Jean-Paul Brighelli : « Avec le passe sanitaire, on va fabriquer deux catégories d’élèves »

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli réagit aux annonces de Jean-Michel Blanquer concernant la mise en application du passe sanitaire dans les collèges et les lycées. Il dénonces des mesures « inhumaines » et « pédagogiquement pas tenables ».

Que pensez-vous de l’annonce de Jean-Michel Blanquer précisant qu’en cas de Covid, un élève non vacciné serait évincé ?

Tout le monde fait de la surenchère en ce moment. Avec le passe sanitaire, on a clairement établi deux catégories de citoyens. Jean-Michel Blanquer va nous fabriquer deux catégories d’élèves. Il faudrait être clair sur un point : qui va dire que tel élève est vacciné ou non ? Va-t-on se fier aux déclarations sur l’honneur des parents ?

L’idée est de dégager les élèves non vaccinés, qui sont dans la tranche d’âge où les symptômes sont bénins, en excluant les élèves ayant les stigmates non vaccinés.

Il a également dit que les élèves non vaccinés resteront chez eux pour suivre les cours en distanciel si un cas se présente. Jean-René Girard, le président du SNALC [Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur, NDLR], a dit qu’il en était hors de question. Les profs vont faire cours toute la journée en présentiel et ils devraient faire cours en distanciel le soir ? Ou bien on branche un micro dans la classe, mais ce sera à sens unique, l’élève ne peut pas intervenir. Des élèves sont totalement déscolarisés depuis un an et demi, c’est compliqué du côté des enseignants d’avoir des classes où les deux tiers des élèves ont perdu l’habitude d’être en cours.

C’est dans les quartiers défavorisés que l’on trouve le plus grand nombre de gens non vaccinés, on va leur faire une double peine ! Ceux qui ont le plus besoin de l’école et des cours vont être mis à la marge parce qu’ils n’ont pas de vaccin. On marche sur la tête ! Pédagogiquement, ce n’est pas tenable, humainement, c’est inhumain et je me demande si les sages du Conseil constitutionnel apprécient ces façons de créer deux classes d’élèves.

Que pensez-vous de l’installation de centres de vaccination dans les collèges et les lycées pour faciliter la vaccination des jeunes ?

Il va falloir que vous me montriez les collèges et les lycées où on trouvera de la place pour créer de tels centres ! Lorsque vous avez 2.500 ou 3.000 élèves dans le lycée, ce n’est pas dans une salle de classe que la vaccination va se passer, ou alors vous y mettez l’année ! Il vaudrait mieux que les centres soient totalement extérieurs. Actuellement, pour être vacciné, il faut attendre entre un mois et un mois et demi. De surcroît, les élèves ne sont pas du tout motivés pour être vaccinés car ils ne sont pas malades. Il faut être clair là-dessus : ce n’est pas être anti-vaccin que de le dire, ils ne sont pas malades. Dans la tranche 12-25 ans, il y a eu très peu de cas graves depuis un an et demi sur des millions de cas. Pour la tranche d’avant, le ministre dit que la classe fermera au premier cas. Où va-t-on ?

Des élèves de familles défavorisées, peu vaccinées, habitant dans des quartiers qui sont plus des ghettos qu’autre chose, seront obligés de rester chez eux, comme s’ils étaient malades. Je comprends qu’un malade contagieux soit amené à rester chez lui. Mais là, il s’agit d’exfiltrer des gens sains de l’école et de créer deux catégories d’élèves et faire porter le blâme sur les non-vaccinés. Pourquoi, à ce moment-là, ne pas rendre le vaccin obligatoire ? La plupart des élèves ont été vaccinés contre la diphtérie, le tétanos, la polio, et moi-même et ceux de ma génération contre la variole. C’était des vaccins sérieux. Quand on était vacciné, on était sûr de ne plus avoir la maladie en question. Aujourd’hui on dit aux gens : vous êtes vaccinés, mais vous pouvez avoir la maladie, la transmettre et vous garderez un masque. Dans ce cas, je comprends les parents, comme ceux de la FCPE, qui hésitent sérieusement à faire vacciner leurs enfants. On vient de sortir un vaccin théoriquement réservé aux adolescents en disant qu’il serait évalué dans un an : on se fiche de qui ? Ils n’ont pas fait les essais de phase trois, ils vont les faire en grand sur nos enfants ? Sans moi !

Le 21 juillet dernier, l’OMS a demandé aux pays les plus riches de ne pas vacciner les plus jeunes et de donner leur dose aux pays pauvres. L’OMS a-t-elle raison ?

On pourrait, en tout cas, reverser les doses en question à nos propres pauvres qui sont les moins vaccinés afin de leur permettre de sortir des ghettos dans lesquels ils sont socialement enfermés.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Durant trois jours, Robert Ménard fera de Béziers la capitale de la droite

Rendez-Vous de Béziers

05/04/2016 – BEZIERS (NOVOpress) : Robert Ménard l’avait annoncé, il l’a fait : la droite aura ses assises à Béziers du 27 au 29 mai 2016. Intitulées « Le Rendez-Vous de Béziers », ces trois journées sont surtitrées : « Pour ne pas attendre 2022 ! » Une référence à tous ceux qui pensent qu’on peut d’ores et déjà faire le deuil de la présidentielle 2017.

« Qu’est-ce que la droite ? Que veulent ceux qui s’en réclament ? Et, surtout, que ne veulent-ils plus ? Famille, identité, économie, Europe… nous aborderons tous les sujets et, surtout, vous aurez la parole, explique Robert Ménard. La parole pour envoyer un message à tous ceux qui briguent nos suffrages, pour leur dire : voici précisément les idées que vous devez défendre, les propositions sur lesquelles vous devrez vous engager. Voici le programme minimum de salut public pour le quinquennat à venir ! »

Un site dédié vient d’être mis en ligne. Il détaille l’organisation en tables rondes thématiques d’où sortiront « 50 mesures patriotes pour ne pas se tromper de droite » qui seront présentées le dimanche matin. Une quarantaine d’intervenants sont déjà annoncés et la liste n’est pas exhaustive, loin de là…

On y trouve déjà, entre autres, Denis Tillinac (qui introduira les débats), Charles Beigbeder, Arnaud Dassier, Christophe Geffroy, Claude Chollet, Elisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, André Bercoff, Béatrice Bourges, Ludovine de la Rochère, Aude Mirkovic, Guillaume de Prémare, Frédéric Pons, Philippe Bilger, Xavier Raufer, Thibault de Montbrial, Jean-Paul Brighelli, Xavier Lemoine, Chantal Delsol, Alain de Benoist, Hervé Juvin, Bernard Lannes, Eugénie Bastié, etc.

La table ronde sur l’immigration devrait être particulièrement suivie : elle réunira en effet Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus, Ivan Rioufol et Jean-Paul Gourévitch !

Ce Rendez-Vous de Béziers se tiendra dans plusieurs lieux de la ville (Palais des congrès, Théâtre des franciscains, Théâtre municipal, Salle des abbés) et est organisé en partenariat avec Valeurs actuelles et Boulevard Voltaire.

Il reste à connaître la liste des hommes politiques qui feront le déplacement de Béziers. Elle est pour le moment tenue secrète…