Jordan Bardella : « Toutes les composantes de la NUPES ont appelé à voter Macron ! Mélenchon et ses amis ont fait réélire Emmanuel Macron, puis font mine de s’opposer à lui sur les plateaux »

Ensemble vs Nupes, la vraie-fausse opposition

macron mélenchon

Macron et Mélenchon ? L’un contre l’autre, mais tout contre, dira-t-on. Le premier voit la France comme un « palimpseste », lors d’un discours prononcé dans la cité phocéenne, ce 2 juin : « Marseille, c’est une ville-monde qui est le palimpseste des migrations et d’une France accueillante, avec toutes les défis que cela suppose et toutes les difficultés. » Pour mémoire, un « palimpseste » est un « parchemin dont la première écriture a été grattée ou lavée, et qui fait place à un nouveau texte », à en croire le dictionnaire.

Le second développe peu ou prou semblable feuille de route, même si oubliant son discours tenu en 2017, dans la même ville, à tendancieuse teneur antimigratoire : « La première tâche est de permettre à chacun de vivre chez soi. » Cinq ans auparavant, lors de l’élection présidentielle de 2012, il affirmait pourtant : « Hier comme aujourd’hui, je me réjouis que la France soit métissée. » En 2017, son alter-égo élyséen affirmait : « Il n’y a pas de de culture en France, il y a des cultures en France. » Bref, ces Laurel et Hardy ou ces Dupond et Dupont, se félicitent, chacun à leur manière, de cette « créolisation de la France » si chère au patron de la Nupes et à celui d’Ensemble.

Pour le reste, au moins sont-ils d’accord pour faire « barrage à l’extrême droite » ; ce avec cinquante nuances allant du rose au rouge, entre un Jean-Luc Mélenchon assurant que ses électeurs devront aller voter en pleine conscience, le dimanche 12 juin 2022, mais aussitôt démenti par l’un de ses bras-droits, Adrien Quatennens, le lundi suivant, affirmant que pas une voix ne doit aller à l’extrême droite. Du côté du Château, c’est un peu pareil en à peine différent : il s’agit de faire barrage aux extrêmes, mais plus à ceux de droite que de gauche.

Plus sérieusement, qu’est-ce qui différencie aujourd’hui ces deux mouvements arrivés en tête des dernières élections législatives ? Certes, il y a ces programmes consistant à persister dans le racket fiscal, mais l’économie n’est pas tout, surtout quand on sait que les deux mouvements en présence, même si rivalisant d’écologie et de circuits courts, ne remettent, à aucun moment le libre-échangisme mondialisé, principal facteur de pollution planétaire. D’un point de vue historique, la nation n’est pour eux que simples concepts : « start-up nation » d’un côté et « France créolisée » de l’autre. Le pays charnel ? Connaît pas.

D’ailleurs, quand Emmanuel Macron nomme Pap Ndiaye à l’Éducation nationale, qu’aurait fait Jean-Luc Mélenchon ? Nommer Rokhaya Diallo, peut-être… Simple question de nuances, une fois de plus.

De fait, quels seront les rapports de forces dans la future Assemblée ? Une complicité tacite, tout d’abord, que seuls pourraient éventuellement venir égratigner des différents telles que les centrales nucléaires – facilement négociables, pour peu qu’on y mette une touche verte – ou, plus délicat, la sortie de la France de l’Otan. Gageons que nos Insoumis en peau de lapin, même si ce revendiquant d’un gaullisme de gauche pour le moins rétroactif pourraient tôt y renoncer.

En fait, les uns (le parti présidentiel) et les autres (le parti d’opposition auto-désigné) participent finalement du même projet. Les premiers détricotent la France par le haut tandis que les seconds font tout pareil par le bas. Comme quoi la France de la City londonienne et celle des ZAD ont au moins l’internationalisme débridé et la détestation des frontières en commun. Voilà qui rappelle assez bien les combats de catch truqués du siècle dernier, quand s’affrontaient Bourreau de Béthune et Ange blanc, se répartissant les rôles en faisant mine de se mettre des roustes, alors que les coups donnés n’y étaient que de théâtre. Le public y trouvait alors son compte, quoique depuis devenu de plus en plus exigeant, pourrait bien se retourner vers un adversaire autrement plus crédible au système en place, le Rassemblement national, en l’occurrence. Réponse dimanche prochain.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Cette semaine dans Valeurs actuelles : La mafia Mélenchon – Alban Gervaise, cet assassinat qu’ils ont voulu étouffer

Législatives : c’est ballot ! – Pour le second tour : ni Macron ni Mélenchon !, par Francis Bergeron

macron melenchon

Le second tour des législatives s’annonce riche en ballottages. La survie de la macronie impose à celle-ci de ne pas lancer un front républicain qui mettrait la Nupes en tête, et donc de laisser gagner çà et là les candidats RN… Une position mal commode que le camp national a tout intérêt à exploiter.

Les urnes ont parlé, mais elles ont parlé très bas, avec seulement 47,5 % de votants. Un record historique de désintérêt pour des législatives. A l’issue de ce premier tour, il y a un vainqueur : Mélenchon, qui fait miroiter une victoire de la NUPES le 19 juin. Il y a surtout un perdant : Macron. Le recul du camp présidentiel va bien au-delà de ses prévisions les plus pessimistes et lui laisse craindre une chambre majoritairement hostile.

Samedi 10, à Paris, de la place Blanche à la place de la République, 8 000 personnes, représentant plus de cent organisations, avaient défilé « contre le racisme et l’extrême droite », répondant à l’appel des groupuscules d’extrême gauche antifas et black blocs. Il s’agissait d’une ultime opération d’intimidation pour décourager les Français de voter pour les candidats patriotes. « Pas d’élus pour les fascistes », scandaient les participants de cette « marche des libertés » (sic).

Mélenchon s’y était fait entartrer par un jeune homme, apparemment nationaliste, ce qui a donné l’occasion au grand timonier de LFI de se présenter comme une victime, évoquant un acte « lâche », qui « aurait pu être pire ». A quoi pensait-il ? A un égorgement à la façon de ses amis islamo-progressistes ?

Mais les incantations de dernière heure des adeptes des lendemains qui chantent ne semblent pas avoir eu d’impact sur les électeurs : le RN a recueilli environ 19 % des suffrages, et Reconquête (les partisans de Zemmour), 4 %. Dans une forme de scrutin qui a toujours été très défavorable aux candidats nationalistes, le RN et Reconquête ne s’en sortent pas trop mal, en matière de pourcentage des voix recueillies. Nous retrouvons une France partagée entre trois courants : la gauche, le marais macronien, et la droite. LR confirme son effacement progressif, même si les projections en sièges laissent entendre que ce parti pourrait en obtenir davantage que le RN.

Un « front républicain » impossible à mettre en place

Quant à Eric Zemmour, qui avait fortement animé la campagne présidentielle, le voici marginalisé, comme le furent avant lui Mégret et Philippot. 4 % des voix pour Reconquête, c’est trois points de moins que son score à la présidentielle, Cet échec est d’autant plus cruel que Zemmour était entré en politique sur l’argument qu’il était mieux placé que Marine Le Pen pour faire échec à Macron.

Certes les résultats du RN au premier tour ne laissent pas espérer une forte représentation parlementaire pour ce parti – on parle de 15 à 30 députés. Mais le risque de rééditer la contre-performance de 2017 (huit élus en tout et pour tout) s’éloigne, et la probabilité de pouvoir constituer un groupe parlementaire est désormais quasi certaine.

D’autant que le duel qui se met en place dans la plupart des circonscriptions va opposer un candidat NUPES à un candidat macroniste. Dans ces circonscriptions-là, le RN est généralement arrivé en troisième position. Il devient donc l’arbitre du scrutin. Ni Mélenchon ni Macron ne peuvent se permettre de constituer, à la différence de 2017, un « front républicain » contre les candidats patriotes. Mélenchon compte sur un électorat RN sensible aux questions de pouvoir d’achat et de retraite. Les macronistes vont devoir convaincre ces mêmes électeurs que la NUPES accentuera l’insécurité et le communautarisme. Chaque camp développera son discours en prenant garde de ne pas indisposer les électeurs RN à leur égard. La manœuvre est délicate.

Dans le cas d’une confrontation de second tour du RN contre la NUPES ou du RN contre des macronistes, la situation ne sera pas plus confortable car les écarts en voix comme en espérance de sièges sont si faibles entre la NUPES et les macronistes que les uns comme les autres ont un intérêt évident à envoyer à la Chambre un député RN de plus plutôt qu’un élu susceptible de donner un avantage déterminant au camp d’en face. On l’a bien senti en écoutant Castaner tenter laborieusement de ne pas répondre aux questions des journalistes de BFM sur la mise en place de l’habituel « front républicain contre l’extrême droite ».

53,96 % pour Marine Le Pen

Dimanche prochain, pas une voix ne devra manquer aux candidats du RN ni aux quelques autres candidats de la droite nationale présents au second tour. Rien n’est joué, il est donc important de voter, là où sont présents des patriotes au second tour.

Nous détaillerons cette semaine nos espérances d’élection de députés, mais notons d’emblée l’excellent score de Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais : 53,96 %. Elle manque sa réélection dès le premier tour en raison du taux d’abstention. Dans ce département, les scores des candidats RN allaient de 27 à 47 % des voix. Dans d’autres régions, les scores du RN laissent également espérer des sièges.

« Et Caroline Parmentier ? », nous ont demandé certains lecteurs dès 18 heures. Dans la 9e circonscription du Pas-de-Calais, elle a obtenu 30,79 % des voix, ce qui peut lui laisser espérer une élection au second tour. Notons que Caroline, qui assistait au dépouillement dans la petite ville de Chocques, située dans sa circonscription, y a recueilli 43,75 %, au grand dam du maire socialiste : il était présent, et a demandé à ses administrés de la siffler à l’énoncé des résultats. Quelle élégance !

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 13 juin 2022

Macron et Mélenchon : un mariage pour notre enterrement, par Clément Martin (Les Identitaires)

macron mélenchon

Beaucoup de commentateurs ont prétendu que la fin du premier mandat et la deuxième campagne présidentielle de Macron étaient le signe de son virage à droite. Le président aurait liquidé ce qui le rattachait à son passé d’homme du Parti socialiste pour embrasser une politique plus à droite, c’est-à-dire libérale et sécuritaire. Par conséquent, à la suite des résultats de la présidentielle et pour les législatives qui se prépare, Mélenchon apparaît comme l’ennemi naturel du président réel. Il n’en est rien.
Deux ennemis déclarés des libertés et de la prospérité

Dans une interview à la presse régionale[1], Emmanuel Macron fustigeait le programme de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (NUPES) : celui-ci, rempli de promesses d’interdictions et de taxation, serait liberticide, contrairement au projet de Renaissance (nouveau nom de La République en marche). Derrière les déclarations et la mise en scène, un constat s’impose pourtant : le quinquennat de Macron n’a pas été placé sous le sceau des libertés et de la prospérité, mais bien sous celui des restrictions et de la paupérisation généralisée.

En premier lieu, la répression délirante des Gilets jaunes ne fut pas la démonstration d’un président soucieux de la préservations des libertés fondamentales mais celle d’un manager tyrannique, offusqué que les Français de souche actifs aient eu l’outrecuidance de demander à pouvoir vivre décemment de leur travail. Les dissolutions d’organisations politiques jamais condamnées (Génération identitaire) prouvent quant à elles que le pluralisme et le libéralisme de la macronie ne sont que des discours publicitaires destinés à son électorat de boomers fanatisés. Enfin, les mesures sanitaires profondément liberticides et inefficaces ont joué un rôle direct dans la gestion désastreuse de l’économie ; les réductions faméliques de l’impôt étant annulées par l’explosion de la dette qui n’est, rappelons-le, que de l’impôt différé. La prolifération des divers chèques est un pas franchi dans la soviétisation de l’économie française : plutôt que de laisser les Français dépenser ce qu’ils gagnent comme ils l’entendent, des chèques (financés eux-aussi par l’impôt, évidemment) sont mis en place pour infantiliser l’économie, transformée en récolte de bons points et de gommettes pour les citoyens. On voit mal la différence avec le programme socialo-communiste d’un Jean-Luc Mélenchon, trotskiste mal dégrossi et admirateur des républiques bananières corrompues d’Amérique latine.

Invasion, domestication, rééducation : 3 principes partagés

Sur les mœurs et l’immigration, les différences sont également quasi-inexistantes. D’un côté comme de l’autre, les objectifs sont les mêmes : toujours plus d’immigration et toujours plus de propagande LGBT et de rééducation du peuple français au nom du « progrès ».

Les images de la fête de la Musique 2018[2] donnaient le ton : entouré de danseurs africains habillés comme des clochards festifs, le président affichait un grand sourire qui révélait une satisfaction non-dissimulée à l’idée de voir la France se transformer en carnaval multiculturel. L’univers mental de Mélenchon est évidemment le même : celui qui ne « pouvait pas survivre » entouré de « blonds aux yeux bleus[3] » et chantre de la « créolisation » ne prépare pas autre chose pour notre pays : l’invasion toujours plus dantesque de notre civilisation par des masses venues du Sud, afin de faire payer les Européens pour le crime de la colonisation. Tous deux antiracistes fanatiques, Macron et Mélenchon poursuivraient avec résolution et la plus grande conscience le travail de sape de notre identité : les officines subventionnées (SOS Racisme, LICRA, etc.) ont décidément de beaux jours devant elle. D’ailleurs, la nomination de Pap Ndiaye à la tête de l’Éducation nationale est la preuve de la proximité entre les deux hommes quant à leurs visions pour la jeunesse. À la limite, Mélenchon a une position plus modérée (et donc dangereuse) sur l’islamisme, qui ne constitue pas pour lui un danger existentiel pour la vie des Français – mais quand on voit la faiblesse avec laquelle Macron a lutté contre ce danger, on se dit que le résultat serait bien proche dans les faits.

Les ADN de Macron et de Mélenchon se conjuguent dans la cohérence de leur projet effectif (et non dans les discours vides de sens) : encourager l’inflation d’un État toujours plus obèse et la venue toujours plus pléthorique de masses immigrées pour punir et affaiblir le peuple français. Le seul obstacle à la domination totale du tandem Ensemble-NUPES à l’Assemblée nationale, ce sont les egos surdimensionnés de leurs dirigeants respectifs, persuadés d’être habités par une mission politique. Et comme toujours, c’est la France et l’Europe qui en feront les frais, au sens propre comme au figuré.

[1] https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/entretien-ma-nouvelle-methode-les-confidences-d-emmanuel-macron-4af35d24-e355-11ec-afe2-d5ee186a9723
[2] https://www.youtube.com/watch?v=8PIkVQOO24E
[3] https://www.dailymotion.com/video/x81bg0p

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La Macronie peut-elle vaciller ?

mélenchon

Confortée par la confortable réélection (grâce notamment aux castors de la gauche « barragiste » et aux épiciers de la droite bourgeoise) de son champion, la Macronie avait retrouvé toute la morgue condescendante qui a caractérisé ses cinq premières années de règne. Elle assumait crânement les mensonges éhontés de son ministre de l’Intérieur quant aux razzias du Stade de France et applaudissait à tout rompre Elisabeth Borne invitant une handicapée à aller bosser plutôt que se plaindre. Par là, les petits minets de la start-up nation et les vieilles haridelles libérales ont peut-être péché par excès de confiance et plusieurs éléments semblent commencer à assombrir le ciel jupitérien dans l’optique des élections législatives dont le premier tour se déroule ce dimanche 12 juin. Pour divers observateurs, la large majorité prévue pourrait ne pas être au rendez-vous et l’ombre mélenchoniste se fait de plus en plus inquiétante. En effet, les candidats de l’alliance des gauches ont réalisé une indéniable percée lors du vote des Français de l’étranger et, même si la sociologie de cet électorat est trop particulière pour en tirer des conclusions générales, cela constitue néanmoins un indice qu’il serait inconséquent de négliger.

Par ailleurs, la surexposition médiatique du chef des « insoumis » l’a incontestablement installé dans le rôle de « premier opposant » (bien qu’il ne soit arrivé que troisième de l’élection présidentielle) à Emmanuel Macron et comme possible Premier ministre, créant ainsi une véritable dynamique « à la gauche de la gauche » que l’on peine à discerner ailleurs et notamment dans le camp national qui paraît, hélas, être sorti de l’équation. D’après les sondages (dont il faut certes toujours se méfier, qu’ils soient bons ou mauvais…), le RN semble marquer le pas tandis que Reconquête ne parvient pas à décoller. Dans ce contexte, on pourrait aboutir à la situation ubuesque d’un courant politique qui a rassemblé plus de 40 % des voix au second tour du scrutin présidentiel et qui ne soit finalement représenté à l’Assemblée nationale que par une dérisoire poignée d’élus. Ce n’est pas beau, juste et bon, quand même, la démocratie ?

Aux électeurs patriotes de se mobiliser pour faire échec à ce sombre scénario, bien sûr, mais, quoi qu’il en soit, c’est aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon qui apparaît comme la menace la plus immédiate et la plus pressante pour la Macronie. A tel point qu’Oliver Véran a cru bon de monter au créneau contre ce dernier. L’ancien ministre de la Santé s’est en effet montré très critique du programme de La France insoumise et, jouant sur la peur comme il l’a toujours cyniquement fait, a promis « une crise institutionnelle qui rendrait le pays ingouvernable » si le parti présidentiel n’obtenait pas de majorité. Le désormais ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et de la vie démocratique a également insisté sur le caractère « extrémiste » de Jean-Luc Mélenchon qui ne se serait nullement « recentré avec la NUPES ». Gageons toutefois que tous ces braves gens, une fois passée la comédie de la campagne électorale, sauront toujours se retrouver d’accord sur au moins un point, un objectif : faire disparaître les dernières traces de la France traditionnelle que nous aimons.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 9 juin 2022

Jusqu’où ira Mélenchon ?

Jean-Luc Mélenchon

Jusqu’où ira le bientôt ex-député des Bouches-du-Rhône ? Personne, ou presque, ne croit un seul instant que Jean-Luc Mélenchon sera Premier ministre, mais ce n’est pas grave : plus c’est gros, plus ça passe. Alors, à moins d’une semaine du premier tour des élections législatives, Jean-Luc Mélenchon, qui n’est pas candidat à ces élections, et ses affidés mettent les bouchées doubles. Pas question de faire dans la dentelle. Que du lourd. Objectif : mobiliser l’électorat du premier tour de la présidentielle, voire plus si affinités. Tout est bon donc – non pas dans le cochon, bien sûr – pour battre le rappel.

Ainsi, Manuel Bompard, second couteau de Mélenchon, qui lance à la cantonade : « Si bonhomme, tu vas le nommer ! » « le », pour Jean-Luc Mélenchon, « bonhomme », pour Emmanuel Macron. « Très gaullien », le chef de l’Etat vient en effet d’affirmer qu’en cas de cohabitation, « aucun parti ne peut imposer un nom ». En principe, c’est vrai. Dans la réalité, c’est une autre paire de manches. Si, des urnes les 12 et 19 juin, devait sortir une cohabitation, ce qu’à Dieu ne plaise, la vérité serait probablement entre les deux. Le président de la République a le pouvoir de nommer le premier ministre, l’Assemblée nationale celui de voter la censure du gouvernement. Du reste, rappelons au « très gaullien » Emmanuel Macron que la seule fois où un gouvernement fut contraint de démissionner après la censure de l’Assemblée nationale, ce fut… sous De Gaulle, le 5 octobre 1962. Le général décida alors la dissolution de l’Assemblée. Ce que pourrait faire Macron (poursuivons notre petit roman de politique fiction). Et après ? Mais nous n’en sommes pas encore là…

Ce qui est inédit, aujourd’hui, c’est, non pas la violence des propos politiques (cela a toujours existé : en 1962, justement, l’opposition parlait de « forfaiture » lorsque De Gaulle décida le référendum sur l’élection au suffrage universel du président de la République), mais leur grossièreté : « Si bonhomme, tu vas le nommer ! » « Forfaiture » ne doit plus être à portée du premier porte-flingue ! De Gaulle disait que la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille de la Bourse. Aujourd’hui, les poubelles ont remplacé les corbeilles.

Alors, jusqu’où iront-ils ? On commence à avoir une petite idée. La triste affaire du refus d’obtempérer qui a causé la mort d’une jeune femme, samedi soir, a donné l’occasion à Jean-Luc Mélenchon de donner la pleine mesure de ses moyens : « La police tue et le groupe factieux Alliance justifie les tirs et la mort pour « refus d’obtempérer ». La honte c’est quand ? » Mélenchon n’a pas écrit « un policier tue » mais « la police tue ». Le bonhomme, pardon, l’homme connaît trop bien la langue française pour avoir commis cet « amalgame », comme on dit, par erreur. Tout est pesé. Pesé à l’aune des élections qui viennent. Evidemment.

Alors, encore une fois, jusqu’où ira Jean-Luc Mélenchon ? Encore une fois, on a une (autre) petite idée sur le sujet : rassurez-vous, cela n’ira pas plus loin que le 12 juin, dans la plupart des cas ! Car, si au soir du premier tour de l’élection présidentielle, l’Insoumis en chef avait expliqué que pas une seule voix ne devait aller à Marine Le Pen, on peut imaginer que ses affidés, candidats sous l’étiquette Nupes, qui ne pourront se qualifier pour le second tour, appelleront sans barguigner à « faire barrage » contre qui vous savez et donc, par conséquence, très souvent, à voter pour le candidat de la Macronie… Au fond, c’est une forme de cohabitation !

Des bonshommes, il y en a de toutes sortes : entre le « bonhomme » tout court, le « grand bonhomme », le « petit bonhomme », sans oublier, bien sûr, le « petit bonhomme en mousse »…

Georges Michel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Mélenchon fait ch*** Michel Sardou!

Sardou

La star de la chanson Michel Sardou quittera la France si Jean-Luc Mélenchon devient Premier ministre.

« Attention, je me tire ! » Dans un grand entretien à Paris Match, Michel Sardou révèle qu’il envisage de quitter le pays, si Jean-Luc Mélenchon devient Premier ministre. Dans le même temps, Michel Sardou dit aussi que si cela se produit, il fera un grand-duché en Normandie, protégé par des barrières… Bref, c’est une boutade.

Mélenchon Premier ministre ? Un accident

Mélenchon, exceptionnellement, n’a pas éructé mais a écrit un tweet fort affectueux: « Je veux vous convaincre de rester en France quand nous aurons gagné. Beaucoup de Français vous aiment et le pays a besoin de votre affection aussi. » En revanche, ce qui est vrai, c’est que Michel Sardou ne croit plus à la politique : « Mitterrand avait le charisme, Rocard a donné de l’espoir, Chirac était sympathique, mais Mélenchon promet n’importe quoi. Macron ce qu’il dit, il ne le fait pas. Son en même temps me fait chier. Bref, s’il y a une chanson à faire avec la politique c’est « je n’y crois plus ». Pour faire bonne mesure, il ajoute que ce siècle, pardon, est à chier : avec les réseaux sociaux, metoo ou l’écriture inclusive.

Ce pays est bouffé par les normes et la bureaucratie, selon lui. C’est comme si tous ces règlements avaient été inventés pour aller à l’encontre du bonheur des gens.

Le privilège

N’est-ce pas là la complainte d’un privilégié ? Le vrai privilège, c’est de pouvoir le dire. Comme Sardou, des millions de gens pensent que c’était mieux avant. Mais s’ils le disent, ils sont traités de réacs ou de ploucs. Et s’ils n’aiment pas leur époque, pour parler un peu comme Sardou, c’est parce que ce sont de vieux cons.
Plus sérieusement, la réalité, c’est que beaucoup de Français sont désespérés par l’état de leur pays. Les événements récents du Stade de France sont emblématiques de ce délitement dont parlait déjà la tribune des généraux. Ce désespoir est aggravé par le sentiment d’impuissance. On ne sait plus quoi faire, on ne sait pas comment changer les choses. On ne croit plus à la politique, et on regarde avec envie les Britanniques qui à travers la Reine célèbrent ce qui les rassemble.

La France, un corps mort pour des cormorans?

Sans doute Michel Sardou ne devrait peut-être pas dire, même pour blaguer, qu’il envisage de partir, car des millions de Français qui partagent son désenchantement ne peuvent pas caresser cette échappatoire de leur côté. Mais, il peut au moins être leur porte-parole.

Et puis, comme le disait l’intellectuel italien Antonio Gramsci, il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. Autrement dit, quand une partie des élites pratique le déni de réel, la lucidité est la première forme de résistance… Alors, merci monsieur Sardou !

Cette chronique d’Elisabeth Lévy a initialement été diffusée sur Sud Radio.

Tribune reprise de Causeur

Vote communautaire : une menace à peine voilée – Mélenchon dépassé par un parti musulman

melenchon vote musulman

Jean-Luc Mélenchon a construit une grande partie de sa stratégie électorale pour l’élection présidentielle sur la séduction des quartiers abusivement appelés « populaires », qui sont en réalité les cités de l’immigration. Et pour capter cet électorat des néo-Français et des musulmans de France, il n’a pas épargné ses efforts : éloge passionné de la « créolisation » de la société, promotion du droit du sol intégral, défense du voile islamique, attaques contre la police toujours suspecte de « racisme », et promesse de revenir sur la pourtant bien timide loi macronienne « contre le séparatisme ». Indiscutablement, ses exercices de danse du ventre ont porté leurs fruits puisque le candidat de l’extrême gauche est arrivé en tête des suffrages dans nombre de ces zones que certains appellent « les territoires perdus de la République ». Pas perdus pour tout le monde en l’occurrence. En fin de compte, 69 % des électeurs musulmans ont voté pour le chef de file des « insoumis » au premier tour de la présidentielle 2022.

Avec de tels résultats, l’insoumis en chef pouvait penser avoir remporté la timbale, devenant le « leader » incontesté de la « nouvelle France » multiethnique et islamisée. Las, c’était faire preuve de beaucoup d’optimisme et d’une totale cécité face aux mouvements profonds qui travaillent l’Hexagone. Car malgré toute sa bonne volonté, Jean-Luc Mélenchon reste un homme blanc, athée et bourgeois, bref un vestige de la « France d’avant » qu’il a certes totalement trahie mais dont il reste le pur produit. Or ce profil ne convient pas du tout à une part grandissante de la population issue de l’immigration qui n’entend plus déléguer le pouvoir à des « babtous », fussent-ils serviles, mais bien prendre elle-même en main la défense de ses intérêts et la promotion de ses objectifs communautaires. C’est ainsi que l’Union des démocrates musulmans de France, un parti communautaire islamique, a annoncé avoir investi une centaine de candidats pour les élections législatives de juin prochain. Des candidats qui se trouveront donc en concurrence directe avec ceux de « l’union de la gauche » menée par Mélenchon.

Créée en 2012 par Nagib Azergui, un ingénieur en télécommunication, l’UDMF avait seulement présenté une dizaine de candidats aux élections législatives de 2017. Cinq ans plus tard, le mouvement en annonce une centaine, principalement concentrés dans les bastions du vote communautaire musulman (48 candidats en Ile-de-France, 16 en Auvergne-Rhône-Alpes). Cette croissance exponentielle est une démonstration irréfutable du développement du communautarisme musulman dans notre pays, d’autant que l’UDMF est ouvertement islamiste comme le montre son tract de campagne où est représentée une femme voilée. Le parti est d’ailleurs régulièrement pointé du doigt comme étant une émanation de la confrérie des Frères musulmans, mouvement par ailleurs interdit dans nombre de pays musulmans comme l’Egypte et la Syrie.

Le petit timonier Mélenchon sera-t-il à son tour « grand remplacé » par ceux-là mêmes qu’il a tant flattés et cajolés ? C’est un scénario, énième version de l’arroseur arrosé, qui apparaît fortement probable et dont on pourrait sourire s’il n’était pas, malgré tout, un nouveau et inquiétant symptôme de la profonde transformation ethnico-culturelle de notre nation.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2022

Nupes: peut-on faire lit commun et chambre à part? – La drôle d’union de la gauche

bouhafs melenchon

Là où à droite l’union avec l’extrême-droite est un tabou, l’union de l’ensemble des forces à la gauche de l’échiquier politique, y compris avec les extrêmes, fait l’objet d’une véritable mystique.

Au point que l’on peut avoir l’impression que l’affichage de l’union suffit à contenter l’électeur, sans qu’il soit nécessaire que le chemin soit très clair, voire même en l’absence de projet commun. Pire, affublé du manteau de l’« union de la gauche », même l’accord le plus boiteux est présenté comme l’annonce d’une victoire qui ne saurait être empêchée que par un système injuste et dévoyé. C’est ainsi que Jean-Luc Mélenchon présente la NUPES, Nouvelle Union Populaire, Ecologique et Sociale comme le troisième tour de la présidentielle, celui censé doter la France d’un gouvernement effectif, et fait semblant d’être candidat au poste de Premier ministre, afin que même les législatives soient une ode à sa personne. Or, non seulement les institutions ne sont pas conçues dans ce but, mais le leader de LFI croit tellement peu à cette histoire qu’il ne fait même pas semblant d’avoir adossé cette soi-disant union de la gauche sur un quelconque programme commun.

Intérêts bien compris…

Le problème c’est que cet accord d’appareil, bouclé à la va-vite, sur les seules bases de l’intérêt bien compris de sortants qui ne veulent pas perdre leur place, fait l’impasse sur tant de sujets de dissensions qu’il n’a pas fallu bien longtemps pour que ressorte, autour de candidatures symboliques, la poussière qui avait été mise sous le tapis. La candidature de Taha Bouhafs est devenue le révélateur gênant de la véritable nature de LFI et a mis les différents partis de gauche devant la vraie nature des leurs noces. Adrien Quatennens a beau jeu de parler des centaines de circonscriptions où les accords paraissent stables, pour essayer de faire passer le scandale autour de la candidature de Taha Bouhafs pour un épiphénomène. Elle est, au contraire, révélatrice des fractures réelles qui font de la NUPES une simple machine électorale et non un espoir politique.

Taha Bouhafs est archétypal de la dérive islamogauchiste du parti de Jean-Luc Mélenchon, proche des islamistes du CCIF et de Barakacity, c’est un identitaire qui considère que l’appartenance raciale prime sur tout et doit déterminer les comportements. C’est ainsi qu’il avait traité la policière Linda Kebbab, d’ « arabe de service », car pour lui, servir l’Etat français c’est être littéralement traître à sa race, apporter sa caution à la « persécution des musulmans ». Taha Bouhafs, c’est aussi celui qui avait provoqué l’expulsion d’Henri Pena-Ruiz de LFI. Le philosophe, spécialiste de la laïcité, avait eu le malheur de rappeler, lors des universités d’été du mouvement, en 2019, qu’en France on avait le droit et la liberté de critiquer les religions. Il a été victime d’une véritable campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux et au sein du parti. Campagne orchestrée notamment par Taha Bouhafs. Car l’ancien candidat qui se victimise aujourd’hui est connu pour son agressivité sur les réseaux et les logiques de meute qu’il sait si bien orchestrer. Ce sont ces faits qui ont amené Fabien Roussel à s’interroger sur l’opportunité de présenter un tel personnage à la députation. “Je ne comprends pas que LFI puisse présenter sous ses couleurs quelqu’un qui a été condamné en première instance pour injure raciale”. Il n’était pas le seul à s’étonner et l’affaire Bouhafs a poursuivi tous les représentants de la LFI depuis que la candidature a été annoncée. D’Alexis Corbière à Adrien Quatennens, on ne compte plus les grands moments de solitude médiatique et les circonvolutions de langage déployées pour défendre l’indéfendable. Taha Bouhafs serait ainsi victime de calomnies ou de la haine de l’extrême-droite. Il serait harcelé parce que jeune, d’origine maghrébine et sans diplôme. Hélas, il n’est victime que de son comportement, et ce qui lui est reproché ce sont des faits, des actes, des écrits. Il est même comique d’entendre tous les leaders LFI interrogés expliquer qu’il n’a jamais été condamné pour « injure raciale » mais pour « injure publique » en oubliant que le vrai intitulé de la condamnation est « injure publique à raison de l’origine », ce qui est difficile à distinguer d’attaques racistes. La position était dure à tenir même pour des spécialistes de la malhonnêteté intellectuelle et Taha Bouhafs a été débranché pour éviter que l’on discute plus de l’islamogauchisme de la LFI que du retour de l’union de la gauche.

Mélenchon tient les banlieues communautarisées, et ne veut plus les lâcher

Sauf que la clientèle des quartiers, sensible au discours sur la « persécution des musulmans » sur lequel prospère en partie la boutique LFI, ne doit pas manquer à Jean-Luc Mélenchon s’il veut faire de ces législatives une démonstration de force. La solution est donc de lâcher Taha Bouhafs, pour préserver la mystique de l’union de la gauche et de faire porter le chapeau au PCF. Cela évite de cristalliser l’opinion sur un candidat qui illustre parfaitement la dérive racialiste et les proximités avec les islamistes de LFI d’un côté, tout en entonnant le grand air de la victimisation et de la persécution d’un jeune militant musulman sur les réseaux. Et voilà Taha Bouhafs élevé au rang de voix de « ceux qui ne sont rien », dans le même temps que le retrait de sa candidature devrait rapidement calmer le jeu et permettre de réinstaller la campagne autour de la thématique de l’élection du Premier ministre. Le problème est qu’une partie des militants LFI ne se caractérisant ni par leur sens de la modération ni par leur adhésion à la discipline de parti, Fabien Roussel et le PCF subissent de telles attaques sur les réseaux sociaux que l’on se demande si la NUPES, à peine née, tiendra jusqu’aux élections.

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Thierry Ardisson : « Mélenchon fait le sympathique dans les médias, mais il faut lire son programme ! On ne peut pas soutenir des gens aussi tolérants avec les islamistes »

Grâce à Macron, Mélenchon en terrain conquis

Le « barrage à l’extrême droite » laisse l’extrême gauche en terrain conquis. C’est à un jeu de dupes que s’est prêté le candidat Emmanuel Macron en brandissant la menace qu’aurait fait courir Marine Le Pen pour la République et pour la France. En réalité, il y a bien un néofascisme qui vient : il montre, ici et là, sa face hideuse, sectaire, violente. Mais cette régression totalitaire se dissimule derrière les mots enrobés de La France Insoumise et de son chef, contre qui le président réélu n’a jamais jugé bon de mettre en garde. Cette bienveillance en haut lieu produit ses premiers effets : Jean-Luc Mélenchon, fort de son talent d’orateur et de stratège, mais aussi d’une caution morale usurpée, est en train de jouer habilement de la somnolence du système à son égard. Non content de s’être approprié, dimanche 1 er mai à Paris, la colère syndicale, il s’est gardé de dénoncer les casseurs « antifas », qui ont une nouvelle fois mis à sac des banques ou des commerces, pour préférer accuser la préfecture de police de les avoir laissé faire.

Or ces violences urbaines illustrent cette lèpre fascistoïde qui monte des rangs de l’ultra-gauche : celle-ci partage avec LFI et ses soutiens une même détestation du capitalisme mais aussi de la démocratie libérale et de ses règles. C’est d’ailleurs ce socle qui a persuadé le melenchonisme de s’allier également à ce qu’il croit être l’ « islam révolutionnaire », au prétexte que cette idéologie cherche à prendre sa revanche sur l’Occident et ses hégémonies. Le prolétariat qui intéresse Mélenchon n’est plus celui des « petits blancs », partis rejoindre le RN, mais celui de la « diversité ».

En fait, tout est faux dans ces usages de mots creux. Le bourrage de crâne contre l’ « extrême droite », qui a vu Macron et Mélenchon faire cause commune, a été un leurre pour faire taire une France trop française au profit de la « nouvelle France » adulée par la classe élitaire. Quant à l’ « alliance populaire » dont le leader de LFI veut être l’architecte, elle n’est que le rapprochement avec le seul peuple issu de l’immigration extra-européenne et majoritairement musulmane. Tandis que la droite de gouvernement a admis, par soumission, son interdiction de s’unir à Marine Le Pen, la gauche donneuse de leçons n’a plus aucun scrupule – hormis quelques rares honorables socialistes qui se désespèrent des lâchetés d’Olivier Faure – à s’autoriser ce qu’elle défend aux autres.

Dimanche soir, un accord en vue des législatives a été conclu entre LFI et les Verts, en attendant celui avec ce qui reste du PS. Parlant du PCF qui se laisserait désirer, Mélenchon a assuré : « Les communistes sont nos amis, nos alliés ». Ce qui se met en place est un front radicalisé des gauches qui n’acceptent pas leur défaite, et qui n’excluent pas d’en appeler à la rue, comme a pu le suggérer Clémentine Autain (LFI). Macron, qui a préservé sa réélection en activant le manichéisme, peut être tenu pour responsable de ce coup de force d’une gauche qui fourbit ses armes. Il n’est pas sûr que les Oubliés acceptent ce cocufiage.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 mai 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Mélenchon… premier sinistre ? Le bloc contre l’union populaire

Mélenchon

Face au bloc populaire, incarné par le RN, et au front mondialiste, dont le champion est incontestablement Macron, Jean-Luc Mélenchon tente « l’union populaire ». Après avoir écrasé la gauche, il essaie de dissoudre ses concurrents dans son parti.

Jean-Luc Mélenchon l’a appelé de ses vœux. Pour contrer la politique d’Emmanuel Macron, une seule option pour le leader et candidat malheureux de la France Insoumise : l’envoyer à Matignon pour créer une alternance. Pour cela, Mélenchon n’a qu’une option : obtenir une majorité nette à l’Assemblée nationale. Fort de ses 20 % qui ont bien failli le porter au second tour, l’ancien sénateur du PS aura surtout réussi à écraser ses concurrents, renvoyant le PS aux oubliettes de l’Histoire et cassant la dynamique que les Verts avaient cru trouver en remportant plusieurs villes. Seule épine à son pied, le baroud d’honneur du Parti communiste français et de son candidat Fabien Roussel. Comme si l’ancien parti de Georges Marchais s’était souvenu qu’il était à la base l’étendard des ouvriers dont l’immense majorité a rejoint les rangs de Marine Le Pen. Roussel a eu au moins le mérite de ne pas voir comme sienne la dérive islamo-gauchiste de ses concurrents Insoumis et surtout la menace de la fin pure et simple d’un des plus vieux partis de France. Si les communistes ont l’habitude d’être accusés de trahison par la droite, il faut dire qu’ils sont peu habitués à voir cette accusation venir de la gauche. Et pourtant, aux yeux de Mélenchon et de ses lieutenants, ce sont eux qui portent la responsabilité de l’échec Insoumis au premier tour, les privant à leurs yeux des quelques voix qui manquaient au Chavez français.

Qui reste-il alors ? Le PS ? EELV ? Si de nombreux militants de ces deux partis seraient pour un rapprochement, la plupart des cadres s’y refusent. Stéphane Le Foll et Yannick Jadot savent que cette union aurait des accents de dissolution. Le Foll l’a rappelé sur France Inter : « ce serait l’effacement final » a martelé le maire du Mans dans la matinale de Public Sénat. Olivier Faure a tenu néanmoins à engager des discussions avec Jean-Luc Melenchon, une telle initiative a déjà provoqué la démission de cadres du PS. Chez Jadot, même son de cloche : s’il ne repousse pas l’idée d’une coalition, il s’oppose vertement à ce qu’elle se fasse derrière Mélenchon. Reste à l’écologiste à convaincre l’aile gauche de ses troupes menées par la caricaturale Sandrine Rousseau. Mais peuvent-ils vraiment endiguer la vague rouge-verte de celui qui les a passés à l’équarrissage, primaire populaire comprise ? En bref, Jean-Luc Mélenchon tente tout pour ravir la place d’opposant principal à Marine Le Pen, elle qui assume la stratégie inverse de ne s’allier avec personne, capitalisant sur les nombreuses voix gagnées par rapport à 2017. Si la capacité du RN à créer un groupe parlementaire en 2022 semble, enfin, une certitude, les projections lui promettant entre 80 et 120 députés semblent aujourd’hui assez optimistes au vu de la carte électorale. En définitive, il n’y a qu’un seul gagnant : Emmanuel Macron va gouverner contre une opposition qu’il aura achevé de décomposer, le risque de voir l’Assemblée nationale divisée entre un bloc macroniste et plusieurs îlots de groupes semble aujourd’hui l’hypothèse la plus probable. Jérome Sainte-Marie l’a bien résumé chez nos confrères de Boulevard Voltaire : « Si le bloc élitaire est achevé, le bloc populaire n’a pas réussi à se constituer, ceux qui disent que Macron est mal élu se trompent : il aura toutes les mains libres pour mettre en marche son programme. »

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 27 avril 2022

CRÉOLISATION : qu’en pensent les électeurs de MÉLENCHON ?

mélenchon créolisation

15/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
VA Plus s’est rendu à Marseille, dans le quartier du panier ! C’est ici que Melenchon est arrivé en tête des dernières élections législatives de 2017.

Les journalistes sont allés demander à ses électeurs leur avis sur le concept de créolisation et, plus largement, sur l’assimilation.


En France et aux Etats-Unis, la violence des bien-pensants

violence gauche

Il n’a pas manqué grand-chose à Jean-Luc Mélenchon pour atteindre le second tour de l’élection présidentielle. Ses militants, en rage, ont attaqué des permanences du PCF et d’EELV, accusés d’avoir trahi la gauche. Des méthodes violentes qui ne surprendront que les naïfs mais qui en disent long sur l’état d’esprit du « camp du bien ».

Grâce à Jean-Marie Le Pen, l’on connaissait depuis un moment déjà « la fiesta chez les gauchos », qu’il nous racontait en chanson. Voici que l’on découvre les « règlements de compte chez les gauchos », étalés dans la presse depuis dimanche soir. D’abords exprimées sur internet, les critiques, insultes et menaces envers les candidats et les partis ayant privé Jean-Luc Mélenchon des quelques points qui lui manquaient pour se qualifier pour le second tour se sont concrétisées dans le monde réel.

A Nantes, les permanences d’Europe Ecologie les Verts (EELV) et du Parti communiste (PCF) ont ainsi été prises pour cible. Une vitre brisée, des tags avec les inscriptions « traître » et « sac à merdes » (sic) : le message est clair, Yannick Jadot et Fabien Roussel sont considérés comme les fossoyeurs de la gauche.

A Lille, le siège de la fédération communiste du Nord a subi le même sort. Dimanche vers 21 h 30, 5 à 7 individus ont débarqué sur les lieux, insultant les militants du PCF et cassant la porte avec une bombe de protoxyde d’azote. Les victimes ont porté plainte, la secrétaire fédérale du parti communiste qualifiant même les assaillants de militants…« gauchistes » ! On ne la contredira pas !

Plusieurs tags ont par ailleurs fleuri dans les rues avoisinantes avec l’inscription « Roussel = ennemi du peuple ».

Si les diverses attaques ont été condamnées, notamment par la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, La France Insoumise est restée discrète. Adrien Quatennens, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, avait d’ailleurs mis de l’huile sur le feu en déclarant que « les voix de Fabien Roussel [leur] ont manqué incontestablement ».

Les communistes, bien que d’extrême gauche, ont certainement eu du mal à avaler la position très pro-musulmane de Jean-Luc Mélenchon. Des désaccords existent également entre eux et LFI au sujet du nucléaire, de la laïcité, de l’industrialisation et du communautarisme. Assez pour justifier un vote indépendant, mais pas au regard des nervis antifas, biberonnés à la haine des opposants politiques et habitués à l’impunité.

Aux Etats-Unis comme en France, le « camp du bien » se croit tout permis.

A l’université de Buffalo, Therese Purcell, présidente des Young Americans for Freedom, a été pourchassée par une foule estampillée « Black Lives Matter » pour avoir invité le lieutenant-colonel Allen West, un conservateur noir, à parler du racisme.

Après l’événement, environ 200 étudiants ont traqué la jeune femme sur le campus en hurlant des slogans menaçants. Therese Purcell a échappé au pire en parvenant à se cacher.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 13 avril 2022

Présidentielle 2022 – Mélenchon, héros des banlieues ethniques et de la jeunesse « woke »

Mélenchon Marseille

Le vieil islamo-gauchiste ayant quelque peu créé la surprise dimanche en terminant à la troisième place du scrutin avec 22 % des suffrages, les organismes de sondage s’efforcent depuis d’établir des portraits types d’électeurs du candidat LFI au moyen de grandes analyses sociologiques du vote Mélenchon. Des études qui sont loin d’être inintéressantes même si, au fond, elles ne font guère que confirmer ce que nous avions déjà deviné. A savoir que Mélenchon enregistre ses meilleurs résultats non seulement dans les zones du territoire français abandonnées à l’immigration-invasion, mais aussi auprès de la jeunesse citadine éduquée à coups d’« antiracisme » et d’idéologie « woke ».

Systématiquement en tête dans les zones de non-France

Premier fait significatif : l’arrivée en tête de Mélenchon en Ile-de-France, avec pas moins de 30,24 % des suffrages. Si Macron l’emporte sans surprise à Paris, ville essentiellement bourgeoise, le candidat LFI s’impose en revanche très largement dans les départements de banlieue envahis et en grande partie islamisés. L’exemple le plus parlant étant évidemment celui de la Seine-Saint-Denis, où le provocateur islamo-gauchiste se place en première position avec… 49,09 % des voix ! Un résultat global déjà impressionnant, qui ne doit cependant pas cacher les scores effrayants obtenus par Mélenchon dans de nombreuses villes du 93. Notamment à Bobigny (60,14 %), et surtout à Saint-Denis, ville des rois de France devenue terre d’islam, où le candidat LFI a recueilli pas moins de 61,13 % des suffrages ! Autre lieu hautement symbolique : la ville de Trappes (Yvelines), judicieusement surnommée « le Trappistan », où Mélenchon est, là aussi, arrivé largement en tête avec 60,61 % des voix devant Macron (16,60 %).

Candidat des « grands remplaceurs »

Bref, on l’aura compris : Mélenchon est d’abord et avant tout le candidat de nos colonisateurs et autres « grands remplaceurs ». Mais pas seulement. Une enquête réalisée dimanche par Odoxa insiste en effet également sur le poids important du vote Mélenchon chez les 18-24 ans, qui ont été quelque 35,6 % à porter leur choix sur le responsable de LFI. Un constat également fait par un sondage Ipsos-Sopra Steria publié dimanche, qui ajoutait que les 25-34 ans s’étaient exprimés à 34 % pour le candidat islamo-gauchiste. Là encore, rien de vraiment de surprenant quand on connaît l’ampleur du « lavage de cerveau » opéré d’abord par l’Education nationale puis par l’enseignement supérieur sur les jeunes générations. Nous voyons là, hélas, le résultat effrayant de décennies d’enseignement, dès l’école primaire, voire la maternelle, de la repentance, de la haine de soi, de l’antiracisme, et maintenant du « wokisme » sous toutes ses formes. En somme, on peut dire que si les profs, très majoritairement de gauche et mélenchonistes, ont depuis longtemps déjà renoncé à remplir leur mission première, ils ont en revanche servi avec un zèle impressionnant l’idéologie dominante, devenant par la même occasion les meilleurs agents de l’anti-France.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 12 avril 2022

Jordan Bardella : “Jean-Luc Mélenchon veut submerger mon pays et régulariser tous les clandestins. Je ne vais pas voter pour quelqu’un qui pourrait, demain, mettre des ministres islamistes au gouvernement”