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Jean Messiha (FN) : « Personne n’est obligé de venir chez nous ! »

Monde & Vie Jean Messiha27/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’énarque Jean Messiha, porte-parole des Horaces, ce groupe de hauts fonctionnaires proches du Front national, a accordé un entretien au magazine Monde & Vie sur la « question identitaire ». « Il faut commencer par dire et par être ce que nous sommes, explique-t-il. Il faut écouter ce cri du tréfonds des âges : “Deviens ce que tu es“, “Connais-toi toi-même“. On peut résumer l’évolution de la situation migratoire et identitaire de manière très simple. Dans les années 50, on disait aux personnes qui venaient en France : “Devenez ce que nous sommes.“ C’était l’époque de l’assimilation. En 1980, sous couvert d’antiracisme on a abandonné cette notion au profit de l’intégration que j’appelle de première génération, qui dit aux immigrés : “Restez ce que vous êtes.“ À partir des années 2000, on assiste à l’intégration de deuxième génération, qui est une gradation de la première par laquelle on dit aux immigrés : “Devenons ce que vous êtes.“ »

En conséquence,

« il faut renverser cette évolution régressive. Personne n’est obligé de venir chez nous. Si certains veulent devenir ce que nous sommes, ils sont les bienvenus. Mais nous ne deviendrons pas ce que certains agitateurs parmi eux veulent que nous devenions. La France doit rester la France. »

Celui qui est né égyptien, est arrivé en France à l’âge de huit ans et n’a obtenu la nationalité française qu’à l’âge de vingt ans ajoute :

« Dans les années 80, celles de ma jeunesse, on a appris à ce peuple qu’être français est une honte, que la France était un pays rance, qui a livré des enfants juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale, qui a été colonialiste, esclavagiste, etc. L’islamisme s’explique en grande partie, dans ce pays, par le fait qu’on a interdit à une génération de citoyens de se sentir fiers d’être français. À 15 ans, j’aspirais à devenir un Français et on m’interdisait de le devenir. Je me suis retrouvé face à un Mur de Berlin m’enfermant dans mon identité d’origine. J’ai dû consentir, pour devenir français de cœur, à un investissement personnel gigantesque. Mais chez beaucoup, ce mur a produit un effet rebond vers la culture d’origine. »

Et Jean Messiha de conclure ainsi :

« On a voulu instaurer dans les individus cette terre brûlée identitaire, qui correspondait à la culture soixante-huitarde, mais la nature a horreur du vide. Sur cette terre brûlée “laïque“ ont fleuri les cultures d’origine des immigrés et pour beaucoup cela a été l’islamisme. Le consumérisme ne suffit pas aux individus. On ne meurt pas pour son I-Phone ! »

Extraits d’un entretien à lire en intégralité
dans Monde & Vie n° 945 daté de septembre 2017

Jean Messiha

Jean Messiha et Les Horaces répondent à l’ambassadeur de France au Japon

05/04/2017 – PARIS (NOVOpress) : L’ambassadeur de France au Japon a annoncé qu’il refuserait de « servir » si Marine Le Pen était élue à la présidence de la République. Jean Messiha, porte-parole des Horaces et coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, lui répond dans cette tribune libre publiée par la Fondation Polémia.

« Anciens élèves de l’ENA et hauts fonctionnaires comme vous, nous avons lu avec stupéfaction vos réactions à une possible victoire de Marine Le Pen. Ainsi les principes du devoir de réserve et de la neutralité de l’administration, qu’on nous avait enseignés, ainsi qu’à vous  sans doute, ne s’appliqueraient pas selon vous lorsqu’il est question de l’une des candidats à l’élection présidentielle.

Si Marine Le Pen est élue présidente de la République, à l’issue d’un scrutin parfaitement démocratique et dont la régularité ne pourra être contestée par personne, vous dites dès maintenant que vous déciderez de refuser « simplement de (la) servir ». Quelle arrogance, quel mépris pour les positions d’une candidate et le suffrage universel !

Vous faites sans doute partie de ceux qui jugent que les Britanniques ont voté pour la sortie de leur pays de l’Union Européenne par inculture et stupidité, tandis que les Américains ont élu un président régulièrement désigné par son parti, pour les mêmes raisons.

Pour notre part, nous avons servi avec loyauté et conscience des gouvernements différents, des présidents différents, Hollande ou Sarkozy, Chirac ou Mitterrand pour les plus anciens d’entre nous, même lorsque les choix politiques décidés ne nous convainquaient pas à titre personnel.

C’est l’honneur de la fonction publique française d’apporter sa compétence et son sens de l’intérêt général au service des gouvernants démocratiquement élus pour les assister et mettre en œuvre la politique qu’ils choisissent, pas de déserter pour des ambitions carriéristes ou des choix politiques peut-être respectables mais strictement personnels.

Et quand bien même un haut fonctionnaire entendrait refuser de servir l’Etat, il lui revient d’agir avec discrétion et de demander, le moment venu, sa mise en disponibilité, sans que cela ne l’autorise à violer le devoir de réserve et d’intervenir dans le débat électoral.

Un tel comportement ne peut que porter le discrédit sur tous ceux qui, comme nous, œuvrent au service de l‘Etat. Il est par ailleurs encore plus choquant que vous ayez signé des tribunes de votre nom et de votre titre, alors que vous devez représenter la France à l’étranger, la France et non le ou les partis au pouvoir. C’est pourquoi nous tenons à affirmer notre totale désapprobation vis à vis de vos propos et assurer aux Français qu’il existe des fonctionnaires loyaux pour qui le sens de la nation et de l‘intérêt général prévaut sur toute autre considération, prêts à servir avec la même conscience le président ou la présidente que les électeurs choisiront pour diriger la France ces cinq prochaines années.

Comme chaque citoyen, vous pourrez glisser dans l’urne un bulletin conforme à votre engagement politique ; mais à la différence de beaucoup de vos collègues, vous aurez par ce texte partisan jeté l’opprobre sur la fonction publique et sa neutralité, voire son honnêteté. Cela, Monsieur l’ambassadeur, cher camarade, nous ne pouvons l’admettre, et tenions à  te le faire savoir. »

par Jean Messiha, porte-parole du collectif des « Horaces »,
coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen,  ancien élève de l’ENA,
et un groupe d’anciens élèves de l’ENA membre des Horaces.

Jean Messiha Marine Le Pen

Jean Messiha : « L’analyse de Marine Le Pen en 2012 était prémonitoire »

05/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Inconnu jusqu’à peu, Jean Messiha apparaît aujourd’hui comme un homme clef de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Porte-parole des Horaces, ce collectif de hauts fonctionnaires qui tiennent à rester anonymes mais apportent leur expertise à Marine Le Pen, Jean Messiha est membre du conseil stratégique de la campagne présidentielle de celle-ci et coordonne son projet.

Cet énarque – promotion Romain Gary – a pour autre particularité d’être né en Egypte – il est copte – et de se dire « Français de souche par naturalisation ». Il s’en explique non sans humour sur le plateau de TV Libertés face à Elise Blaise, reconnaissant bien volontiers qu’ils ne sera jamais « aussi blond [que vous] : « Le processus d’assimilation à la nation française par lequel je suis passé, explique-t-il, fait de moi un véritable Français de cœur et d’esprit […] Je partage avec le Français de souche cet attachement quasi charnel à la France. »

Quelques jours avant la divulgation des 144 propositions de Marine Le Pen et son grand discours de lancement de campagne, ce dimanche à Lyon, il explique « la nouvelle ambition nationale pour la France » de Marine Le Pen.