Jean Raspail et Érik L’Homme : une rencontre au sommet à lire dans Éléments n°156 le 23 juillet

Jean Raspail et Érik L’Homme : une rencontre au sommet à lire dans Éléments n°156 le 23 juillet

Source : blogelements.typepad.fr – Au royaume de l’enfance et de l’aventure, Jean Raspail pourrait bien avoir trouvé un digne successeur en la personne d’Érik L’homme. Dans son très beau dernier roman, Le regard des princes à minuit (Gallimard), l’un des écrivains français pour la jeunesse les plus populaires, – 1 100 000 exemplaires de livres vendus en France et sa trilogie Le livre des étoiles traduite dans 28 pays –, proposait à ses jeunes lecteurs une initiation contemporaine aux valeurs de la chevalerie. Au premier rang desquelles figurait le courage, qualité chère à Jean Raspail, et qui demeure le préalable essentiel à toute aventure. À l’occasion de la parution de Là-bas, au loin, si loin, recueil de cinq des plus beaux chefs-d’œuvre de Jean Raspail chez Bouquins, Éléments a voulu réunir les deux hommes pour une discussion sur l’aventure. La proposition a enthousiasmé Erik L’Homme, lecteur fervent de L’île bleue et de Qui se souvient des hommes, par ailleurs vice-consul du royaume de Patagonie pour la Drôme du sud et a enchanté Jean Raspail, qui sait à quoi s’en tenir sur son cadet depuis Des pas dans la neige (Gallimard), formidable récit d’Érik L’Homme sur ses aventures dans les montagnes de l’Hindu Kush, aux confins du Pakistan et de l’Afghanistan, à la recherche de l’Homme sauvage. Au cours de cet entretien mémorable, placé sous le signe de l’amitié et de l’humour qui s’est conclu comme il se doit par un bon verre de whisky à la santé du royaume de Patagonie, il a été question de fugues et de voyages, de scoutisme et d’aventures, de grand jeu et des petits cons qui ne jouent plus assez !

Jean Raspail craint de voir « l’âme de la France disparaître »

Jacques Terpant : "Il y a une parenté entre Jean Raspail et Hugo Pratt" 1/3

12/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Bruno de Cessole est rédacteur en chef Culture à Valeurs actuelles. Après avoir échangé avec Jean Raspail, qui se livre dans Valeurs actuelles cette semaine, Bruno de Cessole raconte les coulisses et l’envers du décor de cet entretien.



Un « Camp des Saints » par jour… (Présent 8266)

Un "Camp des Saints" par jour... (Présent 8266)

06/01/2014 – ROME (NOVOpress)
Il y a eu l’Ezadeen et ses 360 émigrants. Et avant lui, le Blue Sky M embarquant 900 passagers. Et encore avant, un cargo sans nom, transportant 850 réfugiés… En tout, plus de 2.000 clandestins débarquant en moins de deux semaines sur les côtes italiennes. Près de 200.000 depuis le début de l’année 2014 ! Dénoncé par les bien pensants comme totalement délirant à l’époque de sa parution, « Le Camp des Saints », l’ouvrage ô combien prophétique de Jean Raspail était, en fait, bien en deçà de la réalité.

Une du numéro 8266 de "Présent"
Une du numéro 8266 de « Présent »
Déferlement continu

Dimanche, les gardes-côtes italiens auront donc réussi à secourir les 360 clandestins entassés dans la cale de l’Ezadeen, navire poubelle abandonné au large de la Calabre par son équipage de passeurs. Le mercredi précédent, ils avaient déjà porté secours aux 900 migrants du Blue Sky M, un autre cargo épave qui dérivait rapidement en direction des côtes italiennes. Un épisode qui s’était déjà produit quelques jours plus tôt avec un autre navire.

Fort heureusement, la catastrophe aura chaque fois été évitée. Débarqués sur les côtes italiennes, les clandestins, majoritairement syriens et érythréens, auront été immédiatement pris en charge par les autorités transalpines. Et, dans quelques jours, ceux-ci s’éparpilleront en Europe. En France notamment, renforçant encore les inquiétudes de la Police aux frontières qui, dans une note confidentielle adressée au ministre de l’Intérieur en juillet dernier, s’inquiétait vivement de « l’accentuation de la pression migratoire sur la frontière avec l’Italie ». Une pression qui n’est pas près de diminuer puisque les pompes aspirantes de l’immigration restent toutes grandes ouvertes.

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Jacques Terpant – Le questionnaire de Proust 3/3

Jacques Terpant – Le questionnaire de Proust 3/3

12/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Né en 1957, Jacques Terpant (photo) est un enfant du Dauphiné, même si c’est dans le Forez, plus précisément à Saint-Etienne qu’il suivra les cours de l’Ecole des Beaux-Arts. Débutant sa carrière au sein de l’équipe de Métal hurlant, il vivra de ses illustrations pour la publicité ou la grande presse avant de se faire connaître par ses séries de bande dessinée : Messara, Pirates et plus récemment Sept Cavaliers. Avec cette dernière, il entre dans l’oeuvre du grand romancier des causes perdues Jean Raspail. Magnifique travail d’interprétation qu’il poursuit avec dernièrement Les Royaumes de Borée.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Le principal trait de votre caractère ?
La nostalgie.

La qualité que vous préférez chez un homme ?
Le goût du l’histoire.

La qualité que vous préférez chez une femme ?
Les gros seins (celle-là je la pique à Jean Yanne).

Qu’appréciez-vous le plus chez vos amis ?
L’humour.

Un autre trait de votre caractère ?
La persévérance.

Votre principal défaut ?
La colère.

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Jacques Terpant : « Dans l’avancée du monde la principale perte est celle de la beauté » 2/3

Jacques Terpant : "Dans l'avancée du monde la principale perte est celle de la beauté" 2/3

11/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Né en 1957, Jacques Terpant est un enfant du Dauphiné, même si c’est dans le Forez, plus précisément à Saint-Etienne qu’il suivra les cours de l’Ecole des Beaux-Arts. Débutant sa carrière au sein de l’équipe de Métal hurlant, il vivra de ses illustrations pour la publicité ou la grande presse avant de se faire connaître par ses séries de bande dessinée : Messara, Pirates et plus récemment Sept Cavaliers. Avec cette dernière, il entre dans l’oeuvre du grand romancier des causes perdues Jean Raspail (photo). Magnifique travail d’interprétation qu’il poursuit avec dernièrement Les Royaumes de Borée.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Votre dessin se porte lui aussi vers la haute tenue de vos personnages, votre dessin pourrait lui-même être qualifié d’aristocratique : dans vos sagas historiques comme dans vos planches érotiques. Quel regard portez-vous sur la bande dessinée « mainstream », qui délaisse la qualité esthétique et la beauté du récit pour des considérations humoristiques, plus immédiatement commercialisables ?

Je vous laisse la responsabilité du mot aristocratique pour qualifier mes dessins, disons que j’ai une recherche de la beauté, d’un certain équilibre des choses. Cela dépasse le dessin d’ailleurs, un paysage que l’on dégrade me gêne beaucoup, une belle maison que l’on abime… Je crois que dans l’avancée du monde la principale perte est celle de la beauté. On n’imagine pas ce que nos ancêtres, il y a deux siècles voyaient, l’harmonie du monde, du paysage, rien qui ne le dénaturait. Ceci n’a pas de prix dans l’équilibre d’une vie.

Cela explique le goût actuel, pour le patrimoine, les villages restaurés et préservés. On entrevoit cela aussi en quelques endroits parmi les plus reculés de la terre, un village primitif construit avec les matériaux de la nature, une population qui ne s’habille pas encore avec les rebuts de l’Occident. C’est sans doute cette beauté perdue que Jean Raspail cherchait en courant le monde et les peuples disparus, c’est cela que je cherche en dessin. Le dessin est l’expression de soi, sans masque, j’ai personnellement du mal à abimer les choses en image.

Revenons un instant à votre œuvre érotique, pourquoi ce genre est-il si peu vivace en France ? Il pourrait constituer un noble pendant au déluge de la pornographie commerciale, qui abaisse tout ce qu’elle touche. L’érotisme est pourtant bien une constante de l’âme européenne. Comment expliquez-vous cette hypocrisie de nos sociétés dites « libérées » ?

C’est une œuvre bien mince puisqu’elle se borne à un seul livre – mais que je revendique volontiers – en fait une série d’illustrations sur un texte de Françoise Rey (La femme de papier). L’illustration est déjà un plaisir de dessinateur. La bande dessinée est une longue course de fond alors que l’illustration est une récréation.

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Jacques Terpant : « Il y a une parenté entre Jean Raspail et Hugo Pratt » 1/3

Jacques Terpant : "Il y a une parenté entre Jean Raspail et Hugo Pratt" 1/3

10/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Né en 1957, Jacques Terpant est un enfant du Dauphiné, même si c’est dans le Forez, plus précisément à Saint-Etienne qu’il suivra les cours de l’Ecole des Beaux-Arts. Débutant sa carrière au sein de l’équipe de Métal hurlant, il vivra de ses illustrations pour la publicité ou la grande presse avant de se faire connaître par ses séries de bande dessinée : Messara, Pirates et plus récemment Sept Cavaliers. Avec cette dernière, il entre dans l’oeuvre du grand romancier des causes perdues Jean Raspail (photo). Magnifique travail d’interprétation qu’il poursuit avec dernièrement Les Royaumes de Borée.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Question usée, mais pourtant incontournable : comment est née votre vocation de dessinateur ?

La bande dessinée est le refuge du dessin, l’Art du XXème siècle l’a abandonné, le livre fut son refuge, d’abord avec l’illustration, puis la bande dessinée. Pour ma génération, enfant des années soixante, adolescent des années 70 à 80, la bande dessinée était formidable, nous sommes passés de Tintin et Spirou à Pilote qui a évolué avec ses lecteurs. Pour un enfant qui dessinait, ce qui était mon cas la bande dessinée était une évidence, elle était depuis peu (à peine, une génération) un métier, je m’y suis précipité.

Vous avez consacré au dessin plus de trente années de votre existence, quel regard portez-vous sur votre œuvre, quel fil directeur y apercevez-vous ?

J’ai débuté dans Métal Hurlant qui fut sans doute le meilleur journal de son époque et ce, même au-delà de nos frontières, mais lorsque je suis arrivé, c’était déjà une période finissante. J’ai connu les grandes années de la publicité qui avait des moyens, ce fut une carrière de mercenaire, de prestataire ; je voulais dessiner, j’ai donc dessiné. J’en ai vécu, plutôt pas mal. Je me suis satisfait « d’en être ».

Mais pendant mes dernières années dans cet état d’esprit, disons jusqu’à la quarantaine, cela m’a satisfait de moins en mois. Je dessinais la série d’un scénariste, intitulée Pirates chez Casterman et je n’aimais pas cela, je n’étais pas d’accord avec le récit. Etre juste un dessinateur était devenu frustrant. J’ai donc voulu écrire mes propres livres et ai choisi d’adapter Jean Raspail.

Avec Sept Cavaliers puis Les Royaumes de Borée, vous avez en effet poussé la porte de l’univers raspalien, ce qui ne devait pas paraître chose facile. Comment est né ce projet ? Raspail est-il venu à vous ou vous à lui ?

J’étais un lecteur de Jean Raspail, j’avais poussé la porte de son œuvre avec ce que je considère comme son chef d’œuvre Qui se souvient des hommes. Ensuite, j’avais tiré le fil et remonté ses autres livres. Lorsque j’ai voulu travailler seul, je me suis tourné vers son monde. Tout d’abord vers Qui se souvient des hommes, mais il était difficilement adaptable en bande-dessinée. J’ai relu Sept Cavaliers et cela m’a paru une évidence… Je suis parti.

Sept Cavaliers

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Jean Raspail à « Ce Soir ou Jamais » (rediff 2011)

Jean Raspail à « Ce Soir ou Jamais » (rediff 2011)

26/06/2014 – VIDÉO – 38 ans après la publication de son roman prophétique Le Camp des saints, réédité en 2011, Jean Raspail était l’invité de Frédéric TaddeÏ dans l’émission-débat « Ce soir ou jamais », en février 2011.

Je sais très bien ce qu’est une civilisation qui va disparaître, j’ai défendu cela. Une civilisation qui va disparaître, elle doit se défendre avant de disparaître. (…) Nous devons être logiquement acculés à nous défendre.

Jean Raspail : « Notre civilisation est en train de disparaître »

Jean Raspail : « Notre civilisation est en train de disparaître »

31/10/2013 – 14h00
(Novopress/Bulletin de réinformation) – « Notre civilisation est en train de disparaître ». C’est le constat que fait l’écrivain Jean Raspail devant la déferlante migratoire et l’impuissance consentie du pouvoir à juguler le problème, dans un entretien accordé à Valeurs actuelles.

L’auteur du Camp des saints, roman prophétique publié il y a 40 ans et dans lequel il décrivait la submersion de l’Europe par la multitude des migrants du tiers-monde, pointe notamment trois aspects. La composante émotionnelle, exploitée à fond par les médias complices du pouvoir, et liée au sort parfois dramatique des clandestins qui affluent en masse vers l’Europe. Ensuite, l’absence de réelle adhésion des Français de papier à la culture française. Enfin, l’acuité du problème sous l’angle de la croissance démographique puisqu’en 2050, les enfants d’immigrés seront aussi nombreux que ceux des Français de souche.

Mais l’écrivain garde une lueur d’espoir. Il voit une issue « qui suppose que l’on s’assoit quelque temps sur ces « idées chrétiennes devenues folles » sur ces droits de l’homme dévoyés, et que l’on prenne les mesures d’éloignement collectif et sans appel indispensables pour éviter la dissolution du pays dans un métissage général. »

Crédit photo : Ayack via Wikimédia (cc)

« Lire sous les sapins » et faire dédicacer ce dimanche, avec Anne Brassié

"Lire sous les sapins" et faire dédicacer ce dimanche, avec Anne Brassié

Noël approche venez lire sous les sapins et rencontrer de bons auteurs ce dimanche 9 décembre. Vous êtes invités par Anne Brassié à lire sous les sapins. Vous pourrez y rencontrer Jean Raspail et Dominique Venner, Dominique Paoli ou Pierre Milloz et bien d’autres auteurs. Rendez vous à Paris, 18, rue de Varenne, de 14h à 18h30.

Anne Brassié dirige une émission hebdomadaire littéraire sur Radio Courtoisie, Les trésors en poche.