A peine voté, le passe vaccinal est déjà inutile, par Ivan Rioufol

L’Assemblée nationale a voté très majoritairement, dimanche soir, l’impasse vaccinale. Par 215 voix contre 58, les députés ont avalisé un laisser-passer qui n’aura aucun effet sanitaire, sinon de perpétuer une soumission collective à l’Etat hygiéniste. Ce lundi, sur Europe 1, Valérie Pécresse (LR) a admis cette absurdité, au vu de la baisse de l‘épidémie et de sa banalisation : « Le passe vaccinal va entrer en vigueur et ne sera plus utile ». Cela n’a pas empêché la candidate « libérale » de soutenir, la veille, ce marqueur politique. Il appuie une politique discriminatoire et liberticide. Jeudi dernier, Christian Estrosi, qui a rallié Emmanuel Macron dans sa stigmatisation des sous-citoyens non-vaccinés, avait poussé le zèle jusqu’à se déclarer favorable au confinement des Français exclus du passe privilège, en ajoutant : « Ils ne devraient pas avoir droit à l’accès à l’assurance-chômage. Quand on fait prendre de tels risques à la société, on doit en payer le prix ».

Ce catastrophisme, qui ne repose plus sur aucune réalité dramatique, a été à nouveau avalisé dimanche par un tweet du chef de l’Etat : « Nous sortirons de cette crise en vaccinant la France, en vaccinant le monde, car le virus ne connaît pas de frontières. Pour aider tous les pays dans cette course, un milliard de doses ont été livrées avec Covax. Vacciner, vacciner, vacciner. Avec solidarité. On continue ». L’idéologie hygiéniste, imperméable aux faits, fonce dans le mur.

« Notre époque ne consent décidément pas à habiter le monde réel, complexe, contradictoire », observe la philosophe Bérénice Levet dans son dernier essai contre l’écologisme (1). Sa juste remarque vaut en fait pour toutes les constructions dogmatiques : elle s’attachent à faire plier les réalités à leurs certitudes, tout en disqualifiant les opinions contradictoires. Ainsi en est-il de la bio-politique macronienne. Cette dérive démocratique n’a plus rien à dire, hormis faire croire que la France est menacée d’un virus qui, pourtant, disparaît pour devenir une simple endémie.

Le ridicule est atteint quand le délégué général LREM, Stanislas Guérini, soutient ce matin sur RTL que le gouvernement a fait, avec ce passe, « le choix d’une mesure rationnelle ». La raison, que prétend s’approprier le président face à des anti-passe présumés bas du front, est absente de cette hystérie. Celle-ci prône la démesure en s’attachant à maintenir la peur. Alors que la macronie ne cesse de se réclamer de l’ « inclusion », qui prétend respecter toutes les différences et toutes les opinions, elle s’entête à installer un régime de ségrégation. Cet ordre sanitaire n’a aucun sens. Ce passe ne passe pas. Il s’apparente de plus en plus à un abus de pouvoir. Et cela se voit.

(1) L’écologie, ou l’ivresse de la table rase (L’Observatoire)

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 janvier 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les libéraux se déshonorent en avalisant le passe vaccinal, par Ivan Rioufol

manif pass sanitaire

Où sont passés les libéraux ? Ils devraient être à la pointe des contestations contre la collectivisation des peurs sanitaires et l’intrusion du pouvoir politique dans les vies intimes. En réalité, rares sont les Républicains, parti dépositaire de la pensée libérale, qui protestent contre les atteintes constantes aux libertés, sacrifiées au nom de l’hygiénisme d’Etat. Le spectre d’une société aseptisée, adepte de la ségrégation et de la dénonciation, laisse de marbre les prétendus défenseurs de la démocratie et de la république. Ce lundi, sur Europe 1, le sénateur Claude Malhuret a offert la caricature du dogmatisme, construit sur la haine de l’autre et un monde divisé entre gentils et méchants.

Pour cet ancien médecin, qui s’était déjà fait remarquer par son mépris de classe contre les Gilets jaunes, les « anti-passes » seraient coupables de « foutre la trouille aux Français », d’être « du côté de l’erreur », de « contrevenir à leur devoir moral », de « bassiner avec les libertés ». Ce parlementaire, impertinent avec les faibles, trouve normal le fonctionnement de la démocratie parlementaire, qui avalise les choix de l’exécutif avec des coups de pieds au derrière. Il ne trouve rien à dire, non plus, des « contre-pouvoirs » (Conseil d’Etat, Conseil constitutionnel) qui s’aplatissent devant la volonté du chef de l’Etat. Pour lui, « si tout le monde était vacciné, il n’y aurait plus de problème ». La France, vaccinée à 92%, ne maîtrise pas l’épidémie et les vaccins s’avèrent clairement décevants. Mais Malhuret est l’exemple de l’idéologue fanatisé par ses croyances et indifférent aux faits. Ils sont nombreux à lui ressembler.

Ceux qui défendent les libertés sont dans la rue. Samedi, il y avait foule dans Paris et partout en France pour crier : « Macron, on t’em-merde ! ». Réduire ces citoyens à des illuminés « antivax » (Le Parisien dimanche) est une autre manière de ne pas vouloir entendre ces protestations contre une oppression étatique disproportionnée et une hystérie sanitaire qui devient démente. Le Parisien a accepté ce week-end d’abriter une tribune, co-signée par le professeur David Smadja (hématologue) et l’avocat Benjamin Fellous, qui proposent de poursuivre au pénal les non-vaccinés qui transmettraient le virus, sans vouloir s’arrêter aux vaccinés qui contaminent les non-vaccinés (ce qui a été mon cas).

Un sondage Ifop fait ressortir que 51 % des Français approuveraient que les non-vaccinés payent tout ou partie de leurs frais d’hospitalisation, sans oser pour l’instant appliquer ce raisonnement à ceux qui boivent trop, fument trop, conduisent trop vite, etc. Emmanuel Macron, tel Néron regardant Rome en feu, voit son pays s’enflammer à mesure qu’il déverse ses bidons d’essence, avec les encouragements de vaccinés qui ne veulent pas admettre qu’ils pourraient avoir été abusés. Paradoxe : c’est une philosophe proche de la France insoumise, Barbara Stiegler, qui, ce lundi dans Libération, alerte contre le passe liberticide et la propagande de la nouvelle hygiénocratie. Les libéraux se déshonorent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 janvier 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’arbitraire de Macron insulte la démocratie

Macron

Les Français vont-ils supporter encore longtemps l’arbitraire d’Emmanuel Macron ? C’est au bon plaisir du chef de l’Etat, qui préside à son tour depuis le 1er janvier le Conseil de l’Union européenne, que le drapeau français a été remplacé le 31 décembre par celui de l’Europe, sous l’Arc de Triomphe et au-dessus du tombeau du Soldat inconnu, mort pour la patrie. C’est à son bon plaisir que des monuments parisiens, y compris religieux comme Notre-Dame, ont été d’autorité illuminés du bleu bruxellois. Cette semaine donnera également le spectacle d’un parlement transparent, à la botte du président de la République. Les parlementaires avaliseront gentiment, après le feu vert d’un Conseil d’Etat servile, le projet macronien instituant la pérennité de la gestion en urgence sanitaire.

Le passe vaccinal, qui contraindra à la vaccination anti-Covid sans oser la rendre obligatoire, y sera institué. Ceci en dépit de l’échec de la stratégie vaccinale, débordée par le variant Omicron. Jamais le peuple n’aura été autant tenu comme quantité négligeable. Faut-il rappeler que les Français avaient, en 2005, rejeté à 55% cette Union européenne impériale et coupée des nations ? Faut-il rappeler que le nouvel hygiénisme d’Etat, décrété par Macron le 12 juillet, produit depuis lors ses interdits dans l’entre soi du Conseil de défense sanitaire et du Conseil scientifique, sous la seule volonté de l’hôte de l’Elysée ?

La dérive autoritaire du pouvoir est proportionnelle à son décrochage sur la nation. A la question : « Où va la France ? », posée le 15 décembre sur TF1, Macron n’a pas de réponse hormis : « Vacciner, vacciner, vacciner ». L’Europe et le vaccin vont être les terrains du candidat à sa succession. Or un pouvoir ne peut faire avaler aux gens des thèmes qui ne correspondent pas à leurs attentes, sinon en ayant recours à la propagande ou à l‘intimidation. C’est d’ailleurs parce que la disparition du drapeau tricolore au profit du drapeau étoilé a indigné beaucoup de monde que Macron a vite reculé. Les mensonges d’Etat sur l’efficacité du vaccin, démentie par les faits, annoncent probablement d’autres colères.

L’abus de confiance est constitué quand l’Etat survend une solution médiocre en assurant qu’il n’y en a pas d’autres, alors que des soins préventifs sont possibles. L’extorsion du consentement des récalcitrants, désignés comme boucs émissaires des insuffisances du système hospitalier, est un scandale qui devrait mobiliser les défenseurs de l’Etat de droit. Le harcèlement moral contre les non-vaccinés contrevient à la Constitution qui rappelle, depuis 1789, que « tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint de faire ce qu’elle n’ordonne pas ». Quant aux atteintes aux libertés individuelles, elles sont une injure à la démocratie libérale, cet antidote du totalitarisme. C’est l’ombre de ce dernier qui se profile, au nom de la Santé sacralisée. Est-ce ce monde aseptisé et enrégimenté que veulent les Français ? Je suis persuadé que non.

Ivan Rioufol

Texte daté du 3 janvier 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les Catholiques doivent entendre les alertes, par Ivan Rioufol

Les Français juifs ont été les premiers à lancer l’alerte. Dès le début des années 2000, à l’occasion de la deuxième intifada, ils sont devenus la cible de l’islam politique installé dans des cités françaises. A l’époque, les mouvements « antiracistes » ont feint de ne rien voir de ce nouvel antisémitisme porté par des musulmans radicalisés, sous couvert d’antisionisme. Depuis, nombreux sont les Juifs qui ont déserté ces « terres d’islam » pour rejoindre d’autres quartiers plus paisibles, voire pour quitter la France incapable de les protéger. Mais il faut croire qu’aucune leçon n’a été tirée, depuis vingt ans, de ce choc des cultures attisé par l’islam conquérant. Le 8 décembre, c’est une procession de catholiques qui, à Nanterre, a été prise pour cible par un groupuscule de voyous islamistes. Le scandale n’a été révélé que ce week-end.

La procession aux flambeaux, qui rendait hommage comme chaque année à la Vierge Marie, a été prise à partie par des musulmans au prétexte de défendre leur territoire. Les fidèles auraient été traités de « kouffars » (mécréants) et menacés. « Wallah sur le Coran je vais t’égorger ! », aurait notamment lancé un agresseur en direction du prêtre africain qui menait la procession. Celle-ci a dû être écourtée. L’extrême-gauche, toujours prompte à manifester son indignation quand des musulmans s’estiment victimes d’ « islamophobie », reste muette devant le sort de ces fidèles chrétiens. Il serait temps que les catholiques cessent de tendre l’autre joue s’ils veulent continuer à exercer librement leur culte. L’islam radical, qui se comporte en terrain conquis, ne connait que le rapport de force.

En se rendant ce week-end en Arménie, accompagné par Philippe de Villers, Eric Zemmour est venu rappeler opportunément la fragilité de la civilisation chrétienne quand elle renonce à résister aux assauts de l’islam. L’Occident a fait preuve de beaucoup de lâchetés en laissant les soldats arméniens défendre seuls, en vain, le Haut-Karabakh contre les troupes de l’Azerbaïdjan dans la guerre de l‘automne 2020. Comme le rappelle Laurent Artur du Plessis (1) « le président Erdogan assura l’Azerbaïdjan du soutien turc « avec tous nos moyens ». 850 djihadistes d’Idleb furent envoyés combattre aux cotés de l’armée azerbaïdjanaise ».

Plus généralement, les Chrétiens de France doivent non seulement entendre les alertes de leurs frères Juifs mais aussi celles des Chrétiens d’Orient quand ils mettent en garde contre le processus de libanisation de la nation. Voici ce que dit par exemple le père Henri Boulad, ex-directeur du centre culturel jésuite d’Alexandrie : « Le projet hégémonique islamique ne vise pas seulement l’Orient mais le reste du monde ». Entendu à l’Assemblée nationale le 27 mai 2015 il avait déclaré : « A ce rythme le Moyen-Orient sera vide de toute présence chrétienne bientôt (…) Il faut que l’Occident se réveille, agisse. Il faut que l’Occident se batte ». Les catholiques doivent reprendre leur destin en main

(1) Erdogan, ou la haine de l’Occident Jean-Cyrille Godefroy

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 décembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Zemmour, porté par ses ennemis, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

Eric Zemmour peut dire merci à ses ennemis. Ils montrent l’intolérance et la brutalité du « Camp du Bien » démasqué. Dimanche, lors de son premier meeting à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le candidat de la « Reconquête » a été physiquement agressé par un individu alors qu’il s’apprêtait à monter sur scène. Jeudi soir, le président socialiste du département, Stéphane Troussel, avait appelé à s’opposer à sa venue au nom de la défense d’une « diversité » excluant celles des idées. Troussel : « Ni la Seine-Saint-Denis ni la « diversité » ne peuvent servir de faire-valoir à ceux qui attaquent la République, qui haïssent la France et qui sapent ses principes au quotidien ». Jamais Troussel ne s’était ému auparavant, semble-t-il, des congrès tenus dans son département par l’organisation des Musulmans de France (ex-UOIF), où le prédicateur islamiste Tariq Ramadan avait ses entrées.

Samedi, l’Association Action Antifasciste Paris banlieue avait appelé ses sympathisants à « saboter » le meeting. Les risques de violences étaient tels que l’ambassade des Etats-Unis avait conseillé à ses ressortissant d’éviter Villepinte. Or, bizarrement, aucun média ne juge bon ce lundi de s’indigner de cette atmosphère délétère qui insulte la démocratie. Se dévoile le sectarisme de la pensée obligée. Elle veut voir en Zemmour un « fasciste », sans s’inquiéter des intimidations fascistoïdes de l’extrême gauche, bras armé d’un Système aux abois.

Ces procédés d’exclusion ne visent pas tant Zemmour lui-même que son discours, jugé « haineux » et « nauséabond ». Or que dit le candidat sinon qu’il est urgent de se mettre au chevet de la France qui se meurt et d’écouter l’inquiétude des Français méprisés par la pensée officielle ? Il est évidemment loisible de contester son constat, mais il doit être entendu comme celui que porte, par exemple, Jean-Luc Mélenchon dont le meeting d’hier n’a évidemment pas été perturbé.

Imagine-t-on ce que la presse aurait pu dire ce matin si des milices d’extrême droite avaient tenté de faire taire le leader de la France Insoumise ? Zemmour a eu beau jeu de faire valoir aux 13.000 personnes présentes – venues en dépit des difficultés d’accès et des menaces : « S’ils me détestent c’est parce qu’ils vous détestent ». Donald Trump avait utilisé ce même argument pour rallier à lui les « déplorables » (Hillary Clinton) rejetés par le monde politique et médiatique, le show-biz et Wall Street. A moins d’être insensible aux violations des règles du débat pluraliste, le sort de Zemmour, caricaturé en pestiféré, ne peut que susciter la désapprobation. Le politiquement correct, que l’ancien journaliste a entrepris d’abattre, montre son visage hideux.

Il est possible que de nombreux citoyens, rendus inaudibles par une oligarchie soutenue par ses nervis, s’identifient à ce candidat qui se réclame du peuple éveillé. Les ennemis bas du front de Zemmour sont ses meilleurs alliés.

Ivan Rioufol

Texte daté du 6 décembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La fabrique de la peur, cette indécente mascarade, par Ivan Rioufol

La macronie excelle dans la fabrique de la peur. Cette politique, souvent dénoncée hier, cherche à infantiliser les citoyens en les maintenant dans un permanent état de terreur. C’est ainsi que le porte parole du gouvernement, Gabriel Attal, annonce une « cinquième vague fulgurante » de Covid. En juillet il avait prédit, en vain, un « tsunami viral ». Attal n’a pas son pareil dans l’entretien de la panique sanitaire. Le chef de l’Etat se réserve, pour sa part, de souffler sur la peur du réchauffement climatique et du populisme. Lors de sa dernière intervention, Macron a ainsi mis en garde contre « la menace nationaliste ». Ce lundi, je me réjouis de voir cette analyse de la peur développée brillamment par le géographe Christophe Guilluy dans Le Figaro. Je cite Guilluy : « La gestion de la peur (par les élites) consiste à promettre l’apocalypse qu’elle soit démocratique, écologique ou sanitaire. L’apocalypse démocratique consiste par exemple à nous faire croire depuis trente ans à l’arrivée du fascisme.

C’est du théâtre et cela permet de rabattre éternellement les indécis ou le gros bloc des retraités vers les partisans du modèle globalisé. Les citoyens auront peur du fascisme, de l’apocalypse sanitaire ou encore de l’apocalypse écologique. Toutes ces peurs permettent à des gouvernements impuissants de rabattre vers eux des citoyens qui ne votent plus par adhésion mais par crainte de l’apocalypse. Il n’y a aucune adhésion au macronisme. Seulement un vote de peur. S’il est réélu, le lendemain il s’effondrera dans les sondages ».

Cette grande mascarade repose sur une propagande et une désinformation de tous les instants. Un exemple : durant le G7 organisé par Emmanuel Macron à Biarritz fin août 2019, le président lançait un tweet paniqué, inspiré du slogan chiraquien de 2002 : « Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète, qui produit 20% de notre oxygène, est en feu ». L’alerte présidentielle était illustrée d’une photo représentant une forêt ravagée par les flammes. Or non seulement cette photo avait été prise il y a quinze ans mais le contenu du message était faux. L’Amazonie ne produit en réalité qu’une quantité négligeable d’oxygène terrestre, et les feux de forêts sont plus importants encore en Afrique subsaharienne (Angola, Congo, Tanzanie, Zambie), voire en Sibérie. La fake news était néanmoins passée comme une lettre à la poste.

Une même intox alimente depuis près de deux ans la panique autour du Covid. Il est actuellement impossible de faire entendre des voix dissidentes sans être traité de complotiste. Dimanche soir, dans mon émission Les points sur les i, sur CNews, le professeur Christian Perronne a pu redire néanmoins ses doutes sur les « vaccins » anti-Covid et sur leurs efficacités. Mais Perronne est de ces médecins qui, parce qu’ils s’opposent à cette fabrique de la peur sanitaire, ont été bannis par le système politico-médiatique. Cette situation est profondément anormale, malsaine, indécente. L’heure des comptes arrive.

Ivan Rioufol

Texte daté du 22 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le sanitairement correct s’égare à chasser les non-vaccinés

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Le sanitairement correct, qui rêve d’une vie aseptisée, use de tous les mensonges pour imposer sa tyrannie des bons anticorps. Il est prêt à prendre la relève du politiquement correct, ce robinet d’eau tiède qui a voulu faire croire en une société apaisée et consensuelle. Or les mêmes désinformations, qui font s’effondrer cette idéologie des bons sentiments, sont reprises par les fanatiques de l’hygiénisme en tout. Dimanche soir, lors du débat sur BFMTV entre les prétendants LR à la candidature, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand n’ont pas exclu de faire peser sur les non-vaccinés un possible reconfinement en cas de relance de l’épidémie de Covid. Déjà, le 7 juillet, Bertrand avait déclaré, parlant d’eux : « S’ils font le choix de ne pas se faire vacciner alors ils doivent savoir qu’ils n’auront pas les mêmes libertés que les autres ». Le 12 juillet, Emmanuel Macron avait soutenu cette même ségrégation sanitaire, en faisant de la vaccination un acte de « civisme ». Or ces nouveaux idéologues de l’homme sain, aveuglés par leurs certitudes, ne voient rien des effets contestables de leur politique. Plutôt que de s’interroger sur l’efficacité de la vaccination massive, qui n’arrive pas à venir à bout de l’épidémie, ils préfèrent accuser ceux qui doutent ou contestent leurs choix. Ainsi font les vendeurs d’orviétan.

Rien n’ébranle les convictions des docteurs Folamour. Ils voient la France comme un grand hôpital empli de patients terrorisés et dociles. Il est inutile de leur faire valoir que le tabac ou l’alcool tuent 7 fois plus que le Covid , ou que ceux qui en sont atteints n’ont que 0,5% de risque d’en mourir (0,1% pour la grippe). Les imprécateurs ne sont même pas capables de se relire. Le 12 juillet, Macron assurait, reprenant les arguments des fabricants de ces produits expérimentaux : « Tous les vaccins disponibles en France nous protègent solidement contre ce variant Delta : ils divisent par 12 son pouvoir de contamination et évitent 95% des formes graves. L’équation est simple : plus nous vaccinerons, moins nous laisserons d’espace au virus pour se diffuser, plus nous éviterons les hospitalisations ». En réalité, il est admis aujourd’hui que ces vaccins ne protègent, au mieux, qu’à 50 % même s’ils semblent en effet efficaces pour les cas les plus graves.

Il n’empêche : pousser à la vaccination, sans tenir compte non plus des cas d’effets secondaires de plus en plus nombreux, relève du discours automatique. D’autant que l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation a démoli la dramatisation officielle de l’épidémie en faisant remarquer qu’en 2020 les patients Covid ont représenté 2% des hospitalisés et 5% en soins critiques. Ce lundi, les enfants des écoles primaires doivent reporter leur masque, dans une obligation anxiogène qui laissera des traces psychologiques. Ceux qui avaient cru en la parole donnée – la suspension du passe sanitaire ce 15 novembre – savent désormais que la machine hygiéniste ne s’arrêtera plus. Tant que les Français laisseront faire…

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Français, réveillez-vous !, par Ivan Rioufol

Les Français se réveilleront-ils ? Ils sont les alliés de la dérive autoritaire d’Emmanuel Macron, l’obsédé « Monsieur Vaccin ». Le 9 novembre, à la télévision, il a annoncé des « contrôles renforcés » sur l’usage du passe sanitaire, qui devait initialement être appliqué jusqu’au 15 novembre et dont l’efficacité est très relative puisque les vaccins s’épuisent au bout de six mois. « Vaccinez-vous ! Vaccinez-vous pour vous protéger », a pourtant répété le chef de l’Etat dans une infantilisation assumée des citoyens.

Une fois de plus, il a eu recours au discours anxiogène sur la énième vague, ce procédé qui terrorise les gens depuis près de deux ans. L’hygiénisme d’Etat, officialisé le 12 juillet, est devenu le degré zéro de la politique. Seul l’horizon sanitaire est pris en compte par celui qui espère sa seconde dose d’Elysée pour avril prochain. « Avec la pandémie, nous avons éprouvé notre vulnérabilité : un virus soudain a bloqué le monde entier », a notamment expliqué le tyranneau de la seringue. Pour lui, la vulnérabilité de la nation face à ses ennemis intérieurs et extérieurs n’est pas un sujet. « Nous sommes restés profondément humains », n’a pas hésité à se féliciter le promoteur de Pfizer et Moderna, sans vouloir entendre ceux qui mettent en garde contre les effets secondaires de leurs produits. La Haute autorité de la santé vient de déconseiller Moderna aux moins de trente ans. En mai, la firme assurait que son produit était efficace à 100%, y compris pour les jeunes.

« N’ayons pas peur ! », a déclamé Macron dans un jeu pervers avec une opinion qu’il se plait à affoler. Il persistera dans sa brutalité sanitaire tant qu’il rencontrera l’acquiescement des traumatisés. Cette stratégie de l’angoisse permanente lui permet de se hisser en président protecteur : « Nous avons réussi l’impensable », s’est-il auto-félicité en tirant le bilan de sa « guerre » contre le Covid. Cependant, cette grande mascarade, irritante en 2017, devient préoccupante en 2021. Macron prétendait « transformer » la France et annonçait une « révolution ». Il n’aura signé comme réforme que celle de la PMA pour toutes. Le code du travail n’a été revu qu’à la marge. Idem pour la SNCF.

Quant à la réforme des retraites, qui devait signifier le volontarisme du président, elle a été repoussée au delà de 2022. Subrepticement, se met en place un régime liberticide qui a déjà transformé le passe sanitaire en passe citoyen et qui proroge les états d’exception dans l‘apathie ou l’impuissance des contre-pouvoirs. Le discours orwellien a gagné le président : « Etre libre dans une nation comme la France implique d’être responsable et solidaire ». Non, être libre en France implique de pouvoir choisir ou non de se faire vacciner, de pouvoir aller à sa guise au restaurant, au musée, au cinéma, de n’être pas fiché par un QR code, de n’être pas dénoncé. Etre libre, c’est refuser le piège totalitaire de l’hygiénisme d’Etat. Se réveiller, vite !

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Faire taire Renaud Camus : mode d’emploi

Sale climat ! L’intolérance de l’extrême gauche entache la démocratie. Or personne ne s’effraie du sectarisme et de la violence qui s’installent dans le débat. Si les médias ne rechignent pas à mettre en scène les peurs des experts du Grand réchauffement – thème de la Cop 26 qui se tient depuis dimanche à Glasgow (Ecosse) – ils se gardent d’avaliser les peurs populaires du Grand remplacement : un phénomène qui effraie pourtant 67% des Français. Sur ce thème, j’ai tenu à inviter, dimanche soir, Renaud Camus, dans mon émission Les points sur les i, sur CNews. L’homme de Lettres (170 livres) est en effet à l’origine de cette expression. Il était normal, selon moi, de lui donner une parole que le panurgisme médiatique lui refuse. Or, depuis hier soir, le mécanisme de l’injure et de la diabolisation a été relancé par cette même extrême gauche liberticide. Elle veut faire taire quiconque aborde le sujet de l’immigration de peuplement et de l’importation de la civilisation islamique.

Samedi, à Nantes, c’est Eric Zemmour qui a été la cible de semblables islamo-gauchistes : drapeaux palestiniens brandis, quelques centaines d’ « antifas » ont tenté de perturber un meeting du presque candidat, aux cris de « Zemmour à mort ! » « A mort les flics ! », « A mort les fachos ! ». Un portrait de l’ex-journaliste l’a représenté avec une cible sur le front : un appel au meurtre. Ainsi font les nouveaux fascistes, qui se réclament néanmoins des « valeurs démocratiques » !

Dimanche soir, le porte-parole jeunesse de la France insoumise, David Guiraud, a ouvert l’inquisition contre Camus, suivi par la militante Laurence De Cock et d’autres moralisateurs habitués des plateaux de télévision. Ceux-ci se sont empressés de faire connaître leur « honte », en demandant au CSA de sanctionner. Cependant, plutôt que d’argumenter sur le fond – l’existence ou non d’un grand remplacement – les censeurs préfèrent attiser un procès stalinien en pédophilie contre cet ancien militant de la cause homosexuelle.

Camus n’a, certes, jamais rien caché de sa vie sexuelle qu’il a transformée en objet de littérature. Mais c’est parce qu’il a tout dit de ses rapports avec les adultes que cette accusation en pédophilie n’était portée que par Henri de Lesquen : ce militant d’extrême droite était justement poursuivi par Camus pour diffamation, vendredi, devant le tribunal correctionnel de Paris. Guiraud, qui n’a jamais rien dit des aveux passés de Daniel Cohn-Bendit dans ses jeux sexuels avec les enfants, a cru trouver une preuve de la turpitude de Camus dans un extrait de phrase qu’il a livrée sur Tweeter. Ce même Guiraud, le 24 septembre sur CNews, s’était ridiculisé en soutenant que « l’immense majorité des musulmans » étaient adeptes du mutazilisme, doctrine rationaliste disparue depuis des siècles. Il avait été rappelé à l’ordre par un islamiste, Qays al-Hanbali, devant qui il s’était platement excusé de son erreur… Faudrait-il craindre les dénonciations de ces faussaires ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La Hongrie d’Orban inspire le réveil des peuples, par Ivan Rioufol

L’ « orbanisation » des esprits est en marche. Diabolisé par les médias, le premier ministre hongrois Viktor Orban s’impose progressivement en défenseur écouté des frontières, des nations, des peuples souverains. La France qui se droitise (Le Figaro, ce mercredi) est perméable à ses discours contre l’immigration de masse, le multiculturalisme, la défense des racines chrétiennes ou l’intrusion du lobby LGBT au sein de l’école. Mardi, Marine Le Pen a été reçue en grandes pompes à Budapest par celui qui reste la bête noire d’Emmanuel Macron et d’une Union européenne impériale. « Je ne partage rien de ses valeurs », avait dit d’Orban le chef de l’Etat français, en avril 2018. « L’illilibéralisme n’est pas notre identité », avait-il persisté en décembre 2020. Macron avait même, en 2018, limogé l’ambassadeur de France en Hongrie, Eric Fournier, au motif que ce dernier avait récusé l’accusation en antisémitisme portée contre Orban et avait considéré ce pays comme un « modèle » dans « sa gestion des mouvements migratoires illégaux (mon blog du 2 juillet 2018).

En France, les médias anti-Orban alertent sur ses atteintes à la liberté de la presse ou à l’indépendance de la justice. Mais ces mêmes dénonciateurs ne disent jamais rien de la gauche française qui monopolise l’audiovisuel public, du gouvernement qui multiplie les lois pour mettre les réseaux sociaux sous surveillance, ou de la Justice qui reste sous la tutelle du pouvoir politique. Notre démocratie n’a rien d’exemplaire.

En réalité, Orban récolte les fruits de sa résistance face à une Union européenne arrogante et brutale, coupée des Etats-nations et de leurs lois. L’Europe de Visegrad (Hongrie, Pologne Tchéquie, Slovaquie), par l’attachement qu’elle porte à ses racines et à ses protections identitaires, attise l’intérêt de ceux qui, notamment en France, veulent accompagner le réveil des peuples oubliés.

Ce n’est pas un hasard si Eric Zemmour et Marion Maréchal ont été également reçus par Orban il y a un mois, dans le cadre moins officiel d’un colloque. Quand le Hongrois déclare à l’adresse de Bruxelles, en mars 2015 : « Nous avons renvoyé le sultan et ses janissaires, l’Empereur Habsbourg et ses soldats, les Soviets et leurs camarades (…) », il rappelle le profond attachement historique de son peuple à sa liberté et à son indépendance. Orban fait aussi comprendre que l’actuelle Union européenne pourrait bien connaître le sort funeste de l’Union soviétique si elle devait s’entêter à imposer des « valeurs » – ouverture à l’Autre, relativisme des cultures, soumission aux minorités, accommodements unilatéraux avec l’islam – décrétées par des juges européens sans légitimité démocratique. Dans le bras de fer que Bruxelles cherche à engager avec la Pologne ou la Hongrie rebelles, les apparatchiks européistes risquent d’accélérer la solidarité des nations renaissantes; la France en fait partie.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 octobre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ce mépris de classe qui habite la macronie

Les Gilets jaunes sont-ils prêts à repartir, comme en 18 ? Le 17 novembre 2018, la France des Oubliés déboulait sur les Champs Elysées. Elle allait faire trembler, un temps, les notables de la macronie. Deux ans plus tard, la nouvelle envolée du prix des carburants, ponctionné par une fiscalité gloutonne, a donné prétexte ce week-end à quelques timides réoccupations de ronds-points. Reste que le gouvernement, toujours aussi arrogant face à la classe moyenne, pourrait bien apporter l’impulsion à une dynamique populaire encore encalminée. Le dédain que montre le pouvoir pour « ceux qui ne sont rien » est un comportement ancré. Emmanuelle Wargon, ministre du logement, en a apporté l’illustration l’autre jour en critiquant la maison individuelle, cet idéal des Français. Elle-même propriétaire d’une maison de 150 m2 dans le privilégié Saint-Mandé (Val-de-Marne), Wargon a fait l’éloge du logement collectif.

Pour la ministre, les pavillons, « ce rêve construit pour les Français dans les années 70 », « ce modèle d’urbanisation qui dépend de la voiture pour les relier », sont un « non-sens écologique, économique et social ». Et d’ajouter : « Le modèle du pavillon avec jardin n’est pas soutenable et nous mène à une impasse ». Mais comment une personnalité qui se dit progressiste peut-elle faire preuve d’une telle morgue ? Vendredi, Wargon a regretté « la caricature faite de ses propos ». « Il n’est pas question d’en finir avec la maison individuelle », a-t-elle assuré.

Les propos de Wargon, qui pourraient s’entendre dans l’excès d’urbanisation des sols, ne sont pas seulement une maladresse. Ils montrent un mépris de classe. Il est porté par la nouvelle bourgeoise urbaine « éclairée ». On se souvient du ministre Benjamin Griveaux qui, en octobre 2018, désignait Laurent Wauquiez (LR) comme le « candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent en diesel ». « Ce n’est pas la France du 21 e siècle que nous voulons », avait ajouté Griveaux, aujourd’hui disparu de la scène politique.

En octobre 2020, sur LCI, c’est l’époux d’Emmanuelle Wargon, l’urgentiste Mathias Wargon, qui expliquait à propos de ceux qui contestaient les discours anxiogènes du pouvoir sur l’épidémie de Covid : « Avant, on les entendait au bistrot (les anti-vaccins, les complotistes) Ils étaient un peu bourrés, un peu cons, et on leur disait de rentrer à la maison quand ils étaient trop bourrés… Maintenant, ils sont à la maison, ils sont bourrés, ils sont toujours aussi cons, ils sont sur les réseaux. Je n’ai pas d’autres explications (…) Moi ce qui me fait peur c’est que ces gens votent en fait ». Le nouveau parti de la Raison, que prétend être la majorité présidentielle, se résume assez bien dans ce couple Wargon, belles âmes qui tiennent les « ploucs » pour des sous-citoyens. Oui, l’imbuvable macronie pourrait bien réveiller la révolte mal éteinte des Gilets jaunes.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 octobre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Trappes : ce que dit la réélection d’Ali Rabeh, par Ivan Rioufol

Ali Rabeh

Ali Rabeh, dont l’élection avait été invalidée par le Conseil d’Etat en juin pour pratiques illégales, a regagné dimanche la mairie de Trappes (Yvelines). Ce proche de Benoît Hamon et de son mouvement Génération.s, a emporté le scrutin au premier tour avec 58,36% des voix, contre 34,89% à son adversaire, Othman Nasrou, soutenu par Valérie Pécresse (LR) et l’ancien maire (PS) de la ville, Guy Malandain. La participation a été de 41,59%, au lieu de 34,1% en 2020. Commentant sa victoire, Rabeh a dénoncé une « droite zemmourisée et clientéliste ». Rabeh s’était notamment fait connaître pour sa véhémence contre un professeur de Trappes, Didier Lemaire, qui avait alerté sur l’islamisation de la commune, « l’une des toutes premières pépinières djihadistes d’Europe ».

Dans une « lettre aux enseignants », Lemaire avait écrit, après la décapitation du professeur d’histoire Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) : « Professeur de philosophie à Trappes depuis vingt ans, j’ai été le témoin de l’emprise communautaire toujours plus forte sur les consciences et sur les corps. L’année de mon arrivée au lycée, la synagogue de Trappes brûlait, et les familles juives étaient contraintes de partir (…) Il y a actuellement à Trappes et dans le département 400 fichés S de catégorie « radicalisation » qui se promènent librement, sans compter les fichés pour terrorisme ».

Jean-Luc Mélenchon a salué le succès de Rabeh, tout comme Julien Bayou, le patron des écologistes. Nadia Hai, ministre déléguée à la ville, a adressé au vainqueur ses « félicitations républicaines ». La satisfaction de l’extrême gauche n’a rien pour surprendre : cela fait longtemps qu’elle flatte les « quartiers populaires » rendus invivables aux prolétaires de naguère. L’angélisme de ce membre du gouvernement répond aussi à une réticence du pouvoir à être trop lucide sur le séparatisme qu’il dit combattre. La « créolisation » défendue par Mélenchon permet de louanger la « diversité » en fermant les yeux sur l’offensive islamiste qui se dissimule derrière la société multiculturelle ainsi promue. L’échec de la curieuse alliance locale entre LR et PS illustre la dynamique que peut rencontrer un discours agressif et revanchard comme celui de ce maire franco-marocain.

Il se réclame de la République pour ne pas avoir à rappeler ce qu’est la France. Et désignant comme ennemie la « droite zemmourisée » plutôt que l’idéologie islamiste et conquérante, cet élu avalise un déni qui fait le jeu de l’islam politique. Ce faisant, il replace le débat dans sa dimension civilisationnelle.

La France peut disparaître sous la poussée démographique de populations immigrées qui entendent écrire une nouvelle histoire, liée à leur culture. Trappes est une alerte de plus. Elle force à choisir son camp.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 octobre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le mur de Pantin signe l’échec sécuritaire, par Ivan Rioufol

mur de Pantin

Un mur sépare, depuis vendredi, Paris du département de la Seine-Saint-Denis. La symbolique de cette coupure géographique et sociale, censée isoler des consommateurs de cracks, dit tout de l’impuissance de l’Etat à imposer une sécurité élémentaire. Certes, il ne s’agit pas, comme en Israël il y a vingt ans, de protéger la ville d’assauts venus de terroristes islamistes. Mais c’est bien une barrière de séparation, une clôture de sécurité, qui a été érigée en urgence par la préfecture de police de Paris. Ce mur de la honte a été construit sur la commune de Pantin (Seine-Saint-Denis) afin de boucher l’entrée et la sortie d’un tunnel reliant la ville à Paris. Ce choix a été imposé par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, après sa décision d’évacuer, une nouvelle fois, les consommateurs de crack qui s’étaient installés, à Paris, dans le quartier Riquet-Stalingrad et plus particulièrement aux alentours des jardins d’Eole (XVIII e arrondissement).

Il y a deux ans, ces mêmes toxicomanes avaient été délogés de la porte de la Chapelle, sous la pression d’habitants excédés. Cette fois, ce sont les riverains de Pantin et de la porte de la Villette qui se trouvent mis devant le fait accompli. Cette décision illustre le mépris que porte le pouvoir à la vie des gens ordinaires.

Ce lundi, sur RTL, le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a présenté ce mur comme « une mesure transitoire qui ne satisfait personne ». Il a annoncé « réfléchir à des solutions pérennes » afin de protéger la population de la violence des « crackeux ». En attendant, la réalité est bien celle d’une incapacité des dirigeants, nationaux ou municipaux, à apporter des solutions de bon sens à ces installations de drogués, jeunes déracinés relégués aux portes de Paris. Anne Hidalgo, la maire de Paris, a fait preuve d’irresponsabilité en 2015 en souhaitant la bienvenue aux clandestins rejetés notamment par l’Allemagne.

C’est elle qui a laissé s’enkyster dans les rues des sans-abris et des drogués. Sa politique démagogique d’ouverture de salles de shoot est aberrante alors qu’il faudrait des centres de désintoxication. L’Etat démontre pour sa part que sa nouvelle idéologie hygiéniste, qui impose un ordre sanitaire apparemment implacable, feint une autorité qu’il n’a pas. Il y a vingt ans, les belles âmes s’étouffaient d’indignation devant le choix d’Israël de se protéger du Hamas par des murs. Les mêmes n’avaient pas de mots assez durs contre Donald Trump et son mur séparant le Mexique des Etats-Unis. Le mur de Pantin, si bien nommé, est bien celui de pantins qui ont démissionné de leur mission.

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le passe sanitaire, une mascarade politique, par Ivan Rioufol

pass sanitaire manif

Qui croire, dans ce gouvernement cacophonique ? Dimanche, dans Le Parisien, Olivier Véran, ministre de la Santé, déclare à propos du Covid : « Nous avons des raisons d’espérer que le pire de la crise est passé (…) Les restrictions pourraient être allégées progressivement ». On comprend que l’obligation du passe sanitaire pourrait être levée rapidement, en tout cas dans les zones où le virus circule peu. Toutefois, ce lundi, selon France Info, le premier ministre Jean Castex préparerait un projet de loi pour proroger le passe au delà du 15 novembre. Le texte pourrait être présenté en conseil des ministres dès le 13 octobre, avec discussion parlementaire dans la foulée. Ces contradictions ajoutent à l’amateurisme qui se laisse souvent voir dans la conduite de la politique. Surtout, se confirme le désintérêt du pouvoir pour le respect des libertés. Présenté comme une mesure exceptionnelle et limitée dans le temps, le passe risque d’avoir pour vocation de s’installer dans les habitudes des Français, avec l’acquiescement du plus grand nombre, hélas. C’est d’ailleurs cette désolante apathie qui autorise la macronie à tirer sur la même ficelle. Or les libertés, malmenées par des événements, ne reviennent jamais dans leur intégrité initiale. Parce que la peur a été érigée en système, le gouvernement se sent autorisé à poursuivre la méthode. Il reste à espérer que le parlement saura, cette fois, être à la hauteur de la défense de la démocratie menacée par un biopouvoir de plus en plus despotique.

Cet été, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait annoncé un « tsunami » sanitaire : la déferlante n’est jamais venue. Fin août, la réanimatrice Lila Bouadma, membre du Conseil scientifique, avait assuré que la rentrée scolaire allait s’accompagner de « 50.000 contaminations d’enfants par jour » : rien de tel ne s’est produit. D’autres médecins viendront encore sur les plateaux des télévisions pour prédire d’autres catastrophes et prôner le maintien du passe, en dépit de son inefficacité. Le 6 septembre, le professeur Eric Caumes, infectiologue, l’admettait sur Europe 1 : « Le passe sanitaire n’est pas sanitaire ».

C’est, au mieux, un moyen de tordre le bras à ceux qui hésitent encore à se faire vacciner. Il est d’ailleurs faux de soutenir que les détenteurs de ce « passe privilège » ne seraient pas contaminants, puisque l’on sait désormais que les doubles vaccinés ne sont protégés qu’à 50% et que le vaccin perd de son efficacité au bout de quelques mois. De surcroît, rien n’est plus simple que de frauder : les passes que l’on se passe font florès. Le maintien de cette mesure liberticide, qui m’interdit les cafés, les restaurants et les salles de spectacles, est une mascarade. Elle n’a d’autre but que de marquer une oppressante pression étatique. Dimanche, une initiative pro-passe et « Pour la paix citoyenne », lancée par le publiciste Frank Tapiro, s’est soldée par un fiasco, place du Trocadéro. Les anti-passes, eux, même s’ils s’essoufflent, sont toujours là.

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les soignants non vaccinés ne sont pas des pestiférés

soignant

« Individualistes », « égoïstes », « criminels » : les lyncheurs se bousculent pour disqualifier les soignants qui refusent de se faire vacciner contre le Covid-19. Ils avaient jusqu’à ce mercredi pour se plier à l’obligation décrétée par l’Etat. A compter de ce jour, les récalcitrants (environ 300.000) assument une suspension immédiate du contrat de travail et du salaire. Même si cette frange est minoritaire, son éviction risque de perturber la vie dans les hôpitaux et les Ehpad. Tous les médias, qui hier encore applaudissaient le dévouement du personnel soignant laissé seul au front, dénigrent unanimement ces protestataires.

Ils sont jugés coupables d’oser tenir tête à l’Ordre sanitaire et à ses certitudes, ses interdits, ses obligations. Personne ne semble s’étonner de la violence subie par des professionnels devenus, du jour au lendemain, des pestiférés par décision politique. « La liberté individuelle n’est pas celle de contaminer autrui », répète à l’envi le gouvernement et les habituels donneurs de leçons. L’argument pourrait s’entendre si ces soignants non vaccinés avaient été identifiés comme étant à la source des contaminations, et si la vaccination avait démontré sa totale efficacité. Or ce n’est pas le cas.

La propagande d’Etat conforte une société de plus en plus indifférente aux libertés. La nouvelle idéologie hygiéniste, qui produit des directives ministérielles à foison, se contente d’une vérité officielle qui ne correspond pas exactement aux faits. Plutôt que de hurler contre ces soignants, qui prennent le risque de plus toucher un euro, il serait préférable de les écouter. Leur défense de la liberté de se faire vacciner, dans un consentement libre et non faussé, peut s’entendre. Idem pour la libre disposition de leur corps. Leurs réserves sur ces nouveaux vaccins génétiques en phase expérimentale valent mieux que l’omerta officielle qui s’observe sur certains effets secondaires. Il ne devrait pas être interdit, non plus, de débattre de ces premiers pas dans la banalisation des manipulations génétiques, préalables à l’homme performant, voire au transhumanisme.

De surcroît, il est désormais admis que ces vaccins ARN, s’ils éloignent les formes les plus graves pour les sujets à risques, ont une efficacité relative. Le personnel soignant vacciné ne serait immunisé qu’à 50% et pourrait donc contaminer des patients. Les vaccins eux-mêmes seraient à la source de nouveaux variants qui s’adaptent au terrain. On sait désormais que l’immunité collective ne sera pas atteignable par la seule vaccination imposée. Bref, rien n’est plus révoltant, comme toujours, que de vouloir faire taire une parole qui dérange. C’est pourquoi il faut soutenir aussi ces soignants poursuivis par la férocité de la meute.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le procès oublié de l’islamisme et ses valets, par Ivan Rioufol

La France, terrorisée par un virus, est-elle armée pour faire face à l’islam qui tue ? Le procès des attentats du 13 novembre 2015 (130 morts, à Saint-Denis et Paris) s’est ouvert mercredi à Paris et durera neuf mois. Il racontera l’horreur de ce vendredi soir. Un commando de dix djihadistes, dépêchés par l’État islamique en Syrie, faucha à la kalachnikov des vies sur des terrasses de bistrots (Le Carillon, Le Petit Cambodge, À la bonne bière, La Belle Équipe, Cosa Nostra). Il transforma la salle de spectacle du Bataclan en un bain de sang (90 morts). Les victimes raconteront cette barbarie. Seul un survivant du commando, le « Français » Salah Abdeslam, se retrouve dans le box auprès de treize autres accusés subalternes. Mais ce tribunal ne pourra être, hélas, le Nuremberg du nazislamisme et de ses collabos : cette idéologie mortifère prospère toujours en certaines terres d’islam. L’angélisme occidental est son valet.

La République exhibe trop de faiblesses pour impressionner ces fanatiques. Ses priorités ouatées pour le bien-être, la santé, le vivre-ensemble laissent voir sa pusillanimité. Les plaques commémorant les attentats de 2015 ne disent rien de leur caractère islamiste. Il est aisé pourtant de voir d’autres témoignages, dans les rues de Paris, rappelant sans fausse pudeur les crimes de l’occupant nazi. Le « pas d’amalgame », qui dissocie avec raison les musulmans de l’islam terroriste, est un prétexte pour effacer le lien entre la guerre sainte et une lecture du Coran. « Ceci n’est pas l’islam », répètent perroquets et autruches. Or cette peur d’avoir à mettre en cause le dévoiement d’une religion est un renoncement à combattre le mal. Après la décapitation par un djihadiste du professeur Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), une seule école maternelle ose porter son nom.

La France craintive doit s’endurcir si elle veut résister à la pression islamiste, qui se rit de la mort. Continuer à combattre ce totalitarisme au Sahel est une chose utile.

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L’argent de Macron ne sauvera pas Marseille

macron marseille

L’Etat est dans un sale état. Emmanuel Macron aura du mal à démontrer le contraire, en se rendant au chevet de Marseille ce mercredi, pour trois jours. Il est plus simple d’instaurer l’Ordre sanitaire qu’un ordre sécuritaire. Les quartiers Nord de la ville, majoritairement musulmans, ont pris la mesure de l’effondrement de l’autorité publique. Certains d’entre eux se sont constitués en enclaves, protégées par des barrières, des herses, des contrôles aux entrées. Cette contre-société ne s’est assimilée qu’à la tradition du grand banditisme marseillais, en prenant à son tour le contrôle des trafics d’armes et de drogues. Macron n’est pas responsable de cette situation.

Mais les solutions qu’il compte apporter, en distribuant à nouveau des millions d’euros, ne régleront rien dans la durée. Tous les gouvernements successifs ont usé, en vain, de cette « politique de la ville ». Depuis 1989, plus de 100 milliards d’euros ont été déversés sur les banlieues d’immigration. Le dernier plan proposé par Jean-Louis Borloo en mai 2018 prévoyait une enveloppe de 45 milliards d’euros. Macron avait rejeté la méthode en expliquant : « Deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent l’un un rapport l’autre disant …Cela ne marche pas comme ça ». Il semble avoir changé d’avis…

Le mal dont souffre Marseille est profond. Déjà en 1938, la ville avait été placée sous tutelle de l’Etat, jusqu’à la Libération. Le grand banditisme et le clientélisme ont longtemps fonctionné en parallèle. La French Connection avait ses protections politiques, dans le milieu corse notamment. Demeure ici ou là chez des élus une médiocrité affairiste qui n’arrange pas la gestion de la cité. Mais c’est évidemment la nouvelle immigration musulmane massive, gangrénée par l’islam radical, qui bouleverse désormais l’équilibre de cette ville pauvre et attachante. Les musulmans y étaient 15.000 en 1954, 250.000 en 2011. Leur nombre a augmenté depuis, dans une dynamique démographique qui s’observe partout en France. La ville est coupée en deux. Elle n’est plus reliée, pour l’essentiel, que par le foot.

C’est cette fracture territoriale et identitaire qu’il s’agit de tenter de résorber. Or une pluie d’euros n’y suffira pas. Il faut certes redonner à l’école, à la police et à la justice les moyens d’assurer leurs missions. Mais si l’Etat veut prouver qu’il existe encore, il doit bloquer l’immigration de peuplement, affronter réellement les passeurs, les trafiquants, les dealeurs, les mafias, les imams complices. Dans un lettre publiée mardi, l’archevêque que Marseille, Mgr Jean-Marc Aveline, écrit : « Tous les moyens du monde ne sauraient suffire si les consciences ne se réveillent pas ». Cette attitude porte un nom : le courage.

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Intégration : comment fonctionne la désinformation

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La fabrique du mensonge commence à être dévoilée. Voici plus de trente ans que des idéologues affirment, au nom de la Science, que la France n’est pas un pays d’immigration massive et que l’intégration fonctionne. Cette fois, c’est l’Institut national d’études démographiques (Ined) qui est accusé, par un socio-démographe du CNRS, d’avoir manipulé des données à des fins de désinformation sur le processus d’adhésion à la culture française. Selon un article scientifique publié en avril 2019 sous l’égide de l’Ined, les prénoms les plus fréquents chez les petits-fils d’immigrés du Maghreb seraient Yanis et Nicolas. Cette révélation, surprenante pour l’observateur du quotidien, avait été largement reprise par les médias, ravis de corriger des « idées reçues » sur le repliement culturel des populations musulmanes.

Le Monde en avait donné un résumé dans un article intitulé : « Quand l’intégration se lit dans les prénoms des petits-enfants d’immigrés ». On pouvait lire : « Leurs grands-parents s’appelaient Farid, Ahmed et Rachid, Fatima, Fatiha et Khadija. Leurs petits-enfants s’appellent désormais Yanis, Nicolas et Mehdi, Sarah, Inès et Lina ». Or, une relecture des données, effectuées par Jean-François Mignot, fait ressortir l’imposture : vérifications faites, les prénoms les plus fréquents chez les petits-fils d’immigrés du Maghreb sont Karim et Nassim. L’étude de Mignot est accessible ici-même. La démographe Michèle Tribalat y revient également sur son site. Cette fraude n’émeut personne.

L’auteur de la contre-expertise rappelle que pendant vingt mois, d’avril 2019 à décembre 2020, « les auteurs de l’Ined ont refusé de communiquer leur méthodologie et ils ont empêché la vérification de leurs résultats ». En réalité, Mignot démontre que les « Nicolas » effectivement répertoriés (qui portent le prénom d’un saint catholique associé à la Reconquista) sont des petits-fils de Pieds-Noirs, issus donc de l’ex-empire colonial d’Afrique du Nord. Il écrit : « Si les petites filles d’immigrés du Maghreb portent des prénoms relativement diversifiés, les petits-fils portent pour la plupart des prénoms « arabo-musulmans ».

Le Top 20 des prénoms les plus portés par les petits-fils d’immigrés du Maghreb ne comporte aucun prénom « français » ». Pour Mignot, les deux auteurs de l’étude falsifiée (les chercheurs Baptiste Coulmont et Patrick Simon) « ne savaient que trop, vraisemblablement, que leurs spectaculaires résultats étaient faux ou douteux ». Le lanceur d’alerte estime que Simon et l’Ined « ont d’ailleurs un passif en matière de manipulations statistiques ». Mignot présente Simon comme un chercheur-militant de la mouvance idéologique « décoloniale ». Reste à savoir si l’Ined reconnaîtra cette propagande mensongère. Mais qui croit encore aux manipulations idéologiques des Sciences sociales ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol