Joe Biden, promu par le Système mondialiste, par Ivan Rioufol

Samedi, les médias américains ont nommé d’autorité Joe Biden nouveau président des Etats-Unis. L’intronisation a été immédiatement avalisée par la plupart des grands de ce monde, dont Emmanuel Macron. Vladimir Poutine est resté silencieux, ainsi que la Chine. Alors que cette proclamation revient constitutionnellement aux 538 grands électeurs, qui auront à se prononcer le 14 décembre, le Système en péril s’est empressé de se déclarer gagnant à travers son candidat. Les militants du mondialisme et des minorités actives ont refusé d’attendre les résultats des recours judiciaires engagés par Donald Trump et ses avocats. Leur précipitation à vouloir balayer les soupçons de fraudes – qui devront bien sûr être prouvés par le président sortant – est un mépris pour la démocratie. L’Etat de droit est une valeur flexible pour la caste journalistique, le show-biz et l’oligarchie qui les soutient. En 2000, Al Gore avait été pareillement promu président durant 36 jours, avant que les décomptes en Floride ne fassent apparaître la victoire sur un fil de George W. Bush. Samedi, certaines chaînes de télévision américaines ont été jusqu’à interrompre une prise de parole de Trump au prétexte que ses propos n’étaient pas conformes à leur éthique.
Cette censure, ajoutée à ce coup de force médiatique, donnent une idée des méthodes despotiques du camp du Bien. Faudra-t-il supporter à nouveau son terrorisme intellectuel ?

Biden est assurément un homme respectable et posé. Mais ses thuriféraires, qui le présentent comme la Vertu terrassant le Mal, font renaître un manichéisme imbécile. Si le Système parvenait à ses fins, en éliminant celui dont il avait juré la perte depuis quatre ans, sa victoire serait à la Pyrrhus. En effet, le mondialisme est désormais sérieusement ébranlé par la renaissance des peuples et des nations. Si Biden recueille actuellement 75 millions de voix, Trump en aligne 71 millions. Il a amélioré son score de 8 millions, en dépit d’un feu nourri d’intimidations, de critiques, de lynchages, de désinformations portés par des médias quasi-unanimement déchaînés contre lui et son électorat. Le trumpisme est une doctrine qui s’annonce davantage inspirante que le vieux progressisme de Biden. Celui-ci traine, derrière son centrisme aimable, une gauche radicalisée et un néo-gauchisme identitaire violent, ayant leurs succursales en France (1). Samedi, les Frères musulmans, promoteurs du nazislamisme, ont dit “apprécier la victoire de Joe Biden” en l’invitant à “reconsidérer la politique américaine”. Les antifas, ces néofascistes qui prétendent lutter contre un fascisme fantasmé, ne cachent pas leur soutien au couple Biden-Harris. Comme je viens d’en faire encore l’expérience ce lundi matin, il suffit de taper sur internet : antifa.com, pour accéder directement au site officiel du vainqueur des médias…

(1) Pierre-André Taguieff, L’imposture décoloniale, L’Observatoire

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Au secours de la France : “N’ayez pas peur !”, par Ivan Rioufol

Les technocrates et les idéologues sont les destructeurs de la France. Ce sont eux qui doivent être mis publiquement en accusation. Les premiers sont en train de transformer la nation en prison de la Santé, à cause de leur incapacité à gérer le système hospitalier face au Covid-19. Les seconds, parce qu’ils ont ridiculisé la patrie et culpabilisé le peuple, sont en train de livrer un pays sans âme et désarmé aux conquérants islamistes. La peur est l’instrument que se partagent ces démolisseurs démoniaques. Les gens sont terrorisés par un virus dont Emmanuel Macron a dit qu’il pourrait tuer jusqu’à 400.000 personnes !

Déjà, en mars, les fanatiques de l’apocalypse sanitaire avaient prévu jusqu’à 500.000 morts pour la première vague : elle s’est soldée par 33.000 décès. Au prétexte de “protéger les vivants” (Edouard Philippe, en mai), le pouvoir a transformé les citoyens en une masse peureuse, prête à solder sa liberté pour sa sécurité. Cette perte du courage est une aubaine pour les égorgeurs, bras armés d’un islam enragé. Ce lundi matin, c’est la trouille au ventre que de nombreux professeurs s’apprêtaient à proposer une minute de silence dans leurs classes, après la décapitation de Samuel Paty. Ces humiliations font honte à la France.

Notre civilisation ne peut se reconnaître dans ces abandons, ces lâchetés. Jamais l’impératif de Jésus, repris par Jean-Paul II en 1978, n’a été aussi nécessaire : “N’ayez pas peur !“. “Dieu vomit les tièdes !“, écrit également Jean. Ces rappels nous obligent au secours de la France. Vieille nation chrétienne et littéraire, elle est méprisée dans son passé quand le gouvernement, pris d’une frénésie tyrannique, classe le livre en produit “non essentiel”, tout en interdisant les messes.

La fermeture des libraires et la suspension des cultes sont des actes obscurantistes : la norme hygiéniste considère désormais les nourritures intellectuelles ou spirituelles comme accessoires à la survie. Dimanche soir, sur TF1, Jean Castex a semblé avoir mesuré, parlant de l’islam, les dangers représentés par les idéologues, fossoyeurs de la nation : “Je veux dénoncer ici toutes les compromissions qu’il y a eu pendant trop d’années, les justifications à cet islam radical : nous devrions nous auto-flageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore (…)“. Mais le premier ministre reste le symbole le plus abouti du technocrate coupé de la vie des gens et des réalités. Il fait partie du problème.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Covid-19 : les Français ne sont pas coupables

Une tribune d’Ivan Rioufol publiée le 28 octobre 2020, juste avant la prise de parole d’Emmanuel Macron.

Non, les Français ne sont pas responsables de l’épidémie de Covid-19. Ils n’ont pas à être punis de n’avoir pas été sages cet été. La deuxième vague, annoncée depuis des mois par le discours catastrophiste, donne enfin raison à Olivier Véran, ministre de la Santé. Selon les projections, cette flambée saisonnière semble sérieuse. Pour autant, il est insupportable d’infantiliser les citoyens en les déclarant coupables. C’est ce raisonnement que devrait tenir, ce mercredi soir, Emmanuel Macron en annonçant d’autres interdits.

Un nouveau confinement est plausible. Or ces mesures liberticides sont prises pour palier les faiblesses du système hospitalier, présenté comme exemplaire. La France est, avec le Danemark, le pays qui dépense le plus pour l’hôpital (4,1% du PIB). Non seulement les soignants sont parmi les plus mal payés, mais des lits de réanimation manquent encore, tandis que les médecins sont en nombre très insuffisant, à cause d’un numerus clausus irréaliste. De surcroît, il apparaît que le gouvernement n’a pas su développer la généralisation des tests auprès des personnes à risque, sachant que 50% des personnes décédées ont plus de 85 ans et que 65% des victimes sont atteintes de comorbidités. Le centralisme technocratique et l’incompétence des dirigeants sont les fautifs.

Ce despotisme hygiéniste est un danger pour l’économie, autant que pour la démocratie. Au louable prétexte de sauver des vies (mais 99,5% des contaminés s’en sortent) l’Etat macronien est en train d’abîmer gravement le pays. L’école, l’entreprise, la culture sont les cibles d’une absurde logique sanitaire : elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez. L’Elysée, ce lieu où tout se décide autoritairement, semble être sous l’unique influence des médecins et des scientifiques. Les économistes et les philosophes seraient à écouter davantage, pour mettre en garde le président contre les refus du risque et de la mort. Ces rejets puérils sont des poisons plus mortels que le Covid. Dans l’immédiat, les plus fragiles économiquement et socialement sont les vraies victimes de cette politique faussement humaniste, authentiquement frileuse.

Rien n’est plus contestable, en fait, que les choix de l’Etat jacobin, qui persiste à se croire détenteur de la bonne solution. Celle-ci passe par la responsabilisation des gens et par l’acceptation de la maladie. Il est d’ailleurs irresponsable de la part des autorités sanitaires de faire obstacle à l’usage de l’hydroxychloroquine, qui n’aurait pas l’heur de plaire à Véran. En son temps, Jean-Paul Sartre préconisait “l’intrusion des masses dans la vie politique”. Il est urgent de sauver la France des Diafoirus qui la tuent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 28 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les vrais complices du bourreau de Samuel Paty, par Ivan Rioufol

Nombreux sont les complices, en haut lieu, du bourreau de Samuel Paty. La guerre contre l’islam radical, que dit vouloir mener le gouvernement, ne doit pas faire oublier les traîtrises et les capitulations du système politique, soutenu depuis trente ans par une presse majoritairement aveuglée par l’idéologie diversitaire. La décapitation du professeur d’histoire-géo ne peut se résumer en une mise en cause des réseaux sociaux, comme le soutient une macronie toujours en quête de censures et d’ “hygiène républicaine”. Cette dernière expression, que allie le traqueur de Covid au laveur de cerveau, a été employée lundi par Gérald Darmanin (Europe 1) pour critiquer les positions de Marine Le Pen. Le ministre de l’Intérieur a également laissé comprendre, dans un autre entretien, que la menace n’était pas seulement islamiste mais liée au “suprémacisme blanc”.

En réalité, le vrai danger est enkysté au cœur d’une République culpabilisée et prête à tous les accommodements pour prix d’une préservation de la paix civile. C’est l’Etat démissionnaire qui a fait de Samuel Paty une cible, lâchée par sa hiérarchie et une partie de ses collègues. “L’Education nationale est le temple des lâchetés” a soutenu, ce mercredi sur RTL l’enseignante Fatiha Agag-Boudjahlat.

L’heure des comptes a sonné. Dans l’inventaire des compromissions, la gauche vient en première place, même si la droite s’est aussi aplatie. C’est le parti socialiste qui, en 2012, à théorisé la préférence immigrée et l’abandon de l’électorat du “petit blanc” : le rapport Terra Nova, think tank du PS, a encouragé un rapprochement avec les jeunes, les femmes et l’électorat des cités. Cette même année, le Haut Conseil à l’intégration a été supprimé au prétexte que Jean-Marc Ayrault, premier ministre, lui reprochait “la mise en avant d’un modèle de Français auquel tout le monde doit se soumettre”. L’Observatoire de la laïcité, qui lui a succédé, s’est déconsidéré depuis dans son approche multiculturelle et islamistophile. En 2013, le rapport Tuot, remis à Matignon, enterrait le processus d’intégration au profit d’une “inclusion” laissant les minorités à leurs règles.

Ce document est l’exemple du déni des faits : il y est question d’un “prétendu communautarisme”, d’une “question musulmane (qui est) une pure invention”, d’un islam qui “ne génère pas le terrorisme”, et d’une ode à l’immigration non maîtrisée ! Ce clientélisme avachi a laissé se constituer des “terres d’islam” dans des cités soumises à la charia : elle ordonne de couper la tête au blasphémateur.

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Face à l’islam déchaîné, se réveiller ou mourir, par Ivan Rioufol

Se réveiller ou mourir. Cette fois, la France est arrivée au bout de son somnambulisme. La décapitation au couteau d’un professeur d’histoire-géographie, vendredi dans une rue d’Eragny (Val d’Oise) par un jeune réfugié tchétchène, est le résultat de trente ans de lâchetés collectives face à l’islam radical. L’aveuglement des sermonnaires a conduit à la mise en application de la charia (loi islamique) dans toute son horreur. C’est le Coran pris à la lettre qui permet, en effet, de couper la tête du blasphémateur, mais aussi d’égorger le Juif, le Chrétien, le mécréant. Samuel Paty, enseignant au collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), avait donné à étudier des caricatures de Mahomet, dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

Pour cette raison, des parents d’élèves musulmans avaient demandé à sa hiérarchie qu’il soit sanctionné. Les réseaux islamistes, appuyés par un imam fanatique, ont contribué à armer le bras du tueur, après avoir répandu une sorte de fatwa. Ce lundi sur Europe 1, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré : “Nous sommes en guerre”. Le 16 mars, Emmanuel Macron usait de la même expression contre le Covid-19. Mais cette fois, il s’agit pour la France de se battre, et non de se calfeutrer.

Face à la monstruosité de l’islam déchaîné, la République ne peut plus trembler, ni s’excuser encore de son passé ou de ses règles. Les bougies, les peluches, les petits cœurs et les “vous n’aurez pas ma haine” sont autant de signes de faiblesse qui n’ont plus leur place. Les manifestations n’ont plus guère de sens non plus. Surtout quand elles accueillent, comme hier à Paris, des mouvements qui ont choisi de flatter électoralement le communautarisme islamique. C’est sans vergogne que la France Insoumise, la Ligue des Droits de l’Homme, le Snes et biens d’autres organisations ont appelé à manifester comme le crime djihadiste.

Or ces traîtres étaient, le 10 novembre, dans les rues de Paris avec les islamistes pour dénoncer l’ “islamophobie”, ce permis de tuer qui est aussi la raison sociale du CCIF (collectif contre l’islamophobie en France), dont Darmanin souhaite la dissolution. L’Etat doit faire en sorte de chasser hors de France les adeptes de l’islamo-fascisme. Mais il appartient également aux Français de faire le procès des lâches et des “collabos” qui, à droite comme à gauche, ont progressivement cédé le pays aux minorités conquérantes, au nom de la repentance, du métissage, de l’excuse sociale et des droits de l’homme, cet allié du totalitarisme coranique. La nation, acculée, ne peut plus reculer.

Ivan Rioufol

Texte daté du 19 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le refus du risque rend la France apeurée, par Ivan Rioufol

Est-ce ainsi que les hommes vont vivre ? Le choix d’une société hygiéniste, imposé sans débat par Emmanuel Macron, est une alarmante régression démocratique. Mercredi soir, le chef de l’État a été jusqu’à recommander aux Français de “se laver les mains“. Au prétexte de sauver l’hôpital public, infecté par la bureaucratie, le pouvoir rabaisse les citoyens infantilisés au rang d’une chiourme à mater : tel est le sens qui peut être donné au couvre-feu (21 h -6 h), cette mesure policière répressive qui sera imposée dès samedi, pour au moins quatre semaines, en Île-de-France et dans d’autres métropoles. En fait, un autre séparatisme disloque la nation.

Ce divorce-là oppose, radicalement, la France d’en haut à celle d’en bas. Ce schisme n’est pas moins dangereux que le sécessionnisme politique qui pousse des cités islamisées à rompre avec la République. Dans les deux cas, l’État dévitalisé et apeuré est prêt aux prudences les plus irréalistes pour éviter les tempêtes.

Protéger la vie : l’argument est avantageusement avancé par le gouvernement pour justifier ses défensives face au virus ou aux guérillas urbaines. Cet apparent humanisme n’a pourtant pas empêché les députés de la majorité, dans la torpeur d’août, de voter pour l’interruption médicale de grossesse (IMG) à neuf mois, c’est-à-dire au terme de la naissance, en cas de “détresse psychosociale” de la mère. Les mêmes « progressistes » de LREM ont, comme la députée Albane Gaillot, crié “Victoire !” après le vote l’autre jour d’un allongement de l’IVG de 12 à 14 semaines. Dans Le Monde (7 octobre), Israël Nisand, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU de Strasbourg, a décrit ainsi l’acte médical qu’il réprouve : “À 14 semaines, le fœtus mesure 120 millimètres et la tête est ossifiée. Ce qui veut dire qu’il faut couper le fœtus en morceaux et écraser la tête pour le sortir du ventre.”
Ces gens qui exhibent leur grande bonté sont des monstres.

La France achèverait son déclin si elle devait devenir, sans résister, ce pays lâche et tremblant qui s’étend, sous la direction d’”élites” soucieuses de s’épargner trop d’ennuis. Subrepticement, la société verse dans la paranoïa quotidienne, au prétexte de ne prendre aucun risque.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pourquoi l’Etat a perdu la guerre des rues

L’Etat a perdu la guerre des rues. Pour avoir rendu les armes, il est la cible permanente de la contre-société qui s’est installée dans les cités d’immigration. Ce week-end, c’est le commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) qui a été pris d’assaut, dans la nuit de samedi à dimanche, par une quarantaine de voyous armés notamment de mortiers d’artifice. Les policiers, réfugiés dans leurs locaux, n’ont pas même tenté de riposter. Aucun renfort n’a été envoyé sur place pour faire cesser l’humiliation. Mercredi, à Herblay (Val-d’Oise), deux policiers ont été extraits de leur voiture banalisée par trois délinquants.

Roués de coups et désarmés, ils ont été tirés à vue par leurs agresseurs. L’une des victimes serait entre la vie et la mort. Dès 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait promis en juin “de nettoyer au Kärcher” la Cité des 4000 à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), avant de s’engager en octobre à “débarrasser de la racaille” la cité d’Argenteuil (Val d’Oise). Quinze ans plus tard, ce sont les enfants qui ont pris la relève. “Nous serons intraitables”, a encore déclaré ce lundi matin le premier ministre, Jean Castex…

Les mots sont devenus obscènes. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a assuré dimanche que “les petits caïds n’impressionnent personne“. Il veut interdire la vente publique de ces mortiers d’artifice, utilisés comme armes par destination. Mais il lui faudrait proscrire aussi, dès lors, les boules de pétanque ou les réfrigérateurs, quand ils sont projetés des étages pour tenter de tuer du flic. Sans parler des “voitures folles”. En réalité, l’Etat est débordé par une réalité qu’il a volontairement mésestimée.

Nous sommes en guerre“, avait cru bon de répéter, six fois, Emmanuel Macron, le 16 mars, en désignant le Covid-19 comme l’envahisseur devant qui les Français allaient devoir se soumettre. Or la vraie guerre est ailleurs. Elle est menée, de l’intérieur, contre la France et ses représentants. Jusqu’à présent, la “défense de la vie” (qui n’a pas empêché les députés “progressistes” de rallonger le délai d’IVG de 12 à 14 mois) a suffi pour mettre le pays à l’arrêt. Pareillement, le pouvoir est tétanisé à l’idée qu’un “jeune” pourrait être tué. Cet humanisme est présenté comme le summum d’une civilisation éclairée. Pourtant, il est en train de produire, outre des désastres psychologiques, une faillite économique et sociale et un déchainement barbare. Criminel angélisme.

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Covid: quand l’hygiénisme devient irrespirable, par Ivan Rioufol

L’ordre sanitaire technocratique, qui multiplie les interdits avec volupté, devient irrespirable. Enfermé dans sa logique hygiéniste, le gouvernement ne cesse d’alimenter un discours anxiogène et infantilisant. Or il est irresponsable, de la part des dirigeants, de maintenir plus longtemps la France dans une peur qui la paralyse. Mardi, le Covid-19 a causé la mort de 66 personnes. Un chiffre relativement constant depuis un mois. Dans ses pics, l’épidémie approchait les 1500 décès par jour.

Il n’y a donc pas, objectivement, de deuxième vague, en dépit de ce qu’affirment ceux qui attisent le trouillomètre et empêchent la vie de reprendre ses droits. Même si le professeur Didier Raoult a reconnu, mardi sur CNews, l’apparition d’un “variant” plus sévère que les autres, la panique n’a pas lieu d’être. Elle n’est entretenue qu’en raison de la faiblesse récurrente de l’hôpital public, qui manque toujours de lits de réanimation et de médecins. Ce problème de logistique et d’organisation est sérieux. Cependant il n’autorise pas Olivier Véran, ministre de la Santé, à jouer plus longtemps au tyranneau.

Donald Trump, sortant de sa brève hospitalisation d’après Covid, lundi, a tenu le discours qu’Emmanuel Macron devrait s’approprier : “Ne laissez pas le coronavirus vous dominer. N’ayez pas peur de lui, nous allons le battre (…) Sortez de chez vous, soyez prudents !”. Il est paradoxal que le mouvement présidentiel, La République en marche, soit celui qui incite à ne plus bouger, sinon en appliquant une liste frileuse de précautions décourageantes. L’immobilisation de la France durant le confinement va se payer d’un coût économique et social colossal, avec un endettement jamais atteint et un taux de chômage aux alentours de 10%.

Or il est criminel de vouloir maintenir ainsi le pays sous cloche, en pénalisant encore davantage les bistrotiers, restaurateurs, promoteurs de spectacles et d’autres encore. Lundi, l’élue marseillaise Samia Ghali a lancé l’initiative d’une création d’un Conseil scientifique marseillais. Il viendrait remplacer les “diktats” hors-sol de Paris et de sa bureaucratie. Cette révolte girondine est salutaire : il est grand temps que les citoyens s’émancipent de cet Etat tentaculaire et inefficace. Il empoisonne le pays, au prétexte de le soigner.

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Islam radical : le lent “réveil républicain”, par Ivan Rioufol

Faut-il croire au “réveil républicain” annoncé, vendredi, par Emmanuel Macron ? Reconnaissons au chef de l’Etat d’avoir mis fin, dans les mots, au somnambulisme d’Etat face à l’islam radical. “Force est de constater qu’il y a un islamisme radical qui conduit à nier les lois de la République, qui conduit à banaliser la violence (…)“, a déclaré le chef de l’Etat, en visite aux Mureaux (Yvelines). Certes, on pourra ergoter sur le pléonasme contenu dans le recours à l’expression d’un “islamisme radical”, qui semble vouloir déresponsabiliser l’islam de ses propres dérives. Cependant, il faut reconnaître à Macron de n’avoir pas reculé devant le procès en islamophobie et en racisme que ne manqueront pas de lui faire les tenants de cet islam politique et totalitaire, qu’il a choisi de dénoncer comme étant un “danger”.

Applaudissons donc à ce discours contre le “séparatisme islamiste”, clairement et uniquement focalisé contre la nouvelle “contre-société”, si souvent décrite ici. Récemment, un sondage Ifop a rappelé que 40% des Français musulmans et 75% des moins de 25 ans font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République.

Néanmoins, quand Macron prétend que “le chemin, c’est celui que je viens de tracer“, il s’approprie un diagnostic qui a été fait par d’autres depuis des décennies. L’audace dont il se flatte est toute relative. D’autant que les mesures qu’il préconise, et qui s’étaleront dans le temps, ne répondent pas à l’urgence de la menace. En réalité, si le chef de l’Etat a rompu le tabou d’un islam radical intouchable, il n’a pas osé remonter à la source de son implantation en France. La cause est à rechercher dans une constante immigration de peuplement et un abandon des exigences d’assimilation à la communauté nationale.

Quand Macron constate : “Nous avons nous-mêmes construit notre propre séparatisme“, en regrettant la participation de l’Etat à la ghettoisation des quartiers, il se laisse aller à la rituelle séance de culpabilisation face aux minorités. Cependant, les vrais responsables du séparatisme islamiste sont tous ceux, Macron compris, qui continuent à laisser venir une massive immigration musulmane appelée à devenir française par le droit du sol et de la nationalité automatique.

Le réveil républicain, dont s’enorgueillit Macron, n’a ouvert qu’un oeil…

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Trump, bête noire d’une gauche à la dérive, par Ivan Rioufol

Trump Président Mur

Les démocrates américains raffolent de la réplique de Joe Biden à Donald Trump : “Will you shut up, man !” (“Tu vas la fermer, mec !”). C’était cette nuit, lors de la première confrontation télévisée entre les deux candidats à la présidentielle. Rarement la vulgarité et l’insulte n’auront été portées, de part et d’autre, à une telle intensité. Il n’empêche : la riposte de Biden, comprise ce mercredi comme un heureux trait d’esprit par les anti-Trump, dit tout du sentiment de supériorité morale qui habite la gauche américaine. Ce fait n’est certes pas nouveau.

Son mépris pour l’adversaire avait déjà conduit Hillary Clinton, lors de la campagne de 2016, à qualifier de “déplorables” les supporters de Trump. Ce dernier a d’ailleurs déjà eu l’occasion de rappeler à ses électeurs : “Ils n’en ont pas après moi, mais après vous ». Toutefois, la radicalité du camp démocrate a pris le pas sur la mesure. Quand Trump dénonce le 4 juillet (discours au Mont Rushmore) le “totalitarisme” de ceux qui, notamment, “essaient de démolir les statues de nos fondateurs”, et quand il accuse “le nouveau fascisme d’extrême gauche qui exige une allégeance absolue“, il met le doigt sur une gauche orgueilleuse mais inquiétante dans ses intransigeances. Biden, qui laisse craquer le vernis, en est le représentant.

La presse, aveuglée par son anti-trumpisme pavlovien, ne semble pas s’inquiéter de la violence des coups portés par le camp progressiste contre ce que représentent les Etats-Unis dans leur histoire et leurs valeurs. La culpabilité blanche, brandie comme un étendard par les démocrates, porte en elle un nouveau racisme. Dans un entretien récent au Figaro, Joseph Bottum, professeur et essayiste américain, explique : “Je n’imagine pas qu’un professeur ayant une chaire à la Sorbonne soit forcé d’assister à des classes obligatoires organisées pour le corps professoral sur la “culpabilité blanche” et enseignées par des gens qui viennent à peine de finir le collège.

Mais c’est la réalité des université américaines”. La hargne est moins chez Trump que chez les fanatiques qui veulent faire table rase du vieux monde dont le candidat républicain s’est fait le porte-voix. En cela, et en dépit de ses outrances, la bête noire des démocrates pourrait bien être porté vers la victoire, par leur sectarisme et leur haine (voir mon blog précédent). Ce qui fait dire à Bottum : “Je vois potentiellement une guerre civile a feu doux éclater si Trump gagne cette élection ! (…) Ce ne sera pas le triomphe des républicains, mais celui du mal”. Les démocrates, devenus épurateurs éthiques et ethniques, sont le danger.

Ivan Rioufol

Texte daté du 30 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Menace islamiste – La France vulnérable doit fermer ses portes

S’il y a une guerre à mener en France, c’est contre l’islam politique. Une fois de plus, il a armé le bras d’un fanatique, Ali Hassan, qui a grièvement blessé au couperet deux personnes, vendredi à midi devant les anciens locaux de Charlie-Hebdo, à Paris. Le terroriste, venu du Pakistan, a expliqué avoir voulu se venger des caricatures de Mahomet, produites à nouveau par l’hebdomadaire à l’occasion du procès des attentats de janvier 2015, qui se déroule actuellement. L’islamiste, entré en France il y a trois ans sous le statut de mineur isolé, ignorait que la rédaction avait déménagé. La veille, le premier ministre, Jean Castex, avait déclaré sur France 2, parlant du Covid-19 contre lequel Emmanuel Macron avait dit précédemment, et à trois reprises, être “en guerre” : “Mon seul objectif c’est de vous protéger“.

En réalité, si le gouvernement sait multiplier les interdits et les obligations pour faire respecter son contestable ordre sanitaire et hygiéniste, il reste totalement inefficace face au totalitarisme islamique. Le chef de l’Etat devrait, vendredi 2 octobre, en dire plus sur sa riposte face à cet ennemi cruel, qui se pavane en pays conquis. La solution est simple dans son énoncé : cet islam-là n’a rien à faire en France. Les vrais responsables de cet énième attentat sont ceux qui, au cœur du pouvoir, laissent encore venir les sicaires et ceux qui les endoctrinent.

Manuel Valls a raison quand il déclare, dimanche dans Le Parisien : “Il faut clairement désigner l’islamisme comme l’ennemi et le défi de ce début de siècle“. Votre serviteur le répète depuis plus de vingt ans, sous les sifflets des traîtres à visage humain. Le salafisme et les frères musulmans, qui veulent la charia en France, n’y ont pas leur place. Cependant, il serait temps, également, de remonter à la source de cette islamisation importée, en asséchant les filières d’immigration de peuplement. Or ce sujet reste tabou chez les somnambules et ceux qui se réveillent. La France continue d’accueillir environ 400.000 immigrés par an. Ali Hassan, qui dit avoir 18 ans mais en paraît plus, fait partie de ces 40.000 mineurs inexpulsables. Ils coûteraient deux milliards d’euros par an à la collectivité.

La législation leur permet de faire valoir le regroupement familial pour leurs parents et leur fratrie. A Paris, ces “enfants des rues” seraient à l’origine de 60% des violences. L’islamisme continuera son extension tant que les lois d’accueil, socle de la doctrine de l’Union européenne qui impose ses normes, lui permettront de surjouer la victimisation. Lutter contre l’islamisme oblige préalablement la France à retrouver sa souveraineté législative afin de choisir ses invités. Il faut rompre avec la Cour européenne des droits de l’homme, qui a offert les clés aux squatters de la nation et à ses ennemis. Oui, la France vulnérable doit désormais fermer ses portes.

Ivan Rioufol

Texte daté du 28 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ce qui pousse Trump vers la victoire, par Ivan Rioufol

N’en déplaise à la basse-cour médiatique, qui lui est unanimement hostile, Donald Trump est de ces dirigeants qui ont le mieux compris leur époque. Il est dans le sens de l’histoire, qui oppose les déracinés aux enracinés. C’est ce que la gauche américaine ne veut pas comprendre. A ce titre, il pourrait être réélu le 3 novembre, en dépit des prédictions inverses. La condescendance des hommes politiques français à son égard est un conformisme, repris dernièrement par Nicolas Sarkozy. Il est vrai que le président américain a bien des défauts. Mais il a des idées claires sur les enjeux de son mandat. “Je fais la politique du XXI e siècle”, avait-il déclaré en septembre 2019. “L’avenir n’appartient pas aux mondialistes, l’avenir appartient aux patriotes”.

Plus que jamais, c’est cette vision qui s’impose. Jamais l’universalisme n’a été autant décrié. Jamais le souverainisme n’a été autant loué. La prochaine élection présidentielle française se jouera sur ce terrain. Il est arpenté par Trump depuis son élection en 2016. “Nous demandons un grand réveil des nations”, avait-il déclaré en septembre 2017 devant l’ONU. En juillet 2017, à Varsovie, il avait ajouté : “Si nous n’oublions pas qui nous sommes, nous ne pourrons pas être vaincus”. En France, la victoire en 2022 ira au candidat qui saura parler de la sorte.

Il est d’ailleurs plaisant d’observer la constance avec laquelle les détracteurs de Trump se mettent le doigt dans l’oeil. C’est à peine si les médias ont rappelé son rôle dans l’historique accord de normalisation conclu entre Israël, les Emirats arabes Unis et Bahreïn. L’événement a eu lieu le 15 septembre à la Maison Blanche. Ce rapprochement, qui scelle la défaite des Palestiniens, a été tacitement avalisé par l’Arabie saoudite, dont le prince héritier a promis de rompre avec le wahhabisme.

D’autres nations arabes sunnites pourraient s’y joindre. Or cette pacification, destinée à isoler l’Iran chiite, doit autant à la persévérance de Benyamin Netanyahou qu’au président américain. Il faut relire les augures de ceux qui annonçaient le soulèvement de la rue arabe, après la décision de Trump, en décembre 2017, de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’y installer l’ambassade américaine. “Décision regrettable”, avait commenté Emmanuel Macron. Le choix du président français de rester l’interlocuteur de l’Iran des ayatollahs et du Hezbollah terroriste isole désormais la France dans le monde sunnite. Sale temps pour les donneurs de leçons.

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’inutile acharnement de Véran contre Raoult

Les fabricants de peur détestent le professeur Didier Raoult. Il les rend hystériques. Cela fait des mois que le scientifique assure, en effet, que l’épidémie de coronavirus n’est pas si mortelle. Il l’a redit ce lundi matin sur CNews, interrogé par Laurence Ferrari : “Ca sert à rien de s’affoler (…) La mortalité de cette maladie n’a rien de terrifiant (…)“. Pour lui, les chiffres des décès causés par le virus ne seront pas significatifs sur l’ensemble de l’année 2020. Il parle également de “délire sur l’hydroxychloroquine“, interdite aux médecins depuis mai. Selon lui, elle “diminue la mortalité de 50%“.

Déjà, le 19 août, le médecin marseillais avait tenu des propos similaires. Mais cette fois, Raoult n’est plus seul. Vendredi, dans Le Parisien, 35 chercheurs, universitaires et médecins ont appelé “les autorités politiques et sanitaires françaises à cesser d’insuffler la peur à travers une communication anxiogène qui exagère systématiquement les dangers (…)“. Ils ont dénoncé également la décision du ministère de la Santé de “suspendre leur liberté de prescrire les médicaments autorisés de leur choix“. Samedi, dans Le Figaro, des médecins de la région marseillaise ont apporté leur soutien à celui que des fanatiques, parfois liés à des intérêts pharmaceutiques, présentent comme un “gourou” ou un “charlatan” appuyé par “l’extrême droite”.

Olivier Véran est, depuis le début, en première ligne dans cette cabale qui a atteint l’irrationnel. Dans ce bras de fer, la science n’est qu’un prétexte. En réalité, le ministre de la Santé s’emploie à vouloir défendre un Ordre sanitaire qui répond davantage “au désir des politiques d’avoir un rôle” (Raoult, ce matin) qu’à des dangers réels.

Dès le 3 mai, Véran reprochait au médecin de “n’être pas très responsable“, en niant l’existence d’une deuxième vague. Or celle-ci, annoncée tout l’été, n’est toujours pas là. Début septembre, le ministre promettait pour dans quinze jours “une augmentation des cas graves de coronavirus“, tandis que le Conseil scientifique évoquait le 10 septembre “une circulation inquiétante du virus“. Ces discours alarmistes sont ceux d’un pouvoir qui prend goût à infantiliser les citoyens, en leur imposant des pénitences. Récemment, Véran a reproché à Raoult d’avoir dit “des trucs qui étaient faux“, sans s’interroger sur ses propres mensonges initiaux sur l’utilité des masques ou la véracité de l’étude bidonnée du Lancet démolissant le protocole Raoult. Ce matin le professeur a laissé poindre son agacement à être traité par le ministre “comme un vilain petit canard“. L’acharnement de Véran contre Raoult fera forcement une victime parmi les deux adversaires. Or Véran devrait se méfier : le vent tourne, les yeux s’ouvrent. Et les faits sont têtus.

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Eric Dupond-Moretti, le maillon faible

Eric Dupond-Moretti est une aubaine pour Marine Le Pen. Le garde des Sceaux symbolise, à lui seul, l’anachronique complexe de supériorité morale qui se retrouve chez beaucoup de dirigeants hors-sol. Or ce travers égotique rend les “élites” imbuvables pour ceux qui doivent supporter leurs prêches. Tout ce qui est devenu odieux aux yeux des sermonnés – l’auto-contentement du donneur de leçons, son aveuglement sur les réalités, sa diabolisation de l’adversaire – est représenté jusqu’à la caricature par le ministre de la Justice et ses indignations de salonnard. Il semble vivre sur une autre planète.
Dimanche, piqué au vif par les critiques que venait de lui adresser la présidente du RN à Fréjus, (“Dupond-Moretti, c’est Taubira en pire“), l’ancien ténor du barreau a répliqué par tweet : “Mme Le Pen ment énormément et je le prouverais aux Français. Des mots de plus en plus forts et des idées de plus en plus populistes. Près de 40 ans après son abolition, elle reparle de la peine de mort. Marine Le Pen, c’est son père en pire. Rien de neuf sous le soleil de Fréjus ». Dupond-Moretti, alors brillant avocat, avait souhaité en 2015 l’interdiction du FN. A l’entendre aujourd’hui, l’orgueil blessé, on songe à Bertold Brecht : “Ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ?“.

Alors que le mur des idéologies s’écroule sous le poids de leurs mensonges, Dupond-Moretti persiste à ne pas comprendre l’exigence de vérité qui gagne l’opinion. Sa haine irréfléchie du populisme – posture que même Emmanuel Macron semble vouloir atténuer – le place dans un rôle loufoque de mandarin claquemuré dans sa Cité interdite. Le mot “ensauvagement”, qu’il a critiqué mardi, est jugé justifié par 70% des Français (sondage Ifop diffusé ce lundi). Sa négation d’une augmentation des violences est contredite par les chiffres. Le Figaro publie ce lundi un dossier accablant sur les actes de violence gratuite qui ont explosé en vingt ans. Selon Patrice Ribeiro, secrétaire-général de Synergie-Officiers, “Darmanin, l’élu de terrain (NDLR : ministre de l’Intérieur), est dans la reconnaissance du réel et Dupond-Moretti, l’avocat multimillionnaire, est dans le déni, l’aveuglement idéologique et loin de la réalité des gens“. Celui qui prétend s’adresser “à l’intelligence des gens” et représenter la “nuance” se comporte comme un apparatchik. Son rôle semble tellement contreproductif, surtout à l’heure où Macron promet de se “réinventer“, que son maintien à la tête de la Justice, rendue au nom du peuple français, est une question qui doit être posée. Le maillon faible tiendra-t-il jusqu’au bout ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Islam : la lâcheté de ceux qui s’aveuglent, par Ivan Rioufol

ivan-rioufol

L’aveuglement sur l’état de la France est une lâcheté largement partagée. Rien n’est plus commode que de nier, par exemple, la montée de l’insécurité ou de l’islamisation, pour se contenter de brasser de l’air autour de l’ordre sanitaire et de ses principes de précaution. Les hommes politiques qui se prêtent à cette mascarade auront à répondre de leur démission devant l’histoire. Ainsi, mardi, le garde des Sceaux, Eric Dupont-Moretti, s’en est pris aux populistes coupables à ses yeux d’alerter sur l’expansion et la banalisation de la violence.

Pour lui, l’ “ensauvagement” (un mot employé par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin) est un leurre qui n’exprime qu’un “sentiment d’insécurité” “de l’ordre du fantasme”. Ce dénégationnisme balourd va de pair avec celui qui prétend que “l’islam est compatible avec la République” : une formule creuse reprise notamment par Emmanuel Macron. Ce slogan permet de ne pas s’interroger plus avant sur les causes du séparatisme islamique qui s’installe. Reste qu’un sondage Ifop, publié ce mercredi par Charlie Hebdo, vient rappeler l’attrait de la charia (loi islamique) sur la jeune génération de musulmans français.

Cela fait longtemps que les sondages – et les observateurs sans œillères – décrivent la propension de l’islam à se séparer du reste de la communauté nationale. Déjà, en 2003, le président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), Lhaj Thami Breze, proche des Frères musulmans, avait prévenu : “Le Coran est notre constitution”. En septembre 2016, l’Institut Montaigne avait révélé que près de 50% des jeunes musulmans rejetaient le modèle démocratique pour lui préférer la loi islamique et ses interdits.

Cette fois, le sondage montre que 74% des jeunes musulmans de moins de 25 ans font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République ! Ce pourcentage est ramené à 40% pour l’ensemble de la population musulmane. Celle-ci est évaluée à plus de dix millions de personnes. Si 82% des Français musulmans condamnent l’attentat contre Charlie (le procès des sous-fifres s’ouvre aujourd’hui), ils ne sont plus que 74% chez les jeunes. Les falsificateurs, qui parlent d’”esprit complotiste” chez ceux qui décrivent le réel, laissent faire la libanisation du pays éclaté et son lent chaos. Ces traîtres sont les complices du déclin français.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Rien n’est plus moderne que la nostalgie, par Ivan Rioufol

Plus que jamais, je revendique ma nostalgie : celle d’une douce France qui s’efface au profit d’un vivre ensemble orwellien conçu pour masquer la haine et la violence. Celles-ci s’étendent aujourd’hui comme des flaques de sang. Cette remarque me vient, à nouveau, à la lecture dans Le Figaro de ce mercredi de l’excellent article de l’écrivain Thomas Morales (“La France qui me manque”), dont je partage entièrement l’esprit. Morales écrit : “Tout ce que j’ai aimé disparaît peu à peu : tous mes repères se désagrègent, je ne reconnais plus mon pays aigri et vengeur (…) Je le répète, regarder en arrière ne sera jamais un signe de faiblesse, plutôt l’espoir fou de se régénérer”.

Je crois cette réflexion porteuse d’avenir politique. En effet, les désastres imposent de rejeter le progressisme inhumain qui sème la guerre des regards, la guerre des rues, ces répétions d’une possible guerre civile. Dans Les Traîtres (Pierre-Guillaume de Roux, 2020), je consacre un chapitre à l’effondrement de Nantes, ma chère ville natale. Il est stupéfiant d’observer la rapidité (trente ans) avec laquelle cette cité si paisible et charmante est devenue l’une des villes les plus dangereuses de France, à cause de choix idéologiques appliquant à la lettre la repentance, l’ouverture à l’Autre, l’excuse sociale. Qui jugera ces démolisseurs ? Ils sont les vrais vandales.

Je persiste : la nouvelle modernité sera réactionnaire. C’était le thème d’un de mes essais (De L’urgence d’être réactionnaire, PUF 2012). Je voulais dire par là qu’il était devenu urgent d’être réactif, afin de rompre radicalement avec ce système impensé qui met le pays dans un état de faiblesse, de médiocrité et d’ensauvagement. Tout s’est depuis aggravé. Rien n’est plus sot qu’un homme politique qui se flatte de ne pas être nostalgique, pour paraître dans le vent. Hannah Arendt détestait cette “dégradante obligation d’être de son temps”. Après elle, Roland Barthes avoua aussi : “Tout à coup, il m’est devenu indifférent de ne pas être moderne”.

Il est évidemment vain d’espérer au retour de la France d’hier, tant elle a été abîmée par ses dirigeants successifs. Mais je crois au réveil des peuples, soucieux de défendre ce qui peut l’être encore de l’âme française. Je refuse que, dans un siècle, un écrivain visitant le pays puisse faire cette même réflexion que fit Chateaubriand traversant en 1806 la Grèce sous occupation ottomane, en s’étonnant de ne plus reconnaître ce peuple qui fut “le plus léger et le plus spirituel de la terre”. Il écrit (1) : “Quel désert ! Quel silence ! Infortuné pays ! Malheureux Grecs ! La France perdra-t-elle ainsi sa gloire ? Sera-t-elle ainsi dévastée, foulée aux pieds dans la suite des siècles ?”…

(1) Itinéraire de Paris à Jérusalem

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 août 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’urgence sécuritaire, sujet occulté, par Ivan Rioufol

La violence ? Quelle violence ? Pour le gouvernement, il y a une urgence sanitaire et une urgence économique. Les autres désordres ne sont, pour Emmanuel Macron lui-même, qu’une somme d’ “incivilités”. C’est d’ailleurs un Conseil de défense sanitaire que présidera, mardi, le chef de l’Etat, tout à sa “guerre” contre le coronavirus. Le président a même décidé de retarder l’annonce du plan de relance économique, initialement annoncé pour cette semaine. “L’urgence est économique et sanitaire”, a d’ailleurs confirmé, ce lundi sur RTL, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. L’urgence sécuritaire, qui devrait s’imposer comme une évidence à un pouvoir réaliste, n’est pas même une expression qui vient à l’esprit des gouvernants, ni même de leurs principaux opposants.

Le somnambulisme est la marque de la macronie, héritière de trente ans de dénis sur la montée inexorable des chocs multiculturels. Les barbares qui ont saccagé, jusqu’à tôt ce lundi matin, des vitrines des Champs Elysées et des voitures du quartier, sont d’abord les protégés des belles âmes. Au nom de droits de l’homme dénaturés, celles-ci les laissent faire ou les excusent, au titre de leur appartenance à des minorités prétendument oppressées. Ceux qui les critiquent sont des “racistes”.

“Wala, on va tout casser” : voici le genre de propos entendus cette nuit à Paris par des témoins (Le Figaro), auprès de racailles dépitées par la défaite de leur club de football du Paris Saint Germain (propriété du Qatar, lui-même soutien des Frères musulmans) en finale de la Ligue des champions. En réalité, une victoire aurait eu les mêmes effets, tant ces voyous ont pris la mesure de leur impunité. Alors que le pouvoir avait montré une extrême brutalité contre la répression des Gilets jaunes (un mort, 24 éborgnés, 5 mains arrachées, 2448 blessés chez les manifestants, 1742 chez les forces de l’ordre), il observe en revanche une évidente retenue quand il a à affronter la nouvelle guerre des rues, ces petites intifadas qui cherchent la moindre occasion pour affirmer leur hostilité à la République et à la France.

Prendre les Champs Elysées pour cible répond à une visibilité recherchée. Or les images de cette nuit montrent des casseurs se déchaîner sans être inquiétés par la police. Quand Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, déclare il y a un mois: “Il faut stopper l’ensauvagement d’une partie de la société”, il dit les mots attendus. Mais la paix civile ne se gagnera pas par la capitulation. Or l’autorité de l’Etat est en miettes. Il ne sait plus imposer que des masques aux plus dociles.

Ivan Rioufol

Texte daté du 24 août 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le masque imposé défie la révolte

Le masque imposé complète, opportunément, la grande mascarade macronienne : elle est dénoncée ici depuis les premiers pas présidentiels d’Emmanuel Macron, metteur en scène d’un “monde d’après” vide de sens, de vision, de projets, de dépassements. Tout cet été, le discours dominant a martelé que l’épidémie de Covid-19 restait active et que la deuxième vague se profilait : un alarmisme ne reposant, jusqu’à présent, sur aucun fait à ce point dramatique.

Mais fabriquer des peurs, avec l’appui d’experts choisis, est la pente du pouvoir qui perd pied et de médias moutonniers. Après avoir entendu Olivier Véran, ministre de la Santé, déclarer solennellement ce mois d’août qu’il fallait “rechercher la fraîcheur à tout prix” quand il faisait chaud, voici le premier ministre, Jean Castex, qui envisage d’étendre le port du masque dans l’espace public, dans une même dramatisation de la vie quotidienne. A Paris comme ailleurs, le masque à l’extérieur devient obligatoire en certains quartiers. L’Occident dévisse, la France s’effondre, la violence se généralise, mais les idées fixes du gouvernement restent le populisme, le réchauffement climatique et le coronavirus. Cette démission est celle d’”élites” dépassées, qui se rassurent en expérimentant la docilité de citoyens terrorisés. Toutefois, l’apparente soumission du peuple reste trompeuse.

Beaucoup de Français, soucieux de leur prochain, sont prêts à accepter le masque dans la rue. Cette marque de solidarité, qui rompt avec l’individualisme de naguère, dit l’heureuse évolution altruiste des nouvelles mentalités. Toutefois, le risque existe aussi d’infantiliser ceux qui, élevés dans le culte vide du matérialisme immédiat, ne jurent plus que par la sécurité sanitaire maximum. En illustration de cette crainte, voici un extrait de la “Tactique du diable“, de l’écrivain britannique et chrétien C.S. Lewis, paru en 1942, que mon ami Roland Jaccard, notamment chroniqueur à Causeur, m’a transmis l’autre jour. (1)

“(…) Et comment as-tu fait pour amener autant d’âmes en enfer à l’époque ?

” -Grâce à la peur.

” -Oh, oui, Excellente stratégie, vieille et toujours actuelle. Mais de quoi avaient-ils peur ? Peur d’être torturés ? Peur de la guerre ? Peur de la faim ?

“- Non. Peur de tomber malade.

“- Mais personne d’autre ne tombait malade à l’époque ?

“-Si, ils tombaient malades.

“- Personne d’autre ne mourait ?

” -Si, ils mouraient.

” -Mais il n’y avait pas de remède à la maladie ?

” -Il y en avait.

” -Alors, je ne comprends pas.

” -Comme personne d’autre ne croyait ou n’enseignait sur la vie éternelle et la mort, ils pensaient qu’ils n’avaient que cette vie, et ils s’y accrochaient de toutes leurs forces, même si cela leur coûtait

“leurs affections (ils ne s’embrassaient plus, ne se saluaient plus, ils n’ont eu aucun contact humain pendant des jours et des jours !),

leur argent (ils ont perdu leur emploi, dépensé toutes leurs économies et pensaient encore avoir de la chance parce qu’ils n’avaient pas à gagner leur pain ! »),

leur intelligence (un jour la presse disait une chose et le lendemain elle se contredisait, pourtant ils croyaient à tout ! ),

“leur liberté (ils ne sortaient pas de chez eux, ne marchaient pas, de rendaient pas visite à leurs proches … C’était un grand camp de concentration pour prisonniers volontaires, Ahahahahah !). Ils ont tout accepté, tout, tant qu’ils pouvaient prolonger leur misérable vie un jour de plus. Ils n’avaient plus la moindre idée que c’est Lui, et Lui seul, qui donne la vie et la termine.

“Ca s’est passé comme ça !

“Ca n’avait jamais été aussi facile”.

La question est de savoir si les Français, apeurés et déboussolés, sont encore prêts à tout accepter, au nom de l’Ordre sanitaire et de son hygiénisme médiatisé. La servitude volontaire, décrite par La Boétie, est un piège qui demeure. Le masque dans la rue peut aussi être vu, dans son obligation politique abusive, comme une muselière, un bâillon, une entrave à la liberté. Dans les années soixante, De Gaulle confiait à ses interlocuteurs : “Les Français sont des veaux, des dégonflés”. Il y a, il est vrai, un somnambulisme inquiétant. Mais, pour ma part, je fais néanmoins le pari du réveil et de la révolte. Il suffit d’une minorité. La mascarade a assez duré.

(1) Rajouté à 17h30, ce lundi : des intervenants assurent que ce texte, présumé avoir été publié en 1941 dans The Guardian, ne serait pas de C.S .Lewis. D’autres sources me disent qu’il y aurait eu deux éditions du livre et que l’extrait, partie d’un feuilleton, serait dans l’une mais pas dans l’autre…Cela ne change rien à mon propos, mais ce doute doit être noté, et levé si possible.

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 août 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol