Attaques islamistes en France – L’autre virus

Lundi, vers 17 heures, un homme dans une BMW a délibérément foncé à très vive allure sur des policiers en train de procéder à des contrôles d’attestation de sortie dérogatoire. Avec son véhicule, il a percuté deux policiers dont un à moto.
Sur les images prises par des passants, l’état des véhicules dont les pare-chocs sont en pièces montre un impact extrêmement violent. Deux fonctionnaires sont gravement blessés. L’un d’eux aux jambes et au bassin, sans pronostic vital engagé, et son collègue a un traumatisme crânien sévère et une plaie sanglante au visage.

L’homme a été interpellé sur-le-champ. Il s’appelle Youssef T., né à Lunéville, dans l’est de la France. Dans la soirée, il a été conduit, escorté par la BRI, chez lui, pour une longue perquisition. Selon nos informations, il se serait montré coopératif et n’a rien caché du caractère volontaire de ses actes.

Selon le ministère de l’Intérieur, « ses motivations sont encore floues ». On se demande bien pour qui. Parce que, selon les éléments divulgués par l’AFP, pas besoin de la pythie de Delphes pour se faire une idée. L’assaillant avait en sa possession une lettre d’allégeance à l’Etat islamique, dans laquelle il explicite son intention de « mourir martyr ». Il aurait regardé, avant sa tentative d’assassinat, des vidéos de Gaza et relatives à la cause palestinienne. Dans ces conditions, on ne comprend guère pourquoi le parquet national antiterroriste n’a pas encore été saisi mais « reste en phase d’évaluation ». Peut-être est-ce pour ne pas risquer la colère des musulmans en cette période de ramadan propice aux émeutes. Ensuite, la justice s’interroge sur son profil psychologique. De deux choses l’une : s’il est possible de prouver que cet homme était réellement déséquilibré, l’islam sera hors de cause, naturellement, mais d’un autre côté cela commencerait à faire une proportion critique d’adeptes fous qui croient suivre une même religion. Périlleux, donc.

Comme toujours, la couverture par la presse est tellement prévisible qu’elle en devient risible. Dans Le Parisien, on peut lire que « les voisins de l’assaillant, interrogés, décrivent un garçon “sans histoires, gentil et serviable”, qui ne se mêlait pas aux jeunes qui se retrouvent le soir au pied de l’immeuble ». Le terroriste sanglant qui aide les vieilles dames à traverser, devenu un lieu commun.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux profils comportant des drapeaux algériens et palestiniens se sont réjouis de voir couler le sang d’un policier français, comme autant d’exemples de la partition annoncée par François Hollande, qui, si elle n’a pas encore eu (totalement) lieu géographiquement, a eu lieu, il y a longtemps, dans les cœurs. Les appels à la violence contre la police, en ce qu’elle incarne la France, étaient nombreux depuis le début du confinement et se sont multipliés avec le ramadan. Les responsables politiques, les artistes, ou les personnalités publiques qui se sont fait le relais de cette haine par idéologie, sens du profit ou soumission, sont responsables du sang de ce policier, et demain peut-être du nôtre.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2020

Attaque islamiste contre deux policiers à Colombes : le coronavirus n’est pas le seul danger en France, l’aurait-on oublié ?

véhicule de police

Il paraît que le symptôme pathognomonique du covid19 est la perte du goût et de l’odorat. On constate, de toute évidence, que cet étrange virus fait perdre aussi l’ouïe et la vue. Comme si tous les Français avaient la tête plongée dans un bain de liquide hydroalcoolique. Aucune autre actualité ne les atteint. La tuerie de Romans-sur-Isère est passée pour ainsi dire inaperçue. Les émeutes en banlieues n’ont fait l’objet que de quelques entrefilets dans les journaux. Il est donc peu probable que les deux motards de la police nationale intentionnellement renversés, à l’arrêt, à Colombes lundi après-midi — l’un d’eux est gravement blessé et en coma artificiel – émeuvent les foules.

Pourtant il en va de la sécurité des Français comme de leur santé : le coronavirus semble faire le ménage plus rien d’autre ne semble exister, les urgentistes s’étonnent de voir leurs salles d’attente vides, comme si toute autre pathologie avait disparu. Mais ceux-ci savent bien que ce n’est qu’une illusion : les infarctus n’ont pas obligeamment tiré leur révérence pour céder le pas à la pandémie, ils sont simplement passés à l’arrière-plan, écrasés, occultés. À trop se palper, s’ausculter, s’étudier pour traquer les symptômes du coronavirus, on minimise les autres. Mais ils sont bien là, pourtant, et continuant de progresser dans l’ombre sans être inquiétés, se vengeront. Les médecins craignent ce rebond.

Les pathologies sociales sont comme les autres : terrorisme et islamisme ne se sont pas évaporés. Voire, ont gentiment et surtout tranquillement prospéré.

Youssef T., l’homme de 29 ans arrêté, a déclaré, selon les informations du Parisien, avoir agi « pour l’État islamique », et après « avoir regardé une vidéo sur la Palestine ». Une lettre et un couteau ont été retrouvés dans sa voiture. Sans doute aussi était-il un peu stressé par le confinement ? Personne n’a encore osé, mais il ne faut jamais dire jamais.

Qui a suivi l’actualité sent monter, depuis quelques jours, une hostilité « anti-flics » palpable. Envoyés au carton comme ils sont, sans masque ni autre forme de protection, pour faire respecter ce confinement – dont l’une des insignes conséquences et des déranger les petits commerces parallèles, déclenchant l’ire de certains quartiers -, ils ne sont pas applaudis à 20 heures, comme le personnel soignant. Pour eux c’est double-peine : en danger et détestés. Et même menacés, insultés, caillassés. Bien sûr, ils ne sont pas parfaits, de récentes verbalisations point finaudes dans le cadre du confinement viennent de le rappeler. Sans doute, certains d’entre eux peuvent même avoir des mots choquants ou injurieux, comme ce « bicot » que l’on peut entendre sur une vidéo postée par l’activiste Taha Bouhafs, et qui a donné lieu à une condamnation immédiate de Christophe Castaner assortie d’une saisine de L’IGPN. Aucune chance, pour eux, que quiconque tente d’avancer l’excuse du confinement mal vécu. Et pourtant, après gilets jaunes et réforme des retraites, on pourrait aisément imaginer que ce nouveau sale boulot qui leur tombe dessus les rende passablement tendus…

En attendant, personne ne s’est inquiété d’avoir vu enfler, la semaine passée, avec les événements de Villeneuve-la-Garenne, le #MortAuxPorcs – guère plus sympathique que “bicot”, on en conviendra – qui leur était destiné. Et personne ne semble aujourd’hui se sentir responsable ni coupable d’avoir fait monter, bien visible sur les réseaux sociaux, une mayonnaise délétère qui aujourd’hui tourne au vinaigre.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Laurent Obertone : « Pour nos dirigeants, rétablir les frontières n’est qu’une question de communication, et dès que ça se calmera, ils s’empresseront de les abolir de nouveau ! »

Laurent Obertone rappelle que d’un point de vue progressiste, toute frontière est un scandale permanent. Elle symbolise la cellule d’un organisme à part entière… Il rappelle donc que le rétablissement des frontières n’est qu’une question de communication. Et dès que ça se calmera, les dirigeants actuels s’empresseront de les abolir de nouveau.
Découvrez cet entretien publié sur le site Boulevard Voltaire.

Un clandestin « déséquilibré » soudanais poignarde au hasard dans les rues, il fallait s’y attendre ?

Pour une fois, il n’est pas présenté comme un « déséquilibré ». On ne lui connaît pas d’antécédents psychiatriques. Il s’agit simplement d’un brave réfugié qui, n’écoutant que son courage, a fui la guerre pour venir la faire ici. Il est installé depuis 2017 et se plaignait, selon le parquet antiterroriste, de « vivre dans un pays de mécréants ». Il semble qu’il n’ait pas eu la présence d’esprit, durant sa longue fuite, de privilégier une terre d’islam.
Mais évidemment, il fallait s’y attendre, et on doit s’y attendre tous les jours. Des milliers de profils similaires se promènent dans notre pays, sous tous les radars, ou pire, « suivis » par nos services compétents, jusqu’à ce qu’ils passent à l’acte.

Un parcours classique : entré illégalement, classé réfugié, il poignarde au nom d’Allah. La récurrence du profil frappe. Sommes-nous déjà habitués à ce genre de faits divers ?

C’est du domaine du possible : nous sommes déjà totalement résignés à vivre sous la menace terroriste, et dans un climat d’insécurité « ordinaire », qui n’en est pas moins aberrant. Ces « réfugiés », dont on ignore tout, sont installés de force dans tout le pays, par les autorités et des associations subventionnées radicales, qui ne se fixent aucune limite en la matière. Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, ne voulait pas de leur installation et a dénoncé le manque d’informations délivrées par les associations. Peine perdue. L’immigration en général va à l’encontre de la volonté populaire, qui est théoriquement souveraine… C’est l’État qui nous l’impose et dépossède ainsi littéralement les Français de leur territoire et de leur souveraineté. C’est un problème.

Les frontières n’arrêtent pas le virus mais elles n’arrêtent pas non plus les tueurs… Comment expliquez-vous ce blocage idéologique dès que cela touche à la frontière ?

D’un point de vue progressiste, toute frontière est un scandale permanent. Elle symbolise la cellule d’un organisme à part entière, ce qui n’est pas franchement inclusif. On ne peut pas faire plus national et populiste. N’oublions pas, cependant, que ceux qui prônent leur abolition, pour faire reluire leur « bonté » à grands coups d’argent public, disposent de frontières sociales infranchissables…
Pour nos dirigeants, rétablir les frontières n’est qu’une question de communication, et dès que ça se calmera, ils s’empresseront de les abolir de nouveau. Certes, l’argument phare des immigrationnistes, « les frontières ne servent à rien », en prend un sérieux coup sur la carafe. Mais ça ne les empêchera pas, pour autant, de continuer leur travail de sape quant à notre devoir d’accueil infini. Ces gens sont animés par une forme de fanatisme idéologique qu’aucun argument n’arrêtera.

Comment voyez-vous la sortie de confinement ? Est-ce qu’il y aura un avant et un après ?

Ça dépend de la manière dont se déroule cette sortie. S’il n’y a pas de trop lourdes conséquences économiques, tout recommencera comme avant. Il ne faut pas sous-estimer la capacité d’oubli des foules. Tout le monde sera très pressé de revenir à sa routine, travail-consommation, frontières ouvertes, tueurs fous et insécurité ordinaire. Du moment qu’on a la santé…

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Carnage islamiste à la préfecture de police – Laurent Nuñez admet un… « loupé »

Alors que l’analyse par les enquêteurs des ordinateurs et du téléphone portable de Mickaël Harpon a apporté ces derniers jours de nouveaux éléments confirmant la motivation islamo-terroriste de l’auteur de la tuerie de la préfecture de police de Paris du 3 octobre dernier, Laurent Nuñez était auditionné mercredi par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les fameux « dysfonctionnements » qui ont permis à Harpon de commettre ce carnage. Une audition au cours de laquelle le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, ne craignant pas l’euphémisme, a admis un « loupé » dans la détection de Harpon.

« Comment tuer les mécréants »

Nous avons tous encore en mémoire les mots incroyables employés par Eric Ciotti (LR) et Florent Boudié (LREM) lors de leur présentation à la presse au début du mois des premières conclusions de la commission d’enquête de l’Assemblée sur l’attaque islamiste de la préfecture de police de Paris (voir Présent du 7 février). Faisant part de la « sidération » de l’ensemble des membres de la commission face à une « accumulation de dysfonctionnements majeurs, structurels, fonctionnels et organisationnels » et face à « l’amateurisme » régnant au sein de la direction du renseignement de la préfecture de police, les deux parlementaires n’hésitaient pas à dénoncer « une faillite collective », « compte tenu du profil de Mickaël Harpon ». Un profil qui s’est encore affiné ces derniers jours, grâce aux expertises techniques réalisées par les enquêteurs sur les appareils numériques personnels du djihadiste, et notamment sur son téléphone portable. C’est ainsi que les équipes de la DGSI ont découvert que, une heure avant de massacrer quatre de ses collègues, l’informaticien en poste à la DRPP avait effectué des recherches Internet sur la manière de « tuer les mécréants ». Ou encore que, la veille du carnage, il avait utilisé lors de sa navigation sur le Web le mot-clef « kouffar » (mécréants, en arabe) et avait entrepris de chercher des billets d’avion pour se rendre en pèlerinage à La Mecque. Rappelons que, lors de l’analyse du contenu de son matériel professionnel dans les semaines qui ont suivi l’attentat, les équipes techniques de la DGSI avaient déjà découvert sur plusieurs clefs USB des vidéos de propagande djihadiste (dont des images de décapitation) ainsi que diverses informations collectées par la DRPP.

L’« incompréhension » de Nuñez

Des découvertes qui, au fond, ne font que confirmer ce que nous savions déjà : à savoir que Harpon, converti à l’islam depuis une dizaine d’années, était non seulement un fou d’Allah, mais ne cachait pas en outre son admiration pour les islamo-terroristes. Un profil qui ne l’a pourtant pas empêché de continuer à exercer tranquillement ses fonctions au sein de ce service sensible qu’est la DRPP, ni même de voir régulièrement renouvelée son habilitation « secret défense ». Et pourtant, comme le soulignaient encore Ciotti et Boudié le 5 février, il y avait eu « une accumulation de signes » en amont de la tuerie du 3 octobre. Comme cette fois où, en 2015, Harpon s’était réjoui devant ses collègues de l’attentat de Charlie Hebdo. Des propos qui n’avaient été rapportés qu’oralement à ses supérieurs et n’avaient pas fait l’objet d’un signalement officiel. Ou encore ce « repli religieux » qu’avaient constaté ses collègues depuis sa conversion en 2010, qui n’a jamais donné lieu à la moindre enquête. Des défaillances incroyables que Laurent Nuñez s’est vu contraint de reconnaître mercredi lors de son audition par la commission d’enquête de l’Assemblée. Evoquant pudiquement un « loupé », le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur a en effet expliqué : « Une conversion dans un service de renseignement doit forcément attirer l’attention […]. Il aurait dû y avoir des investigations. » Et celui qui était directeur de cabinet du préfet de police de Paris au moment de l’attaque de Charlie Hebdo d’ajouter alors : « Je le comprends d’autant plus mal que d’autres types de signalements nous étaient remontés ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 février 2020

Un ancien recruteur de Daech en formation dans une école primaire belge

20/01/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Condamné en 2013 à dix ans de prison, ramenés à cinq ans de réclusion en novembre 2016, Jean-Louis Denis dit « le soumis » est libéré en 2019.

Devant se réinsérer, l’individu a commencé une formation de néerlandais sur la demande du VDAP, la structure en charge de l’emploi dans la région flamande, mais c’est dans une école primaire que ses cours sont dispensés, indique le site belge RTL info.

Les parents d’élèves ont fait part de leur inquiétude légitime. Sylvie, mère de famille, raconte :

J’étais terrifiée. Je suis rentrée immédiatement dans l’école quand je l’ai vu rentrer. J’ai été voir la direction qui savait très bien pourquoi je venais. L’école m’a simplement dit qu’ils ne savaient rien faire. Les locaux dans lesquels ils faisaient les cours étaient dans l’école, mais appartenaient au CVO, où il suivait des cours de néerlandais.


Il projetait d’assassiner des identitaires : le leader du groupe islamiste Forsane Alizza est sorti de prison !

17/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Mohamed Achamlane est donc sorti le 1er janvier de la prison de Rennes.

Mohamed Achamlane avait été condamné en 2015 à neuf ans de prison pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et « détention illégale d’armes ».

L’homme de 41 ans, qui avait fondé le groupe islamiste Forsane Alizza en 2010, aussi appelé « Les cavaliers de la liberté », a été libéré de la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, le 1 er janvier, révèle ce mercredi Ouest-France. Sa peine avait été assortie d’une période de sûreté des deux tiers et il avait également écopé d’une privation de ses droits civiques pendant cinq ans.

Au moment de l’interpellation de Mohamed Achamlane, en 2012 près de Nantes, les policiers avaient retrouvé à son domicile des kalachnikovs démilitarisées, ainsi qu’une liste qui ciblait des commerces juifs ainsi que des personnalités politiques telles que Fabrice Robert, responsable du mouvement identitaire.

Dans une tribune intitulée “Ces adeptes du djihad qui voulaient s’en prendre aux identitaires“, Fabrice Robert écrivait alors :

Convoqué par un juge antiterroriste la semaine dernière, j’ai donc pu avoir confirmation des menaces qui pesaient sur moi. D’après deux témoins, Mohammed Achamlane aurait ainsi demandé à l’un de ses militants de me contacter pour tenter de m’assassiner. Certains avaient l’air assez déterminés et disaient se tenir à disposition de l’émir autoproclamé pour agir. J’ai également appris qu’ils cherchaient à se procurer quelques adresses personnelles, notamment celle de l’animateur du site Fdesouche. Une menace à prendre au sérieux quand on découvre que des membres de Forsane Alizza travaillaient chez des opérateurs de téléphonie.

Attaque islamiste de Villejuif : la compagne de Nathan Chiasson préparait aussi un carnage, par Franck Deletraz

On ne s’étonnera jamais assez du nombre impressionnant d’individus « psychologiquement fragiles » que peut compter la communauté musulmane dans notre pays. En effet, après nous avoir répété en boucle ces derniers jours que le converti Nathan Chiasson, auteur de la tuerie islamiste de Villejuif du 3 janvier, souffrait d’abord et avant tout de « troubles psychiatriques », les grands médias nous assurent maintenant que sa compagne, placée en garde à vue mardi alors qu’elle préparait un attentat suicide contre la police, est, elle aussi, sujette à des problèmes « psychiques » !

Décrite comme « très croyante »

Entendue une première fois par les enquêteurs vendredi soir dernier, alors que son compagnon, armé d’un couteau, avait le jour même massacré au cri d’« Allah Akbar » un homme de 56 ans et blessé grièvement deux innocentes, avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre, cette femme de 33 ans, elle aussi convertie et décrite par la police comme « très croyante », avait cependant été relâchée et placée sur écoute téléphonique. Or, en prenant connaissance de ses conversations au téléphone, les enquêteurs sont tombés sur une discussion au cours de laquelle elle confiait à une amie vouloir commettre un « suicide by cops ». Autrement dit, un attentat suicide visant à tuer un maximum de policiers pour venger la mort de son compagnon. Interpellée à son domicile de Palaiseau (Essonne) mardi midi par les hommes de la brigade criminelle et de la brigade de recherche et d’intervention de Paris, la jeune femme, qui portait sur elle un couteau, a immédiatement été placée en garde à vue pour « association de malfaiteurs terroriste ». Une garde à vue qui, toutefois, aura à peine duré 24 heures puisque, dès mercredi matin, la suspecte était relâchée pour le motif qu’elle présenterait « une forte tendance suicidaire » nécessitant une hospitalisation.

L’insupportable complicité des médias

Une explication qui fait d’ailleurs aujourd’hui le bonheur des grands médias qui, tout en nous racontant suivant leur habitude que cette femme est « fragile psychologiquement », insistent à qui mieux mieux sur le « désespoir » de celle qui devait bientôt se marier religieusement et « ne se remet pas du décès de son futur époux ». Sous leurs plumes, sa volonté de commettre un nouveau carnage islamiste n’est ainsi plus motivée par son fanatisme musulman, mais par cette « tristesse découlant de la mort de son compagnon ». Mieux : dans leur insupportable volonté d’intoxiquer nos compatriotes et de les tromper sur la réalité de la menace islamiste qui pèse sur eux et sur notre pays, certains sont même allés jusqu’à écrire que « l’islam [proscrivant] le suicide, c’est donc en attaquant des forces de l’ordre que la suspecte envisageait de se donner la mort » ! Une véritable honte quand on sait que cette femme ne pouvait ignorer le projet islamo-terroriste de Nathan Chiasson, qu’à aucun moment elle ne l’a dénoncé, et qu’elle l’a même très probablement cautionné.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 janvier 2020

Attentat islamiste à Londres – Usman Khan : la récidive de rappel

Le tueur de London Bridge, Usman Khan, avait été condamné pour terrorisme. Il venait d’être libéré de prison. Condamné en 2012 pour terrorisme avec huit autres complices, il devait purger seize ans de prison, mais a pu sortir en 2018 avec une liberté conditionnelle. Cet attentat résonne comme une piqûre de rappel des failles existantes encore dans notre dispositif législatif de lutte contre le terrorisme. Bien sûr qu’il nous faut prendre les dispositions légales afin d’isoler systématiquement les détenus terroristes tant qu’ils paraîtront dangereux en instaurant une rétention de sûreté. Notre droit doit s’adapter à la menace qui grandit.

Il nous faut tout d’abord réorganiser la gestion de la population carcérale. Toutes les tentatives afin d’empêcher le salafisme de se répandre en milieu pénitentiaire ont échoué, que ce soient les unités dites « dédiées » qui ont fait long feu ou les quartiers d’évaluation de la radicalisation qui n’empêchent pas les agressions terroristes contre les gardiens. On ne sait pas et on ne peut pas évaluer un niveau de radicalisation et les expériences de déradicalisation ont toutes échoué aussi. Dans ces conditions, la solution raisonnable est de rassembler, dans une seule maison centrale spécifique, tous les détenus concernés. Le regretté Charles Pasqua, peu avant de disparaître, proposait même de créer un bagne dédié. Sans doute avait-il raison et la question peut être à nouveau posée.

Il nous faut aussi instaurer une rétention de sûreté pour les infractions terroristes de moins de 15 ans. Larossi Abballa, l’assassin des policiers de ‪Magnanville en 2016, avait déjà été jugé et condamné par la justice française, en septembre 2013, pour avoir organisé une filière djihadiste vers le Pakistan. Condamné à trois ans de prison, dont six mois avec sursis, il est libéré à l’issue du procès, ayant effectué l’intégralité de sa peine en détention provisoire. Le juge Marc Trévidic, qui l’avait mis en examen dans cette affaire, parle d’un homme « comme il en pullule dans les dossiers islamistes, imprévisible, dissimulateur ». Il n’y a plus, actuellement, de débat national sur le sujet de la rétention de sûreté, qui permettrait de ne pas libérer un individu condamné pour des faits de terrorisme tant qu’il est considéré comme dangereux. La moyenne des condamnations variant entre cinq et sept ans, alors que la rétention de sûreté n’est applicable, actuellement, qu’à partir de quinze ans et n’est pas spécifiquement prévue pour les faits terroristes mais plutôt pour les crimes sexuels, plusieurs centaines de djihadistes ou candidats au djihad sont concernés dans les prochaines années, sans compter les centaines actuellement encore en zone de combat irako-syrienne et qui rentreraient ou sont en train de rentrer ou d’être rapatriés.

Enfin, certaines peines liées au terrorisme méritent d’être enfin réexaminées. C’est le cas de la perte de la nationalité française pour les binationaux partis pour le djihad, par décret en Conseil des ministres après avis simple du Conseil d’État, de la perte ou la déchéance de la nationalité par le tribunal spécialisé compétent comme peine complémentaire d’actes en lien avec le terrorisme ou de comportements salafistes, le rétablissement de la double peine pour les étrangers délinquants, le lien entre délinquance et terrorisme étant maintenant bien établi, la mise en œuvre de l’article 411-4 du Code pénal qui concerne l’intelligence avec l’ennemi, l’instauration du crime d’indignité nationale de trente ans pour les nationaux coupables d’actes en lien avec le terrorisme, avec la peine de dégradation nationale, l’expulsion des étrangers fichés S et l’instauration d’un délit spécifique de départ pour le djihad afin de judiciariser la situation des personnes rentrant des zones de conflit dès leur retour, délit recommandé par un protocole additionnel à la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention du terrorisme, mais non ratifié par la France.

Philippe Franceschi

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’affaire du « sabre d’el-Hadj Omar » : une restitution «modérément appréciée » par les descendants des victimes du conquérant islamiste, par Bernard Lugan

Le 28 novembre 2017, en voyage officiel au Burkina Faso, Emmanuel Macron déclara : « D’ici à cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain à l’Afrique ».
Le 17 novembre 2019, à Dakar, cette forte parole a connu un début de mise en pratique avec la remise officielle du « sabre d’el-Hadj Omar » au président sénégalais Macky Sall -d’ethnie toucouleur comme El-Hadj Omar-, par le Premier ministre français Edouard Philippe.
Or, cette première « restitution » restera dans les annales du confusionnisme idéologico-historique pour trois grandes raisons:

1) Cet objet « africain » est en réalité un sabre d’infanterie de l’armée française modèle 1821 forgé à Kligenthal, en Alsace. Ainsi donc, dans l’Afrique « authentique » et non encore « pillée » par la colonisation, l’on se battait déjà avec des armes fabriquées en Europe…Singulière permanence de l’histoire…

2) En faisant cette remise officielle, Edouard Philippe a certes honoré les autorités politiques du Sénégal, mais en même temps, il a humilié celles du Mali, pays qui fut dévasté par l’ancien possesseur de ce sabre.

3) En piétinant en toute ignorance l’histoire régionale et sa complexe alchimie ethno-confrérique, la France complique singulièrement la tâche de nos soldats de l’Opération Barkhane en butte à l’hostilité grandissante des populations maliennes. Sans parler de l’insolite message adressé aux populations concernées.

Un peu d’histoire est donc nécessaire.

Omar Tall dit el-Hadj-Omar créa l’empire Toucouleur (ou Torodbe) sur les ruines des royaumes animistes de l’actuel Mali, dont ceux des Bambara. Les Toucouleur, branche métissée des Peul, se désignent sous le nom Haalpulaaren « ceux qui parlent le pulaar », la langue des Peul.

Omar Tall naquit vers 1796 dans la région de Podor, au Fouta Toro, dans l’actuel Sénégal, au sein d’une famille peul (fulbé) convertie à l’islam et membre de la confrérie kadiriya. Il adhéra ensuite à la confrérie tijaniya, sa grande rivale, qui avait une interprétation différente de l’islam, avant de partir pour vingt années de voyages qui le menèrent en Arabie et en Afrique du Nord.

De 1830 à 1838, il vécut dans l’empire peul de Sokoto où il se forma militairement. Revenu dans l’actuel Sénégal, il fut nommé grand calife de la confrérie tijaniya et il s’installa à Dinguiraye, près de Diourbel.

Vers 1852, il lança son jihad en s’attaquant aux peuples animistes de la vallée du Niger. La principale résistance à ce jihad fut le fait des Bambara des royaumes de Segou et du Kaarta dans l’actuel Mali qui avaient réussi à échapper au précédent jihad peul, celui de Seku Ahmadou. Etant demeurés animistes, ils allaient donc pouvoir être vendus comme esclaves, but économique abrité derrière le paravent de l’islamisation.

En 1856, El-Hadj Omar prit Nioro la capitale du Kaarta. En juillet 1857 il tenta d’enlever Médine, poste français très avancé situé sur le haut Sénégal, afin de s’ouvrir une voie vers le sud, mais, au grand soulagement des populations du bas-Sénégal, il fut défait par les troupes françaises commandées par le colonel Louis Faidherbe.

Il s’attaqua ensuite à Ségou, la principale cité bambara qui fut prise et pillée en 1861. Suivi d’une partie de son armée, le souverain bambara trouva refuge au Macina où régnait le chef peul Ahmadou-Ahmadou, le petit-fils de Seku Ahmadou. La rivalité religieuse confrérique (kadirya-tijanya) et économique, opposant les deux Haalpulaaren se transforma en guerre ouverte. El-Hadj Omar l’emporta et conquit le Macina. En 1862, Hamdallahi, la capitale d’Ahmadou-Ahmadou fut prise.

Tout l’actuel Mali n’était cependant pas conquis. C’est ainsi qu’à Tombouctou, ville contrôlée par le clan arabe des Kunta, et dont le chef, El Bekay, était un notable de la confrérie kadiriya rivale de la tijaniya, la résistance s’organisa. Craignant la conquête d’El-Hadj Omar, El Bekay avait ainsi soutenu les Bambara avant d’entrer lui-même en guerre. Ce fut d’ailleurs en le combattant qu’en 1864, El Hadj Omar trouva la mort sur les plateaux de Bandiagara, en pays dogon.

Lire la suiteL’affaire du « sabre d’el-Hadj Omar » : une restitution «modérément appréciée » par les descendants des victimes du conquérant islamiste, par Bernard Lugan

Attentat islamiste de Nice : comment continuer à vivre après le massacre ?

21/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
À l’occasion du Congrès international des victimes du terrorisme qui s’ouvre jeudi à Nice, dans le sud de la France, France 24 s’est rendu dans cette ville meurtrie. Le 14 juillet 2016, un attentat au camion bélier y faisait 86 morts, plus de 400 blessés et laissait des milliers de personnes traumatisées.

Comment surmonter le deuil après un événement aussi traumatique ? Comme vit-on quand on a survécu à un massacre ? Karina Chabour et Audrey Racine ont rencontré des parents qui ont perdu un enfant et des jeunes, témoins de l’attentat.


À l’occasion du Congrès international des victimes du terrorisme qui s’ouvre jeudi à Nice, dans le sud de la France, France 24 s’est rendu dans cette ville meurtrie. Le 14 juillet 2016, un attentat au camion bélier y faisait 86 morts, plus de 400 blessés et laissait des milliers de personnes traumatisées. Comment surmonter le deuil après un événement aussi traumatique ? Comme vit-on quand on a survécu à un massacre ? Karina Chabour et Audrey Racine ont rencontré des parents qui ont perdu un enfant et des jeunes, témoins de l’attentat. Leur combat pour continuer à vivre est une leçon de courage.

En Suisse, le parti socialiste a invité un islamiste radical au Palais fédéral

14/10/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le Parti socialiste a reconnu sa bévue et exprimé ses regrets dans un communiqué paru vendredi. L’incident s’est produit en septembre dernier.

Des députés avaient organisé une rencontre entre partis d’opposition turque, accessible au public sur invitation.

Un Kurde irakien condamné en 2014 pour apologie du terrorisme à deux ans et demi de prison par le tribunal fédéral a réussi à s’y faire inviter, en se faisant passer pour un journaliste, sous une fausse identité.

Dans ce communiqué, il est notamment possible de lire ceci :

La réunion au Palais fédéral était ouverte aux parties intéressées. Malheureusement, a posteriori, il s’est avéré qu’une personne condamnée par le Tribunal pénal fédéral à plusieurs années de prison pour « soutien au terrorisme » y avait également pris part. L’homme, en utilisant un pseudonyme, s’est fait passer pour un journaliste de « Diaspora TV » une chaîne de télévision sérieuse, qui coopère également avec la SSR. La personne n’a pas été personnellement invitée par le PS et son pseudonyme n’avait jamais été mentionné en relation avec le terrorisme dans l’espace public. C’est pourquoi elle n’a pas été démasquée au moment où la rencontre a été préparée, et la liste des participant-e-s vérifiée.

Un symbole : la France condamnée… par le terroriste Abdeslam

Salah Abdeslam est le seul rescapé du commando islamiste qui, le 13 novembre 2015, a tué 131 personnes, et en a blessé 413 autres. Il a obtenu la condamnation de la France par le tribunal administratif de Versailles. Une condamnation certes symbolique. Mais un crachat de plus sur notre pays.

L’Etat de droit est une bien belle chose, et loin de nous l’idée d’en fustiger le principe, mais certaines circonstances exceptionnelles plaident parfois pour une mise entre parenthèses. La déclaration de guerre de l’Etat islamique, les centaines de victimes, en France, les dizaines de milliers de morts dans le monde, ne correspondaient-ils pas à une telle situation ? Nos politiques nous ont dit que nous étions en guerre. Mais le prestigieux tribunal administratif de Versailles ne l’a pas entendu de cette oreille et, par une décision du 24 mars 2017, a donc donné raison au tueur.

L’assassin, qui est incarcéré à Fleury-Mérogis, avait attaqué l’Etat sur ses conditions de détention, et il avait gagné la somme symbolique de 500 euros, les juges ayant estimé que la vidéosurveillance installée dans sa cellule reposait sur une loi qui n’était pas encore votée.

Le plus extraordinaire, dans cette affaire, c’est qu’on ne connaît ce jugement qu’aujourd’hui, à l’occasion de la parution du Journal de Frank Berton (sans lien apparent avec Germaine Berton, la tueuse anarchiste de 1923), l’avocat d’Abdeslam.

La sentence était tellement incroyable, tellement scandaleuse, tellement susceptible de choquer les Français, voire d’orienter leurs votes, qu’elle est apparemment restée secrète jusqu’à ce que, au détour d’une page de ce livre paru en avril 2019, un journaliste du Figaro découvre cette décision, rendue en mars 2017 mais restée inconnue ! Mars 2017, rappelez-vous : nous sommes alors à un mois exactement du premier tour de la présidentielle. Une telle information, divulguée à cette date, aurait pu orienter, au moins marginalement, le vote des Français. Ce type de décision a en effet le don d’irriter fortement. Alors, quelle est l’hypothèse ? Un manque de curiosité des chroniqueurs judiciaires de la totalité des grands médias ?

Le silence sent la manipulation d’information

Le silence fait à l’époque sur cette décision de justice par la classe politico-médiatique sent la manipulation d’information à plein nez. Alors qu’elle était tout entière mobilisée contre une présence de Marine Le Pen au second tour, cette condamnation de la France au profit du pire des tueurs aurait pu faire l’effet d’une bombe. Mais on le voit bien : rendue publique trente mois plus tard, l’information n’est guère commentée que sur un plan technique, juridique, et ne soulève donc pas d’émotion.

Mais il n’y a pas que la dimension immorale de la condamnation de la France qu’il faut retenir, dans ce dossier. Il y a aussi le fait que la vidéosurveillance a pour but de prévenir toute tentative d’évasion, quand ce risque existe. Ce qui signifie que, dans le cas d’Abdeslam, le risque existait, et qu’à bien comprendre la décision de justice, nous aurions dû prendre ce risque d’une évasion, plutôt que de commettre la « terrible » infraction à l’Etat de droit.

Notons enfin que de malheureux militants identitaires sont parfois condamnés à payer plusieurs milliers voire plusieurs dizaines de milliers d’euros pour de pacifiques occupations de chantiers de mosquées ou de locaux du PS, tandis qu’on fait droit aux demandes financières d’un assassin de la pire espèce.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 9 juillet 2019

Thibault de Montbrial : “Les femmes djihadistes ont eu un rôle aussi fort que celui des hommes”

05/06/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Thibault de Montbrial éclaire le dessous des négociations entre la France et l’Irak au sujet des sept Français djihadistes qui risquent la peine de mort, mais aussi le cas des logisticiens, des femmes et des enfants djihadistes.

Thibault de Montbrial pointe du doigt le rôle des femmes dans le combat djihadiste :

Les djihadistes occidentaux sont dans une logique de minimisation et de dissimulation de leurs actes pour reprendre la lutte.


Attentat de Lyon : des médias très peu curieux

À la veille des élections européennes du 26 mai 2019, une bombe éclatait au centre de Lyon faisant une quinzaine de blessés, sans revendication. Une rapide enquête menée grâce aux caméras de vidéo-surveillance aboutissait à l’arrestation de Mohamed Hichem M., 24 ans, dont les prénoms seuls étaient connus et dont le patronyme restait inconnu au jeudi 30 mai, et même dans nombre de cas connu seulement sous les dénominations euphémisantes de « suspect » ou « d’étudiant ». Revue de presse.

Un anonymat parfait

Pour Le Figaro du 28 mai, on signale « un étudiant algérien de 24 ans, ancien étudiant en informatique. » Le terme « suspect » est employé six fois, on parle de « jeune homme » mais on n’en saura pas plus ce jour là. Pour Le Point édition digitale du 27 mai et du 28 mai, on en restera à « l’étudiant algérien », tout en assurant qu’ « aucun élément ne le relie à la mouvance islamiste radicale ». Toujours dans le même hebdomadaire et toujours sous la signature d’Aziz Zemouri le 29 mai « le principal suspect est passé aux aveux » mais « l’étudiant » demeurera complètement anonyme. Même pudeur charmante pour Ouest-France édition papier du 29 mai qui ne consacre que quelques lignes à un « suspect peu loquace » dont on ne saura que fort peu de choses sinon qu’il s’agit d’un « algérien de 24 ans » alors que ses deux prénoms sont connus depuis plus de 48h.

Un demi-anonymat et un gamin sympathique

Libération du 27 mai titre « fin de traque pour le suspect, qui reste muet ». L’article parle ensuite d’un étudiant de 24 ans, Mohamed Hichem M. arrivé en France au second semestre 2017. Le Progrès de Lyon du 30 mai à beau se demander « qui est Mohamed Hichem M ? », nul ne connaîtra son patronyme, mais on apprendra que ses parents et son frère, tous en situation irrégulière, ont été entendus. Le Parisien du 28 mai a retrouvé Islaam, un camarade d’Oran de Mohamed Hichem. Sans surprise ce dernier est un garçon adorable : « Hichem est comme mon frère. Il n’a jamais été violent, tout le monde l’adore ici. Il est musulman, fait la prière et le ramadan, mais n’est pas du tout un extrémiste… il ne ferait jamais de mal à quelqu’un ». On apprendra toutefois qu’il est en situation irrégulière et vit de cours d’informatique donnés sur internet.

Pour La Croix édition digitale du 30 mai, on en restera à Mohamed Hichem M. un algérien de 24 ans mais on peut apprendre que l’enquête « a mis en évidence des recherches sur internet relatives au djihad et à la fabrication d’engins explosifs ». Le Monde digital du 29 mai à 10h41 ne parle que « d’un homme de 24 ans » et il faudra attendre le 30 mai à 8h39 pour connaître ses deux prénoms et l’initiale de son nom de famille, un garçon « plutôt agréable, serviable, qui faisait du sport ». L’article précise qu’il n’a jamais fréquenté d’école informatique en France, sans visa étudiant et profitant de visas de court séjour.

Les principaux médias analysés n’emploient que les prénoms alors que le nom de famille M. devrait être facile à identifier avec une enquête rapide. Mieux (ou pire), certains préfèrent éviter un traumatisme à leurs lecteurs en ne parlant très vaguement que d’un étudiant ou bien d’un jeune homme. De mauvais esprits verraient là une volonté de cacher certaines informations pour de bonnes raisons (ou de mauvaises) demeurées cachées, un peu trop soigneusement.

Tribune reprise du site de l’OJIM