Didier Lemaire, lanceur d’alerte menacé de mort par les islamistes [vidéo]

Didier Lemaire

16/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Didier Lemaire était professeur de philosophie à Trappes, avant d’être la cible d’une fatwa. Depuis, protégé en permanence par des policiers, il mène un combat de lanceur d’alerte contre le danger islamiste. Il est l’invité exceptionnel de Livre Noir.

PS : cet entretien n’a pas pu être réalisé en LIVE pour des raisons de sécurité. C’est son quotidien..


Raquel Garrido : « Les propos de Zemmour au Bataclan sont indécents, ils empêchent la réconciliation avec les terroristes »

Samuel Paty, tué une seconde fois par la stupidité progressiste, par Clément Martin (Les Identitaires)

Samuel Paty

Un an après la mort de Samuel Paty, les pédagogues de l’Education Nationale n’ont toujours pas compris la leçon. Au contraire, leur idéologie contre-nature reprend du poil de la bête à mesure que l’on s’éloigne du drame.

« Beaucoup de mes élèves, écrit un professeur d’enseignement moral et civique, ont eu du mal à croire qu’en France, tant qu’on ne porte pas atteinte aux personnes, on peut se moquer d’une religion, d’une croyance, qu’on a le droit au blasphème dans un journal satirique ! » (Marianne, 12 octobre 2021). L’auteur, Vincent Olive, découvre l’eau chaude. La France, fille aînée de l’Eglise, est aussi celle des Lumières, du rationalisme, de l’anticléricalisme et de Mai 68. Comment croire que des populations cimentées autour de la croyance en un livre qui aurait été écrit directement par Allah en lettres de feu, justifiant l’assassinat des « apostats », pourrait adhérer au concept de « droit au blasphème » ? Comment y croire encore en 2021 alors que les jeunes générations immigrées sont de plus en plus enracinées dans une identité afro-musulmane revendiquée ?

« Aucun recul ne saurait être accepté ! scande Vincent Olive. Qui pourrait croire que si nous arrêtions de montrer des caricatures, les intégristes s’arrêteraient là ? » Mais quels « intégristes » ? Encore ce mythe grotesque de la séparation étanche entre islamisme et communauté musulmane, comme si le ver n’était pas dans le fruit depuis l’origine. « La plupart des mineurs mis en cause ont d’ailleurs quitté les Yvelines. Ils y vivaient en pavillon ou dans de paisibles immeubles de trois étages, dans des familles aux profils sociologiques divers, pas toutes défavorisées », nous rappelle La Croix (11 octobre 2021). Tous les musulmans ne sont pas terroristes mais tous les terroristes qui ont touché l’Europe et les pays occidentaux depuis dix ans l’ont fait aux cris d’ « Allah Akbar ». Ils ont tué au nom d’Allah et nous devrions traiter le sujet comme si leur identité religieuse était parfaitement anecdotique ? Comme si rien, dans leur éducation, fruit d’une identité profonde, n’avait préparé le terrain à cette folie meurtrière ?

« Si dans certaines communautés, il y avait davantage de réussite scolaire, il y aurait davantage d’érudits, d’esprits formés, ouverts à la controverse, et ainsi capables de raisonner les autres membres de la communauté. » Certains croient toujours que la réussite sociale est gage d’ouverture d’esprit. Nous avons le contraire sous nos yeux lorsque les BHL, les Attali, les milliardaires pseudo-philanthropes à la Georges Soros, vomissent le souverainisme, le protectionnisme et les discours identitaires comme s’ils étaient le mal ultime. De nombreux militants marxistes, au cours du vingtième siècle, comme Pol Pot, ont bien été formés dans les meilleurs cercles universitaires de la nation des « droits de l’homme », comme la Sorbonne. En 1975, les hommes qui ont fait tomber le Cambodge dans l’enfer communiste avaient fait leurs classes à Paris. La France était une pépinière de khmers rouges.

C’est le mythe progressiste d’une humanité dans l’enfance, à éduquer par la morale républicaine universaliste, qui nous éclate en plein visage avec le meurtre de Samuel Paty. Les extra-Européens, et les Afro-musulmans en particulier, ne sont pas des Européens en « moins intelligents », des enfants à élever jusqu’au niveau de raison d’un Voltaire. Ce sont des peuples avec un logiciel différent, irréductible au nôtre. Nous continuerons de compter les morts tant que nous n’aurons pas appris à nous défendre avec un autre logiciel que celui des droits de l’homme. Ce logiciel existe déjà, c’est notre identité assumée et défendue sereinement, sans complexe et de manière offensive.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Promotion de «la liberté dans le hijab – Céline Pina: «En faisant du prosélytisme religieux, l’Europe piétine ce qui fonde son identité»

Samuel Paty, Bataclan : l’Etat face à lui-même – Entretien avec Xavier Raufer [vidéo]

21/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après la décapitation du professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty, par le terroriste tchétchène Abdoullakh Anzorov, et près de 6 ans après les attaques du 13 novembre 2015, la France revit deux drames en même temps.

Et malgré 9 mois de procès historique avec 1 800 parties civiles, 330 avocats, 542 tomes de dossiers d’instruction, 20 accusés dont 14 présents parmi lesquels Salah Abdeslam, le seul survivant des commandos, et des hommages nationaux pour le professeur sauvagement assassiné, nombre de questions restent sans réponse. D’un côté, les failles d’un Etat aveugle, de l’autre, une République qui refuse de faire son autocritique.

Le criminologue Xavier Raufer revient sur ces deux dramatiques attentats dont la mémoire laisse toujours un goût amer.


« Allah akbar ! » : à Valence, c’est l’hommage à Samuel Paty

samuel paty

Voici l’une des 98 « incivilités » relevées vendredi dernier, lors de l’hommage au professeur décapité. Cela s’est passé au collège Jean-Zay de Valence. Un garçon a hurlé « Allah akbar » pendant l’hommage, le cri du tueur de Paty. L’affaire n’a été connue que ce mardi, quand le papa du collégien islamiste est venu réitérer son soutien au fiston, en en rajoutant une couche.

Il y a énormément de collèges Jean-Zay en France, bien plus qu’il n’y aura jamais de collèges Samuel Paty, car c’est beaucoup moins risqué. Nous ne sommes plus en 1944, et l’occupant n’est plus le boche…

Vendredi, la cérémonie à la mémoire du collègue assassiné se déroulait dans l’enceinte de l’établissement Jean-Zay quand l’un des élèves, âgé de 11 ans, et élève de 5e, a crié : « Allah akbar ! », dans sa classe, pendant la minute de silence. C’est le genre de « chahut » dont se serait volontiers passé le collège, dans la mesure où c’est au cri d’« Allah akbar » que le professeur d’histoire-géographie de Conflans-Sainte-Honorine avait été poignardé, puis consciencieusement décapité. C’est ce même cri qui retentit lors de la plupart des agressions islamistes.

L’élève a été sanctionné d’un avertissement et a proposé de s’excuser. Mais le père, Hamid A., (le nom de famille n’est pas donné, pour ne pas lui nuire), 43 ans, agent de sécurité (ça ne s’invente pas), ne l’entendait pas de cette oreille.

Prévenu par téléphone, il se présente au collège l’après-midi même, et prend très vite le parti de son fils en termes véhéments, le félicitant pour son initiative. De plus en plus agressif au fil de la discussion avec les autorités du collège, il finit par les menacer de mort, puis s’en va.

Le lundi matin, le père est de retour devant le collège. Il force l’entrée, en profitant de l’ouverture du portail, répète ses menaces de mort, et annonce qu’il va incendier le collège.

La police est alors prévenue, et elle interpelle l’individu (ce que Poutou appellerait une violence policière). Au domicile du brave Hamid, on trouvera notamment un sabre, une canne épée, de la littérature salafiste, et une somme en liquide de 11 500 euros. Le relevé de perquisition parle aussi d’une Bible. Sans doute s’agit-il d’un Coran. L’individu est connu des services de police, mais pour des faits plus anciens.

Mardi l’homme était toujours en garde à vue. D’autant que, pendant ladite garde à vue, il aurait réitéré ses propos. Une expertise psychiatrique est en cours. Si elle se révélait positive, comme souvent, cela permettrait de classer le dossier sans stigmatiser l’importante communauté d’origine maghrébine.

Un inquiétant agent de sécurité

Le site Fdesouche avait été l’un des premiers à révéler cette affaire, évoquée dans la presse depuis mardi seulement. Les internautes s’en donnent à cœur joie depuis lors à propos de ce père spécialement irascible et soucieux de la bonne éducation de son fils.

Il y a d’abord le fait que l’individu exerce le métier d’agent de sécurité, ce qui soulève l’inquiétude des internautes. Il y a ensuite la piste psychiatrique, immédiatement empruntée par les enquêteurs, qui suscite l’ironie, tant cette approche est éculée dès que l’on parle de menaces ou de violences islamistes.

De nombreux internautes préconisent…le retour au pays immédiat. Mais le procureur a tenu à préciser que l’individu est français. Il n’est pas compté parmi les cinq millions d’étrangers officiellement recensés en France, ni parmi le million (valeur plancher) de clandestins squattant la France.

Mais il y a des internautes, aussi, pour s’indigner qu’on puisse sanctionner une simple formule arabe, qui signifie : « Dieu est le plus grand ». Ces internautes ajoutent que les chrétiens ont des expressions équivalentes. Certes, mais le contexte n’est pas neutre…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 octobre 2021

Laurent Obertone fustige « l’inertie de la population », un an après la mort de Samuel Paty [vidéo]

18/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après l’assassinat de Samuel Paty, la France est-elle enfin sortie de la spirale du terrorisme islamiste ? Pour l’écrivain Laurent Obertone, la délinquance et l’insécurité en France participent d’une forme de « terrorisme communautaire ».

Entretien.


Meurtre de Samuel Paty – Un an après, l’enquête se poursuit l’enquête se poursuit

Douze mois se sont écoulés depuis l’assassinat particulièrement sauvage de Samuel Paty, perpétré par le fanatique musulman Abdoullakh Anzorov, mais l’enquête de police n’est toujours pas achevée malgré la mort de ce dernier, abattu par la police quelques heures après son crime. Il s’agit en effet désormais pour les enquêteurs de déterminer les diverses responsabilités qui ont conduit à cette véritable « exécution » survenue dans un contexte d’islamisation radicale de certains quartiers, aboutissant à une forme de « sécessionnisme » vis-à-vis de la République française.

Qui savait ? Et qui savait quoi ? Qui a transmis des informations à l’assassin ? Qui a participé à la mise en accusation du professeur coupable d’avoir voulu évoquer la liberté d’expression et la laïcité en s’appuyant sur les trop fameuses « caricatures de Mahomet » ? Voilà ce que les juges antiterroristes doivent établir le plus précisément possible. A l’heure actuelle, ce ne sont pas moins de quinze personnes qui sont mises en examen dans cette affaire tragiquement révélatrice de la pression islamiste qui s’exerce chaque jour davantage dans un nombre toujours croissant de cités jadis françaises.

Rappelons que l’engrenage fatal a été déclenché par une collégienne qui a rapporté à ses parents que Samuel Paty avait montré des caricatures du prophète et a prétendu que celui-ci avait demandé aux collégiens musulmans de se signaler. C’est alors que le père de la jeune fille, Brahim Chnina, a lancé une violente campagne de dénigrement du professeur sur les réseaux sociaux avec notamment l’aide d’un militant islamiste, Abdelhakim Sefrioui. Une plainte a même été déposée contre l’enseignant pour « diffusion d’image pornographique », rien de moins… Une démarche qu’on imaginerait davantage se déroulant à Kaboul qu’en région parisienne.

C’est alerté par cette campagne qu’Abdoullakh Anzorov, migrant tchétchène de 18 ans, découvre « l’affaire » et décide de « punir » le mécréant. Pour se faire, il rencontre des élèves qui, contre de l’argent, lui permettent d’identifier le professeur de 47 ans, qu’il tue sauvagement avant d’être abattu. Les collégiens, âgés de 13 à 15 ans au moment des faits, ont été mis en examen pour complicité d’assassinat terroriste et placés sous contrôle judiciaire.

Dans un message audio enregistré en russe, le barbare a pour sa part revendiqué son geste en se félicitant d’avoir « vengé le prophète ».

Malgré ces faits terribles et la révélation des nombreuses complicités composant un environnement gravement délétère, les grandes consciences continuent d’affirmer que l’islam est compatible avec les « valeurs de la République » et qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme. Une fois encore, cela ne saute pas vraiment aux yeux…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2021

Son fils est mort au Bataclan – « Plus que dans la colère, je suis dans l’obligation d’agir et de participer à l’endiguement de cette idéologie mortifère »

Jean-Pierre Albertini Bataclan

30/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Pierre Albertini a perdu son fils, Stéphane, alors âgé de 39 ans, assassiné au Bataclan, le 13 novembre 2015. En 2020, Jean-Pierre Albertini a écrit un livre, Mourir au Bataclan, livre qu’il a dédié à son petit-fils, fils de Stéphane.

Aujourd’hui, il témoigne au micro de Boulevard Voltaire après avoir assisté à plusieurs audiences du procès des attentats du 13 novembre 2015.


Le silence éloquent de Salah Abdeslam

Jean-Frédéric Poisson sur le procès des attentats du 13 novembre 2015.

Depuis le 8 septembre se tient le procès des attentats terroristes du 13 novembre 2015. Un événement douloureux pour les familles de victimes dont la douleur est cruellement ravivée. Si certains n’attendent rien de particulier de cet événement médiatique, d’autres au contraire souhaitent obtenir justice pour leurs disparus. D’autres encore déclarent qu’ils ne souhaitent pas de récupération politique autour de ce procès. Pourtant, et malgré tout le respect que nous devons à ces victimes, il n’est pas question d’éviter ce sujet. En effet, l’enjeu de cet événement va bien au-delà d’un simple procès. Il met en lumière la lutte qui s’est amorcée entre deux civilisations incompatibles. Une lutte dont beaucoup de Français semblent ne pas avoir conscience, sans doute par méconnaissance de nos adversaires.

Nous ne pourrons pas combattre l’Islam conquérant tant que nous ne comprendrons pas l’état d’esprit de ceux qui ont frappé le Bataclan, l’Hyper Cacher, mais aussi Nice, le marché de Strasbourg et qui ont assassiné le Père Hamel, Arnaud Beltrame et tant d’autres. À cet égard, le silence de Salah Abdeslam depuis son incarcération nous en apprend davantage que les propos qui peuvent émerger de différents interrogatoires de terroristes : Salah Abdeslam se tait. Il ne dialogue qu’avec ses codétenus qu’il influence. Il se tait, car le dialogue ne l’intéresse pas ; notre point de vue n’a pas la moindre valeur pour lui. Il n’attend pas davantage de notre part que nous le comprenions. Il se tait jusqu’à son procès, occasion pour lui de déclarer : « je tiens à témoigner qu’il n’y a point de divinité à part Allah et que Mohamed est son messager » [1]; ce qui constitue, mot pour mot, la profession de foi à l’Islam. Beaucoup semblent étonnés par cette sortie, mais l’explication de son attitude est pourtant limpide : Abdeslam appartient à une autre civilisation au sein de laquelle existe un état d’esprit particulier, façonné par le Coran. Le terroriste n’est pas disposé à la repentance parce que ce qu’il défend se trouve dans une dimension religieuse qui transcende de loin la laïcité, la liberté, l’égalité et la fraternité, valeurs apparemment indépassables de nos sociétés modernes. Pour les musulmans, il s’agit de défendre un véritable droit soufflé par Dieu à son prophète et qui structure toutes les sociétés appartenant à l’Oumma, la communauté des croyants. De là découle le modèle immuable d’une religion qui interdit depuis le Xe siècle et la réforme du calife al-Mutawakil, toute actualisation ou interprétation du Coran. C’est le fond du problème. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que j’avais développé ce sujet dans mon ouvrage L’Islam à la Conquête de l’Occident en 2018. Tout dialogue est impossible tant que les adeptes du Coran se refusent à l’autocritique.

Nous devons comprendre que ces hommes n’ont pas peur de notre justice, qu’ils n’ont pas honte de ce qu’ils ont fait, qu’ils appliquent les conseils du prophète : « Je ne veux rien ni de vous ni du juge. Il n’y a que la justice d’Allah qui compte ! » déclarait Abdeslam en décembre 2020 [2]. Au contraire, ils se réjouissent de pouvoir confirmer leur allégeance à Daech, d’avoir une tribune pour montrer leur bravoure face aux mécréants. Si de notre point de vue, ce sont des criminels, du point de vue de nombreux musulmans, ce sont des héros qui sont allés jusqu’au bout de leurs convictions. Le procès peut avoir du sens pour les victimes, il n’en aura jamais aucun du point de vue des bourreaux.

L’enjeu dépasse l’action de quelques islamistes radicaux, puisqu’une véritable stratégie de conquête de l’Occident est mise en place depuis une vingtaine d’année par les États musulmans qui n’ont jamais caché leurs ambitions pour notre continent. L’idée pour eux consiste à faire avancer la cause de l’Islam dans le monde, quelle qu’en soit la manière. C’est d’ailleurs en substance ce qu’affirme un document stratégique adopté à l’unanimité par ces États réunis au sein de l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture en 2000. Il y a chez eux une négation de notre identité et une volonté de conquête qui pardonne aux terroristes tous leurs excès au nom de la sainte cause du Djihad. Voilà pourquoi, indépendamment du rôle que la justice doit poursuivre dans cette affaire, la question de fond de ce procès est bien celle de l’incompatibilité idéologique de l’Islam conquérant avec notre société européenne. Au-delà de la connaissance de ceux qui nient ce que nous sommes, nous devons également retrouver l’esprit de nos pères, un esprit de service et d’héroïsme, cultiver les vertus qui nous permettront d’opposer notre force à leurs forces, notre civilisation à leur civilisation.

[1] « Attentats du 13 Novembre : fin d’une première audience mouvementée, reprise du procès jeudi à 12h30 »,Le Parisien, le 08/09/2021
[2] « L’administration pénitentiaire rapporte le prosélytisme de Salah Abdeslam en prison », Mediapart, le 08/09/2021

Jean-Frédéric Poisson

Tribune reprise de Causeur

Procès des attentats du 13 novembre – Salah Abdeslam, toute honte bue

Sans qu’il y ait de lien entre islam et islamisme, le terroriste Salah Abdeslam a ouvert son procès avec la chahada, profession de foi musulmane. Une tranquille affirmation de soi devant la cour d’assises laïque et républicaine.

Près de six ans après l’explosion de barbarie islamiste qui a ensanglanté Paris, le procès des terroristes a enfin débuté. Un procès historique, le « procès du siècle » même pour certains observateurs. Ce sont en effet 20 personnes qui comparaissent aujourd’hui devant la cour d’assises spéciale de Paris pour leur implication, à des degrés divers, dans la préparation et la réalisation des attentats du 13 novembre 2015. Un procès sous haute sécurité qui compte 1 800 parties civiles, plus de 300 avocats et qui devrait durer neuf mois.

Au premier rang des accusés, on trouve le Franco-Marocain Salah Abdeslam, seul assaillant encore en vie de la cellule djihadiste. Ce dernier s’est déjà distingué par sa morgue provocatrice en se livrant, dès l’ouverture des débats, à une profession de foi islamiste alors qu’il était invité à décliner son identité. « Je tiens à témoigner qu’il n’y a point de divinité à part Allah et que Mohamed est son prophète […]. Les noms de mon père et de ma mère n’ont rien à faire ici […]. J’ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l’Etat islamique. » Au moins les choses sont claires, l’accusé assume, revendique, ne regrette rien et démontre que les années passées derrière les barreaux ne l’ont pas le moins du monde « déradicalisé » si tant est que ce concept soit autre chose qu’un fantasme pour progressistes toujours en attente de « rédemption », même pour les pires criminels. Par ses propos, Salah Abdeslam prouve également de façon indiscutable que s’il sort un jour de prison, il représentera toujours le même danger pour la communauté nationale.

Mais le tueur islamiste n’en est pas resté là, dépassant toutes les bornes de l’indécence, il s’est également permis de se plaindre de ses conditions de détention, interpellant le président en ces termes : « Ecoutez, Monsieur le Président. On est des hommes, on a des droits. Faut pas nous traiter comme des chiens. Là-bas derrière [en prison], ça fait plus de six ans que je suis traité comme un chien, ça fait six ans que je dis rien car je sais qu’après la mort je serai ressuscité. » Il faut vraiment se pincer pour croire à tant de folle outrecuidance, d’autant plus quand on sait que le régime spécial de détention dont bénéficie l’accusé comprend l’accès à une salle de sport, des promenades régulières, une double cellule et coûte des dizaines de milliers d’euros par an au contribuable français.

Il est vrai que Salah Abdeslam, déjà condamné en Belgique à 25 ans de prison pour avoir tiré sur des policiers, n’a pas grand-chose à perdre et l’on peut espérer que son odieuse arrogance ne fasse qu’inciter un peu plus la cour à lui infliger la peine la plus sévère possible.

On pourra par ailleurs regretter l’absence de certaines personnes sur le banc des accusés, notamment celles qui ont organisé l’immigration massive dans notre pays et se montrent depuis des années d’un invraisemblable laxisme envers l’islam radical. Mais ceci est une autre histoire.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 septembre 2021

Attentats du 13-Novembre – Alexandre Del Valle : « J’espère que ce procès reviendra sur les manquements de nos dirigeants de l’époque »

Alors que le procès des attentats du Bataclan a débuté ce mercredi, le politologue Alexandre del Valle s’exprime au micro de Boulevard Voltaire.

La France va juger les personnes ayant participé de près ou de loin aux attentats du 13 novembre 2015 qui ont coûté la vie à 130 personnes. Un procès sous haute tension et hors normes en termes de nombre de participants. Qu’attendez-vous de ce procès ?

Nous attendons d’en apprendre un peu plus sur les réseaux, les fonctionnements, les motivations et sur les différentes cellules pour pouvoir anticiper les prochaines fois. Ce qui est certain, c’est que la justice est très lente. Deux pays européens sont impliqués, la plupart sont des Belgo-Marocains, il y a également un Tunisien et deux clandestins, dont un arrivant de Syrie. Il y a donc des personnes de différentes nationalités ou ayant des doubles nationalités sur au moins deux pays européens et quatre ou cinq pays au niveau mondial.

Il y a un immense gâchis : peut-être que ces attentats auraient pu être évités si nous avions collaboré, à l’époque, beaucoup plus étroitement avec le régime syrien, sans forcément cautionner, bien sûr, la dictature et le profil de Bachar el-Assad. Un certain nombre des personnes qui vont être jugées, parce qu’ils sont là ou par contumace, figuraient sur une liste remise par les services syriens au ministère de l’Intérieur, sous François Hollande. Or, on n’en avait pas tenu compte car, jusqu’à l’arrivée de Macron, on refusait toute collaboration avec les méchants Syriens. Cela nous a fait perdre beaucoup d’énergie

Par idéologie, on a négligé une menace. Est-ce une complicité passive de l’État ?

C’est plus complexe qu’une complicité. Je l’avais écrit dans Les Vrais Ennemis de l’Occident : à l’époque, sous Hollande, on était au summum de la diplomatie moraliste. Les deux méchants étaient la Syrie et la Russie. Tout était bon pour renverser le pouvoir de Bachar el-Assad, y compris parler des rebelles au lieu de les désigner comme islamistes qu’ils étaient et qui étaient pires que le régime, car liés aux Frères musulmans, au Qatar, et à la Turquie d’Erdoğan et même à Al-Qaïda qui est aussi dangereux, en Syrie, que Daech.

Le Président Hollande lui-même, comme de nombreux démocrates occidentaux, appelait à renverser Bachar el-Assad. Certains, comme les néoconservateurs ou démocrates américains, voulaient intervenir militairement. L’ensemble de l’Occident, excepté l’Espagne, voulait éradiquer un régime dictatorial accusé d’être trop proche de la Russie. Cela aurait permis à l’OTAN de gagner du terrain en Méditerranée et de faire perdre à la Russie le seul accès qu’elle a à la Méditerranée.

Imaginez les islamistes français ou ceux qui étaient tentés d’aller en Syrie. Ainsi, l’imam de Lunel a dit : « Comment voulez-vous nous demander d’empêcher les jeunes de partir en Syrie puisque les pays occidentaux et le Président Hollande disent que Bachar est une ordure qu’il faut dégager ? » Cela a créé un climat de légitimation du djihad contre Bachar et cela a contribué au phénomène.

Il a donc été difficile de collaborer avec les services syriens. Quoi qu’on pense du régime syrien, ce pays était l’épicentre de l’organisation État islamique et d’Al-Qaïda à partir duquel étaient organisés les attentats et formés ceux qui sont venus mitrailler nos jeunes sur les terrasses et au Bataclan. Il aurait donc été obligatoire que les États occidentaux collaborent un minimum avec les interlocuteurs sécuritaires du pays. On n’a pas voulu les écouter, c’est gravissime.

J’espère que ce procès reviendra sur les manquements de nos dirigeants de l’époque.

La deuxième leçon que l’on tire est que l’Europe n’est pas du tout efficace. Les membres du commando du Bataclan se sont enfuis, ils ont été contrôlés par la police du nord de la France, ils étaient déjà condamnés plusieurs fois par la justice et on avait des informations, en Belgique, au sujet de leur radicalisation. La Belgique avait transmis les condamnations pour faits de délinquance, mais rien sur leur radicalisation islamiste. C’est pareil pour la police grecque qui aurait pu arrêter un des membres du commando du Bataclan. Or, elle n’a pas eu les informations de la part de la Belgique. La Belgique a une énorme responsabilité, dans cette histoire. Il n’y a pas eu de collaboration entre les polices de plusieurs États européens qui arrivent à collaborer pour nous empêcher d’aller au ski ou pour des passes sanitaires européens ! Ils ne sont pas arrivés à collaborer au sujet des radicalisés fichés.

C’est donc plus particulièrement le procès des administrations de l’Europe et de la Belgique ?

C’est le procès d’un manquement des administrations européennes qui collaborent sur beaucoup de bêtises et retirent la souveraineté aux États sur des choses inutiles. Et sur la seule chose qui devrait être un domaine de coopération réelle, ils ne sont pas efficaces.

Par ailleurs, il y a aussi un échec énorme de la bureaucratie française. Il y avait la BRI, le RAID, la gendarmerie, les gardes mobiles. Les forces de police et de gendarmerie pouvaient intervenir et elles ont eu l’ordre de ne pas intervenir. Certains ont eu l’ordre de faire demi-tour pour revenir ensuite deux heures plus tard. Il y a eu un couac administratif, une rivalité entre les polices, entre la police et la gendarmerie, entre des ministres. Il y a eu énormément de manquements. J’espère que ce sera aussi le procès des incohérences, des lenteurs administratives et du manque de coopération entre différents corps de police.

Je n’accuse pas la police, c’est de la faute des politiques.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

En France, l’asile pour les réfugiés afghans ou pour les islamistes ?

afghans islamistes

La récente prise de contrôle de l’Afghanistan par les Talibans a amené nos dirigeants à présenter la France comme un refuge pour ceux qui veulent fuir l’islamisme. Notre pays est-il un havre de paix si sûr pour ceux qui refusent l’application de la charia, ou, plus simplement, qui critiquent l’islam ? A bien des égards, les belles déclarations faites par le président de la République et des membres du gouvernement ne résistent pas à l’examen des faits.

Un accueil sans limite

Lors d’une allocation télévisée le 16 août, le président de la République, Emmanuel Macron, a indiqué que la France allait « mettre en sécurité nos compatriotes ainsi que tous les Afghans qui ont travaillé pour la France ». Sans s’en tenir à cette annonce, il a également déclaré que notre pays allait proposer son aide « à tous les Afghans menacés en raison de leur engagement » (1).

On peut s’interroger sur le réalisme de cette position, compte tenu du nombre potentiellement considérable d’Afghans « menacés » soit physiquement soit économiquement par l’arrivée des Talibans aux commandes de l’Afghanistan. Au-delà, notre pays est-il bien placé pour être présenté comme un refuge contre l’islamisme ? Plusieurs raisons que nous présentons ci-dessous permettent d’en douter.

En France, de plus en plus de quartiers conquis par les islamistes

Notre pays est un terrain fertile pour les islamistes : la France a la communauté musulmane la plus importante d’Europe. Les ressortissants d’Afrique du nord sont les plus représentés parmi les étrangers à qui un titre de séjour et la nationalité française sont accordés chaque année (2). Notre pays est donc bien placé, si l’on peut dire, pour subir l’offensive des islamistes qui gagnent chaque jour de nouveaux adeptes. Les islamistes ne se limitent en effet pas à pratiquer leur foi. En France comme ailleurs, ils ont un projet prosélyte d’imposition d’un nouvel ordre politico-religieux.

Un universitaire, Bernard Rougier, a, dans un livre paru fin 2019, décrit méthodiquement l’emprise des islamistes dans une partie croissante de la population musulmane. C’est une véritable stratégie de conquête de quartiers à forte concentration d’immigrés qui est à l’œuvre (3). Et c’est bien en France que cela se passe.

Cette stratégie passe notamment par la création d’écosystèmes islamistes dont les fidèles partagent une vision binaire du monde, divisé entre les mécréants et les fidèles de la communauté des croyants, la « Oumma ».

Les services de renseignement auraient évalué à plus de 100 000 les tenants d’un islam radical clairement identifiés en France (4). Mais comme le révèlent notamment les travaux de l’Institut Montaigne, de plus en plus de musulmans, notamment les jeunes, placent le Coran au-dessus des lois de la République. La conception intolérante de l’islam va donc bien au-delà de ce « premier cercle » (5).

Le fait que nos dirigeants fassent, contrairement à ceux d’autres pays comme l’Autriche, preuve d’une coupable complaisance vis-à-vis de la branche « présentable » des islamistes composée par des Frères musulmans, n’y est sans aucun doute pas étranger.

La stratégie des islamistes vivant en France a également été décrite dans un rapport parlementaire paru en juillet 2020 qui pointe le « développement d’un séparatisme islamiste (qui) s’est accéléré au cours de 20 dernières années » (6). Les rapporteurs soulignent que la mise en place d’écosystèmes intégristes de plus en plus nombreux expose non seulement les musulmans à un repli communautaire, mais également à un risque de radicalisation. Ils citent plusieurs exemples de la diffusion dans la société française de normes islamisées, comme l’importance croissante de la nourriture halal, la généralisation du port du voile parmi les femmes musulmanes, etc.

Pour lire la suite, c’est ici !

Salah Abdeslam, unique survivant des commandos du 13-Novembre

Il est “le dixième homme”, l’unique survivant des commandos du 13-Novembre, celui vers qui tous les regards se tourneront au procès des attentats qui s’ouvre en septembre à Paris. Salah Abdeslam est un ancien petit délinquant et gros fêtard, devenu jihadiste sur le tard.

Il est “le dixième homme”, l’unique survivant des commandos du 13-Novembre, celui vers qui tous les regards se tourneront au procès des attentats qui s’ouvre en septembre à Paris. Salah Abdeslam est un ancien petit délinquant et gros fêtard, devenu jihadiste sur le tard.

Nuit du 13 au 14 novembre 2015, dans une cage d’escaliers de banlieue parisienne. Deux adolescents qui traînent sont rejoints par un jeune homme, qui finit son hamburger et leur propose le reste de ses frites. L’accent belge, une parka, du gel dans ses cheveux noirs, “l’air bien fatigué” et dans un état second – “il rigole pour rien”.

C’est Salah Abdeslam, qui a abandonné sa ceinture explosive et attend de se faire exfiltrer vers sa Belgique natale.

Il discute de tout et de rien, de sa fiancée avec qui il “va bientôt se marier”. Il regarde par-dessus leur épaule une vidéo sur le massacre qui vient d’avoir lieu au Bataclan. Ces attentats, “c’est pas humain”, commente-t-il.

Bientôt, sa photo et son avis de recherche seront partout.

Quelques heures plus tôt, il a déposé trois “kamikazes” au Stade de France. Avant cela il avait fait des allers-retours en Europe pour aller chercher les commandos de jihadistes, acheté du matériel pour les explosifs, loué des planques et les voitures du “convoi de la mort” – son expression – qui prendra la route pour Paris.

A Molenbeek, la commune de Bruxelles où il a grandi dans une famille de cinq enfants, et où il a finalement été arrêté en mars 2016 après quatre mois de cavale, le Franco-Marocain, 31 ans aujourd’hui, n’avait pourtant pas laissé l’image d’un jihadiste en devenir.

– “Fumeurs de joints” –

Son profil était plutôt celui d’un petit délinquant, condamné une dizaine de fois pour délits routiers, violences ou une tentative de cambriolage en 2010 avec un ami d’enfance: Abdelhamid Abaaoud, le futur coordinateur des attentats du 13-Novembre. Ensemble, ils ont fait les “400 coups”, diront des proches.

Gros fêtard, buveur, fumeur, accro aux casinos, Abdeslam est coquet, a souvent “des copines”. Il ne travaille pas, traîne dans les cafés, notamment celui de son frère aîné Brahim – futur tueur des terrasses parisiennes. Un “café de fumeurs de joints”, selon les voisins.

Il lui arrive de prier, mais pas aux bonnes heures. Dès la fin 2014 pourtant, il commence à parler de la Syrie, propose à sa fiancée d’y aller. Elle ne le prend pas au sérieux : il a passé “les trois quarts de sa vie” en boîte de nuit, dira-t-elle aux enquêteurs.

Mais des proches remarquent que les frères Abdeslam entrent dans un “trip Etat islamique”. Ils arrêtent de boire, s’intéressent à la religion. Dans le bar que tient Brahim, on se regroupe maintenant pour regarder des vidéos jihadistes de prêche et d'”appels à la guerre”.

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13-Novembre: huit mois de procès pour essayer de comprendre l’horreur

Salah Abdeslam

Huit mois de procès pour 130 morts, 350 blessés et un pays profondément traumatisé. La France rouvre à partir du 8 septembre le lourd dossier des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les plus meurtriers de son histoire.

Huit mois de procès pour 130 morts, 350 blessés et un pays profondément traumatisé. La France rouvre à partir du 8 septembre le lourd dossier des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les plus meurtriers de son histoire.

Près de six ans après les faits, la cour d’assises spéciale de Paris va juger vingt accusés, dont Salah Abdeslam, seul survivant du commando qui a semé la mort devant le Stade de France, sur des terrasses de bistrots de la capitale et dans la salle de spectacle du Bataclan.

Face à eux, près de 1.800 victimes. Proches des disparus, blessées ou simplement rescapées, toutes marquées au fer rouge de la terreur, en quête de justice, de vérités et de mémoire.

“Ça va être quelque chose de costaud (…) un procès monstrueux”, redoute Thomas Smette, un rescapé du Bataclan qui avait alors 24 ans. “Moi je m’en sors plutôt pas mal (…) la seule chose que ça peut apporter, c’est que d’autres se disent +moi aussi je peux me sentir bien+”.

A partir de la fin septembre et pendant plusieurs semaines, ils se succéderont à la barre de la salle d’audience spécialement aménagée dans le Palais de justice de l’île de la Cité pour raconter l’horreur.

Ce vendredi soir, elle débute par un carnage évité à Saint-Denis, où trois jihadistes font sauter leur ceinture explosive aux abords du Stade de France, plein à craquer pour un France-Allemagne de football. Ils ne feront qu’un seul mort, un miracle.

L’attaque se poursuit dans les rues de Paris où trois tireurs, dont le chef du commando Abdelhamid Abaaoud, mitraillent les clients de quatre restaurants. Leurs balles tuent 39 personnes.

Elle s’achève dans un bain de sang dans la salle du Bataclan, où trois autres jihadistes massacrent méthodiquement à la kalachnikov 90 spectateurs d’un concert de rock, avant d’être abattus par la police ou de se faire exploser.

La France est saisie d’effroi. Son président François Hollande ordonne la fermeture des frontières et décrète l’état d’urgence, une première depuis la Guerre d’Algérie plus d’un demi-siècle plus tôt.

– Comment et pourquoi ? –

Le commando ne sera neutralisé qu’avec la mort d’Abdelhamid Abaaoud, quatre jours après, lors d’un assaut du Raid sur la planque de Saint-Denis où il s’était retranché. Seul Salah Abdeslam parvient à passer entre les mailles du filet et à rejoindre la Belgique, où il sera arrêté quatre mois plus tard.

Devant la cour et les victimes, les enquêteurs raconteront l’identification du commando du groupe Etat islamique (EI), parti de Syrie pour rejoindre l’Europe par la route des migrants.

Ils détailleront les autres opérations de cette cellule franco-belge pilotée depuis la “capitale” du califat, sa traque, et tenteront d’apporter des réponses à LA question du procès: comment ce groupe jihadiste parfaitement identifié a-t-il pu échapper aux services de police et frapper l’Europe en plein cœur ?

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Julien Odoul (RN) : “85% des musulmans afghans sont par exemple favorables à la lapidation : ce sont ces gens là que veulent accueillir les maires écologistes ?”

Immigration : les faits démentent le baratin, par Ivan Rioufol

L’immigration est « une chance pour notre pays », assure encore Emanuel Macron dans la revue Zadig. Cette confortable conviction lui avait fait applaudir, en 2015, la décision d’Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de réfugiés syriens sur son sol. Depuis, la honte de l’antisémitisme nazi a laissé place à un antisémitisme islamiste tout aussi répugnant.

Vendredi, dans les rues d’Hambourg (Allemagne), des groupuscules islamistes liés au mouvement Muslim Interaktiv ont participé à une démonstration de force calquée sur les parades nazislamistes du Hamas à Gaza, aux cris de : « Israël assassin d’enfants ! ». Le même jour, en France, Ndiaye Dieye s’attaquait au couteau à une policière dans le commissariat de la Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique) avant d’être abattu par la police. Les premiers mots de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, ont été pour dire que le forcené, était « un Français né en France ». Dieye était né en effet dans cette même commune en 1981. Il était fiché comme islamiste radical depuis 2016. Condamné une vingtaine de fois depuis 1998, il était sorti de prison en mars. « L’auteur des faits avait purgé sa peine », s’est également empressé de commenter le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. « Il n’y a pas eu d’aménagements. Il avait un suivi socio-judiciaire qu’il a respecté complétement ». Bref, rien de particulier à signaler…

L’obsession du gouvernement est de nier tout lien entre immigration et délinquance, immigration et nouvel antisémitisme, immigration et violences faites aux femmes, immigration et terrorisme, etc. C’est notamment le crédo de Darmanin (« Je suis à 100.000 lieux de faire le lien entre insécurité et immigration »). Mais les faits démentent le baratin. Les chiffres officiels révèlent que 24% des détenus sont des étrangers, majoritairement africains ou maghrébins. S’il n’est pas possible d’avoir des statistiques ethniques concernant les détenus issus de l’immigration, les témoins du monde pénitentiaire s’accordent à reconnaître que les détenus originaires du continent africain « sont massivement surreprésentés particulièrement dans les maisons d’arrêt » (Laurent Lemasson).

Selon le parquet de Paris, 75% des mineurs déférés sont des illégaux. Bref, il faut être intellectuellement malhonnête pour assurer que l’immigration n’a aucune responsabilité dans la nouvelle insécurité. Il faut être déconnecté des réalités comme l’est Emmanuel Macron pour flatter, dans le JDD, « une immigration légale dont nous avons besoin pour notre économie ». L’islamiste de la Chapelle-sur-Erdre était aussi « schizophrène sévère ». Selon le pédopsychiatre Maurice Berger, cette maladie se remarque de plus en plus après des unions consanguines des clans importés. Une chance, l’immigration ? Un peu de sérieux !

Ivan Rioufol

Texte daté du 31 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol