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Etat de droit Constitution

L’Etat de droit, néo-totalitarisme contre l’identité et les libertés, par Jean-Yves Le Gallou

L’État de droit est une des vaches sacrées de l’idéologie dominante. Et les juges – du Conseil constitutionnel, du Conseil d’État, de la Cour de cassation – sont qualifiés de « sages » par les médias. « Conformistes » serait plus exact car ces magistrats, souvent militants, interprètent des textes (très) généraux exclusivement dans le sens politiquement correct, au détriment des libertés d’expression, de réunion et de manifestation. Et sans aucune prise en compte de l’identité européenne, française et chrétienne. Jean-Yves Le Gallou a dénoncé cette imposture de l’État de droit sur Boulevard Voltaire. Nous reprenons son texte.

Jean-Yves Le Gallou Etat de droit

Jean-Yves le Gallou

Nos oligarques n’ont que ce mot-là à la bouche : l’État de droit. Qui serait censé nous garantir de l’arbitraire du pouvoir et protéger nos libertés. Quelle blague ! Quelle foutaise !

L’État de droit, c’est le cache-sexe du gouvernement des juges. Et, pour être plus précis, du gouvernement des juges politiquement corrects car les autres rasent les murs par crainte du terrorisme intellectuel : celui des médias et celui du Syndicat de la magistrature. Minoritaire, certes, mais dominant.

Les résultats sont là !

La liberté d’expression est bafouée. Pierre Cassen, Renaud Camus, Eric Zemmour et tant d’autres sont condamnés pour délits d’opinion. Leur crime ? Avoir osé rappeler le réel.

La liberté constitutionnelle de manifestation n’est pas davantage protégée : samedi 25 novembre, une manifestation pacifique de Génération identitaire contre l’islamisation a été interdite, au motif qu’il aurait pu y avoir des troubles à l’ordre public en raison d’une contre-manifestation d’extrême gauche autorisée à proximité immédiate…

Les libertés des communes sont aussi bafouées : le maire de Ploërmel se voit contester le droit d’ériger une croix au-dessus d’une statue du… pape Jean Paul II. Et d’autres maires se voient imposer l’obligation de fournir de la viande halal (un mode d’abattage contraire à la réglementation française) dans les cantines scolaires. En revanche, il est interdit d’interdire le burkini !

En fait les jurisprudences de la Cour de cassation et du Conseil d’État sont de plus en plus liberticides. Elles sont aussi identicides.

Malgré les requêtes de Vigilance Halal, les magistrats administratifs refusent de vérifier que les règlements sur l’abattage des animaux de boucherie sont appliqués. Et ils expliquent que l’interdiction du burkini, vêture pourtant contraire aux mœurs françaises et européennes, n’est pas légale.

Les magistrats judiciaires et les magistrats administratifs conjuguent leurs efforts pour rendre impossible l’expulsion des étrangers clandestins. Le gouvernement a affirmé mensongèrement au Sénat qu’il y avait eu 6 166 retours forcés en 2016 (ce qui représenterait moins de 1 % des clandestins). Par rapport à la réalité, ce chiffre est majoré fictivement de 234 % car la Commission européenne qui cofinance les retours n’a reçu officiellement du gouvernement français que 2 665 demandes de remboursement. La probabilité pour un clandestin en France d’être expulsé est de moins de… 2 sur 1000.

Nos magistrats sont devenus les exécutants serviles de la politique d’ouverture totale des frontières de la Ligue des droits de l’homme, du GISTI [Groupement d’information et de soutien des immigrés] et du Syndicat de la magistrature.

Il faut balayer la dictature judiciaire et rendre le pouvoir au peuple à l’exemple de ce que font les gouvernements réellement démocratiques de Pologne et de Hongrie. Le soleil se lève à l’Est.

Jean-Yves Le Gallou
ENA, ancien député européen, essayiste,
président de la fondation Polémia

Texte publié initialement sur Boulevard Voltaire sous le titre
« L’État de droit ? Un néo-totalitarisme contre l’identité et les libertés »
(et présentation reprise de Polémia)

“Clichy : ici c’est l’islam !”, par Jean-Yves Le Gallou pour iMedia

18/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Une émission présentée par Jean-Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp.

02:27 Clichy : ici c’est l’islam ! Prières de rues à Clichy, les élus manifestent contre l’occupation illégale de l’espace public. 8 mois que la situation perdure, les médias se réveillent enfin et prennent la défense des musulmans. La prière du vendredi aurait été « perturbée » par les élus.

13:47 Le zapping d’I-Média Pour Jade Lindgaard, l’islamisme n’est pas grave. Dans l’émission « C l’hebdo » sur France 5, samedi 11 novembre, le journaliste de Médiapart a déclaré « l’islamisme en tant que tel, n’est pas, en soi, une chose grave. L’islamisme est un phénomène qu’il faut comprendre et expliquer ». Une pensée qui devrait plaire aux journalistes de Charlie Hebdo, actuellement en conflit avec Médiapart. Les familles des 12 victimes de janvier 2015 seront ravis d’entendre que l’islamisme en tant que tel n’est pas grave.

22:30 Audience radio : Médiamétrie juge et partie Médiamétrie diffuse les audiences des radios pour l’année 2016-2017. C’est la douche froide pour Europe 1 qui perd 10% d’auditeurs en 1 an. Mais qui est Médiamétrie ? Par qui est-il tenu ? Comment fait-il ses sondages ? 30:40 Les tweets d’I-Média La presse tenue par les publicitaires : Bernard Arnault propriétaire de LVMH sanctionne le journal Le Monde après les révélations dans le cadre de l’affaire Paradise Paper. Une perte de 600 000 euros pour le journal.


Agenda : 3ème Forum de la dissidence à Paris le 18/11

Crise migratoire, islamisation, défaite de la droite aux présidentielles, élection d’Emmanuel Macron, toute-puissance de la bien-pensance médiatique… Face à l’urgence de la situation, la refondation de la droite est impérative.

Le samedi 18 novembre aura lieu le 3e Forum de la Dissidence organisé par Polémia. Le thème de cette année : « Face à Macron : une bonne droite ! »
Cette question de la refondation de la droite sera au centre des préoccupations des intervenants de cette journée. Avec comme leitmotiv : ne plus craindre la diabolisation et agir.

Après deux premières éditions ayant réuni plusieurs centaines de personnes, ce 3e Forum de la Dissidence s’étendra pour la première fois sur toute une journée.
De 10h à 18h, plusieurs orateurs de qualité – militants, penseurs, essayistes, entrepreneurs, etc. – seront réunis pour poser ensemble les bases d’une droite solide pour répondre – enfin – aux défis de notre époque.

Informations pratiques :
Samedi 18 novembre 2017 – de 10h à 18h
New Cap Event Center, Paris 15e
Entrée simple : 10 € – Entrée Soutien : 30 €

Publié le
Jean-Yves Le Gallou : "La victoire institutionnelle du gauchisme a posé un couvercle sur la droite. Il est temps d'agir"

Jean-Yves Le Gallou : “La victoire institutionnelle du gauchisme a posé un couvercle sur la droite. Il est temps d’agir”

23/10/2017 – PARIS (NOVOpress) – L’énarque et ancien député européen Jean-Yves Le Gallou, président du think tank Polémia, présente les grandes lignes du 3ème forum de la dissidence, qui se tiendra à Paris le 18 novembre prochain. Extraits.

Invasion migratoire, Français égorgés sur leur propre sol, islamisation galopante, ensauvagement de l’Europe, délire idéologique permanent… Il est temps de monter sur le ring et d’accepter la confrontation avec le réel qui a trop longtemps été refusée. Le samedi 18 novembre, nous nous emploierons à préparer l’offensive alors que l’élection présidentielle a été un formidable gâchis. (…)

La droite n’est aujourd’hui plus que l’ombre d’elle-même. Les Républicains – qui en sont les gardiens théoriques – l’ont liquidée. La droite existe encore chez certains membres de ce parti et chez certains membres du Front national mais elle n’irrigue plus la vie politique comme avant. La victoire institutionnelle du gauchisme a posé un couvercle sur la droite. (…)

(…) Les idées de droite sont plébiscitées mais souffrent d’un défaut d’incarnation. Un des objets du colloque sera de réfléchir à la représentation politique d’une vision anthropologique majoritaire chez les Français. (…)

Ne plus se préoccuper de la diabolisation, c’est refuser le diktat de ces médias qui sont, pour la plupart, militants de gauche. C’est ne plus avoir peur de ne plus les écouter. De ne plus trembler à chaque évocation de termes destinés à effrayer. On doit pouvoir parler de tous les sujets – même les plus polémiques – avec tenue mais sans crainte.

On doit envoyer paître le politiquement correct ! Agir, c’est prendre le destin de la droite en main. C’est ne plus rester spectateur d’une recomposition politique lente et douloureuse.

Pour accéder à l’intégralité de cet entretien, cliquez ici.

Jean-Yves Le Gallou : « En France, il est quasiment impossible d’expulser un clandestin ! »

Jean-Yves Le Gallou dénonce l’hypocrisie du rapport de l’IGA sur les failles à propos de l’attentat de Marseille, utilisé, selon lui, par le gouvernement pour légitimer sa politique. « Le problème, explique-t-il, est celui de la loi et de l’application des lois par les juges, et non d’une réforme des procédures administratives et des services informatiques. »

Ce rapport ne nous apprend pas grand-chose. Nous savions déjà qu’il est quasiment impossible en France d’expulser les clandestins. Le rapport précise que c’est particulièrement difficile pour les Tusisiens. Le gouvernement tunisien multiplie les obstacles ou met trois mois pour répondre aux demandes de l’administration française. Ce délai est beaucoup trop long par rapport aux délais légaux de rétention. Par conséquent, il n’était pas possible en l’état du droit et de la pratique administrative d’expulser ce terroriste. On sait d’ailleurs qu’il y a beaucoup de terroristes qui viennent de Tunisie.
Le rapport est parfaitement hypocrite. Au fond, il ne reproche pas à l’administration de ne pas avoir mis en rétention ce clandestin délinquant. Il lui reproche simplement de ne pas avoir émis un ordre de quitter le territoire. Il reproche donc de ne pas avoir fait un papier qui de toute façon n’aurait servi à rien et qui n’aurait en rien changé les intentions criminelles de ce personnage. C’est vraiment un rapport qui sert l’enfumage gouvernemental.

Quand un clandestin est arrêté, n’est-il pas censé être mis en rétention, surveillé et interdit de se déplacer ?

Certes, mais encore faut-il avoir de la place.
D’une part, les administrations ne sont pas trop motivées pour mettre les Tunisiens en rétention, car c’est presque impossible de les expulser. D’autre part, lorsque l’affaire a été instruite par le fonctionnaire de la préfecture, il n’y avait pas de place dans le centre de rétention administrative de Lyon. Il y en a quelques-unes qui se sont dégagées, mais vraisemblablement quelques heures plus tard.
Pourquoi n’y a-t-il pas de places ? Le rapport nous apprend que trop peu de places ont été construites, mais également que celles qui existent sont vandalisées et détruites. Il y a des dizaines de places du centre de rétention de Lyon qui ne sont pas utilisables. Elles ont été détruites à la suite de bagarres entre des Maghrébins et des clandestins d’Europe de l’Est, sans doute des Roms et des Albanais.
Le rapport est utilisé pour légitimer la politique du gouvernement. On fait sauter le préfet et on ne change pas le fond des choses. Ce type d’informations, comme celle des bagarres, sont toutefois instructives. C’est sans doute une forme de vivre ensemble.

Lors de son déplacement à Marseille, Gerard Collomb avait déclaré que toutes les failles seraient mises au jour. Vous semblez dénoncer plus qu’un simple dysfonctionnement. Selon vous, en virant le préfet, le gouvernement fait simplement une action de communication.

C’est une pure action de communication. Le rapport propose bien quelques réorganisations d’ordre administratif. Mais ce n’est pas un problème d’organisation, c’est un problème de lois et d’application des lois par les juges. Il est évident qu’il ne faut pas changer la procédure administrative et réformer le système informatique de traitement. Tout cela est bidon.
Il faut changer la loi et dénoncer la manière dont les juges appliquent la Convention européenne des droits de l’homme. Voilà les vrais sujets : la tyrannie judiciaire, la tyrannie de la Cour européenne des droits de l’homme, la lâcheté du législateur français vis-à-vis de la tyrannie judiciaire et de la tyrannie des droits de l’homme. Ce n’est pas le système informatique par lequel on va rentrer les données concernant le renvoi ou plutôt le non-renvoi des clandestins qui changera quelque chose au problème.
C’est du foutage de gueule!

Texte repris du site Boulevard Voltaire

novlangue

La novlangue se porte toujours aussi bien, merci, par Michel Geoffroy

Novlangue 201329/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Co-auteur, avec Jean-Yves Le Gallou, d’un Dictionnaire de novlangue réédité dans une édition augmentée de 500 mots nouveaux sous le titre Nouveau Dictionnaire de novlangue en 2013 – ces « mille mots qui manipulent les Français » –, toujours aux éditions Polémia, Michel Geoffroy poursuit son entreprise de décryptage du vocabulaire propagé par l’idéologie dominante et les médias mainstream. Pour la fondation Polémia, il a répertorié seize mots ou expressions qui envahissent désormais les médias, et en donne le véritable sens.

• Attaque : Terme utilisé sans qualificatif particulier afin de tenter de banaliser les attentats terroristes commis par des personnes invoquant Allah. On n’évoque pas ainsi les terroristes mais les « attaquants ».

• Candidat à l’Europe : Immigrant clandestin selon le journal Le Monde du 15 septembre 2017.

• Déséquilibré : Islamiste opérant en Europe mais dont les actes ne sont pas revendiqués par l’Etat Islamique ou qui n’a pas fait explicitement allégeance à Daesh. Pour les médias de propagande ce type de terroriste a toujours des « antécédents psychiatriques ».

• Ecriture inclusive : Façon d’écrire conforme à l’idéologie féministe consistant à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans tous les noms, comme dans « mes ami.e.s ». Les éditions Hatier se déclarent ainsi « fières » de publier un premier manuel scolaire pour CE2 écrit de cette façon.

• Fait divers : Expression classique en matière de presse, mais appliquée désormais à des faits très violents, notamment afin de banaliser les agressions à caractère islamiste ou terroriste (ainsi la tentative de poignarder un agriculteur à Laroque-Timbaut en juin 2017 par un individu criant « Allahou akbar a été présentée comme un simple « fait divers » et non pas considérée comme acte terroriste mais comme « violence volontaire avec arme »).

• Harcèlement de rue : Expression alambiquée destinée à présenter comme un problème général un comportement pourtant clairement limité à une certaine catégorie de population et à certaines zones urbaines (ex. : « Marlene Schiappa installe un groupe de travail sur le harcèlement de rue », Acteurs publics du 20 septembre 2017).

Novlangue non Blanc

Ceci est un « non Blanc ».

• Homme menaçant : Islamiste selon Le Parisien du 17 septembre 2017 (« Dans la nuit de vendredi à samedi, un homme menaçant, criant “Allahou akbar” a été interpellé alors qu’il fonçait sur des policiers avec des ciseaux. Le suspect n’était pas dans son état normal »). Le terme générique « homme » est souvent utilisé afin de ne pas caractériser plus avant un auteur de délit.

• Incident terroriste : Attentat islamiste dans le métro de Londres pour le journal Libération du 15 septembre 2017.

• Insoumis : Terme trompeur faisant référence à la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, dans la mesure où ce dernier roule en réalité pour le Système, car il cherche avant tout à détacher les classes populaires du vote pour le Front national. C’est pourquoi Jean-Luc Mélenchon est le chouchou des médias de propagande.

• Islamisme radical : Expression destinée à établir une nuance lénifiante entre les islamistes et les terroristes qui se seraient, eux, « radicalisés » (ex. : « l’attaquant de Hambourg a agi par islamisme radical »).

• Motivations : Dans le cadre de la stratégie du déni adoptée par les pouvoirs publics, lorsqu’un acte terroriste n’est pas explicitement revendiqué par Daesh, on communique longuement sur le fait que les motivations de son auteur seraient « floues » ou « douteuses », même quand il a expressément invoqué la religion musulmane.

• Non-Blanc : Expression pour désigner les personnes de couleur puisque les races humaines sont réputées ne pas exister. On doit dire « perçu comme » Blanc ou comme non-Blanc, pour bien suggérer qu’il ne s’agit que d’une impression qui ne renvoie à aucune réalité.

• Prétendue race : Expression utilisée par le Décret du 3 août 2017 destinée à nier la réalité des races humaines tout en prétendant pourchasser… le racisme.

• Propos incohérents : Façon de s’exprimer des terroristes selon les médias de propagande qui cherchent ainsi à masquer leur caractère islamiste.

• Réfugié : Immigrant clandestin s’installant en Europe avec la complicité des pouvoirs publics et à la demande de Mme Merkel.

• Relocalisation : Répartition obligatoire des immigrés clandestins entre les différents pays de l’Union européenne au nom du principe de « solidarité ». En France on dit aussi « démantèlement » dans le même sens : mettre les immigrants irréguliers ailleurs.

 

Front national médias Philippot

La crise au Front national : une source de délectation pour les médias

22/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pendant une semaine les médias se sont régalés du conflit entre Marine Le Pen et son vice-président, qui a fini par quitter le Front national. Ils ont multiplié les invitations sur les plateaux télévisés, cherché de nouvelles réactions, se positionnant ainsi en chambre d’écho de la crise frontiste. Désormais dehors, Florian Philippot joue la carte de la “rediabolisation” du Front national, avec la complicité des médias.

Sur LCI le président des “Patriotes” a affirmé, au micro de Laurence Ferrari, que la nouvelle ligne du Front National est un « retour en arrière qui affole des milliers de personnes ». La journaliste reformule cette idée et rajoute une couche de rediabolisation : « C’est un retour en arrière sur une ligne identitaire, classiquement anti immigration, xénophobe. »

Le Zapping d’I-Média

Zone interdite, un jeune musulman refuse d’approcher un monument aux morts à cause d’une croix chrétienne. Le professeur s’explique devant le journaliste : « Je trouve cela touchant et même attendrissant. Cela montre qu’il veut être un bon musulman car ça fait partie de son identité. »

Signature des lois de moralisation de la vie publique, Macron se met en scène et promulgue la loi devant les caméras. Une cérémonie directement inspiré de la signature des décrets présidentiels aux Etats-Unis.

120 battements par minute aux Oscars : adieu cinéma, bonjour militantisme

Le film 120 battements par minute représentera la France pour les Oscars. Le long métrage de Robin Campillo a été promu par la plupart des journalistes pendant plusieurs mois, plus pour son message militant que pour sa qualité artistique.

Les tweets de la semaine

Mais où est passé l’esprit Charlie ? Vague d’indignation dans la presse et dans les milieux LGBT suite à la Une de Charlie Hebdo. Le journal publie un dessin de Riss anti-PMA. On y voit une caricature d’Emmanuel Macron enceint, Brigitte Macron lui posant la main sur le ventre, avec ce titre : « PMA GPA, il va faire des horreurs. »

Discrimination à France Télévision, Delphine Ernotte persiste et signe.
Longue interview de Delphine Ernotte dans le journal Society. La présidente de France Télévision a réitéré ses propos discriminants sur les hommes blancs de plus de 50 ans. Pour la presse pas de problème sur ce point, il faut occulter cette information et commenter le reste de l’entretien.

A voir dans ce n° 168 d’IMédia sur TVLibertés

Mélenchon Macron

Opération Mélenchon : comment le Système fabrique une opposition factice à Macron

La promotion médiatique de Jean-Luc Mélenchon et de sa France insoumise a pris son essor à l’occasion de l’élection présidentielle de 2017. Mais depuis la victoire d’Emmanuel Macron, elle n’a pas cessé, bien au contraire : au point que Jean-Luc Mélenchon fait figure d’opposition officielle de Sa Majesté, omniprésente dans les médias mainstream. Pourquoi ? Parce que la promotion d’une alternative de gauche radicale et immigrationniste s’inscrit dans la stratégie européenne de la superclasse mondiale.

Deux mâchoires, un même piège

La superclasse mondiale a deux fers au feu en effet :

  • d’un côté, promouvoir, bien sûr, les hommes politiques qui s’affichent libéraux et libertaires, donc qui se rangent officiellement sous la bannière de son idéologie ; en France elle a donc assuré la promotion d’Emmanuel Macron ;
  • mais, d’un autre côté, elle s’efforce aussi de promouvoir une opposition de gauche à ces mêmes politiciens. De façon à empêcher l’émergence d’une véritable opposition patriote et alternative au mondialisme et au néo-capitalisme en Europe. C’est la fonction dévolue en France à Jean-Luc Mélenchon.

Ce sont les deux mâchoires du même piège destiné à museler les Européens.

Les précédents européens

syriza-3Ce dispositif a déjà été expérimenté en Grèce, en Espagne et en Italie. Le Système a assuré la promotion de Syriza en Grèce et de Podemos en Espagne, pour capter la colère populaire au profit de l’ultragauche altermondialiste et immigrationniste.

En Grèce, cela s’est d’ailleurs justement fait après avoir démantelé l’opposition de la droite patriote qui progressait à chaque élection en s’attaquant au mouvement Aube Dorée, opportunément présenté comme une organisation criminelle à caractère néo-nazi. Un grand classique de la diabolisation des dissidents en Europe !

En Italie, le Mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo s’inscrivait dans un processus comparable, même s’il se positionnait moins nettement à gauche : il a surtout servi à concurrencer l’opposition de droite aux élections en captant à son profit le rejet des électeurs vis-à-vis des partis institutionnels.

Une opposition factice au Système

Or cette gauche et ces mouvements « alternatifs » présentent la caractéristique essentielle et commune de ne rien entreprendre de sérieux pour changer le Système : en Grèce, Syriza applique avec zèle le programme déflationniste défini par la « troïka » bruxelloise et, en Espagne, Podemos a surtout réussi à rendre le pays ingouvernable, en refusant toute alliance politique.

En outre cette gauche prétendument alternative se prononce toujours en faveur de l’ouverture des frontières et de l’immigration : elle ne gêne donc nullement la superclasse mondiale qui se sert du chaos migratoire comme brise-glace des nations européennes.

Et en Italie, les élus locaux « cinq étoiles » n’ont pas réussi grand-chose sinon démontrer « qu’ils ne savaient pas gouverner », selon le propos peu amène du président du Conseil Matteo Renzi : ils viennent d’ailleurs d’être largement sanctionnés par les électeurs aux élections municipales de juin 2017.

Voter pour ces formations ne menace donc en aucune façon l’oligarchie ! Elle permet en effet de neutraliser la révolte populaire.

Opération Mélenchon

Mélenchon MarseilleEn France, la promotion médiatique de Jean-Luc Mélenchon sert l’oligarchie de deux façons.

Lors de la campagne présidentielle, elle a d’abord servi à marginaliser la candidature de Benoît Hamon et surtout à concurrencer Marine Le Pen – l’objectif principal – en captant au profit de la France insoumise une partie de l’électorat populaire, séduit par les saillies du tribun Mélenchon. Le piège s’est refermé lorsque Marine Le Pen a essayé de concurrencer sur sa gauche le programme crypto-communiste de la France insoumise, ce qui a déçu ses soutiens de droite et favorisé par contrecoup l’élection d’Emmanuel Macron.

Depuis la victoire de ce dernier, la promotion de Jean-Luc Mélenchon a désormais pour fonction principale de rendre l’opposition de droite et patriote aphone. Les médias mainstream n’évoquent en effet cette opposition que pour s’étendre à l’infini sur ses divisions : que ce soit pour insister sur la pluralité de candidatures à la présidence des Républicains ou pour gloser à l’infini sur les luttes de tendances au sein du Front national. Mais jamais pour lui donner la parole comme opposition.

Champ libre, donc, pour les soliloques médiatiques de Jean-Luc Mélenchon !

Un repoussoir commode

Mais Jean-Luc Mélenchon ne menace nullement le Système comme il le prétend.

Son programme évoque, certes, une sortie des traités européens et de l’Otan. Mais il reste écologiquement correct (il préconise même une planification écologique !), culturellement correct (il préconise la création culturelle émancipée…), juridiquement correct (il propose d’inscrire de nouveaux droits de l’homme dans la Constitution) et surtout correct sur les plans migratoire et communautaire : pendant la campagne électorale il a même organisé une minute de silence en faveur des migrants disparus en mer ! Et son programme économique est suffisamment ringard pour dissuader les milieux économiques.

La France insoumise sert donc de repoussoir commode à la France en marche ! Mais toutes s’accordent sur un point : faire taire l’opposition nationale et patriote par tous les moyens. Les « gros ballots », comme dit si aimablement Jean-Luc Mélenchon.

La superclasse mondiale s’appuie aussi sur la gauche extrême

France insoumise immigrationLes poings levés des élus de la France insoumise et les drapeaux rouges et noirs de l’extrême gauche brandis devant les caméras, comme hier les cols Mao des bobos, ne tromperont que le public naïf des médias mainstream : cette extrême gauche n’est pas contre le Système, elle roule au contraire pour lui.

Car ces prétendus anticapitalistes combattent avant tout ceux qui… refusent la loi de l’argent, les patriotes et les identitaires. Comme durant la campagne présidentielle les candidats d’extrême gauche ont surtout attaqué Marine Le Pen et François Fillon, mais quasiment jamais Emmanuel Macron.

Comme ces prétendus « altermondialistes » ne militent pas contre le mondialisme : ils veulent seulement un mondialisme qui aille dans leur sens. Comme ces prétendus « antifascistes » font des risettes aux islamistes. Comme ces prétendus militants de « la cause animale » ne trouvent jamais rien à dire contre l’abattage hallal. Comme ces « féministes » estiment que le voile islamique libère les femmes. Comme les No Border, en favorisant par tous les moyens l’immigration en Europe, concourent activement à la constitution de l’armée de réserve du capital.

La superclasse mondiale s’accommode très bien, aujourd’hui comme hier, de l’extrême gauche, même si elle pense que le néo-libéralisme réussira là où la Révolution communiste a échoué. Car tout ce qui peut ébranler les nations européennes contribue à renforcer son pouvoir transnational.

La France insoumise et la France en Marche ne s’opposent pas : elles avancent au contraire main dans la main.

Michel Geoffroy

Texte repris du site de la fondation Polémia

Droite dissidence Polémia

Samedi 18 novembre 2017, vous êtes pris : la droite entre en dissidence !

Après une débâcle électorale, il y a un temps pour la déploration, puis un temps pour l’analyse. Enfin un temps pour la reconstruction. La reconstruction, c’est ce qui intéresse PolémiaQu’est ce que reconstruire aujourd’hui ? C’est s’opposer à ce qui nous nie. En tant qu’héritiers, en tant que maillons d’une chaîne civilisationnelle. Face à « l’esprit qui nie tout », face à la doxa dominante, il faut entrer en dissidence. Et la première forme de dissidence c’est de braver un interdit médiatique ; c’est de s’affirmer de droite – culturellement, anthropologiquement – face aux petits marquis de la bien-pensance. 

Car la droite est une réalité anthropologique dont il faut reconstruire l’idéologie (le logiciel, la « vue du monde ») et, par voie de conséquence, l’existence politique. La droite en dissidence, tel sera le thème du troisième Forum de la dissidence de Polémia.

Un an. Un an de campagne présidentielle puis législative. Un an pour voler les Français de tout vrai débat sur l’essentiel : l’identité, l’immigration, l’islamisation, la sécurité, la transmission d’un patrimoine et de valeurs, la défense de la vie et des lois de la vie, voilà qui n’étaient pas des sujets de campagne !

Les médias et les hommes (femmes) politiques à leur remorque se sont accordés pour occulter l’essentiel. Le débat présidentiel a porté sur les sujets économiques autour de quelques questions présentées comme « majeures » : Faut-il augmenter la CSG ou la TVA ? Faut-il réformer ou non le Code du travail ? Faut-il étendre le rôle des mutuelles ou des compagnies d’assurance ou renforcer la sécurité sociale ? Faut-il sortir de l’euro ? L’économie, vous dis-je, voilà le destin !

A ce jeu, la droite n’a pas eu grand-chose à dire ! D’autant qu’elle a été en permanence dénoncée ou marginalisée. Dénoncée comme le courant Sens commun, le fer de lance de la campagne de Fillon, à qui les conformistes de LR et les médias contestaient la simple possibilité qu’il puisse avoir des ministres, voire des députés. Marginalisée comme Marion Maréchal Le Pen, l’atout électeurs du FN, interdite de grandes émissions audiovisuelles et injustement humiliée par sa (brillante) tante. De telles pratiques ne sont possibles que parce qu’elles sont encouragées, sinon imposées, par les médias qui continuent de donner le la.

Le clivage droite/gauche a été contourné car la droite a été niée

Le clivage gauche/droite, qui reste pourtant un invariant de la vie politique, a d’ailleurs été soigneusement contourné. En tout cas à droite. Car la droite politique a disparu de l’offre électorale : elle s’est ralliée idéologiquement au mondialisme et à la loi de l’argent comme François Fillon s’est rallié à 20h03 à Emmanuel Macron et comme le FN a multiplié les concessions idéologiques à Mélenchon. Pour mieux nier la simple existence de la droite, d’autres clivages ont été mis en avant.

Les limites du moment populiste

Les uns ont mis en évidence le clivage élites/peuple : ce fut le « moment populiste ». Le populisme a d’ailleurs montré ses limites. Alors que le peuple, qui a le nombre pour lui, aurait dû gagner, les élites mondialisées ont imposé leur candidat, Macron : avec le soutien des médias, le chef des « Marcheurs » a pu agréger aux élites urbaines tous ceux qui voulaient symboliquement entrer dans le camp des « winners », fût-ce le temps d’un vote. Et cela a marché ! Les populistes ont été renvoyés dans le camp des braillards incompétents et incapables d’offrir un quelconque espoir.

Des populistes, de surcroît, divisés car l’électorat de Mélenchon et du FN – malgré les pathétiques efforts de Philippot – ne sont pas additionnables.

Les limites du clivage mondialistes/patriotes

Le clivage mondialistes/patriotes n’est pas non plus pleinement pertinent. Il est même franchement incohérent car il conduit à :

  • exclure du camp patriote des conservateurs défavorables à l’immigration mais partisans de l’entente entre Européens ;
  • multiplier les risettes à la France insoumise pourtant fanatiquement favorable à l’immigration, instrument majeur du mondialisme ;
  • faire semblant de croire, au nom d’une illusoire assimilation, que « tout le monde, il peut être français ».

Voilà comment le débat présidentiel a été piégé.

Les médias continuent de faire la pluie et le beau temps dans les partis

Et il l’a été d’abord parce que l’accès aux médias a été biaisé : dans chaque formation politique il y a une prime aux élus les plus politiquement corrects. C’est le cas au sein des Républicains où les Lemaire, les Juppé, les Philippe, les NKM n’ont dû leur visibilité qu’à leur conformisme. C’est aussi le cas au sein du FN, avec Florian Philippot, bien sûr, mais aussi avec Marine Le Pen qui avait justifié ainsi son ascension dans les années 2000 : « J’ai répondu à une demande des médias. » D’où la pasteurisation du discours sur l’immigration et les valeurs. D’où les prises de distance avec Renaud Camus, les Identitaires, Eric Zemmour. D’où les contre-vérités sur le Grand Remplacement « qui n’existe pas » ou qui est « un fantasme complotiste ». Sans oublier « l’islam qui [serait] compatible avec la République ». Un langage de Dhimi qui contribue à enfumer une opinion qu’il faudrait, au contraire, conscientiser !

Sortir la droite de l’anesthésie : 3e Forum de la dissidence

Tout est donc à reprendre pour sortir la droite de l’anesthésie mortelle dans laquelle elle a été plongée.

Le salut ne viendra pas des partis politiques tant qu’ils resteront médias-dépendants. Il viendra des intellectuels, des militants, des réinformateurs, des médias alternatifs.

Y réfléchir. Ce sera l’un des objets du Troisième Forum de la dissidence le 18 novembre.

Premier constat : le peuple de droite existe

Le peuple de droite existe : c’est la majorité attachée aux permanences historiques, civilisationnelles, culturelles, patrimoniales, religieuses, territoriales ; c’est la majorité de ceux qui voient les limites de la « société liquide » et qui restent attachés à leurs terroirs, à leurs clochers, à leur mode de vie, à leurs mœurs, à leurs pratiques culinaires et vestimentaires.

Deuxième constat : les idées de droite sont majoritaires

Les idées de droite sont très largement majoritaires dans le pays. 70 % des Français pensent que l’identité de leur pays est menacée ; 70 % pensent qu’il  y a trop d’immigration et s’inquiètent de l’islamisation. L’opinion est moins tranchée sur d’autres sujets mais l’opinion de droite est, elle, clairement contre la dépénalisation de la drogue, pour une répression plus forte des crimes et des délits, pour une conception traditionnelle de la famille. 70 % des Français de droite estiment aussi qu’il y a trop de dépenses et trop d’impôts. Un véritable programme commun de droite est possible indépendamment des timidités des états-majors.

Troisième constat : les intellectuels de droite se réveillent

Il y a un réveil des intellectuels de droite. La revue Eléments a consacré un numéro aux « insoumises ». Aux vraies insoumises, en rupture avec les valeurs dominantes dans les médias : Charlotte d’Ornellas, Eugénie Bastié, Natacha Polony, Sophie Bied-Charreton, Marion Maréchal et Bérénice Levet, brillant auteur du Crépuscule des idoles progressistes. Il y a aussi des insoumis, des vrais chez les hommes : Renaud Camus, Arnaud Dandrieu, Patrick Buisson, Eric Zemmour, François Bousquet, pour qui « la droite a perdu parce qu’elle a préféré l’économisme à l’âme française ».

Quatrième constat : la LMPT, le plus puissant mouvement social récent, fut de droite

Par sa durée, par son ampleur, par sa permanence, la Manif pour tous (et ses épigones des Veilleurs, des Sentinelles, des « Nos limites », de Sens commun) a été de loin le mouvement social le plus important des années 2010. C’est un mouvement à grand bruit. Ajoutons qu’il s’accompagne du mouvement à petit bruit d’une défiance grandissante devant l’éducation nationale et d’une demande croissante d’écoles indépendantes et d’enseignement à domicile.

Cinquième constat : il faut réunir la droite autour d’un socle commun d’idées

Ce socle commun tient en quelques mots :

– les libertés contre l’emprise totalitaire de l’Etat (propagande délirante, vaccinations obligatoires abusives, excès des prélèvements fiscaux) ;

– l’identité et le droit du peuple à la continuité historique ;

– la sécurité face à la montée de la délinquance, arme de conquête territoriale et matrice d’un terrorisme de basse intensité ;

– la préférence pour la civilisation européenne et chrétienne ;

– le besoin de limiter les excès de l’artificialisation technologique du monde (bétonisation touristique et commerciale, éoliennes, etc.), et notamment la défense du patrimoine et des paysages.

Ce socle commun repose sur la dissidence vis-à-vis de tout ce qui est politiquement incorrect. Et le refus de participer à toute diabolisation du voisin !

Sixième constat : point de salut hors des médias alternatifs !

Quiconque entend se faire connaître ou faire connaître ses points de vue – s’ils sont non politiquement corrects – est condamné au recours aux médias alternatifs dont le développement est la condition de la survie de la liberté de pensée et d’opinion.

C’est pour cela que Polémia vous donne rendez-vous le 18 novembre pour le Troisième Forum de la dissidence. La première grande manifestation anti-Macron. Parce qu’elle s’attaquera aux fondements de son idéologie et de ses soutiens.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site de la fondation Polémia

Attentat Londres Terroriste

Attentats de Londres et de Paris : comment les médias vous ont menti

09/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Attentats islamistes à Londres, attentats islamistes à Paris : à chaque fois, c’est la même manipulation par l’image, la même manipulation par la novlangue. A chaque fois, les médias mentent pour taire le caractère islamique des attentats. Les journaux ont trouvé le responsable : un camion tueur. La chaîne américaine CNN est, quant à elle, responsable d’une manipulation par l’image. Elle a filmé, en plans serrés, une manifestation d’une dizaine de musulmans venue rendre hommage aux victimes de l’attentat. Une véritable mise en scène qui laisse penser à une foule dense et compacte. C’est ce que démontre Jean-Yves Le Gallou dans cette nouvelle édition de décryptage des médias, I-Média, sur TV Libertés.

Egalement au sommaire de cette 155e émission d’I-Média :

Le Zapping d’I-Média
Propagande homosexualiste imposée dans la ville de Madrid. A l’occasion de la « Marche mondiale des fiertés », la mairie a installé 72 feux piétons gays et lesbiens. Au lieu de représenter un bonhomme asexué, les feux s’affichent avec des couples homosexuels décrits par la presse comme « amoureux ».

Antisémitisme musulman : Arte censure un documentaire
Arte innove et franchit non pas le Rhin mais le Rubicon. La chaine franco-allemande a censuré un documentaire au motif que le reportage mettait en lumière la haine antijuive qui progresse dans la sphère arabo-musulmane.

Les tweets de la semaine
Un bobard de plus pour RFI ! Pour illustrer un article sur des migrants syriens bloqués à la frontière marocaine, le journal utilise une photo montrant des migrants… africains.
L’hebdomadaire L’Express fait son coming-out et affiche son amour inconditionnel pour le nouveau président. La couverture du 7 juin est girly, du love paillette prépubère. Macron est consacré comme « sauveur de la planète ». On nage en pleine macronmania.

Portrait Piquant : Anne-Sophie Lapix, qui s’y frotte s’y pix.
C’est au tour de l’animatrice Anne-Sophie Lapix d’être visée par cette chronique de Nicolas Faure : comment la future présentatrice du 20 heures de France 2 – c’est elle qui succédera à David Pujadas après l’été – est devenue l’icône de la gauche bobo.

Jean-Yves Le Gallou Etat de droit

Lettre ouverte aux candidats du Front national, par Jean-Yves Le Gallou

Madame, Monsieur, 

Vous vous êtes porté(e) candidat(e) « pour défendre la France » « avec Marine »Le Front national a longtemps porté avec courage ses fondamentaux : l’arrêt de l’immigration, la mise en œuvre de la préférence nationale, le primat du droit de la filiation dans le Code de la nationalité, une politique familiale généreuse et encourageant la vie, et plus globalement la défense de l’identité civilisationnelle de la France.

L’immigration de masse se presse aux frontières maritimes de l’Europe. L’islamisation (halal, voile islamique, mosquées, ramadan) progresse à grands pas dans nos villes et nos villages. Jamais la question du Grand Remplacement démographique et civilisationnel ne s’est posée avec autant d’acuité. 

Curieusement, c’est le moment que semble avoir choisi la direction du FN pour placer ces questions identitaires (gênantes ? malséantes médiatiquement ?) au second plan. 

Lors de son étrange débat avec Emmanuel Macron, Marine Le Pen s’est emberlificotée dans les questions économiques et monétaires sans même utiliser la « question blanche » pour parler d’immigration. Étrange, vraiment étrange. 

Il faut dire que son vice-président, Florian Philippot, a utilisé la dernière semaine de campagne présidentielle pour insister sur l’économie. Il a même promis que si Marine était élue, « les Français paieraient leur baguette de pain en francs d’ici huit mois ». Waouh! Et les Françaises (?) leur burka ?

Et pour le cas où l’on n’aurait pas bien compris, Philippot a ensuite fait un chantage à la démission dans l’hypothèse où la sortie de l’euro ne serait pas l’alpha et l’oméga du programme frontiste. 

C’est son droit de le penser. Comme c’est le droit de ses très proches collaborateurs – souvent investis dans les meilleures circonscriptions législatives – de le penser. C’est aussi le droit des électeurs de le savoir. Et de savoir s’ils partagent ou non les mêmes priorités que les candidats qui se présentent à leurs suffrages.

En politique, on ne peut pas tout faire en même temps. Il faut choisir. Hiérarchiser. Prioriser. 

Ma question est donc la suivante : quelle est, pour vous – en tant que candidat du FN aujourd’hui, député éventuellement demain, et cadre du FN participant à ses instances démocratiques -, la priorité n° 1 : l’arrêt de toute immigration nouvelle ou la sortie de l’euro ? 

À question simple et binaire, réponse simple et binaire. Les électeurs attachés à l’identité française y ont droit.

Répondez sans faux semblant ! Gardez-vous de vous abstenir de répondre car cela serait courir le risque d’encourager vos électeurs à s’abstenir à leur tour ou… à aller voir ailleurs.

Pardon d’avoir mis les points sur les « i ». Ou plutôt sur le « i » de l’identité, mais, à l’échelle de l’Histoire, c’est la seule question qui vaille. Ce n’est pas le cours du sesterce qui a fait tomber l’Empire romain, ce sont les grandes invasions !

Jean-Yves Le Gallou
président de la fondation Polémia

PS : chacun peut relayer vers le candidat FN de sa circonscription – via courriel, Twitter ou Facebook – la question suivante : « Pour vous, la priorité des priorités, c’est l’arrêt de toute immigration nouvelle ou la sortie de l’euro ? »

Lettre ouverte reprise de Boulevard Voltaire

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Souveraineté et désordre politique, un livre majeur de Guilhem Golfin

21/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Cet article consacré à l’ouvrage Souveraineté et désordre politique, de Guilhem Golfin, a paru à la rubrique Livres de l’hebdomadaire Minute du mercredi 17 mai 2017 sous la signature de Charles du Geai. Il fait écho aux débats qui ont lieu, par exemple, entre Jacques Sapir et Jean-Yves Le Gallou. D’où le fait, peut-être, qu’il ait été repris également par la fondation Polémia.

C’est un titre qui sonne comme une analyse de la présidentielle. Souveraineté et Désordre politique, premier essai du jeune docteur en philosophie Guilhem Golfin, est pourtant bien plus important que cela. Ses pages exigeantes plongeront les lecteurs dans une réflexion fondamentale pour l’avenir de la droite : suffit-il d’ânonner une défense de la souveraineté pour proposer le remède miracle aux souffrances intellectuelles et morales des Français ?

L’auteur affirme la réalité d’un débat qui ne cesse de diviser les représentants politiques :

« La configuration politique actuelle se présente effectivement, pour l’essentiel, sous la forme d’une opposition entre le supranationalisme mondialiste – ou le cosmopolitisme moderne – et le souverainisme, entendu de manière générale comme exigence d’un retour au principe de souveraineté classique et donc à un ordre international fondé sur les Etats. »

Il s’empresse cependant de noter la stérilité d’une telle présentation du débat, dont les électeurs font constamment les frais.

A force de gagner pour perdre, les électeurs perdent patience. Et si cela tenait à une panne du monde des idées ? C’est la thèse de ce membre de l’Institut Montalembert :

« Croire résoudre le problème de l’unité du peuple par le recours au seul exercice du pouvoir compris comme imposition de l’obéissance, c’est-à-dire en ayant recours à la souveraineté, c’est se bercer d’illusion. »

Et cette illusion ne date pas d’hier mais de Jean Bodin, philosophe angevin qui vécut de 1530 à 1596 et donna naissance à un renouvellement important de la philosophie politique. Dans ses Six Livres de la République, il affirme : « L’État souverain est plus fort que les lois civiles. »

Cette proposition ne choquera plus personne, sauf qu’elle constitue une contradiction fondamentale avec la pensée classique. Soucieux de libérer le pouvoir civil du catholicisme, Jean Bodin fusionne les deux qualités du pouvoir : la potestas et l’auctoritas. Chez les Anciens, le pouvoir civil (législatif et militaire) différait de la dignité du pouvoir, fruit de la vertu et du mérite, qui concernait l’auctoritas. La souveraineté (auctoritas) n’était donc pas fonction d’une loi ou d’une constitution mais d’un état d’exception qui contraignait le pouvoir. Avec Bodin, la souveraineté se place du côté du pouvoir parce qu’il est pouvoir et réduit donc la primauté de la justice et de l’unité du peuple au profit de l’obéissance à la loi.

C’est à cette source que les souverainistes contemporains puisent leurs justifications en prétendant que la question de la définition juridico-politique du pouvoir fut immuable des Grecs à François Hollande. Manipulation délétère pour l’auteur puisqu’elle permet de ne pas penser les impératifs de justice et d’unité comme des éléments préalables à la pratique politique sur un territoire donné.

L’argumentaire de Guilhem Golfin est solide. Il précise que si la souveraineté est un attribut du politique, il ne peut en résumer le principe. En un mot : hurler contre l’Union européenne et les transferts de souverainetés est largement insuffisant pour s’opposer au mondialisme. L’esprit chagrin dirait que Florian Philippot est bien insuffisant pour affronter Emmanuel Macron.

En termes philosophiques, notre auteur pointe le premier impensé du souverainisme contemporain : la communauté naturelle. Nous connaissons sa conséquence : le refus de tout discours défendant l’unité de notre peuple et son identité. A force de penser une nationalité définie par la loi, une liberté des gens établie en fonction de contrats abstraits, ces derniers voient leurs relations familiales et sociales fracassées par toutes les idéologies.

Le souverainisme intégral est donc tout à fait moderne. Pire, il est à l’origine d’une rupture essentielle dans l’histoire de la droite : l’abandon d’une définition du peuple qui ne soit pas idéologique. Dès lors, toutes les vannes furent ouvertes pour que multiculturalisme et haine de soi s’imposent dans les discours. Comme nos lecteurs peuvent le constater chaque jour, la critique de l’Union européenne n’implique pas de réarmement législatif et intellectuel contre l’immigration massive. C’est ce que note l’auteur :

« Comment imaginer qu’il puisse être à l’origine de la reformation du peuple quand il a historiquement été impuissant à contrer efficacement sa progressive dissolution, quand il n’a jamais joué en vérité ce rôle d’unification, mais a profité de l’unité du peuple et du territoire au bénéfice de l’Etat qui n’a cessé des lors de croître au fur et à mesure que le peuple s’affaiblissait ? »

Il s’agit alors de proposer des alternatives. Le livre donne des pistes intéressantes. A la triple rupture avec Dieu, la Nature et la Tradition qui fonde la politique moderne, il répond par un retour à des familles autonomes, mises dans les conditions favorables à l’éducation et à la transmission. A l’oubli des finalités qui revient à soutenir le renforcement de l’Etat comme étant souhaitable en soi, il rétorque par la redécouverte du bien commun conçu comme la correspondance entre la vie collective des hommes et le perfectionnement de leur qualités.

Guilhem Golfin participe donc de ce corpus en constitution autour de Guillaume Bernard, Philippe Pichot-Bravard, Frédéric Rouvillois ou encore Patrick Buisson, qui cherche à provoquer un renouvellement de notre définition du politique et in fine des assises philosophiques de la droite. Si le pari est osé, son urgence est quotidiennement posée alors que la droite est à la renverse, engoncée dans ses paradoxes sans lendemain.

Charles du Geai

Guilhem Golfin, Souveraineté et Désordre politique, éd. du Cerf, 208 p., 19 euros.

Macron intronisation

Jean-Yves Le Gallou décrypte l’orgasme médiatique de l’intronisation de Macron

19/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’intronisation d’Emmanuel Macron ? Plutôt le sacre d’Emmanuel Ier, le roi thaumaturge ! Tel est le sujet principal de cette 152e édition d’I-Media, l’émission hebdomadaire de Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés, qui revient également sur le remplacement de David Pujadas au 20 heures de France 2 par Anne-Sophie Lapix et sur l’empire médiatique – et industriel – et Patrick Drahi.

Macron 23 Avril

Comment la soirée électorale du 23 avril a mis en scène le sacre de Macron

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La soirée électorale du 23 avril a mis en scène le sacre du candidat Emmanuel Macron, comme s’il était déjà élu à l’Elysée ! Un fait médiatique que décrypte Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés dans cette nouvelle édition d’I-Médias.

1:38 Soirée électorale, le sacre de Macron
Mise en scène et intronisation de Macron comme nouveau président… dès le soir du premier tour. Entre vainqueur du premier tour et futur président, pour les médias, le pas est franchi.

Pour Jeff Wittenberg, journaliste politique de France 2, il n’y a pas de doute, « on a l’impression de voir un président élu, et c’est assez impressionnant ». Cette impression, il en est l’auteur, il l’a fabriquée via les images diffusées : Les motos étaient de sortie pour suivre Emmanuel Macron. Ce type d’escorte était jusqu’alors réservé au vainqueur du second tour de la présidentielle.

12:11 Le zapping d’I-Média
France Inter s’enfonce un peu plus dans le politiquement correct : pour le journaliste Bruno Donnet, la chaine C8 a apporté son soutien à Marine Le Pen en diffusant un spectacle des Chevaliers du Fiel à 48 heures du premier tour de l’élection présidentielle. Le comédien a fait huer par les spectateurs l’ensemble des candidats, sauf… Marine Le Pen. Pour les journalistes de France Inter, la dénonciation est facile et le diable se cache dans les détails.

Pierre Emmanuel Barré quant à lui est privé d’antenne. L’humoriste de France Inter désirait défendre le point de vue des abstentionnistes. Nagui, producteur et animateur de l’émission, a tout simplement refusé le billet car « encourager l’abstention, c’est faire le jeu du FN ».

20:55 Macron à Whirlpool : BFM sauve la mise.
Whirpool, sujet de l’attention des candidats, Marine Le Pen comme Emmanuel Macron ont rendu visite à l’usine en cours de fermeture. L’accueil des ouvriers s’est avéré houleux pour le candidat du mouvement en Marche. Heureusement, BFM était là pour lui sauver la mise.

32:14 Les tweets de la semaine
La presse papier s’engage et vous donne des consignes de votes. Pour le premier et le second tour de l’élection présidentielle, les journaux y sont allés de leurs avis. Pour le Figaro : François Fillon est le seul candidat à avoir un bon programme. Pour Libération il faut lutter contre le « poison du FN ». Enfin, le Parisien vend le candidat d’En Marche, comme la « sensation Macron ». Sensation, un mot très largement utilisé par les publicitaires.

38:43 Facebook et Google à l’assaut de l’information
Festival international du journalisme à Pérouse (Italie), les deux sponsors novateurs, Google et Facebook, ont annoncé des mesures importantes pour contrôler l’information. Place à la moraline, adieu neutralité du net !

Point Godwin Marine Le Pen

Rafle du Vél d’Hiv : la campagne présidentielle atteint le point Godwin

15/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Avec la polémique sur la rafle du Vel d’Hiv, le « point Godwin » est de retour. Faut-il s’en étonner ? « Dérapage », « révisionnisme » et même « négationnisme », a-t-on entendu, alors que Marine Le Pen a tout simplement défendu la ligne gaullienne, qui fut aussi celle de François Mitterrand et qui resta officielle jusqu’en juillet 1995, à savoir que la France, en 1940, était à Londres ou dans le maquis, et non pas à Vichy. Dans un réflexe pavlovien, explique Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés dans cette nouvelle édition d’I-Média, les médias ont pourri la campagne : après avoir taillé un costard à François Fillon, ils en reviennent à la bonne vieille diabolisation du Front national.

A voir également :

A 16:13 : Le zapping d’I-Média

S’il devait voter, Théo, 10 ans, donnerait sa voix à Emmanuel Macron car il a les yeux bleus. Quand RMC Découverte utilise la jeunesse, la chaîne emploie les mêmes méthodes que les régimes totalitaires : la diffusion de la propagande par les enfants.

Les Décodeurs au secours du candidat Macron. Sur internet, le chouchou des médias serait le sujet du plus grand nombre « d’intox » !

Campagne présidentielle, les journalistes sont en colère. Depuis le 10 avril, les médias de l’audiovisuel doivent respecter, non plus la règle d’équité mais celle d’égalité du temps de parole. Un principe pourtant posé par la Constitution.

A 24:45. « Migrants » : de Grande-Synthe à la rue, le feu, ce coupable

Incendie criminel du camp de « migrants », mais où sont passés les coupables ? Pour les médias, la question est inutile, la priorité est au relogement des clandestins pas à la justice.

Les tweets d’I-Média 

Attentat à Stockholm, il n’y a pas de terroriste islamiste mais un « camion fou ». Il n’y a pas d’attentat à Dortmund mais une « charge qui a explosé ». Les médias utilisent la novlangue, pour nier la réalité.

Portrait piquant

Nouvelle rubrique dans I-Média : Nicolas Faure dresse un portrait d’un journaliste du paysage audiovisuel français. Cette semaine, Yann Moix est passé à la casserole.

Jean-Yves Le Gallou Etat de droit

Jean-Yves Le Gallou : ne pas confondre morale et politique

13/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un entretien au magazine Monde & Vie, Jean-Yves Le Gallou explique qu’il ne faut pas confondre morale et politique, l’un et l’autre appartenant à des champs différents. Extraits de cet entretien avec le président de la fondation Polémia réalisé par l’abbé Guillaume de Tanoüarn.

Monde & Vie avril 2017Monde & Vie : Jean-Yves Le Gallou, l’organisation de l’élection présidentielle vous a amené à réfléchir sur les rapports entre morale et politique…

Jean-Yves Le Gallou : Il s’agit assurément de deux plans différents. Bien sûr j’ai admiré le vieux Romain Cincinnatus, le dictateur choisi pour six mois par ses concitoyens. Six mois, c’était, de par la loi, le temps dont il disposait pour sauver Rome en danger. Il a eu en main tous les pouvoirs et, ensuite, son devoir accompli, il a simplement repris sa charrue sans rien demander à personne. J’ai beau avoir été nourri au lait de l’histoire romaine, j’ai pris conscience qu’il s’agissait d’une vision idéalisée des événements. Et quand bien même des hommes de la trempe de Cincinnatus auraient existé, il faut souligner qu’un tel dévouement au bien public trouvait sa place dans une petite Ville, à une époque où les rapports entre l’argent et le pouvoir (l’un permettant l’autre et l’autre l’un) ne s’étaient pas encore développés dans la Cité aux sept collines.

Si je regarde l’histoire de France, je suis obligé de reconnaître que, du point de vue de l’histoire financière, il est bien difficile de donner un brevet de vertu à qui que ce soit. Mazarin et Colbert sont des corrompus. Richelieu est a priori plus honnête, mais une partie de sa réussite politique repose sur le fait qu’il a produit de l’argent.

Prenons, plus près de nous, Jules Ferry, qui, outre son rôle dans l’élaboration d’un enseignement laïc, gratuit et obligatoire, a aussi construit une partie de l’Empire colonial français : c’est un affairiste, mouillé dans ce qu’on a appelé l’affaire du Tonkin. Ses adversaires à la chambre des députés l’apostrophaient avec le sobriquet de « Ferry-Tonkin ». Quant à Clemenceau, c’est un « chéquard », qui a été pris dans les remous de l’affaire de Panama…

De Gaulle ? Il a utilisé les trop fameux barbouzes et a laissé faire ce que l’on a appelé plus tard le « gaullisme immobilier » (les Sanguinetti, Tomasini et autres) pour financer l’UNR. A propos de de Gaulle, on peut dire qu’il n’y a pas eu d’enrichissement personnel, mais des pratiques financières peu recommandables.

Une campagne ça coûte toujours de l’argent, il faut le trouver ! De ce point de vue, on pourrait dire qu’il n’y a d’hommes politiques vraiment indépendants que les milliardaires : voyez le cas de Trump, qui paie sa campagne sur ses propres fonds.

[…]

Monde & Vie : Et vous-même, d’où vous vient une telle liberté de ton ?

Jean-Yves Le Gallou : Je peux me permettre de tenir ces propos car la politique ne m’a pas enrichi et je n’ai jamais eu avec l’argent de rapports de dépendance qui auraient pu me pousser à dériver.

Mais aujourd’hui, vue la prolifération des lois, il est impossible de rester judiciairement indemne, même en faisant des choix très rigoureux. C’est le cas de répéter avec Péguy que pour avoir les mains pures, il ne faut pas avoir de mains.

Bienvenus dans la post-démocratie, ce Système dans lequel le pouvoir économique, le pouvoir médiatique et le pouvoir judiciaire remplacent le pouvoir des élus. Nous assistons aux derniers moments de la démocratie représentative.

Un entretien à retrouver dans son intégralité
dans le n° 938 de Monde & Vie daté d’avril 2017

Election présidentielle couple Macron

Pourrir, divertir, ahurir : de l’art de truquer une élection présidentielle, par Le Gallou

La campagne présidentielle est prise en étau : doublement prisonnière du Léviathan judiciaire et du Léviathan médiatique. Pour le système dominant, il n’y a pas d’alternance possible : ni au mondialisme, ni au libre échangisme, ni à l’immigrationnisme, ni à la rupture avec les traditions et la déconstruction.

Dans ces conditions, les élections ne sont qu’un simulacre : un simulacre que les oligarchies financières, médiatiques et judiciaires ont choisi de scénariser et de feuillotonniser. En évacuant autant que faire se peut tout débat de fond. Avec une méthode simple : Pourrir, divertir, ahurir.

Pourrir :

Les médias mettent systématiquement en « Une » des affaires à deux balles, à condition qu’elles concernent François Fillon ou Marine Le Pen (pour Macron, des questions à plusieurs millions ou plusieurs… milliards d’euros n’intéressent personne). L’objectif est double : salir et pousser ainsi les électeurs à s’abstenir ou à recourir à des « votes refuges ». Cela tombe bien : les « petits » candidats – Lassalle, Dupont-Aignan, Asselineau ou Arnaud – chassent sur les terres de la France périphérique, la terra incognita du vote Macron.

Election présidentielle peopleDivertir :

Pour Macron, pas question de parler d’affaires (déclarations contradictoires sur son patrimoine, ISF, vente de SFR à Drahi, livraison d’Alstom aux intérêts US) mais on « peopolise ».

Mimi Marchand, spécialiste des people, a rencontré le couple Macron lors d’un dîner organisé par Niel (groupe Le Monde) et sa compagne Delphine Arnault (LVMH, Les EchosLe Parisien). Et elle a pris en charge leur « story telling » : le jeune premier et sa « cougar » font la « Une »  des magazines. Maillot Hawaï, polo et boxer short sur Paris Match. En attendant Gala et les conseils minceur de Brigitte Macron. C’est beau, c’est émouvant et… cela évite de parler de choses sérieuses.

Ahurir et faire frémir :

Comme trois précautions valent mieux qu’une, les médias complètent le dispositif en promettant le chaos économique et social si Marine Le Pen était élue et appellent sans attendre à se rassembler autour du banquier Macron pour « faire barrage ».

Le rejet du Système est tel et la méfiance envers les médias si grande que le succès de leur enfant chéri n’est malgré tout pas assuré. Reste tout de même une question : que pourraient faire de différent Marine Le Pen ou François Fillon sans remettre en cause le pouvoir judiciaire et le pouvoir médiatique qui sont sortis de leur lit ?

Comment rétablir la séparation des pouvoirs ? Montesquieu, reviens !

Comment rétablir la liberté d’expression et retrouver le pluralisme dans les médias ?

On aimerait en entendre davantage, faute de quoi le vote présidentiel risquerait de ne pas changer grand-chose…

Jean-Yves Le Gallou,
président de la Fondation Polémia

Texte repris de Polémia

 

Jean-Yves Le Gallou Etat de droit

Voyage dans la République des juges avec Jean-Yves Le Gallou

22/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Sur TV Libertés, Jean-Yves Le Gallou nous emmène en visite dans les vrais lieux de pouvoir de Paris. En effet, pour le président de la Fondation Polémia, les centres décisionnaires ne sont plus à l’Elysée, à Matignon ou au ministère de l’Intérieur mais dans les palais de Justice, puisqu’aujourd’hui, « l’autorité judiciaire est en train d’accaparer le pouvoir », comme il le confiait récemment à l’hebdomadaire Minute, de sorte que nous vivons dans une véritable « République des juges ».

En fonction du politiquement correct, les juges décident des lois, des décisions administratives ou encore de qui peut être candidat. Tout cela, bien souvent, au mépris de la démocratie. Un phénomène assez ancien et qui ne concerne pas que la France. Ainsi, aux Etats-Unis, le président Donald Trump s’est vu empêché par deux juges de mettre en œuvre sa politique migratoire.