[Interview] Jean-Yves Le Gallou (Polémia) : « La violence est inséparable de la politique, n’en déplaise aux bisounours »

Jean-Yves Le Gallou

Le site Breizh-info.com a demandé à Jean-Yves Le Gallou comment il voyait ou anticipait les évènements à venir, et notamment les élections 2022.

Breizh-info.com : L’année 2022 s’annonce particulièrement tendue, entre tyrannie sanitaire et échéances électorales majeures. Que pensez-vous que nous réservent les prochains mois ?

« L’histoire est le lieu de l’imprévu » aimait à répéter Dominique Venner. Difficile de vos répondre donc… . Peut-être que si le variant Omicron se confirme bénin la banalisation du COVID sera la bonne surprise ?

Breizh-info.com : Et pour la présidentielle, quels seront les finalistes ?

Zemmour /Macron ? Macron /Le Pen ? Ou bien Pécresse face à Zemmour ou Le Pen ? Ou alors un duel intra système entre Pécresse et Macron, le rêve des éditorialistes du « cercle de raison », de déraison plutôt quand on observe le résultat des Quarante Piteuses… Voire, le cauchemar de Davos et du Bilderberg, un duel Le Pen /Zemmour. Très disruptif mais pas impossible. Reste que les gnomes du Conseil constitutionnel (Fabius, Juppé) pourraient dans ce cas décider d’annuler l’élection… .

Breizh-info.com : Faut-il croire les sondages ?

A quatre mois d’une élection ils n’ont aucun caractère prédictif. D’autant que les sondeurs n’ont aucun moyen objectif – faute de référence antérieure – d’apprécier voire de corriger les résultats de Zemmour. Les campagnes de diabolisation qu’il subit peuvent contribuer à minorer ses scores. Ce qui est sûr c’est que Zemmour fait la course en tête par la puissance de ses meetings, son omniprésence dans les réseaux sociaux et son audience lorsqu’il est invité sur les chaines de télévision. Lui ne cause pas, lui ne minaude pas, il imprime.

Breizh-info.com : Comment jugez-vous la campagne de Marine Le Pen ?

Ses partisans devraient remercier Zemmour, matin, midi et soir. Il a réveillé leur championne. Il l’a conduit à revenir sur les fondamentaux du Front National et à se bouger.

Breizh-info.com : Il a beaucoup été question du retour de la violence en politique. Vous qui avez vécu notamment l’ascension du FN, mais également l’après Mai 68, êtes-vous d’accord avec cette analyse ?

La violence est inséparable de la politique, n’en déplaise aux bisounours. Encore faut-il distinguer les différentes formes de violence.

Il y a une violence de haute intensité islamiste : les assassinats de masse (Bataclan) ou ciblés (Samuel Paty) qui terrorisent les acteurs politiques, médiatiques économiques et administratifs.

Il y a la violence de moyenne intensité des racailles dans les banlieues qui débouche sur le « white flight » et la prise de contrôle des territoires perdus de la France.

Il y a la violence de basse intensité des milices d’extrême gauche qui imposent leurs lois dans la rue et les universités. D’autant plus que leurs adversaires – les groupes gaullistes (SAC, UNI) ou plus radicaux (Ordre nouveau, GUD) ont fait l’objet de répressions aussi sélectives que ciblées. D’où l’impression juste que l’extrême gauche tient la rue : à cause des gouvernements qui l’ont protégée tout en réprimant sélectivement ceux qui pouvaient la combattre. Les prétendus « Antifas » sont les idiots utiles de Davos et du Bilderberg.

Breizh-info.com : Zemmour en est-il aujourd’hui la victime ?

Oui, un peu comme Le Pen dans les années 1980 et le Front National dans les années 1990.

L’extrême gauche attaque. Ses adversaires se défendent. Et ce sont eux qui sont accusés de violences. C’est la tenaille antifas/médias.

Breizh-info.com : Quelle réponse ?

Je vous renvoie au Manuel de lutte contre la diabolisation : ne pas plier, ne pas s’excuser, résister, continuer à transgresser, renverser l’accusation, accuser les diabolisateurs.

Breizh-info.com : Sur la question de la tyrannie sanitaire, il semblerait qu’une large partie des masses, ou bien adhèrent, ou bien acceptent de suivre les injonctions gouvernementales qui se succèdent à un rythme fou, non sans brimades et contraintes délirantes. Là encore, quelle analyse faites-vous de ce phénomène de soumission généralisée ?

J’ai tendance à comprendre les masses quand je vois la puissance de la propagande qu’elles subissent : des centaines de messages alarmistes par jour, à la télévision, sur les réseaux sociaux et dès qu’on sort : dans les rues, dans les transports, dans les restaurants. Partout, c’est fou. Les « boomers » hypocondriaques en rajoutent. Et les « millenials » n’ont pas été formés à l’esprit critique à l’école.

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L’immigration vue par André Posokhow : les yeux grand ouverts, les chiffres en bandoulière

immigration

Auteur en 2013 d’un rapport circonstancié sur le coût de l’immigration, André Posokhow, bien connu des lecteurs de Polémia, s’apprête à récidiver. En préambule, il vient de publier Immigration : l’épreuve des chiffres aux éditions synthèse nationale. Nous publions ci-dessous la préface accordée par Jean-Yves Le Gallou.

Combien entre-t-il d’étrangers en France chaque année ? Et quel est le solde net des entrées une fois les sorties décomptées ? Combien y a-t-il d’étrangers en France aujourd’hui ? Combien de clandestins ? Et quelle est la part des immigrés et descendants d’immigrés extra-Européens dans la population française ? Quelle est la proportion des naissances d’origine non européenne dans les maternités ? Enfin quelle est la charge des étrangers et des personnes issues de l’immigration sur les budgets publics (sécurité, enseignement, logements, santé).

Telles sont les questions les plus couramment et les plus légitimement posées.

Mais les réponses ne sont pas faciles à obtenir !

Les statistiques publiques (INSEE, INED, ministères de l’Intérieur, des Finances des Affaires sociales) ne sont pas souvent homogènes, ni même cohérentes entre elles. Elles sont fréquemment anciennes, voire très anciennes. Et presque toujours partielles, voire partiales : le poids du pouvoir politique et médiatique sur l’appareil statistique est considérable. Et pour être invité dans les radios et les télévisions un « expert » doit présenter de solides garanties de politiquement correct. Ce qui a conduit la démographe dissidente Michèle Tribalat à dénoncer dans un livre Les Yeux grand fermés de ses patrons et collègues.

Ce sont les yeux grand ouverts qu’André Posokhov a écrit ce livre.

Un pisteur avisé dans la jungle des statistiques

Il guide le lecteur dans le maquis des chiffres et des imprécisions administratives. C’est un pisteur avisé dans la jungle des statistiques.

Ses conclusions les voici :

* Nombre d’étrangers entrés en 2019 : plus de 600 000.
* Solde net des entrées une fois les sorties décomptées en 2019 : plus de 400 000.
* Nombre d’étrangers réguliers en France : Immigrés réguliers de nationalité étrangère (4,2 M) + Étrangers nés en France (0,7M) = près de 5 millions.
* Nombre de clandestins selon les estimations d’André Posokhow : 1,3 millions.
* Nombre total d’étrangers : 4,9 M+ 1,3 M = plus de 6 millions.
* Nombre et part des immigrés et descendants d’immigrés extra-européens réguliers dans la population française :
– Nombre immigrés tiers : plus de 5 M
– Nombre de descendants immigrés tiers : plus de 4,5millions
– Total tiers : près de 10 millions
– Proportion dans la population française de 67M habitants à fin 2019 : près de 15 %
* Nombre et part des naissances d’origine non européenne dans les maternités : plus de 30 % selon les statistiques d’origine INSEE (sans la troisième génération), près de 40 % selon le dépistage des nouveau-nés à la drépanocytose
* Charge des étrangers et des personnes issues de l’immigration sur les budgets publics (sécurité, enseignement, logements, santé) : suspense, suspense, le travail en cours d’achèvement.

Voilà qui est précis, voilà qui est clinique. Même si j’ai « arrondi » les chiffres dans cette préface. Non par paresse mais par exigence : pour rappeler que les chiffres ne sont pas la réalité mais une simple approche d’un monde complexe.

Les lecteurs de bonne foi seront convaincus par l’immense travail d’André Posokhow, même s’il est possible de s’interroger, voire de critiquer, telle ou telle interprétation ou telle ou telle hypothèse.

Immigration : qui n’est pas dans le déni du réel est qualifiée d’« extrémiste »

Bien entendu les militants du politiquement correct et les conformistes qui les suivent ne manqueront pas de dénoncer des conclusions jugées « extrémistes ». C’est un classique du genre. En matière d’immigration toute personne qui n’est pas dans le déni du réel est qualifiée d’« extrémiste », voire d’« extrémiste de droite », sinon de complotiste. Ce n’est pas une raison pour se laisser intimider.

Je suis depuis plus de 45 ans maintenant ces questions d’immigration. J’ai publié plusieurs ouvrages et encouragé la rédaction d’autres travaux, comme ceux remarquables de Pierre Milloz, énarque, inspecteur général de l’industrie, essayiste, prix René Cassin pour l’une de ses œuvres, auteur de la première étude phare sur le coût de l’immigration. Ces études ont toutes, ou presque toutes, été vilipendées. Seulement voilà la réalité a toujours dépassé les chiffres jugés alarmistes lorsqu’ils étaient présentés.

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I-Média n°376 : Jean-Yves Le Gallou dresse le bilan de l’année 2021

Le Gallou Pierre Bergé

29/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Pour cette fin d’année, Jean-Yves Le Gallou – en l’absence provisoire de Jules Blaiseau – fait le bilan des grandes tendances culturelles et médiatiques de 2021 : la folie du wokisme, l’explosion du nombre de médecins de plateaux télés, le déferlement de propagande etc…

Un numéro hors-série de « I-Média » qui vient clore une année de réinformation et de dénonciation des mensonges médiatiques.

Une année 2021 riche en bobards. Des bobards qui seront en compétition le 7 février prochain à Paris lors de la 13ème soirée des Bobards d’Or.


Médias : délires propagandistes et loi du marché – Jean-Yves Le Gallou [Forum de la Dissidence 2021]

Le Gallou forum dissidence

08/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le samedi 27 novembre 2021, le VIIe Forum de la Dissidence, organisé par Polémia, s’est tenu dans un endroit privé en région parisienne. Le thème de l’après-midi de conférence : « La majorité c’est vous, les extrémistes ce sont eux ! »

Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia et présentateur de l’émission I-Média sur TV Libertés, a livré une critique sévère mais juste des médias et des journalistes.


Jean-Yves Le Gallou : « Il faut inscrire dans la Constitution le principe de préférence nationale et celui de préférence de civilisation. » [Interview]

Jean-Yves Le Gallou

Alors que plusieurs candidats à la présidentielle de 2022 évoquent la nécessité de réformer la Constitution, Breizh-Info a interrogé Jean-Yves Le Gallou sur ce sujet.

Breizh-info : Vous avez beaucoup insisté dans deux précédents livres – La Tyrannie médiatique (2013) et Immigration la catastrophe : que faire ? (2016) sur la nécessité de profondes réformes institutionnelles. Vous semblez avoir été entendu puisque beaucoup de candidats à l’élection présidentielle – Éric Zemmour bien sûr, mais aussi Marine Le Pen, Ciotti, Barnier et Pécresse – évoquent des réformes constitutionnelles. Qu’en pensez-vous ?

J.Y. Le Gallou : Je me réjouis de cette prise de conscience. Encore faut-il savoir ce que l’on met dans ces réformes constitutionnelles ! De mon point de vue, il faut en revenir à la formule du général de Gaulle « la seule cour suprême, c’est le peuple » et donc briser – j’emploie le terme à dessein – le pouvoir que se sont accaparé les juges : Conseil constitutionnel, Conseil d’Etat, Cour de cassation qui font la pluie et le beau temps sur les questions d’immigration et de sécurité.

Breizh-info : Comment ?

J.Y. Le Gallou : En proposant aux Français par réferendum – au titre de l’article 11 comme le général de Gaulle en 1962 – une réforme constitutionnelle en deux points principaux :

– Le cantonnement du rôle du Conseil constitutionnel au strict contrôle formel des lois et à leur respect des SEULS articles de la Constitution à l’exception d’une interprétation des textes généraux des préambules ; ce que voulait le général de Gaulle et ce qui fut le cas jusqu’au coup d’État constitutionnel de 1971 (lorsque le Conseil constitutionnel s’arrogea unilatéralement et arbitrairement le droit de contrôler le fond des lois).

– La reconnaissance de la supériorité des traités et des accords internationaux sur les seules lois ANTÉTÉRIEURES à leur ratification ou approbation (les lois nouvelles s’imposant sans contestation possible).

Vous le voyez, juridiquement c’est facile : une simple et courte révision des articles 55 et 61 de la Constitution.

Breizh-info : Cela suffit-il ?

J.Y. Le Gallou : C’est en tout cas ESSENTIEL !

D’autres dispositions doivent évidemment être prises. En particulier l’article premier de la Constitution pourrait être ainsi complété : « Elle [La France] sauvegarde et promeut son patrimoine historique et ses racines européennes et chrétiennes. Elle assure aux nationaux français la priorité dans l’accès aux droits civiques, civils, économiques et sociaux (emploi, logement et prestations sociales de toute nature). » Bref inscrire dans la Constitution, le principe de préférence nationale. Et celui de préférence de civilisation.

Breizh-info : D’autres idées ?

J.Y. Le Gallou : Oui, on peut aussi envisager la création du référendum d’initiative citoyenne, le retour de la proportionnelle et la limitation du nombre des collectivités territoriales. Tout ceci a été remarquablement documenté en 2016/2017 par un groupe de travail animé par Marion Maréchal et constitué de gens très « capés » (Conseillers d’État, professeurs agrégés de droit, énarques, avocats). Marine Le Pen reçut le rapport et en fit immédiatement un… classement vertical. Elle semble – ce qui est bien – le redécouvrir aujourd’hui. Il est vrai que quand le tigre cavale dans la rizière le gros zébu réapprend à courir…

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Le général de Gaulle : identité, souveraineté, dissidence

général de gaulle

De Gaulle est cité par tous. Récupéré par tous. Mais ses convictions étaient à l’opposé du politiquement correct contemporain. Et ses propos, s’ils étaient tenus publiquement aujourd’hui, lui vaudraient la correctionnelle. Comme tous les ans, le monde se presse à Colombey-les-Deux-Eglises, le 9 novembre, pour commémorer la mort du général de Gaulle. Un géant par rapport aux nains qui lui ont succédé et s’en réclament. Indûment. Mais, cette année, l’un de ceux qui s’en réclament semble largement plus proche de la pensée du général que ses concurrents…

De Gaulle avait une conception essentialiste de la nation, à l’opposé de celle des négateurs de l’identité nationale. Sa conception de la souveraineté populaire était incompatible avec « l’état de droit », cache-sexe du pouvoir des juges. Florilège de citations rappelées par Jean-Yves Le Gallou.

Le général de Gaulle : une conception essentialiste de la nation

Les phrases qui suivent sont connues, régulièrement citées et jugées « controversées » :

« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? […] Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? […] Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »
(Conversation entre de Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d’Algérie dans C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éditions de Fallois/Fayard, 1994, ISBN 978‐2‐213‐02832‐3, p. 52).

Cette déclaration est tellement « choquante » pour la bien-pensance contemporaine qu’elle est niée. Or c’est un verbatim d’Alain Peyrefitte, mémorialiste scrupuleux. Un mémorialiste dont personne sur le moment (en 1994) ne contesta la véracité des propos qu’il rapportait.

Au demeurant, cette citation reflète si bien la pensée du général de Gaulle qu’on la retrouve, sous une forme plus littéraire, dans les Mémoires d’espoir, livre qui s’ouvre ainsi : « La France vient du fond des âges » et qui se poursuit ainsi :

« Pour moi j’ai, de tout temps, mais aujourd’hui plus que jamais, ressenti ce qu’ont en commun les nations qui la peuplent. Toutes étant de même race blanche, de même origine chrétienne, de même manière de vivre, liées entre elles depuis toujours par d’innombrables relations de pensée, d’art, de science, de politique, de commerce, il est conforme à leur nature qu’elles en viennent à former un tout, ayant au milieu du monde son caractère et son organisation »
(Extraits des Mémoires d’Espoir, Tome 1, Plon, 1970, p. 1 et 181-182).

Une conception de la souveraineté incompatible avec l’État de droit

Là aussi nous sommes aux antipodes de la doxa dominante qui a fait des juges – européens, constitutionnels, administratifs et judiciaires – les législateurs de fait.

« Souvenez-vous de ceci : il y a d’abord la France, ensuite l’État, enfin, autant que les intérêts majeurs des deux sont sauvegardés, le Droit. »

Difficile de faire plus court et plus bref comme éloge de la raison d’État. C’est pourtant la première chose que le général de Gaulle ait dite à Jean

Foyer lorsqu’il l’a nommé Garde des Sceaux en 1962. Et c’est cette phrase qui ouvre les mémoires de Jean Foyer : Sur les chemins du droit avec le Général : mémoires de ma vie politique (1944-1988).

On prête aussi au général de Gaulle cette formule choc :

« En France, la cour suprême, c’est le peuple » (cité par Olivier Duhamel)

Bien sûr, les esprits forts ne manqueront pas de dire qu’il s’agit de témoignages et non de déclarations. Mais là aussi les faits et les textes viennent appuyer l’authenticité des propos.

« Le suffrage universel est la seule source du pouvoir » : tel fut le premier principe fondateur de la constitution de la Ve République. Et d’ailleurs, lors de la rédaction du texte constitutionnel, les textes généraux (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, Préambule de la Constitution de 1946) furent explicitement écartés du contrôle de constitutionnalité.

Et les propos du général de Gaulle sont très explicites.

« La parole est au peuple. La parole du peuple, c’est la parole du souverain » (Discours di 25 août 1944).

On le voit : rien n’est plus subversif au regard des normes actuelles du politiquement correct que les propos et la pensée du général de Gaulle. Dommage que tous ceux qui vont s’incliner devant son tombeau n’aient pas le courage d’assumer sans peur ses déclarations.

Tribune reprise de Polémia

Les solutions de Jean-Yves Le Gallou contre la « climanipulation »

marche climat écologie

La « climanipulation » est l’instrument d’une formidable récupération idéologique. Le réchauffement climatique est un fait. Son instrumentalisation alarmiste par les grosses caisses de la propagande, un autre.

Commençons par un rappel des faits d’abord. Le climat de la terre dépend :

– de données astronomiques (position de la terre dans le système solaire, activité solaire) et de la géologie : volcanisme (terrestre et sous-marin) et magnétisme,
– de l’apparition de la vie qui a modifié l’atmosphère il y a 4 milliards d’années ; chaque espèce contribue par sa seule existence à influencer l’atmosphère et le climat. L’homme comme les autres, d’abord comme chasseur-cueilleur, puis plus que les autres depuis la révolution néolithique et plus encore depuis la révolution industrielle.

Pour autant l’homme est-il le seul responsable du réchauffement climatique que nous connaissons, en Europe notamment, depuis la sortie du Petit Âge glaciaire, il y a 250 ans ? C’est la thèse officielle d’un réchauffement anthropique dû aux rejets de gaz à effets de serre dans l’atmosphère.

Le retour à la proximité

Faut-il croire ce monothéisme du carbone ? Ce n’est ni le lieu, ni le moment de trancher cette question. Je m’en garderai bien et me limiterai à deux observations :

– Il est regrettable que le débat ne soit pas libre et que les médias et les crédits de recherche ne soient ouverts qu’aux climato-alarmistes. Car dans la pensée européenne, hors des dogmes religieux, ne peut être dit vrai que ce qui peut être librement contesté. Impossible de trancher donc.
– Mais si les réchauffistes et les climato alarmistes ont raison, et si le rejet dans l’atmosphère du gaz carbonique est une cause majeure d’inquiétude, alors voilà quelles mesures devraient être prises. Toutes doivent s’inspirer du principe de retour à la proximité.

Une écologie locale, pas mondiale, pas globale

1- Relocaliser la fabrication des productions manufacturières et des services au plus près du lieu de consommation.

2- Préférer le localisme au globalisme, dénoncer les accords de libre-échange et prendre des mesures protectionnistes.

3- Freiner le tourisme et sa mondialisation vide de sens.

4- Arrêter toute immigration nouvelle et engager une politique de remigration, ne serait-ce que parce que l’empreinte carbone d’un immigré africain en Europe est six à dix fois supérieure à celle d’un Africain resté au pays.

5- Aider à la mise en œuvre de politiques de contrôle démographique dans les pays qui gardent une fécondité galopante : Afrique noire et monde musulman sunnite.

6- Privilégier l’industrie nucléaire pour la production d’électricité.

7- Arrêter de soutenir artificiellement la croissance par une publicité excessive.

Tribune reprise de Polémia

« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » : slogan éculé et mensonger

travail immigration

« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire. » Tel est le pont aux ânes des immigrationnistes. Une affirmation constamment répétée depuis un demi-siècle (!) qui mérite un sérieux décryptage. Réfutation en 7 points par Jean-Yves Le Gallou.

Un mensonge total

1– Remarquons d’abord que cet argument s’inscrit dans une stricte logique économique. À supposer qu’il soit vrai (nous démontrerons que ce n’est pas le cas), il devrait être mis en balance avec d’autres facteurs et d’abord avec les conséquences nuisibles de l’immigration en termes d’identité, d’éducation, de sécurité ou encore de budget.

2– Observons ensuite que les étrangers déjà présents en France ont un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale (18 % pour les étrangers venus d’Afrique contre 7 % pour les Français).

Il en va de même pour les descendants d’immigrés non européens dont le taux de chômage cinq ans après l’entrée dans la vie active est deux fois plus élevé que celui d’un Français de souche (voir Immigration la catastrophe, que faire, page 46).
Quitte à garder le slogan « Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire », il serait donc plus juste de l’adapter et d’affirmer « les nouveaux immigrés font le travail que les Français et surtout les immigrés plus anciens et les descendants d’immigrés ne veulent pas faire. »

3– En fait, la réalité est la suivante : l’entrée de nouveaux immigrés, même réguliers et surtout clandestins, fausse le marché du travail.
L’arrivée d’une main d’œuvre précaire, au départ peu exigeante et souvent clandestine, biaise la concurrence et tire les salaires à la baisse. Ce qui décourage les anciens résidents en France de prendre ces emplois.
Ceci vaut notamment dans les secteurs de l’hôtellerie/restauration, du bâtiment et des travaux publics, du contrôle et de la sécurité ainsi que des services à la personne.

4– Nuançons toutefois ce propos. Cette fuite des Français de certains métiers concerne bien davantage les grandes villes que la France périphérique. Cela s’explique par les surcoûts immobiliers dans les grandes métropoles et le fait que les classes populaires de souche ont été refoulées très loin des centres villes. Ainsi le profil du personnel hospitalier et des soignants en EHPAD n’est pas le même en province et dans les grandes métropoles. Et ce alors même que dans les grands ensembles à forte population immigrée l’aide sociale et les trafics assurent souvent des revenus substantiels.

5– Ceci étant, le recours à une main d’œuvre étrangère – clandestine ou non – n’est pas une fatalité. Bien au contraire il apparaît que les employeurs n’ont pas toujours le libre choix de l’embauche. SOS Racisme a réalisé un test sur les recherches en personnels des entreprises de bâtiment et des travaux publics et déplore que 45 % d’entre elles (45 %, ce n’est pas rien !) auraient aimé pouvoir discriminer à l’embauche selon l’origine en excluant les candidats de type non européen. Preuve s’il en est que l’africanisation de ces métiers n’est pas inéluctable.

Les particuliers cherchant des aides ménagères ou à domicile se heurtent à la même difficulté d’orientation de leur recrutement. Une difficulté contournée par le personnel offrant ses services et précisant parfois « Français » ou « Dame portugaise ».

6– L’argument selon lequel « les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » est encore plus faux pour les métiers du contrôle et de la sécurité. Il y a encore 20 à 30 ans, beaucoup de jeunes Français de souche ayant poursuivi des études modestes trouvaient des débouchés comme agents de sécurité. L’idéologie « anti raciste » les a progressivement exclus de ces métiers. Pour une raison simple: en cas de conflit entre un agent de sécurité et une personne contrôlée et refoulée c’est la règle du « deux poids, deux mesures » qui s’applique :

– l’agent de sécurité européen en conflit avec un Africain ou un Maghrébin sera souvent présumé « raciste » par les médias et les juges.
– a contrario, c’est le quidam européen en contentieux avec un agent de sécurité africain ou maghrébin qui risquera d’être présumé « raciste ».

Pour les employeurs, le choix est donc vite fait ! Sans parler du fait que recruter les membres d’une bande de racaille peut servir de police d’assurance…

Dans ce secteur, il est particulièrement faux de dire qu’on ne trouve pas de Français de souche pour travailler puisqu’ils sont exclus de fait de l’accès à l’emploi !

7– Ajoutons que les politiques publiques ont pu créer des pénuries artificielles de main d’œuvre : on pense en particulier à la médecine et à la chirurgie dentaire.
Difficile d’affirmer que personne ne veut être médecin hospitalier ou dentiste, mais le numerus clausus organisé par les gouvernements successifs a créé des pénuries artificielles.

Recréer une dynamique du travail français

Voilà qui permet d’affirmer que recréer une dynamique du travail français est possible par un ensemble de mesures :

– une dissuasion réelle du travail clandestin par un strict contrôle aux frontières et la fermeture administrative des entreprises employant des clandestins ;
– l’abrogation de la loi Pleven pour rendre aux employeurs le libre choix de leur personnel et recréer un marché d’emploi pour les autochtones ;
– et ce dans le cadre de la préférence nationale rétablie dans la Constitution ;
– la révision du code des marchés publics pour y imposer la préférence nationale à l’emploi et la traque des sous-traitants indélicats.

Cet ensemble des mesures produira mécaniquement une réévaluation de ces métiers (hôtellerie, restauration, sécurité, aides ménagères, aides à la personne, bâtiments/travaux publics) par l’amélioration des conditions et des relations de travail comme par la hausse mécanique des salaires par le jeu de l’offre et de la demande. D’autant que la diminution des coûts sociaux et médicaux du fardeau de l’immigration devrait permettre une baisse des charges sociales.

Enfin les parcours scolaires devraient accompagner ce mouvement en revalorisant les métiers manuels et de force. Par une réhabilitation de l’apprentissage, de l’enseignement professionnel et de l’exercice physique.

Tribune reprise de Polémia

Fact checkers ou désinformateurs ? Trois questions à Jean-Yves Le Gallou

fact checking

“Fact checkers”, vérificateurs, décodeurs, désintox… Pas un média ne fait désormais l’économie de ces spécialistes, chargés de “débunker” (démystifier) les “fake news” (fausses nouvelles), que ce soit sur internet ou dans la bouche des politiques (de préférence à droite de l’échiquier). Derrière ces anglicismes se cache un appareillage militant où la neutralité passe souvent au second plan. Le dernier exemple en date, lors du débat Zemmour-Mélenchon sur BFMTV, a mis en lumière certaines de leurs pratiques mais également leurs limites.
Jean-Yves Le Gallou est essayiste, haut fonctionnaire et ancien Député européen. Depuis bientôt 10 ans, il dirige la fondation Polémia, “réservoir à idées” particulièrement actif dans le domaine de la critique média. Il anime également depuis plusieurs années l’émission I Média sur TV Libertés, offrant un décryptage de l’actualité médiatique. L’un des derniers épisodes d’I Média portait justement sur le “fact-checking”.

Vous vous êtes exprimé récemment à propos du “fact checking” réalisé par les équipes de BFMTV à l’occasion du débat Zemmour-Mélenchon. Selon vous, ces “vérificateurs” sont des désinformateurs. Pouvez-vous développer ce point ?

Le « fact checking », la « vérification » des informations telle qu’elle est effectuée par les journalistes des grands médias a un double objectif :

– permettre aux journalistes de reprendre le pouvoir et le contrôle de l’information aux dépens de leurs invités, en particulier les politiques,
– sauver le point de vue politiquement correct des attaques qu’il subit et le protéger des assauts du réel.

J’ajouterais que tous ces anglicismes (“fact checking”, “fake news”, “debunkage”) sont à l’image du salmigondis prétentieux en usage dans les agences de communication, pour donner une impression de sérieux, « un vocabulaire de spécialistes qui ne peuvent se tromper ».

Le « fact checking » présente un triple biais :

– dans le choix des personnalités dont on vérifie ou non les affirmations : à ce propos combien de « fact checking » sur les déclarations de Véran, régulièrement approximatives et non sourcées, sinon carrément mensongères ?
– dans le choix des questions et des sujets,
– dans le choix des « experts » : ainsi sur la question de l’immigration pourquoi faire appel à Hervé Le Bras qui prétendait déjà il y a 30 ans que « l’immigration était stable » et « qu’il n’y avait pas de baisse de la fécondité des Françaises » et non à Michèle Tribalat plus lucide et plus rigoureuse, sinon pour tromper l’opinion ?

Qu’est-ce qu’un bon expert ? Ce n’est pas quelqu’un qui dit des choses justes, c’est quelqu’un qui présente de manière pseudo scientifique les affirmations politiquement correctes qu’on attend de lui. Et qui lui permettent d’être réinvité, d’avoir un accès régulier aux grands médias et donc de trouver des éditeurs et des sponsors pour ses travaux.

Cela pose la question plus large de l’objectivité et du devoir de neutralité : un mythe ?

Il n’y a pas d’objectivité possible car tout article, tout reportage, tout documentaire est « anglé » : il analyse les faits depuis un point de vue. Et celui-ci est par nature subjectif et partiel, sinon partial ! Le point de vue de la victime n’est pas le même que celui du délinquant. Et un chiffre même exact n’a de sens qu’en rapport avec d’autres chiffres.

J’ajoute que dans la pensée européenne – et en dehors des dogmes religieux – il n’est possible d’approcher les vérités que par la libre confrontation des points de vue. La logique du « fact checking » n’est pas celle-là, c’est celle du MINIVER, le ministère de la vérité dans 1984 d’Orwell. Les « fact checkers » sont au service de la vérité officielle de Macron.

Il faut les dénoncer avant qu’ils n’arraisonnent le débat démocratique : imaginez le rôle qu’ils pourraient jouer dans un débat de deuxième tour de l’élection présidentielle où ils ne manqueraient pas de confirmer les dires du candidat « gentil » et de désavouer les affirmations du candidat « méchant ».

Derrière la guerre de l’information, la guerre culturelle ?

Bien sûr : c’est une guerre des représentations. La propagande vise à faire croire des affirmations contradictoires : ainsi « le Grand Remplacement n’existe pas » mais « la créolisation, c’est formidable ».

Texte repris du site OJIM

Présidentielle 2022 : l’économie n’est pas le destin ! – Par Jean-Yves Le Gallou

économie bourse

« L’économie est le destin », la formule de Walther Rathenau, industriel, penseur de la révolution conservatrice, ministre de l’Allemagne de Weimar, assassiné en 1922, a servi de fil conducteur lors des élections législatives allemandes du 2 septembre 2021 : lors du débat de fin de campagne – dont l’accès a été limité au SPD, à la CDU, et aux Verts –, les questions régaliennes et les questions d’identité ne furent pas abordées. Le mot « migrant » ne fut prononcé qu’une seule fois et le mot « islam » jamais. Normal pour un pays devenu un satellite américain et sorti de l’histoire depuis 75 ans.

Un bon moyen en tout cas d’assurer le triomphe du politiquement correct. Car le résultat d’une campagne électorale dépend d’abord des sujets qu’il est interdit d’évoquer comme des thèmes qui la dominent. Le système marchand ne peut survivre qu’en imposant le primat de l’économie. C’est bien ce que tentent les oligarques français avec l’appui des médias. Imposer l’idée que les seuls sujets dignes d’intérêt seraient les sujets économiques et sociaux. Et que seules les « formations de gouvernement » appartenant au « cercle de raison » seraient qualifiées pour en parler. Les instituts de sondage participent à cette fabrique de l’opinion. Le sondage Louis Harris de la semaine du 29 septembre pose comme « question d’actualité » : « Chacune des personnalités politiques suivantes est-elle selon vous crédible ou pas en matière de politique économique ? » Cette même question n’est posée ni sur l’immigration, ni sur la sécurité, ni sur l’instruction… Et sans surprise la réponse tourne à l’avantage de ceux qui polarisent leur discours sur l’économique et le social : Xavier Bertrand et Emmanuel Macron dont le bilan économique et financier est pourtant catastrophique ; et au désavantage de ceux qui s’intéressent plus à l’identité et au régalien, Éric Zemmour et Marine Le Pen… Mais la question de la « crédibilité » sur ces sujets n’est pas, ou pas encore, posée !

Le piège économique électoral

Le piège économique électoral a déjà fonctionné contre Jean-Marie Le Pen (« Vous n’avez pas de programme ») et contre Marine Le Pen (« Vous êtes irresponsable de vouloir sortir de l’euro »). Lors du débat du deuxième tour de 2017, Marine Le Pen, indépendamment de sa sous-motorisation, commit d’ailleurs une faute stratégique : aller affronter un énarque, inspecteur des finances, banquier d’affaires, sur son terrain, l’économie. Au lieu de chercher l’affrontement sur l’identité et le régalien. Funeste erreur !

Bien sûr, le système va désormais utiliser l’arme économique contre Éric Zemmour.

Il n’est pas sûr que la manœuvre réussisse car Zemmour sait où ses adversaires l’attendent ! Et, le 27 septembre, lors du débat sur LCI face à Lenglet, il a fait preuve d’une grande connaissance des dossiers et des chiffres et montré une rare maestria !

En vérité il est possible de tenir un discours économique identitaire, responsable et respectueux de la liberté d’entreprendre.

– Promouvoir une baisse des charges qui n’est possible que par une maîtrise des dépenses de l’État providence, ce qui suppose aussi la maîtrise de l’immigration ; sans toucher à l’État régalien, il y a de quoi tailler dans les dépenses nuisibles.

– Allonger l’âge de départ à la retraite, marqueur de responsabilité qui rassure la droite conservatrice (et les déjà retraités !), et qui est aussi une condition de la baisse des charges.

– Améliorer les salaires, ce qui suppose d’abord un double protectionnisme : contre la délocalisation à domicile (par l’immigration) et les délocalisations offshore par les déplacements d’usines qui ne sont possibles que parce que les normes sociales et environnementales ne sont pas harmonisées entre l’Europe et le reste du monde. La réindustrialisation suppose un minimum d’écluses douanières, environnementales et sociales. En même temps que des choix énergétiques stratégiques : les centrales nucléaires plutôt que les éoliennes.

– Prendre aussi à bras-le-corps les questions d’instruction pour former les élèves à l’excellence tant dans les études théoriques que dans les apprentissages professionnels.

Réfléchissons un peu ! Parler d’économie sans parler de la formation des jeunes Français à la connaissance, à l’effort, à l’excellence n’est pas sérieux. Pas plus que parler d’économie sans évoquer la question d’une concurrence à armes égales entre entreprises et travailleurs. Précisément les sujets dont omettent de parler les tenants du système. L’économie doit être libre mais encastrée dans un ensemble de valeurs et de règles.

Demandez le programme ou le projet ?

La question d’une élection présidentielle n’est pas seulement celle du programme.

Un programme n’est souvent qu’un catalogue de mesures plus ou moins cohérentes et non hiérarchisées : le renvoi des clandestins et la renationalisation des autoroutes ne sont pas à mettre sur le même plan. Pas plus que le rétablissement de la sélection à l’école et à l’université avec le taux de remboursement des lunettes ou des audioprothèses.

Plus qu’un programme, ce qui compte, c’est un projet. Sauver la France en est un. Rendre leur fierté et leur dignité aux Français aussi. Un discours économique raisonnable peut être au service d’un tel projet. Il ne faut pas tenter de renverser toutes les tables en même temps !

Tribune reprise de Polémia

Lutter contre la diabolisation sans RIEN céder : VIVE L’EUROPE avec Jean-Yves LE GALLOU & CONVERSANO [vidéo]

Jean-Yves Le Gallou

22/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
« Les tendances sont très claires : c’est le doublement des populations d’origine extra-européenne dans tous les pays européens, excepté l’Europe de l’est et l’Europe centrale, à peu près tous les 20 ans. (…) Globalement, la situation est la même, tous ces pays subissent ce que nous n’hésitons pas à appeler l’invasion de l’Europe. »

Découvrez l’entretien que Jean-Yves Le Gallou a accordé à la chaîne Vive l’Europe.


Zemmour sur la peine de mort : une rupture nécessaire avec l’idéologie dominante

justice inquisition

« Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir » écrivait Jean-Yves Le Gallou en 2006. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, Éric Zemmour remet ce débat sur le devant de la scène politico-médiatique !
Pour bien saisir l’importance de ce débat et fournir des arguments clairs et concis à ceux qui douteraient de l’efficacité de la peine de mort, nous publions cet article paru il y a 15 ans dans les colonnes de Polémia.

La peine de mort frappe d’effroi par son caractère implacable et définitif. Son évocation prête aux emportements passionnels et émotionnels.
Et pourtant, ce sujet symbolique requiert d’être analysé, non à travers le prisme d’une sensiblerie déplacée mais à l’échelle des principes qui légitiment l’action politique et organisent la vie en société. Il mérite aussi d’être étudié d’un point de vue pratique, sans préjugés, au regard de l’observation froide des faits.
C’est l’objet de cette communication prononcée à la XXIIe université annuelle du Club de l’Horloge, le 30 septembre 2006, que Polémia met en ligne.

1. L’abolitionnisme : une figure imposée de l’idéologie dominante

Il est courant de lire que « nous vivons à l’ère de la fin des idéologies ». Et pourtant cette affirmation est un contresens absolu.
Comme l’a remarquablement souligné l’historien Dominique Venner, dans « Le Siècle de 1914 », nous ne vivons pas dans un monde a-idéologique mais, au contraire, dans « un monde saturé d’idéologies » et, en ce qui concerne plus particulièrement l’Europe, d’idéologies culpabilisatrices et incapacitantes.

L’abolition de la peine de mort est au cœur de ce dispositif idéologique auquel est soumis ce que nos voisins suisses appellent le « Gué Pé U », le « Grand Parti unique ». Au sein de ce grand parti unique, il n’est pas possible de faire carrière sans adhérer aux dogmes dominants : l’abolition de la peine de mort en est un, la Tyrannie médiatique étant le moyen utilisé pour refuser tout débat contradictoire selon le schéma suivant :

– les membres de la classe médiatique sont unanimement favorables à l’abolition de la peine de mort (et ceux qui ne le sont pas n’ont pas la possibilité de s’exprimer sur le sujet) ;
– les armes utilisées pour imposer ce point de vue sont celles de L’INDIGNATION, de la DIABOLISATION dont Robert Badinter continue de jouer admirablement dans son dernier livre (« Contre la peine de mort ») où il se veut toujours « aux cotés des femmes lapidées en Afghanistan, des hommes fusillés dans les stades en Chine (…), des enterrés vifs pour adultère en Iran, des homosexuels pendus en Arabie saoudite, des mineurs pénaux et des débiles mentaux empoisonnés, gazés, électrocutés aux Etats-Unis ».

Le rythme des phrases, le choix des lieux, l’accumulation des adjectifs, tout relève d’un art oratoire visant à tétaniser la raison et à interdire toute réplique en jouant exclusivement sur la sensibilité : l’avalanche d’évocations émotionnelles visant à empêcher le libre exercice critique de la pensée.

Il y a aussi une autre méthode pour imposer l’idéologie dominante : tout simplement celle du silence. Pourquoi donner la parole aux partisans de la peine de mort puisque le débat est réputé clos ? Pourtant la meilleure preuve qu’il n’en est rien, ce sont les abolitionnistes eux-mêmes qui la donnent en renouvelant régulièrement les campagnes médiatiques qu’ils inspirent contre la peine de mort. La vérité c’est que le débat sur la peine de mort reste un débat d’avenir.

2. Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir

Le débat sur la peine de mort a fait rage, en France, dans les années 1970. Cette période s’est achevée, en 1981, par le vote de la loi Badinter d’abolition.

Les abolitionnistes ont gagné la bataille, puis clos le débat, autour de trois arguments :

– le spectre de l’erreur judiciaire (« Le Pullover rouge », de Gilles Perrault) ;
– le caractère non dissuasif de la peine (selon Robert Badinter, Patrick Henry, futur assassin, se trouvait parmi la foule qui, au Palais de justice de Troyes, réclamait la mort pour Buffet et Bontemps) ;
– l’avancée inéluctable des démocraties vers l’abolitionnisme.

Le débat est aujourd’hui rouvert, car aucun de ces arguments, qu’il soit émotionnel (l’erreur judiciaire) ou d’autorité (le manque de dissuasion, le sens de l’histoire), ne tient face aux faits.

3. La thématique de l’erreur judiciaire n’est pas réellement pertinente

L’évocation du risque d’erreur judiciaire est centrale aux États-Unis dans le combat des abolitionnistes ; elle s’appuie sur les faiblesses du système judiciaire américain. Elle se heurte toutefois à une limite factuelle : jusqu’ici la justice américaine n’a jamais reconnu comme innocent quelqu’un qui aurait été préalablement exécuté. Il est vrai que la multitude des procédures de recours limite les risques.

En France la même thématique a été reprise par Jacques Chirac. Dans la réponse qu’il a apportée à l’association « Ensemble contre la peine de mort », le 21 juin 2001, le président de la République a déclaré : « C’est un combat qu’il faut mener avec détermination et conviction. Car nulle justice n’est infaillible et chaque exécution peut tuer un innocent. »

L’écrivain d’extrême gauche Gilles Perrault a beaucoup exploité cette rhétorique à travers un livre et un film « Le Pullover rouge », œuvres de fiction censées innocenter, par la mise en avant de cet élément vestimentaire troublant, Christian Ranucci, exécuté le 28 juillet 1976 pour l’enlèvement et le meurtre d’une fillette. Mais le montage cinématographique ne résiste pas aux faits :

– Ranucci a conduit lui-même les enquêteurs sur les lieux où il avait enterré l’arme du crime ;
– Un pantalon maculé de sang (du même groupe que sa victime) et un cheveu semblable à celui de sa victime ont été retrouvés dans sa Peugeot.

Pour lire la suite, c’est ici !

Jean-Yves Le Gallou sur le RN : « La pasteurisation du discours mène à l’abstention ! »

Dans une série de tweets, Jean-Yves Le Gallou est revenu sur les scores décevants du Rassemblement national lors des élections régionales. Voici une compilation remaniée de ces tweets.

La pasteurisation mène à l’abstention

La forte abstention favorise toujours les partis qui ont des clientèles. Elle défavorise donc le Rassemblement national.
La seule manière de limiter la casse, c’est de porter un discours capable de mobiliser. Une attitude à l’inverse de la pasteurisation voulue par Marine Le Pen, dont la stratégie est désastreuse.

La forte abstention a toujours pénalisé le vote Rassemblement national mais la stratégie de Marine Le Pen a amplifié le phénomène :

– mépris de tout enracinement local ;
– purges permanentes ;
– condamnations des plus courageux ;
– discours de plus en plus pasteurisé par peur des vagues ;
– invisibilité dans les assemblées.

Au cours de cette campagne, le Rassemblement national de Marine Le Pen n’a cessé de donner des gages :

– désaveu des identitaires (Poitiers, Escufon) ;
– absence sur les votes sociétaux au Parlement ;
– affirmation selon laquelle un islam républicain serait possible ;
– Soumission à une assesseur voilée.

L’or en plomb

Malgré un minimum d’expérience, je reste scotché par la capacité de Marine Le Pen à transformer l’or des situations en plomb électoral. La pasteurisation du Rassemblement national s’avère être un désastre. En contexte d’abstention, seuls les discours forts sont audibles.

Dommage qu’il n’y ait eu personne au Rassemblement national pour expliquer à Marine Le Pen :

– qu’avant le 2e tour de la présidentielle il y avait le 1er ;
– qu’avant la présidentielle il y avait les régionales ;
– que c’est la clarté et la radicalité qui permettent de mobiliser, non la pasteurisation.

Jean-Yves Le Gallou

Tribune reprise de Polémia

Jean-Yves Le Gallou sur Sud Radio : « Il y a une sur-délinquance systémique des afro-américains » – Bobards d’Or 2021 [vidéo]

Jean-Yves Le Gallou

17/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mardi 15 juin, André Bercoff recevait Jean-Yves Le Gallou sur Sud Radio pour évoquer le palmarès des Bobards d’Or 2021.

Au programme : un retour sur le Bobard Systémique, sur le Bobard Lancet et sur le Bobard Complot.


Jean-Yves Le Gallou sur les Bobards d’or : « Même démonté, un bobard reste dans les esprits »

Jean-Yves Le Gallou

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia, réalisé par Boulevard Voltaire. La 12e cérémonie des Bobards d’or se tiendra le 14 juin prochain. Ses prix distinguent chaque année, sur un mode parodique, « les pires mensonges proférés par les médias au nom du politiquement correct ».

Le lundi 14 juin se tiendra la cérémonie des Bobards d’or. Elle promet d’être riche, en raison de l’actualité de cette année…

Oui, ce sera la 12e cérémonie, il y a eu une très belle actualité cette année, avec les bobards autour du Covid, de l’élection américaine avec le débat Trump-Biden, de l’opération Black Lives Matter. Ce sera un peu une nuit américaine ! Il y a beaucoup d’absurdités venues de l’étranger, comme celle du docteur Fauci aux États-Unis qui s’est répandue en France.

Lorsque le pluralisme sera respecté, cette cérémonie des Bobards d’or pourrait-elle s’arrêter ?

Il y a encore beaucoup de marge ! Il y a un certain pluralisme : on peut se réjouir de CNews, Sud Radio et d’un certain nombre de médias alternatifs et dissidents de la pensée politiquement correcte, mais les grands médias dominants restent TF1 et France 2, qui sont de formidables producteurs de bobards comme celui du Lancet, lancé à partir d’une étude bidonnée. L’AFP est également très productive en bobards.

L’AFP est très souvent nommée alors qu’elle est censée produire des dépêches et de l’info pure et dure.

Oui, elle est nommée presque tous les ans et remporte souvent un titre. Cette année, ils ont un très beau bobard : il y a quelques mois, aux États-Unis, il y a eu une tuerie de masse et l’AFP a titré « Le tueur blanc ». Or, il s’agissait d’un musulman islamiste syrien.

Quel est le but des Bobards d’or ? Est-ce de dénoncer l’intégralité d’un système ?

Les bobards sont systémiques. Lorsqu’on me demande qui est le mieux placé pour remporter le Bobard d’or, je ne peux pas vraiment répondre, car le bobard a été colporté par tout le monde.
Par exemple, dans l’annonce de l’assaut meurtrier du Capitole avec cinq morts, tous les médias on répété ce chiffre. En fait, il y a eu une manifestante tuée par un garde, les quatre autres ne sont pas morts dans les faits du Capitole. Un policier est mort quelques jours après d’un AVC, sans rapport avec l’événement.
Ce qui est grave, avec le bobard, c’est que même démonté, il reste dans les esprits et dans les salles de rédaction qui le reproduisent à l’infini.

Cette cérémonie sera-t-elle ouverte au public ?

Oui elle est ouverte au public, et il votera. C’est le public qui élit les Bobards d’or, d’argent ou de bronze par catégorie.
La cérémonie se déroulera dans le très beau théâtre du Gymnase et nous avons une jauge de deux tiers. C’est tout de même bien, de pouvoir se retrouver et de faire une cérémonie en « présentiel ».

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Faire barrage ». Le bilan du « front républicain » : chaos migratoire et sécuritaire, par Jean-Yves Le Gallou

barrage front républicain

En France, la classe politique est composée de castors : de La France insoumise à l’état-major des Républicains, en passant par LREM, il s’agit de « faire barrage ». « Barrage au Rassemblement national » pour Larcher, Pécresse, Jacob et autres Muselier. Chez les macronistes, on va encore plus loin en affirmant : « L’ennemi à abattre, c’est le Rassemblement national. »
Un discours qui n’a rien de nouveau : il dure depuis quarante ans ! Avec pour résultat le chaos migratoire et le chaos sécuritaire. Explications.

Des victoires importantes… jusqu’à l’affaire Oussekine

Les questions d’insécurité et d’immigration sont entrées dans l’actualité au début des années 1980. Elles marquèrent fortement trois élections : les municipales de 1983, avec l’effondrement de la gauche et la première percée du Front national à Dreux et à Paris ; les européennes de 1984 avec l’arrivée de dix élus FN au Parlement européen ; les législatives de 1986 avec une majorité RPR-UDF et en même temps l’existence d’un groupe FN de 35 députés. Deux forces qui avaient rassemblé plus de 55 % des suffrages sur des programmes assez proches de contrôle strict de l’immigration, de refonte radicale du Code de la nationalité et de réforme sécuritaire du Code pénal.

La mise en œuvre de ce programme fut sabotée par François Mitterrand et interrompu par l’affaire Malik Oussekine, gigantesque opération de diabolisation du gouvernement Chirac.

La naissance du « front républicain »

L’occasion d’agir pour la France ne se représenta plus car les lobbys idéologiques et les médias œuvrèrent pour imposer à la droite classique un « front républicain ». En clair ne jamais passer le moindre accord avec le Front national, ce qui revenait à retrancher du débat démocratique 15 % de l’électorat, 30 % à 40 % dans certaines communes urbaines. Bref, un crime politique contre la démocratie.

Les conséquences en ont été considérables :

– un affaiblissement du bloc de droite coupé en deux alors que la gauche restait globalement unie (écologistes de circonstance compris) ;
– un gauchissement et une « désidentarisation » de la droite classique coupée de son aile droite et vivant sous la terreur de la diabolisation ;
– la promotion des « antifas » et de l’extrême gauche exerçant un rôle de chien de garde du système en contribuant par leurs attaques violentes à renforcer cette situation ;
– et surtout le Grand Remplacement électoral des Français de souche sortis du jeu (25 % à 35 % dans les banlieues) par des immigrés communautarisés et supplantés par des électeurs issus de l’immigration.

Le paradigme de Mantes-la-Jolie : la naissance de « l’islamo-droitisme »

Au départ, Pierre Bédier – maire de Mante-la-Jolie de 1995 à 2005 – est un jeune loup de la droite chiraquienne avec un électorat français de souche hostile à l’immigration.

La mise en place du cordon sanitaire le prive d’une partie de cet électorat.

Pour compenser cette perte, il se tourne vers la communauté turque dont il acquiert les votes à coups de subventions pour des mosquées, des centres culturels, des clubs de sport. C’est la naissance de « l’islamo-droitisme » présent dans toutes les banlieues et fonctionnant selon les mêmes ressorts que l’islamo-gauchisme : le clientélisme. Avec une justification politique : si le Front national est le mal absolu, alors tous les autres sont des alliés possibles. Les stratèges de l’islamisme profiteront pleinement de cette démarche antinationale.

Le résultat est là : les associations « antiracistes » et immigrationnistes croulent sous les subventions que les élus de droite accordent avec une grande générosité en les considérant comme une sorte de police d’assurance ; les villes se couvrent de grandes mosquées dont beaucoup sont les foyers d’un islam de plus en plus radical ; les élus achètent la paix sociale (et électorale) en déléguant une partie du pouvoir local aux chefs de bandes.

Quarante ans plus tard, le constat est édifiant : c’est le chaos migratoire, avec une immigration dont le flux d’entrée a augmenté de 50 % à chaque décennie ; avec, pour conséquence, le chaos sécuritaire dans la mesure où il y a – c’est un fait – une sur délinquance systémique de l’immigration.

Mariani et Zemmour : pour en finir avec le front républicain ?

Le mettre en échec : c’est le rôle dévolu à Mariani s’il parvient à remporter la région PACA malgré la coalition de tous les autres qui se dessine pour le deuxième tour.
C’est aussi tout l’enjeu d’une possible candidature Zemmour à la présidentielle.

Renverser l’échiquier de la partie mille fois jouée, front républicain contre Front national. En structurant à côté du Rassemblement national un électorat aujourd’hui orphelin de souverainistes, de LR de droite trahis par les marionnettes qui les gouvernent et d’abstentionnistes déçus de l’offre politique. Une force émergente qui pourrait s’allier ensuite au RN et permettre enfin une recomposition politique mortelle pour le front républicain.

Jean-Yves Le Gallou

Texte daté du 8 juin 2021 et repris du site Polémia