Jean-Paul Garraud : « Depuis longtemps déjà, on sait qu’il y a des infiltrations de l’islamisme au cœur de l’État ! »

Jean-Paul Garraud est le magistrat qui porta, en 2015, l’idée d’un parquet antiterroriste après l’attentat du Bataclan. Seule une version tronquée a été mise en place par Emmanuel Macron.

Aujourd’hui député au Parlement européen (Identité et Démocratie, élu sur la liste du Rassemblement national), il réagit sur la manière dont les autorités en place réagissent à l’attentat de la préfecture de police de Paris.

Vous êtes eurodéputé RN et magistrat. Vous aviez à l’époque créé le parquet antiterroriste. Craigniez-vous que l’ennemi frappe de l’intérieur comme cela s’est produit lors de l’attentat de la préfecture de police de Paris ?

C’est à la fois simple et effrayant. Quand on voit la réalité en face, on est accusé par certains d’agiter des peurs. Manifestement, ce qui s’est passé à la préfecture de police de Paris avait été prévu, même si bien sûr, il ne l’avait pas été à cet endroit-là précisément. Ce phénomène était malheureusement très prévisible. Tout le monde sait depuis longtemps qu’il peut y avoir des infiltrations de l’islamisme dans des services au cœur de l’État.
Cette affaire nous révèle que c’est désormais une réalité. Cela ne concerne pas uniquement la police, mais aussi les forces de l’ordre, les forces de sécurité, les transports publics et bon nombre d’autres secteurs, comme les associations sportives.
Un simple rapport d’informations rendu par deux députés en juin dernier fait état d’un certain nombre d’éléments qui laissent prévoir des lendemains très difficiles.
La question est toujours la même : que fait-on ?
Le président Hollande était le premier à avoir employé le terme de « guerre contre le terrorisme ». Si on fait la guerre, il faut d’abord désigner clairement l’ennemi, le nommer. Le mot “islamiste” n’est employé que depuis peu. Ensuite, il faut se donner les moyens de gagner cette guerre. Ces moyens sont de divers ordres. Le secteur dont je m’occupe le plus sont les moyens légaux. Dans un État démocratique, c’est à la justice d’aller vite et de faire en sorte de prévenir les attentats. D’où mon projet de procureur national antiterroriste.
Monsieur Macron n’en a mis en place qu’une version tronquée, une version totalement insuffisante. Cette version n’a pas donné la mesure de ce qu’il faudrait faire en la matière.

On attend une réponse de l’exécutif concernant les questions suivantes : comment prévenir ce type d’attentats ? Où en est-on des radicalisés dans les forces de l’ordre ?
Selon nos informations, le seul service qui va être auditionné sera la DRPP elle-même, comme si la radicalisation n’existait pas dans les autres services…

Des responsables dignes de ce nom auraient déjà dû prendre un certain nombre de mesures et devraient tirer immédiatement les conséquences de ce qui s’est passé à la préfecture de police.
Dans un premier temps, il serait opportun de faire le nécessaire en ce qui concerne les responsables qui ont failli, à commencer par le ministre de l’Intérieur. Monsieur Castaner se cramponne à son poste. Naturellement, le gouvernement ne va pas rentrer dans ce débat-là. Ce serait tout à l’honneur du ministre de l’Intérieur de tirer les conséquences de ce qui s’est passé et de poser sa démission.
Dans un deuxième temps, il faut en tirer les conséquences dans tous les services de sécurité. Lors de la perquisition réalisée chez cet individu, on a retrouvé des données personnelles de policiers. Et on a tous en tête le drame de Magnanville. Les policiers savent que leur adresse personnelle a peut-être été diffusée à Daesh. C’est d’une gravité totale. Pour autant, on n’en tire comme conséquence qu’une sorte d’enquête interne aux services de police. Cela montre encore une fois qu’on ne prend pas la dimension du problème. Je n’en connais pas la raison. Est-ce de l’incompétence ou autre ? Il est certain qu’il faut faire des enquêtes approfondies dans tous les services de sécurité et il faut se défaire de toutes personnes susceptibles d’être dangereuses pour l’État et pour les autres.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Jean-Paul Garraud, ancien député UMP : « Macron fera pire que Hollande »

Jean-Paul Garraud

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’ancien député UMP Jean-Paul Garraud, candidat LR aux prochaines législatives dans la circonscription de Libourne (Gironde), ne votera pas pour Emmanuel Macron, quelles que soient les consignes données par Les Républicains, de Nicolas Sarkozy à Alain Juppé en passant par François Fillon, et quelles que soient les menaces proférées à l’égard de ceux qui émettraient une opinion divergente.

Jean-Paul Garraud, qui est aussi président de l’Association professionnelle des magistrats et avait fait ardemment campagne en faveur de François Fillon, l’affirme dans un communiqué : « Je ne voterai pas pour E. Macron. »

Celui qui fut membre de La Droite populaire créée par Thierry Mariani s’en explique en ces termes :

« E. Macron n’a pas la stature d’un président de la République. Il n’a pas d’expérience, pas de véritable programme. Il ne fera pas mieux que F. Hollande, il fera même pire. La France ne peut se payer le luxe d’un nouveau désastre. »

Et d’ajouter, sibyllin ou allusif selon la lecture que l’on en fait :

« La France est en danger, ce n’est pas le moment de fuir ses responsabilités. »

Christian Estrosi va-t-il demander l’exclusion de celui qui aurait pu devenir ministre de la Justice en cas de victoire de François Fillon ?

Les tweets de la droite et du FN qui saluent la victoire de Donald Trump

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09/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Depuis l’aube, c’est champagne dans les rangs d’une partie de la droite française et dans ceux du Front national, Marine Le Pen n’ayant pas attendu la proclamation des résultats pour adresser ses « félicitations » au prochain Président des Etats-Unis, et au « peuple américain, libre ! » Passage en revue de quelques-uns des tweets de ce début de matinée.

Alain Juppé : « Si M. Garraud ne clarifie pas sa position, il n’a pas sa place parmi nous »

Alain Juppé : « Si M. Garraud ne clarifie pas sa position, il n’a pas sa place parmi nous »

12/07/2012 — 18h40
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) —
Le climat se tend entre le maire de Bordeaux et l’ancien député du Libournais, Jean-Paul Garraud (à gauche sur la photo ci-dessous). En cause, le positionnement de l’ancien directeur adjoint de l’École nationale de la magistrature. Pour ce dernier, l’UMP doit tendre vers sa droite, et non vers le centre comme le souhaite celui [Alain Juppé] qui a refusé le combat électoral lors des dernières élections législatives.

Pour Jean-Paul Garraud, membre fondateur de la Droite Populaire [on peut écouter ici un interview de Mr Garraud par Novopress], « On se trompe complètement en se rapprochant du centre, qui d’ailleurs s’est écroulé. Si on a perdu, c’est au contraire parce qu’on ne s’est pas assez marqué à droite suffisamment tôt. C’est là mon point de désaccord fondamental avec Alain Juppé ». Chez nos confrères du Sud-Ouest, il égrène ce qui le différencie d’Alain Juppé : « Je me suis opposé à lui sur plusieurs sujets sociétaux comme les salles de shoot pour toxicos, les Roms, le mariage homosexuel etc. sans oublier l’alliance avec le Modem ».

Il vrai qu’Alain Juppé, sur les sujets de société, est plus souvent en accord avec le parti socialiste qu’avec ses propres militants, dont très peu savent qu’il a voté en 1969 pour le candidat d’extrême-gauche, Alain Krivine. Pour ce dernier, « si M. Garraud clarifie sa position vis-à-vis du Front national, il a sa place parmi nous. Sinon, il n’a pas sa place, c’est aussi simple que cela. Jusqu’à présent, il n’est pas sorti de l’ambiguïté, c’est le moins que l’on puisse dire ».

Le fossé se creuse en Gironde, comme à l’échelle nationale (voir le débat organisé par Valeurs Actuelles), entre les deux tendances de l’UMP. Le prochain congrès de l’ex parti majoritaire devrait aider à la clarification du débat.

Du grabuge à l’UMP : entretien avec Jean-Paul Garraud, du collectif de la Droite Populaire [audio]

Du grabuge à l'UMP : entretien avec Jean-Paul Garraud, du collectif de la Droite Populaire [audio]

06/07/11 – 12h00
PARIS (NOVOpress)– Lionnel Luca, secrétaire national de l’UMP à l’Immigration, vient de démissionner de son poste, invoquant notamment des désaccords sur les questions d’immigration et de bi-nationalité. Cette démission fait suite à de nombreuses passes d’armes, entre gouvernement et députés de la droite populaire, ces derniers reprochant au gouvernement de ne pas appliquer le programme sur lequel Nicolas Sarkozy a été élu en 2007. Radars, bi-nationalité, immigration, autant de questions récentes qui ont provoqué de vifs débats au sein de la majorité présidentielle.

Nous avons souhaité faire le point sur cette confrontation entre les “durs” de la droite populaire, comme ils aiment à se faire appeler et le gouvernement ou les autres députés de l’UMP. Nous avons également voulu en savoir plus sur cette impression de recul permanent que donne le gouvernement à de nombreux français. Jean Paul Garraud, député UMP, membre du collectif de la droite populaire et secrétaire de l’UMP à la justice, a accepté de répondre sans langue de bois au micro de Novopress. Immigration, préférence étrangère, ligues de vertus, parti socialiste, tous les sujets ont été abordés.

ENTRETIEN EXCLUSIF

Propos recueillis par Yann Vallerie

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