « l’autre », favoriser l’étranger plutôt que les siens semble être devenu l’impitoyable doxa des institutions républicaines françaises. Ainsi, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a demandé la semaine dernière à la municipalité de Clichy de reloger en urgence des migrants en situation irrégulière qui avaient été évacués d’un immeuble insalubre.

C’est en octobre dernier qu’une quinzaine de migrants clandestins avaient dû quitter leur logement suite à un arrêté de péril imminent. Avec l’aide des associations immigrationnistes, les sans-papiers s’étaient alors tournés vers la justice pour réclamer d’être « pris en charge » – « charge » toujours plus lourde pour le contribuable français… – par la ville ou par l’Etat.

Suite à l’injonction du tribunal de reloger au plus vite ces clandestins, le maire de Clichy, Rémi Muzeau, envisage de faire appel, rappelant qu’il y a déjà « 3 000 personnes en attente de logement dans sa commune ». Il a par ailleurs rappelé que les familles concernées n’étaient pas à la rue mais hébergées par le 115.

Le tribunal administratif réclame néanmoins de la commune qu’elle propose aux familles avec enfants concernées « un hébergement décent » dans les plus brefs délais, et ce « indépendamment de leurs conditions de séjour en France », c’est à dire sans tenir compte du fait qu’elles soient présentes sur le sol national de façon illégale. Une véritable prime au viol de la loi. Les autochtones, eux, pourront attendre encore un peu plus pour accéder aux logements sociaux de la municipalité. Les autres avant les nôtres, suite sans fin…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 août 2021