L’État galère – La justice s’acharne sur les patriotes

répression patriotes

« Incitation à la haine », délit d’autodéfense. Pendant que des peines de prison sont requises contre deux anciens porte-parole de Génération identitaire, un militant angevin de L’Alvarium est condamné à 10 mois ferme (avec mandat de dépôt) pour avoir résisté à une attaque des antifas contre leur local associatif. L’embastillement des opposants : dernier recours d’un régime aux abois.

Quatre mois de prison avec sursis ont ainsi été requis, mercredi 16 juin, contre ces deux militants. L’ancien porte-parole est poursuivi pour « provocation à la haine raciale » tandis que Jérémie Piano doit répondre de l’accusation d’« injures publiques ». Le procureur de la République de Saint-Gaudens, Christophe Amunzateguy, a également réclamé 4 000 euros d’amende pour chacun. La décision a été mise en délibéré au 9 septembre.

Cette mise en accusation fait suite à la mise en ligne de vidéos sur YouTube à l’occasion de l’opération de sécurisation des frontières face à l’afflux de migrants clandestins organisée le 19 janvier au col du Portillon, à la frontière entre la France et l’Espagne. Vouloir protéger les frontières du pays est donc un crime apparemment inexpiable pour l’Etat français.

Argutie

Le procureur reproche à l’ancien porte-parole de GI, étudiante de 21 ans, d’avoir « stigmatisé » les migrants en affirmant qu’il était « scandaleux qu’un migrant puisse traverser la frontière ». Des propos qui, selon lui, caractérisent « ce passage de la frontière comme un danger, c’est une spéculation sur la notion de danger alors que rien n’est argumenté ». On reste ébahi devant une telle argutie et la disproportion de la peine réclamée pour punir ce terrible forfait.

Pour Jérémie Piano, le procureur a dénoncé « un appel à la révolte » et « la construction d’un discours stigmatisant », le jeune homme évoquant « une invasion migratoire », « des milliers de clandestins déjà en France » dont « probablement des voleurs, des violeurs et des terroristes en puissance ». Rappelons que ces propos faisaient suite au massacre de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice, commis par un terroriste islamiste ayant profité d’une filière d’immigration.

D’évidence cette nouvelle procédure judiciaire a tout du procès politique visant à criminaliser le moindre discours anti-immigration et à intimider les patriotes qui voudraient s’engager pour la protection de leur identité et de leur pays.

Par ailleurs, à la suite à ce procès, Thaïs d’Escufon a été remerciée par son employeur à temps partiel, le candidat RN Sébastien Chenu, celui-ci affirmant qu’il « n’avait pas connaissance des engagements de son employée », engagements qui ne sont donc apparemment pas les siens. On pourra bien sûr être surpris, voire choqué, par cette décision qui ne révèle pas un très grand courage face aux oukases du système. D’autant plus que l’on apprenait dans le même temps la condamnation à dix mois de prison, avec mandat de dépôt, d’un militant de l’association patriote angevine L’Alvarium, coupable d’avoir défendu le local du mouvement face à des antifas venus le détériorer.

Face à un tel niveau de persécutions, la solidarité des nationaux ne devrait pas être une option mais bel et bien une nécessité vitale.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 juin 2021

Ni tofu, ni burger – Au bal des trois grandes puissances, la France doit-elle vraiment s’inviter ?

Etats-Unis Chine

Le sommet de l’OTAN s’est terminé lundi 14 juin 2021. A son issue, l’OTAN a publié un communiqué pour le moins provocateur à l’égard de la Chine. Cette volonté de gonfler le torse et les muscles devant les Chinois à l’approche du centenaire du parti communiste et alors que les tensions se multiplient en mer de Chine méridionale, marquées par des survols de chasseurs chinois et américains ou une forte présence de navires de guerre de différents pays, est un effet d’optique. En réalité, ce sont les seuls Etats-Unis qui veulent ainsi affirmer leur puissance. Biden l’avait rappelé peu de temps après son élection, expliquant que le temps de l’affirmation de la puissance américaine dans le monde était de retour. Le communiqué vise ainsi avant tout à réaffirmer cette puissance face à la Chine, tout en impliquant les alliés des Etats-Unis, et singulièrement une Union européenne amenée à faire profil bas et à accepter de suivre la politique atlantiste. Les observateurs qui donnaient un prix Nobel de la paix à Obama, avant de constater qu’il ne mit pas un terme à l’interventionnisme guerrier des Etats-Unis, ou annonçait que le monde ne pourrait pas échapper à une troisième guerre mondiale à cause de Trump sont sans aucun doute bien marris. Les démocrates n’ont pas l’intention de tergiverser concernant le rôle de leadership qu’ils entendent exercer sur le monde, ce que Biden rappelait aussi peu après son élection.

Sans cette toile de fond, il est difficile de comprendre le communiqué d’une OTAN qui était un peu sorti des radars. Bien sûr, l’Union européenne est membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord par le biais de divers pays, dont la France et l’Allemagne, mais dans le jeu géopolitique de la course à la puissance, celle qui est ancrée dans les enjeux d’aujourd’hui mais prépare ceux de demain, elle est surtout rattrapée par le réel : il n’y a que trois adversaires autour de la table, et ce sont les Etats-Unis, la Russie et la Chine. C’est aussi pourquoi les Etats-Unis font les gros yeux à une Chine et une Russie en phase de rapprochement.

La teneur du communiqué ne mâche pas ses mots. L’OTAN considère que la Chine représente dorénavant « un défi systémique » pour la stabilité du monde. Un milliard cinq cents millions d’êtres humains apprécieront une expression que l’on imagine tout droit venue des dossiers de Joe Biden. Ce qui inquiète l’OTAN ? Que la Chine développe rapidement son arsenal nucléaire (plus que les autres ?) et qu’elle « coopère militairement avec la Russie, en participant aux exercices russes dans la zone euro-atlantique » (plus que la France avec les Etats-Unis, au même endroit ?). La réaction de Pékin ne s’est pas fait attendre. La Chine accuse l’OTAN, et surtout les Etats-Unis, de s’engager de nouveau dans une logique de blocs, sans doute bien dangereuse pour la sécurité du monde.

L’Union européenne et en particulier la France ont-elles intérêt à être assujetties à la Chine ou aux Etats-Unis ? Aucun des deux, mon capitaine ! La France n’a qu’un seul intérêt véritable, le sien propre, pour paraphraser Carl Schmitt.

Pierre Xu

Article paru dans Présent daté du 16 juin 2021

Reportage : 12e cérémonie des Bobards d’Or

Bobards d’Or

Il fait très beau en ce lundi 14 juin et les personnes qui patientent pour entrer dans le théâtre du Gymnase ont le sourire. Comme chaque année, rendez-vous était donné par la Fondation Polémia pour dénoncer les mensonges et manipulations médiatiques. Pour cette douzième édition des Bobards d’Or, le théâtre est moins rempli qu’à l’accoutumée du fait du contexte sanitaire qui a imposé une jauge réduite pour la salle.

La cérémonie est présentée par un tandem : Philippe Christèle de la fondation Polémia, et Paul Eparvier qui œuvre de son côté à la réinformation. En l’absence de jury cette année, c’est la doublette de présentateurs qui se charge de présenter les falsifications médiatiques.

Trois thèmes de bobards sont présentés cette année. Le premier concerne les élections américaines, le deuxième aborde le Covid-19 et le dernier la couverture médiatique de la mort de George Floyd. Pour chaque thème, le public doit choisir entre trois candidats. Comme à l’accoutumée, le vote se fait grâce à des cartons de couleurs.

Le premier vote du public distingue le traitement médiatique des élections américaines. Doit-on rappeler que l’ensemble des médias français (et internationaux) ont martelé que les accusations républicaines de manipulation de l’information étaient fantaisistes. Pourtant, le 4 février, le Time publiait un article qui présentait le plan des démocrates pour ravir la Maison-Blanche, un plan qui ressemblait à une belle manipulation électorale coordonnée…

Cette cérémonie est également l’occasion de pointer du doigt les récidivistes du mensonge médiatique.

Sylvain Boulouque, déjà distingué l’an passé, se retrouve à nouveau sous les feux des projecteurs bobardiens. Sur TF1, il avait accusé à tort un proche de Dieudonné d’avoir agressé Alain Finkielkraut. L’AFP, régulièrement pointée pour ses erreurs et distinguée en 2019 pour l’ensemble de son œuvre, est, elle aussi, encore une fois mise en avant pour de nouvelles fausses nouvelles.

Le deuxième prix, « Bobid-19 » (contraction de Bobard et Covid), distingue là aussi l’ensemble des médias français, et plus particulièrement les journaux télévisés de 20 heures de TF1 et France 2.

La dernière catégorie est le « Bobards Live Matter ». L’ensemble des médias est pointé du doigt encore une fois. Ici, c’est l’émotion qui est utilisée à des fins de désinformation, bien que l’existence d’un « racisme systémique » vendu par la presse française ne tienne pas face aux faits, têtus eux ! C’est d’ailleurs cette catégorie qui sera distinguée comme Bobard d’Or.

C’est ensuite Thaïs d’Escufon, ancien porte-parole de Génération identitaire, qui prend la parole pour présenter ses projets et affirmer avec force que la dissolution de son mouvement ne l’empêchera pas de continuer son combat.

Enfin, Jean-Yves Le Gallou conclut la cérémonie en soulignant la « pesanteur » des actualités mise en avant par rapport aux éditions précédentes de la cérémonie, preuve d’un renforcement de la « tyrannie médiatique » et des offensives antinationales et anti-identitaires.

Cette douzième cérémonie est en effet sans doute moins légère que les années précédentes, notamment du fait du contexte général, mais le rendez-vous reste une belle réussite militante et l’œuvre de la Fondation Polémia pour remettre à leur place les manipulateurs médiatiques une œuvre de salubrité publique !

Jean Ernice

Article paru dans Présent daté du 15 juin 2021

La « marche des libertés » fait un flop – Enfarinade et jérémiades

farine Mélenchon

Sale semaine pour Jean-Luc Mélenchon. Accusé de complotisme, contesté dans son propre camp, en chute libre dans les sondages, le Lider minimo de La France insoumise comptait sur une « grande mobilisation nationale contre les idées d’extrême droite » pour tenter de se relancer. Las, les manifestations n’ont rassemblé que quelques troupes étiques et les médias n’en ont retenu que « l’enfarinade » du candidat à l’élection présidentielle.

L’extrême gauche, qui aime jouer à se faire peur et à se croire en « résistance », organisait donc, samedi dernier, une série de défilés pour dénoncer la fameuse « menace d’extrême droite » qui est, comme chacun sait, le problème numéro un du quotidien des Français. C’est au départ de la manifestation parisienne, alors qu’il répondait aux questions des médias, que Jean-Luc Mélenchon a été « enfariné » par un individu rapidement écarté par le service d’ordre.

Prenant alors des accents dramatiques, le chef de La France insoumise a déclaré : « Il y a une grande tension. Là, je ne sais pas quel était le motif de me jeter de la farine dessus… C’est vraiment un seuil qui a été franchi. » Puis il a ajouté, avec de mâles accents : « Si vous ne me voyez pas plus ému que ça, c’est parce que ça aurait pu être pire… C’est fait pour intimider… Même si c’est pénible, il ne faut pas reculer. » Un véritable héros de la démocratie !

L’auteur présumé du jet de farine s’est présenté après les faits devant plusieurs journalistes comme un « souverainiste », « très énervé » et qui « ne croit pas au débat ». Il a été interpellé par les forces de l’ordre, ainsi qu’une seconde personne. Placés en garde à vous, ils seront jugés le 7 juillet pour violences sur personne chargée d’une mission de service public et complicité. Jean-Luc Mélenchon n’a pas porté plainte, estimant que c’était à l’Etat de le faire puisqu’il s’agissait d’« une agression contre un droit constitutionnel, celui de manifester ».

Malgré cet ajout inattendu de farine, la pâte gauchiste n’a pas levé et le bilan de la journée de mobilisation n’est guère réjouissant pour les sentinelles de la république en danger.

En effet, lancée par le député « insoumis » Eric Coquerel et le porte-parole de Génération.s Thomas Portes, la « marche des libertés » n’a réuni que 37 000 personnes dans toute la France, dont 9 000 personnes dans la capitale, selon les autorités (150 000 participants dans le pays, dont 70 000 à Paris, selon les organisateurs). Des chiffres qui frisent le ridicule lorsque l’on se rappelle que ce sont plus de cent organisations – de la CGT à l’Unef en passant par Attac, Oxfam, Youth for climate, France Nature Environnement, etc… – qui appelaient à manifester.

Face à cette déroute, on pourrait finir par penser que le bon peuple de France a d’autres préoccupations et d’autres priorités que de participer à une énième pantomime « antifasciste ». On en frémit…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 14 juin 2021

Requiem pour un front (républicain)

front républicain

La maçonnerie républicaine n’est plus ce qu’elle était et le mur qu’elle se plaisait depuis des années à construire collectivement face au mouvement national, pour empêcher celui-ci d’accéder aux responsabilités politiques locales comme nationales, est semble-t-il en voie de s’écrouler. C’est en tout cas ce que pense Le Monde, le journal de référence (des profs de gauche), qui tire la sonnette d’alarme dans un long article angoissé.

Selon l’autre quotidien du soir, c’est à la préfecture de Cahors que le drame se serait noué lorsque le maire socialiste de la ville, Jean-Marc Vayssouze-Faure, évoquant les élections régionales des 20 et 27 juin, aurait demandé au président de la République quelle serait la consigne de l’Elysée aux troupes de La République en marche (LRM) au soir du premier tour en cas de risque de victoire du Rassemblement national (RN).

« Je demanderai aux forces républicaines de se tenir ensemble », aurait alors répondu Emmanuel Macron. Jusque-là, rien de nouveau ni de préoccupant pour les adeptes du sauvetage de la démocratie par les alliances contre nature et la prise en otage des élections. Mais le chef de l’Etat aurait refusé de préciser si cela se traduirait par un retrait pur et simple des listes de la majorité, se contentant d’affirmer qu’il « prendrait la mesure de la situation le moment venu ». D’où l’inquiétude naissante quant à l’avenir du « front républicain » que certains observateurs déclarent déjà mort et enterré. Une anxiété d’autant plus importante que le Rassemblement national est donné en tête par les sondages dans six régions métropolitaines sur treize… Les digues qui permettaient aux co-responsables de la catastrophe, de droite comme de gauche, de se maintenir aux (bonnes) affaires malgré la pression populiste vont-elles céder ?

Petits arrangements entre amis

Face à cette horrifique perspective, l’entourage d’Emmanuel Macron affirme qu’il faut « réinventer » le front républicain et avance l’idée d’une « fusion technique » au second tour entre les opposants au RN, plutôt que l’hypothèse d’un retrait qui pourrait signer l’effacement du jeune parti présidentiel en mal d’existence locale.

Les macronistes parlent donc désormais d’un « rassemblement républicain » au second tour qui verrait le « parti républicain » (le RN, malgré tous ses efforts de normalisation et de « dédiabolisation » n’étant toujours pas considéré comme tel…) arrivé en tête intégrer différents candidats des autres listes « républicaines » qualifiées, démontrant ainsi au passage le caractère parfaitement interchangeable de tous les représentants des formations du système.

Cette nouvelle émétique tambouille électoraliste parviendra-t-elle une fois encore à sauver la peau usée des gérants de la décadence française et à entraver l’expression populaire de ceux qui croient, à tort ou à raison, au sursaut national grâce au parti de Marine Le Pen ? Réponse dans quelques jours désormais…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 11 juin 2021

Football – Croates et Hongrois ne plient pas genou

genou à terre football

Le football professionnel moderne, entre mercenariat de ses joueurs, scandales financiers et frasques de ses « stars », n’offre plus guère d’occasions de s’enthousiasmer, ou même de simplement se réjouir. C’est pourquoi, dans ce morne paysage où affairisme et démagogie publicitaire s’entremêlent, il convient de souligner la dignité du comportement des équipes nationales croate et hongroise qui ont refusé de se soumettre aux injonctions masochistes du politiquement correct.

En effet, le responsable des relations avec les médias de la sélection croate, Tomislav Pacak, a confirmé aux journalistes que l’équipe nationale n’avait pas l’intention de mettre un genou à terre avant les matchs de l’Euro comme c’est devenu la grotesque habitude dans les stades depuis le décès de George Floyd et l’explosion du mouvement Black Lives Matter. Lors d’une conférence de presse, Pacak a expliqué que ce « rituel » censément antiraciste ne faisait pas partie des protocoles de l’UEFA et que l’instance dirigeante du football européen tout comme les joueurs et l’encadrement de l’équipe croate étaient opposés à l’introduction de la politique dans le sport.

De son côté, l’équipe de Hongrie est elle aussi restée debout face à des joueurs irlandais un genou à terre sur la pelouse du Stade Ferenc-Szusza de Budapest, à l’occasion d’un match amical de préparation à l’Euro 2020 (reporté à 2021 du fait de la crise du Covid-19). Des Irlandais qu’on a connus plus fiers et courageux en d’autres temps et qui ont d’ailleurs été copieusement hués par le public magyar.

On peut également noter que, quelques jours auparavant, lors des matchs opposant l’Angleterre à l’Autriche puis à la Roumanie, une partie du public britannique a également sifflé le fait que les Three Lions mettent le genou à terre. Face à cette bronca, signe qu’une partie de la population anglaise commence à en avoir sérieusement soupé de la contrition et de l’ethnomasochisme, le sélectionneur anglais Gareth Southgate a déclaré dans les colonnes du journal The Guardian : « Je crois que nous sommes dans un cas de figure où certains pensent qu’il s’agit d’une prise de position politique, à laquelle ils n’adhèrent pas. Mais les joueurs ne le font pas pour ce motif-là. » Pour quel motif alors le font-ils ? Ça, le technicien britannique ne l’a pas expliqué…

Même si la réaction du public anglais laisse entrevoir un espoir de révolte face aux diktats de l’antiracisme coercitif, on peut néanmoins une nouvelle fois noter une profonde césure entre l’Europe de l’Ouest, engluée dans le conformisme bien-pensant et la reptation face aux officines communautaristes, et l’Europe de l’Est où la dignité et la fierté nationale prévalent encore.

Pour combien de temps ? On peut en effet légitimement se poser la question au regard de l’acharnement de l’Union européenne et des lobbys mondialistes (du type Open Society de George Soros) à casser les résistances morales et identitaires des récalcitrants, notamment à grands coups de chantage aux subventions et de propagande LGBT (QI+++)…

En attendant, c’est au moins un peu de vent frais qui nous vient de là-bas…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 juin 2021

Macron – Giflé par le réel

Macron Gifle

Drame et émoi national ! Lors d’un déplacement dans la Drôme, le président de la République a été souffleté par un individu immédiatement maîtrisé par le service de sécurité. Si cet incident est évidemment regrettable et condamnable, il a donné lieu à un véritable raz de marée de réactions plus outrées et délirantes les unes que les autres, démontrant une fois de plus l’écart abyssal existant entre la vie quotidienne des Français et celle, totalement hors sol, des prétendues « élites » hexagonales.

En effet, dans un pays où chaque jour des anonymes innocents tombent sous les coups de la racaille, où les attaques terroristes se multiplient, où l’on peut être lynché et massacré pour une cigarette refusée ou un regard mal interprété, où des jeunes mineurs s’entretuent à coups de barre de fer et où des policiers se font attaquer à chaque intervention quand ils ne se font pas tirer dessus, cette simple gifle assénée à une personnalité sensément « intouchable » semble avoir soudain fait prendre conscience aux médias comme aux politiques de la réalité concrète de la « violence », même très relative en l’occurrence. Tout à coup, la dite violence, l’ensauvagement de la société, ne sont plus des « fantasmes d’extrême-droite », les fruits d’un vague « sentiment sécurité » exprimé par un populo toujours en train de se plaindre et de de râler mais quelque chose de bien tangible qui peut atteindre même les plus privilégiés, même les plus haut placés, même les plus protégés ! Horreur et damnation ! Stupeur et tremblements ! D’où l’incroyable branle-le-bas de combat qui a suivi l’incident et l’invraisemblable surenchère de commentaires scandalisés et de condamnations sentencieuses qui ont, pour nombre d’entre elles, largement dépassé le stade du ridicule. A titre d’exemple, on pourra citer l’ineffable BHL qui n’a pas hésité à évoquer, en vrac, l’attentat du Petit Clamart et les chemises noires mussoliniennes, tandis que Jean-Luc Mélenchon –qui semble décidé à s’enfoncer chaque jour davantage dans le marécage du grotesque – affirmait que cet acte était la réalisation de ses prédictions et la démonstration du passage à l’acte des « violents ».

Pour tous ces doctes messieurs donc, quand des migrants frappent au couteau des passants au hasard dans la rue, c’est un regrettable fait divers ; quand un policier est tué à bout portant par un dealer, c’est le risque professionnel et quand une gamine est violée en groupe dans une cave, c’est le cri de détresse affective et sociale d’une population en difficulté d’intégration. Par contre, une petite gifle donnée au Président (ou à tout autre représentant des « élites »), c’est un atroce et abominable attentat, révélateur de l’insupportable violence de notre société ! C’est même carrément l’ombre du « fâââscisme » qui s’étend sur notre pays et contre laquelle il faut se mobiliser avec la plus grande vigueur et de toute urgence !

Force est ainsi de constater que, face à la violence comme face à beaucoup d’autres phénomènes, l’égalité proclamée à tout bout de champ par le discours républicain n’est qu’une pure fiction qui ne trompe désormais que les plus naïfs.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 9 juin 2021

Affaire Méric : un insupportable « deux poids deux mesures », par Francis Bergeron

Affaire Meric

Vendredi, deux jeunes gens, Esteban Morillo et Samuel Dufour ont été condamnés en appel à respectivement sept ans et cinq ans de prison, à la suite du décès du militant d’extrême gauche Clément Méric, en 2013. Ce dernier avait trouvé la mort en chutant lourdement sur le trottoir, lors d’une bagarre à laquelle il n’était pas étranger.

Ceux qui ont lu le hors-série de Présent de novembre 2018 savent tout de ce dossier. Son titre est très clair. Après le jugement de vendredi nous n’avons pas un mot à retrancher : « Se défendre était leur droit. Les défendre est notre devoir ».

Les skinheads (« crânes rasés », une ancienne appellation faisant référence à des bandes de jeunes ouvriers et fils d’ouvriers britanniques des années 1960 et 1970) est un terme particulièrement impropre pour qualifier les deux jeunes hommes qui viennent d’être condamnés à sept ans et cinq ans de prison pour la mort accidentelle du dénommé Méric. Esteban et Samuel n’avaient pas les cheveux rasés, et ne formaient pas une bande à proprement parler. C’étaient des militants politiques, certes extrémistes, comme on l’est parfois à 18 ou 20 ans. Comme l’était Méric, dans l’autre camp. On a donc rejugé vendredi une rixe mortelle, qui s’est produite il y a huit ans, entre garçons de 18 à 20 ans, devant un magasin de vêtements prisés par les deux camps.

En première instance, Esteban, qui avait 20 ans au moment des faits, avait été condamné à l’invraisemblable peine de onze ans de prison. Onze ans de prison pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Dufour, 19 ans au moment des faits, a vu sa peine réduite à cinq ans au lieu des sept ans de 2018.

Il paraît qu’on ne peut pas commenter une décision de justice. Cette formule n’est sans doute pas de Zola. Avec beaucoup de précautions oratoires, les avocats de Morillo et Dufour ont dit très exactement – pour qui sait lire entre les lignes – ce qu’il faut penser de cette condamnation, certes allégée en appel, mais, néanmoins, extraordinairement lourde : « […] une décision très amère […] difficile à comprendre sur le plan de la vérité », a dit l’avocat de Morillo. « Les passions politiques d’en face, la pression médiatique et surtout la pression idéologique de ceux qui s’étaient attaqués à eux ont été trop fortes. » Pour l’avocat de Dufour, « c’est une affaire dans laquelle nos clients se sont défendus d’une agression extérieure, mais il était sans doute trop difficile pour la cour et les jurés de dire la vérité dans ce procès tellement symbolique ».

Pas mort « pour ses idées »

Oui, il y a eu rixe entre jeunes extrémistes. Oui, l’un d’eux a trouvé la mort, le plus frêle des protagonistes, le plus jeune aussi (18 ans). Il n’est pas mort « pour ses idées », contrairement à ce que répètent à satiété, depuis 2013, des médias qui n’en peuvent plus de jeter l’opprobre sur « de vrais méchants fascistes », eux qui en voient partout, mais ne parviennent jamais à leur attribuer le moindre crime. Il n’y avait pas d’idées dans cette bagarre, devant un magasin de vêtements. N’imaginons même pas la situation inverse, la mort d’un jeune agresseur d’« extrême droite » et le verdict des mêmes juges…

C’est bien pour cela qu’il faut changer de paradigme, créer un choc dans le pays, qui porte un coup à ce que les avocats de Morillo et Dufour ont appelé pudiquement « la pression médiatique », « la pression idéologique ». Un choc électoral le 27 juin, par exemple.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 8 juin 2021

« Migrants » contre police – Bataille rangée à Calais

migrants calais police

Calais, ville martyre. La situation de la sous-préfecture du Pas-de-Calais, goulot d’étranglement de l’immigration clandestine rêvant d’Angleterre, est toujours aussi explosive. Pour preuve, les très graves incidents qui ont émaillé la semaine dernière et abouti à une véritable bataille rangée entre migrants clandestins et forces de l’ordre.

Tout a commencé par les habituelles bagarres entre « migrants », le « vivre-ensemble » entre communautés « exilées » (volontaires) ne fonctionnant pas plus que dans le reste de la société. Ainsi, dans la nuit de mardi à mercredi, l’une de ces rixes a pris de l’ampleur et quatre migrants ont été blessés. Les forces de l’ordre sont alors intervenues et, comme il est de coutume dans ce genre de circonstances, les adversaires se sont alors réconciliés pour se liguer contre elles. Les policiers ont alors dû faire face à un nombre croissant de migrants particulièrement vindicatifs, armés de bâtons, de pierres et de barres et fer. Les faits se sont déroulés aux abords de la rocade portuaire, dans la zone des Dunes et près du port.

Les affrontements, particulièrement violents, ont éclaté vers 3 h 30 et ont duré presque toute la nuit. Visés par une pluie de projectiles divers (dont notamment des conserves alimentaires distribuées par de généreuses associations…), les CRS ont tenté de disperser les émeutiers à coups de gaz lacrymogènes mais ils se sont bientôt retrouvés confrontés à plus de 300 migrants venus en découdre, certains munis de clubs de golf voire de haches, selon certains témoins. Plusieurs véhicules ont été incendiés. Des centaines de grenades lacrymogènes auraient été tirées pour tenter de rétablir la situation qui ne sera véritablement sous contrôle que dans la matinée.

Bilan de cette nuit de guérilla : 30 CRS blessés, sept hospitalisés, dont l’un assez gravement touché, et une seule interpellation, celle d’un ressortissant érythréen de 22 ans qui a été placé en garde à vue !

De quoi susciter l’ire des syndicats de police qui dénoncent une fois de plus le pourrissement de la situation, l’absence de solution politique et la multiplication des agressions, de plus en plus violentes, dont ils sont l’objet de la part des migrants clandestins. « Le problème migratoire évolue avec les beaux jours et on fait face à des migrants violents, qui n’hésitent plus à venir armés pour blesser les collègues gravement », a notamment déclaré Manuel Vanoeteghem, adjoint au délégué régional d’Alliance Police nationale CRS.

Les perspectives sont, hélas, bien sombres pour la ville du Nord et les forces de police chargées d’y maintenir un semblant d’ordre car le pouvoir macronien ne semble pas envisager de mettre en place les seules mesures susceptibles de ramener la paix et la tranquillité à Calais : l’expulsion de tous les clandestins, accompagnée d’une fermeture complète des frontières à tout nouveau flux migratoire. Tant que ces mesures de bon sens ne seront pas appliquées, le chaos perdurera.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 7 juin 2021

Le Danemark, avant-poste du refus des migrations massives ?, par Paul Vermeulen

Danemark immigration

L’époque où la Scandinavie, en particulier la Suède et le Danemark, appliquant le credo social-démocrate du « vivre ensemble » et des « bienfaits » du multiculturalisme, ouvrait ses portes en grand aux migrants, qualifiés de « réfugiés », serait-elle révolue ? Depuis trois ans, le Danemark a mis un tour de vis à sa politique migratoire. Ce pays l’accentue même, soucieux de survie identitaire et de lutte contre la criminalité et la délinquance. Les Danois regardent la réalité en face : les migrations massives sont la source du développement de la violence.

Le Parlement du Danemark a donc adopté jeudi 3 juin 2021 une loi qui l’autorise à transférer ses demandeurs d’asile en dehors de l’Union européenne dès qu’ils arrivent sur le territoire danois. Cela choque les médias publics français, RFI par exemple, qui annonçait cette décision ainsi : « Délocaliser les demandes d’asile, ce dont rêvent toutes les extrêmes droites européennes, le gouvernement de la sociale-démocrate Mette Frederiksen l’a fait. »

Que dit la loi ?

Que prévoit la loi ? Tout candidat à l’asile arrivant au Danemark sera aussitôt mis dans un avion en direction du Rwanda, de l’Erythrée ou d’autres pays ayant accepté de traiter sa demande d’asile. Le Danemark paiera les frais. L’idée n’est pas neuve et, contrairement à ce que paraît penser RFI, elle a été envisagée ailleurs. Macron avait évoqué cette possibilité durant sa campagne présidentielle. Reste que le Danemark est le premier pays de l’UE à mettre en œuvre un embryon de remigration. Une bonne nouvelle pour les populations européennes, en particulier pour les jeunes femmes, plus souvent victimes qu’à leur tour de l’hystérie migratoire. Si la demande d’asile est prise en compte, le migrant peut éventuellement entrer au Danemark, sans certitude. Si la demande est rejetée, ce sera au pays coopérant avec le Danemark de renvoyer le migrant chez lui. Un premier pas en avant vers « l’Afrique aux Africains », ce qui fut d’ailleurs longtemps la revendication des Africains eux-mêmes, une revendication à laquelle il paraît sage d’accéder. Un pas en avant sans doute symbolique, le Danemark ayant eu seulement 1 500 demandes d’asile en 2020, mais une loi qui ouvre peut-être enfin la boîte de Pandore dans le bon sens.

Les danois sont ainsi les premiers Européens à réagir face à l’immigration massive. Le Danemark, et en particulier Copenhague, connaît une flambée des violences imputables à des immigrés depuis bientôt dix ans, avec une recrudescence depuis cinq ans. Il n’est pas rare de voir débouler des musulmans et/ou Africains sur des vespas et tirer sur tout ce qui bouge. Au cœur de Copenhague. Le fruit de guerres entre bandes ethniques. Certains quartiers sont à 90 % étrangers.

C’est ce qui avait déjà conduit le Danemark, en 2018, à baisser les allocations pour les migrants, à doubler les peines de prison, à extraire les criminels des cités et à rendre obligatoire la crèche pour les enfants de migrants. Des mesures de bon sens, des mesures de survie identitaire. Prises par un gouvernement social-démocrate. Reste à mener une grande politique européenne de remigration : le grand remplacement n’est pas une fatalité.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 4 juin 2021

Coups d’état – Médias, police, procureur… Offensive générale contre L’Alvarium

L’Alvarium

Il ne fait pas bon être militant patriote et identitaire en ce moment à Angers. En effet, depuis quelques semaines, l’association L’Alvarium, qui œuvre à la défense de l’identité, du patrimoine, et à la promotion de la justice sociale, est l’objet d’une violente campagne de dénigrement et de diffamation de la part de la presse locale, relayée par certains élus. Une campagne qui a abouti, hier, à une invraisemblable opération de police visant un certain nombre de militants, leurs domiciles ainsi que les locaux du mouvement.

Tout a commencé par une altercation aux abords du local identitaire, les militants présents sur place ayant repoussé virilement une poignée d’antifas venus tenter une fois encore de dégrader les lieux en y apposant des autocollants. Les courageux gauchistes – soudainement beaucoup moins « anti-flics » que dans leurs slogans et discours – ayant couru porter plainte au commissariat, la presse du système s’est empressée de relayer l’affaire, en la grossissant autant qu’il était possible afin de pouvoir agiter l’étendard mité de la « menace fasciste ». Confronté à la vindicte des journalistes, de certains élus et de vieux professionnels de diverses officines subventionnées, Jean-Eudes Gannat, le porte-parole de l’association, a fait front et revendiqué le droit à l’autodéfense face aux provocations et aux tentatives d’intimidation, toujours impunies, des idiots utiles du système.

Les choses auraient pu (auraient dû) en rester là. Mais c’était sans compter sur l’acharnement du système à détruire toute dynamique de résistance, même locale.

Ainsi, hier matin à 6 heures, les forces de l’ordre ont fait irruption dans les locaux de L’Alvarium pour une perquisition. Plusieurs adhérents ont également été visités par les forces de l’ordre et certains placés en garde à vue. Finalement, ce sont plus de trente policiers et gendarmes qui ont été mobilisés pour cette opération dont le caractère urgent et prioritaire n’échappera à personne dans le contexte de violence endémique et de menace terroriste que connaît la France actuellement. Le procureur a même évoqué des écoutes téléphoniques qui auraient été mises en place depuis des mois… Décidément l’argent du contribuable est une fois encore bien employé.

Les moyens mis en œuvre paraissent d’autant plus disproportionnés que les faits reprochés aux jeunes militants sont dérisoires, puisqu’il ne s’agirait apparemment même pas de la bagarre évoquée plus haut mais d’une improbable histoire de drapeaux volés devant une gendarmerie… Un vol que réfute avec fermeté l’organisation dans un communiqué où elle dénonce « une opération politique menée de concert avec les services de renseignement [qui] n’a d’autres buts que de nous discréditer, nous ficher et faire pression sur nous ». En effet, cette opération (qui n’est pas sans rappeler la scandaleuse « affaire de Châteauroux » longuement évoquée par Francis Bergeron dans ces colonnes) pourrait fort bien avoir pour but la constitution d’un dossier en vue d’obtenir une dissolution comme celle qui a récemment frappé Génération identitaire. Pour les tenants et garde-chiourme du système, il semble vraiment insupportable et intolérable de voir des jeunes s’engager pour leur terre et leur patrie, porter assistance aux démunis autochtones et mettre en valeur leur patrimoine ancestral. Ils veulent les décourager et les châtier. A nous de les défendre.

Pour soutenir L’Alvarium : https://serviam-alvarium.fr/

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 3 juin 2021

Au revoir « l’état d’urgence », bienvenue au « pass sanitaire » !

pass sanitaire

La loi encadrant la sortie de l’état d’urgence sanitaire a été promulguée au Journal officiel. Cela pourrait sembler être une bonne nouvelle, cela ne l’est, hélas, que très partiellement, le texte laissant craindre le passage d’une situation d’exception temporaire à un état permanent de contrôle « sanitaire » et de limitation des libertés individuelles.

Le texte voté comporte 18 articles qui donnent un cadre légal aux mesures de déconfinement annoncées par le gouvernement, sans pour autant, bien sûr, « baisser la garde face à l’hypothèse d’une reprise épidémique ». L’état d’urgence prendra donc fin le 30 septembre et non fin octobre comme l’avait souhaité initialement l’exécutif.

Cette promulgation s’inscrit dans un contexte de décrue des contaminations au Covid-19 et d’élargissement et d’accélération de la vaccination (le vaccin pour tous, c’est maintenant !), la perspective des vacances et autres voyages d’été semblant prendre le pas sur les inquiétudes quant à l’efficacité et l’innocuité de celle-ci.

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en France est aujourd’hui passé sous la barre des 18 000, et 3 200 personnes sont actuellement en soins critiques, selon les données de Santé publique France. Parallèlement, 24,5 millions de personnes ont reçu une dose de vaccin (soit 36,7 % de la population totale et 46,8 % de la population majeure) et 10,3 millions de personnes ont reçu deux doses, selon le ministère de la Santé.

En attendant la fin de l’état d’urgence, cette nouvelle (énième) loi fixe donc les dispositions qui peuvent être prises par le gouvernement pendant cette période en cas de nouvelle « vague » pandémique : réglementation de la circulation des personnes ou des véhicules, ouverture ou fermeture de certains lieux au public, couvre-feux… Elle entérine également la mise en place, épineuse et controversée, du « pass sanitaire » qui devrait – du moins dans un premier temps – être limité aux grands rassemblements de plus de 1 000 personnes et aux lieux ne « permettant pas le respect des gestes barrières ». Il rentrera en vigueur le 6 juin.

Pour le citoyen, rien de très nouveau, le port du masque continuant à être la règle, le couvre-feu restant possible et prévu pendant les trente prochains jours à compter du 1er juin, et des reconfinements locaux pouvant être décidés.

Les députés de gauche (Gauche démocrate et républicaine, France insoumise, PS) ont décidé de saisir le Conseil constitutionnel, jugeant que ce « pass donne des pouvoirs très importants au gouvernement sur des bases beaucoup trop vagues et imprécises ». Quant aux députés de la droite nationale, on ne les a guère entendus sur le sujet… On peut le regretter.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 2 juin 2021

Bracelet électronique : breloque pénale – Entrave ou incitation ?

Bracelet électronique

Le bracelet électronique, Il est beaucoup question de bracelets électroniques, ces derniers temps. Ils semblent être un ingrédient de l’actualité. Passons en revue quelques faits.

– Terry Dupin, blessé et arrêté par le GIGN ce lundi 31 mai après une cavale de 36 heures en Dordogne, était recherché à la suite de violences conjugales et de tirs sur les gendarmes. Ce récidiviste sortait de prison, portait un bracelet électronique avec l’interdiction de s’approcher du domicile de son ancienne concubine.
– Une femme de 33 ans est décédée à Douai dans la nuit de dimanche 30 à lundi 31 mai, manifestement sous des coups. Son concubin a été placé en garde à vue. Selon le procureur de Douai, il « bénéficiait d’une mesure d’aménagement de peine, détention à domicile sous surveillance électronique, pour l’exécution d’une peine de 10 mois d’emprisonnement pour vol aggravé et dégradations graves du bien d’autrui…»
– Avec neuf mentions au casier judiciaire, le réfugié politique kossovar qui a tué sa compagne à Hayange le 24 mai purgeait depuis le 20 novembre 2020 une peine d’un an d’emprisonnement pour des délits routiers, aménagée en peine à domicile avec bracelet électronique.
– A Alençon, le 25 avril, un homme d’une trentaine d’années tentait de poignarder son ex-conjointe. Il portait un bracelet électronique pour des faits de violence et de conduite sous stupéfiants.

A ces situations graves, il faut ajouter les cas où le port d’un bracelet électronique n’empêche aucunement la poursuite du business.

– A Plappeville (Moselle), un jeune homme vivant chez ses parents, purgeant une peine aménagée sous bracelet électronique, vendait du cannabis depuis… son balcon. Il a été arrêté ce week-end.
– Même chose à Angers le 3 mai où un jeune homme sous bracelet électronique pour vente de stupéfiants continuait de… vendre des stupéfiants.
– A Villeurbanne le 26 mai, un homme a été arrêté après un cambriolage. Il portait un bracelet électronique après des condamnations pour… vols.
– Le 19 mars à Grenoble, un homme de 35 ans a été arrêté pour huit agressions sur des personnes âgées en vue de leur voler leur sac à main. Condamné pour des faits semblables en 2014 et 2019, il avait été remis en liberté en novembre avec port de bracelet électronique.

Cette liste de divers crimes et délits ne prétend pas être exhaustive. Telle quelle, elle suffit à s’interroger sur l’utilité du bracelet électronique. Il était censé et résoudre le problème de la surpopulation carcérale et aider à la réinsertion. Or la surpopulation carcérale ne s’en trouve pas amoindrie puisque voilà des gens qui, loin de se réinsérer, sombrent dans la récidive, ou la réitèrent, ou passent au stade criminel supérieur. Quant aux femmes, on a bien compris que le bracelet électronique ne les protège en rien dans les cas des violences conjugales, n’en déplaise aux procureurs qui, dans plusieurs affaires récentes de « féminicides », ont assuré que la justice avait fait son travail convenablement. Il est vrai qu’elle l’a fait convenablement de son point de vue à elle. Tant qu’on ne sera pas sorti de la vision idéologique selon laquelle c’est à la société de payer sa dette envers le criminel, tant qu’on n’aura pas pris la décision d’expulser les délinquants et criminels étrangers pour désengorger les prisons, double peine et peine capitale seront réservées aux victimes.

Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 1er juin 2021

Terroriste fou, justice schizophrène – Quand les « déséquilibrés » se « radicalisent »

déséquilibrés

Qui est Ndiaga Dieye, l’homme qui a tenté d’assassiner au couteau une policière dans la banlieue de Nantes vendredi ? Comme son nom l’indique et comme s’est empressé de le déclarer Gérald Darmanin – toujours soucieux d’éviter un quelconque « amalgame » entre explosion de la criminalité et immigration –, il s’agit d’un « Français, né en France ». Un « Français comme les autres » donc, au profil néanmoins particulièrement « chargé ».

Ndiaga Dieye est en effet un multirécidiviste, condamné pas moins de 19 fois pour des faits tels que « séquestration » ou « vol avec violences ». Il a ainsi passé presque la moitié de sa vie en prison, où il a été diagnostiqué schizophrène et s’est par ailleurs « radicalisé ». Depuis sa dernière libération en mars dernier, cet homme de 39 ans avait retrouvé un emploi et un logement, grâce à une association d’insertion de La Chapelle-sur-Erdre. Encore un bel exemple de charité utile et bien ordonnée.

L’individu, décrit – comme toujours – par son voisinage comme étant « très calme et très discret », a donc cette fois tenté de tuer à coups de couteau une policière municipale avant de s’enfuir avec l’arme de service de celle-ci. Après avoir séquestré une jeune femme pendant plus de deux heures durant sa fuite, il a ensuite ouvert le feu sur les gendarmes, blessant deux d’entre eux avant d’être abattu.

En 2016, Ndiaga Dieye avait été signalé pour sa pratique rigoriste de l’islam et inscrit au Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Un signalement dont une fois de plus on peut légitimement douter de l’utilité et de l’efficacité.

D’ordinaire, les médias du système nous présentent les auteurs de ce genre de faits criminels, devenus tragiquement banals, comme des « déséquilibrés » dont les agissements n’ont rien à voir avec l’islam ou l’islamisme. Cette fois, c’est la double peine, on nous parle d’un individu à la fois « déséquilibré » et « radicalisé », ce qui n’empêche évidemment pas certains de chercher à trouver des excuses au criminel au nom de sa supposée « maladie mentale » qui devrait pourtant être, en matière de dangerosité pour son environnement et pour la société, une circonstance aggravante.

Parmi les nombreux commentaires qui ont accompagné le drame, Jean-Luc Mélenchon s’est une fois encore particulièrement distingué dans l’abjection et la négation du réel. Sans avoir un seul mot pour la policière agressée, le président de La France insoumise n’a pas hésité à présenter Ndiaga Dieye comme une « victime » des défaillances du système psychiatrique français en s’indignant sur Twitter en ces termes : « Comment un malade atteint de schizophrénie a-t-il pu être abandonné sans accompagnement médical ? 31 000 lits de psychiatrie de moins en 30 ans : voilà le résultat. » La vraie question serait pourtant plutôt de savoir comment un homme politique peut déblatérer de telles odieuses inepties sans être totalement et définitivement discrédité.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 31 mai 2021

L’homme blanc en camp de rééducation

Lockheed Martin homme blanc

Il faut chaque jour se pincer un peu plus fort pour parvenir à croire à la réalité du spectacle absurde et délirant que nous offre l’actualité. Aujourd’hui, on apprend grâce au site d’information Fdesouche que Lockheed Martin, le leader mondial de l’industrie militaire, a organisé un véritable stage de « rééducation de l’homme blanc » pour ses principaux cadres.

Lockheed Martin, né en 1995 par la fusion de deux groupes aéronautiques (Lockheed et Martin), est le leader mondial dans les domaines de la défense et de la sécurité. C’est une société qui pèse plusieurs dizaines de milliards de dollars et est notamment connue pour ses avions de combat, le F-16, le F-22 et le F-35.

Confronté à des enjeux stratégiques cruciaux et à une concurrence internationale féroce, ce géant de l’industrie a pourtant pour priorité le reformatage idéologique de ses cadres blancs afin qu’ils intègrent encore un peu plus et un peu mieux les nouveaux dogmes de la « cancel culture » et du totalitarisme idéologique « Black Lives Matter ».

Ainsi, Lockheed Martin a récemment envoyé un certain nombre de ses cadres dirigeants et stratégiques effectuer un « stage » de trois jours afin de déconstruire leur « culture d’hommes blancs » et d’expier leur fameux « privilège blanc ». Parmi les participants figuraient notamment un ancien général trois étoiles et le vice-président de la production pour le programme de chasseurs F-35 (d’un budget de 1,7 milliard de dollars).

Cet important et même fondamental « séminaire » a été confié au cabinet de conseil « White Men As Full Diversity Partners » (déjà tout un poème…), dont l’objectif annoncé est de permettre aux hommes blancs de se « réveiller ensemble » (Awaken Together) : comprendre « prendre conscience de leur abominable condition de privilégiés et d’exploiteurs et demander pardon pour celle-ci ».

Au programme de ce stage de rééducation : récitation de 50 (rien de moins…) « privilèges blancs », puis autant de « privilèges masculins » et enfin de « privilèges hétérosexuels », réflexion sur les difficultés des employés « issus des minorités », remise en cause des stéréotypes de la « culture blanche », etc.

Si après trois jours de ce bourrage de crâne les infâmes cadres blancs n’ont pas compris qu’ils devaient leur poste à un non moins infâme racisme systémique et qu’il convenait de s’en excuser auprès de toutes les minorités par un exercice quotidien de génuflexion et de reptation, c’est à désespérer de la nature humaine ! Après l’antiracisme, le racisme inversé… Après « Touche pas à mon pote !», « Prosterne-toi devant mon pote ! »… Mais où s’arrêtera donc cette folie ethno-masochiste ?

Si, comme le dit Julien Freund, « une civilisation ne subsiste que par la foi qu’elle a en elle-même », les Etats-Unis, et plus généralement tout l’Occident (ou du moins ce qu’il en reste), semblent bien mal embarqués.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 28 mai 2021

Régionales : J – 25 – Des sondages prometteurs, une panique réjouissante, par Francis Bergeron

Régionales 2021

Alors que le front républicain s’organise péniblement face à un RN qui multiplie les ralliements, les Républicains font face à un dilemme : choisir l’un des deux camps ou couler avec le navire.

Ce mardi, le monde politique bruissait de la polémique politico-judiciaire opposant Gérald Darmanin à la chef de file PS pour l’Ile-de-France Audrey Pulvar. Après la manifestation des policiers, la journaliste avait tenu des propos très hostiles à cette démonstration de force, et Darmanin était monté au créneau en évoquant un dépôt de plainte contre madame Pulvar. Le quotidien Aujourd’hui en France du 25 mai, en relatant cette passe d’armes, parle d’une chance inespérée pour la tête de liste socialiste aux régionales : « Darmanin a offert sur un plateau aux socialistes l’occasion de soutenir unanimement leur candidate. » Pour Aujourd’hui en France, la polémique est bénéfique à la liste PS au point que le quotidien suggère même à madame Pulvar d’« envoyer un bouquet de fleurs à Darmanin » ! La dirigeante régionale du PS aurait acquis, grâce à cet incident, le statut de victime et réunifié le PS derrière elle. Admettons, mais la prise de position de la journaliste contre la manifestation était d’autant plus absurde que le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, et le maire de Paris, qui est PS, elle aussi, avaient soutenu cette manifestation, comme à peu près toute la classe politique, à l’exception de l’extrême gauche et d’une partie des écologistes.

A la vérité les gesticulations faussement conflictuelles de Darmanin et de Pulvar ressemblaient à un combat de nains. Créditée de 10 % des voix seulement, et ayant multiplié les bourdes, on comprend bien que la journaliste ait tenté cette radicalisation de dernière minute, espérant sans doute grappiller des voix du côté des mélenchonistes et des « cités » où la police est interdite (mais où on ne vote guère).

Quant à Darmanin, il ne visait pas réellement la tête de liste PS (il a d’ailleurs renoncé à sa plainte), il visait l’électorat de LR, voire de Bardella. La macronie lui a d’ailleurs fixé cette mission : montrer aux électeurs modérés, qui seraient tentés par un vote droitier, que l’actuelle majorité comporte aussi une aile droite.

Dans les derniers sondages, la liste PS en Ile-de-France est toujours figée à 10 %, à égalité avec les Insoumis, mais largement devancée par la liste de Valérie Pécresse, par celle de Jordan Bardella, et même par celles des macroniens et des écologistes.

Darmanin a choisi pour sa part de batailler électoralement dans les Hauts-de-France, en compagnie d’une kyrielle de ministres, dont Dupont-Moretti et Agnès Pannier-Runacher ; mais rien ne permet de penser que sa sortie anti-Pulvar en forme de clin d’œil aux électeurs de droite permette de faire décoller la liste LREM des 10 % dont elle est créditée, elle aussi. D’autant que cette liste vient de prendre du gîte depuis qu’on a appris que le chef de cabinet de Pannier-Runacher n’était autre que son conjoint ! Cette information serait restée secrète si Macron n’avait pas demandé à ses ministres de monter massivement sur le front des Hauts-de-France. Pourtant ne ressort-on pas actuellement du placard, contre le RN, de vieilles affaires de même nature ?

Une possibilité de victoire dans le Centre-Val-de-Loire

Puisque l’on parle de sondage, notons que les derniers chiffres annoncent un score de premier tour à 39 % pour Thierry Mariani, en PACA, et une victoire possible au second tour, d’autant que l’écart de voix avec son rival semble s’accroître, malgré ou grâce aux manœuvres macroniennes.

Dans le Centre-Val de Loire, dans le Grand Est, dans les Hauts-de-France, les sondages donnent des chiffres flatteurs pour le RN, et même une possibilité de victoire, au second tour, pour la liste d’Aleksandar Nikolic, ce qui n’était pas vraiment prévu.

A la vérité, dans chacune des régions, le score réel du premier tour est susceptible de rebattre les cartes. Que le résultat soit supérieur ou inférieur de quelques points seulement aux prévisions, et le scénario serait à revoir. Car ces écarts détermineront la position que prendra chaque liste, au second tour : maintien, fusion, retrait sans consignes, ou encore front républicain, comme il y a six ans. C’est pourquoi le résultat du premier tour, sorti des urnes le 20 juin, sera déterminant pour la suite.

Notons que dans plusieurs régions, des petites listes sont également en compétition, qui pourraient, marginalement, affaiblir l’une ou l’autre des grandes listes, au risque de bouleverser les ordres d’arrivée et de ce fait, peser sur le second tour. Ainsi dans la région Bretagne, treize listes seront en compétition, dont une liste du Parti breton, créditée de 5 % des voix. En Ile-de-France, onze listes ont été déposées, dont une liste du parti antispéciste, et la liste d’un candidat anti-masques et d’esprit Gilets jaunes, Lionel Brot. Dans la plupart des régions on trouvera également une liste Debout la France. Enfin les islamistes devraient pouvoir également voter pour des candidats à leur convenance, par exemple en Ile-de-France, avec l’Union des musulmans français, et en Bretagne avec une liste « tous unis contre l’islamophobie », qui n’est que le faux-nez de candidats islamistes. Huit listes de cette nature ont été déposées. Voilà qui risque de ne pas arranger les affaires des candidats de LFI, qui espéraient cartonner dans les « quartiers ».

Il n’y a aucune région où la majorité peut se sentir en zone de confort

A ce stade de la campagne, à 25 jours du premier tour, peut-on aller plus loin dans l’analyse ? Peut-on avancer des pronostics ? C’est un exercice périlleux. On peut tout au plus identifier des dynamiques.

Il y a d’abord des dynamiques autour de personnalités : Xavier Bertrand, Thierry Mariani, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, bénéficient incontestablement d’un climat porteur.

Il y a ensuite des dynamiques de groupe. La gauche n’a pas réussi à la créer, en l’absence de programme commun, en l’absence de pacte électoral, en l’absence d’une personnalité forte, capable de fédérer les velléités militantes. Un autre grand perdant devrait être la majorité. Il n’y a, à l’heure actuelle, aucune région où la majorité se sente en zone de grand confort. D’où les opérations, gérées depuis l’Elysée, pour brouiller les cartes, comme en PACA et dans les Hauts-de-France, afin de masquer une déroute annoncée.

Le ralliement de personnalités à une liste ou à un parti constitue-t-il un indice de dynamique électorale ? Si tel est le cas, alors la dynamique est incontestablement du côté du Rassemblement National.

Un journaliste à la dent spécialement dure à l’égard du RN et de Marine Le Pen, pointait cette semaine la liste des « ralliés » : Frédéric Bord, Jean-Paul Garaud, Philippe Morenvillier, Bruno North, Jean-Louis Masson, Stéphane Blanchon, Alexandra Masson, Florent de Kersauson, Cédric Delapierre, Yves Bonnet, Philippe Ballard… des ex-LR, un ex-socialiste, un journaliste de télévision connu, des syndicalistes de l’UNSA, un ancien patron du SDECE, le président du CNIP, un chef d’entreprise médiatique etc.

Ce même journaliste à la dent dure nous invite à « méditer cet adage vieux comme le monde : qui a trahi trahira encore ». N’écartons pas l’hypothèse que certains de ces ralliements aient obéi à une approche disons « opportuniste ». Mais s’il y a approche « opportuniste », c’est déjà un indice d’attraction, un indice de dynamique. Et acceptons aussi l’idée que beaucoup de ces « ralliés » –tous, peut-être – sont tout simplement des personnes qui prennent le risque (professionnel, par exemple) de révéler leurs préférences politiques, du moins cette préférence politique-là. Acceptons enfin l’idée qu’un homme politique, qu’un syndicaliste, qu’un journaliste, puisse évoluer dans ses choix, sans pour autant penser qu’il trahit, mais en estimant peut-être au contraire qu’il reste fidèle à ses convictions les plus intimes.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 26 mai 2021

Guignol à L’Élysée – Toujours plus de démagogie !

Guignol Macron

« Jupiter » est redescendu sur terre. Et au ras des pâquerettes même ! En effet, Emmanuel Macron s’est adonné ce week-end à un exercice de « séduction de la jeunesse » particulièrement grotesque qui décrédibilise et dégrade encore un peu plus – si tant est que cela soit possible – la fonction présidentielle.

Jamais en retard d’une stratégie de haut niveau, le Président Macron a en effet cru bon d’inviter à l’Elysée deux (plus si) jeunes « youtubeurs », très populaires, « MacFly et Carlito », afin de participer avec eux à un « concours d’anecdotes » diffusé dimanche 23 mai et déjà visionné près de neuf millions de fois.

Ceux qui penseraient qu’en ces temps de crises multiples – à l’heure où des policiers tombent sous les balles des voyous et où l’économie nationale retient son souffle – le premier personnage de l’Etat devrait avoir autre chose à faire, sont des tristes sires et des rabat-joie qui ne comprennent pas l’urgence de « renouer le dialogue avec la jeunesse » à travers ce genre de « happening » humoristique et « sympa ». Car apparemment, en tout cas selon l’avis des experts en communication présidentielle, la « jeunesse » ne peut comprendre que la gaudriole et le divertissement bas de gamme. C’est dire en quel degré d’estime on la tient.

Au programme de cette improbable rencontre avec les deux « humoristes », toutes baskets et bonnet rutilants sortis : blagues sur le foot, passionnantes anecdotes de vacances ou de concerts, et même quelques « écarts de langage » du Président (quelle transgression audacieuse !).

Pendant près de 40 minutes, Emmanuel Macron a donc ainsi fait face aux deux youtubeurs, chaque protagoniste devant raconter une anecdote, charge à « l’adversaire » de déterminer si celle-ci est vraie ou fausse. A l’issue de cette « joute » digne d’une cour d’école, le président de la République s’est engagé à mettre en évidence sur son bureau une photo des deux « influenceurs » (6,6 millions d’abonnés à leur chaîne youtube) lors de l’une de ses prochaines interventions télévisées. Rappelons que « MacFly et Carlito » ont bâti leur succès sur des vidéos du type « On dit des dingueries dans le micro d’une grande gare », « On fait des trucs idiots à ne pas reproduire chez soi », « On appelle des gens au hasard dans nos téléphones » ou « On dort chez un de nos abonnés… »…

Et dire que certains naïfs à droite s’étaient enthousiasmés lors de la prise de fonction d’Emmanuel Macron en parlant de « retour à la verticalité » et de « restauration » de la fonction présidentielle !

Tout au contraire, le mari de Brigitte n’est parvenu qu’à faire davantage dégringoler l’image de l’autorité républicaine suprême, l’abaissant jusqu’au plus parfait ridicule, à force de démagogie, de clientélisme, de « marketing » et de volonté assez pathétique de « faire jeune et moderne » en tentant de coller au plus près des modes les plus imbéciles et vulgaires du temps.

Bienvenue en idiocratie !

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 25 mai 2021

Le Maroc à l’assaut (migratoire) de l’Espagne

immigration ceuta espagne

Le Sultan d’Ankara fait des émules. Depuis lundi, c’est au tour du Royaume chérifien de se lancer à l’assaut d’un pays européen au moyen des masses de « migrants », comme l’avait fait la Turquie au printemps 2020. Cette fois, c’est l’Espagne qui est visée, et plus précisément Ceuta, ville espagnole (depuis l’incorporation à l’Espagne en 1580 du Portugal, auquel Ceuta appartenait après sa reconquête aux musulmans) située sur la côte de l’Afrique du Nord. Ceuta, comme Melilla, l’autre territoire espagnol (également depuis des siècles) en Afrique du Nord, est revendiquée par le Maroc, et c’est aussi dans ce contexte qu’est perçue en Espagne l’arrivée soudaine de milliers d’immigrants illégaux, pour beaucoup des Marocains, que les forces de sécurité marocaines ont soudainement décidé de laisser tenter leur chance. Parmi eux, de nombreux mineurs auxquels les policiers marocains auraient déclaré, selon les témoignages d’immigrants recueillis par la presse espagnole, que la frontière était ouverte et que personne côté marocain n’allait les empêcher d’y aller.

Entre lundi et mardi, ce sont environ 8 000 « migrants » qui ont contourné la clôture frontalière à la nage pour se rendre à Ceuta, c’est-à-dire en fait dans l’espace Schengen. Une stratégie marocaine qui rappelle aux Espagnols la Marche verte de 1975, quand des centaines de milliers de Marocains envahirent de la même manière le Sahara occidental à l’époque du roi Hassan II, père de l’actuel Commandeur des croyants Mohammed VI. Des appels de Marocains à une nouvelle Marche verte sur « la ville occupée de Ceuta » (une incongruité historique) se sont d’ailleurs multipliés sur les réseaux sociaux.

Une véritable invasion

C’est pourquoi l’on entend aujourd’hui le Premier ministre Pedro Sánchez mais aussi les chefs de l’opposition de droite Pablo Casado (PP) et Santiago Abascal (Vox) parler de la nécessité de défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de l’Espagne à Ceuta. Malgré l’attitude du Maroc, qui jusqu’à récemment collaborait avec les autorités espagnoles pour freiner le passage des « migrants », les expulsions « à chaud » continuent pour le moment de fonctionner. Sur les plus de 8 000 immigrants arrivés illégalement, la moitié environ avait déjà été expulsée vers le Maroc mercredi matin. C’est toutefois sous les sifflets et aux cris de « traître », « dégage » et « démission » que le Premier ministre Pedro Sánchez a été accueilli mardi par des groupes d’habitants à Ceuta. Car l’invasion que subit ce territoire est le fruit non seulement des déclarations pro-migrants de la gauche au pouvoir et de ses transferts d’immigrants illégaux arrivés au Canaries vers le continent (où on les laisse libres de circuler dans l’espace Schengen), mais aussi du soutien du parti d’extrême gauche Unidas Podemos, membre de la coalition gouvernementale, à l’indépendance du Sahara occidental et surtout de l’accueil en avril du leader du Front Polisario Brahim Gali. Brahim Gali est actuellement soigné dans un hôpital espagnol après une infection au COVID-19. Le 8 mai dernier, le gouvernement de Tanger avait prévenu qu’il tirerait « toutes les conséquences » de « la décision des autorités espagnoles de ne pas aviser leurs homologues marocains de la venue du chef des milices du Polisario », ce que Rabat estime être un « acte grave et contraire à l’esprit de partenariat et de bon voisinage ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 19 mai 2021