Pas de procès aux assises pour les assassins de Philippe Monguillot

Philippe Monguillot

Dans notre France abandonnée par ses élites gouvernantes à la pire sauvagerie, il ne s’écoule pratiquement plus une journée sans que celle que l’on hésite à nommer encore la « justice » ne nous apporte une preuve supplémentaire de son insupportable laxisme. Mardi encore, on apprenait ainsi que le juge d’instruction chargé du dossier du meurtre du chauffeur de bus Philippe Monguillot à Bayonne en 2020 avait tranquillement décidé de requalifier les poursuites engagées contre les deux principaux auteurs de ce lynchage à mort, permettant ainsi à ces derniers d’échapper à un procès aux assises et donc à une éventuelle condamnation à la prison à perpétuité. Une décision profondément révoltante au vu de l’extrême gravité des faits, et qui nous pousse à nous poser cette question : pendant combien de temps encore pourrons-nous tolérer que les juges encouragent ainsi le crime dans notre pays sans qu’on les oblige à rendre des comptes ?

Lynché à mort par des voyous ethniques

Rappelons d’abord les faits : le 5 juillet 2020, en début de soirée, le chauffeur de bus bayonnais Philippe Monguillot était sauvagement agressé par deux passagers, alors qu’il souhaitait contrôler leur titre de transport. Après l’avoir dans un premier temps copieusement tabassé à l’intérieur du bus, les deux barbares d’importation traînaient leur victime à l’extérieur du véhicule et se mettaient alors à la rouer de coups jusqu’à ce que celle-ci s’effondre sur le sol et soit atteinte d’une fracture du crâne ainsi que d’une hémorragie. Transporté en urgence à l’hôpital de Bayonne, Philippe Monguillot, après cinq jours de soins intensifs, devait malheureusement succomber à ses blessures.

La justice insulte les proches de la victime

On se souvient qu’à l’époque ce meurtre ignoble n’avait pas manqué de susciter l’indignation du pouvoir en place qui, suivant son habitude, s’était engagé à ce que ses auteurs soient sévèrement punis. Or, coup de théâtre mardi : alors qu’en avril dernier le parquet de Bayonne avait encore demandé le renvoi aux assises pour homicide volontaire aggravé, le juge d’instruction chargé du dossier requalifiait les poursuites en « violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Une requalification qui, précisons-le, permettrait aux deux meurtriers de comparaître devant une simple cour criminelle, donc sans jurés populaires, et avec la possibilité d’écoper au maximum de… vingt ans de réclusion ! Autant dire que, grâce à ce juge, les criminels viennent de remporter une grande victoire… Mais il y a peut-être plus scandaleux encore : en prenant cette décision, le juge d’instruction a en outre insulté les proches de la victime. Ainsi, interrogée par Le Figaro, Véronique Monguillot, veuve de la victime et mère de famille, ne cachait pas mercredi sa souffrance et sa peine. Profondément indignée, elle en appelait même désespérément au gouvernement nommé cette semaine, en rappelant que « les ministres avaient parlé d’un crime abject, avaient dit qu’il fallait punir sévèrement les auteurs », et puis… rien ! Aussi, ajoutait-elle, « il faut que le gouvernement agisse ! »

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 19 mai 2022

Macronie : la permanence socialiste – Borne, Valls, Castaner, Guérini, Ferrand…

Macronie PS

On a beaucoup écrit et glosé sur la fin du Parti socialiste et l’effondrement de ce parc à éléphants devenu cimetière. Destruction ? Ou transformation ? Car la nomination d’Elisabeth Borne à Matignon a tout pour nous rappeler que les socialistes ont la vie dure et la carrière pas compromise. Borne incarne l’aile gauche de la Macronie, cela c’est admis. Surtout, elle est l’ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal. Une ancienne cadre du PS nommée par l’ancien conseiller de François Hollande lui-même ancien secrétaire du Parti socialiste ? Le cadavre a l’air bien vivant et c’est le moins que l’on puisse dire.

Pour autant, il y a urgence dans le parti de la rose. Ecartelés entre la Macronie et La France Insoumise, le PS doit choisir. C’est du moins ce qu’on serait tenté de croire. En réalité, LREM c’est le PS débarrassé de son aile gauche. C’est la consécration de la sociale-démocratie de Hollande, Valls et consorts. Ce dernier a même réussi à se faire investir par le parti de la majorité, prolongeant ses espoirs de redevenir ministre un jour. Bémol : le député sortant des Français de l’Etranger en Espagne et au Portugal ne veut pas lui laisser la place et a maintenu sa candidature. Christophe Castaner, Stanislas Guérini, Barbara Pompili, Richard Ferrand… Macron c’est Hollande en plus vendeur !

La mésaventure de Valls, c’est un petit peu l’incarnation de ce qui se déroule au PS : si un véritable pont existe entre les exfiltrés du PS et le parti de la majorité, ils sont parfois victimes d’une part des ambitions contrariées de leurs pairs mais aussi des besoins du moment d’un Président s’étant aboli du clivage gauche-droite mais obligé de composer avec ses intérêts du moment ou d’une réforme que l’opinion marque encore à gauche ou à droite.

L’autre annonce de cette nomination, c’est l’entourage. Puisqu’en arrivant à Matignon, Elisabeth Borne s’est déjà vue administrer un directeur de cabinet : Aurélien Rousseau, conseiller d’Etat et ancien directeur de l’ARS d’Ile-de-France. Vous commencez à voir le problème ? Il est marié avec Marguerite Cazeneuve, ex du cabinet McKinsey qui a conseillé le gouvernement dans la mise en place de l’absurde politique sanitaire. Elle est depuis directrice de la CNAM. D’autres précisions ? Son père, Jean-René Cazeneuve, est député LREM du Gers. Encore ? Son petit frère, Pierre Cazeneuve, est conseiller d’Etat, conseiller d’Emmanuel Macron et candidat LREM aux élections législatives. Avouons qu’avec un entourage familial pareil, Elisabeth Borne est bien encadrée ! Rien ne change en Macronie donc, le PS a la vie dure et les vieilles habitudes perdurent. Il faut croire que les Gilets jaunes n’ont pas eu l’effet escompté et que tout ce qui était reproché à la Macronie prend corps.

Au fond, derrière la réussite du clan Cazeneuve, il y a un bel exemple de méritocratie française, mais aussi la confirmation d’une certaine consanguinité du pouvoir. Dont acte.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 18 mai 2022

Nomination d’Élisabeth Borne : Macron dame un pion – Une « techno » libérale à Matignon

Élisabeth Borne

Après avoir subi plusieurs refus, Emmanuel Macron a finalement nommé à Matignon un bon petit soldat de sa garde rapprochée en la personne d’Élisabeth Borne, ex-ministre du Travail et exécutrice des basses œuvres libérales du précédent gouvernement. Une continuité qui n’annonce rien de bon pour le modèle social français.

Pour le poste de Premier ministre des liminaires de son second mandat, Emmanuel Macron voulait une femme, une femme et rien d’autre. Pourquoi ? Parce que c’est dans l’air du temps, cela flatte les féministes et ça fait « progressiste ». Et tant pis si les exemples du passé, entre l’implacable marâtre ultra-libérale Thatcher et l’incapable gaffeuse mitterrandienne Cresson, ne sont guère réjouissants. Ce qui compte, c’est la communication et paraître moderne, le reste est accessoire. C’est donc Elisabeth Borne qui s’y colle même si elle n’était pas, semble-t-il, le premier choix de Jupiter qui aurait même essuyé quelques refus. Certains pourront d’ailleurs reprocher au président de la République son manque d’audace, se contentant d’une femme blanche hétérosexuelle alors que de l’autre côté de l’Atlantique on a le courage de promouvoir aux plus hautes responsabilités des lesbiennes noires (en attendant mieux). Mais il est vrai qu’il ne faut pas non plus trop effaroucher la bourgeoisie prétendument « conservatrice » (prière de ne pas rire), de Versailles et d’ailleurs, qui a largement apporté ses suffrages au président sortant.

Quoi qu’il en soit, avec Elisabeth Borne, pas ou peu de surprises en perspective. C’est un parfait petit soldat macroniste, une « technicienne » à sang froid qui s’affirme de gauche mais qui met en place consciencieusement les réformes voulues par la droite affairiste et lancées par l’homme de la banque Rothschild.

C’est d’ailleurs cet empressement libéral qui a fait réagir Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, pour une fois presque sur la même longueur d’onde.

Pour la première, le choix d’Elisabeth Borne, ancien ministre du Travail et membre de la majorité présidentielle, démontre « l’incapacité à rassembler » d’Emmanuel Macron et « la volonté du président de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l’Etat, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme ». Quant à Jean-Luc Mélenchon, il considère que l’ancien ministre est « responsable de la baisse de l’allocation d’un million de chômeurs, suppression des tarifs réglementés du gaz, report de 10 ans de la fin du nucléaire, ouverture à la concurrence de la SNCF et RATP » et affirme que sa nomination annonce « une nouvelle saison de maltraitance sociale ». Pour une fois, il semble, hélas ! difficile de lui donner tort. Reste maintenant à savoir si la nouvelle « Première ministre » (sic) disposera d’une majorité législative suffisamment large pour avoir les coudées franches pour appliquer le programme macronien ou si elle devra faire face à une opposition importante et combative pour défendre les « sans dents » face à la « start-up nation ». Souhaitons, bien sûr, que le second scénario s’impose et que ce soit la droite nationale qui incarne cette résistance.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 mai 2022

Vote communautaire : une menace à peine voilée – Mélenchon dépassé par un parti musulman

melenchon vote musulman

Jean-Luc Mélenchon a construit une grande partie de sa stratégie électorale pour l’élection présidentielle sur la séduction des quartiers abusivement appelés « populaires », qui sont en réalité les cités de l’immigration. Et pour capter cet électorat des néo-Français et des musulmans de France, il n’a pas épargné ses efforts : éloge passionné de la « créolisation » de la société, promotion du droit du sol intégral, défense du voile islamique, attaques contre la police toujours suspecte de « racisme », et promesse de revenir sur la pourtant bien timide loi macronienne « contre le séparatisme ». Indiscutablement, ses exercices de danse du ventre ont porté leurs fruits puisque le candidat de l’extrême gauche est arrivé en tête des suffrages dans nombre de ces zones que certains appellent « les territoires perdus de la République ». Pas perdus pour tout le monde en l’occurrence. En fin de compte, 69 % des électeurs musulmans ont voté pour le chef de file des « insoumis » au premier tour de la présidentielle 2022.

Avec de tels résultats, l’insoumis en chef pouvait penser avoir remporté la timbale, devenant le « leader » incontesté de la « nouvelle France » multiethnique et islamisée. Las, c’était faire preuve de beaucoup d’optimisme et d’une totale cécité face aux mouvements profonds qui travaillent l’Hexagone. Car malgré toute sa bonne volonté, Jean-Luc Mélenchon reste un homme blanc, athée et bourgeois, bref un vestige de la « France d’avant » qu’il a certes totalement trahie mais dont il reste le pur produit. Or ce profil ne convient pas du tout à une part grandissante de la population issue de l’immigration qui n’entend plus déléguer le pouvoir à des « babtous », fussent-ils serviles, mais bien prendre elle-même en main la défense de ses intérêts et la promotion de ses objectifs communautaires. C’est ainsi que l’Union des démocrates musulmans de France, un parti communautaire islamique, a annoncé avoir investi une centaine de candidats pour les élections législatives de juin prochain. Des candidats qui se trouveront donc en concurrence directe avec ceux de « l’union de la gauche » menée par Mélenchon.

Créée en 2012 par Nagib Azergui, un ingénieur en télécommunication, l’UDMF avait seulement présenté une dizaine de candidats aux élections législatives de 2017. Cinq ans plus tard, le mouvement en annonce une centaine, principalement concentrés dans les bastions du vote communautaire musulman (48 candidats en Ile-de-France, 16 en Auvergne-Rhône-Alpes). Cette croissance exponentielle est une démonstration irréfutable du développement du communautarisme musulman dans notre pays, d’autant que l’UDMF est ouvertement islamiste comme le montre son tract de campagne où est représentée une femme voilée. Le parti est d’ailleurs régulièrement pointé du doigt comme étant une émanation de la confrérie des Frères musulmans, mouvement par ailleurs interdit dans nombre de pays musulmans comme l’Egypte et la Syrie.

Le petit timonier Mélenchon sera-t-il à son tour « grand remplacé » par ceux-là mêmes qu’il a tant flattés et cajolés ? C’est un scénario, énième version de l’arroseur arrosé, qui apparaît fortement probable et dont on pourrait sourire s’il n’était pas, malgré tout, un nouveau et inquiétant symptôme de la profonde transformation ethnico-culturelle de notre nation.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2022

Le chemin de croix des catholiques en France – Marseille, Metz, Pau… Les agressions christianophobes se multiplient

christianophobes

Partout les actes antichrétiens se multiplient dans l’indifférence des pouvoirs publics. Profanations, incendies criminels, vols… Des faits qu’on ne veut pas voir.

Alors que les « bonnes consciences » de notre pays, à commencer par les grands médias islamophiles, passent leur temps à pleurnicher sur la prétendue « islamophobie » dont seraient aujourd’hui victimes les musulmans vivant en France, chaque semaine qui passe apporte son lot supplémentaire et toujours plus important d’agressions christianophobes, venant ainsi nous rappeler que, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, les chrétiens sont non seulement les premiers persécutés sur le sol de la « fille aînée de l’Eglise », mais qu’en outre ce phénomène, essentiellement lié à la submersion migratoire de notre pays, ne cesse de s’aggraver avec le temps.

Tentative d’égorgement à Marseille

Mardi dernier, à Marseille, un père de famille d’une trentaine d’années a ainsi été sauvagement agressé par un individu d’origine algérienne âgé de 23 ans qui a tenté de l’égorger sous les yeux de ses enfants de 3 et 7 ans. Alors que la victime, médecin militaire à l’hôpital Laveran, était venue chercher ses deux petits à la sortie de leur école privée catholique, Mohammed L., déjà connu de la police et de la justice pour des affaires de stupéfiants, s’est en effet jeté sur lui et l’a poignardé à une dizaine de reprises à la gorge et au thorax en criant : « Au nom d’Allah ! » Autant d’éléments qui, mis bout à bout, ne laissent guère planer le doute sur la motivation antichrétienne et islamoterroriste de l’agresseur. Et pourtant : la justice s’est empressée d’« écarter définitivement l’hypothèse d’un acte terroriste », préférant évoquer, comme elle en a honteusement l’habitude, l’acte d’un « déséquilibré »…

Un clandestin crie « Allah est grand » dans la cathédrale de Metz

Deux jours auparavant, le dimanche 8 mai, alors que plusieurs fidèles s’étaient rassemblés dans la cathédrale de Metz pour y assister à l’office de 8 heures, l’un des prêtres remarquait la présence d’un individu suspect sirotant un Coca-Cola. Ce dernier l’ayant interpellé au cri d’« Allah est grand », le prêtre avertissait aussitôt la police, de peur que la situation ne dégénère. Rapidement interpellé, l’homme, qui portait sur lui un couteau en céramique, a été immédiatement placé en garde-à-vue. Garde-à-vue au cours de laquelle les policiers ont identifié l’individu comme étant Keddam R., un clandestin algérien, déjà connu de la justice, qui s’est vu notifié à deux reprises, en 2017 puis en 2020, une obligation de quitter le territoire français qu’il n’a, bien sûr, jamais respectée. Là encore, la justice a rapidement écarté la motivation terroriste, et s’est bornée à condamner Keddam R. à quatre mois de prison ferme pour « port d’arme prohibée de catégorie B », avant de lui remettre une nouvelle OQTF qui, comme les précédentes, ne sera pas respectée.

Enfin, on signalera encore le cambriolage suivi de l’incendie criminel qui ont visé, dans la nuit de mercredi à jeudi, les locaux de l’aumônerie étudiante de l’église Saint-Pierre, à Pau. Fait significatif dans cette dernière affaire : selon les premiers éléments de l’enquête, le feu aurait été allumé au niveau du tabernacle…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 mai 2022

Robert Ménard : une girouette devenue folle ?

Robert Ménard

Le maire de Béziers a toujours été un personnage difficile à suivre, mais aujourd’hui, il a définitivement fini d’égarer les derniers intrépides qui tentaient de le faire. En effet, dans une tribune publiée ce mardi 10 mai dans Le Figaro, Robert Ménard appelle à donner une majorité à Emmanuel Macron aux législatives. Pour lui, il convient de « faire bloc » derrière le président de la République afin de contrer la « menace » représentée par la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale de Jean-Luc Mélenchon. Apparemment, les candidats de la droite nationale et patriote sont sortis de l’équation du fondateur de Boulevard Voltaire… Si l’on peut, à la première lecture, avoir des difficultés à croire à un tel positionnement, force est de constater que ce ralliement macroniste (dans l’espoir d’un strapontin ministériel ?) n’est en fait que le énième épisode d’une longue série de revirements, plus ou moins radicaux, souvent peu explicables, qui caractérise le parcours de l’édile biterrois.

Venu de la gauche humanitaire, l’ancien patron de « Reporters sans frontières » (où, reconnaissons-le, il avait pris des positions parfois courageuses sur la liberté d’expression) a progressivement glissé vers la droite nationale via la « droite hors les murs » dont il se serait sans doute bien vu le chef de file avant de se faire souffler la place par Eric Zemmour.

Robert Ménard, porté par un ego considérable, s’est toujours voulu un « électron libre » mais celui-ci s’est peu à peu transformé en ludion incontrôlable et incompréhensible.

Ainsi, entre deux déclarations d’amour passionné aux républicains espagnols ou aux antifascistes italiens, le maire de Béziers a longtemps travaillé à une entente entre Eric Zemmour et Marine Le Pen, avant de faire volte-face et d’insulter le camp de l’ancien journaliste en le qualifiant de rassemblement de « patriotes de pacotille qui fantasment sur Poutine ou sur Pétain. Une droite nostalgique qui est un véritable repoussoir ».

Un peu plus tard, ce fut au tour de Marine Le Pen – dont il était pourtant censé être un « soutien critique » –, de subir les foudres et les jugements péremptoires du torquemada du sud-est, critiquant sa campagne et estimant que le second tour était « une défaite » pour la candidate patriote.

Pour compléter le tout, Robert Ménard s’est également récemment adonné à un pathétique exercice de repentance, affirmant, confronté à la crise des réfugiés ukrainiens, regretter son opposition et ses déclarations vis-à-vis des réfugiés syriens et irakiens, propos qui le rendent aujourd’hui « honteux ».

On ne peut au final que conseiller à Robert Ménard d’aller soigner cet accès de remords honteux dans les salons de sa mairie – qu’il gère semble-t-il avec une grande efficacité – et de laisser la politique nationale à des gens un peu plus stables et cohérents que lui.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 mai 2022

Bordeaux veut sa maison de l’esclavage

esclavage repentance

Dans la pathétique course à l’échalote de la repentance et de la reptation face aux « minorités » forcément souffrantes à laquelle s’adonnent les ethno-masochistes de tous poils, les maires « écolos » des grandes cités françaises tiennent évidemment la corde.

Ainsi la mairie de Bordeaux envisage la création d’une indispensable « maison contre les esclavages et pour l’égalité » afin d’entretenir la sacro-sainte « mémoire » – qui se résume en réalité à une éternelle culpabilisation de l’homme blanc – et d’expier le passé de la capitale girondine qui, à la fin du XVIIe siècle, a prospéré sur la traite d’esclaves et le négoce de denrées coloniales produites par ces derniers. L’urgence d’un tel projet, évidemment financé par le contribuable, n’échappera évidemment à personne.

Il s’agit pour la ville, selon les promoteurs du projet, de « poursuivre et renforcer son effort de mémoire entamé il y a une dizaine d’années » en créant un lieu qui devra « porter sur les esclavages de notre modernité, du XVe siècle à aujourd’hui » et « explorer de façon pédagogique les liens entre mémoire des esclavages et discriminations raciales contemporaines ». Bref, on l’aura compris, il s’agit une nouvelle fois de porter un regard contemporain totalement anachronique sur un passé caricaturé et démonisé afin de culpabiliser un peu plus les Français et leur faire accepter l’idée mortifère que les immigrés d’aujourd’hui auraient des droits et des créances vis-à-vis d’eux au nom des souffrances, réelles ou fantasmées, de leurs hypothétiques et très lointains ancêtres.

Pour atteindre ce noble objectif, la municipalité, en collaboration avec l’association Mémoires et Partages, la municipalité a lancé lundi 9 mai une mission visant à créer un « centre de ressources contre les esclavages et pour l’égalité » afin de « réconcilier l’histoire et la mémoire » selon l’expression de Daniel Flaharty, médecin généraliste et vice-président de l’association.

Une mission comprenant pas moins d’une trentaine de membres (associatifs, politiques, membres de la société civile, etc.) a donc été constituée pour élaborer et mettre en place ce projet dont le coût n’a pas encore été établi. Parallèlement à la réalisation de ce grand œuvre, la ville de Bordeaux inaugure également ses « journées de la mémoire » (10-23 mai) qui proposera des manifestations « en faveur d’un faire mémoire collectif dans l’espace public ». Ainsi des plaques « explicatives » (dénonciatrices) vont être posées à côté des plaques de rue portant les noms de personnes « impliquées dans la traite et l’esclavage ». Deux plaques seront notamment posées rue Colbert, ancien ministre de Louis XIV et initiateur du Code noir, ordonnance royale qui légifère notamment sur la condition des esclaves dans les colonies françaises des Caraïbes et du sud de l’Amérique.

Cette grande opération de bourrage de crâne culpabilisant et de propagande manichéenne et simpliste sera donc bientôt renforcée par cette « maison de l’esclavage » qui, s’enthousiasme le président de l’association Mémoires et Partages, deviendra « un lieu d’éducation populaire ». De rééducation populaire digne d’une démocratie du même nom serait sans doute une expression plus adaptée.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 11 mai 2022

« Pour le gratin médiatique il faut s’appeler Malik » – Disney et Netflix au service de « l’antiracisme »

malik disney

Une mini-série dédiée à Malik Oussekine est diffusée à partir de ce 11 mai sur Disney+. Le géant américain démontre une fois de plus son engagement politique.

« Tu t’appelais Sébastien, ton prénom n’évoque rien. Pour le gratin médiatique il faut s’appeler Malik ! » En 1997, le groupe de rock identitaire Vae Victis faisait ce constat dans une chanson dédiée à Sébastien Deyzieu, militant nationaliste mort en 1994 en tentant de fuir la persécution policière (voir notre article en page 5). Vingt-cinq ans plus tard, le nom de Sébastien est honoré par ses camarades mais est oublié par les Français et les médias, quand ces derniers ne font pas le choix de le salir.

Pendant ce temps-là, celui de Malik Oussekine, lui aussi victime de la police, est, quant à lui, immortalisé dans une série télévisée mondialement diffusée via Disney+. Ce 11 mai sortent en effet les quatre épisodes d’une heure de ce programme simplement intitulé Oussekine, qui racontera cette triste affaire en long, en large et en travers.

Le réalisateur n’est autre que le Français Antoine Chevrollier, connu pour son travail sur la série Le Bureau des légendes. Le cinéaste a expliqué à l’AFP être intéressé par « les injustices », « que ce soit à l’endroit des enfants d’immigrés ou des prolétaires de province ». Son travail n’a rien d’innocent puisque le cinéaste clame également que « le temps est venu de dépoussiérer le roman national ».

Deux poids deux mesures et culpabilisation, les deux mamelles de la propagande

En d’autres termes, un fait divers – malheureux, certes – remontant à 1986 va être réinterprété et présenté comme un « sujet de société ». Il est d’ailleurs aisé d’imaginer les conséquences de la diffusion de cette série : la victimisation de tous les Algériens va reprendre de plus belle, tout comme la diabolisation de la police, des pouvoirs publics et plus globalement des Français en général. Il n’est pas à écarter que Jean-Luc Mélenchon et ses sbires, Taha Bouhafs en tête, fassent leurs choux gras de cette histoire, comme si le drame venait de se produire et qu’il était habituel.

Disney, loin, très loin de ses traditionnelles histoires de souris, d’écureuils ou de princesses, va semer un peu plus la discorde en culpabilisant encore un peu plus les Français, pour ne pas dire tous les Blancs d’Occident. De Madrid à New York en passant par Londres, la diffusion internationale va en effet produire une bouillie idéologique de laquelle ne pourra émerger qu’un antiracisme puéril déconnecté de la réalité, digne de Black Lives Matter.

Pendant ce temps-là, les petits Français qui se font agresser, poignarder, violer et tuer chaque jour par les compatriotes de Malik Oussekine resteront dans l’anonymat. Leur malheur restera ignoré, méprisé, nié. Pour Disney+, ce n’est pas vendeur.

Le deux poids deux mesures a de beaux jours devant lui. Les autoproclamés rebelles et anarchistes ont les studios américains les plus riches et les plus puissants de leur côté.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 10 mai 2022

Législatives : Marine Le Pen va au charbon, par Franck Deletraz

marine le pen

Alors que les grands médias de la Macronie nous serinaient depuis des jours avec son prétendu « abattement » et évoquaient même sa possible « non-participation » aux élections législatives du mois de juin prochain, Marine Le Pen est revenue dimanche matin au-devant de la scène politique nationale plus combative et plus offensive que jamais. En effet, en visite dans son « fief » d’Hénin-Beaumont, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, où elle est candidate à sa réélection, la députée du Rassemblement national, après avoir rappelé très justement que « le combat n’est pas terminé », a entamé sa campagne électorale par de féroces – mais justes – attaques contre Macron et son « bouffon » Mélenchon.

« Le combat n’est pas terminé »

Prenant la parole au terme d’un impressionnant bain de foule, Marine Le Pen a ainsi assuré ses partisans que le combat allait continuer « parce que la politique qu’Emmanuel Macron compte mettre en œuvre est tout aussi nocive aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a 15 jours », et qu’« il faut donc absolument faire en sorte de les empêcher de nuire, lui et ses alliés ». Disant espérer une « entrée en force à l’Assemblée nationale » des candidats RN pour mener à bien ce combat, l’ex-candidate à la présidentielle a également réaffirmé sa volonté de lutter contre « le laxisme que nous avons vu à l’œuvre depuis cinq ans en matière d’insécurité et d’immigration ».

« La fable de Jean-Luc Mélenchon »

Une intervention au cours de laquelle l’occupant de l’Elysée n’a pas été le seul à se voir vivement critiqué. En effet, évoquant l’incroyable et insupportable feuilleton médiatique de l’union des gauches autour de Mélenchon, Marine Le Pen s’est à fort juste titre exclamée : « La fable de Jean-Luc Mélenchon s’opposant à Emmanuel Macron, on va peut-être arrêter, maintenant ! Ça a duré 15 jours, ça a fait rire tout le monde… » Or, a-t-elle poursuivi, il « joue les fous du roi, il surjoue l’insolence à l’égard du président », mais « la réalité, c’est que Jean-Luc Mélenchon a fait élire Emmanuel Macron ». Ce qui, a-t-elle ajouté, « le discrédite absolument pour pouvoir se mettre dans la posture de l’opposant ». D’autre part, a encore souligné avec ironie la candidate du Rassemblement national dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, en faisant allusion aux récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon estimant qu’il n’avait pas besoin de se présenter à sa réélection, « pour gagner des législatives, il faudrait déjà qu’il accepte de se présenter. Ce serait un bon début… »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 mai 2022

Hager Ameur : mélenchoniste et « agresseuse » de pompiers

pompiers

On tient enfin l’un des agresseurs et casseurs qui s’en prennent régulièrement aux militants de droite, aux policiers, pompiers, ambulanciers, et narguent la justice depuis tant d’années, sous l’appellation de black blocs ou « antifas ». Curieusement, ils sont rarement démasqués. Mais pour l’attaque contre un pompier, dimanche 1er mai, on sait tout de l’agresseur, qui est une « agresseuse ».

Elle s’appelle Hager Ameur. Elle a déjà été arrêtée plusieurs fois pour des actes violents. Elle s’en vante d’ailleurs sur son site. Dans ses messages sur son compte Instagram, elle fait figurer une photo d’elle en train de voter Mélenchon, avec des formules de soutien. Totalement fanatisée, elle multiplie depuis plusieurs années déclarations enflammées et poses guerrières.

Le 1er mai elle participait à la manifestation parisienne des mélenchonistes. Elle portait les attributs des street medics : casque orange, sac à dos rouge avec une croix blanche. Elle portait en outre un pantalon camouflé. Elle était donc assez facilement identifiable. Ancienne infirmière, cette femme hystérique de 38 ans se présentait comme volontaire, capable de porter secours aux personnes blessées pendant la manifestation. Sans doute pensait-elle à des victimes de violences policières… mais pas aux pompiers attaqués, puisque c’est elle qui a commis cette agression, filmée et dont la vidéo a été vue de façon virale.

Alors qu’un pompier éteint un feu allumé par les black blocs, qui endommage du mobilier urbain et pourrait se propager à un immeuble, on la voit le prendre à partie, tenter de lui arracher des mains sa lance à incendie, puis le frapper à plusieurs reprises. Selon les témoins, elle hurlait : « Tu vas pas éteindre le feu ! », ou encore : « On va te défoncer comme en 2019 ! » Elle faisait allusion à des violences auxquelles elle avait participé à l’époque. Le synonyme de « défoncer quelqu’un », c’est le passer à tabac, le démolir, l’éventrer. Les choses sont claires.

Refus de répondre aux questions

La police n’a guère eu de mal à retrouver sa trace et l’a arrêtée le soir même non loin de là. Elle devait être présentée aux juges ce mercredi, ses avocats prévoyant de demander le renvoi de l’affaire afin d’étayer le dossier en défense. Lors de son interrogatoire, elle avait refusé de répondre aux questions. Sur plainte du pompier, et sur décision du parquet, elle est poursuivie pour une somme de délits : « violences », « outrage », « rébellion », « participation à un groupement en vue de commettre des violences », « entrave à l’arrivée des secours destinés à combattre un sinistre dangereux », etc. Ces actes peuvent être sanctionnés à hauteur de 45 000 euros d’amende et trois ans de prison.

Lundi, sur C8, son compagnon, un habitué des plateaux de télévision, a indiqué qu’elle ferait sans doute des excuses si on l’invite à s’exprimer dans les émissions…

Un collectif d’avocates a pris sa défense, s’indignant que son nom ait été divulgué. Car, en principe, seuls les noms de militants d’extrême droite sont jetés en pâture à la presse. Et les prénoms à consonance étrangère sont généralement remplacés par des Benoît ou des Isabelle, ce qui n’a pas été le cas pour elle…

Les violences de dimanche ont fait l’objet de condamnations quasi unanimes. Pour l’agression commise par Hager Ameur, Mélenchon a parlé d’« acte absurde », degré le plus faible dans la hiérarchie des condamnations ! Il n’a d’ailleurs pas formulé d’excuses au jeune pompier, malgré les engagements de « l’agresseuse » à ses côtés.

A l’issue des violences de dimanche, à Paris, où huit policiers avaient été blessés, 47 personnes ont été interpellées, mais la Préfecture n’a pas communiqué sur les suites données, ce qui fait supposer des libérations le soir même. Rappelons que, pour le simple port d’une pancarte portant le mot « Qui ? » au cours d’une manifestation pacifique, la jeune militante nationaliste Cassandre Fristot avait été condamnée à six mois de prison.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 5 mai 2022

Hausse inquiétante de la mortalité infantile

bebe enfant

Signe ô combien révélateur du grand déclassement et de la lente tiers-mondisation de notre pays, la France, après avoir été pendant des décennies l’un des meilleurs élèves de l’Europe en matière de lutte contre la mortalité infantile, est aujourd’hui devenue l’un de ses pires cancres. En effet, à en croire une nouvelle étude publiée début mars par la revue scientifique The Lancet, le nombre d’enfants décédés avant d’avoir atteint l’âge d’un an en France aurait bondi de quelque 7 % au cours des dix dernières années ! Une augmentation qui inquiète grandement les pédiatres et autres spécialistes de la néonatalogie qui, malgré leurs avertissements répétés en direction du gouvernement, attendent désespérément que celui-ci veuille bien enfin se mobiliser.

Un bond de 7 % en moins de dix ans !

En étudiant les données de l’INSEE couvrant la période allant de 2001 à 2019, les scientifiques chargés de cette étude se sont ainsi aperçus qu’entre 2012 et 2019, le taux de mortalité infantile en France était passé de 3,32 décès pour 1 000 naissances à 3,56, enregistrant une augmentation assez préoccupante de 7 % en moins de 10 ans ! Dans le détail, leurs recherches ont fait apparaître qu’au cours de cette même période, 53 077 décès de nourrissons de moins d’un an avaient été enregistrés parmi les 14 622 096 naissances vivantes, soit un taux de mortalité infantile moyen de 3,63 pour 1 000. Près d’un quart de ces décès étaient survenus au cours du premier jour de vie du nourrisson, la moitié au cours de la première semaine suivant la naissance. Des résultats évidemment très mauvais, mais qui n’ont cependant pas vraiment surpris les auteurs de l’étude du Lancet puisque, il y a quelques années déjà, plusieurs enquêtes avaient mis en évidence l’inquiétante incapacité de notre pays à réduire son taux de mortalité infantile depuis dix ans.

Aucune réaction des pouvoirs publics

Une évolution à ce point préoccupante que, en 2020, le professeur Rozé, président de la Société française de néonatologie, devait alerter le cabinet d’Agnès Buzyn et demander au gouvernement de faire de ce dossier une priorité de santé publique. Or, depuis ce cri d’alarme, rien ! Aucune réaction des pouvoirs publics. Royalement ignorés par ces derniers et totalement dépourvus de fonds qui pourraient leur permettre de mener des études plus approfondies afin d’expliquer cette hausse de la mortalité infantile, les scientifiques en sont aujourd’hui réduits à émettre une foule d’hypothèses. Dont celle de l’augmentation des naissances à risque liées à des grossesses de plus en plus tardives, et à la progression inquiétante du tabagisme ainsi que de l’obésité chez les femmes. Ou encore les conséquences d’une importante dégradation du parcours de soin pour les femmes enceintes, résultant notamment de la fermeture de plus de la moitié des maternités françaises au cours des vingt dernières années.

p class= »relecture » style= »text-align: right; »>Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 mai 2022

« Bon Aïd ! », chers remplaceurs, par Francis Bergeron

La République a célébré avec faste la fin du ramadan ce lundi. « Aïd Moubarak ! », autrement dit « bonne fête de l’Aïd ! » en arabe. Cette phrase, consciencieusement apprise, tous les officiels se sont précipités pour la formuler aux autorités religieuses censées représenter les 5,4 millions de musulmans vivant légalement en France (chiffre de 2020), hors clandestins.

L’Aïd marque la fin du jeûne, période pendant laquelle il est interdit de manger et de boire dans la journée. Il s’agit de l’un des cinq piliers de l’islam. Très curieusement, alors qu’il y a officiellement séparation de l’Eglise et de l’Etat depuis 1905, il s’opère actuellement un rapprochement progressif de la mosquée et de l’Etat. Du moins est-on autorisé à le penser quand on apprend que, dans de nombreuses villes, les édiles ont tenu à marquer de leur présence la fin de l’Aïd, et ont souvent prononcé des paroles de soutien et de partage de ce moment important pour les musulmans.

Ainsi, dans la ville de Saint-Denis, le maire socialiste, Mathieu Hanotin, a-t-il rendu visite aux 6 000 musulmans réunis au stade Auguste-Delaune. Le stade porte le nom d’un dirigeant du Parti communiste tué par l’occupant en septembre 1943. Delaune avait dirigé les associations sportives du PC, affilées à l’Internationale du sport rouge (sic !). Dans la famille Delaune, on était anticlérical de père en fils, et on proclamait haut et fort, en chantant L’Internationale, qu’il n’y avait pas de sauveur suprême et, en citant Karl Marx, que la religion était « l’opium du peuple ». Curieusement le stade qui porte donc le nom d’un militant qui fut athée, anticlérical, laïciste, et adepte de Staline et de ses persécutions antireligieuses (chrétiennes comme musulmanes, d’ailleurs) est mis à la disposition des fidèles pour une fête religieuse. Plus étonnant encore, le maire vient donner sa bénédiction. Ni l’Union rationaliste ni les loges de la ville n’y trouvent à redire.

S’agit-il de purs clientélismes, à l’approche des élections législatives ? Ou l’islam est-il en train de devenir nouvelle religion d’Etat, du moins à Saint-Denis, la ville de la basilique des rois de France ?

Si vous cherchez à savoir combien le département de Seine-Saint-Denis compte de musulmans, c’est le chiffre de 700 000 qui est le plus souvent donné, sur un total d’environ 1 700 000 habitants. Ce chiffre de 700 000 musulmans tourne sur les réseaux sociaux et dans les débats politiques depuis une bonne dizaine d’années, aucune réactualisation n’a été opérée depuis lors. Comme si l’immigration (officielle ou clandestine) était stoppée dans le département depuis ce temps-là !

Deux journalistes du Monde, qui avaient enquêté sur la question, avaient été interrogés en 2018 par un journaliste qui leur faisait le reproche d’avoir écrit que la moitié de la Seine-Saint-Denis serait désormais composée de musulmans : « Comment arrivez-vous à cette statistique, alors que les statistiques précises sur le sujet sont impossibles et interdites en France ? » Oui, vous avez bien lu : impossibles et interdites…

Les deux journalistes du Monde évoquaient des recoupements, mais surtout constataient que l’islam s’impose désormais dans le département, et dans la ville de Saint-Denis, en tant que norme sociale de la vie publique. Avec la bénédiction des politiciens locaux.

Autre exemple : Grenoble. La fin du ramadan a été célébrée à l’Alpexpo, sous une grande halle de ce parc : jamais un tel rassemblement islamique n’avait eu lieu dans cette ville, 12 000 à 15 000 personnes. A cette occasion, le maire (écologiste) a annoncé que les piscines de la ville accueilleraient désormais les femmes en burkini. Même Wauquiez et Darmanin ont protesté ! Mais rien n’y fait, la mairie préfère se faire sciemment le promoteur de ces nouvelles normes sociales islamistes, plus payantes désormais en matière électorale.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 3 mai 2022

Émeutes musulmanes en Suède – Le Premier ministre reconnaît l’échec de « l’intégration »

émeutes suède

Près d’une dizaine de villes du pays en proie à la violence insurrectionnelle et au pillage systématique, pas moins de cent policiers blessés officiellement recensés à ce jour, des centaines de véhicules incendiés, et des quartiers entièrement ravagés : après une quinzaine de jours de sanglantes émeutes perpétrées par des immigrés musulmans aux cris d’« Allah Akbar ! » (voir Présent daté du 20 avril 2022), le gouvernement social-démocrate suédois, qui semble avoir totalement perdu le contrôle de la situation, a essayé de reprendre la main jeudi dernier en annonçant une série de mesures censées mettre fin à ce qui ressemble beaucoup à une tentative de coup de force musulman. Mais, plus que le plan d’urgence présenté par le Premier ministre Magdalena Andersson, ce sont surtout ses déclarations qui ont frappé l’opinion suédoise. Et pour cause : après avoir inlassablement vanté pendant des années les prétendus bienfaits de l’immigration-invasion et ouvert en grand la porte à des centaines de milliers de migrants, celle-ci a enfin fini par admettre l’échec total de la politique dite « d’intégration » suédoise.

La Suède « grand-remplacée » à feu et à sang

Si les faits n’étaient pas si graves, il y aurait presque de quoi sourire devant le spectacle, depuis longtemps prévisible, de ces sociaux-démocrates émasculés, pro-immigration et fiers d’être « grand-remplacés », aux prises maintenant avec une situation qu’ils ont eux-mêmes créée. Après des décennies d’un humanitarisme niais et moralisateur qui les a conduits à accueillir sur leur sol plus de deux millions d’étrangers en vingt ans, le réveil est en effet cruel : aujourd’hui, près d’un habitant sur cinq de la Suède est d’origine étrangère, et « Mohammed » est le deuxième prénom le plus donné aux nouveau-nés à Göteborg (le troisième à Malmö) ! On ajoutera que, rapporté à sa population, la Suède détient le triste record européen des meurtres, dont 85 % des auteurs et des victimes sont nés à l’étranger ou d’origine étrangère…

Bref, rien d’étonnant, donc, à voir maintenant les immigrés – hommes, femmes et même les enfants – des quartiers islamisés de Malmö, Linköping, Norrköping, Stockholm, Örebro, ou encore Landskrona, se soulever et s’en prendre violemment à tout ce qui incarne l’autorité et l’identité suédoises aux cris d’« Allah Akbar ! » Ainsi, depuis le 14 avril, on ne compte plus les attaques de forces de l’ordre à coups de cocktail Molotov, les véhicules de police, de pompiers et de particuliers incendiés, les commerces et bâtiments administratifs pillés, ou encore les axes routiers bloqués. La situation est devenue à ce point inquiétante que, au cours de l’un de ces affrontements, des policiers ont dû faire usage de leurs armes de service pour échapper au lynchage !

Demain, la France ?

Une catastrophe telle que Magdalena Andersson s’est vue contrainte jeudi d’admettre publiquement son échec et celui de son parti, au pouvoir depuis huit ans. En effet, a reconnu le Premier ministre suédois, « l’intégration a été trop faible tandis que nous avons connu dans le même temps une immigration massive. Notre société a été trop inconséquente sur cette question, et les moyens alloués à la police et aux services sociaux, trop légers. » Et Magdalena Andersson d’ajouter alors : « Une telle ségrégation s’est installée dans le pays que, désormais, la Suède est compartimentée en sociétés parallèles. Nous vivons dans le même pays, mais dans des réalités complètement différentes. » Ironie du sort ou hasard malheureux du calendrier : la Commission européenne, qui, pour la première fois, décernait ce jour-là à Bruxelles ses fameux « prix des capitales européennes de l’inclusion et de la diversité », accordait la médaille d’argent à la ville de Göteborg pour ses nombreux efforts en matière de lutte contre les « discriminations »…

Reste que, s’il en avait le courage et voulait bien accepter enfin de sortir de son incroyable déni, le gouvernement français devrait suivre l’exemple de son homologue suédois et se livrer lui aussi à son autocritique. Car, pour avoir défendu depuis des décennies la même politique d’immigration aberrante que celle menée par Stockholm, et comme elle capitulé systématiquement devant les revendications incessantes des islamistes, celui-ci a créé dans notre pays toutes les conditions propices à un soulèvement des immigrés musulmans sur le modèle suédois.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 mai 2022

Identité numérique : un nouveau pas vers la société du contrôle absolu ?

identité numérique

Depuis, au moins, le début de la modernité, la surveillance et le contrôle des populations a été l’une des grandes préoccupations des Etats et de leurs polices. Mais jusqu’à une date récente, ce désir de flicage se présentait pour ce qu’il était et, de ce fait, rares étaient les individus non payés pour le faire qui y collaboraient volontairement. La donne a changé en quelques années grâce à une habile mutation faisant du contrôle social non plus un instrument de coercition et de limitation des libertés mais, tout au contraire, un outil permettant d’assurer la sécurité, la tranquillité et le bien-être de tous. C’est ainsi que disparaissaient, du moins dans le langage politico-médiatique dominant, les vilaines « caméras de vidéosurveillance », remplacées par de sympathiques « systèmes de vidéo-protection ». Par la magie de ce remarquable tour de passe-passe, les foules pouvaient enfin adhérer au projet et participer elles-mêmes, avec confiance et enthousiasme, à la mise sous tutelle, voire à la suspension, de leurs libertés individuelles et collectives ainsi qu’au sacrifice de leur vie privée sur l’autel de la sacro-sainte « transparence ».

La crise du Covid-19 a évidemment été un formidable accélérateur de ce mouvement avec l’apparition de « passes numériques » obligatoires et d’applications de géolocalisation permanente vous indiquant si par hasard vous aviez croisé un pestiféré covidien. Face à la quasi-absence de résistance de la part d’un peuple totalement anesthésié par la terreur sanitaire, l’Etat aurait eu tort de s’arrêter en si bon chemin. Ainsi a-t-il autorisé ce mardi 26 avril la création d’une nouvelle application nommée Service de garantie de l’identité numérique (SGIN). Celle-ci succède à Alicem, première tentative du genre finalement avortée, qui devait se baser sur les passeports biométriques et la reconnaissance faciale mais qui, elle, avait suscité malgré tout quelques polémiques et réticences. Le nouveau système n’est pourtant qu’à peine moins orwellien.

L’objectif est de permettre aux titulaires d’une carte nationale d’identité électronique (CNIe) ; disponible depuis le 2 août 2021 (contre l’avis de de la CNIL d’ailleurs), de bénéficier d’un moyen d’identification électronique pour s’authentifier sur un service en ligne, public ou privé. L’application disposera donc des nom, prénom, date de naissance, photo, adresse postale et email du détenteur. Seule l’empreinte digitale présente sur la CNie ne sera pas (nous dit-on en tout cas) enregistrée. Le SGIN fonctionnera sans contact, comme pour les paiements mobiles. Il sera, précise le gouvernement, « facultatif ». Pour combien de temps ?

« La création du moyen d’identification électronique et son utilisation relèvent de l’unique volonté des usagers », croit utile de préciser le décret d’institution du système. Mais qui a vraiment besoin de ce genre de « bidule » censé « faciliter » la vie quotidienne et « faire gagner du temps » mais qui ne sert finalement qu’à nourrir toujours plus de fichiers, tous connectés les uns aux autres, au niveau national comme européen ?

Ce nouveau dispositif pourrait apparaître comme un simple gadget réservé à quelques technophiles masochistes si on ne savait pas, à force d’exemples, que ce genre d’expérimentation a bien souvent vocation à être progressivement généralisée et imposée à l’ensemble de la société.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2022

Qui a peur de la liberté d’expression ? – Twitter libéré, Netflix en chute. Est-ce la fin de la dictature conformiste ?

liberté d'expression

Le rachat du réseau social Twitter par le milliardaire Elon Musk provoque un raz-de-marée dans l’univers des « wokes » et autres « antifascistes ». Le magnat sud-africain est en effet un adepte de la liberté d’expression totale, y compris pour les conservateurs. Les bien-pensants s’inquiètent.

Le quotidien bruxellois Le Soir, chef-d’œuvre du politiquement correct, publiait mercredi, en page deux, un dessin de presse représentant le milliardaire américain Elon Musk ouvrant une cage à oiseaux. Et de cette cage s’envolaient couteaux, têtes de mort, bombes et croix gammées. Musk vient d’acheter l’entreprise Twitter (cf. Présent du 15 avril), et le dessin est censé illustrer l’indignation du « camp du bien » : le milliardaire prétend en effet supprimer la censure sur Twitter, rétablir la liberté. Rappelez-vous : le président Trump avait lui-même été chassé de Twitter, et ses 90 millions de « suiveurs » avec lui. Dorénavant, sous-entend donc Le Soir avec ce dessin de presse, les nazis vont pouvoir s’exprimer librement. L’achat de Twitter par Elon Musk indigne la gauche planétaire, car l’homme est pro-républicain et il a clairement dit qu’il entendait s’attaquer à cette censure de plus en plus insupportable. Compte tenu de la force de frappe financière qu’il représente, ce ne sont certainement pas les Sleeping Giants et autres structures gauchistes sponsorisées par Soros qui vont pouvoir faire taire le « Twitter libéré ».

En Europe aussi, cette acquisition de Twitter a fait l’effet d’un coup de tonnerre. « L’extrême droite » va pouvoir parader partout, s’indignent les médias gauchistes et du service public. Mais, pour ce qui concerne la France, ils tentent néanmoins de rassurer leur public en expliquant que la suppression de la censure, des systèmes de filtrage, pilotés d’ailleurs par les médias sociaux eux-mêmes, par délégation de pouvoir du gouvernement, sera très difficile. Il n’empêche que la censure de Twitter va être plus difficile à pratiquer, car désormais contraire aux valeurs de l’entreprise.

Pour Netflix, la reine d’Angleterre était noire, et la moitié de la cour aussi. Au XIXe siècle !

Une seconde mauvaise nouvelle a secoué le monde des réseaux sociaux : Netflix, le diffuseur de séries et de films payants, connaît pour la première fois de son histoire un recul du nombre de ses utilisateurs et donc de son chiffre d’affaires. C’est Pierre Boisguilbert qui nous raconte cela sur le site de Polémia : 200 000 personnes se sont désabonnées, alors que le marché anticipait au contraire un gain de 2,5 millions d’inscrits. De ce fait, le cours de l’action a littéralement plongé : − 25 % ! Pourquoi cette dégringolade est-elle une bonne nouvelle ? Parce que les séries de cette chaîne sont honteusement truquées, la vérité historique bafouée, tout cela au nom d’un prétendu antiracisme, d’une prétendue lutte contre l’homophobie. Le politiquement correct qui est imposé dans les films historiques est spécialement grotesque. La cour d’Angleterre racontée dans La Chronique des Bridgerton, série historique se passant au XIXe siècle, tente par exemple de nous faire croire que la reine d’Angleterre était noire, que la moitié de la cour l’était aussi. La lutte contre les préjugés raciaux doit-elle vraiment passer par de tels trucages et anachronismes ? Pour lutter contre l’homophobie, les séries comportent toutes, désormais, des couples homosexuels, les hétéros deviennent l’exception. Favoriser la normalisation de ces pratiques, pourtant ultra-minoritaires, devient le principal objectif de ces films, et Netflix multiplie donc les scènes de sodomisation et autres. Ce qui choque les familles, et a suscité ce mouvement de retrait de la chaîne. Entre les films, les coupures publicitaires sont désormais, elles aussi, racialisées et mettent en scène de couples homos.

Pour l’instant, Netflix ne veut pas reconnaître d’où vient son problème de désabonnements, craignant que l’explication soit elle-même interprétée comme une marque d’homophobie ou de racisme…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2022

Mélenchon… premier sinistre ? Le bloc contre l’union populaire

Mélenchon

Face au bloc populaire, incarné par le RN, et au front mondialiste, dont le champion est incontestablement Macron, Jean-Luc Mélenchon tente « l’union populaire ». Après avoir écrasé la gauche, il essaie de dissoudre ses concurrents dans son parti.

Jean-Luc Mélenchon l’a appelé de ses vœux. Pour contrer la politique d’Emmanuel Macron, une seule option pour le leader et candidat malheureux de la France Insoumise : l’envoyer à Matignon pour créer une alternance. Pour cela, Mélenchon n’a qu’une option : obtenir une majorité nette à l’Assemblée nationale. Fort de ses 20 % qui ont bien failli le porter au second tour, l’ancien sénateur du PS aura surtout réussi à écraser ses concurrents, renvoyant le PS aux oubliettes de l’Histoire et cassant la dynamique que les Verts avaient cru trouver en remportant plusieurs villes. Seule épine à son pied, le baroud d’honneur du Parti communiste français et de son candidat Fabien Roussel. Comme si l’ancien parti de Georges Marchais s’était souvenu qu’il était à la base l’étendard des ouvriers dont l’immense majorité a rejoint les rangs de Marine Le Pen. Roussel a eu au moins le mérite de ne pas voir comme sienne la dérive islamo-gauchiste de ses concurrents Insoumis et surtout la menace de la fin pure et simple d’un des plus vieux partis de France. Si les communistes ont l’habitude d’être accusés de trahison par la droite, il faut dire qu’ils sont peu habitués à voir cette accusation venir de la gauche. Et pourtant, aux yeux de Mélenchon et de ses lieutenants, ce sont eux qui portent la responsabilité de l’échec Insoumis au premier tour, les privant à leurs yeux des quelques voix qui manquaient au Chavez français.

Qui reste-il alors ? Le PS ? EELV ? Si de nombreux militants de ces deux partis seraient pour un rapprochement, la plupart des cadres s’y refusent. Stéphane Le Foll et Yannick Jadot savent que cette union aurait des accents de dissolution. Le Foll l’a rappelé sur France Inter : « ce serait l’effacement final » a martelé le maire du Mans dans la matinale de Public Sénat. Olivier Faure a tenu néanmoins à engager des discussions avec Jean-Luc Melenchon, une telle initiative a déjà provoqué la démission de cadres du PS. Chez Jadot, même son de cloche : s’il ne repousse pas l’idée d’une coalition, il s’oppose vertement à ce qu’elle se fasse derrière Mélenchon. Reste à l’écologiste à convaincre l’aile gauche de ses troupes menées par la caricaturale Sandrine Rousseau. Mais peuvent-ils vraiment endiguer la vague rouge-verte de celui qui les a passés à l’équarrissage, primaire populaire comprise ? En bref, Jean-Luc Mélenchon tente tout pour ravir la place d’opposant principal à Marine Le Pen, elle qui assume la stratégie inverse de ne s’allier avec personne, capitalisant sur les nombreuses voix gagnées par rapport à 2017. Si la capacité du RN à créer un groupe parlementaire en 2022 semble, enfin, une certitude, les projections lui promettant entre 80 et 120 députés semblent aujourd’hui assez optimistes au vu de la carte électorale. En définitive, il n’y a qu’un seul gagnant : Emmanuel Macron va gouverner contre une opposition qu’il aura achevé de décomposer, le risque de voir l’Assemblée nationale divisée entre un bloc macroniste et plusieurs îlots de groupes semble aujourd’hui l’hypothèse la plus probable. Jérome Sainte-Marie l’a bien résumé chez nos confrères de Boulevard Voltaire : « Si le bloc élitaire est achevé, le bloc populaire n’a pas réussi à se constituer, ceux qui disent que Macron est mal élu se trompent : il aura toutes les mains libres pour mettre en marche son programme. »

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 27 avril 2022

Sociologie d’une élection : la France en instance de divorce

election fracture

L’étude des résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle fait apparaître une France plus fracturée que jamais. D’un côté, les métropoles bourgeoises qui votent massivement Emmanuel Macron, de l’autre la France périphérique et rurale, plus précaire, qui plébiscite Marine Le Pen. Une rupture entre les gagnants et les perdants de la mondialisation libérale qui pourrait aboutir à un divorce définitif, voire à une forme de sécession.

Après la déception, les raisons de se réjouir

Dimanche soir, chez les macronistes, ce n’était pas l’euphorie des grandes victoires : trois mille personnes seulement sur le Champ-de-Mars pour applaudir leur champion et son discours de quelques minutes. Lundi, la une du Monde était alarmiste : « L’extrême droite à un niveau historique ». Malgré un « front républicain » reconstitué, la droite nationale s’est enracinée à un niveau historiquement élevé.

Quand on regarde la carte de la France mariniste du 24 avril, on voit clairement qu’il existe à présent des terres, des régions entières acquises au vote RN : pratiquement toute la ruralité, le nord et l’est de la France, à part l’Alsace, le centre, le Bordelais (sauf Bordeaux) et la vallée de la Garonne, tout le pourtour méditerranéen, de Perpignan à Menton, et aussi la Corse et les DOM-TOM. « Le Pen construit son avancée », note Le Monde qui relève qu’une trentaine de départements ont donné une majorité au RN. L’électorat de Marine est celui qui se répartit de la façon la plus homogène sur le territoire français : la candidate du RN est arrivée en tête dans 18 100 communes sur les 35 000 du pays. Mais bien évidemment toutes les communes ne se valent pas par la taille : à Paris et dans la région parisienne, le vote Macron s’est fortement imposé, de même que dans les grandes villes, ainsi qu’en Bretagne et chez les Français de l’étranger. Quant au vote Mélenchon du premier tour, il avait concerné pour l’essentiel les villes réputées de gauche et les banlieues de beaucoup de villes, là où les substitutions de population sont en cours. Mélenchon avait aussi fait ses meilleurs scores dans les prisons. Enfin, en Bretagne et dans un petit tiers du sud de la France, le candidat LFI avait dépassé sa moyenne nationale.

L’électorat des partisans de Macron et de Mélenchon est plus concentré géographiquement. C’est un atout pour les législatives de juin, mais c’est aussi le risque d’une accentuation des fractures du pays : les villes contre la ruralité, la bourgeoisie aisée, les gagnants de la mondialisation contre les campagnes, les oubliés des technocrates parisiens. Cette fracture-là transcende désormais les clivages droite/gauche. Elle explique par exemple le vote des Antillais qui avaient placé Mélenchon largement en tête des douze candidats, puis, deux semaines plus tard, ont offert un triomphe à Marine Le Pen.

Jeune, actif ou… chômeur, populaire

Quel portrait peut-on dresser de l’électeur RN, et quelles sont les caractéristiques des régions qui ont placé Marine Le Pen en tête ? Cette France-là englobe les régions au pouvoir d’achat le plus faible, les régions des déserts médicaux et industriels. Mais c’est aussi la France de la confrontation avec les grandes vagues d’immigration : comme la côte méditerranéenne, ou l’est du Bassin parisien.

L’électorat du RN est jeune, actif ou… chômeur, populaire, ayant des revenus modestes. Le contraste est évidemment fort avec celui de Macron : retraités des grandes villes et des banlieues aisées, cadres, la tranche de population la plus privilégiée. Pour un peu, on pourrait parler de reconstitution d’une lutte des classes, si ce concept marxiste avait quelque valeur.

La sociologie des partisans du RN n’est donc pas celle des macronistes ni même celle des mélenchonistes (fonctionnaires, habitants des zones urbaines et périurbaines). Elle ressemble davantage à celle du PC des années Waldeck Rochet ou Duclos. Mais, curieusement, la détresse des nordistes, des Lorrains confrontés à l’extension des friches industrielles ou des « souchiens » marginalisés par l’immigration de peuplement ne suscite pas la commisération des nouveaux prêtres-ouvriers, des pouvoirs publics, et des artistes et intellectuels « engagés », mais plutôt un mépris teinté d’inquiétude pour ces « prolos-fachos ».

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 26 avril 2022

Réélection d’Emmanuel Macron – Les Français en redemandent !

macron pass sanitaire

Oubliés, les deux millions d’immigrés débarqués sur notre sol depuis 2017 et les centaines de milliers de naturalisations opérées par la Macronie. Effacés, l’explosion record de la criminalité dans nos campagnes comme dans nos villes, l’ensauvagement effrayant de notre société et la multiplication galopante des enclaves islamistes partout en France. Passés à la trappe, l’augmentation de la dette publique de quelque 680 milliards d’euros, le grand déclassement économique et les 400 000 pauvres supplémentaires en cinq ans. Enterrés, les interminables semaines de confinement, le piétinement incessant de nos libertés individuelles au nom de la lutte anti-Covid, le passe vaccinal et la dictature sanitaire. Exit, enfin, les mois de chaos liés à la crise des Gilets jaunes, la répression ahurissante (et très sélective) à laquelle l’exécutif a eu systématiquement recours contre ses opposants, et les innombrables insultes proférées par le chef de l’Etat à l’encontre des petites gens. Alors que nos concitoyens sortaient tout juste d’un quinquennat véritablement cauchemardesque et avaient été largement avertis des grands enjeux de ce scrutin, notamment sur le plan identitaire, 58,5 % d’entre eux, obéissant comme un seul homme aux consignes de vote données par les grands médias, ont fait dimanche le choix consternant de reconduire à l’Elysée l’homme des cabinets de conseil américains pour un nouveau mandat de cinq ans !

Cinq nouvelles années en enfer

Nul besoin d’être doté d’une créativité intellectuelle débordante pour imaginer la satisfaction malsaine et le sourire narquois d’un Macron qui, après avoir tant méprisé et maltraité les Français lors de son premier quinquennat, se voit maintenant largement réélu par eux, et donc en position de poursuivre sa vaste entreprise de déconstruction, dans tous les domaines, de notre pays. Car, rappelons-le, le programme d’Emmanuel Macron, ou du moins ce que celui-ci a bien voulu en dire, comporte nombre de mesures qui devraient accélérer encore le déclin de la France et sa soumission à l’étranger. Et d’abord à l’Union européenne puisque, dans ce registre, le président réélu entend notamment renforcer la prétendue « souveraineté européenne » et « bâtir une Europe-puissance », deux objectifs qui supposent bien évidemment l’abandon de pans entiers de notre souveraineté et de notre indépendance nationales. En même temps, Macron entend bien poursuivre la politique des grands accords de libre-échange signés par l’Union européenne avec ses pseudo-« partenaires », ce qui aura pour conséquence prévisible d’achever un certain nombre de secteurs de notre économie.

Sur le plan intérieur, il y a bien sûr cette fameuse réforme des retraites qui prévoit de repousser l’âge légal de départ à 65 ans. Une mesure, rappelons-le, largement impopulaire, mais qui n’a toutefois pas empêché les Français de voter pour Macron. On n’oubliera pas non plus, dans le domaine des mesures sociétales, le projet de créer une « convention citoyenne » chargée de « réfléchir sur l’euthanasie et le suicide assisté », à la suite de laquelle notre pays sombrera encore davantage dans la culture de mort.

Enfin, dernier axe important du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron : l’écologie dans l’une de ses pires versions. C’est ainsi que, s’il entend maintenant « limiter l’éolien terrestre », l’occupant de l’Elysée projette de défigurer notre littoral et de massacrer les écosystèmes marins en lançant la construction de quelque cinquante parcs éoliens en mer d’ici 2050 ! Date à laquelle, rappelons-le, notre pays devra, de gré ou de force, et quoi qu’il en coûte, avoir atteint la fameuse « neutralité carbone »…

Un Premier ministre chargé de la « planification écologique »

En attendant, les grands médias s’amusent aujourd’hui à essayer de deviner à quoi pourrait ressembler le nouveau gouvernement mis en place dans l’optique des prochaines élections législatives. Et notamment le nom de celui qui pourrait remplacer Jean Castex au poste de Premier ministre. Rappelons en effet que Castex a lui-même annoncé son départ le 19 avril dernier sur France Inter, en déclarant : « … comme le veut la tradition, je présenterai ma démission et celle du gouvernement au président de la République. » Si cette démission ne signifie pas automatiquement son départ, Macron pouvant en effet le reconduire dans ses fonctions, l’ancien maire de Prades avait cependant déclaré être « de ceux qui pensent qu’une impulsion nouvelle après la réélection du président doit être trouvée ». Bref, qu’il avait déjà prévu de faire ses cartons et de laisser sa place à un autre.

Reste que, sur ce sujet, Emmanuel Macron s’est jusque-là montré plutôt discret. Si, dans l’entourage du président fraîchement réélu, certains évoquent le nom de Julien Denormandie, désastreux ministre de l’Agriculture et proche parmi les proches du locataire de l’Elysée, ou encore ceux de Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, et d’Alexis Kohler, actuel secrétaire général de l’Elysée, rien n’a semble-t-il encore été arrêté. A l’exception, toutefois, d’une chose : le prochain Premier ministre, a indiqué Macron lors de son meeting de l’entre-deux-tours à Marseille, se verra attribuer de « nouvelles prérogatives », et notamment celle de la « planification écologique ». Ce qui pousse certains médias à chuchoter le nom d’Elisabeth Borne, l’actuel ministre du Travail, qui pourrait être choisie en raison de son passage par la Transition écologique et la direction du cabinet de Ségolène Royal lorsque celle-ci était ministre de l’Ecologie. A moins que, après un premier quinquennat dirigé par des Premiers ministres ralliés de la droite molle, le chef de l’Etat ne cherche à satisfaire la gauche en piochant parmi les figures écolos. Bref, dans tous les cas, la France et les Français n’ont pas fini de serrer les dents.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 25 avril 2022