Immigration : les faits démentent le baratin, par Ivan Rioufol

L’immigration est « une chance pour notre pays », assure encore Emanuel Macron dans la revue Zadig. Cette confortable conviction lui avait fait applaudir, en 2015, la décision d’Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de réfugiés syriens sur son sol. Depuis, la honte de l’antisémitisme nazi a laissé place à un antisémitisme islamiste tout aussi répugnant.

Vendredi, dans les rues d’Hambourg (Allemagne), des groupuscules islamistes liés au mouvement Muslim Interaktiv ont participé à une démonstration de force calquée sur les parades nazislamistes du Hamas à Gaza, aux cris de : « Israël assassin d’enfants ! ». Le même jour, en France, Ndiaye Dieye s’attaquait au couteau à une policière dans le commissariat de la Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique) avant d’être abattu par la police. Les premiers mots de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, ont été pour dire que le forcené, était « un Français né en France ». Dieye était né en effet dans cette même commune en 1981. Il était fiché comme islamiste radical depuis 2016. Condamné une vingtaine de fois depuis 1998, il était sorti de prison en mars. « L’auteur des faits avait purgé sa peine », s’est également empressé de commenter le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. « Il n’y a pas eu d’aménagements. Il avait un suivi socio-judiciaire qu’il a respecté complétement ». Bref, rien de particulier à signaler…

L’obsession du gouvernement est de nier tout lien entre immigration et délinquance, immigration et nouvel antisémitisme, immigration et violences faites aux femmes, immigration et terrorisme, etc. C’est notamment le crédo de Darmanin (« Je suis à 100.000 lieux de faire le lien entre insécurité et immigration »). Mais les faits démentent le baratin. Les chiffres officiels révèlent que 24% des détenus sont des étrangers, majoritairement africains ou maghrébins. S’il n’est pas possible d’avoir des statistiques ethniques concernant les détenus issus de l’immigration, les témoins du monde pénitentiaire s’accordent à reconnaître que les détenus originaires du continent africain « sont massivement surreprésentés particulièrement dans les maisons d’arrêt » (Laurent Lemasson).

Selon le parquet de Paris, 75% des mineurs déférés sont des illégaux. Bref, il faut être intellectuellement malhonnête pour assurer que l’immigration n’a aucune responsabilité dans la nouvelle insécurité. Il faut être déconnecté des réalités comme l’est Emmanuel Macron pour flatter, dans le JDD, « une immigration légale dont nous avons besoin pour notre économie ». L’islamiste de la Chapelle-sur-Erdre était aussi « schizophrène sévère ». Selon le pédopsychiatre Maurice Berger, cette maladie se remarque de plus en plus après des unions consanguines des clans importés. Une chance, l’immigration ? Un peu de sérieux !

Ivan Rioufol

Texte daté du 31 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Attentat de Rambouillet – Jean Messiha : “Contre les islamistes, une thérapie de choc !”

07/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Stéphanie Monfermé sera-t-elle la goutte, que dis-je, le flot de sang qui fera déborder le vase ?

Elle tombée, comme tant d’autres, sous les coups de racailles issues de certaines immigrations et elles seules. Maghreb principalement mais aussi Moyen-Orient, Afghanistan, Pakistan, Tchétchénie et Afrique subsaharienne.


Il y a un lien entre l’insécurité et la politique de l’autruche

ivan-rioufol

Une chose est sûre : il y a un lien entre l’insécurité et l’aveuglement. Les premiers responsables du Grand Effondrement sont les dirigeants français qui pratiquent, depuis plus de trente ans, la politique de l’autruche à propos de l’immigration de masse. Cette commode cécité est partagée par la bien-pensance, qui s’affole aujourd’hui que des islamistes tuent régulièrement au nom d’Allah. Mais qui, sinon ces belles âmes moutonnières, ont répété que l’immigration était « une chance pour la France », que l’islam était « une religion de paix et de tolérance » et que la nation devait s’ouvrir à la diversité ? Dimanche, place du Trocadéro à Paris, une foule inquiète a manifesté sa colère après la décision de la cour de Cassation d’exonérer de sa responsabilité pénale Kobili Traoré, l’assassin de Sarah Halimi, défenestrée au cri d’Allah Akbar parce qu’elle était juive.

Vendredi, c’est une femme policière, Stéphanie Monfermé, qui a été égorgée par un sicaire du djihad, Jamel Gorchese : l’horreur s’est déroulée dans le commissariat de Rambouillet (Yvelines). Ne serait-il pas temps d’exiger des autorités musulmanes qu’elles fassent connaître, autrement que par des mots, leur condamnation de ces barbaries ? Plutôt que de manifester contre l’ « islamophobie qui tue », comme ce fut le cas le 10 novembre 2019 à Paris, pourquoi les musulmans et tous les autres ne descendraient-t-ils pas dans la rue pour dénoncer, enfin clairement, l’islamisme qui tue ?

La politiquement correct reste une prison mentale pour beaucoup de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, pour reprendre la juste réflexion de Bossuet. Dimanche, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré, en commentant l’assassinat de la policière par ce Tunisien, ancien clandestin régularisé en 2020 : « Je refuserai toujours de tirer un trait entre immigration et terrorisme ». Pour lui, « ce discours vise à attiser les haines dans le pays ». Avant lui, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, avait déclaré, le 28 juillet 2020 : « Je suis à 100.000 lieues de faire le lien entre l’immigration et l’insécurité ».

Ces postures progressistes, partagées par des représentants et intellectuels de la communauté juive, sont à la source des maux qui accablent la France. Car il faut être idéologiquement imperméable aux faits pour contester, comme le fait le gouvernement et le conformisme, le lien entre l’insécurité et une immigration de masse qui ne s’intègre plus. Valérie Pécresse (LR) a évidemment raison quand elle dit : « Il faut cesser de nier le lien entre terrorisme et immigration ». Mais pourquoi avoir attendu tant d’années avant d’admettre de telles évidences ? Hier, au Trocadéro, aucun représentant du RN n’a été invité, visiblement, à prendre la parole. Ce mouvement, s’il fut en effet répulsif, est pourtant devenu un des pôles de résistance à cet islamisme qui terrorise les Juifs, les policiers et plus généralement la nation et sa démocratie. Face à l’ennemi, il serait temps d’enlever les œillères.

Ivan Rioufol

Texte daté du 8 mars 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Élisabeth Lévy – Projet d’école musulmane : “imposons à Millî Görüş les tracasseries dont nous avons le secret”

Un projet d’école musulmane hors contrat à Albertville suscite l’indignation. La raison est évidente : l’influence de Millî Görüs dans ce cas précis inquiète, mais plus encore, les juges en viennent à avoir – comme souvent – le dernier mot.

L’ouverture d’une école musulmane à Albertville fait polémique.

Je tiens à faire un préalable : mieux vaudrait que cette école de Milli Gorus n’ouvre pas. Cela fait partie d’une nouvelle offensive islamiste : après les mosquées, les écoles. L’objectif ? Empêcher l’assimilation des jeunes musulmans, ce qui est clairement séparatiste.

Le maire a donc refusé le permis de construire sur le terrain acquis par l’association, mais refus invalidé par le Tribunal administratif. Le Préfet, de nombreux élus et commentateurs s’étranglent de voir des magistrats s’opposer à la volonté d’un représentant du peuple souverain.

On peut le comprendre…

Oui. Cela pose la question de la frontière entre l’État de droit et le gouvernement des juges.

Le gouvernement des juges a une définition observable : c’est lorsque les juges se substituent aux élus et imposent une interprétation idéologique du droit. Je vous en donne un exemple : en obligeant les départements à accueillir des faux mineurs non accompagnés. Ou le Conseil d’État enjoignant le gouvernement de mener telle ou telle politique écolo.

L’État de droit, lui, n’est autre que la puissance publique qui doit se conformer à ses propres règles. Il est notre protection contre l’arbitraire. Il ne suffit pas de dire que Milli Gorus ne vous revient pas ou est islamiste pour lui refuser un permis de construire. L’islamisme n’est pas un délit. Il faut un fondement légal. La décision du tribunal administratif fut lunaire : les raisons données par le maire d’Albertville – une histoire de places de parking – ne justifient pas le refus.

En somme, l’État de droit protège les islamistes ?

L’État de droit protège la liberté d’enseignement : c’est un principe constitutionnel auquel Français très attachés. Vous ne pouvez pas interdire aux seuls musulmans l’enseignement privé hors contrat.

On peut alors changer le droit. Le gouvernement a déposé un amendement sur-mesure à la loi séparatisme permettant au préfet de s’opposer à l’ouverture d’écoles soutenues par un État étranger « hostile » à la République. Mais cela, en tant que tel, risque de poser un sacré problème de définition. De plus, selon Milli Gorus, il n’y a dans ce cas précis, pas de financements turcs.

On peut aussi ruser, multiplier les contrôles sanitaires, financiers, pédagogiques, bref, imposer à Milligorus toutes les tracasseries administratives dont nous avons le secret.

En attendant, cela nous montre que le combat contre l’islamisme ne se mènera pas seulement à coups de lois et de droit. C’est à la société tout entière de se mobiliser et de montrer par tous les moyens que nous ne voulons pas de ça chez nous.


Texte repris du site Sud Radio

Didier Lemaire, le professeur de Trappes dont certains journalistes ne voulaient pas entendre parler

Didier Lemaire

Didier Lemaire est un professeur dont on aurait pu ne jamais entendre parler. Sa discipline, la philosophie, le prédisposait à donner à ses élèves des outils leur permettant d’aiguiser leur esprit critique et à les initier à l’histoire des idées. Son expérience dans un lycée de la commune de Trappes dans les Yvelines l’a amené à faire plus que son métier. Il a voulu alerter l’opinion publique et le gouvernement sur la progression de l’islamisme dans le secteur où il travaille. Mais 4 mois après l’assassinat sauvage d’un professeur d’histoire par un islamiste à Conflans-Sainte-Honorine, l’alerte qu’a voulu lancer Didier Lemaire n’est pas du goût de tout le monde. En particulier dans certains médias.

La lettre ouverte parue dans L’Obs

L’élément déclencheur de l’emballement médiatique autour de Didier Lemaire est la publication d’une lettre ouverte sur le site de L’Obs le 1er novembre 2020. Le professeur de philosophie y fait à partir de son expérience de terrain le constat de l’absence de véritable stratégie de l’État pour endiguer la progression de l’islamisme. Il lance pour l’occasion un « appel à la résistance ».

L’Obs mentionne en introduction de la tribune une autre démarche faite par le professeur de philosophie : l’envoi en 2018 d’une lettre d’alerte au président de la République sur la situation dans certains établissements scolaires co-signée par Jean-Pierre Obin, un inspecteur de l’Éducation nationale, par ailleurs auteur d’un rapport qui a fait date au début des années 2000 sur les atteintes à la laïcité à l’école. Mais si cette lettre ouverte a cette fois beaucoup fait parler d’elle, la démarche du professeur est, comme nous le verrons plus tard, loin d’avoir atteint son objectif.

Le reportage de Nieuwsuur

Les ennuis de Didier Lemaire ont véritablement commencé selon ses propos rapportés par le JDD après la diffusion fin janvier 2021 d’un reportage du magazine Nieuwsuur à la télévision néerlandaise, dans lequel il apparait lors d’une interview. Le professeur de philosophie y fait une nouvelle fois le constat de l’emprise croissante de l’islamisme dans la ville où il enseigne. C’est à partir de la diffusion de ce reportage qu’il aurait commencé à faire l’objet de menaces.

Quelques jours plus tard, Didier Lemaire témoigne dans un article du Point paru le 5 février. On y apprend que désormais, le professeur se rend au travail sous escorte policière car, « comme Samuel Paty, il a voulu défendre les principes républicains ».

Sur le plateau de LCI le 7 février, il décrit les réactions hostiles de la part de certains de ses élèves suite à son alerte dans L’Obs ainsi que les changements dans la ville de Trappes où il enseigne depuis une vingtaine d’années.

Pour lire la suite, c’est ici !

Menacé par les islamistes – Didier Lemaire : “Je constate que la République a failli à Trappes”

Didier Lemaire

Ce professeur a été placé sous protection policière à Trappes après des menaces. Didier Lemaire, professeur de philosophie à Trappes (Yvelines), était l’invité de Patrick Roger le 8 février dans l’émission “C’est à la une” sur Sud Radio.

Didier Lemaire est professeur de philosophie à Trappes (Yvelines) depuis vingt ans. Dans son lycée, il alerte quant à la montée d’un radicalisme islamiste. Lui qui avait écrit après la mort de Samuel Paty, a-t-il peur, aujourd’hui, et envie de jeter l’éponge ?

Plus je m’expose, plus ma sécurité est en jeu

Je n’ai pas peur, n’ai pas envie non plus de jeter l’éponge, confie l’enseignant sur l’antenne de Sud Radio. Je suis passionné par mon métier. J’aime enseigner la philosophie à Trappes. Mais je crois que je suis contraint de jeter l’éponge. Au retour des vacances, des élèves m’ont demandé pourquoi j’avais écrit un texte contre eux. Je leur ai dit que j’avais écrit un texte pour eux. Mais je souhaitais garder mon espace de liberté pédagogique et n’ai pas envie de donner de suites à des explications de texte.

Suite à cette lettre dans l’Obs, des propos calomnieux, des menaces ont circulé dans la ville. Maintenant, je ne suis plus en sécurité“, estime-t-il. Lui qui va l’école sous escorte policière, va-t-il continuer à faire partie de l’Éducation nationale ? “Plus je m’expose, plus ma sécurité est en jeu. Cela me semble vraiment très difficile. Je pars vraiment à regret. J’aimerais finir mon année bien protégé, mais il semble que même cela va être difficile. Je constate que la République a failli à Trappes. Il faut bien l’admettre aujourd’hui.”

Il y a une peur de la part des enseignants

J’ai alerté le président de la République il y a deux ans, souligne ce professeur de philosophie. À l’intérieur des établissements, je constate que les atteintes à la laïcité, individuelles ou collectives, ne donnent lieu à aucune manifestation sérieuse de rappel à la loi. À chaque fois, c‘est une négociation individuelle, comme un problème psychologique entre élève et enseignant, alors que c’est une menace qui pèse sur les enseignants.” Que disent ses collègues ? “Certains le voient de la même manière, mais la plupart ont une façon de ne pas voir ou de ne pas considérer que ces choses sont importantes. Ils font passer cela sur un plan secondaire, disent que ce n’est pas si grave que cela au fond. Ils ferment les yeux. Il y a une peur de la part des enseignants, c’est certain.”

Didier Lemaire aimerait que le corps enseignant montre un peu plus de courage :

“Je pense qu’il est temps que le corps enseignant se lève, cesse de garder le silence et ait un peu plus de courage. Quand on voit qu’un enseignant sur deux s’auto-censure en classe, c’est vraiment gravissime. Je demande des mesures d’urgence très concrètes, très simples, pour soulager la pression. Qu’il y ait dans chaque rectorat une cellule réunissant les renseignements territoriaux et un chargé de mission à la sécurité du rectorat, de façon à ce que les chefs d’établissement soient informés que, dans leur école, des élèves sont susceptibles d’avoir des parents fichés S pour islamisme. Il faudrait prendre des mesures pour les éloigner et ne pas scolariser leurs enfants. La question de l’autorité parentale est posée. Une atteinte à la laïcité dans un établissement scolaire devrait valoir un déplacement des élèves et, si récidive, une perte d’autorité parentale. La République vient alors protéger la liberté de conscience et empêche le parent d’exercer une violence sur l’enfant et sur l’établissement scolaire.”

Texte repris du site Sud Radio

Affaire Mila – Un an après, rien n’a changé

Mila

C’était il y a un an. Le 18 janvier 2020, une adolescente de 16 ans, cheveux mauves et nez percé, allait déclencher un vrai raz-de-marée de haine sur les réseaux sociaux. La demoiselle a insulté, en termes vulgaires, l’islam et le Coran. Une semaine avant, Frédéric Fromet faisait sensiblement la même chose sur France Inter mais à quelques nuances près : il est considéré comme humoriste et il visait la religion chrétienne en la personne de Jésus-Christ. On imagine sans mal que les deux affaires n’ont pas eu le même retentissement. D’un côté, des insultes, des appels au viol et au meurtre ; de l’autre, la réaction – pacifique – de chrétiens indignés et une note du CSA décrétant qu’il n’y avait pas de problème, le prétendu humoriste usant de sa liberté d’expression.

Ces deux histoires sont les deux faces de la liberté d’expression en France. Selon la religion ou les personnes que l’on insulte, le retour de bâton ne sera pas le même. La jeune Mila l’aura compris à ses dépens, elle qui, pour des grossièretés balancées sur les réseaux sociaux, a vu sa vie complètement bouleversée. Il n’est plus question pour elle d’être scolarisée ou de vivre normalement. Elle doit survivre, étroitement surveillée, sous menace en permanence. En un an, elle a reçu 50 000 messages haineux et continue d’en recevoir une trentaine par minute. Scolarisée un temps au sein d’un nouveau lycée, elle en a été renvoyée quand l’établissement a craint qu’elle n’ait révélé où elle se trouvait. Voilà où en est la puissance publique aujourd’hui : exfiltrer et cacher une jeune fille qui a osé médire de l’islam. En France. En 2021.

On peut discuter d’un prétendu « droit » au blasphème – l’insulte peut-elle devenir un droit ? –, toujours est-il que cette affaire et ses suites sont révélatrices de ce dont souffre notre pays. Un an après ce déferlement de haine, rien n’a changé. La situation a même empiré et la pression exercée par l’islam sur notre pays s’en est encore accrue. Samuel Paty y a perdu la tête, le 16 octobre dernier, pour avoir, lui, montré des caricatures de Mahomet dans sa classe lors d’un cours d’enseignement moral et civique sur la liberté d’expression. Il semblerait que sa direction n’ait été d’aucun soutien, au contraire. Et de fait, les principes de l’islam ont à ce point gangrené la société que près d’un enseignant sur deux avoue s’autocensurer lors d’enseignements donnés sur des questions religieuses pour ne pas avoir de problèmes.

Dans ces affaires, les réseaux sociaux ont joué un rôle non négligeable, relayant et amplifiant des appels à la violence. Mais est-ce le réel problème ? Bien sûr que non. Il est plus facile de les pointer du doigt comme source du problème que de se pencher sur les causes réelles de ce qui nous arrive, tout en invoquant la sainte liberté d’expression et le pseudo-droit au blasphème pour le résoudre. Et ce n’est pas la loi sur les séparatismes – rebaptisée à la hâte loi pour « assurer le respect des valeurs de la République » – qui va changer les choses. La France est malade de ce qu’elle nomme la laïcité et qui n’est que l’autre nom de son reniement de la foi catholique. Elle est malade de l’islam et tant qu’elle ne l’aura pas reconnu, Mila et consorts devront continuer à se terrer.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 19 janvier 2021

Terreur islamiste dans les écoles – Les profs acculés à toujours plus d’autocensure

censure écoles islamistes

Loin de constituer une surprise pour Présent, qui ne cesse de dénoncer depuis des années l’emprise croissante des islamistes sur les établissements scolaires français, la récente étude de l’IFOP consacrée aux « contestations de la laïcité » et aux « formes de séparatisme religieux à l’école », par les chiffres effrayants qu’elle révèle et les cas ahurissants qu’elle rapporte, n’en reste pas moins particulièrement édifiante de la véritable terreur qu’exercent aujourd’hui les musulmans dits « radicaux » sur les enseignants et autres personnels de l’Education nationale.

Un phénomène en hausse

Commandée par la fondation Jean-Jaurès et publiée par Charlie Hebdo, cette enquête, à lire d’urgence sur le site jean-jaures.org, souligne tout d’abord que « 49 % des enseignants interrogés affirment s’être déjà autocensurés » durant leur carrière « afin de ne pas provoquer de possibles incidents dans leur classe ». Ce qui, soulignent les auteurs de l’étude, représente 13 % de plus qu’en 2018. En même temps, indique l’IFOP, pas moins de « 80 % des enseignants affirment avoir déjà été confrontés au moins une fois au cours de leur carrière à une forme de séparatisme religieux » (+7 % par rapport à 2018), dont « 59 % dans leur établissement actuel ». Des actes de séparatisme qui peuvent prendre la forme d’« absences des jeunes filles à des cours de natation, avec ou sans certificat » (45 %), « lors d’enseignements abordant la laïcité » (26 %), de « demandes de repas confessionnels (halal, casher…) dans les cantines » (47 %) ou encore de « refus d’entrer dans des lieux à caractère religieux (type église) lors de sorties scolaires (28 %) ».

Des profs tombés en dhimmitude

Car, comme chacun sait, le rejet de l’école française par beaucoup d’enfants et de familles issus de l’immigration arabo-musulmane est très loin de se limiter aux menus et aux tenues vestimentaires. Ainsi, relève l’étude de l’IFOP, « au-delà des revendications religieuses concernant différents aspects de la vie scolaire, notre enquête montre aussi qu’elles peuvent donner lieu à des contestations concernant le contenu des enseignements auxquelles les enseignants doivent faire face ». Et les auteurs de l’enquête de préciser alors que « les enseignants sont plus d’un tiers (36 %), durant leur carrière, à avoir rencontré des contestations d’enseignement ou de contenus d’enseignement au nom de convictions religieuses, philosophiques, politiques » et « 34 % disent avoir rencontré au cours de leur carrière des contestations d’activités pédagogiques ». Enfin, on retiendra aussi de cette étude vraiment impressionnante de l’IFOP, ce chiffre qui, plus encore que les autres peut-être, a de quoi inquiéter : qu’ils soient islamistes, islamo-gauchistes ou tout simplement lâches, « seulement trois quarts des professeurs interrogés (75 %) soutiennent l’acte de Samuel Paty d’avoir fait un cours sur la liberté d’expression en s’appuyant sur des caricatures de presse »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 janvier 2021

Thibault de Montbrial : “Les djihadistes qui sortent de prison n’ont absolument pas baissé leur détermination et leur volonté de nous frapper”

2020, année islamiste – 2020 annus horribilis, par Paul Vermeulen

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L’assassinat du professeur Samuel Paty par le musulman islamiste tchétchène Abdoullakh Anzorov, perpétré le vendredi 16 octobre 2020 à proximité du collège où il travaillait, est venu rappeler combien la France est victime d’une véritable offensive islamiste. Cet attentat est un terrible symbole de cette offensive, comme le furent les attentats de Charlie Hebdo. Dans les deux cas, ce furent des attentats contre la liberté de conscience, une des principales valeurs des « démocraties libérales ». Dans les deux cas, comme pour tous les attentats, les revendications se font au nom de la lutte contre la « Chrétienté ». Pour les musulmans, nous sommes des mécréants, et encore des chrétiens.

Par ailleurs, le meurtre de Samuel Paty a été le fait d’un musulman ayant obtenu le statut de « réfugié » en 2020, à l’instar de toute sa famille, arrivé en France à l’âge de six ans, toujours pas intégré une douzaine d’années plus tard. Cet attentat traduit ainsi l’échec des politiques migratoires et des politiques dites d’intégration menées par les gouvernements s’étant succédé au pouvoir en France, comme par l’idéologie européiste, depuis maintenant quarante ans. Il montre aussi l’incapacité de l’école à remplir le rôle d’intégration qui lui est assigné : c’est impossible, tout simplement. La mort de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie et d’éducation morale et civique, montre ce fait de façon criante, tout comme elle est un révélateur du poids incroyable des populations musulmanes dans les établissements scolaires, parents et élèves imposant leur mode de vie, de pensée et leurs pratiques religieuses. Et même la polygamie et l’excision dans de nombreux quartiers.

La digue a cédé devant l’islamisation

2020 aura ainsi été l’année ou même un exécutif d’idéologie libérale libertaire, mêlant des sociaux-démocrates de gauche et de droite libérale, sous la houlette d’un président caricatural en ce domaine, se retrouve contraint de tenter la mise en oeuvre d’une « loi contre les séparatismes », vite devenue « loi confortant les principes républicains » afin de ne pas choquer les musulmans tant l’islamisation est grande, comme dans ces rues où la langue de la République n’est plus le français.

L’offensive islamiste, dont l’assassinat de Samuel Paty aura été le terrifiant point d’orgue, bénéficie de multiples complicités d’élus, notamment de LFI et du PCF, mais pas seulement, déversant des subventions dont l’utilisation est douteuse, mais aussi de la bienveillance de tous les tenants de l’idéologie du Progrès. C’est ainsi que l’année 2020 se termine, à Lyon, par le soutien apporté par un membre de la « Jeune garde antifasciste » aux islamistes radicaux. Un marqueur d’islamisation parmi d’autres, dont le moindre n’est pas la prolifération des femmes voilées et des commerces islamistes. Le poids de l’islamisation est tel que lundi 28 décembre 2020, la Grande mosquée de Paris annonçait se retirer du processus de création du conseil national des imams. La raison ? Les organisations islamistes contrôlent ce processus.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 30 décembre 2020

Cloîtrée depuis des mois pour échapper aux islamistes – La jeune Mila fait à nouveau l’objet de menaces de mort

Mila islamistes

Souvenez-vous, c’était en janvier dernier. Après avoir tenu sur les réseaux sociaux des propos assez virulents et quelque peu grossiers à l’encontre de l’islam, Mila, une jeune lycéenne de 17 ans, faisait l’objet d’un incroyable lynchage de la part d’internautes musulmans et se voyait bombardée d’innombrables menaces de mort. Contrainte alors de quitter de l’école et de vivre « cloîtrée » depuis des mois par peur des représailles, la jeune fille vient d’être à nouveau la cible de menaces islamistes.

« Je vais te faire une Samuel Paty »

En effet, a indiqué son avocat Richard Malka, qui est aussi l’un de ceux de Charlie Hebdo, Mila, après avoir récemment partagé sur Twitter des captures d’écran des menaces de mort qu’elle a reçues, a de nouveau été prise pour cible et a fait l’objet de menaces de mort en lien avec la décapitation du professeur Samuel Paty. Une situation qui, à juste titre, inquiète beaucoup Me Richard Malka, qui a rappelé que sa cliente vivait déjà « comme les gens de Charlie Hebdo », c’est-à-dire « bunkerisée ». Dénonçant à la suite de cette information une « persécution, contre une mineure », le ministre délégué chargé de la citoyenneté, Marlène Schiappa, avait immédiatement annoncé son intention d’« adresser un signalement au procureur » et, depuis, une enquête a été ouverte par le parquet de Vienne (Isère) pour « menaces de mort par écrit et harcèlement électronique ».

Pour Royal, Mila doit s’écraser…

Reste que, si ces nouvelles menaces proférées à l’encontre de Mila ont choqué un certain nombre de représentants de la classe politique française, Ségolène Royal, elle, semble avoir trouvé quelques excuses aux auteurs de celles-ci. C’est ainsi que, dans une interview qu’elle a accordée lundi à la chaîne CNews, l’ancienne candidate à la présidentielle, tout en déclarant apporter son « soutien aux personnes menacées » et affirmer qu’il fallait « identifier [les auteurs des menaces] et les condamner très sévèrement », s’est quand même empressée d’ajouter que la jeune lycéenne devait absolument arrêter « de relancer une polémique qui l’a remise en danger ». Bref, qu’elle devait s’écraser devant les intimidations islamistes… Il est vrai que, quelques minutes auparavant, Ségolène Royal avait déjà déclaré « comprendre » que « certains musulmans se sentent insultés, y compris des musulmans qui ne sont absolument pas ni intégristes ni radicaux », par des caricatures de Mahomet…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 novembre 2020

Génération Identitaire dénonce le maire islamiste de Goussainville, des militants en garde à vue !

16/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Des militants identitaires en garde à vue après avoir dénoncé le maire islamiste de Goussainville. Voici la réaction du mouvement identitaire.

Lire la suiteGénération Identitaire dénonce le maire islamiste de Goussainville, des militants en garde à vue !

TERRASSER LES ISLAMISTES – Manuel de guerre à destination de ceux qui nous gouvernent

Alexandre del Valle : « Le terrorisme a un but publicitaire : le recrutement de musulmans paranoïaques pour aller faire le djihad ! »

Alexandre del Valle réagit à l’attentat qui a ensanglanté la ville de Vienne, lundi soir.

Lundi soir, un attentat a frappé Vienne. La capitale autrichienne est endeuillée. Plusieurs individus ont ouvert le feu dans la foule. On compte au moins trois morts et plusieurs blessés. Selon vous, pourquoi Vienne a été visée ?

Vienne a été visée pour trois raisons. Premièrement, c’est la civilisation occidentale. C’est ce qu’a dit l’ambassadeur d’Autriche à Paris. C’est l’Occident en général et les mécréants.
Deuxièmement, depuis 2013, l’Autriche a mis totalement hors la loi ce qu’aujourd’hui Macron n’a pas encore mis hors la loi, c’est-à-dire, les Frères musulmans, le Mili Gurus turc pro califat et les associations salafistes. Cela les avait beaucoup énervés. L’Autriche n’était plus vue comme un pays neutre, mais plutôt comme un pays qui persécute les musulmans.
Troisièmement, dans sa compétition avec Al-Qaïda, Daesh a besoin de recruter. Ça peut être l’Autriche comme ça peut être la Suède ou la Belgique. Ce sont des pays où se trouvent beaucoup de musulmans, sinon ça n’a pas d’intérêt.
Comment recruter des gens paumés en Europe ? On ne va pas recruter des athées, des chrétiens pratiquants ou des laïques, mais des musulmans radicalisés. C’est plus facile de radicaliser des musulmans, là où il y a beaucoup de musulmans travaillés par des pays d’origine qui leur disent de ne pas s’intégrer que dans un pays où il n’y a aucun musulman comme en Hongrie.
Le terrorisme a un but publicitaire de recrutement. Il ne nous tue pas parce qu’il nous déteste. Individuellement, peut-être, mais les centrales terroristes ne nous tuent pas parce qu’ils nous détestent. Il faut sortir de cette vision débile où on dit qu’ils nous haïssent. Ils veulent faire parler de leur projet par la publicité provoquée par l’acte. Le terrorisme n’est qu’un moyen, actionné par une idéologie qui veut faire parler de l’islam, de l’islamisme, du califat, de la charia et du coran pour étendre le domaine de la lutte et susciter des cycles de représailles qui vont rendre réelle leur accusation fictive d’une Europe islamophobe. Ils vont ensuite faire croire que c’est réel, puisqu’il y a des arrestations d’imams après chaque attentat. Le but est de rendre encore plus paranoïaques, des musulmans en Europe pour qu’ils aillent faire leur immigration vers le seul endroit où ils ont le droit de vivre, l’endroit où est pratiquée la charia salafiste. Voilà le vrai but !
C’est donc du recrutement, du terrorisme publicitaire en vue de recruter.

Suite à l’attentat de Nice et aux attentats de Charlie Hebdo, on avait dit que la France était visée à cause des caricatures de Mahomet, de Charlie Hebdo et de la vision française de la laïcité.
C’est finalement plus large que cela. C’est aussi l’Occident dans tout ce qu’il représente…

On ne doit pas mélanger le prétexte mobilisateur local et la vraie cause stratégique. Dans le tactique, on est limité dans le temps et dans l’espace. Tactiquement, on va frapper la France au prétexte des caricatures et des églises parce que ce sont des mécréants croisés, ou des synagogues ou des hyper casher. C’était aussi le cas hier en Autriche. Ce sont les motifs mobilisateurs locaux ou tactiques contre des cibles habituelles juives, croisées, blasphémateurs ou apostats.
La véritable raison stratégique de long terme c’est étendre le domaine de la lutte, faire gagner la cause du califat, promouvoir la cause de l’islamisme et demander aux musulmans d’Europe de ne pas vivre dans les lois des mécréants pour les pousser à immigrer et à rejoindre des fronts où se mêle la lutte principale de l’islamisme. C’est-à-dire, renverser les pays officiels musulmans pour un jour, rendre la charia comme unique solution de gouvernement, dans le cadre d’un califat qui abolirait les États-nations. Pour mener à bien ce projet, les États-nations musulmans même islamiques ne veulent pas. Ils ont besoin d’une stratégie du chaos et de recruter des gens paumés qui ne sont pas surveillés et alimentés comme dans les pays musulmans. Comme ce sont des musulmans immigrés en Europe qui sont un peu paumés et qui ont une vision de l’islam non étatique, trans nationale, ce sont les musulmans de l’extérieur, les centrales terroristes pensent que ce sont les plus à même d’être des combattants inter nationaux du califat, que l’on va utiliser ici ou là. Même Erdogan les utilise.
Il est en train de se créer une sorte de conscience califale internationale portée par deux voies différentes. La voie douce des Frères musulmans et de leur champion Erdogan et du Qatar. C’est la voie de l’islamisme califal institutionnelle qui a pour but, le califat à long terme. L’autre mamelle est différente. C’est la mamelle djihadiste, les coupeurs de tête qui eux, avancent frontalement par la guerre. Les deux partent pour le même objectif. Si on comprend cela, on comprend mieux que le terrorisme n’est que la partie immergée de l’iceberg.

Le combat principal des islamistes n’est pas tant en Europe que dans les pays musulmans mêmes.

Le but est de créer un califat là où c’est possible, dans un État faible, un État ultra corrompu où il n’y a pas d’armées comme au Mali ou au Burkina Faso, un État très divisé comme le Nigeria ou le Soudan ou alors, des sociétés tiraillées comme la Bosnie, les Philippines, le Sri Lanka, l’Inde où il y a presque 200 millions de musulmans, toutes les sociétés traversées par un multiculturalisme. Malheureusement aujourd’hui, à cause de l’immigration incontrôlée, la France, l’Autriche, l’Allemagne, l’Angleterre et la Belgique font partie de ces sociétés tiraillées avec de très fortes communautés musulmanes. On a donc le même destin que la Chine, l’Inde ou la Thaïlande.
Depuis toujours, il y a eu une mauvaise entente entre les minorités musulmanes et les majorités bouddhistes ou communistes. En Thaïlande, en Philippines, en Chine, en Inde et en Russie cela n’a jamais cessé.
Nous sommes en train de subir ce que subissent les pays tiraillés. Paradoxalement, plus on est dans l’immigration islamique et en vue d’une société multiculturelle, plus on est certain d’avoir des problèmes avec l’islamisme. Les attentats qui ont eu lieu en Thaïlande depuis 30 ans sont encore plus meurtriers que ceux que l’on a eus en Europe. Ce n’est pas 260 morts, mais des milliers de morts. Aux Philippines, c’est une guerre terrible qui a fait des milliers de morts entre islamistes séparatistes et chrétiens philippins. En Chine, avant même la grande répression chinoise, il y avait depuis des années des attentats islamiques. Deux attentats en 15 jours ont eu lieu lorsque j’étais en Chine.
En Tchétchénie, les attentats n’ont jamais cessé contre les Russes. Les Tchétchènes n’ont jamais voulu obéir à des infidèles. Ils préfèrent être malheureux séparatistes que dans la grande Fédération de Russie.
Le terrorisme islamiste n’existerait pas en Europe si on n’intervenait pas militairement dans ces pays que l’on a déstabilisés, et si on n’avait pas importé d’énormes populations musulmanes en les confiant à des islamistes qui leur disent que s’intégrer est une humiliation. Lorsqu’on importe des communautés musulmanes dans un pays non musulman, si on n’intègre pas ces gens et si on les confie à des islamistes, c’est le plus sûr moyen de terminer dans des phénomènes terroristes. Les islamistes vont bourrer le crâne de ces jeunes, mêmes les islamistes institutionnels en leur disant de ne pas s’intégrer et qu’ils sont humiliés. Pour un islamiste, dès lors qu’un musulman est obligé de subir la mixité, les valeurs occidentales ou les valeurs mécréantes, il est déjà en situation d’humiliation et de persécution. Pour lui, c’est déjà comme s’il était déporté. Quand Erdogan dit que l’intégration est un crime contre l’humanité ou qu’il compare avec les déportations de juifs dans les années 20, il le pense vraiment. Pour un islamiste, c’est une souffrance absolue que d’obéir à un mécréant puisque dans le coran, c’est le contraire. Le mécréant doit être éliminé ou doit obéir à l’islamiste.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Nadine Morano : « Les islamistes nous ont déclaré la guerre, ce sera eux ou nous. Il faut protéger les Français ! »

Après l’attentat islamiste de Nice, où trois personnes ont été tuées à l’arme blanche, à la basilique Notre-Dame de l’Assomption, au micro de Boulevard Voltaire, réaction de Nadine Morano, qui dénonce « la lâcheté absolue » des terroristes islamistes et réclame la prise de mesures exceptionnelles.

A priori trois attaques terroristes au nom de l’islam ont visé la France, Nice, Avignon puis le consulat français en Arabie saoudite. Quel est votre sentiment ?

Ce sera eux ou nous ! Ils nous ont déclaré la guerre sur notre territoire et cela fait des mois que cela dure. On ne compte plus les morts. On va bientôt atteindre 300 morts assassinés sur notre territoire parce que des gens vivent chez nous et méprisent notre mode de vie. Ils nous veulent donc du mal. Ils n’aiment pas la France, ils n’aiment pas notre civilisation et ils n’aiment pas notre culture. Le mode opératoire de cet acte à Nice, ce matin, est une signature. C’est la signature d’un acte terroriste islamiste d’une lâcheté absolue. S’en prendre au gardien de l’église et à deux femmes au sein d’une église catholique est d’une lâcheté absolue. C’est, d’ailleurs, le terrorisme du pauvre qui utilise un couteau. C’est immonde et ignoble. Nous sommes clairement en guerre. Comme disait Christian Estrosi, c’est une guerre contre un fascisme islamiste.
Pour cela, il faut prendre des mesures de fermeté absolue dans un cadre exceptionnel. Je ne comprends pas pourquoi les 4.111 fichés S étrangers pour radicalisation ne sont pas encore expulsés du territoire français. Modifions notre législation. Il faut un organe judiciaire spécifique et les expulser du territoire. On nous dit qu’en France, il ne faut pas de camps comme Guantánamo. La seule préoccupation que j’ai, aujourd’hui, c’est de protéger les citoyens français et non de me préoccuper du bien-être de tel ou tel au regard des droits de l’homme. Il faut un dispositif de précaution vis-à-vis de nos concitoyens.

Impossible de voir ces attentats sans penser à ces militants turcs qui, hier, chassaient des Arméniens dans plusieurs villes de France. Impossible de ne pas penser aux appels d’Erdoğan à se mobiliser contre les caricatures de Mahomet. Impossible de ne pas oublier que la Turquie est encore en voie d’adhésion dans l’Union européenne. La Turquie d’Erdoğan est-elle notre partenaire ou est-elle notre adversaire dans cette guerre ?

Je l’ai dit et réclamé ! Je suis favorable à stopper immédiatement ce processus absurde de l’adhésion de la Turquie dans l’Union européenne. L’ambiguïté des responsables du monde musulman est grave et a beaucoup de conséquences. Erdoğan est dans une provocation et attise la haine contre la France. Encore une fois, je suis choquée d’entendre le ministre des Affaires étrangères marocain condamner les propos d’Emmanuel Macron. Nous respectons leur mode de vie, je demande à ce qu’il respecte le nôtre. Dans notre pays, c’est la liberté d’expression. Aujourd’hui, ils se victimisent pour un dessin. Dans une démocratie, on dépose plainte, mais on ne sort pas les couteaux.
Tous ceux qui ne veulent pas respecter notre mode vie, qui ne se sentent pas bien avec notre mode vie, alors qu’ils repartent dans leur pays pour vivre leur religion. Chez nous, nous sommes dans un pays aux racines chrétiennes dans un État laïc où chacun peut pratiquer sa religion, mais en respectant les lois de la République. Quand c’est insupportable à vivre, je dis au Maroc de reprendre ses ressortissants marocains qui vivent chez nous et qui considèrent qu’un dessin n’est pas acceptable. Qu’ils reprennent aussi tous les mineurs qui sont arrivés non accompagnés sur notre territoire et qui ont vocation à repartir chez eux. Nous n’avons pas vocation à prendre en charge leur jeunesse.
À un moment donné, il faut que nous soyons fermes. Nous sommes un État laïc et on doit respecter, où que l’on soit, notre mode vie. C’est trop facile de venir chez nous, d’avoir cette qualité de vie, d’acheter notre patrimoine et de ne pas vouloir respecter notre mode de vie. Stop ! La France doit rester la France.

C’est la République laïque, donc la République des caricatures, de Charlie Hebdo qui est visée, et pourtant l’attentat a eu lieu dans une église catholique à Nice. Comment expliquer ce geste qui, a priori, n’est sans aucun rapport ?

Parce qu’ils en font une guerre de religion. Ils n’acceptent pas notre liberté d’expression, notre mode de vie, notre culture et nos racines chrétiennes, alors que Charlie Hebdo a caricaturé toutes les religions et les élus – je suis bien placée pour le savoir et ne pas apprécier ce torchon. C’est notre mode de vie et, depuis des siècles, nous avons ce droit à la caricature en France et le droit de dire que cela ne nous plaît pas. On ne va pas se laisser assassiner parce que des gens n’apprécient pas un dessin dans une démocratie. Il faut donc que nous les combattions, que nous mettions en place un moratoire sur l’immigration en France, nous devons renvoyer chez eux tous ceux qui font des prêches contre la France, nous devons fermer toutes les mosquées salafistes dans ce pays et nous devons recenser tous les lieux de culte. Quand j’entends les propos tenus par Mohammed Moussaouï, que j’avais reçu quand j’étais ministre en charge de la famille pour lui dire que nous avions besoin de son soutien pour soutenir la loi d’interdiction du port du voile intégral, il m’avait répondu que c’était compliqué et que tout le monde allait faire l’amalgame avec les musulmans. C’est un discours d’ambiguïté permanent. Ici, on est en France et non dans un État musulman !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Robert Ménard : « Il faut dénoncer avec vigueur les islamistes, aucun accommodement n’est possible »

Robert Ménard a fait afficher des caricatures de Mahomet de Charlie Hebdo dans sa ville de Béziers, en hommage à l’enseignant Samuel Paty, décapité par un islamiste tchétchène, le 17 octobre, à Conflans-Sainte-Honorine.

Il explique les raisons de cette initiative.

Depuis mercredi, les Biterrois peuvent voir dans la ville de Béziers, des affiches de Charlie Hebdo en hommage à Samuel Paty, ce professeur d’histoire Géographie assassiné par un terroriste tchétchène. Pourquoi avoir rendu hommage à Samuel Paty de cette façon ?

Il a été décapité après avoir montré ces caricatures-là dans ses classes. Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, ces caricatures de Mahomet sont devenues une sorte d’étendard de la liberté.
Quoi qu’on en pense, le fait de les afficher veut dire « je suis pour la liberté d’expression dans un pays voltairien».
Avoir fait le choix à Béziers de publier ces caricatures de Mahomet et de les mettre dans les rues de la ville est une façon de rendre hommage à ce professeur qui a formidablement fait son métier. C’est aussi une façon de dire « voilà ce qu’un certain nombre de gens ne veulent pas voir ». Le blasphème n’est pas quelque chose qui existe en France. Et on ne veut pas en entendre parler. C’est pour cette raison que l’on a choisi de publier ces caricatures dans les rues de notre ville.

Concomitamment à l’exposition de ces caricatures, la mosquée de Béziers a été menacée des pires représailles par un internaute sur les réseaux sociaux. N’avez-vous pas peur de montrer ces caricatures ?

Je ne crois pas. Je suis persuadé du contraire. Dénoncer les islamistes. Dénoncer l’islam politique c’est prendre la défense des musulmans qui ne veulent pas entendre parler de ces extrémistes, de ces fous de Dieu, de ces intégristes, de ces ayatollahs. Si on veut renforcer les modérés parmi les musulmans, il faut dénoncer avec encore plus de vigueur et encore plus de rigueur les islamistes. Certaines personnes ne le comprennent pas. Croire que l’on peut trouver des espèces d’accommodement plus ou moins raisonnable avec les islamistes, c’est se mettre le doigt dans l’œil et les deux doigts dans les yeux. C’est perdre la bataille engagée. On a besoin de protéger ceux qui parmi les musulmans ont la vraie volonté de devenir des Français à part entière et pas seulement des Français de papier.

Comment avez-vous accueilli la réponse de l’hebdomadaire Charlie Hebdo « c’est dur d’être aimé par Robert Ménard » en rappelant que cela fait des décennies que Charlie Hebdo combat les idées que vous représenteriez ?

Un peu attristé. Je pensais que Charlie Hebdo était capable de défendre les opinions et la liberté de dire des gens ne pensent pas comme eux. Malheureusement, ils sont comme tout le reste de la gauche. Au fond, il y a un sectarisme qui peut être plus fort que n’importe quel principe.
Cela fait des années que je défends la liberté de la presse. Aujourd’hui et hier à la tête de Reporters sans Frontières, je continuerai à le faire. Comme le dit Élisabeth Levy dans un superbe papier ce matin « on est Charlie et Charlie a oublié d’être Charlie ».

Vous les défendrez malgré eux ?

Bien sûr. On aime ce qu’ils représentent même s’ils ne nous aiment pas. Je ne suis pas sûr qu’ils sortent très glorieusement de ce genre de propos.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Appels à la décapitation, demande de rançons : résister aux menaces islamistes

Jérémie Bréaud est le maire nouvellement élu de Bron, ville de 38 000 habitants de la banlieue de Lyon. Cette ville a basculé à droite le 28 juin, après une très longue mainmise du PS et du PC. Jeudi matin, les habitants de Bron ont découvert des appels au meurtre peints sur les murs de la ville : « Jérémy Breaud on va te décapité » et aussi « Nik la mumu ». La mumu en question, c’est la police municipale. Ces menaces sont prises au sérieux, et le maire est désormais sous protection policière.

« Surtout, pas d’amalgame ! Des inscriptions sur un mur ne signifient rien. L’activisme sécuritaire agace quelques dealers locaux. C’est tout » : voici, en résumé, le discours que tentent de tenir quelques rescapés des gauches locales, surtout du côté des écologistes et des Insoumis. Mais les Brondillants (les habitants de Bron) prennent en fait ces menaces très au sérieux. Pendant et après le confinement, les quartiers islamistes avaient retenti de tirs de mortier, et la pratique des rodéos urbains lors de mariages y était devenue courante. Cette ambiance « séparatiste » avait pesé dans le choix électoral des habitants. D’après les syndicats de police, ces menaces de mort sont la suite logique de la volonté de rétablissement de la loi en ville : « Opérations stups qui dérangent, refus des dérives et rodéos lors de mariages… la fermeté ne plaît pas à la racaille. Les élus sont désormais des cibles. » Des témoins ont vu une vingtaine de « jeunes » peindre ces appels à la décapitation.

Que les tagueurs soient des vendeurs de drogue n’exclut ni la connexion avec des réseaux islamiques ni un risque de passage à l’acte. On sait que beaucoup de délinquants sont islamisés en prison. Et le trafic de drogue finance largement ce terrorisme, en France comme ailleurs.

« Barbarie de l’islam radical »

Voici donc qu’après la droite nationale, après la population de souche des « quartiers », une grande partie de la classe politique découvre à son tour l’islamisme. Blanquer évoque même « les ravages de l’islamo-gauchisme ».

Le jeune maire de Bron, parlant de « barbarie de l’islam radical », a tenu à dire que ces menaces ne l’impressionnaient pas. Il a porté plainte. Il y a dix jours, déjà, il avait été menacé de mort, après une opération antidrogue sur sa commune.

Ce vendredi, lors de l’émission Bistro Libertés de Martial Bild, sur TVLibertés, le débat avait porté notamment sur la décapitation. Certains participants pensaient qu’une fois l’émotion retombée, l’affaire Paty serait vite oubliée, comme l’avait été la décapitation de ce chef d’entreprise, dans l’Isère, en 2015. D’autres espéraient un réveil salutaire, une prise de conscience, et aussi, pour la génération des lycéens d’aujourd’hui, un traumatisme qui les vaccinera à vie. Ce sera peut-être en effet le cas.

Mais l’émotion ne va pas retomber, tout simplement parce que les islamistes, eux, ne vont pas en rester là. Le choc de la décapitation du professeur, la sidération des Français semblent entrer dans leur stratégie. Déjà plusieurs écoles, dont une à Vannes (Morbihan), ont été visées par des demandes de rançon pour échapper à des décapitations. Simple « opportunisme » de truands locaux ? Peut-être, mais c’est un processus terroriste classique (FLN, Vietcongs, Khmers rouges, etc.) : terroriser, rançonner pour faire taire les majorités.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 23 octobre 2020