Trappes : ce que dit la réélection d’Ali Rabeh, par Ivan Rioufol

Ali Rabeh

Ali Rabeh, dont l’élection avait été invalidée par le Conseil d’Etat en juin pour pratiques illégales, a regagné dimanche la mairie de Trappes (Yvelines). Ce proche de Benoît Hamon et de son mouvement Génération.s, a emporté le scrutin au premier tour avec 58,36% des voix, contre 34,89% à son adversaire, Othman Nasrou, soutenu par Valérie Pécresse (LR) et l’ancien maire (PS) de la ville, Guy Malandain. La participation a été de 41,59%, au lieu de 34,1% en 2020. Commentant sa victoire, Rabeh a dénoncé une « droite zemmourisée et clientéliste ». Rabeh s’était notamment fait connaître pour sa véhémence contre un professeur de Trappes, Didier Lemaire, qui avait alerté sur l’islamisation de la commune, « l’une des toutes premières pépinières djihadistes d’Europe ».

Dans une « lettre aux enseignants », Lemaire avait écrit, après la décapitation du professeur d’histoire Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) : « Professeur de philosophie à Trappes depuis vingt ans, j’ai été le témoin de l’emprise communautaire toujours plus forte sur les consciences et sur les corps. L’année de mon arrivée au lycée, la synagogue de Trappes brûlait, et les familles juives étaient contraintes de partir (…) Il y a actuellement à Trappes et dans le département 400 fichés S de catégorie « radicalisation » qui se promènent librement, sans compter les fichés pour terrorisme ».

Jean-Luc Mélenchon a salué le succès de Rabeh, tout comme Julien Bayou, le patron des écologistes. Nadia Hai, ministre déléguée à la ville, a adressé au vainqueur ses « félicitations républicaines ». La satisfaction de l’extrême gauche n’a rien pour surprendre : cela fait longtemps qu’elle flatte les « quartiers populaires » rendus invivables aux prolétaires de naguère. L’angélisme de ce membre du gouvernement répond aussi à une réticence du pouvoir à être trop lucide sur le séparatisme qu’il dit combattre. La « créolisation » défendue par Mélenchon permet de louanger la « diversité » en fermant les yeux sur l’offensive islamiste qui se dissimule derrière la société multiculturelle ainsi promue. L’échec de la curieuse alliance locale entre LR et PS illustre la dynamique que peut rencontrer un discours agressif et revanchard comme celui de ce maire franco-marocain.

Il se réclame de la République pour ne pas avoir à rappeler ce qu’est la France. Et désignant comme ennemie la « droite zemmourisée » plutôt que l’idéologie islamiste et conquérante, cet élu avalise un déni qui fait le jeu de l’islam politique. Ce faisant, il replace le débat dans sa dimension civilisationnelle.

La France peut disparaître sous la poussée démographique de populations immigrées qui entendent écrire une nouvelle histoire, liée à leur culture. Trappes est une alerte de plus. Elle force à choisir son camp.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 octobre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le mur de Pantin signe l’échec sécuritaire, par Ivan Rioufol

mur de Pantin

Un mur sépare, depuis vendredi, Paris du département de la Seine-Saint-Denis. La symbolique de cette coupure géographique et sociale, censée isoler des consommateurs de cracks, dit tout de l’impuissance de l’Etat à imposer une sécurité élémentaire. Certes, il ne s’agit pas, comme en Israël il y a vingt ans, de protéger la ville d’assauts venus de terroristes islamistes. Mais c’est bien une barrière de séparation, une clôture de sécurité, qui a été érigée en urgence par la préfecture de police de Paris. Ce mur de la honte a été construit sur la commune de Pantin (Seine-Saint-Denis) afin de boucher l’entrée et la sortie d’un tunnel reliant la ville à Paris. Ce choix a été imposé par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, après sa décision d’évacuer, une nouvelle fois, les consommateurs de crack qui s’étaient installés, à Paris, dans le quartier Riquet-Stalingrad et plus particulièrement aux alentours des jardins d’Eole (XVIII e arrondissement).

Il y a deux ans, ces mêmes toxicomanes avaient été délogés de la porte de la Chapelle, sous la pression d’habitants excédés. Cette fois, ce sont les riverains de Pantin et de la porte de la Villette qui se trouvent mis devant le fait accompli. Cette décision illustre le mépris que porte le pouvoir à la vie des gens ordinaires.

Ce lundi, sur RTL, le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a présenté ce mur comme « une mesure transitoire qui ne satisfait personne ». Il a annoncé « réfléchir à des solutions pérennes » afin de protéger la population de la violence des « crackeux ». En attendant, la réalité est bien celle d’une incapacité des dirigeants, nationaux ou municipaux, à apporter des solutions de bon sens à ces installations de drogués, jeunes déracinés relégués aux portes de Paris. Anne Hidalgo, la maire de Paris, a fait preuve d’irresponsabilité en 2015 en souhaitant la bienvenue aux clandestins rejetés notamment par l’Allemagne.

C’est elle qui a laissé s’enkyster dans les rues des sans-abris et des drogués. Sa politique démagogique d’ouverture de salles de shoot est aberrante alors qu’il faudrait des centres de désintoxication. L’Etat démontre pour sa part que sa nouvelle idéologie hygiéniste, qui impose un ordre sanitaire apparemment implacable, feint une autorité qu’il n’a pas. Il y a vingt ans, les belles âmes s’étouffaient d’indignation devant le choix d’Israël de se protéger du Hamas par des murs. Les mêmes n’avaient pas de mots assez durs contre Donald Trump et son mur séparant le Mexique des Etats-Unis. Le mur de Pantin, si bien nommé, est bien celui de pantins qui ont démissionné de leur mission.

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le passe sanitaire, une mascarade politique, par Ivan Rioufol

pass sanitaire manif

Qui croire, dans ce gouvernement cacophonique ? Dimanche, dans Le Parisien, Olivier Véran, ministre de la Santé, déclare à propos du Covid : « Nous avons des raisons d’espérer que le pire de la crise est passé (…) Les restrictions pourraient être allégées progressivement ». On comprend que l’obligation du passe sanitaire pourrait être levée rapidement, en tout cas dans les zones où le virus circule peu. Toutefois, ce lundi, selon France Info, le premier ministre Jean Castex préparerait un projet de loi pour proroger le passe au delà du 15 novembre. Le texte pourrait être présenté en conseil des ministres dès le 13 octobre, avec discussion parlementaire dans la foulée. Ces contradictions ajoutent à l’amateurisme qui se laisse souvent voir dans la conduite de la politique. Surtout, se confirme le désintérêt du pouvoir pour le respect des libertés. Présenté comme une mesure exceptionnelle et limitée dans le temps, le passe risque d’avoir pour vocation de s’installer dans les habitudes des Français, avec l’acquiescement du plus grand nombre, hélas. C’est d’ailleurs cette désolante apathie qui autorise la macronie à tirer sur la même ficelle. Or les libertés, malmenées par des événements, ne reviennent jamais dans leur intégrité initiale. Parce que la peur a été érigée en système, le gouvernement se sent autorisé à poursuivre la méthode. Il reste à espérer que le parlement saura, cette fois, être à la hauteur de la défense de la démocratie menacée par un biopouvoir de plus en plus despotique.

Cet été, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait annoncé un « tsunami » sanitaire : la déferlante n’est jamais venue. Fin août, la réanimatrice Lila Bouadma, membre du Conseil scientifique, avait assuré que la rentrée scolaire allait s’accompagner de « 50.000 contaminations d’enfants par jour » : rien de tel ne s’est produit. D’autres médecins viendront encore sur les plateaux des télévisions pour prédire d’autres catastrophes et prôner le maintien du passe, en dépit de son inefficacité. Le 6 septembre, le professeur Eric Caumes, infectiologue, l’admettait sur Europe 1 : « Le passe sanitaire n’est pas sanitaire ».

C’est, au mieux, un moyen de tordre le bras à ceux qui hésitent encore à se faire vacciner. Il est d’ailleurs faux de soutenir que les détenteurs de ce « passe privilège » ne seraient pas contaminants, puisque l’on sait désormais que les doubles vaccinés ne sont protégés qu’à 50% et que le vaccin perd de son efficacité au bout de quelques mois. De surcroît, rien n’est plus simple que de frauder : les passes que l’on se passe font florès. Le maintien de cette mesure liberticide, qui m’interdit les cafés, les restaurants et les salles de spectacles, est une mascarade. Elle n’a d’autre but que de marquer une oppressante pression étatique. Dimanche, une initiative pro-passe et « Pour la paix citoyenne », lancée par le publiciste Frank Tapiro, s’est soldée par un fiasco, place du Trocadéro. Les anti-passes, eux, même s’ils s’essoufflent, sont toujours là.

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les soignants non vaccinés ne sont pas des pestiférés

soignant

« Individualistes », « égoïstes », « criminels » : les lyncheurs se bousculent pour disqualifier les soignants qui refusent de se faire vacciner contre le Covid-19. Ils avaient jusqu’à ce mercredi pour se plier à l’obligation décrétée par l’Etat. A compter de ce jour, les récalcitrants (environ 300.000) assument une suspension immédiate du contrat de travail et du salaire. Même si cette frange est minoritaire, son éviction risque de perturber la vie dans les hôpitaux et les Ehpad. Tous les médias, qui hier encore applaudissaient le dévouement du personnel soignant laissé seul au front, dénigrent unanimement ces protestataires.

Ils sont jugés coupables d’oser tenir tête à l’Ordre sanitaire et à ses certitudes, ses interdits, ses obligations. Personne ne semble s’étonner de la violence subie par des professionnels devenus, du jour au lendemain, des pestiférés par décision politique. « La liberté individuelle n’est pas celle de contaminer autrui », répète à l’envi le gouvernement et les habituels donneurs de leçons. L’argument pourrait s’entendre si ces soignants non vaccinés avaient été identifiés comme étant à la source des contaminations, et si la vaccination avait démontré sa totale efficacité. Or ce n’est pas le cas.

La propagande d’Etat conforte une société de plus en plus indifférente aux libertés. La nouvelle idéologie hygiéniste, qui produit des directives ministérielles à foison, se contente d’une vérité officielle qui ne correspond pas exactement aux faits. Plutôt que de hurler contre ces soignants, qui prennent le risque de plus toucher un euro, il serait préférable de les écouter. Leur défense de la liberté de se faire vacciner, dans un consentement libre et non faussé, peut s’entendre. Idem pour la libre disposition de leur corps. Leurs réserves sur ces nouveaux vaccins génétiques en phase expérimentale valent mieux que l’omerta officielle qui s’observe sur certains effets secondaires. Il ne devrait pas être interdit, non plus, de débattre de ces premiers pas dans la banalisation des manipulations génétiques, préalables à l’homme performant, voire au transhumanisme.

De surcroît, il est désormais admis que ces vaccins ARN, s’ils éloignent les formes les plus graves pour les sujets à risques, ont une efficacité relative. Le personnel soignant vacciné ne serait immunisé qu’à 50% et pourrait donc contaminer des patients. Les vaccins eux-mêmes seraient à la source de nouveaux variants qui s’adaptent au terrain. On sait désormais que l’immunité collective ne sera pas atteignable par la seule vaccination imposée. Bref, rien n’est plus révoltant, comme toujours, que de vouloir faire taire une parole qui dérange. C’est pourquoi il faut soutenir aussi ces soignants poursuivis par la férocité de la meute.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le procès oublié de l’islamisme et ses valets, par Ivan Rioufol

La France, terrorisée par un virus, est-elle armée pour faire face à l’islam qui tue ? Le procès des attentats du 13 novembre 2015 (130 morts, à Saint-Denis et Paris) s’est ouvert mercredi à Paris et durera neuf mois. Il racontera l’horreur de ce vendredi soir. Un commando de dix djihadistes, dépêchés par l’État islamique en Syrie, faucha à la kalachnikov des vies sur des terrasses de bistrots (Le Carillon, Le Petit Cambodge, À la bonne bière, La Belle Équipe, Cosa Nostra). Il transforma la salle de spectacle du Bataclan en un bain de sang (90 morts). Les victimes raconteront cette barbarie. Seul un survivant du commando, le « Français » Salah Abdeslam, se retrouve dans le box auprès de treize autres accusés subalternes. Mais ce tribunal ne pourra être, hélas, le Nuremberg du nazislamisme et de ses collabos : cette idéologie mortifère prospère toujours en certaines terres d’islam. L’angélisme occidental est son valet.

La République exhibe trop de faiblesses pour impressionner ces fanatiques. Ses priorités ouatées pour le bien-être, la santé, le vivre-ensemble laissent voir sa pusillanimité. Les plaques commémorant les attentats de 2015 ne disent rien de leur caractère islamiste. Il est aisé pourtant de voir d’autres témoignages, dans les rues de Paris, rappelant sans fausse pudeur les crimes de l’occupant nazi. Le « pas d’amalgame », qui dissocie avec raison les musulmans de l’islam terroriste, est un prétexte pour effacer le lien entre la guerre sainte et une lecture du Coran. « Ceci n’est pas l’islam », répètent perroquets et autruches. Or cette peur d’avoir à mettre en cause le dévoiement d’une religion est un renoncement à combattre le mal. Après la décapitation par un djihadiste du professeur Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), une seule école maternelle ose porter son nom.

La France craintive doit s’endurcir si elle veut résister à la pression islamiste, qui se rit de la mort. Continuer à combattre ce totalitarisme au Sahel est une chose utile.

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L’argent de Macron ne sauvera pas Marseille

macron marseille

L’Etat est dans un sale état. Emmanuel Macron aura du mal à démontrer le contraire, en se rendant au chevet de Marseille ce mercredi, pour trois jours. Il est plus simple d’instaurer l’Ordre sanitaire qu’un ordre sécuritaire. Les quartiers Nord de la ville, majoritairement musulmans, ont pris la mesure de l’effondrement de l’autorité publique. Certains d’entre eux se sont constitués en enclaves, protégées par des barrières, des herses, des contrôles aux entrées. Cette contre-société ne s’est assimilée qu’à la tradition du grand banditisme marseillais, en prenant à son tour le contrôle des trafics d’armes et de drogues. Macron n’est pas responsable de cette situation.

Mais les solutions qu’il compte apporter, en distribuant à nouveau des millions d’euros, ne régleront rien dans la durée. Tous les gouvernements successifs ont usé, en vain, de cette « politique de la ville ». Depuis 1989, plus de 100 milliards d’euros ont été déversés sur les banlieues d’immigration. Le dernier plan proposé par Jean-Louis Borloo en mai 2018 prévoyait une enveloppe de 45 milliards d’euros. Macron avait rejeté la méthode en expliquant : « Deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent l’un un rapport l’autre disant …Cela ne marche pas comme ça ». Il semble avoir changé d’avis…

Le mal dont souffre Marseille est profond. Déjà en 1938, la ville avait été placée sous tutelle de l’Etat, jusqu’à la Libération. Le grand banditisme et le clientélisme ont longtemps fonctionné en parallèle. La French Connection avait ses protections politiques, dans le milieu corse notamment. Demeure ici ou là chez des élus une médiocrité affairiste qui n’arrange pas la gestion de la cité. Mais c’est évidemment la nouvelle immigration musulmane massive, gangrénée par l’islam radical, qui bouleverse désormais l’équilibre de cette ville pauvre et attachante. Les musulmans y étaient 15.000 en 1954, 250.000 en 2011. Leur nombre a augmenté depuis, dans une dynamique démographique qui s’observe partout en France. La ville est coupée en deux. Elle n’est plus reliée, pour l’essentiel, que par le foot.

C’est cette fracture territoriale et identitaire qu’il s’agit de tenter de résorber. Or une pluie d’euros n’y suffira pas. Il faut certes redonner à l’école, à la police et à la justice les moyens d’assurer leurs missions. Mais si l’Etat veut prouver qu’il existe encore, il doit bloquer l’immigration de peuplement, affronter réellement les passeurs, les trafiquants, les dealeurs, les mafias, les imams complices. Dans un lettre publiée mardi, l’archevêque que Marseille, Mgr Jean-Marc Aveline, écrit : « Tous les moyens du monde ne sauraient suffire si les consciences ne se réveillent pas ». Cette attitude porte un nom : le courage.

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Intégration : comment fonctionne la désinformation

ensauvagement racailles

La fabrique du mensonge commence à être dévoilée. Voici plus de trente ans que des idéologues affirment, au nom de la Science, que la France n’est pas un pays d’immigration massive et que l’intégration fonctionne. Cette fois, c’est l’Institut national d’études démographiques (Ined) qui est accusé, par un socio-démographe du CNRS, d’avoir manipulé des données à des fins de désinformation sur le processus d’adhésion à la culture française. Selon un article scientifique publié en avril 2019 sous l’égide de l’Ined, les prénoms les plus fréquents chez les petits-fils d’immigrés du Maghreb seraient Yanis et Nicolas. Cette révélation, surprenante pour l’observateur du quotidien, avait été largement reprise par les médias, ravis de corriger des « idées reçues » sur le repliement culturel des populations musulmanes.

Le Monde en avait donné un résumé dans un article intitulé : « Quand l’intégration se lit dans les prénoms des petits-enfants d’immigrés ». On pouvait lire : « Leurs grands-parents s’appelaient Farid, Ahmed et Rachid, Fatima, Fatiha et Khadija. Leurs petits-enfants s’appellent désormais Yanis, Nicolas et Mehdi, Sarah, Inès et Lina ». Or, une relecture des données, effectuées par Jean-François Mignot, fait ressortir l’imposture : vérifications faites, les prénoms les plus fréquents chez les petits-fils d’immigrés du Maghreb sont Karim et Nassim. L’étude de Mignot est accessible ici-même. La démographe Michèle Tribalat y revient également sur son site. Cette fraude n’émeut personne.

L’auteur de la contre-expertise rappelle que pendant vingt mois, d’avril 2019 à décembre 2020, « les auteurs de l’Ined ont refusé de communiquer leur méthodologie et ils ont empêché la vérification de leurs résultats ». En réalité, Mignot démontre que les « Nicolas » effectivement répertoriés (qui portent le prénom d’un saint catholique associé à la Reconquista) sont des petits-fils de Pieds-Noirs, issus donc de l’ex-empire colonial d’Afrique du Nord. Il écrit : « Si les petites filles d’immigrés du Maghreb portent des prénoms relativement diversifiés, les petits-fils portent pour la plupart des prénoms « arabo-musulmans ».

Le Top 20 des prénoms les plus portés par les petits-fils d’immigrés du Maghreb ne comporte aucun prénom « français » ». Pour Mignot, les deux auteurs de l’étude falsifiée (les chercheurs Baptiste Coulmont et Patrick Simon) « ne savaient que trop, vraisemblablement, que leurs spectaculaires résultats étaient faux ou douteux ». Le lanceur d’alerte estime que Simon et l’Ined « ont d’ailleurs un passif en matière de manipulations statistiques ». Mignot présente Simon comme un chercheur-militant de la mouvance idéologique « décoloniale ». Reste à savoir si l’Ined reconnaîtra cette propagande mensongère. Mais qui croit encore aux manipulations idéologiques des Sciences sociales ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le salafisme en France, produit d’une lâcheté collective

Interdire le salafisme en France ? C’est ce que défend à son tour Xavier Bertrand, candidat déclaré à la présidence de la République. Ce lundi, sur Europe 1, le président des Hauts-de-France a précisé : « On ne peut interdire de penser, mais de pratiquer et de ne plus diffuser ces idées séparatistes. Il y a 90 à 100 mosquées salafistes en France. Qu’est-ce qu’on attend ? (…) ». Avant lui, dès 2016, Nathalie Kosciusko-Morizet, à droite, et Manuel Valls, à gauche, avaient avancé une même suggestion visant à sanctionner cette idéologie anti-occidentale. Il lui est reproché notamment de défendre la supériorité de la loi religieuse sur la loi de la République et de prôner la soumission de la femme. NKM avait proposé, pour asseoir légalement cette interdiction, de faire valoir une « dérive sectaire » de l’Islam et une « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ». Bertrand voudrait, lui, un référendum pour renforcer la place de la laïcité. En réalité, cette volonté récurrente de proscrire une pratique n’est guère réaliste : elle reviendrait à censurer le Coran, puisque le salafisme en est son expression littérale. C’est la sourate 33-33 qui ordonne aux femmes : « Restez dans vos foyers et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l’Islam ». C’est la sourate 4-34 qui, s’adressant aux hommes, décrète : « En ce qui concerne les femmes dont vous craignez qu’elles ne perturbent l’harmonie conjugale, réprimandez-les, ensuite bannissez-les dans des lits à part, et frappez-les ».

La question qui est à poser n’est pas : faut-il interdire le salafisme ? Mais : qu’est-ce qui a permis à cette idéologie répulsive de s’installer dans une partie de la communauté musulmane française ? Cet islamo-fascisme, est évidemment un danger pour l’Occident. Mais ce totalitarisme a conquis sans entraves, en une génération, une partie des cités. Il a profité pour cela du vide culturel et religieux créé par les dirigeants successifs et le système qui les a soutenus. Ce sont ces irresponsables qui ont des comptes à rendre. Aller à la source du salafisme ne fait pas seulement remonter au Coran et à ses sourates machistes et violentes.

Cette exploration oblige à se confronter aux idéologues de la diversité, de la repentance unilatérale, de la haine de soi. Ce sont ces lâches et ces traîtres qui ont désarmé la France et l’ont rendue vulnérable. Le salafisme ne sera jamais vaincu par ceux qui, comme NKL naguère, combattent aussi « la régression identitaire » et qui voient dans la défense de l’idée nationale, des racines chrétiennes et des frontières une ignominie. Le salafisme est le produit de la décadence de l’Occident et de la démission des « élites » françaises. On aimerait que le gouvernement exerce sa brutalité légale non contre ceux qui s’opposent au passe sanitaire mais contre les déconstructeurs de la nation, ces idiots utiles du salafisme.

Bertrand s’alarme aujourd’hui avec raison. Mais n’a-t-il pas lui même contribué à diaboliser ceux qui alertent depuis des décennies sur l’aveuglement face à l’islam politique ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 24 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pourquoi la politique sanitaire est critiquable, par Ivan Rioufol

Le plus commode, pour imposer un comportement, est de diaboliser le gêneur. Le procédé rudimentaire est appliqué, depuis le 12 juillet, par l’État hygiéniste et ses rabatteurs, unis pour promouvoir la nouvelle politique sanitaire et son laissez-passer. Les foules qui, depuis, protestent chaque samedi (et en plein mois d’août!) contre des libertés maltraitées sont réduites par le pouvoir à «un magma d’antivax, d’anti-sciences, d’anti-État» (Olivier Véran). Les insultes les plus basses sont reprises par le panurgisme médiatique et une intelligentsia incapable de cacher sa répugnance pour ce qui vient d’en bas. C’est pourtant Emmanuel Macron qui avait soutenu, le 29 avril: «Le passe sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français.» Le ministre de la Santé avait renchéri le 3 juin: «Je suis contre le passe sanitaire dans les restos (…). L’idée n’est pas de fliquer les gens.» Le crépuscule des «élites» les rend féroces.

La dépolitisation apparente de la stratégie gouvernementale, réduite par le chef de l’État à une sacralisation de la santé, est soutenue par les sondages. Cependant, cette nationalisation de la vie nue, qui serait à protéger coûte que coûte par l’État-mamma, peut aussi être vue comme une régression démocratique. La quête du risque zéro porte en elle une société de défiance et de repli, construite sur la paranoïa.

L’Autre, béatifié par le conformisme s’il s’agit de l’étranger à accueillir, devient un pestiféré quand le voisin est à surveiller et à dénoncer s’il n’est pas vacciné contre le Covid. «Liberté, égalité, fraternité» est une devise piétinée par ce passe sanitaire: il impose une ségrégation au paria qui le rejette, comme votre serviteur. Il est vrai qu’un «tsunami viral» avait été annoncé le 18 juillet par Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. Or cette communication hystérique s’est révélée disproportionnée. Accepter cette instrumentalisation de la peur?

L’indigence est chez l’élite qui lynche: elle croit briller en daubant une révolte qu’elle n’a pas vu venir.

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Macron, fort contre le Covid, faible contre l’islamisme

macron pass sanitaire

Emmanuel Macron, protecteur des Français, saura-t-il être à la hauteur du destin qu’il s’est donné ? Le doute est permis. Une chose est de déclarer la « guerre » à un virus en faisant du vaccin un acte moral et patriotique. Une autre est d’être le rempart à l’islamisme revigoré par la victoire des talibans en Afghanistan. Mardi, le président a donné le sentiment d’une confusion volontaire des mots et des rôles en rappelant, à propos de la chute de Kaboul le 15 août, « combien la liberté, la dignité (…) sont fragiles quand l’obscurantisme revient ». Mais de quel obscurantisme parlait-il ? Ce terme est aussi devenu l’accusation rituelle du pouvoir et de ses snippers contre les Français qui manifestent tous les samedis contre le passe sanitaire. De fait, Macron ne retient pas ses coups contre ceux qui jugent disproportionnée sa stratégie sanitaire.

Il explique : « Etre citoyen ce n’est pas demander toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir des devoirs à l’égard de la Nation ». Or ce que ne comprend pas Macron, pour le paraphraser, c’est qu’être président ce n’est pas s’octroyer toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir des devoirs à l’égard de la Nation. Son autoritarisme, qui s’exerce sur la question sanitaire, masque mal ses faiblesses sur les questions identitaires et civilisationnelles. Le président « protecteur » est un commode artifice de communication.

La reconquête de Kaboul par les talibans redonne une dynamique à l’expansion du totalitarisme islamiste. Toutefois, ni l’Occident angélique ni la France pusillanime ne sont armés pour résister à une offensive, qui serait autrement plus dangereuse que le Covid. Mardi, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a illustré la naïveté officielle en déclarant, parlant de l’Afghanistan : « Il faut un gouvernement inclusif qui montre que les talibans ont changé ». Mais les talibans entendent appliquer l’immuable charia (loi islamique), qui instaure l’infériorité de la femme et la soumission de tous à Allah. Laisser croire qu’il pourrait y avoir des talibans modérés revient à faire l’autruche. Le chef de l’Etat lui-même, s’il donne d’abondantes leçons de civisme pour pousser à la vaccination, se garde de tenir ce discours contre ceux qui, dans les cités islamisées, sèment le désordre permanent.

Quant aux dévots du président Joe Biden, ils ont passé sous silence sa prophétie du 8 juillet : « En aucun cas vous verrez des gens être évacués du toit d’une ambassade…L’hypothèse que les talibans s’emparent de l’ensemble du pays est hautement improbable ». On devine les commentaires si une telle légèreté avait été tenue par son prédécesseur. Les dirigeants français dramatisent le Covid mais relativisent les talibans. Macron est fort contre le virus mais faible contre l’islamisme. On aimerait l’inverse.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Une révolution profondément française, par Ivan Rioufol

Pour 43% des sondés, « la France devient une dictature » (JDD de ce dimanche). Ils sont 57% à refuser ce point de vue. Ce jugement est, en effet, aisément contestable : le régime n’arrête pas ses opposants, et la contestation dans la rue s’exprime sans entraves. Reste que le sentiment d’être entré brutalement, cet été, dans un nouveau modèle de société, autoritaire et liberticide, est loin d’être marginal. L’Etat hygiéniste, imposé le 12 juillet par Emmanuel Macron avec l’aval de « contre-pouvoirs » acquis à ce basculement, n’a plus beaucoup à voir avec une démocratie équilibrée. Le passe sanitaire, qui instaure la discrimination entre citoyens, peut être vu comme une régression.

Ceux qui manifestent tous les samedis depuis le 17 juillet ont raison de dénoncer cette ségrégation sanitaire et sa vision aseptisée de la Santé, érigée en valeur cardinale au détriment de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité. La dépolitisation apparente de la stratégie macronienne est un leurre : il permet au chef de l’Etat de se présenter en protecteur de son peuple, alors même qu’il a renoncé à désendetter le pays, à le réformer, à le mettre à l’abri des fractures. Je me retrouve, avec bien d’autres qui refusent ce passe de la honte, interdit de fréquenter des lieux anodins comme les bistrots ou les cinémas. Je trouve cette situation de paria, soutenue pourtant par 57% des sondés, indigne et révoltante. Ce passe ne passe pas.

La France n’est pas une dictature, c’est entendu. Mais comment se nomme ce prétendu modèle « libéral » et « démocratique » qui n’accepte que le monologue du président, la propagande d’Etat, la conformité de tous à la norme officielle ? « Le parti a toujours raison », répète en substance le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, quand il assure : « Il n’y a pas d’autre alternative ». Comment se nomme cette prétendue société « ouverte » et « tolérante », qui fait des hiérarchies entre les citoyens et attribue aux QR Codes des vertus patriotiques, comme la Loi des suspects de 1793 faisait le tri en fonction des « certificats de civisme » ?

Si l’idéologie totalitaire se caractérise par un système de pensée unique, une vérité d’Etat, une intolérance pour le pluralisme des opinions, une diabolisation de l’adversaire, un rejet des faits dérangeants, un usage immodéré de la sanction pour les questionneurs, alors le macronisme est bien une machine despotique. Et les 43% de sondés qui y voient une dictature en marche n’ont pas totalement tord. L’Etat hygiéniste, qui agite la peur et l’hystérie, fait passer les défenseurs de la Liberté, de l‘Egalité et de la Fraternité pour les ennemis de la République. La macronie a face à elle une révolution en cours. Elle est profondément française.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Entretien – Ivan Rioufol : journal de résistance [vidéo]

Ivan Rioufol

02/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ivan Rioufol, journaliste au Figaro et sur Cnews, fervent défenseur des gilets jaunes des ronds-points et promoteur de la lutte contre l’immigration de masse, était l’invité de Livre Noir juste avant l’instauration du pass vaccinal.

Déjà, Ivan Rioufol alertait sur les nombreuses restrictions de libertés par le pouvoir macronnien. L’occasion également de revenir sur son parcours au Figaro, ses idées, sa vision de la liberté de la presse mais également sur la question migratoire.

PS : entretien enregistré fin avril 2021. Diffusé en retard pour des raisons techniques, mais qui conserve aujourd’hui tout son sens.


Le naufrage du Bac pour tous, par Ivan Rioufol

La démagogie a eu raison du bac. Les premiers résultats de mardi (95,2% de reçus) s’annoncent supérieurs à ceux de 2020 (95,7% de reçus, après les épreuves de rattrapage). Autant dire que l’ « épreuve » n’en est définitivement plus une. L’examen est devenu un leurre dont les élèves sont les victimes. Le Covid a servi d’accélérateur dans la révélation de l’imposture : cette grande braderie du baccalauréat, créé en 1808 par Napoléon et euthanasié par Jean-Michel Blanquer, a été rendue possible par la généralisation en 2020 (à 80%) du contrôle continu et par la valorisation des épreuves orales. Le ministre de l’Education n’est évidemment pas le coupable principal de cette débâcle.

Elle a ses racines dans l’idéologie égalitariste et ses refus de l’élitisme, du mérite, de la sélection. Autant dire que le ver est dans le fruit depuis 1945 et la mainmise de la fonction publique par le PCF de l’époque. Le syndicalisme de l’Education nationale, acquis depuis toujours aux idées de la gauche radicale, a beaucoup fait pour obtenir l’effondrement de la transmission de la « culture bourgeoise ». Dans La connaissance inutile (1988), Jean-François Revel avait déjà dénoncé la politisation des manuels scolaires, y voyant « la confirmation du processus de stalinisation de l’enseignement français après la guerre ». Mais qui osera demander des comptes aux fossoyeurs de l’école française ?

Il faut dire que la droite et la gauche ont participé ensemble au naufrage du bac et plus généralement du système éducatif. Dès 1967, Alain Peyrefitte, ministre de Charles de Gaulle, avait proposé notamment la suppression du cours magistral, des leçons apprises par coeur ou des devoirs à la maison. En 1975, la réforme Haby sur le collège unique allait accentuer l’uniformisation des parcours et la bienveillance dans les notations.

Depuis, la massification n’a fait qu’inciter l’appareil éducatif, sous perfusion militante, à l’abaissement des exigences. Un saccage aggravé, depuis, par la discrimination positive imposée au profit des jeunes issus de la nouvelle immigration extra-européenne. Dans Le Figaro de ce mardi, un enseignant dénonce le « secret de Polichinelle » qui consiste à gonfler les notes.

Il explique : « Le problème est là : un niveau de plus en plus faible mais une nécessité de faire croire que les enfants sont aussi géniaux d’année en année ». Non seulement le niveau des élèves ne cesse de baisser, mais celui des professeurs aussi. Le rapport du sénateur Gérard Longuet s’inquiète ainsi de la chute de niveau des enseignants en mathématiques.

En 2020, la moyenne des admis au concours externe du Capes était de 8 sur 20 (L’Opinion, mardi).

Rien de vaut une école qui désapprend pour rendre les jeunes esprits malléables. Les déconstructeurs ont gagné. Qui s’en indigne ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 juillet 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pour un vaccin contre l’hystérie hygiéniste, par Ivan Rioufol

L’hystérie hygiéniste gagne les esprits, jusqu’au sommet de l’Etat. « Notre croissance dépendra de la vaccination », estime Bruno Le Maire, samedi dans Le Parisien. Pour le ministre de l’Economie, seule la vaccination « nous permettra de retrouver le plus rapidement une vie normale, de la croissance, des emplois et de l’activité ». Dimanche, sur RTL, François Bayrou se prononce en faveur d’une vaccination obligatoire. « Depuis le premier jour de l’épidémie (…) j’ai pensé que la seule issue était la vaccination (…) J’ai toujours pensé que ça finirait par la décision collective de rendre la vaccination obligatoire ».

Le Haut-commissaire au plan craint qu’un nouveau variant finisse par être « particulièrement nocif pour les enfants en bas âge ». Dans le JDD, Laurent Berger (CFDT) et Geoffroy Roux de Bézieux (Medef) expliquent : « Nous appelons solennellement les salariés à se faire vacciner ». Dans ce même journal, Alain Fischer, responsable de la stratégie vaccinale, affirme: « Ceux qui attendent commettent une erreur », tandis que 96 médecins exigent la vaccination obligatoire pour les soignants. Pour sa part, le directeur de l’Agence régionale de santé de Nouvelle Aquitaine, Benoît Elleboode, prévient : « Personne n’y échappera. Toute personne non vaccinée sera contaminée ».

Une fois de plus, le pouvoir est le premier à alimenter la panique sanitaire. Il a réduit sa politique à sa capacité de convaincre les récalcitrants. Or cette stratégie devient un prétexte à ne rien voir hormis le Covid. Quand Le Maire fait dépendre la reprise de l’économie du vaccin, il se décharge commodément de ses responsabilités. Cela fait un an et demi que le pays s’est immobilisé, tétanisé par des discours apocalyptiques qui se sont révélés faux. La raison a été évacuée au profit de la croyance.

Celui qui argumente sur le manque de recul sur les vaccins ARN, et qui observe les réserves de médecins ou de scientifiques, est désigné par les fanatiques de la vaccination comme un danger en puissance. Le « virus chinois » a exporté avec lui un arsenal répressif qui autorise à dénoncer le sous-citoyen, sinon à le sanctionner. Plutôt que de vouloir forcer le personnel hospitalier à se faire vacciner, les pouvoirs publics feraient mieux de s’interroger sur ces refus venant de professionnels qui côtoient les malades.

Il est permis également de s’étonner que les deux pays (la Grande-Bretagne et Israël) qui connaissent la plus forte recrudescence des contaminations sont ceux qui ont le plus vacciné.
N’en déplaise à Bayrou, la question se pose aussi de savoir si les variants ne seraient pas liés aux vaccins eux-mêmes. A quand un vaccin contre la peur moutonnière ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 juillet 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Comment la macronie hystérise la politique

Macron

La macronie hystérise la politique. Son discours sur la « bienveillance » est factice. C’est Gérald Darmanin qui a déclaré, à Dijon jeudi dernier : « On voit bien la marque satanique que représenterait une victoire du RN ». Quelques jours plus tôt, le chef de l’Etat avait pourtant dit : « J’appelle tout le monde au respect et au calme ». Ce week-end, à Péronne (Hauts-de-France), les réseaux sociaux ont montré un Eric Dupond-Moretti vociférant et débraillé s’en prendre, sur une terrasse de bistrot, à un élu du RN, Damien Rieu, après avoir été alpagué par François Ruffin (LFI). Déjà, le 21 juin 2018 à Quimper, Emmanuel Macron avait désigné les adversaires de l’Europe souveraine comme « une lèpre qui monte ».

Lors de ses vœux du 31 décembre de la même année, parlant des Gilets jaunes, le président avait dénoncé les « porte-voix d’une foule haineuse » accusée de s’en prendre « aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux homosexuels, aux étrangers » dans un amalgame s’apparentant à une « fake news ». Derrière le faux-nez de l’ « apaisement » se laisse voir une caste hautaine et désormais ouvertement agressive, qui n’argumente que par l’insulte et la diabolisation. Loin de donner l’exemple de la maîtrise de soi et de la cohésion nationale, la macronie attise les divisions en lâchant, dans une société inflammable, des incendiaires comme Darmanin et Dupond-Moretti.

En réalité, les mots officiels ne veulent plus rien dire sinon, de manière orwellienne, l’inverse de leur sens. La « bienveillance » LREM est un permis de cracher sur l’opposant. Pareillement, la « liberté » se rapproche de la censure quand elle est revendiquée par l’extrême gauche. Samedi, la « marche des libertés, contre les idées d’extrême droite », qui a rassemblé poussivement 120 organisations, a montré son intolérance pour le débat démocratique. Manifester contre des idées qui déplaisent est une réponse qui caractérise la dérive fascistoïde de cette gauche asséchée, qui n’existe plus que dans l’affrontement et la violence. Il est à remarquer que les « antifas », ces nouveaux fachos, n’ont pas jugé utile de perturber la procession. Il ne faut évidemment pas compter sur ces donneurs de leçons de démocratie pour s’émouvoir, par exemple, du sort de Mila, 18 ans, poursuivie par les islamistes pour avoir critiqué Mahomet. Dimanche, sur TF1, la jeune fille a confié son calvaire, qui laisse de marbre les féministes : « Même si je suis dehors, je suis en prison (…) Je vais forcément ne pas rester en vie ». Cette extrême gauche, qui dit s’inquiéter des idées d’extrême droite (sans définir ce que l’expression recouvre) avait manifesté, en novembre 2019 à Paris, avec les islamistes et leurs idées totalitaires, sexistes et judéophobes. Lors de la manifestation de samedi, Jean-Luc Mélenchon a été enfariné par un homme se présentant de gauche, mais de droite selon les médias. Le délitement ne fait que commencer.

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 juin 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Mélenchon, ou le complotisme décomplexé, par Ivan Rioufol

Le complotisme existe : il est à l’extrême gauche. Dimanche, sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : « Vous verrez que lors de la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Cela a été Merah en 2012 ; cela a été l’attentat de dernière semaine sur les Champs Elysées. Avant, on avait eu papy Voise dont personne n’a jamais entendu parler après. Tout ça, c’est écrit d’avance. Nous aurons le petit personnage sorti du chapeau. Nous aurons l’événement gravissime qui va une fois de plus permettre de montrer du doigt les musulmans et d’inventer une guerre civile. Voilà, c’est bateau tout ça ! ».

Mohamed Merah est ce terroriste islamiste qui, en mars 2012, avait tué sept personnes dont des militaires et trois enfants juifs assassinés dans l’école Ozar Hatorah à Toulouse. Aucun des journalistes présents lors de cette sortie du leader de la France insoumise n’a jugé bon de le questionner sur son déni du djihad, mené par Merah au nom d’Al-Qaïda, ni sur la dimension antisémite de l’attentat. Ce refus de l’extrême gauche de reconnaître la responsabilité des fanatiques de l’islam dans les crimes qu’ils commettent au nom d’Allah est une forme de complicité. En choisissant de victimiser les musulmans plutôt de dénoncer des meurtres commis en leur nom, Mélenchon dévoile sa soumission à une idéologie conquérante, violente, totalitaire. II est le traître, évoqué dans mon dernier essai (Les Traîtres).

Ce complotisme chimiquement pur sera-t-il décortiqué par les médias moutonniers ? Peu probable : ils ne voient de manigances et de conspirations que chez ceux qui refusent les discours obligés du Système. Pour la meute à carte de presse (à carte de paresse, devrais-je écrire), le bon complotiste ne peut être que de droite ou d’extrême droite. L’Express de cette semaine consacre sa une à Philippe de Villiers, qualifié de « Meilleur complotiste de France ».

L’Express reproche notamment à l’essayiste à succès, créateur du Puy du Fou, de prévenir du risque d’un monde numérisé et totalitaire, tel qu’il en voit l’élaboration dans le livre de Klaus Schwab : « Covid-19 : La Grande réinitialisation ». Mais c’est bien le fondateur du sommet mondialiste de Davos qui écrit (page 278) : « Nous devons sans tarder mettre en route la Grande réinitialisation (…) La pandémie nous donne cette chance : elle représente une fenêtre d’opportunité rare mais étroite pour réfléchir, réimaginer et réinitialiser notre monde ».

En réalité, les accusations en complotisme sont généralement faites pour étouffer des opinions divergentes et imposer les oeillières. Les prétendus lanceurs d’alerte ne voient rien de l’inquiétante dérive de la gauche radicale, toute entière mobilisée dans un rapprochement avec l’islam, quitte à s’aveugler de ses folies guerrières. Mélenchon s’est déshonoré, mais les médias aussi.

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 juin 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Immigration : les faits démentent le baratin, par Ivan Rioufol

L’immigration est « une chance pour notre pays », assure encore Emanuel Macron dans la revue Zadig. Cette confortable conviction lui avait fait applaudir, en 2015, la décision d’Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de réfugiés syriens sur son sol. Depuis, la honte de l’antisémitisme nazi a laissé place à un antisémitisme islamiste tout aussi répugnant.

Vendredi, dans les rues d’Hambourg (Allemagne), des groupuscules islamistes liés au mouvement Muslim Interaktiv ont participé à une démonstration de force calquée sur les parades nazislamistes du Hamas à Gaza, aux cris de : « Israël assassin d’enfants ! ». Le même jour, en France, Ndiaye Dieye s’attaquait au couteau à une policière dans le commissariat de la Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique) avant d’être abattu par la police. Les premiers mots de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, ont été pour dire que le forcené, était « un Français né en France ». Dieye était né en effet dans cette même commune en 1981. Il était fiché comme islamiste radical depuis 2016. Condamné une vingtaine de fois depuis 1998, il était sorti de prison en mars. « L’auteur des faits avait purgé sa peine », s’est également empressé de commenter le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. « Il n’y a pas eu d’aménagements. Il avait un suivi socio-judiciaire qu’il a respecté complétement ». Bref, rien de particulier à signaler…

L’obsession du gouvernement est de nier tout lien entre immigration et délinquance, immigration et nouvel antisémitisme, immigration et violences faites aux femmes, immigration et terrorisme, etc. C’est notamment le crédo de Darmanin (« Je suis à 100.000 lieux de faire le lien entre insécurité et immigration »). Mais les faits démentent le baratin. Les chiffres officiels révèlent que 24% des détenus sont des étrangers, majoritairement africains ou maghrébins. S’il n’est pas possible d’avoir des statistiques ethniques concernant les détenus issus de l’immigration, les témoins du monde pénitentiaire s’accordent à reconnaître que les détenus originaires du continent africain « sont massivement surreprésentés particulièrement dans les maisons d’arrêt » (Laurent Lemasson).

Selon le parquet de Paris, 75% des mineurs déférés sont des illégaux. Bref, il faut être intellectuellement malhonnête pour assurer que l’immigration n’a aucune responsabilité dans la nouvelle insécurité. Il faut être déconnecté des réalités comme l’est Emmanuel Macron pour flatter, dans le JDD, « une immigration légale dont nous avons besoin pour notre économie ». L’islamiste de la Chapelle-sur-Erdre était aussi « schizophrène sévère ». Selon le pédopsychiatre Maurice Berger, cette maladie se remarque de plus en plus après des unions consanguines des clans importés. Une chance, l’immigration ? Un peu de sérieux !

Ivan Rioufol

Texte daté du 31 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’infantilisation de la politique, officialisée par Emmanuel Macron, par Ivan Rioufol

Le pays s’effondre ? Amusons-nous ! Allons faire une galipette dans les jardins de l’Elysée en compagnie du chef de l’Etat ; écoutons-le s’exclamer, apparemment surpris : « Putain, ils sont là ! », en découvrant au détour d’un bosquet le groupe « heavy metal » nantais, Ultra Vomit. Ces scènes font partie du « coup de com’ » d’Emmanuel Macron, diffusé dimanche sur YouTube avec la complicité des « influenceurs » humoristiques McFly et Carlito, qui comptent plus de 6 millions d’abonnés. La vidéo, tournée au cœur de la présidence et construite sur un « concours d’anecdotes », a été vue par plus de 7 millions de personnes en 24 heures. Dans son dernier essai, l’ancien maire socialiste de Sarcelles, François Pupponi, écrit (1) : « La France est au bord du chaos. Elle est en miettes. Fracassée. Eparpillée. « Façon puzzle », dirait-on avec Michel Audiard, s’il y avait encore une infime possibilité d’en rire. Ce n’est plus le cas ». Mais si, rions ! A L’Elysée, rien n’est grave. En tout cas, tout est permis pour tenter d’attirer l’électorat incertain des 18-24 ans, tandis que celui des 25-34 ans glisse pour partie vers le RN. Jamais l’infantilisation de la politique macronienne n’avait été si loin dans sa caricature. Jamais la propagande n’avait été autant assumée. Relire l’Ecclésiaste : « Malheur au pays dont le roi est un enfant ».

Tout à son obsession de « transformer » le pays en le déconstruisant, le président s’en prend à sa propre fonction, qu’il avait dit vouloir rehausser après l’épisode François Hollande. Le marketing en politique n’est assurément pas une nouveauté, et moins encore la politique-spectacle. Mais un stade supplémentaire a été franchi, hier, dans le degré zéro de la réflexion. Car c’est un vide qui est proposé à l’électorat le plus jeune, représenté par ce duo en baskets, portant T-shirts et bonnet sur la tête pour l’un. Le footballeur Kilian MBappé a également été enrôlé un instant par le chef de l’Etat dans cette opération de dépolitisation.

La flatterie révèle d’ailleurs le mépris dans lequel est tenue cette jeunesse manipulable par la culture manga et la rigolade. Dans cet épisode burlesque, le divertissement est l’unique message. « Il n’y a pas de hiérarchie », dit l’un des youtubeurs à l’adresse du président, qualifié de « directeur de la Gaule ». L’un d’eux lui confie sa consommation de cannabis : « J’avais un oinj au bec, de la pure weed ». En gage, Macron a promis de mettre la photo des deux compères en vue, lors de l’un de ses prochains grands discours; pourquoi pas celui du 14 juillet. Pour sa part, le rappeur Youssoupha, qui appelle au meurtre d’Eric Zemmour et au viol de Marine Le Pen, a été choisi par la Fédération française de football pour représenter l’hymne national des Bleus. L’Elysée, en campagne présidentielle, a donné son feu vert à l’indécence et au racolage.

(1) Lettre à mes compatriotes musulmans, Editions du Cerf

Ivan Rioufol

Texte daté du 24 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol