Passe vaccinal : l’étau se resserre autour des non-vaccinés, par Franck Deletraz

pass vaccinal

Vendredi dernier, le gouvernement a sombré encore un peu plus dans la dictature sanitaire : intervenant à l’issue d’un énième « conseil de défense », le Premier ministre Castex a en effet annoncé la présentation, début janvier, d’un projet de loi prévoyant tout bonnement la transformation du passe sanitaire en passe vaccinal. Une mesure qui, si elle est adoptée, entraînera immédiatement l’exclusion de la quasi-totalité des lieux publics de nos compatriotes non vaccinés, ceux-ci n’ayant même plus la possibilité de présenter un test négatif ou un certificat de guérison. Surprise ? Pas vraiment : alors qu’il y a un an, presque jour pour jour, le menteur Macron jurait sur Twitter que « le vaccin ne sera pas obligatoire », l’exécutif n’a cessé depuis de multiplier les mesures discriminatoires à l’encontre des Français non piqués, reléguant ainsi honteusement ceux-ci au rang de pestiférés ! Et ce n’est pas fini : la prochaine étape sera évidemment l’obligation vaccinale pour tous.

Essayant de justifier ce nouveau projet liberticide, Castex n’a pas hésité, lui non plus, à user de manière éhontée du mensonge, en expliquant notamment qu’« il n’est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays ». Une affirmation profondément malhonnête puisque, comme chacun sait, leur vaccin, présenté comme un remède miracle depuis des mois, n’empêche nullement ceux qui l’ont reçu d’être contaminés ni de contaminer les autres ! De sorte que, malgré leurs déclarations, les autorités seraient bien en peine de prouver scientifiquement la responsabilité des non-vaccinés dans l’actuelle propagation du virus. Ce qui ne les empêche pourtant pas de préparer un nouveau tour de vis contre ces derniers. C’est ainsi que, si ce projet de loi est adopté, ce nouveau passe vaccinal interdira aux millions de Français non vaccinés l’accès à la plupart des lieux publics. A commencer par les bars et restaurants (y compris en terrasse), les cinémas et autres lieux culturels, les lieux de loisirs, les établissements de santé, ainsi que les longs trajets en avion, en car ou en train.

D’autre part, si le Premier ministre a laissé entendre que ce nouveau passe ne serait pas nécessaire dans le métro ou encore dans les écoles, l’exécutif, sous la pression des ministres de la Santé et du Travail, étudierait actuellement la possibilité d’imposer en entreprise le passe sanitaire ! Une question jugée « légitime » par Véran, qui a expliqué sur France Inter : « On ne peut pas empêcher les gens de travailler s’ils ne sont pas vaccinés, mais on peut exiger d’eux qu’ils passent un test s’ils ne sont pas vaccinés. » Et le « taliban de la vaccination » d’ajouter alors : « Je vais encore plus loin, je pense que dans le débat parlementaire, on peut reposer la question du contrôle d’identité associé au contrôle du passe » ! Une mesure qui avait pourtant été écartée en juillet dernier lors de l’extension du passe sanitaire aux bars, restaurants et autres cinémas…

Véran avoue une « obligation vaccinale déguisée » !

En attendant, interrogé samedi par les journalistes de Brut, Véran a fini par avouer ce que tous les Français avaient parfaitement compris la veille : à savoir que le basculement du passe sanitaire vers le passe vaccinal n’était pas autre chose qu’une « forme déguisée d’obligation vaccinale » décidée par le gouvernement. Une malhonnêteté d’ailleurs totalement assumée par le ministre de la Santé, qui est même allé jusqu’à expliquer que la formule retenue par l’exécutif était « plus efficace » qu’une obligation vaccinale classique… Quoi qu’il en soit, l’annonce par Castex du renforcement de l’ostracisation dont souffrent déjà les Français refusant la vaccination a immédiatement fait réagir les candidats de la droite nationale. Comme Marine Le Pen qui, dans un tweet accompagnant le message de Macron affirmant l’an dernier que le vaccin ne serait pas obligatoire, a dénoncé avec force une « mesure disproportionnée » qui « condamne à la mort sociale les Français qui ne sont pas vaccinés ». Ou encore Eric Zemmour qui, après avoir rappelé que « les Français sont déjà largement vaccinés », a vu aussi, et à juste titre, dans « le durcissement installé avec ce passe vaccinal », la volonté du gouvernement d’« instaurer une lutte des classes vaccinale, afin d’empêcher les Français de s’intéresser aux sujets sur lesquels Emmanuel Macron est en difficulté ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 décembre 2021

Mise en place du Pass Vaccinal en janvier – Pour Nicolas Bay : « 6 millions de nos compatriotes sont donc à présent (officiellement) des sous-citoyens. Immonde »

Pire Noël – Covid-19 : nouveau tour de vis macroniste

Jean Castex

Confronté à l’échec de sa politique de vaccination à marche forcée, le gouvernement annonce de nouvelles mesures restrictives afin de tenter de « sauver Noël ». Un Noël de toute façon déjà placé sous le signe de la peur, des interdictions et du contrôle généralisé. C’est encore loin « la vie d’avant » ? Tais-toi et fais-toi piquer.

« Et ça continue, encore et encore. C’est que le début, d’accord, d’accord. » Ce refrain du chanteur agenais Francis Cabrel vient immédiatement à l’esprit en assistant à la énième conférence de presse gouvernementale suivant le non moins sempiternel « conseil de sécurité » se penchant sur la situation sanitaire en France.

Lundi soir, Olivier Véran et Jean Castex, dans un numéro de clowns tristes désormais bien huilé, ont donc annoncé une nouvelle série de mesures censées endiguer le « déferlement » de la cinquième vague de l’épidémie. Pour tous ceux qui s’étaient précipités dans les centres de vaccination pour espérer retrouver la fameuse « vie d’avant », c’est une nouvelle douche froide. En effet, le développement apparemment exponentiel de cette « cinquième vague » est à lui seul la démonstration de l’échec complet de la politique vaccinale à marche forcée menée par le gouvernement. Ainsi, malgré un taux de vaccination très élevé, la France doit à nouveau prendre des mesures restrictives et coercitives. Un fiasco qu’il faut beaucoup de mauvaise foi pour attribuer aux méchants et égoïstes « non-vaccinés » ultra-minoritaires et interdits de tous les lieux à « fort potentiel de contagion » comme les bars, restaurants et autres salles de spectacle.

Parmi les mesures annoncées cette fois, on trouve le renforcement du protocole en vigueur à l’école primaire, avec notamment l’obligation du port du masque en extérieur, la limitation du brassage à la cantine, et des activités physiques en intérieur réduites.

Les discothèques, déjà exsangues, seront quant à elles fermées pour un mois à partir de vendredi. Rappelons que ces lieux étaient pourtant réservés aux détenteurs du sacro-saint « passe sanitaire » censé redonner accès à une (semi-) liberté.

Pour le reste, l’exécutif compte sur la « responsabilité dans la sphère privée », le recours élargi au télétravail, et la poursuite de la campagne d’injection de la troisième dose. En attendant la suivante…

Dans le même temps que ces annonces, on apprenait que le ministère japonais de la Santé s’alarmait des « effets secondaires graves » des vaccins et recommandait d’apposer la mention « effets secondaires graves » sur lesdits vaccins, après avoir répertorié des problèmes cardiaques à la suite du suivi d’un million de Japonais. Parallèlement, on découvrait une étude qui tendrait à prouver que la plupart des symptômes des prétendus « Covid longs » seraient d’ordre psychologique et que seule une infime partie des personnes affirmant souffrir de ce « mal » aurait réellement été touchée par le virus.

Des faits qui, pour le moins, suscitent des interrogations et mériteraient a minima un débat national contradictoire et non la fuite en avant vacciniste et liberticide à laquelle nous assistons. A moins que le but du gouvernement ne soit pas d’endiguer une pandémie mais d’instaurer un contrôle social de plus en plus resserré permettant de gouverner sans difficulté un peuple apeuré et servile. On n’ose évidemment y croire.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 7 décembre 2021

[vidéo] Covid : quand Castex s’arrange avec la réalité

Jean Castex

26/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
À chaque point presse, ou presque, Jean Castex s’efforce de comparer la situation épidémique de la France avec celle de ses voisins du Vieux Continent. Lors de la conférence du 22 avril, le Premier ministre a ainsi présenté un graphique comparant les nouveaux cas de Covid-19 dans plusieurs pays européens.

Problème, la France était absente de celui-ci… en raison de chiffres peu flatteurs ?


L’appel de la liberté, par Jean-Gilles Malliarakis

Contemplant, dans la soirée de ce 18 mars, l’affligeant cafouillage et le ton quasi dictatorial de ce pauvre Castex, on était tenté de se prendre de pitié. Face à ce chef constitutionnel d’un gouvernement déboussolé, et à son discours surabondant et désarticulé, on ne pouvait que s’interroger : qu’auraient pensé, qu’auraient fait, nos devanciers, chouans ou communards, huguenots ou ligueurs, devant un tel déni des libertés élémentaires, des autorités régionales, des responsabilités corporatives et même des principes constitutionnels de ce qui s’appelle encore une république. De ce mot, pourtant, observons combien nos communicants se gargarisent, à contre-emploi.

Au sein de la Macronie, séparation des pouvoirs, connais pas. Circulez, sous le règne des Marcheurs, il n’y a rien à voir.

Or, le pouvoir personnel sans limite ne conduit qu’au désastre.

Quand on étudie la folie maoïste, continuation revendiquée de la Terreur stalinienne, on ne peut que ressentir une perplexité et une inquiétude pour l’évolution de la France. Tous les auteurs chinois le soulignent : le délire marxiste de Mao Tsé-toung n’a pu atteindre le niveau de destruction, qui prend son envol avec le Grand Bond en avant théorisé en 1958, qu’au gré de l’emprise totalitaire que le Grand Timonier exerçait sur son entourage, sur l’appareil communiste et sur son pays. L’examen des débats et discours. Ils étaient réduits au congrès du Parti unique et au plénum de son Comité central. Les uns après les autres, tous ceux qui commencent, à partir de 1956, par émettre prudemment des réserves et des avis divergents, tels le malheureux Liu Shaoqi, tel le futur réformateur économique Deng Xiaoping ou même Zhou Enlaï, finissent par renoncer à toute critique, à s’aplatir comme des crêpes et à réaffirmer leur foi inébranlable dans le génie de leur chef bien aimé.

Il s’ensuivra la mort de 36 millions de paysans dans la seule séquence de la famine qui frappa le pays, entre 1959 et 1961, du fait de la collectivisation à marche forcée. Dix ans plus tard, entre 1966 et 1976, la révolution culturelle fera, à son tour, des dizaines de millions de victimes.

En sommes-nous arrivés à ce point ? Pas encore sans doute.

Pouvons-nous faire machine arrière ? Oui, certainement mais à condition de ne pas courber le dos.

Dans quelques jours par exemple, le 25 mars, la Grèce, commémorera le Bicentenaire du soulèvement national de 1821. La devise des insurgés est demeurée dans les mémoires et dans les cœurs de leurs descendants : la liberté ou la mort.

Qu’on ne s’y trompe pas, une telle affirmation, qui me semble aussi précieuse que ce cher « grand pays » sur un « petit territoire » [1] lui-même, n’enfermait nullement ceux qui la professaient alors dans le carcan philosophique des Illuminés de Bavière et de ces jacobins qui ont fait tant de mal à la France.

La conception grecque de la Liberté fait partie d’une identité profonde, caractéristique de l’esprit européen. La plupart de ses philosophes respectaient plus encore les mérites de l’aristocratie plutôt que les aimables mais fragiles institutions de la démocratie. Ils croyaient avant tout aux vertus du débat.

Cette vision s’accompagne aujourd’hui encore d’une très forte imprégnation religieuse. L’appel à l’insurrection de 1821, le 25 mars, fête nationale de nos jours, correspond à la fête chrétienne si belle de l’Annonciation. Autre commémoration parallèle, aujourd’hui encore, celle du 28 octobre qui esi identifiée à l’entrée dans la seconde guerre mondiale en même temps qu’à la fête orthodoxe de la Protection de la Mère de Dieu. On honore le début des conflits plus encore que la victoire car « seuls les commencements sont beaux » ainsi que nous le rappelle Heidegger.

L’appel à l’insurrection était préparé par le maintien de l’identité à l’école des prêtres, dans le secret nocturne des temples, sous le regard des icônes. Ainsi se maintint, pendant les siècles de l’obscurité ottomane, l’apprentissage de la langue et de son écriture.

Chateaubriand ne s’y trompait pas dès 1811, lorsqu’il publie son Itinéraire de Paris à Jérusalem. L’auteur contre-révolutionnaire du Génie du christianisme préfigurait alors le philhellénisme de tout le mouvement romantique naissant. Celui-ci s’engagera sans hésiter en soutien des Grecs et de tous les Balkaniques insurgés, chrétiens en butte à l’oppression de l’islamisme.

Athènes est redevenue, au XXIe siècle une grande ville, une agglomération de 4 millions d’habitants. Elle était, il y a 200 ans, décrite par Chateaubriand comme un village réduit par l’occupant à une population de bergers albanais.

Il ne faut pas attendre pareil déclin avant d’entendre, à notre tour, le fameux appel de Maurice Barrès « réveillez-vous vieille race et reprenez possession de vous-mêmes puisque vos maîtres défaillent ».

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Confinement : c’est reparti pour un tour pour 16 départements

Jean Castex

Le 17 mars 2020, les Français découvraient le quotidien d’un confinement qui devait, après un effort collectif de quelques semaines, nous permettre de nous débarrasser du Coronavirus. Un an après, la tête d’affiche a changé, ce n’est plus Emmanuel Macron mais Jean Castex qui déclare un nouveau confinement. Le troisième du genre pour 16 départements : ceux de l’Ile-de-France, des Hauts-de-France, de l’Eure, de la Seine-Maritime et des Alpes-Maritimes.

Un confinement sept jours sur sept pour une durée minimale de quatre semaines, à partir du samedi 20 mars. Les déplacements entre les régions seront interdits, « sauf pour motifs impérieux » pour les 21 millions de Français concernés qui pourront se consoler en se promenant jusqu’à dix kilomètres autour de chez eux. Dans le reste du territoire, le couvre-feu n’entrera en vigueur qu’à 19 heures, et conservera les règles actuelles. « Ce n’est pas pour aller chez des amis faire la fête, c’est pour permettre de s’aérer », prévient le Premier ministre qui, non sans contradiction, rappelle qu’il y a « moins de risques de contamination en plein air qu’à plusieurs dans un lieu clos ». Il prévient tout de même qu’il appellera les préfets à être vigilants sur les rassemblements dans l’espace public. Les messes publiques restent autorisées.

Du côté de la classe politique, Marine Le Pen déplore que « le gouvernement fasse payer aux habitants ses échecs répétés ». Florian Philippot appelle à ne pas suivre les nouvelles consignes. « Sortons et vivons normalement », lance-t-il sur Twitter.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 19 mars 2021

Dictature sanitaire – Extinction des feux

couvre-feu

Le couvre-feu à 18 heures a été décrété sur l’ensemble du territoire. Au lit les petits, le gouvernement marchand de sable va passer ! Mais vous pourrez toujours vous entasser dans les métros et les centres commerciaux ouverts le dimanche. Et tant pis pour votre travail, vos liens sociaux, votre liberté.

Les conférences de presse répétées du Premier ministre pour nous « annoncer » ce que les grands médias nous ont déjà révélé depuis longtemps, à savoir le renforcement systématique des restrictions sanitaires, sont devenues maintenant tellement prévisibles que l’on en viendrait presque à se demander pourquoi Castex juge encore nécessaire de se prêter à cet exercice ridicule. Ainsi, son intervention de jeudi soir, à l’instar des précédentes, n’aura-t-elle, sans surprise, donné lieu à aucune révélation fracassante.

De l’extension du couvre-feu à 18 heures à l’ensemble du territoire métropolitain pour « au moins 15 jours » à la possibilité d’un reconfinement « sans délai » en cas de « dégradation épidémique forte », en passant par l’ouverture à compter de lundi de la vaccination pour les personnes présentant des pathologies à haut risque, ou encore la reprise des travaux dirigés par demi-groupes pour les étudiants de première année à partir du 25 janvier, tout ou presque avait déjà été en partie révélé par la presse.

Y compris le prétendu « renforcement du contrôle aux frontières » de notre pays, qui se limitera en réalité à exiger de « tous les voyageurs souhaitant venir en France en provenance d’un pays extérieur à l’UE » un test négatif au Covid-19 ainsi que… leur « engagement sur l’honneur à s’isoler pendant sept jours une fois arrivés en France, puis à refaire un deuxième test PCR à l’issue » ! Une obligation à laquelle, c’est sûr, les milliers de migrants qui entrent chaque semaine en France se plieront bien volontiers…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 janvier 2021

Emmanuelle Ménard, sur le discours de Jean Castex : « Pas un mot sur l’immigration ! »

Voici la réaction d’Emmanuelle Ménard, députée de l’Hérault, au discours de politique générale du nouveau Premier ministre Jean Castex. « Pas un mot sur l’immigration… ».

Le Premier ministre Jean Castex vient de présenter son discours de politique générale à l’Assemblée nationale. Vous paraît-il positif ou inquiétant ?

Ce discours est surprenant. Quand on arrive à lire entre les lignes, il est fréquemment contradictoire. Il annonce beaucoup de choses alléchantes et intéressantes au premier regard, mais en réalité ces choses sont en contradiction avec ce qui a été fait pendant les trois années d’Édouard Philippe.
Si on prend l’exemple de la Justice, il dit qu’il faut créer des juges de proximité pour lutter contre les incivilités du quotidien, mais en réalité ces juges de proximité s’appelaient à l’époque les juges d’instance et la majorité les a supprimés l’année dernière. Il dit également qu’il veut lutter contre le terrorisme, mais les terroristes sont libérés. Il veut aider les étudiants et travailler sur les problèmes de formation, mais il y trois ans, on a diminué de 5 euros les APL.
Ces signaux sont contradictoires et vont dans tous les sens. Par conséquent, on se demande qui croire. Est-ce réel ou est-ce une fois de plus des effets d’annonce ?

Jean Castex sera-t-il dans la continuité d’Édouard Philippe ou au contraire dans la rupture ?

J’ai entendu un leader d’opposition dire : « On vous donne 600 jours pour faire ce que monsieur Édouard Philippe a défait pendant 3 ans. » L’exemple de l’emploi va particulièrement intéresser les Français. L’emploi et le pouvoir d’achat sont les deux sujets qui préoccupent aujourd’hui les Français. Pour aider l’emploi à repartir, on va créer 300.000 parcours d’insertion. Ces parcours sont tout simplement les contrats emplois aidés qui existaient il y a trois ans et que monsieur Macron a supprimés. Toutes les mesures prises pendant trois ans par monsieur Édouard Philippe vont être détricotées. On fait semblant de les appeler autrement. C’est complètement contradictoire.

Emmanuel Macron et Jean Castex ont mis l’accent sur l’écologie et la transition écologique sans trop faire de calcul politique. En quelque sorte, il essaie d’assécher les écologistes…

Il reprend tout simplement une partie des conclusions de la Conférence des citoyens. Après tous les grands discours, il ne peut décemment pas s’asseoir dessus. Il est donc bien obligé de prendre une partie des conclusions et de dire aux Français qu’on les écoute et qu’on les entend à propos de l’écologie.
Monsieur Castex a des propos intéressants sur le sujet de la sécurité. Lutter contre l’insécurité et les incivilités fait partie des priorités des Français qui sont tous les jours embêtés par des petits voyous. Je vous rappelle encore une fois que c’est monsieur Castaner qui a supprimé les crédits de la police de sécurité du quotidien. Appelons les choses par leur nom. Si monsieur Castex est là pour remédier et donner des solutions à trois ans de politique conduite par Édouard Philippe, il faut le dire. J’ai constaté qu’aucun mot n’a été dit sur l’immigration.

Jean Castex et Damien Abad ont fait une partie assez longue sur la fiscalité, l’emploi et l’écologie, mais le régalien est arrivé à la fin comme si l’immigration et l’insécurité n’étaient plus une priorité des Français…

Je pense qu’ils ont tous les deux tort là-dessus. Vous avez raison, cela vient toujours après coup. Les Français se reconnaîtraient ou ont envie de se reconnaître dans des politiques dont les marqueurs sont le régalien. C’est le respect de l’ordre, le respect de la sécurité, la lutte contre l’immigration clandestine et les sujets de société.
La loi de bioéthique sera examinée à l’Assemblée dans 15 jours et viendra en catimini. Monsieur Castex lui-même a demandé à ce que soit rajoutée une semaine de cession parlementaire pour pouvoir examiner ce projet de loi qui n’avait aucune urgence. Selon les sondages, 71 % des Français estiment que ce projet de loi n’a pas sa place dans le calendrier parlementaire aujourd’hui. La priorité des Français, comme je l’ai dit en introduction, est le pouvoir d’achat et l’emploi et certainement pas les lois de bioéthique à examiner en plein cœur de l’été quand les Français qui le peuvent partent en vacances. Or, monsieur Castex n’a pas beaucoup d’états d’âme.
Pour quelqu’un qui se dit respectueux du débat parlementaire, cela ne paraît pas très probant.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire