Ivan Rioufol : « Cela fait 40 ans que la France périphérique est délaissée, la priorité va aux cités ! »

19/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
À l’occasion de la publication de son dernier essai Les Traîtres, Boulevard Voltaire a rencontré Ivan Rioufol.

L’auteur revient sur cette France des oubliés qui a un sentiment de trahison de la part des élites et n’a pas sa place dans une « république qui les ignore ».


L’écologisme, ce faux-nez du mondialisme, par Ivan Rioufol

L’écologisme, dans sa version macronienne, s’annonce comme une autre manière de promouvoir la mondialisation et le jeunisme, ces deux mamelles du progressisme asséché.

Ce mercredi 12 février, le chef de l’Etat entend lancer son “tournant vert” aux allures de faux-nez. Emmanuel Macron doit faire oublier la démission de son ministre dépité, Nicolas Hulot, il y a un an et demi. Le président veut surtout sortir de la tempête qu’il a créée sur les retraites, afin de flatter plus sereinement l’idéologie universaliste qui structure sa démarche. Après avoir réuni ce matin son Conseil de défense écologique, il doit se rendre ce soir au pied du Mont Blanc. Reste que son soutien convenu à Greta Thunberg, l’enfant-robot qui prône “la grève de l’école pour le climat”, cautionne une vision politisée et extrémiste de la protection de la planète. Dans une tribune qu’elle a cosignée le 29 novembre 2019, Greta, 16 ans, explique la crise climatique par “les systèmes d’oppression coloniaux, racistes et patriarcaux (qui) l’ont créée et alimentée” ; des systèmes qu’elle et ses amis se proposent de “démanteler”. La mise à sac, lundi, des locaux parisiens du gestionnaire de fonds BlackRock par des militants écolos d’Extinction Rebellion est une manifestation supplémentaire du sectarisme de ce mouvement plus rouge que vert. Il désigne l’Occident, le capitalisme et le mâle blanc comme des ennemis. Le fondateur d’Extinction Rebellion, Roger Hallam, dont la section française a pu bloquer impunément la place du Chatelet à Paris durant cinq jours en octobre, a qualifié la Shoah, le 20 novembre, de “simple connerie de plus dans l’histoire humaine”. L’outrance a été pardonnée par les sermonnaires. Or c’est vers ce gauchisme frustre que penche Macron.

L’insincérité est au cœur du mouvement écologiste cornaqué par la gauche et l’extrême gauche. Yannick Jadot, responsable EELV, est de ceux qui ont appelé à manifester le 10 novembre à Paris à l’appel d’organisations islamistes, pour protester contre l’islamophobie. S’il a décidé de ne pas rejoindre cette démonstration effectivement honteuse, son accord initial dit la perméabilité de ces Verts avec l’idéologie différentialiste et ses infiltrations. Observer ces écologistes se faire les avocats de la mondialisation, de l’immigration et du communautarisme fait douter de leur cohérence intellectuelle. En effet, c’est le conservatisme et non le progressisme qui est, par essence, la réponse la plus adaptée à la protection de la nature, des espèces, des hommes, mais aussi des identités et des diversités humaines.

José Bové est logique quand il refuse, outre les cultures génétiquement modifiées, les mêmes manipulations chez les humains – et notamment la PMA et la GPA. Les vrais défenseurs de la beauté des sites sont ceux qui s’horrifient de la multiplication des éoliennes, sanctifiées par les écolos alors qu’elles balafrent les paysages ruraux et les horizons marins. Il est absurde de vouloir lutter contre les émissions de CO2 tout en s’acharnant à démanteler le parc nucléaire français – singulièrement les deux réacteurs de Fessenheim – qui a l’immense avantage de n’émettre aucune pollution dans l’atmosphère. En Autriche, depuis le début de 2020, les conservateurs ont fait alliance avec les Verts pour diriger le pays : aux premiers la protection des frontières, aux seconds la protection du climat. L’Autriche saura-t-elle inspirer la France ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 février 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Un référendum sur les retraites, et plus encore !, par Ivan Rioufol

Un référendum sur les retraites ? Excellente idée ! Le gratin du reliquat de la vieille gauche – communistes, insoumis, socialistes, belles âmes satisfaites – est accueilli ce lundi par L’Humanité autour d’une pétition intitulée : “Monsieur le président, soumettez votre réforme au référendum“.
Plus de 140 signataires (comédiens, réalisateurs, sociologues, syndicalistes, avocats, etc.) ont paraphé le texte. Il y est notamment écrit : “Tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances”. A dire vrai, d’autres avant eux avaient également émis cette même proposition d’un appel au peuple, sans que les pétitionnaires de L’Huma les appuient.

C’est le travers de cette gauche mirobolante et sermonnaire : elle croit à chaque fois avoir inventé la poudre, sans se rendre compte que, bien souvent, d’autres l’ont précédée. Cette fois, nos merveilleux n’ont visiblement pas tenu grief au quotidien communiste d’avoir publié, le 31 janvier, un dossier répugnant sur les violences policières (“Stop à l’impunité !”). Selon L’Humanité, 26 personnes auraient été tuées en 2019 par les forces de l’ordre. Dans cette comptabilité, le quotidien a mis le nom de Mickaël Harpon, effectivement abattu le 3 octobre dans la cour de la préfecture de police de Paris. Mais Harpon, converti à l’islam radical, venait de tuer au couteau quatre fonctionnaires de police. Une victime, vous dit-on. Mais passons.

En réalité, rien n’est moins compréhensible que la virulence de cette gauche égalitariste contre une réforme des retraites construite sur une nationalisation des régimes, une uniformisation des règles, un universalisme des principes qui sont autant de concepts promus par le progressisme et son dogmatisme. Il est vrai que la cohérence idéologique ne caractérise plus cette gauche laïque en débandade, depuis qu’elle a apporté son soutien, le 10 novembre 2019, à la mouvance islamiste française en manifestant avec elle contre “l’islamophobie”, hurlant “Allah Akbar !” dans les rues de Paris.

Reste que ses arguments sur la réforme des retraites sont tout à fait recevables. Elle a raison de soutenir que “c’est au peuple français de décider de son avenir”. Elle fait remarquer avec justesse qu’Emmanuel Macron lui-même a évoqué l’organisation d’un référendum sur les propositions qui seront formulées à l’issue de la convention citoyenne sur le climat. Oui, il faut bien entendu “que le peuple ait le dernier mot”, comme le soutiennent les pétitionnaires. Mais cette gauche perdue doit désormais aller au bout de sa logique. Ce n’est pas seulement sur l’avenir des retraites que les citoyens doivent être consultés. Ils doivent donner leur avis sur leur propre destin, obscurci par un mondialisme impensé qui laisse croire que tout est remplaçable, y compris les peuples et les cultures.

Il faut un référendum sur l’immigration. Il fait un référendum sur la place de l’islam politique. Il faut un référendum sur les valeurs qui constituent une nation. D’accord, la gauche ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 février 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pourquoi Donald Trump peut gagner, par Ivan Rioufol

Donald Trump

Donald Trump a de bonnes chances d’être réélu président des Etats-Unis, en novembre prochain. Son excellent bilan économique et social tend à faire oublier les défauts du personnage outrancier. D’autant que ses adversaires, mobilisés depuis son élection pour obtenir sa destitution à tout prix, peinent dans le même temps à élaborer un projet de gouvernement cohérent. Ce mercredi, les sénateurs républicains devraient laver Trump des accusations d’”abus de pouvoir” et d’”entrave au travail du Congrès” portées par les démocrates. Ces derniers reprochent à Trump d’avoir incité l’Ukraine à salir son principal adversaire, Joe Biden. Dans le même temps, les premières primaires démocrates dans l’Iowa se sont conclues cette nuit par un échec retentissant du favori Biden, le vice-président de Barack Obama, dont le fils est soupçonné de turpides affairistes.

Un bug informatique a retardé les résultats. Mais la première place semble acquise à un inconnu, Pete Buttigieg, 38 ans, premier candidat ouvertement homosexuel. Il aurait pris l’avantage sur le sénateur Bernie Sanders et sur la sénatrice Elizabeth Warren. Selon le dernier sondage Gallup, le président sortant enregistre 49% d’opinions favorables. De quoi enrager encore davantage une opposition qui ne cache plus sa détestation pour cet homme qui ne cesse de la moquer.

Je fais la politique du XXIe siècle“, avait prévenu Trump en septembre dernier à l’ONU. Il avait également déclaré : “L’avenir n’appartient pas aux mondialistes, l’avenir appartient aux patriotes“. De fait, alors que les démocrates s’éparpillent entre modérés et radicaux, le président américain applique un projet clairement défini, à travers un programme structuré. Lors de son discours devant le Congrès, cette nuit, il a déclaré : “Contrairement à tant d’autres avant moi, je tiens mes promesses“. En comparaison, Emmanuel Macron, qui avait eu initialement la prétention d’apprivoiser le butor, fait figure d’amateur bavard et virevoltant.

Quand, mardi devant des étudiants polonais, le président français met en garde contre “une résurgence nationaliste en négation des principes européens“, il confirme qu’il n’entend rien à l’évolution des sociétés et à leur besoin de protection. Confrontées à une mondialisation de plus en plus violente – et désormais contagieuse à cause du coronavirus chinois – les nations sont traversées par un même besoin naturel d’enracinement. Il va de pair avec une vision critique portée sur l’idéologie mondialiste et son universalisme. Le conservatisme national et social qui s’élabore dans les think-tanks américains et leurs filiales européennes pourrait s’imposer plus largement, en cas de victoire de Trump, à un “progressisme” qui produit désormais davantage de rancoeurs que d’idées neuves.

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 février 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ivan Rioufol dénonce les traîtres

Assez parlé des gilets jaunes ! Dans Les traîtres (Éditions Pierre-Guillaume de Roux), le journaliste Ivan Rioufol se concentre sur ceux responsables de leur colère.

Des lignes et des lignes, des articles bâclés, des livres calibrés pour le rayon “meilleures ventes” des librairies… À longueur de pages, éditocrates et intellectuels ont accumulé les mêmes analyses sur la fameuse “France périphérique”, entrée en révolte il y a plusieurs mois. Grandeur du petit peuple, de Michel Onfray est le dernier exemple en date de ces analyses. C’est assez !

Là où tous ces travaux se focalisent sur les gilets jaunes – coupables d’avoir menacé notre démocratie représentative pour beaucoup, les héros de la liberté pour d’autres – le dernier ouvrage d’Ivan Rioufol préfère braquer les projecteurs sur ceux contre lesquels ils se sont levés. Plutôt que d’analyser une fois de plus la sociologie des ronds-points, Rioufol décrit ceux qui ont poussé à bout les gilets jaunes. L’auteur est connu pour son style et il ne prend pas de gants pour dézinguer l’arrogante macronie. Son dernier essai est donc assez plaisant.

Qui sont les traîtres ? Qui sont ceux pour qui les gilets jaunes ne sont que des revenants de l’effrayant Ancien monde ? “Ils tremblent de peur tant ils se devinent coupables” indique Ivan Rioufol, dont la plume se délecte pendant près de 200 pages à les débusquer. Il n’aura aucune pitié pour ces “étrangleurs” et ces “nez délicats” qui n’ont que du mépris pour les vulnérables “quand ils ne sont pas issus de la diversité”. Il applique la loi du talion. C’est de bonne guerre : depuis bien longtemps, la partie adverse a aussi fait le choix de la diabolisation.

Des noms, des noms!

Présent dans les manifestations parisiennes les samedis, Rioufol a vu dans la révolte le retour des “classes dangereuses qui en appellent à la France et à son histoire révolutionnaire”. Bien sûr, les revendications étaient mal formulées. Bien sûr, il y a peut-être eu des débordements regrettables, de l’improvisation, mais qu’importe : “Si la foule improvise ses parcours et ne sait pas où elle va, elle sait très bien d’où elle vient”.

Sa colère n’est que le juste retour de bâton d’une France martyrisée par les “acharnés de la casse”. À cause de ces derniers, et de leur idéologie que l’auteur appelle le divertisme, “des rues, des quartiers, des communes, des départements ont opéré une mue civilisationnelle que seul peuvent nier [des] esprits complices de ces phénomènes.” Voilà la vraie sédition dont on devrait s’inquiéter.

Au fil des pages du brûlot, le lecteur attentif pourra noter les noms propres des coupables que dénonce le journaliste du Figaro. Essentiellement des politiques appartenant au camp du progressisme, mais pas seulement. Tout en extrayant de l’actualité récente les faits les plus révélateurs des maux français, la liste de cet “intelligentsia démophobe” se dessine. Parmi les aspirations des gilets jaunes des débuts, c’est la question identitaire qui rebuterait plus que toutes les autres le pouvoir et les fameux « traîtres », selon Rioufol. Et quand il est question d’égrener la liste de ceux qui se sont compromis à la marche du 10 novembre 2019 à Paris (où Allah Akbar a été scandé près des lieux des attentats), on devine que c’est un terme encore plus violent que “traître” que l’auteur se plairait à employer…

Si ce n’est pas leur seul tort, le principal méfait des « traîtres » serait cette soumission à la religion islamique. Pendant que les Français seraient excédés, d’obséquieux et zélés agents signeraient le pacte de Marrakech, feraient la courte échelle à une religion étrangère et agressive ou pleureraient la mort de Jacques Chirac. Ce décès n’émeut pas notre pamphlétaire : il retient que l’ancien président de la République a été le “premier président dhimmi”.

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Ivan Rioufol : “Les gilets jaunes forment un mouvement anti-mondialisation”

28/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ivan Rioufol, journaliste, éditorialiste au Figaro, essayiste et auteur du livre “Les traîtres” (éditions Pierre-Guillaume de Roux) était l’invité d’André Bercoff, lundi 27 janvier sur Sud Radio.

Ils se sont fait élire en promettant de défendre la France, ils ont finalement manqué à leur devoir. Eux, ce sont “les traîtres”, qu’Ivan Riouffol désigne dans son dernier livre, afin que les électeurs ne se fassent plus avoir par les beaux discours et les beaux parleurs.

“Ils ont participé à cette trahison”

Les traîtres ce sont ceux qui nous ont abandonnés, ceux à qui on a fait confiance en votant pour eux et qui ont participé dans le fond à cette trahison-là par abus de confiance“, pointe du doigt le journaliste. Il désigne surtout “ceux qui nous ont fait croire qu’ils allaient défendre la France, son peuple et qui en réalité ont trahi la Nation, ont abaissé les frontières, ont fait venir des peuples qui nous détestaient“. Toutes ces forfaitures résultent d’une “crise existentielle qui va bien au delà de la crise économique et sociale“, estime Ivan Riouffol.

Le livre du journaliste est une réponse à La trahison des clercs, écrit dans les années 1920 par Julien Banda. Il écrivait à son époque que “le nationalisme c’est la guerre“. Ce à quoi réplique Ivan Riouffol, “c’est le multiculturalisme qui est la guerre“. “Je mets en cause le fanatisme universaliste, mondialiste, qui lui, aujourd’hui, est porteur de guerre“, affirme-t-il.

Les Gilets Jaunes ont été l’élément déclencheur d’une prise de conscience

Son livre n’est pas forcément un pamphlet nominatif envers quelques élus que ce soit. “Je ne suis pas un journaliste de gauche, je ne donne pas de nom“, s’amuse le journaliste. Seuls les noms de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron apparaissent de manière explicite. “J’ai surtout voulu dénoncer l’idéologie sous-jacente à cette traîtrise, qui ne voit plus la souffrance des Français depuis 40 ans“, explique-t-il. “Les Gilets Jaunes ont été l’élément déclencheur d’une prise de conscience“, estime-t-il.

Un mouvement réfractaire au système dans lequel s’est “immergé totalement” le journaliste. “Je me suis ensuite désolidarisé de cette récupération faite très habillement par l’extrême gauche dans les derniers mois“, précise-t-il. Mais ce mouvement a été précieux pour Ivan Riouffol. “Les Gilets Jaunes ouvraient les yeux sur cette France abandonnée, négligée et considérée comme étant déjà morte“. “J’ai vu cette France sortir dans les rues, j’ai vu cette France qui jetait bas les masques de ceux qui nous gouvernent”, témoigne le journaliste qui voit dans cette révolte, une “république déconsidérée“. “C’est une révolte qui a réclamé une équité, la démocratisation de la démocratie“, estime Ivan Riouffol.


Vers une alliance des droites pour chasser les traîtres ?, par Guillaume de Thieulloy

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Ivan Rioufol est l’un des très rares journalistes de droite à demeurer actif au sein de la « grande presse » – « Le Figaro » en l’occurrence.

Son dernier petit livre mérite de franchir le mur du silence, dont ses éminents confrères vont vraisemblablement le couvrir, faute de pouvoir y répondre par des arguments rationnels.

« Les traîtres », ce sont les politiciens qui, depuis des décennies, ont choisi délibérément de mener des politiques contraires aux intérêts de la France et des Français.

Car, on l’oublie – ou plutôt on l’occulte – trop facilement, le déclin est un choix politique.

À droite comme à gauche, les dirigeants « français » ont assumé le préjugé selon lequel la France était de l’histoire ancienne et qu’il fallait tourner la page.

C’est au nom de cette idée absurde que l’on a créé un monstre supranational à Bruxelles qui, incapable de trouver une position diplomatique commune entre Berlin, Paris ou Rome, prétend nous dicter la forme des concombres que nous mangeons ou le diamètre des robinets de nos salles de bains !

C’est au nom de cette idée absurde aussi que l’on a fait venir des millions d’étrangers inassimilables en France – et des dizaines de millions en Europe.

Encore aujour­d’hui, alors que le désastre est évident, même pour l’observateur le moins attentif, d’innombrables commentateurs continuent de croire – ou de faire semblant de croire – que toutes les cultures se valent et que les hommes sont de simples pions aisément interchangeables.

C’est peut-être vrai quand l’homme tient le rôle du consommateur.

Ça l’est déjà beaucoup moins quand il devient producteur. Il est bien connu que nous « importons » des bac – 5 et que nous « exportons » des bac + 5. Qui oserait prétendre que cela n’a aucune conséquence sur le niveau général de qualification ? Et, même à niveau de qualification supposé égal, qui oserait affirmer que les milliers de médecins que nous « importons » du Maghreb ont reçu la même formation qu’à la faculté de médecine de Paris ?

Mais, surtout, il est complètement délirant de croire que les hommes sont interchangeables quand ils tiennent un rôle non économique, à commencer par celui de citoyen.

Chacun sait que l’immigration islamique est pour beaucoup dans l’épidémie de viols qui sévit depuis quelques années. Bien sûr, il y a toujours eu des détraqués dans toutes les sociétés. Mais il n’est pas exactement identique d’avoir été éduqué au respect de la femme par les chansons de geste et d’avoir été éduqué selon le modèle coranique à croire que les femmes sont un « champ de labour », voire le butin du vainqueur.

Comme le dit très bien Rioufol, c’est contre ces dirigeants traîtres à la nation que les gilets jaunes se sont soulevés.

Qu’ils aient été, ensuite, gangrenés par l’extrême gauche est une autre affaire, mais, tôt ou tard, une révolte semblable obtiendra cet objectif éminemment souhaitable : se débarrasser enfin d’une oligarchie malfaisante.

Et l’auteur donne le mode d’emploi de la réussite en ce domaine : l’alliance (que nous prônons depuis longtemps dans ces colonnes) entre la droite populaire refusant l’immigration et la droite conservatrice refusant la déculturation et le Moloch étatique qui ne sert plus qu’à entretenir l’extrême gauche antifrançaise et l’immigration.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Ivan Rioufol : « Les traîtres ont abandonné la France aux minorités et à l’islam conquérant »

« A la source du malheur français, il y a des traîtres français qui portent des prénoms français ». C’est Ivan Rioufol qui l’affirme, dans son dernier livre Les Traîtres, paru aux éditions Pierre-Guillaume de Roux.
« Cela fait quarante ans et plus qu’ils abusent de la confiance des électeurs, mentent sur les réalités de la société, saccagent la nation fragile. Faudrait-il se résoudre à regarder la France se désintégrer, sans que les vandales soient inquiétés ? L’heure des comptes a sonné pour les maltraitants de la France millénaire » explique le journaliste et éditorialiste au Figaro, qui en appelle à la justice pour condamner ceux qui ont trahi.

Découvrez cet entretien avec Ivan Rioufol réalisé par Breizh-Info.

Qui sont « les traîtres » que vous visez dans votre ouvrage ? Avez-vous des noms à donner ?

Ivan Rioufol : Les traîtres sont ceux qui, depuis quarante ans et plus, ont abandonné la France aux minorités, aux communautés et à l’islam conquérant, tout en prétendant servir et défendre le pays. Si j’avais voulu donner des noms, il m’aurait fallu un épais annuaire ! Quand Jacques Chirac se confie en avouant : « Je n’ai jamais été de droite ! », certains pouvaient s’en douter. Il n’empêche qu’il assume sa trahison auprès de ceux qui s’étaient convaincus de ses convictions de droite.

Quand la gauche perdue manifeste le 10 novembre 2019 à Paris, Jean-Luc Mélenchon en tête, avec des mouvements islamistes qui hurlent « Allah Akbar ! », elle signe également sa collaboration avec l’ennemi intérieur, et donc sa traîtrise. Emmanuel Macron est aussi un bon profil : voici un président de tous les Français qui n’entend rien aux protestations d’une partie de son peuple et qui fait tout pour accélérer la dilution de la nation souveraine dans la mondialisation et l’universalisme impensés.

Pensez-vous que techniquement, et légalement, il soit possible de les juger ? A quoi devraient-ils être condamnés ?

Ivan Rioufol : Je suggère en effet cette possibilité d’une mise en accusation pour maltraitance d’un peuple, abus de confiance, non-assistance à personne en danger, abus de droit, que sais-je encore. Il ne serait pas anormal que ceux qui ont mis la France dans cet état aient des comptes à rendre et soient condamnés, même symboliquement, à la honte nationale.

Quand la ministre Brune Poison dit espérer « voir devant un tribunal » les responsables politiques qui ne partagent pas son catastrophisme écologique, je me dis que cette hypothèse est à creuser pour ceux qui ont saccagé la nation, comme d’autres saccagent la nature. Je trouverais intéressant, par exemple, que des citoyens s’associent pour porter plainte contre Macron et son mépris d’un peuple coupable de le contester.

Vous évoquez les Gilets jaunes comme « une révolution démocratique ». Plus d’un an après, force est de constater que l’ultra gauche et les syndicats ont remporté le pactole au nez et à la barbe de cette révolution, non ?

Ivan Rioufol : Non. Je ne vois pas les choses de cette manière. Les Gilets jaunes ont amorcé, dans l’improvisation et le désordre, une révolution démocratique et existentielle qui les dépasse. Ils ont fait comprendre que l’oligarchie, dont ils ont arraché le masque, ne pouvait prétendre gouverner sans s’ouvrir aux avis du peuple, notamment par un assouplissement de la procédure du référendum.

Ce que l’on voit aujourd’hui, c’est un pays asphyxié qui risque d’entrer dans la spirale de la violence sous la pression de l’extrême gauche qui a en effet pris la relève provisoirement. Certes on peut dire que les Gilets jaunes du début se sont fait voler leur mouvement. Mais celui-ci persiste sous d’autres formes. Il tend même à s’internationaliser.

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Discrimination : pourquoi Schiappa se trompe, par Ivan Rioufol

L’idéologie antiraciste et son principe de non-discrimination sont à la source du communautarisme et des infiltrations islamistes dans la société désarmée. Mais pour Marlène Schiappa, ce désastre ne vaut visiblement rien. Ce lundi, sur RTL, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a annoncé vouloir “dénoncer” les entreprises accusées de discriminer à l’embauche. Une liste des fautives sera publiée le 6 février, sur le principe du “name and shame”. Au début du mois, une étude auprès de grandes entreprises françaises aurait mis en évidence “une discrimination significative et robuste selon le critère de l’origine à l’encontre du candidat présumé maghrébin“. Le gouvernement relance donc la vieille dialectique antiraciste qui accorde aux minorités le statut de victimes, sésame dispensant des efforts d’intégration et d’assimilation aux valeurs françaises.

C’est parce qu’il ne fallait pas discriminer Mickaël Harpon que ce fonctionnaire de police avait été laissé en paix malgré sa radicalisation islamiste. Elle allait le pousser, le 3 octobre, à assassiner au couteau quatre policiers au sein de l’impénétrable préfecture de Paris. C’est en application de cette même attitude que la RATP s’est largement ouverte à la “diversité”, au point d’y accueillir des Fichés S. Samy Amimour, un des tueurs du Bataclan, avait été chauffeur de bus. L’ancien élu socialiste François Pupponi dénonce, cette semaine, (1) “les leçons “d’antiracisme” données par nos élites”, qui ont abouti à rendre la République vulnérable face aux islamistes. Ceux-ci sont aux portes du pouvoir dans certaines communes. “J’ai peur que Garges-lès-Gonesses ne devienne la première ville islamiste de France”, écrit l’ancien maire de Sarcelles (Val d’Oise).

Dresser des listes d’entreprises présumées racistes est un procédé arbitraire indigne d’une démocratie équilibrée. Le gouvernement est mal venu de se plaindre de la violence des réseaux sociaux quand lui-même se prête aux intimidations sur la place publique dans des procès sans juges. Il est d’ailleurs paradoxal de défendre la non-discrimination pour certaines minorités quand, dans le même temps, le ministre de l’Intérieur décide autoritairement, dans la comptabilité des prochains suffrages aux municipales, d’écarter 96% des communes de la classification politique. La révolte des Oubliés est aussi celle d’une France périphérique qui n’en peut plus de subir l’injustice de la préférence immigrée. La non-discrimination que défend Marlène Schiappa est celle que promeuvent aussi les tenants du séparatisme ethnique et culturel : ils ont compris depuis longtemps que cet impératif permettait de justifier les repliements et les passe-droits.

On peut comprendre Marlène Schiappa dans son désir de promouvoir les talents à égalité. Il est probable que de jeunes maghrébins méritants paient injustement la suspicion née du comportement de ceux qui refusent l’autorité de l’Etat. Mais plutôt que de dresser des listes d’entreprises en laissant croire qu’elles appliqueraient un odieux critère racial, il serait plus judicieux que le gouvernement publie l’inventaire des associations et de leurs mentors qui incitent les jeunes à refuser de jouer le jeu avec la République.

(1) Les émirats de la République, les Editions du Cerf

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

En finir avec les régressions progressistes !, par Ivan Rioufol

Quarante ans de délires progressistes mériteraient une ovation pour le record. Mais le tour de force ne prête pas à sourire. Il est certes réjouissant d’observer l’actuelle consternation devant les odes post-soixante-huitardes à la pédophilie et l’inceste : ces pratiques furent encouragées, jusque dans les années1980, par une gauche libérée des interdits bourgeois. Mais faudrait-il attendre encore quarante ans avant qu’une autre génération ne se frappe le front devant les inepties contemporaines autour de la théorie du genre, des modifications génétiques, des bébés à la carte ? Dans tous ces cas, l’humain n’est plus qu’un objet, un instrument, un obstacle à dépasser.

Ce dimanche, à Paris, la Manif pour tous sera à nouveau dans les rues pour dénoncer la PMA pour toutes.

Les protestataires défendront le droit de l’enfant à naître d’un père et d’une mère, comme d’autres s’indignaient de l’utilisation sexuelle des petits par des adultes. Cette France conservatrice est autrement plus réfléchie que la gauche ricaneuse et instable.

Lire ce que la psychanalyste Françoise Dolto écrivait sur les enfants en 1979 donne un aperçu des élucubrations d’une parole “éclairée”. Le Canard enchaîné a exhumé les textes de celle qui avait ses entrées dans les médias et était écoutée des parents branchés. Non contente de défendre la pédophilie et l’inceste, Dolto justifiait que le mari puisse battre sa femme : “Je dis que c’est le mari qui doit être aidé et non la femme battue. Il faut dire au mari : “Vous ne pouvez pas vivre avec cette femme”. Elles sont incapables d’entreprendre quoi que ce soit (…) ” Ceux qui, ces jours-ci, lynchent Gabriel Matzneff pour ses écrits de jadis sur son attirance perverse pour les enfants, se gardent de faire le procès de cette époque brindezingue. “La période était bêtement laxiste (…) Les idéologies nous submergeaient“, reconnaît Bernard Kouchner, cosignataire avec Daniel Cohn-Bendit et d’autres d’une pétition propédophile publiée dans Le Monde et Libération en 1977. Mais la nouvelle bande n’a pas changé.

Si les yeux s’ouvrent sur les abjections défendues par les sermonnaires d’hier, le déconnomètre reste à l’œuvre.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les Traîtres : ils ont des comptes à rendre, par Ivan Rioufol

Les Traîtres : tel est le titre de mon nouvel essai, qui paraît ce mardi aux Editions Pierre-Guillaume de Roux. J’y accuse tous ceux qui, depuis des décennies, ont abandonné la France, en suivant les chimères de l’idéologie mondialiste et universaliste. Ceux qui persistent à mépriser le peuple enraciné et ses revendications alimentent sans cesse la crise de la démocratie.

Rien n’est plus urgent que de demander des comptes à ceux qui ont abusé de la confiance des gens. Un nouveau projet de société est également à repenser collectivement, avec toutes les bonnes volontés. La révolution démocratique entamée le 17 novembre 2018 avec les Gilets jaunes est à mener à son terme.

Voici un extrait de l’introduction :

Ils donnent des leçons, parlent le globish, disent ce qu’il faut penser. Ils décrètent le bien et le mal, le beau et le laid, le fréquentable et le proscrit. Ces beaux esprits s’encouragent, s’admirent, se cooptent. Mais ils sont les salauds. Ils sont les traîtres. Ils mériteraient d’être traduits en justice pour répondre du saccage de la nation, de la maltraitance de son peuple, de leur collaboration avec l’adversaire. Ils se sont mis à détester la France, à force de lui demander de s’excuser pour son passé esclavagiste, colonisateur, collaborateur. Dans le même temps, ils ferment les yeux sur l’islam totalitaire et pleurnichard, collaborateur du nazisme durant la dernière guerre mondiale, colonisateur de parties du territoire français, esclavagiste dans l’âme. Ce sont ces idiots utiles qui ont accablé d’infamies les Gilets jaunes, ce peuple dissident coupable de refuser la mondialisation et son monde frelaté par le matérialisme.

“La République des traîtres est le vrai danger. Ce sont eux qui, par leur fanatisme universaliste, menacent la France millénaire. Pour eux, les seuls ennemis intérieurs sont le peuple enraciné et ses avocats. Les renégats sont prêts à user de la censure pour étouffer les plaintes. Ces messieurs à bonne figure ont trompé le pays qui les a élus. Ils sont plus dangereux que les immigrés extra-européens invités à garder leur mode de vie, ou les musulmans radicaux instrumentalisés par des apprentis-conquérants. Ceux-ci restent des minorités pour l’instant maîtrisables. Encore faudrait-il que l’Etat, résigné et aboulique, recouvre ses esprits et son autorité bradée. “On se sent trahi par les collabos”, a lâché Riss, le patron de Charlie-Hebdo, en commentant sur RTL, le 1 er octobre 2019, la lâcheté des belles âmes après l’horrible attentat islamiste contre son journal, le 7 janvier 2015. Ce sentiment de trahison, je l’éprouve aussi depuis longtemps. Je sais que je ne suis pas le seul. Voici pourquoi….

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ivan Rioufol – “Les Traîtres (Ils ont abandonné la France)”

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13/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ivan Rioufol sort un nouveau livre intitulé “Les Traîtres (Ils ont abandonné la France)” chez l’éditeur Pierre-Guillaume de Roux.

Voici le texte de présentation :

A la source du malheur français, il y a des traîtres français qui portent des prénoms français. Cela fait quarante ans et plus qu’ils abusent de la confiance des électeurs, mentent sur les réalités de la société, saccagent la nation fragile. Faudrait-il se résoudre à regarder la France se désintégrer, sans que les vandales soient inquiétés ? L’heure des comptes a sonné pour les maltraitants de la France millénaire.

Pourquoi pas devant la justice ? Un projet de société est à repenser. Avis aux bonnes volontés ! Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. Cette idée peut se résumer en un conservatisme national. Ce concept s’élabore aussi bien dans les cuisines de la France profonde que dans les think tanks américains. Une chose est sure : le peuple en colère, qui a ébranlé le pouvoir macronien, ne se taira pas de sitôt.

La révolution démocratique, entamée le 17 novembre 2018 avec les Gilets jaunes, est à mener à son terme.


Depuis Charlie Hebdo, cinq ans de reculades, par Ivan Rioufol

Manif Charlie

Les Cassandre ont changé de camp. A la veille de 1914, les sonneurs de tocsin mettaient en garde avec raison contre la montée du bellicisme et les “phraseurs de guerre” dénoncés par Stefan Zweig (1). Aujourd’hui, ils alertent en vain contre la généralisation de la complaisance et de la lâcheté face à la montée du totalitarisme islamiste et de ses méthodes terroristes. Cinq ans après la tuerie à Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, il faut bien constater que la culture djihadiste a fait des émules en France et ailleurs. Le sursaut d’indignation du peuple français, rassemblé à Paris pour une manifestation monstre le 11 janvier 2015, n’a pas suffi à réveiller l’esprit de résistance des dirigeants et des médias face à l’islamo-fascisme et à ses collaborateurs. Le 10 novembre 2019, la gauche perdue a manifesté avec des musulmans fanatiques qui ont incité la foule à hurler “Allah Akbar !” à quelques encablures de Charlie Hebdo et du Bataclan, ces scènes affreuses de la barbarie importée. Or cette infecte trahison n’a guère suscitée de remous chez ceux qui font habituellement profession de distribuer des bons points et de dire la morale. Aujourd’hui, le premier réflexe des autorités confrontées à un islamiste qui tue au nom du Coran, est de le présenter comme un “déséquilibré”, potentiellement irresponsable de ses actes.

Samedi, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Paris et à Marseille pour protester contre la décision de la cour d’appel de Paris qui a déclaré pénalement irresponsable l’assassin de Sarah Halimi, Kobili Traoré, au prétexte que le tueur avait consommé du cannabis. Traoré avait défenestré la victime en lui reprochant d’être juive et en proférant des “Allah Akbar !”.

L’”esprit Charlie”, cet élan contre un obscurantisme, n’a pas survécu au massacre d’une rédaction qui avait été désignée comme islamophobe par les censeurs et leurs sicaires. “C’est la publication des caricatures de Mahomet en 2006 qui fut à l’origine de cet attentat”, rappelle Riss, un des rares survivants de la tragédie (2). Le soir même de l’attentat, une capitulation des esprits m’était déjà apparue à l’occasion d’un débat sur RTL dans l’émission On refait le monde. J’y avais repris un argument de mon blog du jour (lire ici) invitant les musulmans à se désolidariser de ceux qui tuent en leur nom. Or l’activiste Rokhaya Diallo, soutenue par les autres intervenants, avait voulu voir dans mon propos une stigmatisation des musulmans et s’était même mise à pleurer. A ce moment de tension, je n’avais pas eu la présence d’esprit de lui rappeler un texte glacial du 5 novembre 2011 que la militante avait cosigné avec Houria Bouteldja, égérie anti-Souchiens, après l’incendie criminel des locaux de Charlie. “Il n’y a pas lieu de d’apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo (…)”, soutenaient notamment les jeunes femmes.

Elles accusaient la rédaction, qui allait être décimée quatre ans plus tard, de participer à une “vision raciste du monde”. Depuis, cette dialectique victimaire des islamistes, qui se comparent aux juifs persécutés sous Vichy tout en laissant voir leur judéophobie, a pris le pas sur la mesure du danger islamiste. Quand Donald Trump décide d’éliminer, vendredi en Irak, le terroriste iranien Qassem Soleimani, les capitulards s’empressent d’accabler le président américain et de se lamenter sur les mauvaises manières faites aux tyrans iraniens. A Troie, c’est Cassandre qui avait raison.

(1) Le monde d’hier, souvenirs d’un Européen, Livre de poche
(2) Une minute quarnate-neuf secondes, Actes Sud

Ivan Rioufol

Texte daté du 6 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ces médias publics qui roulent à gauche…, par Ivan Rioufol

Les médias publics font-ils honnêtement leur boulot ? En Grande-Bretagne comme en France, la réponse est non. Ainsi, Boris Johnson entend demander des comptes au groupe audiovisuel public BBC, accusé de partialité. Fort de sa large victoire aux législatives, le premier ministre britannique envisage de réduire la redevance télévisuelle qui bénéficie à l’institution (2000 journalistes partout dans le monde). Il souhaite également que le non-paiement de cette redevance, jusqu’ici considéré comme un crime passible de 1000 livres d’amende (1.183 euros), soit requalifié en délit, entrainant des amendes moins élevées. Johnson reproche notamment à la BBC son traitement de la campagne législative, estimant qu’elle a manqué d’objectivité et montré de claires préférences éditoriales. Je prends ces précisions d’une dépêche AFP publiée ce mercredi.

Je n’ai pas en ma possession tous les éléments me permettant de mesurer le degré de militantisme de “Auntie” (“Tata”), ainsi que les britanniques nomment leur audiovisuel nationalisé. J’observe néanmoins que le procès soutenu par Johnson pourrait se faire semblablement en France contre Radio France, et singulièrement contre France Inter. Si la droite française avait un minimum de courage et d’honneur, elle aurait depuis longtemps protesté contre les partis pris idéologiques de journalistes, forcément progressistes et diversitaires, qui se croient dépositaires d’une morale officielle. Hormis quelques rares exceptions, la devise de l’audiovisuel public français pourrait être : “Que nul n’entre ici s’il n’est de gauche“.

Quand le journalisme est guidé par l’idéologie, les faits s’effacent devant les dogmes. C’est pour cette raison que la profession a admis, pour ceux qui ont accepté de reconnaître leur aveuglement, n’avoir rien vu venir de la révolte pourtant prévisible des Gilets jaunes. Les caricatures qui accompagnent Trump, Johnson, Orban, Salvini et tout ce qui peut ressembler à un populiste sont les fruits d’une même pensée doctrinaire. Celle-ci s’épargne, par mimétisme et conformisme, de réfléchir sur l’évolution des sociétés confrontées à la brutalité de la mondialisation et des déracinements. Ces travers sont communs à tous les médias. Toutefois, ils sont plus insupportables encore quand ils sont accentués dans les médias publics, financés par l’argent de tous. Un impératif d’équilibre dans les opinions devrait aller de soi. Or, là plus qu’ailleurs, un étiqueté populiste est vu comme un indésirable, sinon un fasciste en puissance.

Invité dernièrement sur France Inter, le directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles, Geoffroy Lejeune, a dû répondre à une accusation en antisémitisme au prétexte que son hebdomadaire avait fait une Une critique sur George Soros. Mais n’est-ce pas Eric Zemmour, autre juif, qui est la cible permanente des nouveaux Savonarole ? Rien ne justifie l’appropriation de l’audiovisuel public par la gauche, sinon un manque de vigilance de la droite. De son Angleterre, Johnson vient rappeler à cette droite transparente les saines vertus de l’indignation.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 décembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les Républicains, attirés par le sectarisme, par Ivan Rioufol

Les Républicains (LR) s’apprêtent à rejouer “La droite la plus bête du monde“. Ce mercredi soir, leur Politburo devrait avaliser l’exclusion d’Erik Tegnér, jugé coupable de déviationnisme. Jusqu’alors, ces procédures étaient réservées aux partis staliniens. Hier, le jeune militant a été convoqué devant la fédération LR de Paris dont il est membre. Il a eu à faire face au secrétaire général du parti, Aurélien Pradié, et à la présidente de la fédération parisienne, Agnès Evren. La confrontation a duré 1h45. Les deux épurateurs ont reproché au contrevenant sa proximité avec Marion Maréchal, qui s’est pourtant retirée de la politique après la Convention de la droite de septembre, dont Tegnér avait été un des organisateurs. Ses procureurs lui contestent également le droit de plaider, sous l’étiquette LR, pour une large union des droites. La perspective d’établir de possibles liens avec le Rassemblement national (RN) semble être vue comme une monstruosité intellectuelle. En revanche, rien n’est prévu pour dissuader ceux des LR qui seraient tenter de rejoindre ou de soutenir La République En Marche. Alors que l’électorat de droite s’émancipe des interdits d’approcher le RN, il est navrant d’observer les apparatchiks LR replonger dans le bain centriste qui a rendu la droite émolliente.

Un parti qui se dit libéral se déshonore quand il créé des dissidents en son sein, au prétexte que ceux-ci usent de leur liberté d’expression. Le sectarisme, qui caractérise la gauche zombie, n’est pas digne d’une droite républicaine. C’est à croire que les nouveaux chefs LR, issus de l’après Laurent Wauquiez, n’ont toujours rien compris des causes de la désintégration de leur parti. Le piège mortel de cette droite tiédasse est d’être à nouveau fascinée par le politiquement correct. Cette idéologie humanitariste a tué les débats et les idées neuves. Maintenir un cordon sanitaire avec le RN n’a plus de sens quand cette formation devient le refuge de nombreux Français qui n’en peuvent plus des discours formatés et moralisateurs. Les Républicains, qui n’ont rien vu venir de la révolte des Gilets jaunes, doivent retrouver une indispensable assise populaire.

Ils s’en éloignent quand ils tentent d’apparaître présentables aux yeux du parti de l’Ordre qu’est la macronie, cette citadelle assiégée. Tandis que le RN se gauchise sur les questions économiques et sociales, une place reste à prendre pour une formation libérale et conservatrice. Ces deux mouvements nationaux doivent pouvoir devenir complémentaires en 2022, au nom de la défense de la France. Et que le meilleur candidat gagne !

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 décembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Retraites : pourquoi Macron se trompe, par Ivan Rioufol

Le syndrome de la goutte d’eau pourrait être fatal à Emmanuel Macron. Il y a un an, les Gilets jaunes ébranlaient le pouvoir au prétexte d’une taxe de trop sur les carburants. Cette fois, le projet de réforme des retraites promet une révolte plus puissante encore, tant les perdants sont nombreux. Les “grands débats”, lancés par le chef de l’Etat dès les premiers mois de 2019, n’ont jamais calmé la nation éruptive. Aussi est-ce une incapacité de Macron à comprendre l’état de la France qui le pousse à commettre les mêmes fautes, en maniant maladroitement l’explosif dossier des retraites. Les forces en présence lui interdisent, sauf à mettre le pays en état d’insurrection, de jouer longtemps du menton.
La posture martiale annonce des compromis, des évitements, des reculs. Il ne serait pas surprenant d’entendre à nouveau le chef de l’Etat promettre d’autres “grands débats”, sur les retraites cette fois, afin de remettre à plus tard les décisions attendues. Quand Gilles Le Gendre, le président des députés LREM, prévient l’autre jour : “Nous ne calerons pas”, il s’enferme dans un volontarisme intenable. Même si une réforme des retraites est justifiée, le rejet du pouvoir est tel qu’il rend improbable un revirement rapide de l’opinion en sa faveur. Le quinquennat de Macron et son prétendu nouveau monde pourraient bien n’avoir duré que deux ans et demi.

Depuis son élection, le chef de l’Etat reproduit les mêmes erreurs. Elles se résument en sa méconnaissance des disparités de la France profonde. Sa vision technocratique, comptable et européiste s’oppose à une société en quête de protections, d’enracinement, de localisme. Le fanatisme universaliste dont Macron s’est fait le chantre, en exposant sa propre personne en exemple, est au cœur du malentendu avec les Français oubliés. Ceux-ci veulent être considérés pour ce qu’ils sont et non pour l’idée approximative que s’en fait une élite déconnectée. L’universalisme à l’excès est une violence pour les peuples, car cette idéologie porte en elle l’indifférenciation et la négation des particularismes. Appliqué aux retraites, l’universalisme impose la fiction de citoyens interchangeables. Or la vie est évidemment plus subtile, plus complexe.

En ce sens, le député LR de l’Oise, Eric Woerth fait preuve de plus de réalisme et de pragmatisme quand il propose, dans Le Figaro de ce lundi, la mise en place d’un régime universel de base auquel s’ajouterait le maintien de régimes complémentaires autonomes et différenciés en fonction des besoins et des secteurs, quitte à ce qu’ils s’ouvrent à une capitalisation. Macron l’orgueilleux est condamné à revoir sa copie.

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 décembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La macrocrature, paradis pour les censeurs, par Ivan Rioufol

Les censeurs frétillent d’aise dans la macrocrature. Depuis que le pouvoir a décidé de promouvoir une “information propre” (expression de Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement, utilisée en janvier 2018), les flics de la pensée paradent et roulent des mécaniques. Ils font des listes, dénoncent, excluent. Pour ces garde-chiourmes, tout est simple : ce qui ne s’accorde pas au discours officiel est d’extrême droite et “haineux”. Le culte de la diversité s’arrête aux opinions : celles-ci doivent être uniformes et lisses, autorisées ou interdites. L’extrême gauche procède de ce même manichéisme, quand elle s’oppose à des prises de paroles non homologuées au coeur même des universités. Ceci explique sans doute le silence de la milice médiatique face aux nouveaux fascistes qui, au prétexte de défendre des minorités, sèment la terreur et la violence là où ils passent. La radio publique France Inter est caricaturale de ce sectarisme soviétoïde quand une journaliste s’y alarme dernièrement d’entendre sur CNews des journalistes “très très à droite, voire parfois d’extrême droite” (en citant notamment votre serviteur), sans s’interroger sur son militantisme et ses oeillières.

Il est vrai que les journalistes du service public n’avaient pas moufté quand, en mai 2018, la ministre de la Culture, François Nyssen, avait donné comme mission aux télévisions et radios d’Etat de se mettre au service de l’idéologie différentialiste et racialiste, en jugeant notamment les “mâles blancs” trop nombreux à l’antenne.

La chasse aux “fake news” et aux “propos haineux”, lancée par le législateur sans définition des incriminations, a élargi le périmètre des opinions délictueuses. Depuis, les sycophantes se bousculent pour obtenir le silence des dissidents. C’est en se prévalant de cette traque contre les pensées déviantes qu’un “collectif citoyen de lutte contre le financement du discours de haine”, Sleeping Giants, incite des annonceurs à retirer leur publicité de sites ou d’émissions de télévision jugés arbitrairement infréquentables. Boulevard Voltaire a ainsi perdu de nombreux annonceurs. L’émission “Face à l‘Info” (CNews) avec Eric Zemmour est sous la même menace. Ce boycott vient d’atteindre l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, qui dénonce avec raison “la censure des bien-pensants”.

Cette atmosphère délétère est bien le produit d’une démocrature. Si la macronie n’a pas pu instituer un Conseil de l’ordre des journalistes, la mise en place le 2 décembre d’un Conseil de déontologie journalistique et de médiation est un pas supplémentaire dans la mise sous surveillance de la liberté d’expression. Toutefois, les rédactions de plusieurs grands médias, dont Le Figaro, ont dénoncé cette mainmise indirecte de l’Etat. Une résistance se lèverait-elle ? Mardi, le Groupe Canal + a fait savoir qu’il jugeait “injustifiée” la mise en demeure du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel après un propos tenu par Zemmour. Le groupe, présidé par Vincent Bolloré, a décidé de saisir le Conseil d’Etat en accusant le CSA d’abus de pouvoir. Dans une démocratie, les censeurs ne peuvent avoir gain de cause.

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 décembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol