Face à l’islamisme : Moins de “chartes”, plus de charters !

charters immigration

Dimanche, les composantes du Conseil français du culte musulman (CFCM) s’étaient concertées pour une éventuelle signature de la « Charte des principes » de l’islam en France. Une majorité (5 sur 9) l’a approuvée lundi. Présent daté de mardi faisait remarquer que cette charte se contente de réécrire – spécialement pour les musulmans vivant en France – ce qui figure déjà de fait dans le Code pénal. Par exemple : « Tu ne tueras pas ton prochain s’il abandonne l’islam », ou encore « tu n’exciseras pas tes filles », « tu ne les marieras pas de force », « tu n’obligeras pas ta femme (ou tes femmes) à vivre cachée(s), comme prisonnière (s) », « tu n’exigeras pas de la future femme de ton fils que la famille produise un certificat de virginité », « tu appliqueras les lois du pays dans lequel tu vis, pas celles en vigueur en Turquie ou en Afghanistan ». Il fallait une charte pour cela ?

Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir : si majoritairement les organisations du CFCM se rallient à ce texte, qui exige aussi que cessent les campagnes sur la prétendue islamophobie de la France, c’est que le rapport de force a un peu évolué dans le bon sens. De ce point de vue, Marine Le Pen a raison de juger positive l’adhésion de principe du CFCM. Certes, comme nous l’indiquions mardi, la taqiya dissimulera ce que pense réellement une large fraction de musulmans.

Mais peu importe, au fond. Ce texte a d’abord le mérite de donner raison à ceux qui s’indignaient depuis des années de l’absence de réaction face à une dérive mortifère, au nom du pluralisme culturel. Non seulement les islamistes assassinaient des Français, mais il fallait en outre subir la stigmatisation constante des « souchiens », chargés de tous les péchés du monde, ce qui n’empêchait pas pour autant (et n’empêche toujours pas) un flot grossissant de « réfugiés » de venir s’implanter dans la « patrie de l’islamophobie ».

22 % des musulmans

Le texte va en outre diviser la communauté musulmane et il faut espérer que cette division isolera toujours plus les terroristes, et facilitera la fermeture des mosquées où se prêche le djihad, où se bâtissent des réseaux inféodés à des Etats étrangers, voire hostiles.

A la vérité, le CFCM n’est lui-même guère représentatif des musulmans du pays. « Le CFCM n’a aucune emprise […] sur la réalité des musulmans de France », dit l’imam de Bordeaux. 60 % des mosquées ne sont affilées à aucune des composantes du CFCM, et quatre fédérations du CFCM sur neuf ont refusé, pour l’heure, de valider un texte qui réaffirme un refus des ingérences étrangères (les fédérations pro-turques, financées grâce à cette ingérence étrangère) et deux fédérations intégristes (dont les sinistres Frères musulmans), qui n’entendent pas renoncer à la notion d’islam politique. Le CFCM ne représente donc dans les faits que 22 % des musulmans. Mais nous aurions aussi bien pu avoir droit, comme dans d’autres pays occidentaux, à une charte destinée à favoriser l’identité musulmane…

Pour respecter tout de même la règle du « en même temps », on apprenait à la même heure que la mairie de Beaucaire était condamnée à 5 000 euros d’amende par jour, jusqu’au démontage de sa crèche de noël. La République est sauvée !

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 janvier 2021

« Mission Pyrénées » – Le nouveau coup d’éclat des Identitaires, par Franck Deletraz

Génération Identitaire - mission Pyrénées

Deux ans après leur très spectaculaire « Opération Alpes », les jeunes et décidément très dynamiques militants de Génération identitaire viennent de réaliser un nouveau coup d’éclat dont les grands médias et autres élus vendus à l’immigration-invasion n’ont pas fini de s’indigner.

En effet, bien décidés à faire respecter la décision du préfet de Haute-Garonne de fermer le col du Portillon le 6 janvier dernier, en raison d’une « menace terroriste élevée et de mouvements de migrants soutenus », ces courageux patriotes ont officiellement lancé mardi leur « Mission Pyrénées », consistant à déployer dans la zone concernée plusieurs patrouilles chargées de repérer les clandestins qui tenteraient malgré tout de passer la frontière, et à signaler leur présence aux forces de l’ordre.

Veiller simplement au respect de nos lois

Dans le communiqué de presse qu’ils ont publié le jour même, les militants de Génération identitaire ont ainsi expliqué que leurs équipes, munies de véhicules tous terrains et de marquages « Defend Europe », sillonnaient « actuellement les zones d’infiltration possible près de l’Espagne », et étaient prêtes, « en cas d’intrusion repérée », à contacter « aussitôt les forces de police et de gendarmerie afin que les migrants clandestins soient interpellés et expulsés ». Une opération de surveillance qui, à l’instar de celle qu’ils avaient menée au col de l’Echelle, à la frontière franco-italienne, en 2018, se déroule donc non seulement de manière tout à fait pacifique, mais n’a en outre absolument rien d’illégal puisque la loi n’interdit pas aux simples citoyens de signaler aux autorités les individus ne respectant pas les arrêtés préfectoraux.

Le préfet qui reniait ses propres arrêtés…

Deux arguments dont se moquent bien sûr éperdument les élus gauchistes de la région, qui ont immédiatement crié au « scandale » et, avec leur habituelle haine pathologique pour tous ceux qui osent défendre notre pays, ont appelé à des sanctions exemplaires contre les militants de GI. C’est ainsi que, dans un communiqué commun, Carole Delga, la présidente PS de la région Occitanie (qui a été condamnée en septembre dernier pour discrimination politique envers la mairie RN de Beaucaire), Georges Méric, le président socialiste du conseil départemental, mais aussi le député de la circonscription et le maire de Luchon se sont insurgés contre ce qu’ils ont qualifié de « discours de haine », et ont demandé au préfet « de mettre fin fermement et sans délai à ce coup de force, indigne et contraire aux valeurs de la République ». « Discours de haine », « coup de force » ou encore « contraire aux valeurs de la République », le fait de vouloir précisément faire respecter… les lois de la République ? Devant des propos aussi aberrants et stupides, on aurait pu penser que ledit préfet, auteur qui plus est de l’arrêté ordonnant la fermeture du col du Portillon, aurait réagi de façon plus mesurée. Or, condamnant lui aussi « fermement les actions […] du groupe Génération identitaire », Etienne Guyot a au contraire annoncé avoir saisi la justice, en précisant lamentablement qu’« aucune tolérance face à des propos et actions contraires aux valeurs de la République ne saurait être admise » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 20 janvier 2021

Émeutes raciales et Grand Remplacement en Belgique

Black Lives Matter Belgique

Il y a une semaine à Bruxelles, le mercredi 13 janvier dans l’après-midi, une manifestation de quelques centaines de personnes, dont certaines se revendiquaient du mouvement Black Lives Matter, a dégénéré. A tel point que la police belge a dû interpeller près du quart de ces manifestants violents qui s’en sont même pris à la voiture du roi des Belges dont le convoi passait justement par là. Il y a eu de nombreuses dégradations et une policière a dû être hospitalisée après avoir été rouée de coups au sol par des manifestants venus exprimer leur colère après la mort d’Ibrahima B., un jeune Guinéen de 23 ans décédé d’une crise cardiaque samedi alors qu’il avait été arrêté par la police pour avoir fui un contrôle.

« Justice pour Ibrahima » est le cri de ralliement en Bruxelles, ce qui n’est pas sans rappeler le « Justice pour Adama » des racialistes et indigénistes français. Ce n’est pas un hasard, les mêmes causes produisant les mêmes effets : dans les deux pays, le Grand Remplacement est à l’œuvre, et les comportements qui étaient jugés jusqu’ici comme socialement inacceptables – frapper une femme, attaquer la voiture du roi pour exprimer sa colère… – deviennent monnaie courante avec l’apport des cultures allogènes.

Car, selon les données de la Direction générale statistique Statbel publiées le jour des émeutes bruxelloises, au 1er janvier 2020 la population du royaume de Belgique, forte de 11,5 millions d’âmes, ne comptait plus que 67,9 % de Belges d’origine belge contre 19,7 % de Belges d’origine étrangère et 12,4 % de non-Belges. Encore faut-il préciser que les personnes classées Belges d’origine étrangère ne sont que celles dont la première nationalité enregistrée était étrangère ou bien celles de nationalité belge mais avec un père et/ou une mère de nationalité étrangère. Les descendants d’immigrés après la deuxième génération sont donc comptés comme Belges de souche, fussent-ils de culture non belge et même extra-européenne.

Sur la base des mêmes critères, en 2010 les Belges d’origine belge représentaient encore 74,3 % de la population du royaume de Belgique contre 15,5 % pour les Belges d’origine étrangère et 10,2 % pour les non-Belges. C’est dire comme le Grand Remplacement se fait à marche forcée. Certes, une partie de ces Belges d’origine étrangère et non-Belges sont des Européens de souche à défaut d’être des Belges de souche, mais plus de la moitié (51,3 %, contre 47,6 % en 2010) proviennent de pays non membres de l’UE et le Maroc a désormais supplanté l’Italie comme premier pays d’origine des immigrés en Belgique. Après le Maroc et l’Italie, le top 6 compte encore, dans l’ordre, la France, les Pays-Bas, la Turquie et la Roumanie.

Dans la capitale, Bruxelles, les Belges sont largement minoritaires puisqu’ils ne représentent plus que 25,7 % de la population de la région Bruxelles-Capitale contre 39,1 % de Belges d’origine étrangère et 35,3 % de non-Belges.

Comme le souligne l’office belge de statistique pour expliquer la raison de cette publication, « la Belgique est un pays d’une grande diversité et cette diversité s’accroît ». L’insécurité aussi, d’ailleurs, et ce n’est pas non plus un hasard si Bruxelles, et notamment son quartier de Molenbeek-Saint-Jean, couramment appelé Molenbeek, fait concurrence à l’agglomération parisienne pour le titre de capitale européenne du terrorisme islamique.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 19 janvier 2021

Affaire Mila – Un an après, rien n’a changé

Mila

C’était il y a un an. Le 18 janvier 2020, une adolescente de 16 ans, cheveux mauves et nez percé, allait déclencher un vrai raz-de-marée de haine sur les réseaux sociaux. La demoiselle a insulté, en termes vulgaires, l’islam et le Coran. Une semaine avant, Frédéric Fromet faisait sensiblement la même chose sur France Inter mais à quelques nuances près : il est considéré comme humoriste et il visait la religion chrétienne en la personne de Jésus-Christ. On imagine sans mal que les deux affaires n’ont pas eu le même retentissement. D’un côté, des insultes, des appels au viol et au meurtre ; de l’autre, la réaction – pacifique – de chrétiens indignés et une note du CSA décrétant qu’il n’y avait pas de problème, le prétendu humoriste usant de sa liberté d’expression.

Ces deux histoires sont les deux faces de la liberté d’expression en France. Selon la religion ou les personnes que l’on insulte, le retour de bâton ne sera pas le même. La jeune Mila l’aura compris à ses dépens, elle qui, pour des grossièretés balancées sur les réseaux sociaux, a vu sa vie complètement bouleversée. Il n’est plus question pour elle d’être scolarisée ou de vivre normalement. Elle doit survivre, étroitement surveillée, sous menace en permanence. En un an, elle a reçu 50 000 messages haineux et continue d’en recevoir une trentaine par minute. Scolarisée un temps au sein d’un nouveau lycée, elle en a été renvoyée quand l’établissement a craint qu’elle n’ait révélé où elle se trouvait. Voilà où en est la puissance publique aujourd’hui : exfiltrer et cacher une jeune fille qui a osé médire de l’islam. En France. En 2021.

On peut discuter d’un prétendu « droit » au blasphème – l’insulte peut-elle devenir un droit ? –, toujours est-il que cette affaire et ses suites sont révélatrices de ce dont souffre notre pays. Un an après ce déferlement de haine, rien n’a changé. La situation a même empiré et la pression exercée par l’islam sur notre pays s’en est encore accrue. Samuel Paty y a perdu la tête, le 16 octobre dernier, pour avoir, lui, montré des caricatures de Mahomet dans sa classe lors d’un cours d’enseignement moral et civique sur la liberté d’expression. Il semblerait que sa direction n’ait été d’aucun soutien, au contraire. Et de fait, les principes de l’islam ont à ce point gangrené la société que près d’un enseignant sur deux avoue s’autocensurer lors d’enseignements donnés sur des questions religieuses pour ne pas avoir de problèmes.

Dans ces affaires, les réseaux sociaux ont joué un rôle non négligeable, relayant et amplifiant des appels à la violence. Mais est-ce le réel problème ? Bien sûr que non. Il est plus facile de les pointer du doigt comme source du problème que de se pencher sur les causes réelles de ce qui nous arrive, tout en invoquant la sainte liberté d’expression et le pseudo-droit au blasphème pour le résoudre. Et ce n’est pas la loi sur les séparatismes – rebaptisée à la hâte loi pour « assurer le respect des valeurs de la République » – qui va changer les choses. La France est malade de ce qu’elle nomme la laïcité et qui n’est que l’autre nom de son reniement de la foi catholique. Elle est malade de l’islam et tant qu’elle ne l’aura pas reconnu, Mila et consorts devront continuer à se terrer.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 19 janvier 2021

Olivier Véran, l’as de Pique

Olivier Véran vaccins

Entre pénurie et saturation, la « stratégie vaccinale » d’Olivier Véran tourne en eau de boudin. Mais tout va très bien, Mme la Covid !

Bugs informatiques, prises de rendez-vous impossibles, centres de vaccination totalement débordés, stocks de vaccins largement insuffisants, ou encore refus aberrant de l’Etat de faire appel aux généralistes pour pallier le manque de médecins et d’infirmières affectés à la vaccination des Français : après un démarrage d’une misérable lenteur, qui a valu à notre pays d’être la risée du monde entier, la campagne de vaccination contre le Covid-19, que le pouvoir en place se vantait pourtant d’avoir organisée au détail près, tourne de plus en plus à la pantalonnade, mettant une fois de plus en évidence la terrible incompétence du gouvernement Castex.

Bugs informatiques et centre vaccinaux saturés

Ainsi, alors que le Premier ministre avait annoncé mercredi dernier l’élargissement de la campagne vaccinale à l’ensemble des « plus de 75 ans » à compter de ce lundi, et la possibilité pour les personnes concernées de s’inscrire dès jeudi par le biais d’Internet, le site prévu à cet effet, baptisé Santé.fr, n’aura guère résisté plus de 24 heures à une affluence certes énorme (plus d’un million de demandes) mais, cependant, tout à fait prévisible. Dès samedi matin, en effet, la plate-forme Sante.fr avertissait sur sa page d’accueil que, « compte tenu de l’importance des demandes », elle privilégiait « la présentation de l’offre de vaccination […] que vous trouverez ci-dessous classée par département ». S’ensuivait alors une simple liste de tous les centres de vaccination ouverts au public, là où, normalement, le site aurait dû proposer une carte permettant de géolocaliser le centre le plus proche de chez soi et permettre aux demandeurs de s’inscrire pour obtenir un rendez-vous. Rappelons que, jeudi dernier déjà, date de son lancement officiel, la plate-forme était carrément inaccessible en raison, selon certaines sources, d’un bug informatique. Version évidemment contestée par le ministère de la Santé qui s’était empressé d’expliquer que, si le site n’était pas encore accessible, c’était simplement parce que ses services étaient « en train de rentrer les données des centres de vaccination »…

Vers une pénurie de médicaments ?

Quoi qu’il en soit, à l’heure où nous écrivions ces lignes, les 833 centres mis en place par le gouvernement pour accueillir ce lundi le grand public étaient tous saturés et, dans nombre de villes, il n’était déjà plus possible de réserver un créneau, même à une date lointaine, pour recevoir une première injection. Notamment dans les Alpes-Maritimes, département français qui affiche pourtant aujourd’hui le plus fort taux d’incidence du pays : la demande y était à ce point massive que la plupart des sites vaccinaux du département ne proposaient, dès vendredi, « aucune disponibilité de rendez-vous » ! Mais peut-être plus révélatrice encore de l’incroyable impréparation du gouvernement, l’impossibilité dans laquelle se trouvent aujourd’hui les autorités sanitaires de créer d’autres centres de vaccination, faute tout d’abord d’un volume suffisant de vaccins. C’est que, en appelant comme ils l’ont fait les plus de 75 ans vivant encore chez eux (soit près de 800 000 personnes) à se faire vacciner plus tôt que prévu sans organiser, là encore, une augmentation parallèle du nombre global de doses (soit 500 000 par semaine), Castex et Véran ont évidemment fortement accru les risques d’une pénurie de vaccins dans notre pays. Cette situation inquiète aujourd’hui grandement les professionnels de santé, au sein desquels les médecins généralistes dénoncent par ailleurs l’absurde décision du gouvernement de renoncer à faire appel à leurs services dans le cadre de sa stratégie vaccinale. Un renfort qui aurait pourtant permis de désengorger nos fameux centres de vaccination et de pallier le nombre très insuffisant de médecins et d’infirmières affectés à celle-ci.

Treize victimes en Norvège

En attendant, et malgré la tournure anarchique qu’a prise la campagne vaccinale, les partisans de la piqûre obligatoire pour tous n’ont pas manqué, lors de ces dernières 72 heures, de remettre sur le tapis la question de la création d’un « passeport vaccinal » qui pénaliserait pourtant injustement ceux de nos compatriotes qui, que ce soit par conviction ou encore par prudence, ont fait le choix parfaitement légitime de ne pas se faire vacciner. Un projet liberticide contre lequel s’est d’ailleurs élevée Marine Le Pen dimanche sur BFMTV, en rappelant qu’elle était « extrêmement contre tout ce qui attente aux libertés individuelles ». Avant d’observer avec humour : « Compte tenu du fait que le gouvernement est incapable de vacciner ceux qui le souhaitent, parler d’un passeport vaccinal aujourd’hui m’apparaît assez ahurissant »… Un avis en partie rejoint par Nicolas Dupont-Aignan qui, se prononçant lui aussi contre la mise en place d’un « passeport vaccinal », a également dénoncé sur Twitter une « atteinte à l’égalité des citoyens pour l’accès à certaines activités », un « totalitarisme » et « une infâme et sournoise contrainte à la vaccination ». Il faut dire que le lien récemment établi par l’Agence norvégienne du médicament entre les décès de treize personnes âgées et fragiles ayant été vaccinées et les effets secondaires de la molécule proposée par Pfizer-BioNTech a largement de quoi renforcer les appréhensions des plus méfiants, et inciter les autres à davantage de prudence. Surtout quand les autorités sanitaires norvégiennes se voient contraintes de modifier en catastrophe leur guide de vaccination contre le Covid pour déconseiller aux « personnes frêles » de se faire vacciner, en précisant que pour ces dernières « même les effets secondaires relativement légers du vaccin peuvent avoir des conséquences graves ». Surprise ? Pas vraiment. Rappelons en effet que si les deux vaccins approuvés à ce jour en Europe (Pfizer et Moderna) ont bien été testés sur des dizaines de milliers de volontaires, le participant moyen à ces études était non seulement âgé d’une cinquantaine d’années, donc bien plus jeune que les personnes vaccinées aujourd’hui en priorité, mais surtout dépourvu de ces fameuses comorbidités dont souffrent, hélas, nombre de personnes très âgées.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 janvier 2021

Dictature sanitaire – Extinction des feux

couvre-feu

Le couvre-feu à 18 heures a été décrété sur l’ensemble du territoire. Au lit les petits, le gouvernement marchand de sable va passer ! Mais vous pourrez toujours vous entasser dans les métros et les centres commerciaux ouverts le dimanche. Et tant pis pour votre travail, vos liens sociaux, votre liberté.

Les conférences de presse répétées du Premier ministre pour nous « annoncer » ce que les grands médias nous ont déjà révélé depuis longtemps, à savoir le renforcement systématique des restrictions sanitaires, sont devenues maintenant tellement prévisibles que l’on en viendrait presque à se demander pourquoi Castex juge encore nécessaire de se prêter à cet exercice ridicule. Ainsi, son intervention de jeudi soir, à l’instar des précédentes, n’aura-t-elle, sans surprise, donné lieu à aucune révélation fracassante.

De l’extension du couvre-feu à 18 heures à l’ensemble du territoire métropolitain pour « au moins 15 jours » à la possibilité d’un reconfinement « sans délai » en cas de « dégradation épidémique forte », en passant par l’ouverture à compter de lundi de la vaccination pour les personnes présentant des pathologies à haut risque, ou encore la reprise des travaux dirigés par demi-groupes pour les étudiants de première année à partir du 25 janvier, tout ou presque avait déjà été en partie révélé par la presse.

Y compris le prétendu « renforcement du contrôle aux frontières » de notre pays, qui se limitera en réalité à exiger de « tous les voyageurs souhaitant venir en France en provenance d’un pays extérieur à l’UE » un test négatif au Covid-19 ainsi que… leur « engagement sur l’honneur à s’isoler pendant sept jours une fois arrivés en France, puis à refaire un deuxième test PCR à l’issue » ! Une obligation à laquelle, c’est sûr, les milliers de migrants qui entrent chaque semaine en France se plieront bien volontiers…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 janvier 2021

L’Apartheid numérique – Réseaux sociaux : la fracture s’aggrave !

censure réseaux sociaux

Alors que les réseaux sociaux continuent de bannir régulièrement toute trace d’opinion divergente, d’autres réseaux alternatifs sont mis en avant et accueillent des millions de « réfugiés politiques ». Ainsi, alors que YouTube à son tour, suspend le compte de Donald Trump, l’application Telegram, l’équivalent russe du réseau social Whatsapp, connu pour sa discrétion et sa permissivité, revendique plusieurs dizaines de millions de nouveaux téléchargements de son application. Dans le même temps, l’action Twitter s’est effondrée en perdant 6 % de sa valeur, le réseau social a perdu jusqu’à 12 % lundi dernier.

Conséquence directe du bannissement de Donald Trump ? Certainement. Puisqu’à la suite du président américain, des dizaines de milliers de compte marqués comme « complotistes » mais plus largement d’opposants au progressisme ambiant, ont subi le même sort. Une tragédie pour la liberté d’expression et d’opinion mais une aubaine pour les concurrents. Ainsi, outre le réseau Telegram, les applications comme « Parler » pendant conservateur de Twitter ou encore Gab ont bondi d’un seul coup. Parler était l’application la plus installée ce lundi et Gab affirme avoir enregistré 12 millions de visites en 12 heures.

S’il est rassurant pour certains de voir apparaître ces solutions alternatives, la séparation des opinions, le triage de ce qui est dicible ou non, a donc été acté comme principe intrinsèquement lié aux démocraties modernes. Pire, ce sont désormais les entreprises privées qui régulent l’expression politique des citoyens. On observe depuis plusieurs mois, un phénomène des plus inquiétants dans le marketing des grands groupes : une appropriation du débat public et l’engagement politique parfaitement assumé. Ainsi le fabricant de glaces Ben and Jerry’s s’est fait le porte-parole des militants racialistes et autres Black Lives Matter. Ainsi, Nike s’est engagé dans la lutte pour les Ouighours, cette communauté chinoise musulmane martyrisée par Pékin.

On assiste bien à un tournant majeur : le politique n’a plus la main sur la censure, il a délégué cela aux entreprises privées. Ce transfert de compétence inique, cette grande injustice, met en contradiction le droit d’une entreprise privée de bannir l’utilisateur de ses services qui contreviendrait à ses règles et le droit à la liberté d’expression insécable de tout système démocratique. Nous ne sommes évidemment pas des perdrix de l’année, la liberté d’expression était déjà un lointain souvenir, mais les coups portés avaient au moins le mérite d’être progressifs et discrets. Aujourd’hui, les GAFAM ne prennent plus cette peine.

Nous voici donc condamnés à ne plus débattre, ne plus échanger, voire ne plus se parler. Chacun son réseau social, chacun ses contenus recommandés par un algorithme, chacun son safe space et chacun ses tropismes. Condamnés à vivre les uns à côté des autres, nous ne partagerons bientôt plus rien. On accuse souvent « l’extrême droite » de fracturer, diviser, accusation désormais dépassée. La fracturation de la société occidentale est voulue, conduite et assumée par ces nouveaux dieux de la consommation et du prêt-à-penser venus des Etats-Unis.

Ce mois-ci, a été édité un petit texte inédit de Stefan Zweig intitulé L’Uniformisation du monde qui conclura ce propos :

« Nous nous berçons encore d’illusions quant aux objectifs philanthropiques et économiques de l’Amérique. En réalité, nous devenons les colonies de sa vie, de son mode de vie, les esclaves d’une idée qui nous est, à nous Européens, profondément étrangère : la mécanisation de l’existence. »

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2021

Vers un troisième confinement, « à la chinoise » ?, par Francis Bergeron

confinement

Le week-end dernier, les Chinois de Hebei, une province située juste au sud de Pékin, ont été reconfinés. Tout s’est très bien passé, ont rapporté les témoins : du jour au lendemain, 18 millions de personnes se sont à nouveau soumises à une discipline des plus drastiques. Tout cela parce qu’un foyer de contamination de 300 personnes avait été détecté dans cette région. La Chine est devenue l’exemple à suivre : si un troisième confinement est mis en place, en France, il nous sera demandé la même obéissance. Il est vrai que globalement, la vie politique et le pluralisme de l’information, chez nous, s’alignent déjà sur le modèle chinois.

Bien sûr il y a ce virus qui semble se propager, plus rapidement que les deux premières fois. Il y a aussi ces fameux « variants » qui laissent le corps médical quelque peu désemparé. Mais aucun schéma de lutte contre le virus n’a, à ce jour, démontré une réelle pertinence, dans la durée. Les pays faiblement touchés jusqu’à présent (l’Allemagne ou la Russie, par exemple) semblent rattraper leur « retard ». Et pourquoi la Belgique est-elle apparemment le pays le plus frappé au monde par la COVID-19 (au regard de sa population), alors que ses mesures de protection sont assez semblables à celles de la France ? Faut-il chercher des réponses du côté des conditions climatiques, du côté des habitudes alimentaires ? A la vérité personne n’en sait rien.

Castex devait donner ce jeudi une conférence de presse, censée révéler les arbitrages gouvernementaux entre théories médicales, principe de précaution, nécessité de ne pas sacrifier une génération d’enfants en les déscolarisant durablement, effondrement économique accéléré.

La part d’audience sera au rendez-vous, d’autant que le Premier ministre, en soufflant le chaud et le froid, a su faire durer le suspense. Mercredi matin, les paris restaient encore ouverts. « Le Premier ministre n’envisage pas pour l’instant un confinement … sans l’exclure », expliquaient, mi-figue mi-raisin, ses conseillers. Un « p’t’êt’ben qu’oui, p’t’êt’ben qu’non » à la sauce gersoise, en quelque sorte.

Les commerces « non essentiels » à nouveau sans clients

Trois mesures sont actuellement testées par le biais de « fuites » distillées auprès des journalistes en mal de confidences : le couvre-feu pourrait être abaissé à 18 heures partout, alors que le pays fonctionne encore à deux vitesses : un quart des départements subit un couvre-feu à 18 heures, les trois autres quarts vivent toujours un confinement à 20 heures. Etait également envisagée l’idée d’un confinement tous les week-ends. Ces deux mesures cumulées reviendraient à rétablir un confinement général sans le baptiser tel. Car s’il est interdit de circuler après 18 heures et le week-end, cela signifie que les seuls déplacements autorisés seraient ceux qui, lors des confinements précédents, figuraient dans les attestations. Cela voudrait dire aussi que, comme lors du premier confinement, les commerces « non essentiels » n’auraient plus de clients. La troisième mesure pourrait être une fermeture des cantines scolaires, identifiées comme foyers de propagation du virus, même si les enfants eux-mêmes ne sont pas sensibles à la COVID.

Rien de bien réjouissant, donc, au programme. Castex n’a pas les moyens de rassurer les Français, d’autant que tout semble indiquer clairement qu’il n’y a pas de bonnes recettes, pour combattre ce fléau, à part le vaccin, peut-être…ou peut-être pas…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2021

Confinement : ça s’en va et ça revient

confinement

Vous l’entendez, la petite musique qui monte ? Celle d’un reconfinement dont on évoque la possibilité « en dernier recours » mais qui semble déjà là. On nous annonce que la semaine sera « charnière », bref qu’un rien nous fera basculer dans un nouveau confinement. Tout devrait se décider lors du Conseil de défense qui doit se réunir ce mercredi, en fonction des chiffres, des résultats d’une étude faite sur le variant britannique et de la docilité des Français. Car c’est cette semaine que devrait se ressentir l’impact des fêtes de fin d’année. Concernant les mesures à prendre, manifestement le cœur du gouvernement balance entre un confinement strict ou un couvre-feu généralisé à 18 heures pour la France entière, avec, pourquoi pas, un confinement total le week-end pour nous dissuader de sortir. Et de montrer aux Français qui commande. L’idée de base n’est pas compliquée : supprimer toute interaction sociale réelle. Le virtuel, il n’y a que ça de vrai au XXIe siècle. L’homme qui est allé dans l’espace, a conquis le ciel, exploré les fonds marins se retranche chez lui, apeuré à l’idée d’attraper un virus qui n’est pas bénin, certes, mais qui ne tue pas non plus la moitié de la population.

Les restaurateurs italiens se rebellent

Cette musique du reconfinement a commencé à se jouer il y a plusieurs semaines. Les experts se relaient dans les médias pour dire qu’il ne sera pas possible de passer à côté : des politiques qui s’interrogent aux médecins signant une tribune dans Le Monde, prédisant qu’un confinement s’imposera à la mi-janvier. Petit à petit, on nous habitue à la suppression, toujours plus importante de notre liberté de déplacement, entre autres. A modifier sensiblement nos vies en fonction d’un virus. L’annonce se fait peu à peu. Cela a débuté avec l’interdiction faite aux bars, hôtels et restaurants de rouvrir le 20 janvier. Cela se poursuit avec le couvre-feu à 18 heures dans certains départements.

C’est comme s’il fallait payer le prix fort, expier en somme les quelques jours de pseudo-liberté qui nous ont été laissés pour Noël et le jour de l’An. Non pas que le gouvernement ait pris une mauvaise décision ! La faute en revient à tous ces imbéciles qui ont osé fêter Noël en famille, sans reléguer papy et mamie à la cuisine.

Ce petit intermède, entre deux confinements, aura contenu quelque peu l’impatience des Français qui n’en peuvent plus d’être assignés à résidence. Pour nous faire patienter encore un peu plus, l’Etat a brandi la promesse d’un vaccin ultra-efficace avec des taux de réussite proprement extraordinaires. Vaccin qui devait être diffusé en masse à partir de la fin du mois de décembre. Nouveau raté. Nouvelle déception pour ceux qui voyaient la fin du tunnel. Et maintenant que, péniblement, le nombre de vaccinés croît, on apprend qu’il va falloir attendre avant d’atteindre la fameuse immunité collective. Ce n’est pas demain que sonnera la fin des restrictions. D’autant qu’on nous bassine désormais à longueur de journée avec ce variant dit britannique débarqué en France, réputé beaucoup plus contagieux. En attendant que nous arrive le variant japonais et, pourquoi pas, le brésilien ou l’indonésien.

Le Français contestataire se fait, pour l’occasion, coiffer au poteau par son voisin italien. De l’autre côté des Alpes, les restaurateurs excédés auraient décidé de ne plus respecter le couvre-feu. Ils seraient entre 50 et 100 000 à avoir décidé d’ouvrir le 15 janvier.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 12 janvier 2021

La Toile se resserre – Une dérive totalitaire qui inquiète jusqu’à la gauche

GAFAM

Prenant honteusement prétexte des incidents ayant émaillé mercredi dernier la juste manifestation de colère des partisans de Donald Trump devant le Capitole à Washington, les milliardaires mondialistes à la tête des tout-puissants réseaux sociaux que sont Twitter, Facebook ou encore Instagram ont brutalement fermé ou suspendu vendredi les comptes du président américain, et entamé une impitoyable chasse aux sorcières contre ses sympathisants. Une atteinte à la liberté d’expression tellement énorme que certains grands médias français et autres personnalités, pourtant très hostiles au chef de la Maison-Blanche, en viennent aujourd’hui à s’interroger, et même à s’inquiéter d’une telle dérive totalitaire.

Parmi les élus français qui se sont immédiatement élevés contre cette brutale censure opérée par les « nababs » aux commandes des GAFA, nous n’avons bien sûr pas été surpris de retrouver Marine Le Pen, qui est elle-même régulièrement harcelée par Twitter. Dénonçant « une situation extrêmement inquiétante » et une « dérive très grave » des réseaux sociaux, la présidente du RN a alors fort justement observé qu’il fallait « très sérieusement se poser la question de la responsabilité de ces géants du numérique dans une forme d’effondrement annoncé de la liberté d’expression ». Un avis en partie rejoint par Mélenchon qui, tout en dénonçant le comportement de Trump, a expliqué pour sa part que celui-ci ne pouvait « servir de prétexte pour que les GAFA s’arrogent le pouvoir de contrôler le débat public ». Même critique du côté de Ruffin (LFI), qui a ajouté de son côté que « demain, ce sera pour nous tous, cette censure numérique, et privée » ! Mais, plus surprenante a été en revanche la réaction de Cédric O, le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, qui a estimé que « la régulation du débat public par les principaux réseaux sociaux au regard de leurs seules conditions générales d’utilisation alors qu’ils sont devenus de véritables espaces publics […], cela semble pour le moins un peu court d’un point de vue démocratique ».

Une violation du premier amendement

C’est que, outre le fait que la brutale censure de Trump par les GAFA s’abattra aussi immanquablement demain sur tous ceux dont les propos n’auront pas l’heur de plaire à leurs responsables omnipotents, celle-ci constitue une violation manifeste de la législation américaine, comme le rappelait judicieusement dans 20 minutes Florence G’sell, responsable de la chaire digitale de Sciences Po. En effet, expliquait cette spécialiste du droit numérique américain, « les réseaux sociaux ont le droit de pratiquer la modération sur le fondement de leurs conditions générales d’utilisation, car ce sont des entreprises avec des contrats de droit privé ». Mais, ajoutait-elle, le compte Twitter de Trump « a été qualifié en 2019, par des juridictions américaines, de “forum public”, c’est-à-dire qu’il est considéré comme un espace de débat public, qui est protégé par le premier amendement à la Constitution des Etats-Unis sur la liberté d’expression ». Aussi, observait Florence G’sell, la suspension du compte de Trump pose aujourd’hui « un évident problème démocratique ». Non seulement parce que celui-ci « a quand même récolté le suffrage de plus de 70 millions d’électeurs américains » lors de la dernière présidentielle, mais aussi parce qu’« on assiste aujourd’hui à une véritable destitution numérique, avant même une procédure d’Impeachment ». Or, concluait l’enseignante, en soulignant que cette problématique pourrait bientôt « se transposer en France », « ce n’est pas aux grandes plates-formes de se faire les arbitres de la vérité, ou du débat public » !

L’insupportable chantage des ploutocrates

Un débat public et un respect des principes démocratiques sur lesquels s’assoient cependant aujourd’hui allègrement les GAFA, au sein desquelles les géants Google, Apple et Amazon sont même allés ce week-end jusqu’à lancer un ultimatum au réseau social Parler, très fréquenté par les électeurs républicains, lui intimant tout bonnement l’ordre d’adopter dans les 24 heures une politique de « modération » aussi impitoyable que la leur à l’égard des trumpistes, sous peine de voir son application numérique définitivement bannie de leurs magasins d’applications Google Play et Apple Store ! Ce chantage profondément scandaleux a été vivement dénoncé par John Matz, le fondateur de Parler, qui, outre une volonté d’« infliger le plus de dommages possible [à sa société] au moment où le président Trump est banni par les entreprises de la tech », a vu également dans cette manœuvre honteuse le désir de ces géants du Net de porter un coup fatal à l’application actuellement la plus téléchargée outre-Atlantique… Mais, aussi révoltantes et scandaleuses que soient ces pressions, elles n’ont cependant pas atteint l’incroyable degré d’ignominie dont a récemment fait preuve le minable « commissaire politique » Randall Lane dans Forbes, le célèbre magazine américain dédié aux milliardaires. Se sentant pousser des ailes avec l’arrivée prochaine au pouvoir du tricheur Biden et de sa clique de bobos gauchistes, il n’a en effet pas craint de coiffer sa casquette de tchékiste pour menacer ouvertement de représailles toutes les entreprises qui pourraient être tentées d’embaucher les anciens collaborateurs de Donald Trump ! Sont notamment visés par le journaliste du système, les ex-conseillers du président Sean Spicer, Kellyanne Elizabeth Conway, Sarah Huckabee Sanders, Stephanie Grisham ou encore Kayleigh McEnany, qui, à ses yeux, se sont rendus coupables d’avoir aidé à diffuser les prétendus « mensonges » de Trump pendant quatre ans. Un soutien que ce triste individu entend bien leur faire payer aujourd’hui, en leur interdisant toute possibilité de retrouver un emploi. Ainsi est-il allé jusqu’à avertir : « Que ce soit clair pour les entreprises : embauchez un de ces fabulistes cités plus haut, et Forbes considérera que tout ce que votre entreprise relaiera est un mensonge. Nous allons scruter, vérifier et revérifier, investiguer avec le même scepticisme que lorsque nous lisons un tweet de Trump. Vous voulez vous assurer que le plus puissant magazine économique du monde vous considère comme une potentielle source de désinformation ? Embauchez ces personnes. » Bref, un véritable appel à la haine. Mais qui, n’en doutons pas, ne poussera pas pour autant les GAFA donneuses de leçons à suspendre les comptes Twitter et autres du magazine Forbes.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2021

Terreur islamiste dans les écoles – Les profs acculés à toujours plus d’autocensure

censure écoles islamistes

Loin de constituer une surprise pour Présent, qui ne cesse de dénoncer depuis des années l’emprise croissante des islamistes sur les établissements scolaires français, la récente étude de l’IFOP consacrée aux « contestations de la laïcité » et aux « formes de séparatisme religieux à l’école », par les chiffres effrayants qu’elle révèle et les cas ahurissants qu’elle rapporte, n’en reste pas moins particulièrement édifiante de la véritable terreur qu’exercent aujourd’hui les musulmans dits « radicaux » sur les enseignants et autres personnels de l’Education nationale.

Un phénomène en hausse

Commandée par la fondation Jean-Jaurès et publiée par Charlie Hebdo, cette enquête, à lire d’urgence sur le site jean-jaures.org, souligne tout d’abord que « 49 % des enseignants interrogés affirment s’être déjà autocensurés » durant leur carrière « afin de ne pas provoquer de possibles incidents dans leur classe ». Ce qui, soulignent les auteurs de l’étude, représente 13 % de plus qu’en 2018. En même temps, indique l’IFOP, pas moins de « 80 % des enseignants affirment avoir déjà été confrontés au moins une fois au cours de leur carrière à une forme de séparatisme religieux » (+7 % par rapport à 2018), dont « 59 % dans leur établissement actuel ». Des actes de séparatisme qui peuvent prendre la forme d’« absences des jeunes filles à des cours de natation, avec ou sans certificat » (45 %), « lors d’enseignements abordant la laïcité » (26 %), de « demandes de repas confessionnels (halal, casher…) dans les cantines » (47 %) ou encore de « refus d’entrer dans des lieux à caractère religieux (type église) lors de sorties scolaires (28 %) ».

Des profs tombés en dhimmitude

Car, comme chacun sait, le rejet de l’école française par beaucoup d’enfants et de familles issus de l’immigration arabo-musulmane est très loin de se limiter aux menus et aux tenues vestimentaires. Ainsi, relève l’étude de l’IFOP, « au-delà des revendications religieuses concernant différents aspects de la vie scolaire, notre enquête montre aussi qu’elles peuvent donner lieu à des contestations concernant le contenu des enseignements auxquelles les enseignants doivent faire face ». Et les auteurs de l’enquête de préciser alors que « les enseignants sont plus d’un tiers (36 %), durant leur carrière, à avoir rencontré des contestations d’enseignement ou de contenus d’enseignement au nom de convictions religieuses, philosophiques, politiques » et « 34 % disent avoir rencontré au cours de leur carrière des contestations d’activités pédagogiques ». Enfin, on retiendra aussi de cette étude vraiment impressionnante de l’IFOP, ce chiffre qui, plus encore que les autres peut-être, a de quoi inquiéter : qu’ils soient islamistes, islamo-gauchistes ou tout simplement lâches, « seulement trois quarts des professeurs interrogés (75 %) soutiennent l’acte de Samuel Paty d’avoir fait un cours sur la liberté d’expression en s’appuyant sur des caricatures de presse »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 janvier 2021

Les doutes se multiplient au sujet des vaccins à ARN messager

vaccins à ARN messager

Mercredi 6 janvier 2021, peu après l’approbation par l’Agence européenne des médicaments du vaccin développé par le laboratoire américain Moderna, la Commission européenne donnait le feu vert pour sa mise sur le marché. Auparavant, depuis le 21 décembre 2020, seul le vaccin de Pfizer-BioNTech avait été autorisé par l’agence européenne. Les pays de l’Union européenne vont donc disposer de deux vaccins utilisant la technologie dite de l’ARN messager, ou acide ribonucléique messager. Officiellement considérée et louée comme ultra-innovante, cette technologie rompt avec les vaccins classiques. C’est une des raisons pour lesquelles la méfiance se multiplie à l’égard de vaccins représentant un saut dans l’inconnu, d’autant qu’ils ont été fabriqués à une vitesse inédite. C’est un autre élément de doute. Tout se passe comme si une course contre la montre pour sauver l’humanité était lancée. Pourtant, le Covid-19 ne semble pas menacer d’éradiquer l’espèce humaine. Une telle Blitzkrieg du vaccin peut susciter des interrogations.

Outre la réticence naturelle des Français à se faire vacciner, chacun aimant connaître ce qui est injecté dans son corps, la technologie des vaccins à ARN messager inquiète en tant que telle. Pour les vaccins classiques, le virus est injecté dans l’organisme sous une forme atténuée ou inactivée. Dans le cas de l’ARN messager, le vaccin envoie un message, une sorte de recette, dans la cellule du patient. Puis le message est détruit. Les informations reçues permettent aux cellules vivantes de produire la protéine présente sur la surface du virus. Ainsi, l’organisme apprendrait à générer les réponses immunitaires de lui-même. Le souci étant que le message s’adresse à l’ADN présent dans le noyau de la cellule. Les inquiétudes viennent donc du fait que les vaccins à ARN messager sont des vaccins génétiques agissant sur notre matériel génétique. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’organisme génétiquement modifié s’appelle l’être humain.

Les doutes seraient peut-être moins prégnants si les us et coutumes scientifiques avaient été respectés. Usuellement, les laboratoires de recherche communiquent leurs résultats à la communauté scientifique pour validation. Ce n’est qu’ensuite que ces résultats sont agréés ou non. Si l’ARN messager fait l’objet de recherches depuis plusieurs années, respectant les protocoles scientifiques, le fait que les contrats de commande de ces vaccins comportent des clauses indiquant que la communication à la communauté scientifique se fera après les vaccinations ne peut que semer le trouble et donner le sentiment d’un essai grandeur nature. D’autant que les effets indésirables dits bénins sont nombreux, qu’un infirmier californien a été testé positif une semaine après avoir été vacciné et qu’en matière de Covid les Français ont déjà entendu tout et son contraire depuis un an. Notons qu’une seule dose de ces vaccins coûterait 18 euros à la collectivité nationale, un prix non confirmé puisque l’UE ne souhaite pas donner de précision à ce sujet.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 7 janvier 2021

Olivier Duhamel : l’effet Springora ?

olivier duhamel

Vanessa Springora a-t-elle été le caillou qui précède l’avalanche avec son livre « Consentement » ? L’éditrice qui, dans son ouvrage, a « balancé » Gabriel Matzneff en révélant l’emprise sexuelle qu’il exerçait sur elle au début de son adolescence, a semble-t-il ouvert les vannes. Après l’écrivain sulfureux, c’est le « politologue » Olivier Duhamel qui est visé depuis ce mardi par une enquête du parquet de Paris pour « viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans ». Beau-père de Camille Kouchner, Olivier Duhamel est accusé par celle-ci, dans un livre à paraître ce jeudi en librairie, d’agressions incestueuses imposées à son beau-fils « Victor », quand ce frère jumeau de Camille était adolescent à la fin des années 1980. Le politologue a indiqué sur son compte Twitter qu’en raison « d’attaques personnelles », il « met fin à ses fonctions » dans les institutions pour lesquelles il travaillait jusque-là. Un tweet qui ne conteste par ailleurs pas les accusations portées dans ce livre.

Dans ce livre, on découvre toutes les turpitudes d’une famille éclatée aux vies brisées. Ces quelques lignes rapportées par nos confrères du Figaro parlent d’elles-mêmes :

« Par sa tendresse et notre intimité, par la confiance que j’avais pour lui » décrit Camille Kouchner, « tout doucement, sans violence, en moi, il enracinait le silence ». Elle protège Olivier Duhamel parce qu’elle l’aime « comme un père et que dans l’explosion de notre famille, il était tout ce qui (lui) restait ». Quant à Victor, il ne « veut pas en parler ». « C’est le moyen que j’ai trouvé pour construire ma vie », explique-t-il à sa sœur. Le Monde, qui a révélé les faits lundi, l’a interrogé : « Je vous confirme que ce que ma sœur a écrit à propos des agissements d’Olivier Duhamel à mon égard est exact », a-t-il simplement répondu.

Trop de zones d’ombre encore dans cette affaire. Le nom de Marie-France Pisier, sœur d’Evelyne Pisier, mère des enfants Kouchner et compagne d’Olivier Duhamel, est dans tous les questionnements. L’actrice, retrouvée au fond de sa piscine coincée sous une chaise métallique, et dont l’enquête a conclu à un suicide, avait menacé de tout révéler. De quoi largement relancer l’enquête.

Il est difficile d’appréhender la puissance de l’onde de choc. Comme pour l’affaire Matzneff, l’intelligentsia parisienne semble tomber de sa chaise, comme si tous découvraient que Duhamel était un prédateur sexuel. Tous, jusqu’à Elisabeth Guigou, pourtant proche de l’ancien député européen socialiste et président du Siècle, ce club influent rassemblant ces mêmes élites, prétendent tout ignorer. Difficile à croire, tant la lecture des « bonnes feuilles » et des déclarations de Camille Kouchner sont sans équivoques. Une affaire qui accessoirement tombe mal pour Guigou qui s’est vu confier la tête d’une mission censée enquêter contre le drame de l’inceste dans la société…

Quand un fruit est pourri, on l’arrache. Mais quand un arbre ne donne que des fruits pourris, on le déracine et on le jette au feu. Il y a fort à parier qu’ils sont nombreux à trembler. Tous ces prédicateurs gauchistes vantant l’ouverture, la tolérance et la dissolution de la nation dans la mondialisation… Nous ne les nommerons pas mais tous les connaissent. Pour reprendre la formule de Roger Holeindre : « Que l’on m’arrête à la sortie si ce n’est pas vrai ».

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 6 janvier 2021

Vaccin à petites doses, incompétence en surdose

vaccin covid

Tout a commencé comme une vraie course à l’échalote : tout le monde voulait son vaccin tout de suite pour pouvoir vacciner un maximum de personnes le plus rapidement possible. Il faut dire que le vaccin est vu comme LA solution et le remède à tous nos maux, le sésame qui nous permettra de retrouver une vie normale. Ou presque. A chaque pays, sa stratégie. La France a opté pour la vaccination des plus fragiles, notamment dans les Ehpad, et des personnels soignants.

On pouvait légitimement penser que la vaccination débuterait sur les chapeaux de roues. Sans compter que le gouvernement nous avait bien dit que tout était prêt, annonçant que des super-congélateurs n’attendaient plus que les vaccins – mais en janvier nous étions prêts aussi, paraît-il, à faire face au coronavirus. Une fois de plus, le verbiage gouvernemental vient s’écraser contre le mur de la réalité : la vaccination démarre plus que lentement et suit son petit rythme d’escargot. Le 1er janvier, seulement 330 personnes s’étaient fait vacciner en France, contre 78 000 en Allemagne, alors que les deux pays ont commencé leur campagne de vaccination le même jour : le 27 décembre.

Pourtant, d’après les dires de nos politiques, ce vaccin est LA solution. Qu’en aurait-il été s’il n’avait pas eu cette importance ? La question de la gestion de cette politique vaccinale – que l’on soit pour ou contre – aura, comme celle des masques, montré l’incapacité de notre gouvernement à gouverner. Et l’impréparation crasse de ses équipes. D’autant que, à cause de cette lenteur, entre 25 et 30 % des doses de vaccin pourraient être perdues… Pendant ce temps-là, on apprend dans la presse que des dizaines de super-congélateurs attendent bien sagement d’être validés par le ministère pour pouvoir être utilisés.

Ce retard fait tâche à l’échelle européenne et gêne manifestement notre président qui s’est épanché, en off, au JDD. Emmanuel Macron est en colère et « tape du poing sur la table », fustigeant une « lenteur injustifiée ». Evidemment ce n’est pas de sa faute si tout cafouille. Ses ordres sont mal exécutés. Voilà qui doit faire chauffer les oreilles du ministre de la Santé, Olivier Véran, lequel soutient mordicus que tout va s’accélérer et que cette lenteur n’est due qu’au recueil du consentement – une spécificité française – et au scepticisme de nos compatriotes. Promis, à l’été, 26 millions de Français seront vaccinés.

Car, oui, malgré toute la publicité qui est faite autour du vaccin – il n’est question que de cela sur les ondes –, de plus en plus de Français se montrent réticents à l’idée de le recevoir. Et ce n’est pas le cafouillage de nos politiques ni toutes les annonces sur la non-responsabilité des médecins et des laboratoires qui vont les rassurer. Pour y remédier, le gouvernement a sorti de son chapeau un énième machin inutile : le collectif citoyen. Ce dernier rassemblera 35 Français tirés au sort ce lundi, qui seront chargés de suivre la campagne de vaccination et pourront poser toutes les questions qu’ils souhaitent. On a du mal à imaginer plus démagogique. On se demande bien à quoi servent ces Français désignés via les urnes, les élus, qui sont censés nous représenter.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 4 janvier 2021

Douze mois sous le signe du COVID

covid-19

Le dernier jour de l’année étant traditionnellement pour les journalistes le moment de dresser le bilan des douze mois écoulés et d’en souligner les faits majeurs, comment ne pas reconnaître avec nos confrères que 2020 aura été essentiellement marquée par l’épidémie de COVID et ses terribles conséquences ? Parti de Chine en novembre 2019, le nouveau virus aura en effet contaminé en un an près de 80 millions personnes à travers la planète, causé la mort de plus de 1,7 million de ses habitants, entièrement désorganisé les économies de ses pays, et contraint quelque quatre milliards d’êtres humains à vivre confinés chez eux pendant des semaines. Si, aujourd’hui, la plupart de nos grands médias s’efforcent surtout de dresser l’historique de la progression de l’épidémie dans le monde et en France, à Présent, nous retiendrons surtout de ces douze mois l’incapacité totale du gouvernement français à faire face à cette crise sanitaire et, pire encore, ses mensonges répétés à destination de nos compatriotes.

Des mensonges à la pelle

Dire que Macron et ses gouvernements Philippe puis Castex ont été complètement dépassés par cette pandémie serait leur faire encore trop d’honneur. Alors même que l’hécatombe avait commencé dès novembre 2019 en Chine et que l’OMS avait lancé un message d’alerte des plus inquiétants le 31 décembre, le gouvernement français, lui, nous sortait le premier d’une longue série de mensonges, en nous assurant que ce nouveau virus n’était rien d’autre qu’« une grippette » ! L’apparition des premiers cas sur notre sol, en janvier, puis des premiers morts, et surtout le très rapide encombrement de nos services de réanimation, allaient hélas nous montrer que non. Ils allaient aussi mettre cruellement en lumière l’incroyable état de délabrement du système de santé français, pourtant vanté depuis des années par nos gouvernements comme étant… « le meilleur du monde ».

Incurie et malhonnêteté

Mais le plus scandaleux restait encore à venir. Totalement dépourvu du matériel le plus élémentaire en cas d’épidémie – et notamment de masques – après des années d’imprévoyance et d’économies de bouts de chandelles, le gouvernement allait, pour tenter de cacher son incurie, nous expliquer que « le masque n’est d’aucune utilité ». Avant de rendre son port obligatoire quelques mois plus tard, sous peine de verbalisation ! Même chose pour les tests. Du début de la crise jusqu’à aujourd’hui, la prétendue « guerre » de Macron contre le COVID n’aura été en réalité que gestion de la pénurie, improvisation, tâtonnement, incohérence, restrictions absurdes, mesures archaïques et liberticides. Comme ces confinements, reconfinements et autre couvre-feu, dont l’efficacité en matière sanitaire reste encore à démontrer, mais dont les conséquences catastrophiques pour notre économie sont quant à elles certaines. Bref, si l’on veut mesurer l’incroyable nullité (et malhonnêteté) dont a fait preuve jusqu’ici le gouvernement français dans sa gestion de l’épidémie de COVID, il suffit de se plonger dans la lecture des deux rapports accablants publiés respectivement par la Commission d’enquête de l’Assemblée et celle du Sénat (voir Présent daté du 4 décembre 2020). Deux documents particulièrement édifiants, dont on aurait pu penser qu’ils pousseraient le gouvernement à revoir d’urgence sa « stratégie ». Mais, au vu de ses dernières interventions, il y a fort à craindre, hélas, que l’année 2021 ressemble de près à celle que nous venons de vivre.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 décembre 2020

2020, année islamiste – 2020 annus horribilis, par Paul Vermeulen

samuel paty islamistes

L’assassinat du professeur Samuel Paty par le musulman islamiste tchétchène Abdoullakh Anzorov, perpétré le vendredi 16 octobre 2020 à proximité du collège où il travaillait, est venu rappeler combien la France est victime d’une véritable offensive islamiste. Cet attentat est un terrible symbole de cette offensive, comme le furent les attentats de Charlie Hebdo. Dans les deux cas, ce furent des attentats contre la liberté de conscience, une des principales valeurs des « démocraties libérales ». Dans les deux cas, comme pour tous les attentats, les revendications se font au nom de la lutte contre la « Chrétienté ». Pour les musulmans, nous sommes des mécréants, et encore des chrétiens.

Par ailleurs, le meurtre de Samuel Paty a été le fait d’un musulman ayant obtenu le statut de « réfugié » en 2020, à l’instar de toute sa famille, arrivé en France à l’âge de six ans, toujours pas intégré une douzaine d’années plus tard. Cet attentat traduit ainsi l’échec des politiques migratoires et des politiques dites d’intégration menées par les gouvernements s’étant succédé au pouvoir en France, comme par l’idéologie européiste, depuis maintenant quarante ans. Il montre aussi l’incapacité de l’école à remplir le rôle d’intégration qui lui est assigné : c’est impossible, tout simplement. La mort de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie et d’éducation morale et civique, montre ce fait de façon criante, tout comme elle est un révélateur du poids incroyable des populations musulmanes dans les établissements scolaires, parents et élèves imposant leur mode de vie, de pensée et leurs pratiques religieuses. Et même la polygamie et l’excision dans de nombreux quartiers.

La digue a cédé devant l’islamisation

2020 aura ainsi été l’année ou même un exécutif d’idéologie libérale libertaire, mêlant des sociaux-démocrates de gauche et de droite libérale, sous la houlette d’un président caricatural en ce domaine, se retrouve contraint de tenter la mise en oeuvre d’une « loi contre les séparatismes », vite devenue « loi confortant les principes républicains » afin de ne pas choquer les musulmans tant l’islamisation est grande, comme dans ces rues où la langue de la République n’est plus le français.

L’offensive islamiste, dont l’assassinat de Samuel Paty aura été le terrifiant point d’orgue, bénéficie de multiples complicités d’élus, notamment de LFI et du PCF, mais pas seulement, déversant des subventions dont l’utilisation est douteuse, mais aussi de la bienveillance de tous les tenants de l’idéologie du Progrès. C’est ainsi que l’année 2020 se termine, à Lyon, par le soutien apporté par un membre de la « Jeune garde antifasciste » aux islamistes radicaux. Un marqueur d’islamisation parmi d’autres, dont le moindre n’est pas la prolifération des femmes voilées et des commerces islamistes. Le poids de l’islamisation est tel que lundi 28 décembre 2020, la Grande mosquée de Paris annonçait se retirer du processus de création du conseil national des imams. La raison ? Les organisations islamistes contrôlent ce processus.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 30 décembre 2020

Les offensives contre Noël

symboles Noël

Qu’ils prennent pour prétexte la lutte contre la propagation du Covid-19 ou bien encore la défense de leur fausse laïcité, les « bouffeurs de curés » et autres nervis christianophobes ont bien du mal à camoufler leur violence offensive visant à obtenir de l’Etat l’interdiction de toute référence publique à cette grande fête chrétienne et française qu’est la célébration de la naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Il faut dire que, pour la première fois peut-être depuis plus d’un siècle, ils rencontrent un écho largement favorable dans les plus hautes sphères du pouvoir. Nous l’avons bien vu lors du premier confinement, avec la décision du gouvernement Philippe d’interdire formellement la célébration de la messe et les sacrements. Puis, lors du déconfinement, avec le choix totalement arbitraire du pouvoir en place de prolonger l’interdiction de la célébration des cultes alors même qu’il autorisait au même moment la réouverture d’une foule d’espaces publics. Et nous le voyons encore aujourd’hui avec les très nombreuses et sévères restrictions imposées par le gouvernement Castex aux chrétiens. Bref, on aura rarement vu, sous la Ve, un pouvoir politique aussi hostile aux chrétiens, et surtout n’hésitant pas à assumer régulièrement sa cathophobie.

Effacer tous les symboles de Noël

Une attitude d’autant plus grave et inquiétante que, au cours de ces dernières années, le lobby laïciste et anticlérical n’a cessé de redoubler d’efforts pour chasser toute référence à Noël de la sphère publique française. On rappellera ici, à titre d’exemples, le choix purement idéologique du maire écolo de Bordeaux, Pierre Hurmic, d’interdire cette année l’installation du traditionnel sapin de Noël géant de la place Pey-Berland, pour le motif que celui-ci constituerait une entorse à la laïcité… Ou encore l’incroyable battage fait par les militants du PRG et autres gauchistes à Périgueux contre le calendrier de l’Avent géant installé le 1er décembre dernier sur la façade de la mairie, et qualifié par ces enragés de « provocation pour tout militant laïc ». Autre grand symbole de Noël que les ennemis de la vraie foi rêvent, bien sûr, de faire disparaître : la crèche et ses santons traditionnels. C’est ainsi que, cette année encore, Robert Ménard aura dû batailler ferme contre une smala d’associations laïcardes et antiracistes pour pouvoir simplement installer une crèche dans le hall de sa Maison commune de Béziers. Et il est loin d’être le seul : parmi tant d’autres cas, on rappellera celui de Lyon, où l’installation de plusieurs crèches dans le hall d’accueil de l’hôtel de région, a valu aussi à Laurent Wauquiez un lynchage politico-médiatique en règle…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 29 décembre 2020

Vaccins anti-Covid : la méfiance – Une forme de réponse aux mensonges gouvernementaux

vaccins covid

L’énorme battage publicitaire en faveur de la vaccination, à l’occasion des toutes premières injections du vaccin Pfizer dans un EHPAD, n’aura pas réussi à cacher cette terrible réalité pour le gouvernement : malgré ses efforts de communication, 60 % au moins des Français déclarent aujourd’hui qu’ils ne se feront pas vacciner contre le Covid-19. Un taux impressionnant, qui range nos compatriotes dans la catégorie des peuples les plus hostiles à la vaccination, et dont les tenants du système, avec malhonnêteté, rendent les « antivax » responsables. Or, loin d’être le signe d’un rejet par principe des vaccins par une écrasante majorité de Français, ce chiffre reflète d’abord et surtout la défiance sans cesse croissante de nos compatriotes à l’égard d’un gouvernement qui n’a cessé de leur mentir depuis le début de la crise sanitaire.

Au moins 60 % de Français réticents

Samedi encore, les médias rendaient compte d’une enquête réalisée entre les 14 et 16 décembre derniers par Santé publique France, dont les conclusions s’avéraient « inquiétantes » pour cette institution sanitaire. En effet, selon SPF, « moins de la moitié des personnes interrogées (40 %) répondait vouloir certainement ou probablement se faire vacciner contre le Covid-19 ». Un taux qui, malgré l’énorme effort de communication fait par le gouvernement depuis des semaines, ne cesse de baisser puisque, comme le rappelait encore SPF, le pourcentage de Français déclarant vouloir se faire vacciner était de 60 % en juillet, et de 53 % en novembre ! Ces chiffres placent notre pays parmi ceux dont les populations sont les plus méfiantes, voire les plus hostiles, envers les vaccins anti-Covid, comme vient d’ailleurs de le constater une enquête réalisée par BVA dans 32 pays avec les instituts de sondage du réseau WIN sur « les intentions de vaccination dans le monde ». Selon celle-ci, en effet, seuls 44 % de nos concitoyens envisagent de recevoir le vaccin, parmi lesquels 13 % à peine se déclarent « certains » de le faire. Des taux qui font de la France – avec le Liban, la Croatie et la Serbie – l’un des quatre seuls pays où cette intention est minoritaire, quand le Danemark affiche de son côté un taux d’adhésion au vaccin de 87 %, la Grande-Bretagne de 81 %, l’Italie de 70 %, les Etats-Unis de 67 %, l’Espagne de 66 %, et l’Allemagne de 65 %. Un tableau par pays qui permet de constater au passage que les Etats dont les populations sont les moins réticentes, et donc les plus confiantes envers leurs gouvernements, sont aussi souvent ceux dont nos grands médias n’ont cessé de fustiger la politique sanitaire…

Rien à voir avec le « complotisme »

C’est que, contrairement à ce que voudraient nous faire croire le gouvernement et les grands médias, cette méfiance massive des Français à l’égard des vaccins anti-Covid n’a absolument rien à voir avec un rejet par principe de la vaccination, ni même avec un quelconque « complotisme ». Elle n’est que la conséquence logique de la politique sanitaire désastreuse menée depuis bientôt un an par le gouvernement, et en particulier les innombrables mensonges proférés par ce dernier (sur la dangerosité du virus, l’utilité des masques, etc.). C’est d’ailleurs la principale raison de ces mauvais chiffres invoquée par Edouard Lecerf, le directeur général adjoint de BVA qui, dans son analyse, note que ces résultats s’expliquent d’abord par un « scepticisme devenu structurel envers toutes les décisions qui viennent d’en haut ». Non sans rappeler judicieusement au passage que, quand 63 % des Allemands et 50 % des Italiens se disent aujourd’hui satisfaits de la gestion de l’épidémie de Covid par leurs gouvernements, seuls 35 % de nos compatriotes estiment que l’Etat français a bien géré cette crise.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 28 décembre 2020