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Jean-Marie Le Pen : des mémoires qui en disent long, par Francis Bergeron

« Bonjour Madame, je cherche l’autobiographie de Jean-Marie Le Pen, je ne la vois pas en rayon.

« Le livre de Monsieur Le Pen ? Nous avons tout vendu, me chuchote la libraire d’Argenton-sur-Creuse. Nous sommes en rupture de stock. J’ai demandé un “réassort”, nous les recevrons la semaine prochaine. »

Le premier tirage, à 50 000 exemplaires, a été vendu dès sa sortie. L’ouvrage est numéro un des ventes d’Amazon. 10 000 exemplaires ont été écoulés en ligne presque instantanément. Un retirage de 50 000 exemplaires est en cours. Et ce n’est pas fini. Les ventes ne font que commencer. Il s’agit seulement du premier des deux tomes prévus. En volume de ventes, « le menhir » pourrait bien battre les actuels champions, Astérix et Obélix.

Guillaume de Thieulloy, qui dirige les éditions Muller, a la sérénité des vieilles troupes, malgré cette extraordinaire déferlante. Le manuscrit de Le Pen a été refusé par les « gros » éditeurs, soit pour des motifs idéologiques, soit du fait de la réaction de tel ou tel auteur maison. Amélie Nothomb, par exemple, a menacé de quitter Albin Michel si Le Pen y était publié. La famille Nothomb est pourtant une famille belge historiquement liée à l’extrême droite du pays. Le chantage de cette dame montre pour le moins que la liberté d’expression est une notion qui lui est étrangère.

Certains éditeurs pensaient que Le Pen n’irait pas au bout de ses mémoires, compte tenu de son âge et du travail que représente l’écriture d’un tel livre, et ont refusé l’aventure. Mais Le Pen est en passe de déjouer tous les pronostics et le second tome est déjà annoncé pour 2019, prévu pour traiter de la période allant de 1972 à aujourd’hui.

Un public qui lit plus que la moyenne

Les experts de l’édition prédisaient enfin des ventes modestes. Le journal Le Monde, toujours bien informé, était en mesure de révéler que le livre ne se vendrait pas, car les électeurs et sympathisants du FN « ne sont pas de gros lecteurs ». C’est évidemment mal connaître cet électorat. Le public FN est au contraire un public qui lit sans doute beaucoup plus que la moyenne, ne serait-ce que parce qu’il ne trouve pas, à la radio, à la télévision, dans les grands médias, le reflet de ses propres opinions. Le Monde dans cette affaire, comme les grosses maisons d’édition, tous ont été victimes du « syndrome Trump ». Donald Trump ne pouvait pas être élu parce que les grands médias de la côte Ouest le détestaient. De même, le livre de Le Pen ne pouvait se vendre puisque ses électeurs sont des « sans-dents », pour parler comme M. Hollande. Les médias ayant cultivé à outrance l’image du beauf lepéniste, l’idée que ces électeurs sachent lire dépassait leur entendement.

En fait, c’est tout le contraire : les plus grosses ventes de livres politiques sont aujourd’hui celles d’ouvrages d’auteurs classés ou réputés de la droite de conviction. On pense à Jean Sévillia, à Laurent Obertone, à Lorant Deutsch, à Patrick Buisson et sa Cause du peuple (75 000 exemplaires vendus le premier jour), à Philippe de Villiers et son livre Le Moment est venu de dire ce que j’ai vu (225 000 exemplaires), à Eric Zemmour (300 000 exemplaires pour son Suicide français) etc. Jean-Marie Le Pen emprunte à son tour le chemin des best-sellers. Ce qui est une bonne nouvelle. Rappelons qu’il a autorisé dès jeudi dernier Présent à publier en avant-première des bonnes feuilles de Fils de la Nation, qui est donc le titre de ce premier tome.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

[VIDEO] Les mémoires de Jean-Marie Le Pen décryptées

21/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Cette vidéo très intérssante s’intéresse aux mémoires de Jean-Marie Le Pen décryptées par le journaliste du Parisien Olivier Beaumont.

A 90 ans, l’homme politique publie le premier tome de ses mémoires, “Fils de la nation”(Ed. Muller), à paraître le 1er mars prochain.

Jean-Marie Le Pen revient notamment sur ses souvenirs d’enfance jusqu’au lancement du FN en 1972.


Le Pen, les Mémoires : Interview de Guillaume de Thieulloy, son éditeur

C’est aux éditions Muller que Jean-Marie Le Pen publie ses Mémoires à paraître le 1er mars, extrêmement attendus et juste avant un congrès où le Front national changera peut-être de nom. A la tête de Muller, quelqu’un que l’on ne présente plus : Guillaume de Thieulloy, le directeur de publication du Salon beige, de Nouvelles de France, de l’Observatoire de la christianophobie et des 4 Vérités. Il a fallu le torturer car le secret est bien gardé, mais nous sommes arrivés à en savoir un peu plus.

— Comment avez-vous réussi ce gros coup d’édition ? Tous les éditeurs parisiens devaient être sur les rangs ?

— C’est aussi ce que j’aurais pensé spontanément. Mais manifestement, ce n’était pas le cas. Autant que je sache, Jean-Marie Le Pen et son entourage se sont heurtés à plusieurs refus. Ce qui est certain, c’est que ce gros coup m’est « tombé dessus », sans que je l’aie cherché. Mais je ne vais pas jouer les saintes nitouches, j’avoue que cela m’a bien plu de faire un peu la nique à des confrères plus prestigieux que moi.

— Quand doit sortir le premier tome ? A combien d’exemplaires doit-il être diffusé ? Combien prévoyez-vous de volumes et concernant quelles époques ?

— Le premier tome doit sortir début mars. A priori, la mise en place en librairie devrait être de l’ordre de 40 000 exemplaires. Ce premier tome couvre la période qui va jusqu’en 1972, date de la fondation du Front national (NDLR : Marine Le Pen avait quatre ans). Je n’ai pas encore vu le deuxième tome, mais je dois avouer que ce premier m’a semblé presque plus intéressant que les récits de combats politiques qui vont suivre : l’enfance d’un pupille de la nation, la Résistance, la décolonisation, la Corpo de droit et le poujadisme, les combats pour l’Algérie française, la campagne de Tixier-Vignancour, Mai 68… Tout cela fait un demi-siècle de vie française contemporaine vue par un acteur de premier plan. Franchement, je ne comprends pas qu’il ne se soit pas trouvé un seul « grand éditeur » pour publier ce livre.

— Quelle anecdote vous a le plus marqué ?

— Je ne voudrais pas déflorer le contenu, mais, pour moi, la plus grande surprise a été de lire le récit de l’enfance d’un fils, puis d’un orphelin de marin pêcheur. On a peine à imaginer qu’il y a 80 ans, des Français vivaient dans de telles conditions. Je ne dis pas cela pour faire pleurer dans les chaumières, mais cela relativise un tantinet l’image, complaisamment colportée par certains médias, du milliardaire exploitant cyniquement la misère du « populo »… Je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup d’hommes politiques qui aient une telle expérience de la vie dudit « populo ».

— On sait que la parole de Jean-Marie Le Pen est très libre. Avez-vous posé certaines limites en tant qu’éditeur ?

— Non, les seules limites que j’avais fixées – mais qui n’ont posé aucun problème – étaient les limites de la loi. Pour le reste, je suis suffisamment attaché à ma liberté pour laisser aux autres leur propre liberté et, naturellement, la responsabilité de ce qu’ils écrivent !

— Avec le recul du temps, est-ce que Jean-Marie Le Pen a pris des distances avec ces « bons mots » qui ont parfois été contre-productifs pour le combat de ses idées ?

— Nous n’en avons pas parlé. Et ce premier volume s’arrête précisément à la fondation du FN, donc bien avant les fameux « bons mots ». Comme beaucoup d’amis de Présent (je pense, en particulier, à Bernard Antony), je ne suis pas de ceux qui trouvaient que ces mots étaient particulièrement bons. Quant à savoir quel rôle ils ont joué dans la progression des idées de Jean-Marie Le Pen, j’avoue que je serais bien incapable de le dire, même s’il est bien évident qu’ils ont été utilisés pour « diaboliser » et pour installer ce « cordon sanitaire » qui permet à la gauche – alliée, rappelons-le, aux communistes aux cent millions de morts depuis 1917 ! – de gouverner la France, alors que cette dernière est majoritairement à droite. Ceci étant, j’ai l’impression qu’avec ou sans « bons mots », le machiavélique Mitterrand aurait trouvé le moyen de mettre ce coin entre la « droite parlementaire » et la « droite nationale ».

— Est-ce que la mémoire de Jean-Marie Le Pen est aussi performante que celle de Trump selon ses derniers examens médicaux ?

— Je ne saurais mieux vous répondre qu’en vous invitant à lire ce premier tome : vous verrez un homme politique qui a traversé des décennies de combats de toute sorte et qui en parle avec force détails, et dans une langue magnifique. J’imagine qu’il s’est aidé de notes et sans doute du souvenir de ses proches, mais le résultat fait honneur à sa mémoire ! Je laisse les médecins faire un bilan de santé comparé de Trump et Le Pen ; moi, je me contente de lire les deux – bien que leurs styles respectifs soient aussi différents que l’imparfait du subjonctif est éloigné du langage des « twittonautes » – avec l’admiration d’un simple observateur pour des acteurs à la carrière si bien remplie…

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 20 janvier 2018

Gilbert Collard

Changer le nom de FN ? – Pour Gilbert Collard : “Même si on s’appelait “la baie des anges”, on nous stigmatiserait”

11/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Faut-il changer le nom de FN ? Cette question fait, en tout cas, partie du questionnaire envoyé aux 51.000 adhérents à jour de cotisation et devrait être l’un des points importants traité lors du prochain congrès du parti qui se tiendra en mars prochain.

Si la présidente du FN a plaidé dimanche dernier dans l’Orne en faveur de ce changement de nom, cette perspective irrite Jean-Marie Le Pen qui a notammé déclaré : “On peut légitimement douter des résultats de la consultation qui, selon les sources, sont majoritairement hostiles à ces changements“.

De son côté, Gilbert Collard a émis des doutes sur l’efficacité de ce changement :

Je suis très paradoxal. J’ai été le premier à dire qu’il fallait changer de nom. Et puis maintenant j’en arrive à me dire que ça ne servira strictement à rien. Je pensais que changer de nom favoriserait le processus de dédiabolisation et puis je me rends compte que de toute manière, quel que soit notre nom, même si on s’appelait “la baie des anges”, on nous stigmatiserait.

Impôt sur le revenu : l’éditorialiste Nicolas Beytout rejoint Jean-Marie Le Pen !

Nicolas Beytout

Nicolas Beytout

19/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’influent éditorialiste Nicolas Beytout, fondateur du quotidien l’Opinion, propose ce que Jean-Marie Le Pen n’avait eu de cesse de réclamer jusqu’à sa dernière campagne présidentielle, en 2007 : la suppression de l’impôt sur le revenu ! Alléluia ! Dans un éditorial intitulé « Pour une justice fiscale, supprimons l’impôt sur le revenu », Nicolas Beytout écrit :

« Puisque rien ne semble trop ambitieux pour Emmanuel Macron, puisque la réforme promise de la taxe d’habitation touchera non plus 80 % mais 100 % des Français, et puisque c’est la CSG qui pourrait à terme remplacer cet impôt local réputé injuste et obsolète, alors il faut que le chef de l’Etat aille plus loin dans la réforme et s’attaque à la mère de toutes les inégalités fiscales: l’impôt sur le revenu.

C’est le ministère des Finances qui l’annonce: il n’y a plus que quatre Français sur dix pour payer l’impôt sur le revenu. Les autres – près de 60 % des Français !- ne paient rien et, pour certains, reçoivent même de l’argent de l’Etat.

Le lien contributif entre les citoyens et l’Etat n’a plus aucune signification. Et la progressivité de l’impôt sur le revenu, censée être la clef de la justice fiscale, n’est plus qu’un mythe.

Il faut donc regarder les faits avec lucidité: cet outil fiscal historique est désormais tellement déformé qu’il en est devenu profondément injuste. Et moins il y aura de payeurs, plus ce déséquilibre sera difficile à supporter. »

A croire que, dans ce domaine comme dans bien d’autres, Jean-Marie Le Pen n’a eu pour principal tort que d’avoir raison trop tôt.

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Marion Maréchal-Le Pen : « Je ne voulais pas finir comme Christian Estrosi »

10/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen, qui a annoncé son retrait de la vie politique par une Lettre aux Vauclusiens, s’en explique un peu dans un entretien à Valeurs actuelles. Extraits.

« Être élue jeune m’a fait connaître très tôt les honneurs et le niveau de vie très confortable qui accompagnent le mandat. Cela m’a préservée d’un certain nombre de difficultés et d’inquiétudes auxquelles sont confrontés les Français, même si j’ai toujours essayé d’y rester très attentive sur le terrain, de ne jamais perdre pied. En termes de construction personnelle, j’ai besoin de vivre cela avec eux, et j’en ai également très envie. J’ai toujours aimé le monde de l’entreprise, qui m’a toujours attiré. Je pense que je ne serais pas quelqu’un de parfaitement aboutie et sans cette expérience. »

• Pourquoi choisir ce timing pour prendre cette décision ? 

Je suis convaincue que si je ne pars pas maintenant, je ne partirai jamais. Il est éminemment difficile de quitter ce monde politique. Plus on attend, plus forte est la difficulté.

« Je suis absolument terrifiée à l’idée de finir comme un Christian Estrosi , des ultra-cumulards,professionnels cyniques de la politique qui ne font plus que cela depuis des décennies et qui seraient prêts à n’importe quelle trahison pour préserver leur rente. »

C’est un modèle complètement révolu. Les Français ont besoin, pour respecter les politiques, qu’ils prouvent aussi leur liberté, leur désintéressement. Il est important que des élus démontrent qu’ils sont capables de renoncer à leur statut.

• Votre grand-père, Jean-Marie Le Pen, a affirmé aujourd’hui que votre départ était une désertion. Qu’est-ce que cela vous évoque ? 

Il a toujours un raisonnement sacrificiel à l’égard de la politique, un peu désincarné, mais je pense que nous avons changé de génération politique ! Il raisonne selon un schéma, qui a prévalu pendant des années, où il était souhaitable d’accumuler les mandats et d’avoir beaucoup d’expérience politique pour etre légitime.

« Aujourd’hui, les Français sont dégoûtés par la politique et les politiciens, qui sont considérés par eux comme des rentiers et des profiteurs. On ne peut plus faire de la politique dans les mêmes conditions qu’à l’époque de Jean-Marie Le Pen. »

Il faut que les élus fassent preuve de liberté, de désintérêt et d’expérience professionnelle.

Extraits d’un entretien publié sur le site de Valeurs actuelles

Le journal Minute fait de l’orateur Mélenchon l’héritier de Jean-Marie Le Pen

Minute Mélenchon Le Pen12/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A la une de l’hebdomadaire Minute, ce titre : « Le tribun Le Pen a trouvé son héritier, il s’appelle Mélenchon » ! Ce que vient appuyer non seulement un article élogieux sur les talents oratoires du candidat de La France insoumise, mais aussi un entretien avec Jean-Marie Le Pen, qui confirme que « Mélenchon s’est révélé un orateur public de qualité ».

Le président d’honneur du Front national revendique même l’antériorité de la façon de discourir adoptée par Mélenchon, en révélant qu’il s’était lui-même inspiré des évangélistes américains :

« Je crois avoir été le premier en France, il y a déjà vingt ou trente ans de cela à parler de cette manière, en arpentant la tribune et en parlant sans notes. J’avais vu les évangélistes utiliser ce procédé aux Etats-Unis, lors de meetings très organisés, soigneusement mis au point, en utilisant beaucoup de caméras et de prises de vue qui filmaient non seulement l’orateur mais aussi un certain nombre d’éléments du public, considérés comme des spectateurs “test“, et qui donnaient à cette prestation un caractère théâtral, spectaculaire.

Dans un article titré « Les gens entendirent une voix et se turent : c’était Mélenchon », Henri Langeau écrit :

« Après cinq ans de Hollande, cinq années de platitude absolue, un quinquennat de coma intellectuel, la gauche renaît et surprise : elle est de gauche ! Elle est de gauche comme la droite devrait être de droite, et elle l’est par le verbe d’un orateur hors pair, ancien sénateur socialiste, certes, mais ancien militant trotskiste, qui a compris mieux que tout autre que l’élection présidentielle est l’affaire d’un peuple à la rencontre d’un peuple, et non plus des appareils politiques, qu’ils soient vermoulus ou pyramidaux – et souvent les deux. »

Et le journaliste de Minute confirme le parallèle établi en une :

« À l’observer et à l’écouter, il est difficile en effet de ne pas penser à Jean-Marie Le Pen, qu’on présentait comme le dernier des orateurs de la Ve République, et qui a trouvé en Mélenchon un digne successeur. De Le Pen, l’ancien meneur du Front de gauche possède le lyrisme, le mordant, le sens de la formule et la pédagogie. »

Une comparaison qui a déjà suscité pas mal de commentaires, dont celui de BFM : « Pas sûr que Jean-Luc Mélenchon goûte le compliment. »

Un article et un entretien à lire dans leur intégralité
dans le n° 2887 de Minute daté du 12 avril 2017

Marine Le Pen et Le Pen

Marine Le Pen : « Je n’ai pas voulu être Président au biberon ! »

Candidats Confesse05/04/2017 – PARIS (NOVOpress) : Dans 2017, les candidats à confesse (éd. du Rocher), dont Le Figaro publie des extraits, Marine Le Pen confie : « Tous ceux qui pratiquent le “storytelling“ expliquent que pour devenir président de la République un jour, il faut en avoir eu l’idée dès la petite enfance! Ce n’est pas du tout mon cas. Je n’ai pas voulu être Président au biberon ! »

La présidente du Front national ajoute :

« Pendant très longtemps, je n’ai jamais imaginé que cela puisse passer par moi. Autrement dit, je n’ai pas une relation obsessionnelle au succès. Je crois de toutes mes forces que nos idées peuvent arracher la France à sa situation actuelle. Mais la personne en qui ces idées s’incarnent n’a pas tant d’importance à mes yeux, pour peu qu’elle soit solide, honnête, droite et courageuse. »

Dans ce livre d’entretiens réalisés par Samuel Pruvot, rédacteur en chef de Famille chrétienne, la présidente du Front national confie aussi tout ce qu’elle doit… à son père :

« Il faut dire que j’ai été en formation continue auprès de Le Pen pendant 45 ans ! En regardant en arrière, je dois reconnaître que cette expérience originelle me donne une grande force aujourd’hui. »

marine-le-pen

La situation fiscale de Marine Le Pen : « Du vacarme pour peu de choses »

La rumeur médiatique se régale : une nouvelle affaire rattraperait Marine Le Pen sur le plan fiscal, concernant son patrimoine. Démontage de la rumeur avec Me François Wagner, son conseil, interviewé par Samuel Martin pour le quotidien Présent.

Montretout Marine Le PenPrésent : Quels sont les éléments du dossier ?

Me François Wagner : Voyons d’abord Montretout. Jean-Marie Le Pen détient, par le biais d’une société civile immobilière, la propriété de son domicile de Saint-Cloud. Il a décidé, dans le cadre de la loi fiscale existante, de faire donation à ses filles Marine et Yann, de 350 parts à chacune d’entre elles. La valeur de la part retenue dans l’acte notarié en date du 22 juillet 2012 se fonde sur la valeur déclarée par Jean-Marie Le Pen à l’administration fiscale au titre de son ISF, non redressée pendant près de dix ans. L’acte est bien sûr enregistré auprès de l’administration fiscale. Et puis plus rien.

— Plus rien ?

— Le service territorialement compétent des Finances publiques, qui ne peut manquer avoir vu l’acte, ne sollicite aucune explication alors qu’il montre une attention vigilante à la situation de Jean-Marie Le Pen depuis plus de trente ans.

— Où est l’affaire alors ?

— L’affaire surgit avec la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) en août 2015. Le président nommé par François Hollande le 19 décembre 2013 est Jean-Louis Nadal, qui fut par parenthèse un fervent soutien de Martine Aubry lors de la primaire socialiste. A tout pécheur miséricorde ! La HATVP va estimer que la valeur retenue dans l’acte du 22 juillet 2012 n’est pas la bonne et se substituer à l’administration fiscale selon une procédure qui n’a de contradictoire que l’apparence. La HATVP va se servir d’estimations d’autres biens, obtenues de la Direction générale des finances publiques, présentés sans leurs caractéristiques et leur état d’entretien. Marine Le Pen va contester cette manière de faire, les estimations et les décotes. La HATVP, par délibération du 3 décembre 2015, va maintenir ses allégations et décider de transmettre sa délibération au Parquet national financier (PNF). Ledit Parquet va ouvrir une enquête préliminaire le 7 janvier 2016, sans écho à ce jour.

— C’est alors qu’intervient l’administration fiscale.

— Effectivement. La Direction nationale des vérifications de situations fiscales (DNVSF) va notifier le 23 décembre 2015 une proposition de rectification, considérant que la valeur de la part doit être portée de 408 € à 1 295 €. Cette proposition va être contestée mais la DNVSF va maintenir ses prétentions.

Le Livre des procédures fiscales prévoit alors la saisine de la Commission départementale de conciliation. Celle-ci s’est réunie le 31 janvier 2017. Nous avons fait valoir, plans et constats d’huissier à l’appui, que les surfaces retenues n’étaient pas les bonnes, que l’état d’entretien moyen de Montretout ne correspondait pas à celui des superbes propriétés retenues comme termes de comparaison, que la même valeur au m2 était donnée pour le salon comme pour une soupente accessible par une échelle de meunier. Nous avons surtout fait valoir que la valeur d’une part minoritaire de cette société civile immobilière était proche de zéro. Aucun bénéfice n’est distribué. Quant à la revente, qui voudrait acquérir ces parts aux côtés de Jean-Marie Le Pen, lequel a tous pouvoirs dans la société ?

La Commission rendra son avis dans quelques semaines. Contrairement à ce qu’affirme Le Monde Marine Le Pen n’a pas l’intention d’aboutir à un accord avec l’administration. Elle ira au contentieux si nécessaire.

— Et la maison de Rueil ?

— Le prix de rachat de cette maison, après dix-huit ans de procédure, a été fixé par un Tribunal puis une Cour d’appel. La vente a été signée le 4 décembre 2012. Madame Jany Le Pen acquiert un droit d’usage et d’habitation sa vie durant, et sous cette réserve, Jean-Marie Le Pen acquiert la moitié indivise en toute propriété, Marine Le Pen et Yann Le Pen un quart indivis chacune. La DNVSF va notifier le 23 décembre 2016 une proposition de rectification. Des contestations de même nature sont élevées sur les superficies, l’état des lieux, les termes de comparaison, les décotes possibles. La procédure est en cours. Là encore, Marine Le Pen est décidée à aller jusqu’au contentieux si nécessaire.

— Que conclure ?

— Les procédures suivent leur cours normal et même si les redressements étaient appliqués, Marine Le Pen ne serait pas soumise à l’ISF, contrairement à ce qu’allègue Le Monde. Voilà bien du vacarme pour peu de choses, symbolique de toutes les tentatives pour entraver la campagne électorale de Marine Le Pen.

Entretien paru dans Présent daté du 16 mars 2017

Marine Le Pen Laurent Gerra RTL

Laurent Gerra fait pleurer de rire Marine Le Pen en l’imitant devant elle

08/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invitée ce matin de la deuxième édition des Petits-déjeuners de la présidentielle sur RTL, Marine Le Pen a véritablement pleuré de rire durant les près de dix minutes d’imitations de Laurent Gerra, qui n’a pas hésité à imiter la présidente du Front national, mais aussi Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers, ou encore, en compagnie de sa partenaire, « Mademoiselle Jade », Brigitte Bardot et Jean-Luc Godard.

Très inspiré et respectant les limites du graveleux, Laurent Gerra pourra se flatter d’avoir vu Marine Le Pen essuyer une larme – de rire – devant son one man show, dans lequel il n’a pas épargné la famille Le Pen, ni d’ailleurs Florian Philippot ou Gilbert Collard.

famille-le-pen

Le Front national, c’est la famille Le Pen et personne d’autre…

16/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le site de LCI rapporte que, « ces derniers jours, Google a compilé les recherches autour du Front national. Et la dynastie Le Pen truste tout le podium. Point de Florian Philippot à l’horizon. Les noms les plus recherchés sont ceux de Marine Le Pen (en tête), celui de son père Jean-Marie, en second, alors que la petite-fille du fondateur et nièce de la candidate à la présidentielle Marion Maréchal-Le Pen occupe la troisième place ». Voilà voilà…

Fanny Marlier

Alertés par Novopress, Les Inrocks corrigent leur article sur Rivarol

11/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Une « simple erreur d’écriture ». C’est ainsi que Fanny Marlier, collaboratrice des Inrocks, a justifié sa méga-boulette dans son article sur le banquet des 65 ans de l’hebdomadaire Rivarol après avoir été alertée par un lecteur de Novopress qui avait relevé l’erreur. Elle l’a corrigée.

Il fallait donc lire que Jean-Marie Le Pen « a rendu hommage à Antoine de Rivarol, pamphlétaire royaliste du 18e siècle, d’où le journal tire son nom » – ce qui est exact – et non pas qu’il a rendu hommage « à Antoine Rivarol, le fondateur du journal », né 155 ans après la disparition de l’auteur royaliste !

Si Fanny Marlier veut faire un stage à Novopress, qu’elle n’hésite pas à nous contacter…

Guyot Marlier

La version originale (très originale…) :

Inrocks Rivarol

La version corrigée :

Les Inrocks Rivarol 2

Marion Maréchal-Le Pen intrigue à l’international

23/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La nièce de Marine Le Pen fait parler d’elle à l’étranger. Parce qu’elle est le visage de la nouvelle génération patriote de la jeunesse française, beaucoup cherchent à mieux connaître qui elle est et ce qu’elle représente.

Marion Le Pen suscite l’intérêt du public étatsunien
Dimanche dernier a été mis en ligne, sur le site du média américain « Full measure », un reportage où l’on pouvait découvrir les grandes lignes de la carrière et des convictions de l’intéressée. Présentée comme le fer de lance de la lutte contre l’immigration et le mariage gay, Marion Maréchal-Le Pen incarne dans certains médias d’outre-Atlantique le désir populaire de nouveaux dirigeants. C’est ainsi que Scott Thuman, le journaliste qui a réalisé l’entretien, avait déjà parlé de Marion Maréchal comme étant l’ « étoile montante » de la droite française. Dimanche dernier, le journaliste, parlait même de cette dernière comme étant une « rock star » de la droite.

Les qualificatifs politiques diffèrent apparemment d’un pays à l’autre ?
Effectivement, on a vu que le terme de « droite » était utilisé par le média étatsunien pour définir les positions politiques de Marion-Le Pen. Le qualificatif d’ « extrême-droite » n’a quant à lui été utilisé qu’une seule fois dans le reportage, lorsque le journaliste a invité Thomas Guénolé, professeur à Science Po Paris, à exprimer son avis sur le Front National. Là encore, les points de vue sont plus ou moins tranchés : si le journaliste étatsunien relève que le Front National s’intéresse aux thèmes de l’ « immigration » ou du « terrorisme », le politologue français dénonce, quant à lui, un parti : d’« extrême-droite », « anti-islam », « anti-musulman » et « anti-arabe ». Enfin, d’après lui, « anti-immigrant » serait un « nom de code » pour « anti-arabe ».
La bataille des valeurs passe toujours par la bataille des mots.

Perquisitions au siège du Front National

18/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Des perquisitions ont eu lieu à 8h30 mercredi au siège du Front National à Nanterre dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires du parti rémunérés par des fonds de l’Union européenne. Elle intervient après celle opérée la veille au domicile de Jean-Marie Le Pen. “Je suis indigné parce que c’est la deuxième fois en quelques semaines que je suis traité comme un terroriste” a-t-il fait valoir.



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Envoyé spécial sur le FN, c’est dévoyé spécial

24/01/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Toujours aussi indispensable, l’émission de décryptage des médias de propagande de Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés, démonte le reportage à charge d’Envoyé Spécial sur le FN, « déconstruit », pour utiliser la Novlangue, le traitement des profanations anti-chrétiennes par les médias et revient sur le traitement photo de l’invasion migratoire.

01:50 : Envoyé spécial sur le FN, c’est dévoyé spécial
Envoyé spécial, le 15 janvier France 2 diffusait un documentaire sur Marine Le Pen. Une pseudo approche scientifique et un décorticage des discours, cachant des intervenants triés sur le volet, et des arguments faux : France 2 a diffusé un reportage de propagande.

18:10 : le zapping d’i-média

25:08 : Pape, lieux de cultes chrétiens, et médias : trinité de désinformation
Discours des papes mal traduits, profanations des lieux de cultes minimisées par l’AFP et France Télévisions. I-média met à l’index les médias.

32:23 : tweet d’i-média

39:02 : Migrants : pour les photographes de l’AFP c’est les femmes et les enfants d’abord
70 à 80 % des migrants sont de jeunes hommes d’environ 25 ans, les photographes de l’AFP mettent en avant femmes et enfants. Voici une journée ordinaire de désinformation de l’AFP. Réinformation et décryptage.

45:00 : le bobard d’i-média

“La France apaisée” : nouvelle campagne pour le FN

« La France apaisée » : quand Marine fait du « tonton »
23/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
La stratégie de normalisation du FN se poursuit avec une nouvelle affiche et un nouveau slogan, « La France apaisée », qui se rapproche des codes de communication des partis dits « de gouvernement ». On ne peut s’empêcher de penser à la célèbre affiche de Mitterrand en 1981, « la force tranquille », qui est restée depuis un modèle de communication politique institutionnelle. On quitte en tout cas avec cette affiche les slogans « clivants ». À voir si cela est en phase avec les attentes des électeurs frontistes et si cela suffira à faire sauter le pas aux hésitants.

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De l’urgence du rassemblement

Source : Boulevard Voltaire
Le camp patriote ne peut pas faire l’économie d’une réflexion — immédiate, imminente, urgente et vitale ! — sur ce que doit être sa stratégie vis-à-vis des médias.

L’heure est venue, pour les patriotes de la Droite classique, de former un grand Mouvement français avec le FN. La survie du pays est en jeu !

Robert Ménard, 18 décembre 2015.

La semaine dernière, dans Z & N, Philippe de Villiers a eu à répondre à cette question cruciale : comment expliquer que, depuis plus de 20 ans, les patriotes perdent systématiquement face aux mondialistes (sauf au référendum de 2005, NDLA) ?
Philippe de Villiers répondait en rappelant qu’il s’était produit, le 13 décembre, une sorte de « première » politique en France, puisque le PS avait fait cause commune avec l’ex-UMP face au Front national. Est-ce à dire que du seul fait de la clarification de ce clivage désormais structurant – entre mondialistes d’un côté et patriotes de l’autre —, les conditions suffisantes seront remplies pour rétablir une sorte d’équilibre électoral entre les deux camps ? Je ne le crois pas.

On l’a vu, encore cette semaine. Le déchaînement des médias est proportionnel au risque encouru par le système de tomber aux mains d’hommes et de femmes qui n’en sont pas issus. Il se fera de plus en plus terrible au fil des mois au fur et à mesure que s’approcheront les échéances d’avril/,mai, puis de juin 2017.
Le camp patriote ne peut donc pas faire l’économie d’une réflexion – immédiate, imminente, urgente et vitale ! – sur ce que doit être sa stratégie vis-à-vis des médias.
Il est donc bien l’heure, comme le dit Robert Ménard !

C’est maintenant – une fois passées la trêve des confiseurs et les cérémonies d’usage de la première quinzaine de janvier – que doivent commencer les rencontres, les contacts, les échanges.
Cette ouverture à tous les patriotes doit être acceptée… Chacun, quel que soit son poids intellectuel, médiatique, historique, électoral, militant ou moral, doit avoir la certitude d’œuvrer à une discussion ouverte, mais aussi pragmatique dans laquelle chacun, en vue des échéances des 18 prochains mois, devra faire œuvre de concessions réciproques.
Il s’agira, pour tout le monde, de sortir d’une vision étriquée pour bien comprendre que nous sommes tous contre le système et contre les extrêmes, contre les excès, aussi, mais aussi contre les caricatures imposées par les médias du système. Ce sera là la condition pour nous retrouver autour d’une vision clarifiée de la nation, de l’État, des libertés à reconquérir !

Gilbert Collard et d’autres ont bien conscience que le programme devra être mieux expliqué. C’est une évidence. Il est incohérent que les entrepreneurs ou les retraités puissent encore avoir des réticences à exprimer leur vote patriote.

Il faudra rassurer.
Il faudra aussi simplifier.

Notre candidate naturelle ne saurait porter un catalogue de propositions. Il lui appartiendra de développer une vision de la France et des orientations essentielles ! Un programme présidentiel n’est pas un programme législatif ! Les deux se compléteront.

Mais les hommes et les femmes qui porteront le second doivent, rapidement, pouvoir se mettre au travail.

Me Éric Barateau
Avocat

Orange contre le FN : Saint-Just voit rouge !

17/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le patron d’Orange s’est publiquement prononcé contre le FN, appelant même les grandes fortunes à créer un fonds de 1 milliard contre le Front national. En réponse, Wallerand de Saint Just appelle à boycotter l’opérateur télécom.

L’oligarchie commence décidément à trouver que cela sent le roussi. Après les déclarations tapageuses du patron du MEDEF et celles du fondateur de Bonduelle, c’est Stéphane Richard, PDG d’Orange (ex France Telecom) qui s’est prononcé entre les deux tours des régionales contre le Front National.
« Je souhaite que les dix premières fortunes de France, les Arnault, Pinault, Bouygues, Drahi, Niel créent ensemble un fonds de 1 milliard d’euros pour financer les projets des jeunes, de la déradicalisation, des campagnes anti-FN »,
expliquait Stéphane Richard, qui met donc aussi dans le même sac la radicalisation islamique et le fait de voter pour un parti démocratique…
il appelle également à la refondation des autres partis politiques, incapables selon lui de répondre à la montée du FN. Nous le rejoindrons au moins sur ce point, les autres partis sont en effet incapables de répondre aux préoccupations des Français, ce qui explique la montée du Front.

En réponse à cette nouvelle campagne antidémocratique, Wallerand de Saint Just a appelé mercredi les électeurs du Front national à boycotter Orange, un appel relayé par plusieurs cadres du parti frontiste.

Je demande aux adhérents et sympathisants du Front national de boycotter cette entreprise après les propos abjects du PDG, Stéphane Richard.

« Électeurs du FN, n’oubliez pas que nous sommes une force commerciale importante : pas obligés d’enrichir des gens qui nous insultent ! », a twitté de son côté le vice-président du FN, Louis Aliot.

De fait, si 30 % des clients quittaient cet opérateur, cela apprendrait au PDG d’Orange à s’en tenir à la gestion de sa société, sujet sur lequel il y déjà beaucoup à dire. En effet, l’ex-opérateur public vient d’être condamné « à hauteur de 350 millions d’euros pour avoir freiné abusivement le développement de la concurrence sur le marché de la clientèle entreprise depuis les années 2000 ».



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