Les 5 points faibles d’Emmanuel Macron – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

L’élection d’Emmanuel Macron a engendré un profond bouleversement du paysage politique traditionnel. Bien que bénéficiant du soutien de la quasi totalité des médias lors de sa campagne, le Président de la République s’est rapidement effondré dans les sondages. Malgré les éloges dithyrambiques de nombre d’éditorialistes, un divorce irrémédiable semble s’être produit avec le peuple français. Comment expliquer cette fracture ?

1. Un Président mal élu

La base électorale d’Emmanuel Macron est fragile. C’est le paradoxe de son élection à la présidence de la République. Il a certes obtenu 66 % des voix au second tour, mais c’est une victoire en trompe-l’œil. Car l’essentiel des suffrages qui se sont portés sur sa candidature procédaient d’un rejet de Marine Le Pen et non d’une adhésion à son projet. Il avait d’ailleurs recueilli seulement 17 % des voix des inscrits au premier tour. Plus de 8 Français sur 10 n’ont donc pas voté pour Emmanuel Macron. C’est le score le plus faible depuis 15 ans.

2. L’élection de 2017 : la grande méprise

Macron a été élu sur un malentendu. En se présentant comme « hors-système » (voire « anti-système »…) grâce à la complicité active des médias, il a fait croire aux Français qu’il allait rompre avec les 40 années de blocages, de léthargie et de pusillanimité. C’est aussi pour cette raison qu’il a été aussi long à dévoiler son programme, misant tout sur son image (jeune, séduisant et hors partis). Les électeurs ont cru qu’ils se débarrassaient de l’UMP et du PS alors qu’ils en ont propulsé la pire synthèse. Ils s’en sont très vite aperçus.

3. Une stratégie dangereuse

Notre système politique, comme toutes les démocraties européennes et occidentales, repose sur l’alternance. Macron a réussi à capitaliser sur la lassitude de ce match truqué (un coup on vote PS, un autre UMP, les deux partis faisant sensiblement la même politique) mais n’a fait que gagner du temps. Il essaye d’instaurer un nouveau clivage qui l’opposerait au RN en espérant bénéficier du même rejet de Marine Le Pen. Le jeu est dangereux. Tout système démocratique a besoin d’une alternance. En installant un duel avec le principal parti défendant des choix politiques « identitaires », il participe aussi à le légitimer. Il indique ainsi pour qui voter en cas d’insatisfaction de son mandat.

4. Un renouvellement mal maîtrisé

Pour donner corps à sa volonté de « rupture », Macron a souhaité renouveler la classe politique en balayant les vieux députés de l’UMP et du PS. Pour les élections législatives, il a ainsi donné l’investiture de son parti à de nombreux candidats issus de la société civile. Là encore, ce fut une victoire à la Pyrrhus. La République En Marche a certes obtenu la majorité absolue mais avec deux handicaps majeurs : une abstention record et des députés inexpérimentés. Ce cocktail explosif a affaibli considérablement le concept de « démocratie représentative », coupant encore un peu plus les élus du peuple. Avec le mouvement persistant des Gilets jaunes, nous sommes dorénavant au bord de la crise de régime.

5. Les contradictions de la Macronie

Enfin, tout le narratif de la macronie consiste à présenter une alternative implacable entre le Président d’une part, qui serait l’incarnation de la République et le sauveur de la démocratie et, d’autre part, les populistes, c’est-à-dire les partisans de l’arrêt de l’immigration et de l’enracinement. La mobilisation des Gilets jaunes a permis de mettre à jour ces contradictions. Leur première revendication est le référendum d’initiative populaire, soit la mise en place du procédé le plus démocratique. Et bien évidemment, le gouvernement ne veut pas en entendre parler, considérant à raison qu’un tel outil serait susceptible de détricoter toute ses mesures. De même, si l’on en croit les sondages qui vont systématiquement dans le même sens, l’arrêt de l’invasion migratoire ne serait qu’une formalité. Cela participerait aussi à inverser le récit des macronistes et rétablir la vérité : qui sont vraiment les défenseurs du peuple ? Qui sont les hypocrites et les menteurs ?

Jérôme Barbet

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pourquoi le mouvement des Gilets jaunes va continuer – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

Le spectaculaire mouvement des Gilets jaunes, entamé le 17 novembre, n’a pas dit son dernier mot. Parti d’une révolte contre le poids de la fiscalité et l’augmentation de certaines taxes, il a été le catalyseur de la colère des Français. Aucun éditorialiste ni aucun analyste politique ne l’avait vu venir. Son ampleur a surpris tout le monde, et son affranchissement des partis politiques et des syndicats en a fait un objet politique hors-norme, échappant à tous les schémas habituels et le rendant difficile à appréhender. Ses revendications un peu fourre-tout, ses porte-paroles s’exprimant parfois dans la cacophonie ont parfois participé à le rendre confus et empêcheront peut-être une réelle traduction politique à terme.

Signe de l’incompréhension du gouvernement, face à un mouvement social d’une nature nouvelle, venant des profondeurs de la France périphérique qui évolue hors-radar du champ médiatique et politique depuis plus de 40 ans, Emmanuel Macron a décidé d’utiliser les vieilles recettes. Castaner a tout d’abord essayé de fasciser les Gilets jaunes (ce fut un échec), puis a essayé d’utiliser les violences pour les discréditer auprès des Français (nouvel échec). Macron a quant à lui tenté de proposer une batterie de mesures sociales pour calmer la révolte. Le résultat est en demi-teinte : certaines propositions ont été bien reçues par la population, néanmoins de nombreuses analyses ont démontré que pour beaucoup, il s’agissait de tours de passe-passe comptables qui ne changeraient pas grand-chose.

D’autre part, Emmanuel Macron a déjà trahi une promesse : au sein de la même intervention télévisée, il avait promis un débat sur l’immigration. Si certains commentateurs se refusaient à lier la question identitaire au mouvement des Gilets jaunes, le président de la République l’a pourtant fait… Signe du malaise sur cette question, Macron a d’ailleurs annulé sa venue à Marrakech pour approuver le désastreux pacte des migrations qui va engendrer davantage d’immigration massive (à la place, il a envoyé son secrétaire d’État en catimini au Maroc). On a pu croire au début que le président allait tenir ses promesses. Rapidement, un débat sur l’immigration apparaissait effectivement à l’agenda. Mais aussitôt, le Premier ministre Edouard Philippe a fait machine arrière et a indiqué que le débat n’aurait pas lieu.

Le mouvement des Gilets jaunes a moins mobilisé le samedi ayant suivi le passage télévisé d’Emmanuel Macron. Pour beaucoup de commentateurs, c’était le signe de la fin du mouvement. Avec les fêtes de Noël et de fin d’année, il y a fort à parier que le déclin va continuer. Mais le plus probable n’est-il pas que nous connaissions une simple pause plutôt qu’un arrêt ?

Les mesures du gouvernement ne règleront aucun problème de fond. Le débat sur l’identité est soigneusement mis sous le tapis, mais la question demeure, comme l’attentat islamiste de Strasbourg est venu cruellement le rappeler. Au mois de janvier, le prélèvement à la source va sans doute engendrer un nouvel épisode de mobilisation.

Le gouvernement n’est pas en mesure de répondre au défi posé par les Gilets jaunes. Ce mouvement s’inscrit d’ailleurs dans la continuité de la restructuration de la vie politique française entamée par l’élection d’Emmanuel Macron. Ayant détruit les deux principaux partis qui avaient construit « l’alternance » et profitant de certaines faiblesses de l’opposition, il a créé une sorte de vide politique. La nature en ayant horreur, les Gilets jaunes sont apparus. Ils sont l’opposition, dans un rapport frontal et direct avec Macron. D’où le fait qu’ils demandent sa démission. C’est entre lui et eux, entre Paris et les provinces, entre la technocratie et le populisme, entre cette France enracinée et les métropoles hors-sol. Il n’y a plus d’intermédiaire.

Ce que les Gilets jaunes exigent, c’est un changement radical. Ils ne veulent plus attendre, ils veulent une transformation maintenant. Ils ne se contentent plus de plans de communication ciselés mais veulent de vraies réponses. Avant tout, ils crient leur volonté de vivre, d’être entendus et de récupérer le contrôle de leur vie. Ils le sentent, tout leur échappe. Ils souffrent de leur sentiment de dépossession. Les services publics disparaissent de la France périphérique mais les taxes augmentent, les jeunes s’en vont tandis que des migrants arrivent dans les villages… à la télé on ne parle jamais de cette France-là, elle est l’angle mort de la classe politique et médiatique depuis des décennies. Le président l’insulte, les politiques la culpabilisent et les médias se moquent d’elle. L’augmentation des taxes sur le carburant fut le détonateur. Les habitants de cette France sont sortis de chez eux, ont découvert qu’ils étaient une force et qu’ils pouvaient faire trembler l’Élysée. Tous leurs lieux de socialisation ont été progressivement dépecés et maintenant ils se retrouvent sur les ronds-points. Ils ont réalisé qu’ils formaient un peuple.

Pourquoi s’arrêteraient-ils ici, alors qu’ils n’ont encore rien obtenu ? Face à ce nouveau défi, les vieilles réponses politiciennes ne fonctionneront plus.

Jérôme Barbet

Texte repris du site de : Les Identitaires

Petite fille voilée dans une pub de Gap : où est le vrai scandale ? – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

À la fin du mois de juillet, la marque de vêtement « Gap » lançait sa nouvelle campagne publicitaire pour enfants. Elle met cette fois en scène une petite fille voilée qui a immédiatement créé une polémique, y compris jusque dans les rangs de la majorité présidentielle, le parti LREM d’Emmanuel Macron.

Cette affiche gêne en premier lieu les féministes. Comment une petite fille de 10 ans pourrait-elle avoir la liberté de porter le voile ? N’est-il pas le signe d’une assignation de genre, insupportable idée pour les progressistes ? Comment peut-on oser mettre en valeur une petite fille en hijab, alors que des femmes meurent en Iran pour obtenir le droit de l’enlever ?

La plupart de ces interrogations relèvent davantage de l’indignation, ce qui n’est qu’une posture et non un positionnement politique. Aucune analyse n’est faite afin de comprendre pourquoi une telle publicité peut voir le jour, et pour quelles raisons elle est condamnable.

Deux facteurs expliquent essentiellement les motivations de cette campagne. Tout d’abord, Gap n’en est pas à son coup d’essai : l’année dernière, la marque américaine provoquait déjà de nombreux débats en affichant une femme voilée sur ses vitrines. S’il est difficile de savoir si Gap fait sciemment le choix de la polémique afin de faire le buzz et augmenter ses ventes, il est en revanche indéniable que cette entreprise a choisi d’utiliser un marketing communautaire. Dans quel but ? La dimension idéologique est probablement secondaire. C’est avant tout parce que le marché des musulmans présents en Europe et en Occident est un marché en expansion, sur fond d’immigration massive et de natalité élevée. Contrairement aux fables décrivant le capitalisme comme l’instrument de la domination de l’homme blanc sur le monde, celui-ci ne recherche que le profit et la rentabilité, et fait donc logiquement fi de toutes les logiques ethniques. Si faire la promotion du voile engendre une augmentation du chiffre d’affaires, il n’y a aucune raison économique de s’en priver.

D’autre part, si une marque de vêtements aussi renommée peut se permettre une telle provocation, c’est parce que les défenses immunitaires de notre société ne sont pas assez fortes. Une grande partie de nos élites voient d’un bon œil l’islamisation, au nom de principes hypocrites éculés (humanisme et générosité affichée de façade), tandis qu’une grande partie de la classe politique y collabore activement, autant par lâcheté que par calcul électoral cynique. Au fond, Gap ne risque rien. Emmanuel Macron ne va pas procéder à des mesures de rétorsion économiques contre la marque, et il est assez compliqué de lancer une campagne de boycott d’ampleur à l’heure de la société liquide qui rend quasi impossible tout dépassement de l’individu isolé ne se préoccupant que de son intérêt propre .

Néanmoins, si les identitaires s’opposent également à cette campagne qui a pour effet de normaliser le voile – voire de le rendre fun et fashion – ce n’est pas au nom d’une idéologie féministe datée, ni de considérations ubuesques autour de la notion floue de « genre » ni non plus au nom d’un positionnement progressiste, paravent de toutes les idéologies de destruction des civilisations enracinées. Nous nous opposons au voile, non pas pour « libérer » les jeunes filles issues de familles musulmanes mais par volonté de lutter contre l’islamisation et l’islamisme. Ces codes vestimentaires et religieux, n’ont rien à faire en Europe. C’est au nom de notre identité, de notre culture et de nos traditions que nous nous opposons, que nous voulons rappeler et marquer tout ce qui nous distingue. Nous devons poser des limites, et l’interdiction du voile dans l’espace public (comme nous l’avions proposé dans l’ouvrage « 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration ») en fait partie.

Enfin, le problème n’est pas tant cette campagne de Gap que les millions de musulmans présents en France et en Europe susceptibles d’acheter leurs produits. Encore une fois, « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » Le plus sûr moyen de ne plus voir des grandes marques « draguer » ces segments de marché de la population, c’est de stopper l’immigration et d’engager la remigration, c’est-à-dire le retour dans leur pays d’origine d’une majorité d’extra-européens présents sur notre continent. La lutte pour la survie de notre civilisation n’est pas uniquement dirigée contre certaines manifestations visibles et bruyantes de la présence musulmane en Europe, mais aussi et avant tout contre sa cause.

Jérôme Barbet

Texte repris du site de : Les Identitaires