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Débat dans Les Grandes Gueules : La libération des détenus radicalisés vous rassure-t-elle ?

06/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
En 2019, près de 450 détenus radicalisés auront terminé leur peine et seront donc libérés. Nicole Belloubet, la Garde des Sceaux et ministre de la Justice, a affirmé que le gouvernement a les moyens de les suivre. “Nous anticipons leur sortie et nous les suivons de manière extrêmement précise” a-t-elle affirmé ce matin sur BFMTV et RMC.

Cela vous rassure-t-il ? Comment éviter les récidives ? – Avec : Sylvain Grandserre, instituteur. Johnny Blanc, fromager. Et Zohra Bitan, cadre de la fonction publique.


Montfermeil : les communistes défendent l’islamisme, par Francis Bergeron

Montfermeil a souvent des maires qui ne s’en laissent pas compter. On se souvient de Pierre Bernard, bien entendu. Mais son successeur, Xavier Lemoine, ne semble pas non plus du genre à craindre le terrorisme intellectuel. Et pourtant Xavier Lemoine est désormais désigné comme l’homme à abattre, à Montfermeil, et dans le département de Seine-Saint-Denis.

Quel crime a-t-il donc commis ? Il a osé dire – et écrire ! – que ceux qui avaient assassiné le colonel Beltrame étaient des terroristes… islamistes (sic !).

Terroristes, on vous l’accorde, lui ont répondu en substance les membres de son opposition (communiste) au conseil municipal. Mais c’est cette appellation de « terrorisme islamiste » qui ne passe pas auprès de la crème des crèmes de la démocratie et des libertés, à savoir le parti communiste et ses alliés.

Xavier Lemoine avait prévu, avec son équipe du conseil municipal, de baptiser le parvis de la mairie de Montfermeil du nom d’Arnaud Beltrame, cet héroïque officier de gendarmerie, mort à Trèbes le 23 mars dernier, tombé sous les balles de terroristes islamistes…Oh, pardon !, pas « terroristes islamistes », mais terroristes tout court.

Car à entendre les trois élus de la liste Front de gauche, et donc aujourd’hui affilés soit au PC, soit aux « Insoumis », il ne faut surtout pas qualifier ce terrorisme, pour ne stigmatiser personne, et en particulier les musulmans.

La plaque était ainsi rédigée : « Parvis colonel Arnaud Beltrame, officier de gendarmerie 1973 – 2018, mort en héros, victime du terrorisme islamiste. »

Aucun esprit normalement constitué n’aurait vu un motif de grognement pour une telle plaque. Mais l’extrême gauche de Montfermeil, si !

Le vote de la résolution a en effet donné lieu à une polémique avec ces trois élus, conduits semble-t-il par une certaine Angélique Planet-Ledieu. Angélique ne l’est que par son prénom car elle a quitté la salle du conseil municipal, et annoncé qu’elle boycotterait l’inauguration officielle de ladite plaque

« Vision de la guerre de religion »

Elle reproche en fait trois choses au maire, dans cette affaire

Une trop grande proximité avec Robert Ménard, le maire de Béziers, qui n’hésite pas non plus à évoquer le terrorisme islamiste (notons que Macron lui-même, dans son hommage à Beltrame, avait parlé de terrorisme islamiste)
Son esprit de provocation, qui « inscrit dans le marbre sa vision de la guerre de religion ».
Une stigmatisation des musulmans, car il y aurait une trop grande proximité du son entre les mots « islamiste » et « islamique »,

Madame Planet-Ledieu, demande donc « de ne pas citer l’origine du terrorisme » pour ne pas pratiquer d’amalgame avec la masse des musulmans

Xavier Lemoine a eu beau jeu de répondre que, dans les rues de France qui portent le nom d’un héros de la dernière guerre ou d’un déporté, on ne se gêne pas pour indiquer sur la plaque que ces personnes ont été les victimes des nazis, des Allemands, des SS, voire de Vichy (avec l’approximation historique, pour ne pas dire plus, qu’implique une telle affirmation).

Nous sommes, dans l’affaire de ces trois fous de Montfermeil, dans ce qui ressemble bien à une sorte « d’intelligence avec l’ennemi », telle que la pratiquaient par exemple les dockers cégétistes dans le port de Marseille, pendant la guerre d’Indochine…

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Le problème n’est plus celui des « revenants » du djihad mais des « sortants » ! – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

En 2016, le spécialiste du djihad David Thomson avait publié un ouvrage intitulé « Les revenants : ils étaient partis faire le djihad, ils sont de retour ». Ce néologisme « revenant », servant à désigner les djihadistes partis de France pour rejoindre les théâtres d’opération irako-syriens s’est depuis imposé, jusqu’à faire son entrée dans la nouvelle édition du Larousse en 2018.

Malheureusement, l’évolution des menaces est de plus en plus rapide. Aujourd’hui, ce n’est plus tant le phénomène des « revenants » qui pose problème (l’essentiel des djihadistes qui devaient revenir sont déjà revenus, les autres vont mourir ou être condamnés sur place, et parmi eux seule une petite minorité reviendra en France) mais celui des « sortants ». Ce nouveau terme sert à définir tous ces revenants qui ont été condamnés à de la prison à leur retour en France et vont prochainement retrouver la liberté.

Le 28 mai 2018, le procureur de Paris François Molins a déclaré sur BFM TV qu’environ « une vingtaine de détenus » pour terrorisme sortiraient de prison au terme de leur peine en 2018. Un nombre identique de détenus pour terrorisme sont libérables en 2019, a ajouté le magistrat. « On court un risque majeur qui est celui de voir sortir de prison à l’issue de leur peine des gens qui ne seront pas du tout repentis, qui risquent même d’être encore plus endurcis compte tenu de leur séjour en prison », a relevé le magistrat.

Le président du Centre d’Analyse du Terrorisme (CAT), Jean-Charles Brisard, a dévoilé à RTL.fr que parmi les djihadistes jugés pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, 59 % seront libérés avant 2020. Une quinzaine d’entre eux ont déjà été libérés, surtout entre 2016 et 2017, précise le spécialiste qui a eu accès aux documents.

Jean-Charles Brisard s’est étonné de peines si courtes, alors que la criminalisation des retours de zone irako-syrienne avait été mise en avant. Selon lui, seulement 6 ont été jugés aux assises, les autres en correctionnel. Condamnés en France, au cours de la précédente décennie, à de lourdes peines pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », ils sont environs 500, à être libérables d’ici à 2020. Quelque 1 500 prisonniers de droit commun soupçonnés de s’être radicalisés derrière les barreaux, viennent s’y ajouter.

La prison n’est plus seulement l’école du crime elle est aussi celle du djihad.

Un parallèle peut être dressé avec la situation algérienne lors des années 90. De nombreux algériens étaient partis faire le djihad en Afghanistan puis étaient revenus dans leur pays d’origine. Durant la guerre civile qui a ensanglanté l’Algérie ensuite, ce sont ceux qu’on appelait « les Afghans » qui ont structuré les groupes terroristes responsables des massacres et des tueries à grande échelle en important des techniques de combat grâce à leur expérience. L’influence fut si importante qu’on parla à l’époque de « machine de guerre afghane ». Sans réaction du pouvoir politique, nous nous dirigeons malheureusement à toute allure vers la découverte sanglante de la machine de guerre syrienne.

Jérôme Barbet

Texte repris du site de : Les Identitaires

La mise à l’écart des islamistes dangereux est juridiquement possible selon le CERU

17/05/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dès que l’on apprend que l’auteur d’un attentat terroriste était fiché, la question de savoir ce qu’il aurait été possible de faire pour prévenir l’acte se pose avec plus d’acuité. Selon la doxa dominante, le fait d’être fiché ne signifie pas que l’on a commis une infraction, ce qui justifie la relative inaction des pouvoirs publics.

Selon une étude du Centre d’études et de recherches universitaire, proche de l’UNI, il existe néanmoins des outils dans notre droit pour contrer plus efficacement la menace du terrorisme islamiste.

D’abord, tous les individus fichés « S » (pour sécurité de l’Etat) ne sont pas également dangereux. Seule une partie sont en outre fichés pour radicalisation à caractère terroriste dans un fichier baptisé FSPRT. Il s’agit en pratique d’islamistes jugés dangereux. Or nombre d’entre eux ont déjà été condamnés pour d’autres crimes ou délits. S’il s’agit d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire, il est possible de les expulser. S’il s’agit d’étrangers en situation régulière, leur permis de séjour pourrait leur être retiré ou non renouvelé.

Que peut-on faire si les individus en question n’ont pas été condamnés ou s’ils sont de nationalité française ?

Dans la plupart des cas, une poursuite pour apologie d’acte terroriste peut être engagée. Le juge peut aussi, à travers un suivi socio-judiciaire, imposer à l’individu un lieu de résidence fixe, ou demander un placement sous surveillance électronique mobile. Une surveillance judiciaire peut également être mise en place pour des détenus condamnés ayant purgé leur peine.

Il s’agit donc plutôt d’une question de volonté politique.

Lorsqu’il était député de l’opposition, l’actuel Premier ministre avait proposé un placement en « centre de rétention spécialisé » des individus fichés. L’ancienne ministre Jeannette Bougrab demande quant à elle d’ouvrir le débat sur les mesures d’exception. Sans même créer de nouvelles mesures, une application plus stricte du droit existant pourrait contribuer à une prévention plus précise. En deçà de la limite juridique qui consiste à ne pas priver un individu de liberté sans contrôle du juge judiciaire, il est donc possible de mettre à l’écart les islamistes.

Comment les islamistes de la Ghouta réduisaient la population civile en esclavage, par Antoine de Lacoste

On en sait un peu plus sur les méthodes de « gouvernement » des différentes milices islamistes.

Depuis que l’armée syrienne a libéré la quasi-totalité du territoire de la Ghouta, cette vaste banlieue est de Damas, on en sait un peu plus sur les méthodes de « gouvernement » des différentes milices islamistes.

La population se taisait par peur des représailles, l’ineffable OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) n’était sans doute pas au courant, donc les médias non plus.

Et pourtant… Des milliers d’hommes ont été, pendant des années, réduits en esclavage par les islamistes pour construire leur arme de guerre favorite : les tunnels.

On sait que ces tunnels, qui peuvent s’étendre sur des dizaines de kilomètres, ont été largement utilisés par les islamistes depuis le début du conflit. Afin de parfaire leur technique, les dirigeants de Daech avaient même fait venir en Syrie des spécialistes reconnus : des militants du Hamas palestinien qui avaient bâti un réseau remarquable dans la bande de Gaza.

Depuis, l’ensemble des groupes islamistes utilisaient cette méthode afin de se protéger des bombardements, de ravitailler des zones encerclées ou de monter des embuscades dans le dos de l’armée syrienne.

Seulement, creuser des tunnels, c’est long et fatigant. Et puis les combattants ont mieux à faire. Alors, quoi de mieux que de rafler les hommes en état de creuser, tout en assurant la subsistance de leurs familles, étroitement surveillées comme il se doit ?

La main-d’œuvre n’étant pas toujours suffisante, Jaych al-Islam, le groupe salafiste qui tenait Douma jusqu’à présent, s’est livré à de nombreux enlèvements en zone loyaliste. L’opération la plus spectaculaire a eu lieu en 2013 à Adra : des dizaines de fonctionnaires et de civils pris au hasard ont été enlevés, certains avec leurs familles. Les prises les plus intéressantes ont été incarcérées, les autres envoyées dans les tunnels. On les a appelés « les kidnappés d’Adra ». La plupart sont alaouites, la confession de la famille Assad. Rappelons que cette incursion à Adra s’est accompagnée de massacres épouvantables, mais cela n’a pas beaucoup intéressé l’OSDH.

Plusieurs de ces esclaves ont disparu. Leurs familles n’ont aucune nouvelle et, depuis que la Ghouta est progressivement libérée, de nombreuses mères ou épouses font le guet. En effet, des dizaines de prisonniers ont déjà été libérés à la faveur des négociations menées par les Russes et chacun espère voir réapparaître les siens.

D’autres prisonniers ont été vus récemment : afin d’empêcher les bombardements, les islamistes les mettaient dans des cages qu’ils disposaient au milieu de la chaussée…

Les familles sont également sans nouvelles de plusieurs dizaines de femmes, et le pire est à craindre pour elles.

Tous ces prisonniers, dont on ignore le nombre exact, ont été au cœur des négociations de ces derniers jours qui vont aboutir à la libération totale de l’est de la Ghouta.

Antoine de Lacoste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le Congrès de l’UOIF attise la haine contre la France, par Caroline Parmentier

Le 35e rassemblement des islamistes de l’ex-UOIF a bien eu lieu samedi et dimanche au Bourget malgré les demandes d’interdiction de plusieurs personnalités dont Marine Le Pen. Le stand « Free Tariq Ramadan » y a connu un franc succès.

Quelques jours seulement après que Macron a juré sur la tombe d’Arnaud Beltrame qu’il allait s’attaquer à « l’hydre islamiste », Musulmans de France (nouveau nom de l’Union des organisations islamiques de France) lié aux Frères musulmans, interdit et classé comme groupe terroriste par de nombreux pays à travers le monde, a toujours pignon sur rue. En plein contexte des attentats islamistes de Trèbes et de Carcassonne et de l’assassinat de Mireille Knoll, ce rassemblement qui a réuni 170 000 musulmans, (le plus important du genre en Europe) avait annoncé ses prédicateurs attitrés, comme Ahmed Jaballah ou Tareq Oubrou, l’imam Iquioussen, célèbre pour avoir qualifié les juifs « d’avares et d’usuriers », Nabil Ennasri, pour qui « le djihad, dans le cadre d’une lutte armée défensive contre un système oppressif, est parfaitement légitime pour le peuple syrien » ou encore Sofiane Meziani, pour qui il faut « en finir avec la démocratie française ».

Rappelons que la très radicale UOIF a officiellement appelé à voter Emmanuel Macron à la dernière présidentielle. Un soutien que ce dernier n’a jamais rejeté.

Tariq Ramadan toujours influent

Mais l’un des orateurs vedettes de ce congrès manquait à l’appel. Et pour cause, il est en prison, accusé de viols par trois femmes. Toutefois ses livres, ainsi que ceux de son frère Hani Ramadan (qui appelle à la lapidation des femmes en cas d’adultère) sont en bonne place. Et surtout le stand de son comité de soutien « Free Tariq Ramadan » (Libérez Tariq Ramadan) à la place d’honneur dans le hall d’accueil, n’a pas désempli. Barbus et femmes voilées s’y pressent pour signer la pétition de soutien (adressée au président de la République et au ministre de la Justice) et acheter les livres du prédicateur islamiste. Cette pétition réclamant sa libération, rédigée en trois langues – français, anglais, arabe – a déjà recueilli près de 120 000 signatures, et la collecte de fonds pour les frais de justice avait atteint 100 000 euros en quelques jours.

Les leaders associatifs musulmans battent le rappel de la communauté depuis des semaines sur les réseaux sociaux. La banlieue n’est pas loin d’en faire un martyr. Il faut dire que Tariq Ramadan y a fait l’éducation politique et religieuse de beaucoup de jeunes Français de la deuxième génération d’origine maghrébine. Au Bourget, la révolte gronde : on entend que « ses droits fondamentaux sont bafoués » et qu’il vit une « incarcération sans jugement, sans fondement et dans un état de santé alarmant ». « L’affaire a perturbé la communauté, cela nous met en colère de voir qu’un musulman est traité de cette manière dans ce pays », déclare un certain Jamel au Figaro.

Le président des Musulmans de France, Amar Lasfar, fait monter la pression : « Nous assistons à un lynchage médiatique, nous prions Dieu pour qu’il soit libéré et blanchi. Même s’il était condamné, la pensée de Tariq Ramadan restera. Personne ne peut remettre en cause ce qu’il a enseigné. D’ailleurs, ses livres se vendent comme des petits pains sur son stand. »

Musulmans de France n’a pas formellement condamné les attentats de Trèbes et de Carcassonne.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 3 avril 2018

Une loi pour incarcérer les fichiers S !, par Guy Rouvrais

Il n’y aurait donc rien à faire ! Les fichés S n’ayant rien commis d’illégal et n’étant pas condamnés, on ne saurait les incarcérer ou les mettre en rétention. Il faut attendre. Quoi ? Qu’ils nous aient frappés ! Et, alors là, vous verrez la machine policière et judiciaire se déployer dans toute sa force et les complices impitoyablement traqués. Et d’ici là ? Rien. On garde seulement un œil sur eux, on fait des « sondages » pour savoir où ils en sont, mais s’ils se tiennent tranquilles, on les laisse en paix. Redouane Faïd était de ceux-là, père peinard du salafisme, charmant garçon aux dires de ses voisins, rien ne laissait présager un passage à l’acte. Daech est prompt à exploiter les failles de nos moyens de répression, il est probable qu’il conseille à ses sbires de ne pas se faire remarquer pour qu’on abandonne leur surveillance et qu’ils puissent ainsi semer la terreur.

Les Français en ont assez d’entendre nos ministres nous expliquer après chaque attentat ou presque, que l’assassin islamiste, fiché S, était bien connu des services de police et que, d’ailleurs, il allait être convoqué sous peu pour faire le point avec lui. De deux choses l’une : ou bien le fichage doit permettre d’empêcher ceux qui y figurent d’agir ou s’il n’est pas fait pour ça, il est inutile. Or, ceux qui y sont inscrits sont des suspects, potentiellement capables de tuer, égorger, poser des bombes. Dans ce cas, le principe de précaution qui figure dans notre Constitution, devrait imposer de les mettre hors d’état de nuire avant qu’ils frappent.

Mais la loi ne nous le permet pas, dit-on à gauche et à droite. Alors, si la loi actuelle ne l’autorise pas, faisons-en une nouvelle ! Les temps changent, la loi change. N’est-ce pas ainsi qu’on justifie la légalisation de l’avortement, le « mariage » gay, la PMA ? Puisque les mœurs évoluent, la loi doit suivre, dit-on. Ne serait-ce donc valable que pour la dégradation des mœurs et non pas la protection de nos concitoyens ?

C’est une question de volonté politique, le juridique suit, il y a dans les cabinets ministériels des spécialistes ! Quand on a voulu bâillonner les partisans du respect de la vie, bafouer le droit à la liberté d’expression, on a inventé ce délit inédit « d’entrave à l’avortement », visant à empêcher de fournir aux femmes enceintes une alternative à l’avortement. Où étaient-ils alors les thuriféraires de l’Etat de droit ?

Mais si la créativité juridique est en panne pour empêcher les fichés S de tuer, qu’on se réfère à l’action de tous les Etats quand ils sont en guerre : ils mettent en rétention les ressortissants des pays étrangers à titre préventif. Ce qui fut fait en France, en 1939, lors de la déclaration de guerre : des milliers d’Allemands résidant sur notre sol furent mis en rétention à Montrouge et au Vél d’Hiv. Ils n’avaient rien fait contre nous, mais ils représentaient un danger potentiel. Or, nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique. Les gouvernements successifs nous l’ont dit et répété. S’il ne s’agit pas d’une simple façon de parler pour prendre la pose du chef de guerre, il faut passer de la parole aux actes et appliquer les lois de la guerre en incarcérant les fichés S qui ont fait acte d’obédience à l’Etat islamique.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 28 mars 2018

Arnaud Beltrame, ou le don de soi

Brutalement, la France et son oligarchie se trouvent confrontées à un acte véritablement héroïque, le sacrifice, le don de soi. Il s’agit là d’un événement dont on ne saurait minimiser la portée.

Arnaud Beltrame a offert sa vie pour en sauver une autre. La France en est sidérée. Le Président Macron, prompt à l’emphase, avait tendance à employer le mot « héros » à tort et à travers pour parler de Johnny Hallyday ou des professeurs de français. Brutalement, la France et son oligarchie se trouvent confrontées à un acte véritablement héroïque, le sacrifice, le don de soi. Il s’agit là d’un événement dont on ne saurait minimiser la portée. Comme l’a dit le père Jean-Baptiste, chanoine régulier de l’abbaye de Lagrasse, qui a donné la bénédiction apostolique avant la mort au lieutenant-colonel, qu’il devait marier prochainement, la « folie de ce sacrifice » dépasse les simples obligations professionnelles d’un officier de gendarmerie. Elle transcende même l’héroïsme.

L’héroïsme est courageux. Il n’est pas fou. Le héros ne se livre pas à la mort sans défense, ou alors il le fait parce qu’il n’a pas le choix. Jean Moulin, sous les coups, ou Pierre Brossolette, en se suicidant, étaient prisonniers de la Gestapo et ne voulaient pas parler. Les soldats encerclés par l’ennemi et qui préfèrent la mort plutôt que de se rendre obéissent à un code de l’honneur national. Deux militaires russes viennent d’en donner l’exemple en Syrie. Dans tous ces comportements, la raison n’est pas absente. Le raisonnement calcule les chances pour les uns de réussir à maîtriser le danger, pour les autres d’affronter la mort volontairement plutôt que la subir de manière plus horrible, en exposant son pays à l’humiliation ou au chantage.

Le sacrifice d’Arnaud Beltrame est d’une autre nature qui stupéfie. Certes, il a sans doute espéré que son téléphone resté ouvert guiderait l’action des forces de l’ordre, mais il a exposé sa vie sans arme devant un terroriste qui pouvait trouver, dans l’assassinat d’un lieutenant-colonel de gendarmerie, l’aboutissement le plus « heureux » de son action et la clef du paradis d’Allah. C’est en cela que réside sa « folie ». Il a estimé que la vie d’une caissière de magasin méritait de lui sacrifier celle d’un officier.

Il y a, dans la volonté d’Arnaud Beltrame d’échanger sa vie contre celle d’une personne anonyme, une dimension qui peut au minimum résider dans une conception du devoir hors du commun. La protection des personnes est l’impératif le plus important des policiers ou des gendarmes. Doit-elle aller jusqu’à échanger sa vie contre celle de l’individu menacé ? Dans ce cas, il y a une disproportion qu’on ne peut comprendre qu’en impliquant une dimension religieuse. Mourir à la place de quelqu’un, ce n’est pas le devoir d’un gendarme, c’est le message le plus profond du christianisme. C’est celui du Dialogue des carmélites de Bernanos et, en cette semaine sainte, celui du Christ qui meurt pour racheter l’humanité. L’interchangeabilité des hommes, le plus fort à la place du plus faible, le plus riche à la place du plus pauvre est cette folie chrétienne qui inspire la sainteté plus que l’héroïsme, pour reprendre ces deux modèles dont Bergson pensait qu’ils incarnaient la morale « complète ».

Saint ou héros, l’exemple est un appel. Puisse celui-ci être entendu. Il y a donc encore, dans une France dominée par le matérialisme, l’appétit de réussir, l’individualisme narcissique, des hommes qui sont patriotes au point d’exposer leur vie pour la France, des militaires pour qui le devoir est un absolu, des chrétiens capables de donner leur vie pour en sauver une autre. Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est la preuve que ces hommes n’ont pas disparu, car il en est la synthèse. Son image devrait redresser l’espoir en notre nation, ressusciter en elle civisme et patriotisme, et rappeler que la « folie chrétienne » qui veut sauver une vie à tout prix est infiniment plus humaine que celle des lâches meurtriers qu’on nomme « fous de Dieu ». Il faut que cette leçon redonne une pleine conscience de notre identité, et du respect qu’elle mérite au point de vouloir la défendre. C’est à ce prix que le sacrifice d’Arnaud Beltrame n’aura pas été politiquement vain.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Vu sur Twitter

Le ministère de l’Intérieur donne son accord aux islamistes pro-charia et pro-niqab pour la réouverture de la mosquée de Stains

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Colonel Hogard

Colonel Hogard : « A un moment, il faudra faire donner l’armée sur le sol français »

01/12/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le colonel Jacques Hogard le dit clairement sur TV Libertés : « A un moment donné, il faudra, hélas, faire donner l’armée face au radicalisme sur le sol français. » Or le colonel Hogard n’est pas n’importe qui : ancien officier de la Légion étrangère, il a été le commandant des forces spéciales au Kosovo en 1999. Sa décision de porter secours aux communautés monastiques en danger et de protéger les monastères orthodoxes victimes des pires exactions de la part des Albanais de l’UCK, lui a valu la plus haute distinction de l’Eglise serbe orthodoxe.

Ce militaire respecté et écouté est un des meilleurs spécialistes des Balkans. C’est à ce titre qu’il revient sur la condamnation décriée du général Ratko Mladic, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie. Et donc, pour TV Libertés, il s’exprime sur la révision de l’opération Sentinelle et sur l’action et la personnalité de l’ancien chef d’Etat major, le général de Villiers. Un entretien sans concession.

Une affiche de l’État Islamique évoque un prochain attentat à Rome

30/11/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Une nouvelle affiche pro-attentat diffusée par la Wafa Media Foundation (agence de propagande de l’État Islamique), menace de perpétrer des attentats terroristes à Rome à l’occasion des fêtes de Noël.

Elle montre un djihadiste avec à ses pieds un loup et sac à dos dont émerge un fusil lance roquette. Ce sont les chrétiens qui sont la visés, ainsi il est inscrit : «La fête des Croisés approche, montrez-leur le sens du terrorisme, ne retiens pas ton sang, la récompense est le paradis».

L’affiche appelle donc les “loups solitaires” à passer à l’attaque et à tuer les chrétiens sans épargner son propre sang dont l’effusion mènera directement au paradis d’Allah…


Reportage : Les Identitaires au Bataclan, par Caroline Parmentier

Dès la fin de matinée, ce samedi 25 novembre, le quartier Cambronne / La Motte-Piquet est quadrillé par les forces de l’ordre. Dispositif impressionnant en nombre visant à empêcher tout rassemblement : contrôles d’identité répétés, prises en photos de certains jeunes, fouilles. Malgré tout, un petit groupe se forme devant le bar Le Pierrot. Des sommations appelant à la dispersion retentissent.

Romain, l’un des responsables de Génération Identitaire, nous déclare :

« Nous avions face à nous une extrême gauche qui ne respecte pas les règles alors que nous les respectons, et la justice a fait le choix de nous interdire. Ce comportement est scandaleux. On ne peut pas fonctionner comme ça. On a en France aujourd’hui un vrai manque de courage politique. Les politiques n’osent pas se positionner pour lutter contre l’islamisme, pour lutter contre l’immigration massive qui est quand même le fait générateur de cet islamisme. On a des pouvoirs publics qui sont complaisants avec ces islamistes, complaisants avec l’extrême gauche. On préfère aujourd’hui interdire de manifester à des Français, des patriotes, qui souhaitent protéger leur pays plutôt qu’à ceux qui posent des problèmes. Mais Génération Identitaire continuera à être en première ligne face à l’islamisation et face à l’immigration massive. »

Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia, prend la parole devant une haie de gendarmes : « La liberté de manifester est une liberté constitutionnelle et le préfet de police a eu tort de l’interdire. C’est un scandale que le tribunal administratif ne garantisse pas la liberté de manifester et la liberté d’expression. C’est une liberté fondamentale. Nous ne sommes pas en Corée du Nord… Nous sommes dans un régime de plus en plus totalitaire et ce qui se passe est donc extrêmement grave. Nous avons un petit dictateur qui s’appelle M. Macron ! »

Hélène Rochefort

Ni ballons roses, ni ballons bleus, ni bougie, ni nounours. Interdits de manifester, les militants de Génération identitaire se sont rassemblés devant le Bataclan pour dénoncer l’islamisme et ses centaines de victimes en France.

La manifestation était prévue de longue date et organisée en toute légalité avec l’autorisation de la préfecture de police. Au dernier moment, sous la pression de l’extrême gauche qui annonçait une violente contre-manifestation, la préfecture a décidé d’interdire la manifestation Identitaire. « Comme d’habitude » relève Jean-Yves Le Gallou, « le système utilise les “antifas” comme chiens de garde. »

Les militants identitaires se sont alors rassemblés spontanément devant le Bataclan aux cris de « Pas d’islamistes dans nos quartiers » ou encore « Tout le monde déteste les islamistes ». 15 personnes ont été interpellées.

« Nous combattrons l’islamisme avec ou sans l’autorisation de ceux qui ont décidé de les protéger », déclare l’association dans un communiqué. « Vous pouvez nous faire confiance, Génération Identitaire, fidèle à son ADN sera très bientôt de retour dans la rue ! »

« La devise du pouvoir macroniste, c’est deux poids, deux mesures » dénonce Jean-Yves Le Gallou : « Complaisance avec l’extrême gauche et préférence immigrée. Répression pour les patriotes et les Identitaires. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 28 novembre 2017

Génération identitaire Défendons l'Europe 2

Scandale : la manifestation « Face aux islamistes : défendons l’Europe » définitivement interdite !

25/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La manifestation de Génération identitaire « Face aux islamistes : défendons l’Europe » est définitivement interdite. Le tribunal administratif de Paris a rejeté le préféré-liberté déposé par les organisateurs après que la préfecture de police avait décidé, hier, d’interdire la manifestation sous la pression de l’extrême gauche, qui menaçait de commettre des actions violentes et de créer des tensions.

« Nous étions confiants en nos chances de gagner cette bataille judiciaire, tant les justifications de la préfecture de police étaient absurdes », indique Génération identitaire dans un communiqué, ajoutant :

« La nouvelle est tombée ce matin : notre manifestation est définitivement interdite. La justice, si douée pour protéger les délinquants et les clandestins, refuse à la jeunesse européenne la possibilité de défiler chez elle, dans ses rues, contre l’islamisme. »

Prenant acte de cette décision – la manifestation n’aura donc pas lieu –, Génération identitaire ne baisse pas les bras et ajoute, dans ce même communiqué :

« La répression et l’acharnement judiciaire ne nous ont jamais fait plier, au contraire nous en sommes toujours sortis plus forts. Vous pouvez nous faire confiance, Génération Identitaire, fidèle à son ADN, sera très bientôt de retour dans la rue ! »

Vu sur Facebook

Manifestation « Face aux islamistes : Défendons l’Europe ! » – 25 Novembre à Paris

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Carmel Verdun

Deux islamistes s’invitent dans le carmel de Verdun : “Si vous ne vous convertissez pas, vous irez en enfer”

17/11/2017 – VERDUN (NOVOpress) : Deux hommes se sont introduits vendredi 10 novembre dans le Carmel de Verdun, exhortant les sœurs à se convertir à l’Islam. « Ils ont prié en arabe pendant les vêpres », souligne Mgr Gusching. « Ils se sont présentés comme des annonciateurs et leur ont dit : si vous ne vous convertissez pas, vous irez en enfer ».

Dominique Bilde Verdun

Dominique Bilde

A en croire l’imam de Verdun, raconte Dominique Bilde, élue FN de la Meuse, « le plus jeune des deux hommes se serait converti “depuis deux ou trois “. On le sait, les néo-convertis ont une tendance fâcheuse à vouloir prouver leur zèle, désireux d’être exemplaires vis-à-vis de la communauté qui les accueillent. »

Dans un communiqué publié en tant que député au Parlement européen, Dominique Bilde écrit : « Nous devrions nous poser les bonnes questions : comment est-il possible que des jeunes vivant à Verdun, lieu si emblématique de notre histoire, en arrivent à se convertir à un islam aussi orthodoxe ? Parce que nos dirigeants ont laissé faire. Parce qu’ils ont laissé la rue au salafistes. Parce qu’ils n’ont pas voulu lutter sérieusement contre l’immigration et ont laissé des communautés s’organiser, vivre hors de la France. Il faut agir et vite, sans quoi la France pourrait un jour sombrer dans une terrible guerre de religion. »



Chard Obono

Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour : ces femmes qui insultent la France

Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour. Ces trois femmes ont en commun de haïr la France et de l’insulter. Elles se soutiennent mutuellement. Islamo-collabos, racistes et antisémites, elles tiennent des propos criminels voire dangereux. Comme la négation de la radicalisation ou l’apologie du terrorisme islamiste. De qui accepterait-on de tels « dérapages » répétés ?

Danièle Obono plaît beaucoup aux médias. Après avoir affirmé que le comportement d’un chauffeur de bus qui refuse de conduire un bus souillé par les mains d’une femme ne relève pas de la radicalisation islamiste (voir l’interview de Ghislaine Dumesnil qui lui répondait dans Présent du 3 octobre), Obono va encore plus loin et fait corps avec la racialiste Houria Bouteldja.

Dimanche au micro de Radio J, la députée de la France Insoumise s’est lancée dans une défense enflammée de la femme porte-parole des Indigènes de la République (PIR) qui s’est illustrée à de multiples reprises, par ses déclarations communautaristes mais aussi antisémites et homophobes.

« Je considère Houria Bouteldja comme une camarade, c’est dans le mouvement antiraciste que je l’ai connue, c’est dans ces luttes-là que l’on s’est battues. »

Que pense Mélenchon de la substitution du concept de la lutte des races à celui de la lutte des classes et de la complaisance à l’égard des thèses racistes et antisémites ? On aimerait bien l’entendre là-dessus.

Leurs « martyrs »

La justice vient d’ordonner la réintégration à la mairie de la Courneuve de Sonia Nour, militante communiste et collaboratrice du maire PCF. Elle avait été suspendue par le maire Gilles Poux, après un tweet qualifiant l’auteur de l’attaque de Marseille de « martyr ».

Le 2 octobre, au lendemain de l’égorgement au couteau de Mauranne et Laura par un djihadiste se revendiquant de l’Etat islamique, Sonia Nour écrivait : 

« Quand un martyr égorge une femme et poignarde une autre là ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, civilisation Bla Bla Bla…. Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les deux jours, on l’entend moins votre grande gueule. »

Le tribunal administratif de Montreuil a ordonné qu’elle soit réintégrée dans ses fonctions, « jusqu’à ce que le tribunal statue sur le fond de l’affaire ».

Sonia Nour va donc pouvoir continuer à faire entendre son discours islamo-indigéniste dans nos banlieues et nos cités. Elle qui se présente sur son compte Twitter comme une « militante décoloniale », accusant la France qu’elle « emmerde » selon ses propres termes, d’être « raciste, patriarcale, psychophobe, bourgeoise, communautaire, consanguine et maltraitante ». Thèses ordinaires des Indigènes de la République. Houria Bouteldja est d’ailleurs montée au créneau pour défendre Sonia Nour dénonçant « des méthodes expéditives et lâches » contre elle. Et maintenant la députée Obono monte au créneau pour défendre Bouteldja et la boucle est bouclée.

En qualifiant de « martyr » l’assassin de Maurane et Laura, outre l’ignominie de ces propos à l’égard des familles des victimes, c’est pour apologie du terrorisme que Sonia Nour doit être traduite en justice. Elle nous expliquera ce qu’il y a d’héroïque et de saint à égorger des jeunes femmes de 20 ans, à massacrer 130 personnes dans une salle de concert, à lancer un camion tueur sur une foule d’innocents ou à mettre une balle dans la tête d’une petite fille juive de huit ans.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 8 novembre 2017

sharia califat Britain

Des « califats localisés » implantés dans de nombreuses villes d’Europe, par Yvan Blot

Yvan Blot

Yvan Blot

Dans la revue du ministère des Affaires étrangères russe, La Vie internationale, on trouve un article du rédacteur en chef Armen Oganessian qui s’inquiète de la création de « califats localisés » dans les villes d’Europe occidentale. Il constate que le grand nombre d’immigrés illégaux de religion musulmane est un obstacle à leur intégration.

Se retrouvant entre eux, dans un milieu perméable aux réseaux islamistes, ces populations constituent de plus en plus des enclaves où règnent la charia et les tribunaux islamistes. Les États sont dans l’incapacité d’enrayer cette évolution.

Selon M. Oganessian (*) :

« L’apparition de communautés monoethniques et monoreligieuses, une sorte d’enclaves fermées, a poussé à la faveur de l’autorisation de construire des mosquées accordées aux musulmans. C’est l’Arabie Saoudite qui a financé en large partie ; (…) les mosquées ont dressé une barrière entre les musulmans et la société ouest-européenne (…) selon l’institut de l’Orient de l’Académie des sciences de Russie. Et tout cela s’est opéré dans le cadre des droits et des libertés garantis par les constitutions démocratiques des pays occidentaux. (…)

« L’éducation des jeunes, les cours de Coran, l’arbitrage des conflits entre musulmans, entre travailleurs immigrés et employeurs, entre membres de la communauté et institutions, tout cela se faisait au sein des enclaves où l’autorité, incontestable et en dernier ressort, est détenue par l’imam.

« Les tribunaux de la charia ont commencé leurs activités dans presque l’ensemble de l’Europe occidentale en dominant les diasporas musulmanes et en se substituant aux cours de justice de l’État. Les tribunaux de la charia en Europe sont financés en majeure partie par le Qatar. Ces enclaves musulmanes incrustées en Europe sont désignées par le terme expressif de “califat localisé” ».

Ces territoires sont de fait sous la loi islamiste, notamment en ce qui concerne le statut des femmes, toute autre religion que l’islam est de facto interdite de séjour et rien ne s’oppose sérieusement à la diffusion des idées djihadistes.

Califat MolenbeekDans ces zones peuplées d’immigrés clandestins non recensés par la police (sauf dans quelques pays sérieux comme la Suisse et la Norvège), l’activité de recrutement et de formation des nouveaux djihadistes échappe aux forces de l’ordre. Ces petits « califats localisés » sont des territoires où les imams islamistes font régner la loi islamiste, la charia, et où les tribunaux islamistes concurrencent les tribunaux de l’État d’accueil.

Ces petits califats ont aussi pour tâche d’empêcher toute forme d’intégration de leur population à la population d’accueil. Ils ont leurs formes d’économie parallèle et laissent le trafic de drogue s’épanouir si c’est nécessaire économiquement. Ils peuvent aussi le combattre si nécessaire. Ce trafic est destiné à l’exportation en dehors du califat localisé. A l’intérieur du califat localisé, la consommation de drogue est étroitement contrôlée comme toute forme de délinquance d’ailleurs.

Les services de police du pays d’accueil se félicitent parfois de voir la délinquance diminuer dans certains blocs d’immeuble. La prostitution disparaît, la consommation de drogue se réduit, et les incidents liés à la petite délinquance sont beaucoup moins nombreux. Mais il ne faut pas s’en féliciter de façon superficielle. Cela signifie généralement que les islamistes révolutionnaires ont pris le contrôle de la population et notamment de la jeunesse.

Superficiellement, le calme et l’ordre règnent. Mais certaines activités fleurissent en secret comme le trafic d’armes. Dans les pays occidentaux, notent les spécialistes russes, la population est désarmée (sauf certains pays comme la Suisse ou les États-Unis) mais les islamistes sont à peu près les seuls à accumuler les armes de façon occulte.

La législation sur le port d’armes est ridiculisée. On sait qu’un terroriste sur les Champs-Élysées à Paris avait obtenu six ports d’arme différents dans différentes préfectures et pourtant il était sur le fichier S des suspects en terrorisme !

On ne peut pas dissocier le problème du terrorisme de celui de l’immigration clandestine, comme le veut la pensée officielle en Occident. Le terrorisme a des petites bases où peuvent s’exercer le recrutement et la formation des guerriers de l’islam révolutionnaire. Ces bases sont les territoires où les immigrés clandestins, ou légalisés pour certains, s’entassent en grand nombre de façon incontrôlée. Ces bases géographiques sont le socle des activités islamistes révolutionnaires, ce sont les « califats localisés ».

Califat FranceIl est à souhaiter que le califat de Syrie et d’Irak, Daech, disparaisse militairement de ces pays grâce aux forces russes, à l’armée syrienne, à l’armée irakienne, aux pechmergas kurdes et aux forces occidentales d’appoint.

Mais même une telle victoire, qui semble proche aujourd’hui, n’empêchera pas le terrorisme de fleurir à partir des petits califats localisés dans les banlieues des villes d’Europe occidentale ou d’ailleurs.

L’idéologie islamiste révolutionnaire va continuer à se répandre dans une jeunesse qui a perdu ses repères religieux, nationaux et culturels, même en l’absence d’un centre étatique visible. On a connu cela avec le socialisme révolutionnaire avant la révolution bolchevique en Russie. Les militants révolutionnaires organisaient des réseaux à partir de petites bases très structurées dans certains milieux ouvriers.

Mao Tsé Toung a très bien dit que le militant révolutionnaire n’est efficace que s’il vit au sein du prolétariat comme le poisson dans l’eau. L’eau nourricière est présente pour nos djihadistes d’aujourd’hui et de demain dans les « califat localisés ».

La notion russe de « califat localisé » nous paraît très précieuse pour l’observation et la lutte antiterroriste dont nous avons besoin dans notre société déracinée. Ces califats sont des noyaux d’enracinement pour les terroristes à venir et doivent donc être combattus comme tels et non tolérés par des pouvoirs publics inconscients.

Outre l’action pour empêcher la multiplication des califats localisés, il faut aussi réarmer moralement le pays, mais, comme disait Kipling, ceci est une autre histoire !

Yvan Blot
ancien député, haut fonctionnaire

(*) La Vie internationale, 2016, page 110.

Texte repris du site de la Fondation Polémia