Une guerre civile menée contre les peuples indigènes d’Europe ?

Le suprémacisme blanc

Doctorant en philosophie et conférencier, Lucien Cerise défend des positions souverainistes hostiles à l’Union européenne (« qui n’a rien d’européenne », souligne-t-il) et à l’OTAN en s’inspirant d’idées provenant de philosophies politiques parfois opposées. Ses travaux l’amènent à s’interroger sur des concepts tels que la « gouvernance par le chaos » ou « l’ingénierie sociale » pour analyser les méthodes de manipulation et de contrôle social utilisées par les milieux politico-médiatiques en vue d’instaurer un « nouvel ordre mondial » tyrannique.
Dans son dernier livre, Le suprémacisme blanc – Peuples autochtones et Great Reset, il tente de déterminer les raisons pour lesquelles les quatre formes historiques de « suprémacisme blanc » se sont finalement soldées par autant d’échecs.
Une analyse signée Johan Hardoy.

L’homme malade du continent

Lucien Cerise dresse un constat dramatique sur la situation en Europe de l’Ouest, où une « épuration ethnique » contre les populations d’origine est en cours, « organisée au plus haut niveau du pouvoir par d’autres Blancs, au moyen de non-Blancs », les sociétés d’accueil se contentant de subir plus ou moins consciemment leur propre disparition quand elles ne vont pas jusqu’à la désirer.

Une « guerre civile » est ainsi menée contre les « peuples indigènes d’Europe » en vue d’aboutir à leur substitution démographique. À cette fin, les tenants du « capitalisme décroissant », soit « l’alliance de la ploutocratie et du gauchisme sociétal », soutiennent l’immigration et la natalité immigrée, tout en encourageant les autochtones à adopter un mode de vie défavorable à leur reproduction en promouvant une culpabilisation de masse et une mentalité « ethno-masochiste » parmi eux.

L’anti-racisme officiel ne cherche pas à protéger les populations d’origine étrangère mais à promouvoir un schéma essentialisé où celles-ci sont d’emblée considérées comme des victimes tandis que le rôle de bourreaux est systématiquement attribué aux Blancs (le même stratagème est à l’œuvre avec le féminisme et l’homophobie).

L’Europe de l’Est connaît une situation différente en raison de l’inertie socio-culturelle héritée du bloc communiste, qui a protégé les populations de la société de consommation et du spectacle tout en leur épargnant une immigration non européenne de masse.

Différentialisme versus suprémacisme

Lucien Cerise est hostile au « suprémacisme racial » qui affirme l’existence d’une hiérarchie des valeurs entre les races et réduit les êtres humains à leurs caractéristiques génétiques. Par ailleurs, le suprémacisme se révèle tout à fait compatible avec « l’idéologie du marché global » et même avec ses prolongements transhumanistes lorsque ses tenants identifient techno-science et race blanche.

Il défend quant à lui une conception « ethno-pluraliste » non hiérarchisée, protectrice des différentes « communautés ethniques » et respectueuse de la « biodiversité humaine ». Il cite à cet effet la Déclaration sur les droits des peuples autochtones » adoptée à l’ONU en 2007, qui concerne les peuples du monde entier.

Les « nationalismes autochtones » doivent donc faire front pour lutter contre le projet de « Grand remplacement par l’intelligence artificielle, la robotisation et les chimères génétiques homme/animal » mis en œuvre par les partisans de la « Grande réinitialisation » et du « transhumanisme malthusien ».

Quatre incarnations historiques du suprémacisme blanc selon Lucien Cerise

La confédération sudiste et le Ku Klux Klan

Pendant la Guerre de Sécession, des loges maçonniques défendaient l’abolition de l’esclavage dans le Nord du pays tandis que leurs homologues sudistes soutenaient l’effort de guerre des États confédérés.

Après ce conflit, la franc-maçonnerie a encore joué un grand rôle lors de la création du Ku Klux Klan, puis à l’occasion de sa renaissance en 1915. Au-delà du goût du secret et du pouvoir, ces organisations partageaient une forte tendance au syncrétisme et associaient toutes deux, dans un bric-à-brac éclectique, des éléments judéo-chrétiens, néo-païens et anti-chrétiens.

Pour lire la suite, c’est ici !

Les 12 mensonges du GIEC sur le climat

Les 12 mensonges du GIEC

Ingénieur polytechnicien, Christian Gerondeau travaille sur les questions environnementales depuis plus de dix ans et a publié de nombreux ouvrages concernant l’écologie. Son dernier livre, Les douze mensonges du GIEC, décrit le déroulement de la COP 26 qui s’est déroulée à Glasgow en novembre 2021 puis entreprend de réfuter, en dénonçant les agissements du GIEC (un organisme politique qui affirme parler « au nom de la science »), les « douze contrevérités majeures qui constituent le socle de la religion écologiste qui règne aujourd’hui en Occident ».
Une analyse signée Johan Hardoy.

Le grand schisme survenu à Glasgow

La dernière « Conference of Parties » (COP) ne s’est pas achevée comme prévu. En effet, alors que la présidence britannique s’attendait à ce que la déclaration finale entérine la « fin du charbon », le représentant indien a finalement obtenu, avec l’appui chinois, la rédaction d’un texte non contraignant.

En conséquence, les deux pays les plus peuplés du monde continueront à émettre du CO2, contredisant définitivement les résolutions solennelles des 25 COP précédentes.

Ces dernières n’avaient d’ailleurs pas empêché les besoins en énergie mondiaux, et donc les émissions de CO2, de croître régulièrement. Pour les uns, l’humanité se dirige vers le gouffre avec un réchauffement de 2,7° C d’ici la fin du siècle, mais pour les autres, principalement situés dans les pays en développement, les énergies fossiles demeurent indispensables pour sortir de la pauvreté.

Par ailleurs, le stock de CO2 atmosphérique s’élevant actuellement à 3 200 milliards de tonnes et les flux des pays développés n’accroissant celui-ci que de 5 milliards de tonnes par an, les efforts de ces derniers pour réduire leurs émissions ne peuvent avoir aucun effet significatif sur le climat, si tant est que celui-ci dépende réellement dudit stock.

Les douze mensonges du GIEC

1) Le GIEC agit pour le bien de l’humanité.

En faisant croire qu’il serait possible de se passer au cours du présent siècle des hydrocarbures fossiles, le GIEC entraîne tous les pays qui le suivent sur la voie de dépenses et de contraintes inutiles aux très lourdes conséquences dont les pauvres et les déshérités seront les premières victimes.

Ainsi, l’électricité est indispensable pour de multiples usages qui constituent une clé de sortie de la pauvreté, mais cette énergie ne peut être produite en grande quantité que par le recours à des centrales hydroélectriques, nucléaires ou thermiques et non par des sources intermittentes comme les éoliennes ou les panneaux photovoltaïques. Dans les pays en développement, les centrales à gaz ou à charbon demeurent la seule solution réaliste. En préconisant à un pays comme l’Inde de ne pas émettre de CO2, le GIEC condamne une grande partie de sa population.

2) Les énergies renouvelables peuvent remplacer le pétrole et les autres énergies fossiles.

En réalité, les énergies renouvelables ne peuvent répondre tout au plus qu’à 10 % des besoins énergétiques de l’humanité et non à 80 % comme l’affirme le GIEC.

En Allemagne, où plus de 300 milliards d’euros ont été dépensés pour couvrir le pays de plus de 30 000 éoliennes et de millions de panneaux photovoltaïques, ceux-ci ne lui procurent qu’un peu plus d’un tiers de son électricité, c’est à dire moins de 8 % de son énergie finale, le solde étant principalement fourni par le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Le but affiché par les gouvernements européens de supprimer entièrement le recours aux énergies fossiles pour en finir avec les émissions de CO2, que se soit en 2050 ou en 2100, relève donc de l’utopie.

3) Le pétrole va bientôt manquer.

Malgré les prévisions pessimistes des années 1970 qui affirmaient que le pétrole pourrait être épuisé dès l’an 2000, les réserves prouvées représentent actuellement cinquante ans de consommation, sachant que les réserves réelles sont très largement supérieures.

Cependant, le monde ne pourra pas s’aligner sur la consommation américaine qui atteint chaque année 3 tonnes de pétrole par habitant (le tiers en France), car il faudrait annuellement 24 milliards de tonnes alors que la production mondiale actuelle n’est que de 4,5 milliards.

4) La mer va nous envahir.

Il s’agit d’une des peurs ancestrales de l’humanité. Depuis trente ans, tous les rapports du GIEC ont systématiquement placé en première place des menaces liées à la submersion des zones côtières, alors que les satellites constatent une montée des eaux de 2 à 3 millimètres par an depuis une quarantaine d’années et qu’aucune augmentation de ce rythme n’a été observée au cours des dernières années.

Le GIEC s’inquiète même d’une élévation du niveau de la mer dépassant 15 mètres d’ici l’an 2300 ! Il faudrait pour cela que fondent les glaces de l’Antarctique, où se trouvent 90 % de la glace polaire, alors qu’il n’existe pas le moindre indice de ce phénomène.

Pour lire la suite, c’est ici !

Face au Grand Remplacement, l’exode blanc ?

grand remplacement

En octobre 2021, Arthur Frayer-Laleix a publié Et les Blancs sont partis. L’auteur est un reporter indépendant qui collabore à différents médias tels que Le Monde, Les Échos, Zadig ou le site d’information de gauche radicale StreetPress. Dans un ouvrage précédent, Dans la peau d’un maton (Fayard, 2011), il a relaté son immersion en prison en tant que surveillant. Son nouveau livre se veut un « reportage au cœur de la fracture ethnique » dans les cités. Il précise que le titre n’indique par une adhésion à la théorie du « grand remplacement » mais qu’il s’agit d’une formule souvent entendue lors de ses reportages en banlieue de la part de Maghrébins ou de Subsahariens. Ce sujet du départ des Blancs a déjà été abordé, il y a une dizaine d’années, par les démographes Michèle Tribalat et Bernard Aubry. Ceux-ci avaient conclu à un « chassé-croisé » entre les familles d’origine française et celles d’origine immigrée dans les zones urbaines, les premières quittant les zones densément peuplées au profit des zones rurales ou des petites villes.
Une tribune signée Johan Hardoy.

Une gauche longtemps aveugle

En octobre 2020, Emmanuel Macron déclarait : « Nous avons concentré les populations souvent en fonction de leurs origines ». Cinq ans plus tôt, le Premier ministre Manuel Valls avait évoqué l’« apartheid territorial, social, ethnique » de certains territoires de la République française, une comparaison jugée malheureuse par de nombreux commentateurs.

Arthur Frayer-Laleix constate que les causes de ce sujet sensible constituent un sujet tabou pour la gauche française, alors qu’il s’agit de « l’un des faits les plus marquants de la société française de ces soixante-dix dernières années ».

[Johan Hardoy : rappelons cependant la position de Georges Marchais qui avait écrit en 1981 au recteur de la Mosquée de Paris en soulignant le coût de l’immigration dans les communes les plus pauvres et la pression sur les salariés les plus précaires organisée par le patronat et le gouvernement, ce qui l’amenait à conclure qu’il fallait arrêter l’immigration. Cette prise de position du secrétaire général du PCF était antérieure à la montée du FN dans l’électorat.]

Les derniers des petits Blancs

Lors de ses reportages, l’auteur remarque qu’une frontière urbaine sépare les quartiers où sont concentrés Noirs et Arabes du reste des villes, matérialisée par une ligne de chemin de fer, une voie rapide, une succession de terrains vagues, etc.

À Mantes-la-Jolie, Yazid, son guide dans le quartier du Val Fourré, lui demande : « Regarde autour de toi. Tu vois des Blancs ? » Il reste pourtant quelques « Français », comme ils se désignent eux-mêmes. Parmi eux, Madeleine, une septuagénaire qui n’a pas les moyens d’aller vivre ailleurs, précise qu’elle fait ses courses au centre-ville ou à l’hypermarché parce que « tout est halal » et qu’elle a peur des agressions : « Vous vous imaginez, vous, aller retirer de l’argent à la tirette sur la dalle avec tous les jeunes autour ? »

À 1,5 kilomètre de là, Patrick, un retraité qui vit dans une zone pavillonnaire et qui a vu le Val Fourré se construire dans les années 1960, évoque ses souvenirs : « C’était le grand luxe (…). À l’époque, il y avait des charcutiers, des traiteurs, des marchands de journaux et des vendeurs de tabac, un disquaire, des parfumeries et un magasin de lingerie. » « Et puis le bordel a commencé, ça s’est dégradé. Les Européens ont commencé à acheter des pavillons et à quitter la cité. (…) Les immigrés, eux, ont commencé à arriver. »

Comment en est-on arrivé là ?

Pour Patrick, « C’est les patrons qui les ont fait venir pour les faire bosser chez Renault et Peugeot. C’est les patrons les responsables de tout ça ! »

Des élus de terrain et des universitaires pointent quant à eux la responsabilité de l’État et des bailleurs sociaux. Selon Catherine Arenou, maire divers-droite de Chanteloup-les-Vignes, « c’est l’État français qui a organisé la politique de peuplement de nos territoires ». Elle ajoute que des villes comme la sienne sont devenues « une variable d’ajustement de la politique de relogement de l’État » en y regroupant les étrangers et les plus pauvres par le biais des commissions d’attribution de logements. Cette situation perdure, accentuée par le fait que « ceux qui ont pu en sont partis le plus vite possible ».

Arthur Frayer-Laleix observe également des « dynamiques de communautés » dans les quartiers, conséquence de « logiques de solidarité » entre immigrés. Ceux qui viennent d’un même village d’Afrique se passent le mot et se retrouvent dans une même commune en France. Ainsi, le tout premier Comorien serait arrivé dans la cité des 4000 de La Courneuve en 1976, un an après l’indépendance de son pays. Aujourd’hui, ce quartier constitue un des hauts lieux de cette communauté, au point que les Comoriens restés au pays parlent de Paris en évoquant cette cité, même s’ils ne sont jamais venus dans « la cinquième île », comme ils désignent la France (350 000 Comoriens y vivent alors que l’archipel compte 800 000 habitants).

Pour lire la suite, c’est ici !

Invasion, charia, halal, dhimmis… L’islam dévoilé !

islam priere

Deux ouvrages très récents abordent frontalement un sujet sensible : L’islam sans voile : ouvrez les yeux d’Alain de Peretti (éditions La Nouvelle Librairie, collection « Cartouches » de l’Institut Iliade, 78 pages, 7 euros) et L’islam est-il notre avenir ? de Jean-Louis Harouel (éditions La Nouvelle Librairie, 277 pages, 17 euros). À l’heure où le thème du « grand remplacement » anime les débats de la campagne électorale présidentielle, deux auteurs expriment des vues pessimistes sur la possibilité d’un « vivre-ensemble » paisible entre la population française « de souche » et les diverses communautés musulmanes présentes dans notre pays.
Une tribune signée Johan Hardoy.

L’Islam sans voile

Alain de Peretti est vétérinaire et président de l’association Vigilance Halal. À ce titre, ce lanceur d’alerte est l’auteur du livre Vérités sur la viande halal, paru en 2014.

Son dernier essai rend compte des défis que représentent le « grand remplacement » et les bouleversements civilisationnels qu’il entraîne.

Dans la préface, l’historien Philippe Conrad (bien connu des lecteurs de Polémia) revient sur les conflits et oppositions culturels qui ont marqué l’histoire des relations entre les civilisations européenne et musulmane, tout en défendant l’idée que ces événements historiques confortent la pertinence du concept du « choc des civilisations » développé par le professeur américain Samuel Huntington.

Bien qu’il ne soit pas politiquement correct de le remarquer, Alain de Peretti constate que l’arrivée massive de populations musulmanes depuis les années 1970 pose des problèmes inédits sur notre territoire. Ces derniers sont volontairement ignorés par les « élites », d’autant que l’islam, malgré son rejet par une large partie de la population, reste perçu comme une religion analogue au christianisme dans l’inconscient collectif.

Après une première partie proposant des définitions et des commentaires sur des notions de base de la religion musulmane, l’auteur envisage les conséquences pratiques que celle-ci entraîne au quotidien pour ses adeptes. La « vie sous la charia » détermine ainsi un ensemble très rigide de règles comportementales, relationnelles (notamment avec les femmes), vestimentaires, financières, funéraires, etc., incompatibles avec la tradition d’assimilation française.

À ceux qui mettent en avant la grandeur de la période de la domination musulmane sur la péninsule ibérique durant plus de sept siècles, Alain de Peretti rétorque que l’islam a, au contraire, éteint progressivement toutes les brillantes cultures qu’il a colonisées. Au fur et à mesure que cette religion s’imposait dans les mœurs et dans les cœurs, la splendeur d’al-Andalus s’éteignait ainsi peu à peu.

De nos jours, les « savants » de l’université égyptienne d’al Azhar enseignent encore que notre planète est plate et que le soleil tourne autour d’elle.

Par ailleurs, l’oppression mentale exercée sur les disciples dès l’enfance tend à générer des comportements violents et antisociaux.

Des points de vue politique et culturel, cette religion conquérante constitue une idéologie totalisante et totalitaire. Sa résurgence historique a été favorisée par plusieurs facteurs tels que l’immigration, la démographie, l’afflux des pétrodollars ainsi que par l’activisme islamo-gauchiste dans nos pays qui en a fait la religion des opprimés en croyant y trouver un substitut à un prolétariat disparu et un moyen puissant de détruire l’ancien monde européen.

L’islam est-il notre avenir ?

Jean-Louis Harouel, qui est professeur émérite d’histoire du droit à l’université Panthéon-Assas, a publié une vingtaine d’ouvrages remarqués qui proposent des réflexions utiles sur des sujets aussi divers que la spiritualité, la culture, les arts, les droits de l’homme, la peine de mort ou le droit de l’urbanisme.
Son nouveau livre débute sur des constats relatifs à la permanence d’actes terroristes sur notre sol, à la présence croissante d’une importante population musulmane et aux difficultés rencontrées par le modèle français d’assimilation.

De fait, alors que la vie collective dans notre pays est, depuis plus d’un siècle, sortie du christianisme, une nouvelle religion, radicalement étrangère à notre civilisation et à nos habitudes mentales, s’est installée chez nous en prétendant structurer les relations sociales.

L’auteur observe ainsi l’existence sur le sol français d’un véritable « pays musulman » dans lequel les fidèles obtiennent la satisfaction de leurs revendications cultuelles, vestimentaires, alimentaires, etc., tout en présentant tout refus de leurs nouvelles exigences comme discriminatoire. Dans le même temps, la crainte des pouvoirs publics d’être accusés de stigmatiser les musulmans entraîne toutes les reculades des autorités.

En outre, les dirigeants de l’Union européenne comme ceux des pays de l’Europe occidentale s’évertuent à nier que l’islam constitue une civilisation et non une simple religion.

L’histoire européenne est pourtant riche en conflits avec le monde musulman. C’est en repoussant ses entreprises conquérantes que l’Europe est restée elle-même. Certes, la conquête actuelle ne se fait plus par les armes mais elle n’en demeure pas moins une conquête.

Selon le maître à penser des Frères musulmans, le cheikh Youssef al-Qaradâwî, l’islam est « religion et État, foi et loi, culte et commandement, Livre et épée, prière et djihad, tout à la fois, sans division aucune ». Le plan de cette confrérie consiste explicitement à conquérir notre continent soit par la formation d’enclaves, soit par le basculement de pays entiers.

Lorsqu’il s’empare d’un territoire, l’islam ne tolère les chrétiens et les juifs que comme dhimmis, une population de seconde zone qui doit payer la jizya (un impôt qui s’apparente à un racket de protection) et subir diverses vexations liées aux relations avec les musulmans ou à des spécificités vestimentaires.

Par ailleurs, le Coran est le socle d’une infériorité des femmes résultant prétendument de la volonté divine. Même la Tunisie modernisée par Habib Bourguiba, qui avait proscrit la polygamie et la répudiation, ne s’est pas risquée à supprimer la règle successorale qui attribue une part double aux héritiers mâles.

Certes, bien des personnes de confession ou d’origine musulmane ne se sentent nullement ennemies de la France, mais leur religion en tant que corps de doctrine l’est bel et bien. Sauf pour une étroite minorité, l’intégration des populations immigrées originaires des pays musulmans est inversement proportionnelle à leur attachement à l’islam.

Tels sont les principaux ressorts de ce que le président Macron a nommé, en octobre 2020, « le séparatisme islamiste ».

Il est donc nécessaire de réintégrer à la France ce pays étranger qui s’est constitué sur son sol. Jean-Louis Harouel préconise de rompre avec l’obsession de « l’ouverture à l’autre » issue de la sacralisation des droits de l’homme (il n’est d’ailleurs plus question du citoyen depuis la Déclaration universelle de 1948). Cette nouvelle « religion humanitaire », qui ne considère plus comme légitimes que l’individu et l’humanité, est désormais hostile à la souveraineté du peuple et à ses libertés.

[Note de Johan Hardoy : il arrive pourtant, quand d’autres « intérêts » sont en jeu, que des entorses graves aux principes de cette « religion » soient largement tolérées, comme on l’a vu lors de la répression violente du mouvement des Gilets jaunes ou avec les contraintes liberticides prises à l’égard des non vaccinés. Mais cela est une autre histoire…]

L’identité européenne a été façonnée par le christianisme qui a apporté les bases d’une doctrine « laïque » en consacrant le principe de l’autonomie du politique dans sa sphère. Ce patrimoine spirituel commun a permis l’essor culturel, économique, scientifique et technique des nations européennes. Ces dernières doivent désormais se rassembler face au péril mortel que constitue une religion qui ignore le principe de la disjonction du spirituel et du temporel, historiquement créateur de liberté pour l’individu.

Tribune reprise de Polémia

Qui sont les « Black blocs » ? Révolutionnaires mais idiots utiles du mondialisme

Black blocs

Depuis les images spectaculaires retransmises par les médias à l’occasion de ce que l’auteur nomme la « bataille de Seattle », survenue en marge d’une rencontre de l’OMC en 1999, tout le monde a vu ces silhouettes masquées et vêtues de noir affronter, lors de manifestations, des policiers lourdement équipés sur fond de nuées de gaz lacrymogène et de succursales de banques dégradées.
Qui sont donc ces mystérieux black blocs ? Pour le comprendre, rien de tel que de lire l’ouvrage très documenté que leur a consacré l’un de leurs sympathisants, enseignant de science politique à Montréal, qui appuie ses réflexions sur de nombreux échanges avec ces activistes : Les black blocs de Francis Dupuis-Déri (Lux Éditeur, 338 pages, 14 euros).

D’où viennent-ils ?

Le black bloc est né à Berlin-Ouest, vers 1980, au sein du mouvement anti-autoritaire des Autonomen qui s’inspirait de tendances marxiste, anarchiste, écologique et féministe. Il s’est ensuite diffusé à l’étranger, via les contre-cultures punk et d’ultra-gauche, gagnant même des pays comme le Brésil, la Turquie, l’Égypte, Israël ou le Mexique (où l’on parle de « bloque negro ») !

En France, leurs apparitions les plus spectaculaires ont eu lieu en 2009, pendant le sommet de l’OTAN à Strasbourg, et en 2014, lors d’une manifestation à Nantes contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes [nota : le livre est paru avant leurs présences remarquées lors des Fêtes du Travail depuis 2017, et à l’occasion de certains actes des Gilets jaunes, notamment le 16 mars 2019 sur les Champs-Élysées].

Depuis l’origine, la médiatisation de ces événements a grandement aidé à la diffusion de ce phénomène.

Qui sont-ils ?

L’auteur réfute toute comparaison avec les terroristes d’extrême gauche des années 1970 et 1980 (Action directe, Brigades rouges, etc.), qui maniaient les bombes et les armes à feu, de même l’idée selon laquelle existerait une organisation permanente aux multiples ramifications internationales.

Le black bloc désigne en fait une forme d’action collective qui consiste, lors d’une manifestation, à manœuvrer dans un groupe dont les membres sont revêtus d’un masque et d’habits noirs. Quiconque présente cette apparence peut donc en principe se joindre à ces attroupements. Paradoxalement, l’anonymat recherché par leurs vêtements leur permet de se faire remarquer dans la masse manifestante, d’autant que les émeutes n’échappent pas, via la médiatisation, à la mise en spectacle.

Leurs profils types sont difficiles à établir avec exactitude, mais il apparaît que la majorité d’entre eux sont des hommes jeunes (bien que de nombreuses femmes soient également présentes, surtout en Allemagne et au Canada) et, en très grande majorité, des individus d’ascendance européenne à la peau blanche. Certaines critiques font état de la faible présence de vrais prolétaires au bénéfice d’étudiants privilégiés de la classe moyenne ou de jeunes lumpenprolétaires.

Il arrive également que ces activistes ne penchent pas du côté des anarchistes ou de la gauche radicale, comme le montre l’apparition, depuis quelques années, d’« autonomes nationalistes » ou d’une « anti-anti-fasciste-action » qui défilent dans les manifestations sous l’apparence du black bloc. À Montréal, des petits groupes ont également manifesté en brandissant des drapeaux du Québec.

Que veulent-ils ?

Le but recherché ne s’inscrit pas dans une stratégie révolutionnaire mais constitue plutôt une tactique qui vise à démontrer l’existence, dans la manifestation, d’une critique radicale du système économique et politique considéré comme illégitime et intrinsèquement violent. De ce fait, « la cible est le message », c’est-à-dire que l’intelligibilité de l’action s’exprime par sa cible.

Ces anonymes cherchent donc à attirer l’attention des médias et du public pour exprimer leur contestation contre des symboles de l’État et du capitalisme mondialisé, tout en échappant évidemment à la police. Le fait de former une communauté révoltée et de partager la joie d’agir ensemble, conjugué à la peur de la répression, génère alors chez eux un mélange de peur et adrénaline.

Cette prééminence de l’image et de l’émotion est cependant condamnée par certains d’entre eux parce qu’elle risque de devenir une fin en soi et non un moyen au service de la lutte sociale.

Quel est leur mode d’action ?

En groupe, ces activistes forment une sorte de bannière noire, agrémentée de drapeaux noirs, ou rouges et noirs, et de banderoles frappées de slogans anticapitalistes et anti-autoritaires, qui renvoie au symbole de l’« anarchisme violent » dans l’imaginaire collectif.

Durant les manifestations, les regroupements peuvent être improvisés au fil des rencontres, ou encore préalablement coordonnés au sein de « groupes d’affinité » non-hiérarchisés, héritiers de la tradition anarchiste espagnole, qui facilitent les prises de décision collectives rapides et réduisent les risques d’infiltration policière.

En fonction de la « masse critique » d’un cortège qui pourra leur permettre ou non de manœuvrer puis de s’éclipser après un « désilhouettage » furtif, ils se livreront à des violences et des dégradations ou choisiront de défiler calmement.

Par ailleurs, avant ou après les manifestations, des communiqués ou des manifestes sont régulièrement diffusés sur les réseaux sociaux par des anonymes se revendiquant de ce mouvement.

L’auteur souligne que les gouvernements occidentaux et leurs médias, loin de toujours condamner la violence, l’encouragent lorsqu’elle vise des régimes ennemis. Ainsi, lors de la destruction du mur de Berlin, aucun commentateur n’a cherché à minimiser la portée politique des dégradations en laissant entendre que celles-ci étaient le fait de « jeunes casseurs ».

Des critiques hostiles à l’extrême gauche

Les partis communistes, les syndicats, la LCR, ATTAC ou les militants pacifistes, entre autres, déplorent le recours à la violence des black blocs. Selon l’auteur, une des motivations de ces détracteurs réside dans le fait qu’ils espèrent être reconnus comme des interlocuteurs légitimes des autorités officielles en se portant garants d’une contestation pacifique.

Par ailleurs, certains adeptes des théories du complot les accusent d’être manipulés par des agents provocateurs de la police, affirment que les autorités laisseraient se commettre les dégradations pour discréditer les manifestations ou encore avancent que des multinationales les financeraient à cette fin.

Quelques féministes y voient également le danger d’un renforcement de la domination des hommes et des stéréotypes machistes au sein de la gauche radicale.

De son côté, l’auteur considère que ces actions violentes gênent les autorités et contribuent donc à faire avancer les causes sociales, davantage en tous cas que les manifestations pacifiques qui se soumettent aux règles de l’État. Il observe également que des alliances et des solidarités surviennent ponctuellement entre les manifestants et les black blocs.

Quelques remarques de notre cru

Francis Dupuis-Déri n’aborde pas quelques paradoxes résultant de l’action de black blocs, qui servent parfois des intérêts convergeant avec les objectifs du capitalisme néo-libéral. Par exemple, alors que ce système tend à affaiblir les États et les nations en promouvant des réformes orientées vers la dérégulation sociale, ces jeunes gens en colère s’en prennent à l’instance étatique qui constitue pourtant, via une rationalité bureaucratique évidemment perfectible, un moyen de défense solide des acquis sociaux en matière de santé, d’éducation, de retraite, de salaire minimum, etc.

De même, quel sens peut avoir le fait de dégrader des distributeurs de billets au moment où les banques envisagent de supprimer l’argent liquide ?

Mais ces activistes ne sont pas des théoriciens, comme le dit l’auteur…

Johan Hardoy

Tribune reprise de Polémia