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Italie : Enchaînés pour soutenir l’invasion migratoire

12/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
En Italie, une quarantaine de militants du réseau #restiamounmani (restons humains) se sont symboliquement enchaînés devant le ministère italien des Transports pour protester contre la fermeture des ports aux navires des ONG décidée par le gouvernement.

Une militante immigrationniste a déclaré ceci :

C’est important que les gens sachent qu’il existe une société civile qui n’accepte pas que l’on traite les migrants de cette façon. C’est aussi un geste symbolique destiné à montrer qu’il y a des gens qui s’opposent à ce genre de pratiques non pas en traitant le problème assis derrière un ordinateur, mais physiquement.

Ces individus comprendront-ils un jour qu’ils se font les complices des mafias de passeurs ?


Un score formidable pour la Ligue en Toscane, par Pierre Malpouge

Dimanche, lors du second tour de municipales partielles, les villes de Pise, Massa, Sienne et beaucoup d’autres villes qui étaient des bastions historiques de la Toscane dite « rouge » sous la férule du Parti démocrate (PD), ex-Parti communiste italien, et ceci depuis 70 ans, ont changé de cap et seront désormais administrés par la droite nationale – la Ligue – de Matteo Salvini et de ses alliés.

Un changement radical, un revirement vertigineux. Un raz de marée insufflé par Matteo Salvini, le nouveau ministre de l’Intérieur dont le discours de fermeté face à l’invasion migratoire a conquis un électorat excédé de voir débarquer sur ses côtes toute la misère du monde et exacerbé par l’insécurité – mais aussi par la crainte de voir « leur cadre de vie et leur identité nationale menacés par les étrangers, les migrants et les Roms », comme a expliqué Matteo Salvini, accusant au passage les ONG humanitaires d’être « complices des trafiquants [passeurs] » – qui organisent l’acheminement de ces milliers de migrants. Un électorat d’autant plus excédé qu’il se sent, se sait, abandonné par une Europe (« le souk de Bruxelles », dixit Matteo Salvini) désormais en pleine implosion face à cette crise migratoire et à ce que ses dirigeants actuels appellent la « montée des populismes ».

En moins de quatre mois, Matteo Salvini est parvenu à montrer la voie et à renvoyer dans les cordes, dans l’ensemble du pays, les sociaux-démocrates du PD (même Le Monde ne peut que le reconnaître). Un Parti démocrate qui va de défaites écrasantes en défaites de plus en plus cuisantes. Le Mouvement 5 Etoiles, qui se veut non conformiste et ni à gauche ni à droite, allié de la Ligue pour la conquête du pouvoir à l’échelle nationale, semble souffrir lui aussi des victoires successives de la Ligue, des victoires de plus en plus nettes. En Sicile, le recul du Mouvement 5 Etoiles est spectaculaire. C’est une coalition locale conduite par Fratelli d’Italia (mouvement classé à l’extrême droite de l’extrême droite, par nos commentateurs politiques !) qui a supplanté le M5S à Raguse, chef-lieu de province, que son fondateur, Peppe Grillo, considérait pourtant comme un « modèle » de gestion populiste.

Une voix qui porte jusqu’en Libye

Un succès national et une voix qui porte au-delà des côtes italiennes.

Lundi, c’est un Matteo Salvini omniprésent qui s’est déplacé en Libye où il a rencontré les autorités libyennes et constaté que celles-ci font bien leur travail. Quant à la création de centres de regroupement (hotspots) des candidats à l’émigration en Libye, Matteo Salvini, estimant que la Libye et l’Italie « ont un problème commun, avec l’immigration illégale et les intérêts criminels des trafiquants », a affirmé qu’ils devraient être installés « au sud de la Libye pour éviter que Tripoli ne soit congestionné, comme l’Italie ».

Des propos offensifs contre la submersion migratoire qui se sont transformés en succès diplomatique pour Matteo Salvini auprès des autorités libyennes, ces dernières refusant désormais « catégoriquement » la proposition de la Commission européenne d’installer des « hotspots » dans les « pays de passage ». Une identité de vue entre Rome et Tripoli, notamment sur ce que l’on pourrait appeler les « trafiquants d’ébène » qualifiés de « bandes criminelles dangereuses » par Ahmed Miitig, Vice-Premier ministre libyen.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 28 juin 2018

Italie – Pour Alba Ventura, “le vrai premier ministre, c’est Matteo Salvini !”

28/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Dans le nouveau paysage politique italien, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini prend toute la lumière. Omniprésent, très ambitieux, Alba Ventura considère que c’est lui le vrai patron.

C’est lui qui a déclenché la crise politique en Europe sur le sujet de l’immigration, en refusant que les bateau de migrants accostent dans les ports d’Italie. Son nom sera dans toutes les têtes, alors que se réunissent ces 28 et 29 juin tous les dirigeants de l’Union européenne.

Lui, c’est Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien. Un ministre qui est bien plus qu’un simple ministre : c’est lui le vrai premier ministre. Le magazine Courrier international publie cette semaine un article très intéressant du site d’information italien Linkiesta. Ce site a répertorié toutes les prises de paroles et les actions de Matteo Salvini ces dernières semaines.

Sur la “flat tax” ou sur le régime fiscal, il parle à la place du ministre de l’Économie. Sur la réforme du code pénal ou sur la légitime défense, il parle à la place du ministre de la Justice. Il se rend en Afrique du Nord pour rencontrer un dirigeant libyen, et il sera bientôt en Égypte, comme s’il était ministre des Affaires étrangères.


Immigration : l’Italie se ferme, l’Espagne s’ouvre

Il en va de l’espace Schengen comme de la zone euro : il suffit d’un maillon pour ébranler l’ensemble. Sur la route de la Méditerranée orientale, l’Autriche, la Hongrie et les pays des Balkans unissent leurs forces pour prévenir un nouvel afflux depuis la Grèce gouvernée par un parti, Syriza, qui a toujours été favorable à l’immigration de masse et qui s’est contenté, tant qu’il le pouvait, d’assurer vers ses frontières septentrionales le transport des immigrants arrivant illégalement sur ses îles depuis la Turquie. Sur la route de la Méditerranée centrale, l’Italie, longtemps appréciée par les « migrants » pour le laxisme de son gouvernement immigrationniste, s’était finalement entendue, sous la pression d’un électorat de plus en plus hostile à cette invasion-colonisation, avec le gouvernement de Tripoli et probablement aussi certaines milices libyennes, pour freiner le passage des « migrants ». Le nouveau gouvernement « populiste » issu des élections du 4 mars, et notamment le nouveau ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, chef de la Ligue, serre encore la vis en refusant désormais les bateaux des ONG étrangères chargés d’immigrants illégaux récupérés près des côtes libyennes.

Plus sûre que cette route de la Méditerranée centrale en train de se refermer, la route de la Méditerranée occidentale n’était pourtant pas privilégiée par les « migrants ». Ceci pour une raison bien simple : sous les gouvernements du Parti populaire dirigé par Mariano Rajoy, l’Espagne ne faisait pas preuve du même laxisme pseudo-humanitaire de l’Italie ou la Grèce. Dans les enclaves nord-africaines de Ceuta et Melilla, un système de triple clôture surmonté par des barbelés rasoirs rendait le passage difficile. L’Espagne pratiquait en outre, en tout cas jusqu’à sa condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme à l’automne 2017, les expulsions « à chaud » de ceux qui parvenaient malgré tout à franchir ces clôtures. En 2012, Madrid avait par ailleurs supprimé la possibilité pour les personnes en situation irrégulière de se faire soigner aux frais des contribuables espagnols. On ne sait que trop bien en France à quel point ces prestations de santé gratuites sont un facteur d’immigration illégale.

Mais avec la formation du gouvernement socialiste ultraminoritaire de Pedro Sánchez avec le soutien de l’extrême gauche et des nationalistes régionaux, qui voient dans l’immigration de masse un moyen d’accroître la proportion d’habitants sans attache avec l’Espagne, la politique menée par Madrid va désormais changer : les barbelés au sommet des clôtures de Ceuta et Melilla vont être enlevés et, sans doute à partir du mois de septembre, les soins de santé gratuits pour les « sans papiers » auront été rétablis, conformément à l’annonce faite la semaine dernière par le porte-parole du gouvernement de Sánchez. Ces annonces, qui sont autant de signaux envoyés aux candidats à l’émigration illégale en Europe, viennent donc s’ajouter à l’accueil de l’Aquarius et aux grandes banderoles avec l’inscription « Bienvenue chez vous » en cinq langues, dont l’arabe, déployées pour accueillir les quelque 630 « migrants » recueillis au large de la Libye par SOS Méditerranée. A l’ère d’Internet et des téléphones portables, le message a certainement déjà été reçu cinq sur cinq de l’autre côté de la Méditerranée !

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 juin 2018

Aquarius : 80 % des Italiens soutiennent leur gouvernement. Et ce ne sont pas des salauds !

Et en France ? Macron ne se risquera pas à poser la question…

La démocratie, dit le dictionnaire, est une « forme de gouvernement dans laquelle la souveraineté appartient au peuple ».

Il paraît que nous, États occidentaux, sommes de grandes démocraties. La France tout particulièrement qui, eu égard à son passé révolutionnaire et régicide, prétend en remontrer au monde. Raison pour laquelle, sans doute, elle a nourri dans son sein tant de dictateurs en herbe, pourquoi ses brillants intellectuels n’ont jamais renié leur passé maoïste ou bien qu’un Mélenchon porte encore aux nues les Castro, Chávez et autres Maduro.

Question : sommes-nous les démocrates que nous prétendons être ?

Réponse par la polémique qui a agité l’Europe tandis qu’un navire baptisé Aquarius errait en Méditerranée à la recherche d’un port où décharger sa cargaison de 629 migrants. Les femmes et les enfants d’abord. Conséquence : la « tension diplomatique » est à son comble entre la France et l’Italie, notre Président s’étant offert le luxe de critiquer le nouveau chef du gouvernement italien pour son refus de recueillir toutes ces bouches affamées.

« Manque d’humanité », a dit Macron. « Faux-cul », lui a répondu Giuseppe Conte. Et Matteo Salvini (le patron de la Ligue, devenu ministre de l’Intérieur) de rappeler, devant le Sénat italien, la promesse d’Emmanuel Macron d’accueillir plus de 9.000 migrants arrivés ces dernières années en Italie mais qui, in fine, n’en a pris que 640. Il serait temps de « passer de la parole aux actes et à donner un signal de générosité » plutôt que des leçons de morale à une Italie transformée en « jetée » où viennent s’amarrer tous les radeaux de La Méduse.

L’Italie a accueilli plus de 14.000 migrants depuis début janvier, plus de 700.000 ces dernières années. Elle vient de recevoir le soutien de l’ONU : « Je pense que l’Italie a raison de dire qu’ils ne peuvent pas tous venir chez elle », a dit le haut-commissaire pour les réfugiés. Et de rappeler qu’en 2015, les autres pays de l’Union européenne étaient convenus de se répartir 160.000 réfugiés mais qu’à ce jour, 30.000 migrants seulement ont trouvé un pays d’accueil.

On nous dit que, selon les chiffres d’un sondage réalisé jeudi en Italie, 80 % des personnes interrogées soutiennent l’attitude de leur nouveau gouvernement. Dans le détail, 30 % des Italiens « voudraient que tous les migrants soient rejetés » et 50 % « souhaiteraient que l’accueil de migrants se fasse de manière partielle et surtout après une évaluation beaucoup plus ciblée et prudente que l’actuelle ».

Et en France ? Macron ne se risquera pas à poser la question, les résultats des dernières élections lui ayant en grande partie apporté la réponse. D’où le fait qu’en chat échaudé qui craint l’eau froide, il se soit bien gardé de proposer l’asile aux naufragés de l’Aquarius.

D’où je repose ma question : sommes-nous les démocrates que nous prétendons être ?

Depuis soixante-dix ans, on ressert cette phrase empruntée à Churchill : « La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres. » Chacun en use et les politiques en abusent, jusqu’à Manuel Valls pendant la campagne des primaires… À cette occasion, justement, sur le site Slate.fr, Jean-Marie Pottier remettait ces mots à leur place.

Voici ce que Winston Churchill a dit exactement : « Beaucoup de formes de gouvernement ont été testées, et seront testées dans ce monde de péché et de malheur. Personne ne prétend que la démocratie est parfaite ou omnisciente. En effet, on a pu dire qu’elle était la pire forme de gouvernement à l’exception de toutes celles qui ont été essayées au fil du temps ; mais il existe le sentiment, largement partagé dans notre pays, que le peuple doit être souverain, souverain de façon continue, et que l’opinion publique, exprimée par tous les moyens constitutionnels, devrait façonner, guider et contrôler les actions de ministres qui en sont les serviteurs et non les maîtres. » Rien à ajouter.

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Matteo Salvini plébiscité pour son courage politique, par Pierre Malpouge

« La ligne dure paie », a lancé Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et du gouvernement Ligue-M5S. Après avoir refusé au navire humanitaire Aquarius de jeter l’ancre sur les côtes italiennes et de débarquer les « migrants » qui se trouvaient à son bord, et malgré les rodomontades bien-pensantes et hypocrites des dirigeants européens, à commencer par celles d’Emmanuel Macron, la droite nationale italienne suscite un raz de marée plus que favorable dans l’opinion de la population du pays.

Ainsi, selon un sondage, 80 % des Italiens, soit l’immense majorité de la population, soutiennent les actions de Matteo Salvini sur la question de l’immigration et sa décision de fermer les ports italiens aux bateaux « récupérateurs » de migrants.

Par ailleurs, toujours selon ce sondage, environ 30 % des Italiens ont une position radicale et voudraient que tous les migrants soient rejetés. Seuls 20 % des Italiens seraient prêts à accueillir les migrants sans discrimination.

Mgr Malle, l’évêque de Gap, menace Matteo Salvini de « l’enfer », mais cette politique de fermeté, plébiscitée par le peuple italien, et aussi par la quasi-totalité des organes de presse italiens, est un énorme succès politique pour le leader de la Ligue. Un succès salué notamment en France par le Rassemblement national (ex-FN).

La complicité de certaines ONG

Par la voix de Julien Sanchez, ce parti assure qu’« on aurait pris la même décision que Salvini. Accueillir une immigration supplémentaire est irresponsable. On doit maîtriser nos frontières ». Et une partie des Républicains et le parti Debout la France (DLF) ont emboîté le pas au RN. Le porte-parole de Debout la France, Damien Lempereur, invité mardi sur le plateau de RT France, a salué la décision de Matteo Salvini en déclarant que « contrairement à toute la bien-pensance, nous pensons que c’est le bon signal qu’il fait envoyer ». « La solution, a-t-il ajouté, n’est pas d’accueillir toujours plus [de migrants] mais d’aider à développer l’Afrique. » Le porte-parole de DLF a précisé que les pays européens n’avaient pas « vocation à accueillir tous les clandestins qui se dirigent vers nos côtes avec la complicité parfois un peu douteuse de certaines ONG ».

En renvoyant dans leur but le diktat franco-allemand et la dictature de Bruxelles en matière d’accueil de toute la misère du monde, l’Italie, par l’intermédiaire d’un Matteo Salvini, droit dans ses bottes et homme fort du nouveau gouvernement italien (soutenu par le numéro un hongrois Viktor Orbán et par le chancelier autrichien Sebastian Kurz), annonce la couleur et montre ainsi le chemin à une Europe irresponsable et incapable d’apporter une solution commune et crédible au flux migratoire actuel. Un chemin mais également un message à l’attention des migrants qui dorénavant vont devoir éviter de débarquer ou tenter de débarquer sur les côtes italiennes.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 14 juin 2018

Aquarius : Éric Zemmour dénonce le “concours d’hypocrisie et de cynisme”

14/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
La polémique autour du bateau de migrants Aquarius, repoussé loin de ses ports par les Italiens, provoque une crise diplomatique entre Paris et Rome, et divise la majorité.

Sur RTL, Éric Zemmour dénonce le “concours d’hypocrisie et de cynisme”.

C’est celui qui dit qui y est : on se souvient de cette comptine enfantine. L’Union européenne est une grande cour de récréation où chacun accuse l’autre de cynisme, où chacun accuse l’autre d’hypocrisie, où chacun joue à hypocrite et demi. Un grand concours où notre président ne fait pas tapisserie.

Quand il dénonce la part du cynisme et “l’irresponsabilité du gouvernement italien”, Emmanuel Macron oublie qu’à l’été 2017, alors que 100.000 migrants déferlaient sur les côtes italiennes en quelques mois, il donna l’ordre à son ministre de l’Intérieur de ne pas ouvrir la frontière, et de ramener tous les clandestins en Italie.


Italie : Macron entre deux feux, par Guy Rouvrais

En Conseil des ministres, le chef de l’Etat a dénoncé le « cynisme » des dirigeants italiens et leur « irresponsabilité » puisqu’ils ont refusé le débarquement de 600 clandestins sur le sol la Péninsule. Il a fustigé aussi, pendant qu’il y était, « l’instrumentalisation politique » qu’ils feraient de la situation, comme s’il ne s’agissait pas d’une affaire éminemment politique ! Le cynisme, serait-ce d’honorer l’engagement pris devant les électeurs, à savoir que l’Italie ne serait plus «  le camp de réfugiés de l’Europe », comme l’avait annoncé Matteo Salvini, aujourd’hui ministre de l’Intérieur ? Il fait ce qu’il a dit. Salvini a répliqué à Macron qu’il n’avait que faire des leçons « hypocrites » de la France. Quant à l’irresponsabilité, ce serait continuer à laisser se déverser le flot des « migrants », incitant d’autres à venir en d’interminables norias parfois mortelles. Afin qu’ils cessent de débarquer, il faut les dissuader d’embarquer. Pour les en convaincre, les actes parlent plus fort que les paroles.

Emmanuel Macron est pris entre deux feux. Il y a ceux de sa majorité, et les députés de gauche qui le pressent d’agir et de réagir. « La France ne peut pas rester silencieuse face au drame en Méditerranée », a lancé Fiona Lazaar, député LREM, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, tandis que sa collègue Sonia Krimi, du même bord, regrettait « la dérive » du « principe d’accueil » et qu’Anne-Christine Lang, macroniste, l’appelait à « faire une exception et à accueillir les passagers de l’Aquarius ». Mais le chef de l’Etat n’ignore pas l’état de l’opinion qui, elle, approuve, avec bon sens et sans cynisme, la façon dont nos voisins italiens réagissent. Les élections européennes sont dans moins d’un an maintenant, la peur des électeurs est le commencement si ce n’est de la sagesse, au moins de la prudence. Il ne peut annoncer que la France accueillera ceux dont notre sœur latine ne veut pas, ne veut plus : le président français se contente de féliciter l’Espagne de le faire. C’est là le premier acte important du nouveau gouvernement socialiste de Madrid. Qu’ils les accueillent, s’ils le veulent, au lieu de les renvoyer en Lybie, mais alors qu’ils les gardent et qu’ils ne nous les envoient pas, au nom de la « solidarité européenne » !

Que va faire le pouvoir ? Macron va s’entretenir mardi avec « les autorités maltaises, espagnoles et italiennes » a annoncé la porte-parole de l’Elysée. De son côté, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré : « Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation des personnes » pouvant bénéficier du statut de réfugié. Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a invité ses homologues italien et espagnol à Paris « dans les prochains jours » pour « approfondir le dialogue » sur les questions migratoires. Comme s’il n’y avait pas déjà eu sur le sujet des milliers d’heures de palabres inutiles ! Tandis que ces gens-là parlent, les Italiens agissent et, ce faisant, ce n’est pas seulement leur pays qu’ils défendent, c’est l’Europe dont la botte italienne est une des principales portes d’entrée.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 13 juin 2018

Emmanuelle Ménard au sujet d’Emmanuel Macron : “Je ne le félicite pas de donner des leçons de morale à l’Italie”

13/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuelle Ménard, députée de la 6e circonscription de l’Hérault, était l’invitée de Léa Salamé sur France Inter.

Sur l’accueil de l’Aquarius en Espagne et le refus de l’Italie, et sur la déclaration d’Emmanuel Macron concernant l’Italie, Emmanuelle Ménard estime que “ce n’est pas fair play de sa part“.

Je ne le félicite pas de donner des leçons de morale à l’Italie. La France ne remplit pas ses obligations.

Que faire des migrants ?

Evidemment c’est 600 personnes il faut s’en occuper… c’est le rôle de n’importe quel pays et citoyen. Mais il faut arrêter d’envoyer des signaux à la Lybie qui disent continuez et ne vous inquiétez pas vous serez accueilli.

Ancienne journaliste, Emmanuelle Ménard s’est également déclarée contre la loi sur les fake news : “De la censure déguisée.


Le nouveau gouvernement italien inaugure sa politique anti-immigrés par un geste fort

12/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Pour rappel les dernières élections générales italiennes ont marqué une poussée historique de la Ligue du Nord, parti nationaliste dont le slogan “Les italiens d’abord” a fait mouche dans une Italie en première ligne face à la vague migratoire qui envahit l’Europe en particuliers ces dernières années. Son chef, Matteo Salvini, a obtenu le poste de ministre de l’intérieur, ce qui lui a offert une place rêvée pour lutter contre ce flux migratoire. Après de nombreuses déclarations annonçant notamment commencer par renvoyer 300 clandestins par jour, il a eu l’occasion d’étayer ses paroles d’actes ces derniers jours.

Quelles sont donc les circonstances dans lesquelles le nouveau ministre de l’Intérieur a pu agir concrètement contre l’immigration ?

C’est une histoire hélas banale, celle d’un navire affrété par une ONG raflant de nombreux immigrés dans les eaux libyennes, pour ensuite partir déposer ceux-ci dans un port italien, leur ouvrant ainsi la voie vers l’Europe. Ce navire, l’Aquarius, est donc arrivé dans les eaux italiennes nanti de plus de 600 clandestins, pour se voir refuser l’entrée des ports italiens par décision du gouvernement italien. Après avoir subi un refus similaire de la part de Malte, aux dernières nouvelles il ferait route vers les ports espagnols, le nouveau gouvernement ibérique portant fort à gauche n’ayant pas manqué l’occasion d’accueillir ces immigrés illégaux.

L’analyse de ces événements permet de mettre en lumière un fait intéressant

Il apparaît en effet que le navire en question a pu embarquer tous ces clandestins grâce à des instructions du centre de secours de Rome. On pourrait ainsi supposer que les autorités italiennes ont guidé l’Aquarius pour après mieux le refuser, et donc marquer leur opposition à l’immigration illégale par un coup d’éclat soigneusement orchestré. Le peuple italien n’a pas manqué de montrer son soutien à cette action. Les premiers résultats des élections municipales indiquent effectivement un considérable succès de la coalition de droite menée par la ligue du nord. Dans le même temps le mouvement 5 étoiles, beaucoup moins ferme sur la position migratoire mais sorti lui aussi gagnant des législatives de début mars, a subi un échec cuisant, étant absent de tous les ballottages dans les principales villes. Coup de maître donc de la ligue du Nord, qui remporte un succès électoral remarquable, tout en marquant fermement aux ONG et donc aux immigrés illégaux que les portes de l’Italie ne leur sont plus si ouvertes.

En Italie, Matteo Salvini refuse d’accueillir l’Aquarius, un bateau chargé de migrants

11/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est la première décision spectaculaire du nouveau ministère italien de l’Intérieur, Matteo Salvini: il refuse qu’un navire humanitaire chargé de réfugiés entre dans un port italien. Le bateau en question, l’Aquarius, transporte 600 personnes, dont 123 mineurs isolés.

“Il estime que l’Italie est attaquée par ces migrants, rappelle Blandine Hugonnet, correspondante de BFMTV à Rome, et demande l’aide de l’Europe, l’aide de l’OTAN.”

Matteo Salvini a notamment déclaré que « l’Italie et la Sicile ne peuvent être le camp de réfugiés de l’Europe ».



Changement sur le front de l’immigration : l’Italie rallie l’Autriche et le V4

Le propre de ces gouvernements « populistes » qui font passer les intérêts nationaux avant ceux de l’oligarchie mondialiste, c’est qu’ils s’opposent forcément là où leurs intérêts nationaux divergent. C’est pourquoi l’Italie et le groupe de Visegrád sont en désaccord complet sur la réforme du règlement de Dublin en vertu duquel un immigrant ne peut demander l’asile sur le territoire de l’Union européenne que dans le premier pays de l’Union où il a mis les pieds. Les premiers pays d’arrivée comme l’Italie voudraient supprimer cette règle qui les oblige théoriquement à reprendre des centaines de milliers d’immigrants illégaux. D’autres pays, avantagés par cette règle, souhaiteraient au contraire l’appliquer strictement. C’est pourquoi les ministres de l’Intérieur réunis mardi en Conseil de l’Union européenne à Luxembourg n’ont pas pu se mettre d’accord sur cette question.

Un autre point de divergence entre le nouveau gouvernement « populiste » italien et les gouvernements « populistes » de Pologne, de Hongrie et d’Autriche, c’est la question de la relocalisation obligatoire des demandeurs d’asile dans toute l’Union européenne. L’Italie y est, bien entendu, favorable, le V4 y est opposé depuis le début, tandis que l’Autriche, qui prendra la présidence du Conseil de l’Union européenne à partir du premier juillet, a demandé que l’on abandonne ce projet qui divise l’Europe.

En revanche, les quatre pays du groupe de Visegrád (Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie), l’Autriche et désormais l’Italie sont d’accord sur une chose : il faut fermer les frontières à l’immigration illégale. Le nouveau ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, a déjà discuté de la question avec le Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Comme le V4 et désormais l’Autriche, l’Italie parle non seulement de rapatriements et d’accords avec les pays d’origine mais aussi de refouler vers les côtes d’Afrique du Nord ces immigrants clandestins qu’on appelle des « migrants » dans le novlangue des médias. Au Conseil de l’Union européenne de mardi, cette question des refoulements a même été évoquée par le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration belge Theo Francken, qui a plaidé pour leur réinstauration, en rappelant qu’ils « étaient pratiqués en Europe avant leur interdiction par la Cour européenne des droits de l’homme en 2012 ».

La Hongrie va très probablement adopter très prochainement un paquet de lois intitulé « Stop Soros » pour lutter contre ces ONG qui favorisent l’immigration illégale. Il y aura des interdictions de séjour à proximité de la frontière et même des peines de prison à la clé pour les membres de ces organisations qui aideraient des immigrants à pénétrer ou rester illégalement sur le territoire national. En Italie, Giorgia Meloni, la leader du parti nationaliste Fratelli d’Italia qui avait formé une alliance des droites avant les élections du 4 mars avec le parti Forza Italia de Berlusconi et la Ligue de Salvini, a annoncé que son parti allait proposer une loi du même type « pour stopper Soros ». En Autriche, les missions confiées jusqu’ici aux ONG pour l’aide aux « migrants » vont bientôt être prises en charge par des agences de l’État.

L’Italie, comme le fait déjà la Hongrie, va construire de nouveaux centres de détention pour y maintenir tous les immigrants qui n’ont pas droit à l’asile en attente de leur expulsion. L’Autriche et le V4 veulent déplacer les contrôles de Frontex sur les côtes nord-africaines, sur le modèle australien, et le soutien de l’Italie à cette initiative est aujourd’hui assuré. Pour vraiment dissuader les candidats à l’immigration illégale, il resterait encore à faire comme l’Australie depuis 2013 : frapper d’une interdiction de séjour à vie toute personne entrée illégalement dans l’Union européenne et refuser d’examiner les demandes d’asile déposées sur le territoire de l’Union européenne par des immigrants qui ont passé la frontière illégalement.

Olivier Bault

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Italie : Lorenzo Fontana, un ministre de la Famille sans langue de bois

06/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
A peine nommé ministre de la Famille en Italie, l’ex-député européen de la Lega, proche de Matteo Salvini et fervent catholique, a déclenché l’ire des progressistes en raison de ses positions sur l’idéologie du genre et le lobby LGBT ainsi que de sa ferme opposition à l’avortement.

Pas du genre à se laisser intimider, le ministre a répliqué avec fermeté. Il a ainsi déclaré au quotidien Corriere della Sera : “Les familles arc-en-ciel n’existent pas dans la loi italienne.” Lors de son arrivée au palais du Quirinal avec sa petite fille dans les bras et sa femme à ses côtés, il a enfoncé le clou : “Les familles sont celles qui sont naturelles, où un enfant doit avoir un père et une mère (…). La famille naturelle est attaquée. [Les homosexuels] veulent nous dominer et effacer notre peuple.

Quant à la question de l’avortement, Lorenzo Fontana s’est dit déterminé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour « mettre en œuvre des politiques visant à réduire le nombre d’avortements. »

Le Mouvement 5 Etoiles n’aurait guère apprécié ces propos à tel point que Matteo Salvini a rappelé que le contrat de coalition n’a pas mis ces questions à l’agenda. Il a tout de même précisé qu’il est, je cite : « soucieux qu’un enfant grandisse entre un père et une mère. »

Matteo Salvini Ligue du Nord

Italie : Matteo Salvini demande aux migrants clandestins de faire leurs valises

06/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Alors que Giuseppe Conte a exprimé sa volonté de voir mis en place un système de répartition des demandeurs d’asile à l’échelle de l’Union européenne, Matteo Salvini lui a promis de réduire le nombre d’arrivée de réfugiés, et de lancer le processus d’expulsion des migrants illégaux. Une politique qui divise la société italienne.


Matteo Salvini en Sicile pour marteler son discours anti-immigration

04/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
A peine désigné, déjà sur le terrain. Le nouveau ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini est venu en Sicile ce dimanche. Objectif : marteler son discours anti-immigration. A l’occasion d’une réunion de soutien à ses candidats aux municipales du 10 juin, il en a dit un peu plus sur sa politique.

Comme ministre, je travaillerai avec nos partenaires européens et avec les pays africains pour empêcher des milliers de personnes désespérées de nourrir l’illusion qu’en Italie, il y a du travail et un un toit pour chacun. En Italie, le coût de chaque demandeur d’asile est le plus élevé d’Europe. Le temps d’examen des situations est le plus long d’Europe. Il est temps d’agir.