Attentats du 13-Novembre – Alexandre Del Valle : « J’espère que ce procès reviendra sur les manquements de nos dirigeants de l’époque »

Alors que le procès des attentats du Bataclan a débuté ce mercredi, le politologue Alexandre del Valle s’exprime au micro de Boulevard Voltaire.

La France va juger les personnes ayant participé de près ou de loin aux attentats du 13 novembre 2015 qui ont coûté la vie à 130 personnes. Un procès sous haute tension et hors normes en termes de nombre de participants. Qu’attendez-vous de ce procès ?

Nous attendons d’en apprendre un peu plus sur les réseaux, les fonctionnements, les motivations et sur les différentes cellules pour pouvoir anticiper les prochaines fois. Ce qui est certain, c’est que la justice est très lente. Deux pays européens sont impliqués, la plupart sont des Belgo-Marocains, il y a également un Tunisien et deux clandestins, dont un arrivant de Syrie. Il y a donc des personnes de différentes nationalités ou ayant des doubles nationalités sur au moins deux pays européens et quatre ou cinq pays au niveau mondial.

Il y a un immense gâchis : peut-être que ces attentats auraient pu être évités si nous avions collaboré, à l’époque, beaucoup plus étroitement avec le régime syrien, sans forcément cautionner, bien sûr, la dictature et le profil de Bachar el-Assad. Un certain nombre des personnes qui vont être jugées, parce qu’ils sont là ou par contumace, figuraient sur une liste remise par les services syriens au ministère de l’Intérieur, sous François Hollande. Or, on n’en avait pas tenu compte car, jusqu’à l’arrivée de Macron, on refusait toute collaboration avec les méchants Syriens. Cela nous a fait perdre beaucoup d’énergie

Par idéologie, on a négligé une menace. Est-ce une complicité passive de l’État ?

C’est plus complexe qu’une complicité. Je l’avais écrit dans Les Vrais Ennemis de l’Occident : à l’époque, sous Hollande, on était au summum de la diplomatie moraliste. Les deux méchants étaient la Syrie et la Russie. Tout était bon pour renverser le pouvoir de Bachar el-Assad, y compris parler des rebelles au lieu de les désigner comme islamistes qu’ils étaient et qui étaient pires que le régime, car liés aux Frères musulmans, au Qatar, et à la Turquie d’Erdoğan et même à Al-Qaïda qui est aussi dangereux, en Syrie, que Daech.

Le Président Hollande lui-même, comme de nombreux démocrates occidentaux, appelait à renverser Bachar el-Assad. Certains, comme les néoconservateurs ou démocrates américains, voulaient intervenir militairement. L’ensemble de l’Occident, excepté l’Espagne, voulait éradiquer un régime dictatorial accusé d’être trop proche de la Russie. Cela aurait permis à l’OTAN de gagner du terrain en Méditerranée et de faire perdre à la Russie le seul accès qu’elle a à la Méditerranée.

Imaginez les islamistes français ou ceux qui étaient tentés d’aller en Syrie. Ainsi, l’imam de Lunel a dit : « Comment voulez-vous nous demander d’empêcher les jeunes de partir en Syrie puisque les pays occidentaux et le Président Hollande disent que Bachar est une ordure qu’il faut dégager ? » Cela a créé un climat de légitimation du djihad contre Bachar et cela a contribué au phénomène.

Il a donc été difficile de collaborer avec les services syriens. Quoi qu’on pense du régime syrien, ce pays était l’épicentre de l’organisation État islamique et d’Al-Qaïda à partir duquel étaient organisés les attentats et formés ceux qui sont venus mitrailler nos jeunes sur les terrasses et au Bataclan. Il aurait donc été obligatoire que les États occidentaux collaborent un minimum avec les interlocuteurs sécuritaires du pays. On n’a pas voulu les écouter, c’est gravissime.

J’espère que ce procès reviendra sur les manquements de nos dirigeants de l’époque.

La deuxième leçon que l’on tire est que l’Europe n’est pas du tout efficace. Les membres du commando du Bataclan se sont enfuis, ils ont été contrôlés par la police du nord de la France, ils étaient déjà condamnés plusieurs fois par la justice et on avait des informations, en Belgique, au sujet de leur radicalisation. La Belgique avait transmis les condamnations pour faits de délinquance, mais rien sur leur radicalisation islamiste. C’est pareil pour la police grecque qui aurait pu arrêter un des membres du commando du Bataclan. Or, elle n’a pas eu les informations de la part de la Belgique. La Belgique a une énorme responsabilité, dans cette histoire. Il n’y a pas eu de collaboration entre les polices de plusieurs États européens qui arrivent à collaborer pour nous empêcher d’aller au ski ou pour des passes sanitaires européens ! Ils ne sont pas arrivés à collaborer au sujet des radicalisés fichés.

C’est donc plus particulièrement le procès des administrations de l’Europe et de la Belgique ?

C’est le procès d’un manquement des administrations européennes qui collaborent sur beaucoup de bêtises et retirent la souveraineté aux États sur des choses inutiles. Et sur la seule chose qui devrait être un domaine de coopération réelle, ils ne sont pas efficaces.

Par ailleurs, il y a aussi un échec énorme de la bureaucratie française. Il y avait la BRI, le RAID, la gendarmerie, les gardes mobiles. Les forces de police et de gendarmerie pouvaient intervenir et elles ont eu l’ordre de ne pas intervenir. Certains ont eu l’ordre de faire demi-tour pour revenir ensuite deux heures plus tard. Il y a eu un couac administratif, une rivalité entre les polices, entre la police et la gendarmerie, entre des ministres. Il y a eu énormément de manquements. J’espère que ce sera aussi le procès des incohérences, des lenteurs administratives et du manque de coopération entre différents corps de police.

Je n’accuse pas la police, c’est de la faute des politiques.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

En France, l’asile pour les réfugiés afghans ou pour les islamistes ?

afghans islamistes

La récente prise de contrôle de l’Afghanistan par les Talibans a amené nos dirigeants à présenter la France comme un refuge pour ceux qui veulent fuir l’islamisme. Notre pays est-il un havre de paix si sûr pour ceux qui refusent l’application de la charia, ou, plus simplement, qui critiquent l’islam ? A bien des égards, les belles déclarations faites par le président de la République et des membres du gouvernement ne résistent pas à l’examen des faits.

Un accueil sans limite

Lors d’une allocation télévisée le 16 août, le président de la République, Emmanuel Macron, a indiqué que la France allait « mettre en sécurité nos compatriotes ainsi que tous les Afghans qui ont travaillé pour la France ». Sans s’en tenir à cette annonce, il a également déclaré que notre pays allait proposer son aide « à tous les Afghans menacés en raison de leur engagement » (1).

On peut s’interroger sur le réalisme de cette position, compte tenu du nombre potentiellement considérable d’Afghans « menacés » soit physiquement soit économiquement par l’arrivée des Talibans aux commandes de l’Afghanistan. Au-delà, notre pays est-il bien placé pour être présenté comme un refuge contre l’islamisme ? Plusieurs raisons que nous présentons ci-dessous permettent d’en douter.

En France, de plus en plus de quartiers conquis par les islamistes

Notre pays est un terrain fertile pour les islamistes : la France a la communauté musulmane la plus importante d’Europe. Les ressortissants d’Afrique du nord sont les plus représentés parmi les étrangers à qui un titre de séjour et la nationalité française sont accordés chaque année (2). Notre pays est donc bien placé, si l’on peut dire, pour subir l’offensive des islamistes qui gagnent chaque jour de nouveaux adeptes. Les islamistes ne se limitent en effet pas à pratiquer leur foi. En France comme ailleurs, ils ont un projet prosélyte d’imposition d’un nouvel ordre politico-religieux.

Un universitaire, Bernard Rougier, a, dans un livre paru fin 2019, décrit méthodiquement l’emprise des islamistes dans une partie croissante de la population musulmane. C’est une véritable stratégie de conquête de quartiers à forte concentration d’immigrés qui est à l’œuvre (3). Et c’est bien en France que cela se passe.

Cette stratégie passe notamment par la création d’écosystèmes islamistes dont les fidèles partagent une vision binaire du monde, divisé entre les mécréants et les fidèles de la communauté des croyants, la « Oumma ».

Les services de renseignement auraient évalué à plus de 100 000 les tenants d’un islam radical clairement identifiés en France (4). Mais comme le révèlent notamment les travaux de l’Institut Montaigne, de plus en plus de musulmans, notamment les jeunes, placent le Coran au-dessus des lois de la République. La conception intolérante de l’islam va donc bien au-delà de ce « premier cercle » (5).

Le fait que nos dirigeants fassent, contrairement à ceux d’autres pays comme l’Autriche, preuve d’une coupable complaisance vis-à-vis de la branche « présentable » des islamistes composée par des Frères musulmans, n’y est sans aucun doute pas étranger.

La stratégie des islamistes vivant en France a également été décrite dans un rapport parlementaire paru en juillet 2020 qui pointe le « développement d’un séparatisme islamiste (qui) s’est accéléré au cours de 20 dernières années » (6). Les rapporteurs soulignent que la mise en place d’écosystèmes intégristes de plus en plus nombreux expose non seulement les musulmans à un repli communautaire, mais également à un risque de radicalisation. Ils citent plusieurs exemples de la diffusion dans la société française de normes islamisées, comme l’importance croissante de la nourriture halal, la généralisation du port du voile parmi les femmes musulmanes, etc.

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Salah Abdeslam, unique survivant des commandos du 13-Novembre

Il est « le dixième homme », l’unique survivant des commandos du 13-Novembre, celui vers qui tous les regards se tourneront au procès des attentats qui s’ouvre en septembre à Paris. Salah Abdeslam est un ancien petit délinquant et gros fêtard, devenu jihadiste sur le tard.

Il est « le dixième homme », l’unique survivant des commandos du 13-Novembre, celui vers qui tous les regards se tourneront au procès des attentats qui s’ouvre en septembre à Paris. Salah Abdeslam est un ancien petit délinquant et gros fêtard, devenu jihadiste sur le tard.

Nuit du 13 au 14 novembre 2015, dans une cage d’escaliers de banlieue parisienne. Deux adolescents qui traînent sont rejoints par un jeune homme, qui finit son hamburger et leur propose le reste de ses frites. L’accent belge, une parka, du gel dans ses cheveux noirs, « l’air bien fatigué » et dans un état second – « il rigole pour rien ».

C’est Salah Abdeslam, qui a abandonné sa ceinture explosive et attend de se faire exfiltrer vers sa Belgique natale.

Il discute de tout et de rien, de sa fiancée avec qui il « va bientôt se marier ». Il regarde par-dessus leur épaule une vidéo sur le massacre qui vient d’avoir lieu au Bataclan. Ces attentats, « c’est pas humain », commente-t-il.

Bientôt, sa photo et son avis de recherche seront partout.

Quelques heures plus tôt, il a déposé trois « kamikazes » au Stade de France. Avant cela il avait fait des allers-retours en Europe pour aller chercher les commandos de jihadistes, acheté du matériel pour les explosifs, loué des planques et les voitures du « convoi de la mort » – son expression – qui prendra la route pour Paris.

A Molenbeek, la commune de Bruxelles où il a grandi dans une famille de cinq enfants, et où il a finalement été arrêté en mars 2016 après quatre mois de cavale, le Franco-Marocain, 31 ans aujourd’hui, n’avait pourtant pas laissé l’image d’un jihadiste en devenir.

– « Fumeurs de joints » –

Son profil était plutôt celui d’un petit délinquant, condamné une dizaine de fois pour délits routiers, violences ou une tentative de cambriolage en 2010 avec un ami d’enfance: Abdelhamid Abaaoud, le futur coordinateur des attentats du 13-Novembre. Ensemble, ils ont fait les « 400 coups », diront des proches.

Gros fêtard, buveur, fumeur, accro aux casinos, Abdeslam est coquet, a souvent « des copines ». Il ne travaille pas, traîne dans les cafés, notamment celui de son frère aîné Brahim – futur tueur des terrasses parisiennes. Un « café de fumeurs de joints », selon les voisins.

Il lui arrive de prier, mais pas aux bonnes heures. Dès la fin 2014 pourtant, il commence à parler de la Syrie, propose à sa fiancée d’y aller. Elle ne le prend pas au sérieux : il a passé « les trois quarts de sa vie » en boîte de nuit, dira-t-elle aux enquêteurs.

Mais des proches remarquent que les frères Abdeslam entrent dans un « trip Etat islamique ». Ils arrêtent de boire, s’intéressent à la religion. Dans le bar que tient Brahim, on se regroupe maintenant pour regarder des vidéos jihadistes de prêche et d' »appels à la guerre ».

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13-Novembre: huit mois de procès pour essayer de comprendre l’horreur

Salah Abdeslam

Huit mois de procès pour 130 morts, 350 blessés et un pays profondément traumatisé. La France rouvre à partir du 8 septembre le lourd dossier des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les plus meurtriers de son histoire.

Huit mois de procès pour 130 morts, 350 blessés et un pays profondément traumatisé. La France rouvre à partir du 8 septembre le lourd dossier des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les plus meurtriers de son histoire.

Près de six ans après les faits, la cour d’assises spéciale de Paris va juger vingt accusés, dont Salah Abdeslam, seul survivant du commando qui a semé la mort devant le Stade de France, sur des terrasses de bistrots de la capitale et dans la salle de spectacle du Bataclan.

Face à eux, près de 1.800 victimes. Proches des disparus, blessées ou simplement rescapées, toutes marquées au fer rouge de la terreur, en quête de justice, de vérités et de mémoire.

« Ça va être quelque chose de costaud (…) un procès monstrueux », redoute Thomas Smette, un rescapé du Bataclan qui avait alors 24 ans. « Moi je m’en sors plutôt pas mal (…) la seule chose que ça peut apporter, c’est que d’autres se disent +moi aussi je peux me sentir bien+ ».

A partir de la fin septembre et pendant plusieurs semaines, ils se succéderont à la barre de la salle d’audience spécialement aménagée dans le Palais de justice de l’île de la Cité pour raconter l’horreur.

Ce vendredi soir, elle débute par un carnage évité à Saint-Denis, où trois jihadistes font sauter leur ceinture explosive aux abords du Stade de France, plein à craquer pour un France-Allemagne de football. Ils ne feront qu’un seul mort, un miracle.

L’attaque se poursuit dans les rues de Paris où trois tireurs, dont le chef du commando Abdelhamid Abaaoud, mitraillent les clients de quatre restaurants. Leurs balles tuent 39 personnes.

Elle s’achève dans un bain de sang dans la salle du Bataclan, où trois autres jihadistes massacrent méthodiquement à la kalachnikov 90 spectateurs d’un concert de rock, avant d’être abattus par la police ou de se faire exploser.

La France est saisie d’effroi. Son président François Hollande ordonne la fermeture des frontières et décrète l’état d’urgence, une première depuis la Guerre d’Algérie plus d’un demi-siècle plus tôt.

– Comment et pourquoi ? –

Le commando ne sera neutralisé qu’avec la mort d’Abdelhamid Abaaoud, quatre jours après, lors d’un assaut du Raid sur la planque de Saint-Denis où il s’était retranché. Seul Salah Abdeslam parvient à passer entre les mailles du filet et à rejoindre la Belgique, où il sera arrêté quatre mois plus tard.

Devant la cour et les victimes, les enquêteurs raconteront l’identification du commando du groupe Etat islamique (EI), parti de Syrie pour rejoindre l’Europe par la route des migrants.

Ils détailleront les autres opérations de cette cellule franco-belge pilotée depuis la « capitale » du califat, sa traque, et tenteront d’apporter des réponses à LA question du procès: comment ce groupe jihadiste parfaitement identifié a-t-il pu échapper aux services de police et frapper l’Europe en plein cœur ?

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Julien Odoul (RN) : “85% des musulmans afghans sont par exemple favorables à la lapidation : ce sont ces gens là que veulent accueillir les maires écologistes ?”

Immigration : les faits démentent le baratin, par Ivan Rioufol

L’immigration est « une chance pour notre pays », assure encore Emanuel Macron dans la revue Zadig. Cette confortable conviction lui avait fait applaudir, en 2015, la décision d’Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de réfugiés syriens sur son sol. Depuis, la honte de l’antisémitisme nazi a laissé place à un antisémitisme islamiste tout aussi répugnant.

Vendredi, dans les rues d’Hambourg (Allemagne), des groupuscules islamistes liés au mouvement Muslim Interaktiv ont participé à une démonstration de force calquée sur les parades nazislamistes du Hamas à Gaza, aux cris de : « Israël assassin d’enfants ! ». Le même jour, en France, Ndiaye Dieye s’attaquait au couteau à une policière dans le commissariat de la Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique) avant d’être abattu par la police. Les premiers mots de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, ont été pour dire que le forcené, était « un Français né en France ». Dieye était né en effet dans cette même commune en 1981. Il était fiché comme islamiste radical depuis 2016. Condamné une vingtaine de fois depuis 1998, il était sorti de prison en mars. « L’auteur des faits avait purgé sa peine », s’est également empressé de commenter le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. « Il n’y a pas eu d’aménagements. Il avait un suivi socio-judiciaire qu’il a respecté complétement ». Bref, rien de particulier à signaler…

L’obsession du gouvernement est de nier tout lien entre immigration et délinquance, immigration et nouvel antisémitisme, immigration et violences faites aux femmes, immigration et terrorisme, etc. C’est notamment le crédo de Darmanin (« Je suis à 100.000 lieux de faire le lien entre insécurité et immigration »). Mais les faits démentent le baratin. Les chiffres officiels révèlent que 24% des détenus sont des étrangers, majoritairement africains ou maghrébins. S’il n’est pas possible d’avoir des statistiques ethniques concernant les détenus issus de l’immigration, les témoins du monde pénitentiaire s’accordent à reconnaître que les détenus originaires du continent africain « sont massivement surreprésentés particulièrement dans les maisons d’arrêt » (Laurent Lemasson).

Selon le parquet de Paris, 75% des mineurs déférés sont des illégaux. Bref, il faut être intellectuellement malhonnête pour assurer que l’immigration n’a aucune responsabilité dans la nouvelle insécurité. Il faut être déconnecté des réalités comme l’est Emmanuel Macron pour flatter, dans le JDD, « une immigration légale dont nous avons besoin pour notre économie ». L’islamiste de la Chapelle-sur-Erdre était aussi « schizophrène sévère ». Selon le pédopsychiatre Maurice Berger, cette maladie se remarque de plus en plus après des unions consanguines des clans importés. Une chance, l’immigration ? Un peu de sérieux !

Ivan Rioufol

Texte daté du 31 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Attentat de Rambouillet – Jean Messiha : « Contre les islamistes, une thérapie de choc ! »

07/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Stéphanie Monfermé sera-t-elle la goutte, que dis-je, le flot de sang qui fera déborder le vase ?

Elle tombée, comme tant d’autres, sous les coups de racailles issues de certaines immigrations et elles seules. Maghreb principalement mais aussi Moyen-Orient, Afghanistan, Pakistan, Tchétchénie et Afrique subsaharienne.


Il y a un lien entre l’insécurité et la politique de l’autruche

ivan-rioufol

Une chose est sûre : il y a un lien entre l’insécurité et l’aveuglement. Les premiers responsables du Grand Effondrement sont les dirigeants français qui pratiquent, depuis plus de trente ans, la politique de l’autruche à propos de l’immigration de masse. Cette commode cécité est partagée par la bien-pensance, qui s’affole aujourd’hui que des islamistes tuent régulièrement au nom d’Allah. Mais qui, sinon ces belles âmes moutonnières, ont répété que l’immigration était « une chance pour la France », que l’islam était « une religion de paix et de tolérance » et que la nation devait s’ouvrir à la diversité ? Dimanche, place du Trocadéro à Paris, une foule inquiète a manifesté sa colère après la décision de la cour de Cassation d’exonérer de sa responsabilité pénale Kobili Traoré, l’assassin de Sarah Halimi, défenestrée au cri d’Allah Akbar parce qu’elle était juive.

Vendredi, c’est une femme policière, Stéphanie Monfermé, qui a été égorgée par un sicaire du djihad, Jamel Gorchese : l’horreur s’est déroulée dans le commissariat de Rambouillet (Yvelines). Ne serait-il pas temps d’exiger des autorités musulmanes qu’elles fassent connaître, autrement que par des mots, leur condamnation de ces barbaries ? Plutôt que de manifester contre l’ « islamophobie qui tue », comme ce fut le cas le 10 novembre 2019 à Paris, pourquoi les musulmans et tous les autres ne descendraient-t-ils pas dans la rue pour dénoncer, enfin clairement, l’islamisme qui tue ?

La politiquement correct reste une prison mentale pour beaucoup de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, pour reprendre la juste réflexion de Bossuet. Dimanche, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré, en commentant l’assassinat de la policière par ce Tunisien, ancien clandestin régularisé en 2020 : « Je refuserai toujours de tirer un trait entre immigration et terrorisme ». Pour lui, « ce discours vise à attiser les haines dans le pays ». Avant lui, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, avait déclaré, le 28 juillet 2020 : « Je suis à 100.000 lieues de faire le lien entre l’immigration et l’insécurité ».

Ces postures progressistes, partagées par des représentants et intellectuels de la communauté juive, sont à la source des maux qui accablent la France. Car il faut être idéologiquement imperméable aux faits pour contester, comme le fait le gouvernement et le conformisme, le lien entre l’insécurité et une immigration de masse qui ne s’intègre plus. Valérie Pécresse (LR) a évidemment raison quand elle dit : « Il faut cesser de nier le lien entre terrorisme et immigration ». Mais pourquoi avoir attendu tant d’années avant d’admettre de telles évidences ? Hier, au Trocadéro, aucun représentant du RN n’a été invité, visiblement, à prendre la parole. Ce mouvement, s’il fut en effet répulsif, est pourtant devenu un des pôles de résistance à cet islamisme qui terrorise les Juifs, les policiers et plus généralement la nation et sa démocratie. Face à l’ennemi, il serait temps d’enlever les œillères.

Ivan Rioufol

Texte daté du 8 mars 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Élisabeth Lévy – Projet d’école musulmane : « imposons à Millî Görüş les tracasseries dont nous avons le secret »

Un projet d’école musulmane hors contrat à Albertville suscite l’indignation. La raison est évidente : l’influence de Millî Görüs dans ce cas précis inquiète, mais plus encore, les juges en viennent à avoir – comme souvent – le dernier mot.

L’ouverture d’une école musulmane à Albertville fait polémique.

Je tiens à faire un préalable : mieux vaudrait que cette école de Milli Gorus n’ouvre pas. Cela fait partie d’une nouvelle offensive islamiste : après les mosquées, les écoles. L’objectif ? Empêcher l’assimilation des jeunes musulmans, ce qui est clairement séparatiste.

Le maire a donc refusé le permis de construire sur le terrain acquis par l’association, mais refus invalidé par le Tribunal administratif. Le Préfet, de nombreux élus et commentateurs s’étranglent de voir des magistrats s’opposer à la volonté d’un représentant du peuple souverain.

On peut le comprendre…

Oui. Cela pose la question de la frontière entre l’État de droit et le gouvernement des juges.

Le gouvernement des juges a une définition observable : c’est lorsque les juges se substituent aux élus et imposent une interprétation idéologique du droit. Je vous en donne un exemple : en obligeant les départements à accueillir des faux mineurs non accompagnés. Ou le Conseil d’État enjoignant le gouvernement de mener telle ou telle politique écolo.

L’État de droit, lui, n’est autre que la puissance publique qui doit se conformer à ses propres règles. Il est notre protection contre l’arbitraire. Il ne suffit pas de dire que Milli Gorus ne vous revient pas ou est islamiste pour lui refuser un permis de construire. L’islamisme n’est pas un délit. Il faut un fondement légal. La décision du tribunal administratif fut lunaire : les raisons données par le maire d’Albertville – une histoire de places de parking – ne justifient pas le refus.

En somme, l’État de droit protège les islamistes ?

L’État de droit protège la liberté d’enseignement : c’est un principe constitutionnel auquel Français très attachés. Vous ne pouvez pas interdire aux seuls musulmans l’enseignement privé hors contrat.

On peut alors changer le droit. Le gouvernement a déposé un amendement sur-mesure à la loi séparatisme permettant au préfet de s’opposer à l’ouverture d’écoles soutenues par un État étranger « hostile » à la République. Mais cela, en tant que tel, risque de poser un sacré problème de définition. De plus, selon Milli Gorus, il n’y a dans ce cas précis, pas de financements turcs.

On peut aussi ruser, multiplier les contrôles sanitaires, financiers, pédagogiques, bref, imposer à Milligorus toutes les tracasseries administratives dont nous avons le secret.

En attendant, cela nous montre que le combat contre l’islamisme ne se mènera pas seulement à coups de lois et de droit. C’est à la société tout entière de se mobiliser et de montrer par tous les moyens que nous ne voulons pas de ça chez nous.


Texte repris du site Sud Radio

Didier Lemaire, le professeur de Trappes dont certains journalistes ne voulaient pas entendre parler

Didier Lemaire

Didier Lemaire est un professeur dont on aurait pu ne jamais entendre parler. Sa discipline, la philosophie, le prédisposait à donner à ses élèves des outils leur permettant d’aiguiser leur esprit critique et à les initier à l’histoire des idées. Son expérience dans un lycée de la commune de Trappes dans les Yvelines l’a amené à faire plus que son métier. Il a voulu alerter l’opinion publique et le gouvernement sur la progression de l’islamisme dans le secteur où il travaille. Mais 4 mois après l’assassinat sauvage d’un professeur d’histoire par un islamiste à Conflans-Sainte-Honorine, l’alerte qu’a voulu lancer Didier Lemaire n’est pas du goût de tout le monde. En particulier dans certains médias.

La lettre ouverte parue dans L’Obs

L’élément déclencheur de l’emballement médiatique autour de Didier Lemaire est la publication d’une lettre ouverte sur le site de L’Obs le 1er novembre 2020. Le professeur de philosophie y fait à partir de son expérience de terrain le constat de l’absence de véritable stratégie de l’État pour endiguer la progression de l’islamisme. Il lance pour l’occasion un « appel à la résistance ».

L’Obs mentionne en introduction de la tribune une autre démarche faite par le professeur de philosophie : l’envoi en 2018 d’une lettre d’alerte au président de la République sur la situation dans certains établissements scolaires co-signée par Jean-Pierre Obin, un inspecteur de l’Éducation nationale, par ailleurs auteur d’un rapport qui a fait date au début des années 2000 sur les atteintes à la laïcité à l’école. Mais si cette lettre ouverte a cette fois beaucoup fait parler d’elle, la démarche du professeur est, comme nous le verrons plus tard, loin d’avoir atteint son objectif.

Le reportage de Nieuwsuur

Les ennuis de Didier Lemaire ont véritablement commencé selon ses propos rapportés par le JDD après la diffusion fin janvier 2021 d’un reportage du magazine Nieuwsuur à la télévision néerlandaise, dans lequel il apparait lors d’une interview. Le professeur de philosophie y fait une nouvelle fois le constat de l’emprise croissante de l’islamisme dans la ville où il enseigne. C’est à partir de la diffusion de ce reportage qu’il aurait commencé à faire l’objet de menaces.

Quelques jours plus tard, Didier Lemaire témoigne dans un article du Point paru le 5 février. On y apprend que désormais, le professeur se rend au travail sous escorte policière car, « comme Samuel Paty, il a voulu défendre les principes républicains ».

Sur le plateau de LCI le 7 février, il décrit les réactions hostiles de la part de certains de ses élèves suite à son alerte dans L’Obs ainsi que les changements dans la ville de Trappes où il enseigne depuis une vingtaine d’années.

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Menacé par les islamistes – Didier Lemaire : « Je constate que la République a failli à Trappes »

Didier Lemaire

Ce professeur a été placé sous protection policière à Trappes après des menaces. Didier Lemaire, professeur de philosophie à Trappes (Yvelines), était l’invité de Patrick Roger le 8 février dans l’émission « C’est à la une » sur Sud Radio.

Didier Lemaire est professeur de philosophie à Trappes (Yvelines) depuis vingt ans. Dans son lycée, il alerte quant à la montée d’un radicalisme islamiste. Lui qui avait écrit après la mort de Samuel Paty, a-t-il peur, aujourd’hui, et envie de jeter l’éponge ?

Plus je m’expose, plus ma sécurité est en jeu

« Je n’ai pas peur, n’ai pas envie non plus de jeter l’éponge, confie l’enseignant sur l’antenne de Sud Radio. Je suis passionné par mon métier. J’aime enseigner la philosophie à Trappes. Mais je crois que je suis contraint de jeter l’éponge. Au retour des vacances, des élèves m’ont demandé pourquoi j’avais écrit un texte contre eux. Je leur ai dit que j’avais écrit un texte pour eux. Mais je souhaitais garder mon espace de liberté pédagogique et n’ai pas envie de donner de suites à des explications de texte. »

« Suite à cette lettre dans l’Obs, des propos calomnieux, des menaces ont circulé dans la ville. Maintenant, je ne suis plus en sécurité« , estime-t-il. Lui qui va l’école sous escorte policière, va-t-il continuer à faire partie de l’Éducation nationale ? « Plus je m’expose, plus ma sécurité est en jeu. Cela me semble vraiment très difficile. Je pars vraiment à regret. J’aimerais finir mon année bien protégé, mais il semble que même cela va être difficile. Je constate que la République a failli à Trappes. Il faut bien l’admettre aujourd’hui. »

Il y a une peur de la part des enseignants

« J’ai alerté le président de la République il y a deux ans, souligne ce professeur de philosophie. À l’intérieur des établissements, je constate que les atteintes à la laïcité, individuelles ou collectives, ne donnent lieu à aucune manifestation sérieuse de rappel à la loi. À chaque fois, c‘est une négociation individuelle, comme un problème psychologique entre élève et enseignant, alors que c’est une menace qui pèse sur les enseignants. » Que disent ses collègues ? « Certains le voient de la même manière, mais la plupart ont une façon de ne pas voir ou de ne pas considérer que ces choses sont importantes. Ils font passer cela sur un plan secondaire, disent que ce n’est pas si grave que cela au fond. Ils ferment les yeux. Il y a une peur de la part des enseignants, c’est certain. »

Didier Lemaire aimerait que le corps enseignant montre un peu plus de courage :

« Je pense qu’il est temps que le corps enseignant se lève, cesse de garder le silence et ait un peu plus de courage. Quand on voit qu’un enseignant sur deux s’auto-censure en classe, c’est vraiment gravissime. Je demande des mesures d’urgence très concrètes, très simples, pour soulager la pression. Qu’il y ait dans chaque rectorat une cellule réunissant les renseignements territoriaux et un chargé de mission à la sécurité du rectorat, de façon à ce que les chefs d’établissement soient informés que, dans leur école, des élèves sont susceptibles d’avoir des parents fichés S pour islamisme. Il faudrait prendre des mesures pour les éloigner et ne pas scolariser leurs enfants. La question de l’autorité parentale est posée. Une atteinte à la laïcité dans un établissement scolaire devrait valoir un déplacement des élèves et, si récidive, une perte d’autorité parentale. La République vient alors protéger la liberté de conscience et empêche le parent d’exercer une violence sur l’enfant et sur l’établissement scolaire. »

Texte repris du site Sud Radio

Affaire Mila – Un an après, rien n’a changé

Mila

C’était il y a un an. Le 18 janvier 2020, une adolescente de 16 ans, cheveux mauves et nez percé, allait déclencher un vrai raz-de-marée de haine sur les réseaux sociaux. La demoiselle a insulté, en termes vulgaires, l’islam et le Coran. Une semaine avant, Frédéric Fromet faisait sensiblement la même chose sur France Inter mais à quelques nuances près : il est considéré comme humoriste et il visait la religion chrétienne en la personne de Jésus-Christ. On imagine sans mal que les deux affaires n’ont pas eu le même retentissement. D’un côté, des insultes, des appels au viol et au meurtre ; de l’autre, la réaction – pacifique – de chrétiens indignés et une note du CSA décrétant qu’il n’y avait pas de problème, le prétendu humoriste usant de sa liberté d’expression.

Ces deux histoires sont les deux faces de la liberté d’expression en France. Selon la religion ou les personnes que l’on insulte, le retour de bâton ne sera pas le même. La jeune Mila l’aura compris à ses dépens, elle qui, pour des grossièretés balancées sur les réseaux sociaux, a vu sa vie complètement bouleversée. Il n’est plus question pour elle d’être scolarisée ou de vivre normalement. Elle doit survivre, étroitement surveillée, sous menace en permanence. En un an, elle a reçu 50 000 messages haineux et continue d’en recevoir une trentaine par minute. Scolarisée un temps au sein d’un nouveau lycée, elle en a été renvoyée quand l’établissement a craint qu’elle n’ait révélé où elle se trouvait. Voilà où en est la puissance publique aujourd’hui : exfiltrer et cacher une jeune fille qui a osé médire de l’islam. En France. En 2021.

On peut discuter d’un prétendu « droit » au blasphème – l’insulte peut-elle devenir un droit ? –, toujours est-il que cette affaire et ses suites sont révélatrices de ce dont souffre notre pays. Un an après ce déferlement de haine, rien n’a changé. La situation a même empiré et la pression exercée par l’islam sur notre pays s’en est encore accrue. Samuel Paty y a perdu la tête, le 16 octobre dernier, pour avoir, lui, montré des caricatures de Mahomet dans sa classe lors d’un cours d’enseignement moral et civique sur la liberté d’expression. Il semblerait que sa direction n’ait été d’aucun soutien, au contraire. Et de fait, les principes de l’islam ont à ce point gangrené la société que près d’un enseignant sur deux avoue s’autocensurer lors d’enseignements donnés sur des questions religieuses pour ne pas avoir de problèmes.

Dans ces affaires, les réseaux sociaux ont joué un rôle non négligeable, relayant et amplifiant des appels à la violence. Mais est-ce le réel problème ? Bien sûr que non. Il est plus facile de les pointer du doigt comme source du problème que de se pencher sur les causes réelles de ce qui nous arrive, tout en invoquant la sainte liberté d’expression et le pseudo-droit au blasphème pour le résoudre. Et ce n’est pas la loi sur les séparatismes – rebaptisée à la hâte loi pour « assurer le respect des valeurs de la République » – qui va changer les choses. La France est malade de ce qu’elle nomme la laïcité et qui n’est que l’autre nom de son reniement de la foi catholique. Elle est malade de l’islam et tant qu’elle ne l’aura pas reconnu, Mila et consorts devront continuer à se terrer.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 19 janvier 2021

Terreur islamiste dans les écoles – Les profs acculés à toujours plus d’autocensure

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Loin de constituer une surprise pour Présent, qui ne cesse de dénoncer depuis des années l’emprise croissante des islamistes sur les établissements scolaires français, la récente étude de l’IFOP consacrée aux « contestations de la laïcité » et aux « formes de séparatisme religieux à l’école », par les chiffres effrayants qu’elle révèle et les cas ahurissants qu’elle rapporte, n’en reste pas moins particulièrement édifiante de la véritable terreur qu’exercent aujourd’hui les musulmans dits « radicaux » sur les enseignants et autres personnels de l’Education nationale.

Un phénomène en hausse

Commandée par la fondation Jean-Jaurès et publiée par Charlie Hebdo, cette enquête, à lire d’urgence sur le site jean-jaures.org, souligne tout d’abord que « 49 % des enseignants interrogés affirment s’être déjà autocensurés » durant leur carrière « afin de ne pas provoquer de possibles incidents dans leur classe ». Ce qui, soulignent les auteurs de l’étude, représente 13 % de plus qu’en 2018. En même temps, indique l’IFOP, pas moins de « 80 % des enseignants affirment avoir déjà été confrontés au moins une fois au cours de leur carrière à une forme de séparatisme religieux » (+7 % par rapport à 2018), dont « 59 % dans leur établissement actuel ». Des actes de séparatisme qui peuvent prendre la forme d’« absences des jeunes filles à des cours de natation, avec ou sans certificat » (45 %), « lors d’enseignements abordant la laïcité » (26 %), de « demandes de repas confessionnels (halal, casher…) dans les cantines » (47 %) ou encore de « refus d’entrer dans des lieux à caractère religieux (type église) lors de sorties scolaires (28 %) ».

Des profs tombés en dhimmitude

Car, comme chacun sait, le rejet de l’école française par beaucoup d’enfants et de familles issus de l’immigration arabo-musulmane est très loin de se limiter aux menus et aux tenues vestimentaires. Ainsi, relève l’étude de l’IFOP, « au-delà des revendications religieuses concernant différents aspects de la vie scolaire, notre enquête montre aussi qu’elles peuvent donner lieu à des contestations concernant le contenu des enseignements auxquelles les enseignants doivent faire face ». Et les auteurs de l’enquête de préciser alors que « les enseignants sont plus d’un tiers (36 %), durant leur carrière, à avoir rencontré des contestations d’enseignement ou de contenus d’enseignement au nom de convictions religieuses, philosophiques, politiques » et « 34 % disent avoir rencontré au cours de leur carrière des contestations d’activités pédagogiques ». Enfin, on retiendra aussi de cette étude vraiment impressionnante de l’IFOP, ce chiffre qui, plus encore que les autres peut-être, a de quoi inquiéter : qu’ils soient islamistes, islamo-gauchistes ou tout simplement lâches, « seulement trois quarts des professeurs interrogés (75 %) soutiennent l’acte de Samuel Paty d’avoir fait un cours sur la liberté d’expression en s’appuyant sur des caricatures de presse »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 janvier 2021

2020, année islamiste – 2020 annus horribilis, par Paul Vermeulen

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L’assassinat du professeur Samuel Paty par le musulman islamiste tchétchène Abdoullakh Anzorov, perpétré le vendredi 16 octobre 2020 à proximité du collège où il travaillait, est venu rappeler combien la France est victime d’une véritable offensive islamiste. Cet attentat est un terrible symbole de cette offensive, comme le furent les attentats de Charlie Hebdo. Dans les deux cas, ce furent des attentats contre la liberté de conscience, une des principales valeurs des « démocraties libérales ». Dans les deux cas, comme pour tous les attentats, les revendications se font au nom de la lutte contre la « Chrétienté ». Pour les musulmans, nous sommes des mécréants, et encore des chrétiens.

Par ailleurs, le meurtre de Samuel Paty a été le fait d’un musulman ayant obtenu le statut de « réfugié » en 2020, à l’instar de toute sa famille, arrivé en France à l’âge de six ans, toujours pas intégré une douzaine d’années plus tard. Cet attentat traduit ainsi l’échec des politiques migratoires et des politiques dites d’intégration menées par les gouvernements s’étant succédé au pouvoir en France, comme par l’idéologie européiste, depuis maintenant quarante ans. Il montre aussi l’incapacité de l’école à remplir le rôle d’intégration qui lui est assigné : c’est impossible, tout simplement. La mort de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie et d’éducation morale et civique, montre ce fait de façon criante, tout comme elle est un révélateur du poids incroyable des populations musulmanes dans les établissements scolaires, parents et élèves imposant leur mode de vie, de pensée et leurs pratiques religieuses. Et même la polygamie et l’excision dans de nombreux quartiers.

La digue a cédé devant l’islamisation

2020 aura ainsi été l’année ou même un exécutif d’idéologie libérale libertaire, mêlant des sociaux-démocrates de gauche et de droite libérale, sous la houlette d’un président caricatural en ce domaine, se retrouve contraint de tenter la mise en oeuvre d’une « loi contre les séparatismes », vite devenue « loi confortant les principes républicains » afin de ne pas choquer les musulmans tant l’islamisation est grande, comme dans ces rues où la langue de la République n’est plus le français.

L’offensive islamiste, dont l’assassinat de Samuel Paty aura été le terrifiant point d’orgue, bénéficie de multiples complicités d’élus, notamment de LFI et du PCF, mais pas seulement, déversant des subventions dont l’utilisation est douteuse, mais aussi de la bienveillance de tous les tenants de l’idéologie du Progrès. C’est ainsi que l’année 2020 se termine, à Lyon, par le soutien apporté par un membre de la « Jeune garde antifasciste » aux islamistes radicaux. Un marqueur d’islamisation parmi d’autres, dont le moindre n’est pas la prolifération des femmes voilées et des commerces islamistes. Le poids de l’islamisation est tel que lundi 28 décembre 2020, la Grande mosquée de Paris annonçait se retirer du processus de création du conseil national des imams. La raison ? Les organisations islamistes contrôlent ce processus.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 30 décembre 2020

Cloîtrée depuis des mois pour échapper aux islamistes – La jeune Mila fait à nouveau l’objet de menaces de mort

Mila islamistes

Souvenez-vous, c’était en janvier dernier. Après avoir tenu sur les réseaux sociaux des propos assez virulents et quelque peu grossiers à l’encontre de l’islam, Mila, une jeune lycéenne de 17 ans, faisait l’objet d’un incroyable lynchage de la part d’internautes musulmans et se voyait bombardée d’innombrables menaces de mort. Contrainte alors de quitter de l’école et de vivre « cloîtrée » depuis des mois par peur des représailles, la jeune fille vient d’être à nouveau la cible de menaces islamistes.

« Je vais te faire une Samuel Paty »

En effet, a indiqué son avocat Richard Malka, qui est aussi l’un de ceux de Charlie Hebdo, Mila, après avoir récemment partagé sur Twitter des captures d’écran des menaces de mort qu’elle a reçues, a de nouveau été prise pour cible et a fait l’objet de menaces de mort en lien avec la décapitation du professeur Samuel Paty. Une situation qui, à juste titre, inquiète beaucoup Me Richard Malka, qui a rappelé que sa cliente vivait déjà « comme les gens de Charlie Hebdo », c’est-à-dire « bunkerisée ». Dénonçant à la suite de cette information une « persécution, contre une mineure », le ministre délégué chargé de la citoyenneté, Marlène Schiappa, avait immédiatement annoncé son intention d’« adresser un signalement au procureur » et, depuis, une enquête a été ouverte par le parquet de Vienne (Isère) pour « menaces de mort par écrit et harcèlement électronique ».

Pour Royal, Mila doit s’écraser…

Reste que, si ces nouvelles menaces proférées à l’encontre de Mila ont choqué un certain nombre de représentants de la classe politique française, Ségolène Royal, elle, semble avoir trouvé quelques excuses aux auteurs de celles-ci. C’est ainsi que, dans une interview qu’elle a accordée lundi à la chaîne CNews, l’ancienne candidate à la présidentielle, tout en déclarant apporter son « soutien aux personnes menacées » et affirmer qu’il fallait « identifier [les auteurs des menaces] et les condamner très sévèrement », s’est quand même empressée d’ajouter que la jeune lycéenne devait absolument arrêter « de relancer une polémique qui l’a remise en danger ». Bref, qu’elle devait s’écraser devant les intimidations islamistes… Il est vrai que, quelques minutes auparavant, Ségolène Royal avait déjà déclaré « comprendre » que « certains musulmans se sentent insultés, y compris des musulmans qui ne sont absolument pas ni intégristes ni radicaux », par des caricatures de Mahomet…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 novembre 2020