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Pourquoi la censure française est un scandale, par Ivan Rioufol

Le scandale : dès qu’il s’agit d’immigration ou d’islam, la censure officielle veille et tranche. Dimanche, le préfet Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT a tweeté, amusé, en réaction à la suspension des comptes Facebook et Instagram du mouvement Génération Identitaire : “Je confirme, et ce n’est pas un incident technique…”. Il faut donc comprendre que cette sanction a été demandée par les pouvoirs publics. Il est reproché à Génération Identitaire de mener des campagnes contre l’immigration et l’islamisation, et ce faisant “d’attiser la haine”. Cette organisation, qui défend une Europe des nations, avait symboliquement bloqué dernièrement le col de l’Echelle (Hautes-Alpes), point de passage des clandestins.

En réponse à l’opération “Defend Europe”, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait dépêché des renforts de police et de gendarmerie, prenant acte de la faiblesse des contrôles aux frontières alpines et donc de la justesse de la cause. A contrario, ni Potier ni les responsables de Facebook n’ont jugé utile de suspendre le compte des black-blocs, ce mouvement anarchiste et anticapitaliste qui a fait de la violence et de la haine des flic sa signature. L’autre jour, Libération a fait sa une sur un de ces petits néo-fascistes, en lui accordant un entretien complaisant. Samedi, le maire de Béziers, Robert Ménard, a été agressé physiquement, à Saint-André-de-Cubzac (Gironde) par des militants de gauche, sans que personne ne s’émeuve. Le tort de Ménard est de soulever les problèmes liés à l’immigration de masse et à l’islam politique. Sur ces sujets, la gauche a lâché les chiens.

Dans son best-seller qui vient d’être traduit en français (1), le journaliste britannique Douglas Murray rappelle cette anecdote : nous sommes en 2015, et la chancelière allemande, Angela Merkel, cherche à étouffer les débats qui naissent de sa folle idée d’accueillir plus d’un million de réfugiés musulmans qui fuient les conflits régionaux ou la misère endémique. Murray raconte : “Merkel a demandé au fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, s’il était possible d’empêcher les citoyens européens de critiquer sa politique migratoire sur Facebook. “Allez-vous y travailler ?”, lui avait-elle demandé. Il lui avait assuré que oui (…)”.

Et Murray de conclure : “Il est fascinant de voir à quel point nous avons été censurés, alors que nous étions en train d’ouvrir grand nos frontières”. C’est cette même intolérable atteinte à la liberté d’expression qui se poursuit en France dans l’indifférence générale. Quand ce n’est pas le pouvoir qui cherche à mettre l’internet sous surveillance, c’est la justice qui sort son gourdin. C’est ainsi qu’Eric Zemmour a été condamné jeudi par la cour d’appel de Paris à 5000 euros d’amende pour provocation à la haine religieuse pour avoir notamment estimé qu’il fallait donner aux musulmans “le choix entre l’islam et la France”. Mais Napoléon a dit la même chose aux Juifs quand, en 1807, il a convoqué le Grand Sanhédrin en le sommant de choisir entre les valeurs de la nation et celles du judaïsme. Ceux qui cherchent à museler l’esprit critique sur l’immigration et l’islam radical se rendent complices de bouleversements identitaires et culturels potentiellement considérables. Ceux-ci peuvent très légitimement être jugés dangereux et inacceptables.

(1) L’étrange suicide de l’Europe (L’Artilleur)

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 mai 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ivan Rioufol parle de certains “pays d’Europe plus attirés par la virilité de Poutine que par la féminité de Bruxelles”

Quand l’Occident dénonce la propagande du régime russe, le moralisateur oublie de se regarder lui-même dans la glace. Vladimir Poutine peut dire merci à ses procureurs et à leurs gros sabots : les accusations portées par la Grande-Bretagne, qui a désigné sans preuve “le Kremlin de Poutine” dans l’empoisonnement d’un agent double à Salisbury, a eu pour effet de mobiliser l’électorat russe autour de son leader. Dimanche, Poutine a été plébiscité pour un 4e mandat présidentiel avec 76,7% des voix et une participation de 64,7%. Les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et l’Union européenne, qui ont cru bon d’appuyer la dénonciation non étayée de Londres, doivent aujourd’hui faire face à un monde russe légitimement excédé d’être ainsi diabolisé par les donneurs de leçons loin d’être vertueux. Les soupçons de bourrages d’urnes, que relatent ce lundi les médias français, passent sous silence le pénible bourrage de crâne de la propagande occidentale. La Russie de Poutine est encore loin d’être une démocratie véritable.

Mais l’autoritarisme du tsar vaut celui du petit Bonaparte. Dominique de Villepin a d’ailleurs dénoncé, dimanche, “la tentation autoritaire” d’Emmanuel Macron (Le grand Jury RTL-LCI-Le Figaro). C’est Macron qui se réclame d’une position jupitérienne, après avoir fait croire qu’il serait à l’écoute de la société civile. Sa haute idée de lui-même s’ajoute à son mépris des corps intermédiaires, à son désir de limiter le droit d’amendement des parlementaires, ou à sa volonté de mettre l’internet sous surveillance au prétexte de traquer les propos racistes. La macrocrature dissimule un despotisme qu’il serait temps de regarder de plus près.

Cette coalition occidentale contre Poutine est d’autant plus absurde que l’homme fort de Moscou est celui qui est venu en aide aux Chrétiens d’Orient, lâchés par l’Europe pusillanime et menacés d’éradication par l’Etat Islamique. Ceux qui accablent le président russe sont les mêmes qui viennent de se soumettre honteusement au président turc Recep Erdogan, dont les troupes sont entrées victorieuses, dimanche, dans l’îlot kurde d’Afrine (Syrie). Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Union européenne, oubliant leurs grands principes, ont abandonné à son sort leur allié kurde, pour ne pas fâcher le sultan Erdogan qui menace de pousser vers l’Europe les réfugiés qu’il retient encore sur son territoire.

L’Occident a un ennemi mortel, représenté par l’islam totalitaire. C’est contre lui que les belles âmes se devraient d’être intransigeantes. En réalité, le camp occidental devrait regarder derrière lui : il s’apercevrait que personne ne le suit plus dans ses déclamations narcissiques et hautaines. Son mépris pour la Russie de Poutine est en train de pousser ce continent, par dépit, vers des alliés dangereux comme la Chine, la Turquie ou l’Iran.

Jeudi dernier, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a déclaré : “Bruxelles ne défend pas l’Europe (…) Ceux qui n’arrêtent pas l’immigration à leurs frontières disparaissent”. Pour l’Occident sermonnaire mais tremblant, la politique du pire serait de pousser dans les bras d’une Russie amère et revancharde des pays d’Europe dégoûtés, plus attirés par la virilité de Poutine que par la féminité de Bruxelles.

Ivan Rioufol

Texte daté du 19 mars 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’union des droites, cauchemar de la Macronie, par Ivan Rioufol

Les exemples de l’Autriche et de l’Italie le démontrent : les droites unies font gagner des élections. En France, la Macronie a tout intérêt à rendre cette union inatteignable, si elle veut conserver sa position centrale actuellement dominante. Un feu nourri a accueilli la décision de Marine le Pen, dimanche au congrès de Lille, de débaptiser le Front national pour en faire le Rassemblement national. Les vieilles ficelles de la diabolisation vont à nouveau être tirées pour faire passer l’idée que de FN nouvelle formule resterait en fait un parti d’extrême droite. En réalité, ce qui fut vrai avec Jean-Marie le Pen dans son attrait pour la violence et le coup de force ne l’est plus avec sa fille, même si des abrutis et des racistes peuvent encore se manifester ici et là. Si l’Aube Dorée, en Grèce, ou le Jobbik, en Hongrie, méritent la qualification d’extrême droite, le mouvement populiste dans lequel s’inscrit le FN se réclame d’abord de la démocratie et de sa préservation.

C’est au nom de la démocratie et que ces mouvements souverainistes européens demandent une meilleure écoute des citoyens oubliés et alertent sur le totalitarisme que représente la nouvelle idéologie islamiste. Steve Bannon, l’ancien conseiller de Donald Trump, invité surprise du congrès, n’a pas eu tort de rappeler, samedi : “L’Histoire est de notre côté”. Des médias ont publié une photo de Bannon tendant le bras à la manière du “Heil” hitlérien, alors qu’il saluait l’assistance…

Observer le gouvernement lancer des réformes comme à Gravelotte, dans une fuite en avant brouillonne et illisible, fait comprendre la vulnérabilité de la stratégie d’Emmanuel Macron. S’il s’arrête de pédaler, il tombe. Or ce risque se profile tant ce bougisme persiste à faire l’impasse sur les grandes questions sociétales qui réveillent les peuples, partout en Europe et aux Etats-Unis. La Macronie va évidemment persister à brasser du vent et à redoubler ses accusations contre le FN, présenté comme un repoussoir. L’union des droites est son cauchemar. En revanche, les Républicains ne peuvent poursuivre cette même tactique absurde. Rien de distingue vraiment les discours de Laurent Wauquiez de ceux de Marine Le Pen sur l’immigration de masse ou le communautarisme. L’économie est un sujet qui se prête à des compromis.

A l’évidence, des passerelles idéologiques existent. Thierry Mariani, député LR, a raison de constater qu’il y a des “points communs” entre les deux formations. Son idée d’un “rapprochement” n’a rien de saugrenue : elle ne fait que reprendre, mais avec plus de quarante ans de retard, la stratégie gagnante de François Mitterrand quand il fit l’Union des gauches entre le PS et le très stalinien PCF. La vague conservatrice, que Macron prétend pouvoir contenir, est prête à passer outre les lignes rouges. L’opinion ne craint plus d’être caricaturée. Encore faudrait-il que les droites aient enfin l’intelligence de s’apercevoir qu’elles visent le même objectif.

Ivan Rioufol

Texte daté du 12 mars 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Laurent Wauquiez peut remercier ses détracteurs, par Ivan Rioufol

Laurent Wauquiez n’a que des bénéfices à tirer de ce faux scandale politique suscité par des propos qui n’étaient pas destinés à être diffusés. La droite frileuse, qui s’émeut de la “violence” et de la “grossièreté” du chef de l’opposition, laisse voir sa détestation de l’homme : un rejet qui pourrait le rendre sympathique à ceux qui attendent d’un dirigeant qu’il s’affranchisse de la pensée cotonneuse, des mots enrobés, des sucreries de salon. Jeudi, Wauquiez a donné un cours devant des étudiants de l‘EM Lyon Business School de Lyon, en ayant préalablement obtenu d’eux la garantie morale de la confidentialité des propos : un engagement qui a apparemment été violé par un des participants, puisque la discussion a été partiellement diffusée vendredi soir dans l’émission “Quotidien”.

Dans les extraits proposés, le président LR accuse Nicolas Sarkozy d’avoir mis sur écoute des membres du gouvernement lors de Conseils des ministres. Il pense que le candidat Emmanuel Macron a joué un rôle dans la mise en place d’une “cellule de démolition” contre François Fillon. Il annonce la chute de Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, visé par une enquête pour abus de faiblesse : Wauquiez compare ce dossier à “du Cahuzac puissance 10”. Au bout du compte, des propos certes iconoclastes, mais guère plus décapants que ceux qui peuvent être parfois tenus en “off” entre un politique et un journaliste. S’il y a scandale, il est dans la rupture du pacte de confiance qui avait été passé pour ce cours. II est vrai que la parole donnée est une valeur qui se démonétise.

Xavier Bertrand, le patron des Hauts-de-France, a dit dimanche avoir entendu, dans les propos de Wauquiez, “les mots de la famille Le Pen, la même tonalité, la même violence”. Pour lui, “c’est pire que du Trump”. Bertrand suggère même à demi-mots que le patron LR pourrait orchestrer à son tour “des cellules de démolition” contre Darmanin ou Nicolas Hulot, avalisant ainsi un possible complot politique qu’il refuse pourtant d’envisager contre Fillon. En réalité, ces opérations groupées de dézingage de Wauquiez risquent d’être préjudiciables à ceux qui s’y prêtent. En effet, par leur fébrilité, ses détracteurs se piègent eux-mêmes en défendant la pérennité du monde aseptisé qui horripile une partie importante de l’opinion. Celle-ci en a soupé des hypocrites postures morales qui invitent à jeter des voiles pudiques sur les sujets qui fâchent.

Fillon, dans sa stratégie présidentielle construite sur “le courage de la vérité”, avait déjà eu contre lui tous ceux qui n’étaient pas prêts à se confronter au réel. Cette même union des craintifs se met en place pour tenter d’abattre Wauquiez. Les coups seront violents. A la capacité de résistance du patron LR s’évaluera ce qu’il a dans le ventre. Son intérêt est d’avoir la meute à ses trousses, s’il se sent capable de l’effrayer. Non seulement son “parler vrai” devant des étudiants de Lyon n’a pas été un scandale, mais cette nécessité de dire les choses doit se poursuivre et s’amplifier. S’il réussit l’épreuve du feu, Wauquiez s’en grandira d’autant.

Ivan Rioufol

Texte daté du 19 février 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ivan Rioufol : « L’idéologie islamiste totalitaire est en train d’envahir non seulement la twittosphère, mais aussi le débat, au point de faire reculer des journalistes »

14/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Vendredi dernier, sur CNews, le journaliste Ivan Rioufol s’est étonné de voir la chanteuse Mennel « enturbanée, alors que les Iraniennes se battent pour enlever le voile », et a déclaré qu’un « voile, aujourd’hui, porté à la télévision, c’est un signe politique ».

Ces propos ont déclenché une polémique sur laquelle le journaliste revient au micro de Boulevard Voltaire.


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Mennel : ce que révèle le clash sur CNews, par Ivan Rioufol

En France, l’islam politique se comporte comme en terrain conquis. Il n’est déjà plus possible de dénoncer son essence totalitaire sans que l’islamosphère, ses idiots utiles, la rhinocérite bien-pensante (ce qui fait du monde) ne fassent front. A tour de rôle, ceux-là sont prêts à hurler à l’islamophobie, au racisme, à la haine de l’autre, au retour des années trente, etc. Les réactions suscitées par mon intervention, vendredi matin sur CNews (L’heure des pros), à propos de la jeune chanteuse Mennel Ibtissem, ont été révélatrices de la puissance prise par cette idéologie liberticide sur les réseaux sociaux, même si les messages pataugent dans la vulgarité la plus sommaire. Mennel est cette talentueuse jeune femme apparue le 3 février sur TF1 dans l’émission The Voice. Elle s’est retirée depuis de ce concours de variétés, sous le poids des révélations sur ses engagements islamistes que laissaient déjà voir son port du turban. Pour avoir justement soutenu, sur CNews, que son turban était “un signe politique” et que l’islam n’était pas seulement “une religion” mais également “un corpus politique, une idéologie totalitaire”, mon opinion a suscité, dans un premier temps, l’hystérisation d’une confrontation sur le plateau. Mon indignation devant le raisonnement d’un de mes interlocuteurs a été par la suite l’occasion de petits montages vidéo destinés à me faire paraître comme le fauteur du clash. Jusqu’ici, rien de grave, sinon des procédés déloyaux. Nombreux sont ceux qui n’ont pas été dupes. Le plus navrant est venu ensuite.

Une “journaliste”, Feïza Ben Mohamed, a lancé sur Twitter un “appel” à signaler mes propos au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour “incitation à la haine”, appel relayé par le “confrère” Jean-Michel Aphatie. Ces délateurs décomplexés, qui semblent assurés de rencontrer l’écoute bienveillante du CSA, cautionnent ainsi l’intolérance islamique sur laquelle précisément je mets en garde. Ces nouveaux “collabos” donnent une idée de la perméabilité de la presse à l’islam radical. Dans le même temps, je me faisais, m’a-t-on-dit (mais je n’ai pas vu l’extrait), insulter sur C8 par le réalisateur Dominique Farrugia ; il se serait inspiré, dans ses injures contre moi, de l’indigne comparaison entre le sort des juifs dans les années trente et celui des musulmans aujourd’hui. J’ai pu remarquer, chez d’autres commentateurs soucieux de préserver leur confort intellectuel, leur empressement à excuser les prises de position de Mennel en avançant sa “jeunesse” et son “droit à l’erreur”.

Je ne me souviens pas avoir entendu de telles compréhensions lorsqu’un enfant avait traité Christiane Taubira de “guenon” en 2013 ; mais passons. Reste de cet épisode, certes anecdotique, la photo assez ressemblante d’une société fragilisée, fracturée, par l’emprise du sectarisme coranique et par la veulerie de ceux qui sont prêts à se soumettre. Dimanche, épuisée par la violence des injures déversées, la militante anti-islamiste Henda Ayari a lancé un tweet désespéré : “Je suis fatiguée, démoralisée de lire toutes ces horreurs qu’on dit sur moi. C’est un combat très dur, bien trop dur (…)” Merci à tous ceux qui la soutiendront, et qui soutiendront plus généralement ces femmes qui osent, seules, affronter l’islam totalitaire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 12 février 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La France confrontée à l’islamisme, par Ivan Rioufol

Alors que des femmes iraniennes défient le pouvoir islamiste en ôtant leur voile en public, alors que des femmes kurdes, cheveux au vent, prennent les armes contre l’Etat islamique et désormais contre les forces turques dans la région d’Afrine (Syrie), la chanteuse d’origine syrienne Mennel Ibtissem a choisi d’apparaître, samedi soir sur TF1, les cheveux enturbannés. Son interprétation de la chanson de Leonard Cohen, Hallelujah, a emballé le jury de The Voice. Il n’en reste pas moins que Mennel, jolie et talentueuse jeune femme, ne cache rien de ses sympathies, à en juger par l’historique de ses tweets. Une proximité intellectuelle semble notamment apparaître avec le prédicateur islamiste Tariq Ramadan. Ce défenseur de la visibilité de l’islam, notamment à travers le port du voile ou du turban, a été placé en détention provisoire pour des accusations de viols.

Dans le contexte aussi tendu que celui que connaît la France, il y a de la provocation de la part de Mennel Ibtissem à se présenter, faussement ingénue, sous un tel signe de ralliement à l’islam politique. D’autant qu’inciter la femme à se couvrir les cheveux souligne sa soumission dans la culture islamique. Le Coran est empli de préceptes qui infantilisent et dévalorisent la femme. Ainsi, par exemple, de la sourate 5, verset 6 (La table servie) qui, donnant des conseils de propreté, ne craint pas de douteux amalgames : “Si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouvez pas d’eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et sur vos mains”…

La propagande islamique sait user de tous les moyens pour tenter de subvertir la société française et de fracturer son unité. La banalisation du voile ou de ses dérivés est une manière parmi d’autres d’imposer en douceur un séparatisme de fait dans une société que les islamistes voudraient de plus en plus multiculturelle. C’est d’ailleurs là tout le combat de Ramadan, qu’il est peut-être en train de perdre après les révélations sur ses comportements machistes et violents. Le théoricien de la réislamisation de la communauté musulmane européenne, et plus spécifiquement française, aura en tout cas beaucoup de mal, cette fois, à se présenter en victime.

C’est sur ce registre, surexploité, de la victimisation des minorités que le terroriste “français” Salah Abdeslam, seul survivant du commando qui a semé la mort à Paris le 13 novembre 2015, s’est brièvement présenté, ce lundi matin, devant la justice belge, à Bruxelles. Il doit y être jugé pour sa participation à la fusillade ayant précédé son arrestation, en mars 2015, dans le quartier de Molenbeck. “Je n’ai pas peur de vous”, a-t-il déclaré avant d’expliquer qu’il ne parlera pas d’avantage : “Mon silence ne fait pas de moi un criminel (…). Je place ma confiance en Allah (…) Je témoigne qu’il n’y a pas de divinité à part Allah (…) Ce que je constate, c’est que les musulmans sont jugés, traités de la pire des manières, impitoyablement, il n’y a pas de présomption d’innocence”. Les familles des victimes apprécieront. Mais Abdeslam est déjà, lui aussi, un héros pour certains.

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 février 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Affaire Théo : sale temps pour la fabrique du mensonge, par Ivan Rioufol

Ils nient, tripatouillent, insultent. Les “dénégationnistes” sont prêts à tout pour empêcher que des évidences soient dites, dès lors qu’elles risqueraient d’affaiblir le statut de “victime” que ces bidouilleurs accordent aux minorités qui se disent dominées. Le journaliste David Thomson a été le premier, en 2014, à alerter sur les risques d’attentats en France commis par des djihadistes français. Les images d’archives ont gardé la trace de débats télévisés de l’époque : elles montrent Thomson, témoin de ce qu’il a vu sur les terrains moyen-orientaux et français, en prise avec des contradicteurs qui le moquent. Ce sont ces militants en chaises longues que Thomson épingle quand il dénonce, dans Le Figaro du 26 janvier, ces “experts faussaires abonnés aux plateaux télé pour meubler du vide avec du vide et (qui) continuent d’occuper, hélas, la majeure partie du temps d’antenne”. La description est exacte. Derrière, il y a les visages et les noms des spécialistes dans la fabrique du mensonge. Mais pour eux, le temps se gâte.

Il est vrai que les enfumages sont de plus en plus voyants et grossiers. Apparue lundi sur les réseaux sociaux, la vidéo de l’interpellation du “petit Théo”, le 2 février 2017 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), démolit en quelques secondes une année de propagande antiflics. La scène enfin dévoilée avait été décrite par la “victime” et ses soutiens médiatiques comme un déshabillage suivi d’un viol à l’aide d’une matraque.

En réalité, l’incident se révèle être conforme aux conclusions de l’enquête de l’IGPN (la police des polices) récusées par la pression idéologique : une rébellion violente de Théo (22 ans, 1,94 mètre) contre quatre policiers qui prennent des coups et en rendent. Nulle part sur les images n’apparaît le viol qui a valu à l’un des fonctionnaires sa suspension. François Hollande, qui ne s’était pas rendu au chevet de deux policiers brûlés vifs dans leur voiture à Viry-Châtillon (Essonne), s’était déplacé pour saluer Théo Luhaka sur son lit d’hôpital.

La force des réalités est un tsunami appelé à balayer les désinformations et les propagandes produites par la dialectique victimaire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er février 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

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L’Europe de l’Est écrit l’histoire, par Ivan Rioufol

Le petit monde fortuné de Davos, qui s’est donné rendez-vous pour l’année prochaine avec la certitude d’être au cœur de l’histoire, ferait bien de descendre sur terre. Le “populisme”, que les puissants s’honorent de dénoncer, est une marée qui monte plus inexorablement que les actuelles inondations. Dimanche, les Tchèques ont réélu leur “Trump européen” en la personne de Milos Zeman. Il a fait de la lutte contre l’immigration son principal combat. Comme le rappelle Le Figaro de ce lundi, Zeman qualifie l’afflux de migrants en Europe “d’invasion organisée” et de “bouillon de culture” propice à des attaques terroristes. Les gens, visiblement, comprennent ce qu’il dit. Il suffit par exemple de constater l’état de la Suède, qui s’est ouverte depuis longtemps à un multiculturalisme qui se voulait exemplaire, pour convenir des désastres produits par l’arrivée massive de cultures différentes : le pays est en proie à une insécurité inédite (Le Figaro, samedi). 40% des policiers suédois sont exposés à des violences ou à des menaces. Les viols explosent. Un quart de la population affirme être affecté dans sa qualité de vie. Bref les odes à la mondialisation, repris ces derniers jours au Forum économique de Davos, ne font rêver qu’une caste de privilégiés. Ceux-ci voient en Emmanuel Macron son enfant prodige. “France is back !”, a d’ailleurs lancé le président français devant une assemblée conquise. En réalité, ni Macron ni ses dévots ne voient rien des mouvements tectoniques qui sont en train de bouleverser les équilibres européens.

L’histoire s’écrit à l’Est. Elle s’élabore loin des médias, dans ces pays détestés par la caste mondialiste, par l’Union européenne et par le chef de l’Etat français. Dernièrement, Macron n’a pas ménagé ses attaques contre la Pologne. Elle sait pourtant de quoi elle parle, elle qui a combattu jadis l’invasion ottomane puis le totalitarisme communiste : des expériences qui laissent l’esprit en alerte devant les dangers futurs. Quand Trump est venu en juillet à Varsovie pour déclarer aux Polonais : “Vous êtes l’âme de l’Europe” (bloc-notes du 14 juillet 2017), les médias français ont négligé l’évènement. A tort. Comme le soutient le spécialiste Tony Corn dans la dernière livraison de la revue Le Débat, “Washington va s’investir massivement (politiquement, militairement et économiquement)” dans le club dit de L’initiative des trois mers (Baltique-Adriatique-Mer Noire), qui comprend douze pays membre de l’UE (les quatre pays du Visegrad plus l’Autriche, la Slovénie et la Croatie, ainsi que les trois pays baltes, la Roumanie et la Bulgarie). Selon Corn, “l’Amérique va promouvoir le rôle régional de la Pologne et de la Roumanie, deux pays qui sont considérés comme les alliés européens les plus fiables”. A Davos, l’assemblée huppée a applaudi mollement, vendredi, le président américain et ses manières de plouc. Ces économiquement snobs feraient pourtant bien de méditer le conseil de Trump, de ne “pas oublier les gens” et de “répondre aux voix des oubliés”. C’est le peuple qui fait l’histoire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 29 janvier 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

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La cour à Versailles, loin des prisons pourries, par Ivan Rioufol

Côté jardin, Versailles et son ordre grandiose. Côté cour, les prisons pourries par le salafisme. Pour qui ne sait ce que le choc des cultures veut dire, le déroulé de ce lundi offrira une parfaite illustration. Tandis que la grande majorité des 188 établissements pénitentiaires amorcent depuis ce matin un mouvement de blocage des entrées mené par les gardiens en réponse aux agressions qu’ils subissent de détenus islamistes, Emmanuel Macron reçoit, dans le faste du château de Louis XIV, 140 des plus puissants dirigeants du monde économique. Le problème est qu’entre ces deux univers, le chef de l’Etat n’est à l’aise que dans le plus feutré et le plus prévisible. S’il s’est gardé d’aller visiter une prison en ébullition, il s’est rendu ce matin dans l’usine Toyota d’Onnaing (Nord), qui va bénéficier de 400 millions d’euros d’investissement du constructeur automobile japonais. Ce soir, dans le décor splendide de Versailles, il dînera notamment avec les patrons de Coca-Cola, Rolls-Royce, Facebook, Google, Goldman Sachs, Novartis, etc. Il se rendra ensuite au sommet de Davos, mercredi. Cette opération de séduction des investisseurs étrangers a été baptisée, par celui qui veut faire de la France une “start-up nation” : “Choose France”. C’est ainsi que l’on cause en Macronie. On y pense “wordwide”. On y méprise aussi les ploucs et les ‘esprits tristes’ qui ne se laissent pas abuser par le clinquant et l’artifice des opérations de communication.

Toute la faiblesse du chef de l’Etat se retrouve dans ces deux actualités parallèles. Car si Macron a une réponse élaborée pour les investisseurs économiques dont il partage les codes, il n’en a pas pour ceux qui sont laissés en première ligne face à la violence menée au nom d’Allah. Le tout économique, qui est au cœur de la politique du président, n’est d’aucune aide pour résoudre l’énorme défi de l’islam politique et conquérant qui cherche à envahir la France. Or ce ne sont pas seulement les gardiens de prison qui disent aujourd’hui se rendre à leur travail “la peur au ventre”. Cette expression et de plus en plus entendue, également, chez des enseignants d’établissements “sensibles”. L’autre jour, les professeurs du collège Rosa-Parks, dans les quartiers nord de Marseille, ont exercé leur droit de retrait après l’agression d’une enseignante par une élève de 5 e. Le chef de l’Etat voit-il la réalité de ces situations, au-delà de ses efforts pour impressionner le monde économique ? Rien n’est moins sûr. L’environnement protégé dans lequel vit Macron ressemble comme deux gouttes d’eau au “monde ancien” qu’il prétend avoir enterré. Le plus dur n’est pas de convaincre des investisseurs pour s’installer en France. Le plus dur est de chasser de France une idéologie qui la déteste et veut la détruire. La cour, reconstituée à Versailles l’espace d’une journée, montre la même insouciance que l’aristocratie de jadis. Pour elle, la suite fut tragique.

Ivan Rioufol

Texte daté du 22 janvier 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

La “fermeté” de Macron à l’épreuve de Notre-Dame-des-Landes, par Ivan Rioufol

La “fermeté” est le terme que les médias emploient – y compris Le Figaro – pour rendre compte de la politique migratoire d’Emmanuel Macron. Il est vrai que, mardi à Calais, le chef de l’Etat a promis qu’il n’y aurait plus de “Jungle” à cet endroit. Il a dénoncé l’irresponsabilité de certaines associations d’aide aux migrants. Mais tout cela est la moindre des choses. Ce mercredi, dans Le Parisien, Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, se dit d’ailleurs “déçu par le manque d’annonces claires sur le règlement de la question migratoire à Calais”. En réalité il y a, comme toujours, beaucoup d’effets d’annonces et de postures dans la stratégie du chef de l’Etat. Il y a peu, il prônait l’accueil pour tous et vantait la politique d’ouverture d’Angela Merkel. La poignée d’intellectuels qui signent, dans Le Monde daté de ce jour, un article intitulé : “M. Macron, votre politique contredit l’humanisme que vous prônez” n’ont pas tort quand ils pointent le double discours présidentiel. En fait, la “fermeté” de Macron se lira aux actes, c’est-à-dire en l’occurrence à la réalité des renvois des déboutés du droit d’asile politique. En attendant, l’autoritarisme dont fait preuve le chef de l’Etat sur des sujets annexes ressemble de plus en plus à une duperie. Le choix de renoncer à la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), qui pourrait être annoncé ce mercredi, confirmerait la pusillanimité qui habite le président “jupitérien”.

“Je fais ce que j’ai dit”, aime à répéter Macron. En avril 2017, il assurait à propos de ce nouvel aéroport, dont le projet a été approuvé à 55,17% en juin 2016 par les habitants de la Loire-Atlantique : “Il y a eu un vote, mon souhait c’est de le respecter et donc de le faire”. La vraie fermeté serait, bien entendu, de mettre en œuvre ce projet qui a également passé tous les obstacles juridiques. Or ce qui se dessine – sauf surprise de dernière minute – est un renoncement du pouvoir à affronter la poignée de “zadistes” qui occupent les terres expropriées et s’opposent violemment à l’aéroport. Hier, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a précisé avant toute décision officielle que la ZAD allait être “évacuée des éléments les plus radicaux”. Cette annonce laisse comprendre que non seulement l’Etat s’apprête à reculer, mais qu’il maintiendrait sur place les éléments plus pacifiques, engagés dans une économie locale alternative et écologique. Il faut naturellement compter sur le savoir-faire des communicants de l’Elysée, qui ne manqueront pas de mettre en valeur la “fermeté” présidentielle consistant à clore un dossier vieux de cinquante ans. Mais le recul de l’Etat “bienveillant” sur Notre-Dame-des-Landes resterait, hélas, la victoire des minorités violentes. L’Etat faible le deviendrait encore bien davantage. Les contestataires retiendront la leçon.

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 janvier 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Quand des femmes dénoncent leur victimisation, par Ivan Rioufol

Bonne nouvelle : les assauts contre le politiquement correct et ses interdits se multiplient. Edwy Plenel a fait les frais, récemment, de la mise en cause de son prétendu antiracisme, produit d’une lutte des “dominés” mise au service du totalitarisme islamique. Cette fois ce sont les néo-féministes qui sont contestées, par d’autres femmes, dans leur posture victimaire et leur lutte des sexes. La haine que laissent voir ces nouvelles bigotes du puritanisme, en réplique à une tribune publiée dans Le Monde daté de ce mercredi et signée par un collectif de cent femmes, dévoile la minceur de leur dialectique conflictuelle.

Dans la réponse publiée sur le site francetvinfo, Caroline de Haas et trente autres militantes accusent les blasphématrices d’être des “récidivistes en matière de défense de pédocriminels ou d’apologie du viol”. Les mères-la-pudeur concluent que “les porcs et leurs allié.e.s (sic) ont raison de s’inquiéter. Leur vieux monde est en train de disparaître”. Ce matin, sur Europe 1, une chroniqueuse a grossièrement insulté Elisabeth Levy (Causeur), qui figure parmi celles qui ont signé, avec Catherine Deneuve, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, ce texte argumenté qui rend les dames patronnesses hystériques. S’il est trop tôt pour identifier un réel mouvement de rejet face au terrorisme intellectuel qui s’étend toujours davantage, en France comme aux Etats-Unis, la panique qui gagne les faiseurs de morale laisse deviner néanmoins la conscience de leur fragilité.

Que dit ce texte du Monde? Que l’affaire Weinstein (ce producteur américain accusé de viols) était nécessaire, mais que la parole libérée s’est, depuis, trompée de cibles en soupçonnant chaque mâle en liberté d’être un prédateur sexuel en puissance. Les procès publics et les accusations sans preuve sont des dérives qui conduisent à imposer une morale victorienne, reposant sur la victimisation de la femme, ce sexe toujours faible. Les signataires mettent en perspective cette régression avec la “vague purificatoire” qui s’emballe. “Là on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche, ici on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie”.

Le film Blow-up, d’Antonioni, est dénoncé par une universitaire pour sa misogynie. D’autres exemples sont cités. Les signataires auraient pu rajouter Le Carmen de Bizet réécrit par Leo Muscato : cette fois, c’est Carmen qui tue Don José car, selon Muscato, “on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme”. Cet hygiénisme de la pensée est insupportable. Il va d’ailleurs au-delà de la mise sous surveillance du sexe. Comme l’a expliqué le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le pouvoir entend également promouvoir une “information propre”, en traquant les “fake news” sur l’internet. Il est grand temps de mettre un terme à ces atteintes tous azimuts à la liberté, sous couvert de moraline. Bravo à ces femmes qui partent à l’assaut sous les crachats !

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 janvier 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

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Macron, sabre en bois et main tremblante, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron s’en va en guerre. Mais il brandit un sabre en bois. Ce lundi, à peine arrivé en Chine, le président a invité à “une relance de la bataille climatique”. L’égalité “femme-homme” sera aussi un combat pour 2018 : ce matin sur Europe 1, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé un “plan dur et concret” sur l’égalité salariale. Et voilà le chef de l’Etat qui monte également au front contre l’insécurité routière. “J’accepte d’être impopulaire”, a dit crânement Edouard Philippe, son premier ministre, en annonçant pour mardi la généralisation d’une limitation de vitesse à 80 km/ h sur certaines routes. Reste que ces mises en scène tapageuses d’un volontarisme ne s’attardent que sur des sujets consensuels (le climat, l’égalité entre les sexes) ou des cibles vulnérables (les automobilistes).

En réalité, le pouvoir macronien n’est guère différent des précédents : il reste fort avec les faibles et faible avec les forts. Le probable recul de Macron devant les zadistes de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), cette poignée d’ultras qui refusent le projet d’aéroport avalisé par la justice et un référendum local, devrait en apporter prochainement une autre démonstration. Mais sans attendre cette capitulation annoncée, qui sera alors maquillée par l’Elysée en marque d’autorité d’un président qui sait trancher, les lourds silences du chef de l’Etat sur le terrorisme, l’islam, la cohésion nationale suffisent à mesurer ses faiblesses.

Le lynchage d’une policière par des “jeunes sensibles”, lors du Nouvel An à Champigny-sur-Marne, est venu rappeler ce qu’est devenue la France : une nation éclatée, conflictuelle, gagnée par un néo-racisme porté par des minorités querelleuses. Il est des lieux où une contre-société islamisée s’est installée, dans la haine de la France, de ses représentants, de sa démocratie. C’est en France qu’un philosophe, Robert Redeker, est sous protection policière depuis plus de dix ans, cible d’une fatwa. C’est en France que les journalistes de Charlie Hebdo vivent dans un bunker et ne peuvent sortir qu’escortés par des flics.

D’anciens collaborateurs du journal satirique subissent aussi ce sort. C’est en France que des politiques irresponsables persistent à s’indigner d’une “islamophobie” sans comprendre qu’en usant de ce mot piégé ils consolident une idéologie totalitaire qui cherche à embrigader les musulmans. Dimanche, aux Folies Bergères, la gauche la plus lucide a rendu hommage, en présence de Manuel Valls, aux victimes des attentats de janvier 2015, dont les journalistes de Charlie. Cette gauche-là, minoritaire, lentement se réveille et c’est tant mieux. Il y a encore trois ans, alors premier ministre, Valls assurait que “l’intégration ne veut plus rien dire” ; il accusait la France de pratiquer une forme d’apartheid contre les populations immigrées, en alimentant la dialectique victimaire développée par l’islamo-gauchisme qu’il dénonce. Mais que pense Macron ? Ses évitements, camouflés derrière la logorrhée d’une “pensée complexe”, ressemblent de plus en plus à des renoncements. Face à l’islam conquérant, sa main tremble.

Ivan Rioufol

Texte daté du 8 janvier 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ivan Rioufol : “Emmanuel Macron est un accident de l’Histoire. Il a bénéficié de l’effondrement des partis vermoulus”

22/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Ivan Rioufol publie, aux Éditions de L’Artilleur, un livre intitulé Macron, la grande mascarade. Sa thèse est limpide : Macron n’a pas apporté la révolution, comme il veut le faire croire, mais il fait vivre au contraire un grand bond en arrière.

Il a redynamisé le pouvoir des élites en canalisant la société civile qu’il avait appelée à la rescousse pour n’en faire qu’un parti godillot.

Macron achève le système. C’est un accident de l’Histoire dans la mesure où sa venue a surpris tout le monde. Il y a encore un an, personne ne le voyait arriver à ce point de son parcours politique.
Il a bénéficié d’un effondrement des partis qui étaient des partis vermoulus. Il n’a suffi qu’à donner un coup d’épaule pour qu’ils s’effondrent. Il a également bénéficié de cette coalition des affaires contre François Fillon dans la dernière ligne droite.
Il est le produit d’un monde finissant. Il est un des rares en Europe à défendre une vision postnationale, une Europe souveraine et à ne pas comprendre que tout ne se résume pas à l’économie.
Je lui fais le procès de ne voir que d’un œil. Il ne veut expliquer les grandes questions sociétales qu’à travers l’économie et donc avec une vue beaucoup trop restreinte pour répondre aux questions liées à l’immigration, au communautarisme et à la montée de l’islam radical. Ce sont des sujets qui pour lui sont des impensés politiques.


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La France liée par le politiquement correct, par Ivan Rioufol

Un vœu pour 2018 ? Que le ridicule terrasse enfin les “antiracistes” : ils rendent imbuvables les minorités décrétées intouchables. Ce week-end, le footballeur de l’équipe de France, Antoine Griezmann, a dû présenter ses excuses pour s’être grimé en basketteur noir des années 1980, portant une perruque afro ; il voulait honorer les Harlem Globetrotters. Une même polémique imbécile s’est abattue sur la nouvelle Miss France, Maëva Coucke, qui avait déclaré, défendant sa candidature : “ Après une blonde, une brune, une Miss à la crinière de lionne, pourquoi pas une rousse”. Avoir rappelé les cheveux crépus d’Alicia Aylies, à qui elle a succédé, a valu à l’élue rousse d’être accusée de racisme. Le Monde de mardi a consacré aux “nouveaux militants de l’antiracisme” un article complaisant sur les stages racialisés interdits aux Blancs, sans y trouver à redire. La décision du gouvernement de revenir sur la nomination de la militante racialiste Rokhaya Diallo au Conseil national du numérique a suscité plus d’indignations que ses propos haineux dénonçant un “racisme d’État”. Etc.

L’emprise du politiquement correct ne cesse de s’étendre. Cette année, des militants noirs ont exigé de débaptiser des lieux portant le nom de Colbert, accusé d’avoir favorisé l’esclavage. Ces justiciers miment les activistes américains qui déboulonnent les statues du général sudiste Robert E. Lee et instruisent le procès de Christophe Colomb. Dans la foulée, le mâle blanc hétérosexuel est devenu, aux yeux des néoféministes, un prédateur sexuel en puissance. Une semblable présomption de culpabilité pèse sur la société d’accueil, accusée de n’en faire jamais assez pour les “migrants”. La dialectique antiraciste considère l’islam comme la religion des faibles et le musulman comme le damné de la terre. Dans une tribune collective publiée samedi par Le Monde, des maires (dont Martine Aubry et Alain Juppé) renoncent à différencier les réfugiés officiels des déboutés du droit d’asile qui veulent rester sur le territoire. Ils écrivent : “Accueillir dignement les nouveaux habitants relève de nos responsabilités à tous.” Et allons donc !

L’endoctrinement humanitariste, qui oblige à accueillir qui veut et à céder à qui exige au nom de la diversité sacralisée, est une menace pour la cohésion nationale et la paix civile.

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 décembre et repris du blog d’Ivan Rioufol

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Immigration : Macron dans ses contradictions, par Ivan Rioufol

Une désuète conversation de salon : c’est ce à quoi s’est prêté le journaliste de France 2, Laurent Delahousse, en interrogeant Emmanuel Macron, dans une séquence préenregistrée mardi soir et diffusée dimanche soir sur la chaîne publique. Sur le fond, rien n’est à retenir de cette pure opération de communication et d’auto-promotion. Macron a estimé que son élection “a stupéfait le monde”. Il a expliqué qu’il avait fait enlever de l’antichambre du premier étage les portraits “des présidents morts” pour les remiser après restauration dans une pièce à part.

Les téléspectateurs ont assisté à la mise en scène du président déambulant dans les pièces de l’Elysée (du bureau doré au hall d’entrée), de manière à bien faire comprendre qu’il était perpétuellement “en marche”. Pas un instant, les questions de Delahousse, visiblement envouté par le regard fixe de son interlocuteur, n’auront cherché à fâcher le jeune monarque républicain, prêt à déceler “l’esprit chagrin”, voire la “haine” (chez Laurent Wauquiez) derrière la moindre critique. Ce week-end, le chef de l’Etat, féru de symbolique, avait choisi le site du château de Chambord pour fêter un pré-Noël en famille, dans un gîte rural situé sur le domaine royal. Alors que les médias assurent que Macron s’apprête à défendre une position de grande fermeté sur l’immigration clandestine, ce sujet n’aura pas été abordé. Il ne l’avait pas été davantage lors de sa campagne électorale, ni lors de son débat avec Marine Le Pen ou lors de sa première intervention télévisée du 15 octobre. Hier soir, la forme a de nouveau primé sur le fond.

Les efforts que déploie le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, pour feindre l’autorité de l’Etat face à l’afflux d’immigrés fuyant la misère, ont du mal à convaincre. Ce lundi, sur RTL, Collomb a dit son souhait de voir les associations humanitaires travailler “de manière partenariale” avec les pouvoirs publics. Or ces associations refusent de distinguer entre le réfugié politique et l’exilé économique. Elles prônent un “asile pour tous”, au nom des droits de l’homme et de la non-discrimination : des principes dont se réclame Macron, qui ne cesse de dénoncer les “populistes” qui demandent des freins à ces flux migratoires qui perturbent de plus en plus la cohésion nationale. “La situation sur Paris est totalement explosive”, assure même le ministre de l’Intérieur.

Pourtant, dans Le Monde de ce week-end, des maires de grandes villes (dont Martine Aubry et Alain Juppé) signent une tribune collective dans laquelle ils se préoccupent “du déracinement des migrants”, qui doivent être intégrés, qu’ils soient réfugiés reconnus ou déboutés du droit d’asile ayant décidé rester. Ces maires écrivent : “Accueillir dignement les nouveaux habitants relève de nos responsabilités à tous”. Reconnaître aux clandestins le statut de “nouveaux habitants” dit tout du renoncement des prétendus humanistes à faire obstacle à une substitution de population. Pour s’opposer à cette folle invasion, Macron serait obligé de se dédire. “Je fais ce que j’ai dit”, a-t-il prévenu hier.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 décembre et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le peuple, pièce manquante de la politique, par Ivan Rioufol

Et le gagnant est… l’abstention. En Corse, 47,4% des électeurs ont boudé le scrutin territorial, qui a donné dimanche la majorité absolue (56,5%) à la liste nationaliste. Chez les Républicains, Laurent Wauquiez a été élu, hier, dès le premier tour avec 74,64% des suffrages. Mais les 235.000 militants se sont abstenus à 57,54%. Cette désaffection révèle la crise qui affecte les partis. En Corse, La République en marche, qui prétend renouveler l’offre, n’a récolté que 12,7% des voix. L’attentisme de l’électorat, en quête d’une expression qui lui ressemble, est partout palpable. Samedi, à Paris, cette France populaire et oubliée s’est manifestée dans sa puissance (un million de personnes) à l’occasion des obsèques de Johnny Hallyday.

C’est une foule culturellement homogène, rassemblée partout aux alentours de l’Eglise de la Madeleine, qui a sifflé et hué quelques secondes Emmanuel Macron, à peine avait-il prononcé, sur le parvis : “Mes chers compatriotes (…)”. C’est pour avoir demandé au public, à l’issue de son discours, d’applaudir Johnny Hallyday que le chef de l’Etat a pu s’éviter une sortie peut-être plus hasardeuse. Mais cette tentative de récupération politique, qui a conduit la famille du chanteur à déclarer Marine Le Pen indésirable à la cérémonie alors qu’une partie de son électorat était dans les rues voisines et sur la place de la Concorde, n’a eu pour effet que de montrer l’attachement de cette France invisible, recueillie durant toute la cérémonie religieuse, aux racines chrétiennes de la nation. Ironie de l’histoire : jamais la croix n’a été si présente dans l’espace public qu’en ce 9 décembre, journée anniversaire de la loi de 1905.

C’est vers cette France populaire, que François Fillon n’avait su approcher, que Wauquiez doit aller s’il veut consolider sa frêle assise. L’échec cinglant de Maël de Calan (9,5%), parrainé par Alain Juppé, a démontré une fois de plus que les militants républicains ne voulaient plus entendre parler de la droite centriste et molle, qui persiste à ne rien comprendre des souffrances de la société. Cette partie-là de la droite ressemble trop au centrisme macronien pour ne pas le rejoindre.

Le gros des abstentions vient de la nation périphérique : une classe moyenne qui a disparu depuis longtemps des radars des formations politiques traditionnelles. La prolophobie, qui habite la droite bien peignée, est un non-sens. Rien n’était plus sympathique et émouvant que la France populaire rassemblée pour Johnny. Difficile d’ailleurs de ne pas remarquer l’absence de la France de la “diversité” dans ce recueillement collectif, qui devrait être une source d’inspiration pour Wauquiez. Il ne pourra non plus faire l’économie d’un sérieux travail intellectuel pour redonner une doctrine à son parti. “Nous devons reconstruire la pensée de la droite”, a-t-il déclaré. Il ne reste plus qu’à espérer que la réflexion conduise à cette évidence d’une union de toutes les droites, comme la gauche sut le faire dès les années soixante-dix. Que la Macronie hurle devant cette perspective, rien de plus normal : c’est sa survie qui serait en jeu. Que la droite pavlovienne en fasse autant est stupide.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 décembre et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ce que cache la “Grande cause” anti-sexiste, par Ivan Rioufol

La France est en guerre, l’ennemi intérieur s’affaire, l’antisémitisme suinte, le racisme anti-blanc se pavane, la laïcité est ridiculisée… mais Emmanuel Macron se mobilise contre la montée du sexisme. Il est vrai que ce combat-là est sans danger. Il peut se contenter de grands mots. Les insécurités et les menaces que subissent les femmes, dans les rues ou les transports collectifs, sont évidemment insupportables. L’explosion du machisme s’inscrit dans le processus de délitement d’une société à l’abandon. Cependant, le choix présidentiel de lancer prioritairement, samedi, la “Grande cause du quinquennat pour l’égalité femmes hommes” passe volontairement à côté des autres grands défis posés par une contre-société qui s’islamise dans l’indifférence. D’autant que rien n’est dit des sources culturelles de ce mépris des femmes.

Le combat néo-féministe se contente de dénoncer la domination du mâle blanc, ce présumé prédateur qui serait symbolisé par Harvey Weinstein. L’excuse sociale des militantes de la délation va en revanche aux minorités issues de la diversité. Le scandale lié à l’islamiste Tariq Ramadan est certes venu rompre involontairement l’omerta. Le nouveau délit d’”outrage sexiste” vise bien les harcèlements de rue, qui s’observent dans les cités ou les quartiers d’immigration. Cependant, quand le chef de l’Etat parle plus généralement d’une “société française malade du sexisme”, il cautionne un amalgame qui fait douter de l’efficacité de la “Grande cause”.

Macron refuse de se confronter à l’islam. Or l’islam porte dans ses textes, pris à la lettre, le nouvel antisémitisme, le nouveau racisme, le nouveau sexisme. Le président a toujours tenu des propos émollients sur ce sujet. Il voit dans cette idéologie une religion d’amour, de tolérance et de paix (RAPT), sans s’attarder sur ses dérives politiques et totalitaires. Christophe Castaner, le patron de LREM, a d’ailleurs expliqué, l’autre jour sur RMC : “L’islam est une religion de bonheur et d’amour, comme la religion catholique”.

Cette naïveté volontaire est une manière commode de renoncer à identifier les sources des comportements islamiques. Manuel Valls, qui se dit solidaire de Macron, est en réalité son exact contraire quand l’ancien premier ministre déclare, dimanche au Grand Jury, que “l’islamisme a à voir avec l’islam” et que prétendre l’inverse revient à “déresponsabiliser l’islam”. Cet aveuglement présidentiel, qui même sur le sexisme n’est guère lucide, est évidemment préoccupant. Il augure mal de la manière dont le chef de l’Etat va répondre à la “nouvelle France anti-juive” qui, comme le rappelle samedi Pierre-André Taguieff dans un entretien à La Revue des Deux Mondes, “se concentre dans les populations issues de l’immigration de culture musulmane”. N’est-ce pas là la vraie priorité pour Macron ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 novembre et repris du blog d’Ivan Rioufol