Lynchage de Zecler : derrière le récit officiel, par Ivan Rioufol

Le récit officiel, repris par les médias, dit ceci : parce qu’il est noir, le producteur de rap, Michel Zecler, a été lynché par des policiers blancs dans le XVII e arrondissement de Paris, le 21 novembre. La scène principale, filmée par la caméra de surveillance d’une entrée d’immeuble, dit les faits. La victime assure aussi avoir été traitée de “sale nègre”. Hier, quatre policiers ont été mis en examen. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Est-il permis néanmoins d’apporter des précisions ? Ce point semble risqué, au vu du consentement de la presse à s’en tenir à la version établie. Remarquons pourtant que les fonctionnaires ont été présentés dimanche, par le procureur de la République Rémy Heitz, comme ayant “des bons, voire des très bons états de service“.

Si ceux-ci admettent les coups, ils les expliquent par la rébellion de Zecler. Soupçonné de transporter de la drogue dans son sac à dos, il a tenté d’échapper aux policiers en pénétrant dans son studio d’enregistrement. Ceux-ci contestent les propos racistes mais reconnaissent avoir eu peur. Sur LCI, Patrice Rebeiro, secrétaire général Synergie-Officiers, a présenté Zecler ainsi : “L’ homme est connu pour vol à mains armées, association de malfaiteurs, a déjà fait de la prison et a des antécédents judiciaires très lourds.”

Rappeler ces éléments n’excuse pas la brutalité des policiers. Cette violence, non professionnelle, est fautive. Elle répond cependant, plus gravement, à la perte d’autorité des forces de l’ordre. C’est parce que Zecler, physiquement imposant, refuse d’obtempérer et se débat que l’interpellation dégénère. Or cette contestation de la force publique semble admise, y compris par la hiérarchie policière et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Ce dernier s’est précipité, une fois de plus, pour accabler ses troupes, comme il l’avait fait récemment quand elles avaient dû déloger, sans gants blancs ni dentelles, des clandestins venus occuper la place de la République. A cette lâcheté d’Etat s’ajoute une lecture racialiste des situations conflictuelles.

Noir, Zecler a été immédiatement promu, par les esprits paresseux et les “mutins de Panurge” (Philippe Muray), comme le symbole d’un racisme systémique au cœur de la police, elle-même gangrénée par la suprématie blanche. Samedi, à Paris, ce sont des policiers blancs qui ont été lynchés à leur tour par des black blocks, ces nouveaux fascistes, au cours d’une Marche des libertés cornaquée par l’extrême gauche. Tout à son objectif de déstabiliser l’Etat en désarmant sa police, la gauche perdue voit l’affaire Zecler comme une aubaine. Mais pourquoi l’accompagner dans sa grossière “récup” ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 30 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le Covid enfièvre la bureaucratie déchaînée

A mesure que le Covid baisse en intensité, il enfièvre la bureaucratie déchaînée. Tout se passe comme si l’Etat-mamma, enivré de son autorité sanitaire et de son pouvoir sur les foules, refusait de rendre son tablier et sa trousse d’infirmerie. Emmanuel Macron, naguère promoteur de la “start-up nation”, mène cette absurde mobilisation étatique. Il se présente en père de la nation, sans craindre l’imposture. Mardi soir, le chef de l’Etat a ainsi distribué son calendrier en trois étapes, en se noyant dans des détails ubuesques. Il a déclaré, par exemple : “La reprise des cultes est permise, dans la stricte limite de 30 personnes“.

Une décision applicable dès samedi. Ce mercredi, appuyant cette annonce, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a précisé sur Europe 1 : “Il faut des règles claires, il faut avoir une jauge pour tout le monde, c’est clair“. Mais comment les dirigeants ne voient-ils pas l’absurdité de cette norme de 30 personnes ? Elle s’appliquera indifféremment à une chapelle et à une cathédrale. S’il fallait une démonstration du mal français, cette mesure irréfléchie parle d’elle-même. Oui, la machine étatique est devenue folle.

Le bon sens – vertu trop simple que méprisent les esprits sophistiqués – a quitté le pouvoir. La mainmise de la science sur la politique a éloigné celle-ci des réalités humaines. Mardi sur France-Info, un responsable de l’AP-HP, Rémi Salomon, a soutenu, répondant à une question sur le dîner de Noël : “Y faut pas manger avec papy et mamie (…) On coupe la buche en deux : ils vont manger dans la cuisine, et nous dans le salon“. Mardi, Macron a parlé de “fort recul” de l’épidémie, puis ensuite de “lente décrue”.

Mais il a néanmoins conclu : “Le retour à la normale n’est pas pour demain“. L’aberrante attestation de déplacement dérogatoire a été maintenue. Au lieu de raisonner sur les chiffres et sur les seuils à atteindre pour relâcher l’emprise sanitaire, le président a choisi d’arrêter autoritairement des dates et des étapes : 28 novembre, 15 décembre, 20 janvier. Cet esprit de système, indifférent aux faits, rend le pouvoir sourd et aveugle. “Nous avons sauvé des vies“, a redit Macron en se présentant en héros modeste. Mais son gouvernement a interdit de soigner avec l’hydroxychloroquine. Il pousse actuellement des gens ruinés vers le vide. Cela ne s’oubliera pas.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Question sur l’utilité réelle du confinement

Le confinement sert-il à quelque chose ? Mardi, Emmanuel Macron rendra très probablement sa politique responsable de la baisse des contaminations, des réanimations, des morts du Covid. Cette énième prise de parole présidentielle sera l’occasion, pour le chef de l’Etat, de mettre à nouveau en scène son autorité, protectrice et éclairée. Pourtant, il serait temps de s’interroger sur cette “théâtralisation de la parole présidentielle”, ainsi décrite ce lundi, sur RTL, par le maire (LR) de Cannes, David Lisnard. N’en déplaise à ceux qui croient voir des complotistes chez ceux qui mettent en doute la dramaturgie sanitaire cautionnée par l’Etat et sa presse, des questions s’accumulent sur l’exactitude des faits. Les perroquets du catastrophisme moquent ceux qui accordent du crédit aux “rassuristes” : leur auditoire serait composé, disent les affligés face à la piétaille, de demeurés prêts à croire aux miracles et aux gourous. En réalité, les “fake news”, les “post-vérités”, les “récits alternatifs” et les croyances dans une science sacralisée sont chez les faiseurs de peurs et les valets des puissants. Ces propagandistes empruntent les méthodes – mensonges, intimidations, excommunications- qu’appliquent toutes les démarches totalitaires.

De plus en plus de scientifiques et d’observateurs soutiennent que la deuxième vague serait déjà passée. Elle ressemblerait d’ailleurs davantage à un traditionnel épisode saisonnier, perdant en intensité au fil du temps. Les analyses des eaux usées par les pompiers auraient révélé ce fait dès avant le début du deuxième confinement : une observation identique à Paris et à Marseille, par exemple. D’où la question qui se pose de l’utilité réelle de cette mesure coercitive, ardemment défendue par Olivier Véran, le ministre de la Santé. Or le sanitairement correct est encore tel, actuellement, qu’il est difficile d’avoir accès à un contre-discours, sinon en naviguant avec prudence sur les réseaux sociaux.

L’autre jour, Véran a reconnu l’aggravation des cas de dégradations dans la santé mentale des gens, sans pour autant vouloir sortir de son tout-sanitaire, anachronique et brutal. Les aides alimentaires seraient en hausse de 30%, tandis que les suicides de petits commerçants deviennent des tragédies ordinaires. Il y a, au sommet de l’Etat, quelque chose qui ne tourne plus rond dans l’approche des réalités sanitaires. Macron acceptera-t-il, mardi, de redescendre sur terre ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 23 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La macrocrature, une menace pour les libertés

Plus les libertés sont attaquées par le Pouvoir, plus il jure les défendre. Ce mercredi, sur Europe 1, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a dit : “On n’a pas le droit d’interdire quelque chose (…) La France est un pays de liberté. Liberté, Liberté, Liberté chérie !“. Lundi, dans un entretien à la revue en ligne Le Grand Continent, Emmanuel Macron a assuré : “Le combat de notre génération en Europe, se sera un combat pour nos libertés“. Parce qu’elles sont en train de basculer”. On ne saurait mieux dire. Mais qui, sinon le chef de l’Etat en premier, est en train de mettre le pays sous l’étouffoir ? Jamais une démocratie libérale n’a été soumise à de telles intrusions étatiques. Les lois d’exception s’ajoutent aux couvre-feux et aux états d’urgence, aux prétextes de lutter contre le terrorisme ou le Covid-19.

Les libertés élémentaires d’instruire les enfants, d’aller et venir ou de se rassembler pour pratiquer un culte sont mises sous surveillance. Une journaliste de l’émission Quotidien, dirigée par Yann Barthès, a cru bien faire dans un reportage en s’étonnant, devant la police présente sur place, qu’elle n’intervienne pas pour sanctionner des catholiques, rassemblés pour prier devant le parvis de leur église interdite d’accés. Le sanitairement correct produit, comme prévu, les mêmes dénonciateurs que le politiquement correct.

En réalité, pour la macronie, les libertés ne vont pas de soi. Légitime est la méfiance actuelle à propos de la proposition de loi “sécurité globale” qui, mal ficelée, entend réglementer la diffusion d’images identifiant des forces de l’ordre. La majorité a toujours eu dans l’idée, au nom d’une chasse aux “fake news” et aux “propos haineux”, de mettre les réseaux sociaux sous la menace de la censure. Ce mercredi, sur RTL, Eric Dupont-Moretti a déclaré : “J’entends que tous ceux qui diffusent la haine soient immédiatement déférés devant la justice”. De fait, le projet de loi sur le séparatisme islamiste – qui s’intitule en fait “projet de loi confortant les principes républicains” (Le Figaro, ce mercredi) – contient ce type de comparution immédiate.

Or la loi Avia, qui prévoyait déjà de sanctionner le propos haineux, a été retoquée par le Conseil constitutionnel. Il est piquant d’observer le garde des Sceaux se poser en parangon de la bienveillance, alors qu’il revendique une constante agressivité contre ceux qui le critiquent. C’est lui qui, vendredi au Parisien, a déclaré : « Marine le Pen incarne tout ce que je déteste“. Sachant que la haine n’est jamais qu’une détestation exacerbée, Dupont-Moretti serait plus inspiré en donnant l’exemple de la mesure et de la sérénité. Oui, la macrocrature est un clan sectaire qui menace les libertés.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pourquoi il faut voir le film Hold-Up, par Ivan Rioufol

Parce que le clergé médiatique a lancé une fatwa contre Hold-Up, il faut regarder ce documentaire “citoyen”. Il faut entendre son discours dissonant, ne serait-ce que pour protéger la liberté d’expression des censures qui s’exercent sur le film. Ce travail journalistique a des défauts, à commencer par sa longueur (2h46) et des légèretés dans l’interprétation totalitaire du projet mondialiste du “great reset” (grande réinitialisation). Votre serviteur est accusé au passage, avec Laurent Joffrin, d’avoir “enterré” un propos du professeur Luc Montagnié, prix Nobel de médecine en 2008. Le 17 avril 2020 (et non le 12 février comme il est noté), Montagnié avait soutenu devant nous, sur le plateau de CNews, que le virus SarsCoV-2 avait été fabriqué dans un laboratoire de Wu Han (Chine) à partir du virus du sida (VIH). Cette révélation avait été démentie par le monde scientifique.

Je remarque que cette hypothèse d’un virus fabriqué est à nouveau évoquée par d’autres. Quoi qu’il en soit, ceux qui accusent Hold-Up de “complotisme” n’ont jamais dénoncé les mensonges d’Etat ni les propagandes médiatiques. Ces désinformations sont à la source de ce film, qui brise un consensus. Son réalisateur, Pierre Barnérias, explique avoir voulu “répondre à une carence d’information et ouvrir un débat”. Le succès “underground” rencontré lui donne raison.

Hold-Up est le dénonciateur d’une pensée officielle hégémonique. Le grand tort de ce documentaire, aux yeux des gardes chiourmes de l’Ordre sanitaire, est de s’en prendre à la politique de la peur, installée par le gouvernement depuis le début de la pandémie. Nombreux sont les témoins de qualité qui, dans la première partie, dénoncent notamment l’acharnement du ministre de la Santé, Oliver Véran, à imposer ses certitudes en un domaine qui aurait mérité des concertations.

Le professeur Didier Raoult, qui n’apparaît pas lui-même, est souvent cité en exemple. Est rappelé aussi le scandale de l’étude bidonnée du Lancet, qui avait démoli l’hydroxychloroquine avant que la prestigieuse revue ne reconnaisse sa faute. Reste la question, à ce jour sans réponse, de savoir qui a été à l’origine de cette “fake news” avalisée par les médias. Dans la seconde partie, l’évocation de manoeuvres visant à constituer un gouvernement mondial dans le but d’asservir le peuple “inutile” pêche par trop de facilités dans l’argumentation. En deux minutes, la sociologue Monique Pinçon-Charlot ébranle l’ouvrage quand elle parle d’un “holocauste” visant à “éliminer la plus pauvre de l’humanité, dont les riches n’ont plus besoin”. Mais les citoyens sont assez grands pour exercer leur propre jugement. C’est bien cet esprit critique que le Système cherche à faire taire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Joe Biden, promu par le Système mondialiste, par Ivan Rioufol

Samedi, les médias américains ont nommé d’autorité Joe Biden nouveau président des Etats-Unis. L’intronisation a été immédiatement avalisée par la plupart des grands de ce monde, dont Emmanuel Macron. Vladimir Poutine est resté silencieux, ainsi que la Chine. Alors que cette proclamation revient constitutionnellement aux 538 grands électeurs, qui auront à se prononcer le 14 décembre, le Système en péril s’est empressé de se déclarer gagnant à travers son candidat. Les militants du mondialisme et des minorités actives ont refusé d’attendre les résultats des recours judiciaires engagés par Donald Trump et ses avocats. Leur précipitation à vouloir balayer les soupçons de fraudes – qui devront bien sûr être prouvés par le président sortant – est un mépris pour la démocratie. L’Etat de droit est une valeur flexible pour la caste journalistique, le show-biz et l’oligarchie qui les soutient. En 2000, Al Gore avait été pareillement promu président durant 36 jours, avant que les décomptes en Floride ne fassent apparaître la victoire sur un fil de George W. Bush. Samedi, certaines chaînes de télévision américaines ont été jusqu’à interrompre une prise de parole de Trump au prétexte que ses propos n’étaient pas conformes à leur éthique.
Cette censure, ajoutée à ce coup de force médiatique, donnent une idée des méthodes despotiques du camp du Bien. Faudra-t-il supporter à nouveau son terrorisme intellectuel ?

Biden est assurément un homme respectable et posé. Mais ses thuriféraires, qui le présentent comme la Vertu terrassant le Mal, font renaître un manichéisme imbécile. Si le Système parvenait à ses fins, en éliminant celui dont il avait juré la perte depuis quatre ans, sa victoire serait à la Pyrrhus. En effet, le mondialisme est désormais sérieusement ébranlé par la renaissance des peuples et des nations. Si Biden recueille actuellement 75 millions de voix, Trump en aligne 71 millions. Il a amélioré son score de 8 millions, en dépit d’un feu nourri d’intimidations, de critiques, de lynchages, de désinformations portés par des médias quasi-unanimement déchaînés contre lui et son électorat. Le trumpisme est une doctrine qui s’annonce davantage inspirante que le vieux progressisme de Biden. Celui-ci traine, derrière son centrisme aimable, une gauche radicalisée et un néo-gauchisme identitaire violent, ayant leurs succursales en France (1). Samedi, les Frères musulmans, promoteurs du nazislamisme, ont dit “apprécier la victoire de Joe Biden” en l’invitant à “reconsidérer la politique américaine”. Les antifas, ces néofascistes qui prétendent lutter contre un fascisme fantasmé, ne cachent pas leur soutien au couple Biden-Harris. Comme je viens d’en faire encore l’expérience ce lundi matin, il suffit de taper sur internet : antifa.com, pour accéder directement au site officiel du vainqueur des médias…

(1) Pierre-André Taguieff, L’imposture décoloniale, L’Observatoire

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Au secours de la France : “N’ayez pas peur !”, par Ivan Rioufol

Les technocrates et les idéologues sont les destructeurs de la France. Ce sont eux qui doivent être mis publiquement en accusation. Les premiers sont en train de transformer la nation en prison de la Santé, à cause de leur incapacité à gérer le système hospitalier face au Covid-19. Les seconds, parce qu’ils ont ridiculisé la patrie et culpabilisé le peuple, sont en train de livrer un pays sans âme et désarmé aux conquérants islamistes. La peur est l’instrument que se partagent ces démolisseurs démoniaques. Les gens sont terrorisés par un virus dont Emmanuel Macron a dit qu’il pourrait tuer jusqu’à 400.000 personnes !

Déjà, en mars, les fanatiques de l’apocalypse sanitaire avaient prévu jusqu’à 500.000 morts pour la première vague : elle s’est soldée par 33.000 décès. Au prétexte de “protéger les vivants” (Edouard Philippe, en mai), le pouvoir a transformé les citoyens en une masse peureuse, prête à solder sa liberté pour sa sécurité. Cette perte du courage est une aubaine pour les égorgeurs, bras armés d’un islam enragé. Ce lundi matin, c’est la trouille au ventre que de nombreux professeurs s’apprêtaient à proposer une minute de silence dans leurs classes, après la décapitation de Samuel Paty. Ces humiliations font honte à la France.

Notre civilisation ne peut se reconnaître dans ces abandons, ces lâchetés. Jamais l’impératif de Jésus, repris par Jean-Paul II en 1978, n’a été aussi nécessaire : “N’ayez pas peur !“. “Dieu vomit les tièdes !“, écrit également Jean. Ces rappels nous obligent au secours de la France. Vieille nation chrétienne et littéraire, elle est méprisée dans son passé quand le gouvernement, pris d’une frénésie tyrannique, classe le livre en produit “non essentiel”, tout en interdisant les messes.

La fermeture des libraires et la suspension des cultes sont des actes obscurantistes : la norme hygiéniste considère désormais les nourritures intellectuelles ou spirituelles comme accessoires à la survie. Dimanche soir, sur TF1, Jean Castex a semblé avoir mesuré, parlant de l’islam, les dangers représentés par les idéologues, fossoyeurs de la nation : “Je veux dénoncer ici toutes les compromissions qu’il y a eu pendant trop d’années, les justifications à cet islam radical : nous devrions nous auto-flageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore (…)“. Mais le premier ministre reste le symbole le plus abouti du technocrate coupé de la vie des gens et des réalités. Il fait partie du problème.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Covid-19 : les Français ne sont pas coupables

Une tribune d’Ivan Rioufol publiée le 28 octobre 2020, juste avant la prise de parole d’Emmanuel Macron.

Non, les Français ne sont pas responsables de l’épidémie de Covid-19. Ils n’ont pas à être punis de n’avoir pas été sages cet été. La deuxième vague, annoncée depuis des mois par le discours catastrophiste, donne enfin raison à Olivier Véran, ministre de la Santé. Selon les projections, cette flambée saisonnière semble sérieuse. Pour autant, il est insupportable d’infantiliser les citoyens en les déclarant coupables. C’est ce raisonnement que devrait tenir, ce mercredi soir, Emmanuel Macron en annonçant d’autres interdits.

Un nouveau confinement est plausible. Or ces mesures liberticides sont prises pour palier les faiblesses du système hospitalier, présenté comme exemplaire. La France est, avec le Danemark, le pays qui dépense le plus pour l’hôpital (4,1% du PIB). Non seulement les soignants sont parmi les plus mal payés, mais des lits de réanimation manquent encore, tandis que les médecins sont en nombre très insuffisant, à cause d’un numerus clausus irréaliste. De surcroît, il apparaît que le gouvernement n’a pas su développer la généralisation des tests auprès des personnes à risque, sachant que 50% des personnes décédées ont plus de 85 ans et que 65% des victimes sont atteintes de comorbidités. Le centralisme technocratique et l’incompétence des dirigeants sont les fautifs.

Ce despotisme hygiéniste est un danger pour l’économie, autant que pour la démocratie. Au louable prétexte de sauver des vies (mais 99,5% des contaminés s’en sortent) l’Etat macronien est en train d’abîmer gravement le pays. L’école, l’entreprise, la culture sont les cibles d’une absurde logique sanitaire : elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez. L’Elysée, ce lieu où tout se décide autoritairement, semble être sous l’unique influence des médecins et des scientifiques. Les économistes et les philosophes seraient à écouter davantage, pour mettre en garde le président contre les refus du risque et de la mort. Ces rejets puérils sont des poisons plus mortels que le Covid. Dans l’immédiat, les plus fragiles économiquement et socialement sont les vraies victimes de cette politique faussement humaniste, authentiquement frileuse.

Rien n’est plus contestable, en fait, que les choix de l’Etat jacobin, qui persiste à se croire détenteur de la bonne solution. Celle-ci passe par la responsabilisation des gens et par l’acceptation de la maladie. Il est d’ailleurs irresponsable de la part des autorités sanitaires de faire obstacle à l’usage de l’hydroxychloroquine, qui n’aurait pas l’heur de plaire à Véran. En son temps, Jean-Paul Sartre préconisait “l’intrusion des masses dans la vie politique”. Il est urgent de sauver la France des Diafoirus qui la tuent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 28 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les vrais complices du bourreau de Samuel Paty, par Ivan Rioufol

Nombreux sont les complices, en haut lieu, du bourreau de Samuel Paty. La guerre contre l’islam radical, que dit vouloir mener le gouvernement, ne doit pas faire oublier les traîtrises et les capitulations du système politique, soutenu depuis trente ans par une presse majoritairement aveuglée par l’idéologie diversitaire. La décapitation du professeur d’histoire-géo ne peut se résumer en une mise en cause des réseaux sociaux, comme le soutient une macronie toujours en quête de censures et d’ “hygiène républicaine”. Cette dernière expression, que allie le traqueur de Covid au laveur de cerveau, a été employée lundi par Gérald Darmanin (Europe 1) pour critiquer les positions de Marine Le Pen. Le ministre de l’Intérieur a également laissé comprendre, dans un autre entretien, que la menace n’était pas seulement islamiste mais liée au “suprémacisme blanc”.

En réalité, le vrai danger est enkysté au cœur d’une République culpabilisée et prête à tous les accommodements pour prix d’une préservation de la paix civile. C’est l’Etat démissionnaire qui a fait de Samuel Paty une cible, lâchée par sa hiérarchie et une partie de ses collègues. “L’Education nationale est le temple des lâchetés” a soutenu, ce mercredi sur RTL l’enseignante Fatiha Agag-Boudjahlat.

L’heure des comptes a sonné. Dans l’inventaire des compromissions, la gauche vient en première place, même si la droite s’est aussi aplatie. C’est le parti socialiste qui, en 2012, à théorisé la préférence immigrée et l’abandon de l’électorat du “petit blanc” : le rapport Terra Nova, think tank du PS, a encouragé un rapprochement avec les jeunes, les femmes et l’électorat des cités. Cette même année, le Haut Conseil à l’intégration a été supprimé au prétexte que Jean-Marc Ayrault, premier ministre, lui reprochait “la mise en avant d’un modèle de Français auquel tout le monde doit se soumettre”. L’Observatoire de la laïcité, qui lui a succédé, s’est déconsidéré depuis dans son approche multiculturelle et islamistophile. En 2013, le rapport Tuot, remis à Matignon, enterrait le processus d’intégration au profit d’une “inclusion” laissant les minorités à leurs règles.

Ce document est l’exemple du déni des faits : il y est question d’un “prétendu communautarisme”, d’une “question musulmane (qui est) une pure invention”, d’un islam qui “ne génère pas le terrorisme”, et d’une ode à l’immigration non maîtrisée ! Ce clientélisme avachi a laissé se constituer des “terres d’islam” dans des cités soumises à la charia : elle ordonne de couper la tête au blasphémateur.

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Face à l’islam déchaîné, se réveiller ou mourir, par Ivan Rioufol

Se réveiller ou mourir. Cette fois, la France est arrivée au bout de son somnambulisme. La décapitation au couteau d’un professeur d’histoire-géographie, vendredi dans une rue d’Eragny (Val d’Oise) par un jeune réfugié tchétchène, est le résultat de trente ans de lâchetés collectives face à l’islam radical. L’aveuglement des sermonnaires a conduit à la mise en application de la charia (loi islamique) dans toute son horreur. C’est le Coran pris à la lettre qui permet, en effet, de couper la tête du blasphémateur, mais aussi d’égorger le Juif, le Chrétien, le mécréant. Samuel Paty, enseignant au collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), avait donné à étudier des caricatures de Mahomet, dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

Pour cette raison, des parents d’élèves musulmans avaient demandé à sa hiérarchie qu’il soit sanctionné. Les réseaux islamistes, appuyés par un imam fanatique, ont contribué à armer le bras du tueur, après avoir répandu une sorte de fatwa. Ce lundi sur Europe 1, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré : “Nous sommes en guerre”. Le 16 mars, Emmanuel Macron usait de la même expression contre le Covid-19. Mais cette fois, il s’agit pour la France de se battre, et non de se calfeutrer.

Face à la monstruosité de l’islam déchaîné, la République ne peut plus trembler, ni s’excuser encore de son passé ou de ses règles. Les bougies, les peluches, les petits cœurs et les “vous n’aurez pas ma haine” sont autant de signes de faiblesse qui n’ont plus leur place. Les manifestations n’ont plus guère de sens non plus. Surtout quand elles accueillent, comme hier à Paris, des mouvements qui ont choisi de flatter électoralement le communautarisme islamique. C’est sans vergogne que la France Insoumise, la Ligue des Droits de l’Homme, le Snes et biens d’autres organisations ont appelé à manifester comme le crime djihadiste.

Or ces traîtres étaient, le 10 novembre, dans les rues de Paris avec les islamistes pour dénoncer l’ “islamophobie”, ce permis de tuer qui est aussi la raison sociale du CCIF (collectif contre l’islamophobie en France), dont Darmanin souhaite la dissolution. L’Etat doit faire en sorte de chasser hors de France les adeptes de l’islamo-fascisme. Mais il appartient également aux Français de faire le procès des lâches et des “collabos” qui, à droite comme à gauche, ont progressivement cédé le pays aux minorités conquérantes, au nom de la repentance, du métissage, de l’excuse sociale et des droits de l’homme, cet allié du totalitarisme coranique. La nation, acculée, ne peut plus reculer.

Ivan Rioufol

Texte daté du 19 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le refus du risque rend la France apeurée, par Ivan Rioufol

Est-ce ainsi que les hommes vont vivre ? Le choix d’une société hygiéniste, imposé sans débat par Emmanuel Macron, est une alarmante régression démocratique. Mercredi soir, le chef de l’État a été jusqu’à recommander aux Français de “se laver les mains“. Au prétexte de sauver l’hôpital public, infecté par la bureaucratie, le pouvoir rabaisse les citoyens infantilisés au rang d’une chiourme à mater : tel est le sens qui peut être donné au couvre-feu (21 h -6 h), cette mesure policière répressive qui sera imposée dès samedi, pour au moins quatre semaines, en Île-de-France et dans d’autres métropoles. En fait, un autre séparatisme disloque la nation.

Ce divorce-là oppose, radicalement, la France d’en haut à celle d’en bas. Ce schisme n’est pas moins dangereux que le sécessionnisme politique qui pousse des cités islamisées à rompre avec la République. Dans les deux cas, l’État dévitalisé et apeuré est prêt aux prudences les plus irréalistes pour éviter les tempêtes.

Protéger la vie : l’argument est avantageusement avancé par le gouvernement pour justifier ses défensives face au virus ou aux guérillas urbaines. Cet apparent humanisme n’a pourtant pas empêché les députés de la majorité, dans la torpeur d’août, de voter pour l’interruption médicale de grossesse (IMG) à neuf mois, c’est-à-dire au terme de la naissance, en cas de “détresse psychosociale” de la mère. Les mêmes « progressistes » de LREM ont, comme la députée Albane Gaillot, crié “Victoire !” après le vote l’autre jour d’un allongement de l’IVG de 12 à 14 semaines. Dans Le Monde (7 octobre), Israël Nisand, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU de Strasbourg, a décrit ainsi l’acte médical qu’il réprouve : “À 14 semaines, le fœtus mesure 120 millimètres et la tête est ossifiée. Ce qui veut dire qu’il faut couper le fœtus en morceaux et écraser la tête pour le sortir du ventre.”
Ces gens qui exhibent leur grande bonté sont des monstres.

La France achèverait son déclin si elle devait devenir, sans résister, ce pays lâche et tremblant qui s’étend, sous la direction d’”élites” soucieuses de s’épargner trop d’ennuis. Subrepticement, la société verse dans la paranoïa quotidienne, au prétexte de ne prendre aucun risque.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pourquoi l’Etat a perdu la guerre des rues

L’Etat a perdu la guerre des rues. Pour avoir rendu les armes, il est la cible permanente de la contre-société qui s’est installée dans les cités d’immigration. Ce week-end, c’est le commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) qui a été pris d’assaut, dans la nuit de samedi à dimanche, par une quarantaine de voyous armés notamment de mortiers d’artifice. Les policiers, réfugiés dans leurs locaux, n’ont pas même tenté de riposter. Aucun renfort n’a été envoyé sur place pour faire cesser l’humiliation. Mercredi, à Herblay (Val-d’Oise), deux policiers ont été extraits de leur voiture banalisée par trois délinquants.

Roués de coups et désarmés, ils ont été tirés à vue par leurs agresseurs. L’une des victimes serait entre la vie et la mort. Dès 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait promis en juin “de nettoyer au Kärcher” la Cité des 4000 à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), avant de s’engager en octobre à “débarrasser de la racaille” la cité d’Argenteuil (Val d’Oise). Quinze ans plus tard, ce sont les enfants qui ont pris la relève. “Nous serons intraitables”, a encore déclaré ce lundi matin le premier ministre, Jean Castex…

Les mots sont devenus obscènes. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a assuré dimanche que “les petits caïds n’impressionnent personne“. Il veut interdire la vente publique de ces mortiers d’artifice, utilisés comme armes par destination. Mais il lui faudrait proscrire aussi, dès lors, les boules de pétanque ou les réfrigérateurs, quand ils sont projetés des étages pour tenter de tuer du flic. Sans parler des “voitures folles”. En réalité, l’Etat est débordé par une réalité qu’il a volontairement mésestimée.

Nous sommes en guerre“, avait cru bon de répéter, six fois, Emmanuel Macron, le 16 mars, en désignant le Covid-19 comme l’envahisseur devant qui les Français allaient devoir se soumettre. Or la vraie guerre est ailleurs. Elle est menée, de l’intérieur, contre la France et ses représentants. Jusqu’à présent, la “défense de la vie” (qui n’a pas empêché les députés “progressistes” de rallonger le délai d’IVG de 12 à 14 mois) a suffi pour mettre le pays à l’arrêt. Pareillement, le pouvoir est tétanisé à l’idée qu’un “jeune” pourrait être tué. Cet humanisme est présenté comme le summum d’une civilisation éclairée. Pourtant, il est en train de produire, outre des désastres psychologiques, une faillite économique et sociale et un déchainement barbare. Criminel angélisme.

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Covid: quand l’hygiénisme devient irrespirable, par Ivan Rioufol

L’ordre sanitaire technocratique, qui multiplie les interdits avec volupté, devient irrespirable. Enfermé dans sa logique hygiéniste, le gouvernement ne cesse d’alimenter un discours anxiogène et infantilisant. Or il est irresponsable, de la part des dirigeants, de maintenir plus longtemps la France dans une peur qui la paralyse. Mardi, le Covid-19 a causé la mort de 66 personnes. Un chiffre relativement constant depuis un mois. Dans ses pics, l’épidémie approchait les 1500 décès par jour.

Il n’y a donc pas, objectivement, de deuxième vague, en dépit de ce qu’affirment ceux qui attisent le trouillomètre et empêchent la vie de reprendre ses droits. Même si le professeur Didier Raoult a reconnu, mardi sur CNews, l’apparition d’un “variant” plus sévère que les autres, la panique n’a pas lieu d’être. Elle n’est entretenue qu’en raison de la faiblesse récurrente de l’hôpital public, qui manque toujours de lits de réanimation et de médecins. Ce problème de logistique et d’organisation est sérieux. Cependant il n’autorise pas Olivier Véran, ministre de la Santé, à jouer plus longtemps au tyranneau.

Donald Trump, sortant de sa brève hospitalisation d’après Covid, lundi, a tenu le discours qu’Emmanuel Macron devrait s’approprier : “Ne laissez pas le coronavirus vous dominer. N’ayez pas peur de lui, nous allons le battre (…) Sortez de chez vous, soyez prudents !”. Il est paradoxal que le mouvement présidentiel, La République en marche, soit celui qui incite à ne plus bouger, sinon en appliquant une liste frileuse de précautions décourageantes. L’immobilisation de la France durant le confinement va se payer d’un coût économique et social colossal, avec un endettement jamais atteint et un taux de chômage aux alentours de 10%.

Or il est criminel de vouloir maintenir ainsi le pays sous cloche, en pénalisant encore davantage les bistrotiers, restaurateurs, promoteurs de spectacles et d’autres encore. Lundi, l’élue marseillaise Samia Ghali a lancé l’initiative d’une création d’un Conseil scientifique marseillais. Il viendrait remplacer les “diktats” hors-sol de Paris et de sa bureaucratie. Cette révolte girondine est salutaire : il est grand temps que les citoyens s’émancipent de cet Etat tentaculaire et inefficace. Il empoisonne le pays, au prétexte de le soigner.

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Islam radical : le lent “réveil républicain”, par Ivan Rioufol

Faut-il croire au “réveil républicain” annoncé, vendredi, par Emmanuel Macron ? Reconnaissons au chef de l’Etat d’avoir mis fin, dans les mots, au somnambulisme d’Etat face à l’islam radical. “Force est de constater qu’il y a un islamisme radical qui conduit à nier les lois de la République, qui conduit à banaliser la violence (…)“, a déclaré le chef de l’Etat, en visite aux Mureaux (Yvelines). Certes, on pourra ergoter sur le pléonasme contenu dans le recours à l’expression d’un “islamisme radical”, qui semble vouloir déresponsabiliser l’islam de ses propres dérives. Cependant, il faut reconnaître à Macron de n’avoir pas reculé devant le procès en islamophobie et en racisme que ne manqueront pas de lui faire les tenants de cet islam politique et totalitaire, qu’il a choisi de dénoncer comme étant un “danger”.

Applaudissons donc à ce discours contre le “séparatisme islamiste”, clairement et uniquement focalisé contre la nouvelle “contre-société”, si souvent décrite ici. Récemment, un sondage Ifop a rappelé que 40% des Français musulmans et 75% des moins de 25 ans font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République.

Néanmoins, quand Macron prétend que “le chemin, c’est celui que je viens de tracer“, il s’approprie un diagnostic qui a été fait par d’autres depuis des décennies. L’audace dont il se flatte est toute relative. D’autant que les mesures qu’il préconise, et qui s’étaleront dans le temps, ne répondent pas à l’urgence de la menace. En réalité, si le chef de l’Etat a rompu le tabou d’un islam radical intouchable, il n’a pas osé remonter à la source de son implantation en France. La cause est à rechercher dans une constante immigration de peuplement et un abandon des exigences d’assimilation à la communauté nationale.

Quand Macron constate : “Nous avons nous-mêmes construit notre propre séparatisme“, en regrettant la participation de l’Etat à la ghettoisation des quartiers, il se laisse aller à la rituelle séance de culpabilisation face aux minorités. Cependant, les vrais responsables du séparatisme islamiste sont tous ceux, Macron compris, qui continuent à laisser venir une massive immigration musulmane appelée à devenir française par le droit du sol et de la nationalité automatique.

Le réveil républicain, dont s’enorgueillit Macron, n’a ouvert qu’un oeil…

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Trump, bête noire d’une gauche à la dérive, par Ivan Rioufol

Trump Président Mur

Les démocrates américains raffolent de la réplique de Joe Biden à Donald Trump : “Will you shut up, man !” (“Tu vas la fermer, mec !”). C’était cette nuit, lors de la première confrontation télévisée entre les deux candidats à la présidentielle. Rarement la vulgarité et l’insulte n’auront été portées, de part et d’autre, à une telle intensité. Il n’empêche : la riposte de Biden, comprise ce mercredi comme un heureux trait d’esprit par les anti-Trump, dit tout du sentiment de supériorité morale qui habite la gauche américaine. Ce fait n’est certes pas nouveau.

Son mépris pour l’adversaire avait déjà conduit Hillary Clinton, lors de la campagne de 2016, à qualifier de “déplorables” les supporters de Trump. Ce dernier a d’ailleurs déjà eu l’occasion de rappeler à ses électeurs : “Ils n’en ont pas après moi, mais après vous ». Toutefois, la radicalité du camp démocrate a pris le pas sur la mesure. Quand Trump dénonce le 4 juillet (discours au Mont Rushmore) le “totalitarisme” de ceux qui, notamment, “essaient de démolir les statues de nos fondateurs”, et quand il accuse “le nouveau fascisme d’extrême gauche qui exige une allégeance absolue“, il met le doigt sur une gauche orgueilleuse mais inquiétante dans ses intransigeances. Biden, qui laisse craquer le vernis, en est le représentant.

La presse, aveuglée par son anti-trumpisme pavlovien, ne semble pas s’inquiéter de la violence des coups portés par le camp progressiste contre ce que représentent les Etats-Unis dans leur histoire et leurs valeurs. La culpabilité blanche, brandie comme un étendard par les démocrates, porte en elle un nouveau racisme. Dans un entretien récent au Figaro, Joseph Bottum, professeur et essayiste américain, explique : “Je n’imagine pas qu’un professeur ayant une chaire à la Sorbonne soit forcé d’assister à des classes obligatoires organisées pour le corps professoral sur la “culpabilité blanche” et enseignées par des gens qui viennent à peine de finir le collège.

Mais c’est la réalité des université américaines”. La hargne est moins chez Trump que chez les fanatiques qui veulent faire table rase du vieux monde dont le candidat républicain s’est fait le porte-voix. En cela, et en dépit de ses outrances, la bête noire des démocrates pourrait bien être porté vers la victoire, par leur sectarisme et leur haine (voir mon blog précédent). Ce qui fait dire à Bottum : “Je vois potentiellement une guerre civile a feu doux éclater si Trump gagne cette élection ! (…) Ce ne sera pas le triomphe des républicains, mais celui du mal”. Les démocrates, devenus épurateurs éthiques et ethniques, sont le danger.

Ivan Rioufol

Texte daté du 30 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Menace islamiste – La France vulnérable doit fermer ses portes

S’il y a une guerre à mener en France, c’est contre l’islam politique. Une fois de plus, il a armé le bras d’un fanatique, Ali Hassan, qui a grièvement blessé au couperet deux personnes, vendredi à midi devant les anciens locaux de Charlie-Hebdo, à Paris. Le terroriste, venu du Pakistan, a expliqué avoir voulu se venger des caricatures de Mahomet, produites à nouveau par l’hebdomadaire à l’occasion du procès des attentats de janvier 2015, qui se déroule actuellement. L’islamiste, entré en France il y a trois ans sous le statut de mineur isolé, ignorait que la rédaction avait déménagé. La veille, le premier ministre, Jean Castex, avait déclaré sur France 2, parlant du Covid-19 contre lequel Emmanuel Macron avait dit précédemment, et à trois reprises, être “en guerre” : “Mon seul objectif c’est de vous protéger“.

En réalité, si le gouvernement sait multiplier les interdits et les obligations pour faire respecter son contestable ordre sanitaire et hygiéniste, il reste totalement inefficace face au totalitarisme islamique. Le chef de l’Etat devrait, vendredi 2 octobre, en dire plus sur sa riposte face à cet ennemi cruel, qui se pavane en pays conquis. La solution est simple dans son énoncé : cet islam-là n’a rien à faire en France. Les vrais responsables de cet énième attentat sont ceux qui, au cœur du pouvoir, laissent encore venir les sicaires et ceux qui les endoctrinent.

Manuel Valls a raison quand il déclare, dimanche dans Le Parisien : “Il faut clairement désigner l’islamisme comme l’ennemi et le défi de ce début de siècle“. Votre serviteur le répète depuis plus de vingt ans, sous les sifflets des traîtres à visage humain. Le salafisme et les frères musulmans, qui veulent la charia en France, n’y ont pas leur place. Cependant, il serait temps, également, de remonter à la source de cette islamisation importée, en asséchant les filières d’immigration de peuplement. Or ce sujet reste tabou chez les somnambules et ceux qui se réveillent. La France continue d’accueillir environ 400.000 immigrés par an. Ali Hassan, qui dit avoir 18 ans mais en paraît plus, fait partie de ces 40.000 mineurs inexpulsables. Ils coûteraient deux milliards d’euros par an à la collectivité.

La législation leur permet de faire valoir le regroupement familial pour leurs parents et leur fratrie. A Paris, ces “enfants des rues” seraient à l’origine de 60% des violences. L’islamisme continuera son extension tant que les lois d’accueil, socle de la doctrine de l’Union européenne qui impose ses normes, lui permettront de surjouer la victimisation. Lutter contre l’islamisme oblige préalablement la France à retrouver sa souveraineté législative afin de choisir ses invités. Il faut rompre avec la Cour européenne des droits de l’homme, qui a offert les clés aux squatters de la nation et à ses ennemis. Oui, la France vulnérable doit désormais fermer ses portes.

Ivan Rioufol

Texte daté du 28 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ce qui pousse Trump vers la victoire, par Ivan Rioufol

N’en déplaise à la basse-cour médiatique, qui lui est unanimement hostile, Donald Trump est de ces dirigeants qui ont le mieux compris leur époque. Il est dans le sens de l’histoire, qui oppose les déracinés aux enracinés. C’est ce que la gauche américaine ne veut pas comprendre. A ce titre, il pourrait être réélu le 3 novembre, en dépit des prédictions inverses. La condescendance des hommes politiques français à son égard est un conformisme, repris dernièrement par Nicolas Sarkozy. Il est vrai que le président américain a bien des défauts. Mais il a des idées claires sur les enjeux de son mandat. “Je fais la politique du XXI e siècle”, avait-il déclaré en septembre 2019. “L’avenir n’appartient pas aux mondialistes, l’avenir appartient aux patriotes”.

Plus que jamais, c’est cette vision qui s’impose. Jamais l’universalisme n’a été autant décrié. Jamais le souverainisme n’a été autant loué. La prochaine élection présidentielle française se jouera sur ce terrain. Il est arpenté par Trump depuis son élection en 2016. “Nous demandons un grand réveil des nations”, avait-il déclaré en septembre 2017 devant l’ONU. En juillet 2017, à Varsovie, il avait ajouté : “Si nous n’oublions pas qui nous sommes, nous ne pourrons pas être vaincus”. En France, la victoire en 2022 ira au candidat qui saura parler de la sorte.

Il est d’ailleurs plaisant d’observer la constance avec laquelle les détracteurs de Trump se mettent le doigt dans l’oeil. C’est à peine si les médias ont rappelé son rôle dans l’historique accord de normalisation conclu entre Israël, les Emirats arabes Unis et Bahreïn. L’événement a eu lieu le 15 septembre à la Maison Blanche. Ce rapprochement, qui scelle la défaite des Palestiniens, a été tacitement avalisé par l’Arabie saoudite, dont le prince héritier a promis de rompre avec le wahhabisme.

D’autres nations arabes sunnites pourraient s’y joindre. Or cette pacification, destinée à isoler l’Iran chiite, doit autant à la persévérance de Benyamin Netanyahou qu’au président américain. Il faut relire les augures de ceux qui annonçaient le soulèvement de la rue arabe, après la décision de Trump, en décembre 2017, de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’y installer l’ambassade américaine. “Décision regrettable”, avait commenté Emmanuel Macron. Le choix du président français de rester l’interlocuteur de l’Iran des ayatollahs et du Hezbollah terroriste isole désormais la France dans le monde sunnite. Sale temps pour les donneurs de leçons.

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’inutile acharnement de Véran contre Raoult

Les fabricants de peur détestent le professeur Didier Raoult. Il les rend hystériques. Cela fait des mois que le scientifique assure, en effet, que l’épidémie de coronavirus n’est pas si mortelle. Il l’a redit ce lundi matin sur CNews, interrogé par Laurence Ferrari : “Ca sert à rien de s’affoler (…) La mortalité de cette maladie n’a rien de terrifiant (…)“. Pour lui, les chiffres des décès causés par le virus ne seront pas significatifs sur l’ensemble de l’année 2020. Il parle également de “délire sur l’hydroxychloroquine“, interdite aux médecins depuis mai. Selon lui, elle “diminue la mortalité de 50%“.

Déjà, le 19 août, le médecin marseillais avait tenu des propos similaires. Mais cette fois, Raoult n’est plus seul. Vendredi, dans Le Parisien, 35 chercheurs, universitaires et médecins ont appelé “les autorités politiques et sanitaires françaises à cesser d’insuffler la peur à travers une communication anxiogène qui exagère systématiquement les dangers (…)“. Ils ont dénoncé également la décision du ministère de la Santé de “suspendre leur liberté de prescrire les médicaments autorisés de leur choix“. Samedi, dans Le Figaro, des médecins de la région marseillaise ont apporté leur soutien à celui que des fanatiques, parfois liés à des intérêts pharmaceutiques, présentent comme un “gourou” ou un “charlatan” appuyé par “l’extrême droite”.

Olivier Véran est, depuis le début, en première ligne dans cette cabale qui a atteint l’irrationnel. Dans ce bras de fer, la science n’est qu’un prétexte. En réalité, le ministre de la Santé s’emploie à vouloir défendre un Ordre sanitaire qui répond davantage “au désir des politiques d’avoir un rôle” (Raoult, ce matin) qu’à des dangers réels.

Dès le 3 mai, Véran reprochait au médecin de “n’être pas très responsable“, en niant l’existence d’une deuxième vague. Or celle-ci, annoncée tout l’été, n’est toujours pas là. Début septembre, le ministre promettait pour dans quinze jours “une augmentation des cas graves de coronavirus“, tandis que le Conseil scientifique évoquait le 10 septembre “une circulation inquiétante du virus“. Ces discours alarmistes sont ceux d’un pouvoir qui prend goût à infantiliser les citoyens, en leur imposant des pénitences. Récemment, Véran a reproché à Raoult d’avoir dit “des trucs qui étaient faux“, sans s’interroger sur ses propres mensonges initiaux sur l’utilité des masques ou la véracité de l’étude bidonnée du Lancet démolissant le protocole Raoult. Ce matin le professeur a laissé poindre son agacement à être traité par le ministre “comme un vilain petit canard“. L’acharnement de Véran contre Raoult fera forcement une victime parmi les deux adversaires. Or Véran devrait se méfier : le vent tourne, les yeux s’ouvrent. Et les faits sont têtus.

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol