Coronavirus. « J’accuse ! » – Jean-Yves Le Gallou sur la responsabilité des médias

23/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Dans le dernier I-Média, Jean-Yves Le Gallou n’a pas manqué de pointer du doigt la responsabilité des médias subventionnés dans la crise sanitaire à laquelle la France est confrontée. Voici le texte de cette harangue bien méritée.


J’accuse les médias de grand chemin d’avoir contribué à la crise du Coronavirus !

J’accuse les médias de complaisance. Ils se sont bornés à relayer la communication gouvernementale sans le moindre esprit critique.

J’accuse les médias de servilité. Ils n’ont pas osé pointer les fautes de l’équipe gouvernementale : retour mal organisé des Français de Wuhan, absence de tout contrôle sanitaire aux frontières, pénurie de gel hydro-alcoolique, pénurie de masques, pénurie de tests de dépistage, conseils imbéciles de Macron recommandant aux Français de sortir…

J’accuse les médias de paresse. Ils n’ont pas cherché à informer sur l’évolution de la maladie. Ni à enquêter sur les mesures prises en Asie : à Hong-Kong, à Singapour, à Formose, en Corée, au Japon.

J’accuse les médias de partialité, de sectarisme et d’aveuglement idéologique. Ils ont tenté de faire taire et de diaboliser les hommes et femmes politiques – comme Nadine Morano, Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen – qui ont, en temps utile, proposé de fermer les frontières, comme les pays asiatiques l’ont fait.

J’accuse les médias de bobards. J’accuse Michel Cymes, Jean-Michel Apathie, Christophe Barbier, Alain Duhamel, Laurent Delahousse, Anne-Sohie Lapix, Gérard Leclerc, Caroline Roux, Patrick Cohen et tant d’autres d’avoir raconté des sornettes aux Français !

Voilà ce qui va être démontré au cours de cette émission spéciale d’I-Média.


Crises sanitaires et folies idéologiques, par Jean-Yves Le Gallou

Au cours des 40 dernières années, la France a fait face à trois grandes crises sanitaires : l’affaire du sang contaminé, la canicule et le Coronavirus. À chaque fois, il a fallu faire face aux aléas de la nature : un virus qui apparaît ou qui mute, un été particulièrement chaud, etc. Ces aléas de la nature sont inévitables. Mais il faut leur opposer la réponse la plus adaptée. Et, en France, le conformisme idéologique domine et interdit justement toute réponse adaptée.

Le sang contaminé par le virus du sida a tué des milliers de transfusés et des milliers d’hémophiles. Cela n’a été possible que parce que les autorités ont différé le dépistage du sida chez les donneurs de sang. Et qu’au nom de la lutte contre les « discriminations », les prélèvements de sang dans les prisons ont continué à être encouragés jusqu’à la fin des années 1980. Or, compte tenu de la promiscuité et des violences homosexuelles au sein des prisons, beaucoup de donneurs étaient contaminés. C’est pourtant délibérément que le CNTS et le ministère de la justice ont poursuivi ces prélèvements jusqu’en 1988.

La canicule a tué près de 20 000 personnes en 1983, dans l’ensemble proches de leur fin de vie. Mais les autorités sanitaires n’ont rien vu venir et ont tardé à réagir. Pour une raison simple : toute la communication gouvernementale était alors centrée sur la pollution et ses risques. Et non sur les conséquences de la chaleur pour les personnes âgées et les dangers de la déshydratation.

Le Coronavirus touche plus de monde et tue davantage au sein de l’Union européenne qu’à Singapour, Hong Kong, Formose, la Corée du Sud ou le Japon… Cela pour une raison évidente : ces pays ont immédiatement contrôlé, sinon fermé, leurs frontières, ont mis en place des dépistages étendus et ont imposé des quarantaines, massives ou ciblées. Les pays de l’Union européenne ne se sont résolus à ces mesures que trop tard et après que le virus se soit déjà implanté chez eux !
Une attitude idéologique irresponsable, justifiée par les ministres et les médias par un argument stupide selon lequel « le virus n’a pas de passeport » : certes, mais ceux qui le véhiculent si.

C’est moins la nature qui tue que l’idéologie politiquement correcte des grands partis politiques et des MMS (Média Main Stream).

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

POLIT’MAG – Immigration en France : des chiffres faux ?

17/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Tous les vendredis, samedis et dimanches soir à 19h en direct, RT France propose son émission Polit’mag.

Le 16 février, le thème était le suivant : “Immigration en France : des chiffres faux ?”

Les invités étaient :

– Catherine Withol de Wenden, directrice de recherche au CNRS, spécialiste de la question des migrations
– Danielle Babin, avocate spécialisée en droit des étrangers
– Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen


Le bobard médiatique, arme suprême de la propagande

07/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Yves Le Gallou avait été invité sur TV Liberté pour présenter L’Album des Bobards, 10 ans de fake news des médias.

Un entretien conduit par Martial Bild qu’il est utile de revoir.

Pour commander le livre : http://via-romana.fr/reinformation/340-album-des-bobards-l–9782372711258.html


Jean-Yves Le Gallou : « Avec les Bobards d’Or, cela fait 10 ans que nous dénonçons les bobards des médias ! »

La 11e cérémonie des Bobards d’Or aura lieu le 24 février prochain à 19h30 au Théâtre du Gymnase à Paris. A quelques jours de ce grand événement, entretien avec Jean-Yves Le Gallou.

Polémia : Sur les visuels annonçant l’événement, les journalistes sont traités de plusieurs noms d’oiseaux : « Délateurs, menteurs, zélateurs, censeurs, remettons ces journalistes à leur place ». L’affiche de campagne tape fort !

Jean-Yves Le Gallou : Oui ! Mais on pourrait même ajouter « inquisiteurs, prédicateurs, bonimenteurs, baratineurs, tricheurs, affabulateurs, bluffeurs, glandeurs, flatteurs, trompeurs, mystificateurs, calomniateurs, sectateurs, bidonneurs, provocateurs, dénonciateurs, détracteurs, accusateurs, dénigreurs, cafardeurs, répétiteurs » :

Sévère c’est vrai. Mais juste ! Cela fait 10 ans que nous dénonçons les bobards des grands médias. Et nous attendons toujours le premier « média culpa ». Les journalistes pratiquent l’omerta sur leurs mensonges. Ils critiquent la terre entière mais sont solidaires les uns les autres de leur désinformation.

Polémia : Comment les bobards sont-ils rendus possibles ? Et pourquoi sont-ils si nombreux ?

Jean-Yves Le Gallou : Parce que les médias ne cherchent pas à dire (et à vérifier) des faits mais à faire partager des opinions. Dans la catégorie Bobard sans frontières, j’attire votre attention sur le Bobard Lugenpresse. Le candidat est Claas Relotius, reporter vedette du Spiegel, le grand hebdomadaire allemand. Il a été couronné meilleur journaliste de l’année par CNN et a reçu l’équivalent du prix Pulitzer allemand. Une pointure, on vous dit. Renommé pour « l’excellence » de ses reportages. Des reportages d’autant plus appréciés qu’ils étaient bidonnés…dans le bon sens évidemment. La devise officielle du Spiegel c’est « dîtes ce qui est !», la réalité c’est « racontez ce qu’il faut faire croire ! »

Polémia : A côté des Bobards sans Frontières quelles sont les autres rubriques ?

Jean-Yves Le Gallou : La fonction du bobard, c’est d’imposer dans les esprits les dogmes politiquement corrects. Vous ne serez donc pas surpris que nous ironisions sur le Bobarc-en-ciel et le Bobard du vivre ensemble. Sans oublier Les décodeurs décodés ou le Bobard du stagiaire.

Polémia : Qu’appelez-vous Bobard du stagiaire ?

Jean-Yves Le Gallou : Quand les médias sont pris la main dans le pot de confiture du mensonge, ils se défaussent sur un lampiste. Parfois un journaliste, parfois un membre de la rédaction, parfois un stagiaire… La presse régionale est coutumière du fait : cette année c’est La Provence qui est à l’honneur. Sur une photo d’une cérémonie du 15 août le « stagiaire » avait purement et simplement flouté le visage du sénateur RN Stéphane Ravier.

Polémia : Quoi d’autre ?

Jean-Yves Le Gallou : Il y aura aussi deux prix spéciaux : un pour Quotidien pour l’ensemble de l’œuvre de Barthès… parce qu’il le vaut bien. Et un prix Xavier Dupont de Ligonnes (XDLL) parce que tous les médias nous ont bien fait rire avec la pseudo arrestation de ce criminel en Ecosse. Les guignols de l’AFP et du Parisien méritant même une mention spéciale…

A contrario, nous saluerons le travail de réinformation d’un certain nombre de Youtubeurs qui participent à salutaire déconstruction de la tyrannie médiatique. Et les donateurs de Polémia remettront aussi un prix spécial.

Rendez-vous le 24 février pour ce tribunal des flagrants délires !

Achetez votre place pour la cérémonie : https://www.weezevent.com/lesbobardsdor

Tribune reprise de Polémia

« Slip français » : lâcheté et totalitarisme d’entreprise ?, par Jean-Yves Le Gallou

L’aventure du Slip français, c’est une belle histoire en train de mal tourner.

En 2010, Guillaume Gibault, à peine sorti d’HEC, crée l’entreprise. L’idée est simple : vendre – cher – sur Internet des slips de qualité pour hommes, des slips fabriqués et façonnés en France. Un vrai marketing identitaire avec une cocarde tricolore bien en vue sur le côté du sous-vêtement. La marque se fait connaître par du buzz, pas toujours léger, en détournant la campagne présidentielle de François Hollande sur le changement, sur le thème « Le changement de slip, c’est maintenant ». Pour le reste, la firme surfe sur le nationalisme économique sur fond d’esprit cocardier. Le succès commercial est au rendez-vous : 500.000 sous-vêtements vendus en 2018.

Les choses se gâtent en septembre 2019. Pour la rentrée la marque lance un coup de com’ : le patron pose avec une quarantaine de collaborateurs, hommes et femmes, à moitié vêtus mais tous portant de manière apparente le slip à la cocarde tricolore. Une manière de faire savoir que la firme s’attaque, désormais, au marché féminin. Las, sur la photo, il n’y a que des Blancs (ou Blanc.he.s, pour parler en écriture inclusive). Les « indigénistes » s’indignent et lancent une campagne sur les réseaux sociaux. Au lieu de laisser filer, Guillaume Gibault reconnaissait le manque de diversité des ses « slipistes ». Premier aveu de faiblesse. Dans la foulée, la bannière publicitaire change et un mannequin noir rasta apparaît !

Là-dessus, le Slip français est pris par la patrouille des Sleeping Giants, des activistes d’extrême gauche qui veulent assécher les ressources publicitaires des médias « mal-pensants ». Leur cible ? Valeurs actuelles, Boulevard Voltaire, notamment. Là encore, au lieu de laisser pisser (pardon), Guillaume Gibault s’exécute en faisant enlever les publicités de sa marque sur ces médias car cela ne correspond pas aux « valeurs de l’entreprise » (sic !). Mauvaise pioche : Valeurs actuelles et les Watching Giants (un groupe de patriotes résistants sur les réseaux sociaux) épinglent l’entreprise « au mur de la honte » répertoriant les censeurs.

Arrive le réveillon. Dans un esprit carnaval, quelques salariés de l’entreprise organisent, à leur domicile, une fête sur fond de « Saga Africa ». Danse et faune locale au programme avec des Blancs grimés en Noirs (horreur), voire en singe. De l’humour potache qui scandalise, cinq ans après que toute la France bien-pensante a défilé sur le thème « Je suis Charlie ». C’est-à-dire la défense du droit à l’humour même agressif, même de mauvais goût. Les « indigénistes » lancent une campagne de boycott. Le patron se soumet à nouveau. Et annonce des sanctions contre ses salariés. Faut-il considérer qu’ils sont sous la surveillance de l’entreprise 24 heures sur 24 et 365 jours par an ? Incroyable. Ce n’est plus du salariat. C’est du servage, voire de l’esclavage. Comme si cela ne suffisait pas, Guillaume Gibault charge SOS Racisme « d’actions de sensibilisation » – bref, de lavage de cerveau – de ses salariés. Cette fois, la coupe est pleine pour la patriotosphère qui reprend à son compte le mot-dièse Boycottleslipfrançais, sauf que là, c’est le cœur de cible des clients qui est touché…

Comment un patron peut-il faire autant d’erreurs commerciales ?

Par crainte des banques ? L’entreprise en a besoin : elle est non seulement en croissance mais, en plus, déficitaire, un million d’euros en 2017 et autant en 2018.

Pour se présenter sans tache « politiquement incorrecte » à d’éventuels repreneurs, le jour venu ?

Par soumission au conformisme tel qu’on le pratique dans les écoles de commerce et chez les start-upers ?

Par Hybris ? Sur sa bannière Twitter, Guillaume Gibault se présente ainsi : « Et si l’entreprise changeait le monde ? » En toute simplicité.

Que faire ? On ne saurait trop conseiller aux salariés de résister et de ne pas se conduire en moutons d’un petit patron totalitaire. Qu’ils se fassent aider ! Judiciairement, d’abord, pour défendre leurs droits. Quant aux clients, libre à eux de continuer à se fournir auprès du Slip français s’ils veulent indirectement alimenter les caisses de SOS Racisme. À bon entendeur, salut !

Jean-Yves Le Gallou

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Jean-Yves Le Gallou : L’entreprise, nouvel espace totalitaire du XXIe siècle

Dans la vision libérale des années 1970, l’entreprise était le lieu de la liberté et l’État celui de la bureaucratie et de la contrainte. Aujourd’hui, dans la société de marché qui est la nôtre, ce n’est plus l’État mais l’entreprise qui est au centre de tout. Une entreprise, notamment s’agissant des plus grandes, de plus en plus totalitaire.

1– Sous le poids des règles de normalisation voulues par les lobbies et de la judiciarisation croissante, les entreprises ont multiplié les procédures internes. Limitant les marges de manœuvre des acteurs de terrain et créant une coupure entre ceux qui conçoivent des « process » depuis les ordinateurs des sièges sociaux et ceux qui les appliquent sans la moindre marge de manœuvre. Bref : une double irresponsabilisation.

2– Dans le même temps, la grande entreprise cherche à prendre en charge une part de plus en plus importante de la vie de ses salariés. Salles de sport et conciergeries se multiplient pour rendre les salariés de plus en plus dépendants dans leur vie de tous les jours. Les GAFA vont plus loin dans l’ingérence dans la vie privée, en suggérant à leurs salariées de différer l’âge de leur maternité, y compris en congelant leurs ovocytes.

3– Les directions du personnel, qui s’intéressaient à des personnes et pouvaient prendre en considération les particularités de chaque salarié, ont été remplacées par des « DRH », des directions des ressources humaines. Le vocable est parlant : il s’agit de substituer des procédures abstraites aux liens interpersonnels. C’est le temps de ce que Renaud Camus appelle l’industrie de la MHI, la matière humaine indifférenciée.

4– L’entreprise a longtemps été le lieu de la neutralité politique. Son objet était de rémunérer ses actionnaires par le profit et ses employés par un salaire, sous la direction d’un management clairvoyant. Le tout dans le respect absolu des opinions des clients, des fournisseurs, des actionnaires et des collaborateurs. Ce n’est plus le cas.
Les entreprises se dotent de « charte de valeurs ». A l’instar des fameuses « valeurs républicaines » promues par les médias et les hommes politiques. En fait, le mot « valeurs » est un mot valise, un mot de novlangue, pour signifier « conforme au politiquement correct ». C’est-à-dire pour le « développement durable », « la diversité », la « mixité » et l’interdit du réel.

Pour lire la suite, c’est ici !

L’Album des Bobards : 10 ans de fake news médiatiques en un livre !

Les Bobards d’Or initiés en 2010 par la fondation Polemia et Jean-Yves Le Gallou ont bientôt dix ans. Le moment pour faire un bilan d’une décennie de fake news (fausse nouvelle ou bobard en bon français) dans un esprit souriant et ironique.

Comment assurer l’ordre social

Dans sa préface, Jean-Yves Le Gallou précise les trois manières d’assurer l’ordre social. La contrainte encore limitée mais en croissance. La surveillance de plus en plus forte. Mais surtout le consensus par la propagande de tous les instants.

Le citoyen est sidéré par le conditionnement idéologique, politique et publicitaire devant les écrans qui le captivent : téléphone, ordinateur, télévision. Il en est de même pour les messages de la radio et ceux présents sur les colonnes de la presse écrite, du moins dans leur très grande majorité. L’auteur parle de « société de propagande », on pourrait parler de fabrication du consentement selon la formule empruntée à Noam Chomsky.

La contre-arme de la dérision

Selon l’Académie française, le mot bobard vient probablement du vieux français bober qui signifiait tromper. Le bobard est un propos fantaisiste ou mensonger, une fausse nouvelle destinée à tromper. Les lauréats des Bobards de Polemia sont donc les meilleurs bonimenteurs, ceux qui mentent le mieux, avec le plus d’aplomb.

Chaque année un jury de Polemia établit une liste des meilleurs Bobards. Ensuite le public vote dans la bonne humeur pour départager les lauréats. Etre récompensé aux Bobards c’est une sorte de récompense à l’envers. Un Pinocchio au long nez (incarnant le mensonge) est remis symboliquement aux élus.

Des lauréats à foison

Les premiers Bobards d’or 2010 furent décernés à David Pujadas (catégorie télévision), Stéphane Durand-Souffland (Figaro, catégorie presse écrite), Dominique Wolton (catégorie Maître à penser) avec des Ciseaux d’or pour Jean-Marc Pilas (TF1). En 2019, les heureux gagnants furent Clément Viktorovitch (CNews, Bobard classique), Valérie Astruc (France2, Golden Bobards) et Sylvain Boulouque (BFMTV).

Mais beaucoup d’autres figurent au palmarès. Claude Askolovitch, Rémy Pflimlin, Alain Duhamel, l’AFP, Jean-Jacques Bourdin, Pascale Clark, Maïtena Biraben, Christophe Barbier, Bruno-Roger Petit, Caroline Fourest, Yann Barthès, Yann Moix etc. Nous avouons une tendresse coupable pour Céline Bittner (LCP), Bobard d’or 2011 pour « Les frontières sont fermées à l’immigration ». Vous pouvez retrouver de nombreux portraits de lauréats en tapant leur nom sur notre moteur de recherche ou en allant sur l’onglet portraits en page d’accueil du site.

Très illustré, plaisamment écrit, avec un index des personnes citées et la liste complète des lauréats année par année, un livre à offrir à vos amis journalistes, à votre petit neveu, votre tante, votre camarade d’école ou de régiment, votre mari, votre compagne, votre fiancé ou fiancée, bref à tous ceux qui veulent s’instruire en s’amusant. En attendant les Bobards 2020, car les candidats ne manquent pas.

Article repris du site OJIM

« Les élections ne sont pas pleinement libres en France ! » L’analyse de Jean-Yves Le Gallou

Les élections sont-elles pleinement libres en France ? La question peut interloquer. Mais elle n’étonnera pas ceux qui ont déjà été candidats d’opposition aux pouvoirs exécutifs, judiciaires et médiatiques. Elle ne surprendra pas non plus les observateurs qui font un effort minimum de réflexion.

Prenons l’élection présidentielle. Son accès est limité aux candidats recueillant 500 parrainages de maires et de grands élus. En théorie pour garantir le sérieux des candidatures. En pratique les parrains sont exposés à de multiples pressions : des pression violentes de la part des « antifas » et plus suaves de la part des autorités préfectorales, départementales et régionales qui accordent (ou refusent) des subventions. Sans parler des pleutres, dont la devise est « pas de vague ».
Pour certains candidats, la recherche des parrainages est une coûteuse course d’obstacles, en même temps qu’un handicap pour accéder aux médias et aux financements de la campagne. Quant aux salles de réunions pour les meetings, elles ne sont pas toutes également disponibles pour Mélenchon, Macron ou Marine. Et quand elles le sont ce n’est pas forcement au même prix…

Les élections législatives sont libres elles aussi. À condition, bien sûr, de trouver des fournisseurs qui acceptent de travailler pour un candidat mal pensant, sans crainte de se voir dénoncés et de perdre des clients. Et à condition de dénicher des banques qui acceptent de prêter à des candidats politiquement incorrects. Pas gagné ! Ce qui explique que le Front national – et d’autres – ait longtemps recouru au « kit de campagne » : un prestataire unique produisant des documents personnalisés et financés par un crédit fournisseur. Une procédure validée par la Commission nationale des comptes de campagne (CNCC) mais qui a donné lieu à un procès de… 4 semaines (!) contre le Front national. Le représentant du parquet, choisi par le pouvoir macroniste, requérant de lourdes amendes et jusqu’à quatre ans de prison ferme. Le tout à la suite d’une instruction conduite exclusivement à charge par Aude Buresi, une militante, élue et responsable du Syndicat de la magistrature. Mais la justice est indépendante, on vous dit !

Les élections municipales, parlons-en ! Elles sont libres elles aussi. Il suffit (!) pour les têtes de liste de rassembler 29, 49, 69 (là où il y des communes fusionnées) colistiers, voire davantage dans les métropoles. Des colistiers possiblement exposés à de multiples chantages. Parfois de la part des maires sortants leur faisant miroiter les risques d’une candidature d’opposition peu propice à l’obtention d’une place de crèche, d’une dérogation à la carte scolaire, d’un logement ou d’une aide sociale, voire pour une réfection du trottoir. Ce type de pratiques est loin d’être rare…
Reste le risque médiatique et professionnel. Examen approfondi des traces laissées par les candidats sur les réseaux sociaux. Mise en exergue d’un possible « dérapage ». Et campagne de dénonciation auprès de l’employeur dans un monde où les interdits professionnels se multiplient. Bref, la qualité principale pour monter une liste politiquement incorrecte aux élections municipales, c’est le courage. Le courage de faire face à un boulot d’enfer pour la tête de liste. Le courage d’affronter le qu’en-dira-t-on – voire le largage par les proches, le patron ou les clients – pour les colistiers. Une fois la liste constituée, il restera encore à régler les problèmes de financement, de fournisseurs et d’accès aux salles (bis repetita…). Sans parler de l’omerta médiatique. À Paris, Serge Federbush, ENA, magistrat administratif, expert reconnu des problèmes parisiens, candidat d’Union des droites soutenu par le Front national, est tout simplement ignoré par Le Parisien et France 3 et… proposé en dernier choix par les instituts de sondage !

Des obstacles comparables sont dressés lors des élections départementales et régionales.

Reste la question du référendum. Le dernier a eu lieu en 2005. Les Français ont refusé le Traité constitutionnel sur l’Union européenne. À quelques virgules près, ce même traité a été adopté par le Parlement en 2008. Ne riez pas ! Cela s’appelle la « démocratie représentative ». Reste le référendum d’initiative populaire. Un million de Français ont déjà signé pour obtenir un vote sur la privatisation d’Aéroports de Paris. Mais il faudrait 4,4 millions de signatures pour obtenir la mise au vote. Pas facile à trouver avec un site internet du ministère de l’Intérieur beaucoup moins simple et convivial qu’… amendes.gouv.fr. Et alors que la radio publique refuse toute publicité pour le référendum « par crainte (sic !) de choquer les opinions politiques de ses auditeurs ».

On le voit, la liberté politique existe en France. Mais elle bien tempérée. Par la tyrannie médiatique. Par les poursuites judiciaires. Par les interdits professionnels. Par le pouvoir bancaire. Ce n’est pas le goulag, c’est vrai, mais c’est le moulag.

Notons que ce système de liberté (très) encadré a aussi pu fabriquer en quelques mois seulement le produit Macron. Un candidat bénéficiant d’un soutien médiatique massif. Et d’un financement non moins massif de sa campagne par quelques centaines d’oligarques. Dont les banques d’affaires ayant négocié la vente d’Alstom, fleuron stratégique français, à l’américain Général électrique. Mais, là, le parquet financier est aux abonnés absents… La justice est indépendante, on vous dit !

Jean-Yves Le Gallou

Texte daté du 4 décembre 2019 et repris du site Polémia

Jean-Yves Le Gallou sur Sud Radio : « Le premier pouvoir est le pouvoir médiatique »

05/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le vendredi 29 novembre, Jean-Yves Le Gallou était invité par André Bercoff sur Sud Radio afin de présenter le dernier ouvrage de Polémia : L’Album des Bobards : 10 ans de fake news des médias.

Le président de la fondation Polémia en a profité pour effectuer un pilonnage en règle des médias. Un passage à la radio très apprécié puisque près de 23 000 personnes ont visionné la vidéo sur YouTube en quelques jours, bien au delà de la moyenne habituelle de Sud Radio.


Forum de la Dissidence. Le réveil des peuples face aux dictateurs – par Jean-Yves Le Gallou

29/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Ce 23 novembre, à Paris, avait lieu le 5e Forum de la Dissidence sur le thème de la « dictature Macron ».

Cet événement réussi aura réuni plus de 500 personnes. Voici la conclusion combative de Jean-Yves Le Gallou, en vidéo.


L’Album des Bobards, 10 ans de fake news des médias

L’Album des Bobards répertorie plus de 10 années de mensonges médiatiques en tous genres et représente une oeuvre de salubrité médiatique à mettre entre toutes les mains pour Noël ! Et, pour ceux qui voudraient un exemplaire personnalisé, Jean-Yves Le Gallou dédicacera l’Album des Bobards à la Nouvelle Librairie ce mercredi 27 novembre.

Il y a quelques années, alors qu’il était demandé aux Inconnus pourquoi ils avaient arrêté leurs parodies télévisuelles, les trois humoristes répondirent de concert, et en substance : « Parce que la réalité a depuis longtemps dépassé nos sketches et que les actuelles émissions de télévision sont devenues encore plus parodiques que nos parodies. »

À en lire L’Album des Bobards : 10 ans de fake news médiatiques, édité sous la direction de Jean-Yves Le Gallou et de la fondation Polémia, on se dit que ce sont d’autres comiques, ceux de Jalons ou du Gorafi, qui se retrouveront bientôt au chômage.

En effet, aux débuts de l’affaire Mohammed Merah, quand Le Canard enchaîné titre « Le tueur de Toulouse sent le nazi », on ne sait plus trop bien s’il convient de rire ou de pleurer. Dans le même registre, Pascale Clark, de France Inter, qui affirme le plus sérieusement du monde : « Le XIXe arrondissement de Paris est peuplé de cathos homophobes », tandis que son confrère Patrick Cohen est surpris en flagrant délire sur France 5 : « Quand on anime une émission de débat public, on a une responsabilité, par exemple de ne pas propager de thèses complotistes, par exemple de ne pas donner la parole à des cerveaux malades. » Bref, on mange le pain de Laurent Gerra.

Depuis une décennie, donc, sont annuellement décernés les désormais traditionnels Bobards d’or, récompensant les journalistes s’étant surpassés dans le mensonge, qu’il soit volontaire ou non, de bonne foi ou pas. Vaste boulot, tant la matière est abondante et les postulants nombreux. Le problème, c’est que certains bobards sont si hénaurmes que l’on en vient parfois à se demander si Jean-Yves Le Gallou ne nous cacherait pas des ancêtres marseillais. Même pas. Le pire, comme dirait l’autre, c’est que tout cela est vrai, tragiquement vrai.

On ajoutera que l’intelligence de ce bel ouvrage élégamment maquetté consiste à ne pas sombrer dans l’indignation de commande et de répétition, souvent lassante, à la longue, préférant ici opter pour une ironie autrement plus efficace. Comme quoi l’humour peut aussi se révéler une sorte d’arme de destruction massive en de telles circonstances, tout en n’interdisant pas non plus une réflexion en profondeur sur les vicissitudes du métier de journaliste, profession de plus en plus et à juste titre décriée, depuis qu’elle coule, âme, corps et biens dans un manichéisme de bazar.

L’amie Gabrielle Cluzel, bien connue de nos lecteurs et membre régulière du jury des Bobards d’or, concluait, à l’occasion du millésime 2014 : « Cette cérémonie empêche de devenir fou en rompant la solitude de ceux qui assistent, devant leur poste, au martelage souriant d’une mystification. Le roi est nu, il est même à poil. »

On ne saurait mieux dire.

Nicolas Gauthier

Texte repris du site Polémia

Album des Bobards – Signature-rencontre à la Nouvelle Librairie avec Jean-Yves Le Gallou

26/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mercredi 27 novembre, Jean-Yves Le Gallou sera à la Nouvelle Librairie pour une séance de rencontres et de dédicaces de L’Album des Bobards. Paru le 14 novembre dernier aux éditions Via Romana, le prix de ce livre est de 24€.

L’auteur présente cent gros mensonges médiatiques et leurs auteurs. Il décrypte les principales méthodes de désinformation. La sortie de cet album est une occasion de fêter les dix ans de la cérémonie des Bobards d’Or, initiés en 2010, et dont la onzième édition se tiendra le 24 février 2020 au Théâtre du Gymnase à Paris.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de la Fondation Polémia ou sur le compte Facebook de la Nouvelle Librairie.


Jean-Yves Le Gallou : « Venez au Forum de la Dissidence pour renverser l’idéologie dominante ! »

Ancien dirigeant et député européen du Front national, intellectuel organique de la droite identitaire, Jean-Yves Le Gallou a accordé un entretien à L’Incorrect autour du cinquième forum de la dissidence qu’il organise avec sa fondation Polémia le 23 novembre. Il aura pour thème: « Face à la dictature Macron, les voies de la résistance ».

Le Forum de la Dissidence : lieu de rencontre et de combat

Quel est l’objectif de ces forums de la dissidence que la fondation Polémia organise maintenant chaque année depuis 2015 ?

Montrer à tous qu’il faut prendre ses distances avec les institutions françaises car elle sont détournées de leurs finalités initiales. L’État a fait la France mais il la défait aujourd’hui en poursuivant les patriotes et les identitaires et en protégeant les immigrés clandestins.

La justice n’est plus rendue au nom du peuple français mais au nom du droit de tous à s’installer en France. Les médias sont de moins en moins des organes d’information et de plus en plus des instruments de propagande.

Notre objectif est aussi de mettre fin à une certaine sottise « droitarde » du genre : « j’ai confiance en la justice de mon pays », « la police avec nous », « Le Figaro est un journal de droite » et « Le Monde, un quotidien de référence »…

Et plus généralement aborder les sujets d’actualité dans une perspective de dissidence et de réinformation.

Quels ont été les résultats concrets de ces forums ?

Donner la parole à des hommes ou des femmes d’action persécutées : activistes du Printemps français, militants politiques « lâchés « par leur direction, Identitaires ou Gilets jaunes (première manière). Montrer qu’il faut se montrer solidaires des gens courageux malmenés par le Système, les aider à livrer des combats judiciaires et les soutenir financièrement dans leurs batailles.

Les forums de la dissidence sont aussi des lieux d’échanges entre hommes et femmes poursuivant des engagements parallèles. À l’heure des réseaux, les réunions « mammifères » où les personnes se rencontrent dans la vraie vie sont indispensables.

La France, dictature molle

Votre forum a pour thème la dictature Macron, que vous représentez dans votre communication sous les traits de Lénine. Comment définiriez-vous cette dictature où n’existe malgré tout pas de police politique ?

Peu de pays ont officiellement une « police politique »… Ils appellent cela une « direction du renseignement » ou une « direction de la sécurité intérieure ».

Nous, nous avons la DGSI, la direction générale de la sécurité intérieure, issue de la fusion des bonasses renseignements Généraux et de la DST qui a apporté dans la corbeille de mariage ses méthodes, celles des services spéciaux : étude des métadonnées, écoutes, manipulation, infiltration. Or la DGSI ne s’intéresse pas seulement au terrorisme islamique mais aussi à toute la droite de l’échiquier politique.

Par ailleurs la police a mis en place un dispositif de délation des délits d’opinion avec la plateforme Pharos. La France dispose d’ailleurs officiellement d’un service de censure avec la DILCRAH.

Quant à la répression des manifestations, elle a atteint avec celle des gilets jaunes des records : 4000 condamnations pénales, 1000 peines de prison, 400 peines de prison avec mandat de dépôt, 125 blessés graves, 25 éborgnés dont beaucoup de manifestants pacifiques. Je vous laisse imaginer ce que nos médias auraient dit si tout cela avait eu lieu en Russie, en Hongrie ou en Pologne !

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Entretien avec Jean-Yves Le Gallou – Pour en finir avec le « moulag »

Le 5e Forum de la dissidence se tient samedi 23 novembre et Présent y participe – vous y trouverez un stand de votre journal. Voici l’occasion de retracer avec son fondateur, Jean-Yves Le Gallou, l’histoire et les buts de Polémia, organisateur de cette manifestation.

— Qu’est-ce que Polémia ?

— Il s’agit d’un cercle de pensée sur Internet, créé le 2 décembre 2002 pour combattre le politiquement correct et la tyrannie médiatique, et engagé dans la défense de l’identité française et européenne.

— Anniversaire d’Austerlitz ! Pourquoi ce nom ?

— Parce que, selon Héraclite, Polemos, le conflit, est le père de tous les êtres, et que nous sommes clairement dans une position conflictuelle, et même de combat, face à l’idéologie dominante.

— Aucun lien avec la polémique, ou vous y avez pensé aussi ?

— Le paradoxe est que nous utilisons assez peu le ton polémique, puisque nous publions plutôt des textes de fond, argumentés. Nous sommes polémiques sur le fond beaucoup plus que sur la forme.

— Considérez-vous que le but que vous vous donniez a été atteint ?

— Nous avons livré deux types de batailles principales : une sur le front identitaire pour combattre le grand remplacement et faire valoir toutes les failles des politiques migratoires. Or l’opinion a avancé sur le sujet, pas seulement grâce à nous, bien sûr, mais par un ensemble de forces, et aussi, malheureusement, par l’évolution de la situation, conduisant à une prise de conscience croissante de la réalité de la situation et de l’impossibilité d’assimiler des masses nombreuses venues d’Afrique ou du monde musulman.

On a aussi pas mal développé une critique des positions de politique étrangère américanocentrées. C’est un autre volet, géopolitique.

— Et l’autre front ?

— Il s’agit du front médiatique, pour décrédibiliser les médias dominants grâce à deux axes d’attaque : celui de la réinformation, en participant à la création du « Bulletin de la réinformation » sur Radio Courtoisie en 2005, en organisant régulièrement des séminaires de réflexion sur la réinformation, en participant à la création d’un certain nombre de sites, pour donner un autre point de vue, un autre angle. Et l’axe de la dénonciation de la tyrannie médiatique, de la description des mécanismes de pouvoir des médias : qui les possède ? qui les finance ? quelle est leur idéologie ? notamment en soulignant l’alliance de fer entre des journalistes venus de la gauche ou de l’extrême gauche et des patrons adeptes d’un capitalisme mondialisé.

— Vous êtes entouré et aidé par une belle équipe de collaborateurs ?

— Nous avons une organisation concentrique avec, au centre, le bureau constitué par une petite dizaine de personnes, dont votre collaboratrice Françoise Monestier, puis une équipe d’environ 30 contributeurs intellectuels – parmi lesquels figure Camille Galic, qui elle aussi écrit dans Présent ! –, un plus grand cercle de participants, et enfin un cercle encore plus grand de donateurs.

— Quel est le thème du 5e Forum qui se tient samedi ?

— Le thème choisi est « la dictature Macron », telle qu’elle peut s’exercer en tous domaines : policier, judiciaire, scolaire, médiatique avec les récentes lois de censure, bref ! pas le goulag, mais le « moulag ». On ne finit pas dans des camps, mais on subit une propagande massive.

— Parlez-nous des Bobards d’Or ?

— Cette cérémonie des Bobards d’Or, parodique, existe depuis dix ans et est un autre axe du combat mené par Polémia contre les médias, visant à montrer qu’ils mentent, qu’ils bobardent, et que c’est structurel : un mensonge politiquement correct va se propager sans aucun contrôle. A cette occasion, nous citons de nombreux exemples de « bobard total », quand tous les grands médias participent au mensonge. Ainsi, lors des attentats à Toulouse et Montauban, on nous a expliqué que le meurtrier était blond aux yeux bleus. Ce n’est jamais innocent, car si le mensonge se propage sans vérification, c’est qu’il va dans le sens du politiquement correct.

— Que des réussites ?

— Oui et non ! Imparfaites quand même, parce que l’objectif sur l’immigration serait qu’elle s’arrête, ce n’est pas encore le cas ; l’objectif sur les médias serait que le mur de la désinformation tombe, ce qui n’est, là encore, pas encore le cas, les deux choses étant d’ailleurs liées : si ce mur ne tombe pas, il n’y aura pas de changement profond, ni sur les questions sociétales, ni sur les questions identitaires.

Le combat est loin d’être achevé même si on constate une certaine réussite : le degré de confiance dans les grands médias français n’a jamais été aussi faible (23 %), un des plus bas du monde européen. Nous ne sommes pas les seuls à livrer cette bataille, mais il est bon de constater le résultat !

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Attentat de la préfecture : « Le politiquement correct tue ! » – Entretien avec Jean-Yves Le Gallou

La France est aujourd’hui en pleine affaire d’Etat après l’attentat islamiste de la préfecture de Paris. Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, analyse sans concession les graves dysfonctionnements qui ont mené au drame.

Jean-Yves Le Gallou, vous avez publié plusieurs livres sur l’immigration –récemment encore Immigration, la catastrophe, que faire ? – et vous avez terminé votre carrière administrative comme inspecteur général de l’administration au ministère de l’Intérieur. Quelle réaction vous inspirent le débat demandé par Macron sur l’immigration et l’attentat à la préfecture de police ?

Un sentiment de sidération.

Le terroriste n’était pas fiché S, il était habilité « secret défense » ! Une habilitation qui suppose des enquêtes approfondies et un suivi régulier… Pourtant, il a commis son attentat au cœur d’un des grands services de renseignement antiterroriste. Chapeau, les artistes ! Le gouvernement Macron nous ridiculise dans le monde entier.

La femme du terroriste était au courant de ses projets, au moins dans les grandes lignes, elle est donc, de fait, complice, mais après trois jours de garde à vue, elle a été relâchée…

Le procureur de Paris, choisi personnellement par Macron, a engagé, lundi 30 septembre, des poursuites contre Zemmour et a rechigné, le 3 octobre, à confier au parquet national antiterroriste l’instruction du crime de Mickaël Harpon.

Comment expliquez-vous que la dangerosité de Mickaël Harpon n’ait pas été décelée ?

L’enquête l’établira sans doute précisément. Mais enfin, Mickaël Harpon était noir, musulman et handicapé. Attirer l’attention sur lui, c’était risquer l’accusation de « racisme », d’« islamophobie », voire d’« handicapophobie ». De quoi, pour un fonctionnaire, ruiner sa réputation, voire être sorti du prochain tableau d’avancement. Ce qui a permis le crime, c’est l’idéologie dominante.

Haine de l’Europe et islam radical

Donc, pour vous, le politiquement correct tue ?

Oui. L’Éducation nationale (!) et les médias expliquent que les Noirs sont discriminés et ne se remettent pas de l’esclavage de leurs ancêtres. Les médias dénoncent toute critique de l’islam comme « islamophobe » et le bras séculier de la « Justice » – vous me permettrez de mettre des guillemets à « Justice » – s’abat sur les « islamophobes ».

C’est dans un tel contexte qu’on peut comprendre que Mickaël Harpon avait la haine de la société. Et de ses collègues. Et pour ceux qui ont la haine de la société européenne, l’islam, c’est attractif !

Et Mickael Harpon ne pratiquait pas un islam modéré !

Je doute qu’un « islam modéré » existe, mais ce qui est sûr, c’est que dans les banlieues de l’immigration, les imams font la course à la radicalité et au salafisme pour capter un public plus nombreux et donc… plus généreux pour les quêtes. Sans parler du soutien des monarchies musulmanes pétrolières.

La haine des Français, des chrétiens, des juifs se déverse à plein tonneau dans les prêches. Mais cette haine-là, pourtant bien réelle, n’est jamais ou presque jamais poursuivie. L’expulsion d’imams étrangers est rarissime. La déchéance de la nationalité française est inconnue au bataillon. Il y aurait pourtant matière. Mais la « Justice » préfère poursuivre Zemmour, Cassen, Tasin, Camus, Ménard et les Identitaires.

Comment sont abordées les questions d’immigration dans l’administration ?

À reculons. Rarement de front. Toujours au détour d’une question qui, apparemment, n’a rien à voir.

La corruption s’est développée dans les services de délivrance des titres administratifs et dans les services du permis de conduire. On ne trouve plus de profs parce que les élèves professeurs redoutent d’être affectés dans « l’académie de Créteil » (suivez mon regard), vers le « 9-3 ». On ne trouve pas davantage d’inspecteurs du permis de conduire pour ce département : personne n’a envie d’aller travailler la peur au ventre. Zemmour a raison de dire que tous les problèmes français sont aggravés par l’immigration et amplifiés par l’islamisation.

Les services qui ont en charge les étrangers dans les préfectures sont dépourvus de moyens. Il y avait 210.000 entrées d’étrangers recensés en 2008, 420.000 en 2018, mais les effectifs n’ont pas suivi. Et la priorité, depuis Valls, c’est la qualité de l’accueil pas l’efficacité du contrôle.

Quand une préfecture prend des arrêtés d’expulsion – et qu’ils sont contestés (c’est le cas le plus général) -, elle n’a pas les moyens de se payer un avocat pour se défendre ni même se faire représenter par un fonctionnaire (ils ne sont pas assez nombreux). En revanche, les étrangers expulsés sont assistés par des avocats payés par des associations subventionnées par les contribuables. C’est ce que j’appelle l’« économie de l’immigration ».

Les fonctionnaires les plus zélés se découragent ou craignent d’être dénoncés. Comme j’ai pu moi-même le constater.

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Convention de la Droite. Marion Maréchal et Eric Zemmour : identité et conservatisme

Tout les différencie. L’âge, le sexe, les origines, le métier, le parcours et même le style… La plume de fer du polémiste contre le gant de velours de l’ancienne députée, devenue directrice d’un institut de formation. Le nom de l’un claque, le prénom de l’autre évoque la douceur. Tout les différencie ? Mais peu les oppose ! Et leur présence à la même tribune, samedi 28 septembre, pour la Convention de la Droite, est explosive !

Elle affole les réseaux sociaux, polarise les médias et fera remplir la salle, indépendamment des zakouskis qui accompagneront l’événement. Pourquoi ? Parce que l’un comme l’autre incarnent un double rejet et une promesse. Découvrez cette tribune de Jean-Yves Le Gallou.

Eric Zemmour et Marion Maréchal : un même rejet de Macron

Ils incarnent d’abord le rejet absolu du régime Macron : c’est à dire la mise en œuvre – par la répression policière et judiciaire, la propagande et la censure – d’une entreprise de déconstruction et de rupture.

Rupture avec les lois de la vie avec la PMA et la GPA. Rupture avec les lois de l’histoire avec la destruction des frontières, l’immigration de masse, la soumission à l’islamisation et la délocalisation.
Rupture avec les libertés avec l’adoption de lois et de pratiques de plus en plus liberticides.
Rupture avec le réel avec les délires subventionnés qu’ils soient néo féministes, « antiracistes », antispécistes, « indigénistes », pédagogistes ou transsexualistes.

Ce qui est en cours, c’est ce que l’écrivain Renaud Camus appelle le Grand Remplacement ou plutôt le remplacisme global. Le remplacement du peuple : « Souriez, vous êtes remplacés ! » Mais c’est aussi la destruction de la culture à l’heure de la « décivilisation ».

Eric Zemmour et Marion Maréchal, piliers de la refondation ?

En face de cela, ce qui est nécessaire, ce n’est pas une déclaration, c’est une refondation. Pas un replâtrage, non, une refondation radicale.

Et c’est là que Zemmour et Marion sont attendus. Non pas pour un énième programme technocratique et/ou démagogique sans intérêt, ni de fades éléments de langage comme en produisent tous les partis politiques. Mais pour une refondation par une double affirmation à la fois d’identité et de conservatisme.

Identité du peuple dans la fidélité à ses origines, à sa langue, à sa culture à sa civilisation. À son histoire, source de fierté et non de déploration ou de culpabilisation. Désormais la question qui se pose aux jeunes Français d’origine européenne est la suivante : comment allez-vous éviter de devenir minoritaires sur la terre de vos ancêtres ?
C’est à cette question qu’il faut apporter une réponse. Par la réaffirmation du droit du peuple à sa souveraineté, son identité et sa continuité historique. Fût-ce en rompant avec l’idéologie mortifère des droits de l’homme, instrumentalisée par des bonimenteurs, venus souvent des pays les plus troubles de la planète. Et leurs complices.

Identité, oui. Mais aussi conservatisme, par l’attachement à une société holiste qui soit plus que la simple juxtaposition d’individus mus par l’intérêt immédiat. Conservatisme par le fait de rechercher le bien commun. Et de trouver le renouvellement de son inspiration dans les traditions. De puiser dans le passé les racines de futur. Conservatisme par l’attachement à la transmission des grandes œuvres du passé, des règles de courtoisie et des manières aimables. Par le respect du patrimoine culturel et historique comme des paysages, façonnés par le lent travail de nos ascendants.

Le conservatisme et l’identité ne s’opposent pas, ils se complètent. A ceux qui posent la question faussement naïve : « Conserver, oui, mais quoi ? », la réponse est simple : conserver l’identité ! L’identité d’origine, l’identité civilisationnelle du peuple. L’identité anthropologique de l’homme et des familles.
On rejoint ici la politique démographique de Viktor Orbán : à l’extérieur, fermeture des frontières à l’immigration et, à l’intérieur, politique nataliste.
Les nôtres avant les autres ! C’est ainsi, et seulement ainsi, que nos enfants et les enfants de nos enfants resteront majoritaires dans leur patrie.

Tribune reprise de Polémia

Jean-Yves Le Gallou : « La vraie question, aujourd’hui, est celle du Grand Remplacement, le terme “immigration” est dépassé ! »

À quelques jours du débat à l’Assemblée nationale sur la politique migratoire, Emmanuel Macron appelle les parlementaires de sa majorité à « regarder en face » le sujet de l’immigration. Durcissement de ton dû à une réelle prise de conscience du pouvoir politique ?

Voici la réaction de Jean-Yves Le Gallou dans les colonnes de Boulevard Voltaire

Pendant le pot de rentrée des parlementaires de la majorité, Emmanuel Macron a assuré vouloir regarder en face le sujet de l’immigration.
Est-ce une bonne nouvelle ?

C’est surtout de l’enfumage. En même temps qu’il dit cela, il explique que la France est un pays d’immigration. C’est faux ! En tout cas, s’il y a eu des immigrés, c’était des immigrés d’origine européenne et non pas des gens d’Afrique noire, du Maghreb ou d’ailleurs. C’est une première erreur.
Ensuite, il parle d’asile. Le droit d’asile est tout à fait détourné. Indépendamment de cela, il y a 260 000 entrées légales chaque année. C’est déjà un problème.
Le terme immigration est aujourd’hui dépassé. Nous assistons plutôt à un phénomène d’invasion. Si on ne change pas radicalement de politique, le risque est de voir les Européens et les Français de souche devenir très rapidement minoritaires dans leur propre pays. Ce n’est évidemment pas Macron qui va changer radicalement de politique. Il est là dans une opération d’enfumage comme il a su le faire jusqu’ici.

Dans les pas de Gérard Collomb, Emmanuel Macron a reconnu que la lutte contre les communautarismes était une priorité. Il a même parlé de sécession à l’égard de la République dans certains quartiers. C’est une avancée même si on a l’impression qu’ils mettent toujours un quart de siècle avant de se saisir du problème.

Il n’y a rien de nouveau là-dedans. Mais il n’y a surtout aucune volonté de régler le problème. La première chose à faire serait de libérer la parole et de supprimer les lois liberticides. Or, monsieur Macron veut en rajouter. D’ailleurs, il en rajoute déjà une chaque année et on va bientôt avoir la loi Avia.
Il faudrait ensuite supprimer les subventions aux organismes communautaristes. Or, tout ce petit monde vit de subventions publiques, de l’Union européenne, de l’État, des régions, des départements et des communes. Si on ne fait pas cela, on ne fait rien ! C’est un leurre.
On va probablement focaliser le débat sur des questions périphériques et anecdotiques de façon à divertir l’opinion et à lui faire croire qu’on fait quelque chose. Il ne peut y avoir de changement dans ce domaine qu’un changement radical de politique, avec un arrêt total de l’immigration, des subventions aux associations immigrationnistes et le rétablissement de la liberté de parole sur ces questions-là.

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