Confinement : la fin de l’hystérie sanitaire ?

Le confinement ne sert à rien. A rien, sinon à déresponsabiliser les gens et à créer un système mentalement oppressif et économiquement destructeur.

Après un an d’hystérie sanitaire, la raison a tenté une percée vendredi soir, avec la décision d’Emmanuel Macron, annoncée par son premier ministre, de surseoir au troisième confinement jusqu’alors annoncé comme imminent. “J’ai confiance en nous“, a tweeté samedi le chef de l’Etat, en feignant d’oublier sa précédente politique d’infantilisation et de culpabilisation des Français. Dans la foulée, il a reconnu aux frontières une utilité protectrice qu’il contestait jusqu’alors, parce qu’il ne fallait pas donner raison à Marine Le Pen. Ces enfantillages disent le poids des idéologies dans la crise du Covid.

Ici comme ailleurs, les “élites” n’ont pas admis d’autres solutions que les leurs. Cela fait cinquante ans qu’elles répètent, après Margaret Thatcher : “There is no alternative !“. Or, il y a des alternatives à toute politique. Surtout quand le célèbre épidémiologiste de Stanford, John Ionannidis, assure lui-même, après avoir notamment étudié le cas français : le confinement ne sert à rien. Pire : selon lui, cette solution archaïque aggrave les risques en enfermant les gens entre eux !

Les catastrophistes et leurs médias ne se précipitent pas pour évoquer l’étude de Ionannidis, révélée en France par Les Echos. La propagande officielle et ses modélisations n’ont jamais été sérieusement contestées lorsqu’elles annonçaient 400.000 morts en France si rien n’était fait ! Ce lundi, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a assuré sur France Info que le couvre-feu “a un effet“. Vendredi, il déclarait à l’instar d’Olivier Véran, ministre de la Santé : “Le couvre-feu ne freine pas assez le virus“.

Ces contradictions témoignent d’un affolement au sommet de l’Etat. Le gouvernement est-il en train de prendre conscience de l’excessive influence politique d’une science apocalyptique et intolérante ? Dimanche, à Paris, la Coordination Santé Libre, qui revendique 30.000 médecins généralistes, a tenu sa deuxième conférence de presse (confidentielle) depuis sa création le 9 janvier. Les praticiens présents ont déploré l’absence de débats sur les réponses à apporter au Covid et la marginalisation des médecins de terrain. Ceux-ci plaident pour une prise en charge précoce des patients. Ils assurent que des traitements en phase virale peuvent éviter beaucoup de phases inflammatoires.

La députée Martine Wonner, partie prenante de cette résistance, a appelé à la censure du gouvernement, en application de l’article 49-2 de la Constitution. Sera-t-elle suivie ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er février 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’Etat au défi de la désobéissance civile

manifs confinement

Une saine révolte pousse de plus en plus de Français à rejeter l’Ordre sanitaire et ses interdits avilissants. Les fanatiques de l’hygiénisme, qui ont nationalisé la Santé au nom d’un mimétisme mondialiste, apparaissent enfin, pour beaucoup, comme des idéologues exaltés n’ayant cure des règles démocratiques et des libertés individuelles. Si chacun a pu se satisfaire, dans un premier temps, de voir l’économie céder le pas au nom de la “protection des vivants” (Edouard Philippe), cette vision messianique est devenue un leurre et un danger. Aujourd’hui, ce sont d’autres vies qui sont mises en péril par des enfermements autoritaires qui frappent indistinctement.

La jeunesse, en particulier, n’a pas à être sacrifiée plus longtemps pour sauver les plus anciens. Rien n’est plus naturelle, en réalité, que cette épidémie de la vieillesse. Les adeptes de l’homme augmenté et du transhumanisme croyaient pouvoir vaincre la mort, en repoussant toujours d’avantage son échéance. Un microbe est venu rappeler ces docteurs Folamour à la modestie. Faut-il relire Molière (L’école des femmes)? “Le petit chat est mort” et, oui, nous sommes tous mortels.

L’instrumentalisant de la peur est un procédé indigne. La macronie en fait, depuis le début, un usage immodéré en désignant tout à la fois le réchauffement climatique, le populisme et le coronavirus comme autant de scénarios apocalyptiques. Une seule Vérité est assénée et médiatisée complaisamment. Les avis non conformes sont exclus. Les censures sont des recours. Or c’est bien à un réveil des consciences que l’on assiste face à la propagande sanitaire qui n’offre d’autres issues que le confinement ou le couvre-feu.

Le refus de la peur et le besoin de liberté sont des ressorts qui pourraient faire descendre dans les rues, si le pouvoir choisissait de poursuivre sa fuite en avant dans le risque zéro, la centralisation du pouvoir et la méfiance de l‘autre. Ce mercredi, un énième Conseil de défense devrait décider d’un troisième confinement.

L’incapacité des dirigeants à envisager des alternatives (soins par des généralistes, protection des plus vulnérables, décentralisation des politiques, etc.) justifierait, si elle devait se confirmer, des désobéissances civiles. Il est urgent de déconfiner les esprits et de redécouvrir la vraie vie.

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ce que le lynchage de Yuriy révèle de la France

yuriy

L’Etat aime à le répéter : une civilisation se reconnaît à la protection qu’elle porte à ses vieux. Ce prétexte sert d’argument massue au gouvernement. Ainsi prépare-t-il l’opinion à un troisième confinement, réclamé en urgence par un Conseil scientifique obstinément apocalyptique. Dans cette hystérie sanitaire, la France est devenue un immense village Potemkine, à la manière des façades en carton-pâte dressées sur le parcours de Catherine II de Russie pour masquer la déchéance. La fuite en avant dans l’endettement du pays (près d’un milliard d’euros par jour) n’est pas un sujet abordé, ni les détresses psychologiques et dépressives causées par l’enfermement, ni les multiples atteintes aux libertés.

Le “quoi qu’il en coûte” d’Emmanuel Macron est le trompe-l’œil destiné à occulter les misères. Mais l’artifice est fragile. L’ensauvagement d’une partie de la jeunesse reste le vrai symptôme d’une civilisation en détresse. Ce sujet n’est pas neuf. Toutefois rien n’est fait pour le faire émerger. Il aura fallu que les réseaux sociaux se mobilisent – Twitter en l’occurrence – pour que lynchage de Yuriy, 15 ans, sur la dalle de Baugrenelle (15e arrondissement de Paris) réveille les esprits.

Il n’y aura pas de “marche blanche” pour Yuriy, frappé à terre par dix voyous. Les coups reçus, le 15 janvier, cherchaient pourtant à le tuer. On ignore à ce jour l’étendue des séquelles. Mais ce n’est que vendredi que l’acharnement bestial a été diffusé sur Twitter, forçant les médias et les politiques à s’emparer du drame. Un conseiller du chef de l’Etat s’est depuis entretenu avec la mère, Nataliya. Le scandale est bien sûr dans ce déchaînement atroce.

Mais il est aussi dans l’accoutumance. Ceux qui se gargarisent de leur humanisme en réclamant la priorité aux plus anciens ne disent rien du sort des plus jeunes, livrés à eux-mêmes. A Nantes, quatre fusillades ont eu lieu récemment. Ce lundi, Le Figaro décrit l’acte d’un commando d’une dizaine d’hommes encagoulés qui ont fait irruption au CHU pour y délivrer un jeune dealer. Une pudeur médiatique tait le plus souvent l’origine des agresseurs.

Pendant ce temps, la plateforme Disney supprime du profil “Enfants” des classiques comme Peter Pan, les Aristochats ou la Belle et le clochard, jugés racistes ou stéréotypés. Derrière la propagande vertueuse, la France “Orange mécanique” (Laurent Obertone) prospère en paix.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le souverainisme, bouée de la macronie perdue, par Ivan Rioufol

Le Covid aurait-il eu raison de la “société ouverte“, chère à la macronie ? Sa conversion apparente au souverainisme donne des gages au “parti des enracinés” dont je veux bien être un porte-parole. Le journaliste Yvan Audouard, disparu en 2004, parlait des “chiens de garde de la connerie” pour dénoncer les travers de son siècle. Leurs héritiers gardent toujours les entrées du Pouvoir. N’est-ce pas Olivier Véran, immuable ministre de la Santé, qui affirmait en février 2020 : “On ne fermera pas les frontières car ça n’aurait aucun sens” ? “Les frontières physiques n’ont pas de sens pour un virus“, avait rajouté Sibeth NDiaye, la porte-parole du gouvernement, recasée depuis chez Adecco France. Le 10 mars 2020, c’est Emmanuel Macron lui-même qui qualifiait de “mauvaise décision” le choix de l’Autriche de se fermer à l’Italie contaminée.

Il aura donc fallu près d’un an pour que l’Etat comprenne l’utilité des frontières comme protections naturelles, singulièrement en cas d’épidémie.
En effet, après l’annonce du premier ministre Jean Castex, jeudi dernier, de faire tester et de mettre sous surveillance les voyageurs venant de l’extérieur de l’Union européenne, la mesure pourrait être étendue au cœur de l’espace Schengen. “Nous envisageons de renforcer au sein de l’espace européen les mesures de contrôle“, a admis dimanche le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.

Ce réveil tardif s’accompagne, chez Bruno Le Maire, d’un débordement d’affections soudaines pour le patriotisme économique. Au risque, comme souvent chez les nouveaux convertis, d’en faire trop dans leurs nouvelles convictions. C’est ainsi que le ministre de l’Economie, jadis défenseur du libéralisme, vient de s’opposer au “rapprochement amical” entre le Français Carrefour et le Québécois Couche-Tard, dans le domaine de la distribution alimentaire.

C’est au nom de la “sécurité alimentaire” que Le Maire a entravé cette alliance décidée par deux entrepreneurs privés, pourtant plus au fait de leurs intérêts commerciaux que l’Etat, si piètre gestionnaire. On passera sur cette paranoïa qui gagne le gouvernement, quand il croit déceler dans un pacte amical une tentative d’agression. Mais le message, ici envoyé, d’un Etat tentaculaire et intrusif n’est pas à la hauteur des enjeux. Le besoin d’enracinement, révélé par la crise sanitaire, peut faire bon ménage avec un libéralisme ordonné, libre et non faussé. En revanche, il ne s’accorde pas avec le laxisme d’Etat quand il renonce à maitriser l’immigration de masse et les sources intérieures de l’insécurité au quotidien. C’est cette “société ouverte” là qui doit fermer ses portes.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La jeunesse n’a pas à payer pour le Covid

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Les médecins doivent cesser de faire de la politique ; les politiques doivent s’extraire de la “biopolitique”, qui fait de la Santé et de l’amélioration génétique l’essentiel de leurs préoccupations. La nouvelle pensée unique ne jure que par le confinement et le couvre feu contre le Covid. Cet automatisme est en train de créer des tragédies supplémentaires. La jeunesse oubliée en est la cible. Hier soir, à Lyon, une étudiante suicidaire a été sauvée in extrémis par ses camarades. Samedi, un étudiant en droit de l’université Jean Moulin Lyon 3 s’est défenestré. Il est grièvement blessé.

Ce mercredi, sur RTL, le président de cette université, Eric Carpano, a déclaré : “L’heure est grave (…) La jeunesse ne doit pas être l’angle mort de nos politiques publiques“. En l’occurrence, c’est elle qui est sommée de se sacrifier pour sauver ses aînés. Or, ceux qui vantent la solidarité entre les générations le font à sens unique, sans un regard pour les plus jeunes. Dans Le Monde de mardi, sept médecins de l’association PandemiA ont défendu la perspective d’un troisième “confinement strict et précoce“, tout en admettant que le procédé était “de plus en plus mal vécu par la population“. Il serait temps que la politique reprenne le pouvoir, en cessant de considérer, comme dans le Knock de Jules Romains, que “tout homme bien portant est un malade qui s’ignore”.

La logique du tout sanitaire obscurcit la raison et ramollit l’esprit. “Il faut protéger les vivants“, avait lancé Edouard Philippe en mai 2020, dans un dessein un brin mégalo. Protéger les vivants pour en faire des ombres craintives, à quoi bon ? Emmanuel Macron avait déclaré à son tour : “Il n’y a rien au-dessus de la vie“. Mais pourquoi évacuer si vite la dimension spirituelle de l’existence ? Vivre pour vivre n’a aucun de sens, sinon pour un être animalisé, vidé d’idéal.

Quand le ministre de la Santé, Olivier Véran, renchérit à son tour : “La priorité est pour la santé“, il confirme l’absence d’imagination d’une politique incapable de s’affirmer autrement qu’en entretenant artificiellement la peur de la maladie. L’urgence est donc d’en finir avec cette obsession hygiéniste qui, au prétexte de “sauver des vies“, va en mettre bien d’autres en péril. On sait que ce virus n’est guère mortel : il ne tue que 0,1% de la population. De surcroit, les morts du Covid sont en majorité des personnes très âgées ou très vulnérables. La logique voudrait donc que ce soit vers elles, et seulement elles, qu’aillent les attentions, les précautions, les soins, les vaccins. La jeunesse, privée de tout, n’a pas à être punie : elle n’est coupable de rien. Faudrait-t-il qu’elle se révolte pour se faire entendre ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La censure des Gafa, danger pour la démocratie, par Ivan Rioufol

Le coup d’Etat est celui de la Silicon Valley. Ses ardents défenseurs de la mondialisation viennent de révéler leur mépris des oppositions : seules priment leurs convictions. Si la démocratie est ébranlée, c’est à cause des Gafa : Google, Apple, Facebook, Amazon ont interdit l’expression de Donald Trump sur leurs réseaux sociaux. L’assaut du Capitole (Washington) le 6 janvier par des extrémismes convaincus de s’être fait voler leurs votes pro-Trump restera bien sûr comme un épisode lamentable, ayant causé la mort de cinq personnes. Mais voir en cette révolte l’équivalent de la prise du Palais d’Hiver de 1917 contre les Romanov ou de la Nuit de Cristal menée par les nazis en 1938 revient à alimenter l’hystérie anti-Trump : elle n’aura jamais cessé depuis son élection il y a quatre ans.

Les Démocrates en sont à espérer sa destitution avant la passation des pouvoirs le 20 janvier. Certains fanatiques anti-Trump brandissent la menace d’une guerre nucléaire déclenchée par dépit par le président sortant. Pourtant, Karl Marx avait prévenu : “L’histoire se répète toujours deux fois : la première fois comme une tragédie, la deuxième fois comme une farce”. La prise du Capitole par des clowns et des allumés restera une farce. Elle n’aura duré qu’une poignée d’heures. Plus grave en revanche est la prétention des nouveaux maîtres du monde d’y faire régner leur ordre.

Hier, le JDD d’Arnaud Lagardère, dont le groupe média vient d’obtenir d’Emmanuel Macron un prêt garanti par l’Etat de 465 millions d’euros, a justifié sur deux pages la décision de Twitter de fermer le compte personnel de Trump (88,7 millions d’abonnés) en rappelant les contenus les plus outranciers de 25 messages. Ce lundi, la presse française ne s’attarde pas sur cette censure invraisemblable, qui rejoint celles décidées par Facebook et Instagram.

Le site alternatif Parler vient également d’être exclu par Google, Apple et Amazon. La réserve est venue ce lundi, sur France Inter, de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, qui s’est heureusement dit “choqué” de ces initiatives. “La régulation des géants du numérique ne peut pas et ne doit pas se faire par l’oligarchie numérique elle-même“. Reste que c’est le gouvernement auquel il appartient qui s’entête à vouloir traquer la “haine” en ligne, sans se préoccuper des atteintes aux libertés d’expression qu’induisent ces conceptions moralisatrice du débat. La prise du Capitole est le symptôme d’une crise de la démocratie. Elle oppose les mondialistes aux patriotes, les déracinés aux enracinés. Cette crise est partout palpable, notamment en France. Or, en interdisant la parole “populiste”, les opérateurs privés se comportent comme des autocrates. Ils sont un danger pour la démocratie.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pédophilie : l’omerta de la gauche caviar, par Ivan Rioufol

Olivier Duhamel

Ils savaient. A lire Camille Kouchner, qui révèle dans un livre le passé des abus sexuels d’Olivier Duhamel sur son frère jumeau “Victor” Kouchner, une partie de la gauche “morale” savait. Selon l’auteur, dans ce “microcosme des gens de pouvoir, Saint-Germain-des Prés, beaucoup savaient et la plupart ont fait comme si de rien n’était” (Le Figaro, ce mercredi). Le politologue et constitutionnaliste Olivier Duhamel était, jusqu’à présent, une figure mondaine et médiatique du progressisme sentencieux.

Chroniqueur notamment sur Europe 1 et LCI, président de la Fondation nationale des sciences politiques, membre du comité de pilotage Culture et Diversité de Marc Ladreit de la Charrière, avocat associé dans le cabinet de Jean Veil (fils de Simone Veil), il était également à la tête du Siècle, club d’influence qui regroupe par cooptation la crème de l’élite française. Dans la maison de vacances de Sanary (Var), héritée de son père Jacques Duhamel, ancien ministre de Georges Pompidou, la fine fleur de la bourgeoisie parisienne et socialiste était accueillie. C’est au cœur de ce petit monde influent, préservé et donneur de leçons, que Duhamel s’est laissé aller à des comportements pédérastiques en imposant des relations sexuelles à son beau-fils alors âgé de 13-14 ans. L’omerta a été la règle.

C’est le dégoût et la révolte que suscitent les faits relatés par Camille Kouchner, fille de Bernard Kouchner et d’Evelyne Pisier, qui épousera par la suite Duhamel. Les sermonnaires, qui n’ont pas assez de mots pour dénoncer les crimes pédophiles commis au sein de l’Eglise, auront-ils le même goût à mettre au jour les turpitudes que la gauche caviar a pu s’autoriser ? Une gêne se devine dans les mots employés. C’est l’inceste que les médias dénoncent ici.

En réalité, cette circonstance aggravante n’a longtemps concerné que les relations sexuelles entre une même famille de sang. Ce n’est qu’en 2017 que la loi a élargi la notion, en faisant entrer le beau-père dans l’incrimination. A l’époque, quand Duhamel se glisse dans le lit de l’adolescent en lui disant : “Je vais te montrer. Tu vas voir, tout le monde fait ça“, il s’inspire peut-être des pratiques de la Grèce antique mais plus probablement de la liberté revendiquée par le libertarisme soixante-huitard. En effet, c‘est cette même gauche “libérée” qui pétitionnait dans les années soixante-dix pour défendre des pédophiles poursuivis par la Justice. Bernard Kouchner était parmi les signataires. Réduire l’affaire Duhamel à l’inceste évacue la responsabilité de cette gauche auto-satisfaite dans la violence faite aux enfants et adolescents.

Ivan Rioufol

Texte daté du 6 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Priorité 2021 : retrouver une France libérée, par Ivan Rioufol

La priorité, pour la France des libertés, est de fuir la prison de la Santé où elle est recluse depuis neuf mois. L’esprit ne souffle plus sur un monde claquemuré et tremblant : il est soumis à la jactance de dirigeants autosatisfaits mais inefficaces, hormis pour semer l’angoisse.

Or une société compressée ne peut qu’exploser. L’Exécutif doit se préparer à affronter la colère d’une partie des citoyens, s’il ne se décide pas à relâcher son emprise. L’assentiment de l’opinion aux confinements et aux couvre-feux reste précaire. Trop d’Etat amène au rejet de l’Etat.

Lors de ses vœux pour 2021, Emmanuel Macron a évoqué “la liberté que nous retrouverons”. Mais c’est lui qui, le 14 octobre 2020, avait prévenu : “On s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres. Nous sommes une nation de citoyens solidaires. Nous ne pouvons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé”. Ce raisonnement collectiviste a justifié les atteintes aux libertés d’aller et venir, d’organiser sa vie, de commercer, d’enseigner, d’exercer son culte, de pratiquer la médecine, etc. Il est tentant pour le Pouvoir de poursuivre cette régression, en maintenant la politique de la peur et de l’infantilisation. Beaucoup de Français terrorisés sont prêts à abandonner leur liberté pour leur sécurité. Cette aboulie est un poison pour la démocratie.

Un spectre hante la France : le spectre du totalitarisme de la biopolitique. Cette dérive étatiste, précautionneuse et sans âme, avait été pressentie dès la fin des années soixante-dix par Michel Foucault (1). Aujourd’hui, le “modèle chinois“, construit sur une société policière, des notations citoyennes et des surveillances mutuelles, est source d’inspiration pour trop de démocraties occidentales avachies. Les drones de surveillance, les projets de passeports vaccinaux, les dénonciations de “teuffeurs“, les assignations à résidence, les intimidations moralisatrices, la marginalisation des contre-pouvoirs font déjà partie des éléments insufflés par la dictature chinoise, qui a réussi ainsi à venir à bout du Covid. La justice vient d’emprisonner pour quatre ans la journaliste Zhang Zhan qui avait couvert l’épidémie de Wuhan en montrant la réalité derrière la propagande. La France n’en est pas là. Mais l’Ordre sanitaire y produit sa pensée unique, ses dissidents, ses désinformations. L’accès au réel est faussé, parfois bidonné.

Le chef de l’Etat avait annoncé 400.000 morts en France si rien n’était entrepris. Le bilan n’a rien à voir : il est officiellement de 61.000 morts du virus. Pour sa part, l’Insee a certifié un total de 613.800 morts en 2019 et, au 7 décembre dernier, 617.197 morts pour 2020, soit 3397 morts supplémentaires. Seront donc à ajouter les décés entre le 8 et le 31 décembre 2020 : ils ne sont pas à ce jour communiqués. Mais où sont, dès à présent,“les dégâts considérables” brandis par Olivier Véran, ministre de la Santé, le 29 décembre sur France 2 ? L’abus de confiance et le mensonge se paient toujours en retour.

(1) Naissance de la biopolitique, Cours au Collège de France (1978-1979), Gallimard

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La peur, virus plus mortel que le Covid, par Ivan Rioufol

Il faut sortir, très vite, de l’hystérie sanitaire : elle va tuer davantage que le Covid. Le virus est mortel dans un cas sur mille. Il est bien moins contagieux que la peur, qui tétanise une partie du monde. En France, la vie s’est arrêtée au prétexte de sauver les plus vulnérables. Tout le monde s’est félicité que l’économie s’efface devant l’humain. Mais, aujourd’hui, les détresses causées par les enfermements, les isolements, les interdits s’annoncent plus tragiques que les contaminations. Selon l’Ifop, un Français sur cinq aurait envisagé de se suicider.

Les Echos de ce lundi rappellent, citant une enquête nationale sur l’état psychologique de la population, que la dépression touchait presque 21% des gens à la mi-novembre, c’est-à-dire deux fois plus que fin septembre ! Les jeunes, qui ont été invités par l’Etat à se sacrifier pour épargner à leurs parents ou grands-parents un possible risque fatal, sont les plus atteints : 29% des moins de 24 ans seraient dans un état dépressif, soit 16 points de plus que fin septembre ! “Ce deuxième confinement a ôté toute pulsion de vie à notre société“, explique un psychanalyste. “La vague de suicide est sans doute à venir“, prévient un psychiatre. La tyrannie de l’Ordre sanitaire a crée un monde invivable.

Le refus du gouvernement d’ouvrir, mardi, les lieux de culture (théâtres, cinémas, musées, spectacles, etc.) illustre l’abrutissement auquel conduit la modélisation de la société : la voici réduite à des courbes, des chiffres, des algorithmes, des prévisions au doigt mouillé. Olivier Véran, ministre de la Santé, semble prendre plaisir à distiller un même discours anxiogène et illisible, destiné à terroriser l’opinion. La ministre de la Culture, la pétulante et sans doute trop positive Roselyne Bachelot, a disparu du paysage politique. Il n’y a place que pour des hommes gris et masqués, nouveaux moines pénitents exigeant la soumission du troupeau.

Mais comment comprendre cette réticence à libérer les activités culturelles, tandis que les transports collectifs, les magasins, les grandes surfaces, les manifestations en tous genres brassent des milliers de personnes ? L’inacceptable a été franchi dans l’obsession hygiéniste, cette politique réduite au degré zéro. La démocratie n’y prend que des sales coups. C’est ainsi que le sort de la jeune Mila, chassée de son lycée militaire par crainte de réactions islamistes face à ses insolences, n’émeut guère le Landerneau médiatique. Faudrait-il vivre couché, rampant, tremblant ? Il est urgent de revivre !

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 décembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pourquoi le macronisme est un séparatisme

Le macronisme est un séparatisme. Certes, le chef de l’Etat assure vouloir unifier la France éclatée. Ainsi, ce mercredi, le conseil des ministres examinera le projet de loi “confortant les principes républicains“. Le texte, qui sera discuté par les députés en février 2021, prétendait initialement lutter contre le séparatisme islamiste. Depuis, cet objectif trop précis s’est dilué dans des considérations générales qui ont effacé la cible : le séparatisme islamiste n’est plus nommé expressément.

Or ce flou volontaire augure mal de la détermination de la République à briser les reins d’une idéologie totalitaire importée, qui a déclaré la guerre à la France fragilisée. En réalité, la communautarisation du pays, support de sa libanisation, ne sera pas entravée par la politique de Macron. Tout au contraire, le président a repris, samedi lors d’un entretien au média en ligne Brut, sa vision initiale d’une société multiculturelle, se différenciant notamment par les origines et les couleurs de peau. Cet éclatement de la nation, qui viole l’article 1 de la Constitution qui interdit de distinguer entre les citoyens, est à la source du séparatisme macronien. Le président de la République se comporte, une fois de plus, comme un pompier pyromane.

Les syndicats de police se sont, les premiers, indignés samedi des clins d’œil de Macron aux jeunes “issus de la diversité”. Alors que les forces de l’ordre sont laissées en première ligne face à une société explosive, le chef de l’Etat a avalisé le discours des minorités plaintives en les présentant comme victimes d’un racisme policier. “Quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé (…) On est identifié comme un facteur de problème et c’est insoutenable“, a estimé Macron.

La réalité du racisme anti-blanc n’a pas été évoquée. La mise en place d’une plateforme de signalement des discriminations a été perçue comme un désaveu par les gardiens de la paix. Alliance et Unité SGP ont appelé à ne plus faire de contrôle d’identité. Mais Macron ne s’est pas contenté de se séparer de sa police. Il a, une fois de plus, racialisé la société, en donnant argument à ceux qui alertent sur le Grand remplacement : “Nous avons des millions de nos jeunes et moins jeunes qui sont issus du continent africain (…).” “Pour mieux intégrer cette partie de la population“, il veut “une sorte de catalogue des 300 à 500 noms de ces héros” pour “en faire des rues, des statues“. Il désire aussi “remettre (sic) l’enseignement de l’arabe dans la République“. Le macronisme pousse la France à se séparer de son histoire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 décembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Lynchage de Zecler : derrière le récit officiel, par Ivan Rioufol

Le récit officiel, repris par les médias, dit ceci : parce qu’il est noir, le producteur de rap, Michel Zecler, a été lynché par des policiers blancs dans le XVII e arrondissement de Paris, le 21 novembre. La scène principale, filmée par la caméra de surveillance d’une entrée d’immeuble, dit les faits. La victime assure aussi avoir été traitée de “sale nègre”. Hier, quatre policiers ont été mis en examen. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Est-il permis néanmoins d’apporter des précisions ? Ce point semble risqué, au vu du consentement de la presse à s’en tenir à la version établie. Remarquons pourtant que les fonctionnaires ont été présentés dimanche, par le procureur de la République Rémy Heitz, comme ayant “des bons, voire des très bons états de service“.

Si ceux-ci admettent les coups, ils les expliquent par la rébellion de Zecler. Soupçonné de transporter de la drogue dans son sac à dos, il a tenté d’échapper aux policiers en pénétrant dans son studio d’enregistrement. Ceux-ci contestent les propos racistes mais reconnaissent avoir eu peur. Sur LCI, Patrice Rebeiro, secrétaire général Synergie-Officiers, a présenté Zecler ainsi : “L’ homme est connu pour vol à mains armées, association de malfaiteurs, a déjà fait de la prison et a des antécédents judiciaires très lourds.”

Rappeler ces éléments n’excuse pas la brutalité des policiers. Cette violence, non professionnelle, est fautive. Elle répond cependant, plus gravement, à la perte d’autorité des forces de l’ordre. C’est parce que Zecler, physiquement imposant, refuse d’obtempérer et se débat que l’interpellation dégénère. Or cette contestation de la force publique semble admise, y compris par la hiérarchie policière et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Ce dernier s’est précipité, une fois de plus, pour accabler ses troupes, comme il l’avait fait récemment quand elles avaient dû déloger, sans gants blancs ni dentelles, des clandestins venus occuper la place de la République. A cette lâcheté d’Etat s’ajoute une lecture racialiste des situations conflictuelles.

Noir, Zecler a été immédiatement promu, par les esprits paresseux et les “mutins de Panurge” (Philippe Muray), comme le symbole d’un racisme systémique au cœur de la police, elle-même gangrénée par la suprématie blanche. Samedi, à Paris, ce sont des policiers blancs qui ont été lynchés à leur tour par des black blocks, ces nouveaux fascistes, au cours d’une Marche des libertés cornaquée par l’extrême gauche. Tout à son objectif de déstabiliser l’Etat en désarmant sa police, la gauche perdue voit l’affaire Zecler comme une aubaine. Mais pourquoi l’accompagner dans sa grossière “récup” ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 30 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le Covid enfièvre la bureaucratie déchaînée

A mesure que le Covid baisse en intensité, il enfièvre la bureaucratie déchaînée. Tout se passe comme si l’Etat-mamma, enivré de son autorité sanitaire et de son pouvoir sur les foules, refusait de rendre son tablier et sa trousse d’infirmerie. Emmanuel Macron, naguère promoteur de la “start-up nation”, mène cette absurde mobilisation étatique. Il se présente en père de la nation, sans craindre l’imposture. Mardi soir, le chef de l’Etat a ainsi distribué son calendrier en trois étapes, en se noyant dans des détails ubuesques. Il a déclaré, par exemple : “La reprise des cultes est permise, dans la stricte limite de 30 personnes“.

Une décision applicable dès samedi. Ce mercredi, appuyant cette annonce, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a précisé sur Europe 1 : “Il faut des règles claires, il faut avoir une jauge pour tout le monde, c’est clair“. Mais comment les dirigeants ne voient-ils pas l’absurdité de cette norme de 30 personnes ? Elle s’appliquera indifféremment à une chapelle et à une cathédrale. S’il fallait une démonstration du mal français, cette mesure irréfléchie parle d’elle-même. Oui, la machine étatique est devenue folle.

Le bon sens – vertu trop simple que méprisent les esprits sophistiqués – a quitté le pouvoir. La mainmise de la science sur la politique a éloigné celle-ci des réalités humaines. Mardi sur France-Info, un responsable de l’AP-HP, Rémi Salomon, a soutenu, répondant à une question sur le dîner de Noël : “Y faut pas manger avec papy et mamie (…) On coupe la buche en deux : ils vont manger dans la cuisine, et nous dans le salon“. Mardi, Macron a parlé de “fort recul” de l’épidémie, puis ensuite de “lente décrue”.

Mais il a néanmoins conclu : “Le retour à la normale n’est pas pour demain“. L’aberrante attestation de déplacement dérogatoire a été maintenue. Au lieu de raisonner sur les chiffres et sur les seuils à atteindre pour relâcher l’emprise sanitaire, le président a choisi d’arrêter autoritairement des dates et des étapes : 28 novembre, 15 décembre, 20 janvier. Cet esprit de système, indifférent aux faits, rend le pouvoir sourd et aveugle. “Nous avons sauvé des vies“, a redit Macron en se présentant en héros modeste. Mais son gouvernement a interdit de soigner avec l’hydroxychloroquine. Il pousse actuellement des gens ruinés vers le vide. Cela ne s’oubliera pas.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Question sur l’utilité réelle du confinement

Le confinement sert-il à quelque chose ? Mardi, Emmanuel Macron rendra très probablement sa politique responsable de la baisse des contaminations, des réanimations, des morts du Covid. Cette énième prise de parole présidentielle sera l’occasion, pour le chef de l’Etat, de mettre à nouveau en scène son autorité, protectrice et éclairée. Pourtant, il serait temps de s’interroger sur cette “théâtralisation de la parole présidentielle”, ainsi décrite ce lundi, sur RTL, par le maire (LR) de Cannes, David Lisnard. N’en déplaise à ceux qui croient voir des complotistes chez ceux qui mettent en doute la dramaturgie sanitaire cautionnée par l’Etat et sa presse, des questions s’accumulent sur l’exactitude des faits. Les perroquets du catastrophisme moquent ceux qui accordent du crédit aux “rassuristes” : leur auditoire serait composé, disent les affligés face à la piétaille, de demeurés prêts à croire aux miracles et aux gourous. En réalité, les “fake news”, les “post-vérités”, les “récits alternatifs” et les croyances dans une science sacralisée sont chez les faiseurs de peurs et les valets des puissants. Ces propagandistes empruntent les méthodes – mensonges, intimidations, excommunications- qu’appliquent toutes les démarches totalitaires.

De plus en plus de scientifiques et d’observateurs soutiennent que la deuxième vague serait déjà passée. Elle ressemblerait d’ailleurs davantage à un traditionnel épisode saisonnier, perdant en intensité au fil du temps. Les analyses des eaux usées par les pompiers auraient révélé ce fait dès avant le début du deuxième confinement : une observation identique à Paris et à Marseille, par exemple. D’où la question qui se pose de l’utilité réelle de cette mesure coercitive, ardemment défendue par Olivier Véran, le ministre de la Santé. Or le sanitairement correct est encore tel, actuellement, qu’il est difficile d’avoir accès à un contre-discours, sinon en naviguant avec prudence sur les réseaux sociaux.

L’autre jour, Véran a reconnu l’aggravation des cas de dégradations dans la santé mentale des gens, sans pour autant vouloir sortir de son tout-sanitaire, anachronique et brutal. Les aides alimentaires seraient en hausse de 30%, tandis que les suicides de petits commerçants deviennent des tragédies ordinaires. Il y a, au sommet de l’Etat, quelque chose qui ne tourne plus rond dans l’approche des réalités sanitaires. Macron acceptera-t-il, mardi, de redescendre sur terre ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 23 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La macrocrature, une menace pour les libertés

Plus les libertés sont attaquées par le Pouvoir, plus il jure les défendre. Ce mercredi, sur Europe 1, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a dit : “On n’a pas le droit d’interdire quelque chose (…) La France est un pays de liberté. Liberté, Liberté, Liberté chérie !“. Lundi, dans un entretien à la revue en ligne Le Grand Continent, Emmanuel Macron a assuré : “Le combat de notre génération en Europe, se sera un combat pour nos libertés“. Parce qu’elles sont en train de basculer”. On ne saurait mieux dire. Mais qui, sinon le chef de l’Etat en premier, est en train de mettre le pays sous l’étouffoir ? Jamais une démocratie libérale n’a été soumise à de telles intrusions étatiques. Les lois d’exception s’ajoutent aux couvre-feux et aux états d’urgence, aux prétextes de lutter contre le terrorisme ou le Covid-19.

Les libertés élémentaires d’instruire les enfants, d’aller et venir ou de se rassembler pour pratiquer un culte sont mises sous surveillance. Une journaliste de l’émission Quotidien, dirigée par Yann Barthès, a cru bien faire dans un reportage en s’étonnant, devant la police présente sur place, qu’elle n’intervienne pas pour sanctionner des catholiques, rassemblés pour prier devant le parvis de leur église interdite d’accés. Le sanitairement correct produit, comme prévu, les mêmes dénonciateurs que le politiquement correct.

En réalité, pour la macronie, les libertés ne vont pas de soi. Légitime est la méfiance actuelle à propos de la proposition de loi “sécurité globale” qui, mal ficelée, entend réglementer la diffusion d’images identifiant des forces de l’ordre. La majorité a toujours eu dans l’idée, au nom d’une chasse aux “fake news” et aux “propos haineux”, de mettre les réseaux sociaux sous la menace de la censure. Ce mercredi, sur RTL, Eric Dupont-Moretti a déclaré : “J’entends que tous ceux qui diffusent la haine soient immédiatement déférés devant la justice”. De fait, le projet de loi sur le séparatisme islamiste – qui s’intitule en fait “projet de loi confortant les principes républicains” (Le Figaro, ce mercredi) – contient ce type de comparution immédiate.

Or la loi Avia, qui prévoyait déjà de sanctionner le propos haineux, a été retoquée par le Conseil constitutionnel. Il est piquant d’observer le garde des Sceaux se poser en parangon de la bienveillance, alors qu’il revendique une constante agressivité contre ceux qui le critiquent. C’est lui qui, vendredi au Parisien, a déclaré : « Marine le Pen incarne tout ce que je déteste“. Sachant que la haine n’est jamais qu’une détestation exacerbée, Dupont-Moretti serait plus inspiré en donnant l’exemple de la mesure et de la sérénité. Oui, la macrocrature est un clan sectaire qui menace les libertés.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pourquoi il faut voir le film Hold-Up, par Ivan Rioufol

Parce que le clergé médiatique a lancé une fatwa contre Hold-Up, il faut regarder ce documentaire “citoyen”. Il faut entendre son discours dissonant, ne serait-ce que pour protéger la liberté d’expression des censures qui s’exercent sur le film. Ce travail journalistique a des défauts, à commencer par sa longueur (2h46) et des légèretés dans l’interprétation totalitaire du projet mondialiste du “great reset” (grande réinitialisation). Votre serviteur est accusé au passage, avec Laurent Joffrin, d’avoir “enterré” un propos du professeur Luc Montagnié, prix Nobel de médecine en 2008. Le 17 avril 2020 (et non le 12 février comme il est noté), Montagnié avait soutenu devant nous, sur le plateau de CNews, que le virus SarsCoV-2 avait été fabriqué dans un laboratoire de Wu Han (Chine) à partir du virus du sida (VIH). Cette révélation avait été démentie par le monde scientifique.

Je remarque que cette hypothèse d’un virus fabriqué est à nouveau évoquée par d’autres. Quoi qu’il en soit, ceux qui accusent Hold-Up de “complotisme” n’ont jamais dénoncé les mensonges d’Etat ni les propagandes médiatiques. Ces désinformations sont à la source de ce film, qui brise un consensus. Son réalisateur, Pierre Barnérias, explique avoir voulu “répondre à une carence d’information et ouvrir un débat”. Le succès “underground” rencontré lui donne raison.

Hold-Up est le dénonciateur d’une pensée officielle hégémonique. Le grand tort de ce documentaire, aux yeux des gardes chiourmes de l’Ordre sanitaire, est de s’en prendre à la politique de la peur, installée par le gouvernement depuis le début de la pandémie. Nombreux sont les témoins de qualité qui, dans la première partie, dénoncent notamment l’acharnement du ministre de la Santé, Oliver Véran, à imposer ses certitudes en un domaine qui aurait mérité des concertations.

Le professeur Didier Raoult, qui n’apparaît pas lui-même, est souvent cité en exemple. Est rappelé aussi le scandale de l’étude bidonnée du Lancet, qui avait démoli l’hydroxychloroquine avant que la prestigieuse revue ne reconnaisse sa faute. Reste la question, à ce jour sans réponse, de savoir qui a été à l’origine de cette “fake news” avalisée par les médias. Dans la seconde partie, l’évocation de manoeuvres visant à constituer un gouvernement mondial dans le but d’asservir le peuple “inutile” pêche par trop de facilités dans l’argumentation. En deux minutes, la sociologue Monique Pinçon-Charlot ébranle l’ouvrage quand elle parle d’un “holocauste” visant à “éliminer la plus pauvre de l’humanité, dont les riches n’ont plus besoin”. Mais les citoyens sont assez grands pour exercer leur propre jugement. C’est bien cet esprit critique que le Système cherche à faire taire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Joe Biden, promu par le Système mondialiste, par Ivan Rioufol

Samedi, les médias américains ont nommé d’autorité Joe Biden nouveau président des Etats-Unis. L’intronisation a été immédiatement avalisée par la plupart des grands de ce monde, dont Emmanuel Macron. Vladimir Poutine est resté silencieux, ainsi que la Chine. Alors que cette proclamation revient constitutionnellement aux 538 grands électeurs, qui auront à se prononcer le 14 décembre, le Système en péril s’est empressé de se déclarer gagnant à travers son candidat. Les militants du mondialisme et des minorités actives ont refusé d’attendre les résultats des recours judiciaires engagés par Donald Trump et ses avocats. Leur précipitation à vouloir balayer les soupçons de fraudes – qui devront bien sûr être prouvés par le président sortant – est un mépris pour la démocratie. L’Etat de droit est une valeur flexible pour la caste journalistique, le show-biz et l’oligarchie qui les soutient. En 2000, Al Gore avait été pareillement promu président durant 36 jours, avant que les décomptes en Floride ne fassent apparaître la victoire sur un fil de George W. Bush. Samedi, certaines chaînes de télévision américaines ont été jusqu’à interrompre une prise de parole de Trump au prétexte que ses propos n’étaient pas conformes à leur éthique.
Cette censure, ajoutée à ce coup de force médiatique, donnent une idée des méthodes despotiques du camp du Bien. Faudra-t-il supporter à nouveau son terrorisme intellectuel ?

Biden est assurément un homme respectable et posé. Mais ses thuriféraires, qui le présentent comme la Vertu terrassant le Mal, font renaître un manichéisme imbécile. Si le Système parvenait à ses fins, en éliminant celui dont il avait juré la perte depuis quatre ans, sa victoire serait à la Pyrrhus. En effet, le mondialisme est désormais sérieusement ébranlé par la renaissance des peuples et des nations. Si Biden recueille actuellement 75 millions de voix, Trump en aligne 71 millions. Il a amélioré son score de 8 millions, en dépit d’un feu nourri d’intimidations, de critiques, de lynchages, de désinformations portés par des médias quasi-unanimement déchaînés contre lui et son électorat. Le trumpisme est une doctrine qui s’annonce davantage inspirante que le vieux progressisme de Biden. Celui-ci traine, derrière son centrisme aimable, une gauche radicalisée et un néo-gauchisme identitaire violent, ayant leurs succursales en France (1). Samedi, les Frères musulmans, promoteurs du nazislamisme, ont dit “apprécier la victoire de Joe Biden” en l’invitant à “reconsidérer la politique américaine”. Les antifas, ces néofascistes qui prétendent lutter contre un fascisme fantasmé, ne cachent pas leur soutien au couple Biden-Harris. Comme je viens d’en faire encore l’expérience ce lundi matin, il suffit de taper sur internet : antifa.com, pour accéder directement au site officiel du vainqueur des médias…

(1) Pierre-André Taguieff, L’imposture décoloniale, L’Observatoire

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Au secours de la France : “N’ayez pas peur !”, par Ivan Rioufol

Les technocrates et les idéologues sont les destructeurs de la France. Ce sont eux qui doivent être mis publiquement en accusation. Les premiers sont en train de transformer la nation en prison de la Santé, à cause de leur incapacité à gérer le système hospitalier face au Covid-19. Les seconds, parce qu’ils ont ridiculisé la patrie et culpabilisé le peuple, sont en train de livrer un pays sans âme et désarmé aux conquérants islamistes. La peur est l’instrument que se partagent ces démolisseurs démoniaques. Les gens sont terrorisés par un virus dont Emmanuel Macron a dit qu’il pourrait tuer jusqu’à 400.000 personnes !

Déjà, en mars, les fanatiques de l’apocalypse sanitaire avaient prévu jusqu’à 500.000 morts pour la première vague : elle s’est soldée par 33.000 décès. Au prétexte de “protéger les vivants” (Edouard Philippe, en mai), le pouvoir a transformé les citoyens en une masse peureuse, prête à solder sa liberté pour sa sécurité. Cette perte du courage est une aubaine pour les égorgeurs, bras armés d’un islam enragé. Ce lundi matin, c’est la trouille au ventre que de nombreux professeurs s’apprêtaient à proposer une minute de silence dans leurs classes, après la décapitation de Samuel Paty. Ces humiliations font honte à la France.

Notre civilisation ne peut se reconnaître dans ces abandons, ces lâchetés. Jamais l’impératif de Jésus, repris par Jean-Paul II en 1978, n’a été aussi nécessaire : “N’ayez pas peur !“. “Dieu vomit les tièdes !“, écrit également Jean. Ces rappels nous obligent au secours de la France. Vieille nation chrétienne et littéraire, elle est méprisée dans son passé quand le gouvernement, pris d’une frénésie tyrannique, classe le livre en produit “non essentiel”, tout en interdisant les messes.

La fermeture des libraires et la suspension des cultes sont des actes obscurantistes : la norme hygiéniste considère désormais les nourritures intellectuelles ou spirituelles comme accessoires à la survie. Dimanche soir, sur TF1, Jean Castex a semblé avoir mesuré, parlant de l’islam, les dangers représentés par les idéologues, fossoyeurs de la nation : “Je veux dénoncer ici toutes les compromissions qu’il y a eu pendant trop d’années, les justifications à cet islam radical : nous devrions nous auto-flageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore (…)“. Mais le premier ministre reste le symbole le plus abouti du technocrate coupé de la vie des gens et des réalités. Il fait partie du problème.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Covid-19 : les Français ne sont pas coupables

Une tribune d’Ivan Rioufol publiée le 28 octobre 2020, juste avant la prise de parole d’Emmanuel Macron.

Non, les Français ne sont pas responsables de l’épidémie de Covid-19. Ils n’ont pas à être punis de n’avoir pas été sages cet été. La deuxième vague, annoncée depuis des mois par le discours catastrophiste, donne enfin raison à Olivier Véran, ministre de la Santé. Selon les projections, cette flambée saisonnière semble sérieuse. Pour autant, il est insupportable d’infantiliser les citoyens en les déclarant coupables. C’est ce raisonnement que devrait tenir, ce mercredi soir, Emmanuel Macron en annonçant d’autres interdits.

Un nouveau confinement est plausible. Or ces mesures liberticides sont prises pour palier les faiblesses du système hospitalier, présenté comme exemplaire. La France est, avec le Danemark, le pays qui dépense le plus pour l’hôpital (4,1% du PIB). Non seulement les soignants sont parmi les plus mal payés, mais des lits de réanimation manquent encore, tandis que les médecins sont en nombre très insuffisant, à cause d’un numerus clausus irréaliste. De surcroît, il apparaît que le gouvernement n’a pas su développer la généralisation des tests auprès des personnes à risque, sachant que 50% des personnes décédées ont plus de 85 ans et que 65% des victimes sont atteintes de comorbidités. Le centralisme technocratique et l’incompétence des dirigeants sont les fautifs.

Ce despotisme hygiéniste est un danger pour l’économie, autant que pour la démocratie. Au louable prétexte de sauver des vies (mais 99,5% des contaminés s’en sortent) l’Etat macronien est en train d’abîmer gravement le pays. L’école, l’entreprise, la culture sont les cibles d’une absurde logique sanitaire : elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez. L’Elysée, ce lieu où tout se décide autoritairement, semble être sous l’unique influence des médecins et des scientifiques. Les économistes et les philosophes seraient à écouter davantage, pour mettre en garde le président contre les refus du risque et de la mort. Ces rejets puérils sont des poisons plus mortels que le Covid. Dans l’immédiat, les plus fragiles économiquement et socialement sont les vraies victimes de cette politique faussement humaniste, authentiquement frileuse.

Rien n’est plus contestable, en fait, que les choix de l’Etat jacobin, qui persiste à se croire détenteur de la bonne solution. Celle-ci passe par la responsabilisation des gens et par l’acceptation de la maladie. Il est d’ailleurs irresponsable de la part des autorités sanitaires de faire obstacle à l’usage de l’hydroxychloroquine, qui n’aurait pas l’heur de plaire à Véran. En son temps, Jean-Paul Sartre préconisait “l’intrusion des masses dans la vie politique”. Il est urgent de sauver la France des Diafoirus qui la tuent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 28 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol