Nos églises et basiliques attaquées – Dans l’indifférence générale

Nouvelle vague d’attaques sur les églises françaises. Plusieurs édifices ont été dégradés, souillés et profanés ces derniers jours, y compris la basilique Saint-Denis. Les réactions sont discrètes, voire timorées.

Emmanuel Macron en direct sur toutes les chaînes de télévision, la campagne présidentielle interrompue, le Covid mis au deuxième plan dans les médias… Voilà ce qui se serait passé si la grande mosquée ou la grande synagogue de Paris avait été prise pour cible dans la même semaine que trois ou quatre autres édifices musulmans ou juifs à travers le pays. Mais le patrimoine catholique, lui, ne compte pas, y compris ses lieux les plus emblématiques.

Le 5 janvier, un homme a été interpellé après avoir brisé des vitrines et sérieusement endommagé trois statues à l’intérieur de la basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France. L’individu a été arrêté peu après. Les diocèses de France sont souvent prompts à minorer ce genre d’incident et celui de Saint-Denis ne fait, hélas, pas exception, expliquant dans un communiqué qu’il ne s’agissait que d’un acte isolé d’une « personne fragile » (le retour du déséquilibré !), se plaignant même que « certains se soient emparés de ce fait divers pour en faire ce qu’il n’est pas ».

Par « certains », entendez « les figures et la presse de droite », requalifiées en « extrême droite » par les médias mainstream. C’est en effet Valeurs actuelles qui a annoncé la nouvelle dès samedi, provoquant des réactions de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour. Des réactions classiques (mise en avant de l’incompétence des pouvoirs publics, demande de fermeté, demande de protection des églises…) qui semblent provoquer plus d’émoi au sein de l’Eglise et des rédactions parisiennes que l’acte en lui-même.

Gérald Darmanin, qui avait dénoncé des « dégradations inacceptables » et exprimé son soutien aux musulmans de France en juillet dernier lorsque des vitres de la grande mosquée de Bondy avaient été brisées, s’est cette fois terré dans le silence.

Le duc d’Anjou a réagi de manière plus solennelle à la profanation de la basilique où nombre de ses ancêtres reposent. « Les statues de Saint Denis, Sainte Geneviève et Saint Antoine ont été brisées avec une barre de fer […]. Ce sont à la fois le Saint protecteur du Royaume de France, la Sainte Patronne de la ville de Paris et le Saint Patron des causes perdues qui sont profanés. C’est ainsi la France en tant que fille aînée de l’Eglise et toute son histoire qui sont abîmées et blessées. Il est dramatique que de tels saccages détruisent notre patrimoine, parfois irrémédiablement. » Le duc d’Anjou note enfin que « ce qui arrive aujourd’hui à Saint-Denis se produit presque toutes les semaines dans les églises en France. Cela est inacceptable et il faut que ces lieux de foi soient mieux protégés ».

En plus de la basilique Saint-Denis, l’église Saint-Pierre de Bondy (93), l’église Saint-Germain-l’Auxerrois de Romainville (93) et l’église de Genouilly (18) ont en effet toutes été vandalisées durant la même semaine. La situation n’est pas sans rappeler Sire de Jean Raspail, qui, en 1991 déjà, présentait une basilique Saint-Denis enclavée dans un territoire islamisé et régulièrement dégradée par des voyous. A moins que nous ne soyons déjà dans le Guérilla d’Obertone.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2022

Québec : les non-vaccinés vont être taxés

vaccin covid

C’est une nouvelle étape dans la persécution des non-vaccinés qui a été franchie chez nos cousins de Nouvelle France. En effet, le gouvernement de la province francophone est en train de mettre en place « une contribution santé », en prétendant que les non-vaccinés seraient un « fardeau» pour l’ensemble de la communauté alors que la plupart d’entre eux sont en parfaite santé, ne demandent rien à personne, et contribuent déjà, comme tous les autres citoyens, par l’impôt, au financement du système médical.

Le gouvernement du Québec souhaite que cette taxe soit d’un « montant significatif » qui est actuellement en cours de discussion.

Cette taxe est une nouvelle façon de discriminer et de pointer du doigt les non-vaccinés, boucs-émissaires de tous les maux et de toutes les difficultés actuelles. On assiste ainsi à inquiétant crescendo dans les mesures vexatoires prises envers une partie de la population qui, rappelons-le, n’a commis aucun délit si ce n’est celui de ne pas se soumettre aux oukazes – par ailleurs clairement inefficaces – du gouvernement.

Eric Duhaime, le chef du parti conservateur du Québec, a estimé pour sa part sur Twitter que le Premier ministre continuait « de trouver des outils et même une nouvelle taxe pour diviser les Québécois ».

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 janvier 2022

Aux armes, citoyens ! – L’État renforce son « flicage » des honnêtes gens

armes à feu

Face à l’incapacité de l’État à assurer la sécurité des biens et des personnes, un nombre grandissant de Français cherchent à s’armer. Une tendance qui inquiète les autorités et les pousse à multiplier les obstacles administratifs à l’accession légale aux armes. Pendant ce temps, kalachnikovs et pistolets automatiques circulent impunément dans les banlieues.

Bien qu’ayant renoncé, depuis des années déjà, à la première de ses missions consistant à assurer la sécurité de ses citoyens, et étant donc de ce fait le premier responsable de l’ensauvagement croissant auquel est confronté notre pays, l’Etat n’entend pas pour autant laisser les Français s’armer pour pallier son incroyable lâcheté et sa pitoyable capitulation devant la criminalité. Mieux : alors que la détention légale d’armes à feu en France est déjà très strictement encadrée, le gouvernement vient de renforcer encore un peu plus son « flicage » des honnêtes citoyens avec la mise en place de son « système d’information sur les armes » (SIA) !

« Faciliter les démarches des usagers » ?

Présenté officiellement lundi par le ministère de l’Intérieur, ce SIA, qui sera opérationnel à partir du mois de février, est une nouvelle plate-forme numérique sur laquelle les propriétaires d’armes à feu devront impérativement créer leur profil numérique, avec le nom, le modèle et le numéro de matricule de l’arme ou des armes qu’ils possèdent. Un nouveau dispositif dont le ministère a bien sûr justifié la mise en place par sa volonté de « faciliter les démarches des usagers », mais dont l’objectif est surtout, chacun l’aura bien compris, de renforcer la traçabilité de ces armes et de contrôler davantage leurs propriétaires ! Une mesure évidemment applaudie par les grands médias de la Macronie, qui s’amusent aujourd’hui à se faire peur en évoquant une prétendue explosion des ventes d’armes à feu dans notre pays. Sauf que, comme l’indiquait cette semaine au Figaro Yves Gollety, président de la Chambre syndicale nationale des armuriers, « avant la réglementation de 1995, il se vendait 300 000 armes par an en France. Aujourd’hui, on est à moins de 80 000 par an »…

Quid des banlieues ethniques ?

En réalité, ce que redoute surtout le gouvernement, ce ne sont pas les quelque cinq millions d’armes à feu détenues légalement par les titulaires de permis de chasse et autres tireurs sportifs. Mais ces innombrables « armes de famille » qui « sommeillent » tranquillement dans les foyers français, et que leurs propriétaires pourraient être tentés un jour ou l’autre de sortir du grenier pour se protéger de l’anarchie qui gagne le pays. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs qu’en présentant son SIA le ministère a insisté lourdement sur la possibilité qu’auront ces derniers, « pendant six mois », de régulariser leur situation sans encourir de sanctions. Reste que, à l’heure où des milliers d’armes de guerre circulent au grand jour et en totale impunité dans les banlieues ethniques, et où les criminels de tous poils n’ont absolument aucune difficulté à se procurer une kalachnikov ou même des grenades, cette volonté du gouvernement de surveiller au plus près, voire de désarmer, les honnêtes citoyens est profondément révoltante. D’autant plus que, si nombre de nos compatriotes font aujourd’hui le choix de s’armer, c’est d’abord et avant tout parce que le gouvernement les a honteusement abandonnés à la délinquance.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2022

Faculté de parole – L’obscurantisme de la cancel culture battu en brèche, par Francis Bergeron

woke

Cela fait des mois que les adeptes du woke, de la déconstruction, de l’écriture inclusive et autres « racisations en intersectionnalité » occupent les devants de la scène, prétendant parler au nom de tous, ou en tout cas du plus grand nombre. Professeurs et étudiants réunis à la Sorbonne les 7 et 8 janvier ont sonné la fin de cette saturnale.

Pendant deux jours, des centaines d’universitaires sont venus manifester leur refus de la nouvelle censure, par le biais de douze tables rondes et de soixante interventions. 1 300 personnes ont également suivi les débats par Internet. Le colloque s’intitulait « Après la déconstruction », et ce titre même mettait l’accent sur une volonté d’en finir avec la diarrhée verbale qui affecte les « élites » autoproclamées, spécialement dans les instituts d’études politiques, et de mettre un terme aux dénonciations façon Révolution culturelle. Le colloque organisé par trois associations décidées à réagir s’est tenu dans les locaux de la Sorbonne (ce qui aurait été tout simplement inimaginable pendant les journées de mai 68, qui servent toujours de modèle historique aux nouveaux « déconstructeurs »).

Le prisme des intervenants était exceptionnellement large puisqu’on pouvait croiser Mathieu Bock-Côté, Pascal Bruckner, Pascal Perrineau, Dominique Schnapper, Pierre-André Taguieff, ou encore la juriste Anne-Marie Le Pourhiet. Quelques grands témoins (ou plus exactement « grandes victimes ») étaient là, également, comme le dessinateur de presse Xavier Gorce, qui a été chassé du quotidien Le Monde (comme l’avait été Konk, à une autre époque) pour une supposée incorrection politique.

C’est Blanquer qui est venu inaugurer le colloque, ce qui montre que le wokisme et les délires connexes se heurtent à un vaste front de l’opinion allant des macronistes aux zemmouriens, de la gauche non marxiste aux nationalistes. Pour une fois et sans doute du fait de l’extrême impopularité de cette mode obscure venue des Etats-Unis avec la fronde anti-Trump Black Live Matter, ni les organisateurs ni les intervenants les plus « prudents » n’ont exigé un tri entre bons et mauvais opposants à la cancel culture.

Les politologues savent ce que l’effondrement de la gauche pure et dure doit à son « wokisme ». Ce serait un comble qu’en parallèle le « wokisme » puisse artificiellement s’implanter dans le pays.

Mme le ministre Vidal court-circuitée

Une absence a été remarquée lors de ce colloque, celle de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Blanquer l’a en quelque sorte court-circuitée. Il faut dire que ce ministre est inexistant depuis le début de l’agitation stalino-lyssenkiste.

Rendant compte du colloque, les médias pro-woke font grise mine devant le succès d’audience et la volonté de résister. Les syndicats d’extrême gauche (SUD, Unef, etc.) menaçaient d’empêcher la tenue du colloque pour le motif que le thème en faisait « un colloque d’extrême droite militant ». Dans une tribune du Monde, des universitaires néostaliniens avaient expliqué doctement qu’il fallait interdire le colloque car il s’en prenait à une prétendue dictature de la cancel culture… inexistante. Mais ils n’étaient pas assez nombreux pour cela.

Rendant compte du colloque, Mediapart a essentiellement vu « dehors, étudiants et enseignants-chercheurs (soutenus par plusieurs syndicats, dont Solidaires, la CGT et l’Unef, ainsi que par le Nouveau Parti anticapitaliste) » qui étaient venus pour tenter d’interdire le colloque des « identitaires » et « réactionnaires ». C’est une figure de dialectique bien connue que de parler des « étudiants et enseignants-chercheurs », quand il ne s’agissait que d’une poignée de militants de l’ultragauche, qui n’ont pu « nettoyer la Sorbonne de la vermine fasciste », comme ils auraient aimé le faire. Une autre différence avec mai 68. Le wokisme a en fait une dimension prétotalitaire, ont constaté pour leur part les intervenants.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 10 janvier 2022

Jeux interdits – Novak Djokovic, symbole de la résistance !

Novak Djokovic

Traité en paria, Novak Djokovic ne lâche pas ! Opposé à l’obligation vaccinale réclamée par l’Australie, le meilleur tennisman du monde a été bloqué à son arrivée à l’aéroport de Melbourne. Une crise diplomatique est déclenchée, la Serbie n’appréciant guerre ce traitement inique.

On savait l’Australie hystérique sur la question du Covid, la voilà qui donne un nouvel exemple de ses dérives totalitaires. A quelques jours du début du tournoi de tennis du Grand Chelem organisé sur son sol, le gouvernement australien met des bâtons dans les roues à celui qui est pourtant le recordman de victoires. Novak Djokovic a remporté cet Open d’Australie à neuf reprises, mais il n’y a plus de sentiment depuis bientôt deux ans et la prolifération du virus chinois. Après avoir confiné son peuple plus que n’importe quel autre pays au monde et ouvert des camps de quarantaine pour les personnes positives au virus, l’Australie a décrété l’obligation vaccinale pour ceux qui souhaitent franchir ses frontières.

Novak Djokovic, qui, comme nous l’indiquions dans notre chronique sportive du 7 décembre dernier, laissait planer le doute sur son statut vaccinal, avait en fait demandé une dérogation. Celle-ci avait été validée à condition qu’il présente un test négatif, ce qu’il a fait à son arrivée le 5 janvier, mais le pouvoir fédéral a décidé de frapper fort et de le bloquer à l’aéroport.

Ce fut le début des ennuis pour le champion, isolé « dans des conditions de merde dans un hôtel avec des réfugiés ou des migrants », comme l’a souligné son compatriote Viktor Troicki, capitaine de l’équipe serbe de Coupe Davis.

On ne peut plus populaire dans son pays, Novak Djokovic a immédiatement reçu un soutien extraordinaire, y compris du président serbe, Aleksandar Vucic, qui déplore « une chasse politique », l’assurant du soutien de son peuple et notant en plus que plusieurs joueurs avaient eu l’autorisation d’entrer dans le pays avec un statut pourtant identique à celui du no 1 mondial.

Le père du tennisman s’est lui longuement exprimé, clamant que si son fils était en captivité, « il n’a jamais été aussi libre », car « il est devenu le symbole et le leader du monde libre », le comparant au passage à Spartacus.

Jeudi, le tennisman a déposé un recours en justice contre son expulsion. Il s’est aussi exprimé par l’intermédiaire de son frère, en bon chrétien : « Dieu voit tout. La morale et l’éthique, les plus grands idéaux, sont des étoiles qui brillent vers l’ascension spirituelle. Ma grâce est spirituelle et la leur est richesse matérielle. »

Ce n’est pas la première fois que Novak Djokovic prend le contre-pied de l’idéologie dominante et assume ses positions. En 2008, il avait qualifié l’indépendance du Kosovo comme l’un des pires moments de l’histoire de la Serbie et ne cesse depuis de venir en aide aux Serbes des enclaves de Kosovo-Métochie.

La situation actuelle fait naturellement réagir dans le monde entier. En France, citons les propos improbables du député communiste Fabien Roussel, déclarant qu’il était normal que le Serbe ne puisse rester en Australie s’il n’en respectait pas les règles. Il faudra s’en souvenir la prochaine fois que lui et ses amis nostalgiques de Mao et des autres dictateurs rouges prendront la défense de criminels africains, maghrébins ou moyen-orientaux.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 janvier 2022

Insultes et menaces d’Emmanuel Macron : le monde politique en ébullition

Macron anarcho-tyrannie

Est-ce le début d’une crise politique majeure ? Au lendemain des déclarations insultantes, provocatrices et menaçantes d’Emmanuel Macron à l’encontre des Français non vaccinés, l’ensemble de l’échiquier politique est sens dessus dessous.

Les députés de la majorité n’ont pas désamorcé la situation puisque ceux qui se sont exprimés ont pris fait et cause pour leur chef (leur gourou ?), expliquant qu’ils n’auraient peut-être pas employé un vocabulaire aussi fleuri que le sien mais qu’ils n’en pensaient pas moins.

Gabriel Attal, dont l’agressivité semble servir à compenser un manque de virilité criant, qui tient par ailleurs le rôle de porte-parole du gouvernement, a quant à lui remis une pièce dans la machine, se demandant « qui emmerde la vie de qui aujourd’hui ? qui gâche la vie de nos soignants ? ».

La réponse du petit protégé du président ne vise bien sûr pas le gouvernement, qui a continué de fermer des lits dans les hôpitaux du pays depuis l’arrivée du Covid, mais les non-vaccinés, boucs émissaires parfaits. Gabriel Attal ose même dire que les propos d’Emmanuel Macron sont « en deçà » de la colère de nombreux Français.

L’on va finir par se demander si la crise n’est le but recherché par l’exécutif puisque le Premier ministre Jean Castex a tenu des propos similaires, clamant qui plus est qu’« être libre, ce n’est pas contaminer les autres ». Un raisonnement absurde pointé du doigt par de nombreux Français honnêtes reconnaissant avoir eux-mêmes contaminé leurs proches alors qu’ils étaient doublement ou triplement vaccinés.

Un boulet dans la campagne ?

S’il est donc défendu par toute sa cour, Emmanuel Macron traînera probablement cette affaire comme un boulet durant la campagne présidentielle, bien que sa candidature ne soit toujours pas officielle. Le doigt d’honneur d’Eric Zemmour envers une militante « antifa » à Marseille paraît désormais bien dérisoire.

L’opposition n’a pas manqué d’attaquer le président de la République sur son langage ordurier envers plusieurs millions de Français mais aussi pour la petite phrase quelque peu passée inaperçue mais sans doute encore plus grave, à savoir qu’« un irresponsable n’est plus un citoyen », les irresponsables étant bien sûr à ses yeux les non-vaccinés.

Eric Zemmour s’est fendu de commentaires lapidaires sur les réseaux sociaux, soulignant que « pendant 5 ans, Emmanuel Macron a soigneusement refusé d’“emmerder” les racailles, les gangs, les apprentis djihadistes, les immigrés hors la loi, les antifas et les idéologues qui lavent les cerveaux de nos enfants », promettant que lorsqu’il serait président, il « arrêterait d’emmerder les Français ».

Pour Marine Le Pen, « faire porter la responsabilité des contaminations sur les non-vaccinés est un mensonge scientifique ».

Florian Philippot, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Jordan Bardella ou Stéphane Ravier ont également réagi avec vigueur. Le sénateur du RN a pu expérimenter le traitement de sous-citoyen réservé aux non-vaccinés sur le plateau de LCI, mis à l’écart et placé plus bas que les autres invités en raison de son statut vaccinal. Les humiliations incessantes pourraient bien, tôt ou tard, susciter de vives réactions dans les urnes ou dans les rues.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 6 janvier 2022

Obsession victimaire – Cachez « Les Nègres » que je ne saurais voir !

hameau les nègres

En alternance avec l’intensif matraquage covidien, les médias proposent régulièrement au public des séquences de « polémiques », aussi futiles qu’hystérisées, permettant de garder le « temps de cerveau disponible » bien éloigné des véritables problèmes du temps (disparition des libertés individuelles, submersion migratoire, précarisation économique, déculturation…). Cette fois, c’est le hameau « Les Nègres », situé sur la commune de Verteuil-sur-Charente en Nouvelle-Aquitaine, qui se retrouve au cœur du brouhaha médiatique et du tumulte des réseaux sociaux, du fait, vous l’aurez compris, de sa dénomination. Celle-ci, jugée « dégradante », a choqué Karfa Sira Diallo, écrivain et élu écologiste franco-sénégalais, militant de la « mémoire de l’esclavage », qui a fait part de son émotion et de son incompréhension par l’intermédiaire d’une vidéo diffusée sur Twitter. Dans celle-ci, cet activiste noir, grand débaptiseur de rues portant des noms de « négriers » dans les ports français, explique doctement que le nom de ce lieu-dit – qui serait resté inconnu de la majorité des Français sans sa tonitruante publicité – n’est rien de moins que « le symbole de l’histoire de l’esclavage, de la traite des noirs et du racisme sur la place publique », concluant sa diatribe par cet emphatique questionnement : « Peut-on continuer à garder bêtement, sottement, des appellations dégradantes et humiliantes pour notre humanité commune? ».

Ce « happening » politique a été fort peu apprécié par le maire de Verteuil-sur-Charente qui l’a même qualifié de « grosse c… ». Comme les aînés de la commune semblent le savoir, le premier magistrat avance en effet une tout autre explication. Ce nom de « Les Nègres » proviendrait en réalité d’une origine occitane, « noir » se disant « nere ». Le maire a par ailleurs rappelé que, lors d’une concertation récente, les habitants ont choisi de conserver ce nom traditionnel.

Malgré cette mise au point, la vidéo de Karfa Sira Diallo a été largement relayée, notamment par tous les habituels donneurs de leçons « mémorielles » et autres grands déboulonneurs de statues diverses et variées, tous mus par la haine de l’histoire nationale. Au premier rang de ceux-ci, on ne sera pas surpris de retrouver l’inénarrable Rokhaya Diallo, toujours prompte à se mettre en branle lorsqu’il s’agit d’emm… la France et les Français.

Cette polémique ne pourrait être qu’anecdotique, et même un peu ridicule, si elle n’était pas révélatrice du climat inquisitorial que tente d’imposer dans notre pays une minorité agissante d’activistes « indigénistes », fourriers de l’idéologie « woke » visant à culpabiliser les Français et à criminaliser leur passé, leurs traditions et leur histoire. Combien de temps allons-nous supporter les incessantes mises en accusation de ces individus aux susceptibilités aussi innombrables qu’exacerbées sans leur poser la seule question qui s’impose : pourquoi restez-vous dans ce pays qui vous déplaît tant et vous impose un si grand nombre de « micro-agressions » (symboliques) comme s’en plaignait récemment Rama Yade ? Les frontières sont ouvertes, c’est vous qui l’avez voulu. Elles le sont dans les deux sens.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 5 janvier 2022

L’hôpital se moque de la charité – Vers l’euthanasie des non-vaccinés ?

hôpital non-vaccinés

Depuis plusieurs jours, certains représentants de la gauche dite morale n’hésitent pas à évoquer la possibilité de limiter ou de fermer l’accès aux soins aux personnes non vaccinées contre le Covid-19. Ces grands humanistes, qui par ailleurs appellent à accueillir et à soigner toute la misère du monde, ne se cachent donc même plus pour appeler à l’établissement d’un véritable apartheid médical visant les récalcitrants au Nouvel Ordre sanitaire.

Mais jusqu’où ira la stigmatisation des Français refusant de se soumettre à la politique de vaccination forcée du gouvernement Castex ? Déjà largement exclus de la société par l’adoption du passe sanitaire (bientôt renforcé par le passe vaccinal), sans cesse pointés du doigt et rendus injustement responsables de la propagation du virus par les autorités et les grands médias à leur botte, ces autres « boucs émissaires » de la Macronie, en raison d’un manque de lits en réanimation dont l’exécutif porte seul la responsabilité, devraient maintenant être contraints de rédiger des directives anticipées précisant s’ils souhaitent ou non être réanimés en cas de forme grave du Covid ? Cette proposition, profondément révoltante et immorale, en contradiction totale avec le serment d’Hippocrate prêté par tout médecin, c’est pourtant un ponte de la médecine française qui n’a pas hésité à la faire : André Grimaldi, professeur émérite en diabétologie à la Pitié-Salpêtrière !

Payer pour l’incurie du gouvernement

Dans une tribune qu’il a publiée dimanche dans Le JDD, ce médecin, devenu par ailleurs une « figure » de la défense de l’hôpital public, n’a en effet pas eu peur d’expliquer que « la question que posent la 5e vague en cours et la 6e vague annoncée est à nouveau celle du tri des patients à admettre en réanimation ». Or, a poursuivi André Grimaldi, si les médecins prêtent le serment d’Hippocrate, « ce rappel éthique ne gomme pas la question du tri quand il n’y a qu’un lit pour deux patients relevant tous deux de la réanimation ». Demandant alors auquel des deux « donner la priorité », Grimaldi en vient à écrire qu’« il serait bon de conseiller systématiquement à toute personne adulte refusant de se faire vacciner de rédiger des directives anticipées pour dire si elle souhaite ou non être réanimée en cas de forme grave de Covid ». Avant d’ajouter, très sérieusement : après tout, « une personne revendiquant le libre choix de ne pas se faire vacciner ne devrait-elle pas assumer en cohérence son libre choix de ne pas se faire réanimer ? »

Une insulte envers les soignants

Une conclusion totalement scandaleuse qui a – tout de même ! – déclenché une importante vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Et d’abord de la part des soignants, qui se sont sentis à fort juste titre insultés par cette proposition : comment, en effet, imaginer que ces gens qui font l’impossible depuis deux ans pour sauver un maximum de vies puissent accepter d’effectuer un tri entre leurs malades en fonction de telles directives anticipées ! Pourtant, le Pr Grimaldi est loin d’être le seul favorable à une telle « solution » au problème du manque de lits de réanimation : fin décembre déjà, une quinzaine de médecins avaient signé dans Le Monde une tribune posant « la question de la prise en compte du statut vaccinal dans la priorisation des patients Covid en réanimation ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 janvier 2022

Agnès Buzyn : la légion du déshonneur

On a beau lire et relire les titres de la presse, on peine à y croire : Agnès Buzyn, l’ancien ministre de la santé d’Emmanuel Macron, a été décorée de la Légion d’honneur à l’occasion de la promotion du 1er janvier 2022, parmi 547 autres « personnalités » censées avoir contribué au « bien commun ». Impossible, face à une telle nouvelle, de ne pas hésiter entre le rire et les larmes, l’accablement et la colère, l’humiliation et la rage…

Oubliant toute décence, le chef de l’Etat a donc tenu à honorer et à récompenser un ministre démissionnaire en pleine crise sanitaire (en terme militaire, on appelle ça une désertion), mis en examen par la Cour de justice de la République (CJR) pour « mise en danger de la vie d’autrui » dans sa gestion de l’épidémie de Covid-19 et également placé sous statut de témoin assisté pour « abstention volontaire de combattre un sinistre ». L’ex-ministre avait en effet notamment reconnu avoir caché la réalité de l’ampleur de l’épidémie aux Français. Et c’est un tel personnage qui est aujourd’hui honoré par ce qui fut jadis la plus glorieuse décoration nationale et qui tend désormais à devenir le piteux hochet des copains et des coquins de l’oligarchie républicaine, récompensant les soumissions, les servilités et les complaisances de ceux-ci. Cette Légion d’honneur n’est ni plus ni moins qu’un crachat en plein visage pour tous les Français qui souffrent depuis maintenant plus de deux ans et voient leurs libertés se réduire chaque jour davantage du fait de la politique dite « sanitaire » d’un gouvernement de plus en plus tyrannique, arrogant et hors de tout contrôle.

Vives réactions

Cette annonce a suscité de légitimes réactions scandalisées des deux côtés de l’échiquier politique, au sein des dernières formations qui échappent encore au formatage macroniste.

Ainsi, Thierry Mariani, député européen et conseiller régional du Rassemblement national en PACA, a estimé qu’il s’agissait là d’une « provocation ». De son côté, Samuel Lafont, engagé aux côtés d’Eric Zemmour, s’est interrogé en ces termes sur Twitter : « C’est pour sa clairvoyance qu’Agnès Buzyn reçoit la Légion d’honneur, @EmmanuelMacron ? », tandis qu’Antoine Léaument, chargé de la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon, jugeait pour sa part sur le même réseau social que « ça sent la fin de règne et les cadeaux pour les potos avant de quitter l’Elysée. Affligeant mais pas étonnant ». On pourra, hélas, contester cette dernière affirmation tant il semble que l’actuel locataire de l’Elysée a de très grandes chances d’être reconduit aux plus hautes fonctions par un électorat qui paraît paralysé et lobotomisé par la peur suscitée par la crise du Covid-19 et savamment entretenue par un gouvernement dont l’épouvantail épidémique est devenu le fonds de commerce. A moins d’un réveil, aussi massif que radical, démontrant que les Français n’ont pas appris à aimer leurs chaînes et ont encore d’autres ambitions que de se maintenir en vie le plus longtemps possible, quelles que soient les conditions d’une existence qui ne méritera plus le nom de vie.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 3 janvier 2022

Adoption du passe vaccinal : des élus LREM menacés

passe vaccinal

Alors que le projet de loi visant notamment à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal – qui renforce donc de fait l’obligation vaccinale – est en cours de discussion, les élus de la majorité présidentielle se plaignent de menaces et redoutent même des attaques.

Ainsi, le 29 décembre dernier, la voiture d’un député LREM, Pascal Blois, a été en partie brûlée dans un incendie allumé dans son garage. Présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a même lu devant ses collègues un message menaçant. Traitée de « collaborateur-marionnette », elle a été sommée de voter « non » au texte en cours de discussion sous peine de faire de l’Assemblée nationale « un gigantesque bain de sang où giseront les corps qui pensaient nous gouverner ».

Des députés LREM de l’Isère ont même reçu des menaces de mort au mois de novembre dernier. Pour ces différentes raisons, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a même demandé de prendre en compte les domiciles et les permanences des élus dans les patrouilles de police et de gendarmerie. En effet, dans un message destiné aux préfets, le patron de Beauvau estime que l’actuel débat parlementaire sur le passe vaccinal est « susceptible de susciter des menaces voire des passages à l’acte contre les élus ».

Ces intimidations ne sont pas nouvelles ; elles avaient même fait leur apparition lors de la crise des Gilets jaunes. Elles ont néanmoins pris une tournure supplémentaire avec la volonté d’accentuer les contraintes sanitaires. Il y a déjà quelques mois, l’institution du passe sanitaire avait créé des tensions qui se sont avivées au fur et à mesure des différents textes législatifs successifs. Il faut donc s’interroger sur les raisons de ces tensions.

La mise en cause des non-vaccinés, traduite parfois par un appel à ne pas les accueillir en cas d’hospitalisation ou même à les confiner, a mis de l’huile sur le feu.

Le 27 décembre dernier, Emmanuel Macron n’avait-il pas déclaré, au nom de « mesures proportionnées », qu’il fallait « faire peser les contraintes sur les non-vaccinés » ? Ces propos, cités par Le Canard enchaîné et prononcés juste avant la réunion du Conseil de défense sanitaire, démontrent que les Français qui n’ont pas reçu de doses sont bel et bien dans le collimateur du discours officiel. Un discours qui prétend pourtant ne pas vouloir imposer de règles restrictives et refuser de céder aux injonctions des « enfermistes » qui demandent des contraintes plus élevées.

Le récent renforcement des contraintes existantes, comme l’intensification de la lutte contre la fraude ou le retour du masque obligatoire dans certaines villes, a certainement eu sa part.

Dernière mesure annoncée : celle du ministre du Travail, Elisabeth Borne, qui envisage une amende de 1 000 euros par salarié pour les entreprises qui refuseraient de recourir au télétravail. Cette amende s’inscrit dans les sanctions qui pourraient être infligées par l’Inspection du travail.

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 31 décembre 2021

Les provocations anti-Zemmour se multiplient – « Menaces de mort », « insultes racistes »…

zemmour

Aussi grossière qu’ancienne, la méthode stalinienne consistant à monter en épingle des faits divers totalement isolés, et souvent même à les provoquer, pour discréditer les adversaires du système, n’en continue pas moins de faire florès auprès des grands médias. C’est ainsi que, espérant plomber la candidature d’Eric Zemmour à la présidentielle, ceux-ci ne cessent depuis des semaines de faire leur miel du moindre incident survenu en France au cours duquel le nom du président de Reconquête a été… simplement cité !

Une affaire anecdotique montée en épingle

Mercredi encore, certains grands médias n’hésitaient pas à consacrer des pages entières au procès (finalement renvoyé au 2 février) de ces deux individus qui s’étaient filmés en train de s’exercer au tir sur des photos de Macron et des Insoumis Garrido et Corbière. Une affaire révélée (comme par hasard…) par les antifas de la Jeune Garde et immédiatement gonflée par Mediapart, mais qui, en réalité, n’aurait jamais dû quitter le stade de l’anecdote. Sauf que, pour la plus grande joie des médias, l’un des deux crétins arborait une casquette « Ben voyons », un tic de langage de l’essayiste érigé en slogan par ses fans. Il n’en a pas fallu davantage pour que les deux prévenus soient aussitôt propulsés au rang de « militants de Zemmour » proférant des « menaces de mort à l’encontre du président et de personnalités des Insoumis », déclenchant du même coup un incroyable tollé au sein de la classe politique. Et cela, bien que le candidat de Reconquête ait immédiatement condamné ces actes sur Twitter : en effet, avait écrit Zemmour, « vous ne faites partie ni de mes sympathisants, ni de mes militants, et encore moins de mes amis. Je ne veux ni de votre soutien, ni de votre aide », et « je condamne par avance tout ce que vous ferez en mon nom pendant ma campagne ».

Rien à voir avec Zemmour !

On ne peut être plus clair. Et cependant, la grande manipulation politico-médiatique continue tranquillement. Mardi, c’était ainsi « l’affaire », elle aussi anecdotique, de l’obscure actrice Annabelle Lengronne qui défrayait la chronique : se disant victime lundi soir d’un « sympathisant de Zemmour » dans les rues de Dax, l’« illustre inconnue » postait sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle on pouvait entendre un individu l’insulter et lui déclarer : « Zemmour, il te ramène dans ton pays. » Cependant, en étudiant d’un peu plus près cette histoire, on apprenait que l’actrice avait passé la soirée en compagnie d’un groupe d’amis parmi lesquels figurait cet homme. Ou encore que celui-ci s’était mis à l’insulter après qu’elle eut refusé à plusieurs reprises qu’il la raccompagne… Mieux : interrogé par France Bleu, son avocat Me Maati devait lui-même admettre que ce déferlement de violence à l’encontre de sa cliente avait surtout été « provoqué par un ego piqué » et que les insultes proférées avaient « pour but de l’humilier ». Bref, encore une fois, rien à voir avec Zemmour !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 décembre 2021

Déjà une quatrième dose ? – Vaccination forcée

vaccin obligatoire

Les Français n’ont pas encore « digéré » – ni même reçu, pour la plupart d’entre eux – leur troisième dose de vaccin anti-Covid que déjà l’exécutif envisage sérieusement de leur en imposer une quatrième, sous prétexte d’adaptation au variant Omicron ! En effet, interrogé lundi sur cette possibilité, le ministre de la Santé Olivier Véran n’a pas caché que le gouvernement était « totalement ouvert à cette perspective ». Une quatrième injection qui, certes, ferait les affaires financières des grands laboratoires pharmaceutiques, mais dont l’utilité est cependant aujourd’hui très contestée par de nombreux spécialistes du monde entier.

Des vaccins d’une efficacité plus que limitée

On observera d’abord que ces vaccins, présentés depuis un an par Macron et son gouvernement comme une espèce de remède miraculeux, n’ont en vérité fait preuve jusque-là que d’une efficacité pour le moins limitée : n’empêchant ceux qui se les sont vu administrer ni d’être contaminés ni de contaminer leur entourage, ils éviteraient seulement – et encore… – de développer une forme grave du Covid. Aussi se demande-t-on naturellement en quoi l’injection d’une quatrième dose changerait foncièrement la donne. Réponse des autorités : face au variant Omicron, qui se propage très rapidement dans le monde, une dose de rappel des vaccins Pfizer, Moderna, et AstraZeneca « relancerait considérablement l’immunité ». Une affirmation contestée par un certain nombre de spécialistes, qui soulignent par ailleurs, tout en restant prudents, que ce nouveau variant, s’il est plus contagieux, serait beaucoup moins dangereux que les précédents.

L’utilité d’une quatrième dose très contestée

Quoi qu’il en soit, l’intérêt d’une quatrième dose de vaccin reste aujourd’hui très contesté. Surtout depuis la décision du gouvernement israélien, qui a été le premier à envisager une quatrième injection, de n’administrer finalement celle-ci qu’à des cas limités, et seulement dans le cadre d’essais cliniques. Une prudence également observée par les Etats-Unis qui, bien qu’enregistrant maintenant des contaminations majoritairement dues au variant Omicron, s’efforcent au maximum d’éviter tout emballement. C’est ainsi que, interrogé récemment par les journalistes d’une radio américaine, le principal conseiller de la Maison-Blanche dans la lutte contre la pandémie, Anthony Fauci, affirmait qu’« il est trop tôt pour parler d’une quatrième dose », et estimait d’abord essentiel de savoir combien de temps les rappels actuels resteront efficaces contre Omicron. En effet, expliquait-il, « si leur protection dure bien plus longtemps que chez ceux qui n’ont reçu que deux doses, il pourrait se passer un bon moment sans avoir besoin d’une quatrième ». En attendant, cette possibilité d’une quatrième injection inquiète aujourd’hui nombre de Français, qui en viennent à se demander – avec raison – s’ils ne vont pas devoir, comme pour la grippe, se faire vacciner tous les ans…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 29 décembre 2021

Gouvernement : les mauvaises résolutions – Énième tour de vis

dictature sanitaire

En 2022, on ne pourra plus boire son café au zinc ni manger un sandwich dans le train ou du pop-corn au cinéma. Si avec ça le Covid ne recule pas… c’est à se faire vacciner ! Hélas, cette quasi-obligation ne sert à rien non plus. Bonne année !

Intervenant lundi soir après un nouveau conseil de défense sanitaire suivi d’un Conseil des ministres exceptionnel au cours duquel a été validé le projet de loi liberticide transformant le passe sanitaire en passe vaccinal, Jean Castex et Olivier Véran n’ont guère surpris les Français en annonçant, sous prétexte une fois de plus de lutte contre le Covid, l’adoption par l’exécutif de nouvelles mesures restreignant fortement leurs libertés. Un tour de vis supplémentaire qui a de quoi inquiéter à quelques mois d’une élection présidentielle décisive, dont le président Macron et son gouvernement ont déjà quasiment réussi à éclipser la campagne, en focalisant l’attention de nos compatriotes sur la pandémie et en saturant l’espace médiatique de leurs discours alarmistes.

Jauges et consommations assises

Bien sûr, certains feront observer que, contrairement à l’an dernier, l’exécutif n’est pas allé cette fois-ci jusqu’à imposer aux Français un couvre-feu pour la soirée de la Saint-Sylvestre, ni à reporter de quelques jours la rentrée des classes prévue le 3 janvier. Mais on objectera que c’est là une vieille ficelle de ce gouvernement que d’agiter ces deux menaces pour mieux faire avaler à nos compatriotes une foule d’autres restrictions. C’est ainsi que, au nombre de celles annoncées lundi soir, figure tout d’abord le retour des jauges pour les grands rassemblements à partir du 3 janvier, et ce pour au moins trois semaines. En intérieur, ceux-ci seront en effet limités à 2 000 personnes, et, en extérieur, à 5 000 personnes au maximum. Des mesures qui s’appliqueront dans les enceintes sportives, mais ne concerneront pas – du moins, pas pour le moment… – les meetings politiques et l’exercice du culte.

D’autre part, et toujours à compter du 3 janvier, les concerts debout seront interdits et la consommation sera obligatoirement assise dans les bars et les cafés. Une mesure qui, malgré les promesses d’indemnisation faites par Castex, a immédiatement – et à juste titre – déclenché la colère des professionnels du secteur, qui ne se sont pas encore remis économiquement des confinements successifs. Réagissant lundi soir à cette annonce, Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants, a fustigé « une catastrophe pour les bars et les cafés », bref « une fermeture déguisée ». Autre mesure qui confine à l’absurde et au ridicule : l’interdiction, à compter de lundi prochain, de consommer des boissons et des aliments dans les cinémas, les théâtres et les transports collectifs, « y compris longue distance ».

Enfin, outre le retour au port du masque obligatoire dans certains centres-villes (laissé à l’appréciation des préfets et des maires), Castex et Véran ont également annoncé que le recours au télétravail « sera rendu obligatoire » à partir de la rentrée « pour tous les salariés pour lesquels il est possible », à raison de « trois jours minimum par semaine et quatre jours quand cela est possible ». Une mesure qui prendra effet « pour une durée de trois semaines », et s’appliquera aussi bien au privé qu’à la fonction publique.

Vaccination forcée

La vaccination forcée des Français – bien qu’ayant prouvé son inefficacité – étant, comme l’a rappelé Castex, « au cœur de la stratégie du gouvernement », on n’aura pas été surpris de voir le Premier ministre et son ministre de la Santé insister à nouveau lourdement lundi soir sur ce sujet. Outre l’annonce de la réduction à trois mois du délai entre la deuxième injection de vaccin et son rappel, Castex a invité nos compatriotes à faire le nécessaire pour disposer au plus vite du nouveau passe vaccinal. Appel totalement ridicule puisque ledit passe rend obligatoire, de fait, la vaccination… Et gare à ceux qui se laisseraient tenter par un faux passe : se déclarant « scandalisé » par cet « acte délibéré de mise en danger d’autrui », le Premier ministre a en effet redit sa volonté de renforcer les sanctions à l’encontre des utilisateurs de « faux passes sanitaires », dans le cadre de son projet de loi consacré au passe vaccinal. Car, a estimé Castex, « aucune conviction personnelle ne saurait le justifier ». Une fermeté que l’on aimerait voir également appliquée aux criminels et autres bandes de voyous ethniques qui sèment régulièrement la terreur dans notre pays.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 28 décembre 2021

Ils veulent ta peau – Après le passe vaccinal, la puce sous-cutanée ?

puce sous-cutanée

Décidément, la folie furieuse et le délire qui se sont emparés de notre monde depuis le début de l’épidémie de COVID-19 ne sont pas près de s’arrêter de sitôt. Quelques jours à peine après l’annonce par le gouvernement français de la mise en place d’un passe vaccinal qui aura pour premier effet de renforcer sa dictature sanitaire (voir Présent daté du 21 décembre), on apprend maintenant qu’une entreprise suédoise baptisée DSruptive Subdermals a mis au point, et teste depuis plusieurs semaines déjà sur ses salariés, une micro-puce biométrique capable de porter le passe sanitaire de ses utilisateurs directement sous la peau de leur main ! Une invention qui fait froid dans le dos quand on pense à l’usage que pourrait en faire notre gouvernement, et qui, avouons-le, tend à donner raison à un certain nombre de lanceurs d’alerte dits « complotistes ».

Une soumission technologique effrayante

Soulignons tout d’abord, pour ceux de nos lecteurs qui n’en croiraient pas leurs yeux, que cette information a été révélée par les grands médias bien « sanitairement corrects », et non par quelque site internet qualifié par l’Etat de « complotiste ». Ensuite, il faut préciser qu’en Suède, pays que nos dirigeants de tous bords nous présentent souvent comme un modèle, le degré de soumission technologique de la population a atteint – et c’est consternant – des sommets : le pays compte en effet déjà plusieurs milliers d’habitants possédant une puce sous-cutanée pour remplacer leurs clefs, leurs badges ou encore leurs billets de train ! De sorte que l’implantation sous la peau de la main d’une micro-puce contenant une foule d’informations très personnelles et donc confidentielles ne semble pas – et c’est aussi consternant – les choquer plus que cela.

Quid de la protection des données personnelles ?

Quoi qu’il en soit, interviewé cette semaine par les journalistes, le patron de DSruptive Subdermals Hannes Sjoblad, qui explique vouloir « avoir en permanence à portée de main » son passe sanitaire, a décrit ainsi le fonctionnement de son invention : « J’ai une puce implantée dans mon bras », que j’ai « programmée de façon que mon passe sanitaire soit dessus », et avant d’entrer dans un lieu nécessitant ledit passe, « je n’ai qu’à tendre mon bras sous un téléphone pour que le passe sanitaire s’active ». Comme cela, a-t-il ajouté, « il est toujours accessible pour moi ou pour toute autre personne qui veut me lire. Si je vais au cinéma ou dans un centre commercial, les gens pourront lire mon statut même si je n’ai pas mon téléphone… » Déjà absurde en soi, cette invention pose en outre le problème de la protection des données personnelles. Un problème que Sjoblad balaye bien sûr d’un revers de manche, en expliquant que « ces implants n’ont pas de batterie » et « ne peuvent donc pas transmettre de signal par eux-mêmes. Concrètement, précise-t-il, ils sont là, endormis. Ils ne donnent jamais votre localisation, ils sont actifs seulement lorsqu’on les touche avec le téléphone ». Bref, ils sont aussi inviolables que le sont les passes sanitaires…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 26 décembre 2021

Des millions de migrants échapperont-ils à l’obligation vaccinale ?

migrants

Les labos pharmaceutiques ont-ils si peu confiance en l’innocuité de leurs vaccins anti-Covid qu’ils refusent d’en fournir à des millions de migrants par crainte des risques juridiques liés à leurs possibles effets secondaires ?

C’est en tout cas ce que laisse penser l’agence de presse Reuters en se basant sur diverses déclarations de responsables de programmes humanitaires et des documents internes de Gavi, l’organisation caritative qui gère le programme de vaccination pour les populations déplacées.

En effet, selon les Nations unies, plusieurs fabricants de vaccins Covid-19 ont exigé que les pays leur assurent des « décharges de responsabilité » voire des « indemnisations » en cas d’« événement indésirable » subi par des personnes à la suite de l’administration de ces vaccins. Mais là où les populations ne dépendent d’aucun gouvernement, cela n’est pas possible. C’est notamment le cas pour les personnes déplacées par les crises au Myanmar (Birmanie), en Afghanistan et en Ethiopie, qui se retrouvent hors de portée des programmes de vaccination des gouvernements nationaux.

Ainsi, Gavi, l’alliance pour les vaccins créée en 2000 pour promouvoir la vaccination dans le monde, explique que lorsque les demandeurs de doses, principalement des ONG, ne peuvent pas supporter les risques juridiques, les fabricants refusent le plus souvent de les livrer.

De sérieuses inquiétudes

Ce refus des fabricants d’assurer leurs responsabilités juridiques laisse évidemment planer de sérieuses inquiétudes quant à de possibles conséquences néfastes, à moyen ou long terme, des campagnes de vaccination massives en cours. Et ce alors même que les personnes s’interrogeant sur cette question en Occident sont immédiatement traitées de « complotistes » ou d’« illuminés ».

Interpellés sur cette épineuse question, Moderna a pour le moment refusé de commenter tandis qu’AstraZeneca et Pfizer ont affirmé être en pourparlers avec Gavi mais ont refusé de faire d’autres déclarations.

A l’inverse, trois fabricants de médicaments chinois ont accepté d’assumer les risques juridiques lorsque leurs vaccins sont distribués à des populations migrantes dans des « zones tampons » non rattachées à une entité nationale : SinoVac Biotech Ltd (SVA.O), Sinopharm Group Co. Ltd (1099.HK) et Clover Biopharmaceuticals Co.

La très grande prudence des laboratoires pharmaceutiques tranche évidemment de façon spectaculaire avec la confiance quasi religieuse affichée par nos dirigeants quant à l’efficacité et l’innocuité de ces vaccins expérimentaux réalisés à la hâte et qu’ils veulent rendre obligatoires pour tous. Sous nos latitudes, le principe de précaution semble n’être plus qu’un lointain souvenir du regretté « monde d’avant ».

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2021

Salaire conditionné – Passe sanitaire : enfin une réaction des syndicats ?

Passe sanitaire travail

Malgré l’évidente inefficacité de sa gestion de la crise sanitaire, le gouvernement poursuit sa fuite en avant liberticide et envisage d’imposer le passe sanitaire à l’ensemble des salariés du secteur privé comme de la fonction publique. Syndicats et patronat se montrent réticents et inquiets face à cette mesure. Sauront-ils s’y opposer efficacement ?

Extrêmement – et étrangement – discrets sur la question de la gestion de la crise sanitaire et notamment des atteintes au droit du travail qu’elle a entraînées, les syndicats sont-ils enfin en train de se réveiller face au nouveau projet gouvernemental de « passe vaccinal » obligatoire pour pouvoir travailler ?

Il ne serait que temps à l’heure où le ministre du Travail, Elisabeth Borne, reçoit les partenaires sociaux pour évoquer l’éventuelle extension du passe sanitaire (qui sera certainement bientôt vaccinal si rien n’arrête le gouvernement…) à l’ensemble des salariés.

Une consultation de pure forme alors que le gouvernement, poursuivant sa fuite en avant malgré l’inefficacité avérée de sa politique, a déjà pris sa décision ? C’est ce que craint le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui, invité de France Info lundi matin, déclarait que « souvent, quand on nous demande notre avis, le choix est déjà fait ». Pour lui, l’imposition du passe sanitaire aux 25 millions de travailleurs des secteurs public et privé serait pourtant « absurde et totalement inefficace ». « Nous préférons renforcer les gestes barrières et inciter plus à la vaccination », a-t-il expliqué, insistant sur le rôle que la médecine du travail pouvait endosser dans celle-ci.

Actuellement, deux millions d’employés travaillant dans les hôtels, bars et restaurants sont déjà soumis à l’obligation de présenter leur passe sanitaire pour travailler. L’extension de ce système coercitif inquiète également le patronat qui aurait la charge de vérifier son application en mettant en place des contrôles à l’entrée des bureaux. Un pas supplémentaire vers une société pénitentiaire du contrôle permanent… Le président délégué du Medef, Patrick Martin, s’est ainsi légitimement interrogé dimanche dernier sur France Info : « Est-ce aux chefs d’entreprise d’exercer d’une certaine manière des pouvoirs de police en s’exposant à des peines très lourdes ? » En effet, un patron qui ne contrôlerait pas le passe sanitaire de ses employés pourrait encourir 45 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement.

La sanction appliquée aux employés réfractaires pose également de nombreuses questions en matière de droit du travail. Leur contrat peut-il être suspendu, peuvent-ils être licenciés, si oui à quel titre et en bénéficiant ou non des droits au chômage ? Des perspectives particulièrement inquiétantes qui pourraient déboucher sur de véritables drames sociaux et humains.

C’est pourquoi les syndicats rejettent l’idée d’une nouvelle contrainte et préfèrent « l’incitation et la conviction », évoquant notamment la généralisation d’une « prime à la vaccination », déjà mise en place dans certaines entreprises.

Il ne reste plus qu’à espérer que les officines syndicales s’opposent efficacement à cette nouvelle mesure liberticide du gouvernement. C’est l’occasion pour elles de prouver qu’elles ne sont pas que d’encombrants vestiges d’un âge révolu, gérant leurs prébendes et ne s’agitant que défendre les avantages acquis de certaines catégories de travailleurs, mais qu’elles peuvent aussi jouer un véritable rôle de contre-pouvoir et de garde-fou face aux dérives totalitaires de l’exécutif.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 21 décembre 2021

Passe vaccinal : l’étau se resserre autour des non-vaccinés, par Franck Deletraz

pass vaccinal

Vendredi dernier, le gouvernement a sombré encore un peu plus dans la dictature sanitaire : intervenant à l’issue d’un énième « conseil de défense », le Premier ministre Castex a en effet annoncé la présentation, début janvier, d’un projet de loi prévoyant tout bonnement la transformation du passe sanitaire en passe vaccinal. Une mesure qui, si elle est adoptée, entraînera immédiatement l’exclusion de la quasi-totalité des lieux publics de nos compatriotes non vaccinés, ceux-ci n’ayant même plus la possibilité de présenter un test négatif ou un certificat de guérison. Surprise ? Pas vraiment : alors qu’il y a un an, presque jour pour jour, le menteur Macron jurait sur Twitter que « le vaccin ne sera pas obligatoire », l’exécutif n’a cessé depuis de multiplier les mesures discriminatoires à l’encontre des Français non piqués, reléguant ainsi honteusement ceux-ci au rang de pestiférés ! Et ce n’est pas fini : la prochaine étape sera évidemment l’obligation vaccinale pour tous.

Essayant de justifier ce nouveau projet liberticide, Castex n’a pas hésité, lui non plus, à user de manière éhontée du mensonge, en expliquant notamment qu’« il n’est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays ». Une affirmation profondément malhonnête puisque, comme chacun sait, leur vaccin, présenté comme un remède miracle depuis des mois, n’empêche nullement ceux qui l’ont reçu d’être contaminés ni de contaminer les autres ! De sorte que, malgré leurs déclarations, les autorités seraient bien en peine de prouver scientifiquement la responsabilité des non-vaccinés dans l’actuelle propagation du virus. Ce qui ne les empêche pourtant pas de préparer un nouveau tour de vis contre ces derniers. C’est ainsi que, si ce projet de loi est adopté, ce nouveau passe vaccinal interdira aux millions de Français non vaccinés l’accès à la plupart des lieux publics. A commencer par les bars et restaurants (y compris en terrasse), les cinémas et autres lieux culturels, les lieux de loisirs, les établissements de santé, ainsi que les longs trajets en avion, en car ou en train.

D’autre part, si le Premier ministre a laissé entendre que ce nouveau passe ne serait pas nécessaire dans le métro ou encore dans les écoles, l’exécutif, sous la pression des ministres de la Santé et du Travail, étudierait actuellement la possibilité d’imposer en entreprise le passe sanitaire ! Une question jugée « légitime » par Véran, qui a expliqué sur France Inter : « On ne peut pas empêcher les gens de travailler s’ils ne sont pas vaccinés, mais on peut exiger d’eux qu’ils passent un test s’ils ne sont pas vaccinés. » Et le « taliban de la vaccination » d’ajouter alors : « Je vais encore plus loin, je pense que dans le débat parlementaire, on peut reposer la question du contrôle d’identité associé au contrôle du passe » ! Une mesure qui avait pourtant été écartée en juillet dernier lors de l’extension du passe sanitaire aux bars, restaurants et autres cinémas…

Véran avoue une « obligation vaccinale déguisée » !

En attendant, interrogé samedi par les journalistes de Brut, Véran a fini par avouer ce que tous les Français avaient parfaitement compris la veille : à savoir que le basculement du passe sanitaire vers le passe vaccinal n’était pas autre chose qu’une « forme déguisée d’obligation vaccinale » décidée par le gouvernement. Une malhonnêteté d’ailleurs totalement assumée par le ministre de la Santé, qui est même allé jusqu’à expliquer que la formule retenue par l’exécutif était « plus efficace » qu’une obligation vaccinale classique… Quoi qu’il en soit, l’annonce par Castex du renforcement de l’ostracisation dont souffrent déjà les Français refusant la vaccination a immédiatement fait réagir les candidats de la droite nationale. Comme Marine Le Pen qui, dans un tweet accompagnant le message de Macron affirmant l’an dernier que le vaccin ne serait pas obligatoire, a dénoncé avec force une « mesure disproportionnée » qui « condamne à la mort sociale les Français qui ne sont pas vaccinés ». Ou encore Eric Zemmour qui, après avoir rappelé que « les Français sont déjà largement vaccinés », a vu aussi, et à juste titre, dans « le durcissement installé avec ce passe vaccinal », la volonté du gouvernement d’« instaurer une lutte des classes vaccinale, afin d’empêcher les Français de s’intéresser aux sujets sur lesquels Emmanuel Macron est en difficulté ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 décembre 2021

Coup d’état civil – 11,7 % de prénoms arabo-musulmans attribués en 2020

prénoms arabes

Si la France interdit les statistiques ethniques, une enquête révèle des chiffres éloquents : 11,7 % des nouveau-nés ont reçu un prénom arabo-musulman en 2020. Le grand remplacement dit désormais clairement son nom.

Au regard des mutations démographique et migratoire que connaît la France, ce n’est pas vraiment une surprise : que ce soit en France en général ou dans plusieurs départements en particulier, la part des prénoms arabo-musulmans est devenue significative. C’est ce qui ressort de l’Ouest de la France. Une étude du site heure-priere.com, qui s’appuie notamment sur les statistiques de l’INSEE, démontre que dans certains départements il y a même plus de prénoms musulmans que bretons, même si le nombre de prénoms français reste majoritaire dans le total. Ainsi, en Loire-Atlantique, si 5,29 % des naissances se sont traduites par l’attribution d’un prénom breton, 7,28 % l’ont été par celle d’un prénom arabo-musulman. Les chiffres du pourtour sont tout aussi intéressants. Ainsi, pour les prénoms arabo-musulmans, on en est 4,09 % en Côtes-d’Armor (7,70 % de prénoms bretons), 3,52 % dans le Finistère (9 % de prénoms bretons) et 3,82 % en Morbihan (contre 8,19 % de prénoms bretons). En revanche, en Ille-et-Vilaine, on fait à peu près jeu égal : 6,03 % de prénoms arabo-musulmans contre 6,8 % de prénoms bretons. Pour la seule Bretagne administrative, on est à 7 % de prénoms bretons dans le total des prénoms attribués.

Mais on constate aussi une augmentation des prénoms bretons sur toute la France. Ainsi, de 1950 à 2020, on passe de 1,14 % à 3,70 % en 2020 en passant par 1,64 % en 1993. Enfin, un autre constat : celui qui a trait à la part des prénoms arabo-musulmans sur tout le territoire du pays. Pour la seule année 2020, 11,74 % des nouveau-nés ont ainsi reçu un prénom arabo-musulman. En 1960, la part de ces prénoms n’était que de 2,24 %, alors même que l’Algérie était encore sous souveraineté française. On recense en effet 83 703 prénoms arabo-musulmans sur les 713 273 prénoms attribués en 2020. Mais on constate une certaine baisse – bien que relative – sur les trois années qui précèdent 2020 : 12,10 % de prénoms arabo-musulmans en 2017, 12,03 % en 2018 et 11,95 % en 2019. En termes de chiffres, on passe donc de 90 317 prénoms arabo-musulmans en 2017 à 83 703 prénoms en 2020, ce qui constitue une diminution de 7 % en trois ans. On constate une particularité : l’attribution de prénoms arabo-musulmans est surtout un phénomène masculin. Ainsi, les garçons portent trois fois plus de prénoms arabo-musulmans que les filles. L’étude entreprise par le site heure-priere.com est relativement solide et s’étend sur une période qui va de 1900 à 2020. Quant à la méthodologie, l’étude a bien tenu compte du fait que certains prénoms pouvaient ne plus apparaître comme arabo-musulmans à un autre moment. De même, elle n’a pas comptabilisé les prénoms dits « ambigus » dans la liste des prénoms arabo-musulmans : c’est ainsi le cas d’Adam, d’Adel, de Jade, de Nadine, de Nadia ou de Myriam. Mais si la prononciation arabe est respectée, le prénom est alors inclus dans la liste des prénoms arabo-musulmans, comme on le voit avec Ismail (et non Ismaël).

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 17 décembre 2021