Thierry Ardisson : « Mélenchon fait le sympathique dans les médias, mais il faut lire son programme ! On ne peut pas soutenir des gens aussi tolérants avec les islamistes »

Jordan Bardella : “Jean-Luc Mélenchon veut submerger mon pays et régulariser tous les clandestins. Je ne vais pas voter pour quelqu’un qui pourrait, demain, mettre des ministres islamistes au gouvernement”

Épidémie d’« Allah Akbar » : faits divers ou hiver de la France ?

islam religion paix

À l’approche des élections qui auront lieu en avril et mai prochains, la guerre en Ukraine est omniprésente dans l’actualité médiatique. L’attention de l’opinion publique est ainsi largement détournée de la situation en France. Un sujet semble avoir plus particulièrement déserté les journaux d’information : les manifestations plus ou moins violentes de l’islamisme. Cela signifie-t-il pour autant que la situation va mieux sur ce front-là ? Nous livrons à votre sagacité quelques exemples pour en juger.

L’attentat à Rambouillet en 2021, dernier acte terroriste fortement médiatisé

Le 23 avril 2021, Stéphanie M., une fonctionnaire affectée au commissariat de police de Rambouillet, périssait sous les coups de couteau de Jamel G. Ce Tunisien, originaire de la même ville que le terroriste qui a tué 86 personnes en fonçant avec un camion dans la foule le 14 juillet 2016 à Nice, avait été régularisé en 2019. Cet attentat aux motivations islamistes est à ce jour le dernier qui ait eu un retentissement médiatique important.

Le citoyen ordinaire pourrait en conclure que sur ce plan-là – au moins – la situation s’est calmée. La lecture de la presse quotidienne régionale nous apprend malheureusement qu’il n’en est rien.

La longue litanie des « Allah Akbar »

Sur la période qui s’étend du 1er novembre 2021 au 16 mars 2022, plusieurs individus ont invoqué leur religion en criant lors de leurs méfaits « Allah Akbar ».

Le 1er novembre, à la gare Saint-Lazare à Paris, deux agents de sécurité contrôlent un usager. L’homme contrôlé s’énerve rapidement. Il sort un couteau et court vers les agents de sécurité, en criant « Allahu Akbar. La France est dirigée par l’État islamique ». Les deux agents utilisent leur arme de service pour arrêter l’assaut de l’individu qui est grièvement blessé (1).

À Villeurbanne, le 6 novembre, vers minuit, les forces de l’ordre sont appelées pour un vol de voiture en cours. En se rendant sur les lieux, les policiers se trouvent nez à nez avec le suspect qui essaie de voler la voiture banalisée de la police. L’individu, armé d’un couteau, se met à réciter des versets coraniques et à crier « Allah Akbar » lors de son arrestation (2).

Un jour plus tard, à Paris, la police tente d’interpeller un homme d’origine marocaine qui vient d’insulter des personnes noires. Dans sa fuite, l’individu crie à plusieurs reprises « Allah Akbar ». Il subtilise un couteau dans un restaurant avant d’être arrêté (3).

Le 8 novembre, à Cannes, un homme agresse au couteau des policiers à proximité du commissariat central. L’un d’entre eux est assez sévèrement blessé au thorax. L’agresseur de nationalité algérienne indique avoir agi « au nom du prophète » (4).

Le même jour, à Évry-Courcouronnes, un prévenu s’en prend à plusieurs policiers dans les couloirs du tribunal correctionnel avant de crier son appartenance à Daesh. En situation irrégulière sur le territoire français, le délinquant affirme lors de son procès avoir simplement prié et crié « Allah Akbar ». Il est condamné à une peine de huit mois de prison ferme (5).

Le 8 décembre, à Nanterre, des catholiques en procession sont pris à partie par une dizaine de personnes. Les fidèles catholiques sont insultés et menacés : « Kouffars, bande de p…, sur le Coran je vais t’égorger », etc. Une enquête des chefs de menaces de mort ou de crime et délit contre les personnes et violences en réunion est diligentée par le parquet de Nanterre (6).

À Marseille, le 22 décembre 2021, Asma B. tente de percuter volontairement plusieurs véhicules sur un col du massif des Calanques. Lors de son interpellation, la suspecte, voilée, crie « Allah Akbar » à plusieurs reprises (7).

Le 4 janvier 2022, à Cavaillon, un homme tire avec une arme à feu à plusieurs reprises sur une voiture en stationnement dans la cité Saint-Martin. Lors de sa fuite, il hurle « Allah Akbar » et menace une joggeuse avec son arme (8).

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Thibault de Montbrial : « Islamistes : ce sera eux ou nous ! »

24/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Thibault de Montbrial est un avocat pénaliste spécialisé dans les questions de défense des forces de l’ordre, de légitime défense et des victimes de terrorisme. Il est président du Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure.
Très engagé contre l’islamisme, il est sous protection policière.

Il est aussi l’auteur de plusieurs essais, dont le dernier, « Osons l’autorité » est un véritable programme politique en matière d’ordre et de sécurité. Pour la campagne présidentielle 2022, il conseille Valérie Pecresse, la candidate des Républicains, sur les sujets régaliens.

Sommaire:
00:00 : Intro
00:36: Citation d’Eric Dupont Moretti
04:18 : Publicité GETTR
04:47 : Que vous évoque ce phénomène de l’islamisation et du silence de la gauche face aux menaces contre Ophélie Meunier suite au reportage à Roubaix ?
21:30 : Élite paralysée par la lâcheté
38:33 : Quelles lignes directrices fondamentales pour assurer La Défense de notre pays ?

13:45 : Gabriel Versini avocat professeur de rhétorique à l’ISSEP
15:07 : Pensez-vous qu’il y a eu un phénomène MarionMania, que les élèves se sont bousculé parce-que c’est l’école de Marion Marechal ?
19:25 : Où voyez-vous l’ISSEP dans 5 ans ? Quelle est la prochaine étape ?
22:21 : Acquérir des connaissances dans le domaine privé avant un retour en politique ?
50:00 : Pourquoi avoir rejoint Valérie Pecresse qui n’est pas la candidate la plus sévère ou autoritaire en ce qui concerne la question de La Défense ? Quel rôle aurez-vous dans cette campagne ?
1:02:45: Que dire aux Français pour les rassurer qui pensent que les propositions de Valérie Pecresse ne sont que des promesses ?
1:06:50 : Est-ce que Valérie Pecresse est consciente que si elle est élue elle devra s’emparer de ces sujets régaliens tout de suite ?
1:10:00 : Quelles seraient les prises de position qu’elles pourraient prendre qui vous feraient quitter sa campagne ?
1:12:00 : Vous et Éric Ciotti, avez-vous choisi de soutenir Valérie Pecresse pour les questions de sécurité ou parce que vous pensez qu’elle est la seule candidate à pouvoir gagner ?
1:15:20 : Principales qualités et principaux défauts de Valérie Pecresse
1:15:50 : Est-ce que Valérie Pecresse a réussi à rencontrer les Français ?
1:16:48 : Questions des abonnés
1:22:20 : Le procès le plus émouvant
1:25:15 : Qu-est-ce qui vous donne de l’espoir pour la France ?
1:28:00 : Conclusion


Procès des assassins du père Hamel : raté du renseignement et de la justice

Cinq ans et demi après l’assassinat du père Jacques Hamel, massacré à coups de couteau par les djihadistes Adel Kermiche et Abdel-Malik Petitjean alors qu’il célébrait la messe dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016, le procès des quatre complices présumés des assassins s’est ouvert lundi devant la cour d’assises spéciale de Paris. Un procès dont certains grands médias, en soulignant que les deux meurtriers ont été tués par la police à leur sortie de l’église, tendent à minimiser l’importance. A tort. D’abord, bien sûr, parce que les quatre accusés doivent être punis de la manière la plus sévère pour le rôle qu’ils ont joué dans cette affaire. Ensuite parce que les débats donneront peut-être l’occasion de faire un peu la lumière sur l’incroyable ratage du renseignement et de la justice qui a permis aux islamo-terroristes de passer à l’acte.

Farid Khelil nie tout en bloc

Rappelons d’abord que, parmi les quatre islamistes jugés, trois seulement étaient présents lundi dans le box des accusés : Jean-Philippe Jean Louis, Farid Khelil et Yassine Sebaihia, tous trois poursuivis pour « association de malfaiteurs terroriste ». Quant au quatrième, le propagandiste « français » de l’EI Rachid Kassim, probablement mort en Irak en 2017, il est jugé par contumace pour « complicité d’assassinat » et « tentative d’assassinat » d’un paroissien. Premier à répondre aux questions de la cour, Farid Khelil a bien sûr nié avoir joué quelque rôle que ce soit dans l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray. Affirmant n’avoir « jamais eu » d’engagement religieux et n’avoir jamais réellement fréquenté son cousin terroriste Abdel-Malik Petitjean, il a surtout tenté d’apitoyer la cour en évoquant tour à tour le « manque d’affection » dont il aurait souffert dans son enfance, sa consommation effrénée de cannabis ou encore son prétendu « état dépressif » au moment des faits.

Un attentat qui aurait pu être évité

Bref, des explications franchement insuffisantes pour les parties civiles, et notamment pour Roseline Hamel, la sœur de la victime, qui attend aussi de ce procès qu’il se penche sur les « ratés » qui ont conduit à cet attentat qui « aurait pu être évité ». C’est que, depuis son ouverture en 2016, l’enquête a révélé d’incroyables négligences de la part du renseignement et de la justice dans cette affaire. A commencer par le fait qu’Adel Kermiche, l’un des assassins, était au moment de l’attentat placé sous bracelet électronique pour avoir tenté à deux reprises de rejoindre l’EI en Syrie ! Placé sous contrôle judiciaire et donc entendu chaque semaine par les policiers, il n’en continuait pas moins à se montrer très actif sur Internet, notamment par le biais de sa chaîne Telegram baptisée « Haqq-Wad’Dalil ». Quelques jours avant l’attentat, un agent de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris avait même repéré un de ses messages expliquant : « Tu prends un couteau, tu vas dans une église, tu fais un carnage, même tu tranches deux trois têtes, c’est bon, c’est fini. » Et cependant, aucune mesure d’urgence ne sera prise pour le mettre hors d’état de nuire. Même chose pour Abdel-Malik Petitjean, l’autre assassin, qui, bien qu’étant fiché S et ayant été repéré quelques jours avant l’attentat à la suite de la diffusion sur Internet d’une vidéo dans laquelle il prêtait allégeance à l’EI et annonçait « une attaque dévastatrice […] qui va bouleverser le cœur des mécréants », n’a pas été identifié suffisamment à temps par les autorités…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 février 2022

Darmanin et les dissolutions islamistes : quel regard pour les Identitaires ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

Gérald Darmanin

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a annoncé le 23 janvier dernier vouloir fermer le site Internet « La voie droite », soupçonné de faire la promotion du djihadisme. Cette annonce (qu’elle soit suivie de conséquences ou non) s’inscrit dans la liste des organisations islamistes dissoutes par le gouvernement. Doit-on se réjouir de ces dissolutions et surtout, sont-elles le signe que le gouvernement lutte de façon efficace et sérieuse contre la menace islamiste ?

Un alibi bien pratique pour museler l’opposition

Emmanuel Macron a usé de la dissolution de groupements (en vertu de la loi de 1936 sur la dissolution des ligues) plus que n’importe quel autre président de la Ve République. Certes, ces dissolutions ont permis de mettre un terme aux activités du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF, soupçonné de proximité avec les Frères musulmans) et de Baraka City (dont le fondateur Idriss Sihamedi se réjouissait ouvertement de l’attentat contre Charlie Hebdo), propagateurs de l’islamisme en France. Mais le contexte compte. En effet, ces dissolutions ont été menées dans la même période que celle de Génération identitaire, ce mouvement de jeunesse activiste qui avait eu le tort de dénoncer le laxisme du gouvernement dans sa politique migratoire. Depuis, c’est l’Alvarium, groupement catholique communautaire angevin qui a été dissous. La méthode du gouvernement est simple : utiliser, au nom du centrisme républicain et de la « lutte contre les extrêmes », la dissolution de groupes islamistes afin de justifier la dissolution de mouvements de droite. Dans cette optique, la lutte contre les organisations islamistes ou réputées proches sert d’alibi pour museler toute opposition politique au remplacement de population qui s’opère en France depuis près de 50 ans, et dont le gouvernement se rend chaque jour un peu plus complice.

Beaucoup de fumée mais aucun feu

Alors, certes, ces dissolutions visant l’islamisme servent au gouvernement à dissimuler les manœuvres d’écrasement de l’opposition de droite. Mais après tout, si les islamistes en question disparaissent, a-t-on encore besoin de conserver les mouvements qui luttent contre l’islamisation ? Ne peut-on pas considérer que, puisque ces dissolutions visent des ennemis de la France et de l’Europe, elles sont satisfaisantes sur le plan de l’efficacité politique ? Surtout pas.

D’une part, les mesures de répression administrative à l’encontre des organisations islamistes n’ont pas pour but de lutter contre l’islamisation de la France, mais simplement de rendre celle-ci plus lisse, plus pacifique. Que la France devienne une république islamique est tout à fait acceptable pour la macronie, tant que les salafistes et les djihadistes ont la courtoisie de ne pas critiquer la République ou de ne pas commettre d’attentats. Mais le danger pour notre civilisation n’est pas seulement sécuritaire : il est ethnoculturel, identitaire et donc existentiel.

D’autre part, dissoudre à tour de bras ne sert à rien si on n’entrave pas les flux migratoires. Avant d’être organisationnelle ou strictement politique, la question de l’islamisme est d’abord démographique : l’importation d’Arabo-musulmans sur notre sol se soldera mécaniquement par la constitution d’une communauté arabo-musulmane en France. Et, au sein de cette communauté, apparaîtront mécaniquement, tôt ou tard, des éléments salafistes ou djihadistes.

La seule méthode efficace pour s’assurer de l’absence d’islamisme dans un pays, c’est de s’assurer qu’il n’y ait pas de communauté musulmane établie. Y a-t-il des attentats djihadistes au Japon ? Au Mexique ? évidemment non. Se prémunir de la constitution de réseaux islamistes sur notre sol ne passe pas par des politiques de déradicalisation coûteuses et inutiles (le journaliste spécialiste de l’islam David Thomson qualifie ces programmes de « tartufferie[1] »), mais par le rapatriement dans leur pays d’origine des extra-Européens non assimilés.

La « Madame déradicalisation » Dounia Bouzar se vantait d’avoir déradicalisé 86 % des profils de son centre[2]. Au-delà du fait que ces chiffres sont fantaisistes (au mieux), force est de constater qu’après la remigration, la présence de radicaux islamistes sera réduite à 0 %.

[1] https://www.lepoint.fr/societe/david-thomson-les-programmes-de-deradicalisation-sont-une-tartufferie-09-12-2016-2089281_23.php#xtatc=INT-500
[2] https://www.lepoint.fr/societe/deradicalisation-les-resultats-de-dounia-bouzar-sont-ils-credibles-26-06-2017-2138413_23.php

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Enseignante exfiltrée de Trappes: un inquiétant parent d’élève

Kamel Laouadi

Kamel Laouadi avait relayé sur son compte Facebook une vidéo délirante à propos de la mort de Samuel Paty, peu avant de s’en prendre à la prof de SVT de sa fille. Terrible constat, c’est elle qui a dû quitter la région.

Six mois de prison ferme et 13 600€ de dommages et intérêts pour avoir critiqué un cours sur les réseaux sociaux : à première vue, la justice a été particulièrement sévère dans la dernière affaire qui agite Trappes. Un parent d’élève reprochait à la professeur de SVT de sa fille, scolarisée au collège le Village, d’avoir utilisé l’image du chanteur Soprano dans un polycopié sur l’évolution. Il voyait du racisme dans le rapprochement entre nos ancêtres hominidés et un noir. Il s’en était ému sur sa page Facebook. Il a été lourdement condamné pour harcèlement en ligne par le tribunal de Versailles.

Trop lourdement ? Rien n’est moins sûr. Il y a tout d’abord le profil de l’accusé. Kamel Laouadi, né en 1976, a été sept fois condamné entre 1992 et 2012 pour trafic de stupéfiants, vol à main armée et violence. C’est ce passé de délinquant qui a conduit la police à organiser l’exfiltration de la professeur de SVT hors du département des Yvelines, pour sa propre sécurité. L’attitude de Kamel Laouadi lors de son procès explique aussi la sévérité de la peine. D’après un témoin ayant assisté à l’audience, à aucun moment l’accusé n’a admis avoir peut-être mis en danger la vie de l’enseignante.

Il poste une vidéo négationniste sur Samuel Paty

Ce n’est pourtant pas comme s’il n’avait jamais entendu parler de Samuel Paty. Kamel Laouadi est au contraire informé et ambigu, comme le montre un point jusqu’ici passé sous silence. Le 19 octobre 2020, trois jours après la décapitation de l’enseignant par un islamiste tchétchène, il relaye sur sa page Facebook une vidéo complotiste d’un grand habitué du genre, le youtubeur Eric Perroud. Sans aucun souci de cohérence, Perroud explique que la photo de la décapitation qui a circulé est une mise en scène – « La seule solution c’est que ce soit une tête en cire » – et que par ailleurs, Samuel Paty l’a bien cherché ! « Quel est le plaisir de montrer la photo d’un homme nu en disant que c’est le prophète des musulmans ? (…) Ho, mec pourquoi as-tu fait ça ? Quel est l’intérêt ? Tu veux attaquer les musulmans, c’est ça ? (…) Paix à son âme, mais pour moi il a été très con ». La fin se perd dans des élucubrations sur les juifs.

Quelques semaines plus tard, Kamel Laouadi s’en prenait à la prof de SVT de sa fille. Le cours litigieux date du 8 décembre 2020. L’audience de correctionnelle à Versailles a établi que l’élève n’avait pas été spécialement choquée. Son père a créé l’incident.

Pour lire la suite, c’est ici !

Didier Lemaire, lanceur d’alerte menacé de mort par les islamistes [vidéo]

Didier Lemaire

16/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Didier Lemaire était professeur de philosophie à Trappes, avant d’être la cible d’une fatwa. Depuis, protégé en permanence par des policiers, il mène un combat de lanceur d’alerte contre le danger islamiste. Il est l’invité exceptionnel de Livre Noir.

PS : cet entretien n’a pas pu être réalisé en LIVE pour des raisons de sécurité. C’est son quotidien..


Raquel Garrido : « Les propos de Zemmour au Bataclan sont indécents, ils empêchent la réconciliation avec les terroristes »

Samuel Paty, tué une seconde fois par la stupidité progressiste, par Clément Martin (Les Identitaires)

Samuel Paty

Un an après la mort de Samuel Paty, les pédagogues de l’Education Nationale n’ont toujours pas compris la leçon. Au contraire, leur idéologie contre-nature reprend du poil de la bête à mesure que l’on s’éloigne du drame.

« Beaucoup de mes élèves, écrit un professeur d’enseignement moral et civique, ont eu du mal à croire qu’en France, tant qu’on ne porte pas atteinte aux personnes, on peut se moquer d’une religion, d’une croyance, qu’on a le droit au blasphème dans un journal satirique ! » (Marianne, 12 octobre 2021). L’auteur, Vincent Olive, découvre l’eau chaude. La France, fille aînée de l’Eglise, est aussi celle des Lumières, du rationalisme, de l’anticléricalisme et de Mai 68. Comment croire que des populations cimentées autour de la croyance en un livre qui aurait été écrit directement par Allah en lettres de feu, justifiant l’assassinat des « apostats », pourrait adhérer au concept de « droit au blasphème » ? Comment y croire encore en 2021 alors que les jeunes générations immigrées sont de plus en plus enracinées dans une identité afro-musulmane revendiquée ?

« Aucun recul ne saurait être accepté ! scande Vincent Olive. Qui pourrait croire que si nous arrêtions de montrer des caricatures, les intégristes s’arrêteraient là ? » Mais quels « intégristes » ? Encore ce mythe grotesque de la séparation étanche entre islamisme et communauté musulmane, comme si le ver n’était pas dans le fruit depuis l’origine. « La plupart des mineurs mis en cause ont d’ailleurs quitté les Yvelines. Ils y vivaient en pavillon ou dans de paisibles immeubles de trois étages, dans des familles aux profils sociologiques divers, pas toutes défavorisées », nous rappelle La Croix (11 octobre 2021). Tous les musulmans ne sont pas terroristes mais tous les terroristes qui ont touché l’Europe et les pays occidentaux depuis dix ans l’ont fait aux cris d’ « Allah Akbar ». Ils ont tué au nom d’Allah et nous devrions traiter le sujet comme si leur identité religieuse était parfaitement anecdotique ? Comme si rien, dans leur éducation, fruit d’une identité profonde, n’avait préparé le terrain à cette folie meurtrière ?

« Si dans certaines communautés, il y avait davantage de réussite scolaire, il y aurait davantage d’érudits, d’esprits formés, ouverts à la controverse, et ainsi capables de raisonner les autres membres de la communauté. » Certains croient toujours que la réussite sociale est gage d’ouverture d’esprit. Nous avons le contraire sous nos yeux lorsque les BHL, les Attali, les milliardaires pseudo-philanthropes à la Georges Soros, vomissent le souverainisme, le protectionnisme et les discours identitaires comme s’ils étaient le mal ultime. De nombreux militants marxistes, au cours du vingtième siècle, comme Pol Pot, ont bien été formés dans les meilleurs cercles universitaires de la nation des « droits de l’homme », comme la Sorbonne. En 1975, les hommes qui ont fait tomber le Cambodge dans l’enfer communiste avaient fait leurs classes à Paris. La France était une pépinière de khmers rouges.

C’est le mythe progressiste d’une humanité dans l’enfance, à éduquer par la morale républicaine universaliste, qui nous éclate en plein visage avec le meurtre de Samuel Paty. Les extra-Européens, et les Afro-musulmans en particulier, ne sont pas des Européens en « moins intelligents », des enfants à élever jusqu’au niveau de raison d’un Voltaire. Ce sont des peuples avec un logiciel différent, irréductible au nôtre. Nous continuerons de compter les morts tant que nous n’aurons pas appris à nous défendre avec un autre logiciel que celui des droits de l’homme. Ce logiciel existe déjà, c’est notre identité assumée et défendue sereinement, sans complexe et de manière offensive.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Promotion de «la liberté dans le hijab – Céline Pina: «En faisant du prosélytisme religieux, l’Europe piétine ce qui fonde son identité»

Samuel Paty, Bataclan : l’Etat face à lui-même – Entretien avec Xavier Raufer [vidéo]

21/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après la décapitation du professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty, par le terroriste tchétchène Abdoullakh Anzorov, et près de 6 ans après les attaques du 13 novembre 2015, la France revit deux drames en même temps.

Et malgré 9 mois de procès historique avec 1 800 parties civiles, 330 avocats, 542 tomes de dossiers d’instruction, 20 accusés dont 14 présents parmi lesquels Salah Abdeslam, le seul survivant des commandos, et des hommages nationaux pour le professeur sauvagement assassiné, nombre de questions restent sans réponse. D’un côté, les failles d’un Etat aveugle, de l’autre, une République qui refuse de faire son autocritique.

Le criminologue Xavier Raufer revient sur ces deux dramatiques attentats dont la mémoire laisse toujours un goût amer.


« Allah akbar ! » : à Valence, c’est l’hommage à Samuel Paty

samuel paty

Voici l’une des 98 « incivilités » relevées vendredi dernier, lors de l’hommage au professeur décapité. Cela s’est passé au collège Jean-Zay de Valence. Un garçon a hurlé « Allah akbar » pendant l’hommage, le cri du tueur de Paty. L’affaire n’a été connue que ce mardi, quand le papa du collégien islamiste est venu réitérer son soutien au fiston, en en rajoutant une couche.

Il y a énormément de collèges Jean-Zay en France, bien plus qu’il n’y aura jamais de collèges Samuel Paty, car c’est beaucoup moins risqué. Nous ne sommes plus en 1944, et l’occupant n’est plus le boche…

Vendredi, la cérémonie à la mémoire du collègue assassiné se déroulait dans l’enceinte de l’établissement Jean-Zay quand l’un des élèves, âgé de 11 ans, et élève de 5e, a crié : « Allah akbar ! », dans sa classe, pendant la minute de silence. C’est le genre de « chahut » dont se serait volontiers passé le collège, dans la mesure où c’est au cri d’« Allah akbar » que le professeur d’histoire-géographie de Conflans-Sainte-Honorine avait été poignardé, puis consciencieusement décapité. C’est ce même cri qui retentit lors de la plupart des agressions islamistes.

L’élève a été sanctionné d’un avertissement et a proposé de s’excuser. Mais le père, Hamid A., (le nom de famille n’est pas donné, pour ne pas lui nuire), 43 ans, agent de sécurité (ça ne s’invente pas), ne l’entendait pas de cette oreille.

Prévenu par téléphone, il se présente au collège l’après-midi même, et prend très vite le parti de son fils en termes véhéments, le félicitant pour son initiative. De plus en plus agressif au fil de la discussion avec les autorités du collège, il finit par les menacer de mort, puis s’en va.

Le lundi matin, le père est de retour devant le collège. Il force l’entrée, en profitant de l’ouverture du portail, répète ses menaces de mort, et annonce qu’il va incendier le collège.

La police est alors prévenue, et elle interpelle l’individu (ce que Poutou appellerait une violence policière). Au domicile du brave Hamid, on trouvera notamment un sabre, une canne épée, de la littérature salafiste, et une somme en liquide de 11 500 euros. Le relevé de perquisition parle aussi d’une Bible. Sans doute s’agit-il d’un Coran. L’individu est connu des services de police, mais pour des faits plus anciens.

Mardi l’homme était toujours en garde à vue. D’autant que, pendant ladite garde à vue, il aurait réitéré ses propos. Une expertise psychiatrique est en cours. Si elle se révélait positive, comme souvent, cela permettrait de classer le dossier sans stigmatiser l’importante communauté d’origine maghrébine.

Un inquiétant agent de sécurité

Le site Fdesouche avait été l’un des premiers à révéler cette affaire, évoquée dans la presse depuis mardi seulement. Les internautes s’en donnent à cœur joie depuis lors à propos de ce père spécialement irascible et soucieux de la bonne éducation de son fils.

Il y a d’abord le fait que l’individu exerce le métier d’agent de sécurité, ce qui soulève l’inquiétude des internautes. Il y a ensuite la piste psychiatrique, immédiatement empruntée par les enquêteurs, qui suscite l’ironie, tant cette approche est éculée dès que l’on parle de menaces ou de violences islamistes.

De nombreux internautes préconisent…le retour au pays immédiat. Mais le procureur a tenu à préciser que l’individu est français. Il n’est pas compté parmi les cinq millions d’étrangers officiellement recensés en France, ni parmi le million (valeur plancher) de clandestins squattant la France.

Mais il y a des internautes, aussi, pour s’indigner qu’on puisse sanctionner une simple formule arabe, qui signifie : « Dieu est le plus grand ». Ces internautes ajoutent que les chrétiens ont des expressions équivalentes. Certes, mais le contexte n’est pas neutre…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 octobre 2021

Laurent Obertone fustige « l’inertie de la population », un an après la mort de Samuel Paty [vidéo]

18/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après l’assassinat de Samuel Paty, la France est-elle enfin sortie de la spirale du terrorisme islamiste ? Pour l’écrivain Laurent Obertone, la délinquance et l’insécurité en France participent d’une forme de « terrorisme communautaire ».

Entretien.


Meurtre de Samuel Paty – Un an après, l’enquête se poursuit l’enquête se poursuit

Douze mois se sont écoulés depuis l’assassinat particulièrement sauvage de Samuel Paty, perpétré par le fanatique musulman Abdoullakh Anzorov, mais l’enquête de police n’est toujours pas achevée malgré la mort de ce dernier, abattu par la police quelques heures après son crime. Il s’agit en effet désormais pour les enquêteurs de déterminer les diverses responsabilités qui ont conduit à cette véritable « exécution » survenue dans un contexte d’islamisation radicale de certains quartiers, aboutissant à une forme de « sécessionnisme » vis-à-vis de la République française.

Qui savait ? Et qui savait quoi ? Qui a transmis des informations à l’assassin ? Qui a participé à la mise en accusation du professeur coupable d’avoir voulu évoquer la liberté d’expression et la laïcité en s’appuyant sur les trop fameuses « caricatures de Mahomet » ? Voilà ce que les juges antiterroristes doivent établir le plus précisément possible. A l’heure actuelle, ce ne sont pas moins de quinze personnes qui sont mises en examen dans cette affaire tragiquement révélatrice de la pression islamiste qui s’exerce chaque jour davantage dans un nombre toujours croissant de cités jadis françaises.

Rappelons que l’engrenage fatal a été déclenché par une collégienne qui a rapporté à ses parents que Samuel Paty avait montré des caricatures du prophète et a prétendu que celui-ci avait demandé aux collégiens musulmans de se signaler. C’est alors que le père de la jeune fille, Brahim Chnina, a lancé une violente campagne de dénigrement du professeur sur les réseaux sociaux avec notamment l’aide d’un militant islamiste, Abdelhakim Sefrioui. Une plainte a même été déposée contre l’enseignant pour « diffusion d’image pornographique », rien de moins… Une démarche qu’on imaginerait davantage se déroulant à Kaboul qu’en région parisienne.

C’est alerté par cette campagne qu’Abdoullakh Anzorov, migrant tchétchène de 18 ans, découvre « l’affaire » et décide de « punir » le mécréant. Pour se faire, il rencontre des élèves qui, contre de l’argent, lui permettent d’identifier le professeur de 47 ans, qu’il tue sauvagement avant d’être abattu. Les collégiens, âgés de 13 à 15 ans au moment des faits, ont été mis en examen pour complicité d’assassinat terroriste et placés sous contrôle judiciaire.

Dans un message audio enregistré en russe, le barbare a pour sa part revendiqué son geste en se félicitant d’avoir « vengé le prophète ».

Malgré ces faits terribles et la révélation des nombreuses complicités composant un environnement gravement délétère, les grandes consciences continuent d’affirmer que l’islam est compatible avec les « valeurs de la République » et qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme. Une fois encore, cela ne saute pas vraiment aux yeux…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2021

Son fils est mort au Bataclan – « Plus que dans la colère, je suis dans l’obligation d’agir et de participer à l’endiguement de cette idéologie mortifère »

Jean-Pierre Albertini Bataclan

30/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Pierre Albertini a perdu son fils, Stéphane, alors âgé de 39 ans, assassiné au Bataclan, le 13 novembre 2015. En 2020, Jean-Pierre Albertini a écrit un livre, Mourir au Bataclan, livre qu’il a dédié à son petit-fils, fils de Stéphane.

Aujourd’hui, il témoigne au micro de Boulevard Voltaire après avoir assisté à plusieurs audiences du procès des attentats du 13 novembre 2015.


Le silence éloquent de Salah Abdeslam

Jean-Frédéric Poisson sur le procès des attentats du 13 novembre 2015.

Depuis le 8 septembre se tient le procès des attentats terroristes du 13 novembre 2015. Un événement douloureux pour les familles de victimes dont la douleur est cruellement ravivée. Si certains n’attendent rien de particulier de cet événement médiatique, d’autres au contraire souhaitent obtenir justice pour leurs disparus. D’autres encore déclarent qu’ils ne souhaitent pas de récupération politique autour de ce procès. Pourtant, et malgré tout le respect que nous devons à ces victimes, il n’est pas question d’éviter ce sujet. En effet, l’enjeu de cet événement va bien au-delà d’un simple procès. Il met en lumière la lutte qui s’est amorcée entre deux civilisations incompatibles. Une lutte dont beaucoup de Français semblent ne pas avoir conscience, sans doute par méconnaissance de nos adversaires.

Nous ne pourrons pas combattre l’Islam conquérant tant que nous ne comprendrons pas l’état d’esprit de ceux qui ont frappé le Bataclan, l’Hyper Cacher, mais aussi Nice, le marché de Strasbourg et qui ont assassiné le Père Hamel, Arnaud Beltrame et tant d’autres. À cet égard, le silence de Salah Abdeslam depuis son incarcération nous en apprend davantage que les propos qui peuvent émerger de différents interrogatoires de terroristes : Salah Abdeslam se tait. Il ne dialogue qu’avec ses codétenus qu’il influence. Il se tait, car le dialogue ne l’intéresse pas ; notre point de vue n’a pas la moindre valeur pour lui. Il n’attend pas davantage de notre part que nous le comprenions. Il se tait jusqu’à son procès, occasion pour lui de déclarer : « je tiens à témoigner qu’il n’y a point de divinité à part Allah et que Mohamed est son messager » [1]; ce qui constitue, mot pour mot, la profession de foi à l’Islam. Beaucoup semblent étonnés par cette sortie, mais l’explication de son attitude est pourtant limpide : Abdeslam appartient à une autre civilisation au sein de laquelle existe un état d’esprit particulier, façonné par le Coran. Le terroriste n’est pas disposé à la repentance parce que ce qu’il défend se trouve dans une dimension religieuse qui transcende de loin la laïcité, la liberté, l’égalité et la fraternité, valeurs apparemment indépassables de nos sociétés modernes. Pour les musulmans, il s’agit de défendre un véritable droit soufflé par Dieu à son prophète et qui structure toutes les sociétés appartenant à l’Oumma, la communauté des croyants. De là découle le modèle immuable d’une religion qui interdit depuis le Xe siècle et la réforme du calife al-Mutawakil, toute actualisation ou interprétation du Coran. C’est le fond du problème. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que j’avais développé ce sujet dans mon ouvrage L’Islam à la Conquête de l’Occident en 2018. Tout dialogue est impossible tant que les adeptes du Coran se refusent à l’autocritique.

Nous devons comprendre que ces hommes n’ont pas peur de notre justice, qu’ils n’ont pas honte de ce qu’ils ont fait, qu’ils appliquent les conseils du prophète : « Je ne veux rien ni de vous ni du juge. Il n’y a que la justice d’Allah qui compte ! » déclarait Abdeslam en décembre 2020 [2]. Au contraire, ils se réjouissent de pouvoir confirmer leur allégeance à Daech, d’avoir une tribune pour montrer leur bravoure face aux mécréants. Si de notre point de vue, ce sont des criminels, du point de vue de nombreux musulmans, ce sont des héros qui sont allés jusqu’au bout de leurs convictions. Le procès peut avoir du sens pour les victimes, il n’en aura jamais aucun du point de vue des bourreaux.

L’enjeu dépasse l’action de quelques islamistes radicaux, puisqu’une véritable stratégie de conquête de l’Occident est mise en place depuis une vingtaine d’année par les États musulmans qui n’ont jamais caché leurs ambitions pour notre continent. L’idée pour eux consiste à faire avancer la cause de l’Islam dans le monde, quelle qu’en soit la manière. C’est d’ailleurs en substance ce qu’affirme un document stratégique adopté à l’unanimité par ces États réunis au sein de l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture en 2000. Il y a chez eux une négation de notre identité et une volonté de conquête qui pardonne aux terroristes tous leurs excès au nom de la sainte cause du Djihad. Voilà pourquoi, indépendamment du rôle que la justice doit poursuivre dans cette affaire, la question de fond de ce procès est bien celle de l’incompatibilité idéologique de l’Islam conquérant avec notre société européenne. Au-delà de la connaissance de ceux qui nient ce que nous sommes, nous devons également retrouver l’esprit de nos pères, un esprit de service et d’héroïsme, cultiver les vertus qui nous permettront d’opposer notre force à leurs forces, notre civilisation à leur civilisation.

[1] « Attentats du 13 Novembre : fin d’une première audience mouvementée, reprise du procès jeudi à 12h30 »,Le Parisien, le 08/09/2021
[2] « L’administration pénitentiaire rapporte le prosélytisme de Salah Abdeslam en prison », Mediapart, le 08/09/2021

Jean-Frédéric Poisson

Tribune reprise de Causeur

Procès des attentats du 13 novembre – Salah Abdeslam, toute honte bue

Sans qu’il y ait de lien entre islam et islamisme, le terroriste Salah Abdeslam a ouvert son procès avec la chahada, profession de foi musulmane. Une tranquille affirmation de soi devant la cour d’assises laïque et républicaine.

Près de six ans après l’explosion de barbarie islamiste qui a ensanglanté Paris, le procès des terroristes a enfin débuté. Un procès historique, le « procès du siècle » même pour certains observateurs. Ce sont en effet 20 personnes qui comparaissent aujourd’hui devant la cour d’assises spéciale de Paris pour leur implication, à des degrés divers, dans la préparation et la réalisation des attentats du 13 novembre 2015. Un procès sous haute sécurité qui compte 1 800 parties civiles, plus de 300 avocats et qui devrait durer neuf mois.

Au premier rang des accusés, on trouve le Franco-Marocain Salah Abdeslam, seul assaillant encore en vie de la cellule djihadiste. Ce dernier s’est déjà distingué par sa morgue provocatrice en se livrant, dès l’ouverture des débats, à une profession de foi islamiste alors qu’il était invité à décliner son identité. « Je tiens à témoigner qu’il n’y a point de divinité à part Allah et que Mohamed est son prophète […]. Les noms de mon père et de ma mère n’ont rien à faire ici […]. J’ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l’Etat islamique. » Au moins les choses sont claires, l’accusé assume, revendique, ne regrette rien et démontre que les années passées derrière les barreaux ne l’ont pas le moins du monde « déradicalisé » si tant est que ce concept soit autre chose qu’un fantasme pour progressistes toujours en attente de « rédemption », même pour les pires criminels. Par ses propos, Salah Abdeslam prouve également de façon indiscutable que s’il sort un jour de prison, il représentera toujours le même danger pour la communauté nationale.

Mais le tueur islamiste n’en est pas resté là, dépassant toutes les bornes de l’indécence, il s’est également permis de se plaindre de ses conditions de détention, interpellant le président en ces termes : « Ecoutez, Monsieur le Président. On est des hommes, on a des droits. Faut pas nous traiter comme des chiens. Là-bas derrière [en prison], ça fait plus de six ans que je suis traité comme un chien, ça fait six ans que je dis rien car je sais qu’après la mort je serai ressuscité. » Il faut vraiment se pincer pour croire à tant de folle outrecuidance, d’autant plus quand on sait que le régime spécial de détention dont bénéficie l’accusé comprend l’accès à une salle de sport, des promenades régulières, une double cellule et coûte des dizaines de milliers d’euros par an au contribuable français.

Il est vrai que Salah Abdeslam, déjà condamné en Belgique à 25 ans de prison pour avoir tiré sur des policiers, n’a pas grand-chose à perdre et l’on peut espérer que son odieuse arrogance ne fasse qu’inciter un peu plus la cour à lui infliger la peine la plus sévère possible.

On pourra par ailleurs regretter l’absence de certaines personnes sur le banc des accusés, notamment celles qui ont organisé l’immigration massive dans notre pays et se montrent depuis des années d’un invraisemblable laxisme envers l’islam radical. Mais ceci est une autre histoire.

p class= »relecture » style= »text-align: right; »>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 septembre 2021