L’immigration plus forte que le Covid

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Rien n’arrêtera l’immigration. Pas le Covid du moins, comme l’indique un rapport publié cette semaine par l’Organisation internationale pour les migrations. Les Européens, étouffés par les restrictions, apprécieront.

Depuis plusieurs mois, les faits et gestes de millions d’Européens sont épiés via des passeports sanitaires, les non-vaccinés sont même privés de leur liberté, l’accès à de nombreux lieux publics – y compris les hôpitaux – leur étant purement et simplement interdit.

Pendant la majeure partie de l’année 2020, il était non seulement impossible pour le commun des mortels de se déplacer à l’étranger mais il était également interdit de sortir de chez soi plus de quelques heures. Il fallait remplir une attestation pour faire les courses alimentaires tandis que l’accès aux forêts, plages et montagnes était proscrit.

L’Autriche a récemment mis en place un confinement des non-vaccinés tandis que de nombreux Français seraient favorables à une telle mesure d’après certains sondages.

La liberté de circuler n’est plus qu’un lointain souvenir… du moins pour les Européens et une majeure partie des Occidentaux. Car cette politique restrictive et autoritaire se transforme en politique laxiste et totalement inoffensive pour tout ce qui concerne l’immigration.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), liée aux Nations unies depuis 2016, a révélé dans son rapport annuel sur les flux migratoires publié mercredi que le nombre de migrants internationaux avait augmenté en 2020 par rapport à 2019, et ce malgré la limitation des déplacements et les mesures prises par les Etats.

Plus précisément, 281 millions de personnes, soit 3,6 % de la population mondiale, auraient migré à travers le monde en 2020 contre 272 millions l’année précédente. L’on notera aussi que cela représente environ 200 millions de migrants internationaux de plus qu’en 1970.

De la Chine au Brésil, du Canada à l’Australie en passant bien sûr par l’Europe, la plupart des frontières étaient pourtant officiellement fermées, y compris celles des pays les plus prisés par les immigrés.

L’appel d’air effectué par les gouvernements et instances européennes ou par les ONG mondialisées pourrait bien expliquer le phénomène.

Pour Marie McAuliffe, qui signe ce rapport, il s’agit pourtant d’un ralentissement des migrations car elle estime que deux millions de personnes supplémentaires auraient probablement quitté leur pays sans le Covid et ses conséquences sur les liaisons internationales et sur le fonctionnement des pays d’accueil. Preuve que ces pays sont bien ceux vers lesquels se dirigent la plupart des migrants.

Les vannes de l’immigration sont grandes ouvertes et rien ne semble pour l’heure en mesure d’endiguer le phénomène, car telle n’est pas la volonté des élites.

Pendant ce temps-là, sous prétexte d’un énième variant arrivé lui aussi d’Afrique – étrange hasard ! –, les Européens pourraient bien se voir à nouveau soumis à des restrictions de déplacement, voir à un nouveau confinement.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 2 décembre 2021

Démographie – L’inquiétant avenir promis par l’Insee

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A quoi ressemblera la population française en 2070 ? C’est à cette question d’anticipation qu’a voulu répondre l’institut statistique en prolongeant les données et tendances démographiques observées dans notre pays ces dernières années. Et le résultat ne laisse pas d’être inquiétant.

En effet, d’après le travail réalisé par plus d’une quarantaine d’experts et de spécialistes, dans 50 ans la France pourrait compter 68,1 millions d’habitants, soit 700 000 de plus qu’en 2021, avec un pic atteint en 2044, où le pays comptabiliserait 69,3 millions d’habitants.

Jusque-là, rien à dire, mais c’est après que ça se gâte car, si les projections de l’Insee établissent une augmentation naturelle de la population jusqu’en 2035, la progression serait ensuite due à la seule immigration, celle-ci venant compenser un solde des naissances négatif. Cependant, à partir de 2044, ce solde migratoire ne compensera plus le solde naturel, ce qui entraînera une baisse totale de la population.

Une volonté nécessaire

Ces chiffres, présentés benoîtement et sans commentaires, sont pourtant terrifiants ; ils tendent, une fois encore, à faire accepter l’immigration et son corollaire qu’est la substitution de population comme des choses naturelles, des fatalités, voire des phénomènes souhaitables puisque venant compenser la faiblesse démographique du pays. Or ces projections sont totalement fallacieuses puisqu’elles ne sont valides que dans la perspective où « rien ne change », où la France poursuive son lent suicide consistant à ouvrir largement ses frontières tout en avortant des centaines de milliers d’enfants à naître chaque année. Il suffirait au contraire d’un politique nataliste volontariste et d’un changement de mentalités pour que l’avenir contredise ces chiffres alarmants qui nous promettent toujours plus d’immigration et « un changement profond de la structure démographique » (qu’en termes galants ces choses-là sont dites !). Il faut le dire et le répéter, il n’y a pas de fatalité, pas de « sens de l’histoire » qui échappe à la maîtrise des hommes. Il ne manque que le courage et la volonté politique.

Bien sûr, le contexte actuel ne semble pas propice à un redémarrage massif des naissances autochtones. Entre tyrannie à prétention « sanitaire », précarité économique grandissante et insécurité générale, le moral des Français est en berne et leur confiance en l’avenir en chute libre. Tous les maux de la nation sont en effet liés et ce n’est pas seulement par des incitations financières ou des campagnes publicitaires que pourra être relancée la démographie nationale. Pour obtenir un tel résultat, il est impérieux de restaurer notre cadre de vie dans son ensemble, de retrouver notre fierté nationale et civilisationnelle et de reprendre en main nos libertés individuelles et collectives. Les prochaines années seront en cela décisives. Demain nous appartient.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 30 novembre 2021

Covid-19 : Omicron, une aubaine pour Macron ?

variant covid

Aussi interminable que Les Feux de l’amour, le feuilleton Covid se poursuit encore et toujours. Au programme cette semaine : un nouveau variant menaçant ! Voilà une péripétie que nous n’avions plus connue depuis quelques mois et qui tombe à point nommé pour le gouvernement.

Le variant Omicron, à ne pas confondre avec le nom du président français, est terrible, dangereux et va faire des ravages. C’est du moins ce que l’on comprend en écoutant les responsables politiques et les journalistes depuis son apparition en Afrique du Sud le 24 novembre. Cette nouvelle forme du Covid présente un grand nombre de mutations, dont certaines seraient « préoccupantes » d’après les experts de l’OMS. Ce discours vous paraît familier ? Rien de surprenant, car le même – à peu de chose près – est ressorti à intervalles réguliers, coïncidant étrangement avec les intérêts des élites.

En effet, de nombreux variants existent d’ores et déjà mais seuls quelques-uns deviennent des vedettes de la télévision. A la fin du mois de juin et durant une majeure partie de l’été, le variant Delta a connu son heure de gloire à un moment très opportun, quand le gouvernement mettait en place le passe sanitaire. Cette fois, le variant Omicron débarque en France quelques jours seulement après qu’Olivier Véran et ses collègues ont annoncé qu’une troisième dose de vaccin serait nécessaire pour conserver ce passe sanitaire.

Le variant Omicron est par ailleurs présenté comme plus dangereux que les autres pour les enfants. Un incroyable hasard, au moment où la vaccination des plus jeunes est de plus en plus à la mode. Israël a déjà passé le cap, le Canada aussi, tout l’Occident va probablement suivre, mais l’idée de toucher aux bambins agace et inquiète encore quelques parents. Rien de tel donc qu’une nouvelle menace pour qu’ils se décident.

Le gouvernement français n’est pas le seul à profiter de cette nouvelle forme de Covid. Le professeur Andrew Pollard, scientifique britannique ayant dirigé les recherches sur le vaccin AstraZeneca (un produit décrié et dont l’utilisation est suspendue dans certains pays), a déclaré qu’un vaccin contre le variant Omicron pourrait être développé « très rapidement ».

Nouvelle bonne affaire en vue ? Les dindons de la farce pourraient bien – à nouveau – être les peuples dociles ayant accepté sans broncher ou presque les innombrables restrictions imposées jusqu’à présent. Le ministère de la Santé a indiqué que les Français vaccinés mais testés positifs au variant Omicron devraient s’isoler de la même manière que les non-vaccinés.

Variants ou pas, Marine Le Pen et Eric Zemmour ont chacun annoncé leur volonté de supprimer le passe sanitaire en cas de succès lors de l’élection présidentielle de 2022. Pour la candidate du Rassemblement national, cet outil a montré son inefficacité, les vaccinés subissant et transmettant davantage la maladie que les non-vaccinés régulièrement testés. Florian Philippot, meneur de l’opposition à la dictature sanitaire depuis près d’un an, a à nouveau rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants samedi dernier à Paris. Le président des Patriotes est par ailleurs l’un des rares politiciens, si ce n’est le seul, à évoquer quotidiennement les effets secondaires de la vaccination.

« Tous vaccinés, tous protégés », qu’ils disaient.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 29 novembre 2021

Dix mille « petits matins blêmes », par Francis Bergeron

journal Présent

Au début de l’année 1981, Hugues Kéraly (de son vrai nom Hugues de Blignières, fils du colonel Hervé de Blignières, héros de l’Algérie française), avait lancé l’idée de créer un quotidien de la droite nationale, un quotidien de toutes les droites. Ceci se passait dans le contexte d’une probable arrivée de la gauche socialo-communiste au pouvoir en France, alors que nous sortions d’une séquence marquée par la forte progression du communisme dans le monde : Vietnam, Cambodge et Laos (1975), Angola et Mozambique (1975), Afghanistan (1978), tandis que les guérilleros marxistes sud-américains marquaient des points un peu partout. Les élections successives de Jean-Paul II, Margaret Thatcher et Ronald Reagan semblaient aussi amorcer une prise de conscience, une volonté de résister au nouvel ordre communiste mondial.

Ce projet de quotidien avait du sens. Kéraly multipliait les contacts, dressait la liste des futures collaborations. Il y eut un temps d’arrêt, qui laissa penser que le projet était abandonné ; mais à l’automne 1981 l’idée avait fait son chemin, et la journée d’amitié française organisée par Bernard Antony, le 22 novembre de la même année, donna lieu à la distribution d’un numéro 0 du journal Présent. Bernard Antony semblait la cheville ouvrière de ce projet : le titre, Présent, était celui d’un mensuel qu’il animait, il l’apportait dans la corbeille. Le lancement de la campagne d’abonnement, dans le cadre de cette journée d’amitié française, était un autre signe. Et c’est lui qui signait l’éditorial de ce numéro 0, positionnant clairement Présent dans la continuité de L’Action française, le journal de Maurras, Bainville et Daudet, le journal de l’intelligence française pendant 37 ans, de 1908 à 1944.

Les choses se précipitaient. Une réunion dans les locaux de la FACO, la Faculté libre de droit et sciences économiques, permit aux premiers collaborateurs sollicités de se rencontrer. Pour les plus jeunes d’entre nous, c’était la première fois que nous approchions de si près Jean Madiran et François Brigneau qui, à nos yeux, étaient des sortes de monstres sacrés. C’est aussi au cours de cette réunion que nous fîmes la connaissance des sœurs Zita et Annick de Lussy, véritables piliers du journal, dont le rôle fut primordial pendant les quarante années qui suivirent.

Quel plaisir nous procuraient ces réunions de rédaction, à 5 heures du matin, avec François Brigneau, Jean Madiran, Pierre Durand, Bernard Antony, Georges-Paul Wagner, Serge Dalens et d’autres, ces « petits matins blêmes » qu’évoquait souvent Brigneau. De toute l’équipe des origines, celle de novembre 1981, celle du numéro 0, du numéro 00 de Noël 1981, et enfin du numéro 1 du 5 janvier 1982, Philippe Vilgier et moi-même sommes les derniers « rescapés », avec notre chère Zita de Lussy.

Nous avons vu partir, au fil des ans, les démissionnaires, les retraités, ceux que la maladie éloignait, et nos morts, que nous avons pleurés et que nous pleurons encore. Nous avons vu arriver aussi de tout jeunes gens dont le talent s’exerce encore à Présent ou dans d’autres médias, avec parfois une notoriété considérable.

Présent s’est introduit un jour dans nos vies…

A l’automne 1981, j’étais allé sonner à la porte de publications amies pour qu’elles passent des placards publicitaires de souscription en faveur de ce quotidien en gestation. Jean Auguy m’avait dit qu’il préférait ne pas s’y associer car notre projet ne tiendrait pas quinze jours et ferait beaucoup de déçus. Camille Galic me rappelait récemment que Maurice Gaït, qui était alors le directeur de Rivarol, avait émis les mêmes réticences.

Et nous voici pourtant dix mille numéros plus tard. C’est un véritable trésor, très peu exploré par les historiens, et très peu exploité à ce jour, au-delà de la seule journée de publication de chacun de ces numéros. En feuilletant la collection, on reste surpris par la qualité des papiers publiés, par la somme de talents ainsi réunie, mais aussi par la pertinence des analyses. Le journal a connu des trous d’air, quand notre famille spirituelle et nos amis politiques se divisaient (l’affaire des sacres, la scission mégrétiste, les querelles de personnes), mais ils furent toujours suivis par des rebonds, quand la pérennité du titre paraissait menacée, quand les comptes du journal annonçaient sa disparition. Car les rapports entre l’équipe de Présent et ses lecteurs ne sont pas ordinaires, et ces derniers se sont toujours mobilisés quand procès, mauvais coups ou divisions menaçaient le titre.

Présent s’est introduit un jour dans nos vies, et pour beaucoup de nos lecteurs il a accompagné leurs joies et leurs peines pendant des dizaines d’années, pendant les dix mille numéros et les quarante années de son existence, parfois. Ce fut l’aventure d’une vie entière pour ceux qui ont mis Présent au premier rang de leurs engagements. Sans regrets, mais avec beaucoup de nostalgie, aussi, quand on tourne les pages un peu jaunies de ces dix mille numéros, quand on retrouve les noms, voire les photos, de ceux auxquels nous devons tant. Et que nous n’oublierons jamais.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2021

Buffalo Grill : le « wokisme » chasse les cowboys et les indiens

Buffalo Grill

Jusqu’où ira se nicher le « wokisme », cette maladie sénile de la modernité consistant à traquer névrotiquement toute trace, surtout fantasmée, de « domination » (patriarcale, occidentale, blanche…) ou « d’appropriation culturelle ? La réponse est désormais connue : partout, jusque dans les ultimes recoins des domaines les plus improbables tels que les chaînes de restauration.

En effet, la chaîne de restaurants dédiés aux grillades « Buffalo Grill », fondée en 1980, a décidé d’abandonner l’ambiance « western » qui était jusque-là sa spécificité. Après 41 ans d’existence, fini le décorum « cowboys et Indiens » inspiré des westerns hollywoodiens, place à un nouveau logo et un nouvel univers : « American BBQ ». La chaîne promet désormais une ambiance plus « cosy et moderne » sans toutefois modifier les produits stars de Buffalo Grill auxquels les plus fidèles clients sont attachés.

Ainsi, sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, on peut voir un serveur Buffalo Grill en train de retirer de son restaurant une énorme statue de bison sous l’œil attristé d’un « vrai » Indien d’Amérique. « Bye Bye les cowboys et les Indiens », précise l’agence, et d’ajouter que « Buffalo Grill se réinvente en House of BBQ ». Une restructuration qui devrait coûter près de 80 millions d’euros.

Si la raison officielle mise en avant par la direction de la chaîne est la « modernisation » et le « renouvellement » de l’image de la société, de nombreux observateurs y voient également la marque de l’influence de l’idéologie « woke » qui sévit de plus en plus dans tous les secteurs de la société. L’utilisation à des fins commerciales de l’image des « Indiens », peuple natif d’Amérique, par des employés non issus de cette minorité serait en effet « offensante » pour celle-ci. La « tragédie indienne » ne serait pas propice à une « récupération » dans un lieu de détente et de loisirs tel qu’un restaurant populaire. Cet argumentaire aurait sans doute paru risible voire totalement délirant il y a quelques années mais il est hélas aujourd’hui pris très au sérieux, notamment dans le commerce où de plus en plus d’enseignes craignent de provoquer l’ire de telle ou telle association de défense des « intérêts » d’une quelconque minorité, forcément souffrante, et de se voir boycottées voir traînées en justice. Bienvenue en Absurdistan, système à visée totalitaire où règnent la peur et la surveillance permanente au nom de l’amélioration morale de l’humanité. De quoi sérieusement nous couper l’appétit.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 24 novembre 2021

Némésis : le collectif féministe identitaire attaqué par des antifas

nemesis antifas

Les antifas s’en prennent à des femmes ! Lors de la grande manifestation féministe organisée le week-end dernier à Paris, des militants d’extrême gauche s’en sont pris aux filles du Collectif Némésis, dont le tort est de ne pas s’aligner sur la pensée unique. Gérald Darmanin, toujours très tolérant avec les antifas, n’a pas réagi.

Samedi 20 novembre se tenait à Paris la grande manifestation féministe #NousToutes dont l’objectif était de dénoncer les violences faites aux femmes. Le Collectif Némésis, fondé en 2019 et qui se présente comme « féministe, identitaire et anticonformiste », était lui aussi de la partie, représenté par une cinquantaine de militantes venues de toute la France.

Les revendications et les pancartes de ces jeunes femmes n’avaient pourtant pas la même tonalité que celles du reste du cortège, très gauchisant, puisqu’elles ciblaient en effet les nombreuses agressions commises par des Afghans. Une banderole annonçait clairement la couleur : « 99 % des Afghans favorables à la charia et 45 % des Afghans pour la lapidation des femmes adultères. La haine des femmes n’est pas un enrichissement culturel. » Pour marquer le coup, les membres du collectif s’étaient également grimés de fausses blessures afin de représenter les femmes battues par les Afghans.

C’est à Elisabeth, membre du collectif depuis deux ans, que nous devons le récit de cette journée. « J’ai rejoint Némésis car c’est le seul groupe féministe qui correspond à mes idées et qui dit la vérité sur l’impact de l’immigration sur le quotidien des femmes ». Cela s’est encore confirmé samedi, et n’a pas plu aux antifas. « A l’arrivée du cortège place de la Nation, les antifascistes et les féministes mainstream se sont mis à nous huer et à nous insulter. Nous avons dû partir car ils commençaient à lancer des projectiles. » D’après Le Figaro, les antifas auraient également proféré des menaces de mort.

Comme souvent, l’extrême gauche a pu agir en toute impunité. Comme souvent, antifas et féministes bien-pensantes ont fait preuve de leur hypocrisie. « Ils viennent manifester contre la violence faite aux femmes, mais quand les opinions de ces femmes diffèrent des leurs, leur vrai visage apparaît. »

Une fille de Némésis ainsi que deux militants patriotes venus au secours du collectif ont été légèrement blessés. On n’ose imaginer le tapage médiatique qu’aurait provoqué une situation inversée, où des féministes et autres antifas auraient été attaqués par des hordes de militants identitaires. On peut tout de même se douter que Gérald Darmanin aurait tapé du poing sur la table au point de solliciter le président de la République, comme il l’a fait récemment pour dissoudre l’Alvarium.

Nul doute que Caroline Fourest aurait écrit une chronique assassine, qu’Anne Hidalgo aurait estimé « intolérable » qu’une telle violence se déroule au cœur de sa si paisible ville de Paris, ou encore que les ONG financées par George Soros se seraient mobilisées pour dénoncer « le climat des années 30 » apparaissant en France.

La protection des antifas par les autorités n’est cependant pas nouvelle et se remarque régulièrement, comme lors des attaques de librairies enracinées au Puy-en-Velay, à Paris et à Nancy. Quoi qu’il en soit, rien ne semble pouvoir empêcher Elisabeth et ses camarades de continuer à défendre « un idéal fort et lucide pour les femmes françaises ».

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2021

Manifestations et émeutes – Contre la dictature sanitaire en Europe

manif dictature sanitaire

A partir de cette semaine en Autriche, ce ne sont plus seulement les non-vaccinés qui sont confinés mais toute la population. Le confinement des seuls non-vaccinés n’aura donc duré qu’une semaine, et l’emballement des décisions du gouvernement du chancelier Schallenberg aura gonflé la manifestation organisée par le parti national-conservateur FPÖ samedi à Vienne. Avec quelque part entre 50 000 et 100 000 manifestants (35 000 selon la police), c’est la plus grosse manifestation de ce type depuis le début de la pandémie. Il faut dire que, en plus du confinement, le gouvernement autrichien est le premier gouvernement européen à décréter la vaccination obligatoire pour tous. Après le 1er février prochain, toute personne non vaccinée contre le Covid-19 à l’aide d’un des produits non éthiques actuellement autorisés dans l’UE sera passible d’une gigantesque amende de 3 600 euros, ou « seulement » 1 400 euros s’il ne lui manque que la troisième dose. Ce sont en tout cas les montants inscrits dans un projet de loi préparé par le ministère autrichien de la Santé.

Aux Pays-Bas, les nouvelles restrictions sanitaires annoncées par le gouvernement de Mark Rutte ont provoqué une troisième soirée consécutive d’émeutes dimanche. Des manifestations et émeutes ont eu lieu dans plusieurs grandes villes du pays. Samedi, cinq policiers avaient été blessés dans les affrontements avec les protestataires à La Haye, après une nuit de chaos à Rotterdam où plusieurs personnes ont été blessées par des tirs de la police à balles réelles et où le maire Ahmed Aboutaleb a évoqué une « orgie de violence ». Selon la police, « des coups de semonce ont été tirés à plusieurs reprises. A un moment donné, la situation est devenue si dangereuse que les agents se sont sentis obligés de tirer sur des cibles ». Le 12 novembre, le « libéral » Rutte avait annoncé le retour d’un confinement partiel, avec fermeture des bars, restaurants et magasins essentiels après 20 heures et des magasins non essentiels à 18 heures, histoire sans doute qu’un plus grand nombre de gens s’amassent dans ces magasins avant l’heure de fermeture et aggravent l’épidémie, de manière à justifier les prochaines mesures liberticides. Et pour verser encore un peu d’huile sur le feu, le gouvernement néerlandais a annoncé la mise en place prochaine d’un régime de ségrégation à l’encontre des personnes non vaccinées contre le Covid, sur le modèle français, même si l’on sait que les vaccinés transmettent également le virus.

Dans la capitale belge aussi, la manifestation contre les restrictions sanitaires qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dimanche a viré à l’émeute. Les manifestants étaient venus protester contre le passe sanitaire et les discriminations liberticides et antidémocratiques que ce dispositif entraîne. Comme dans les Pays-Bas voisins, les canons à eau ont été déployés et il y a eu plusieurs blessés, dont quelques policiers.

Des manifestations ont encore eu lieu en Italie, où le gouvernement a décrété des restrictions contre le droit de manifester des anti-passe sanitaire, les excluant du centre des villes et les condamnant à des rassemblements statiques, sans que Bruxelles ne s’émeuve de ces violations graves de l’ordre démocratique puisqu’il ne s’agit pas de la Pologne ou de la Hongrie. Des citoyens sont encore descendus dans la rue en Suisse, au Danemark et en Croatie pour protester contre la suspension de leurs droits civiques par des gouvernements décidément peu respectueux de la démocratie et de l’état de droit, même s’ils ont très souvent ces mots à la bouche quand il s’agit de donner des leçons de morale aux autres.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 22 novembre 2021

Les non-vaccinés, boucs émissaires

vaccin covid

Le débat envahit les radios depuis le début de la semaine dernière : la France peut-elle imiter l’Autriche et forcer les non-vaccinés au confinement ? Sans minimiser la portée symbolique extrêmement grave de cette mesure, rappelons que le confinement autrichien, sans attestation de sortie ni kilomètre obligatoire, est plus souple que son équivalent français. Dans un pays aux réflexes soviétoïdes comme le nôtre, une telle mesure d’incarcération pseudo-sanitaire verrait ses effets décuplés. Un faux principe de responsabilité justifierait cette politique carcérale : « les non-vaccinés ne peuvent faire porter à la société tout entière la responsabilité de leur choix, ils doivent assumer ».

Il est goûteux de voir les partisans du statu quo politique, droite et gauche confondues, eux qui ont toujours érigé l’irresponsabilité en dogme intouchable (remboursement de l’avortement par la Sécurité sociale, art contemporain subventionné, impunité pour les délinquants…), réclamer subitement une sévérité exemplaire pour les non-vaccinés. Les non-vaccinés sont donc le bouc émissaire tout désigné de la diffusion de la grippe de Wuhan, alors que nous savons très bien que le virus circule plus efficacement à cause des vaccinés, qui répandent le Covid grâce à leur passe sanitaire, avec une bonne conscience de citoyen modèle. Les gens auraient le droit sacro-saint de choisir, dans l’isoloir, entre Emmanuel Macron et Xavier Bertrand, mais ne pourraient pas se soigner comme ils l’entendent.

Pourtant, il y a des votes plus nocifs que certains choix sanitaires. Un macroniste est beaucoup plus responsable de l’état déplorable de la France qu’un non-vacciné. Mais l’hypocrisie est le vice le plus répandu dans les nations sur le déclin. Même les libéraux adhèrent au totalitarisme sanitaire, comme la majorité des Grandes Gueules de RMC, qui n’ont de « grande gueule » que le nom, puisque l’ancienne émission estampillée « rebelle », du moins « décalée » du paysage audiovisuel français, est devenue le lieu d’un plat conformisme. Encore une imposture médiatique, un simulacre de diversité d’opinion qui, ne remplissant plus son rôle de défouloir populaire, est légitimement concurrencé par d’autres médias comme CNews ou Sud Radio.

Les libéraux qui invoquent la responsabilité à tout bout de champ font mine d’ignorer ce qui, pourtant, les dérange la plupart du temps : le système de santé français est un organisme étatique auquel on n’échappe pas, tout le monde cotise pour le même service public, qu’on le veuille ou non. Un service public sous tension, secoué par la contestation récurrente des urgentistes, le manque de lits, de reconnaissance, de salaire digne de ce nom… L’hôpital français est malade. Au nom de quoi soignerait-on un vacciné de préférence à un non-vacciné alors que les deux contribuent à la solidarité nationale ? Un immigré clandestin venu en France pour se faire soigner aurait donc plus de droit, s’il est vacciné, qu’un honnête citoyen français non-vacciné. On n’a jamais entendu les parangons de la « responsabilité individuelle » tonner contre l’AME, véritable pompe aspirante.

Julien Langella

Article paru dans Présent daté du 19 novembre 2021

Dissolution de l’Alvarium – Vers la dictature

l’Alvarium

La dissolution de l’Alvarium est désormais officielle. Le régime autoritaire d’Emmanuel Macron a eu la peau du mouvement, mais pas de ses militants et de leur dévouement. Leur porte-parole, Jean-Eudes Gannat, a donné son sentiment à Présent.

Toute opposition sera annihilée. Voilà le message adressé par le gouvernement avec la dissolution de l’Alvarium, validée ce mercredi en Conseil des ministres à la demande du président de la République en personne. C’est Gérald Darmanin qui a mené la charge, comme il l’avait fait en début d’année avec Génération identitaire. Le 28 octobre, le ministre de l’Intérieur avait exprimé par un simple tweet son intention de dissoudre l’Alvarium pour « violences » et « racisme ».

Joint par téléphone, Jean-Eudes Gannat ne baisse pas les bras. En apprenant la nouvelle, deux choses sont venues à l’esprit du porte-parole de l’Alvarium, « ce sont d’abord les mots de Charrette : “Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais”, puis le célèbre poème de Kipling, “Tu seras un homme, mon fils”. » Plus prosaïquement, Jean-Eudes Gannat note que « les Français seront contents d’apprendre qu’au mois de novembre 2021, alors qu’il y a eu deux tentatives d’attentat, Gérald Darmanin a dissous une association qui distribuait des sandwichs aux Français ». Le soutien aux Français les plus démunis était en effet l’une des activités principales de l’Alvarium.

L’Etat a signifié la dissolution dans un décret à la tonalité dictatoriale, citant pêle-mêle des actions, banderoles, altercations, tweets et autres prises de position jugées incompatibles avec la République. Parmi celles-ci, outre des accusations de violences fallacieuses, le gouvernement a relevé que les militants angevins établissaient un lien entre immigration, islam et terrorisme… Un état de fait incontestable, comme le prouvent les attentats à Paris en 2015, à Nice en 2016, à la gare Saint-Charles de Marseille en 2017, au marché de Noël de Strasbourg en 2018, à la basilique Notre-Dame de Nice en 2020 ou encore à Rambouillet en avril dernier, tous commis par des musulmans de nationalité ou d’origine extra-européenne. La liste est qui plus est loin d’être exhaustive ! A en juger par le décret, toute critique de l’immigration, de l’islam ou encore des dirigeants politiques en place et de leurs décisions tombera bientôt sous le coup de la loi.

Quelle sera la prochaine cible ? Le RN, Présent, TVLibertés ? Peut-être l’Institut Iliade. Le décret indique en effet que la participation de l’Alvarium au colloque de l’Iliade en 2020 démontre l’adhésion du mouvement à « des théories incitant à la haine ou à la discrimination raciale ».

Pour Jean-Eudes Gannat, « si une association locale est dissoute pour de tels motifs, il ne faut se faire aucune illusion, nous allons vers une forme de dictature de plus en plus assumée ». Il juge donc « inquiétant » que des personnalités de premier plan et notamment du RN ne s’expriment pas sur le sujet. Mais Jean-Eudes Gannat a tenu à remercier Présent qui a toujours donné la parole à son association. Et le combat n’est pas terminé : « Nous irons devant le Conseil d’Etat et devant la Cour européenne des droits de l’homme, même si l’on n’est guère optimiste sur la suite des opérations. »

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 18 novembre 2021

Migrants : La Pologne tient bon et va construire un mur !

levée boucliers pologne

La Pologne va le faire ! Un mur de 180 km sera construit à la frontière avec la Biélorussie afin de stopper les milliers de clandestins souhaitant gagner l’Union européenne.

Un mur « intelligent » équipé de capteurs et de caméras thermiques, voilà le grand projet polonais pour assurer sa défense. Le chantier devrait commencer en décembre et s’achever au premier semestre 2022. Pour Mariusz Kaminski, ministre de l’Intérieur polonais, il s’agit ni plus ni moins d’un investissement « absolument stratégique et prioritaire pour la sécurité de la nation et de ses citoyens ».

Pour l’heure, près de 15 000 soldats polonais se trouvent à la frontière pour éviter l’invasion. Totalement dépassée, l’UE, par l’intermédiaire de Josep Borrell, haut représentant de l’instance pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a annoncé qu’elle prononcerait rapidement de nouvelles sanctions à l’encontre des dirigeants biélorusses mais aussi contre les compagnies aériennes et les agences de voyages du pays ayant permis cet afflux de 2 à 3 000 migrants dans le but d’exercer un chantage sur l’UE.

Les associations d’extrême gauche, les ONG et tous les ayatollahs de l’immigration massive à la tête des nations et des institutions européennes, sans oublier les médias, ne seront quant à eux pas inquiétés. Les sanctions contre la Biélorussie sont donc symboliques et politiques, l’heure du jugement d’Angela Merkel et de ses collègues pour haute trahison n’est pas encore arrivée.

En réponse à la crise, la députée européenne et présidente de la sous-commission des Droits de l’homme Marie Arena a donc pu évoquer en toute liberté son projet de « route de la migration », une route « sûre » qui favoriserait l’accueil de migrants et permettrait de les répartir au sein de l’Union. De quoi satisfaire George Soros, dont l’UE est le jardin.

Côté diplomatie, Angela Merkel a pris contact avec Vladimir Poutine afin que ce dernier, au bénéfice de ses liens étroits avec la Biélorussie, engage une « désescalade ». Emmanuel Macron aurait eu un échange similaire avec son homologue russe.

Alexandre Loukachenko a donné une réponse faussement apaisante aux allures de nouvelle provocation. Le président biélorusse a juré que son pays était prêt à rapatrier tout le monde mais a précisé que les migrants sont « têtus » et que « personne ne veut repartir », tout en expliquant les comprendre.

Sans surprise, cet épisode entraîne une intense vague de propagande dans les médias.

« Violences militaires », « enterrements de migrants », « souffrance des enfants »… tout ce qui peut faire pleurer dans les chaumières (ou sur les réseaux sociaux !) est utilisé, manipulé, amplifié.

Les violences provoquées par les clandestins sont passées sous silence.

Les médias russes ne sont pas les derniers à jouer la carte de la victimisation et à stigmatiser la Pologne. Vieille rivalité historique ? Moyen de répondre à l’hostilité de l’UE à son égard ? Toujours est-il qu’ils emploient curieusement le même vocabulaire que les médias dominants les plus caricaturaux. La chaîne RT France a aussi déploré la mise en garde à vue de l’un de ses envoyés spéciaux pro-migrants qui avait pourtant accédé à une zone interdite en raison de l’état d’urgence décrété à la frontière biélorusse.

La désescalade attendra.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 17 novembre 2021

Venner, rebelle de marbre et d’acier

dominique venner

La Nouvelle Librairie vient de publier le premier volume des Carnets rebelles de Dominique Venner. C’est peu dire que ces milliers de feuillets, recouverts d’une écriture aussi précise que dense, étaient attendus. Ceux qui en connaissaient l’existence piaffaient d’impatience. Comme toujours en pareille circonstance, la clandestinité d’un tel trésor l’avait peu à peu élevé au rang de mythe. Disons-le sans attendre : ce premier volume ne décevra pas. En un peu plus de 400 pages, il permet de retrouver le Venner public : l’écrivain, le veneur, l’historien méditatif, mais aussi le jeune soldat aux joues creuses, le militant incandescent.

Surtout, il dévoile beaucoup de l’univers intérieur d’un être rigoureusement fidèle à son idéal de jeunesse – d’enfance, pourrait-on même écrire –, mais beaucoup plus riche et complexe que ne pourrait le suggérer la statue du commandeur un peu grossière qui en a été taillée après sa mort volontaire. Venner n’est pas réductible à la figure du junker prussien qui lui était pourtant chère. Ni même à celle de l’historien distancié, patron de l’exemplaire Nouvelle Revue d’histoire. L’âme rebelle, celle du révolutionnaire conservateur, de l’anti-bourgeois viscéral, éclate au grand jour dans ces trois premiers carnets. Encore ne balaient-ils qu’une petite partie de sa vie. Une trentaine d’autres attendent patiemment leur publication. Souhaitons à François Bousquet de travailler vite à ce grand œuvre, qui marquera durablement de son empreinte l’aventure éditoriale de La Nouvelle Librairie.

Un étonnant bénédictin

Mesure-t-on la quantité de travail abattue par Dominique Venner en cinquante années d’engagement, visible ou replié ? Cet incontestable païen avait fait sienne la vie et la persévérance minutieuse des vieux bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur. Chacun de ses livres était le fruit de milliers d’heures appliquées, de polissage patient, que seule permettait une ascèse rigoureuse. Comment ne pas nous résoudre à un examen de conscience, en parcourant ces pages incandescentes qui, partout, montrent le sérieux dans l’action ? Que faisons-nous du temps qui nous est donné ? Comment rendrons-nous compte de ces heures perdues dans le tourbillon du futile, les mille sollicitations de la société du spectacle ? Tirons les leçons de cette éthique du quotidien qu’il maintint jusqu’à sa mort, de cet incessant travail de fortification de nos positions qu’il poursuivit, alors que son ami de toujours, « Fabrice », privilégiait les assauts adroits sur les positions de l’adversaire. Ecoutons ledit « Fabrice », que nous connaissons mieux sous son nom véritable : Alain de Benoist. Il connut Dominique Venner dans les tourments du militantisme le plus radical : « Dès le départ, il nous avait conquis par sa façon d’être, de parler, de se tenir, par la précision de ses analyses, le caractère réfléchi de ses consignes, l’inaltérable fermeté de ses convictions. » Idées courtes et instincts justes, résuma Venner lui-même.

Une vie tracée à la ligne claire

Alain de Benoist rend un bel hommage à son ancien camarade de combat lorsqu’il souligne en lui, dans sa longue préface, la permanence d’une « ligne claire ». Une vie droite comme la lame de ces poignards qu’il affectionnait tant. De là l’image qu’il put laisser ici et là d’un homme dur, inaccessible, marmoréen. « Il était pour ceux qui s’efforçaient de voler haut, contre ceux qui rampaient bas. » Les confuses catégories du jeu politique lui semblaient peu de chose face à la rigueur des catégories morales. Ce que résume ainsi Alain de Benoist : « Il préférait ceux qui donnent des exemples à ceux qui donnent des leçons ». Que penserait-il aujourd’hui des tristes invertébrés qui s’apprêtent à remonter une nouvelle fois sur scène le temps de la foire présidentielle ? Venner avait définitivement refermé la page de l’engagement politique en 1967, après une cuisante déroute électorale. Il s’était replié sur le terrain de la métapolitique, son travail d’historien méditatif ayant vocation à galvaniser les volontés, nourrir les imaginaires, balayer les défaitismes. Il fut un adepte du « recours aux forêts » cher à Jünger, tout en se défiant de la tentation de la tour d’ivoire, du repli entre les quatre murs d’une bibliothèque. Son dernier geste lui-même témoigne de la fièvre qui ne l’avait jamais quitté : celle du sursaut européen. Contre les capitulards qui devant l’ampleur de la tâche avaient renoncé, il avait fait sien le mot de Jean Mabire. Son compatriote normand, après avoir constaté que nous étions entrés dans l’hiver, écrivait : « Nous sommes quelques-uns qui travaillons au retour du printemps. »

Dominique Venner, Carnets rebelles, volume I, éditions de La Nouvelle Librairie.

Pour commander : https://europa-diffusion.com/fr/accueil/8535-carnets-rebelles-volume-1.html

Pierre Saint Servan

Article paru dans Présent daté du 12 novembre 2021

Reportage – Marine Le Pen fait visiter la Capitainerie

Lundi soir, porte de Saint-Cloud, la presse était conviée à l’inauguration des nouveaux locaux du Rassemblement national. Après le Paquebot et le Carré (Nanterre), voici la Capitainerie, plus volontiers appelée « le 114 » par les habitués. Côté pratique, l’équipe de la campagne présidentielle est moins éloignée des radios et des télévisions. Côté symbolique, a souligné Jordan Bardella, « on se rapproche de l’Elysée ». Le RN occupe trois étages d’un immeuble, dont un niveau dédié à la présidentielle, où se trouve le bureau de Marine Le Pen – dans des tons blancs, avec quelques touches vert empire. Le thème marin y prédomine, mais ce que l’on remarque dès l’entrée est le buste de Brigitte Bardot en Marianne, dédicacé à la candidate par notre actrice nationale qui – elle est la seule à le faire dans le milieu de la défense animale – pourfend avec courage l’abattage halal en abattoir ou… à domicile lors de l’Aïd el-Kébir.

Assaillie par les journalistes, Marine Le Pen s’est livrée à une conférence de presse informelle. Déclarations prises au vol : elle demande que l’Otan serve à lutter contre l’islamisme, sous forme de coalition internationale – l’islamisme étant une menace pour tous les pays, y compris ceux du Moyen-Orient. Elle veut une réforme de l’hôpital avec d’une part, pour commencer, un moratoire sur la fermeture des lits, et d’autre part une spécialisation des urgences : des urgences pour les personnes âgées, des urgences « médecine de garde » pour ceux qui cherchent un médecin – chose désormais impossible à trouver en France le soir, la nuit ou le week-end. Quant au vaccin, il est pour Marine Le Pen une efficace protection individuelle puisqu’il préserve d’une forme grave du Covid, mais il n’est pas une protection collective puisqu’il n’empêche pas de l’attraper. En ce sens c’est plus un traitement qu’un vaccin. L’énergie ? « Un sujet essentiel. Si on parle de souveraineté, on ne peut pas ne pas parler d’énergie. C’est un des éléments fondamentaux de notre indépendance. » Marine Le Pen sera d’ailleurs dans les Bouches-du-Rhône en fin de semaine, où elle visitera ITER, le réacteur thermonucléaire expérimental international.

Et Zemmour ? Son irruption dans le jeu politique n’a pas été une surprise pour Marine Le Pen, puisque cela faisait des mois qu’on savait qu’il allait se lancer dans l’aventure. « C’est l’agitation médiatique qui a été une surprise, peut-être même pour lui. » A la question de Présent : est-ce que la présence d’Eric Zemmour n’a pas forcé votre camp à se remettre en question alors que tout semblait acquis pour le second tour en avril 2022, Marine Le Pen répond : « Une concurrence est toujours positive, parce qu’elle oblige à se surpasser, à être meilleur. Ça a peut-être été un électrochoc pour les équipes, mais pas pour les idées : celles du RN sur l’immigration et l’insécurité, par exemple, sont bien connues des Français et rencontrent leur adhésion. Eric Zemmour ne fait aucune nouvelle proposition. »

Si Zemmour s’en est pas mal pris à Marine Le Pen ces dernières semaines, celle-ci n’entend pas rentrer dans ce petit jeu. Jordan Bardella le rappelle : « Notre adversaire dans cette campagne, c’est Emmanuel Macron. Notre objectif est de le remplacer pour que Marine Le Pen, qui défend des idées majoritaires dans le pays, puisse les mettre en œuvre de façon concrète, pour le bien-être des Français. »

Samuel Martin

Article paru dans Présent daté du 16 novembre 2021

Zemmour au Bataclan : les Bisounours jettent le masque

attentat bataclan

Les assassins islamistes « n’auront pas leur haine », Zemmour, lui, l’aura. C’est la conclusion que l’on peut tirer de la polémique suscitée par la prise de parole du journaliste et probable candidat à l’élection présidentielle Eric Zemmour sur les lieux de l’abominable massacre, samedi dernier, à la date commémorative de l’attentat. Toutes les grandes âmes humanistes et non-amalgamistes, les grands amateurs de bougies et d’ours en peluche, embrasseurs empressés de leurs « frères » musulmans, perpétuels organisateurs d’impuissantes et compassées marches blanches, n’ont en effet pas supporté d’entendre autre chose qu’un discours geignard et candide : un discours les forçant à regarder en face ce drame et ces crimes qui n’ont rien d’une « fatalité », dont personne ne serait véritablement responsable, pas même leurs auteurs, brebis égarées par l’obscurantisme et qu’il serait possible de « déradicaliser » par injections intensives de « valeurs républicaines ».

Il est vrai que, durant son allocution, le polémiste a notamment attaqué François Hollande, coupable d’avoir permis à des terroristes d’entrer en France en n’interdisant pas l’entrée du pays aux migrants parmi lesquels ils se dissimulaient alors qu’il a reconnu avoir pleinement eu connaissance et conscience de ce danger (voir Présent du 13 novembre). Des rappels évidemment insupportables pour l’armada des Bisounours, allergiques au réel, qui refusent, contre toute évidence, d’établir un quelconque lien entre l’immigration incontrôlée et le développement exponentiel du terrorisme sur notre sol.

C’est sans doute pour cela que la virulence des réactions anti-Zemmour a été inversement proportionnelle à la mièvrerie indulgente teintée de niaiserie masochiste de la quasi-totalité des propos tenus au lendemain de la boucherie du 13 novembre 2015, aussi bien par les médias que par les proches (instrumentalisés ?) des victimes ou des survivants. Ainsi, le président de l’association Life For Paris, Arthur Dénouveaux, est allé jusqu’à traiter Eric Zemmour de « profanateur de sépulture », ayant « abîmé la mémoire des 90 personnes décédées au Bataclan », tandis que Georges Salines, père d’une victime, devenu l’une des « figures » (officielles) de la « mémoire » du Bataclan, a parlé d’« une ignominie de plus », concluant d’un menaçant : « Nous n’en oublierons aucune. »

Comment en est-on arrivé là ? Comment a-t-on pu atteindre un tel degré d’inversion morale, d’abêtissement, d’aveuglement, d’ahurissement idéologique pour qu’un homme politique – dont on peut par ailleurs bien sûr contester les analyses et les positions –, qui prône simplement la défense de nos frontières et le contrôle de l’islamisation, puisse susciter davantage de rejet, de hargne, de colère et de détestation haineuse que des fanatiques barbares qui ont ensanglanté nos rues et ne manqueront pas de semer à nouveau la mort ?

En tout cas, les Bisounours ont, à cette occasion, tombé le masque. Ce ne sont nullement des êtres éthérés, emplis d’amour béat et de doux et généreux sentiments, mais des gens profondément malades, dévorés par la haine de soi et l’ethnomasochisme, et qui ne sont capables de réaction virulente et même de violence qu’envers ceux qui osent encore contester leurs utopies infantiles et collectivement suicidaires.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 15 novembre 2021

Attentats du 13 novembre 2015 – François Hollande, le ventre mou

Un témoin particulier pour le procès des attentats du 13 novembre 2015. François Hollande était auditionné mercredi par la cour d’assises spéciale de Paris afin de revenir sur les attaques terroristes survenues six ans plus tôt, presque jour pour jour.

Il y avait beaucoup de questions pour l’ancien président. Pendant quatre heures, il a répondu aux interrogations sur le déroulé des événements mais aussi sur la gestion de la menace terroriste et la réponse militaire. Les avocats des familles craignaient que le tribunal ne se transforme en tribune politique pour François Hollande et il semble que leurs craintes étaient fondées, l’ex-locataire de l’Elysée passant une bonne partie de son temps à défendre ses choix, frôlant parfois l’autocongratulation indécente.

Après avoir raconté en détail cette soirée tristement historique, commencée pour lui dans les tribunes du Stade de France, François Hollande a déploré que « ces attaques ne pouvaient pas être déjouées ». Avec un aveu de taille : « Chaque jour nous étions sous la menace. Le 12 comme le 14. Nous savions qu’il y avait des opérations qui se préparaient, que dans le flux des réfugiés, il y avait des terroristes. » N’en déplaise aux médias mainstream, les terroristes immiscés dans les « migrants », ce n’était donc pas une fake news de « l’extrême droite ». Et, sachant cela, loin de contrôler les frontières, Hollande tweetait le 3 septembre 2015 qu’il fallait dans l’UE « un mécanisme d’accueil permanent et obligatoire » pour ces « migrants »…

Pas embêté par les contradictions, François Hollande a tout de même tenu à saluer le travail des services de renseignements. Avouant qu’il y avait effectivement « un échec » lorsqu’un attentat se produisait, il tenait tout de même à mettre en avant les nombreuses attaques déjouées, notamment parce qu’il avait été exigeant envers les services. Peut-être aurait-il fallu lui rappeler l’intervention quasi miraculeuse de trois Américains à bord d’un train au mois d’août 2015 ou la maladresse de plusieurs « apprentis terroristes » car le bilan de son mandat, marqué aussi par la tuerie de Nice, aurait pu être encore bien plus lourd.

Il aura fallu des questions provocatrices des avocats des terroristes pour que François Hollande perde son flegme. D’après eux, les attaques du 13 novembre étaient une réponse aux frappes françaises contre des cibles djihadistes menées en Syrie à partir du 27 septembre 2015, ce qu’a contesté l’ancien président de la République : « Le commando s’était organisé bien avant ! » Un point sur lequel il sera difficile de le contredire.

En revanche, la théorie avancée par l’ancien chef de l’Etat, c’est-à-dire que l’Etat islamique a frappé la France « non pas pour ce que nous faisions, mais pour ce que nous représentons », paraît plus contestable. On pourrait en effet émettre l’hypothèse que la France a été frappée parce qu’elle regorge de musulmans aux sympathies islamistes, comme l’était par exemple le fameux « logeur de Daech », Jawad Bendaoud.

Enfin, François Hollande a assumé la réaction militaire : « On nous a fait la guerre, nous avons répondu. » Pas de victime collatérale à sa connaissance, comme le prétendait Salah Abdeslam.

Pas de regret non plus pour l’ancien président, qui, s’il devait recommencer, « ferait exactement la même chose ».

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 12 novembre 2021

Islam, quand tu nous tiens – A l’ombre de mon clocher

art islam

Pendant plus de quatre mois (du 20 novembre au 27 mars prochain), et dans dix-huit musées de province – de Toulouse à Tourcoing en passant par Marseille, Nantes ou Nancy –, les Français de souche et surtout les Français de papiers sont invités à visiter des expositions consacrées aux « arts de l’islam », comme si le gouvernement, alors que chaque jour l’islam se rappelle à notre bon souvenir, voulait utiliser la culture comme arme de persuasion massive et allumer ainsi un contre-feu aux différentes réactions à la cancel culture ambiante. Depuis des mois, en effet, le musée du Louvre et la réunion des Musées nationaux, avec le concours surprenant de la Fondation pour l’Islam de France et son président Ghaleb Bencheik, planchent sur le sujet.

Une opération politique

Un sujet qui a été imposé conjointement à Roselyne Bachelot et à Jean-Michel Blanquer par Jean Castex sur ordre d’Emmanuel Macron, obsédé par le séparatisme islamiste mais qui veut, en même temps, faire oublier l’assassinat de Samuel Paty. Le locataire de Matignon a pour objectif de « mieux faire connaître sur notre territoires les cultures islamiques… et de rappeler l’importance des échanges anciens étroits et féconds tissés entre la France et l’Orient ». Il agite le mythe de « l’histoire multiculturelle de la civilisation islamique » – les Chypriotes grecs orthodoxes et les Arméniens du Haut-Karabagh pleurant devant leurs églises détruites et leurs cimetières profanés apprécieront – et souhaite que ces différentes manifestations permettent aux jeunes musulmans vivant en France « de devenir demain des républicains capables d’aimer le pays dans lequel ils vivent et de comprendre le monde qui les entoure ». Une manipulation confirmée par le président de l’Islam de France, qui dans le dossier de présentation de ce machin, affirme que « ce n’est que par l’acquisition du savoir que l’on devient un citoyen musulman en France et que l’on réussit un polissage des cœurs et un assainissement de l’âme ». Sortez les mouchoirs !

La palme de la démagogie revient à Castex qui, citant le poète Djalal ad-Din Rumi (« Elève tes mots, pas ta voix. C’est la pluie qui fait grandir les fleurs, pas le tonnerre ») écrit que cette exposition est une réponse directe à tous les discours de haine et les tentations anxiogènes. Zemmour et Marine n’ont qu’à bien se tenir. Bien évidemment, personne ne souffle mot de la colonisation exercée au nom de l’islam pendant plus de sept cents ans en Espagne, ou plus d’un demi-millénaire dans les Balkans sans oublier l’Afrique.

Un titre ambigu

Cette dénomination « arts de l’islam » est tellement sujette à interprétations diverses que la commissaire générale de cette exposition, Yannick Lintz, éprouve le besoin de mettre les pendules à l’heure. Directrice générale de l’ancienne section « arts musulmans » créée en 1893 au musée du Louvre avant de devenir la section d’art islamique du département des antiquités orientales en 1945 et d’obtenir une existence indépendante de département en 2003 grâce à un certain Chirac dont l’appétence pour la civilisation musulmane était connue, cette spécialiste du monde musulman affirme que le terme « arts de l’islam » ne signifie pas qu’il s’agit d’un art religieux et que l’on ne peut pas dire que cette civilisation interdit l’image. On sait pourtant qu’en tant que religion du Livre, l’islam s’inscrit dans la continuité de la tradition juive de l’aniconisme avec l’absence de toute représentation animale et humaine dans les mosquées, les illustrations du Coran ou le mobilier religieux. Yannick Lintz aurait-elle oublié le prophète Mahomet qui, en 630, interdisait toutes les statues et autres idoles de la Kaaba ou l’édit de Yazid qui, en 721, ordonnait la destruction de toutes les images religieuses ? Et comment explique-t-elle le geste du chef djihadiste Ahmad-al-Mahdi qui a fait détruire en 2016 la plupart des mausolées de Tombouctou inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco et qui a été reconnu coupable de « crimes de Guerre » ? Que pense-t-elle des talibans qui ont fait exploser, il y a vingt ans, les grands bouddhas de Bamiyan et des inquiétudes que nourrit Sophie Makariou, présidente du musée Guimet, à l’égard des nouveaux maîtres de Kaboul prêts à détruire les trésors du musée de la ville et ses statues gréco-bouddhiques dont Malraux comparait le sourire à celui de l’ange de la Cathédrale de Reims ?

On ne peut certes pas passer sous silence certaines merveilles de cet art oriental qui doit beaucoup à la tradition byzantine, aux manuscrits ou à la miniature persane, mais également à l’héritage gréco-bouddhique ou tout simplement à la Chine. N’oublions pas, par exemple, que le plan ottoman des mosquées est directement inspiré par Sainte-Sophie et que les mosaïstes qui ont habillé la Grande mosquée des Omeyades à Damas ont puisé leur inspiration dans le monde byzantin, en reprenant leurs codes iconographiques mais en remplaçant les saints de la Rotonde de l’Eglise Saint-Georges de Thessalonique par des arbres et des motifs végétaux.

Cachez cette tenture…

Au moment où le gouvernement, par cette opération de propagande culturelle au service de l’islam, va offrir aux populations d’origine musulmane présentes sur notre sol, l’occasion d’affirmer leur identité culturelle et religieuse avec encore plus de force, vient de surgir une polémique aberrante autour d’une tenture des Gobelins ayant pour thème les Indes occidentales. Tissée entre 1723 et 1726, elle fut envoyée à la demande de Louis XV à Rome pour décorer le palais Mancini avant de rejoindre la Villa Médicis au début du siècle suivant. A l’origine de cette tapisserie, l’expédition aux « Indes de l’ouest » – le Brésil actuel – qui étaient alors une colonie hollandaise, entre 1637 et 1644, du Comte Jean-Maurice de Nassau-Siegen accompagné d’une équipe scientifique et de peintres chargés de reproduire les paysages, les plantes, les animaux et les habitants de ces contrées inconnues des Européens. Louis XIV apprécie les tableaux et autres peintures qui lui sont offerts au retour de ce long périple et donne son feu vert pour que ces tableaux servent de modèles à la future tapisserie qui fut tissée pour la première fois en 1687.

La tenture rééditée en 1726 menait une vie paisible jusqu’en 2018, date d’une première tentative de déstabilisation décoloniale qui échoue lamentablement. Les décoloniaux ne désarment pas et remettent le couvert il y a quelques semaines en exigeant l’organisation d’une journée de réflexion afin de « ré-envisager les objets patrimoniaux à l’aune de perspectives méthodologiques et épistémiques nouvelles ». Bonjour la langue de bois. Un cartel explicatif est installé mais certains pensionnaires dont l’artiste-résident tunisien Nidhal Chamek ne s’en contentent pas et exigent son décrochage. Après avoir examiné les différentes tentures sous toutes les coutures, ils condamnent « l’exploitation coloniale qui se sert du labeur des esclaves africains ». Manque de chance pour eux, il s’agit d’une mission diplomatique africaine visitant la région. Cette politique de la censure et cette volonté de détruire tout ce qui n’est pas conforme à l’idéologie qui a vu le jour sur les campus américains des années 1960 et qui est remise au goût du jour par les adeptes de Biden n’en finit pas de peser dans nos pays d’Europe. Elle a comme un goût de révolution culturelle chinoise et si nos « zélites » et nos intellectuels continuent de se comporter en dhimmis, nous serons bientôt pris en tenaille entre un islam qui ne demande qu’à officier et une dictature à la chinoise.

Francoise Monestier

Article paru dans Présent daté du 10 novembre 2021

Pologne : bientôt une barrière anti-migrants

pologne migrants

Plus de 30 000 tentatives de passage illégal de la frontière depuis le début de l’année, dont plus de 3 500 en août, près de 7 700 en septembre et près de 17 300 en octobre : l’assaut migratoire lancé par la Biélorussie d’Alexandre Loukachenko contre la Pologne s’intensifie de mois en mois. Ce début de mois de novembre est en outre marqué par plusieurs provocations par des membres des services biélorusses armés et en uniforme pointant leurs armes ou tirant avec un pistolet lance-fusées en direction des militaires polonais. Des provocations que le vice-ministre de l’Intérieur polonais explique par les problèmes qu’ont maintenant les Biélorusses avec ces foules d’immigrants d’Irak (principalement) et du Moyen-Orient qu’ils ont fait venir pour les emmener ensuite aux frontières avec la Pologne et les pays Baltes. Cette guerre hybride menée par Minsk contre ses voisins occidentaux est une réponse aux sanctions adoptées par l’UE après le détournement en mai dernier par la Biélorussie d’un avion Ryanair immatriculé en Pologne qui assurait la liaison Athènes-Vilnius et survolait le territoire biélorusse avec un opposant à bord.

Officiellement, tous ces immigrants viennent en Biélorussie en tant que touristes grâce à la multiplication des liaisons assurées par la compagnie aérienne Belavia et l’activité d’une agence de voyages biélorusse étroitement liée au pouvoir. Parmi les immigrants illégaux qui arrivent à passer et sont arrêtés en Pologne, la moitié environ ont encore des papiers sur eux et ce sont quasiment tous des Irakiens. Comme pour les vagues précédentes, il y a très peu de femmes et d’enfants parmi ces immigrants, ce sont principalement des hommes jeunes et en bonne santé. De plus en plus souvent, des groupes de ces jeunes hommes en âge d’être militaires assistés par les gardes-frontières biélorusses cherchent à pénétrer en force sur le territoire de l’Union européenne, et la garde frontalière polonaise publie régulièrement des images de ces assauts de dizaines de « migrants » armés de pierres et de bâtons. Pour assister les gardes-frontières, Varsovie a déployé 10 000 soldats le long de ses plus de 400 kilomètres de frontière avec la Biélorussie et l’état d’urgence reste de rigueur sur une bande de trois kilomètres de large dont sont exclus journalistes et membres des ONG.

Malgré les efforts polonais, certains arrivent à passer et les centres d’accueil polonais sont proches de la saturation, avec près de 2 000 pensionnaires en attente d’être expulsés. D’autres parviennent à poursuivre leur voyage, car aucun ne vient pour s’installer en Pologne. L’Allemagne a enregistré plus de 6 000 de ces immigrants arrivés depuis la Pologne depuis le début de l’année, dont plus de 3 000 pour le seul mois d’octobre.

Pour stopper l’action de Minsk, le 29 octobre le Parlement polonais a définitivement adopté une loi autorisant la construction d’une barrière frontalière qui consistera en une clôture rigide de cinq mètres de haut, surmontée de barbelés, avec des systèmes de détection de mouvements pour alerter les autorités en cas de tentative d’effraction. Le coût de cette clôture anti-migrants devrait s’élever à 1,6 milliard de zlotys, soit environ 350 millions d’euros. Il n’y aura aucun financement européen pour cet investissement, même si officiellement Bruxelles soutient Varsovie dans cette affaire, tout en multipliant les sanctions financières à l’encontre de la Pologne pour les questions qui ne relèvent pas des compétences de l’UE puisqu’elles sont liées aux réformes polonaises de la justice.

De plus en plus, les grands médias français pondent des articles et reportages larmoyants sur la situation de ces pauvres migrants « piégés à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne ». « Dans l’est de la Pologne, la traque des migrants », titrait récemment La Croix, ce à quoi Patrick Edery, le rédacteur en chef du site en français du journal de Solidarnosc, tysol.fr, réagissait sur Twitter en ces termes qui résument très bien la situation : « Les migrants irakiens à la frontière polonaise arrivent tranquillou en avion en Biélorussie, prennent ensuite le bus jusqu’à la frontière. Le tout est facturé 2 000 USD par une agence de voyages qui organise tout. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 8 novembre 2021

COP26 : la farce carbone – Tartufferie écologique

cop26

La crédibilité de la COP26 s’est perdue dans les gaz d’échappement des centaines de jets privés affrétés par ses prestigieux intervenants. Une fois encore, la grande réunion mondiale « pour le climat » s’est révélée n’être qu’une escroquerie morale et politique.

Quatre cents. S’il ne fallait qu’un chiffre pour révéler l’escroquerie morale et la farce politique que représente la « COP26 » qui s’est tenue cette semaine à Glasgow, ce serait celui-ci. Quatre cents comme le nombre de jets privés affrétés par les « grands de ce monde » pour venir palabrer à propos du climat et de l’avenir de la planète. Un avenir qui serait bien sombre si tous les citoyens du monde avaient le même « bilan carbone » que ces oligarques en goguette qui ne manqueront cependant pas de donner des leçons au bon peuple et de lui expliquer ce qu’il est bon de faire pour assurer un avenir radieux et non-pollué à nos enfants.

« Hypocrites de haut-vol ! » a titré le Scottish Daily Mail. On ne saurait mieux dire. En effet, les vols privés de ces messieurs ont produit plus de gaz que ce que produisent 1 600 Ecossais en un an, soit un rejet de 13 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

Et ce sont quasiment tous les participants qui sont concernés, à commencer par les grands chefs d’Etat dont les avions personnels figurent parmi les plus grands pollueurs avec notamment l’Air Force One de Joe Biden, le COTAM 0001 français, l’Air Force VIP canadien, le Konrad Adenauer allemand ou encore l’Air Force One japonais. Mais les grands patrons, maîtres des GAFA, étaient également de la partie, notamment Jeff Bezos, arrivé à Glasgow avec son propre aéronef, le Gulfstream jet.

De quoi légitimement scandaliser les écologistes sincères, accablés par une telle démonstration d’incohérence et par l’image désastreuse qu’elle renvoie aux populations auxquelles on ne va pas manquer de demander de faire « des efforts » en matière d’écologie et de respect de l’environnement.

Rappelons qu’un voyage en jet émet dix fois plus de gaz à effet de serre par personne que le même voyage en classe économique et 150 fois plus qu’en train. Les jets privés sont arrivés à cette COP26 via sept aéroports différents, dont deux qui leur étaient exclusivement réservés. On pourra également souligner la prestation de Boris Johnson, le Premier ministre britannique, qui, ne craignant apparemment pas le ridicule, a tenté de répondre aux critiques quant à son voyage depuis Londres en jet privé, en arguant que celui-ci utilisait un « carburant durable » (sic). Quand y’a de la gêne, y’a pas de plaisir… Le Français moyen interdit de circulation parce que sa voiture roulant au diesel est trop ancienne appréciera sans doute modérément cette démonstration d’humour anglais.

Au-delà de l’habituel « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », l’écologisme culpabilisant et punitif imposé par le libéralisme hâtivement repeint en vert s’avère d’autant plus insupportable qu’il est basé sur un mensonge originel : il ne peut y avoir de véritable écologie, humaine comme environnementale, dans un système basé sur le culte de la « croissance » c’est-à-dire de l’augmentation perpétuelle de la production et de la consommation. Qu’on le veuille ou non, il n’existe qu’une seule réelle voie écologique : sortir du capitalisme.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 5 novembre 2021

Zemmour à Nantes – Violences antifas

antifas

Ce qui devait arriver arriva. L’extrême gauche qui avait placardé des affiches appelant à faire de Zemmour une cible en prévision de sa réunion au Zénith de Nantes a cherché à en découdre le samedi 30 octobre dernier. Au point même de s’en prendre violemment aux forces de l’ordre. 650 personnes avaient en effet manifesté à l’appel du collectif Nantes révoltée. Malgré la fermeture d’une passerelle par la préfecture, une partie des manifestants ont réussi à traverser la route, puis à s’approcher du Zénith, tout en bloquant une porte du site et en réussissant à forcer les grilles.

Dans le lot des agresseurs, des membres de la CNT, quelques militants du PCF, mais aussi des personnes portant un gilet jaune ou arborant des drapeaux anarchistes. Le cocktail habituel d’une extrême gauche qui, à défaut de briller dans les sondages, cherche à exister dans la rue… Face aux manifestants criant « Zemmour à mort, à mort », la police a utilisé du gaz lacrymogène pour faire reculer les anti-Zemmour qui étaient ainsi à une centaine de mètres des sympathisants du polémiste. Ce dernier a par ailleurs réagi en renvoyant l’extrême gauche à ses origines totalitaires et criminelles. « On sait qui était Joseph Staline, on sait les centaines de milliers de morts qu’il a provoquées, ces gens-là ne sont que leurs lointains descendants », a affirmé Eric Zemmour.

Les images sont éloquentes. Alors que, dans un premier temps, les gendarmes mobiles ont été confrontés à des manifestants qui tentaient de bloquer une voie qui reliait le Zénith de Nantes au parking, des images ont ensuite montré des individus s’en prendre à des voitures de police, mais aussi lancer des chariots contre les forces de l’ordre. On a ainsi constaté, selon la préfecture de Nantes, une « succession d’escarmouches » autour de la zone du centre commercial de Saint-Herblain. Les forces de l’ordre avaient en effet cherché à sécuriser les zones d’accès au Zénith. « Plusieurs assauts contre les forces de l’ordre » sont donc déplorés par la préfecture, laquelle fait aussi état de la « dégradation d’un véhicule de police » ainsi que d’« une tentative de jet de bouteille sur un autre ». Par ailleurs, toujours selon la préfecture, un membre « des forces de l’ordre a été blessé lors d’un franchissement ». Les heurts auraient cessé vers 18 h 30. Si « aucune interpellation n’a été opérée », la préfecture a indiqué qu’« un travail d’enquête et d’identification » est en cours.

Des actions qui n’ont rien de spontané et qui sont le fruit d’une campagne de haine constatée à Nantes au cours des jours qui ont précédé la réunion publique. Outre les affiches hostiles à Zemmour, on a aussi découvert des tags appelant au meurtre d’Eric Zemmour. Pour l’avocat du polémiste, maître Olivier Prado, ces différentes inscriptions et affiches sont toutes des « appels au meurtre ». L’avocat a annoncé avoir saisi le procureur de la République. Avec l’extrême gauche, c’est toujours le rêve jamais caché de passer à l’acte.

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 2 novembre 2021