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Point Godwin Marine Le Pen

Rafle du Vél d’Hiv : la campagne présidentielle atteint le point Godwin

15/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Avec la polémique sur la rafle du Vel d’Hiv, le « point Godwin » est de retour. Faut-il s’en étonner ? « Dérapage », « révisionnisme » et même « négationnisme », a-t-on entendu, alors que Marine Le Pen a tout simplement défendu la ligne gaullienne, qui fut aussi celle de François Mitterrand et qui resta officielle jusqu’en juillet 1995, à savoir que la France, en 1940, était à Londres ou dans le maquis, et non pas à Vichy. Dans un réflexe pavlovien, explique Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés dans cette nouvelle édition d’I-Média, les médias ont pourri la campagne : après avoir taillé un costard à François Fillon, ils en reviennent à la bonne vieille diabolisation du Front national.

A voir également :

A 16:13 : Le zapping d’I-Média

S’il devait voter, Théo, 10 ans, donnerait sa voix à Emmanuel Macron car il a les yeux bleus. Quand RMC Découverte utilise la jeunesse, la chaîne emploie les mêmes méthodes que les régimes totalitaires : la diffusion de la propagande par les enfants.

Les Décodeurs au secours du candidat Macron. Sur internet, le chouchou des médias serait le sujet du plus grand nombre « d’intox » !

Campagne présidentielle, les journalistes sont en colère. Depuis le 10 avril, les médias de l’audiovisuel doivent respecter, non plus la règle d’équité mais celle d’égalité du temps de parole. Un principe pourtant posé par la Constitution.

A 24:45. « Migrants » : de Grande-Synthe à la rue, le feu, ce coupable

Incendie criminel du camp de « migrants », mais où sont passés les coupables ? Pour les médias, la question est inutile, la priorité est au relogement des clandestins pas à la justice.

Les tweets d’I-Média 

Attentat à Stockholm, il n’y a pas de terroriste islamiste mais un « camion fou ». Il n’y a pas d’attentat à Dortmund mais une « charge qui a explosé ». Les médias utilisent la novlangue, pour nier la réalité.

Portrait piquant

Nouvelle rubrique dans I-Média : Nicolas Faure dresse un portrait d’un journaliste du paysage audiovisuel français. Cette semaine, Yann Moix est passé à la casserole.

Jean-Yves Le Gallou Morale Politique

Jean-Yves Le Gallou : ne pas confondre morale et politique

13/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un entretien au magazine Monde & Vie, Jean-Yves Le Gallou explique qu’il ne faut pas confondre morale et politique, l’un et l’autre appartenant à des champs différents. Extraits de cet entretien avec le président de la fondation Polémia réalisé par l’abbé Guillaume de Tanoüarn.

Monde & Vie avril 2017Monde & Vie : Jean-Yves Le Gallou, l’organisation de l’élection présidentielle vous a amené à réfléchir sur les rapports entre morale et politique…

Jean-Yves Le Gallou : Il s’agit assurément de deux plans différents. Bien sûr j’ai admiré le vieux Romain Cincinnatus, le dictateur choisi pour six mois par ses concitoyens. Six mois, c’était, de par la loi, le temps dont il disposait pour sauver Rome en danger. Il a eu en main tous les pouvoirs et, ensuite, son devoir accompli, il a simplement repris sa charrue sans rien demander à personne. J’ai beau avoir été nourri au lait de l’histoire romaine, j’ai pris conscience qu’il s’agissait d’une vision idéalisée des événements. Et quand bien même des hommes de la trempe de Cincinnatus auraient existé, il faut souligner qu’un tel dévouement au bien public trouvait sa place dans une petite Ville, à une époque où les rapports entre l’argent et le pouvoir (l’un permettant l’autre et l’autre l’un) ne s’étaient pas encore développés dans la Cité aux sept collines.

Si je regarde l’histoire de France, je suis obligé de reconnaître que, du point de vue de l’histoire financière, il est bien difficile de donner un brevet de vertu à qui que ce soit. Mazarin et Colbert sont des corrompus. Richelieu est a priori plus honnête, mais une partie de sa réussite politique repose sur le fait qu’il a produit de l’argent.

Prenons, plus près de nous, Jules Ferry, qui, outre son rôle dans l’élaboration d’un enseignement laïc, gratuit et obligatoire, a aussi construit une partie de l’Empire colonial français : c’est un affairiste, mouillé dans ce qu’on a appelé l’affaire du Tonkin. Ses adversaires à la chambre des députés l’apostrophaient avec le sobriquet de « Ferry-Tonkin ». Quant à Clemenceau, c’est un « chéquard », qui a été pris dans les remous de l’affaire de Panama…

De Gaulle ? Il a utilisé les trop fameux barbouzes et a laissé faire ce que l’on a appelé plus tard le « gaullisme immobilier » (les Sanguinetti, Tomasini et autres) pour financer l’UNR. A propos de de Gaulle, on peut dire qu’il n’y a pas eu d’enrichissement personnel, mais des pratiques financières peu recommandables.

Une campagne ça coûte toujours de l’argent, il faut le trouver ! De ce point de vue, on pourrait dire qu’il n’y a d’hommes politiques vraiment indépendants que les milliardaires : voyez le cas de Trump, qui paie sa campagne sur ses propres fonds.

[…]

Monde & Vie : Et vous-même, d’où vous vient une telle liberté de ton ?

Jean-Yves Le Gallou : Je peux me permettre de tenir ces propos car la politique ne m’a pas enrichi et je n’ai jamais eu avec l’argent de rapports de dépendance qui auraient pu me pousser à dériver.

Mais aujourd’hui, vue la prolifération des lois, il est impossible de rester judiciairement indemne, même en faisant des choix très rigoureux. C’est le cas de répéter avec Péguy que pour avoir les mains pures, il ne faut pas avoir de mains.

Bienvenus dans la post-démocratie, ce Système dans lequel le pouvoir économique, le pouvoir médiatique et le pouvoir judiciaire remplacent le pouvoir des élus. Nous assistons aux derniers moments de la démocratie représentative.

Un entretien à retrouver dans son intégralité
dans le n° 938 de Monde & Vie daté d’avril 2017

Election présidentielle couple Macron

Pourrir, divertir, ahurir : de l’art de truquer une élection présidentielle, par Le Gallou

La campagne présidentielle est prise en étau : doublement prisonnière du Léviathan judiciaire et du Léviathan médiatique. Pour le système dominant, il n’y a pas d’alternance possible : ni au mondialisme, ni au libre échangisme, ni à l’immigrationnisme, ni à la rupture avec les traditions et la déconstruction.

Dans ces conditions, les élections ne sont qu’un simulacre : un simulacre que les oligarchies financières, médiatiques et judiciaires ont choisi de scénariser et de feuillotonniser. En évacuant autant que faire se peut tout débat de fond. Avec une méthode simple : Pourrir, divertir, ahurir.

Pourrir :

Les médias mettent systématiquement en « Une » des affaires à deux balles, à condition qu’elles concernent François Fillon ou Marine Le Pen (pour Macron, des questions à plusieurs millions ou plusieurs… milliards d’euros n’intéressent personne). L’objectif est double : salir et pousser ainsi les électeurs à s’abstenir ou à recourir à des « votes refuges ». Cela tombe bien : les « petits » candidats – Lassalle, Dupont-Aignan, Asselineau ou Arnaud – chassent sur les terres de la France périphérique, la terra incognita du vote Macron.

Election présidentielle peopleDivertir :

Pour Macron, pas question de parler d’affaires (déclarations contradictoires sur son patrimoine, ISF, vente de SFR à Drahi, livraison d’Alstom aux intérêts US) mais on « peopolise ».

Mimi Marchand, spécialiste des people, a rencontré le couple Macron lors d’un dîner organisé par Niel (groupe Le Monde) et sa compagne Delphine Arnault (LVMH, Les EchosLe Parisien). Et elle a pris en charge leur « story telling » : le jeune premier et sa « cougar » font la « Une »  des magazines. Maillot Hawaï, polo et boxer short sur Paris Match. En attendant Gala et les conseils minceur de Brigitte Macron. C’est beau, c’est émouvant et… cela évite de parler de choses sérieuses.

Ahurir et faire frémir :

Comme trois précautions valent mieux qu’une, les médias complètent le dispositif en promettant le chaos économique et social si Marine Le Pen était élue et appellent sans attendre à se rassembler autour du banquier Macron pour « faire barrage ».

Le rejet du Système est tel et la méfiance envers les médias si grande que le succès de leur enfant chéri n’est malgré tout pas assuré. Reste tout de même une question : que pourraient faire de différent Marine Le Pen ou François Fillon sans remettre en cause le pouvoir judiciaire et le pouvoir médiatique qui sont sortis de leur lit ?

Comment rétablir la séparation des pouvoirs ? Montesquieu, reviens !

Comment rétablir la liberté d’expression et retrouver le pluralisme dans les médias ?

On aimerait en entendre davantage, faute de quoi le vote présidentiel risquerait de ne pas changer grand-chose…

Jean-Yves Le Gallou,
président de la Fondation Polémia

Texte repris de Polémia

 

Jean-Yves Le Gallou Morale Politique

Voyage dans la République des juges avec Jean-Yves Le Gallou

22/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Sur TV Libertés, Jean-Yves Le Gallou nous emmène en visite dans les vrais lieux de pouvoir de Paris. En effet, pour le président de la Fondation Polémia, les centres décisionnaires ne sont plus à l’Elysée, à Matignon ou au ministère de l’Intérieur mais dans les palais de Justice, puisqu’aujourd’hui, « l’autorité judiciaire est en train d’accaparer le pouvoir », comme il le confiait récemment à l’hebdomadaire Minute, de sorte que nous vivons dans une véritable « République des juges ».

En fonction du politiquement correct, les juges décident des lois, des décisions administratives ou encore de qui peut être candidat. Tout cela, bien souvent, au mépris de la démocratie. Un phénomène assez ancien et qui ne concerne pas que la France. Ainsi, aux Etats-Unis, le président Donald Trump s’est vu empêché par deux juges de mettre en œuvre sa politique migratoire.

La transmission à l’honneur du colloque annuel de l’Iliade

20/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
1 200 personnes ont assisté au colloque annuel de l’institut de la longue mémoire européenne. Un colloque dédié au thème : « Européens — transmettre ou disparaître ». Pour transmettre des valeurs, il faut d’abord résister à la déconstruction de notre culture. Pour ce faire, Philippe Conrad a rappelé la nécessité des médias de reinformation, citant notamment Radio Courtoisie.

Le focus a ensuite été mis sur l’éducation

François Bousquet a dénoncé l’égalitarisme de l’Education nationale et ses effets délétères sur le niveau d’instruction des élèves français. Une table ronde a mis en évidence l’impasse de l’école républicaine actuelle. Une faillite délibérée.

L’après midi a embrayé sur la « paideia », l’éducation du corps, de l’âme et de l’esprit

Un auditeur de l’Iliade a présenté un film sur le « kalos kagatos », l’homme accompli des Grecs. Une table ronde a ensuite réuni un chef scout, un maître artisan et une spécialiste de la littérature jeunesse. Autant de vecteurs d’éducation.

Par un éloge de l’entreprise, Philippe Christèle a rappelé la nécessité de convertir dans l’action les valeurs et savoirs transmis

Une troisième table ronde a réuni deux « Antigones » pour parler de la transmission féminine. Le rapport particulier des femmes au temps a été souligné, ainsi que la nécessité de résister à la dénaturation par la contraception hormonale.

L’art a également été mis à l’honneur

Thibaud Cassel, auteur d’une anthologie poétique, a superbement déclamé « la mort du loup » d’Alfred de Vigny. Un film de l’Iliade a ensuite mis en scène la fraternité des peuples européens et la renaissance espérée de la civilisation européenne.

Jean Yves Le Gallou a conclu la journée en proposant le recours à la civilisation face au risque du « dernier homme »

Dans l’histoire européenne, il n’y a pas de fatalité, a t il affirmé. C’est aux Européens de puiser dans leurs racines pour construire un nouveau monde sur les ruines de celui qui s’achève. Quoi qu’il advienne, « le temps de l’homme européen reviendra !».
Vous retrouverez les interventions de ce colloque dans le numéro spécial de la revue Livr’arbitres et sur le site de l’institut Iliade.


Jean-Yves Le Gallou anti-FN

Comment les médias effectuent un conditionnement anti-FN

19/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : On sait que la campagne présidentielle est lancée quand mensonge et diabolisation se conjuguent pour faire barrage à Marine Le Pen. C’est donc parti ! Jean-Yves Le Gallou en fait le décryptage dans le n° 143 de son émission I-Média, sur TV Libertés.

01:39 Conditionnement anti-FN dans les médias

Le Front national fait les frais d’une campagne de dénigrement, une de plus. En 2017 comme à chaque fois, les médias s’appliquent à conditionner les électeurs. Pour l’information objective, on repassera ! Quandle scrutin sera terminée…

14:59 Le Zapping d’I-Média

Le journaliste Franz-Olivier Giesbert qualifie le quotidien Le Monde de journal incompréhensible. Il est tiraillé entre la ligne Macron, définie par les propriétaires (Xavier Niel, Pierre Berger) et une rédaction qui roule pour Benoît Hamon.

Quant à France info, la radio d’information en continu du service public, elle diffuse une séquence… d’astrologie sur le candidat des Républicains François Fillon !

25:05 Caricature de Macron, circulez y’a pas de banquier

Caricature de Macron en banquier : la sanction médiatique est unanime. Le dessin est antisémite et fait référence aux « heures les plus sombres de notre histoire ». Mieux, dans le Huffington Post, Fabrice d’Almeida ira jusqu’à affirmer que cette caricature vient sûrement des plus zélés du camp Fillon, c’est-à-dire de la Manif Pour Tous. C’est le point Godwin de la semaine.

33:15 Les tweets de la semaine

Sondage sur le site du Figaro ; quand les internautes répondent « oui » à la question : Etes-vous favorable à la sortie de l’euro ?, le Figaro modifie sa question en « Craignez-vous les conséquences d’une sortie de l’euro », et tant pis pour ceux qui se sont exprimés.

Novlangue dans l’Obs à propos des « soutiens sulfureux » de François Fillon. Charlotte d’Ornellas propose une autre définition du mot « sulfureux » : « De droite, régulièrement en désaccord avec la rédaction du Nouvel Obs ».

37:05 Sevran : décryptage de la contre-enquête du Bondy Blog.

Femmes interdites dans un bar PMU à Sevran, le Bondy Blog publie une contre-enquête. Pour le journal des banlieues, il n’y pas de ségrégation. En fait, la contre-enquête est biaisée et incomplète.

Coqueluche Macron

A quand une journée sans la coqueluche Macron ?, par Michel Geoffroy

[L’autre soir], je voulais regarder la télévision. Horreur : sur trois chaînes généralistes d’information vers 21 heures, il y avait devinez qui ?… Emmanuel Macron ! Sur l’une il parlait de la banlieue avec des jeunes ; sur les autres, il commentait le programme de François Fillon, gorge déployée. C’est simple : on trouve du Macron partout : sur nos télévisions, sur la première page des hebdomadaires, dans les journaux, à la radio, sur nos smartphones. Car il est la coqueluche de nos médias mainstream, dont tout le monde connaît l’objectivité et la sagesse.

On en vient à souhaiter une journée sans Macron, comme il y a des jours sans auto : afin de limiter la pollution.

Le mot coqueluche correspond bien à la réalité, d’ailleurs : une maladie infantile qui se transmet très facilement, par voie aérienne, aux personnes fragiles. Par voie hertzienne donc dans le cas du virus Macron.

La campagne de la coqueluche Macron compense, il est vrai, par son matraquage terroriste le vide abyssal de son programme. L’intéressé n’a-t-il pas affirmé dans le Journal du dimanche que « c’est une erreur de penser que le programme est le cœur » d’une campagne électorale, alors que, selon lui, la politique, c’est « mystique », c’est un « style », une « magie ».

Avec Macron la politique, comme à Disneyland, est en effet magique. Abracadabra !

Macron n’est ni de gauche ni de droite. Mais Abracadabra : toute la gauche, de Robert Hue à Pierre Bergé, se rallie à lui. L’immigration ? Abracadabra : pas de problème puisque « c’est aussi une opportunité économique car ce sont des femmes et des hommes qui ont aussi des qualifications remarquables (2) ». Le chômage ? Abracadabra : « le point-clé c’est de sécuriser la rupture et l’après-rupture », donc, en clair, de faciliter… les licenciements. La durée du travail ? Abracadabra : « Il faut s’adapter aux individus ». Les retraites ? Abracadabra : « Il faut pouvoir moduler selon les individus et les situations ». La sécurité ? Abracadabra : « Je poursuivrai les bonnes décisions de Jean-Jacques Urvoas ». L’Europe ? Abracadabra : « Nous avons besoin de l’Europe parce que l’Europe nous rend plus grands, parce que l’Europe nous fait plus forts ».

L’impunité pour la coqueluche

La coqueluche répand à longueur d’ondes et en toute impunité son enfilage de perles, calculé dans le moindre détail pour ne déplaire à personne, car elle ne craint pas la contradiction. Au contraire, elle l’évite soigneusement.

Pour cette raison la coqueluche n’a pas voulu participer à la primaire de la gauche. De même, la coqueluche ne craint ni les médias ni le parquet financier : personne ne lui posera les questions qui fâchent. Ni sur ses financements, ni sur son patrimoine, ni sur ses impôts, ni sur le prix de ses costumes. Personne ne lui demandera non plus comment elle a pu construire un « mouvement » en si peu de temps. Mais, comme disaient nos ancêtres, « à vaincre sans péril on triomphe sans gloire ».

La coqueluche se répand d’autant plus facilement dans notre quotidien qu’elle se déploie dans un monde aérien et donc hors sol : celui des réunions de banquiers, des médias de propagande, des meetings préfabriqués, du politiquement correct et des sondages bidonnés.

L’hologramme de la superclasse mondiale

La superclasse mondiale, inquiète de la progression de la révolte populaire en Occident et déçue du fiasco « hollandais », misait sur deux candidats pour l’élection présidentielle française de 2017, pour garder la main : à droite Juppé et à gauche Macron.

Juppé tombe à l’eau. Qu’est-ce qui reste ? Macron !

La coqueluche Macron n’est donc qu’un clone, qu’un hologramme politique : l’hologramme de la superclasse mondiale et le dernier espoir des bobos.

Un clone qui promet en effet de ne rien changer à la politique mise en œuvre depuis bientôt 30 ans en France et en Occident, sinon une nouvelle fois de « transformer le pays ». On sait ce que signifie cet appel maladif au changement dans la bouche d’un oligarque…

D’ailleurs qui se ressemble s’assemble. Quels sont les soutiens officiels de Macron ? Le gratin mondialiste d’Alain Minc à Jacques Attali. Voilà qui devrait ouvrir les yeux, s’il en était besoin, sur la signification politique d’une telle candidature.

On ne marche plus !

Dans les meetings de la coqueluche, également organisés dans leurs moindres détails par des sociétés de conseil très bien payées, les caméras complaisantes nous montrent des figurants brandissant une pancarte sur laquelle on peut lire « Je marche », l’air épanoui.

« Lève-toi et marche » : Emmanuel en nouveau Messie en quelque sorte ? Hélas, les communicants qui entourent le clone ignorent manifestement que marcher signifie aussi, dans la langue de la France d’en bas, « se faire avoir ». En d’autres termes suivre En marche ! revient à se faire avoir ou à « marcher dans la combine », pour les plus rusés.

La coqueluche frappe, c’est bien connu, surtout les bébés et les personnes fragiles. La France réelle, elle, ne marche pas.

Michel Geoffroy

Texte paru sur le site de la Fondation Polémia
sous le titre « La coqueluche Macron, ça ne marche plus ! »

Iliade Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou : « Transmettre ou disparaître » – comment lutter contre le Grand Remplacement ?

15/03/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Yves Le Gallou présente le colloque du 18 mars organisé par Iliade, l’Institut pour la longue mémoire européenne. Face à la montée du nihilisme qui favorise l’installation de l’islam en Europe, un « grand ressourcement » est nécessaire. Il doit passer par « un diagnostic critique de toutes les déconstructions », par un encouragement à toutes les formes de transmission et « un changement profond des mentalités ».



“Transmettre ou disparaître” : comment lutter… par bvoltaire

François Fillon Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou décrypte la défaite des médias contre François Fillon

10/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : François Fillon est le personnage principal de cette dernière édition d’i-Média, l’émission hebdomadaire de décryptage des médias par Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés, qui analyse longuement le lynchage médiatique dont le candidat a fait l’objet, et qui avait pour but de le contraindre à se retirer.

01:14 Trocadéro – Fillon : victoire par K-O Fillon allait-il laisser la place à Juppé ? Les médias n’en démordent pas : le candidat des Républicains est isolé et les 40 000 militants place du Trocadéro ne leur font toujours pas voir la réalité.

Sur le plateau de France 2, le soir de la manifestation, alors que François Fillon démontre avec force le soutien de la base militante, Laurent Delahousse interroge à nouveau le candidat des républicains sur la possibilité du retrait de sa candidature.

19:31 Le zapping d’I-Média. RCF fait dans le point Godwin : Rudy Blanchard, l’animateur d’une émission musicale sur la radio chrétienne déclarera à propos du Front national : « Faites attention, avant d’être bleu marine, les chemises étaient marron »…

Dans 28 Minutes sur Arte, quand, Julie Graziani parle de trisomie 21 et dénonce une discrimination, évoquant même un « racisme chromosomique », la réaction des journalistes est unanime : vous ne pouvez pas dire cela.

29:11 Fillon, Macron – Temps de parole dans les médias. Débat présidentiel : le CSA tire la sonnette d’alarme sur le déséquilibre du temps de parole. Le temps à l’antenne toujours compté de manière quantitative et non qualitative : alors que Marine Le Pen et François Fillon occupent leur temps d’antenne à se défendre contre les attaques médiatiques, aucune affaire n’est publiée sur le candidat d’En Marche !, qui peut exposer tranquillement son « programme ».

37:23 Les tweets de la semaine. « Athènes va (enfin) accueillir sa première mosquée », c’est le titre d’un article du Figaro. Le titre neutre pour ce type d’information devrait être : « Une mosquée va être construite à Athènes ». Entre le mot « accueillir » et « « enfin », le Figaro prouve son manque d’objectivité.

42:25 Troadec : dans la famille des coupables, je demande le fils. Meurtre de la famille Troadec à Orvault : quand la police soupçonne le fils Sébastien, la presse le désigne comme coupable. Les médias vont passer au peigne fin la vie de Sébastien. Il faut prouver sa culpabilité : casier judiciaires, amis réseaux sociaux, tout est interrogé. Dans cette histoire morbide, les médias n’ont qu’un désir : trouver un nouveau Dupont de Ligonnès.

Iliade Le Gallou

Le Grand Effacement prépare le Grand Remplacement, par Jean-Yves Le Gallou

Les peuples d’Europe sont doublement menacés : par l’expansion islamique et par le nihilisme de leurs élites qui prépare leur soumission. Le Grand Effacement de leur mémoire ouvre la voie au Grand Remplacement démographique et civilisationnel. Transmettre ou disparaître, telle est l’alternative posée par le prochain colloque de l’Institut Iliade, qui aura lieu le samedi 18 mars à Paris. Jean-Yves Le Gallou le présente.

Iliade colloque Le GallouLongtemps les questions économiques ont été au cœur des débats politiques. Ce n’est plus le cas : les préoccupations identitaires prennent désormais le premier pas.

La notion de « politique de civilisation » a même fait son apparition dans les discours politiques : en Hongrie avec Victor Orban, aux Pays-Bas avec Geert Wilders, aux Etats-Unis avec Donald Trump, en France chez Marine et Marion Le Pen ainsi que chez François Fillon.

Car ce qui est en question c’est la civilisation, notre civilisation, la civilisation européenne et chrétienne.

Une civilisation doublement mise en cause :

– D’abord, par l’implantation sur son sol d’une civilisation profondément étrangère : la conception islamique du monde dont le socle est la soumission, non la liberté, l’abaissement de la femme, non son respect, l’interdiction de la représentation de la figure humaine, non son incarnation, la domination des uns sur les autres, non la réciprocité des échanges. Des points de vue radicalement incompatibles ;

– Ensuite, par le nihilisme contemporain, par le poids donné aux déconstructeurs de l’identité : d’origine et de sexe, de culture et de religion, de filiation et de famille. Un nihilisme contemporain qui règne en maître à l’Education nationale et dans les médias audiovisuels :

  • Education nationale qui a cessé de transmettre la connaissance de l’histoire et des règles de la langue française et qui n’enseigne plus les règles de la politesse ;
  • Médias audiovisuels où règnent en maîtres des histrions, tournant toutes les valeurs traditionnelles en dérision, et incarnant à la perfection le « dernier homme » de Nietzsche : « Je suis l’esprit qui nie tout. »

Cette rupture de la transmission est la cause majeure du malaise européen et du malaise français. Elle prépare la disparition du monde européen. Le Grand Effacement prépare le Grand Remplacement. Le Grand Remplacement démographique et civilisationnel.

Ce n’est pas le nihilisme qui permettra de bloquer la progression d’une religion guerrière et conquérante. C’est le retour aux sources !

Transmettre ou disparaître, tel est le thème du troisième Colloque de l’Institut Iliade qui se tiendra le 18 mars, à Paris, à la Maison de la chimie.

Un colloque qui puise dans le passé les racines du futur, qui pense la transmission comme une force révolutionnaire et qui réfléchira à l’élaboration d’un récit civilisationnel européen.

Un colloque qui dépassera les ratiocinations sur le retour à « l’école de Jules Ferry » et s’intéressera à toutes les formes de transmission : dans le retour aux humanités, dans les écoles indépendantes et les mouvements de scouts, dans l’entreprise et par le travail de la main, dans la famille aussi.

Le passé ne reviendra pas mais c’est en puisant dans leur longue mémoire que les Européens reprendront la maîtrise de leur destin. En mariant imagination et tradition.

Jean-Yves Le Gallou
cofondateur de l’institut Iliade

Réservez vos places pour le colloque de l’Institut Iliade ici.

Dictature médiatico-judiciaire

A bas la dictature médiatico-judiciaire !, par Jean-Yves Le Gallou

La démocratie suppose trois conditions : la liberté d’expression, la séparation des pouvoirs, la protection des élus par des immunités parlementaires. Aucune de ces conditions n’est plus remplie en France.

1) La liberté d’expression est bafouée.

Alors que la loi pénale doit être d’interprétation stricte, les juges font une exégèse large de la loi Pleven contre le « racisme ». Résultat : de plus en plus d’hommes politiques, de blogueurs et d’intellectuels – Renaud Camus, Eric Zemmour, par exemple – se retrouvent poursuivis puis condamnés en correctionnelle pour délit d’opinion. Il est possible (et c’est bien) d’affirmer que « l’immigration est une chance pour la France » et « l’islam une religion de paix », mais il est interdit de tenter de démontrer l’inverse. Or, sans libre débat, il n’y a ni approche possible de la vérité ni démocratie. Car la démocratie suppose l’information pluraliste des électeurs.

2) Le pouvoir judiciaire a accaparé le pouvoir législatif et exécutif.

Dans de nombreux domaines comme le droit et le séjour des étrangers – même irréguliers – ou l’accès à la nationalité, ce sont les juges qui légifèrent et décident. Ils opèrent ce coup d’Etat en interprétant des textes généraux et des conventions internationales (droits de l’homme, droits de l’enfant, réfugiés) sous l’angle politiquement correct.

La Cour européenne des droits de l’homme, le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat et la Cour de cassation définissent la politique d’immigration à la place du peuple et de ses représentants.

3) La justice intervient désormais dans le processus de désignation des élus.

Les immunités parlementaires avaient pour but de garantir les élus contre l’arbitraire. Elles assuraient leurs libertés. Elles ne pouvaient être levées que pour des crimes ou des délits graves d’ordre privé sans rapport avec leur activité politique. Les immunités parlementaires ont progressivement disparu et leur disparition a sapé la base de la démocratie représentative. Résultat : l’élection présidentielle, au lieu de porter sur les sujets essentiels (souveraineté, identité, sécurité, indépendance), est polluée par des feuilletons judiciaires dérisoires.

Il ne devrait pas y avoir besoin d’être mariniste pour s’indigner des persécutions subies par le Front national sur l’emploi de ses assistants parlementaires européens ; pas davantage pour condamner les poursuites menées contre Marine Le Pen au motif qu’elle a publié sur son compte Twitter des images qui ont déplu au pouvoir. Ce qui est au cœur de la liberté de l’élu.

Il ne devrait pas y avoir davantage besoin d’être fillonniste pour s’indigner d’une convocation des juges « aux fins de mise en examen » d’un candidat à l’élection présidentielle deux jours avant la fin du dépôt des candidatures ! Chaque courant politique doit pouvoir concourir.

Imagine-t-on un seul instant ce qu’on dirait si, lors d’élections en Russie, les deux principaux opposants au pouvoir et leurs proches étaient convoqués tous les deux jours par la police et les juges ? Eh bien, c’est ce qui se passe en France !

Magistrats et journalistes se font la courte échelle. Les médias louent les jugements et les actions politiquement corrects des juges. Les juges apportent à manger aux médias en feuilletonisant les « affaires ». Pour le grand malheur du peuple qui se voit priver de la liberté d’être informé, de la possibilité de décider à travers ses représentants, et même de les choisir librement.

A bas la dictature médiatico-judiciaire !

Jean-Yves Le Gallou
président de la Fondation Polémia

Tribune libre reprise de Boulevard Voltaire

Le Gallou à I-Média : Docteur Meklat, Mister Deschamp, la chute d’une icône

24/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Mehdi Meklat est le héros, si l’on peut dire, de cette dernière édition d’i-Média, l’émission hebdomadaire de décryptage des médias par Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés.

Meklat01:21 Docteur Meklat, Mister Deschamp, la chute d’une icône
Quand l’icône des banlieues montre son vrai visage. Le “rebelle” du système Mehdi Meklat, journaliste pour le site d’information Bondy Blog, s’est fait prendre la main dans le tweet. L’individu a été rattrapé par son passé : Tweets anti-français, attaque contre les homosexuels et les juifs, le trublion banlieusard était finalement bien loin de l’image qu’on lui prêtait. Des soutiens sont venus à son secours : Pascale Clark, Christiane Taubira, Claude Askolovitch…. Quand une icône des banlieues tombe, c’est la machine médiatico-bobo qui s’enraye.

18:27 Le zapping d’I-Média
« Faisons un cauchemar ensemble, imaginons que la pensée dominante est désormais détenue par les aboyeurs d’aujourd’hui, ceux qui tirent gloire d’avoir un prénom français […], les trumpistes casaniers du dimanche… » : c’est le lancement ubuesque de l’entretien de Gauthier Rybinsky sur France 24. France 24, la chaine censée représenter la France à l’étranger.

Sur France Inter, Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron accuse Russia Today (RT) et Sputnik News d’avoir relayé de fausses informations sur Macron. Manque de chance, la source de ces informations relayées n’était autre que le site « Le Vent se lève », un site d’extrême gauche qui combat la réinformation.

28:00 Médias / Trump, la séquence Suédoise
« Trump invente un attentat en Suède ! » : c’est le titre du journal le Monde du dimanche 19 février. Le hic ? Le président américain n’a pas prononcé le mot attentat dans son discours. Quand les médias font du « fake news » et inventent l’utilisation d’un mot pour servir leur propagande.

34:10 Les tweets de la semaine
Marine Le Pen refuse de se voiler au Liban ? La presse condamne le geste. A Rome fait comme les Romains. Michèle Obama refuse de se voiler en Arabie saoudite ? Approbation générale de la presse. C’est la triste illustration du deux poids, deux mesures.

38:53 « Viol » de Théo Partout, agression de Marin nulle part
Affaire Théo : Les médias s’emballent encore et toujours. Pour les médias, le viol est le fait incriminé. Une presse qui reste aveugle sur le rapport de l’IGPN (Inspection générale de la Police nationale) qui qualifie l’acte de « violence volontaire », conclusion du constat évident « du caractère non intentionnel du geste du fonctionnaire ».
L’affaire Théo cache l’acte courageux de Marin, un jeune Lyonnais battu pour avoir voulu défendre un couple qui s’embrassait. Marin qui sort handicapé après 6 mois de coma.

Jean-Yves Le Gallou anti-FN

Jean-Yves Le Gallou aux journalistes : « Et si vous redécouvriez le pluralisme ? »

Il y a une crise de confiance profonde entre les médias et l’opinion. Les journalistes les plus lucides s’en préoccupent. Mais sont–ils prêts à adopter les mesures qui s’imposent pour reconquérir la considération des Français ? Jean-Yves Le Gallou leur donne un conseil sans détours : redécouvrez le pluralisme !

Journalistes pluralismeBeaucoup de journalistes sont malheureux. Ils ont l’impression – plutôt juste, d’ailleurs – d’appartenir à une profession détestée. Les plus sots ont décidé de s’en prendre à la réinfosphère, aux médias alternatifs et aux réseaux sociaux qui leur ont fait perdre le monopole de l’information. Au lieu de se remettre en question, ils réagissent comme des chauffeurs de taxi furieux de la concurrence d’Uber et des chauffeurs privés. C’est stupide. Ce n’est pas en labellisant les sites des médias officiels de pastilles vertes qu’on les crédibilise : bien au contraire ! A la fin de l’Union soviétique, la Pravda arborait la pastille verte pendant que les auteurs des samizdats étaient marqués au fer rouge. Cela n’a pas suffi à sauver le régime communiste.

Les journalistes les plus lucides devraient, eux, s’interroger sur la manière dont la majorité de leurs confrères exercent leur profession à coups de moraline : en prétendant dire le « bien », au lieu de chercher à découvrir le vrai, à décrire les faits.

Ce qui manque aux médias c’est le pluralisme. Pluralisme intellectuel et pluralisme politique.

Il y a quelques années encore, il était possible de regarder ou d’écouter Zemmour, Ménard ou Taddei. Ils ont été chassés ou marginalisés. Qui plus est à la suite de campagnes de presse montées par des gentils « confrères » ! Ménard et Zemmour pourchassés par le soviet d’i-télé. La tête de Zemmour menacée par le SNJ au Figaro. Tous les Français qui suivaient ces journalistes en ont tiré les conséquences. Et sont partis voir ailleurs… sur Internet !

Certes, il y a encore des débats dans les médias officiels, mais uniquement dans l’entre-soi. Dans l’entre-soi de gens qui partagent les mêmes convictions : mondialistes, libre-échangistes, immigrationnistes, islamophiles et déconstructionnistes.

Yann Barthès

Yann Barthès, journaliste, animateur et producteur de télévision – bonimenteur de talent.

Les « experts » invités à s’exprimer pensent tous la même chose. C’est bien qu’il y ait des gens pour prétendre que l’immigration est une chance pour la France, l’islam une religion de paix et que la mondialisation est heureuse. Mais à une condition : que l’opinion adverse ait aussi droit de parole. Car dans la pensée européenne il ne peut y avoir d’approche de la vérité et de la réalité que dans la libre confrontation des points de vue.

C’est pour cela que les débats contradictoires sont absolument essentiels. Mais certains intellectuels soliloquent chaque semaine pendant que d’autres ne sont jamais invités. Pourtant, qui oserait affirmer qu’Alain de Benoist, Renaud Camus, Richard Millet, Jacques Sapir, Hervé Juvin, Bernard Lugan, Christophe Geffroy et tant d’autres n’auraient rien d’intéressant à dire ?

Ce nécessaire pluralisme vaut aussi pour les reportages qui doivent apporter l’éclairage de différents points de vue sur un même sujet : gouvernement et manifestants, partie civile et défense dans les procès, intellectuels de gauche et de… droite.

C’est encore plus vrai sur les questions internationales : nous avons besoin de connaître l’optique de Clinton, celle des « rebelles syriens » ou du gouvernement ukrainien. Mais une présentation équitable de la façon de penser de Trump, Poutine ou Assad serait aussi bienvenue !

Dans la campagne présidentielle qui s’annonce, il faudrait aussi un vrai pluralisme de la part des intervieweurs : que certaines questions viennent du point de vue politiquement correct ou de gauche, c’est bien, et même très bien ; à condition que d’autres interpellations viennent d’ailleurs et soient anglées d’un point de vue conservateur, catholique, national ou identitaire.

Vous le voyez, tous mes conseils tournent autour d’un vieux fond de sagesse paysanne : « Qui n’entend qu’une cloche n’a qu’un son ! »

Cela irrite de plus en plus de Français, de contribuables, oserais-je dire : 2,5 milliards de subventions publiques pour la presse écrite, 3,5 milliards pour l’audiovisuel public, sans parler du coûteux CSA qui ne garantit en rien la diversité des chaînes de radios et de télévisions hertziennes ou numériques et qui, par là-même, ne remplit pas sa mission.

Ne soyez donc pas étonnés que la pétition du Collectif des usagers du service public de l’audiovisuel rencontre un grand succès.

Je me dois d’appeler votre attention sur un dernier point : certains de vos confrères nuisent gravement par leur comportement à l’ensemble de la profession. C’est ce que j’appelle le syndrome ABC.

Apathie LivreA comme Apathie. A comme arrogance vis-à-vis des hommes politiques (qui sont tout de même les représentants du peuple en démocratie…) et vis-à-vis du peuple lui-même.

B comme Barthes. B comme bobard et boniment sur fond de provocation et de manipulation.

C comme Cohen. C comme censure des « esprits malades », c’est-à-dire de ceux qui ne pensent pas bien. Car « la liberté de pensée (sic) il y a des lois qui la règlementent », dixit le patron de la matinale de France Inter !

Chers journalistes, si vous voulez reconquérir l’estime du public, il va vous falloir du courage.

Du courage pour résister à l’omniprésence de la patrouille du terrorisme intellectuel.

Du courage aussi pour dénoncer la double tyrannie qui s’exerce sur vous : celle des syndicats et des minorités engagées qui vous contrôlent et celle des milliardaires qui vous payent.

Du courage enfin pour vous réformer avant que le législateur ne soit contraint d’intervenir « pour garantir les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation », comme l’article 4 de la Constitution lui en fait l’obligation.

Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou, ENA, inspecteur général de l’administration (ER), ancien député européen est le président de Polémia. Essayiste il a publié de nombreux ouvrages dont La Tyrannie médiatique et Immigration : la catastrophe, que faire ?. Jean-Yves Le Gallou présente chaque semaine sur TVlibertés i-média, émission d’analyse critique des médias.

Article paru sur le site de Polemia.

Bobards d’Or : quand la réinformation dérange

Source : Polemia – “Bobards d’Or : quand la réinformation dérange”

Effusion, applaudissements enjôleurs, en ce 6 février 2017. Sous les élégantes loges du théâtre Marie Bell, le public a tranché : au terme d’une soirée à laquelle il a fait honneur, il a couronné l’équipe de Yann Barthès du Bobard d’Or de l’année !

Le choix fut cornélien et les concurrents des rivaux de taille. Mais décidément, la balade d’Hugo Clément dans Molenbeek, ce paradis du multiculturalisme où il fait bon vivre, aura ravi la victoire. Réagissant aux sombres propos d’un Donald Trump trop prompt à dénoncer en ce quartier belge une zone de non-droit dans laquelle les forces de l’ordre n’osent plus paraître, le journaliste de l’équipe de Yann Barthès (Le Petit Journal) aura omis de mentionner l’état de siège dans lequel se trouvait plongé Molenbeek au lendemain des attentats du 13 novembre… Si l’ex équipe de Canal + (aujourd’hui partie chez Quotidien) n’est pas venue chercher sa récompense, Jacques Pezet (Désintox, Libération) a déploré, au détour d’un tweet, de ne pas pouvoir venir chercher une quelconque distinction à l’issue de la soirée. Le Bobard d’argent a, quant à lui, échu à Alain Marschall, qui avait, sur BFMTV, affublé le terroriste à l’origine du carnage de Nice d’un déséquilibre mental douteux et prétendu que l’attentat d’Orlando, pourtant revendiqué par l’Etat islamique, n’était pas islamique… Enfin, c’est Guillaume Auda, l’ancien journaliste d’i>Télé, parti raconter ses mensonges sur France 2, qui a remporté le Bobard de bronze, pour des tweets affabulateurs sur de pseudo-soutiens de Donald Trump (des activistes noirs déguisés en membres du Ku-Klux-Klan…).

Les décodeurs à l’assaut de la cérémonie

Dans les loges, les journalistes de TV5, du Monde et de Marianne se font discrets : si Aurélien Colly (Radio France) semble avoir rapidement déserté les lieux, d’autres assistent vaillamment à la cérémonie. Sourire figé, certains attendent patiemment la fin de la soirée pour interroger une assistance dont on salive à l’avance les « dérapages ». D’autres n’auront pas leur tempérance. À l’instar de Guillaume Meurice, « l’humoriste » de France Inter, plus pressé de déguster une bière au bar que de saisir les ressorts à l’origine de ce que sa bande de petits copains « décodent » toute la journée. L’homme est sans préjugés : les « réunions d’extrême droite » de ce type, ça le connaît ! Alors à quoi bon tenter de saisir, de comprendre la raison pour laquelle, pour la huitième année consécutive, c’est une salle comble et de francs éclats de rire qui accueillent cette cérémonie ; de saisir pourquoi, huit ans durant, les organisateurs des Bobards d’Or n’ont jamais reçu de plaintes à l’issue des dénonciations faites à l’encontre d’une sphère médiatique qui s’est érigée seule détentrice d’une pensée conformiste, au gré des accents supposés « humanistes » de ses chroniques. Le lendemain, Guillaume rate salement sa chronique ; plus fasciné par la binouze que par la critique qui lui est adressée, le chroniqueur aura eu quelques difficultés à retracer le déroulement de la cérémonie… Mais, courageux, il mijotera des heures durant dehors, son manque d’intérêt pour la cérémonie lui ayant valu, après de nombreux allers-retours au bar, d’être remercié. Un courage salué, par la présentatrice de la matinale de France Inter : « Merci, Guillaume, des risques que vous prenez ». A n’en pas douter, sélectionner trois anecdotes d’une soirée qu’on n’a daigné honorer de plus de quelques minutes de présence, ça c’est de la prise de risque !

Qu’ils fussent grossiers (comme Meurice) ou plus curieux, les journalistes des grandes plateformes subventionnées auront, quoi qu’il en soit, honoré la cérémonie de leur présence. Le Décodex, la Désintox, la chasse aux « fake news », c’est « tendance » ! En créant ces armes contre la réinformation, la grande presse ne fait pourtant que conforter celle-ci dans la certitude que l’information dispensée par l’oligarchie, tantôt tronquée, tantôt censurée, en permanence orientée, a fait son temps.
Une presse obèse

Avec 2,3 milliards de subventions, les subsides octroyés à la presse représentent 30% du chiffre d’affaires de ce milieu… « Contre une moyenne européenne de 2% », souligne Benjamin Dormann. Au cours d’une démonstration solidement argumentée, l’auteur d’Ils ont acheté la presse (éditions Jean Picollec) a fait remarquer au public le véritable gouffre économique qu’incarne aujourd’hui la grande presse. « Aux mains de sept des onze plus gros milliardaires français, comment les grands titres des médias de l’oligarchie ne pourraient être influencés par leurs investisseurs et propriétaires ? », s’interroge encore l’ancien journaliste. Une problématique qui ne semble pas poser de cas de conscience au multimilliardaire Xaviel Niel, notamment actionnaire d’Atlantico, qui soulignait récemment « Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard, et ensuite ils me foutent la paix ».

Conclusion

« Cette cérémonie vient à nouveau de le démontrer : la presse écrite subventionnée et les radios et télévisions autorisées à émettre ne sont pas des médias d’information mais des médias de propagande », conclura justement Jean-Yves le Gallou au terme de la soirée. Pour autant, face à cet état de fait, il n’est pas de désespoir permis. Car, cette année, les victoires de la réinformation ont été nombreuses : de la discréditation d’« Ali » Juppé à l’annulation du concert de Black M à Verdun, les dynamiques impulsées par les réseaux sociaux sont la preuve que le pays réel a trouvé ce canal d’expression qui lui permettra demain de faire triompher l’information factuelle sur la soupe idéologique servie dans les mangeoires quotidiennes de la presse subventionnée. « Rira bien qui rira le dernier »…

Jean-Yves Le Gallou anti-FN

Jean-Yves Le Gallou part à l’assaut du Décodex du « Monde »

10/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Au programme de ce 138e numéro de I-Média, une émission présentée par Jean-Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp sur TV Libertés : Décodex du Monde : la mise à l’index ; la Presse Baylet sans indépendance ; Le Zapping d’I-Média ; La Dépêche, Midi Libre, l’Indépendant : la Presse Baylet sans indépendance ; Les tweets d’I-Média ; Yann Barthès et Hugo Clément, bobardeurs de l’année.

01:30 Décodex du Monde : la mise à l’index.

Le Monde ressuscite l’index : Décodex, la base de données qui indique les « bons » sites d’information. Vert, orange, rouge, le monde prétend classer les sites d’information en fonction de la véracité de l’information publiée. Mais en réalité, ce « label » est d’abord défini par une lecture politique et idéologique. Elisabeth Lévy souligne dans Causeur que le site fdesouche, est classé en orange alors qu’il ne publie que des informations puisées dans des médias classés en vert. Bienvenue dans l’internet certifié Le Monde.

20:55 Le Zapping d’I-Média

Emballement dans l’affaire d’Aulnay-sous-Bois. Le couperet médiatique est tombé avant le prononcé de la justice : Théo a été violé, et les policiers sont coupables. Le 9 février, l’Inspection générale de la Police nationale, l’IGPN, publie ses premières conclusions : il n’y a pas de viol.

29:07 La Dépêche, Midi Libre, l’Indépendant : la presse Baylet sans indépendance !

Inversion accusatoire dans la presse Baylet : quand la socialiste Carole Delga arrache un micro à un élu au conseil régional d’Occitanie, on accuse le Front national de provoquer un incident. Le Midi libre va même encore plus loin : Carole Delga n’a pas arraché de micro, mais « tenté en vain de faire stopper les élus frontistes ». Quant au Front national, il a obtenu « ce qu’il souhaitait : un coup d’éclat ». Dans le Midi, Baylet tient sa presse en laisse.

36:09 Les tweets d’I-Média

Et de 20 ! En un an, Emmanuel Macron a fait 20 unes d’hebdomadaire : Paris Match, le Point, l’Obs, l’Express, Challenge. Quand la presse se mute en marchand d’un seul et unique candidat.

39:27 Yann Barthès et Hugo Clément, bobardeurs de l’année

Yann Barthès et Hugo Clément sont les grands vainqueurs des 8e Bobards d’or. Retour sur la cérémonie qui dénonce les mensonges médiatiques.

Charlotte d'Ornellas 2

Charlotte d’Ornellas : « J’ai choisi de travailler avec ceux qui acceptent ma liberté »

02/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Charlotte d’Ornellas est journaliste indépendant. Pilier de Boulevard Voltaire, elle interviendra à la Cérémonie des Bobards d’Or, le 6 février prochain. Elle présentera, à l’issue de ce rendez-vous incontournable de la réinformation organisé depuis 2012 par la fondation Polémia, un des six bobards que les internautes auront choisis et qui seront « récompensés » par un trophée. Elle répond aux questions de Novopress.

Charlotte d'OrnellasNovopress : Boulevard Voltaire, TV Libertés, Radio Courtoisie, etc. Difficile de citer toutes les plateformes médiatiques qualifiées de sites de réinformation auxquelles vous contribuez. Vous êtes issue d’une école de journalisme, comment se fait-il que vous ayez choisi cette voie ? 

Charlotte d’Ornellas : J’ai essayé de faire mon travail le plus honnêtement possible, tout en refusant la « neutralité » qu’il est en réalité impossible d’avoir lorsque l’on est journaliste. On a forcément un vote, une idée sur les choses, un regard sur le monde, une affection pour tel plus que pour tel autre, une éducation, des causes auxquelles on tient… En clair, certains engagements – et je pense notamment à ma foi – dépasseront toujours mon travail dans l’ordre des priorités. Une fois que cela est clair pour moi comme pour mes lecteurs, cela ne m’empêche pas d’être objective sur ce que je vois, entends et rapporte, même si cela ne correspond pas toujours à ce que j’aimerais voir, entendre et rapporter.

J’ai choisi de travailler avec tous ceux qui acceptaient cette liberté de ma part et la respectaient dans mon travail, rien de plus.

Bobards d'Or Statuette 2Novopress : L’Obs avait produit en 2012 un dossier sur la « galaxie des nouveaux fachos », où étaient présentés plusieurs médias auxquels vous collaborez régulièrement. Peut-on y voir le signe que les grands médias ne disposent plus de la primauté de l’information ? 

Charlotte d’Ornellas : Ces étiquetages sont surtout grotesques. En réalité, il serait nettement plus intéressant de se pencher honnêtement sur les raisons du succès des médias dits « alternatifs », qui attirent toujours plus malgré de moindres moyens. On ne peut déplorer la crise de la presse sans reconnaître qu’elle n’est pas qu’économique : si les lecteurs ne lisaient pas trop souvent l’inverse de ce qu’ils vivent ou voient quotidiennement, ils feraient évidemment l’effort d’acheter un journal bien ficelé et nettement plus agréable à parcourir que n’importe quel site internet.

Il y a une primauté de l’information détenue par les médias subventionnés, c’est évident. Mais la presse alternative a le mérite immense de jouer les poils à gratter et de forcer l’accession à la vérité, ou plus simplement encore à la réalité. C’est ce qui fait son succès. 

Elle détient par ailleurs un atout majeur pour son développement : contrairement à trop de médias, elle est dépendante financièrement de son lectorat. C’est un garde-fou salutaire : on ne peut se permettre de raconter n’importe quoi sous peine de voir partir les lecteurs, et donc ses raisons pratiques d’existence.

Famille AntigonesNovopress : Dernier combat en date du gouvernement : limiter la liberté d’expression des sites et plateformes (« tout moyen », selon les termes de la proposition de loi « visant à renforcer le délit d’entrave à l’IVG ») favorables à des solutions alternatives à l’avortement. Durant le débat, les parlementaires soutenant le texte ont souligné qu’il était légitime de limiter la liberté d’expression au sens où celle-ci pouvait attenter à la santé de la femme. Qu’en pensez-vous ? Le gouvernement joue-t-il son rôle en souhaitant fermer toute officine de « désinformation » vis-à-vis de l’avortement ?

Charlotte d’Ornellas : Il est absolument grotesque de croire que la motivation tient dans la volonté de stopper toute « désinformation ». Internet est un repère d’informations comme de désinformation sur tous les sujets et à moins de devenir la Chine, il est difficile de le contrôler.

Or cette volonté gouvernementale se porte précisément sur l’avortement (ils sont plus mous sur d’autres sujets, se contentant de déléguer les poursuites judiciaires extrêmement contraignantes, sans pour autant interdire l’existence même du site), et cela n’a rien d’étonnant. L’avortement est devenu un sujet – voire le sujet – de crispation idéologique par excellence. Il suffit d’entendre le ministre Laurent Rossignol expliquer dans l’hémicycle que « l’avortement ne met pas un terme à une vie ». On peut penser ce que l’on veut de cette vie, lui accorder moins d’importance qu’à une autre, elle n’en reste pas moins une vie et il s’agit là d’un constat biologique et non d’une opinion ou d’un avis sur le sujet.

C’est donc un délit d’entrave à la description de la réalité qui a été voté, et encore une fois, cet argument du ministre le prouve parfaitement.

Le fait que la santé des femmes soit avancée comme motivation est particulièrement détestable puisque les sites alternatifs sont précisément en constante explosion en raison de la demande de ces femmes pour une information plus précise. Il est impossible, par exemple, de savoir ce qu’est un avortement, sur le site du gouvernement. On comprend en effet que la description même de l’acte puisse être dissuasive, mais c’est la réalité… que personne ne semble vouloir assumer.

Le sujet est extrêmement délicat et le mensonge par action ou par omission est une solution bien confortable. Mais le mensonge, surtout en de telles proportions, n’a jamais protégé la santé de qui que ce soit.

Ce délit d’entrave est quasiment passé inaperçu parce que le matraquage dure depuis longtemps. Mais il existe une jeunesse qui s’est mobilisée, issue d’une génération pour qui l’avortement devrait être une évidence. Ce n’est certes pas une majorité, mais c’est une minorité déterminée qui cherche juste la vérité. Et c’est souvent une jeunesse engagée dans des plateformes d’écoute. On en pense ce que l’on veut, mais ils sont précisément au service des femmes qui se posent des questions. Or nous trouvons des témoignages de femmes trompées, abusées, voire forcées par le Planning Familial, on n’en trouve pas de femmes qui ont été obligées de garder leur enfant par tel ou tel militant pro-vie.

La liberté n’est pas forcément chez ceux qui crient son nom le plus fort et tout le monde devrait s’inquiéter d’une telle mainmise gouvernementale sur une source d’information, quelle qu’elle soit d’ailleurs.

Bobards d'Or LogoNovopress : Existe-t-il à votre sens deux camps distincts, « médias de réinformation » contre « médias de propagande », comme le souligne le thème de la cérémonie des Bobards d’Or qui aura lieu le 6 février et à laquelle vous avez une nouvelle fois accepté de participer ? 

Charlotte d’Ornellas : Je ne voudrais pas que cette opposition laisse entendre que nous nous définissons par rapport à ces médias. Je préfère dire que je fais exactement le même travail qu’eux, et de fait j’interroge, je regarde, je visite, j’écoute et je retranscris, mais avec une plus grande liberté, sans avoir peur de telle ou telle réalité. Alors oui, c’est vrai, après des décennies d’exclusivité pour les « grands » médias, notre travail devient souvent de la « réinformation ».

Je regrette surtout que trop de journalistes ne fassent aujourd’hui plus leur travail en réalité : ils ne vont que trop peu sur le terrain, refusent d’écouter certaines personnes et se croient obligées de commenter toute information qu’ils livrent… C’est abrutissant d’une part, et toujours plus éloigné de la réalité par la force des choses. Alors forcément, le fruit de notre travail est différent, mais non moins journalistique.

Novopress : Les candidats pour les Bobards d’Or de cette année se sont montrés particulièrement actifs dans leur travail de désinformation : abonnés à la minoration des chiffres des manifestations qui leur déplaisent, aux mauvais calcul d’âge des immigrés clandestins, qui passent de l’âge mûr à la minorité, etc. Quelle est selon vous la désinformation comportant le plus de conséquences dramatiques sur la Cité à laquelle s’adonnent aujourd’hui les médias de masse ? 

Charlotte d’Ornellas : Cette question est particulièrement difficile parce que les mensonges n’ont pas les mêmes conséquences puisqu’ils concernent des ordres différents. Il est évident que l’aveuglement actif ou passif sur les conséquences de l’immigration massive a conduit à des drames insupportables ces dernières années et que les centaines de familles endeuillées me poussent à dire que le refus de tout esprit critique sur la question est le plus dramatique. 

Mais les questions qui ont particulièrement animé ce dernier quinquennat, à savoir les questions « sociétales », sont pour moi particulièrement graves dans la dislocation de ce qu’il reste de notre pays. Il est impossible d’affaiblir consciencieusement la famille et de s’étonner que le pays n’existe plus, pour ne prendre qu’un exemple.

Et puis il y a mes tropismes personnels… La désinformation qui m’a le plus frappée est celle qui a touché la Syrie évidemment, précisément parce qu’il était réellement lunaire d’être sur place et de lire ce qui était écrit dans les journaux français. Les conséquences se retrouvent elles aussi au Bataclan, même si le conflit syrien n’est pas directement lié au quotidien des Français.

C’est un ensemble en réalité, et ce qui frappe le plus – encore une fois – est l’absence totale de liberté dans le regard et dans la production. Or la disparition de la liberté n’est jamais une bonne nouvelle…

Bobards d'Or Affiche

Macron

Jean-Yves Le Gallou : « Macron n’a pas de programme mais il est programmé »

Monde et Vie Macron Le Gallou01/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un long entretien au magazine Monde & Vie, Jean-Yves Le Gallou analyse le « phénomène Macron », cette percée sondagière, qui reste à confirmer, d’un homme sans programme mais dont il explique qu’il est « programmé » :

« Macron n’a pas de programme, mais il a mieux : des formules qui sont tout sauf spontanées car elles sont issues, si basiques soient-elles souvent, des méthodes de stratégie et d’analyse politique qu’une petite start-up française est allé chercher aux États-Unis. C’est la politique par algorithmes. »

Le président de la fondation Polémia se livre également à une comparaison insolite entre l’attitude d’Emmanuel Macron et celle de Marine Le Pen, dont voici un extrait :

« Regardez, quand Marine Le Pen enterrait gentiment le 1er mai en en faisant un banquet républicain pour les militants, Macron est à Orléans, la ville de la Pucelle et il dit lui ce que Marine aurait dû dire : « Jeanne d’Arc a fendu le Système et rassemblé la France ». Avec bien sûr ce message subliminal : Jeanne d’Arc, c’est moi… Dans le même registre, il vient, en ministre de l’Économie, au Puy du Fou, chez Philippe de Villiers. Pas Marine Le Pen… On peut multiplier les exemples, et pas seulement à propos de Marine Le Pen. »

Et Jean-Yves Le Gallou d’ajouter, à propos de celui qu’il sait être le candidat des bobos, de l’immigration et l’hyper-classe mondiale :

« Il sait avoir, sinon tout un discours, du moins des attitudes adaptées aux Français enracinés voire aux conservateurs et aux identitaires. En France, dans une campagne électorale présidentielle il faut aussi savoir se placer sous la protection tutélaire de hauts lieux. À croire que le banquier Macron a lu Buisson ! »

Un entretien à lire en intégralité dans Monde & Vie.

 

La novlangue étend sa dictature jusqu’aux futures mamans

01/02/2017 – ROYAUME-UNI (NOVOpress) : « Outre-Manche, le newspeak – la novlangue – envahit tout, écrit l’hebdomadaire Minute, au point qu’il ne faut plus parler de “futures mamans“. Parce que la fille enceinte, là, devant vous, c’est peut-être un garçon ! » Extrait de cet article édifiant, paru dans le numéro de Minute de cette semaine.

Novlangue Minute FillonNe dites plus jamais « future maman » ! Vous avez sans doute remarqué – avec un sens bien britannique de la litote –, que « la grande majorité des personnes enceintes ou qui ont donné naissance s’identifient comme des femmes ». Vous imaginez peut-être même qu’une personne enceinte, visiblement enceinte, enceinte jusqu’au cou, est forcément une femme. Eh bien, c’est très mal. Vos préjugés et vos stéréotypes renvoient aux époques obscures où l’équation papa + maman = enfant faisait partie des dogmes irrationnels inculqués à chacun.

La très respectable British Medical Association (BMA) voit les choses autrement. Certes, beaucoup de femmes enceintes sont… des femmes. Mais pour compléter la remarque citée plus haut, elle précise : « Cependant, il existe certains hommes intersexes et des hommes trans qui peuvent tomber enceintes » (ou enceints, allez savoir). C’est pour ne pas faire de peine aux transgenres et autres déboussolés du sexe qu’elle recommande à ses 160 000 membres de cesser de parler de futures mères ou de femmes enceintes. Ce sont des « gens enceints », que diable !

Ces recommandations ont été publiés dans un guide de 14 pages diffusé auprès de tous les médecins et personnels de santé membres de la British Medical Association qui fait des vagues dans les médias (et parmi les plus libres d’entre eux, la franche rigolade) alors qu’un « homme », Hayden Cross, promène son ventre arrondi à la une des tabloïds. Il n’est pas plus homme que moi, mais, en le disant, je prends des risques. Car je commets un déni manifeste de son identification de genre. « M. Cross » est sous traitement hormonal pour devenir un homme ; « il » a simplement retardé son opération de changement de sexe pour le temps d’avoir un enfant.