Nupes: peut-on faire lit commun et chambre à part? – La drôle d’union de la gauche

bouhafs melenchon

Là où à droite l’union avec l’extrême-droite est un tabou, l’union de l’ensemble des forces à la gauche de l’échiquier politique, y compris avec les extrêmes, fait l’objet d’une véritable mystique.

Au point que l’on peut avoir l’impression que l’affichage de l’union suffit à contenter l’électeur, sans qu’il soit nécessaire que le chemin soit très clair, voire même en l’absence de projet commun. Pire, affublé du manteau de l’« union de la gauche », même l’accord le plus boiteux est présenté comme l’annonce d’une victoire qui ne saurait être empêchée que par un système injuste et dévoyé. C’est ainsi que Jean-Luc Mélenchon présente la NUPES, Nouvelle Union Populaire, Ecologique et Sociale comme le troisième tour de la présidentielle, celui censé doter la France d’un gouvernement effectif, et fait semblant d’être candidat au poste de Premier ministre, afin que même les législatives soient une ode à sa personne. Or, non seulement les institutions ne sont pas conçues dans ce but, mais le leader de LFI croit tellement peu à cette histoire qu’il ne fait même pas semblant d’avoir adossé cette soi-disant union de la gauche sur un quelconque programme commun.

Intérêts bien compris…

Le problème c’est que cet accord d’appareil, bouclé à la va-vite, sur les seules bases de l’intérêt bien compris de sortants qui ne veulent pas perdre leur place, fait l’impasse sur tant de sujets de dissensions qu’il n’a pas fallu bien longtemps pour que ressorte, autour de candidatures symboliques, la poussière qui avait été mise sous le tapis. La candidature de Taha Bouhafs est devenue le révélateur gênant de la véritable nature de LFI et a mis les différents partis de gauche devant la vraie nature des leurs noces. Adrien Quatennens a beau jeu de parler des centaines de circonscriptions où les accords paraissent stables, pour essayer de faire passer le scandale autour de la candidature de Taha Bouhafs pour un épiphénomène. Elle est, au contraire, révélatrice des fractures réelles qui font de la NUPES une simple machine électorale et non un espoir politique.

Taha Bouhafs est archétypal de la dérive islamogauchiste du parti de Jean-Luc Mélenchon, proche des islamistes du CCIF et de Barakacity, c’est un identitaire qui considère que l’appartenance raciale prime sur tout et doit déterminer les comportements. C’est ainsi qu’il avait traité la policière Linda Kebbab, d’ « arabe de service », car pour lui, servir l’Etat français c’est être littéralement traître à sa race, apporter sa caution à la « persécution des musulmans ». Taha Bouhafs, c’est aussi celui qui avait provoqué l’expulsion d’Henri Pena-Ruiz de LFI. Le philosophe, spécialiste de la laïcité, avait eu le malheur de rappeler, lors des universités d’été du mouvement, en 2019, qu’en France on avait le droit et la liberté de critiquer les religions. Il a été victime d’une véritable campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux et au sein du parti. Campagne orchestrée notamment par Taha Bouhafs. Car l’ancien candidat qui se victimise aujourd’hui est connu pour son agressivité sur les réseaux et les logiques de meute qu’il sait si bien orchestrer. Ce sont ces faits qui ont amené Fabien Roussel à s’interroger sur l’opportunité de présenter un tel personnage à la députation. “Je ne comprends pas que LFI puisse présenter sous ses couleurs quelqu’un qui a été condamné en première instance pour injure raciale”. Il n’était pas le seul à s’étonner et l’affaire Bouhafs a poursuivi tous les représentants de la LFI depuis que la candidature a été annoncée. D’Alexis Corbière à Adrien Quatennens, on ne compte plus les grands moments de solitude médiatique et les circonvolutions de langage déployées pour défendre l’indéfendable. Taha Bouhafs serait ainsi victime de calomnies ou de la haine de l’extrême-droite. Il serait harcelé parce que jeune, d’origine maghrébine et sans diplôme. Hélas, il n’est victime que de son comportement, et ce qui lui est reproché ce sont des faits, des actes, des écrits. Il est même comique d’entendre tous les leaders LFI interrogés expliquer qu’il n’a jamais été condamné pour « injure raciale » mais pour « injure publique » en oubliant que le vrai intitulé de la condamnation est « injure publique à raison de l’origine », ce qui est difficile à distinguer d’attaques racistes. La position était dure à tenir même pour des spécialistes de la malhonnêteté intellectuelle et Taha Bouhafs a été débranché pour éviter que l’on discute plus de l’islamogauchisme de la LFI que du retour de l’union de la gauche.

Mélenchon tient les banlieues communautarisées, et ne veut plus les lâcher

Sauf que la clientèle des quartiers, sensible au discours sur la « persécution des musulmans » sur lequel prospère en partie la boutique LFI, ne doit pas manquer à Jean-Luc Mélenchon s’il veut faire de ces législatives une démonstration de force. La solution est donc de lâcher Taha Bouhafs, pour préserver la mystique de l’union de la gauche et de faire porter le chapeau au PCF. Cela évite de cristalliser l’opinion sur un candidat qui illustre parfaitement la dérive racialiste et les proximités avec les islamistes de LFI d’un côté, tout en entonnant le grand air de la victimisation et de la persécution d’un jeune militant musulman sur les réseaux. Et voilà Taha Bouhafs élevé au rang de voix de « ceux qui ne sont rien », dans le même temps que le retrait de sa candidature devrait rapidement calmer le jeu et permettre de réinstaller la campagne autour de la thématique de l’élection du Premier ministre. Le problème est qu’une partie des militants LFI ne se caractérisant ni par leur sens de la modération ni par leur adhésion à la discipline de parti, Fabien Roussel et le PCF subissent de telles attaques sur les réseaux sociaux que l’on se demande si la NUPES, à peine née, tiendra jusqu’aux élections.

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Thierry Ardisson : « Mélenchon fait le sympathique dans les médias, mais il faut lire son programme ! On ne peut pas soutenir des gens aussi tolérants avec les islamistes »

Grâce à Macron, Mélenchon en terrain conquis

Le « barrage à l’extrême droite » laisse l’extrême gauche en terrain conquis. C’est à un jeu de dupes que s’est prêté le candidat Emmanuel Macron en brandissant la menace qu’aurait fait courir Marine Le Pen pour la République et pour la France. En réalité, il y a bien un néofascisme qui vient : il montre, ici et là, sa face hideuse, sectaire, violente. Mais cette régression totalitaire se dissimule derrière les mots enrobés de La France Insoumise et de son chef, contre qui le président réélu n’a jamais jugé bon de mettre en garde. Cette bienveillance en haut lieu produit ses premiers effets : Jean-Luc Mélenchon, fort de son talent d’orateur et de stratège, mais aussi d’une caution morale usurpée, est en train de jouer habilement de la somnolence du système à son égard. Non content de s’être approprié, dimanche 1 er mai à Paris, la colère syndicale, il s’est gardé de dénoncer les casseurs « antifas », qui ont une nouvelle fois mis à sac des banques ou des commerces, pour préférer accuser la préfecture de police de les avoir laissé faire.

Or ces violences urbaines illustrent cette lèpre fascistoïde qui monte des rangs de l’ultra-gauche : celle-ci partage avec LFI et ses soutiens une même détestation du capitalisme mais aussi de la démocratie libérale et de ses règles. C’est d’ailleurs ce socle qui a persuadé le melenchonisme de s’allier également à ce qu’il croit être l’ « islam révolutionnaire », au prétexte que cette idéologie cherche à prendre sa revanche sur l’Occident et ses hégémonies. Le prolétariat qui intéresse Mélenchon n’est plus celui des « petits blancs », partis rejoindre le RN, mais celui de la « diversité ».

En fait, tout est faux dans ces usages de mots creux. Le bourrage de crâne contre l’ « extrême droite », qui a vu Macron et Mélenchon faire cause commune, a été un leurre pour faire taire une France trop française au profit de la « nouvelle France » adulée par la classe élitaire. Quant à l’ « alliance populaire » dont le leader de LFI veut être l’architecte, elle n’est que le rapprochement avec le seul peuple issu de l’immigration extra-européenne et majoritairement musulmane. Tandis que la droite de gouvernement a admis, par soumission, son interdiction de s’unir à Marine Le Pen, la gauche donneuse de leçons n’a plus aucun scrupule – hormis quelques rares honorables socialistes qui se désespèrent des lâchetés d’Olivier Faure – à s’autoriser ce qu’elle défend aux autres.

Dimanche soir, un accord en vue des législatives a été conclu entre LFI et les Verts, en attendant celui avec ce qui reste du PS. Parlant du PCF qui se laisserait désirer, Mélenchon a assuré : « Les communistes sont nos amis, nos alliés ». Ce qui se met en place est un front radicalisé des gauches qui n’acceptent pas leur défaite, et qui n’excluent pas d’en appeler à la rue, comme a pu le suggérer Clémentine Autain (LFI). Macron, qui a préservé sa réélection en activant le manichéisme, peut être tenu pour responsable de ce coup de force d’une gauche qui fourbit ses armes. Il n’est pas sûr que les Oubliés acceptent ce cocufiage.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 mai 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Mélenchon… premier sinistre ? Le bloc contre l’union populaire

Mélenchon

Face au bloc populaire, incarné par le RN, et au front mondialiste, dont le champion est incontestablement Macron, Jean-Luc Mélenchon tente « l’union populaire ». Après avoir écrasé la gauche, il essaie de dissoudre ses concurrents dans son parti.

Jean-Luc Mélenchon l’a appelé de ses vœux. Pour contrer la politique d’Emmanuel Macron, une seule option pour le leader et candidat malheureux de la France Insoumise : l’envoyer à Matignon pour créer une alternance. Pour cela, Mélenchon n’a qu’une option : obtenir une majorité nette à l’Assemblée nationale. Fort de ses 20 % qui ont bien failli le porter au second tour, l’ancien sénateur du PS aura surtout réussi à écraser ses concurrents, renvoyant le PS aux oubliettes de l’Histoire et cassant la dynamique que les Verts avaient cru trouver en remportant plusieurs villes. Seule épine à son pied, le baroud d’honneur du Parti communiste français et de son candidat Fabien Roussel. Comme si l’ancien parti de Georges Marchais s’était souvenu qu’il était à la base l’étendard des ouvriers dont l’immense majorité a rejoint les rangs de Marine Le Pen. Roussel a eu au moins le mérite de ne pas voir comme sienne la dérive islamo-gauchiste de ses concurrents Insoumis et surtout la menace de la fin pure et simple d’un des plus vieux partis de France. Si les communistes ont l’habitude d’être accusés de trahison par la droite, il faut dire qu’ils sont peu habitués à voir cette accusation venir de la gauche. Et pourtant, aux yeux de Mélenchon et de ses lieutenants, ce sont eux qui portent la responsabilité de l’échec Insoumis au premier tour, les privant à leurs yeux des quelques voix qui manquaient au Chavez français.

Qui reste-il alors ? Le PS ? EELV ? Si de nombreux militants de ces deux partis seraient pour un rapprochement, la plupart des cadres s’y refusent. Stéphane Le Foll et Yannick Jadot savent que cette union aurait des accents de dissolution. Le Foll l’a rappelé sur France Inter : « ce serait l’effacement final » a martelé le maire du Mans dans la matinale de Public Sénat. Olivier Faure a tenu néanmoins à engager des discussions avec Jean-Luc Melenchon, une telle initiative a déjà provoqué la démission de cadres du PS. Chez Jadot, même son de cloche : s’il ne repousse pas l’idée d’une coalition, il s’oppose vertement à ce qu’elle se fasse derrière Mélenchon. Reste à l’écologiste à convaincre l’aile gauche de ses troupes menées par la caricaturale Sandrine Rousseau. Mais peuvent-ils vraiment endiguer la vague rouge-verte de celui qui les a passés à l’équarrissage, primaire populaire comprise ? En bref, Jean-Luc Mélenchon tente tout pour ravir la place d’opposant principal à Marine Le Pen, elle qui assume la stratégie inverse de ne s’allier avec personne, capitalisant sur les nombreuses voix gagnées par rapport à 2017. Si la capacité du RN à créer un groupe parlementaire en 2022 semble, enfin, une certitude, les projections lui promettant entre 80 et 120 députés semblent aujourd’hui assez optimistes au vu de la carte électorale. En définitive, il n’y a qu’un seul gagnant : Emmanuel Macron va gouverner contre une opposition qu’il aura achevé de décomposer, le risque de voir l’Assemblée nationale divisée entre un bloc macroniste et plusieurs îlots de groupes semble aujourd’hui l’hypothèse la plus probable. Jérome Sainte-Marie l’a bien résumé chez nos confrères de Boulevard Voltaire : « Si le bloc élitaire est achevé, le bloc populaire n’a pas réussi à se constituer, ceux qui disent que Macron est mal élu se trompent : il aura toutes les mains libres pour mettre en marche son programme. »

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 27 avril 2022

CRÉOLISATION : qu’en pensent les électeurs de MÉLENCHON ?

mélenchon créolisation

15/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
VA Plus s’est rendu à Marseille, dans le quartier du panier ! C’est ici que Melenchon est arrivé en tête des dernières élections législatives de 2017.

Les journalistes sont allés demander à ses électeurs leur avis sur le concept de créolisation et, plus largement, sur l’assimilation.


En France et aux Etats-Unis, la violence des bien-pensants

violence gauche

Il n’a pas manqué grand-chose à Jean-Luc Mélenchon pour atteindre le second tour de l’élection présidentielle. Ses militants, en rage, ont attaqué des permanences du PCF et d’EELV, accusés d’avoir trahi la gauche. Des méthodes violentes qui ne surprendront que les naïfs mais qui en disent long sur l’état d’esprit du « camp du bien ».

Grâce à Jean-Marie Le Pen, l’on connaissait depuis un moment déjà « la fiesta chez les gauchos », qu’il nous racontait en chanson. Voici que l’on découvre les « règlements de compte chez les gauchos », étalés dans la presse depuis dimanche soir. D’abords exprimées sur internet, les critiques, insultes et menaces envers les candidats et les partis ayant privé Jean-Luc Mélenchon des quelques points qui lui manquaient pour se qualifier pour le second tour se sont concrétisées dans le monde réel.

A Nantes, les permanences d’Europe Ecologie les Verts (EELV) et du Parti communiste (PCF) ont ainsi été prises pour cible. Une vitre brisée, des tags avec les inscriptions « traître » et « sac à merdes » (sic) : le message est clair, Yannick Jadot et Fabien Roussel sont considérés comme les fossoyeurs de la gauche.

A Lille, le siège de la fédération communiste du Nord a subi le même sort. Dimanche vers 21 h 30, 5 à 7 individus ont débarqué sur les lieux, insultant les militants du PCF et cassant la porte avec une bombe de protoxyde d’azote. Les victimes ont porté plainte, la secrétaire fédérale du parti communiste qualifiant même les assaillants de militants…« gauchistes » ! On ne la contredira pas !

Plusieurs tags ont par ailleurs fleuri dans les rues avoisinantes avec l’inscription « Roussel = ennemi du peuple ».

Si les diverses attaques ont été condamnées, notamment par la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, La France Insoumise est restée discrète. Adrien Quatennens, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, avait d’ailleurs mis de l’huile sur le feu en déclarant que « les voix de Fabien Roussel [leur] ont manqué incontestablement ».

Les communistes, bien que d’extrême gauche, ont certainement eu du mal à avaler la position très pro-musulmane de Jean-Luc Mélenchon. Des désaccords existent également entre eux et LFI au sujet du nucléaire, de la laïcité, de l’industrialisation et du communautarisme. Assez pour justifier un vote indépendant, mais pas au regard des nervis antifas, biberonnés à la haine des opposants politiques et habitués à l’impunité.

Aux Etats-Unis comme en France, le « camp du bien » se croit tout permis.

A l’université de Buffalo, Therese Purcell, présidente des Young Americans for Freedom, a été pourchassée par une foule estampillée « Black Lives Matter » pour avoir invité le lieutenant-colonel Allen West, un conservateur noir, à parler du racisme.

Après l’événement, environ 200 étudiants ont traqué la jeune femme sur le campus en hurlant des slogans menaçants. Therese Purcell a échappé au pire en parvenant à se cacher.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 13 avril 2022

Présidentielle 2022 – Mélenchon, héros des banlieues ethniques et de la jeunesse « woke »

Mélenchon Marseille

Le vieil islamo-gauchiste ayant quelque peu créé la surprise dimanche en terminant à la troisième place du scrutin avec 22 % des suffrages, les organismes de sondage s’efforcent depuis d’établir des portraits types d’électeurs du candidat LFI au moyen de grandes analyses sociologiques du vote Mélenchon. Des études qui sont loin d’être inintéressantes même si, au fond, elles ne font guère que confirmer ce que nous avions déjà deviné. A savoir que Mélenchon enregistre ses meilleurs résultats non seulement dans les zones du territoire français abandonnées à l’immigration-invasion, mais aussi auprès de la jeunesse citadine éduquée à coups d’« antiracisme » et d’idéologie « woke ».

Systématiquement en tête dans les zones de non-France

Premier fait significatif : l’arrivée en tête de Mélenchon en Ile-de-France, avec pas moins de 30,24 % des suffrages. Si Macron l’emporte sans surprise à Paris, ville essentiellement bourgeoise, le candidat LFI s’impose en revanche très largement dans les départements de banlieue envahis et en grande partie islamisés. L’exemple le plus parlant étant évidemment celui de la Seine-Saint-Denis, où le provocateur islamo-gauchiste se place en première position avec… 49,09 % des voix ! Un résultat global déjà impressionnant, qui ne doit cependant pas cacher les scores effrayants obtenus par Mélenchon dans de nombreuses villes du 93. Notamment à Bobigny (60,14 %), et surtout à Saint-Denis, ville des rois de France devenue terre d’islam, où le candidat LFI a recueilli pas moins de 61,13 % des suffrages ! Autre lieu hautement symbolique : la ville de Trappes (Yvelines), judicieusement surnommée « le Trappistan », où Mélenchon est, là aussi, arrivé largement en tête avec 60,61 % des voix devant Macron (16,60 %).

Candidat des « grands remplaceurs »

Bref, on l’aura compris : Mélenchon est d’abord et avant tout le candidat de nos colonisateurs et autres « grands remplaceurs ». Mais pas seulement. Une enquête réalisée dimanche par Odoxa insiste en effet également sur le poids important du vote Mélenchon chez les 18-24 ans, qui ont été quelque 35,6 % à porter leur choix sur le responsable de LFI. Un constat également fait par un sondage Ipsos-Sopra Steria publié dimanche, qui ajoutait que les 25-34 ans s’étaient exprimés à 34 % pour le candidat islamo-gauchiste. Là encore, rien de vraiment de surprenant quand on connaît l’ampleur du « lavage de cerveau » opéré d’abord par l’Education nationale puis par l’enseignement supérieur sur les jeunes générations. Nous voyons là, hélas, le résultat effrayant de décennies d’enseignement, dès l’école primaire, voire la maternelle, de la repentance, de la haine de soi, de l’antiracisme, et maintenant du « wokisme » sous toutes ses formes. En somme, on peut dire que si les profs, très majoritairement de gauche et mélenchonistes, ont depuis longtemps déjà renoncé à remplir leur mission première, ils ont en revanche servi avec un zèle impressionnant l’idéologie dominante, devenant par la même occasion les meilleurs agents de l’anti-France.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 12 avril 2022

Jordan Bardella : “Jean-Luc Mélenchon veut submerger mon pays et régulariser tous les clandestins. Je ne vais pas voter pour quelqu’un qui pourrait, demain, mettre des ministres islamistes au gouvernement”

Mélenchon se voit déjà au second tour

Mélenchon

Placée en troisième position par plusieurs organismes de sondages qui l’ont récemment crédité de 12,5 à 13 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, la « vielle casquette » gauchiste de la classe politique française se prend maintenant à rêver. Visiblement convaincu que son heure est enfin arrivée, et qu’il lui sera possible de se hisser au second tour pour affronter Macron le 24 avril prochain, le candidat de LFI, qui organisait dimanche après-midi à Paris sa grande « Marche pour la VIe République », a appelé les électeurs de gauche à « ne pas se dérober » et à « voter utile ». Autrement dit, pour lui.

Combien étaient-ils au juste à avoir répondu dimanche à l’appel de Mélenchon ? Difficile d’avancer un chiffre précis car, si LFI a revendiqué dans la soirée « plus de 100 000 participants » à son meeting parisien, chose étrange, la préfecture de police de Paris a fait savoir de son côté qu’elle n’avait pas effectué de chiffrage de ce rassemblement. Quoi qu’il en soit, partie à 14 heures de la place de la Bastille, la grande cohorte des islamo-gauchistes, enragés anti-flics, et autres militants racialistes, a rapidement rejoint celle de la République, pour y écouter le discours d’un Mélenchon soucieux de rassembler derrière lui les divers courants de gauche et d’extrême gauche en vue du scrutin du 10 avril. Empruntant des postures de lider maximo, le candidat LFI, n’hésitant pas à marteler qu’il est « le seul vote utile » ou encore que « la responsabilité morale et matérielle de chacun » est engagée, a ainsi appelé les électeurs de gauche à « ne pas se cacher derrière les divergences entre les chefs et les étiquettes ».

Mélenchon prend ses rêves pour des réalités

Peu avant, le candidat LFI avait rappelé les grandes lignes de son programme de campagne, insistant pêle-mêle sur son intention d’élever le Smic à 1 400 euros net, de fixer l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, de « bloquer à 1,40 euro » le prix du litre d’essence, d’« abolir Parcoursup » pour faire plaisir aux profs, de mettre en œuvre le fameux « référendum d’initiative citoyenne » réclamé jadis par les Gilets jaunes auxquels il a promis au passage de « rendre justice » face à la « répression policière », et enfin sur sa volonté d’« abolir la monarchie présidentielle ». Autrement dit, son souhait de passer à une VIe République.

Reste que, en s’imaginant déjà face à Macron au second tour de la présidentielle, Mélenchon prend un tantinet ses rêves pour des réalités. Même en tenant compte de la marge d’erreur inhérente aux sondages, il reste (heureusement) très loin derrière de Marine Le Pen, qui frôle aujourd’hui les 20 % d’intentions de vote. En outre, on rappellera que ses nombreuses divergences avec le reste de la gauche, que ce soit sur le nucléaire, les questions européennes ou encore la laïcité, sont très loin d’être négligeables.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 mars 2022

Mélenchon « butin de guerre » : temps court et temps long en politique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Sur un live Twicht récent[1], Houria Bouteldja, fondatrice et ex-porte-parole des Indigènes de la République, présentait Jean-Luc Mélenchon, patron de La France insoumise, comme un « butin de guerre » de l’antiracisme décolonial. En effet, affirmait-elle, « Il a fait un choix, on revient de loin (…) c’était une espèce de laïcard de dingue ». Aujourd’hui, « il dit des choses qu’il n’aurait jamais dites, il y a quinze ans. »

En effet, Jean-Luc Mélenchon, comme le rappelait Eric Zemmour dans le débat télévisuel qui les opposa, était autrefois un vieux Jacobin arc-bouté sur « l’unité de la République » et ennemi farouche des « communautarismes ». Il prenait notamment la défense de la Chine communiste contre la rébellion tibétaine. A ses yeux, celle-ci est « théocratique », « indéfendable », l’équivalent de la « Charia ». Il défend entre autres le progrès social représenté par l’abolition des castes anciennes sous Mao[2]. C’est un égalitariste à l’ancienne, dans l’esprit de la IIIe République. Voter Mélenchon pour quelqu’un, comme Bouteldja, qui ne se considère pas française, mais plutôt comme le fruit de l’exploitation coloniale française, n’a aucun sens. Ou plutôt : « n’avait » aucun sens.

Sous l’influence des indigénistes et sous la pression électorale, il a changé. En douceur mais profondément. La « créolisation » n’est que le faux nez de l’idéologie du métissage, soit la caution morale du grand remplacement. Il roule désormais pour Rokhaya Diallo et toute la nouvelle génération antiraciste qui ne récuse par le remplacement de population, (un « fantasme » selon Dupont-Moretti) mais au contraire s’en félicite !

« Je pense qu’intérieurement, Mélenchon est islamophobe, affirme Wissam Xelka, l’hôte du live Twitch. Je m’intéresse aux actes : il agit contre l’islamophobie. Sur le temps long, on va le bastonner Mélenchon, il va faire le moindre faux pas, on va être là pour l’attaquer. » Et d’assumer qu’il y ait « une stratégie sur le temps court et une stratégie sur le temps long ». C’est évidemment une leçon de stratégie. Pensons sur le temps long !

[1] 21 novembre 2021, https://www.marianne.net/politique/melenchon/quand-les-militants-decoloniaux-parlent-de-jean-luc-melenchon-leur-butin-de-guerre
[2] 9 avril 2008, https://www.humanite.fr/node/391351

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

«Créolisation» ou «grand remplacement»?

Marion Maréchal

Le concept de créolisation est la réponse de Jean-Luc Mélenchon à la bascule démographique. Nous sommes sommés d’accepter un phénomène sans même pouvoir le décrire objectivement.

Jean-Luc Mélenchon l’affirme : la France est en voie de créolisation. Un concept qu’il a chipé au romancier Edouard Glissant, pour lequel les sociétés créoles basées sur le métissage des cultures seraient le devenir du monde. « J’appelle créolisation la rencontre, l’interférence, le choc, les harmonies et les disharmonies entre les cultures, dans la totalité réalisée du monde-terre. (…) Ma proposition est qu’aujourd’hui le monde entier s’archipélise et se créolise », écrivait ainsi le Martiniquais. Une idée que Jean-Luc Mélenchon a fait sienne, tant elle semble, de prime abord, adaptée à la situation que rencontre présentement la France. La « créolisation » répond en effet autant au projet républicain post-colonial qu’à la nouvelle composition ethnoculturelle du peuple français, ou vivant dans l’espace géographique que recouvre la France continentale.

Pour le candidat de la France Insoumise, nous n’en sommes qu’aux prémices de la formation d’un nouveau peuple. Après tout, les Francs n’auraient-ils pas eux-mêmes présidé à une ethnogenèse ayant engendré un peuple qu’on nomme aujourd’hui « français » ? Passons sur les détails cruels de l’Histoire, bientôt naîtra ce Français d’ici et de là-bas, synthèse du grand tout uniformisant gardant toutefois une identité propre : un créole d’un nouveau genre, autochtone et allogène dans un même mouvement. Ce projet ne se distingue point du tout de celui des globalistes libéraux ; il est cosmopolite, comme l’est l’idéal trotskyste. Il est d’ailleurs curieux que ceux-là mêmes qui se font les chantres de ce métissage soient aussi hostiles à l’expression de « grand remplacement » … qui ne dit rien de plus sur le sujet.

Appelez ça comme vous voulez…

Le « grand remplacement » ou la « bascule démographique » n’a pas de connotation méliorative ou péjorative, si l’on s’en tient à sa lettre. Il s’agit d’un constat purement factuel : en quelques décennies, la population française a plus évolué qu’elle ne l’a fait lors des millénaires précédents. Pour s’en convaincre, il suffira de regarder des photos des équipes de France espoirs de football à notre époque et en 1981… Ou, plus simple encore, de déambuler une petite heure dans certains arrondissements parisiens. Argumenter à l’aide de statistiques et de chiffres est, d’une certaine manière, inconvenant. Pourquoi nier la réalité tout en se réjouissant des conséquences ? Il sera aussi naturel d’en conclure que, forte d’un peuple remanié, la France dans son identité politique, culturelle et historique, en sera transformée. Disons, taquins, qu’elle sera « créolisée ».

Jamais dans l’histoire du monde, une civilisation n’aura subi un tel choc démographique, anthropologique et culturel que la nôtre, à l’exception notable des indiens d’Amérique dont nous ne connaitrons toutefois pas le sort. Le choc a été rude, pour ne pas dire brutal. Quels fils tiennent encore ensemble les Français ? Le sport ? Râler ? Se construisent des mondes, des univers différents qui doivent partager le même territoire. Et ce « grand remplacement » à l’œuvre n’est pas tout entier contenu dans la question migratoire extra-européenne. Ce sont nos mœurs et nos usages qui se transforment sous nos yeux ; la matière du peuple français se fait différente, mutante.

La France face à son destin

Il faudrait presque remercier Jean-Luc Mélenchon d’affirmer que pour que la France existe encore demain, il faudra que naisse un nouveau peuple. Pour l’heure, la créolisation se limite à une forme d’abêtissement généralisé. Il s’agit précisément d’une France du kebab, des « tacos français », du rap, éventuellement du foot et d’Instagram. Une France déculturée qui a engendré d’une sous-culture sotte. Nous ne parlons pas d’une France qui ferait naître des John Coltrane et de nouveaux Césaire, mais d’une France tyrannisée où oser formuler des vérités peut vous valoir de comparaître devant un juge d’Instruction.

Nous sommes sommés d’accepter le phénomène sans même pouvoir le décrire objectivement. La question est pourtant existentielle, viscérale, engageant tout notre passé et tout notre devenir collectif. Maintenant, nous y sommes, face au destin. Il ne sert à rien de pleurer sur ce qui n’a pas été fait hier. L’urgence est de mettre un coup d’arrêt à cette machine infernale, pour nous comme pour ceux qui veulent sincèrement s’assimiler à la culture française. Hier, Marion Maréchal Le Pen affirmait que, demain, la France serait peut-être une République islamique. L’avenir sera plus pathétique. Notre futur possible en 2050 serait plus probablement de vivre dans une République bananière tiers-mondisée, où les plus riches vivront à l’abri dans des quartiers fermés prévenant les assauts des enclaves islamiques vivant du narcotrafic. Les classes moyennes, disparues ou mises en néo-servage, formeront un lumpen entretenu par des revenus universels de solidarité. Est-ce là un horizon progressiste ?

Gabriel Robin

Tribune reprise de Causeur

Débat Mélenchon-Zemmour sur BFMTV, les fact checkers à la peine

BFMTV

Le débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour le 23 septembre 2021 sur BFMTV a été l’occasion de confronter deux conceptions de l’avenir de la France radicalement opposées. Les constats sur la situation de la France, en particulier sur le plan migratoire, ont également fortement divergé entre les deux hommes. Les fact-checkers de la chaîne d’information en continu n’ont pour l’occasion pas brillé par la pertinence de leurs éclairages. Un seul exemple suffit pour s’en convaincre.

Le nombre d’immigrés supplémentaires fact checké

La première partie du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour a porté sur l’immigration. Le service de « Vérif » de BFMTV s’est empressé de vérifier les propos d’Éric Zemmour selon lesquels « la France comptera 2 millions d’immigrés supplémentaires sous le quinquennat d’Emmanuel Macron ». Pour vérifier cette affirmation, les journalistes de la chaine ont fait appel au démographe Hervé le Bras.

Qui est ce « savant » tant vanté par Jean-Luc Mélenchon ?

Si Hervé Le Bras jouit d’une grande popularité à gauche, il est loin de faire l’unanimité dans le petit milieu des spécialistes de l’immigration.

Dans un interview au journal Le Figaro en février 2016, la démographe Michèle Tribalat revient sur les différentes manœuvres d’Hervé Le Bras durant les années 1990 pour disqualifier les travaux de l’Institut national d’études démographiques (INED), qui ne vont pas dans le sens de son orientation idéologique pro-immigration. L’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie (OID) a consacré le 30 septembre 2020 un article au démographe. Les nombreux biais méthodologiques commis par le « savant » dans ses estimations de l’immigration y sont exposés de façon méthodique.

Comme nous le relations dans un article du 20 février 2020, Hervé Le Bras fait partie des « spécialistes » favoris des médias de grand chemin, qui n’ont de cesse de minimiser l’ampleur de l’immigration que la France connait. À l’époque, c’était l’inénarrable Marlène Schiappa qui s’appuyait sur les travaux du démographe pour étayer ses affirmations face…à Éric Zemmour lors d’un débat télévisé.

Peut-on dans ces conditions présenter Hervé Le Bras comme un gage d’objectivité ?

Le magistrat Charles Prats n’a pas tardé à réagir sur Twitter aux chiffres minimant le nombre d’immigrés supplémentaires arrivant en France chaque année :

« Fact checking des fact checkers #DebatBFMTV Il y a effectivement 400.000 attributions de numéros de sécu à des gens nés à l’étranger chaque année depuis dix ans. Ce sont les données officielles de la sécurité sociale (fichier SANDIA). 3,5 millions attribués entre 2011 et 2020 ».

L’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie fait sur Twitter un décompte du nombre d’entrées en France durant l’année 2019 :

« 273.000 entrées de l’Insee ressemble aux 274.676 titres de séjour délivrés en 2019. Mais il faut aussi tenir compte des demandes d’asile, et des clandestins, 247 676 titres de séjour délivrés, 177 822 demandes d’asiles+ les clandestins ( ?) ».

Carences statistiques

L’OID commente la minoration par Jean-Luc Mélenchon de l’estimation d’Éric Zemmour du nombre d’immigrés extra-européens supplémentaires durant le quinquennat d’Emmanuel Macron :

« Au débat BFMTV, très grosse erreur de JL Mélenchon qui dit que les immigrés qui arrivent partent ensuite. Que disent les chiffres ? Pour l’immigré qui repart, plus de 3 immigrés arrivent dans le même temps. Au contraire, ceux qui quittent le pays sont plutôt nés en France… ».

Dans cette querelle de chiffres, il est utile de rappeler les carences des outils statistiques du gouvernement français pour mesurer tant le stock que les flux d’immigrés, relevées par Patrick Stefanini, un ancien haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur, dans livre paru en 2020 et chroniqué notamment par l’institut Polémia : « l’absence de registre des entrées et des sorties du territoire, la non-comptabilisation des mineurs étrangers et des demandeurs d’asile dans le nombre des premiers titres de séjour délivrés sont présentées comme des freins à une connaissance fine du nombre d’étrangers présents et entrant chaque année en France ».

Voir ce que l’on voit

À l’instar de Marlène Schiappa, de Jean-Luc Mélenchon et de BFMTV, ils sont nombreux à s’en remettre de façon aveugle au pseudo « savant » préféré des médias de grand chemin pour évaluer l’ampleur de l’immigration en France. Mais de quelque façon qu’on les torde, dans ce flou artistique savamment entretenu, les faits, une immigration considérable parfois organisée par le gouvernement français, sont là, têtus et visibles à l’œil nu. Pour qui se donne la peine non seulement de dire ce qu’il voit, mais aussi de voir ce qu’il voit, pour reprendre les mots Charles Péguy.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Débat Mélenchon VS Zemmour : ce qu’il faut retenir du débat !

24/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Durant plus de deux heures sur BFMTV, jeudi 23 septembre, l’éditorialiste et l’insoumis étaient face à face pour confronter leurs idées.



La « marche des libertés » fait un flop – Enfarinade et jérémiades

farine Mélenchon

Sale semaine pour Jean-Luc Mélenchon. Accusé de complotisme, contesté dans son propre camp, en chute libre dans les sondages, le Lider minimo de La France insoumise comptait sur une « grande mobilisation nationale contre les idées d’extrême droite » pour tenter de se relancer. Las, les manifestations n’ont rassemblé que quelques troupes étiques et les médias n’en ont retenu que « l’enfarinade » du candidat à l’élection présidentielle.

L’extrême gauche, qui aime jouer à se faire peur et à se croire en « résistance », organisait donc, samedi dernier, une série de défilés pour dénoncer la fameuse « menace d’extrême droite » qui est, comme chacun sait, le problème numéro un du quotidien des Français. C’est au départ de la manifestation parisienne, alors qu’il répondait aux questions des médias, que Jean-Luc Mélenchon a été « enfariné » par un individu rapidement écarté par le service d’ordre.

Prenant alors des accents dramatiques, le chef de La France insoumise a déclaré : « Il y a une grande tension. Là, je ne sais pas quel était le motif de me jeter de la farine dessus… C’est vraiment un seuil qui a été franchi. » Puis il a ajouté, avec de mâles accents : « Si vous ne me voyez pas plus ému que ça, c’est parce que ça aurait pu être pire… C’est fait pour intimider… Même si c’est pénible, il ne faut pas reculer. » Un véritable héros de la démocratie !

L’auteur présumé du jet de farine s’est présenté après les faits devant plusieurs journalistes comme un « souverainiste », « très énervé » et qui « ne croit pas au débat ». Il a été interpellé par les forces de l’ordre, ainsi qu’une seconde personne. Placés en garde à vous, ils seront jugés le 7 juillet pour violences sur personne chargée d’une mission de service public et complicité. Jean-Luc Mélenchon n’a pas porté plainte, estimant que c’était à l’Etat de le faire puisqu’il s’agissait d’« une agression contre un droit constitutionnel, celui de manifester ».

Malgré cet ajout inattendu de farine, la pâte gauchiste n’a pas levé et le bilan de la journée de mobilisation n’est guère réjouissant pour les sentinelles de la république en danger.

En effet, lancée par le député « insoumis » Eric Coquerel et le porte-parole de Génération.s Thomas Portes, la « marche des libertés » n’a réuni que 37 000 personnes dans toute la France, dont 9 000 personnes dans la capitale, selon les autorités (150 000 participants dans le pays, dont 70 000 à Paris, selon les organisateurs). Des chiffres qui frisent le ridicule lorsque l’on se rappelle que ce sont plus de cent organisations – de la CGT à l’Unef en passant par Attac, Oxfam, Youth for climate, France Nature Environnement, etc… – qui appelaient à manifester.

Face à cette déroute, on pourrait finir par penser que le bon peuple de France a d’autres préoccupations et d’autres priorités que de participer à une énième pantomime « antifasciste ». On en frémit…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 14 juin 2021

Grégory Roose : « On assiste à un basculement idéologique au sein des médias »

Grégory Roose

Grégory Roose, qui vient de publier un ouvrage, Journal d’un remplacé (en accès libre ici), décrypte l’affaire Papacito-Mélenchon. Quelle leçon tirer de ce psychodrame en trois actes, puisque même l’ancienne présidente du Brésil a apporté son soutien dans un tweet à Jean-Luc Mélenchon ? L’occasion d’évoquer, avec lui, ce qu’on appelle le Grand Remplacement ainsi que l’évolution de notre société et sa bulle médiatique.

Vous publiez Journal d’un remplacé en autoédition. Pourquoi ce journal, et en quoi êtes-vous un remplacé ?

J’ai écrit ce journal pendant deux ans, il est en libre accès sur mon site Internet. L’objectif est de montrer des exemples de Grand Remplacement et de Petit Remplacement à ceux qui nous opposent que le Grand Remplacement n’existe pas et est un fantasme d’extrême droite. Dans ce livre, je parle aussi beaucoup d’écologie, de la médiacratie, de la famille décomposée, du survivre ensemble… L’idée est de montrer en quoi toute la sphère idéologique progressiste qui nous fait croire que le monde change rapidement n’est pas vraiment sur la réalité du terrain. J’apporte des contre-exemples argumentés pour que les lecteurs puissent avoir des arguments de poids.

Un remplacement existe et se fait de manière progressive. Jean-Luc Mélenchon parle, lui, d’un métissage. Gauche et droite ont une appréciation différente de ce phénomène.

Jean-Luc Mélenchon est dans l’excès et prends le contre-pied en faisant ce genre de sortie comme avant les dernières présidentielles. Il ne refuse pas ce Grand Remplacement. C’est un constat, il suffit de se promener dans les villes de France pour s’en rendre compte, mais lui appelle ceci « le grand métissage ». Il n’a pas compris qu’il n’y aura pas de métissage à grande échelle, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire dans les spots publicitaires ou dans les médias. Le métissage n’est qu’une version partielle de ce qui se passe. Les gens vont vivre les uns en face des autres, les uns à côté des autres. Oui, une partie de la population venue d’ailleurs s’installe sur le territoire national et une autre partie indigène sera de moins en moins nombreuse, car on ne fait pas assez d’enfants, la démographie est en berne. Si nous sommes en face de personnes qui ont beaucoup plus d’enfants, à l’échelle de cent ans, c’est mathématique, il y aura une substitution de population.

Que révèle la récente polémique concernant les propos de Jean-Luc Mélenchon auxquels a réagi Papacito en vidéo. Une vidéo à laquelle l’ancienne présidente du Brésil Dilma Rousseff a répondu par un tweet de soutien à Jean-Luc Mélenchon.

Il y a là un bel exemple de l’effet papillon. À force de vouloir chercher le buzz pour exister médiatiquement, Jean-Luc Mélenchon est allé un peu trop loin et ne maîtrise plus l’art du buzz. Papacito l’a bien compris et a fait sortir cette vidéo au bon moment pour se faire connaître. Il s’est servi de ses adversaires idéologiques pour exister sur la scène médiatique.

Sur le fond, nous sommes davantage sur la dictature de l’émotion que sur le raisonnement à froid. Dans un monde normal, cela ne devrait pas exister et être relayé par les médias. Or, les médias sont avides de ce genre de choses pour pouvoir exister. Avec cette rivalité qui existe sur les réseaux sociaux, il faut aller de plus en plus vite et montrer des choses de plus en plus choquantes.

Revenir sur le fond et réagir à froid est précieux, c’est pour cela que la presse écrite existe.

Selon vous, tous les canaux culturels et d’information sont-ils dominés par la gauche ?

On assiste à un basculement idéologique, non pas au sein de la population générale, mais dans les médias qui sentent se fissurer cette bulle médiatique et métapolitique qu’ils maîtrisent.

Nos idées commencent à percer dans les grands médias progressistes, mais il va falloir maintenant un homme ou une femme politique qui soit soulevé par cette vague d’idées qui arrivent de manière décomplexée et les porte de manière ferme et assumée.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Papacito. La réponse à Jean-Luc Mélenchon [vidéo]

Papacito

09/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Papacito est venu chez VA Plus s’expliquer suite aux propos de Mélenchon après les récentes polémiques engendrées par sa vidéo.



Mélenchon, ou le complotisme décomplexé, par Ivan Rioufol

Le complotisme existe : il est à l’extrême gauche. Dimanche, sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : « Vous verrez que lors de la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Cela a été Merah en 2012 ; cela a été l’attentat de dernière semaine sur les Champs Elysées. Avant, on avait eu papy Voise dont personne n’a jamais entendu parler après. Tout ça, c’est écrit d’avance. Nous aurons le petit personnage sorti du chapeau. Nous aurons l’événement gravissime qui va une fois de plus permettre de montrer du doigt les musulmans et d’inventer une guerre civile. Voilà, c’est bateau tout ça ! ».

Mohamed Merah est ce terroriste islamiste qui, en mars 2012, avait tué sept personnes dont des militaires et trois enfants juifs assassinés dans l’école Ozar Hatorah à Toulouse. Aucun des journalistes présents lors de cette sortie du leader de la France insoumise n’a jugé bon de le questionner sur son déni du djihad, mené par Merah au nom d’Al-Qaïda, ni sur la dimension antisémite de l’attentat. Ce refus de l’extrême gauche de reconnaître la responsabilité des fanatiques de l’islam dans les crimes qu’ils commettent au nom d’Allah est une forme de complicité. En choisissant de victimiser les musulmans plutôt de dénoncer des meurtres commis en leur nom, Mélenchon dévoile sa soumission à une idéologie conquérante, violente, totalitaire. II est le traître, évoqué dans mon dernier essai (Les Traîtres).

Ce complotisme chimiquement pur sera-t-il décortiqué par les médias moutonniers ? Peu probable : ils ne voient de manigances et de conspirations que chez ceux qui refusent les discours obligés du Système. Pour la meute à carte de presse (à carte de paresse, devrais-je écrire), le bon complotiste ne peut être que de droite ou d’extrême droite. L’Express de cette semaine consacre sa une à Philippe de Villiers, qualifié de « Meilleur complotiste de France ».

L’Express reproche notamment à l’essayiste à succès, créateur du Puy du Fou, de prévenir du risque d’un monde numérisé et totalitaire, tel qu’il en voit l’élaboration dans le livre de Klaus Schwab : « Covid-19 : La Grande réinitialisation ». Mais c’est bien le fondateur du sommet mondialiste de Davos qui écrit (page 278) : « Nous devons sans tarder mettre en route la Grande réinitialisation (…) La pandémie nous donne cette chance : elle représente une fenêtre d’opportunité rare mais étroite pour réfléchir, réimaginer et réinitialiser notre monde ».

En réalité, les accusations en complotisme sont généralement faites pour étouffer des opinions divergentes et imposer les oeillières. Les prétendus lanceurs d’alerte ne voient rien de l’inquiétante dérive de la gauche radicale, toute entière mobilisée dans un rapprochement avec l’islam, quitte à s’aveugler de ses folies guerrières. Mélenchon s’est déshonoré, mais les médias aussi.

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 juin 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol