Tag Archives: Jawad Bendaoud

Relaxe « surprise » de Bendaoud, par Franck Deletraz

Une chose est sûre : Jawad Bendaoud pourra remercier les gros médias. A force d’insister sur son interview surréaliste de novembre 2015, ses bouffonneries insupportables, et de le présenter comme une « petite frappe », ceux-ci auront en effet donné un prétexte à une justice noyautée par le Syndicat de la magistrature pour prononcer mercredi la relaxe de cet homme qui a logé les djihadistes responsables de la mort de 130 personnes lors des attentats de Paris.

Conscient de sa dangerosité, le parquet – qui a immédiatement fait appel de cette décision – avait pourtant requis contre lui quatre ans de prison. Mais le tribunal correctionnel présidé par Isabelle Prévost-Desprez, estimant que l’enquête n’avait pas permis d’établir que Bendaoud avait conscience d’héberger des islamo-terroristes et que lui-même n’en était pas un, a décidé de le remettre en circulation dès mercredi soir. Tout comme Youssef Aït Boulahcen qui, bien que condamné à quatre ans de prison dont un avec sursis pour « non-dénonciation de crimes terroristes », a pu repartir libre, faute de mandat de dépôt délivré par le tribunal…

Très en colère, la mairie de Saint-Denis, qui s’était portée partie civile dans cette affaire, a en tout cas fort justement dénoncé cette relaxe qui, a-t-elle souligné, « renvoie dehors un délinquant multirécidiviste dont les pitreries ne doivent pas masquer la réelle dangerosité ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 février 2018

Jawad Bendaoud dort en prison. Ses ex-voisins, eux, sont à la rue… – par Marie Delarue

Jawad Bendaoud, le logeur de Saint-Denis surnommé « Stéphane Plaza » ou encore « Century 21 » par les policiers, comparaît depuis mercredi devant la Justice.

C’est le grand jour, celui du procès qui agite aujourd’hui les médias : Jawad Bendaoud, le logeur de Saint-Denis surnommé « Stéphane Plaza » ou encore « Century 21 » par les policiers, comparaît ce mercredi devant la Justice. C’est son quatrième passage au prétoire depuis son arrestation en novembre 2015. Trafic de drogue, tentative d’incendie de sa cellule, violences verbales et physiques contre les policiers qui l’escortaient… de quoi garnir un casier déjà bien plein, la star du Net ayant dans le passé pris huit ans de prison pour avoir « involontairement » tué un adolescent d’un coup de hachoir dans un moment d’énervement…

Cette fois, donc, il affronte les juges pour « recel de terrorisme ». Accusé d’avoir aimablement logé les terroristes en cavale après les attentats du Bataclan et des terrasses, « pour rendre service », dit-il. Il semblerait qu’il connaissait les agissements criminels de ses clients, mais pas leurs projets…

Si les projecteurs sont braqués sur cet olibrius qui a fait les beaux jours des réseaux sociaux, on oublie hélas le sort des 83 sinistrés qui, dans cette nuit du 13 au 14 novembre 2015, ont vécu l’horreur dans l’immeuble du 48, rue de la République, à Saint-Denis, là où Jawad exerçait son trafic de marchand de sommeil. Des gens qui sont restés terrés pendant l’assaut du RAID et de la BRI, redoutant des heures durant le carnage au-dessus de leur tête – 1.500 balles tirées ! – jusqu’à ce qu’on les évacue d’un immeuble où leur vie est partie en fumée.

Où en sont-ils, aujourd’hui ? « Les 47 familles ont d’abord été mises à l’abri dans un gymnase puis hébergées dans des logements sociaux. Des solutions provisoires et pas toujours adaptées aux familles nombreuses », écrivait Le Figaro en novembre dernier, cinq personnes étant même carrément à la rue.

Pourquoi ne leur reconnaît-on pas le statut de victimes du terrorisme, pourquoi les a-t-on abandonnées ? Parce qu’elles n’habitaient pas les beaux quartiers ? Parce que ce sont des « petites gens » pour la plupart issus de l’immigration ?

L’immeuble a été muré. Certains n’ont rien pu emporter de leur vie d’avant et vivent dans des chambres d’hôtel ou bien, pour les plus chanceux, des appartements exigus où ils sont entassés comme en prison.

Fin 2017, Tagara Lassina Traouré, un homme âgé de 53 ans, confiait que « seuls les habitants du rez-de-chaussée, du premier et du deuxième étage du 48 rue de la République ont pu récupérer des affaires ». Ce monsieur qui habitait au quatrième, soit juste au-dessus du Airbnb de Jawad Bendaoud, n’a jamais pu retourner chez lui : « Une partie de ma vie est toujours au 48. » Pourquoi lui interdit-on l’accès à ses biens ? Sans doute l’argument officiel tient-il à la sécurité des lieux, mais cela n’explique en rien pourquoi ces gens sont abandonnés des autorités alors qu’on entoure de tant de soins et de précautions leurs bourreaux – je parle ici des « radicalisés » de tout poil et des djihadistes retour de Syrie dont on prétend sonder l’âme et le cœur.

Les habitants du 48 se sont rassemblés et N’goran Ahoua, réprésentant du collectif du 18-novembre-Saint-Denis, expliquait récemment au Figaro leur situation kafkaïenne : « Toutes les portes et fenêtres ont été cassées pendant l’assaut. L’humidité a tout pourri », disait-il. Un vrai casse-tête qui les prive d’indemnisation puisque les compagnies d’assurance « n’ont pas eu accès à l’immeuble pendant l’enquête de police » !

Résultat : « Après deux ans de tractation avec l’État, seul un préjudice subi dans le cadre de l’action sans faute des forces de l’ordre leur a été reconnu. »

Cinq habitants de l’immeuble de Saint-Denis ont été blessés dans cette nuit de folie. Les morts des attentats les ont envoyés aux oubliettes.

La moitié des habitants de l’immeuble, membres du collectif, sont aujourd’hui partie civile dans le procès qui s’ouvre. Espérons qu’enfin la justice leur rendra raison.

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Fusillade à Bruxelles dans le cadre de l’enquête sur les attentats islamistes de Paris

16/03/2016 – EUROPE (NOVOpress)

Une enquête liée aux attentats du 13 novembre à Paris a provoqué une fusillade au fusil à pompe et à la kalachnikov et l’assaut d’un appartement, mardi, dans la capitale belge. Quatre policiers, dont une Française, ont été blessés. L’homme abattu a été identifié ce matin comme étant Mohamed Belkaid, un Algérien en séjour illégal, condamné pour des faits mineurs en 2014, et qui ne figurait pas dans les fichiers des services antiterroristes. Il ne s’agit donc ni de Salah Abdeslam ni de trois autres hommes recherchés dans le cadre des enquêtes sur les attentats de Paris. Deux complices seraient en fuite, selon les médias belges.

Publié le

Scènes de guerre à Bruxelles

16/03/2016 – EUROPE (Présent 8568)

Une perquisition qui tourne mal, des policiers blessés, un quartier en état de siège, un individu tué, un autre en fuite… La scène s’est déroulée mardi à Bruxelles dans la commune de Forest, un nid d’islamistes radicalisés et de terroristes en puissance comme il en existe un peu partout, notamment en Belgique, du fait d’une immigration massive subie par l’Europe et du laxisme des politiques.
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À l’origine de cette scène de guerre en plein jour : une opération antiterroriste menée conjointement en début d’après-midi par la police belge et des policiers français dans une « planque », dans le cadre du volet belge de l’enquête sur les attentats de Paris qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés le 13 novembre dernier.

En perquisitionnant dans cette maison (qu’ils pensaient vide) située rue du Dries et louée par un suspect qualifié de « très intéressant », les policiers franco-belges ont été accueillis par des coups de feu. Selon le parquet belge, un ou plusieurs hommes ont tiré à l’arme lourde sur les forces de l’ordre. Dans la fusillade imprévue, trois policiers, dont une Française, ont été blessés.

Quelques minutes après, deux hommes se sont enfuis par les toits, tandis qu’un ou deux autres se sont retranchés dans la maison. D’où branle-bas de combat, déploiement d’un vaste dispositif policier et quartier entièrement bouclé. Peu après, alors que le périmètre de sécurité avait été élargi, une nouvelle fusillade a éclaté, durant laquelle un quatrième policier a été blessé.

En début de soirée, l’assaut final a été donné par les forces de l’ordre. « Un corps a été retrouvé » dans la maison, a annoncé Éric Van der Sypt, porte-parole du parquet fédéral belge. L’identification de l’homme est en cours.

Si l’assaut lui-même s’est achevé mardi soir, les opérations antiterroristes se poursuivent. D’autant plus qu’un ou deux individus étaient toujours en fuite mercredi matin. La traque se poursuit.

Pierre Malpouge

90 terroristes seraient arrivés en France avec Abaaoud : crédible ?

07/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Sonia qui a rencontré Abdelhamid Abaaoud affirme que le terroriste lui aurait déclaré être rentré en France avec 90 autres terroristes dans le but de perpétrer des attentats. Fanfaronnade ou vraie menace ?

90 terroristes infiltrés parmi les migrants, dans le sillage d’Abdelhamid Abaaoud ? Le témoignage de Sonia, fait froid dans le dos. Le coordinateur des attentats de novembre lui a ainsi laissé entendre qu’il était accompagné de 90 autres djihadistes, répartis « un peu partout en Ile-de-France ». Des Français, des Syriens, des Irakiens, mais aussi des Allemands et des Anglais, lui aurait-il confié.


Attentats de Paris : 90 terroristes seraient arrivés en France avec Abaaoud

La réaction des officiels de la DGSI a été de rapidement minimiser, voire démentir ces propos.

Les policiers n’y croient pas. Pour eux, Abaaoud a voulu impressionner sa jeune cousine ainsi que cette jeune femme.

explique Frédéric Crotta, en duplex depuis le siège de la DGSI. “Tout remonte à la Belgique. C’est là-bas qu’ont été conçus et préparer les attentats, dans une certaine improvisation puisque le terroriste n’avait aucune planque, aucun point de chute”, poursuit le journaliste, oubliant au passage que les terroristes avaient prévu de mourir « en martyr », rendant par là inutile les points de chute.

Pour autant, de nombreux policiers trouvent crédibles, sous couvert d’anonymat, les déclarations du djihadiste.

La cellule d’Abaaoud, une vingtaine d’individus, n’est qu’une infime partie de ceux qui sont entrés en Europe avec comme projet de commettre des attentats. Il y a d’autres cellules dormantes. Ce chiffre de 90 voudrait dire qu’il y aurait trois autres groupes dans la région. Le renseignement est malheureusement crédible.

explique, auprès de Metronews, un policier en poste dans un service antiterroriste.

Mais qu’il s’agisse en réalité de 25 ou 120 terroristes, le problème reste entier pour les forces de l’ordre : quand, par qui et où se produiront les prochaines attaques en France, s’interrogent les spécialistes. « On travaille à l’aveugle », commente une autre source policière. « La principale faute a été de ne pas imposer un protocole au niveau européen permettant de mieux suivre les mouvements d’entrée et de sortie. Aujourd’hui, on le paye », conclut-il, profitant de son anonymat pour tacler les manques flagrants de l’espace Schengen en termes de sécurité.

La priorité est aujourd’hui de protéger les frontières des pays européens, comme le réclame notamment Victor Orban et de développer une vraie coopération entre forces de l’ordre afin d’identifier les possibles fauteurs de trouble :
Ainsi, les directeurs des services de police de cinq pays (l’Autriche, la Croatie, la Slovénie, la Macédoine et la Serbie) ont-ils décidé d’un formulaire d’enregistrement commun. Un premier pas, mais ni l’Allemagne, principal pays de destination, ni la Grèce, principal point d’entrée des demandeurs d’asile n‘étaient à la table des discussions.


Une vidéo de l’État islamique met en scène les auteurs des attentats de Paris

25/01/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Les auteurs des attentats de Paris réapparaissent dans une vidéo publiée par l’État islamique, le dimanche 24 janvier.

Ce document propose une mise en scène macabre avec des djihadistes en train de commettre des décapitations et des exécutions de personnes présentées comme des otages, mais passe sous silence le sort de Salah Abdeslam, le principal suspect des attaques qui est toujours en fuite.



Jawad ne veut pas devenir le « bouquet missaire » des attentats du 13 novembre

24/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
« Si j’aurai su, j’aurai pas venu » explique en substance Jawad Bendaoud au juge dans une lettre qui plonge internet dans une hilarité mêlée d’agacement. Celui qui a logé les rescapés des attentats suicide du 13/11 refuse donc de devenir le « bouquet missaire » (bouc émissaire) des attentats ; expliquant que, marchande de sommeil « à ses heures perdues », il ne savait pas qui il accueillait, que s’il avait su qu’en parlant devant un micro et une caméra de BFMTV, ses propos seraient diffusés à la télé, télé que d’ailleurs il n’avait pas regardée de la semaine. Ben oui, forcément, quand il a des heures perdues, il les occupe à loger des types armés dont il ne peur se douter qu’ils fussent suspects