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Les véritables enjeux des migrations – de Jean-Paul Gourévitch

Source : Boulevard Voltaire – “Les véritables enjeux des migrations – de Jean-Paul Gourévitch”

Énième ouvrage d’un expert devenu incontournable sur la question, railleront certains esprits chagrins qui, par cet aveu, montreront surtout qu’ils n’ont guère lu cette nouvelle étude de Jean-Paul Gourévitch. Pour clore le bec à ses dénigreurs aigris, l’on ajoutera que la problématique des migrations est, par définition, inépuisable, tant elle est mouvante et contingente et ne peut, scientifiquement, se fixer définitivement et immuablement dans le marbre des livres, fussent-ils des succès de librairie.

Avec la clarté pédagogique et le regard distancié qu’on lui connaît, Gourévitch ne se borne pas à rappeler – et aussi à actualiser – les habituelles données chiffrées en la matière, mais offre au lecteur une vue élargie du phénomène migratoire qui sera au XXIe siècle ce que les totalitarismes que l’on sait furent au XXe.

L’ouvrage, paru en début d’année, souhaite, dans le contexte de l’élection présidentielle, informer le citoyen pouvant se trouver égaré au milieu des « déclarations fracassantes, des promesses, des amalgames et des controverses dans lesquelles il est malaisé de se reconnaître ». Dont acte. L’auteur s’empresse même de « ne pas conclure » et invite fortement l’électeur à se défier tant de « l’information alternative [qui] n’est pas automatiquement véridique du seul fait qu’elle est alternative » que de « la classe politico-médiatique qui vous déverse ses informations chloroformées et ses analyses tiédasses ». Du Gourévitch pur jus qui, en dépit des procès d’intention qu’on a pu lui faire, à droite et à gauche, chez les mondialistes ou les souverainistes, dans le camp des « patriotes » comme dans celui des européistes, a toujours martelé son souci de se maintenir au-dessus de la mêlée. C’est ce qui le rend aussi insaisissable idéologiquement que parfaitement cohérent et à l’aise dans une démarche se voulant réellement impartiale.

Partant, l’on retrouvera, dans une formule plus condensée, les chiffres, analyses, commentaires et prospectives déjà substantiellement exposés dans Les Migrations pour les nuls (First, 2014), véritable somme encyclopédique en un domaine où la saine politique cède trop facilement le pas à la vaine polémique. On se souviendra, par surcroît, que l’opus fut littéralement éreinté par les grands médias comme par l’Université.

L’intérêt du livre de Jean-Paul Gourévitch est, précisément, de n’occulter aucune facette de ce phénomène total des migrations européennes et internationales. On en veut pour preuve la bonne quarantaine de pages consacrées à l’expatriation, autre point aveugle des politiques migratoires publiques marquées d’un « relatif désintérêt », lors même, souligne-t-il, que « l’expatriation représente pour l’État, c’est-à-dire les contribuables, un coût sensiblement analogue à celui de l’immigration ».

Par ailleurs, l’auteur tient pour « indiscutable » « l’accroissement en valeur absolue et en pourcentage de la population d’origine étrangère » tout en relevant, d’une part, les marges d’erreur des instituts officiels tels que l’INED ou l’INSEE, d’autre part, l’absence dommageable des statistiques ethniques. Ainsi, « n’est-il pas dangereux de casser le thermomètre quand on analyse un état de santé ? », lance, un brin ironique, notre chercheur qui, non sans avoir indiqué que « les immigrés seraient, fin 2016, autour de 8 millions, soit 12 % de la population », considère, nonobstant, que, le solde migratoire de l’immigration légale se situant aux alentours de 150.000 personnes annuelles, « nous sommes loin du grand remplacement [puisque] les quelque 15 à 22 % de la population d’origine étrangère résidant en France ont été constitués sur plus de trente ans ».

Au lecteur, effectivement, de juger. Les yeux grand ouverts.

Aristide Leucate

Invasion migratoire

Jean-Paul Gourévitch : « 80.000 personnes quittent la France chaque année, sans jamais y revenir ! »

20/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que l’immigration sera l’un des sujets de la présidentielle, Jean-Paul Gourévitch vient de publier un nouvel ouvrage de synthèse, intitulé Les véritables enjeux des migrations.

Pour la réalisation de cet ouvrage, les candidats, les partis politiques, les associations qui prennent la défense des migrants mais aussi celles qui s’opposent à leur installation ont été interviewés. Le phénomène de l’immigration mais aussi celui de l’expatriation sont étudiés dans ce livre.

Découvrez cet entretien réalisé par Boulevard Voltaire.



Jean-Paul Gourévitch : "80.000 personnes… par bvoltaire

Rendez-Vous de Béziers

Durant trois jours, Robert Ménard fera de Béziers la capitale de la droite

05/04/2016 – BEZIERS (NOVOpress) : Robert Ménard l’avait annoncé, il l’a fait : la droite aura ses assises à Béziers du 27 au 29 mai 2016. Intitulées « Le Rendez-Vous de Béziers », ces trois journées sont surtitrées : « Pour ne pas attendre 2022 ! » Une référence à tous ceux qui pensent qu’on peut d’ores et déjà faire le deuil de la présidentielle 2017.

« Qu’est-ce que la droite ? Que veulent ceux qui s’en réclament ? Et, surtout, que ne veulent-ils plus ? Famille, identité, économie, Europe… nous aborderons tous les sujets et, surtout, vous aurez la parole, explique Robert Ménard. La parole pour envoyer un message à tous ceux qui briguent nos suffrages, pour leur dire : voici précisément les idées que vous devez défendre, les propositions sur lesquelles vous devrez vous engager. Voici le programme minimum de salut public pour le quinquennat à venir ! »

Un site dédié vient d’être mis en ligne. Il détaille l’organisation en tables rondes thématiques d’où sortiront « 50 mesures patriotes pour ne pas se tromper de droite » qui seront présentées le dimanche matin. Une quarantaine d’intervenants sont déjà annoncés et la liste n’est pas exhaustive, loin de là…

On y trouve déjà, entre autres, Denis Tillinac (qui introduira les débats), Charles Beigbeder, Arnaud Dassier, Christophe Geffroy, Claude Chollet, Elisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, André Bercoff, Béatrice Bourges, Ludovine de la Rochère, Aude Mirkovic, Guillaume de Prémare, Frédéric Pons, Philippe Bilger, Xavier Raufer, Thibault de Montbrial, Jean-Paul Brighelli, Xavier Lemoine, Chantal Delsol, Alain de Benoist, Hervé Juvin, Bernard Lannes, Eugénie Bastié, etc.

La table ronde sur l’immigration devrait être particulièrement suivie : elle réunira en effet Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus, Ivan Rioufol et Jean-Paul Gourévitch !

Ce Rendez-Vous de Béziers se tiendra dans plusieurs lieux de la ville (Palais des congrès, Théâtre des franciscains, Théâtre municipal, Salle des abbés) et est organisé en partenariat avec Valeurs actuelles et Boulevard Voltaire.

Il reste à connaître la liste des hommes politiques qui feront le déplacement de Béziers. Elle est pour le moment tenue secrète…

Les médias et les enjeux économiques de la crise migratoire

Source : OJIM
En plus d’être une chance pour notre culture avide de diversité, la crise migratoire serait aussi un bienfait pour notre économie et notre démographie. L’analyse de l’OJIM montre bien à quel point les poncifs immmigrationnistes sont répandus dans les médias, y compris économiques.

La démographie du vieux continent nous oblige à recevoir dans les décennies qui viennent des dizaines de millions d’immigrés pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre qui menace les pays d’Europe, affirment, sans nuance, nombre de commentateurs. Cette thèse est défendue par les grandes institutions internationales, telles l’OCDE, le FMI, la Banque Mondiale et, bien sûr, les instances de Bruxelles.

Ainsi, un rapport de 2010, commandité par le Conseil européen et intitulé « Projet pour l’Europe à l’horizon 2030 », posait déjà le constat suivant : « Le fait est que, d’ici 2050, en l’absence, peu probable, d’immigration et à taux d’activité constant, la population active de l’UE diminuerait d’environ 68 millions de travailleurs. Étant donné que tous les immigrés ne rejoignent pas la population active, il faudrait un gain net de 100 millions de personnes environ pour combler le déficit. » Le groupe d’experts reconnaissait, cependant, qu’« objectivement, un afflux net aussi important au cours des quarante prochaines années n’est ni probable, ni nécessairement souhaitable ».

Cette affirmation s’est imposée dans le débat public, comme une vérité d’évidence. Les médias ont massivement relayé cette thèse, sans jamais la discuter. Les journalistes économiques et la presse économique dans son ensemble ont répercuté, sans mise en perspective contradictoire, la théorie de l’immigration « source d’enrichissement », comme si aucun argument ne pouvait être opposé à cette idée.

À tout seigneur, tout honneur : le quotidien Les Échos dans son édition du 4 septembre, présentait, sans contrepoint, la thèse favorable à l’immigration de masse. Pour Éric Le Boucher, qui signait la chronique éditoriale, « l’immigration sera la chance de nos économies », c’est le titre de son article, et, précise-t-il, « une fois n’est pas coutume, les économistes sont unanimes sur ce point ».
Faux, des économistes comme Yves-Marie Laulan ou Jean-Paul Gourévitch, affirment, avec force chiffres à la clé, qu’en France tout du moins, l’immigration coûte beaucoup plus qu’elle ne rapporte au pays.
Le prix Nobel Maurice Allais, pour sa part, dans un de ses ouvrages, Combats pour l’Europe 1992-1994, évaluait le coût de l’intégration d’un travailleur immigré et écrivait alors : « il faudra pour réaliser les infrastructures nécessaires (logements, hôpitaux, écoles…) une épargne supplémentaire égale à 4 fois le salaire annuel de ce travailleur. Si le travailleur émigré arrive avec une épouse et 3 enfants, l’épargne supplémentaire nécessaire représentera 10 à 20 fois le salaire annuel de ce travailleur ».
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