Montée des tensions avec la Turquie : prémices d’une Europe qui se défend ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Les visées impérialistes de la Turquie d’Erdogan ne font plus de doute. Après avoir annexé une portion de la Syrie, envoyé des troupes en Libye, elle tente de s’accaparer des gisements pétroliers dans les eaux territoriales grecques et chypriotes.
La transformation de la cathédrale Sainte-Sophie de Constantinople en mosquée inscrit ces velléités dans un néo-ottomanisme de plus en plus agressif. Conquêtes territoriales et réislamisation sur fond de nostalgie pour la grandeur ottomane sont aujourd’hui la boussole politique de la nouvelle Turquie.

La France s’oppose à ces menées en Libye en soutenant le général Haftar face à ses ennemis du Congrès général national dominé par les Frères musulmans et soutenu notamment par le Qatar et la Turquie. Récemment, en Méditerranée, cette opposition a connu une escalade. Le 10 juin, un incident grave s’est déroulé quand une frégate française a voulu interroger un cargo turc et l’inspecter. Sa cargaison était probablement destinée aux islamistes combattant en Libye. L’escorte militaire du cargo n’a pas hésité à « illuminer » trois fois la frégate française Le Courbet. Une sorte de coup de semonce, électronique, avant le feu réel. Un fait rarissime. Du moins entre deux pays membre de l’OTAN. Le 5 juillet en Libye, la base stratégique turque al-Watiya a été bombardée par des avions de combat Rafale. Une implication française est fortement suspectée. Début août, la France s’est retirée de l’opération « Sea Guardian » qu’elle menait avec la Turquie en Méditerranée. Elle entendait ainsi s’opposer au trafic d’armes de son « partenaire » à destination des milices islamistes en Libye.

Depuis, la France s’est portée au secours de la Grèce et de Chypre qui font face aux prospections agressives (destinées à découvrir des gisements d’hydrocarbures) d’un navire sismique turc escorté par des bâtiments militaires. Jeudi 13 août, deux Rafale, le porte-hélicoptères Tonnerre et la frégate La Fayette ont participé à un exercice commun avec la marine grecque au large de l’île de Kastellorizo. Un pas de plus dans l’escalade des tensions avec la Turquie.

Militairement, l’aviation de combat turque est surclassée qualitativement et numériquement par les forces combinées de la France et de la Grèce. Les vieillissants F16 de la Turquie ne sont pas de taille face aux Rafale français. Si Erdogan insiste, ce n’est pas parce qu’il pense que la Turquie peut vaincre mais que la France va se retirer.

Promettant des martyrs en cas de conflits, Erdogan espère voir céder la France aussi facilement qu’Angela Merkel. Terrorisée par les répercutions que pourrait avoir une confrontation avec le président turc, elle avait cédé sur tout lors de la crise des migrants de 2015 et celle de 2020. Emmanuel Macron pourrait ne pas plier aussi facilement. C’est la solidarité européenne qui est en jeu. C’est aussi la crédibilité de la France en tant que grande puissance militaire mondiale.

L’obsolescence de l’OTAN éclate aujourd’hui au grand jour. L’Alliance atlantique repose sur des réalités géopolitiques qui n’existent plus. Héritage d’un monde bipolaire scindé entre américains et soviétiques, elle est incapable d’appréhender les enjeux d’un monde qui renoue avec un choc des civilisations millénaire. Autrefois la Turquie était un allié incontournable de l’Alliance grâce à son armée pléthorique et son positionnement stratégique à quelques encablures de l’URSS. Aujourd’hui cette parenthèse historique est close. Son alliance avec le Qatar, sa complaisance à l’égard de l’État islamique, son chantage lors de la crise des migrants, son soutien à l’islamisme en Europe en font une des plus grandes menaces pour l’Europe et la France.

La menace turque offre à l’Europe la possibilité de s’affirmer comme puissance indépendante. Les prémices d’une prise de conscience s’étaient déjà produites lors de la crise des migrants du début de l’année. Le comportement et la détermination de la France seront décisifs dans l’affirmation d’une Europe-puissance enfin décidée à défendre, militairement s’il le faut, ses intérêts.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Repentance et génuflexions : quoi que vous fassiez, ça ne sera jamais assez, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’hystérie qui se développe dans le sillage du mouvement Black Lives Matter ne semble connaître aucune limite. Même les plus consciencieux des activistes antiracistes ou pro-migrants peuvent à tout moment être accusés de racisme s’ils ont le malheur d’être blancs.

Au cours de la même semaine deux associations emblématiques ont été clouées au pilori. Le fondateur et patron des Sleeping Giants a été accusé de racisme par une de ses collaboratrices « racisée ». Selon elle, il l’aurait évincée d’un événement mondain auquel elle souhaitait participer. Tout le mal qu’il s’est donné à faire sauter les financements de Breitbart, de Boulevard Voltaire ou encore de Génération Identitaire est bien mal récompensé.

Même l’ONG Médecins Sans Frontières n’a pas trouvé grâce aux yeux de ces tribunaux révolutionnaires d’un nouveau genre. Selon 1 000 salariés, anciens ou actuels, l’ONG ferait preuve de racisme institutionnel dans son fonctionnement et ses recrutements. On parle ici d’une association dont l’acharnement à organiser la submersion de l’Europe par les migrants fait passer les volontaires exaltés de SOS Méditerranée pour des tièdes.

Si l’on peut légitimement rire des mésaventures de ces deux ONG, elles mettent en lumière le jusqu’au-boutisme des Robespierre de l’antiracisme. L’accusation de racisme devient pour certains le moyen d’obtenir à moindre effort prébendes et avancements. Pour d’autres, on perçoit nettement la volonté de détruire un monde, de dominer ceux qu’on accuse d’être les anciens dominateurs et de chercher à les humilier sans cesse. Toutes les génuflexions et les gages d’antiracisme n’y feront rien, vous êtes sur leur liste.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les Croisés ont-ils précipité la chute de Constantinople ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Il y a 567 ans, le 29 mai 1453, Constantinople, la capitale de l’Empire byzantin, tombait aux mains des Turcs ottomans. Quelles sont les causes de l’écroulement du dernier vestige de la Rome impériale ? « La prise de Constantinople en 1204 par les Croisés a affaibli l’Empire byzantin avant les Turcs ». Lors d’un débat sur France Inter, Natacha Polony opposait sa vision de la chute de la capitale byzantine à la thèse d’Éric Zemmour pour qui les croisades avaient sauvé l’Europe. Il défendait alors son dernier ouvrage dont un chapitre revenait sur ces événements historiques majeurs.

Vous prendrez bien encore un peu de repentance ?

L’argumentation de la rédactrice en chef de Marianne est particulièrement pernicieuse car elle ajoute à l’entreprise de culpabilisation visant les croisades. La gauche et les islamistes nous martelaient déjà que les croisades étaient une agression motivée par l’intolérance religieuse et la cupidité. Voici qu’elles auraient également causé la chute de l’Empire byzantin. Deux repentances pour le prix d’une !

L’agression turque est bien antérieure aux croisades

Il est pourtant aisé de constater que les attaques turques précèdent, et de loin, les événements de 1204. La défaite byzantine décisive de Manzikert a eu lieu le 26 août 1071. Elle a ouvert toute l’Anatolie à l’occupation des Turcs seldjoukides. En 1081, Nicée, ville importante située à 100 kilomètres de Constantinople, tombait. La situation était critique et l’Empire byzantin était à deux doigts de s’écrouler. À tel point que l’empereur Alexis Ier demande à plusieurs reprise l’aide du pape malgré le récent schisme de 1054 entre les Églises d’Orient et d’Occident.

Le pape répond à l’appel à l’aide de l’empereur byzantin

On présente souvent la libération des lieux saints comme le motif principal de la première croisade. Pourtant, dans son appel à la Croisade de 1095 à Clermont, Urbain II met surtout en avant la détresse des chrétiens d’Orient :

Il importe que, sans tarder, vous vous portiez au secours de vos frères qui habitent les pays d’Orient et qui déjà bien souvent ont réclamé votre aide.
En effet, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, un peuple venu de Perse, les Turcs, a envahi leur pays. Ils se sont avancés jusqu’à la mer Méditerranée et plus précisément jusqu’à ce qu’on appelle le Bras Saint-Georges (aujourd’hui le Bosphore). Dans le pays de Romanie (territoire byzantin), ils s’étendent continuellement au détriment des terres des chrétiens, après avoir vaincu ceux-ci à sept reprises en leur faisant la guerre. Beaucoup sont tombés sous leurs coups ; beaucoup ont été réduits en esclavage. Ces Turcs détruisent les églises ; ils saccagent le royaume de Dieu.

Les victoires des Croisés sauvent Constantinople

En 1097, grâce à l’aide des Croisés, les Byzantins peuvent à nouveau hisser l’étendard impérial sur les remparts de Nicée. Cette première victoire fut suivie par un succès décisif des Croisés lors de la bataille de Dorylée la même année. La débâcle seldjoukide permet à Byzance de reprendre une partie des territoires anatoliens perdus à la suite de la bataille de Manzikert. Selon l’historien des croisades René Grousset qu’évoque Éric Zemmour, l’intervention des Croisés est déterminante :

Deux siècles d’hégémonie européenne en Asie découleront de cette constatation, imposée à l’Islam par la bataille du 1er juillet 1097, deux siècles durant lesquels l’avance turque reculera non seulement devant la reconquête latine en Syrie et en Palestine, mais même devant la reconquête byzantine en Anatolie. La prise de Constantinople par les Turcs, qui semblait à la veille de se produire dès 1081, quand un sultan turc et des émirs turcs campaient à Nicée et à Smyrne, reculera dans les lointains de 1453. Résultat plus important peut-être pour le salut de l’Europe que la délivrance même de Jérusalem.[1]

Éric Zemmour a par conséquent raison, les croisades ont permis d’arrêter net l’avancée inexorable des Turcs. De ce fait, elles ont non seulement sauvé Constantinople mais aussi l’Europe d’une invasion certaine. L’affirmation de Natacha Polony est donc hors de propos. Sans les Croisés, Constantinople serait probablement tombée bien avant 1204 entre les mains des Turcs. Pour autant, qu’est-ce qui explique la détérioration des relations entre les Croisés et les Byzantins ?

Comment expliquer les événements de 1204 ?

Dès le début de la première croisade et la prise de Nicée, un malentendu s’installa durablement entre les alliés croisés et byzantins. Les Byzantins imaginaient se servir des Croisés comme auxiliaires pour récupérer leurs villes et territoires perdus. Les Croisés désiraient que les Byzantins se joignent à leur lutte destinée à faire disparaitre définitivement la menace islamique. Au lieu de restituer les provinces reconquises sur les musulmans à l’empereur byzantin, les Croisés établirent des états latins indépendants en Terre sainte. Pour les Croisés, venir au secours des chrétiens d’Orient ne voulait pas nécessairement dire rétablir la souveraineté byzantine dans les anciennes possessions de l’empire. Les barons et chevaliers avaient sacrifié beaucoup pour venir guerroyer au bout du monde. Pourquoi les Byzantins devraient-ils obtenir le fruit de leurs efforts ? Auraient-ils eu seulement les moyens de résister aux ripostes turques et arabes ? Du point de vue des Croisés, il était clair que les Byzantins n’avaient plus les moyens militaires de leurs ambitions impériales.

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Loi Avia : vers la censure totale ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Depuis des années, les identitaires font face à une répression toujours plus féroce. Nos moyens d’expression sont massivement censurés. Nos moyens de paiement régulièrement fermés. La position dominante des grands réseaux sociaux leur donne un pouvoir démesuré. C’est aujourd’hui eux qui décident qui a le droit de promouvoir ses convictions ou non. Internet qui était à ses débuts un espace de liberté se verrouille maintenant autant que les médias dominants.

Les géants américains du numérique ne sont pas les seuls à être en cause. Le gouvernement et la majorité d’Emmanuel Macron sont en pointe dans la mise en place de cette censure orwellienne. Frédéric Potier à la tête de la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) revendique son influence sur Facebook et sa responsabilité dans la suppression des pages et comptes identitaires.

Comme si cela n’était pas suffisant, une loi portée par une député de la majorité, Laetitia Avia, vient s’ajouter à ce sinistre tableau. Les réseaux sociaux et les moteurs de recherche seront tenus dans les 24 heures de retirer un « contenu manifestement haineux » de leur plateforme. Cette censure sans possibilité réelle de recours juridique donne le vertige. Elle offre un aperçu de la dérive autoritaire habituelle de ceux qui se prétendent tolérants.

La vérité est qu’Emmanuel Macron et toutes les associations de l’ancien monde s’inquiètent de la montée en puissance des identitaires et des populistes. À travers la lutte contre les prétendues « Fake news » et les « propos haineux », ils cherchent en réalité à bloquer toute potentialité de changement démocratique.

Ils ne sont pas prêts à laisser leur place et renoncer à leur mainmise idéologique. Ils détestent tout simplement ce que nous disons. Pour eux, il est inimaginable que l’on puisse refuser l’immigration de masse. À tel point, qu’ils considèrent comme criminels ceux qui s’y opposent. Dans cette lutte, tous les moyens sont bons pour réduire notre audience.

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Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’histoire n’en a pas fini avec nous, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La crise sanitaire engendrée par le Coronavirus frappe une Europe qui pensait être sortie de l’histoire. Face à une situation grave, l’état d’impréparation de nos élites politiques saute aux yeux. Comme si le pire n’était plus possible. Comme si la vie des sociétés européennes n’était plus qu’un long fleuve tranquille.

Plus de stocks, que du flux tendu. Délocalisation, même pour les entreprises stratégiques. Insuffisance de moyens hospitaliers, policiers, militaires. Si gouverner c’est prévoir, nous pouvons considérer que nous ne sommes plus gouvernés. Aucune vision à long terme, que de la gestion comptable. Et à ce jeu-là, nos élites nationales n’ont rien à envier à celles de Bruxelles. Le problème n’est pas institutionnel mais bien idéologique.

Tout sauf le courage

L’idéologie dominante considère que tout est préférable à l’usage de la frontière, de la force ou de la contrainte même symbolique. Tout cela ressemble plus à de la lâcheté qu’à de la bienveillance. De quoi d’autre s’agit-il lorsque l’on refuse d’appliquer rigoureusement le confinement en banlieue ? Pour se persuader que ce n’est pas le courage qui manque pour se défendre, on prétend que les problèmes n’existent pas.

Rien ne doit troubler la société de consommation, rien ne doit remettre en cause l’individualisme ambiant. Tout semble préférable à un retour à un peu de hiérarchie et d’esprit de communauté. Le déni du début de la pandémie rappelle celui relatif à l’invasion migratoire.

La crise sanitaire fait suite à celle, migratoire, sans précédent qui s’est déroulée à la frontière gréco-turque. Un début de solidarité européenne s’y est fait jour. Des moyens policiers ont été envoyés sur la ligne de front. Pour que la Turquie cède, quelques escouades de gardes-frontières ont suffi. Comme quoi, avec un peu de courage et de volonté politique, on pourrait résoudre beaucoup de nos problèmes.

Face à la crise, l’Europe au pied du mur

Bien sûr, la peur du populisme a certainement plus motivé Berlin et Paris que l’invasion migratoire elle-même. Bien sûr, ce sont encore les pays d’Europe centrale qui ont fait l’essentiel du travail. Mais que de chemin parcouru depuis 2015 et l’irruption en Europe de plus d’un million de migrants !

Après des années d’insouciance volontaire, l’Europe comprend petit à petit que l’histoire n’en a pas fini avec elle. L’acceptation du constat n’appelle pas nécessairement les bonnes réponses. Au moins, il ne sera plus possible de se bercer d’illusions.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’expédition de Morée : la dernière croisade française, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’Empire ottoman a occupé la Grèce pendant près de quatre siècles. Quatre siècles de domination brutale. Elle se traduisait notamment par l’enlèvement des garçons grecs pour en faire des janissaires. Forcés de se convertir à l’islam, ils étaient les soldats-esclaves du sultan. À cela s’ajoutaient des impôts insupportables et des humiliations innombrables.

Durant cette période obscure, on a vu des Grecs combattre à chaque occasion les occupants. Dès la célèbre bataille de Lépante en 1571, des Grecs étaient présents aux côtés de la Sainte-Ligue. À cette insoumission, les Turcs répondirent par de nombreux massacres. Pour les Grecs, la reconquête demeura longtemps un rêve inaccessible tant l’Empire ottoman semblait puissant. En 1689, les Turcs mettaient même le siège devant Vienne, au cœur de l’Europe.

Ce n’est qu’au début du XIXème siècle que ce rêve devint enfin réalisable. La Russie, notamment, portait des coups rudes aux Ottomans en remportant guerre après guerre. En 1821, la guerre d’indépendance éclate enfin. Encore une fois, les Turcs répondirent par des massacres. Ils allèrent même jusqu’à pendre le patriarche orthodoxe de Constantinople, Grégoire V, et jeter son corps dans le Bosphore.

Naissance du philhellénisme

Suite aux exactions turques sur l’île de Chios, Victor Hugo écrivit le bouleversant poème L’Enfant. Eugène Delacroix exposa sa Scène des massacres de Chios au Salon de 1824. Lord Byron, un des plus grands poètes de langue anglaise, se rendit en Grèce soutenir militairement les insurgés. Accueilli comme le messie, il y trouvera la mort, emporté par la fièvre des marais.

Un des épisodes les plus marquants de la guerre se produisit lors du quatrième siège de Missolonghi. Assiégés et sans espoir de secours, les défenseurs grecs et la population de la ville se résolurent à une sortie. Sur les 7 000 qui chargèrent les forces turques, seuls 1 800 parvinrent à s’enfuir. Les autres furent massacrés. 3 000 têtes furent exposées sur les remparts de la ville. Les derniers Grecs présents de la ville se firent exploser dans la poudrière plutôt que de se rendre.

Impressionnées par l’héroïsme des Grecs, les opinions publiques française, britannique et russe s’enflammèrent pour leur cause. Châteaubriand, partisan comme Victor Hugo d’une intervention militaire en Grèce, immortalisa le sentiment général :

« Missolonghi, presque sans fortifications, repoussant les barbares entrés deux fois jusque dans ses murs ».

« On aime encore à espérer que Missolonghi n’aura pas succombé, que ses habitants, par un nouveau prodige de courage, auront donné le temps à la chrétienté enfin éclairée de venir à leur secours. Mais s’il en était autrement, chrétiens héroïques, s’il était vrai que, près d’expirer, vous nous eussiez chargés du soin de votre mémoire, si notre nom avait obtenu l’honneur d’être au nombre des derniers mots que vous avez prononcés, que pourrions-nous faire pour nous montrer digne d’exécuter le testament de votre gloire ? Que sont à tant de hauts faits, à tant d’adversités, d’inutiles discours ? Une seule épée tirée dans une cause si sainte aurait mieux valu que toutes les harangues de la terre. »

Les puissances européennes interviennent enfin

En 1827, la France, le Royaume-Uni et la Russie signèrent le traité de Londres. Ils y reconnurent l’autonomie de la Grèce. Ils dépêchèrent une flotte pour convaincre le sultan d’en accepter les termes. Lors d’une manœuvre destinée à impressionner la flotte turco-égyptienne dans la baie de Navarin, des navires de la coalition furent la cible des Ottomans. La bataille éclata, la flotte européenne écrasa en deux heures la flotte musulmane.

Une fois la flotte détruite, il fallait encore nettoyer tout le Péloponnèse, appelé Morée, des troupes turco-égyptienne qui s’y trouvaient encore. Charles X, déjà proche de la cause grecque, fut convaincu par une opinion publique fortement philhellène. L’année suivante, il décida l’envoi d’un corps expéditionnaire. La France n’avait pas d’intérêt stratégique particulier à défendre. L’atmosphère était tout simplement à la croisade. Il fallait délivrer des frères chrétiens du joug musulman. Il fallait libérer le berceau de la civilisation européenne de la barbarie ottomane.

Les opérations militaires furent expédiées assez rapidement. Les Turcs ne voulaient pas céder devant les Grecs. Ils estimaient par contre qu’il n’y avait aucun déshonneur à leur faire devant les Français auréolés de gloire napoléonienne. Quelques coups de canons plus tard, la Morée était libre de soldats turcs. La Grèce pouvait dès lors devenir indépendante.

L’Europe de ce temps-là aspirait à la paix, fatiguée par les troubles révolutionnaires et les guerres napoléoniennes. Metternich, le puissant chancelier autrichien s’employait à faire respecter l’équilibre des puissances. Soutenir une rébellion allait donc à l’encontre de l’aspiration générale à la stabilité. L’expédition de Morée fut un éclair dans la torpeur. La conscience européenne transcenda les clivages partisans. Ce fut la dernière croisade française.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Migrants et Turquie : renaissance d’une conscience européenne ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Sur CNN Turquie, le ministre de l’Intérieur turc menace : « Le nombre de réfugiés qui traversent l’Europe va bientôt atteindre un million. Les gouvernements européens vont tomber, leurs économies seront déstabilisées et leurs bourses vont s’effondrer et ils ne pourront rien y faire ».

Une réalité historique s’impose à tous. Le temps n’est plus au conflit idéologique mais civilisationnel. Les querelles intra-européennes semblent aujourd’hui dérisoires. La Turquie désigne l’Europe comme ennemi. La parenthèse kémaliste est refermée. Un péril millénaire refait surface.

L’hostilité croissante des néo-ottomans mérite une réponse ferme. Les pays européens doivent soutenir la Grèce. Non pas en acceptant des migrants présents sur son sol, mais en l’aidant à sécuriser ses frontières. Troupes et moyens logistiques doivent être envoyés au plus vite. La riposte doit aussi se faire sur les champs politique, diplomatique et économique. Cette idée semble faire son chemin. Plusieurs pays européens ont d’ores et déjà annoncé vouloir envoyer des hommes. N’en déplaise à la gauche qui maudit l’Europe forteresse. L’ouverture des frontières en 2015 semble bien lointaine.

L’actuel assaut de la frontière grecque se déroule 2 500 ans après la bataille des Thermopyles. La survie de la civilisation européenne ne fut alors possible que par le sacrifice des soldats grecs. Aujourd’hui encore, les Grecs font face. Allons-nous les laisser seuls ?

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le néo-ottomanisme à l’assaut de l’Europe, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Où s’arrêtera Erdogan ? Réislamisation d’un pays encore récemment fortement laïciste, interventionnisme militaire tous azimuts, ingérence en Europe à travers les populations turques qui y sont installées, celui qui se rêve sultan pose progressivement les jalons d’un agressif et inquiétant néo-ottomanisme.

Considéré au XIXème siècle comme l’homme malade de l’Europe, l’Empire ottoman n’avait cessé de refluer depuis la défaite de ses troupes devant Vienne en 1683. Après les lourdes pertes de la Première Guerre mondiale, seules les victoires militaires du général Atatürk ont pu mettre un terme à la déroute turque. Elles ont assuré à la Turquie le contrôle de la totalité de l’Anatolie et des stratégiques détroits des Dardanelles et du Bosphore.

Erdogan contre Atatürk

Une modernisation à marche forcée a ramené le pays sur le chemin de la puissance. Elle s’est conjuguée avec un éloignement de l’islam et de l’héritage ottoman. Cette approche kémaliste, du nom de son initiateur Mustafa Kemal Atatürk, a été consciencieusement déconstruite depuis l’arrivée au pouvoir de l’islamiste Recep Tayyip Erdogan en 2003. Rien de plus logique au vu de sa proximité avec les Frères musulmans qui haïssent Atatürk. Fondés en 1928, ils l’ont toujours considéré comme un traître pour avoir supprimé le califat en 1924.

Renouveau de la puissance militaire turque

L’armée turque, deuxième armée en effectifs de l’OTAN, a fait récemment l’acquisition d’armements très sophistiqués comme les missiles S-400 russes. Se sentant visiblement assez forte, la Turquie s’est ainsi permise de tourner le dos aux États-Unis et à leur nouvel avion furtif F35. Ses capacités militaires ne sont pas négligeables et ce début de renversement d’alliance témoigne d’une grande confiance en soi.

Ambitions turques en Méditerranée

Cette puissance recouvrée lui permet cette rupture avec l’Occident et attise ses ambitions en Méditerranée, où elle cherche notamment à s’approprier des gisements pétroliers nouvellement découverts. Ses envois de troupes en Libye, son annexion récente d’une partie de la Syrie, l’invasion plus ancienne du nord de Chypre, les tensions avec la Grèce, révèlent que la Turquie n’a en réalité jamais renoncé à son ancien empire. Promoteur du néo-ottomanisme, l’ancien Premier ministre Ahmet Davutoglu considère que le kémalisme est une lobotomie culturelle et qu’il a fait perdre à la Turquie son identité profonde. Une illustration supplémentaire de l’importance retrouvée du fait identitaire au XXIème siècle.

Le néo-ottomanisme en Europe

Depuis début de la crise des migrants en 2016, Erdogan ne cesse de menacer de faire déferler les 3,6 millions de « réfugiés » présents en Turquie sur l’Europe. Un chantage qui s’est accompagné d’un racket de 6 milliards d’euros auquel s’est soumis l’Union européenne. Une faiblesse européenne qui donne des ailes au président turc. Meetings électoraux, création de partis islamiques, contrôle de centaines de mosquées, la diaspora turque est chauffée à blanc. Elle est incitée à faire des enfants « ne faites pas trois mais cinq enfants, car vous êtes le futur de l’Europe », à se naturaliser et à prendre des responsabilités dans les pays dans lesquels ils habitent. « Soyez actif dans la politique, la science, l’économie ! ». Le programme est clair. La volonté de revanche et d’influence évidente.

566 ans de cauchemar

Aux jeunes Européens à qui l’on reproche sans cesse les croisades qui sauvèrent l’Europe du péril turc, rappelons que l’occupation par les croisés d’une fine bande de terre au Proche-Orient dura 196 ans. L’occupation de tout le Sud-Est de l’Europe par les Turcs, ses cortèges d’horreur, les innombrables razzias et les millions d’esclaves européens capturés par les ottomans et leurs alliés tatares furent un cauchemar qui dura 566 ans. Il se pourrait bien qu’en réalité, il ne soit pas terminé.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Qu’on en finisse avec le franc CFA !, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’annonce de la fin du franc CFA dans une partie des pays qui l’utilisent est l’occasion de revenir sur les mythes qui entourent cette monnaie.

Selon ses plus ardents opposants, le franc CFA serait un frein au développement économique des pays africains dont il est la monnaie. Pour certains, il serait même le moyen pour la France d’aspirer des liquidités depuis ses anciennes colonies et donc de s’enrichir honteusement sur le dos de ces pays pauvres.

Une vidéo publiée en 2017 développe ces arguments à grands coups d’approximations sur fonds de ressentiment anti-français. Deux ans après elle totalise 1,15 millions de vues. Ce qui, pour une vidéo traitant de politique monétaire, est assez remarquable.

Particulièrement répandues chez les jeunes issus de l’immigration, ces accusations de spoliation à travers le franc CFA sont donc loin d’être marginales. Elles s’ajoutent à celles sur le prétendu pillage des ressources africaines par la France et l’Europe actuellement[1] ou lors de la colonisation[2]. Rappelons que les importations françaises de matières premières en provenance d’Afrique constituent une toute petite fraction des importations françaises globales et sont souvent payées à prix d’or (les uraniums kazakh et canadien coûtent moins cher que l’uranium nigérien) et la colonisation a été une opération financière globalement défavorable pour l’État et l’économie française. On est donc loin du vol si les mots ont encore un sens. Tous ces mythes sur le prétendu pillage de l’Afrique accentuent un ressentiment envers la France et les Français dans la population d’origine africaine et une repentance postcoloniale dans la population d’origine française et européenne qu’on aurait tort de minimiser.

Qui a intérêt à propager ces mensonges ?

Des dirigeants africains qui dissimulent ainsi leur propre incompétence et corruption.
L’extrême gauche qui spécule sur le ressentiment des populations immigrées et africaines pour tenter de recruter et de propager des idées anticapitalistes.
Les militants indigénistes pour qui les Français et les Européens sont la cause de tous les maux de la planète.

La confortable logique du bouc-émissaire français ou européen fonctionne à plein régime et explique la facilité avec laquelle se répandent ces contre-vérités. À tel point que bon nombre d’immigrés ou descendants d’immigrés ont adopté une véritable attitude de créancier envers la France et l’Europe. Une mentalité sur laquelle prospère l’assistanat, la criminalité, l’islamisme et le terrorisme.

Dans le même temps, ces accusations génèrent une mauvaise conscience dans toute l’Europe et en particulier dans les ex-puissances coloniales. Elles grossissent les rangs des ONG et partis politiques militant pour l’ouverture des frontières en réparation des « crimes coloniaux » et du « pillage de l’Afrique ». Elles tétanisent la droite qui n’ose pas faire preuve de fermeté au sujet de l’immigration.

Comment fonctionne le franc CFA ?

Seize pays dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Cameroun, le Togo et le Gabon utilisent cette monnaie créée en 1945. La France voulait doter ses colonies d’une devise commune qui s’est maintenue après la décolonisation par une volonté partagée de disposer d’une monnaie stable et crédible. Le franc CFA jouit d’une parité fixe avec l’euro et les pays de la zone franc avaient jusqu’à présent l’obligation de déposer 50 % de leurs réserves de change auprès du Trésor public français. Selon un rapport de la zone franc, les deux banques centrales de la zone franc, disposaient en 2005 de plus de 3 600 milliards de francs CFA (environ 72 milliards d’euros) auprès du Trésor français.

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« Manifestation contre l’islamophobie » : de l’anticléricalisme à l’islamo-gauchisme, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La gauche et l’extrême gauche sont en pleine mutation. Ce changement que nous avions déjà analysé à plusieurs reprises (1) se confirme et s’accélère. La participation de Jean-Luc Mélenchon et de la CGT à la « manifestation contre l’islamophobie » du dimanche 10 novembre est en cela très significative. Houria Bouteldja, chef de file du courant indigéniste ne s’y est d’ailleurs pas trompée. Elle proclame que leur participation est une « éclatante victoire » de son courant de pensée. On ne saurait lui donner tort.

Des menaces à peines voilées

Dans le cortège, ce sont particulièrement les tenants de la gauche laïciste et féministe qui ont été conspués et livrés à la vindicte populaire. Zineb el Rhazoui et Laurent Bouvet en ont été les principales victimes. (2) En dehors du fait que désigner ainsi des cibles est pour le moins irresponsable en cette période de terrorisme islamique, cela témoigne d’une stratégie d’intimidation : faire taire tous ceux à gauche qui s’opposent à l’islamisation grandissante de la France.

L’extrême gauche en quête de nouveaux « damnés de la terre »

Plus question d’« opium du peuple » ou de « ni Dieu, ni maître », la démographie musulmane grandissante en France est devenue un potentiel électorat trop alléchant pour une gauche en perte de vitesse. L’électorat populaire apportant un soutien indéfectible au RN, il faut pour la France insoumise et les autres reliquats d’extrême gauche trouver des « damnés de la terre » de substitution.

Un basculement historique

Trente ans après la chute du mur de Berlin, l’intransigeance idéologique qui caractérisait marxistes et anarchistes jusque-là cède le pas aux permanences identitaires. En cela, Samuel Huntington avait vu juste, les confrontations idéologiques ont tendance à devenir minoritaires et les lignes de fracture – à l’intérieur des États comme dans le cadre des relations internationales – se dessinent dorénavant de plus en plus souvent autour des appartenances civilisationnelles.

(1) France Insoumise : dehors les « mâles blancs » ! & En choisissant Hamon, la gauche cède face au communautarisme islamique
(2) https://twitter.com/i/status/1193522274168692738

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Charlemagne : quand Marek Halter dit (encore une fois) n’importe quoi, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Le 22 octobre sur CNews, Marek Halter dans l’émission Face-à-face avec Éric Zemmour a, entre autres élucubrations, réinterprété de manière très créative l’épisode historique de l’« alliance » abbasido-carolingienne : « Charlemagne, grand Charlemagne, qu’est-ce qu’il fait en premier ? Il envoie une ambassade auprès de Hâroun ar-Rachîd, le chef de l’islam, pour lui proposer un pacte de paix et de non-agression. […] Et il revient cinq ans plus tard avec le pacte signé et un cadeau pour l’empereur, un éléphant blanc. Et si vous allez aujourd’hui à Aix-la-Chapelle, vous avez dans le musée le squelette de cet éléphant qui est le symbole de la coopération et de la cohabitation entre les hommes de différentes religions. »

En très peu de mots, Marek Halter réalise le tour de force d’asséner plusieurs contre-vérités.

Est-ce vraiment ce que Charlemagne a fait en premier ?

Au moment de sa première ambassade auprès du calife abbasside en 797, Charlemagne régnait depuis 31 ans. Ce n’était donc de loin pas sa première initiative politique.

Le chef de l’islam ? De tout l’islam ?

Hâroun ar-Rachîd n’était pas le chef de tout l’islam puisque qu’il n’était le chef que du lointain califat abbasside, certes le plus puissant. Mais depuis plusieurs décennies, il était en guerre totale avec l’Émirat de Cordoue, un voisin immédiat du Royaume franc. Et cela change tout.

Une coopération ?

La principale coopération recherchée était d’ordre militaire pour réduire la menace que faisait peser l’Émirat de Cordoue à la frontière sud du Royaume franc. Charlemagne cherchait à jouer sur les dissensions de l’islam d’alors pour affaiblir son ennemi le plus immédiat. On a affaire ici à de la realpolitik pure et dure et non pas à un vivre-ensemble avant la lettre comme souhaite le laisser entendre Marek Halter.

En réalité, outre des échanges de cadeaux et d’amabilités, cette ambassade et les suivantes ne donneront pas beaucoup de résultats tangibles. C’est pour cela que l’on parle d’une tentative d’alliance pour décrire la relation entre les Francs carolingiens et les Abbassides.

Qu’en est-il de la cohabitation ?

Charlemagne avait son palais à Aix-la-Chapelle, Hâroun ar-Rachîd avait le sien à Bagdad, soit à peu près 4 500 kilomètres de distance. La Méditerranée et l’Empire byzantin les séparaient. À cette époque, il fallait plus d’une année pour faire l’aller-retour. On a connu des « cohabitations » plus rapprochées.

En réalité, la vraie « cohabitation », c’était celle des habitants de la Septimanie qui vivaient sous la menace permanente des razzias sarrasines. Elles ont été si brutales et les populations civiles emmenées en esclavage si nombreuses qu’elles ont laissé la Provence et le Roussillon exsangues. À tel point que la plupart des vallées côtières, surtout en Bas Languedoc, sont totalement dépeuplées, leurs populations ayant été razziées par les Arabes ou s’étant réfugiées dans les zones montagneuses de l’arrière-pays. Toutes les plaines entre Barcelone et Agde sont retournées en friche. (1)

La « cohabitation », c’était aussi celle des chrétiens vivant en Espagne sous la domination des Arabes et des Berbères. Le successeur et fils de Charlemagne, Louis le Pieux, appelle tous les Espagnols fuyant « l’oppression inique et le joug cruel des Sarrasins » à s’installer « en Septimanie ainsi que dans la marche d’Espagne ». (2) Voilà ce que pensait l’empereur d’Occident de cette « cohabitation » en Espagne occupée. Suite à son appel, ils seront nombreux à faire le voyage dans ce sens malgré les prétendues lumières d’Al-Andalus.

Charlemagne, rempart de l’Europe chrétienne

L’histoire de Charlemagne, de son grand-père Charles Martel, de son père Pépin le Bref et de son fils Louis le Pieux, c’est celle de la résistance du Royaume franc, rempart de l’Europe chrétienne. La libération puis la sécurisation de la Septimanie et la constitution de la marche d’Espagne seront les bases de la Reconquista. Sans la combativité et la puissance des Carolingiens, elle n’aurait sans doute pas été possible. On est ici bien loin des escobarderies de Marek Halter.

(1) et (2) René de Baumont – Les croisades franques en Espagne

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Trop tard pour la droite mais pas pour la France – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La recomposition politique commencée en 2017 avec l’élection d’Emmanuel Macron a pris une nouvelle dimension historique suite aux élections européennes. L’annihilation du Parti socialiste est actée, celle de LR se confirme et prend une tournure irrémédiable. Wauquiez a démissionné de la présidence, Pécresse s’en va. Le parti est mort, ses cad(av)res vont tout tenter pour survivre, mais il est sans doute trop tard pour eux.

Les cadres de droite paient leur refus de rapprochement avec le Rassemblement national

Aucun homme, aucune ligne ne pouvait permettre à LR de faire mieux aux élections européennes. Seul un audacieux rapprochement avec le Rassemblement national quand il en était encore temps l’aurait pu. Le terrorisme intellectuel de la gauche, même moribonde, fait encore et toujours effet sur les cadres LR qui ont unanimement et obstinément refusé à chaque échéance électorale d’être associés au FN puis au RN. Leur manque de courage chronique et leur pudeur anachronique envers les populistes les a disqualifiés. Ils n’ont pas compris que l’époque avait changé. Pour les hommes politiques c’est l’équivalent d’un aller-simple pour le cimetière des éléphants.

Un Wauquiez ça ne trompe pas énormément

Wauquiez pensait que l’électorat populaire se rangerait dans le sillage du parti qu’il présidait sitôt qu’il aurait sonné du tocsin identitaire et agité le drapeau du conservatisme. L’ennui c’est que son insincérité crevait les yeux. L’obstacle c’était le souvenir encore douloureux dans l’électorat populaire de la trahison de Sarkozy, qui oublia opportunément où il avait rangé son Kärcher le soir-même de son élection à la présidence de la République.

La question identitaire s’impose

Les analystes de gauche et du centre sont dans leur rôle quand ils disent que c’est la ligne identitaire qui a fait perdre LR. Comme à leur habitude ils essaient de tirer l’échiquier politique vers eux. Sans doute, tentent-ils aussi de se rassurer un peu par la même occasion. D’autant que même à gauche, la question identitaire s’impose et fracture gauche sociale et « islamo-gauchistes ». Chez les Français, le refus de l’immigration est largement majoritaire. Il est donc assez saugrenu de prétendre qu’une ligne politique préconisant son arrêt soit un handicap.

La partition pour la victoire est déjà écrite

La France a l’avantage d’être en retard sur les évolutions politiques survenues aux États-Unis et en Italie. Ceux qui sur le terrain électoral cherchent la recette de la victoire la trouveront chez Trump ou Salvini et n’auront qu’à l’adapter au palais des Français. Surtout ne pas s’excuser ou se justifier mais passer à l’offensive pour protéger la France qui souffre et qui n’a pas envie de disparaître, elle est majoritaire.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Immigration, islamisation : 6 raisons d’espérer un basculement politique – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Il est une mode dans les milieux patriotes de céder au désespoir. Parfois même chez certains le défaitisme sert d’excuse pour l’inaction et le renoncement. En effet, si tout est perdu, à quoi bon s’engager ? Ce prétexte tient de moins en moins, il faudrait aujourd’hui être de bien mauvaise foi pour ne pas voir que la lumière est au bout du tunnel.

Bien sûr l’immigration n’a cessé de prendre de l’ampleur, l’islamisation suit son cours et progresse dans toute l’Europe. L’idéologie dominante n’a jamais été si intransigeante. Les médias à grande audience rabâchent un discours monochrome sur les questions identitaires. Il ne faudrait cependant pas considérer que l’assurance de nos adversaires politiques est gonflée par leur confiance dans l’avenir mais bien par l’idéologie qui les anime. Ils sont les promoteurs et vainqueurs de la mondialisation, ils auraient tort d’en reconnaitre les effets néfastes.

Ils ne veulent pas vivre dans un monde autre que le leur où la diversité tient lieu de quasi-religion et la repentance de culte. L’enracinement, la fermeture des frontières au déferlement migratoire, le protectionnisme économique leur font horreur. Même confrontés à l’échec de leur modèle et aux souffrances du peuple forcé de le subir, ils continueront de le défendre jusqu’à son écroulement total. Ils redoublent même d’efforts à mesure que l’issue fatale se précise.

Les premières fissures commencent à apparaitre au grand jour avec la révolte des gilets jaunes, mais les premiers signes sont perceptibles depuis de nombreuses années. Cela ne veut pas dire que l’arrivée au pouvoir de nos idées est forcément imminente, mais elle est en tout cas loin d’être improbable. Sur beaucoup de sujets, les Français partagent très largement nos options et convictions :

– 94 % des Français soutiennent la déchéance de nationalité des terroristes binationaux (Elabe, 18 novembre 2015)
– Huit Français sur dix considèrent que leur pays ne doit pas accueillir d’étrangers supplémentaires. (IFOP,1er décembre 2018)
– Près de trois quarts des Français trouvent que l’immigration coûte plus à la France qu’elle ne lui rapporte. (IFOP, 1er décembre 2018)
– 83 % des Français sont favorables à « l’expulsion des étrangers fichés S ». (Odoxa, 29 mars 2018)
– 88 % des Français sont favorables à l’interdiction du salafisme. (Odoxa, 29 mars 2018)
– 74 % des Français jugent que l’islam « cherche à imposer son mode de fonctionnement aux autres ». (Ipsos, 3 juillet 2017)

L’établissement d’un Référendum d’Initiative Populaire permettrait aux Français de s’exprimer sur ces sujets. Quand on sait qu’une écrasante majorité de Français (84 %) estiment qu’il n’est pas possible d’en discuter sereinement (IFOP,1er décembre 2018), cette revendication n’est pas innocente. Il faut sans doute considérer l’insistance des gilets jaunes au sujet du RIC comme un moyen de contrer l’unanimité gouvernementale et médiatique dans ces débats ainsi que de nombreux autres.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Que puis-je faire pour ma civilisation ? – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Personne ne viendra à notre secours. Ni Poutine, ni Trump, le grand sauveur de la civilisation européenne n’existe pas ou pas encore. Il est en tout cas certain qu’il ne sera ni russe, ni américain et il est très peu probable qu’il s’agisse d’une seule et même personne. La croyance en l’homme providentiel comme au grand soir sont autant de mythes incapacitants. Comment ne pas comprendre ces rêveries cependant ? Elles sont des palliatifs au désespoir légitime des Européens de l’ouest qui voient leur civilisation s’écrouler sous leurs yeux.

Trump comme Poutine dirigent des grandes puissances aux intérêts qui ne sont pas nécessairement les nôtres. La proximité culturelle de leur pays avec l’Europe rend leurs victoires électorales savoureuses. Elles font trembler sur ses fondations l’idéologie dominante. Elles scandalisent les médias. Elles désinhibent, elles réconfortent, mais elles ne font pas le travail à notre place.

De même, les victoires d’Orban et de Salvini, si elles sont réjouissantes n’auront quasiment aucun effet sur notre avenir tant que Paris et Berlin resteront entre les mains de Macron et Merkel ou de leurs semblables. Il faut également garder à l’esprit que les victoires électorales sont souvent éphémères, surtout si elles ne s’appuient que sur le désespoir et la colère aussi légitimes soient-ils. En plus d’une nécessaire révolution culturelle, il faut aussi qu’il y ait suffisamment de courage et de talent chez les plus entreprenants d’entre nous pour la porter et l’amplifier.

La vague populiste ne doit pas être le dernier cri d’un peuple qui ne veut pas mourir, elle doit être le début d’une renaissance civilisationnelle. Et il appartient à nous tous d’y prendre part.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Immigration illégale et « fermeté » : les grosses ficelles de Merkel et Macron – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

À l’approche des élections européennes sur fond de forts progrès des partis populistes et identitaires, Macron et Merkel, inquiets voire paniqués, se sont mis d’accord sur la stratégie à adopter : faire croire qu’ils vont faire preuve de « fermeté » en matière d’immigration illégale.

Depuis leur rencontre le 7 septembre à Marseille les deux chefs d’État rivalisent de propos « fermes » sur l’immigration. Angela Merkel vient même de conclure avec le gouvernement algérien un accord de retour portant sur 3 à 5 000 de ses ressortissants. Une goutte d’eau dans l’océan des migrants, clandestins ou pas, installés en Allemagne depuis 2014.

De son côté, Emmanuel Macron a lui promis des reconduites « pour celles et ceux interceptés en situation irrégulière et qui n’ont pas vocation à obtenir l’asile ». « Tout en respectant nos valeurs ». En réalité, la première année du mandat du président Macron a vu un nombre d’expulsions de clandestins exactement au même niveau que les « bonnes années ». L’immense majorité des clandestins n’est jamais inquiétée.

Au regard de ces déclarations, de cette théâtralisation de mesures insuffisantes, l’axe de campagne des dirigeants de la France et de l’Allemagne pour les élections européennes de 2019 est cousu de fil blanc.

Du reste, la recette commence à être connue. Dans cet article du Figaro daté du 17 octobre 2010, on pouvait déjà lire : « Angela Merkel durcit un peu plus son discours pour faire entendre sa voix dans le débat sur l’immigration qui agite son pays. Ce week-end, la chancelière a simplement et radicalement enterré le modèle d’une Allemagne multiculturelle, où pourraient cohabiter harmonieusement différentes cultures. Cette approche « Multikulti » – « nous vivons côte à côte et nous nous en réjouissons » – a « échoué, totalement échoué », a-t-elle lancé devant le congrès des Jeunesses de sa formation conservatrice. »

Hasard ? Six scrutins régionaux se profilaient alors à l’horizon.

Cinq ans plus tard, emporté par son sentimentalisme et son messianisme de fille de pasteur protestant, elle ouvrait grand les portes de l’Allemagne à plus d’un million de « migrants ». Voilà ce que valent les promesses de campagne d’Angela Merkel et de tous ses semblables qui n’ont la « fermeté » en bandoulière que lors des périodes électorales.

Dorénavant, Merkel a changé de braquet et c’est d’un jour à l’autre qu’elle souffle le chaud et le froid sur la question migratoire. Quelques jours avant l’accord de retour des clandestins algériens, elle inventait des « chasses aux étrangers » suite aux meurtres de jeunes Allemands. Elle a même démis de ses fonctions le chef du renseignement intérieur qui l’avait alors contredit sur l’existence de ces prétendues chasses.

En matière d’ « en même temps », Macron a là une concurrente de choix tout en restant le maître incontesté du genre. Le 29 août, il « endossait le rôle d’opposant principal à Salvini et Orbán ». Le 17 septembre, il plastronnait aux côtés du Chancelier conservateur autrichien promettant de la « fermeté » et des expulsions. Un Chancelier dont d’importants membres de son gouvernement sont justement des proches alliés ou admirateurs de Salvini et Orbán.

Ce grand écart permanent saute de plus en plus aux yeux des Allemands comme des Français et de tous les Européens. La réalité rattrape à grands enjambées ceux qui voudraient se servir de la question migratoire pendant les élections pour l’oublier ensuite durant leur mandat. Elle devient le sujet central car elle est le sujet vital. Leur « en même temps » craque de tous côtés. Ces imposteurs ne peuvent plus que perdre du terrain.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Vainqueur celui qui cessera de se justifier ! – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’homme de droite a la fâcheuse tendance à se justifier, s’excuser, donner des gages. Éric Zemmour, dans le dernier Zemmour & Naulleau, faisait remonter ce besoin irrépressible à la peur de la guillotine. Deux siècles plus tard, la crainte de la mort sociale a succédé à celle de la mort biologique. Qui agit sans se plier à l’idéologie de gauche s’expose à cette mort sociale. Perte d’emploi, mise à l’écart associative, paria des médias… l’homme de droite est devenu un homme des catacombes. Qu’il surgisse au grand jour, avec ses arguments, ses raisonnements, ses faits et leurs commentaires, et le voilà bientôt enjoint par la gauche de s’expliquer, de se justifier et, terme du processus, de s’excuser. La morale de la gauche est sa meilleure arme politique. Qui ne le voit combat aveugle. Qui s’y plie a perdu. Qui croit habile de tenter de la retourner, en une sorte de judo, s’y perd.

À force de reculades, l’homme de droite en vient à défendre des positions de l’adversaire. La candidature à la présidentielle d’Alain Juppé a été l’occasion pour plusieurs journalistes de rappeler quel était le programme du RPR en 1990 alors qu’il en était le Secrétaire général. Lors de l’émission Des paroles et des actes sur France 2, à l’évocation des mesures droitières qui y figuraient, notamment sur l’islam et l’immigration, le maire de Bordeaux a eu l’air sincèrement surpris et a reconnu sans sourciller qu’il s’était trompé.

Cette lente évolution idéologique illustre la capacité de la gauche à tirer l’échiquier politique dans sa direction, à répandre sa pensée partout et à en chasser toute réfutation. Non en sortant victorieuse de l’affrontement des idées mais, au contraire, en évitant cet affrontement, en contraignant l’adversaire à ne pas combattre. D’aucuns ont baptisé cela le « mouvement sinistrogyre ». D’autres ont parlé de terrorisme intellectuel. Quoiqu’il en soit, le résultat est là : une certaine droite a peur. La gauche ne peut lui interdire de se présenter à des élections ni de les gagner. En revanche, elle lui a imposé une barrière à ne pas franchir : appliquer des idées de droite et notamment dans le domaine de l’identité.

Comme Nicolas Sarkozy hier, Laurent Wauquiez aujourd’hui semble avoir compris que cette soumission était gage de défaite. Mais plus que les conseils d’un Patrick Buisson ou la pression d’une « droite hors des murs », c’est le poids électoral du FN qui a conduit ces hommes à ce constat. Pour autant, ni Sarkozy ni Wauquiez n’ont la stature pour incarner ce grand retournement de la droite française. Il leur manque l’épaisseur, le caractère, le goût du mythe et de l’histoire. En cela, ils ressemblent à la quasi-totalité des chefs politiques d’Europe de l’Ouest et, plus largement, occidentaux.

On aurait pu croire jusqu’en 2016 que telle était la fatalité de nos vieilles nations épuisées et sorties de l’histoire. Or, l’irruption de Donald Trump a prouvé le contraire. Trump est une révolution. Il ne s’excuse jamais. Au contraire, il accuse son adversaire. Il lui fait revêtir le costume du « bad guy ». D’instinct il a compris le jeu de la gauche morale qui est au moins aussi active aux États-Unis qu’en Europe. Il l’a compris et il le balaye d’un seul revers de la main.

Ne pas s’excuser, ne pas se justifier, au-delà des idées politiques défendues : telle doit être la ligne de conduite d’un homme politique qui veut emporter le suffrage populaire. Lorsque l’on a la conviction que son combat est légitime, il n’est nul besoin de le justifier. À force de justifications, d’excuses et de gages donnés, c’est la force de conviction de celui qui s’y soumet qui est mise en doute. La gauche comme la classe médiatique n’ont en aucun cas une quelconque autorité morale qui leur permet de distribuer les bons points. Celui qui s’en rendra enfin compte, à n’en pas douter, remportera la mise. En France comme aux États-Unis. Vainqueur celui qui cessera de se justifier !

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Jean-David Cattin : « Seule une politique identitaire peut assurer notre pérennité »

Politique Identitaire Cattin

« Seule une politique identitaire peut assurer la sécurité, la prospérité mais aussi la pérennité de la civilisation et des nations européennes », affirme Jean-David Cattin, directeur national des Identitaires et membre de la campagne « Defend Europe ». Le 18 novembre prochain, il participera au 3e Forum de la Dissidence. Avant cet événement dédié à la refondation de la droite, il répond aux questions de la fondation Polémia.

Jean-David Cattin Politique identitairePolémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Jean-David Cattin : Les identitaires se réclament volontiers de droite identitaire. Aujourd’hui beaucoup sont ceux à en faire de même et cela ne peut être que réjouissant. Cette appellation ne doit cependant pas être qu’un produit d’appel électoral. Il faut qu’elle engage et aboutisse sur des mesures, comme la mise en place d’une politique de remigration. Les électeurs français se sont détournés de Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012 car ils ont bien compris que l’identité pour lui n’était qu’un argument marketing et en aucun cas une préoccupation sincère.

Il y a aujourd’hui une forte envie de droite mais pas de n’importe quelle droite. Une droite qui ne cède pas au terrorisme intellectuel de la gauche, à la culpabilisation ; une droite d’action et de conviction. Et cela moins pour des raisons intellectuelles que des raisons existentielles.

Les Français soucieux de préserver leur mode de vie, leur identité et qui refusent la dépossession de leur terre savent bien que ce n’est pas à gauche qu’ils trouveront celui qui va les défendre. De Macron à Mélenchon, en passant par Hamon et les partis qu’ils représentent, l’identité est vue comme un archaïsme et un obstacle qu’il s’agit de dépasser voire de détruire.

Partout dans le monde, l’identité et la question civilisationnelle structurent la vie politique. Il est temps que la droite française s’en rende compte et soit à la hauteur de l’histoire.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

Il n’y a plus de politique, la classe politique s’est contentée ces dernières années de gérer la mondialisation et les flux migratoires et parfois de les accélérer. Il n’y a pas de vision à long terme, on se laisse bercer par l’illusion de la fin de l’histoire. Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, nous a montré qu’avec un peu de volonté politique, il était possible de changer les choses. Presque seul contre l’avis des pays européens les plus puissants, il a mis en place une barrière pour stopper les flux de clandestins et a refusé les quotas de “migrants” que la Commission européenne voulait lui imposer.

Il s’agit aujourd’hui de convaincre que seule une politique identitaire peut assurer la sécurité, la prospérité mais aussi la pérennité de la civilisation et des nations européennes. Il faut refuser le fatalisme et finalement commencer à refaire de la politique.

En quelques mots, quelle sera la teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

À travers l’évocation de la mission Defend Europe, j’aimerais faire prendre conscience qu’il est possible de faire quelque chose, que l’action politique peut influencer le réel. Beaucoup a été fait ces dernières années dans le combat des idées, il est temps aujourd’hui de traduire cela par l’engagement politique. Dans le combat électoral, comme dans l’engagement militant, le désespoir et le défaitisme ne sont pas de mise. Au contraire il existe aujourd’hui un boulevard pour ceux prêts à défendre leur peuple et leur civilisation.

« Défendons l’Europe », la campagne de Génération identitaire face à l’invasion

Génération identiaire Défendons l'Europe

Génération identitaire Défendons l'Europe 216/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Paris, Berlin, Bruxelles, Londres, Manchester, Barcelone… De nombreuses villes européennes ont été durement frappées par le terrorisme islamiste ces derniers mois. Partout, l’islamisme se développe au vu et au su d’une grande partie de la classe politique qui refuse obstinément de nommer cette menace et s’empêche donc de la combattre.

Chaque année, des centaines de milliers d’immigrés clandestins franchissent les frontières de l’Europe et s’installent chez nous. Les camps de migrants-clandestins se multiplient et avec eux les innombrables problèmes d’ordre sécuritaire, social, économique, culturel et religieux. Si nous ne mettons pas un terme à ces migrations, demain ce sont potentiellement des dizaines de millions d’entre eux qui débarqueront en Europe. Le laxisme des autorités européennes et nationales doit cesser !

Pour répondre à ces menaces, Génération Identitaire lance sa nouvelle campagne qui s’intitule « DÉFENDONS L’EUROPE ! ». La mission « Defend Europe » menée cet été en Méditerranée a prouvé qu’ensemble, les Européens peuvent prendre en main leur futur et faire entendre leur voix.

Aujourd’hui il est grand temps de protéger notre civilisation et nos peuples face à l’islamisme et face à l’invasion migratoire. Contre leur Union européenne, montrons-leur que nous ne voulons pas de l’effacement de nos racines, de l’ouverture des frontières, de l’islamisation. Ensemble, Défendons l’Europe !

Commandez les autocollants et les affiches de cette nouvelle campagne
sur la boutique de Génération Identitaire .