Attentat islamiste à Londres – Usman Khan : la récidive de rappel

Le tueur de London Bridge, Usman Khan, avait été condamné pour terrorisme. Il venait d’être libéré de prison. Condamné en 2012 pour terrorisme avec huit autres complices, il devait purger seize ans de prison, mais a pu sortir en 2018 avec une liberté conditionnelle. Cet attentat résonne comme une piqûre de rappel des failles existantes encore dans notre dispositif législatif de lutte contre le terrorisme. Bien sûr qu’il nous faut prendre les dispositions légales afin d’isoler systématiquement les détenus terroristes tant qu’ils paraîtront dangereux en instaurant une rétention de sûreté. Notre droit doit s’adapter à la menace qui grandit.

Il nous faut tout d’abord réorganiser la gestion de la population carcérale. Toutes les tentatives afin d’empêcher le salafisme de se répandre en milieu pénitentiaire ont échoué, que ce soient les unités dites « dédiées » qui ont fait long feu ou les quartiers d’évaluation de la radicalisation qui n’empêchent pas les agressions terroristes contre les gardiens. On ne sait pas et on ne peut pas évaluer un niveau de radicalisation et les expériences de déradicalisation ont toutes échoué aussi. Dans ces conditions, la solution raisonnable est de rassembler, dans une seule maison centrale spécifique, tous les détenus concernés. Le regretté Charles Pasqua, peu avant de disparaître, proposait même de créer un bagne dédié. Sans doute avait-il raison et la question peut être à nouveau posée.

Il nous faut aussi instaurer une rétention de sûreté pour les infractions terroristes de moins de 15 ans. Larossi Abballa, l’assassin des policiers de ‪Magnanville en 2016, avait déjà été jugé et condamné par la justice française, en septembre 2013, pour avoir organisé une filière djihadiste vers le Pakistan. Condamné à trois ans de prison, dont six mois avec sursis, il est libéré à l’issue du procès, ayant effectué l’intégralité de sa peine en détention provisoire. Le juge Marc Trévidic, qui l’avait mis en examen dans cette affaire, parle d’un homme « comme il en pullule dans les dossiers islamistes, imprévisible, dissimulateur ». Il n’y a plus, actuellement, de débat national sur le sujet de la rétention de sûreté, qui permettrait de ne pas libérer un individu condamné pour des faits de terrorisme tant qu’il est considéré comme dangereux. La moyenne des condamnations variant entre cinq et sept ans, alors que la rétention de sûreté n’est applicable, actuellement, qu’à partir de quinze ans et n’est pas spécifiquement prévue pour les faits terroristes mais plutôt pour les crimes sexuels, plusieurs centaines de djihadistes ou candidats au djihad sont concernés dans les prochaines années, sans compter les centaines actuellement encore en zone de combat irako-syrienne et qui rentreraient ou sont en train de rentrer ou d’être rapatriés.

Enfin, certaines peines liées au terrorisme méritent d’être enfin réexaminées. C’est le cas de la perte de la nationalité française pour les binationaux partis pour le djihad, par décret en Conseil des ministres après avis simple du Conseil d’État, de la perte ou la déchéance de la nationalité par le tribunal spécialisé compétent comme peine complémentaire d’actes en lien avec le terrorisme ou de comportements salafistes, le rétablissement de la double peine pour les étrangers délinquants, le lien entre délinquance et terrorisme étant maintenant bien établi, la mise en œuvre de l’article 411-4 du Code pénal qui concerne l’intelligence avec l’ennemi, l’instauration du crime d’indignité nationale de trente ans pour les nationaux coupables d’actes en lien avec le terrorisme, avec la peine de dégradation nationale, l’expulsion des étrangers fichés S et l’instauration d’un délit spécifique de départ pour le djihad afin de judiciariser la situation des personnes rentrant des zones de conflit dès leur retour, délit recommandé par un protocole additionnel à la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention du terrorisme, mais non ratifié par la France.

Philippe Franceschi

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’affaire du « sabre d’el-Hadj Omar » : une restitution «modérément appréciée » par les descendants des victimes du conquérant islamiste, par Bernard Lugan

Le 28 novembre 2017, en voyage officiel au Burkina Faso, Emmanuel Macron déclara : « D’ici à cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain à l’Afrique ».
Le 17 novembre 2019, à Dakar, cette forte parole a connu un début de mise en pratique avec la remise officielle du « sabre d’el-Hadj Omar » au président sénégalais Macky Sall -d’ethnie toucouleur comme El-Hadj Omar-, par le Premier ministre français Edouard Philippe.
Or, cette première « restitution » restera dans les annales du confusionnisme idéologico-historique pour trois grandes raisons:

1) Cet objet « africain » est en réalité un sabre d’infanterie de l’armée française modèle 1821 forgé à Kligenthal, en Alsace. Ainsi donc, dans l’Afrique « authentique » et non encore « pillée » par la colonisation, l’on se battait déjà avec des armes fabriquées en Europe…Singulière permanence de l’histoire…

2) En faisant cette remise officielle, Edouard Philippe a certes honoré les autorités politiques du Sénégal, mais en même temps, il a humilié celles du Mali, pays qui fut dévasté par l’ancien possesseur de ce sabre.

3) En piétinant en toute ignorance l’histoire régionale et sa complexe alchimie ethno-confrérique, la France complique singulièrement la tâche de nos soldats de l’Opération Barkhane en butte à l’hostilité grandissante des populations maliennes. Sans parler de l’insolite message adressé aux populations concernées.

Un peu d’histoire est donc nécessaire.

Omar Tall dit el-Hadj-Omar créa l’empire Toucouleur (ou Torodbe) sur les ruines des royaumes animistes de l’actuel Mali, dont ceux des Bambara. Les Toucouleur, branche métissée des Peul, se désignent sous le nom Haalpulaaren « ceux qui parlent le pulaar », la langue des Peul.

Omar Tall naquit vers 1796 dans la région de Podor, au Fouta Toro, dans l’actuel Sénégal, au sein d’une famille peul (fulbé) convertie à l’islam et membre de la confrérie kadiriya. Il adhéra ensuite à la confrérie tijaniya, sa grande rivale, qui avait une interprétation différente de l’islam, avant de partir pour vingt années de voyages qui le menèrent en Arabie et en Afrique du Nord.

De 1830 à 1838, il vécut dans l’empire peul de Sokoto où il se forma militairement. Revenu dans l’actuel Sénégal, il fut nommé grand calife de la confrérie tijaniya et il s’installa à Dinguiraye, près de Diourbel.

Vers 1852, il lança son jihad en s’attaquant aux peuples animistes de la vallée du Niger. La principale résistance à ce jihad fut le fait des Bambara des royaumes de Segou et du Kaarta dans l’actuel Mali qui avaient réussi à échapper au précédent jihad peul, celui de Seku Ahmadou. Etant demeurés animistes, ils allaient donc pouvoir être vendus comme esclaves, but économique abrité derrière le paravent de l’islamisation.

En 1856, El-Hadj Omar prit Nioro la capitale du Kaarta. En juillet 1857 il tenta d’enlever Médine, poste français très avancé situé sur le haut Sénégal, afin de s’ouvrir une voie vers le sud, mais, au grand soulagement des populations du bas-Sénégal, il fut défait par les troupes françaises commandées par le colonel Louis Faidherbe.

Il s’attaqua ensuite à Ségou, la principale cité bambara qui fut prise et pillée en 1861. Suivi d’une partie de son armée, le souverain bambara trouva refuge au Macina où régnait le chef peul Ahmadou-Ahmadou, le petit-fils de Seku Ahmadou. La rivalité religieuse confrérique (kadirya-tijanya) et économique, opposant les deux Haalpulaaren se transforma en guerre ouverte. El-Hadj Omar l’emporta et conquit le Macina. En 1862, Hamdallahi, la capitale d’Ahmadou-Ahmadou fut prise.

Tout l’actuel Mali n’était cependant pas conquis. C’est ainsi qu’à Tombouctou, ville contrôlée par le clan arabe des Kunta, et dont le chef, El Bekay, était un notable de la confrérie kadiriya rivale de la tijaniya, la résistance s’organisa. Craignant la conquête d’El-Hadj Omar, El Bekay avait ainsi soutenu les Bambara avant d’entrer lui-même en guerre. Ce fut d’ailleurs en le combattant qu’en 1864, El Hadj Omar trouva la mort sur les plateaux de Bandiagara, en pays dogon.

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Attentat islamiste de Nice : comment continuer à vivre après le massacre ?

21/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
À l’occasion du Congrès international des victimes du terrorisme qui s’ouvre jeudi à Nice, dans le sud de la France, France 24 s’est rendu dans cette ville meurtrie. Le 14 juillet 2016, un attentat au camion bélier y faisait 86 morts, plus de 400 blessés et laissait des milliers de personnes traumatisées.

Comment surmonter le deuil après un événement aussi traumatique ? Comme vit-on quand on a survécu à un massacre ? Karina Chabour et Audrey Racine ont rencontré des parents qui ont perdu un enfant et des jeunes, témoins de l’attentat.


À l’occasion du Congrès international des victimes du terrorisme qui s’ouvre jeudi à Nice, dans le sud de la France, France 24 s’est rendu dans cette ville meurtrie. Le 14 juillet 2016, un attentat au camion bélier y faisait 86 morts, plus de 400 blessés et laissait des milliers de personnes traumatisées. Comment surmonter le deuil après un événement aussi traumatique ? Comme vit-on quand on a survécu à un massacre ? Karina Chabour et Audrey Racine ont rencontré des parents qui ont perdu un enfant et des jeunes, témoins de l’attentat. Leur combat pour continuer à vivre est une leçon de courage.

En Suisse, le parti socialiste a invité un islamiste radical au Palais fédéral

14/10/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le Parti socialiste a reconnu sa bévue et exprimé ses regrets dans un communiqué paru vendredi. L’incident s’est produit en septembre dernier.

Des députés avaient organisé une rencontre entre partis d’opposition turque, accessible au public sur invitation.

Un Kurde irakien condamné en 2014 pour apologie du terrorisme à deux ans et demi de prison par le tribunal fédéral a réussi à s’y faire inviter, en se faisant passer pour un journaliste, sous une fausse identité.

Dans ce communiqué, il est notamment possible de lire ceci :

La réunion au Palais fédéral était ouverte aux parties intéressées. Malheureusement, a posteriori, il s’est avéré qu’une personne condamnée par le Tribunal pénal fédéral à plusieurs années de prison pour « soutien au terrorisme » y avait également pris part. L’homme, en utilisant un pseudonyme, s’est fait passer pour un journaliste de « Diaspora TV » une chaîne de télévision sérieuse, qui coopère également avec la SSR. La personne n’a pas été personnellement invitée par le PS et son pseudonyme n’avait jamais été mentionné en relation avec le terrorisme dans l’espace public. C’est pourquoi elle n’a pas été démasquée au moment où la rencontre a été préparée, et la liste des participant-e-s vérifiée.

Un symbole : la France condamnée… par le terroriste Abdeslam

Salah Abdeslam est le seul rescapé du commando islamiste qui, le 13 novembre 2015, a tué 131 personnes, et en a blessé 413 autres. Il a obtenu la condamnation de la France par le tribunal administratif de Versailles. Une condamnation certes symbolique. Mais un crachat de plus sur notre pays.

L’Etat de droit est une bien belle chose, et loin de nous l’idée d’en fustiger le principe, mais certaines circonstances exceptionnelles plaident parfois pour une mise entre parenthèses. La déclaration de guerre de l’Etat islamique, les centaines de victimes, en France, les dizaines de milliers de morts dans le monde, ne correspondaient-ils pas à une telle situation ? Nos politiques nous ont dit que nous étions en guerre. Mais le prestigieux tribunal administratif de Versailles ne l’a pas entendu de cette oreille et, par une décision du 24 mars 2017, a donc donné raison au tueur.

L’assassin, qui est incarcéré à Fleury-Mérogis, avait attaqué l’Etat sur ses conditions de détention, et il avait gagné la somme symbolique de 500 euros, les juges ayant estimé que la vidéosurveillance installée dans sa cellule reposait sur une loi qui n’était pas encore votée.

Le plus extraordinaire, dans cette affaire, c’est qu’on ne connaît ce jugement qu’aujourd’hui, à l’occasion de la parution du Journal de Frank Berton (sans lien apparent avec Germaine Berton, la tueuse anarchiste de 1923), l’avocat d’Abdeslam.

La sentence était tellement incroyable, tellement scandaleuse, tellement susceptible de choquer les Français, voire d’orienter leurs votes, qu’elle est apparemment restée secrète jusqu’à ce que, au détour d’une page de ce livre paru en avril 2019, un journaliste du Figaro découvre cette décision, rendue en mars 2017 mais restée inconnue ! Mars 2017, rappelez-vous : nous sommes alors à un mois exactement du premier tour de la présidentielle. Une telle information, divulguée à cette date, aurait pu orienter, au moins marginalement, le vote des Français. Ce type de décision a en effet le don d’irriter fortement. Alors, quelle est l’hypothèse ? Un manque de curiosité des chroniqueurs judiciaires de la totalité des grands médias ?

Le silence sent la manipulation d’information

Le silence fait à l’époque sur cette décision de justice par la classe politico-médiatique sent la manipulation d’information à plein nez. Alors qu’elle était tout entière mobilisée contre une présence de Marine Le Pen au second tour, cette condamnation de la France au profit du pire des tueurs aurait pu faire l’effet d’une bombe. Mais on le voit bien : rendue publique trente mois plus tard, l’information n’est guère commentée que sur un plan technique, juridique, et ne soulève donc pas d’émotion.

Mais il n’y a pas que la dimension immorale de la condamnation de la France qu’il faut retenir, dans ce dossier. Il y a aussi le fait que la vidéosurveillance a pour but de prévenir toute tentative d’évasion, quand ce risque existe. Ce qui signifie que, dans le cas d’Abdeslam, le risque existait, et qu’à bien comprendre la décision de justice, nous aurions dû prendre ce risque d’une évasion, plutôt que de commettre la « terrible » infraction à l’Etat de droit.

Notons enfin que de malheureux militants identitaires sont parfois condamnés à payer plusieurs milliers voire plusieurs dizaines de milliers d’euros pour de pacifiques occupations de chantiers de mosquées ou de locaux du PS, tandis qu’on fait droit aux demandes financières d’un assassin de la pire espèce.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 9 juillet 2019

Thibault de Montbrial : “Les femmes djihadistes ont eu un rôle aussi fort que celui des hommes”

05/06/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Thibault de Montbrial éclaire le dessous des négociations entre la France et l’Irak au sujet des sept Français djihadistes qui risquent la peine de mort, mais aussi le cas des logisticiens, des femmes et des enfants djihadistes.

Thibault de Montbrial pointe du doigt le rôle des femmes dans le combat djihadiste :

Les djihadistes occidentaux sont dans une logique de minimisation et de dissimulation de leurs actes pour reprendre la lutte.


Attentat de Lyon : des médias très peu curieux

À la veille des élections européennes du 26 mai 2019, une bombe éclatait au centre de Lyon faisant une quinzaine de blessés, sans revendication. Une rapide enquête menée grâce aux caméras de vidéo-surveillance aboutissait à l’arrestation de Mohamed Hichem M., 24 ans, dont les prénoms seuls étaient connus et dont le patronyme restait inconnu au jeudi 30 mai, et même dans nombre de cas connu seulement sous les dénominations euphémisantes de « suspect » ou « d’étudiant ». Revue de presse.

Un anonymat parfait

Pour Le Figaro du 28 mai, on signale « un étudiant algérien de 24 ans, ancien étudiant en informatique. » Le terme « suspect » est employé six fois, on parle de « jeune homme » mais on n’en saura pas plus ce jour là. Pour Le Point édition digitale du 27 mai et du 28 mai, on en restera à « l’étudiant algérien », tout en assurant qu’ « aucun élément ne le relie à la mouvance islamiste radicale ». Toujours dans le même hebdomadaire et toujours sous la signature d’Aziz Zemouri le 29 mai « le principal suspect est passé aux aveux » mais « l’étudiant » demeurera complètement anonyme. Même pudeur charmante pour Ouest-France édition papier du 29 mai qui ne consacre que quelques lignes à un « suspect peu loquace » dont on ne saura que fort peu de choses sinon qu’il s’agit d’un « algérien de 24 ans » alors que ses deux prénoms sont connus depuis plus de 48h.

Un demi-anonymat et un gamin sympathique

Libération du 27 mai titre « fin de traque pour le suspect, qui reste muet ». L’article parle ensuite d’un étudiant de 24 ans, Mohamed Hichem M. arrivé en France au second semestre 2017. Le Progrès de Lyon du 30 mai à beau se demander « qui est Mohamed Hichem M ? », nul ne connaîtra son patronyme, mais on apprendra que ses parents et son frère, tous en situation irrégulière, ont été entendus. Le Parisien du 28 mai a retrouvé Islaam, un camarade d’Oran de Mohamed Hichem. Sans surprise ce dernier est un garçon adorable : « Hichem est comme mon frère. Il n’a jamais été violent, tout le monde l’adore ici. Il est musulman, fait la prière et le ramadan, mais n’est pas du tout un extrémiste… il ne ferait jamais de mal à quelqu’un ». On apprendra toutefois qu’il est en situation irrégulière et vit de cours d’informatique donnés sur internet.

Pour La Croix édition digitale du 30 mai, on en restera à Mohamed Hichem M. un algérien de 24 ans mais on peut apprendre que l’enquête « a mis en évidence des recherches sur internet relatives au djihad et à la fabrication d’engins explosifs ». Le Monde digital du 29 mai à 10h41 ne parle que « d’un homme de 24 ans » et il faudra attendre le 30 mai à 8h39 pour connaître ses deux prénoms et l’initiale de son nom de famille, un garçon « plutôt agréable, serviable, qui faisait du sport ». L’article précise qu’il n’a jamais fréquenté d’école informatique en France, sans visa étudiant et profitant de visas de court séjour.

Les principaux médias analysés n’emploient que les prénoms alors que le nom de famille M. devrait être facile à identifier avec une enquête rapide. Mieux (ou pire), certains préfèrent éviter un traumatisme à leurs lecteurs en ne parlant très vaguement que d’un étudiant ou bien d’un jeune homme. De mauvais esprits verraient là une volonté de cacher certaines informations pour de bonnes raisons (ou de mauvaises) demeurées cachées, un peu trop soigneusement.

Tribune reprise du site de l’OJIM

Lyon : c’était bien un attentat islamiste !

C’est un peu comme si on avait subitement ouvert la bonde : le faux étudiant mais authentique clandestin algérien Mohamed Hichem M., auteur de l’attentat qui a fait treize blessés, dont une fillette de 10 ans, dans le cœur de Lyon, a finalement avoué jeudi avoir fait allégeance à l’Etat islamique et à son chef, Abou Bakr al-Baghdadi– confirmant au passage ce que Présent et quelques autres observateurs avaient envisagé dès le 24 mai, à l’annonce de ce que politiciens et grands médias qualifiaient pudiquement d’« explosion ». Il aurait même confié aux policiers avoir volontairement choisi de passer à l’acte à la veille des élections européennes pour « faire monter le vote populiste et raciste » (sic), « afin de pousser les musulmans à la révolte en France »…

Plus fort encore : alors que certains experts se sont « étonnés » tout le week-end de la mauvaise qualité des photos tirées de la vidéosurveillance et diffusées dans les médias pour l’appel à témoins, l’ancien ministre de l’Intérieur Collomb confiait mercredi que la police avait reçu pour consigne de « flouter » les photos du suspect jusqu’à lundi soir, « de manière à ne pas donner l’alerte » avant le scrutin du 26 mai. Dans la foulée, il avouait même que le suspect avait été identifié et placé sous surveillance dès le samedi…

Autant de manipulations honteuses qui viennent confirmer ce que Marine Le Pen écrivait si justement mardi sur Twitter, en soulignant que « c’est APRÈS l’élection que l’on apprend que le terroriste de Lyon est un ressortissant algérien » : « ce timing scandaleux est tout sauf un hasard… » Une vérité qui lui vaut malgré tout de se voir accusée aujourd’hui de « complotisme » par les grands médias !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 31 mai 2019

Refusée d’un bus « pour sa jupe », Elise raconte sa version des faits

15/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Visée par une plainte pour « dénonciation calomnieuse », la jeune femme qui accuse un chauffeur de la RATP de l’avoir refusée dans son bus parce qu’elle portait une jupe a assuré à l’AFP, face caméra lundi, maintenir sa version des faits, comme l’écrivait Le Parisien il y a plusieurs jours.

« Je veux que la vérité soit dite », affirme Élise Bencheikh, 29 ans, qui n’a pas l’intention de porter plainte.


Interdite de bus pour une jupe ? Qui est dupe ?

islam ratp

Ainsi donc, un conducteur de la RATP, dans le XIXe arrondissement, aurait refusé de laisser monter une jeune femme dans son bus au motif d’une jupe trop courte. Sur les réseaux sociaux, la protestation gronde. Comme d’habitude.

Marlène Schiappa, interpellée par des internautes narquois la trouvant un peu longue à la détente, se fend du communiqué de circonstance (commun avec le ministre des Transports) plein de componction : « Si les faits rapportés… grande gravité… sanctions exemplaires. ». Comme d’habitude.

Comme d’habitude, l’entreprise concernée – la RATP – promet prudemment de faire toute la lumière sur les faits.

Comme d’habitude – cela devient un marronnier -, tel ou tel journal fera mine de creuser vaguement le sujet. « Ces barbus qui embarrassent la RATP », c’était le titre d’un article de L’Obs publié le 29 novembre 2015 après que l’on eut découvert que « Samy Amimoi, l’un des kamikazes du Bataclan [avait] travaillé un temps à la RATP. » : « La régie est soupçonnée d’abriter des musulmans radicaux. Fantasme ou réalité ? En tout cas, les incidents à caractère religieux s’y multiplient. »

Puis une actualité, comme un clou, chassant l’autre, le soufflé retombera… comme d’habitude.

La dernière fois que l’on a eu vent d’une affaire de ce genre, c’était en mars dernier, à l’occasion d’un jugement qui a fait un peu de bruit : Brahim était chauffeur de bus à Clermont-Ferrand. La compagnie T2C l’avait licencié en avril 2016 au motif qu’il refusait de serrer la main de deux contrôleuses, une discrimination fondée sur le sexe, selon son employeur, qui lui avait valu une rupture pour faute grave.

Brahim avait saisi le conseil de prud’hommes et contesté le bien-fondé de cette rupture. Il avait affirmé au journal La Montagne qu’il n’y avait rien de religieux dans son attitude, à mettre, selon lui, sur le compte d’un « blocage lié à sa culture, à son éducation » : « Le contact physique avec les femmes [le] mettait mal à l’aise. » Et les juges du travail lui ont donné raison : l’employeur a dû lui verser 27.000 euros pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Peut-être, qui sait, le conducteur parisien d’aujourd’hui est-il allergique au mollet féminin dont la simple vue déclenche, aussi sec, chez lui, un urticaire géant ? La seule prévention du choc anaphylactique, que voulez-vous, c’est la fuite à tout berzingue portières fermées.

Comme d’habitude, tout le monde fait semblant de découvrir, telle l’autruche extirpant laborieusement son long cou du trou obscur, beuglant un peu en clignant des yeux, puis replongeant aussi sec dans son bienfaisant aveuglement. Jusqu’à la prochaine fois.

Oui, la force de l’habitude est là, lénifiante : on s’accoutume peu à peu à ces incidents à « caractère religieux », pour reprendre le joli flou artistique de L’Obs. Viendra un temps où plus personne ne réagira. Regardez, déjà 24 heures se sont écoulées, la petite tempête 2.0 est pour ainsi dire déjà terminée – ou presque. Les médias ont d’autres chats à fouetter, ces rodomontades islamistes sont devenues, somme toute, d’une si grande banalité.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Abdelkader Merah reconnu complice de son frère, condamné à 30 ans de prison

Procès Mohamed Merah : “Cette famille, et en particulier les deux frères, n’ont aucune étincelle d’humanité”

Fattih Malki armurier Merah

25/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Samuel Sandler, père de Jonathan, grand-père d’Arié et de Gabriel assassinés par Mohamed Merah à Toulouse en 2012, attend que la complicité d’Abdelkader Merah soit reconnue lors du procès en appel.

Pour Samuel Sandler :

Cette famille, et en particulier les deux frères, n’ont aucune étincelle d’humanité


Scandale djihadiste à Condé-sur-Sarthe

Faut-il revenir sur les actes ignobles qui se sont récemment déroulés à la prison de Condé-sur-Sarthe ?

Oui, je le pense.

On connaît l’essentiel des faits.

Je vais néanmoins, pour ceux qui les ignoreraient encore, les récapituler.

Un certain Michaël Chiolo, criminel qui s’est converti à l’islam en prison et qui purge une peine de trente ans de prison pour l’assassinat de Roger Tall, rescapé du camp de concentration de Dachau, a agressé et blessé gravement deux gardiens de l’établissement dans lequel il est incarcéré.

Il était, à ce moment, dans ce qui s’appelle dans le langage aseptisé du ministère de la Justice une « unité de vie familiale », au sein de laquelle il avait passé la nuit avec sa femme, qui a été tuée par la police lorsqu’elle a donné l’assaut aux fins d’arrêter l’assassin.

L’ensemble de scandales que contiennent les faits que je viens de résumer est accablant, pour la France en général, et pour le gouvernement actuel en particulier (les précédents gouvernements ne valaient pas mieux, je m’empresse de le dire).

La conversion du criminel en prison ne fait que confirmer, une fois encore, ce qui devrait être dit haut et fort : la religion musulmane est très dominante dans les prisons françaises, des imams autoproclamés s’ajoutent aux imams tout court et y font des conversions fréquentes.

À l’époque où l’État islamique existait, les prisons françaises étaient aussi des lieux de recrutement et des détenus libérés rejoignaient souvent les rangs des djihadistes.

On imagine aisément ce qui se passera lorsque des djihadistes « français » reviendront de Syrie, et on imagine aussi ce qui se passera quand des djihadistes aujourd’hui incarcérés seront libérés.

Qu’un assassin ne soit pas condamné à davantage que trente ans de prison montre qu’on attache peu de prix à la vie humaine dans le système judiciaire français.

Le rétablissement de la peine de mort me semblerait la moindre des choses ou, au minimum, une peine de perpétuité réelle.

Infliger trente ans de prison à un assassin signifie que justice n’est pas rendue.

L’existence d’« unités de vie familiale » (en fait, de baisodromes) adoucit l’incarcération et la punition jusqu’à les annuler partiellement.

Et quand on voit le confort de ces lieux, on ne peut qu’être révolté.

Des sans-abris qui n’ont commis aucun acte criminel s’en contenteraient aisément et pourraient même en rêver.

Laisser entrer une femme intégralement voilée dans une prison, lorsqu’elle rend visite à un assassin, devrait imposer une fouille très stricte (à mes yeux la femme intégralement voilée d’un assassin ne devrait pas du tout entrer dans une prison de toute façon).

Ne pas imposer une fouille très stricte à une femme intégralement voilée est une violation extrêmement grave des règles les plus élémentaires de sécurité en milieu carcéral et met en danger la vie des gardiens.

Il y a eu deux blessés, il aurait pu y avoir des morts.

La femme a été tuée, ce sont les risques du djihad.

Avoir donné accès à une « unité de vie familiale » à un assassin musulman condamné dont on connaissait parfaitement les intentions djihadistes (il s’était entretenu avec le djihadiste du marché de Noël de Strasbourg) et avoir permis à sa femme, qui n’ignorait rien des intentions djihadistes de l’assassin qu’elle rejoignait (et dont on pouvait aisément présumer qu’elle était la complice), relève à mes yeux de la complicité de tentative de meurtre.

Les explications données par Madame Belloubet, ministre de la Justice sont consternantes et médiocres.

Des gardiens se sont mis en grève immédiatement après les faits.

C’est vraiment le moins qu’ils aient pu faire.

La prison de Condé-sur-Sarthe est l’une des deux prisons les plus sécurisées de France.

On peut se demander ce qu’est une prison moins sécurisée !

On peut supposer que, lorsque l’assassin aura trouvé une autre femme, il pourra se rendre avec elle dans une « unité de vie familiale ».

Y aura-t-il un jour un Président et un gouvernement qui remettront de l’ordre en France avant qu’il ne soit absolument et définitivement trop tard ?

N’est-il pas d’ores et déjà absolument et définitivement trop tard ?

Je laisse, avec rage et consternation, ces questions sans réponse.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

Quand la prison ultra-sécurisée dorlote l’islamiste !, par Ivan Rioufol

La menace islamiste reste un impensé, jusqu’au cœur de la prison. Michaël Chiolo, détenu français converti à l’islam en 2010, en donne un aperçu terrifiant. Mardi matin, il a sévèrement blessé au couteau deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe, aux cris d’”Allah Akbar !”. Son profil de radicalisé était connu de l’administration pénitentiaire. Il était inscrit au fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste. Condamné à trente ans de réclusion pour le meurtre crapuleux d’un ancien résistant de 89 ans, il avait également, par la suite, était reconnu coupable d’apologie du terrorisme (un an de prison supplémentaire) pour avoir demandé à ses codétenus de rejouer la tuerie du Bataclan dans la cour de la maison d’arrêt, présentée comme un établissement ultra-sécurisé.

Or Chiolo, alias Abdel-Karim, n’était pas considéré comme spécifiquement dangereux. Non seulement il n’était pas détenu dans le quartier prévu pour les radicalisés, mais il avait bénéficié de l’usage d’une unité de vie familiale (UVF), cet espace intime qui permet au prisonnier de se retrouver avec sa famille durant 24 ou 48 heures (72 heures parfois). C’est dans cet appartement confortable que Chiolo avait fait venir son épouse. Arrivée entièrement voilée, elle n’avait pas été fouillée pour autant. C’est elle qui a introduit le couteau en céramique (indétectable), et peut-être des explosifs. Dans l‘assaut du Raid qui a mis fin à dix heures de retranchement du couple, la femme a été tuée.

Autant de légèretés accumulées laisse sans voix. Cette naïveté face à l’islam radical en dit beaucoup sur la banalisation du danger par les autorités publiques. Nicole Belloubet, la garde des Sceaux, n’est pas crédible quand elle assure, ce mercredi, que le problème de la radicalisation en prison n’est pas “sous-estimé” mais qu’il est au contraire “pris à bras le corps”. Il est impardonnable, par exemple, de laisser venir des visiteurs sans fouilles préalables. Les failles béantes apparues hier ne sont pas nouvelles. Elles sont le résultat d’un laxisme né de l’excuse sociale. Cette faiblesse est d’autant plus préoccupante que la France pourrait recevoir certains des djihadistes vaincus en Syrie. Ce matin, Rachida Dati, ancien garde des Sceaux, a réclamé sur RTL “une politique pénale sur la radicalisation en prison”. C’est ce manque persistant qui pose problème.

Comment comprendre que la terreur islamiste ne soit toujours pas prise en compte à sa juste mesure ? Les islamistes incarcérés, comme Chiolo, ne sont pas seulement des détenus de droit commun. Ils sont des bombes à retardement. Ils ne doivent pas se faire dorloter dans des UVF, mais être mis à l’écart et sous surveillance constante. Ce matin, 18 prisons étaient bloquées par un mouvement de surveillants, légitimement excédés. Mais eux-mêmes ont -ils toujours clairement sonné l’alarme sur la dangerosité spécifique des radicalisés ? Après avoir débattu de ce sujet, mardi soir sur CNews, avec Yoan Karar (surveillants FO), je n’en suis pas certain.

Ivan Rioufol

Texte daté du 6 mars 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ces droits de l’homme, au service du terrorisme, par Ivan Rioufol

Il existe un fanatisme des droits de l’homme, quand cette idéologie humanitariste est vécue comme une nouvelle religion. Ainsi, rien n’est plus révoltant que la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, qui refuse toujours l’extradition vers l’Algérie d’un terroriste ayant purgé sa peine en France. Depuis sa libération en 2008, Kamel Daoudi est assigné à résidence aux frais de l’Etat. Après avoir été hébergé à Saint-Jean-D’Angely (Charentes Maritimes), il vient d’arriver à Aurillac (Cantal), où depuis plus d’une semaine la République lui offre l’hôtel. Le ministre de l’Intérieur n’a pas jugé utile de prévenir le maire, Pierre Mathonier (PS).

Dans une lettre à Christophe Castaner datée du 19 février, l’élu dénonce “l’attitude dangereuse qui consiste d’un côté à solliciter les maires pour organiser le Grand Débat National afin d’aider à canaliser la colère qui gronde dans le pays, et de l’autre à les mépriser sur certains autres sujets“. Le franco-algérien, naturalisé français en 2001, avait été arrêté la même année en Grande-Bretagne dans le cadre du démantèlement d’une cellule d’Al Qaïda. Il avait précédemment fréquenté un camp d’entrainement en Afghanistan. L’islamiste avait été condamné en France en 2005 à 6 ans de prison pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, dans le cadre d’un projet d’attentat à la voiture piégée contre l’Ambassade des Etats-Unis à Paris.

Déchu de sa nationalité française en 2002, Daoudi était expulsable depuis sa sortie conditionnelle en 2008. Mais la Cour européenne des droits de l’homme s’est opposée à cette mesure, avec le soutien d’Amnesty International, en prétextant que le terroriste islamiste ne serait pas en sécurité en Algérie. Peu importe la sécurité des Français…

Une fois de plus, les droits de l’homme pris à la lettre montrent leur absurdité, quand ils en viennent à privilégier des personnages dangereux au détriment du droit des citoyens à vivre en paix dans leur pays. Il suffit d’observer l’empressement des islamistes à se réclamer opportunément de ces valeurs occidentales pour comprendre l’instrumentalisation qu’ils en font dans leur stratégie de conquête. C’est en application de ces mêmes principes, qui récusent toute différence entre les peuples et les nations, que les Européens béats courent le risque de lentement s’effacer au profit d’autres peuples et d’autres nations n’ayant cure d’appliquer ces comportements angéliques en retour.

Aussi serait-il temps pour les Occidentaux, à commencer par les dirigeants français, de cesser de s’admirer le nombril. Ce que les belles âmes voient comme une supériorité morale quand elles défendent les droits de l’homme n’est souvent qu’une puérile naïveté, sinon une haine de soi. La Cour européenne des droits de l’homme n’a pas à ériger sa morale en dogme. Alors que la France est confrontée à une envolée de l’antisémitisme islamique, alors que le gouvernement s’apprête à accueillir plus d’une centaine de djihadistes français venus de Syrie avec femmes et enfants, alors que la jeunesse algérienne est prête à franchir la Méditerranée pour fuir le régime fantomatique d’Abdelaziz Bouteflika, le pouvoir ne peut se contenter d’en appeler aux droits de l’homme pour plaire à la galerie. Cette nouvelle religion, appliquée sans discernement, lui lie les mains. La France doit dire son fait à cette Cour européenne, cheval de Troie des ennemis des droits de l’homme.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 février 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol