Jean Messiha : « Emmanuel Macron supprime l’ENA par pure démagogie et pour aligner les gens vers le bas au lieu de les tirer vers le haut par le mérite »

Jean Messiha

Emmanuel Macron a annoncé, le 8 avril, la suppression de l’ENA (École nationale d’administration), symbole de l’élite française, dans le but de diversifier les profils de la haute fonction publique.

Voici la réaction de Jean Messiha, ancien élève de l’ENA, dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

Emmanuel Macron l’a annoncé, il va supprimer l’ENA, l’École nationale d’administration. Cette école est prestigieuse et formait les hauts fonctionnaires de ce pays. Vous avez vous-même fait cette école, que pensez-vous de la décision du chef de l’État ?

Je pense qu’Emmanuel Macron n’est pas à un reniement près. Les Français gardent le souvenir d’un Emmanuel Macron qui disait qu’il allait soutenir l’ENA et la réformer, mais au contraire la rendre plus performante et plus accessible. Il a changé d’avis sous le coup de plusieurs facteurs.

D’abord, un facteur démagogique, puisque la crise des gilets jaunes était l’une des réclamations d’un certain nombre de personnes. Démagogiquement parlant, le débat n’est pas sur la suppression de l’ENA, mais plutôt sur la perte du pouvoir du politique. La nature ayant horreur du vide, quand le politique se retire et joue lui-même le pouvoir administratif, il y a une sorte de porosité et d’osmose de la haute administration qui a tendance à cannibaliser l’espace laissé libre par des politiques impuissants.

Notre société reflète davantage l’impuissance, la castration de la puissance politique davantage que la surpuissance de fonctionnaires qui n’ont de légitimité que celle que le politique veut bien leur donner.

Le deuxième problème est celui qu’éprouve une population de plus en plus nombreuse d’origine immigrée, par la démographie, par l’immigration surreprésentée par des minorités actives d’indigénistes, de décoloniaux et de ceux qui soutiennent la discrimination positive et pour qui la méritocratie pose un problème.

La méritocratie républicaine est, historiquement, un système basé sur l’effort et, comme son nom l’indique, sur le mérite. Or, un certain nombre d’individus qui ont des relais puissants jusque dans l’appareil d’État et jusqu’au sommet de l’État pensent que, de par le fait que ce système est exigeant, il devient raciste. Il faudrait niveler toutes les institutions académiques et universitaires de la République vers le bas afin de les rendre accessibles beaucoup plus facilement à des populations ou à des candidats qui n’ont pas le niveau et qui refusent de l’avoir. C’est beaucoup plus facile de contourner la méritocratie républicaine par des dispositifs de discrimination positive plutôt que de se donner les moyens de réussir un concours qui est le même pour tous.

Selon vous, la démagogie va-t-elle amener un nivellement par le bas ?

Oui. Quand on lit l’exposé des motifs de la suppression de l’ENA, il est question que son recrutement soit plus divers et qu’il y ait un certain nombre de candidats issus de populations différentes. Lorsqu’on lit entre les lignes, on voit la logique qui se trouve derrière. La suppression de l’ENA participe de ce qu’on appelle le privilège blanc, le racisme, etc. Tous ces concepts sont autant de pistolets placés sur la tempe de la République française afin qu’elle s’aligne vers le bas plutôt que de tirer les gens vers le haut. Le véritable racisme est là. Considérer que parce que vous avez une certaine couleur de peau ou une certaine origine ethnique vous n’êtes pas capable par vous-même, selon vos propres efforts et votre propre mérite, d’accéder à un concours qui est le même pour tous, c’est du racisme ! On va s’adapter à vous puisqu’on considère que vous êtes différents ou que vous n’avez pas les qualités requises, intrinsèquement parlant et ontologiquement parlant, pour pouvoir réussir dans les mêmes conditions que les autres. Ça, c’est du racisme !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Jean Messiha exclu du plateau par Booba sous les rires de hyène de Hanouna et de ses chroniqueurs

Booba Messiha

05/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Invité à débattre sur l’influence du rap sur les jeunes, Jean Messiha est immédiatement exclu du plateau de TPMP par Booba sous les rires de Hanouna et de ses chroniqueurs.

En effet, le rappeur était équipé d’un buzzer rouge qui lui permettait de virer les chroniqueurs avec lesquels il ne voulait pas débattre… Il a appuyé dessus au bout de quelques secondes seulement.


[vidéo] Jean Messiha : “Séparatisme islamique : le combattre et non s’y soumettre !”

12/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean Messiha a publié une vidéo qui appelle à combattre vigoureusement le séparatisme islamique :

Chers amis on se retrouve encore une fois cette semaine pour une nouvelle vidéo consacrée à la loi sur le séparatisme, au cours de laquelle je vais évidemment parler de l’identité française et des menaces existentielles qui pèsent sur elle. Bien sûr, ça fait toujours bizarre de voir un français d’origine immigrée assimilé de parler de l’identité française, mais c’est précisément ça qui constitue un bug dans la tête de nos ennemis.


Jean Messiha : “Génération identitaire : la lâcheté de Darmanin”

03/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Sur sa chaîne YouTube, Jean Messiha revient sur l’affaire de Génération identitaire et les menaces proférées par Gérald Darmanin.

Chers amis, on se retrouve comme chaque semaine pour une nouvelle vidéo. J’ai décidé de vous parler cette semaine de l’affaire de génération identitaire puisque vous savez que la semaine dernière, il y a eu un grosse émission de balance ton post consacré à la demande de dissolution de génération identitaire et puis effectivement il y a une actualité brûlante puisque Gérald Darmanin étudie les pistes pour cette dissolution et a même demandé au parquet d’ouvrir une enquête donc cette vidéo est consacrée à cette problématique que je vais mettre en perspective pour vous, pour essayer de mieux vous faire comprendre les enjeux et les dessous de cette histoire.

Voici le déroulé de cette vidéo :
00:00​ – Introduction
00:43​ – L’affaire
04:05​ – Retour sur l’émission “Balance ton post!”
05:33​ – Génération identitaire : la jeune résistance pacifique
06:35​ – Les associations à dissoudre
08:14​ – Le peuple français doit se mobiliser
08:59​ – Les militants de GI ne font de mal à personne !
11:05​ – Il n’y a qu’un seul séparatisme : islamiste
12:08​ – La France a une identité spécifique que je défendrai toujours
16:45​ : Conclusion


La dette migratoire : cette bombe à fragmentation…

Depuis la crise de 2008-2009, la France, comme d’autres pays, s’inquiète de son niveau d’endettement public. Il a effectivement explosé sous la pression de nos déficits, devenus hors de contrôle, passant de l’étiage de 60 % à plus de 90 %, à la fin de l’ère Sarkozy, chiffre que Hollande n’a pas pu faire baisser par la suite. Le brillant technocrate, qu’une majorité a élu en 2017 avec la promesse d’une réduction de ce fardeau, l’a gaillardement porté à environ 100 %. La pandémie du Covid-19 a refait « péter les compteurs » et va nous emmener aux alentours de 120 % de dette sur PIB. On nous rassure : « Ce n’est pas très grave, cela ne coûte rien puisque les taux d’intérêts sont à 0 %. » Et on va même jusqu’à nous assurer que dès que la crise sera terminée, on s’emploiera à réduire notre dette publique.

Mais dans le même temps, une autre dette apparaît, plus difficilement chiffrable : celle du climat. La croissance exponentielle des émissions de gaz à effet de serre depuis le début de la révolution industrielle fait peser sur notre avenir une menace qu’une large majorité de la communauté scientifique rassemblée au sein du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) estime grave avec un réchauffement de l’atmosphère de 3 à 5 degrés d’ici 2100. Ces effets sont déjà apparents et les conséquences à long terme seraient dramatiques, nous dit-on. Soit.

Le monde entier s’en préoccupe et, de sommet en sommet, des objectifs de réduction des émissions sont adoptés. Bien. Les écologistes s’emballent en nous enjoignant de faire plus : bannir la voiture, clouer les avions au sol, divertir une masse considérable de ressources financières pour calfeutrer nos bâtiments et nos logements. La funeste Greta Thunberg tance les dirigeants mondiaux du haut de ses 16 ans en les accusant de laisser à sa génération une dette écologique mortelle. On se demande comment ont vécu ses parents, mais passons. La question est sérieuse et nous la prenons au sérieux.

Mais c’est une troisième dette qui gonfle sous nos yeux en Europe, et notoirement en France : le fardeau migratoire que nous accumulons année après année. Il est alimenté par l’entrée, sur nos territoires, d’individus toujours plus nombreux qui amènent leur misère, leurs préjugés, leur violence, leur radicalité religieuse, leurs immenses besoins sociaux et leur concurrence dans un marché du travail marqué par un chômage élevé et une sous-rémunération des jobs les plus difficiles. Qu’allons-nous léguer à nos descendants proches et lointains ? Un pays où on se fait planter pour un mauvais regard. Où l’on se fait harceler, insulter et taper car on porte une jupe trop courte. Où l’on se fait attaquer au couteau au nom d’Allah. Où le blasphème vous expose à des menaces de mort. Où le port du voile régressif et obscurantiste devient la norme. Où des territoires entiers – de plus en plus nombreux – ont changé de peuple. Où les forces de l’ordre, pompiers inclus, se font caillasser par les envahisseurs car ils franchissent « leurs frontières ». Où se « métisser » avec les arrivants devient un impératif moral.

Pour l’élite qui règne dans les palais de la République ainsi que sur les plateaux ou dans les bureaux de la majorité des médias, il ne se passe rien. « Circulez, braves gens, y a rien à voir, tout cela va se normaliser en y consacrant toujours plus de milliards que l’on prendra dans les poches des Français. »

La vérité ? Cette dette est une bombe à fragmentation qui libère chaque jour une munition qui nous pète à la gueule ici ou là, dans une métropole, dans une ville petite ou moyenne au nord, au sud, à l’est, à l’ouest ou au centre. Il n’y a quasiment pas un jour de répit. L’attaque de vendredi, dans la rue de l’ancien siège de Charlie Hebdo, à Paris, par un jeune Pakistanais islamiste nous choque. Mais c’est la chronique d’une forme d’habitude, comme la normalité des assauts dans une ville assiégée.

Il est temps de parler de ce passif et de reconnaître clairement qu’il n’est pas le fait de toutes les immigrations mais de certaines d’entre elles, issues du Maghreb, d’Afrique subsaharienne, du Moyen-Orient islamique et de cette zone d’obscurantisme extrême que constituent le Pakistan et l’Afghanistan. Il n’est plus possible de laisser cette situation se détériorer davantage. Nous savons que Macron et le « camp du bien » continueront à nier imperturbablement l’ampleur de cette catastrophe. Nous n’avons rien à espérer d’eux. C’est en 2022 que se jouera notre avenir. L’alternative que les Français devront trancher est simple. Descendre encore plus profondément dans un abysse dont nous ne pourrons plus remonter ou planter notre piolet et nos mousquetons dans la paroi pour la remonter pas à pas, inflexiblement, inexorablement, en ignorant les invectives de celles et ceux qui ne peuvent accepter notre refus de mourir au fond de leur trou.

Jean Messiha et Frédéric Amoudru

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Virginie Despentes : une honte française, par Jean Messiha

Le délégué national du Rassemblement national Jean Messiha revient sur la lettre ouverte que l’écrivaine Virginie Despentes a écrit à ses “amis blancs”, dans laquelle elle s’attaque au “privilège” d’avoir la peau blanche.

Dans une missive intitulée Lettre à mes amis blancs, lue à l’antenne de France Inter, plus grand média anti-français du pays, puis largement reprise, l’écrivaine Virginie Despentes nous livre un de ces grands moments d’ignominie qui ont le mérite de nous faire réfléchir sur ce que nous sommes devenus et ce vers quoi nous nous dirigeons.

Examinons tout d’abord la biographie de cette « intellectuelle » censée nous inspirer. Internée en hôpital psychiatrique à 15 ans puis déscolarisée, elle vagabonde à travers la France… A 17 ans, elle est malheureusement violée au cours d’un voyage à Londres. Alcoolique, prostituée, squatteuse, meneuse de bande violente, elle est aussi branchée porno et écrit un bouquin intitulé Baise-moi, qui excite beaucoup un certain Thierry Ardisson, grand amateur des bas-fonds, qui en fait la promo. La suite de sa carrière sera à peu près du même tonneau.

Ce qui définit le mieux cette femme, ce sont ces lignes qu’elle écrira dans Les Inrockuptibles le 17 janvier 2015, quelques jours après le massacre à Charlie Hebdo : « J’ai été Charlie, le balayeur et le flic à l’entrée. Et j’ai été aussi les gars qui entrent avec leurs armes. Ceux qui venaient de s’acheter une kalachnikov au marché noir et avaient décidé, à leur façon, la seule qui leur soit accessible, de mourir debout plutôt que vivre à genoux. J’ai aimé aussi ceux-là qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. J’ai aimé aussi leur désespoir. Je les ai aimés dans leur maladresse – quand je les ai vus les armes à la main hurler ‘on a vengé le Prophète’ et ne pas trouver le ton juste pour le dire. Jusque dans leur acte héroïque, quelque chose qui ne réussissait pas ».

Virginie Despentes a donc « aimé » les frères Kouachi et a considéré « héroïque » l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et du malheureux flic français d’origine maghrébine, Ahmed Merabet, qui s’est trouvé sur leur chemin. A-t-elle été pour autant condamnée pour apologie du terrorisme ? Que nenni ! La France de Hollande n’allait tout de même pas inquiéter une intellectuelle progressiste, féministe et, de surcroît, LGBT. Mieux, elle la récompense. Elle est nommée membre du jury du prix Femina en juin 2015 et élue à l’académie Goncourt en 2016 !

Mais revenons à ses « amis blancs ». Que leur dit-elle au juste ? En premier lieu, qu’elle ne se souvient pas d’avoir vu, en France, d’homme noir ministre. Ah bon ? A-t-elle vraiment oublié ces nombreuses femmes « noires », « arabes » ou métisses qui se sont vues confiées des maroquins ministérielles ces dernières années ? Alors rafraîchissons-lui la mémoire. La première femme ministre maghrébine fut Nafissa Sid Cara, nommée… en 1959. Ça ne date donc pas d’hier. Vint ensuite Tokia Saïfi, nommée secrétaire d’État chargée du Développement durable en 2002. Sans parler de la pléthore d’autres que nous citons aussi dans le désordre chronologique : Lucette Michaux-Chevry, Margie Sudre, Marie-Luce Penchard, Christiane Taubira, George Pau-Langevin, Ericka Bareigts, Hélène Geoffroy, Rachida Dati à la tête d’un ministère, Fadela Amara, Rama Yade, Jeanette Bougrab, Nora Berra, Najat Vallaud-Belkacem. Quant aux hommes issus de la diversité, ils ne sont pas en reste. Virginie Despentes ne sait-elle donc pas qui est Azouz Begag homme et « arabe » nommé ministre en 2005 ? A-t-elle vraiment oublié le métis Harlem Désir également ministre et qui sera aussi nommé premier secrétaire du PS ?

Madame Despentes tonne par ailleurs que les Arabes et les Noirs sont surreprésentés dans les prisons. Tiens c’est marrant, quand c’est le Rassemblement National qui le dit on nous répond : « fantasme d’extrême-droite », « racisme », « stigmatisation », etc. Venant d’une femme de gauche, prenons donc ce constat pour une donnée fiable. Nous serions donc racistes car nous condamnons davantage les hommes de couleur que les autres. Connaissant la forte inclinaison à gauche de notre magistrature, comment peut-on croire une telle ânerie ? Et si la vérité de cette surreprésentation des Noirs et des Arabes dans nos prisons ne s’expliquait tout simplement pas par le fait que les Noirs et les Arabes sont surreprésentés dans la criminalité et la délinquance en France ? Il ne faut évidemment y voir aucun déterminisme génétique. Juste une réalité sociologique.

Viennent ensuite, dans cette lettre à ses « amis blancs » des affirmations parfaitement invérifiables : « La dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un Arabe ». Ah oui ? C’était où ? C’était quand ? Et pourquoi ne cite-t-elle pas l’adresse de cet affreux antre du racisme ? Le racisme étant puni par la loi, que n’a-t-elle porté plainte ? Autre fadaise : « La dernière fois qu’on m’a demandé mes papiers, j’étais avec un Arabe ». Très bien. Là encore peut-on savoir où et quand était-ce et surtout, l’identité de cet « Arabe » qui accompagnait Madame Despentes et qui pourrait, le cas échéant, corroborer ses dires ? Là encore, on est obligé de la croire sur parole, c’est-à-dire sur des élucubrations fantasmatiques.

Et ça n’est pas fini. Plus loin dans sa « lettre », l’auteur écrit : « La dernière fois, la personne que j’attendais a failli rater le train parce qu’elle se faisait contrôler par la police dans la gare car elle était Noire ». Là encore on hésite entre la colère ou l’éclat de rire. Dans les gares françaises, c’est bien connu, on contrôle systématiquement les Noirs. Qui n’a pas vu ces queues immenses de « Blacks » en train d’attendre de présenter leurs papiers à de patibulaires et pâles Tontons Macoutes hurlant « ausweis schnell » ? Ils ne doivent, le cas échéant, pas tous le rater vu leur nombre dans les trains de banlieue ! On nage en plein délire…

Poursuivons avec « les mères de famille, qu’on a vues se faire taser au motif qu’elles n’avaient pas le petit papier par lequel on s’auto-autorisait à sortir, étaient des femmes racisées, dans des quartiers populaires. » Faites une recherche Google et vous trouverez une femme tasée. Il s’agit d’une certaine Madame Ramatoulaye qui s’est embrouillée avec les policiers à Aubervilliers au début du confinement alors qu’elle était dehors sans son justificatif.

En revanche, c’est le « racisme anti-blanc » qui fait dire à Virginie Despentes que « le taux de mortalité en Seine-Saint-Denis (due au COVID-19) était de 60 fois supérieur à la moyenne nationale. » Chiffre totalement dingue qui n’est corroboré par aucune statistique. Paris et sa petite couronne ont effectivement connu un taux de mortalité très élevé mais pas spectaculairement plus en Seine-Saint-Denis.

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Jean Messiha : “Le séparatisme islamiste est le résultat de la colonisation de peuplement islamique”

Yassine Belattar: drôle d’humour

Grâce à sa carte d’humoriste issu de la « diversité », on laisse ce soi-disant grand défenseur des musulmans sortir des horreurs à la télévision. Sous couvert d’humour, il milite pour un projet de partition de la société.

Yassine Belattar est un humoriste qui brille ces dernières années grâce à de nombreux sketchs qui deviennent, au fur et à mesure que les mois passent, des classiques. En 2018, son sketch « J’appelle au téléphone Albert Chennouf-Meyer – le père du soldat Abel Chennouf tué à Montauban par Mohammed Merah – pour le menacer de porter plainte contre lui pour racisme » déclenche rires et applaudissements mérités lors d’une tournée demeurée mémorable. Son fameux spectacle sur les djihadistes français, « Ils sont comme des enfants qui foutent le bordel à un anniversaire », reste dans les mémoires comme le summum de la transgression drolatique.

Un artiste qui prétend ne pas faire de politique

Tout le monde se souvient des rires déclenchés par son fameux gag à l’adresse d’un ministre considérant que le port du voile ne relevait pas de la tradition française : « Si j’étais lui j’éviterais de mettre les pieds dans le 93 » ou, plus récemment, par sa boutade lancée à une journaliste qui nous coûte les yeux de la tête en protection policière : « Inch Allah en 2020 t’es plus là ! »

Dans le journal Libération du 17 octobre 2019, Yassine Belattar lâchait quelques-uns de ces traits d’humour dont il a le secret et qui constitueront l’ossature d’un prochain spectacle, que nous attendons avec impatience : « Je suis un artiste, je ne fais pas de politique » et « Il faudra légaliser les musulmans dans ce pays, avant de légaliser la marijuana. »

Le 9 janvier 2020, Yassine Belattar, dans une forme olympique, a éclaboussé de toute sa classe humoristique les spectateurs de cette grande émission d’humour qu’est Balance ton Post ! (émission conduite par un autre maître du rire que le monde entier nous envie, Cyril Hanouna). En face du très triste et effacé Jean Messiha, cadre du RN, et avec le soutien appuyé de sa consœur en humour Raquel Garrido, Yassine a lancé son premier bon mot : « T’es obligé de porter un pin’s de la France (en référence au pin’s du drapeau tricolore que porte Monsieur Messiha sur le revers de sa veste) pour qu’on sache que t’es Français. J’te jure, si t’avais pas le pin’s, tu ressembles à mon cousin du bled ! » (rires du public).

Tête de chameau

Jean Messiha, pincé et manquant visiblement d’humour, fait remarquer que le tutoiement ne s’impose pas : « On n’a pas gardé les cochons ensemble ! » « C’est bien la preuve, répond du tac au tac l’humoriste, que tu es assimilé. Je n’garde pas les cochons, moi, je garde les chèvres. » Et toc ! Rachel Garrido, confirmant la finesse d’esprit dont elle fait toujours preuve dans les nombreuses émissions TV de haut vol auxquelles elle a participé, murmure de son côté : « On veut pas savoir ce que tu fais avec les chèvres… » (rires du public).

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Jean Messiha : “Ce sondage confirme le changement qui s’opère partout dans le monde : le retour des identités et des frontières !”

Un récent sondage donne Marine Le Pen au second tour face à Emmanuel Macron pour les présidentielles de 2022. Dans le contexte d’une victoire du Rassemblement national, le mouvement serait-il prêt à exercer le pouvoir ? Avec quels soutiens ?

D’après les sondages, Marine Le Pen apparaîtrait au second tour face à Emmanuel Macron pour les élections de 2022. C’est peut-être une opportunité pour le Rassemblement national de gouverner. Êtes-vous ravi de ce sondage ?

Ce sondage confirme le changement de paradigme à l’œuvre à travers le monde et l’Europe. Le doublement du nombre des députés de VOX montre bien qu’il y a un nouveau modèle qui pousse ses pions à travers le monde et l’Europe. C’est celui du retour des identités, de la souveraineté, des frontières et du volontarisme politique. Ce paradigme est déjà au pouvoir dans des pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni, sans parler d’un certain nombre de pays de l’Est. Ailleurs, ils progressent dans les assemblées régionales et nationales. Ce paradigme-là, nous l’incarnons en France.
Depuis 2016, nous sommes entrés dans une phase de transition paradigmatique. Le Rassemblement national incarne ce véritable Nouveau Monde. La force du système dirigeant français a été de faire croire que l’Ancien Monde incarné par Macron devenait un Nouveau Monde juste par la figure d’un jeune premier en la personne d’Emmanuel Macron, alors qu’il incarne finalement l’Ancien Monde néo-libéral, de la mondialisation, de l’immigrationniste, etc. Il est partout en train de disparaître.
Ce sondage ne fait que confirmer en bout de chaîne tout ce changement à l’œuvre à travers le monde.

Le RN a quand même un champ de mines devant lui. La première opération de déminage sera de démontrer que le RN est en capacité de gouverner et d’occuper les différents postes stratégiques de l’État.

Nous sommes bien évidemment en mesure non seulement de conquérir le pouvoir, mais aussi de l’exercer. Je vous rappelle que ce procès-là n’a jamais été fait à Emmanuel Macron qui, sur la forme, était lui aussi quelqu’un de nouveau. Il n’avait jamais exercé le pouvoir au niveau présidentiel. Il est arrivé tout seul, même s’il avait été ministre. Il s’est entouré d’une, deux ou trois personnes qui avaient de l’expérience, mais tous les députés et tous ceux qui l’entourent sortaient de nulle part.
Au moment de l’élection présidentielle, on n’a jamais demandé à Macron avec qui il gouvernerait. Il a fini par trouver des gens avec qui gouverner. Nous avons donc la capacité de gouverner la France. Nous avons des personnes de talents et je ne doute pas que le Rassemblement soit à l’œuvre pour rassembler le plus grand nombre de Français.
À l’orée de notre exercice du pouvoir, je ne doute pas qu’un certain nombre de personnalités pensent exactement comme nous et laisseront tomber leurs petites ambitions personnelles.

Certains essayistes et polémistes comme Juan Branco décrivent très bien les mécanismes du pouvoir. Le Rassemblement national pourrait-il compter sur des investisseurs comme Xavier Niel ou Bernard Arnault ? D’après Juan Branco, ces investisseurs avaient aidé Emmanuel Macron à l’époque.

Juan Branco serait bien inspiré de lire les travaux effectués par Thomas Kuhn et des sciences sociales de manière générale dans le cadre des changements de paradigme. Thomas Kuhn démontre précisément que lorsqu’un nouveau paradigme arrive, il entraîne dans son sillage des forces qui jusqu’alors étaient résistantes.
Les forces soutenaient jusqu’à présent le paradigme de la mondialisation, du sans frontièrisme, de l’immigrationniste, etc.
Quand on voit la situation délétère dans laquelle la France est tombée à la fois sur le plan économique, social, financier, mais également identitaire, les conséquences de ce paradigme sont potentiellement telluriques. C’est ce qui l’emporte aujourd’hui ; les gens ne sont pas fous. Ils finiront par se rendre à la raison et décideront à ce moment-là de miser sur le bon cheval. Lorsqu’un paradigme est naissant, cela commence par la politique, mais entraîne ensuite dans son sillage tout un système de pensée institutionnel qui était acquis à l’Ancien Monde. C’est le résultat de travaux scientifiques et de réalités historiques établis.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Jean Messiha : «Le logiciel du macronisme, c’est un logiciel de déracinement»

10/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean Messiha, membre du Bureau national du Rassemblement national (RN), était l’invité politique de l’Info de Stéphanie De Muru.

Sur le plateau de RT France, il évoque la rentrée politique du Rassemblement national avec, en ligne de mire, les élections municipales de mars 2020.


Municipales : une étude de la Fondation Jean-Jaurès prédit un beau score au RN et à ses alliés

Rassemblement national

Les élections municipales constituent le prochain test de la progression « populiste » et identitaire. C’est un test un peu biaisé, pour plusieurs raisons.

Il y a d’abord une prime aux maires sortants. C’est cette prime qui pourrait permettre, par exemple, la réélection de Patrick Balkany à Levallois, s’il n’est pas frappé d’inéligibilité. Les administrés distinguent le maire et l’homme. Il arrive qu’ils continuent à plébisciter le maire, même s’ils émettent des réserves à l’égard de l’homme. Les maires RN ou d’esprit proche (les Bompard, Robert Ménard et quelques autres) bénéficieront de cette prime aux sortants. Un sondage de l’IFOP – bien peu commenté dans les grands médias – réalisé en 2015 montrait qu’un an après l’élection d’un maire FN ou de mouvance proche, « le niveau de satisfaction dans ces villes était plus élevé que dans la moyenne des villes françaises » (74 % de satisfaits). Mais ils sont peu nombreux.

Il y a ensuite le fait que les plus grandes villes sont en général celles où sont concentrés les hauts revenus. Ces villes votent Macron. Les votes identitaires, souverainistes et protestataires concernent surtout les villes périphériques, de province, et les communes rurales. Bien souvent, dans ces villes, du moins dans les plus petites d’entre elles, les listes sont sans étiquette, même si la tête de listes est connue pour ses engagements ou ses sympathies du côté de la droite nationale.

Enfin le RN, qui a surgi dans le paysage français il y a maintenant près d’un demi-siècle, peut être considéré comme le plus jeune des grands partis politiques, car il n’a commencé à avoir ses premiers élus de terrain qu’aux municipales de 1989. Le contre-exemple est le PC : vieux parti (congrès de Tours en 1920), devenu inexistant (2,5 % aux européennes), n’en finissant pas de mourir, avec un recul plus lent aux municipales.

Du baume au cœur des militants

Pour toutes ces raisons, les élections de mars prochain ne sont pas considérées comme favorables au RN. Mais une étude de Jérôme Fourquet, pour la fondation Jean-Jaurès, va cependant donner du baume au cœur des militants. Elle nous apprend en effet que de très nombreuses villes moyennes pourraient basculer, entraînant alors des bouleversements politiques radicaux en région Nord-Pas-de-Calais, et dans tous les départements du pourtour méditerranéen.

Certes le score du RN décroît en fonction de la taille des villes, et les communes de plus de 100 000 habitants restent difficiles à conquérir, Paris étant de ce point de vue une ville emblématique. Mais dans les régions de forte implantation RN, Fourquet évoque « un effet domino », spécialement identifiable autour d’Hénin-Beaumont, Orange et Béziers. La dynamique électorale est dans le camp du RN, et ses implantations constituent autant de points d’ancrage non seulement pour les communes voisines, mais aussi pour les mandats locaux et régionaux.

Quant au seul point noir, celui des grandes villes, Jean Messiha, le responsable des études et argumentaires au RN, ne cachait pas samedi son optimisme, commentant l’étude de Fourquet : « Des villes de plus en plus importantes sont à la portée du Rassemblement national ! »

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 26 août 2019

Jean Messiha : «L’immigration est devenue une chance pour ceux qui haïssent la France»

Jean Messiha

02/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean Messiha, membre du bureau national du Rassemblement national, était l’invité de l’Info de Stéphanie De Muru.

Il en a profité pour aborder les sujets du moment : le navire Sea-Watch 3 arrêté en Italie, l’initiative d’union des droites portée par Marion Maréchal et le renouvellement des postes-clés au sein de l’Union européenne.


“Vous êtes un gros raciste !” – Le clash entre Jean Messiha et Pierre Henry pendant le Débat

12/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Pendant le débat de l’Info Vérité, le député RN, Jean Messiha, et Pierre Henry, président de “France Fraternités” se sont ardemment expliqués après que ce dernier a rappelé les origines du député RN…


Jean Messiha : « À Bruxelles, nous formerons une grande alliance des souverainistes et des patriotes »

Jean Messiha s’exprime sur la notion d’identité nationale, selon lui en « menace d’extinction en France ».

Pour Boulevard Voltaire, il revient également sur les enjeux des prochaines élections européennes pour les partis patriotes de chaque pays.

Vous avez déclaré, dans une tribune du mensuel L’Incorrect, que « pour le progressiste, le nationalisme est odieux lorsqu’il est blanc, mais plus il change de couleur, plus il devient noble ». Doit-on en conclure que les Français de souche n’ont plus le droit d’être patriotes, aujourd’hui ?

C’est ce que pensent beaucoup de nos sachants et de nos élites dirigeantes. Il y a comme une sorte de fascination pour les identités nationales, leur expression et parfois même leur expression la plus exacerbée à travers la Terre entière, sauf lorsqu’il s’agit des peuples européens, et notamment de la France. Nous disons simplement que la France est une nation comme une autre qui a le droit de défendre son identité, forgée à travers les âges et les siècles par la culture gréco-romaine, par le judaïsme et par le christianisme. Nous considérons que cette identité est, désormais, menacée. Certains partis comme le Rassemblement national se mobilisent pour défendre cette identité face à sa menace d’extinction, ni plus ni moins.

Dans l’actualité de votre parti, la dirigeante du Rassemblement national, Marine Le Pen, a rencontré aujourd’hui le Premier ministre italien, Matteo Salvini. Une date de meeting commun a été retenue en mai. Êtes-vous en train de former une Internationale des nationalismes ?

Le nationalisme est un mot connoté. Si on s’en tient au concept, je n’ai pas de problème avec cela, mais nos adversaires vont s’en servir pour vous dire que le nationalisme, c’est la guerre. Nous préférons donc le terme de patriotisme ou de souverainisme. Toutefois, d’un point de vue du concept, il s’agit bien d’un nationalisme. Il y a deux sortes de nationalismes, un nationalisme généreux et d’affirmation de son identité, et un nationalisme un peu à front de taureau qui n’est pas le nôtre.
Pour répondre à votre question, il y a effectivement un double enjeu dans la prochaine élection européenne. C’est ce dont ont discuté Matteo Salvini et Marine Le Pen, à l’occasion de la venue de Matteo Salvini dans le sillage du sommet des ministres de l’Intérieur.
Le premier enjeu est quantitatif. L’idée est de faire en sorte que, le 26 mai prochain, il y ait la plus large majorité possible de députés à tendance patriote ou nationale. Sur ce point, chacun fait campagne dans son pays. Il y aura aussi un volet européen avec un meeting entre le Rassemblement national et la Ligue, à une semaine du scrutin.
Le second enjeu est plus qualitatif. Une fois qu’on sera au Parlement européen, il s’agira de ne pas rester morcelé. Comme vous le savez, aujourd’hui, il y a trois groupes eurosceptiques. Un problème va, d’ailleurs, se poser avec le départ des Britanniques, qui dirigent deux de ces groupes aujourd’hui. La presse officielle souligne souvent le tort que nous font les départs des députés britanniques dans le sillage du Brexit. En réalité, le tort est beaucoup plus grand pour les autres partis, notamment pour le parti social-démocrate et le PPE. Nous subissons le contrecoup du Brexit par le départ de 17 députés de l’équipe, mais c’est beaucoup moins que les autres.
Notre idée est de mettre en pratique cette vieille idée, qu’on a essayé de nous vendre au sein de l’Europe avec un succès mitigé, que l’union fait la force. Nous voulons avoir un groupe si possible réunissant tous les eurosceptiques ou, en tout cas, tous ceux qui veulent transformer l’Europe de l’intérieur et revenir au cadre de la nation, qui est pour nous le seul cadre possible d’expression d’une Europe-puissance.

Une fois au Parlement européen, comment allez-vous collaborer avec le Fidesz, le parti de Viktor Orbán ?

Le Fidesz doit aussi clarifier sa position. Jusqu’à présent, il était membre du PPE. Il y a eu une décision de le suspendre. Je ne sais pas ce que veut dire la suspension et pour combien de temps. Le PPE va-t-il le réintégrer ? Est-ce que Viktor Orbán lui-même souhaite prendre le large ?
Il y a, évidemment, des considérations arithmétiques parce qu’au bout du compte, la politique, c’est quand même de l’arithmétique électorale. Je ne vois pas comment le PPE peut exclure Orbán. Le PPE va probablement se prendre une raclée aux prochaines élections européennes. Le nombre de députés qui sortiront de cette élection sera évidemment inférieur à ceux qu’ils ont aujourd’hui. Ils ne peuvent pas s’infliger une sorte de double peine en excluant, en plus, un parti et ses députés.
Il nous appartient de tenter de convaincre notamment Orbán et d’autres de faire partie de cette grande alliance des souverainistes et patriotes. On voit bien que, sur le fond, Viktor Orbán n’a aucun point commun idéologique avec les européistes du PPE. C’est une addition de carottes et de concombres qui n’ont strictement aucun point commun. En revanche, il y a un vrai continuum idéologique entre le Fidesz et le groupe Europe des nations et des libertés et des autres groupes euroseptiques.
À un moment, il va falloir que le Fidesz et Viktor Orbán, comme disait le général de Gaulle, se mettent en accord avec leurs arrière-pensées, laissent tomber un peu la tambouille arithmétique et nous rejoignent sur le fond.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Jean Messiha : «Le Parti populaire européen n’a pas intérêt politiquement à se séparer de Viktor Orban»

04/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean Messiha, délégué national aux études du Rassemblement national, était l’invité de RT France.

Il est notamment intervenu au sujet de la potentielle exclusion du Premier ministre hongrois Viktor Orban du Parti populaire européen (PPE).