« Gauche pastèque »: Olivier Véran s’approprie (aussi) l’expression de Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen : confessions sur canapé

Jean-Marie Le Pen

17/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Figure historique de la droite nationale française, Jean-Marie le Pen a reçu Valeurs actuelles pour un long entretien au sujet de son parcours politique, mais aussi concernant la dernière campagne présidentielle qui a vu le camp patriote s’entre-déchirer entre Marine Le Pen et Eric Zemmour.


Jean-Marie Le Pen à propos de l’union des droites : « J’ai toujours souhaité le rassemblement des droites. Il est possible et probablement victorieux si ce choix est fait »

“Macron sera battu” – Entretien avec Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen

De la Russie, de l’Ukraine et des élections…
Jean-Marie Le Pen a reçu Présent au terme d’une journée passée à répondre à des journalistes, de presse ou de télévision. Mais il est dans une grande forme, prêt à commenter l’actualité.

— Quel est votre avis sur l’actuelle guerre en Ukraine ?

— La situation est assez dangereuse, car elle conduit les pays occidentaux à entrer en voie conflictuelle avec la Russie, qu’ils devraient au contraire considérer comme un allié et un membre de ce que j’appelle « le bloc boréal », constitué des pays de l’ouest de l’Europe et de la Russie – le plus grand pays du monde, avec seulement 144 millions d’habitants, hélas !

— Qui a intérêt à pousser au conflit ?

— Je pense que ce sont les Américains. Ils se méfient de la constitution possible d’une « entente boréale », justement. On ne les voit pas, mais on les sent très présents dans toutes les actions qui sont menées par les opposants à la Russie. L’incontinence verbale de Biden est très grave. La course au réarmement augmente les risques, dans une situation internationale déjà inquiétante.

— Le rôle que joue Biden n’est-il pas dangereux ?

— C’est un pitre !

— Pensez-vous que les médias, en France, donnent une information objective ?

— Non. En tous les cas les médias que je regarde, comme la plupart de mes compatriotes, qui sont les médias télévisuels, en particulier les chaînes d’information continue. Leur partialité est absolument éclatante. Il n’y a pas le moindre souci d’objectivité.

— Comment expliquez-vous que la guerre au Donbass (plus de 15 000 morts depuis 2014) n’ait jamais fait parler d’elle ?

— Jamais. C’est un exemple, parce que tout est présenté comme si la Russie avait décidé, il y a quelques semaines, de faire la guerre à l’Ukraine, alors qu’en fait cette guerre en Ukraine dure déjà depuis des années, et que les deux républiques de Lougansk et de Donetsk sont elles-mêmes attaquées. Je suis frappé par le fait, qui est étonnant du point de vue polémologique, que la Russie n’obtienne pas de succès plus décisifs. A mon avis, elle fait ce qu’il faut pour tuer le moins de civils possible, puisqu’elle considère – je crois que c’est vrai – que c’est une nation sœur. Le fait qu’on ne prenne pas la ville de Marioupol prouve dans l’action militaire une retenue qui n’est pas celle de leur faiblesse, mais celle de leur détermination de faire le moins de dégâts possible, ce qui n’est pas simple quand on fait la guerre.

— Vous souvenez-vous de la phrase de François Brigneau, qui précisait que s’il n’était pas anticommuniste depuis 1917, c’était parce qu’il était né en 1919 ? Avec un écart de dix ans, on peut dire la même chose de vous. Vous avez désormais une position vis-à-vis de la Russie que vous n’aviez pas vis-à-vis de l’URSS ?

— Bien sûr ! Mon opposition à la Russie soviétique, c’est qu’elle était soviétique. Mais je ne suis pas, et loin de là, un ennemi de la Russie, un russophobe. Je serais même plutôt russophile. En revanche, durant la guerre froide, j’avais une position atlantiste que je n’ai plus. Les équilibres ont changé. N’oublions pas non plus que nous sommes menacés par la déferlante démographique mondiale. C’est une folie que de risquer de pousser la Russie à se rapprocher de la Chine.

— Nous ne dépendrons plus du gaz russe, mais désormais du gaz américain. Qu’y gagnons-nous ?

— D’autant qu’il est loin, le gaz américain ! Il n’est pas encore extrait. Tout ça me paraît fallacieux. Je considère que les conséquences économiques qui sont liées à cette situation sont tout à fait anormales, et risquent d’être ruineuses pour nos pays européens. Ce qui est extraordinaire, c’est de voir l’unanimité des pays européens quand il s’agit de faire des sottises…

— Le sentiment antirusse n’envahit-il pas la France, actuellement ?

— Cela, c’est sous l’impulsion du lobby américain. La France a toujours été assez russophile. La logique devrait contribuer, j’y reviens, à la création du bloc boréal.

— Actuellement, on s’en éloigne…

— On s’en écarte. Mais ce n’est pas ressenti par le peuple français, je ne crois pas.

— Comment considérez-vous l’attitude du président Macron dans cette affaire ?

— Vous connaissez la formule « Ces faits nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs. » C’est le cas de Macron. Il fait semblant d’être un décideur, alors qu’en fait il est un suiveur.

— Le président Macron arrive au bout de son premier quinquennat. Quel en est à vos yeux le bilan ?

— C’est un bilan fort médiocre, compte tenu des atouts qui étaient les siens : une majorité solide, un pouvoir récent. Il n’a pas su en profiter.

Je crois qu’il va être battu. Il va y avoir un phénomène moins pro-Marine qu’anti-Macron. Certains voteront pour faire battre Macron. Marine a fait une campagne plus modérée, laissant à Zemmour le soin de rompre les lances et d’attirer sur lui les foudres de la diabolisation.

Personnellement, j’ai trouvé que le message de Zemmour était tout à fait acceptable, mais certainement sa forme a écarté de lui un certain nombre d’électeurs. Il n’a rien dit de très extraordinaire. Il faut dire qu’il n’a pas le gabarit présidentiel, même s’il a beaucoup progressé. Mais on va s’apercevoir que le fait de tenir des meetings fabuleux ne fait pas un courant politique. On peut avoir de la sympathie pour plusieurs candidats et avoir fait son choix de vote. Je peux avoir de la sympathie pour Zemmour et pour Marine Le Pen, mais moi je vote Marine Le Pen. Seulement, il faut surtout ne rien faire, ne rien dire contre Zemmour, qui soit de nature à créer une hostilité au deuxième tour, c’est l’évidence.

— Quels commentaires sur les événements en Corse ?

— Les indépendantistes, disent-ils, appartiennent à la Corse, mais la Corse n’appartient pas aux indépendantistes. Comme la Bretagne ou la Provence, elle appartient à la France. Il y aura toujours des gens pour s’appuyer sur les particularismes pour essayer de fonder une force centrifuge. Je n’ai pas d’inquiétude sur le loyalisme des Corses à l’égard de la France.

— Auriez-vous imaginé une dérive « sociétale », pour employer un mot à la mode, aussi importante (wokisme, cancel culture, PMA pour toutes, théorie du genre etc.) ?

— Tout cela reste très superficiel, et ne touche pas profondément le peuple français. Cela reste l’écume… Pour moi, c’est un phénomène artificiel et sans importance réelle sur l’évolution sociologique. Cela ne mord que sur la rive gauche – et encore, pas toute.

Propos recueillis par Anne Le Pape

Article paru dans Présent daté du 7 avril 2022

Jean-Marie Le Pen : « Le Grand Remplacement a lieu sous nos yeux, quand bien même cette idée donne à beaucoup une impression d’extrémisme »

Les Conversations : Jean-Marie le Pen, sur le ton de la confidence (Episode 1)

Coûteaux Le Pen

08/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Après ses dernières conversations avec Eric Zemmour et Bernard Lugan, dont le cycle s’est achevé le mois dernier, Paul-Marie Coûteaux est allé rencontrer chez lui un monument de notre époque, Jean-Marie Le Pen. L’ambition n’est pas mine : il s’agit d’explorer de quoi est fait l’univers intérieur du « Menhir » en sortant délibérément du cadre politique dans lequel on l’a toujours connu. Gageure ?

Le vieil homme se confie au « Nouveau Conservateur » avec plus de facilité qu’on aurait pu le croire, parlant de sa vie spirituelle aux approches de la mort, des épisodes les plus marquants de sa vie personnelle, de ses attachements fondamentaux, de ses goût, etc. Voici, sur le ton de la confiance amicale, la première de trois émissions qui sans doute en surprendront beaucoup.


Jean-Marie Le Pen : Le diable de la République

Jean-Marie Le Pen

30/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Livre Noir a publié cet entretien avec Jean-Marie Le Pen.

Pour rappel, Livre Noir, c’est le nouveau média qui s’attaque au cœur des principales problématiques qui agitent notre société. A travers des entretiens-portraits denses et profonds, et demain des enquêtes et reportages sur le terrain, ou encore de grandes émissions, Livre Noir se veut crédible, authentique et enraciné.


Décryptage – Aux origines de l’antiracisme [vidéo]

antiracisme VA plus

28/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans les années 1980, l’immigration et l’intégration n’étaient alors qu’un instrument politique. François Mitterrand décida, avec l’aide de complices, de créer un mouvement anti-raciste en France afin de lutter contre le jeune Front National.

À l’époque, Jean-Marie Le Pen est loin de se douter qu’il au centre de l’une des plus grandes manipulations mitterrandiennes.


Marine Le Pen : « J’aime infiniment mon père. Je suis heureuse d’avoir réussi à retrouver des relations normales avec lui »

Jean-Marie Le Pen : des mémoires qui en disent long, par Francis Bergeron

« Bonjour Madame, je cherche l’autobiographie de Jean-Marie Le Pen, je ne la vois pas en rayon.

« Le livre de Monsieur Le Pen ? Nous avons tout vendu, me chuchote la libraire d’Argenton-sur-Creuse. Nous sommes en rupture de stock. J’ai demandé un “réassort”, nous les recevrons la semaine prochaine. »

Le premier tirage, à 50 000 exemplaires, a été vendu dès sa sortie. L’ouvrage est numéro un des ventes d’Amazon. 10 000 exemplaires ont été écoulés en ligne presque instantanément. Un retirage de 50 000 exemplaires est en cours. Et ce n’est pas fini. Les ventes ne font que commencer. Il s’agit seulement du premier des deux tomes prévus. En volume de ventes, « le menhir » pourrait bien battre les actuels champions, Astérix et Obélix.

Guillaume de Thieulloy, qui dirige les éditions Muller, a la sérénité des vieilles troupes, malgré cette extraordinaire déferlante. Le manuscrit de Le Pen a été refusé par les « gros » éditeurs, soit pour des motifs idéologiques, soit du fait de la réaction de tel ou tel auteur maison. Amélie Nothomb, par exemple, a menacé de quitter Albin Michel si Le Pen y était publié. La famille Nothomb est pourtant une famille belge historiquement liée à l’extrême droite du pays. Le chantage de cette dame montre pour le moins que la liberté d’expression est une notion qui lui est étrangère.

Certains éditeurs pensaient que Le Pen n’irait pas au bout de ses mémoires, compte tenu de son âge et du travail que représente l’écriture d’un tel livre, et ont refusé l’aventure. Mais Le Pen est en passe de déjouer tous les pronostics et le second tome est déjà annoncé pour 2019, prévu pour traiter de la période allant de 1972 à aujourd’hui.

Un public qui lit plus que la moyenne

Les experts de l’édition prédisaient enfin des ventes modestes. Le journal Le Monde, toujours bien informé, était en mesure de révéler que le livre ne se vendrait pas, car les électeurs et sympathisants du FN « ne sont pas de gros lecteurs ». C’est évidemment mal connaître cet électorat. Le public FN est au contraire un public qui lit sans doute beaucoup plus que la moyenne, ne serait-ce que parce qu’il ne trouve pas, à la radio, à la télévision, dans les grands médias, le reflet de ses propres opinions. Le Monde dans cette affaire, comme les grosses maisons d’édition, tous ont été victimes du « syndrome Trump ». Donald Trump ne pouvait pas être élu parce que les grands médias de la côte Ouest le détestaient. De même, le livre de Le Pen ne pouvait se vendre puisque ses électeurs sont des « sans-dents », pour parler comme M. Hollande. Les médias ayant cultivé à outrance l’image du beauf lepéniste, l’idée que ces électeurs sachent lire dépassait leur entendement.

En fait, c’est tout le contraire : les plus grosses ventes de livres politiques sont aujourd’hui celles d’ouvrages d’auteurs classés ou réputés de la droite de conviction. On pense à Jean Sévillia, à Laurent Obertone, à Lorant Deutsch, à Patrick Buisson et sa Cause du peuple (75 000 exemplaires vendus le premier jour), à Philippe de Villiers et son livre Le Moment est venu de dire ce que j’ai vu (225 000 exemplaires), à Eric Zemmour (300 000 exemplaires pour son Suicide français) etc. Jean-Marie Le Pen emprunte à son tour le chemin des best-sellers. Ce qui est une bonne nouvelle. Rappelons qu’il a autorisé dès jeudi dernier Présent à publier en avant-première des bonnes feuilles de Fils de la Nation, qui est donc le titre de ce premier tome.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

[VIDEO] Les mémoires de Jean-Marie Le Pen décryptées

21/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Cette vidéo très intérssante s’intéresse aux mémoires de Jean-Marie Le Pen décryptées par le journaliste du Parisien Olivier Beaumont.

A 90 ans, l’homme politique publie le premier tome de ses mémoires, « Fils de la nation »(Ed. Muller), à paraître le 1er mars prochain.

Jean-Marie Le Pen revient notamment sur ses souvenirs d’enfance jusqu’au lancement du FN en 1972.


Le Pen, les Mémoires : Interview de Guillaume de Thieulloy, son éditeur

C’est aux éditions Muller que Jean-Marie Le Pen publie ses Mémoires à paraître le 1er mars, extrêmement attendus et juste avant un congrès où le Front national changera peut-être de nom. A la tête de Muller, quelqu’un que l’on ne présente plus : Guillaume de Thieulloy, le directeur de publication du Salon beige, de Nouvelles de France, de l’Observatoire de la christianophobie et des 4 Vérités. Il a fallu le torturer car le secret est bien gardé, mais nous sommes arrivés à en savoir un peu plus.

— Comment avez-vous réussi ce gros coup d’édition ? Tous les éditeurs parisiens devaient être sur les rangs ?

— C’est aussi ce que j’aurais pensé spontanément. Mais manifestement, ce n’était pas le cas. Autant que je sache, Jean-Marie Le Pen et son entourage se sont heurtés à plusieurs refus. Ce qui est certain, c’est que ce gros coup m’est « tombé dessus », sans que je l’aie cherché. Mais je ne vais pas jouer les saintes nitouches, j’avoue que cela m’a bien plu de faire un peu la nique à des confrères plus prestigieux que moi.

— Quand doit sortir le premier tome ? A combien d’exemplaires doit-il être diffusé ? Combien prévoyez-vous de volumes et concernant quelles époques ?

— Le premier tome doit sortir début mars. A priori, la mise en place en librairie devrait être de l’ordre de 40 000 exemplaires. Ce premier tome couvre la période qui va jusqu’en 1972, date de la fondation du Front national (NDLR : Marine Le Pen avait quatre ans). Je n’ai pas encore vu le deuxième tome, mais je dois avouer que ce premier m’a semblé presque plus intéressant que les récits de combats politiques qui vont suivre : l’enfance d’un pupille de la nation, la Résistance, la décolonisation, la Corpo de droit et le poujadisme, les combats pour l’Algérie française, la campagne de Tixier-Vignancour, Mai 68… Tout cela fait un demi-siècle de vie française contemporaine vue par un acteur de premier plan. Franchement, je ne comprends pas qu’il ne se soit pas trouvé un seul « grand éditeur » pour publier ce livre.

— Quelle anecdote vous a le plus marqué ?

— Je ne voudrais pas déflorer le contenu, mais, pour moi, la plus grande surprise a été de lire le récit de l’enfance d’un fils, puis d’un orphelin de marin pêcheur. On a peine à imaginer qu’il y a 80 ans, des Français vivaient dans de telles conditions. Je ne dis pas cela pour faire pleurer dans les chaumières, mais cela relativise un tantinet l’image, complaisamment colportée par certains médias, du milliardaire exploitant cyniquement la misère du « populo »… Je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup d’hommes politiques qui aient une telle expérience de la vie dudit « populo ».

— On sait que la parole de Jean-Marie Le Pen est très libre. Avez-vous posé certaines limites en tant qu’éditeur ?

— Non, les seules limites que j’avais fixées – mais qui n’ont posé aucun problème – étaient les limites de la loi. Pour le reste, je suis suffisamment attaché à ma liberté pour laisser aux autres leur propre liberté et, naturellement, la responsabilité de ce qu’ils écrivent !

— Avec le recul du temps, est-ce que Jean-Marie Le Pen a pris des distances avec ces « bons mots » qui ont parfois été contre-productifs pour le combat de ses idées ?

— Nous n’en avons pas parlé. Et ce premier volume s’arrête précisément à la fondation du FN, donc bien avant les fameux « bons mots ». Comme beaucoup d’amis de Présent (je pense, en particulier, à Bernard Antony), je ne suis pas de ceux qui trouvaient que ces mots étaient particulièrement bons. Quant à savoir quel rôle ils ont joué dans la progression des idées de Jean-Marie Le Pen, j’avoue que je serais bien incapable de le dire, même s’il est bien évident qu’ils ont été utilisés pour « diaboliser » et pour installer ce « cordon sanitaire » qui permet à la gauche – alliée, rappelons-le, aux communistes aux cent millions de morts depuis 1917 ! – de gouverner la France, alors que cette dernière est majoritairement à droite. Ceci étant, j’ai l’impression qu’avec ou sans « bons mots », le machiavélique Mitterrand aurait trouvé le moyen de mettre ce coin entre la « droite parlementaire » et la « droite nationale ».

— Est-ce que la mémoire de Jean-Marie Le Pen est aussi performante que celle de Trump selon ses derniers examens médicaux ?

— Je ne saurais mieux vous répondre qu’en vous invitant à lire ce premier tome : vous verrez un homme politique qui a traversé des décennies de combats de toute sorte et qui en parle avec force détails, et dans une langue magnifique. J’imagine qu’il s’est aidé de notes et sans doute du souvenir de ses proches, mais le résultat fait honneur à sa mémoire ! Je laisse les médecins faire un bilan de santé comparé de Trump et Le Pen ; moi, je me contente de lire les deux – bien que leurs styles respectifs soient aussi différents que l’imparfait du subjonctif est éloigné du langage des « twittonautes » – avec l’admiration d’un simple observateur pour des acteurs à la carrière si bien remplie…

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 20 janvier 2018

Changer le nom de FN ? – Pour Gilbert Collard : « Même si on s’appelait “la baie des anges”, on nous stigmatiserait »

Gilbert Collard

11/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Faut-il changer le nom de FN ? Cette question fait, en tout cas, partie du questionnaire envoyé aux 51.000 adhérents à jour de cotisation et devrait être l’un des points importants traité lors du prochain congrès du parti qui se tiendra en mars prochain.

Si la présidente du FN a plaidé dimanche dernier dans l’Orne en faveur de ce changement de nom, cette perspective irrite Jean-Marie Le Pen qui a notammé déclaré : « On peut légitimement douter des résultats de la consultation qui, selon les sources, sont majoritairement hostiles à ces changements« .

De son côté, Gilbert Collard a émis des doutes sur l’efficacité de ce changement :

Je suis très paradoxal. J’ai été le premier à dire qu’il fallait changer de nom. Et puis maintenant j’en arrive à me dire que ça ne servira strictement à rien. Je pensais que changer de nom favoriserait le processus de dédiabolisation et puis je me rends compte que de toute manière, quel que soit notre nom, même si on s’appelait “la baie des anges”, on nous stigmatiserait.

Impôt sur le revenu : l’éditorialiste Nicolas Beytout rejoint Jean-Marie Le Pen !

Nicolas Beytout
Nicolas Beytout

19/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’influent éditorialiste Nicolas Beytout, fondateur du quotidien l’Opinion, propose ce que Jean-Marie Le Pen n’avait eu de cesse de réclamer jusqu’à sa dernière campagne présidentielle, en 2007 : la suppression de l’impôt sur le revenu ! Alléluia ! Dans un éditorial intitulé « Pour une justice fiscale, supprimons l’impôt sur le revenu », Nicolas Beytout écrit :

« Puisque rien ne semble trop ambitieux pour Emmanuel Macron, puisque la réforme promise de la taxe d’habitation touchera non plus 80 % mais 100 % des Français, et puisque c’est la CSG qui pourrait à terme remplacer cet impôt local réputé injuste et obsolète, alors il faut que le chef de l’Etat aille plus loin dans la réforme et s’attaque à la mère de toutes les inégalités fiscales: l’impôt sur le revenu.

C’est le ministère des Finances qui l’annonce: il n’y a plus que quatre Français sur dix pour payer l’impôt sur le revenu. Les autres – près de 60 % des Français !- ne paient rien et, pour certains, reçoivent même de l’argent de l’Etat.

Le lien contributif entre les citoyens et l’Etat n’a plus aucune signification. Et la progressivité de l’impôt sur le revenu, censée être la clef de la justice fiscale, n’est plus qu’un mythe.

Il faut donc regarder les faits avec lucidité: cet outil fiscal historique est désormais tellement déformé qu’il en est devenu profondément injuste. Et moins il y aura de payeurs, plus ce déséquilibre sera difficile à supporter. »

A croire que, dans ce domaine comme dans bien d’autres, Jean-Marie Le Pen n’a eu pour principal tort que d’avoir raison trop tôt.

Marion Maréchal-Le Pen : « Je ne voulais pas finir comme Christian Estrosi »

Marion Maréchal-Le Pen 2

10/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen, qui a annoncé son retrait de la vie politique par une Lettre aux Vauclusiens, s’en explique un peu dans un entretien à Valeurs actuelles. Extraits.

« Être élue jeune m’a fait connaître très tôt les honneurs et le niveau de vie très confortable qui accompagnent le mandat. Cela m’a préservée d’un certain nombre de difficultés et d’inquiétudes auxquelles sont confrontés les Français, même si j’ai toujours essayé d’y rester très attentive sur le terrain, de ne jamais perdre pied. En termes de construction personnelle, j’ai besoin de vivre cela avec eux, et j’en ai également très envie. J’ai toujours aimé le monde de l’entreprise, qui m’a toujours attiré. Je pense que je ne serais pas quelqu’un de parfaitement aboutie et sans cette expérience. »

• Pourquoi choisir ce timing pour prendre cette décision ? 

Je suis convaincue que si je ne pars pas maintenant, je ne partirai jamais. Il est éminemment difficile de quitter ce monde politique. Plus on attend, plus forte est la difficulté.

« Je suis absolument terrifiée à l’idée de finir comme un Christian Estrosi , des ultra-cumulards,professionnels cyniques de la politique qui ne font plus que cela depuis des décennies et qui seraient prêts à n’importe quelle trahison pour préserver leur rente. »

C’est un modèle complètement révolu. Les Français ont besoin, pour respecter les politiques, qu’ils prouvent aussi leur liberté, leur désintéressement. Il est important que des élus démontrent qu’ils sont capables de renoncer à leur statut.

• Votre grand-père, Jean-Marie Le Pen, a affirmé aujourd’hui que votre départ était une désertion. Qu’est-ce que cela vous évoque ? 

Il a toujours un raisonnement sacrificiel à l’égard de la politique, un peu désincarné, mais je pense que nous avons changé de génération politique ! Il raisonne selon un schéma, qui a prévalu pendant des années, où il était souhaitable d’accumuler les mandats et d’avoir beaucoup d’expérience politique pour etre légitime.

« Aujourd’hui, les Français sont dégoûtés par la politique et les politiciens, qui sont considérés par eux comme des rentiers et des profiteurs. On ne peut plus faire de la politique dans les mêmes conditions qu’à l’époque de Jean-Marie Le Pen. »

Il faut que les élus fassent preuve de liberté, de désintérêt et d’expérience professionnelle.

Extraits d’un entretien publié sur le site de Valeurs actuelles

Le journal Minute fait de l’orateur Mélenchon l’héritier de Jean-Marie Le Pen

Minute Mélenchon Le Pen12/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A la une de l’hebdomadaire Minute, ce titre : « Le tribun Le Pen a trouvé son héritier, il s’appelle Mélenchon » ! Ce que vient appuyer non seulement un article élogieux sur les talents oratoires du candidat de La France insoumise, mais aussi un entretien avec Jean-Marie Le Pen, qui confirme que « Mélenchon s’est révélé un orateur public de qualité ».

Le président d’honneur du Front national revendique même l’antériorité de la façon de discourir adoptée par Mélenchon, en révélant qu’il s’était lui-même inspiré des évangélistes américains :

« Je crois avoir été le premier en France, il y a déjà vingt ou trente ans de cela à parler de cette manière, en arpentant la tribune et en parlant sans notes. J’avais vu les évangélistes utiliser ce procédé aux Etats-Unis, lors de meetings très organisés, soigneusement mis au point, en utilisant beaucoup de caméras et de prises de vue qui filmaient non seulement l’orateur mais aussi un certain nombre d’éléments du public, considérés comme des spectateurs “test“, et qui donnaient à cette prestation un caractère théâtral, spectaculaire.

Dans un article titré « Les gens entendirent une voix et se turent : c’était Mélenchon », Henri Langeau écrit :

« Après cinq ans de Hollande, cinq années de platitude absolue, un quinquennat de coma intellectuel, la gauche renaît et surprise : elle est de gauche ! Elle est de gauche comme la droite devrait être de droite, et elle l’est par le verbe d’un orateur hors pair, ancien sénateur socialiste, certes, mais ancien militant trotskiste, qui a compris mieux que tout autre que l’élection présidentielle est l’affaire d’un peuple à la rencontre d’un peuple, et non plus des appareils politiques, qu’ils soient vermoulus ou pyramidaux – et souvent les deux. »

Et le journaliste de Minute confirme le parallèle établi en une :

« À l’observer et à l’écouter, il est difficile en effet de ne pas penser à Jean-Marie Le Pen, qu’on présentait comme le dernier des orateurs de la Ve République, et qui a trouvé en Mélenchon un digne successeur. De Le Pen, l’ancien meneur du Front de gauche possède le lyrisme, le mordant, le sens de la formule et la pédagogie. »

Une comparaison qui a déjà suscité pas mal de commentaires, dont celui de BFM : « Pas sûr que Jean-Luc Mélenchon goûte le compliment. »

Un article et un entretien à lire dans leur intégralité
dans le n° 2887 de Minute daté du 12 avril 2017