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Blanquer

Connaissez-vous Monsieur Blanquer ?, par Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté

19/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le texte que nous publions ci-dessous a été publié samedi dernier dans Le Journal de Montréal. Mathieu Bock-Côté, docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada, expose très favorablement aux Québécois ce que dit et ce que fait Jean-Michel Blanquer, le ministre français de l’Education nationale.

« Il se passe quelque chose de très intéressant en France depuis quelques mois. Un nouveau ministre de l’éducation, Jean-Michel­­­ Blanquer, est en train de réformer l’école en profondeur, pour la délivrer d’un certain carcan pédagogique et l’amener à renouer avec sa véritable mission.

Son objectif ? La recentrer sur les savoirs. Faire en sorte que les enfants qui sortent de l’école sachent lire, écrire et compter. Blanquer ajoute aussi : les jeunes doivent apprendre à respecter autrui.

Il veut que l’école leur transmette le goût de la lecture, de la culture et des arts.

Excellence

C’est dans cet esprit, d’ailleurs, qu’il a décidé, de remettre 150 000 exemplaires des Fables de La Fontaine aux élèves, à la manière d’un cadeau. II s’en est expliqué ainsi : « Elles nous disent quelque chose de la vie et sont éternelles ».

Autrement dit, les classiques ne sont pas un luxe. C’est en se tournant vers les grandes œuvres qu’on peut vraiment éduquer la jeunesse.

Blanquer croit aussi à l’amour de la beauté et veut pour cela redonner sa place à la musique à l’école.

Le maître mot de la philosophie scolaire de Jean-Michel Blanquer, c’est l’excellence. C’est en partie dans cet esprit qu’il a décidé de restaurer la place du grec et du latin à l’école. Le détour par les langues anciennes permettrait de mieux comprendre le français.

Mais Jean-Michel Blanquer va plus loin. S’il est ouvert à la technologie en classe, il l’est modérément.

Il croit aussi aux vertus de vieilles méthodes toujours valables, comme la mémorisation. Dans un entretien accordé à un hebdomadaire français, tout récemment, il expliquait qu’un élève tirera un avantage certain à apprendre un poème par cœur, car il cultivera ainsi sa mémoire.

Ce propos est quasiment trans­gressif dans une époque qui présente le par cœur comme une forme d’aliénation, et qui croit que Google peut se substituer à notre mémoire. Vive l’effort !

Par ailleurs, Jean-Michel Blanquer ne croit pas à ce qu’on pourrait appeler la réussite obligatoire et gratuite : il a décidé d’autoriser à nouveau le redoublement.

Mais le ministre ne s’arrête pas là : il entend aussi cultiver les vertus civiques. Et c’est ainsi qu’il a soutenu qu’il faut aimer son pays.

Vertus

C’est à la lumière de cette vertu qu’on doit enseigner l’histoire, a-t-il soutenu il y a quelques mois, et on doit l’enseigner avec un sens certain de la chronologie. Elle apparaîtra ainsi­­­ aux jeunes générations comme une aventure collective à laquelle elles sont invitées à se joindre.

Jean-Michel Blanquer n’est pas un nostalgique du monde d’hier, quoi qu’en disent ses adversaires.

Il croit plutôt à certaines permanences, à des idées qui traversent le temps, à des vertus indémodables.

Depuis quelques décennies, un peu partout Occident, l’école a été soumise à des idéologues qui ont traité les enfants comme des cobayes sur qui il fallait mener une expérimentation sociale à grande échelle. Ils ont fait des ravages.

Il est temps de redécouvrir ce qui n’aurait jamais dû être oublié.

À quand un Jean-Michel Blanquer québécois ? »

Mathieu Bock-Côté

Julien Sanchez

Julien Sanchez : « Non à l’Enseignement des langues et cultures d’origine » (ELCO)

15/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Julien Sanchez, maire (FN) de Beaucaire (Gard), dit à travers une vidéo son indignation sur le dispositif ELCO (Enseignement de Langue et de Culture d’Origine). Julien Sanchez en appelle au ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, pour supprimer ce dispositif visant à « structurer la langue parlée dans le milieu familial et favoriser l’épanouissement des jeunes issus d’autres cultures », qui est communautariste et dangereux pour la cohésion nationale et pour l’assimilation républicaine.

Julien Sanchez, à travers cette vidéo, rappelle également que l’arabe est la langue la plus concernée par ce dispositif et que les personnes envoyées dans les écoles pour enseigner dans le cadre de ce dispositif sont envoyées par les pays d’origine.

« Mais qui sont ces pseudos enseignants qui pénètrent dans nos écoles en période d’état d’urgence ? », s’interroge l’élu, qui rappelle que le Maroc a été ces derniers mois grand pourvoyeur de terroristes islamistes.

Parallèlement à cette vidéo, la mairie de Beaucaire lance une pétition nationale afin de réclamer la suppression du dispositif ELCO.

Eric-Zemmour

Eric Zemmour : « Blanquer tel un toréador face au mammouth de l’Education nationale »

27/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est à la mode drolatique que Eric Zemmour a commenté, ce matin sur RTL, les premières semaines de Jean-Michel Blanquer au ministère de l’Education nationale : « Il y a quelques milliers d’années, l’homo sapiens sapiens a su faire preuve de ruse, de malice, de rapidité d’exécution pour survivre face à des animaux préhistoriques bien plus forts que lui. En l’an de grâce 2017, un descendant à lunettes et calvitie de l’homo sapiens sapiens continue le combat contre une forme redoutable d’animal préhistorique, le mammouth. Il doit lui aussi utiliser la ruse, la malice, la rapidité d’exécution pour ne pas mourir écrasé sous le poids de son dangereux adversaire. L’homo sapiens sapiens a pour nom Jean-Michel Blanquer, et le mammouth a pignon sur la rue de Grenelle.

« Blanquer est officiellement ministre de l’Education nationale mais en réalité il est toréador et son taureau à lui est un mammouth. Depuis des semaines, il passe ses journées à agiter une muleta rouge devant le mammouth et à lui planter des banderilles sur tout le corps. »

« Il a été particulièrement efficace », constate Zemmour :

« En quelques coups, il a détruit toute l’œuvre de son prédécesseur. Il a remis les classes bilingues, la semaine de quatre jours, les cours de latin, rétabli les redoublements : le mammouth en est resté pantois. Pris de vitesse, débordé, pas le temps de réagir notre mammouth ! »

Eric Zemmour ne boude pas son plaisir :

« C’est un plaisir de fin gourmet que de déconstruire les déconstructeurs. »

« Mais tout a une fin, surtout le bon temps », poursuit-il. Selon l’éditorialiste, « Blanquer a mangé son pain blanc » : « Le mammouth a de la ressource. Il a toujours fait ce qu’il a voulu. Même sous le général De Gaulle, il n’en a fait qu’à sa tête. »

Et Zemmour, au lieu de continuer à se réjouir du bras de fer qui va s’engager, et, pourquoi pas, d’apporter tout son soutien au ministre, d’expliquer en quoi le mammouth peut jouer sur les contradictions de Jean-Michel Blanquer, qui est loin d’en être exempt.

Jean Michel Blanquer, un pragmatique au ministère de l’Education nationale ?

10/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Qui est Jean Michel Blanquer ?

Jean Michel Blanquer est un agrégé de droit public, il a vécu plusieurs années en Amérique latine, il a été recteur de l’académie de Créteil et directeur de l’ESSEC. Il a déjà travaillé deux fois au ministère de l’Education nationale, avec Gilles de Robien, en 2006 et Vincent Chatel en 2009. Politiquement, il était dans la mouvance juppéiste.

Quelles ont été ses premières mesures ?

Ses premières mesures sont en opposition frontale avec la réforme du collège lancée par Najat Vallaud Belkacem. Il a publié et présenté aux syndicats un décret qui rétablit les classes bilangues, renforce les langues anciennes, rend facultatifs les enseignements pratiques interdisciplinaires et augmente l’autonomie des établissements. Il s’est aussi prononcé en faveur du redoublement, qui avait été presque interdit lors du précédent quinquennat et des études dirigées. Enfin, la réforme phare de Macron, qui annonçait des classes de 12 élèves dans les ZEP, pourra être réalisée dans 2000 classes de CP dès septembre.

Dans quelle mesure ces décisions l’engagent elles vraiment ?

Jean Michel Blanquer se veut avant tout pragmatique, comme il l’a déclaré à de nombreuses reprises. Il semble donc vouloir se tenir à l’écart des idéologies, il cherche à obtenir des résultats. IL laisse par conséquent d’importantes marges de manoeuvre aux établissements, et espère par là éviter la colère des enseignants. Pour lui, il ne s’agit pas tant de défaire les réformes précédentes que de laisser à chaque établissement la possibilité de les appliquer ou pas. La question de la semaine des 4 jours en primaire est ainsi laissée à l’appréciation des collectivités territoriales.

Quelle a été la réaction des syndicats avant-hier ?

La réaction des syndicats a été assez négative. De la CGT à la CFDT, ils s’inquiètent de la rapidité des décisions prises et du manque de dialogue social entre eux et le gouvernement.