La repolitisation de la jeunesse de droite : l’avenir est optimiste, par Clément Martin (Les Identitaires)

jeunesse patriote

Une des facettes les plus prometteuses de la candidature d’Éric Zemmour à la présidentielle pour 2022 tient en son mouvement de jeunesse, Génération Z. Le passage de son porte-parole, Stanislas Rigault, sur le plateau de Cyril Hanouna pour Touche pas à mon poste !, le 27 septembre dernier, fut sans conteste une raison d’espérer pour l’avenir de la droite identitaire. Sa prestation, de qualité, révèle surtout un phénomène plus large : pour une part importante de la jeunesse française, l’engagement politique militant devient un choix séduisant.

De la section commentaires de YouTube à la permanence politique

L’atmosphère de censure généralisée qui règne sur les réseaux sociaux (notamment Twitter, sur lequel la surveillance du gouvernement est particulièrement nocive[1]) est bien connue. Quelques espaces de liberté politique demeurent cependant, parmi lesquels YouTube, ou certains forums. Ces sanctuaires ont longtemps servi (et continuent à servir) d’espace d’expression pour la jeunesse française, en prise directe avec la crise du système : insécurité, propagande « woke », disparition de l’identité européenne… Cet arrangement n’est cependant pas pleinement satisfaisant : si les outils virtuels sont un complément utile et efficace à l’action politique de terrain, ils ne sauraient remplacer celle-ci. Parce que la politique est l’activité collective et sociale par excellence, elle doit s’incarner physiquement, notamment par la jeunesse et par l’engagement concret et régulier de militants dévoués à une cause.

Cet engagement a cependant toujours porté en lui une part de risques (dont les militants de GZ ont déjà fait plusieurs fois les frais[2]) et de mystère, limitant ainsi le nombre de jeunes Français prêts à franchir le pas. L’enthousiasme généré par la candidature d’Éric Zemmour a permis de faire tomber certaines de ces barrières et de pousser la jeunesse de droite à incarner les idées identitaires et populistes de la reconquête. Cet itinéraire, du virtuel au réel, est une étape fondamentale dans la victoire de nos idées et de notre projet politique.

Perspectives et prospective

Bien entendu, l’épisode Zemmour ne constitue ni le début ni la fin de ce phénomène de repolitisation : dans la période récente, avant Génération Z, il y eut des mouvements de jeunesse activistes, comme Génération identitaire, dont le travail de diffusion du thème de la « remigration » fut crucial. L’aventure activiste offre ainsi des possibilités de liberté difficilement accessibles à un mouvement strictement partisan. Une question se pose alors, dans un contexte de dissolutions particulièrement agressives de la part du gouvernement (GI, Alvarium entre autres) : où vont aller les militants zemmouristes une fois la présidentielle terminée, si jamais leur candidat venait à perdre ? On peut faire le pari que cette génération galvanisée par Éric Zemmour rejoindra les rangs des mouvements activistes déjà existants et leur donnera un surplus d’énergie utile. La transition de l’engagement partisan vers l’engagement activiste fait souvent office de passage à la vitesse supérieure pour les militants en question.

Au-delà de l’offre activiste, les années récentes ont vu proliférer une offre de formation politique de droite fournie : l’Institut des Sciences Sociales, Économiques et Politiques (ISSEP) de Marion Maréchal, l’Institut de Formation Politique (IFP) ou encore l’Institut Iliade se sont établis comme des atouts de qualité pour structurer dans le temps et dans le fond les compétences politiques de ces jeunes militants.

On le sait, en politique, ce sont les générations qui écrivent l’histoire : ceux qui partagent un parcours, des aspirations et qui, bien souvent se connaissent. Il est permis de croire que la génération actuelle de jeunes militants qui font leurs premières armes en politiques seront le fer de lance d’une renaissance française et européenne plus nécessaire que jamais.

[1] https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/censure-de-twitter-la-france-devant-la-russie-05-08-2014-1851519_47.php
[2] À Lyon https://www.valeursactuelles.com/politique/video-nique-zemmour-bande-de-tapettes-des-militants-de-generation-z-insultes-et-menaces-par-une-racaille-a-lyon/, à Toulouse https://www.valeursactuelles.com/regions/occitanie/haute-garonne/toulouse/politique/toulouse-des-militants-de-generation-z-agresses-par-des-antifas-a-la-fac-du-mirail/ ou encore à Metz https://actu.fr/grand-est/metz_57463/metz-des-militants-de-generation-z-agresses-des-plaintes-deposees_47030001.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’avenir sacrifié des jeunes Français, par Clément Martin (Les Identitaires)

impasse avenir

« Nos dirigeants sont passés à côté d’un phénomène de masse qui compromet gravement l’avenir du pays, écrit Pierre Vermeren : la perte de confiance, d’estime, de motivation, pour tout dire de pulsion vitale, de millions de jeunes hommes. Il y a belle lurette que de jeunes Français n’ont plus gagné le Tour de France et que nos équipes professionnelles de football sont en grande partie peuplées de jeunes étrangers chargés d’animer nos stades » (Le Figaro, 14 septembre 2021).

La dévirilisation, qui est l’un des sujets les plus prisés au sein de la jeune droite, n’est qu’une manifestation d’un problème plus profond, pointé du doigt par Pierre Vermeren : le peu d’appétence pour la vie des jeunes Français. Les jeunes Français, particulièrement touchés par le chômage, sont en bien mauvaise posture historique. A l’heure de la culpabilisation féministe et du privilège blanc admis comme « un fait » par Emmanuel Macron, être un jeune Blanc n’est pas le meilleur plan carrière dont on puisse rêver en Europe.

Bien sûr, la chasse n’est pas ouverte de façon explicite. Mais c’est ainsi que les dynamiques sociales se matérialisent : par exclusion progressive. On commence en proposant d’autres modèles : le marginal, homosexuel, métis ou autre membre d’une minorité quelconque. La valorisation de la marginalité est l’un des plus grands bouleversements civilisationnels. Autrefois, la méfiance sociale à l’égard d’une personne « différente » était grande. L’instabilité mentale n’était pas une qualité, on s’en méfiait légitimement, sans qu’il y ait pour autant persécution. Pour la première fois dans l’histoire européenne, le modèle sociologique dominant (blanc, hétérosexuel) et qui incarne l’avenir (la jeunesse) est rejeté globalement. Au profit d’une quête de l’éternelle jeunesse qui est plus un fantasme de vieux bobo que de jeune ancré dans le réel.

A l’atmosphère woke qui pourrit notre pays, se joint un sacrifice de l’intelligence à l’école. Celle-ci a fait faillite, c’est bien connu, par des méthodes inadaptées, idéologiques, mais l’idéologie brute, sans fard, s’exprime à visage découvert dès l’école primaire, en promouvant ce qui était autrefois jugé « anormal », parce qu’infécond. Il ne s’agit pas ici de défendre l’idée du bouc émissaire, nul bûcher à rallumer, encore moins d’autodafé. Le problème n’est pas tant la liberté des marginaux mais la dévalorisation des « normaux ». D’autre part, l’échec de l’orientation scolaire, l’absence de sélection à l’Université et, plus tard, le racket fiscal, convergent pour éloigner le jeune Français de son propre pays.

La lutte contre « l’islamo-gauchisme » à la fac’, certes nécessaire, ne suffira pas redonner espoir à la jeunesse française. Pour savoir où l’on va, encore faut-il savoir d’où l’on vient. C’est l’amnésie identitaire qui est l’origine la plus profonde de ce mal-être. La persistance d’une identité de terroir, d’une communauté de quartier, d’une appartenance sociale valorisée par des savoir-faire (instituteur, prêtre, avocat, notaire, artisan boulanger, etc.) formait auparavant le cadre vital à l’équilibre psychologique du jeune Français. Ce modèle a éclaté dans une société de services où la polyvalence est prisée, où les compétences sont plus « liquides », interchangeables.

Le jeune Français ne doit pas seulement défier le grand remplacement et le féminisme intersectionnel. Il doit d’abord et avant tout se rappeler qu’il est français. Qu’une histoire aussi glorieuse que millénaire le rattache à un peuple de laboureurs, de conquérants et de poètes. Qui saura rallumer cette flamme de la mémoire, terreau de la reconquête ?

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Frédéric Dabi : « La jeunesse constitue un terrain fertile pour le mouvement “woke” »

Vraies et fausses précarités étudiantes, par Clément Martin (Les Identitaires)

étudiants précarité

Après dix jours de polémique sur « l’islamo-gauchisme », tentative maladroite pour séduire l’électorat de droite, le ministre de l’Enseignement supérieur se rachète une bonne conduite auprès des social justice warriors en déclarant la guerre à la « précarité menstruelle ». Ainsi, 1500 distributeurs de protections hygiéniques devraient être installés dans les résidences universitaires, les Crous et les services de santé universitaires. Clin d’œil aux écologistes, les protections ont été présentées comme « respectueuses de l’environnement ». Frédérique Vidal satisfait ainsi une revendication récurrente des féministes de gauche.

La « précarité menstruelle » est une cause tarte à la crème montée en épingle par des syndicats étudiants à bout de souffle. En effet, lorsqu’on évoque ce phénomène, une étude vient à point nommé pour en souligner l’ampleur. Ainsi, des sondages annoncent qu’un tiers des étudiants est en « précarité menstruelle ». Dans la réalité, 33 % des étudiantes estimaient avoir besoin d’une aide financière pour se procurer des protections périodiques, selon les résultats d’une étude menée par trois associations auprès de 6518 étudiants en France. Les seuls chiffres dont nous disposons font donc état d’un sentiment plutôt que d’une réalité et ont été obtenus par les militants de la Fage, qui fédèrent plusieurs associations. Pour bien comprendre leur démarche et leurs orientations idéologiques, il faut savoir que « l’étude a pris en compte les minorités de genre, explique le HuffPost (2 août 2021). Voilà pourquoi elle spécifie qu’il s’agit “des étudiants” et non pas “des étudiantes”.“Des personnes ne s’identifiant pas comme femmes (personnes non-binaire, hommes transgenres, ou personnes ne se prononçant pas sur leur genre) peuvent avoir leurs règles”, précisent ces associations ».

L’Université est la grande oubliée de la Macronie. Tout se passe comme si celle-ci avait entériné le putsch idéologique de la nouvelle gauche culturelle : milieux pro-intersectionnalité, néoféministes agressifs et indigénistes. L’Université est totalement abandonnée aux gauchistes les plus virulents, terroristes de la pensée et censeurs patentés qui suscitent même l’effroi de la gauche universaliste et républicaine. Les seules mesures récentes sont la mise en place d’un « chèque psy’ » pour contrer les effets psychologiques du confinement et l’instauration d’un repas à un euro dans les restos U. Il y aurait pourtant des chantiers urgents à traiter, comme la surpopulation étudiante, due à une absence de sélection aggravée par un Baccalauréat complètement dévalué par le laxisme des correcteurs et le nivellement par le bas des enseignements lycéens. L’Université est la victime numéro un de la politique de l’autruche suivie par les gouvernements successifs en matière d’orientation scolaire. La précarité de l’avenir, qui se caractérise par la difficulté de trouver un emploi correspondant à son cursus, est un problème autrement plus grave que le manque de serviettes hygiéniques. Il y a un refus de tout le système scolaire de jouer le rôle de « maître », de « guide », que l’on attend pourtant de l’Education nationale. C’est un abandon grave de notre jeunesse.

La précarité identitaire est une autre souffrance des jeunes de France qui, étudiants ou non, doivent affronter l’hostilité de la racaille. La jeunesse est en première ligne devant les agressions, en particulier les jeunes femmes. D’autre part, on a pu constater récemment l’emprise grandissante de l’islamo-gauchisme au sein de nos universités. Celles-ci doivent avant tout servir à transmettre le savoir, et non à diffuser une énième idéologie de la déconstruction.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Laïcité et jeunesse : l’islamisation des esprits

Le sondage commandé par la LICRA à l’IFOP auprès des lycéens montre l’opinion des jeunes à un moment donné sur les problèmes liés à la laïcité, mais aussi et surtout souligne une évidente évolution.

Touche pas à mon prophète !

Nous sommes en train de glisser de la génération « Touche pas à mon pote » à la génération « Touche pas à leur prophète ». Ce n’est pas encore vraiment cela et il y a encore une cassure entre les jeunes musulmans et les autres, mais le mouvement est en cours. La fracture est par contre avérée entre la nouvelle génération et les ainés.

L’enseignement laïc est en train de perdre la guerre molle qu’elle mène contre l’acceptation du communautarisme, essentiellement musulman. Dans un système éducatif où l’on a du mal à enseigner le raisonnement rationnel, la laïcité parait une notion dont la complexité et la spécificité française est de plus en plus mal comprise. Notre jeunesse est trop américanisée pour se sentir laïque. Pour nos lycéens, la laïcité doit se contenter de traiter à égalité toutes les religions. Les racines chrétiennes de la France n’entrent jamais en jeu, même chez les catholiques. Notre jeunesse est poreuse au discours de victimisation et croit davantage, finalement, à l’islamophobie qu’à l’islamo-gauchisme. C’est sans doute le plus inquiétant.

Clivage dans la population

Et ce sentiment sur la laïcité n’est pas l’apanage des musulmans (81 %) : il est également partagé par beaucoup d’élèves scolarisés en zone d’éducation prioritaire (55 %), en lycée professionnel (43 % en bac pro) ou se percevant vus par les autres comme « non blancs » (64 %). L’islamisation des esprits fonctionne à plein dans les quartiers difficiles ou limitrophes. Il y a en fait une assimilation progressive au communautarisme musulman. Le droit au blasphème lui-même est quasiment criminalisé. Plus de la moitié (52 %) de l’opinion lycéenne récuse ce droit pourtant acquis depuis plus d’un siècle (1881).

Cette question du droit au blasphème met surtout en lumière le clivage existant sur ce sujet entre les musulmans et le reste de cette jeunesse scolarisée dans le second degré. En effet, si les jeunes musulmans s’opposent massivement (à 78 %) au droit d’outrager une religion — tout comme les personnes perçues comme « non blanches » (à 65 %) ou habitant dans les banlieues populaires (à 60 %) — , ce n’est le cas que d’une minorité de catholiques (45 %), d’élèves sans religion (47 %) ou non scolarisés en REP (44 %).

La débâcle de l’école républicaine

Le recul de l’éducation républicaine tourne à la débâcle sur la question du voile qu’on croyait pourtant réglée. Pour la première fois, une enquête montre que les lycéens sont majoritairement favorables au port de tenues religieuses dans les lycées publics. Le port de signes religieux ostensibles (voile, kippa…) dans les établissements scolaires publics est désormais soutenu par plus d’un lycéen sur deux (52 %), soit une proportion deux fois plus grande que dans la population adulte (25 %). Cette adhésion à l’expression religieuse des élèves dans l’espace scolaire semble en hausse si on se fie aux données de l’enquête (2006-2009) qui montrait qu’il y a une quinzaine d’années, cette idée était encore majoritairement rejetée (à 58 %) par les élèves de 14-16 ans. Et ce hiatus entre les lycéens et le reste de la population se retrouve dans le net soutien des premiers au port de tenues religieuses par des parents accompagnateurs : à 57 %, contre 26 % chez l’ensemble des Français.

Il y a bien une distance encore entre les musulmans et les autres. Mais ceux qui nous expliquent à longueur de journées que, grâce à l’éducation républicaine, le fossé peut se réduire sont en échecs. Tout au contraire, c’est la minorité religieuse qui, en se victimisant, impose ses codes de pensées ou les rend inattaquables voire incritiquables. Cette minorité est en passe de gagner dans nos lycées la bataille culturelle mais, pour elle, la culture se résume à un dogme religieux.

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Crise sanitaire – Jeunesse se passe, génération sacrifiée

jeunesse covid

Un ministre danse et les étudiants déchantent. Vraiment l’épidémie de COVID aura été le révélateur cruel de la déliquescence de la politique étatique concernant la jeunesse. Comme oubliée, elle doit tout payer. L’incurie de ses parents, l’inconscience de ses grands-parents. Petits-enfants des déconstructeurs, enfants du divorce et de l’explosion, plutôt de l’assassinat, de la cellule familiale, la jeunesse se perd et s’enivre faute de s’enraciner et de se construire. On se cherche une nouvelle sexualité, on cherche chaque jour une nouvelle intersectionnalité, une nouvelle convergence de lutte et une nouvelle transcendance. Perdus dans le désespoir que causerait une planète malmenée par l’exploitation humaine, perclus d’angoisse devant un avenir qui s’annonce brutal, au mieux maussade, cette jeunesse ne sait plus à quel saint se vouer.

Comme en écho, l’université française se délite. Bâtiments vieillissants, égalitarisme créant un nivellement par le bas sans précédent, ce qui fut le symbole du bouillonnement intellectuel européen n’est plus que l’ombre de lui-même. Chargés de TD payés au lance-pierre, recherche en voie de clochardisation avancée, investissement dans d’absurdes études du genre et bienveillance coupable vis à vis de syndicats étudiants enclins à la démagogie, tel est le lot de l’université française. Magnanime, l’Etat leur concède quelques manifestations encadrées et quelques blocages de lycées car il faut bien que jeunesse se passe, pense du haut de son siège l’élite politico-médiatique pensant avec nostalgie à son passé trotskiste.

Dans ces conditions, comment imaginer l’état de cette jeunesse après un an de confinement, de cours à distance et de politique erratique sans le moindre bout de tunnel à entrevoir ? On se plaît à signifier à ces jeunes qu’ils ne sont pas malheureux comparé à ceux qui ont traversé 39-45, argument fallacieux. A-t-on expliqué à la jeunesse de la France occupée qu’elle peut s’estimer heureuse de ne pas avoir connu la Peste noire ou la chute de Rome. A chaque génération ses défis. Celle de nos grands-parents risquait sa vie sous les bombes. La nôtre la risque sous les antidépresseurs et une acédie des plus cruelle. Sans tomber dans une sorte de lyrisme adolescent, plutôt la guerre qu’une lente agonie de l’âme. Ce gouvernement incapable de procéder à un confinement sélectif des populations fragiles punit une génération entière car, de surcroît, il sait que sa base électorale repose sur le troisième âge. Ainsi, ces étudiants, privés de travail alimentaire au vu de la fermeture des établissements de restauration et des bars, des vacances organisées ou des animations culturelles, condamnés à passer leurs journées derrière un ordinateur dans l’espoir de suivre des cours et taraudés par la peur de l’échec s’isolent de plus en plus et prennent de plein fouet la perte de ce qu’on leur présentait comme une fin en soi : l’ivresse de la fête. La solitude de l’individu postmoderne lui explose donc à la figure. Le bruit des « after-works » des soirées étudiantes et des défonces en boîte n’est plus là pour masquer la réalité d’une vie passée à se fuir. Curieux retournement de situation qui aurait fait rire jaune Philippe Muray. Exit la génération festiviste, bienvenue à la génération lexomil.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 3 février 2021

La jeunesse n’a pas à payer pour le Covid

covid-19

Les médecins doivent cesser de faire de la politique ; les politiques doivent s’extraire de la « biopolitique », qui fait de la Santé et de l’amélioration génétique l’essentiel de leurs préoccupations. La nouvelle pensée unique ne jure que par le confinement et le couvre feu contre le Covid. Cet automatisme est en train de créer des tragédies supplémentaires. La jeunesse oubliée en est la cible. Hier soir, à Lyon, une étudiante suicidaire a été sauvée in extrémis par ses camarades. Samedi, un étudiant en droit de l’université Jean Moulin Lyon 3 s’est défenestré. Il est grièvement blessé.

Ce mercredi, sur RTL, le président de cette université, Eric Carpano, a déclaré : « L’heure est grave (…) La jeunesse ne doit pas être l’angle mort de nos politiques publiques« . En l’occurrence, c’est elle qui est sommée de se sacrifier pour sauver ses aînés. Or, ceux qui vantent la solidarité entre les générations le font à sens unique, sans un regard pour les plus jeunes. Dans Le Monde de mardi, sept médecins de l’association PandemiA ont défendu la perspective d’un troisième « confinement strict et précoce« , tout en admettant que le procédé était « de plus en plus mal vécu par la population« . Il serait temps que la politique reprenne le pouvoir, en cessant de considérer, comme dans le Knock de Jules Romains, que « tout homme bien portant est un malade qui s’ignore ».

La logique du tout sanitaire obscurcit la raison et ramollit l’esprit. « Il faut protéger les vivants« , avait lancé Edouard Philippe en mai 2020, dans un dessein un brin mégalo. Protéger les vivants pour en faire des ombres craintives, à quoi bon ? Emmanuel Macron avait déclaré à son tour : « Il n’y a rien au-dessus de la vie« . Mais pourquoi évacuer si vite la dimension spirituelle de l’existence ? Vivre pour vivre n’a aucun de sens, sinon pour un être animalisé, vidé d’idéal.

Quand le ministre de la Santé, Olivier Véran, renchérit à son tour : « La priorité est pour la santé« , il confirme l’absence d’imagination d’une politique incapable de s’affirmer autrement qu’en entretenant artificiellement la peur de la maladie. L’urgence est donc d’en finir avec cette obsession hygiéniste qui, au prétexte de « sauver des vies« , va en mettre bien d’autres en péril. On sait que ce virus n’est guère mortel : il ne tue que 0,1% de la population. De surcroit, les morts du Covid sont en majorité des personnes très âgées ou très vulnérables. La logique voudrait donc que ce soit vers elles, et seulement elles, qu’aillent les attentions, les précautions, les soins, les vaccins. La jeunesse, privée de tout, n’a pas à être punie : elle n’est coupable de rien. Faudrait-t-il qu’elle se révolte pour se faire entendre ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Corse : le regain identitaire de la jeunesse

07/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Alors qu’Emmanuel Macron a rencontré les dirigeants Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, les reporters de France 24 ont enquêté sur la jeunesse corse.

Lassée par les partis traditionnels, elle a massivement voté pour la coalition nationaliste lors des élections territoriales, en décembre dernier.

Les journalistes sont partis à la rencontre de cette jeunesse à l’université de Corte, dans le centre de l’île.


Mobilisation de la jeunesse contre la loi travail

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Jour de colère, acte II. Après les manifestations du 9 mars dernier, des lycées et des universités ont été bloqués jeudi à Paris et en province, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes opposées au projet de loi Travail, et des milliers de jeunes sont dans la rue.

Le gouvernement pourtant avait pourtant remanié son projet face à la levée de boucliers générale, se disait désormais confiant d’avoir une majorité.
En réalité, les opposants à cette réforme du Code du travail entendent bien maintenir la pression après une première mobilisation réussie la semaine dernière, à peine plus d’un an avant la présidentielle. Hier, on comptabilisait 200 lycées mobilisés, dont 40 à Paris, soit deux fois plus que la semaine dernière. Dans la capitale, plusieurs sites universitaires, notamment la Sorbonne, ont été fermés sur décision de l’administration.

Qu’attendent tous ces jeunes ?
Certains réclament le retrait du projet, d’autres seulement des modifications, notamment sur les motifs de licenciements économiques ou sur le plafonnement des indemnités aux Prud’hommes. Mais dans les discussions place de la Nation, il est finalement peu question de barèmes d’indemnités ou de forfait-jours. Les élèves ont simplement « pris goût » à la rue, dit un lycéen.

Cependant, un point en particulier a convaincu une partie des syndicats étudiants : la garantie jeunes pour tous.
Il s’agit d’un dispositif d’accompagnement renforcé vers l’emploi. Il existait depuis 2013 déjà, mais était limité à un nombre restreint de jeunes de 18 à 25 ans. Ce dispositif dure un an et consiste en un accompagnement social, une aide financière et des formations et stages pour des jeunes sans diplômes, recrutés par les missions sur un critère de motivation et d’engagements. Cette garantie va devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation.

Pour les contestataires comme l’Unef, « les soi-disant mesures jeunes, c’est de l’enfumage, ça ne mérite pas d’arrêter la mobilisation », car il n’y a pas « l’investissement budgétaire » adéquat pour les 900 000 jeunes concernés.


le FN premier chez les 18-24 ans ! Génération Identitaire n’est pas un concept, c’est une réalité politique !

07/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Marion Maréchal Le pen a raison de placer son bon score au premier tour des régionales sous le signe de la jeunesse, quand elle parle de la mort du vieux monde politique. Sa propre jeunesse, bien sûr, mais surtout celle de ceux qui la soutiennent elle et le FN. Selon une étude d’Ipsos/Sopra Steria parue avant le premier tour des régionales, le Front National est en effet le premier parti chez les 18/24 ans avec 35 % d’intentions de vote mais aussi des 25/34 ans à 28 %. La percée du FN semble donc signer la montée en puissance de la nouvelle génération. pour relativiser ces score, il convient de noter que selon l’étude, 65 % des 18-24 ans ne comptaient pas voter lors du premier tour.

Les 18‑25 ans, une génération méprisée et prête à la révolte

Les 18‑25 ans, une génération méprisée et prête à la révolte

02/03/2014 – PARIS (NOVOPress via Kiosque courtois)
C’est le constat que dresse  l’opération « Génération quoi ? », lancé au cours de l’automne dernier par France Télévisions, en partenariat avec Le Monde et Europe 1 et dont les résultats ont été publiés mardi (l’enquête portait sur les 18-34 ans mais les résultats publiés ont concerné les 18-25 ans).

L’enquête souligne la grande frustration des jeunes vis‑à‑vis du monde professionnel. Les 18-25 ans soutiennent massivement la valeur « travail » (81 %), mais une majorité se juge sous‑payée, les intérimaires, nombreux, disent ne pas s’y épanouir et 25 % sont au chômage. Ils soutiennent tout aussi massivement la valeur « famille » : 85 % affirment qu’ils ne pourraient pas être heureux s’ils ne fondaient pas de famille, et plus de la moitié des jeunes, même actifs, reçoivent une aide financière de leurs parents.

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Quand Claude Goasguen parlait plus librement de ses engagements de jeunesse

Quand Claude Goasguen parlait plus librement de ses engagements de jeunesse

28/02/2014 – via LCP
Invité de « Où quand Comment l’Histoire » sur l’extrême droite française en novembre 2007, Claude Goasguen répondait aux questions de Jean-Pierre Gratien. « Vous avez flirté avec le mouvement Occident… », commence le journaliste, avant d’être interrompu par le député : « … dont je n’étais pas membre. J’étais membre de la Corpo d’Assas, ce qui n’était guère mieux je dois bien le reconnaître ».

Le député UMP justifie alors cet engagement par « la fin de l’Algérie », « la décolonisation » et « la solitude d’un étudiant parisien à cette époque ». Il ajoute « mais j’aurais pu devenir trotskiste exactement de la même manière ! »

« Okapi » : 100% dans l’apologie de l’extrême gauche

"Okapi" : 100% dans l’apologie de l’extrême gauche

26/09/2013 – 08h00
BAD OLDESLOE (NOVOpress) –
« J’ai osé partir trois mois en Allemagne ». L’édition du 1er octobre d’Okapi, le magazine « 100% ado », consacre plusieurs pages au jeune Léon, 14 ans, parti trois mois au collège de Bad Oldesloe près d’Hambourg (Allemagne). Le collégien raconte ses coups de cœur : la « super relation » des professeurs avec leurs élèves, le fameux bretzel, les devoirs « en famille », la « gaufrette choco-noisettes » et, en page 29, affiche… un gros badge « Antifaschistische Action » (voir photo ci-dessus) avec ce commentaire du collégien : « J’adore les badges, j’en ai une cinquantaine. Celui-là, je l’ai trouvé en France à mon retour, mais je l’avais vu en version sticker au collège pendant mon séjour ».

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Autriche : 27 % des moins de 30 ans votent FPOe

Autriche : 27 % des moins de 30 ans votent FPOe

27/06/2013 – 12h00
VIENNE (via le site de Lionel Baland) –
En autriche, un sondage IMAS (ci-dessus), réalisé en juin 2013, montre que le FPÖ est le premier parti du pays parmi les moins de 30 ans (en Autriche, les jeunes votent dès 16 ans). Le FPÖ (parti patriote) obtient 27 %, le BZÖ (les partisans de feu Jörg Haider, la grande figure de la droite nationale autrichienne) 11 % et l’Equipe Stronach (droite populiste) 14 %. Les écologistes récoltent 15 %, les sociaux-démocrates 14 % et les conservateurs 15 %.

La rue parisienne plus mobilisée que jamais contre le gouvernement

24/04/2013 – 18h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
A partir de 19 heures, des milliers de personnes ont défilé, comme tous les soirs depuis huit jours, dans le cortège de La Manif pour Tous de Sèvres‑Babylone aux Invalides. L’ambiance était électrique. Des drapeaux arc‑en‑ciel, couleurs des militants homosexualistes, étaient présents en tête de cortège floqués du logo de la Manif pour tous. Lassée par toutes ces concessions à la bien‑pensance et ulcérée par les appels répétés à une union civile, Christine Boutin a fini par quitter le cortège de manière tonitruante.

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L’idéologie du genre, un phénomène qui nous est tombé du ciel ?

L'idéologie du genre, un phénomène qui nous est tombé du ciel ?

22/04/2013 – 17h10
PARIS (NOVOpress) – La fameuse idéologie du genre… Depuis peu, on ne cesse d’en parler. On s’offusque. On se demande vers quoi l’on va. Comme s’il s’agissait d’un phénomène nouveau et catastrophique qui menace l’avenir des enfants. Cependant, cette théorie est déjà une réalité dans l’éducation, et ce dès l’école primaire.

Et c’est surtout au travers de la littérature de jeunesse qu’elle est véhiculée. Vous savez, ces petites histoires qu’on lit à l’école et qui nous paraissent tellement innocentes !

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Pourquoi l’Islande veut interdire la pornographie

Pourquoi l’Islande veut interdire la pornographie

28/02/2013 – 11h00
REYKJAVIK (NOVOpress) – Alors que l’Islande souhaiterait interdire toute forme de pornographie dans le pays, le lien entre cette industrie et la violence des adolescents est toujours en question. Le Docteur Isabelle Catala constate que « depuis le début des années 1990, la pornographie a entamé une métamorphose nette : images chocs, plus violentes, actes sexuels déshumanisés, non-respect de l’altérité, humiliations… Cette nouvelle vague de la pornographie interroge sur les effets du contenu de ces images violentes chez les enfants et les adolescents ». Le 27 février, sur le site Medscape, elle ajoute : « Cette exposition précoce et régulière interroge sur l’émergence de distorsions cognitives ».

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