Élections européennes : le match Bardella-Loiseau : le tournant !

La tête de liste du Rassemblement national a surpassé sa concurrente de LaREM, Nathalie Loiseau, et conforte sa dynamique dans les sondages.

Une finale de Coupe d’Europe avant l’heure. Ils étaient au coude à coude dans les sondages, BFMTV a réuni Jordan Bardella et Nathalie Loiseau sur son plateau pour débattre de leurs positions sur l’Union européenne, à dix jours du scrutin. Une configuration de débat qui ne laisse pas de doute sur les profondes divergences entre les deux candidats qui revendiquent leur opposition réciproque. Jordan Bardella souhaite représenter un peuple qui veut le réveil des nations, pendant que Nathalie Loiseau se pose en rempart contre le nationalisme. Un plateau scindé en deux, entre la conservatrice d’un village-monde, où l’Union européenne dicte ses lois sur ses Etats membres, et le défenseur de la souveraineté et des frontières nationales.

Deux générations, deux mondes

Et lorsque Jordan Bardella prétend être le défenseur d’un peuple qui « rejette les technocrates de Bruxelles », Nathalie Loiseau est renvoyée dans ses cordes. Car elle personnifie bien la technocratie. Haut fonctionnaire, ancienne directrice de l’ENA, ministre des Affaires européennes jusqu’en mars dernier, soutenue par les tenants d’un système à bout de souffle : Jacques Attali, Daniel Cohn-Bendit…, son logiciel est dépassé et son discours ringardisé. Elle n’avait pas d’autre choix que d’utiliser de vieux poncifs pour tenter de sortir des cordes où la maintenait un Jordan Bardella offensif.

La jeune tête de liste RN dénonce la politique diplomatique d’Emmanuel Macron : « La France n’a jamais été aussi isolée en vérité », avant d’énumérer les tensions avec l’Italie, l’Allemagne, la Hongrie ou encore la Pologne. La représentante d’En Marche répond : « L’isolement, c’est vous, vous voulez retrouver les frontières nationales, la souveraineté monétaire… » Ces qualificatifs utilisés pour dénoncer une vision antieuropéenne du Rassemblement national, Jordan Bardella les reprend à son compte. Dans le monde de demain, « frontière » et « souveraineté » ne sont plus des gros mots.

Le monde a changé, pas elle

Sur le SMIC européen, Nathalie Loiseau puise dans ses retranchements pour tenter de remonter sur le ring. Quoi de mieux que de reprendre les bonnes vieilles méthodes apprises à l’ENA pour y arriver ? Echec. Les batailles de chiffres et le règne de « l’économisme » sont derrière nous. Les duels du type de celui de Nicolas Sarkozy contre Dominique Strauss-Kahn ont pris un coup de vieux. Jordan Bardella ne rentrera pas dans une bataille de chiffres où s’affrontent depuis plusieurs décennies les technocrates, qui cachent par ailleurs leurs accords sur les grandes lignes sociétales. Son but n’est pas de gouverner une Union européenne au-dessus des peuples, mais bien de représenter les intérêts de son peuple dans une Europe qui tourne le dos à l’héritage européen vieux de plusieurs millénaires. Les débats UMP-PS d’autrefois sont bien derrière nous. Oui, le monde a changé.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2019

Jordan Bardella: “Le 26 mai ce sera aussi un référendum sur l’immigration”

16/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jordan Bardella était l’invité de BFMTV ce mercredi soir. Il participait à un face à face avec la tête de liste LaREM, Nathalie Loiseau.

La tête de liste RN pour les européennes a notamment déclaré :

Le 26 mai ce sera aussi un référendum sur l’immigration. Car votre gouvernement, il a battu absolument tous les records d’immigration. 260 000 titres de séjours par an, 50 000 mineurs isolés, 400 000 personnes présentes de manière clandestine dans notre pays (…). Je considère aujourd’hui, en matière migratoire, qu’il faut rétablir des portes à la maison France.


Jordan Bardella : « Le grand risque qui est en face de nous, c’est la partition de la société »

09/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jordan Bardella est tête de liste RN aux élections européennes. Originaire de Seine-Saint-Denis, le benjamin (23 ans) des candidats répond sans ambages à toutes les grandes questions de l’heure : Macron, Salvini, banlieues, immigration.

Découvrez quelques extraits de cet entretien publié sur Causeur.

Daoud Boughezala. Marine Le Pen vous présente comme un jeune militant issu des banlieues arrivé à la force du poignet. En vous ayant désigné tête de liste aux dépens d’eurodéputés plus expérimentés tels que Bruno Gollnisch ou Nicolas Bay, le Rassemblement cède-t-il aux idéologies à la mode ?

Jordan Bardella. Non. Ce n’est pas une élection de personnes. Une liste est avant tout une équipe. Marine Le Pen a fait le choix un peu audacieux de confier la tête de liste à un jeune de 23 ans. Malgré mon âge, j’ai déjà une petite expérience politique puisque je suis élu au Conseil régional d’ïle-de-France en Seine-Saint-Denis, un territoire difficile dans lequel j’ai grandi. Cela a toujours été une des qualités du mouvement de donner une chance à la jeunesse. On a fait élire en 2012 la plus jeune députée Marion Maréchal, en 2014 le plus jeune sénateur David Rachline, on fera sans doute élire le plus jeune député européen. On a beaucoup de jeunes élus et de jeunes maires qui font leurs preuves. Le RN est un mouvement politique pour lequel les jeunes votent beaucoup. Selon les sondages, un tiers des jeunes voterait pour le RN aux européennes.

Il y a une cohérence dans le choix de la tête de liste, d’autant que ces élections sont un peu l’épilogue de la refondation du mouvement que Marine Le Pen a lancée en 2011. Cela nous a menés au second tour de l’élection présidentielle (2017), au changement de nom du FN, à nous ouvrir à des gens de l’extérieur (issus des Républicains comme Thierry Mariani ou de la société civile comme Hervé Juvin).

Concrètement, proposez-vous le retour aux frontières nationales ?

Absolument. Il faut remettre des portes à la maison France pour décider qui entre et qui sort de chez nous. L’espace Schengen nous avait promis la libre circulation des biens et des personnes mais on a vu que c’était aussi la libre circulation des terroristes, des armes, des trafics. L’absence de frontière en matière économique crée aussi une absence de protection pour les entreprises et les emplois français. Nous sommes favorables à la sortie de l’Espace Schengen tout en prévoyant des dispositifs simplifiés pour les travailleurs frontaliers comme les 60 000 qui passent chaque jour en la France et l’Allemagne. C’est ce qu’on a toujours fait : le mythe de la libre circulation n’a que quelques années. La frontière n’est pas un mur ou un barbelé mais une porte, un filtre, une écluse, une limite. Mais, comme le dit Salvini, la première des frontières en matière d’immigration, c’est la dissuasion.

C’est-à-dire ?

Tant qu’on continuera à avoir un système de prestations sociales extrêmement attractif pour des personnes qui viennent de l’étranger, il est évident que l’immigration se poursuivra. La réponse à la question de l’immigration doit être à la fois des frontières nationales – rétablir des postes de douane alors que Sarkozy en a fermés 6500 – et une politique de dissuasion. Il faut réserver les moyens de l’Etat et la solidarité nationale aux Français tout en raccompagnant les bateaux de migrants dans les ports de départ. C’est ce que fait Salvini.

Mais votre allié Salvini, ministre de l’Intérieur italien, ne partage pas forcément vos intérêts. Ainsi, il souhaiterait que la France accueille davantage de quotas de migrants…

Ce n’est pas tout fait à juste. En demandant à la France d’accueillir plus, Salvini répond à ceux qui lui donnent des leçons sur l’accueil des migrants mais qui ne veulent pas en assumer l’intégralité de la charge. Par exemple, Macron avait refusé d’accueillir l’Aquarius mais accepté de prendre les migrants si l’Aquarius accostait en Espagne. Salvini pointait donc le double discours de la classe politique européenne. Avec l’environnement, l’immigration est sans doute l’un des deux grands défis majeurs de l’Europe au XXIe siècle. D’ici 2050, la population africaine va doubler. Il faut lire le très bon livre de Stephen Smith La ruée vers l’Europe. On fait face à un continent qui est en train de devenir une bombe démographique. La population africaine est très jeune et voudra ensuite aller vers des terres plus riches qu’ils considèrent – à tort – comme un eldorado : l’Europe. La seule question à se poser est : accepte-t-on cette ruée progressive vers l’Europe qui est déjà en cours ? Cela aurait d’énormes conséquences économiques, sociales, culturelles et cultuelles. L’Italie a accueilli 700 000 migrants sur ses côtes depuis 2013. Depuis que Salvini est aux responsabilités, il a fait baisser de 95% le nombre de débarquements. Cette fermeté est aussi une forme d’humanité parce qu’il a fait baisser de moitié le nombre de morts en Méditerranée.

Entretien repris du du site Causeur.fr

Élections européennes : FI et LR ont misé sur la jeunesse pour mener la campagne

Élections européennes : FI et LR

16/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les deux partis ont décidé de nommer Manon Aubry (FI) et Jordan Bardella (RN) pour mener les troupes aux élections européennes.

Jordan Bardella de son côté est loin d’être un débutant. Il prend sa carte au Front national dès 16 ans, en Seine-Saint-Denis. Il gravit un à un les échelons du parti, jusqu’à devenir la tête de liste pour les européennes à seulement 23 ans. “Ça fait du bien. Quelqu’un de jeune ça met un peu plus de feu”, s’enthousiasme un militant.


Jordan Bardella (RN): “Je pense que le grand remplacement est un slogan”

20/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes était l’invité de Jean-Jaques Bourdin ce mercredi matin sur BFMTV et RMC. Interrogé sur la théorie du grand remplacement, Jordan Bardella répond: “Je pense que c’est un slogan d’intello“.

Jordan Bardella a toutefois ajouté :

Par contre, je connais la réalité d’un certain nombre de quartiers. J’ai grandi dans une cité HLM de Seine-Saint-Denis et je peux effectivement constater le poids considérable que représente l’immigration massive aujourd’hui. Je peux constater que dans un certain nombre de quartiers, de plus en plus de nos compatriotes ne se sentent plus chez eux parce qu’ils sont submergés par l’immigration massive, parce qu’ils sont submergés par le fondamentalisme islamiste.


Entretien – Jordan Bardella : « L’Italie de Salvini est un modèle »

Dans moins de 4 mois, les Français voteront pour élire leurs députés européens. Un sondage OpinionWay/Tilder donne 20% d’intentions de vote à La République en marche, le Rassemblement national étant en tête avec 22% d’intentions de vote. Rencontre avec Jordan Bardella, 23 ans, qui mène cette liste RN.

— Vous êtes un enfant de la Seine-Saint-Denis, de Saint-Denis précisément. Peut-on vraiment imaginer la vie dans le 9-3 si on n’y a pas grandi ?

— Non, on ne le peut pas. Avoir grandi en banlieue m’a fait prendre conscience très tôt d’un certain nombre de problématiques : la violence, le communautarisme… Grandir dans ces conditions forge une carapace. Je précise que j’habite toujours en Seine-Saint-Denis. Le fait d’y avoir grandi a conditionné mon engagement politique, m’a amené à avoir une conscience civique assez jeune et à 16 ans, j’ai pris ma carte au Front national. Le 93 est une bonne école d’engagement car c’est un « laboratoire » : s’y rassemblent tous les problèmes et donc tous les défis auxquels la société française sera confrontée dans les prochaines années. Or nos compatriotes quittent ces territoires parce qu’ils ont le sentiment d’être étrangers sur leur propre sol.

— Vous avez déclaré appartenir à une génération « qui peut mourir pour une cigarette, pour un mauvais regard ». Des propos qui parlent aux gens de votre génération, justement ?

— Dire aujourd’hui qu’on peut mourir ou être agressé pour un regard de travers ou avoir refusé une cigarette ou de donner l’heure, cela parle à tous les jeunes Français. Marin à Lyon, Adrien Perez à Grenoble… Les Français de 15 à 30 ans connaissent le sentiment d’insécurité, à savoir hésiter à sortir de chez soi ou s’assurer qu’on n’est pas menacé en sortant du RER B à La Courneuve, ils connaissent l’insécurité concrète elle-même : les menaces, les agressions. Ma génération a grandi dans l’insécurité, que les générations plus âgées connaissent elles aussi d’ailleurs. En banlieue, bien des parents ont peur de laisser sortir leurs enfants après 20 heures parce que prendre le RER est dangereux. Ce climat de peur est insupportable. L’insécurité ne figure même pas dans le Grand débat : pour tout le monde, elle est un fait acquis, on est censé vivre avec. La seule insécurité actuelle serait le terrorisme, mais il a été banalisé. Manuel Valls avait prévenu : les jeunes Français doivent s’habituer à vivre avec le terrorisme. Non ! Je refuse de trouver normal que je peux mourir parce qu’un soir à Paris, je bois un verre en terrasse. Cela a été la raison de mon engagement politique, mais pas le seul car ma génération a aussi grandi avec le chômage, les petits salaires. Ma mère finissait le mois à 15 euros près, cela marque un enfant. A la fibre identitaire s’ajoute la fibre sociale qui met dans les rues et sur les ronds-points les Gilets jaunes.

— Un sondage OpinionWay sur « les enjeux de la campagne des élections européennes » montre que la politique européenne vis-à-vis des migrants comptera à 42% au moment de voter, pour l’électeur. Comment réformer la politique de l’UE sur ce point ?

— L’immigration et la question environnementale sont les deux enjeux majeurs pour l’Europe, compte tenu du fait que la population de l’Afrique va doubler. Accepte-t-on la ruée vers l’Europe (pour reprendre les mots de Stephen Smith) ou décide-t-on de l’enrayer en prenant les bonnes décisions ? Beaucoup de Français font le constat que l’Union européenne est incapable de les protéger. Nous sommes favorables à un retour aux frontières nationales et aux mesures fortes. La France ne doit plus être un guichet social auquel il suffit de se présenter pour bénéficier d’aides sociales et de prestations diverses, soins gratuits avec l’AME, mineurs isolés qui coûtent deux milliards d’euros par an – sans oublier les 14 milliards annuels de fraude sociale à la Sécurité sociale, alors qu’une carte Vitale biométrique suffirait à stopper le phénomène. Le coût de l’immigration est effrayant, or toutes les économies sont bonnes à faire. L’UE devrait doter Frontex de vrais moyens pour renforcer la défense du continent.

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Européennes 2019 : « Les peuples sont de retour ! »

Le Rassemblement national a tenu le 13 janvier sa grande convention de lancement des européennes, avec Jordan Bardella comme tête de liste.

Ce dimanche midi, les CRS postés aux abords de la Mutualité s’attirent des regards sans sympathie de la part de militants RN pourtant bien disposés à l’égard de la police et qui l’ont toujours soutenue face à la racaille. Conséquence de la violente répression des manifestations des Gilets jaunes, qui laissera des traces durablement. La Mutualité s’emplit rapidement, 2 000 personnes, les militants retardataires ne pourront entrer. A l’intérieur, la bonne humeur règne. Un entrain compréhensible : le dernier sondage donne 24 % des intentions de vote au RN, 18 % à LREM (Ifop).

Sébastien Chenu, député et porte-parole du parti, est le monsieur Loyal de la convention. Au micro se succèdent :

— Steeve Briois, qui évoque « ces Français qui ne sont rien pour Macron parce qu’ils sont des Gilets jaunes et non pas des racailles, parce qu’ils sont des Français et non pas des migrants ».

— Jean-Paul Garraud, qui a annoncé la semaine dernière son ralliement (voir notre édition du 11 janvier). Il s’en prend au gouvernement qui traite les Gilets jaunes comme il n’a jamais traité les islamistes et les fichés S. Petit renvoi chiraquien lorsqu’il affirme « le primat de la loi républicaine sur tous les préceptes religieux ».

— Hervé Juvin qui pose le constat que « l’écologie commence par la fin des individus hors-sol ».

— Christiane Delannay-Clara, originaire de Guadeloupe et qui a vécu en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie, à La Réunion : « Je représente cette France si lointaine mais tellement chère. »

— Thierry Mariani, enfin, autre rallié de fraîche date « sans réserves et avec enthousiasme » (voir encore notre édition du 11 janvier). Les journalistes relèveront surtout qu’il a qualifié Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, d’« ivrogne notoire » – ce que semblent confirmer bien des vidéos où on le voit titubant, éméché.

« On arrive », « On est chez nous ! »

Vient le tour de Marine Le Pen de prendre la parole. « Dans le contexte de la saine révolte populaire des Gilets jaunes, ces élections européennes offrent l’occasion de dénouer la crise politique née de l’aveuglement, de l’intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine du président. » Ces mots, « déconnexion humaine », font écho au débat, le fameux débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle, lorsqu’elle reprochait à Macron « la froideur du banquier d’affaires que vous n’avez jamais cessé d’être ». Les européennes s’annoncent comme le match retour de la présidentielle.

Galvanisée, l’assistance scande le slogan de la campagne, « On arrive », mais aussi, spontanément, le « On est chez nous », autre écho de la campagne présidentielle. Marine enchaîne : « Puisqu’on est chez nous, c’est à nous de décider. C’est à nous de décider qui rentre chez nous, qui y reste et, si nécessaire, qui est invité à repartir ! C’est à nous de décider où va notre argent et même de décider que nos compatriotes et que nos entreprises sont prioritaires chez nous. »

Puis Marine Le Pen appelle les douze premiers candidats de la liste aux européennes – il faudra une liste de 79 noms, le nombre de députés alloués à la France dans la prochaine représentation au Parlement européen : Jordan Bardella, Hélène Laporte, Thierry Mariani, Dominique Bilde, Hervé Juvin, Joëlle Melin, Nicolas Bay (particulièrement ovationné), Virginie Joron, Jean-Paul Garraud, Catherine Griset, Gilles Lebreton, Christiane Delannay-Clara.

Le monde qu’ils ont construit

Tête de liste, Jordan Bardella n’a que 23 ans. Pas de maturité politicienne, mais politique, oui. Né à Drancy en Seine-Saint-Denis, il n’a jamais quitté le 93, s’engageant au FN à 16 ans, et devenant quatre ans plus tard responsable départemental du parti. « Je peux vous assurer que, quand vous grandissez en Seine-Saint-Denis, vous êtes exactement au bon endroit pour voir, observer, vivre et subir toutes les dérives du pays : délinquance, ravages de l’immigration de masse, clientélisme, terrorisme… » Le FN a par deux fois fait élire « le plus jeune député de France » (Marion Maréchal puis Ludovic Pajot). Jeunisme ? Non. Démonstration de l’engagement d’une certaine jeunesse qui ne veut pas de la France telle que l’ont faite 40 années de politique antinationale : « Oui, je le redis à toutes ces belles âmes, c’est le monde qu’ils ont construit : j’appartiens à une génération qui peut mourir pour une cigarette ou un mauvais regard, qui peut mourir sur un trottoir, à un concert, sur un parking de discothèque ! »

Et Jordan Bardella de conclure : « Le soir du dimanche 26 mai, je veux que Castaner ait les larmes aux yeux en voyant les résultats arriver, que Griveaux cherche ses mots sur les plateaux, que Macron, Juncker et Merkel comprennent que c’est fini et que les peuples sont de retour ! » D’ici là, c’est un marathon électoral que vont courir dans tout le pays Jordan Bardella et Marine Le Pen, et leurs équipes, pour convaincre les électeurs qu’on peut agir efficacement pour la France et l’Europe… en étant nombreux au Parlement européen.

Samuel Martin

Article paru dans Présent daté du 14 janvier 2019

Gilets Jaunes : Jordan Bardella dénonce “le mépris et l’arrogance du gouvernement”

27/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Deux jours après la nouvelle mobilisation des Gilets Jaunes à Paris, marquée par de nombreux incidents, notamment concentrés sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris, Jordan Bardella, invité politique du Grand Matin Sud Radio, a expliqué que le gouvernement “a cherché à jeter le discrédit sur l’ensemble du mouvement“.

Le porte-parole du Rassemblement national a notamment déclaré :

Les forces de l’ordre ont eu des ordres particulièrement étranges. J’ai vu des personnes âgées, des mères de familles, se faire gazer. Et on a laissé assez vite les casseurs monter en tête de cortège. Le ministère avait indiqué que les Champs-Élysées seraient fermés. Il faut que le ministre rende des comptes. Les Gilets Jaunes ne sont pas des casseurs. Ce sont des citoyens paisibles qui veulent dire stop à la politique de matraquage fiscal mis en place par Emmanuel Macron, qui est insupportable.