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Quand RFI titre “Italie: vers la fin des arrivées de migrants”

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Aquarius : la justice italienne veut sa mise sous séquestre

22/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Ce n’est pas en raison de sa complicité au développement de l’immigration clandestine que pourrait être mis fin au trafic auquel se livre le navire affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, mais pour une question de traitements des déchets.

En effet, d’après les médias italiens, les enquêteurs soupçonnent l’Aquarius d’avoir fait passer un total de 24 tonnes de déchets potentiellement toxiques, notamment du matériel médical potentiellement infecté, pour des déchets classiques.


L’Italie refuse de modifier son budget, par Olivier Bault

Après le rejet du projet de budget italien par la Commission européenne le 23 octobre dernier (voir Présent du 25 octobre), l’Italie avait trois semaines pour revoir sa copie, soit jusqu’au 13 novembre. L’Eurogroupe, c’est-à-dire les ministres des Finances de la zone euro, a apporté dans cette affaire son soutien à la Commission le 5 novembre, estimant que le creusement du déficit structurel de l’Italie d’un montant équivalant à 0,8% du PIB affecterait la monnaie unique des 19 pays de la zone.

Mais le gouvernement Conte n’a pas plié face aux exigences de Bruxelles et de ses partenaires de la zone euro. Avec une croissance quasiment nulle cette année et un taux de chômage aux alentours de 10%, la coalition du Mouvement 5 étoiles (M5S) et de la Ligue estime en effet que son projet de budget permettra de redynamiser l’économie. L’objectif affiché par Rome est un déficit à 2,4% du PIB en 2019 (contre 0,8% promis par le gouvernement précédent) et à 2,1% en 2020. Seule concession face à Bruxelles, les Italiens ont ajouté dans leur projet de budget une clause prévoyant des mesures automatiques afin de maintenir le déficit en dessous de 2,4% du PIB si ce plafond venait à être dépassé.

Car la Commission européenne ne croit même pas au respect de ce taux de déficit des finances publiques dans la mesure où elle table sur une croissance de 1,2% l’année prochaine alors que le gouvernement italien prévoit 1,5%. Pour la Commission, les prévisions trop optimistes de l’Italie conduiront en réalité, faute de se réaliser, à un déficit à 2,9% l’an prochain et à 3,1% en 2020. Les prévisions de croissance ne sont pas négociables, a déclaré dans un communiqué le ministre des Finances italien Giovanni Tria, puisqu’il s’agit de calculs techniques. Et si ce sont les prévisions italiennes qui s’avèrent justes, le gouvernement italien espère parvenir à réduire la dette publique de 131% du PIB à 130% l’an prochain et moins de 127% en 2021.

Par son refus de céder, l’Italie s’expose à une procédure de déficit excessif, avec une première étape le 21 novembre quand la Commission publiera une mise à jour du rapport sur la dette italienne. Si cette procédure peut aboutir à de lourdes sanctions financières (correspondant à 0,2% du PIB), encore jamais appliquées, il faudra sans doute attendre après les élections européennes pour qu’un plan correctif soit présenté à l’Italie. D’éventuelles sanctions ne pourraient sans doute pas être appliquées avant la mise en place de la nouvelle Commission européenne à l’automne 2019. En attendant, Matteo Salvini, vice-président du Conseil des ministres, ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue, appelle les Italiens à manifester le 8 décembre contre la dictature de Bruxelles.

Mais en réalité, la plus grosse menace pesant aujourd’hui sur l’Italie, c’est le spread, c’est-à-dire l’écart des taux entre les bons du trésor italien et les bons allemands, qui oscille aux alentours de 300 points de base (3 points de pourcentage) depuis le début de la dispute sur le budget. Si cet écart devait augmenter, le coût de la dette pourrait devenir intenable. Bien entendu, les propos tenus par les membres de la Commission ou par le FMI qui dit craindre une récession en Italie, ou encore par l’économiste en chef de la Deutsche Bank qui propose de mettre l’Italie sous la tutelle du Mécanisme de stabilité européen, ne sont pas sans impact sur le spread. Et c’est bien là leur but : mettre l’Italie sous la pression des marchés pour l’obliger à céder.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 14 novembre 2018

L’Union européenne met la pression sur la coalition anti-système italienne

26/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est une première dans l’histoire de l’Union européenne. La coalition entre le mouvement 5 étoiles et la Ligue présentaient les détails de leur budget à la commission.
Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a demandé à l’Italie de réviser dans un délai de trois semaines son budget. Dans le cas contraire, elle risque l’ouverture d’une “procédure pour déficit excessif”, susceptible d’aboutir à des sanctions financières correspondant à plusieurs milliards d’euros.

Cela ne change rien, que ces messieurs de la spéculation se rassurent, on ne retourne pas en arrière“, a déclaré le patron de la Ligue.

Et Matteo Salvini d’ajouter :

Ils ne sont pas en train de s’attaquer à un gouvernement mais à un peuple. Ce sont des choses qui mettent les Italiens encore plus en colère et après on se plaint que la popularité de l’Union européenne soit au plus bas.

Matteo Salvini a ordonné le transfert des migrants installés illégalement dans le village de Riace

15/10/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Matteo Salvini poursuit son coup de force contre Riace, cette petite commune de Calabre dont il qualifie d’illégale la politique d’accueil des migrants.

Le ministre italien de l’Intérieur a ordonné samedi le transfert des quelques 200 migrants du village vers des centres d’hébergement plus grands dès la semaine prochaine.

Le maire de Riace, Domenico Lucano, sympathisant communiste, a été arrêté et assigné à résidence au début du mois. Il est accusé d’aide à l’immigration clandestine. Mais ce dernier tient tête et affirme que les migrants resteront dans son village :

Ils ne partiront pas parce qu’ils n’ont pas d’endroit où aller avec leurs enfants. Il y a beaucoup de familles dans ce cas-là. Dernièrement, quelqu’un est parti parce qu’il y avait beaucoup d’incertitude, mais la majorité d’entre eux n’ont pas d’endroit où aller.

Le bras de fer ne fait que commencer entre Salvini et le maire pro-migrants.


Italie : arrestation de Domenico Lucano, un maire soupçonné d’aide à l’immigration clandestine

03/10/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Le parquet de Locri (sud) a annoncé mardi l’arrestation de Domenico Lucano, maire de Riace, un village pionnier dans l’accueil des réfugiés dans le sud de l’Italie, soupçonné d’aide à l’immigration clandestine.

Le parquet a également ordonné un placement aux “arrêts domiciliaires” contre M. Lucano, soupçonné également d’irrégularités dans l’octroi des financements pour le ramassage des ordures de son village, selon un communiqué des autorités judiciaires.

M. Lucano est accusé d’avoir organisé des mariages de convenance entre des habitants de son village et des femmes étrangères afin de leur obtenir un titre de séjour.

Le communiqué cite des extraits d’écoutes téléphoniques dans desquelles M. Lucano semble effectivement agir, en connaissance de cause, contre la loi en vigueur, qualifiée de “stupide“.

Je vais vous faire la carte d’identité, je suis hors-la-loi, je suis hors-la-loi car pour faire la carte d’identité je devrais avoir un permis de séjour encore valable. En plus vous devriez démontrer que vous résidez à Riace, que vous avez une habitation à Riace, (…) j’assume la responsabilité et je vous dis que ça va“, dit-il ainsi à une femme étrangère dans une conversation enregistrée par les enquêteurs, selon le parquet.

Distingué en 2010 comme troisième “meilleur maire du monde“, cité parmi les 100 personnalités les plus influentes par le magazine Fortune en 2016, son arrestations risque de provoquer des cris d’orfraie parmi les officines immigrationnistes.


La Commission européenne contre la coopération italiano-tunisienne en matière d’immigration

02/10/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jeudi dernier, le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a effectué sa première visite en Tunisie. Cette visite fait suite à l’adoption d’un décret anti-immigration en début de semaine dernière par le gouvernement italien. Deux mesures de ce décret sont particulièrement notables : la restriction de la délivrance du permis de séjour et la réduction considérable de la durée maximale de la rétention administrative des clandestins.

Suite à l’adoption de ce décret, Matteo Salvini s’est rendu à Tunis où il a rencontré le président Tunisien Béji Caïd Essebsi. La discussion a porté sur la limitation de l’immigration clandestine en provenance de la Tunisie et sur le rapatriement des ressortissants tunisiens.

Rappelons que, selon le ministère italien de l’Intérieur, 4.487 Tunisiens sont arrivés clandestinement en Italie depuis le début de l’année. En termes d’arrivées de clandestins en Italie, la Tunisie est ainsi classée première en 2018, avant l’Érythrée.

La rencontre à Tunis entre les deux responsables politiques s’est déroulée en présence de plus de cent de chefs d’entreprise italiens. En ce sens, le président tunisien a reçu l’assurance que l’Italie soutiendrait financièrement et économiquement la Tunisie.

Toutefois, Matteo Salvini se heurte à ses opposants européens. En effet, la Commission européenne a d’ores et déjà jugé sa proposition de budget « hors des clous ». Il est probable que ce jugement résulte en partie du fait que Matteo Salvini a menacé de réduire la contribution de l’Italie au budget européen, si l’Union ne s’engage pas dans la même voie de régulation migratoire.

[Vidéo] Entretien avec Matteo Salvini: «A Bruxelles, ils ne comprennent que le langage de l’argent»

12/09/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Le ministre de l’intérieur et vice-président du conseil italien a répondu aux questions de RT France.

Matteo Salvini revient sur la crise migratoire et l’Europe :

Je ne suis pas contre l’Europe. Je suis pour une Europe qui fait peu de choses mais qui les fait bien, laissant une liberté de choix dans d’autres domaines aux Etats individuels. Malheureusement, les fonctionnaires de Bruxelles ne comprennent que le langage de l’argent. C’est pourquoi ils ne parlent pas de principes, de valeurs, de solidarité. Ils parlent d’économie.


Des magistrats tentent de mettre à genoux la Ligue de Salvini

« On voit que dans plusieurs pays d’Europe, l’institution judiciaire est instrumentalisée pour combattre politiquement les nationaux. Au mépris de la démocratie, au mépris du choix des électeurs dans les urnes, des magistrats politisés essayent d’entraver l’action de ceux qui défendent les intérêts vitaux de leurs nations et de leurs peuples », commentait vendredi matin le coprésident du groupe Europe des nations et des libertés au Parlement européen, Nicolas Bay, auquel Présent demandait ce qu’il pensait de la décision de justice tombée la veille en Italie. Une décision qui ressemble fort à la tentative actuelle de mise à mort du Rassemblement national en France par des magistrats connus pour leur positionnement politique à gauche.

Si l’étranglement financier du RN concerne le premier parti d’opposition français en termes d’intentions de vote dans les sondages, l’étranglement financier de la Ligue affecte un parti de gouvernement qui serait aujourd’hui largement en tête en cas de répétition des élections, puisqu’il est désormais à 32-34 % des intentions de vote contre 27-28 % pour son partenaire populiste de gauche, le Mouvement 5 étoiles.

Est-ce la raison pour laquelle la justice italienne a autorisé jeudi le placement sous séquestre – demandé par le parquet – de 49 millions d’euros de la Ligue ? Si dans le cas du RN la saisie préventive des fonds est liée à des accusations concernant les actuels députés au Parlement européen du parti, dans le cas de la Ligue il s’agit d’une affaire de fraude sur les remboursements des frais électoraux remontant aux années 2008 à 2010. A l’époque, le secrétaire général de la Ligue du Nord était Umberto Bossi, son fondateur, et c’est lui, et non pas Matteo Salvini, qui a été condamné avec l’ancien trésorier du parti Francesco Belsito. Et pourtant, c’est à l’actuel parti dirigé par Salvini que le parquet de Gênes demande le remboursement, huit ans après, des sommes qui auraient été indûment perçues.

Il n’y a actuellement dans les caisses de la Ligue que 5,5 millions d’euros issus, selon les avocats de ce parti, des contributions d’élus et donations d’électeurs. Dans cette affaire, comme dans celle concernant le RN, la saisie des fonds présents et à venir, qui équivaut à une mise à mort judiciaire d’un parti politique soutenu par des millions d’électeurs, est de nature préventive. C’est-à-dire qu’elle précède le jugement définitif sur le fond de l’affaire. En Italie comme en France, on assiste à une judiciarisation du combat politique en réaction à l’incapacité des partis politiques traditionnels de freiner la montée des populismes, avec une large place laissée à l’arbitraire de magistrats militants. Rappelons qu’en France, la saisie des fonds du RN fait en outre suite à une élection présidentielle noyautée par l’intervention d’un parquet financier au service de l’exécutif et de juges militants pour faire gagner Emmanuel Macron.

« Vous ne nous arrêterez pas ! », a réagi jeudi Matteo Salvini sur son compte Facebook, ajoutant : « Craignez la colère des justes. Je travaille pour la sécurité des Italiens, et ils ouvrent une enquête contre moi pour séquestration de personnes (30 ans de prison), je travaille pour changer l’Italie et l’Europe et ils me bloquent tous les comptes courants pour des erreurs présumées qui datent d’il y a dix ans. Si quelqu’un pense pouvoir m’arrêter ou me faire peur, c’est qu’il a mal compris, je n’abandonnerai pas et je travaillerai avec encore plus d’ardeur. Souriant et furieux. »

Interrogé par Présent vendredi matin, Max Ferrari, conseiller du président de Lombardie Attilio Fontana (Ligue) pour les affaires internationales, a déclaré : « Comme il semble impossible d’empêcher la Ligue de progresser, les gauchistes utilisent leur pouvoir judiciaire. Ce n’est pas nouveau, mais cette fois les gens réagissent. Tout le monde comprend bien qu’il s’agit d’une injustice. La Ligue va avoir des problèmes financiers, mais elle en ressortira encore plus forte. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 7 septembre 2018

Comment Richard Heuzé correspondant de Libération à Rome lynche Matteo Salvini

Précisons tout de suite, Richard Heuzé est le correspondant officiel du Figaro à Rome et non de Libération. Ses écrits pourraient pourtant paraître en bonne place dans le quotidien du groupe Drahi. L’Express (l’hebdomadaire du groupe Drahi) a consacré sa une et un dossier à Salvini, nouvel homme fort de l’Italie, dossier que nous avons analysé ici. En une phrase, à travers Salvini c’est Mussolini qui est de retour. Une interprétation à charge, reprise et développée par le Sieur Heuzé dans le Figaro du samedi 1er septembre 2018, sous le titre Une popularité « d’homme fort » dopée par la question des migrants. Visite guidée.
Un peu d’analyse sémantique

L’analyse du vocabulaire d’un article est souvent révélatrice de l’angle sous lequel un rédacteur souhaite traiter un quelconque sujet. Nous extrayons – pour l’édification du lecteur du Figaro qui parfois lit un peu rapidement – quelques expressions employées par l’aimable Richard autour de la personnalité, des attitudes et de la politique de Matteo Salvini (tous les mots en italiques sont des citations) :

Diatribe (contre les magistrats qui ont inculpé Salvini pour séquestration d’immigrés bloqués sur son ordre par les garde-côtes italiens).
Popularité forgée à la hache (facteur aggravant sur le thème dominant « les italiens d’abord »)
Campagne démagogique
Rare violence verbale
Substrat protoraciste latent dans la société (citation du professeur d’extrême gauche Michele – et non Michel – Storice, membre du think tank Innovazione democratica qui prône l’Open society chère à George Soros et lié au think tank anglais Open Democracy lui aussi lié à Soros)
Grossir les faits, les déformer, sonner l’alarme
Simplifiant et dramatisant les enjeux à outrance
Répandre la haine contre l’immigré
Au besoin, il utilise le mensonge, le fake news
Torse nu sur la place, comme autrefois le Duce (sic !)
Affirmations clivantes
Nettoyage de masse de l’Italie
Schématisation des thèmes les plus complexes (citation d’un autre professeur de gauche Massimiliano Pananari collaborateur de Democratica, le site d’information du PD, le premier parti de gauche en Italie, en pleine déconfiture électorale et en crise d’identité)

Malheureux Richard

Plaignons Richard au milieu de tant d’immondices. Son devoir l’oblige à fouiller avec répugnance de sa plume dans l’ordure. Avec un homme politique qui veut « identifier un ennemi… ce sera l’immigré, le différent qu’il faut faire passer pour une menace », car – les italiens qui sont aveugles devraient le voir, il n’y a qu’une « prétendue invasion ». Et ces électeurs qui suivent ! « issus des classes populaires ou de la petite bourgeoisie », ils admirent « les bains de foule à répétition », ils envoient 100000 tweets de solidarité avec le monstre attaqué par les magistrats. #NessunoTocchiSalvini (#PersonneNeToucheSalvini). Pourtant sa popularité d’« homme fort » (c’est le camarade Richard qui met les guillemets dans son titre, signifiant qu’il n’est pas si fort que ça, sinon par ses excès, ses mensonges et ses bains de foule demi-nu sur les plages), le met en place de favori pour les élections régionales de l’automne en Italie et les européennes de 2019.

Voici un article qui sera étudié dans les écoles de journalisme. À titre de contre-exemple bien entendu et d’étude de cas d’anti-journalisme. Il est bien rare de voir tant de bile acide, de remontées gastriques aigres, de renvois stomacaux, d’œsophagite irritée dans un papier aussi bref, tournant au lynchage. Le bruit court (?) que le poste de correspondant à Rome de Libération pourrait se libérer. L’ami Richard postulera-t-il ? Ou bien (son niveau en italien doit le permettre) un petit poste de rédacteur à Democratica, du PD italien, il en a toutes les compétences. Souhaitons lui bonne chance. Forza Richard !

Tribune reprise du site OJIM

Immigration clandestine : moins de morts en Méditerranée grâce à l’Italie

06/09/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est une information que vous ne lirez pas telle quelle dans les médias de propagande. Ceux-ci relayent un rapport du Haut-commissariat des Nations Unies aux réfugiés sur les arrivées clandestines d’immigrants en Europe via la Méditerranée. Or ce rapport retient une présentation partiale : il met en avant le fait que le risque de périr en traversant la Méditerranée a augmenté entre 2017 et les sept premiers mois de 2018.

Selon le HCR, il y a eu 1 mort pour 45 arrivées de janvier à juillet, contre 1 pour 55 en 2017 et seulement 1 pour 269 en 2015.

Mais, parallèlement, le nombre de départs a diminué. Cette diminution n’est certes pas spectaculaire mais elle est réelle : en 2015, plus d’un million de clandestins avait mis le pied en Europe. Ce chiffre a été ramené à 172 000 en 2017 et devrait encore diminuer en 2018. Or grâce à cette diminution des flux, le nombre de morts baisse – contrairement à ce que suggère le HCR : il était d’environ 3200 trépassés en 2017, contre environ 2700 d’ici la fin de l’année si la tendance depuis janvier se poursuit.

Cela fait donc 500 morts de moins…

Ces données donnent donc de l’eau au moulin du ministre de l’intérieur italien, M. Salvini, qui explique que la solution la plus efficace et humaine pour sauver la vie des immigrants est de les dissuader de prendre la mer. Grâce à une plus grande fermeté, l’Italie a d’ailleurs vu les flux d’immigrants baisser de 80% sur les sept premiers mois de l’année. Et il y a beaucoup moins d’étrangers qui meurent en prenant la route maritime de l’Italie.

Il y a en revanche davantage de morts pour ceux, de plus en plus nombreux, qui cherchent à passer par l’Espagne.

On peut en conclure que, pour éviter des morts en Méditerranée, il faut fermer les frontières maritimes. Tout le contraire de ce que font les ONG pseudo-humanitaires.

Nicolas Dhuicq : « La réaction italienne a été salutaire »

Nicolas Dhuicq analyse la rencontre Salvini-Orbán et la crise migratoire en Europe.

Salvini et Orban se sont rencontrés. Le Premier ministre hongrois a qualifié Salvini de héros. Il semblerait qu’une espèce de duel est en train de s’organiser avec Salvini et Orban d’un côté et Macron de l’autre côté. Le rapprochement entre l’Italie et la Hongrie était-il évident ?

Je trouve qu’il est assez logique. Pour comprendre l’Italie, il faut se souvenir que l’Union européenne des beaux esprits a abandonné les Italiens qui ont la distance la plus faible avec les rives nord du continent africain. Pendant longtemps, l’Europe a abandonné l’Italie, d’où la réaction italienne qui est à mon sens assez salutaire. Beaucoup des beaux esprits qui critiquent l’Italie ne prendraient pas chez eux des réfugiés. Nous avons une espèce de bourgeoisie qui se pense détentrice de la vérité et qui se permet d’émettre des jugements de valeur en permanence. C’est assez insupportable.
La morale de tout cela est que la solution pérenne serait une solution du développement du continent africain. J’ai très peur de l’explosion d’Algérie à la mort de Bouteflika. Je ne sais pas combien de temps le royaume marocain va résister aux islamistes. Si le continent africain continue son évolution démographique, il faudra absolument fixer les populations.
Il s’agit-là du long terme, mais malheureusement le long terme est peu compatible avec l’électoralisme. Mais il faudra absolument qu’on puisse aborder ce sujet.
Pour le reste, je trouve que la politique de Salvini est assez courageuse. Il se trouve assez seul jusqu’à présent parmi les dirigeants qui sont plutôt dans cette bourgeoisie éclairée qui vit dans un monde qui n’existe plus aujourd’hui.
Pour le reste, il n’y a pas de duel avec Emmanuel Macron puisqu’il pèse de moins en moins au niveau international. Il n’y a pas de politique étrangère française à l’heure actuelle. La question de fond pour l’Italie sera la même à laquelle était confronté Mattéo Renzi, c’est-à-dire la question du poids des banques américaines, le poids du dollar et du poids des emprunts qu’ils doivent faire sur les fameux marchés financiers totalement contrôlés par les Américains. D’où la guerre monétaire qui se joue et qui à mon avis va être encore plus importante dans l’élection européenne à venir que les questions d’immigration.

Texte repris du site Boulevard Volatire

Les juges contre le peuple en Italie, par Olivier Bault

« Des juges qui veulent retirer le pouvoir aux peuples pour se l’approprier indûment, ça s’appelle “le gouvernement des juges” et ça n’existe pas qu’en France… Soutien à Matteo Salvini et au peuple italien », écrivait Marine Le Pen sur sa page Facebook le 26 août dernier. Un procureur de Sicile a ouvert samedi une enquête contre le ministre de l’Intérieur italien pour séquestration de personnes, arrestations illégales et abus de pouvoir.

Il s’agit de l’affaire du bateau des gardes-côtes italiens Diciotti auquel Salvini avait interdit de débarquer les « migrants » récupérés en mer tant que d’autres pays européens n’auraient pas accepté de les prendre en charge. Finalement, ces candidats à l’immigration illégale ont été débarqués samedi au bout de deux semaines en mer après que l’Albanie et l’Irlande eurent accepté d’en prendre une quarantaine et que l’Eglise d’Italie se fut engagée à prendre en charge les autres (une centaine) à ses propres frais. Quatre de ces immigrants ont été arrêtés car ils sont soupçonnés d’être des passeurs.

Contre la décision du procureur d’Agrigente d’ouvrir une enquête le concernant et de transmettre le dossier au « tribunal des ministres », le leader de la Ligue a affirmé, défiant, que ce petit procureur militant pouvait bien venir l’arrêter mais qu’il n’arrêterait pas la volonté de 60 millions d’Italiens.

Salvini assure avoir reçu de très nombreuses manifestations de soutien de citoyens mais aussi de magistrats face à cette ingérence du pouvoir judiciaire dans les prérogatives du pouvoir politique. Un sondage publié par La Reppubblica montre d’ailleurs que la politique du ministre de l’Intérieur est soutenue non seulement par les sympathisants de la Ligue mais aussi par une majorité croissante des sympathisants du Mouvement 5 étoiles avec lequel la Ligue gouverne, les deux partis totalisant désormais dans les sondages près de 60 % des intentions de votes.

Le chef du M5S, Luigi Di Maio a apporté son soutien à son collègue de la Ligue sur ce dossier, affirmant que la gestion de cette affaire du Diciotti « a été un signal clair pour montrer au monde que l’Italie traite sérieusement la question de la redistribution des migrants ». Mais là où les deux leaders populistes divergent, c’est que le parti de Salvini ne fait pas de la redistribution des immigrants son but. Il l’a redit dans une interview à la radio quelques jours avant le débarquement des « migrants » du Diciotti : son objectif est de mettre un terme à l’immigration illégale en mettant en place une politique similaire à celle de l’Australie et « qu’aucune personne arrivant en canot pneumatique ne puisse mettre les pieds en Europe, car sinon nous ne démonterons pas le business de la mafia des passeurs ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 28 août 2018

Italie : Enchaînés pour soutenir l’invasion migratoire

12/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
En Italie, une quarantaine de militants du réseau #restiamounmani (restons humains) se sont symboliquement enchaînés devant le ministère italien des Transports pour protester contre la fermeture des ports aux navires des ONG décidée par le gouvernement.

Une militante immigrationniste a déclaré ceci :

C’est important que les gens sachent qu’il existe une société civile qui n’accepte pas que l’on traite les migrants de cette façon. C’est aussi un geste symbolique destiné à montrer qu’il y a des gens qui s’opposent à ce genre de pratiques non pas en traitant le problème assis derrière un ordinateur, mais physiquement.

Ces individus comprendront-ils un jour qu’ils se font les complices des mafias de passeurs ?


Un score formidable pour la Ligue en Toscane, par Pierre Malpouge

Dimanche, lors du second tour de municipales partielles, les villes de Pise, Massa, Sienne et beaucoup d’autres villes qui étaient des bastions historiques de la Toscane dite « rouge » sous la férule du Parti démocrate (PD), ex-Parti communiste italien, et ceci depuis 70 ans, ont changé de cap et seront désormais administrés par la droite nationale – la Ligue – de Matteo Salvini et de ses alliés.

Un changement radical, un revirement vertigineux. Un raz de marée insufflé par Matteo Salvini, le nouveau ministre de l’Intérieur dont le discours de fermeté face à l’invasion migratoire a conquis un électorat excédé de voir débarquer sur ses côtes toute la misère du monde et exacerbé par l’insécurité – mais aussi par la crainte de voir « leur cadre de vie et leur identité nationale menacés par les étrangers, les migrants et les Roms », comme a expliqué Matteo Salvini, accusant au passage les ONG humanitaires d’être « complices des trafiquants [passeurs] » – qui organisent l’acheminement de ces milliers de migrants. Un électorat d’autant plus excédé qu’il se sent, se sait, abandonné par une Europe (« le souk de Bruxelles », dixit Matteo Salvini) désormais en pleine implosion face à cette crise migratoire et à ce que ses dirigeants actuels appellent la « montée des populismes ».

En moins de quatre mois, Matteo Salvini est parvenu à montrer la voie et à renvoyer dans les cordes, dans l’ensemble du pays, les sociaux-démocrates du PD (même Le Monde ne peut que le reconnaître). Un Parti démocrate qui va de défaites écrasantes en défaites de plus en plus cuisantes. Le Mouvement 5 Etoiles, qui se veut non conformiste et ni à gauche ni à droite, allié de la Ligue pour la conquête du pouvoir à l’échelle nationale, semble souffrir lui aussi des victoires successives de la Ligue, des victoires de plus en plus nettes. En Sicile, le recul du Mouvement 5 Etoiles est spectaculaire. C’est une coalition locale conduite par Fratelli d’Italia (mouvement classé à l’extrême droite de l’extrême droite, par nos commentateurs politiques !) qui a supplanté le M5S à Raguse, chef-lieu de province, que son fondateur, Peppe Grillo, considérait pourtant comme un « modèle » de gestion populiste.

Une voix qui porte jusqu’en Libye

Un succès national et une voix qui porte au-delà des côtes italiennes.

Lundi, c’est un Matteo Salvini omniprésent qui s’est déplacé en Libye où il a rencontré les autorités libyennes et constaté que celles-ci font bien leur travail. Quant à la création de centres de regroupement (hotspots) des candidats à l’émigration en Libye, Matteo Salvini, estimant que la Libye et l’Italie « ont un problème commun, avec l’immigration illégale et les intérêts criminels des trafiquants », a affirmé qu’ils devraient être installés « au sud de la Libye pour éviter que Tripoli ne soit congestionné, comme l’Italie ».

Des propos offensifs contre la submersion migratoire qui se sont transformés en succès diplomatique pour Matteo Salvini auprès des autorités libyennes, ces dernières refusant désormais « catégoriquement » la proposition de la Commission européenne d’installer des « hotspots » dans les « pays de passage ». Une identité de vue entre Rome et Tripoli, notamment sur ce que l’on pourrait appeler les « trafiquants d’ébène » qualifiés de « bandes criminelles dangereuses » par Ahmed Miitig, Vice-Premier ministre libyen.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 28 juin 2018