Alexandre Del Valle : “Les islamistes et l’extrême-gauche sont des alliés”

19/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alexandre Del Valle, géopolitologue et auteur du livre “Le projet – La stratégie de conquête et d’infiltration des frères musulmans en France et dans le monde”, était l’invité d’Eric Morillot accompagné de Thierry Guerrier et Jacques de Guillebon, sur Sud Radio.


L’affaire Mila, ou les leçons de la “racaillisation” de la France

Le déferlement de haine et de menaces qui s’est abattu sur Mila après que quelques phrases de sa part ont été publiées sur les réseaux sociaux témoigne du renoncement de la France à défendre ses valeurs, estiment Jean Messiha et Frédéric Amoudru, ancien cadre d’une grande banque française.

Une jeune fille, comme des millions d’internautes, “tchate” sur Instagram et se livre à une foule d’anonymes. Une racaille s’en mêle et s’adonne à ce que tant de femmes et de jeunes filles doivent supporter dans l’espace public comme dans l’espace digital : les gauloiseries (si on peut encore utiliser ce termes sans être traité de raciste) et les réflexions salaces. Elle révèle son homosexualité et dit ne pas avoir envie de coucher avec un « renoi » ou « rebeu », ce qui est encore permis dans notre pays (mais pour combien de temps encore ?). S’ensuit une bordée d’injures homophobes et sexistes « au nom d’Allah ». Piquée au vif, la jeune fille contre-attaque et dit, en termes crûs, ce qu’elle pense de cette religion qu’on lui jette à la figure, alors que son tchat n’avait rien à voir avec les questions de foi.

Ce qui aurait pu n’être qu’une embrouille entre jeunes ou moins jeunes, comme il y en tant sur la toile, a tourné à un pugilat devenu viral sur la toile et a happé dans ses filets la société et l’Etat.

Le déferlement de haine et de menaces qui s’est abattu sur cette jeune française appartenant à un vieux peuple imprégné de judéo-christianisme mais volontiers blasphémateur, fortement laïque mais attaché à ses racines, est à la fois incroyable et tellement prévisible. Il résulte largement de l’ensauvagement et de la “racaillisation” que subit notre pays, au fur et à mesure du changement de paysage humain que les élites “humanistes” et “progressistes” lui ont imposé. Car – et ne nous y trompons pas – la très grande majorité de ceux qui voulaient une « punition » pour Mila, punition allant bien sûr jusqu’à la mort, est issue de cette immigration venue d’une partie du monde où l’intolérance religieuse, le sexisme et l’homophobie sont prédominants, même s’il existe une minorité musulmane éclairée et, pour ce qu’il en reste, chrétienne, juive ou non-croyante.

Mais ce qu’il y a de plus intéressant, c’est que Mila n’est pas seulement la cible de légions de “Mohammed”, “Yacine”, “Leïla” ou “Yasmine”, mais également de “Kevin” et autres “Jennifer”, qui ont pris fait et cause pour l’« honneur » d’une religion dont ils ne savent rien, ou par « solidarité » avec leur « potes ».

Pourquoi ? Parce que l’on a appris à cette jeunesse européenne que chanter « Jésus est pédé » c’est cool, mais que dire que l’« islam c’est de la merde » après avoir été traitée de « sale gouine », « sale pute », etc. au nom de l’islam est une abomination qui mérite opprobe et châtiment. Insulter la religion dont a émergé notre civilisation, qui a aidé à vivre et mourir avec l’espérance d’un monde meilleur les générations qui nous ont précédé, qui a poussé des hommes et des femmes à construire les plus beaux édifices de l’humanité, à écrire, peindre, sculpter, dessiner chanter des merveilles insondables etc., « ce n’est rien ». Mais rentrer dans le lard d’un connard qui vous insulte au nom de sa religion, étrangère et encore minoritaire, ça c’est intolérable. Un droit au blasphème à géométrie variable en somme.

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Jérôme Blanchet-Gravel : « Affaire Mila : les islamistes ont réussi à imposer en France leur vision ! »

Le site Boulevard Voltaire a publié un entretien exclusif de Jérôme Blanchet-Gravel. Cet essayiste québécois revient sur l’Affaire Mila et s’inquiète notamment des résultats du récent sondage selon lequel 50% des Français désapprouvent le droit au blasphème. Pour Jérôme Blanchet-Gravel, cette information montre que les islamistes ont réussi à imposer, en France leur vision en faisant croire à une équivalence entre race et religion…

Jérôme Blanchet-Gravel, que vous inspire l’affaire Mila ?

Cette affaire confirme d’abord que la liberté d’expression recule dangereusement, même en France, pays censé en être le phare mondial. Certains commentaires émis par Mila dans sa vidéo devenue virale sont maladroits, voire vulgaires, ce qu’elle reconnaît elle-même. En revanche, le droit de blasphème faisait, jusqu’à récemment, partie de la culture française : les réactions démesurées contre Mila prouvent que ce droit est remis en question. Nous vivons dans une société où il est permis et même bien vu de se moquer publiquement de la tradition chrétienne. On l’a encore constaté récemment avec cet humoriste qui a qualifié Jésus de « pédé » à la radio. Mais l’islam, lui, serait intouchable.

Les apôtres de la diversité culturelle ne veulent pas interdire la critique de toutes les religions, mais précisément celle de l’islam. Le sort réservé aux religions juive et chrétienne importe très peu, pour eux. Au contraire, ces religions sont présentées comme les piliers idéologiques de l’impérialisme, l’intolérance et la colonisation. L’islam, lui, serait une grande religion de paix et d’amour : il aurait même le pouvoir de nous ramener à la concorde du califat de Cordoue. Quelle chance avons-nous !

Le sondage récent selon lequel 50% des Français désapprouvent le droit au blasphème est extrêmement inquiétant. Cette donnée montre que les islamistes ont réussi à imposer, en France, leur vision. Ils ont réussi à faire croire à une équivalence entre race et religion. Toute critique de l’islam est perçue comme une forme de racisme, alors que les Occidentaux dénigrent sans retenue leur propre héritage religieux. Mais, surtout, l’émotion est en train de supplanter la raison : la simple offense ressentie par un croyant zélé est considérée comme un véritable argument. Notre monde est de moins en moins rationnel.

#JeSuisMila et #JeNeSuisPasMila, visiblement, le débat contemporain à l’ère des réseaux sociaux refuse la nuance… Qu’en pensez-vous ?

J’avoue qu’il y a quelque chose de manichéen dans ce débat. Toutefois, à choisir, je suis Mila sans hésiter. Pour bien comprendre l’évolution des mentalités, il faut nous replonger à l’époque des suites de l’attentat de Charlie Hebdo, en janvier 2015. Un « Je ne suis pas Charlie » avait émergé et choqué, mais cette posture réactionnaire était beaucoup moins répandue que le « Je ne suis pas Mila ». L’opinion publique s’était massivement rangée derrière Charlie, ce qui n’est pas le cas pour Mila. Bien sûr, l’attentat de Charlie Hebdo a été particulièrement dramatique et violent, mais je ne sous-estimerais pas les centaines de menaces de mort et de viol reçues par Mila, qui demeure une jeune femme homosexuelle de 16 ans, faut-il le rappeler. D’ailleurs, où sont les féministes en vogue pour dénoncer frénétiquement la culture du viol ?

Le « Je ne suis pas Mila » témoigne d’un recul de la liberté de pensée corollaire à la radicalisation des sensibilités religieuses. La France s’enfonce dans l’émotivité superstitieuse et le politiquement correct. Par le fait même, elle renie son noble héritage.

On a tendance à regarder nos cousins outre-Atlantique comme des paladins de la liberté d’expression. Est-ce vraiment le cas ?

Oui et non. Le Québec est très influencé par la gauche multiculturaliste américaine, en particulier sa petite élite montréalaise, qui se complaît dans le confort de la consanguinité intellectuelle. Par sa simple position géographique, le Québec subit l’influence d’un monde anglo-saxon qui renoue plus que jamais avec son héritage puritain. Dans son rapport à la sexualité comme à la religion.

Toutefois, l’élection du gouvernement nationaliste du désormais Premier ministre François Legault, en octobre 2018, a redonné un élan aux défenseurs de la liberté d’expression au Québec. S’il lui manque quelque peu de profondeur intellectuelle, ce gouvernement a le mérite ne pas se soumettre au politiquement correct. C’est un vent de fraîcheur. En ce qui a trait aux thèmes comme « l’islamophobie » et le multiculturalisme, nous retrouvons au Québec sensiblement la même polarisation qu’en France, mais en version miniature.

Quel est l’adversaire, en ce cas ? Le politiquement correct ou la volonté d’une minorité religieuse visible ?

Le politiquement correct et le multiculturalisme se renforcement mutuellement : ils ont été fabriqués dans le même moule. Pour défendre la liberté de pensée, il faut renouer avec le débat raisonné et cesser de considérer la moindre réaction émotive comme un argument intelligent.

Sinon, ce qui est intéressant à observer, c’est la hiérarchie des différences scrupuleusement respectée par nos supposés défenseurs de la diversité intégrale. La diversité est loin d’être défendue sous toutes ses coutures. La race et la religion l’emportent sur la diversité sexuelle. Comme lesbienne de 16 ans, Mila fait théoriquement partie de la diversité. Cependant, Mila est blanche et a osé critiquer une religion étrangère. La diversité sexuelle est à la mode, mais surtout quand elle est « intersectionnelle ». Le progressiste 2.0 fera toujours passer la sensibilité d’un « colonisé » avant la différence sexuelle d’un « colonisateur ». Mila en paie le prix fort aujourd’hui.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Trois radiations demandées par la Préfecture, par Franck Deletraz

Les leçons de l’affaire Harpon et du carnage perpétré par cet islamo-terroriste à la préfecture de police de Paris en octobre 2019 ont-elles vraiment été tirées ? C’est ce que certains auront peut-être été tentés de croire en apprenant cette semaine que ladite préfecture avait récemment demandé la radiation de trois policiers pour cause de « radicalisation ». Sauf que, à en croire les chiffres révélés mardi par le ministre de l’Intérieur, ce ne seraient pas moins de « 106 cas » qui seraient actuellement « étudiés », dont 80 ont déjà été classés faute de preuves suffisantes…

Une véritable « faillite collective »

Mercredi dernier, à mi-parcours de ses travaux, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’affaire Harpon, présidée par le député LR Eric Ciotti, rendait publics les premiers éléments d’un rapport qui promet d’être accablant pour les autorités. Allant jusqu’à faire part de la « sidération » de l’ensemble de la commission face à une telle « accumulation de dysfonctionnements majeurs, structurels, fonctionnels et organisationnels », et face à « l’amateurisme » incroyable de la DRPP, Ciotti dénonçait une véritable « faillite collective ». Rappelant notamment qu’il y avait eu « une accumulation de signes » en amont de la tuerie, que son auteur « n’aurait jamais dû rester dans un service aussi sensible », ou encore que « son habilitation secret-défense aurait dû lui être retirée » depuis longtemps, Ciotti et le rapporteur de la commission, Florent Boudié (LREM), mettaient enfin l’accent sur l’absence quasi totale de « culture de la vigilance de la vulnérabilité ». Bref, une situation proprement hallucinante et inconcevable au moment où, de l’aveu même de ceux qui nous gouvernent, la France est en guerre contre l’islamisme. Or, qu’en est-il aujourd’hui ? Mercredi, on apprenait que la préfecture de police de Paris avait transmis trois dossiers de demande de radiation de ses fonctionnaires pour cause de « radicalisation » à la DGPN : deux premiers visant des agents remarqués pour leur « pratique rigoriste de la religion musulmane » et leur « comportement prosélyte », toujours en cours d’instruction, et un troisième concernant un agent administratif dont « la pratique rigoriste de l’islam a des répercussions sur son travail », déjà entre les mains de la fameuse commission paritaire créée en 2017 pour statuer sur les cas de fonctionnaires présentant une menace pour la sécurité publique. Une « première », comme le soulignent les grands médias.

Quand la discrimination devient vitale

Une « première »… en deux ans d’existence ! Et alors même que, selon les chiffres avancés mardi par Castaner lui-même, pas moins de « 106 cas » de fonctionnaires suspectés de radicalisation seraient actuellement étudiés, rien que dans la police nationale ! 106 cas sur lesquels, d’ailleurs, 80 ont d’ores et déjà été classés sans suite, officiellement parce qu’« infondés ou fantaisistes », officieusement parce que l’administration s’est surtout montrée incapable d’apporter la preuve de leur dangerosité. Ce qui veut dire que depuis octobre 2019, seuls quatre policiers ont été suspendus, et neuf se sont vu confisquer leur arme de service ! Des chiffres qui montrent bien que l’Etat, en réalité, se refuse à prendre la mesure du danger qui nous menace. En effet, alors que toute nation en guerre, pour des raisons de sécurité évidentes, pratique une discrimination bien légitime en interdisant purement et simplement l’accès à l’ensemble des postes clefs de sa défense et de sa sécurité aux personnes susceptibles d’avoir un lien (même lointain) avec l’ennemi, la France macronienne, elle, s’entête de manière suicidaire, pour sauver un « vivre ensemble » auquel elle est la seule à croire, à faire un tri absurde entre « radicalisés », « non radicalisés », « en cours de radicalisation », « radicalisés mais gentils »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 février 2020

De Londres à Gand, en passant par Dieuze – La barbarie islamiste se déchaîne, par Franck Deletraz

Deux personnes grièvement blessées à l’arme blanche à Londres, plusieurs autres poignardées à Gand, les gendarmes de Dieuze attaqués au couteau… Alors qu’au cours des dernières 48 heures, la barbarie islamiste aura frappé pas moins de trois fois en Europe, nous sommes, une fois de plus, atterrés par les révélations faites par les grands médias sur le profil des assaillants, dont tout laissait à penser qu’ils passeraient à l’acte, et par cette incompétence incroyable, criminelle, dont font preuve les gouvernements européens dans leur lutte contre l’islamo-terrorisme.

Une cascade d’attentats

Lundi, après avoir reçu l’appel téléphonique d’un individu leur annonçant « qu’il était militaire, qu’il allait y avoir un carnage à Dieuze et qu’il se revendiquait de l’EI », les gendarmes de Dieuze faisaient l’objet d’une attaque au couteau par un jeune homme de 19 ans, qui a fait deux blessés. Parvenu à pénétrer jusque dans les bureaux de la caserne, l’agresseur, « un jeune militaire, en formation initiale depuis deux mois et actuellement en période probatoire », tentait de poignarder un gendarme, le blessant légèrement au bras, avant d’être lui-même blessé par un tir à l’abdomen. Si, à l’heure où nous écrivions ces lignes, presque rien n’avait fuité sur l’agresseur, et si le parquet national antiterroriste ne s’était pas encore saisi de l’affaire, tout laissait cependant à penser qu’il s’agissait bien d’une nouvelle attaque islamo-terroriste. Rappelons que la veille, déjà, l’Europe avait été frappée à deux reprises par les islamistes. A Gand où, sur ce boulevard très fréquenté qu’est le Bevrijdingslaan, un individu armé d’un couteau avait poignardé au moins deux passants, avant d’être neutralisé par les policiers. Mais surtout à Londres où, dans le quartier de Streatham, l’islamo-terroriste Sudesh Amman, pourtant bien connu des services de police, et prétendument « sous surveillance depuis un certain temps », avait grièvement blessé à l’arme blanche deux personnes, avant d’être abattu par les policiers, lors d’une attaque officiellement revendiquée lundi par l’Etat islamique.

Sudesh Amman, un cas emblématique

Une dernière affaire hautement révélatrice du laxisme criminel dont font preuve la plupart des gouvernements européens face à cette menace pourtant omniprésente et croissante qu’est l’islamo-terrorisme. Car, très rapidement, on apprenait que ledit Sudesh Amman, âgé de 20 ans, venait tout juste de sortir de prison. Un cas proprement hallucinant : interpellé en mai 2018 par la police britannique, Sudesh Amman, chez qui les enquêteurs avaient saisi plusieurs armes, et dans les appareils numériques duquel plus de 349 000 fichiers multimédias comprenant des tutoriels pour fabriquer une bombe, des vidéos de propagande islamiste, ainsi que des messages prouvant sa volonté de commettre un attentat avaient été découverts, avait en effet été condamné en novembre 2018 à trois ans et quatre mois de prison pour 13 infractions terroristes différentes ! Lors de son procès, le commandant antiterroriste de la police de Londres avait même fortement insisté sur sa très grande dangerosité, expliquant notamment que dans un bloc-notes récupéré chez Amman, celui-ci avait rangé en tête de ses « objectifs de vie » la « mort en martyr ». Et pourtant, cela ne devait pas empêcher la justice britannique de le remettre en liberté à la fin du mois de janvier dernier, avant même d’avoir purgé la moitié de sa peine ! Un véritable scandale judiciaire qui n’est pas propre, hélas, à la Grande-Bretagne. Car, si l’on reprend la liste des nombreux attentats islamistes qui ont ensanglanté l’Europe durant ces dernières années, on s’aperçoit que tous leurs auteurs (à quelques rares exceptions) étaient parfaitement connus des services concernés avant de passer à l’acte, et ont tous ou presque, à un moment ou à un autre de leur parcours, été abusivement remis en liberté par les justices française, belge ou encore allemande. Un laxisme totalement inconcevable et qui montre bien que l’Europe, dans sa quasi-totalité, n’a toujours pas pris conscience de la gravité du péril sans précédent qui pèse aujourd’hui sur elle.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 février 2020

L’affaire Mila et la faillite du «vivre-ensemble », par Guillaume de Thieulloy

L’affaire Mila est particulièrement symptomatique de la situation française.

Cette adolescente lyonnaise a été contrainte à quitter son lycée, suite aux menaces de mort qu’elle a subies pour avoir critiqué l’islam.

À l’origine de l’histoire, il semble qu’il y ait un jeune musulman qui l’avait «draguée» assez lourdement sur les réseaux sociaux. Or, la jeune fille est lesbienne et elle a vertement rembarré l’importun, ajoutant: «Je déteste la religion. Le Coran, il n’y a que de la haine là-dedans. L’islam, c’est de la merde, c’est ce que je pense.»

On arrive ici aux limites de la stratégie de Terra Nova, cette fondation proche du PS qui a proposé à la gauche une stratégie électorale tournée vers les «minorités» (LGBT ou immigrés).

On ne peut pas en effet à la fois soutenir les «minorités sexuelles» issues de la révolution de mai 68 (qu’elles soient féministes ou LGBT) et l’immigration musulmane.

Bien loin de faciliter le «vivre-ensemble», la stratégie de la gauche contemporaine amoncelle les explosifs qui vont dynamiter notre pauvre société déjà bien fragilisée.
Mais la suite des événements n’est pas moins révélatrice.

Mila a donc été déscolarisée pour assurer sa protection. Ce qui signifie qu’en France (!), il est possible de contraindre une personne à la clandestinité, par déferlement de menaces de mort islamistes.

Faut-il le redire? Ces menaces de mort ne sont pas le fait d’une «interprétation dévoyée» de l’islam, mais résultent de la lecture littérale du coran.

Par ailleurs, sur internet, ont fleuri des mots d’ordre du type «Je suis Mila» – comme naguère des «Je suis Charlie». Pour ma part, je suis aussi révulsé par la vulgarité des propos de Mila que par les grossièretés scato-gauchistes de «Charlie hebdo». Et je suis chaque jour plus atterré par le niveau de barbarie que véhiculent les réseaux sociaux.

Mais cela relève du savoir-vivre, pas de la loi.

Cependant, l’affaire ne s’arrête pas encore là. On aurait pu penser que ceux qui menaçaient de d’assassiner la malheureuse seraient poursuivis en justice. Las, c’est la jeune fille qui est poursuivie pour incitation à la haine raciale – comme si l’islam était une race! Et certains voudraient aggraver la situation en pénalisant «l’islamophobie»!

Cerise sur le gâteau, un certain Nicolas Turquois, député Modem en veine de relativisme, tint à préciser que, si Mila avait insulté le catholicisme, elle aurait également été menacée de mort.

Le hasard du calendrier fait que, quelques jours plus tôt, les catholiques ont été insultés par un chansonnier sur France Inter qui – avec l’argent des contribuables! – croyait drôle de chanter «Jésus est pédé» (imaginez la même chanson avec Mahomet!). Non seulement les protestations des chrétiens n’ont pas contraint l’intéressé à la clandestinité, mais les «excuses» qu’il a produites étaient réservées au lobby LGBT.

Comme quoi, même les nihilistes de France Inter estiment que toutes les religions ne sont pas également violentes!

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

150 quartiers tenus par les islamistes : qu’est-ce que Macron cache aux français ?

Pour l’analyste politique Frédéric Saint Clair, la volonté de l’exécutif de cacher l’existence d’un rapport sur les quartiers tenus par les islamistes en France témoigne une fois encore, s’il en était besoin, de l’incapacité de l’État à répondre à la menace communautariste.

En raison de l’énorme bourde commise par Emmanuel Macron qui, dans l’avion, au retour d’Israël, avait jugé bon de gloser sur d’éventuelles similarités politiques entre Shoah et guerre d’Algérie, ou de réaffirmer la qualification de « crime contre l’humanité » de la colonisation — ce qui avait notamment conduit l’historien Jean Sévilla à tancer le Président : « Il n’y connaît rien, et il n’y comprend rien » — on en aurait presque oublié un dossier paru la semaine précédente dans le JDD et consacré à un rapport émanant de la DGSI dans lequel sont cartographiés quelque 150 quartiers « tenus » par les islamistes : « Un document classé secret-défense, qui n’a pas été divulgué, à l’exception de l’Intérieur, même aux ministres intéressés. Lesquels se voient présenter le document oralement par un fonctionnaire assermenté, tant le sujet est sensible… »

L’islamisation se fait au grand jour, et avec l’aval des pouvoirs publics

Un sujet sensible ? Un document classé secret-défense ? Depuis quand la problématique communautariste nécessite-t-elle d’être classifiée ? Il ne s’agit ni de groupes terroristes ayant planifié des tueries de masse et qu’il faudrait neutraliser sans les alerter préalablement, ni d’infiltration d’éléments étrangers menaçant l’intégrité du territoire, l’indépendance de la nation ou le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, selon les termes de l’article 16 de la Constitution. Il s’agit de communautarisme, d’islamisation des quartiers, voire des villes de province. Il s’agit de voile, de halal, de langue arabe, de mœurs islamiques. Où est le caractère sensible nécessitant une telle confidentialité ? Car il n’y a rien de secret dans le processus qui est à l’œuvre dans les quartiers. Qu’Emmanuel Macron se le dise : l’islamisation de la France se fait au grand jour ! Et avec l’aval des pouvoirs publics ! La sécession à la fois culturelle et territoriale d’une frange largement majoritaire de la population musulmane (le rapport El-Karoui de 2016 comptabilisait 82 % des musulmans ayant des revendications culturelles islamiques dans l’espace public, contre 18% seulement n’en ayant aucune) ne fait mystère pour personne. D’ailleurs, le journaliste du JDD qui s’est rendu à Roubaix en reportage n’a pas eu à infiltrer des réseaux clandestins pour écrire son papier. Il n’a eu qu’à se tenir au coin de la rue et à observer la réalité d’une France devenue bledarde :

« Au supermarché Le Triangle à Roubaix (Nord), les caissières, toutes voilées, alternent entre “Salam” et “Bonjour”, en fonction de la clientèle. Partout dans les allées du magasin, le français est traduit en arabe, et à la sortie, une urne invite au don pour la construction d’une nouvelle mosquée. La ville de 96 000 habitants en compte déjà sept, dont une salafiste. Dans la rue aux maisons de briques rouges, les commerces s’appellent L’Aziza, Les Mille Merveilles, Les Délices du Maghreb. Et proposent pâtisseries orientales, voiles, livres en arabe ou viande halal. “Ici, c’est comme au bled !”, s’exclame en souriant Hourya, qui flotte dans un jilbab, un voile enveloppant tout son corps. »

Emmanuel Macron croit-il que la France qui souffre ignore cette réalité ? Pourquoi souhaite-t-il, dès lors, dissimuler les informations contenues dans ce rapport ? Que cache-t-il aux Français qui ne concerne pas la sureté de l’Etat mais leur quotidien, et leur avenir ? Qu’essaie-t-il de sauver ? Son idéologie multiculturelle ? Son mythe d’une immigration bénéfique au pays ? Son idéal cosmopolite synonyme d’intégration réussie et de diversité heureuse ? Son discours islamophile pacificateur ? Ou, plus prosaïquement, son prochain plan de lutte contre le communautarisme, plan qu’un tel rapport, s’il était dévoilé, ruinerait probablement, par la mise en évidence d’un angélisme politiquement castrateur et d’une lâcheté coupable ?

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Discrimination : pourquoi Schiappa se trompe, par Ivan Rioufol

L’idéologie antiraciste et son principe de non-discrimination sont à la source du communautarisme et des infiltrations islamistes dans la société désarmée. Mais pour Marlène Schiappa, ce désastre ne vaut visiblement rien. Ce lundi, sur RTL, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a annoncé vouloir “dénoncer” les entreprises accusées de discriminer à l’embauche. Une liste des fautives sera publiée le 6 février, sur le principe du “name and shame”. Au début du mois, une étude auprès de grandes entreprises françaises aurait mis en évidence “une discrimination significative et robuste selon le critère de l’origine à l’encontre du candidat présumé maghrébin“. Le gouvernement relance donc la vieille dialectique antiraciste qui accorde aux minorités le statut de victimes, sésame dispensant des efforts d’intégration et d’assimilation aux valeurs françaises.

C’est parce qu’il ne fallait pas discriminer Mickaël Harpon que ce fonctionnaire de police avait été laissé en paix malgré sa radicalisation islamiste. Elle allait le pousser, le 3 octobre, à assassiner au couteau quatre policiers au sein de l’impénétrable préfecture de Paris. C’est en application de cette même attitude que la RATP s’est largement ouverte à la “diversité”, au point d’y accueillir des Fichés S. Samy Amimour, un des tueurs du Bataclan, avait été chauffeur de bus. L’ancien élu socialiste François Pupponi dénonce, cette semaine, (1) “les leçons “d’antiracisme” données par nos élites”, qui ont abouti à rendre la République vulnérable face aux islamistes. Ceux-ci sont aux portes du pouvoir dans certaines communes. “J’ai peur que Garges-lès-Gonesses ne devienne la première ville islamiste de France”, écrit l’ancien maire de Sarcelles (Val d’Oise).

Dresser des listes d’entreprises présumées racistes est un procédé arbitraire indigne d’une démocratie équilibrée. Le gouvernement est mal venu de se plaindre de la violence des réseaux sociaux quand lui-même se prête aux intimidations sur la place publique dans des procès sans juges. Il est d’ailleurs paradoxal de défendre la non-discrimination pour certaines minorités quand, dans le même temps, le ministre de l’Intérieur décide autoritairement, dans la comptabilité des prochains suffrages aux municipales, d’écarter 96% des communes de la classification politique. La révolte des Oubliés est aussi celle d’une France périphérique qui n’en peut plus de subir l’injustice de la préférence immigrée. La non-discrimination que défend Marlène Schiappa est celle que promeuvent aussi les tenants du séparatisme ethnique et culturel : ils ont compris depuis longtemps que cet impératif permettait de justifier les repliements et les passe-droits.

On peut comprendre Marlène Schiappa dans son désir de promouvoir les talents à égalité. Il est probable que de jeunes maghrébins méritants paient injustement la suspicion née du comportement de ceux qui refusent l’autorité de l’Etat. Mais plutôt que de dresser des listes d’entreprises en laissant croire qu’elles appliqueraient un odieux critère racial, il serait plus judicieux que le gouvernement publie l’inventaire des associations et de leurs mentors qui incitent les jeunes à refuser de jouer le jeu avec la République.

(1) Les émirats de la République, les Editions du Cerf

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Depuis Charlie Hebdo, cinq ans de reculades, par Ivan Rioufol

Manif Charlie

Les Cassandre ont changé de camp. A la veille de 1914, les sonneurs de tocsin mettaient en garde avec raison contre la montée du bellicisme et les “phraseurs de guerre” dénoncés par Stefan Zweig (1). Aujourd’hui, ils alertent en vain contre la généralisation de la complaisance et de la lâcheté face à la montée du totalitarisme islamiste et de ses méthodes terroristes. Cinq ans après la tuerie à Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, il faut bien constater que la culture djihadiste a fait des émules en France et ailleurs. Le sursaut d’indignation du peuple français, rassemblé à Paris pour une manifestation monstre le 11 janvier 2015, n’a pas suffi à réveiller l’esprit de résistance des dirigeants et des médias face à l’islamo-fascisme et à ses collaborateurs. Le 10 novembre 2019, la gauche perdue a manifesté avec des musulmans fanatiques qui ont incité la foule à hurler “Allah Akbar !” à quelques encablures de Charlie Hebdo et du Bataclan, ces scènes affreuses de la barbarie importée. Or cette infecte trahison n’a guère suscitée de remous chez ceux qui font habituellement profession de distribuer des bons points et de dire la morale. Aujourd’hui, le premier réflexe des autorités confrontées à un islamiste qui tue au nom du Coran, est de le présenter comme un “déséquilibré”, potentiellement irresponsable de ses actes.

Samedi, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Paris et à Marseille pour protester contre la décision de la cour d’appel de Paris qui a déclaré pénalement irresponsable l’assassin de Sarah Halimi, Kobili Traoré, au prétexte que le tueur avait consommé du cannabis. Traoré avait défenestré la victime en lui reprochant d’être juive et en proférant des “Allah Akbar !”.

L’”esprit Charlie”, cet élan contre un obscurantisme, n’a pas survécu au massacre d’une rédaction qui avait été désignée comme islamophobe par les censeurs et leurs sicaires. “C’est la publication des caricatures de Mahomet en 2006 qui fut à l’origine de cet attentat”, rappelle Riss, un des rares survivants de la tragédie (2). Le soir même de l’attentat, une capitulation des esprits m’était déjà apparue à l’occasion d’un débat sur RTL dans l’émission On refait le monde. J’y avais repris un argument de mon blog du jour (lire ici) invitant les musulmans à se désolidariser de ceux qui tuent en leur nom. Or l’activiste Rokhaya Diallo, soutenue par les autres intervenants, avait voulu voir dans mon propos une stigmatisation des musulmans et s’était même mise à pleurer. A ce moment de tension, je n’avais pas eu la présence d’esprit de lui rappeler un texte glacial du 5 novembre 2011 que la militante avait cosigné avec Houria Bouteldja, égérie anti-Souchiens, après l’incendie criminel des locaux de Charlie. “Il n’y a pas lieu de d’apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo (…)”, soutenaient notamment les jeunes femmes.

Elles accusaient la rédaction, qui allait être décimée quatre ans plus tard, de participer à une “vision raciste du monde”. Depuis, cette dialectique victimaire des islamistes, qui se comparent aux juifs persécutés sous Vichy tout en laissant voir leur judéophobie, a pris le pas sur la mesure du danger islamiste. Quand Donald Trump décide d’éliminer, vendredi en Irak, le terroriste iranien Qassem Soleimani, les capitulards s’empressent d’accabler le président américain et de se lamenter sur les mauvaises manières faites aux tyrans iraniens. A Troie, c’est Cassandre qui avait raison.

(1) Le monde d’hier, souvenirs d’un Européen, Livre de poche
(2) Une minute quarnate-neuf secondes, Actes Sud

Ivan Rioufol

Texte daté du 6 janvier 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pendant que les soldats combattent au Mali, d’autres aident les islamistes à se développer en France

04/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le général Soubelet – Ex-numéro trois de la gendarmerie nationale – a tenu à publier sur Facebook un texte écrit par un militaire français déployé au sein de la force Barkhane. Touché par la mort de ses frères d’armes, ce militaire rappelle que le combat contre les islamistes doit aussi se dérouler en France.

Voici l’introduction rédigée par le général Soubelet :

Ce samedi je publie ce texte écrit par un militaire français déployé au sein de la force Barkhane, touché par la mort de ses frères d’armes mais lucide sur la situation de notre pays. Servir la France c’est d’abord l’aimer et défendre ce qu’elle est. Aujourd’hui défendre la France est un combat qui se déroule aussi et surtout sur le sol national.
Ce cri est celui des enfants de France qui s’adressent à une classe politique atone et à trop de nos compatriotes qui, au delà de quelques secondes de considération, n’ont d’autre préoccupation que leur propre sort.

Voici le texte du militaire déployé au sein de la force Barkhane :

“L’heure n’est pas à la critique, mais au deuil.

Et si critique il doit y avoir par la suite, ne devrait elle pas plutôt se produire sous forme d’introspection, pour une Nation qui envoie ses plus braves enfants à la mort afin de combattre au loin les racines du mal, ce même mal qu’elle laisse prendre racine en son sol?!!!

Nos camarades sont morts dans l’exercice du métier qu’ils avaient choisi, un métier noble pour de nobles fils de France…

C’est leur faire insulte que de laisser prospérer en terre de France les comparses de ceux qu’ils combattent.

Tous ces veuves et orphelins grandiront-ils en bénéficiant de la paix que le sacrifice de leur mari et père leur mérite, ou bien la lâcheté politique leur octroiera-t-elle la double peine d’avoir perdu leur père pour un combat que d’autres vont se charger de rendre vain?

Donner du sens, ce n’est pas trouver les mots qui font frissonner et verser des larmes dans la cours de Invalides.

Donner du sens c’est faire preuve dans l’exercice des fonctions politiques, d’un courage équivalent à celui de ceux qui ont le sang versé…

Ce courage est garant de la notion de Patrie. De la mère Patrie, celle-la même dont nous célébrions encore il y a peu la puissance sacrificielle incarnée par les poilus. Car quelle digne mère donnerait son sein à ceux qui se réjouissent de la mort de ses fils?

Lire la suitePendant que les soldats combattent au Mali, d’autres aident les islamistes à se développer en France

Nos fragilités face au djihadisme, par Jean-Gilles Malliarakis

djihad

À Londres et à La Haye, ce 29 novembre, la guerre continuelle, que l’islamo-terrorisme mène contre l’Europe, frappait à nouveau. Et, comme d’habitude, la première de nos fragilités consiste à ne pas accepter de voir et de nommer cet ennemi.
Supposant l’islam religion pacifique, nos bons esprits se refusent à considérer qu’il se réclame d’un fondateur admiré comme chef de guerre[1].

Une émotion légitime, que l’auteur de ces lignes partage, accueillait, ce 25 novembre en France, la nouvelle de la mort au Mali de 13 soldats. Et l’hommage de la nation devrait, dans de telles circonstances, soutenir ces hommes et leurs familles engagés en première ligne dans la défense de l’Europe et de notre civilisation, issue du christianisme, contre la sauvagerie sanguinaire des djihadistes.

Ne perdons pas de vue cependant, en l’occurrence, que ce sont deux hélicoptères militaires français qui se sont heurtés l’un à l’autre. Et si Daesh a cru bon de revendiquer, dans un communiqué du 28 novembre, la gloire de cette collision, cette vantardise opportuniste a été démentie dès le lendemain par le chef d’État-Major des armées françaises le général Lecointre.

Qu’on me permette ici de comparer d’abord deux chiffrages des morts de chaque côté.

Auditionnée au Sénat le 27 février 2019 la ministre des Armées Florence Parly dénombrait à hauteur de 600, les djihadistes neutralisés dans l’opération Barkhane depuis 2015.

Au 11 novembre, de notre côté, le chef de l’État pouvait comptabiliser 549 militaires tués[2], dans les opérations extérieures, menées sur décision du gouvernement de Paris dans d’innombrables pays, depuis 1963. Une telle statistique macabre s’est aggravée de 13 victimes supplémentaires mais elle demeure inférieure, et de très loin si on la rapporte à son étalement sur 56 ans, au rythme des pertes adverses, sur un seul théâtre d’opérations, en 4 années.

Rappelons à cet égard que si la mort des nôtres nous bouleverse, celle de nos ennemis les stimule.

Nos bons esprits politiquement corrects croient possible une guerre sans morts, fraîche et joyeuse, pour reprendre la formule utilisée par les radicaux-socialistes dans les années 1900, avant la saignée de 1914-1918.

Souvenons-nous de l’intervention en Afghanistan. Entreprise en 2001, sous le gouvernement Jospin, elle se déroulait sous commandement Otan. Elle exprimait une solidarité, scellée par le traité de 1949 et mobilisée par les attentats du 11 septembre, auxquels on souhaite répondre en liquidant les talibans et al-Qaïda.

La mise en œuvre de l’alliance supposait le principe “on est venu ensemble on partira ensemble”.Or, la fragilité française conduisit à s’écarter de la règle. La défection fut décidée sous la présidence Sarkozy. Celui-ci, au début de son mandat, n’avait pas hésité pourtant, à rendre des hommages appuyés aux unités de chasseurs alpins présentes en cette terre lointaine. En novembre 2009, 3 850 militaires français sont engagés. En 2010 encore, 250 soldats supplémentaires sont envoyés. Le contingent français, quatrième contribution de la coalition, atteint alors le nombre de 4 000 .

Mais, fin 2012, les forces combattantes sont retirées. Et, le 31 décembre 2014, les 150 derniers soldats français de la mission Pamir, passaient le relais à un contingent turc[3].

Depuis, les courageux Afghans qui avaient servi d’interprètes de nos soldats attendent encore la reconnaissance de leurs services.

Le gouvernement de Paris n’a pas supporté de compter 89 soldats morts pendant les 13 ans de présence française en Afghanistan. Cette défaillance n’a pas manqué d’être repérée dans les autres capitales alliées.

Au Mali, en 2014, face à une situation militaire catastrophique, Hollande décidait de se porter au secours d’une armée en débandade, d’un pays en pleine décomposition, d’un État gangrené par la corruption, qui se refuse au rapatriement des innombrables immigrés illégaux dont il inonde la Seine-Saint-Denis.

Depuis, un retournement dialectique s’est produit. Les 4 500 soldats français salués au départ comme des protecteurs, des pacificateurs, des libérateurs, sont désormais dénoncés, et en partie ressentis, comme des néocolonisateurs. Ce jugement est évidemment issu, aussi, de l’enseignement que distille notre Éducation Nationale monopoliste, y compris dans l’Hexagone, auprès des populations dites des banlieues.

La fragilité conceptuelle ne s’arrête pas là. Que vaut en effet le discours, euphémique et administratif, sur ce qu’on nomme pudiquement radicalisation, mais aussi sur l’obligation de laïcité ?

En théorie par exemple, une simple prière au bureau, cela peut entraîner une radiation définitive des services de police. Ceci vaut sur le papier. Certes, dans la pratique, depuis l’attaque d’octobre à la préfecture de police, le nombre des dénonciations, des signalements de policiers et des soupçons de radicalisation s’est multiplié. On en a compté une centaine en deux mois ; elles ont été classées sans suite. Le préfet Lallement n’a su demander la suspension que de 3 agents ; il n’en a obtenu qu’une seule.

Comme pour le communisme, tout se passe comme si l’expérience historique ne nous enseignait rien. Nos bons esprits politiquement corrects se refusent à en tirer les leçons. On continue de vouloir ignorer, par conformisme anticolonialiste, la dimension religieuse de la Guerre d’Algérie[4]. On juge tellement plus confortable, consensuel et progressiste de fermer les yeux sur la signification de la Toussaint sanglante de 1954, quand le FLN affirma dans le sang de ses première victimes innocentes son objectif de “restauration de l’État algérien”(lequel n’avait jamais existé) et l’inscrit “dans le cadre des principes islamiques”. En 1955, les massacres de Philippeville ouvrent les yeux d’une partie des responsables républicains. En 1956, le congrès de la Soummam entérine l’adhésion de l’insurrection à l’unanimisme autoritaire de l’islam. Depuis, 57 années de dictature islamo-étatiste dans ce pays en ont confirmé la tragédie. Aujourd’hui encore, ses dirigeants incapables et corrompus font reposer sur la France les responsabilités de leur propre échec.

Et nos fragilités consistent toujours à ne pas voir en face les réalités de l’islamo-terrorisme.

[1] cf. Henri Lammens “Qui était Mahomet”
[2] Chiffrage officialisé ce 11 novembre par le discours d’hommage du président
[3] cf. in Le Monde du 31.12.2014 : “Afghanistan : l’armée française quitte le pays après treize ans de présence”
[4] cf. Roger Vétillard “La Dimension religieuse de la guerre d’Algérie, 1954-1962”: prémices et conséquences ed. Atlantis 2018, 190 pages.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Julien Odoul sur CNews : “Le problème en France ce ne sont pas les identitaires mais les islamistes”

Contre l’islamisation et l’invasion migratoire, pour la remigration – En marche vers la reconquête !

Dimanche, à l’appel de Génération identitaire et Academia Christiana, près de 600 Français ont marché contre l’islamisme. Date choisie pour rendre hommage aux victimes tombées il y a quatre ans sous les balles islamistes.
La manifestation avait été interdite en 2017 puis cette interdiction condamnée par le tribunal administratif. Le cortège, joyeux et coloré, s’est élancé de la place Denfert-Rochereau pour rallier Cambronne dans le XVe arrondissement. La plupart des présents sont jeunes. Fiers de leur culture, ils représentent l’avenir du pays.

Pourquoi si peu de monde, déplorent certains ? « Il faut sensibiliser autour de nous, y compris dans nos familles, sur la situation et la réalité, notamment dans les banlieues et les grandes villes. Une majorité de Français ne se rend pas encore compte de la progression de l’islamisation dans notre pays. Tant que cela ne les touche pas, ils n’y prêtent pas attention », analyse une manifestante. « Il y a deux types d’individus, explique un des orateurs, ceux qui pourront regarder leurs enfants dans les yeux, fièrement et qui pourront leur dire qu’ils ont tout tenté pour protéger leur peuple et leur civilisation, et tous les autres, ceux qui baisseront les yeux, honteux quand leur descendance viendra leur demander des comptes. » Anaïs Lignier, porte-parole de Génération identitaire, renchérit : « Notre peuple n’est pas mort, il est juste endormi mais commence à se réveiller. »

Outre des drapeaux, essentiellement bleu, blanc, rouge, certains brandissent des pancartes avec la photo de terroristes. « Attentats de Paris, ni pardon, ni oubli », « Une seule solution, c’est la remigration » ou « Stop aux fichés S, stop aux terroristes, nous chasserons les islamistes », proclament les slogans. Arnaud Danjou, président d’Academia Christiana, résume la longue histoire de l’Europe chrétienne luttant pour la Reconquista face à l’invasion musulmane. L’histoire se répète…

« Le problème de l’islam n’est pas seulement un problème religieux, et la réponse à ce problème, ce n’est pas seulement la laïcité. Que des musulmans prient chez eux Allah, c’est leur affaire. Que des musulmans, que des associations musulmanes, que les Frères musulmans, que les salafistes, veuillent nous imposer chez nous leurs mœurs, leurs lois, leurs croyances, leurs coutumes, c’est notre problème et ça ne doit pas être accepté. » Après avoir dressé ce constat, Jean-Yves Le Gallou, fondateur de Polémia, poursuit en dénonçant le « pouvoir liberticide qui veut détruire notre identité ».

La conclusion des différentes interventions se résume en quelques mots : résister, se mobiliser contre l’islamisation et l’invasion migratoire, organiser la remigration. « La peur doit changer de camp, nous avons commencé à le faire en étant ici aujourd’hui », insiste Anaïs Lignier. La manifestation se clôt avec le mot « reconquête », dont les lettres se détachent en rouge, éclairées par des fumigènes, cette reconquête qui n’en est qu’à ses débuts mais portée par des jeunes déterminés à défendre leur culture, la culture de leurs ancêtres. Vive la France française !

Hélène Rochefort

Article paru dans Présent daté du 18 novembre 2019

Génération identitaire a organisé une marche contre les islamistes à Paris

Le mouvement Génération identitaire a tenu, ce 17 novembre, une marche à Paris contre les islamistes, en réaction, en particulier, à l’attentat de la préfecture de Paris d’octobre. Des slogans appelant à la «remigration» s’y sont fait entendre.

«Nous voulons la remigration. Pas d’islamistes, pas d’attentat», scandaient, entre autres slogans, les manifestants, selon le reporter de RT France présent sur place.

Certains manifestants arboraient des portraits d’auteurs d’attentats islamistes en France, comme celui du terroriste responsable de l’attaque sanglante de l’Hyper casher à la Porte de Vincennes à Paris en janvier 2015, Amedy Coulibaly.

L’organisation identitaire, hostile à l’immigration et à l’«islamisation» de Europe, avait appelé à manifester contre l’«islamisme», en faisant référence en particulier à l’attaque du 3 octobre à la préfecture de police de Paris, perpétrée par Mickaël Harpon, un employé de l’administration converti à l’islam. «Harpon était habilité secret défense alors qu’il fréquentait des imams salafistes fichés par la DGSI. Un islamiste était donc infiltré au plus haut niveau de l’Etat, du jamais-vu dans toute notre Histoire», pouvait-on lire dans l’appel à manifester sur Facebook. De fait, selon un rapport interne de la Direction du renseignement de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), Mickaël Harpon était habilité secret défense. Il avait fréquenté, à Gonesse (95) où il vivait, un imam fiché S, selon des sources proches de l’enquête citées par l’AFP.

Génération identitaire, néanmoins, ne fait pas que dénoncer l’islamisme et le terrorisme islamiste : prenant la parole devant les manifestants, la porte-parole du mouvement Anaïs Lignier a accusé sans ambages «une grande partie des musulmans» vivant en France, de souhaiter faire «appliquer la charia, les lois islamiques en France» afin «que celles-ci prennent le dessus sur nos propres lois».

Interrogée par RT France sur la marche contre l’islamophobie organisée la semaine précédente, la porte-parole a déclaré que la manifestation de ce 17 novembre se voulait aussi en être une «réponse», même si il n’y a pas de «lien direct» entre ces deux appels au rassemblement.

«Quand on compare l’islamophobie qui n’a fait aucun mort en France […] en comparaison de 250 morts [du terrorisme islamiste] en quelques années, évidement qu’on répond à cela et qu’il faut être aussi dans la rue», a-t-elle déclaré.


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