Macron face à Anne-Sophie Lapix et Gilles Bouleau – Jean-Yves Le Gallou dénoncent des journalistes au garde-à-vous

Jean-Yves Le Gallou : « La France : encore une démocratie ou en voie avancée de dictature ? » [Interview]

Jean-Yves le Gallou, animateur de l’émission I-Média et entre autres fonctions président de la Fondation Polémia, vient de sortir un important Manuel de lutte contre la diabolisation, aux éditions de la Nouvelle librairie.
Thèse centrale du livre : La diabolisation est l’arme majeure du terrorisme intellectuel, de la domination culturelle par les « progressistes » et de l’abaissement de l’Europe et des Européens par la culpabilité et la repentance.

Découvrez un extrait de cet entretien réalisé par breizh-info.com.

Breizh-info.com : Tout d’abord, qu’est-ce que la diabolisation contre laquelle vous appelez à lutter ?

Jean-Yves Le Gallou : La diabolisation est l’arme de destruction massive des opposants au politiquement correct. Quiconque s’oppose trop à la bien pensance s’expose à l’accusation de « racisme » , de « xénophobie », « d’islamophobie », « d’homophobie », voire de «climato scepticisme » ou de « populisme ».

Avec à la clé des campagnes de dénonciation médiatique, voire des poursuites judiciaires. L’objectif est de conduire le « coupable » à s’excuser et de dissuader d’autres personnes de sortir de la zone de confort des idées dominantes. La diabolisation a une double fonction : de démolition et de dissuasion.

Breizh-info.com : Y’a-t-il des exemples récents et concrets de cette diabolisation ?

Jean-Yves Le Gallou : Les vagues de diabolisation se succèdent comme les tempêtes tropicales pendant les moussons.

La dernière vague? La diabolisation de Valeurs actuelles jugé coupable d’une fiction d’été représentant Danielle Obono en esclave, victime de la traite intra africaine, au XVIIIe siècle.

Une fiction bien utile pourtant puisqu’elle rappelait cette évidence historique oubliée : c’est la traite intra africaine qui a alimenté la traite occidentale mais aussi la traite orientale et elle a duré beaucoup plus longtemps. Bien sûr tous les cafards des médias et de la politique – le Petit Retailleau et Marine Le Pen compris – ont chargé Valeurs actuelles, plaint Obono et justifié les poursuites judiciaires qu’elle a engagées au titre de la loi Pleven.

Breizh-info.com : Depuis des années, la presse alternative et plus globalement la dissidence ont réussi à remporter quelques belles victoires sur le système, qui se défend de mieux en mieux néanmoins et sort désormais l’artillerie lourde. Quelles sont les armes pour faire face au rouleau compresseur ?

Jean-Yves Le Gallou : Ne pas céder. Ne pas plier le genou. Ne pas s’excuser. Reprendre la devise de la monarchie britannique : « Never explain, never complain ! ». Bousculer la bien pensance. Ne pas participer à la diabolisation de ses voisins. Diaboliser ses voisins ce n’est pas se dédiaboliser, c’est juste contribuer à renforcer la diabolisation dont on est soi même victime. C’est non seulement inélégant mais aussi stupide.

Non, il ne faut surtout pas diaboliser ses voisins mais casser la chaîne de diabolisation. Il faut prendre parti pour le diabolisé contre le diabolisateur. Et accuser les accusateurs. Dénoncer leurs méthodes, leurs objectifs et leurs intérêts matériels. Démasquons Soros, ses mercenaires et ses complices. Comme l’a fait – avec un grand succès – Victor Orban.

Tribune reprise de Breizh-info

« Manuel de lutte contre la diabolisation », l’arme affutée de Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia, publie son Manuel de lutte contre la diabolisation aux éditions de La Nouvelle Librairie. Voici la critique de cet ouvrage par Rémi Soulié.

Quel paradoxe… Depuis que les progressistes ont chassé le diable et qu’ils l’ont relégué, avec la superstition, dans les enfers auxquels ils ne croient pas, ils le voient partout. Pour des esprits éclairés par les Lumières, c’est doublement déconcertant… On pourrait pourtant les diviser sans peine en deux catégories : les grands inquisiteurs et les grands exorcistes, preuve de leur dévotieuse catholicité, quoi qu’ils en aient (ils l’ont rebaptisée « universalisme » sans savoir de quoi ils parlent, comme d’habitude.)

Pour leur répondre, Jean-Yves Le Gallou, démon de très haut grade que les docteurs de la Loi les plus érudits situent parmi les fauteurs de scandales, dans la neuvième fosse du huitième cercle de l’Enfer de Dante qui, pour mémoire, en compte neuf, a choisi la meilleure arme qui soit : le poignard. En grec, cela se dit enchiridion, et cela se traduit par « manuel » parce qu’un gentilhomme a toujours l’un et l’autre « sous la main », comme en atteste depuis dix-neuf siècles le Manuel d’Epictète. C’est donc dans cette tradition vénérable que s’inscrit l’auteur du Manuel de lutte contre la diabolisation, vade-mecum bien affuté, tranchant comme un rasoir : les plus rébarbatifs sermons de nos cagots ne repoussent pas.

Jean-Yves Le Gallou, en adepte de la double lame, pointe les immenses territoires, les vastes étendues où s’exerce la juridiction des Chérubins guidés par George Soros, puis il retourne leur épée de plomb contre eux.

Racisme, sexisme, écologisme, immigrationnisme : il est des domaines où les sectateurs de la libre-pensée refusent tout droit au blasphème, lequel semble pourtant gravé dans le marbre démo-libéral, il est vrai aussi plastique et mouvant que la fenêtre d’Overton dont la propagande, la censure et l’ostracisme posent les rails coulissants pour dénigrer et réduire au silence « l’ennemi » : « l’homme fidèle à ses racines ethniques, culturelles, historiques, religieuses ». Jean-Yves Le Gallou, à la suite de Laird Wilcox, énumère les vingt-et-un outils dont disposent les trois bricoleurs pour faire passer le maudit libertin de vie à trépas ainsi que les myriades de petites mains ou de gros bras qu’ils ont en apprentissage.

Face à eux, la riposte, la résistance sans provocation ni concession, la solidarité, l’étude, le rire, la liberté, la transgression, la démystification, le courage et, conformément à l’esprit des meilleurs Poignards et Manuels, « l’énergie morale, la force d’âme, la maîtrise de soi [qui] se situent au cœur de l’enseignement des stoïciens ». Le bretteur a-t-il relu Cyrano de Bergerac ? A la fin de l’envoi, il touche.

Rémi Soulié

Texte repris du site Polémia

Jean-Yves Le Gallou, Manuel de lutte contre la diabolisation, La Nouvelle Librairie, collection Cartouches de l’Institut Iliade, 82 p., 7 €.

Jean-Yves Le Gallou publie un « Manuel de lutte contre la diabolisation »

07/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia, publie son Manuel de lutte contre la diabolisation aux éditions de La Nouvelle Librairie.

La diabolisation est une technique de manipulation des esprits. Elle vise à interdire la description des faits ou l’expression de certaines idées en disqualifiant celui qui les rapporte, en l’accusant de « racisme », d’« homophobie », de « populisme », d’« extrémisme », de « dérapage » ou de « provocation ». La diabolisation est l’arme majeure du terrorisme intellectuel. De la domination culturelle par les « progressistes ». Et de l’abaissement de l’Europe et des Européens par la culpabilité et la repentance. Ce livre vise à donner aux diabolisés la force et les moyens de relever la tête.

Découvrez la vidéo de présentation de cet ouvrage.

Pour acheter ce manuel : https://boutique.institut-iliade.com/product/manuel-de-lutte-contre-la-diabolisation/


Coronavirus : télétravail, famille, patrie ?, par Jean-Yves Le Gallou

Le dernier livre de François Bousquet – Biopolitique du coronavirus : télétravail, famille, patrie – est à lire. Ne serait-ce que pour méditer sur l’impact de la maladie sur l’opinion.
Le livre, qui reprend les billets parus au fil de l’épidémie sur le blog d’Eléments, suit la chronologie des événements et décrit la versatilité des gouvernants et des médias.

Comme à l’époque de la Grande peste (selon La Grande peur en occident de Delumeau), les responsables politiques et le clergé (médiatique aujourd’hui !) sont passés du déni à la prise de conscience et de la prise de conscience à l’hystérie. Avec toujours un décalage temporel entre les faits et les réponses qui leurs sont apportés. Sans que l’occident progressiste soit beaucoup plus efficace que le « sombre Moyen Âge », décrit avec un brin de condescendance par Delumeau en bon historien… progressiste.
L’analyse de Bousquet évolue aussi au cours du temps. À certains égards, l’épidémie est présentée initialement comme une « divine surprise » percutant de plein fouet la mondialisation et le sans-frontiérisme. Et conduisant les hommes et les femmes à se retrouver dans un cadre plus local et plus familial. D’où le titre !

Le Covid ? Un rêve pour décroissant ?

Pourtant, très vite, Bousquet va déchanter. Finalement, le coronavirus sert bien les intérêts des très grandes multinationales : grandes surfaces commerciales, GAFA, vendeurs par internet. Certains gros prospèrent, beaucoup de petits souffrent.

C’est la stratégie du choc qui prévaut : le coronavirus va permettre une mise en place d’un contrôle social accru, allant jusqu’au traçage numérique en attendant l’obligation de vaccination. Big Pharma et Big GAFA sont aux aguets. C’est la mise en œuvre de la biopolitique chère à Michel Foucault dont Bousquet est le décrypteur talentueux.

La comédie des masques illustre aussi l’extraordinaire efficacité de la propagande gouvernementale quand elle est relayée avec une discipline nord-coréenne par les médias.
Interdits en mars (lorsqu’ils auraient pu être utiles), les masques sont obligatoires à peu près partout, y compris dans les espaces ouverts et les entreprises, en août (au moment où l’épidémie est en phase résiduelle). Cherchez l’erreur !
Et cela sans que l’opinion ne se rebiffe. Un cas d’école de domestication. Des populations de souche européenne en tout cas, le pouvoir se gardant bien de faire appliquer ces règles dans les quartiers de l’immigration ; dans le silence des médias sur ce deux poids, deux mesures.

Cette recension n’est qu’un court aperçu d’un livre plein de fulgurances et de formules flamboyantes. Bref c’est du Bousquet. À lire absolument.

Biopolitique du coronavirus : télétravail, famille, patrie, François Bousquet, La Nouvelle Librairie, 14,90 €

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Jean-Yves Le Gallou : « La loi Avia faisait courir un grand danger pour la liberté d’expression, elle ne pouvait être que censurée »

Jean-Yves Le Gallou : "La victoire institutionnelle du gauchisme a posé un couvercle sur la droite. Il est temps d'agir"

Une grande partie de la proposition de loi Avia sur la lutte contre la haine en ligne a été censurée par le Conseil constitutionnel, ce jeudi 18 juin. Certaines obligations visant les opérateurs de plates-formes sur Internet étaient considérées comme attentatoires à la liberté d’expression et de communication.

Réaction de Jean-Yves Le Gallou au micro de Boulevard Voltaire.

La loi Avia a largement été censurée par le Conseil Constitutionnel. Une dizaine d’articles sont concernés et six articles complètement supprimés. Est-ce une victoire pour la liberté d’expression ?

C’est une grande victoire de la liberté d’expression. Le Conseil Constitutionnel a procédé à un jeu de massacre avec cette loi liberticide qui portait atteinte aux libertés les plus fondamentales. Elle confiait la censure officielle à de grandes entreprises privées étrangères. C’était proprement hallucinant. C’est une bonne chose que le Conseil Constitutionnel a complètement détruite cette loi. Pour une fois, il était dans son rôle de défenseur des libertés.

Cette décision du Conseil Constitutionnel conclut une large mobilisation. Ce projet de loi était très combattu notamment par la réinformation qui s’apparentait à un attentat de nos libertés individuelles.

Nous revenons de très loin. Il faut savoir qu’en première lecture, la loi Avia a été votée à la quasi-unanimité de l’Assemblée nationale, à part quelques députés non-inscrits et quelques députés de gauche qui s’y sont opposés. Les Républicains avaient voté cette loi à la quasi-unanimité.
Depuis, et heureusement, les médias alternatifs se sont mobilisés et ont souligné les dangers incroyables pour la liberté d’expression que cette loi faisait courir. Le Sénat est revenu sur l’essentiel de cette loi. Cela n’a pas suffi à arrêter la petite bande liberticide autour de Macron. Ils ont profité du confinement ou plus exactement de la sortie du confinement pour réinscrire cette loi à la sauvette trois jours après la fin du déconfinement. Malgré tout, l’infosphère s’est à nouveau mobilisée très fortement. Elle a alerté les députés. Les députés LR ont cette fois voté contre. Cela a permis au sénateur de déposer un recours devant le Conseil Constitutionnel. Ce qu’il n’aurait pas pu faire si les députés LR avaient continué à voter comme en première lecture.
Une fois le Conseil Constitutionnel saisi, la loi est tellement épouvantable qu’elle ne pouvait qu’être censurée. C’est une très bonne nouvelle.

En étant elle-même avocate, comment Lætitia Avia a-t-elle pu penser que cette loi pouvant juridiquement passer ?

Pour être tout à fait honnête, ce n’est pas la première loi liberticide ; jusqu’ici, elles sont toutes passées au travers du tamis du Conseil Constitutionnel. Généralement, elles ont été votées à l’unanimité. C’est la première fois qu’une loi de ce type est complètement détruite par le Conseil Constitutionnel. C’est aussi la première fois qu’une loi de ce type soulève une telle opposition parlementaire. La majorité de ces lois liberticides ont été votées à la quasi-unanimité. Il y a donc rupture de l’unanimité et prise de conscience qu’on est totalement sortie de l’état de liberté. D’où la réaction du Conseil Constitutionnel. Je pense que l’on peut être content de cette victoire. Ce n’est pas la réinfosphère qui a déposé le recours, mais s’il n’y avait pas eu la bataille de la réinfosphère et des médias alternatifs, tout cela serait passé inaperçu et à la sauvette.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

“Les Noirs sont d’abord tués par des Noirs” : pour les propagandistes des médias évoquer de simples faits objectifs, c’est « polémique »

Coronavirus : le déclin du courage, par Jean-Yves Le Gallou

C’est la peur qui a inspiré nos dirigeants. Peur de s’éloigner de la doxa idéologique. Peur de s’écarter du conformisme managérial.

30 000 morts en France à la fin du premier épisode épidémique (fin mai), c’est plus qu’une grippe saisonnière tuant 10 000 à 15 000 personnes. Ce n’est pas non plus une grande peste : si le coronavirus infectait la moitié des Français, avec un taux de létalité de 0, 5%, il tuerait 150 000 personnes : une surmortalité annuelle de 25 %, socialement difficilement acceptable, mais sans commune mesure avec les épidémies des temps anciens anéantissant la moitié d’une population.

Le respect des procédures, maladie sénile des bureaucrates

Pourtant le coronavirus a été un formidable révélateur du manque de courage de nos élites politiques et administratives. Incapables de décider à temps. Incapables de prendre leurs responsabilités. Soumis à ses dogmes et emberlificoté dans les règles de Schengen, le gouvernement a refusé de fermer les frontières. Quant aux Français qui manquent de masques et de tests, qu’ils soient rassurés : les normes AFNOR, les procédures ISO, les exigences « qualité », et le code des marchés publics ont été respectés ! « L’action, jeu divin du héros », disait le général de Gaulle. « Le respect des procédures, maladie sénile des bureaucrates ! », pourrait-on dire de la Ve République finissante.

Le grand Soljenitsyne

C’est le grand Soljenitsyne, dans son discours de Harvard en 1978, qui explique le mieux notre situation :

« Le déclin du courage est ce qui frappe le plus un regard étranger dans l’Occident d’aujourd’hui. Le courage civique a déserté non seulement le monde occidental dans son sens noble, mais même chacun des pays qui le composent, chacun de ses gouvernements, chacun de ses partis […] Une société qui s’est installée sur le terrain de la loi sans vouloir aller plus haut n’utilise que faiblement les facultés les plus élevées de l’homme. Lorsque toute la vie est pénétrée de rapports juridiques, il se crée une atmosphère de médiocrité morale qui asphyxie les meilleurs élans de l‘homme. Et face aux épreuves du siècle qui menacent, jamais les béquilles juridiques ne suffiront à maintenir les gens debout. »

Un gouvernement apeuré qui gouverne par la… peur

C’est la peur qui a inspiré nos dirigeants. Peur de s’éloigner de la doxa idéologique. Peur de s’écarter du conformisme managérial. Peur d’avoir à faire face à telle ou telle procédure judiciaire. Tout cela a conduit à ouvrir toujours plus de parapluies, toujours plus grands.

C’est la peur qui dicte les actes de nos dirigeants. La peur qu’ils ressentent au fond d’eux-mêmes au moment de prendre une décision. Pire, la peur qu’ils inspirent à la population pour la gouverner par la sidération médiatique : énumération de statistiques mortuaires isolées de leur contexte, images et musiques angoissantes, annonces catastrophistes, extrapolations hasardeuses, répétition en boucle des mêmes événements et des mêmes informations.

C’est la peur qui a conduit le gouvernement à imposer aux Français des mesures disproportionnées par rapport aux seules nécessités de la distanciation physique : pénalisation des petits commerces, fermeture des librairies et des bibliothèques, clôture des fleuristes, interruption des activités sportives, interdiction d’accès aux parcs, aux plages, aux forêts, aux sentiers de montagne, prohibition de la messe. Une dictature sanitaire a été mise en place, disproportionnée par rapport aux exigences de la lutte contre le virus. Une dictature sanitaire qui se poursuit et qui se pérennise à l’occasion du déconfinement.

Antigone contre Créon

Pire, l’État est allé jusqu’à interdire de rendre d’ultimes visites aux mourants et la tenue de funérailles décentes. Il s’est hélas trouvé peu d’Antigone pour défier la loi inique de Créon.

Pourtant la mort fait partie de la vie. Et la vie en soi n’est pas un but. Le but c’est une vie digne. Le temps de la dissidence est venu.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

“L’État a accepté la partition !” – Jean-Yves Le Gallou analyse les directives des préfets dans les quartiers ou les cités sensibles

Jean-Yves Le Gallou : « Comme Antigone, résistons à la dictature sanitaire ! »

Antigone est la pièce la plus célèbre du répertoire européen. L’argument de Sophocle est simple : au nom de l’État, le roi de Thèbes, Créon interdit que des honneurs funéraires soient rendus à Polynice, qui a désobéi ; au nom des lois divines, Antigone brave les lois de l’État pour enterrer son frère et le paiera de sa vie.
Macron est un Créon au petit pied.

Sa maréchaussée a verbalisé une femme venue saluer – de l’extérieur – son vieux mari reclus dans un EHPAD. Et un gendarme a empêché un fils d’assister aux derniers instants de son père. Certes, les généraux de gendarmerie se sont confondus en excuses. Mais le mal est fait.

Soucieuse d’égaliser la marque avec la gendarmerie, la police nationale a signalé au procureur de Paris une messe (à Saint-Nicolas du Chardonnet) qui se serait tenue en présence – officiants et techniciens vidéo pour la retransmission compris – de 22 personnes : dans une église capable d’accueillir plus de 1.000 personnes…

Ce zèle imbécile n’est pas neutre : il porte atteinte aux liens les plus intimes et au sacré.

La dictature sanitaire a aussi effacé d’un trait de plume la liberté de circulation. Les randonneurs sont traqués par hélicoptère et les résidents secondaires font l’objet d’enquêtes judiciaires. Le confinement est implacable. Assujettis à demeurer sur place comme des détenus sous bracelet électronique.

Un bracelet électronique évoqué, d’ailleurs, pour le « déconfinement » puisque celui-ci pourrait être conditionné à un (auto)-flicage numérique assuré par les téléphones portables. Annoncée, au moins comme hypothèse à débattre, par Macron dans son allocution du 13 avril, voici une belle manœuvre en trois temps :
– premier temps, on vous confine,
– deuxième temps, on accepte de vous déconfiner en échange de votre acceptation d’une laisse électronique,
– troisième temps, la laisse est obligatoire pour tout le monde.

La liberté d’expression est, aussi, gravement mise en cause. Dès le 24 février, l’ancien préfet Laurent Solly, PDG de Facebook France, choisissait France Info pour annoncer que le réseau social qu’il dirige « régulerait » (c’est-à-dire censurerait) les informations préjugées fausses. Le tout en liaison avec les fact-checkers subventionnés de Libération, du Monde et de l’AFP. Des fact-checkers qui n’ont pas dénoncé un seul mensonge gouvernemental mais traqué toute opinion différente, divergente ou dissidente.

La dictature sanitaire est aussi, bien sûr, une dictature médicale. Et même une triple dictature médicale.

D’abord parce que toutes les décisions ont tendance à être prises sous le seul aspect médical. Or, la vie, ce n’est pas seulement du quantitatif (vivre les plus longtemps possible), c’est aussi du qualitatif (vivre le mieux possible, vivre libre, dignement, socialement, économiquement). Ce n’est pas à des comités Théodule – fussent-ils baptisés « scientifiques » – d’imposer des choix politiques. Il serait temps que les experts – qui, au passage, se sont beaucoup trompés ! – se calment. Les années de vie se comptent en printemps : pourquoi avoir volé un printemps à 67 millions de Français en fermant les parcs et les forêts, bien au-delà des nécessités de la distanciation et des gestes barrière ? Pourquoi priver de toute visite des personnes très âgées dont l’espérance de vie se compte en quelques années, voire en quelques mois, sinon en quelques jours… Il arrive à la technocratie médicale de manquer d’humanité, sinon de sens commun.

Ensuite parce que la liberté de prescription a été mise en cause, notamment dans l’affaire de la chloroquine. L’État – la technocratie médicale proche des laboratoires – s’est immiscé dans la libre relation entre le médecin et le patient, fondement du serment d’Hippocrate. Chef de service à l’hôpital de Garches, le professeur Perronne s’est insurgé contre la dictature de la direction générale de la santé (DGS) et des agences régionales de santé (ARS). Il a affirmé : « La France est en train de dérailler. En Allemagne, les médecins sont libres. Ici, tout est fliqué. C’est infernal, j’ai l’impression de vivre sous une dictature. Tous ces médecins administratifs qui n’ont pas un vu un malade depuis 20 ans nous font la leçon. »

La prochaine étape, c’est la vaccination obligatoire couplée avec une puce électronique permettant de vérifier en permanence que l’homme-matricule est en règle. Si c’est technologiquement possible, cela sera imposé… au nom du bien, bien sûr.

L’épidémie de coronavirus n’est pas une « grippette ». Elle est sérieuse. Et des mesures de prévention et de précaution étaient d’autant plus nécessaires que le gouvernement a failli dans d’innombrables domaines (gel, masques, tests, respirateurs, fermeture des frontières, etc.).

Pour autant, il faut refuser la régression civilisationnelle qu’on nous propose. La mise à bas de nos libertés. Le printemps qu’on nous vole. Et le bouleversement de notre rapport à la nature, à la vie, à la mort, au sacré et au divin.

Face à Créon, prenons le parti d’Antigone !

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Jean-Yves Le Gallou : « Macron doit partir ! »

Macron doit partir parce qu’il est inapte à la fonction de chef d’État. Sa prestation du 13 avril en est l’ultime preuve.

Que nous dit-il ?

« Les masques sont commandés » : fort bien, mais quand arrivent-ils ? Alors que les masques sont le préalable au « déconfinement », obligatoires en Asie et disponibles chez beaucoup de nos voisins, nul ne sait quand ils seront en libre accès en France, malgré l’effort – en dépit des obstacles mis par les administrations – des entreprises et des collectivités territoriales.

Macron nous dit : « Il y aura des tests pour ceux qui présentent des symptômes », alors que ce sont les possibles cas asymptomatiques qu’il faut détecter, notamment pour pouvoir déconfiner, reprendre l’activité économique et rouvrir les écoles. Nos voisins y parviennent, pourquoi pas la France ?

Dans un semblant d’autocritique, Macron affirme : « COMME VOUS j’ai vu des ratés, des lenteurs, des procédures inutiles. » Vous avez bien lu : « comme vous ». Il parle ici en observateur, en commentateur, pas en chef qui doit assumer les décisions qu’il prend ou qui sont prises en son nom.

« Les lenteurs, les procédures inutiles » sont les règles administratives de temps de paix. Macron nous a dit que nous étions « en guerre ». La métaphore guerrière est peut-être excessive. Reste que le chef politique est celui qui décide lors des circonstances exceptionnelles. En bousculant les règles juridiques et en s’affranchissant, s’il le faut, des procédures de passation des marchés. Si cela n’a pas été fait, c’est une faute. Mais c’est une faute dont Macron est responsable. Lui et les ministres qu’il a choisis.

Quand Macron parle, il parle dans le vide. Il oublie qu’il est à la tête d’un État et d’un gouvernement. Ses ministres ont découvert en même temps que les Français ses annonces. Macron cause, les ministres trinquent. D’où la gueule de bois du lendemain matin.

Et la cacophonie qui suit : Édouard Philippe, bien absent ces derniers temps, nuance la parole présidentielle. Blanquer ne sait pas comment rouvrir – avec ou sans masques – les écoles, le 11 mai. Castaner émet des doutes sur la fin du confinement le 11 mai.

Ce qui est en cause c’est la méthode de gouvernement de Macron. Un garçonnet qui joue avec ses panoplies – de médecin, de pompier, de pilote de chasse – mais qui ne commande pas un exécutif, n’anime pas une équipe de ministres, ne délègue pas de responsabilités.

Macron est à la tête d’un appareil d’État, de puissants ministères, de puissants offices. Mais il ne les consulte pas, ni ne les dirige davantage. Il s’entoure de comités Théodule : « un conseil scientifique » fait de bric et de broc, un « CARE » (Comité analyse recherche et expertise) qui s’occupe « des protocoles cliniques » qui relèvent de la liberté de prescription et de la Haute Autorité de santé, sans oublier un « groupe de déconfinemenent ». Quelle pagaille démoralisatrice pour les acteurs aux manettes !

Sur tous les sujets – contrôle des frontières, commandes de matériels, fermeture des écoles, confinement -, beaucoup de pays ont réagi dès le premier mort. La France, plus tard que tous les autres, avec de 15 à 30 jours de décalage.

Pourquoi ? Parce que tout le pouvoir est concentré à l’Élysée et que, de facto, ce pouvoir est déconnecté de l’appareil d’État. Comme si gouverner se résumait à parler…

Le prix est élevé, pour les Français : catastrophe sanitaire, catastrophe économique, catastrophe pour les libertés. Ce n’était pas une fatalité. C’est la responsabilité de Macron. Il faut qu’il parte.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Les premières leçons de l’épidémie de Coronavirus, par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou revient sur les premières leçons à tirer de la crise sanitaire du Coronavirus.

1/ L’institut Iliade devait tenir le 25 avril son VIIe colloque sur le thème : « La nature comme socle ». Par un singulier rappel à l’ordre de la nature, le Coronavirus 19 a conduit à reporter cette manifestation au 19 septembre prochain. Que nous dit le coronavirus ? Que la nature n’est ni bonne, ni méchante, qu’elle est, qu’elle est indifférente.
Répétons-le : le coronavirus n’est ni bon, ni méchant, il est indifférent. Le virus s’est propagé en profitant des faiblesses offertes par la mondialisation : entassement dans les villes, multiplication des échanges et des communications, goût du lucre, éloignement des centres de production et de communication. En même temps, dans le silence des villes et des forêts imposé par le confinement, la nature sauvage reprend ses droits. Malgré les utopies progressistes, la compétition des espèces n’a jamais cessé.

2/ « L’histoire est le lieu de l’inattendu » : jamais la leçon de Dominique Venner ne s’est montrée aussi profonde. L’imprévu ici ce n’est pas le coup de feu tuant un archiduc mais une épidémie mondiale remettant en cause l’ensemble du système économique. Comme la Grande peste marqua la fin du Moyen Âge et les mauvaises récoltes de 1788 préparèrent la Révolution. Sans doute le libre-échangisme mondial se montrera résilient mais tout porte à penser que la thèse de la « mondialisation heureuse » aura du mal à se remettre de l’épidémie.

3/ D’autant que le retour des frontières – thème du VIe colloque de l’Institut Iliade — s’impose comme une réponse à la fois sanitaire, économique, sociétale, politique. Au moment même le refus idéologique des frontières entre peuples et nations débouche sur le rétablissement de frontières intérieures et le confinement à domicile.

4/ « Est souverain celui qui décide des circonstances exceptionnelles » : l’analyse de Carl Schmitt prend ici tout son sens. Ouvrir ou fermer des frontières, confiner ou non la population, faire appliquer partout ou non ces mesures, mobiliser des moyens privés et publics, réquisitionner ou non des produits, sont des décisions politiques. Et seulement politiques. S’abriter derrière des « experts » (souvent bien défaillants d’ailleurs) ou un pseudo conseil scientifique présente un côté dérisoire. Avec la Ve République en France le souverain c’est le président de la République. Qu’il soit bon ou mauvais c’est une autre affaire. Qu’il ait un jour ou l’autre des comptes à rendre, c’est entendu, mais aujourd’hui c’est à lui décider. Pourtant un autre système se profile : la théocratie judiciaire. Saisi par des collectifs de médecins, le Conseil d’État s’est jugé compétent pour statuer sur la nécessité de renforcer ou non le confinement des Français. Certes il s’est gardé de trancher trop nettement mais c’est une avancée de plus vers le gouvernement des juges.

5/ « Politique d’abord » : si le Conseil d’État s‘est retenu d’aller trop loin, c’est qu’il a pris conscience des difficultés d’envahir le champ de la décision politique : car en prendre une exige de s’assurer d’abord de son opportunité mais aussi de sa proportionnalité, de sa pertinence (coût/ avantages), de son acceptabilité et tout simplement de sa faisabilité. Dans la trilogie de la séparation des pouvoirs, le pouvoir judiciaire juge a posteriori, le pouvoir législatif organise a priori, l’exécutif agit dans le présent et pour le futur. C’est le rôle du politique.

6/ Le retour du réel et du risque : le confinement a opéré brutalement un classement entre les tâches essentielles et celles qui le sont moins. Les tâches essentielles : les missions de service public (santé, sécurité, électricité, eau, transports, enlèvement des ordures ménagères) et l’approvisionnement (agriculture, agro-alimentaire, livraisons). Les activités qui le sont moins ? Remplir des tableaux Excel ou préparer un Power Point ! L’épidémie a mis aussi en avant les métiers les plus exposés : soignants mais aussi caissier(e)s. Les plus exposés mais pas toujours les plus considérés, et souvent les plus mal payés. Tel qu’il s’est exprimé jusqu’au 15 mars, le corps médical n’a pas vu venir la crise, mais il est aujourd’hui sur la ligne de front, exposé à la contagion, et son prestige remonte.

7/ La faillite de l’État : aux mains d’experts déconnectés (pour mémoire le Directeur général de la santé est professeur de médecine et infectiologue) l’État a perdu la main. Il n’offre plus sa protection aux citoyens, ce qui est sa première fonction. D’où le retour à la subsidiarité : des soignants fabriquent eux-mêmes leurs masques avec du tissu. D’autres soignants décident de traiter des patients atteints du Covid 19 avec la méthode du professeur Raoult alors que celle-ci n’est pas homologuée, voire déconseillée. Des maires décrètent un couvre-feu.

8/ Le survivalisme n’est pas idiot : les Français découvrent qu’il faut se méfier de l’État et s’organiser de façon autonome. La crise a montré les défaillances du gouvernement : manque de gels hydro-alcooliques, manque de masques, annonces mal préparées, décisions tardives, perte de contrôle d’une partie du territoire. Dès l’annonce du confinement les vieux réflexes d’autoprotection ont repris droit de cité : constitution de stocks alimentaires et pharmaceutiques, exode depuis les villes. La crainte d’autres événements – pillages, émeutes — dans les banlieues ne peut conduire qu’à prendre d’autres précautions : la détention d’armes notamment.

9/ Les banlieues de l’immigration font sécession : alors que dans leur immense majorité les Français ont accepté les mesures très contraignantes de fermeture des écoles, arrêt des entreprises et confinement, la loi commune est particulièrement mal appliquée dans les quartiers à majorités afro musulmanes. Pour une raison simple : beaucoup d’habitants ne se sentent pas concernés par le destin commun des Français et n’ont pas le sentiment d’appartenir au même peuple.

10/ La micro cellule familiale a repris la place centrale dans la vie des Français et des Européens.

11/ L’État, les communes, les entreprises, découvrent qu’ils devront se passer à l’avenir de leurs fournisseurs chinois, ou à tout le moins limiter leur dépendance à l’égard de toute zone de production hors Union européenne.

12/ L’Union européenne est restée hors-jeu en ne fermant pas suffisamment tôt ses frontières extérieures par pure idéologie sans-frontièriste. Et en étant parfaitement inutile par la suite : ses 43 000 bureaucrates n’étant d’aucune utilité ni pour soigner, ni pour produire les biens de première nécessité.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Coronavirus. « J’accuse ! » – Jean-Yves Le Gallou sur la responsabilité des médias

23/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Dans le dernier I-Média, Jean-Yves Le Gallou n’a pas manqué de pointer du doigt la responsabilité des médias subventionnés dans la crise sanitaire à laquelle la France est confrontée. Voici le texte de cette harangue bien méritée.


J’accuse les médias de grand chemin d’avoir contribué à la crise du Coronavirus !

J’accuse les médias de complaisance. Ils se sont bornés à relayer la communication gouvernementale sans le moindre esprit critique.

J’accuse les médias de servilité. Ils n’ont pas osé pointer les fautes de l’équipe gouvernementale : retour mal organisé des Français de Wuhan, absence de tout contrôle sanitaire aux frontières, pénurie de gel hydro-alcoolique, pénurie de masques, pénurie de tests de dépistage, conseils imbéciles de Macron recommandant aux Français de sortir…

J’accuse les médias de paresse. Ils n’ont pas cherché à informer sur l’évolution de la maladie. Ni à enquêter sur les mesures prises en Asie : à Hong-Kong, à Singapour, à Formose, en Corée, au Japon.

J’accuse les médias de partialité, de sectarisme et d’aveuglement idéologique. Ils ont tenté de faire taire et de diaboliser les hommes et femmes politiques – comme Nadine Morano, Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen – qui ont, en temps utile, proposé de fermer les frontières, comme les pays asiatiques l’ont fait.

J’accuse les médias de bobards. J’accuse Michel Cymes, Jean-Michel Apathie, Christophe Barbier, Alain Duhamel, Laurent Delahousse, Anne-Sohie Lapix, Gérard Leclerc, Caroline Roux, Patrick Cohen et tant d’autres d’avoir raconté des sornettes aux Français !

Voilà ce qui va être démontré au cours de cette émission spéciale d’I-Média.


Crises sanitaires et folies idéologiques, par Jean-Yves Le Gallou

Au cours des 40 dernières années, la France a fait face à trois grandes crises sanitaires : l’affaire du sang contaminé, la canicule et le Coronavirus. À chaque fois, il a fallu faire face aux aléas de la nature : un virus qui apparaît ou qui mute, un été particulièrement chaud, etc. Ces aléas de la nature sont inévitables. Mais il faut leur opposer la réponse la plus adaptée. Et, en France, le conformisme idéologique domine et interdit justement toute réponse adaptée.

Le sang contaminé par le virus du sida a tué des milliers de transfusés et des milliers d’hémophiles. Cela n’a été possible que parce que les autorités ont différé le dépistage du sida chez les donneurs de sang. Et qu’au nom de la lutte contre les « discriminations », les prélèvements de sang dans les prisons ont continué à être encouragés jusqu’à la fin des années 1980. Or, compte tenu de la promiscuité et des violences homosexuelles au sein des prisons, beaucoup de donneurs étaient contaminés. C’est pourtant délibérément que le CNTS et le ministère de la justice ont poursuivi ces prélèvements jusqu’en 1988.

La canicule a tué près de 20 000 personnes en 1983, dans l’ensemble proches de leur fin de vie. Mais les autorités sanitaires n’ont rien vu venir et ont tardé à réagir. Pour une raison simple : toute la communication gouvernementale était alors centrée sur la pollution et ses risques. Et non sur les conséquences de la chaleur pour les personnes âgées et les dangers de la déshydratation.

Le Coronavirus touche plus de monde et tue davantage au sein de l’Union européenne qu’à Singapour, Hong Kong, Formose, la Corée du Sud ou le Japon… Cela pour une raison évidente : ces pays ont immédiatement contrôlé, sinon fermé, leurs frontières, ont mis en place des dépistages étendus et ont imposé des quarantaines, massives ou ciblées. Les pays de l’Union européenne ne se sont résolus à ces mesures que trop tard et après que le virus se soit déjà implanté chez eux !
Une attitude idéologique irresponsable, justifiée par les ministres et les médias par un argument stupide selon lequel « le virus n’a pas de passeport » : certes, mais ceux qui le véhiculent si.

C’est moins la nature qui tue que l’idéologie politiquement correcte des grands partis politiques et des MMS (Média Main Stream).

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

POLIT’MAG – Immigration en France : des chiffres faux ?

17/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Tous les vendredis, samedis et dimanches soir à 19h en direct, RT France propose son émission Polit’mag.

Le 16 février, le thème était le suivant : “Immigration en France : des chiffres faux ?”

Les invités étaient :

– Catherine Withol de Wenden, directrice de recherche au CNRS, spécialiste de la question des migrations
– Danielle Babin, avocate spécialisée en droit des étrangers
– Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen


Le bobard médiatique, arme suprême de la propagande

07/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Yves Le Gallou avait été invité sur TV Liberté pour présenter L’Album des Bobards, 10 ans de fake news des médias.

Un entretien conduit par Martial Bild qu’il est utile de revoir.

Pour commander le livre : http://via-romana.fr/reinformation/340-album-des-bobards-l–9782372711258.html


Jean-Yves Le Gallou : « Avec les Bobards d’Or, cela fait 10 ans que nous dénonçons les bobards des médias ! »

La 11e cérémonie des Bobards d’Or aura lieu le 24 février prochain à 19h30 au Théâtre du Gymnase à Paris. A quelques jours de ce grand événement, entretien avec Jean-Yves Le Gallou.

Polémia : Sur les visuels annonçant l’événement, les journalistes sont traités de plusieurs noms d’oiseaux : « Délateurs, menteurs, zélateurs, censeurs, remettons ces journalistes à leur place ». L’affiche de campagne tape fort !

Jean-Yves Le Gallou : Oui ! Mais on pourrait même ajouter « inquisiteurs, prédicateurs, bonimenteurs, baratineurs, tricheurs, affabulateurs, bluffeurs, glandeurs, flatteurs, trompeurs, mystificateurs, calomniateurs, sectateurs, bidonneurs, provocateurs, dénonciateurs, détracteurs, accusateurs, dénigreurs, cafardeurs, répétiteurs » :

Sévère c’est vrai. Mais juste ! Cela fait 10 ans que nous dénonçons les bobards des grands médias. Et nous attendons toujours le premier « média culpa ». Les journalistes pratiquent l’omerta sur leurs mensonges. Ils critiquent la terre entière mais sont solidaires les uns les autres de leur désinformation.

Polémia : Comment les bobards sont-ils rendus possibles ? Et pourquoi sont-ils si nombreux ?

Jean-Yves Le Gallou : Parce que les médias ne cherchent pas à dire (et à vérifier) des faits mais à faire partager des opinions. Dans la catégorie Bobard sans frontières, j’attire votre attention sur le Bobard Lugenpresse. Le candidat est Claas Relotius, reporter vedette du Spiegel, le grand hebdomadaire allemand. Il a été couronné meilleur journaliste de l’année par CNN et a reçu l’équivalent du prix Pulitzer allemand. Une pointure, on vous dit. Renommé pour « l’excellence » de ses reportages. Des reportages d’autant plus appréciés qu’ils étaient bidonnés…dans le bon sens évidemment. La devise officielle du Spiegel c’est « dîtes ce qui est !», la réalité c’est « racontez ce qu’il faut faire croire ! »

Polémia : A côté des Bobards sans Frontières quelles sont les autres rubriques ?

Jean-Yves Le Gallou : La fonction du bobard, c’est d’imposer dans les esprits les dogmes politiquement corrects. Vous ne serez donc pas surpris que nous ironisions sur le Bobarc-en-ciel et le Bobard du vivre ensemble. Sans oublier Les décodeurs décodés ou le Bobard du stagiaire.

Polémia : Qu’appelez-vous Bobard du stagiaire ?

Jean-Yves Le Gallou : Quand les médias sont pris la main dans le pot de confiture du mensonge, ils se défaussent sur un lampiste. Parfois un journaliste, parfois un membre de la rédaction, parfois un stagiaire… La presse régionale est coutumière du fait : cette année c’est La Provence qui est à l’honneur. Sur une photo d’une cérémonie du 15 août le « stagiaire » avait purement et simplement flouté le visage du sénateur RN Stéphane Ravier.

Polémia : Quoi d’autre ?

Jean-Yves Le Gallou : Il y aura aussi deux prix spéciaux : un pour Quotidien pour l’ensemble de l’œuvre de Barthès… parce qu’il le vaut bien. Et un prix Xavier Dupont de Ligonnes (XDLL) parce que tous les médias nous ont bien fait rire avec la pseudo arrestation de ce criminel en Ecosse. Les guignols de l’AFP et du Parisien méritant même une mention spéciale…

A contrario, nous saluerons le travail de réinformation d’un certain nombre de Youtubeurs qui participent à salutaire déconstruction de la tyrannie médiatique. Et les donateurs de Polémia remettront aussi un prix spécial.

Rendez-vous le 24 février pour ce tribunal des flagrants délires !

Achetez votre place pour la cérémonie : https://www.weezevent.com/lesbobardsdor

Tribune reprise de Polémia

« Slip français » : lâcheté et totalitarisme d’entreprise ?, par Jean-Yves Le Gallou

L’aventure du Slip français, c’est une belle histoire en train de mal tourner.

En 2010, Guillaume Gibault, à peine sorti d’HEC, crée l’entreprise. L’idée est simple : vendre – cher – sur Internet des slips de qualité pour hommes, des slips fabriqués et façonnés en France. Un vrai marketing identitaire avec une cocarde tricolore bien en vue sur le côté du sous-vêtement. La marque se fait connaître par du buzz, pas toujours léger, en détournant la campagne présidentielle de François Hollande sur le changement, sur le thème « Le changement de slip, c’est maintenant ». Pour le reste, la firme surfe sur le nationalisme économique sur fond d’esprit cocardier. Le succès commercial est au rendez-vous : 500.000 sous-vêtements vendus en 2018.

Les choses se gâtent en septembre 2019. Pour la rentrée la marque lance un coup de com’ : le patron pose avec une quarantaine de collaborateurs, hommes et femmes, à moitié vêtus mais tous portant de manière apparente le slip à la cocarde tricolore. Une manière de faire savoir que la firme s’attaque, désormais, au marché féminin. Las, sur la photo, il n’y a que des Blancs (ou Blanc.he.s, pour parler en écriture inclusive). Les « indigénistes » s’indignent et lancent une campagne sur les réseaux sociaux. Au lieu de laisser filer, Guillaume Gibault reconnaissait le manque de diversité des ses « slipistes ». Premier aveu de faiblesse. Dans la foulée, la bannière publicitaire change et un mannequin noir rasta apparaît !

Là-dessus, le Slip français est pris par la patrouille des Sleeping Giants, des activistes d’extrême gauche qui veulent assécher les ressources publicitaires des médias « mal-pensants ». Leur cible ? Valeurs actuelles, Boulevard Voltaire, notamment. Là encore, au lieu de laisser pisser (pardon), Guillaume Gibault s’exécute en faisant enlever les publicités de sa marque sur ces médias car cela ne correspond pas aux « valeurs de l’entreprise » (sic !). Mauvaise pioche : Valeurs actuelles et les Watching Giants (un groupe de patriotes résistants sur les réseaux sociaux) épinglent l’entreprise « au mur de la honte » répertoriant les censeurs.

Arrive le réveillon. Dans un esprit carnaval, quelques salariés de l’entreprise organisent, à leur domicile, une fête sur fond de « Saga Africa ». Danse et faune locale au programme avec des Blancs grimés en Noirs (horreur), voire en singe. De l’humour potache qui scandalise, cinq ans après que toute la France bien-pensante a défilé sur le thème « Je suis Charlie ». C’est-à-dire la défense du droit à l’humour même agressif, même de mauvais goût. Les « indigénistes » lancent une campagne de boycott. Le patron se soumet à nouveau. Et annonce des sanctions contre ses salariés. Faut-il considérer qu’ils sont sous la surveillance de l’entreprise 24 heures sur 24 et 365 jours par an ? Incroyable. Ce n’est plus du salariat. C’est du servage, voire de l’esclavage. Comme si cela ne suffisait pas, Guillaume Gibault charge SOS Racisme « d’actions de sensibilisation » – bref, de lavage de cerveau – de ses salariés. Cette fois, la coupe est pleine pour la patriotosphère qui reprend à son compte le mot-dièse Boycottleslipfrançais, sauf que là, c’est le cœur de cible des clients qui est touché…

Comment un patron peut-il faire autant d’erreurs commerciales ?

Par crainte des banques ? L’entreprise en a besoin : elle est non seulement en croissance mais, en plus, déficitaire, un million d’euros en 2017 et autant en 2018.

Pour se présenter sans tache « politiquement incorrecte » à d’éventuels repreneurs, le jour venu ?

Par soumission au conformisme tel qu’on le pratique dans les écoles de commerce et chez les start-upers ?

Par Hybris ? Sur sa bannière Twitter, Guillaume Gibault se présente ainsi : « Et si l’entreprise changeait le monde ? » En toute simplicité.

Que faire ? On ne saurait trop conseiller aux salariés de résister et de ne pas se conduire en moutons d’un petit patron totalitaire. Qu’ils se fassent aider ! Judiciairement, d’abord, pour défendre leurs droits. Quant aux clients, libre à eux de continuer à se fournir auprès du Slip français s’ils veulent indirectement alimenter les caisses de SOS Racisme. À bon entendeur, salut !

Jean-Yves Le Gallou

Tribune reprise de Boulevard Voltaire