« Manifestation contre l’islamophobie » : de l’anticléricalisme à l’islamo-gauchisme, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La gauche et l’extrême gauche sont en pleine mutation. Ce changement que nous avions déjà analysé à plusieurs reprises (1) se confirme et s’accélère. La participation de Jean-Luc Mélenchon et de la CGT à la « manifestation contre l’islamophobie » du dimanche 10 novembre est en cela très significative. Houria Bouteldja, chef de file du courant indigéniste ne s’y est d’ailleurs pas trompée. Elle proclame que leur participation est une « éclatante victoire » de son courant de pensée. On ne saurait lui donner tort.

Des menaces à peines voilées

Dans le cortège, ce sont particulièrement les tenants de la gauche laïciste et féministe qui ont été conspués et livrés à la vindicte populaire. Zineb el Rhazoui et Laurent Bouvet en ont été les principales victimes. (2) En dehors du fait que désigner ainsi des cibles est pour le moins irresponsable en cette période de terrorisme islamique, cela témoigne d’une stratégie d’intimidation : faire taire tous ceux à gauche qui s’opposent à l’islamisation grandissante de la France.

L’extrême gauche en quête de nouveaux « damnés de la terre »

Plus question d’« opium du peuple » ou de « ni Dieu, ni maître », la démographie musulmane grandissante en France est devenue un potentiel électorat trop alléchant pour une gauche en perte de vitesse. L’électorat populaire apportant un soutien indéfectible au RN, il faut pour la France insoumise et les autres reliquats d’extrême gauche trouver des « damnés de la terre » de substitution.

Un basculement historique

Trente ans après la chute du mur de Berlin, l’intransigeance idéologique qui caractérisait marxistes et anarchistes jusque-là cède le pas aux permanences identitaires. En cela, Samuel Huntington avait vu juste, les confrontations idéologiques ont tendance à devenir minoritaires et les lignes de fracture – à l’intérieur des États comme dans le cadre des relations internationales – se dessinent dorénavant de plus en plus souvent autour des appartenances civilisationnelles.

(1) France Insoumise : dehors les « mâles blancs » ! & En choisissant Hamon, la gauche cède face au communautarisme islamique
(2) https://twitter.com/i/status/1193522274168692738

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Prix Jacques-Hamel : l’islamo-gauchisme à la sauce catho, par Caroline Parmentier

La Fédération des médias catholiques a récupéré à sa sauce le père Jacques Hamel, martyr de l’islam égorgé dans son église aux cris d’Allah Akbar, pour en faire un apôtre du vivre-ensemble. Le Prix Père Jacques-Hamel récompense un « travail journalistique engagé dans l’éducation au dialogue, l’accueil de la différence, la promotion du vivre-ensemble ». Voilà ce qu’ils ont fait du père Hamel.

C’est Samuel Lieven, pour son article « Thomas et Benoît, les convertis du 13 novembre », publié dans La Croix du 13 novembre 2017, qui est l’heureux lauréat. Il remplit parfaitement les critères établis par ces médias catholiques qui de La Vie à La Croix, en passant par Le Pèlerin, Okapi, Phosphore, Pomme d’Api, ou Prions en Église sont devenus les idiots utiles ou les suppléants de l’islamo-gauchisme. Ils ont inventé une nouvelle catégorie dont on avait bien besoin : les islamo-cathos-gauchistes.

Samuel Lieven présente le portrait croisé de deux frères, Benoît et Thomas. L’un est catholique, l’autre s’est converti à l’islam. Il est également fiché S, c’est encore plus beau. Tous deux ont été élevés dans une famille catholique, leur mère faisait le caté. « La fracture a marqué la vie familiale, bientôt rattrapée par le drame des attentats qui visent à opposer les uns aux autres. Les frères ont pourtant entamé une voie de réconciliation : si l’histoire n’est pas finie, elle porte des signes d’espoir. » Quelle meilleure façon d’honorer la mémoire du père Hamel que de raconter une conversion islamique dans une famille catholique ? Où tout se passe pour le mieux et où c’est même beaucoup mieux qu’avant ? Evidemment le récit d’une conversion catholique dans une famille musulmane aurait été impensable, scandaleux et fasciste et n’aurait certainement pas retenu l’attention de la fédé des médias catholiques. Sans compter qu’elle ne se serait pas passée de la même façon dans la famille musulmane…

Dans ce bel article de La Croix récompensé par le Prix Père Jacques-Hamel, on apprend que Thomas le converti, est devenu gérant d’une librairie coranique, qu’il est marié à une femme voilée et qu’il a trois enfants : Abdallah, 10 ans, Amin, 8 ans, et Issa, 3 ans. Le lendemain des attentats du 13 novembre, la police fait irruption dans sa librairie islamique avec des hommes encagoulés et des chiens. Curieusement, son profil de converti et ce que l’on trouve dans son commerce en font un suspect potentiel. En quelques heures, le magasin et l’entrepôt voisin sont retournés, les ordinateurs et téléphones passés au peigne fin, tous les ouvrages recensés. A la suite de cette perquisition, Thomas reste inscrit au fichier S. Mais sa famille catholique se rapprochera de lui à l’occasion de cette grande injustice. Pascale sa maman vient chercher ses petits-enfants pour qu’ils n’assistent pas la descente de la Gestapo et tombe dans les bras de sa belle-fille voilée, Lila. Laquelle, c’est précisé dans l’article, voit maintenant sa belle-famille mais n’a ni le droit d’embrasser son beau-père et son beau-frère ni de leur serrer la main, c’est impudique.

Ce merveilleux récit a transporté le jury des médias catholiques. Présidé par Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen et composé de Roseline Hamel, sœur du père Jacques Hamel (la malheureuse phagocytée) de Dominique Quinio, présidente des Semaines sociales de France, Christian Makarian, directeur de L’Express et Jean-Marie Montel, directeur général adjoint Bayard et président de la Fédération des médias catholiques. Le prix sera remis vendredi 26 janvier à Lourdes, à l’occasion des Journées internationales Saint-François de Sales, par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Vatican.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 26 janvier 2018