Mali : allons-nous continuer encore longtemps à faire tuer nos soldats parce que les décideurs français ignorent ou refusent de prendre en compte les réalités ethno-politiques locales ?, par Bernard Lugan

soldats Mali

C’est très probablement en représailles de la mort de Bag Ag Moussa, un des principaux adjoints du chef touareg Iyad ag Ghali tué par Barkhane le 10 novembre 2020, que deux Hussards de Chamborant (2° de Hussards), ont perdu la vie le samedi 2 janvier, à quelques kilomètres de la base de Ménaka, quand leur VBL (véhicule blindé léger) a sauté sur une mine.

A la différence de la mort de nos trois hommes du 1° Régiment de Chasseurs de Thierville survenue le lundi 28 décembre, au sud de Gao, l’explosion qui a provoqué celle des deux Hussards s’est produite plus au nord, dans une région qui était devenue « calme », les décideurs français semblant avoir enfin compris qu’ici, nous ne sommes pas face au même jihadisme que plus au sud. Comme je ne cesse de le dire depuis des années, et comme je le montre dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours, ici, le conflit n’est en effet pas à racine islamiste puisqu’il s’agit d’une fracture inscrite dans la nuit des temps, d’une résurgence ethno-historico-économico-politique touareg conjoncturellement abritée derrière le paravent islamiste.

Pour bien comprendre la situation, il nous faut revenir en arrière, au mois de juin 2020 avec la mort de l’Algérien Abdelmalek Droukdal, le chef d’Al-Quaïda pour toute l’Afrique du Nord et pour la bande sahélienne, abattu par l’armée française sur renseignement algérien. Cette liquidation qui libérait le Touareg Iyad ag Ghali de toute sujétion à l’Arabe Abdelmalek Droukdal, s’inscrivait dans le cadre d’un conflit ouvert qui avait éclaté entre les deux branches du jihadisme régional. L’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara), rattaché à Daech prône en effet la disparition des ethnies et des Etats et leur fusion dans le califat universel. Tout au contraire, le groupe d’Al-Qaïda, dirigé par Iyad ag Ghali « associé » aux services algériens privilégie l’ethnie touareg et ne demande pas la disparition du Mali.

Le coup d’Etat qui s’est produit au Mali au mois d’août 2020, a ensuite permis de donner toute liberté à la négociation entre Bamako et la branche locale d’Aqmi, avec pour but de régler le conflit du nord Mali. Pour la France, l’opération était entièrement profitable car cela permettait de fermer le front du nord.

Même si nous avons perdu ce « doigté » qui était une de nos spécialités à l’époque des « Affaires indigènes » et ensuite des emprises militaires permanentes, dans la durée, avec des unités dont c’était la culture, il allait donc être possible, avec un minimum d’intelligence tactique, et en jouant sur cette opposition entre jihadistes, de laisser se régler toute seule la question du nord Mali. Et cela, afin de commencer à nous désengager après avoir concentré tous nos moyens sur la région des « 3 frontières », donc sur l’EIGS, et également sur certains groupes peul jouant sur plusieurs tableaux à la fois[1].

Or, le 10 novembre 2020, une insolite opération française menée près de Ménaka, donc en zone touareg, s’est soldée par la mort de Ba Ag Moussa, un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali. Les Touareg ayant pris cette action comme une provocation, il était donc clair qu’ils allaient mener des représailles.

Par devoir de réserve, je n’ai alors pas commenté cette opération sur mon blog, mais j’ai prévenu « qui de droit » que les Touareg allaient, d’une manière ou d’une autre, venger la mort de Ba Ag Moussa et qu’il allait falloir être vigilants dans la région de Ménaka. D’autant plus que, alors que, depuis plusieurs mois, les opérations françaises avaient évité la zone touareg, les derniers temps, elles y avaient repris. Comme si un changement de stratégie avait été décidé à Paris, un peu « à l’américaine », c’est-à-dire en « tapant » indistinctement tous les GAT (Groupes armées terroristes) péremptoirement qualifiés de « jihadistes », et peut-être pour pouvoir « aligner du bilan ». Une stratégie sans issue reposant sur une totale méconnaissance des réalités ethno-politiques locales, et dont nos soldats viennent de payer le prix sur le terrain.

Le signal donné par les Touareg étant donc clair, aux autorités françaises d’en tirer maintenant les leçons. Veulent-elles oui ou non ré-ouvrir à Barkhane un deuxième front au nord ?

En ce jour de tristesse, j’ai une pensée particulière pour le sergent Yvonne Huynh, avec lequel, à la veille de son deuxième séjour au Mali, j’avais longuement échangé sur les causes profondes du conflit, et je tiens, à travers ce communiqué, à faire part de mes sincères condoléances aux « Frères bruns », ses camarades de Chamborant hussards.

Bernard Lugan

[1] L’on pourra à ce sujet se reporter à mon communiqué en date du 24 octobre 2020 intitulé « Mali : le changement de paradigme s’impose ».

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

La mission de lutter contre l’islamisme confiée… aux islamistes

CFCM séparatisme islamisme

Dans son plan de lutte contre le séparatisme (entendez : l’islam politique), le gouvernement prévoit de confier la « certification des imams » au Conseil français du culte musulman, le CFCM. Or ce CFCM n’est qu’une fédération d’associations certes islamiques, voire islamistes, mais qui ne sont pas pour autant des associations dirigées par des imams. Et c’est bien pourquoi les imams vont à reculons vers cette solution. « Comment ça se fait qu’on impose par le haut un Conseil national des imams ? Les imams sont majeurs et vaccinés, et sont capables de s’organiser d’eux-mêmes », réagissait récemment un imam classé modéré ? Ne parlons pas des autres !

Mais il y a aussi du bon sens à vouloir savoir comment sont formés les imams, quand on réalise que les terroristes islamistes sont passés par des mosquées et qu’il existe donc un lien entre les actes terroristes et ce que l’on y entend parfois.

Alors, mettre la formation des imams sous le contrôle du CFCM, composé de laïcs, est-ce la solution ? C’est là qu’intervient Jordan Bardella, pour rappeler, sur Twitter, ce qu’est le CFCM, seule structure supposée « modérée » que Macron ait à se mettre sous la dent en fait de partenaire pour un dialogue sur cette question. Pour le jeune vice-président du Rassemblement national, « Frères musulmans, associations turques aux mains d’Erdogan, organisations salafistes », il y a là « les officines les plus radicales ».

Il a raison : outre la porosité intellectuelle entre islamistes et CFCM, la moitié des affiliés au CFCM tirent leur légitimité – et leurs subsides – d’Etats étrangers, voire d’Etats hostiles, qui ne se gênent pas pour injurier la France et ceux qui la représentent, comme l’a fait récemment Erdogan.

Pour une charte républicaine islamique, il n’y aura pas de problème

Le CFCM est censé également rédiger une « charte républicaine » sur laquelle ses affiliés s’engageront. S’il s’agit d’une charte républicaine islamique, il n’y aura pas de problème. Car la plupart des Etats islamistes sont des Etats républicains. Mais de quoi cela nous protégera-t-il ?

Les imams contestent toutefois le principe même de passer par le CFCM, rappelant que c’est l’Etat qui a créé le CFCM, et c’est l’Etat qui exige de lui cette mise en place d’une instance de contrôle sur le religieux. Or le laïcisme « à la française » (et nous sommes bien placés pour le savoir) considère que « la laïcité doit combattre les religions, les repousser intégralement dans la sphère du privé », et que le laïcisme ne défend pas « une laïcité de neutralité mais de neutralisation du fait religieux ».

La « charte républicaine » est censée proclamer l’adhésion des musulmans à la République, rappeler que l’islam de France n’est qu’une religion, pas un système politique, et enfin que les Etats islamiques étrangers ne doivent plus pratiquer l’ingérence ? Or c’est le gouvernement français de l’époque qui a conçu ainsi le CFCM. Trois fédérations sur les neuf qui la composent sont islamistes, et des Etats étrangers contrôlent la moitié des associations affilées : l’échec est déjà inscrit dans ce constat.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 24 novembre 2020

Notre faiblesse ne justifie pas l’islamisme et le Grand Remplacement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Certains voient dans les attentats la sanction de nos faiblesses et de notre décadence. De la même manière, le Grand Remplacement ne serait que la conséquence de notre « grand effacement » intellectuel. Tenter de freiner le Grand Remplacement ou de lutter contre le terrorisme par des moyens concrets serait donc pure perte temps : il faudrait « remonter aux causes » plutôt que de « s’en prendre aux conséquences ».

Fermer les frontières est à la portée de n’importe quel État

Tout d’abord, les résistants identitaires ne négligent pas la réflexion sur les causes. Mais le combat politique, au service du bien commun, tend premièrement à écouter les plaintes de notre peuple, qui portent généralement sur des problèmes tangibles (insécurité, islamisation, dégradation du cadre de vie…) auxquels un militant honnête et intègre doit porter un grand intérêt. Nous envisageons la conquête du pouvoir, seul levier apte à résoudre les difficultés des Français, et il faut donc concevoir les outils que nous utiliserions pour soigner notre pays. On peut ergoter longtemps pour savoir quel réseau occulte manipule la France, mais cela ne fait pas avancer la situation de la jeune femme harcelée par la racaille sur la route du travail. Pour identifier les racines du terrorisme islamique et du Grand Remplacement, on peut invoquer la politique étrangère américaine, la guerre en Libye ou la crise économiques dans les pays d’émigration. Mais qui détient la clef pour résoudre les maux du Moyen-Orient et de l’Afrique noire ? En revanche, fermer les frontières et les maintenir étanches, par des contrôles rigoureux et l’instauration de l’immigration zéro, est à la portée de n’importe quel État.

On peut vivre heureux en France à condition de s’en donner les moyens

Un État peut également expulser les imams islamistes et leurs plus chauds partisans ainsi que les détenus binationaux ou étrangers. Ces mesures de bon sens, qui touchent seulement les « conséquences » de malheurs plus profonds, n’en sont pas moins suffisantes pour ramener l’ordre et la paix. Il n’y a que des paresseux déguisés en théoriciens scrupuleux pour mépriser cette démarche humble et pragmatique. Persuadés que l’on peut vivre heureux en France à condition de s’en donner les moyens, les Identitaires ont publié en 2017 : 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration.

La haine des islamistes ne trouve pas sa source dans notre faiblesse

Ensuite, pourquoi tant de haine de la part des islamistes ? Pourquoi tant de violence et d’intimidations quotidiennes de la part de la racaille ? Ce n’est pas parce que nous serions devenus « décadents » et faibles, même si le succès des sous-produits culturels les plus médiocres nous montre bien une certaine dégénérescence intellectuelle au sein des nôtres. S’ils nous détestent, ce n’est pas en raison de notre nihilisme moral, de l’esprit Charlie ou de la déchristianisation. C’est parce que nous sommes français. En effet, les attentats islamistes n’ont pas commencé en novembre 2015 au Bataclan. Les attaques de l’islam ont commencé en 711 au sud de l’Espagne, se sont prolongées en France avant le coup d’arrêt de 732, ont repris le siècle suivant en Provence tout en se démultipliant dans l’ancien empire romain d’Orient, à Constantinople, avant de toucher la Serbie, la Hongrie, la Bulgarie, Vienne à deux reprises et l’île de Malte jusqu’à la victoire chrétienne de Lépante. Le choc de civilisations entre le monde helléno-chrétien et musulman est très ancien. Les Francs du neuvième siècle étaient-ils Charlie ? Pas vraiment. Cela n’a pas empêché les Maures d’attaquer leurs domaines. Le conflit a toujours été présent entre ces deux mondes. L’attentat de Nice l’a rappelé : en frappant des fidèles au cœur d’une église, ils ont montré que la France, à leurs yeux, est un bloc. Orientaux et Africains ont une mentalité tribale : pour eux, la France est une tribu et depuis les croisés jusqu’aux boomers de gauche, c’est la même tribu qu’ils combattent, celle des kouffars, des infidèles blancs.

Militantisme exemplaire plutôt qu’autoflagellation

D’autre part, cela ne doit pas nous faire éluder nos faiblesses bien réelles : dévirilisation, addiction au consumérisme, dépendance aux réseaux sociaux, peur de la force, déconstruction des identités sexuelles et culturelles… Nos pathologies d’homme blanc sont nombreuses et nous désarment en face de la barbarie des immigrés issus de pays musulmans. Mais nommer les tares de la société française pour les éradiquer afin de redevenir des hommes et des femmes debout, ce n’est pas relativiser les attentats sous prétexte que nous « l’aurions bien mérité ». Faible, la société française l’est. Par l’exemple d’un activisme exigeant et toujours en éveil, nous voulons donner à notre peuple l’exemple d’une force capable de réveiller, dans le cœur de chaque Français, la flamme de Charles Martel, de saint Louis et de Jeanne d’Arc.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Face à l’islamisme : le nécessaire retour du politique – Cyril Raul (Les Identitaires)

Comment vider le politique de sa substance ? Faites preuve de fermeté face à des phénomènes que vous ne pouvez à vous seul résoudre, comme une pandémie ou le réchauffement climatique. Tout en restant laxiste sur des problèmes concrets contre lesquels vous pouvez agir : l’immigration, la délinquance et l’islamisme.

Fermeté sanitaire, laxisme migratoire

Cette semaine a une nouvelle fois illustré ce constat. Mercredi, le président de la République annonçait aux Français un nouveau confinement via des mesures particulièrement sévères, expression d’un autoritarisme bien souvent inutile. Face à ce virus mondial, l’État allait à nouveau sévir durement en infligeant aux Français les pires restrictions d’Europe se traduisant notamment par la fermeture de la plupart des commerces et un nouveau suicide économique.

Au lendemain de ces annonces, un attentat islamiste commis par un migrant frappait à nouveau la ville de Nice dans une basilique. Bilan : 3 morts, dont la décapitation au couteau d’une paroissienne, quelques jours après celle du professeur Samuel Paty. L’auteur est un Tunisien fraîchement débarqué de Lampedusa. Un migrant, tout comme l’était l’assassin tchétchène de Samuel Paty.

Le drame aurait donc une nouvelle fois pu être évité avec une politique ferme sur l’immigration. Mais ce gouvernement sait être autoritaire sur ce qu’il ne peut influencer qu’à la marge et laxiste sur ce que sa responsabilité politique lui intime pourtant de prendre fermement en main. Car le calcul politique, la peur de « l’amalgame », paralysent toute action gouvernementale sur le sujet de l’immigration musulmane source du terrorisme islamiste en France.

Modérés islamistes et islamistes modérés

Depuis la décapitation de Samuel Paty, l’opinion attend pourtant des choix forts. Et dans un conseil de défense ayant eu lieu vendredi, les services de renseignement ont donné des informations graves et très claires au gouvernement, sans tabou ni emphase. D’après un article d’Europe 1, le renseignement français aurait alerté le président et le ministre de l’Intérieur sur les passerelles existant entre les musulmans modérés, les salafistes, les Frères musulmans et les djihadistes. À ce sujet, les propos d’un spécialiste s’étant confié à la radio sont édifiants : « on n’est plus face à quelques individus à surveiller. Désormais, on affronte des masses qui veulent nous détruire ».

Dans une intervention du 27 octobre, le président du CFCM, Mohamed Moussaoui, pourtant considéré par les médias comme « modéré » , déclarait d’ailleurs au sujet des caricatures que « pour préserver l’ordre public, il faut parfois renoncer à certains droits. » On peine ici à cerner la distance entre l’islamiste qui menace l’ordre public et le modéré qui fait du chantage à l’ordre public. Un chantage qui prend ici la forme d’une allusion mais, plus souvent, de menaces très claires de dizaines de milliers de musulmans dits pourtant « modérés » sur les réseaux sociaux. Difficile de ne pas voir dans ces phénomènes une confirmation de cette « massification » de l’islamisme bien cernée par les services de renseignement.

Comment agir

Le politique ne peut désormais plus dire qu’il n’a pas les cartes en mains pour agir. Seule sa peur de l’amalgame et du préjugé le paralyse. Or, le préjugé est pourtant une arme du politique. Comme le disait le philosophe Edmund Burke, « en cas d’urgence le préjugé est toujours prêt à servir ; il a déjà déterminé l’esprit à ne s’écarter jamais de la voie de la sagesse et de la vertu, si bien qu’au moment de la décision, l’homme n’est pas abandonné à l’hésitation, travaillé par le doute et la perplexité. ». Selon l’auteur irlandais, ce préjugé « fait de la vertu une habitude et non une suite d’actions isolées. »

Pour enfin agir contre les islamistes mais aussi pour rendre au politique sa substance, il est nécessaire de faire des choix forts et de ne plus palabrer. Les Français n’en peuvent plus des bougies et des appels aux valeurs républicaines, de ces débats entre Arabes laïcs et islamistes qui ont peut-être leur intérêt dans le monde musulman mais ne nous concernent pas ici, chez nous, en France. Il n’y a pas d’autres solutions au terrorisme islamiste que la remigration. Au politique de franchir le pas.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Confinement, islamisme… Vers une révolte des Français ?

Selon le général de Gaulle, « les Français étaient des veaux ». Une fois de plus, il s’est trompé. Les Français sont plutôt des moutons. Il y a longtemps qu’on leur tond la laine sur le dos, mais les voici maintenant parqués comme des moutons, égorgés comme des moutons ! Toutefois, cela pourrait ne pas durer, car même les agneaux peuvent se révolter et devenir enragés.

Un gouvernement aussi incompétent que pleutre

En 1974, « Le mouton enragé » était le titre d’un film complexe de Michel Delville évoquant une société qui n’est plus, mais le titre reste d’actualité. Confinement, terrorisme islamiste, les Français n’en peuvent plus d’un gouvernement aussi incompétent que pleutre. Incompétent, nous avons comme Premier ministre, donneur de leçons et de civisme, celui-là même qui a raté le déconfinement et permis donc la prétendue seconde vague.
Quant à Olivier Veran, l’homme propage la peur, car lui-même redoute que sa gestion incohérente de la crise ne l’emmène devant des tribunaux où on juge au nom du peuple français.

Un gouvernement pleutre, on le voit pour la rentrée scolaire où la grande manifestation de l’école pour la liberté d expression s’est effilochée au fil des jours. Samuel Paty est devenu un héros gênant. Il était glorifié, on aimerait bien dans certaines écoles passer à autre chose. Qui ne voit que le droit de blasphémer est mis en cause, lentement mais surement, car le corps enseignant par idéologie ou crainte est incapable de l’assumer. Les islamistes vont remporter une nouvelle victoire par auto-censure… Heureusement, pour ceux qui idolâtrent la liberté d’offenser, il restera toujours les catholiques.

Le reconfinement ne passe pas. Les maires, notamment ceux du sud, ont sonné le signal de la révolte. Les petits commerçants, dos au mur, deviennent les porte-parole d’une large partie de l’opinion publique. On voit un retour des gilets jaunes, sinon une renaissance du poujadisme, avec une fronde des élus locaux et un rejet de Paris.

Face à l’islamisme, nos compatriotes ont compris que le gouvernement de cette démocratie était incapable de nous défendre. Il faut changer sinon le gouvernement ou du moins ; comme nous l’avons écrit ici avant que cette thématique ne s’impose : l’état de droit.

« Nous sommes la France »

Tout dépend de la réaction de la jeunesse qui veut avoir un avenir peut-être républicain, mais plus surement français.
« Nous sommes la France », c’était le mot d’ordre d’une manifestation de plusieurs centaines de personnes à Nice devant la basilique Notre-Dame martyrisée face à un quartier très « populaire » (comme on dit maintenant par antiphrase) en plein centre-ville.

« Nous sommes chez nous ! Islam hors de France ! » L’horreur absolue pour les médias présents qui ont rarement filmées, et jamais diffusé sur les chaines mainstream, les images de cette manifestation digne et imposante. Le quotidien régional n’en a parlé que trois jours plus tard, pour donner d’ailleurs la parole à ceux qui se sont désolidarisés des slogans identitaires et en précisant bien que tous ces manifestants islamophobes étaient connus et répertoriés.

Pour le moment, ce type de réaction est à dire vrai très limité. Mais cela change des bouquets de fleurs, des nounours et des bougies. Le système fait tout pour revenir le plus vite possible au « pas d’amalgames » sans oublier le « pas de vagues ». La preuve par la rentrée scolaire.

Les mouvements violents de protestation contre les confinements en Europe se multiplient, notamment en Italie et en Espagne. La France est sur le point de ne plus accepter l’inacceptable.

Le gouvernement le sait et il va annoncer des mesures pour désamorcer la colère faute de trouver un vaccin pour éradiquer la rage ovine. Nos dirigeants politico-mediatico-sanitaires devraient méditer une maxime. Elle est signée d’Antoine de Rivarol écrivain voltairien mais monarchiste, et « français par excellence » selon le titre d’un livre qui lui a été consacré : « Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir. »

On y est…. Peut-être !

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Au secours de la France : “N’ayez pas peur !”, par Ivan Rioufol

Les technocrates et les idéologues sont les destructeurs de la France. Ce sont eux qui doivent être mis publiquement en accusation. Les premiers sont en train de transformer la nation en prison de la Santé, à cause de leur incapacité à gérer le système hospitalier face au Covid-19. Les seconds, parce qu’ils ont ridiculisé la patrie et culpabilisé le peuple, sont en train de livrer un pays sans âme et désarmé aux conquérants islamistes. La peur est l’instrument que se partagent ces démolisseurs démoniaques. Les gens sont terrorisés par un virus dont Emmanuel Macron a dit qu’il pourrait tuer jusqu’à 400.000 personnes !

Déjà, en mars, les fanatiques de l’apocalypse sanitaire avaient prévu jusqu’à 500.000 morts pour la première vague : elle s’est soldée par 33.000 décès. Au prétexte de “protéger les vivants” (Edouard Philippe, en mai), le pouvoir a transformé les citoyens en une masse peureuse, prête à solder sa liberté pour sa sécurité. Cette perte du courage est une aubaine pour les égorgeurs, bras armés d’un islam enragé. Ce lundi matin, c’est la trouille au ventre que de nombreux professeurs s’apprêtaient à proposer une minute de silence dans leurs classes, après la décapitation de Samuel Paty. Ces humiliations font honte à la France.

Notre civilisation ne peut se reconnaître dans ces abandons, ces lâchetés. Jamais l’impératif de Jésus, repris par Jean-Paul II en 1978, n’a été aussi nécessaire : “N’ayez pas peur !“. “Dieu vomit les tièdes !“, écrit également Jean. Ces rappels nous obligent au secours de la France. Vieille nation chrétienne et littéraire, elle est méprisée dans son passé quand le gouvernement, pris d’une frénésie tyrannique, classe le livre en produit “non essentiel”, tout en interdisant les messes.

La fermeture des libraires et la suspension des cultes sont des actes obscurantistes : la norme hygiéniste considère désormais les nourritures intellectuelles ou spirituelles comme accessoires à la survie. Dimanche soir, sur TF1, Jean Castex a semblé avoir mesuré, parlant de l’islam, les dangers représentés par les idéologues, fossoyeurs de la nation : “Je veux dénoncer ici toutes les compromissions qu’il y a eu pendant trop d’années, les justifications à cet islam radical : nous devrions nous auto-flageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore (…)“. Mais le premier ministre reste le symbole le plus abouti du technocrate coupé de la vie des gens et des réalités. Il fait partie du problème.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Philippe de Villiers: «C’est au virus islamiste qu’il faut faire la guerre»

Philippe de Villiers

Philippe de Villiers déplore le traitement différentiel entre le coronavirus et le virus islamiste. Pour lutter contre le premier, le gouvernement n’hésite pas à mettre en oeuvre des mesures d’exception contestables tandis que pour face au second, qui relève selon lui d’ «une vraie agression invasive», on refuse de prendre des mesures de guerre au motif qu’elles pourraient être liberticides.
Une tribune publiée sur Figarovox.

Tout est hors de contrôle: le Covid, le terrorisme. Emmanuel Macron court derrière, il court après les mots, après les morts, martial, impuissant. Le champ lexical utilisé depuis le printemps – «Nous sommes en guerre» – apparaît aujourd’hui comme une outrance et un terme inapproprié: l’épidémie court toujours et les terroristes aussi. Affleure dans la tête des Français, désemparés, l’idée que le pays n’est pas gouverné et que l’État est aux mains d’une bande d’amateurs.

Faute de boucler les frontières nationales, on réinstaure la frontière domestique.

L’impéritie des autorités, censées mener deux guerres à la fois, affleure dans le traitement différentiel des deux virus. Il y en a un qui relève de la sécurité sanitaire. Pour protéger la population de cet ennemi viral, on a choisi de nous enfermer, de nous assigner à résidence. Faute de boucler les frontières nationales, on réinstaure la frontière domestique. On prend des mesures liberticides, on met à plat l’économie, on déchire les tissus conjonctifs de la France industrieuse parce qu’on considère que la protection sanitaire est plus importante encore que toutes les libertés ; puis on annonce, en quinze jours, en puisant dans la même panoplie belliqueuse, d’abord le couvre-feu – qui est un confinement de nuit – ensuite le confinement qui est un couvre-feu de jour, jamais pratiqué, même en 40.

Face à l’autre virus, le virus islamiste, qui, pour le coup, relève d’une vraie agression invasive, on refuse de prendre des mesures de guerre au motif qu’elles pourraient être liberticides, et donc, au sens des maniaques du juridisme, exposées à la censure juridictionnelle. Ainsi se retient-on de toucher au regroupement familial, aux cinq-cents mosquées islamistes. On récuse la chaîne fatale: l’immigration est le terreau de l’islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui est le terreau du terrorisme. On refuse de répondre à la guerre par la guerre et on laisse la population se faire égorger. En d’autres termes, d’un côté, sans s’encombrer de scrupules, on nous confisque nos libertés, au nom de la sécurité sanitaire, de l’autre côté, on n’ose pas se donner les moyens de garantir la sécurité physique.

La France est devenue le carrefour planétaire des assassins de la civilisation.

L’audace du gouvernement, quand il s’agit de nous bâillonner dans la rue et de nous infliger les gestes-frontières dans notre quotidien, contraste avec le laxisme pratiqué à l’égard des islamistes. On ne touche pas à nos frontières, on sanctuarise le droit d’asile: la France est devenue le carrefour planétaire des assassins de la civilisation.

D’où vient donc ce traitement différentiel? Pour avoir entretenu, avec Emmanuel Macron, des conversations graves sur ce sujet, je peux répondre à cette question: la culture mondialiste de nos élites – qui imprègne la macronie – a épanoui un hédonisme et un individualisme qui ont anéanti nos défenses immunitaires.

L’hédonisme – la marchandisation absolue du divin marché – vient de muter en un hygiénisme d’État. On met la Santé au-dessus de la vie, au-dessus des affections, de la création, du travail, des émotions: la distanciation et les gestes-barrières font du parent et du voisin un ennemi qui peut vous frapper par contagion. On met la survie biologique au-dessus de la vie, de toute autre forme de vie – sociale, créative, spirituelle, culturelle -, on évacue le risque – le risque de la vie – et on cajole l’espoir que les Gafam nous procurent, à la faveur des prothèses d’éternité du post-humanisme, une assurance-vie définitive.

L’hygiénisme d’État, qui est donc la pointe diamantée de l’hédonisme matérialiste, nous persuade que la vie ne vaut que par la Santé – on peut tuer les embryons par confort et on met les vieux au mouroir pour éloigner des yeux la santé finissante. Cet hygiénisme globalisé est le frère siamois de l’individualisme qui, par la proclamation absolue de «l’État de droit», ne vise qu’à protéger les droits individuels dans leurs variétés les plus excentriques. Ce juridisme désintègre la nation. Jadis, la Cour suprême, c’était le peuple. Aujourd’hui, le peuple ne peut plus rien décider. Il y a quatre cours suprêmes, au-dessus de lui, qui décident à sa place.
Il faut réserver la guerre à ceux qui nous la font.

On ne mènera pas deux guerres à la fois: une contre les Français et l’autre contre les ennemis de la France. Il faut réserver la guerre à ceux qui nous la font. Aujourd’hui, on enferme les Français au motif qu’ils sont virtuellement des porteurs de virus et on laisse circuler, à nos frontières, les étrangers qui ont déclaré la guerre à notre civilisation.

Tout est à l’envers, il faut tout remettre à l’endroit. En sortant de la confusion entre deux urgences: l’une relève d’une organisation de la santé publique et l’autre de la guerre. D’abord, il faut libérer les Français, les laisser vivre. On parle beaucoup du Moyen-Âge, mais on pratique l’inverse du lazaret et de la quarantaine: du temps de la Lèpre, on confinait les malportants et on laissait libres les bien-portants. Aujourd’hui, on fait l’inverse: on prive de liberté les bien-portants. L’urgence est d’augmenter les lits de réanimation. Que ne l’a-t-on fait plus tôt? Pour le reste, rien ne remplacera l’immunité collective, à la suédoise, qui donne aujourd’hui des résultats incontestables.

Quant à l’autre guerre – celle-là qui n’est pas allégorique -, il faut la mener comme peut le faire un pays en guerre – on nous a déclaré la guerre et, dans cette guerre, il y a chez nous une cinquième colonne. On ne répond pas à la guerre par des bougies, des exhortations, ou même des lois. On répond à la guerre par l’état de guerre. Notre Constitution a prévu cette situation, en son article 36: c’est «l’état de siège». Il peut être décrété en conseil des ministres, «en cas de péril imminent résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection armée».

L’ennemi n’est pas dans le séparatisme, il ne veut pas se séparer de nous, il veut nous conquérir.

Alors l’autorité militaire a le droit de faire des perquisitions, d’éloigner les individus suspects, de procéder à la recherche des armes. Et on peut punir la haute-trahison.

On nous parle de «séparatisme». C’est nouveau. Mais ce n’est encore qu’un faux-semblant. L’ennemi n’est pas dans le séparatisme, il ne veut pas se séparer de nous, il veut nous conquérir. L’idée d’une «France décoloniale», c’est l’idée d’une France défrancisée par l’effort de nouveaux colonisateurs. Que veulent-ils? Nous soumettre.

Nous vivons peut-être les dernières heures de la paix. Pauvre start-up nation en fin de cycle, qui se débat, au rythme d’un horizon cauchemardesque décliné en une trilogie fatale: le bâillon, le couvre-feu, la décapitation. Cette sémantique du désastre signe l’échec d’une politique de bisounours qui, depuis cinquante ans, vivent dans leur petit monde d’inculture et de playmobil. Ils ont oublié tout simplement que l’Histoire est tragique.

Tribune reprise de FigaroVox

I-Média – Confinement, attentats islamistes… La France sous pression

30/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ce nouveau numéro d’I-Média revient sur l’annonce par Emmanuel Macron d’un nouveau confinement avant de proposer une chronique intitulée “Les islamistes déclarent la guerre à la France”.
Entre les attaques d’Erdogan, les manifestations dans le monde entier et la menace intérieure liée à la démographie, la France semble sur le point d’entrer en guerre ouverte contre l’islamisme.


Guillaume Bigot, après l’attentat de Conflans : « On assiste à un retournement de veste des politiques sur l’islamisme »

Depuis l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, on assiste à de nombreuses prises de parole de la part des politiques ayant la volonté d’engager « la guerre » contre l’islamisme.

Guillaume Bigot, qui vient de publier La Populophobie (Plon), s’interroge sur la portée de la parole de la classe politique et se dit « écœuré » devant l’hypocrisie de ceux qui dénoncent l’islamisme après avoir souvent « cherché l’accommodement » .

Depuis l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, on sent une volonté de la part de nos politiciens d’engager la guerre, pour reprendre leurs mots contre le terrorisme islamiste. Cependant, derrière les mots, on attend encore une action claire. Le moins que l’on puisse dire, la parole est assez chaotique. Quelle est votre opinion sur la parole politique ?

Est-ce que la parole politique porte encore ? Cela nous ramènerait aux origines de la réflexion politique dans un grand livre d’Aristote qui distingue la parole tout court et la parole qui a vocation à devenir des actes. Le propre de la parole politique n’est pas du tout une parole verbale, si j’ose dire, mais une parole qui est performative, destinée à se transformer en acte. Quand la plupart de nos citoyens entendent une déclaration de guerre de la République, il savent très bien que c’est la même déclaration de guerre que celle qui a été faite par le Président Hollande au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et au lendemain des attentats du Bataclan. Ce ne serait déjà que la quatrième fois, après Nice, que la République solennellement dit « Vous allez voir ce que vous allez voir, nous déclarons la guerre ». Comble de ce paradoxe, c’est lorsque le président de la République dit « nous n’avons plus besoin de mots, il faut des actes concrets ».
Quand on entend quelqu’un qui parle pour dire qu’il faut des actes concrets, c’est presque un aveu. Il est en train de dire, justement, ce qu’il n’est pas en train de faire.
Deuxième point, c’est la cacophonie, la contradiction, le retournement de veste. Il fallait vraiment avoir l’estomac bien accroché pour constater que, place de la République, il y avait la célèbre égérie islamo-gauchiste. On va peut-être revenir sur les termes. L’islamisme, c’est l’extrême droite islamique. La seule extrême droite qui reste debout, aujourd’hui, c’est l’extrême droite des islamistes.

Le terme « extrême droite islamique » nous paraît être une alliance de terme qui est propre à « l’islamo-gauchisme ».

L’islamo-gauchisme, c’est le vichysme. C’est la nouvelle définition de la collaboration. Les termes sont malheureusement totalement impropres et absolument renversés.
Prenons le droit d’asile. Quel était le droit d’asile ? Quand la France donnait le statut de réfugié, les gens se battaient pour la liberté parce qu’ils étaient persécutés dans leur pays. Vous voyez bien le renversement complet de sens. En réalité, aujourd’hui, qu’est-ce que c’est que ce droit d’asile ? C’est donner le droit à des étrangers de venir sur notre territoire pour persécuter ceux qui défendent la liberté chez nous. Il y a un renversement complet. Les termes ne veulent plus rien dire.
En réalité, ce qu’on appelle les islamo-gauchistes ne sont rien d’autre que les descendants de Vichy et de Pétain. L’attitude de Vichy, de Pétain et de l’extrême droite en 1940 est une attitude qui consiste à dire que des gens nous menacent, nous agressent et on va leur trouver de bonnes raisons. On va dire qu’ils ne sont pas si méchants et on va sympathiser avec eux. C’est exactement la même attitude que cette soi-disant gauche. On n’en est plus là. Il y avait de quoi être écœuré en voyant la représentante de l’UNEF et en voyant la LICRA. Cette dernière avait attaqué Georges Bensoussan, en 2002, lorsqu’il avait sorti son livre. C’était vraiment le premier lanceur d’alerte sur ce qu’il se passait dans les banlieues perdues de la République.
Bensoussan disait « On ne peut plus enseigner la Shoah dans certains quartiers ». Les élèves musulmans se lèvent et disent « Hitler n’a pas fini le travail ».
Ce livre-là était considéré comme du racisme. La LICRA avait donc porté plainte contre M. Bensoussan. Où était la LICRA ? Elle rendait hommage à M. Paty. Où était SOS Racisme, dirigé par M. Sopo, qui ne cesse de se coucher devant toutes manifestations ? Il était place de la République. Où était le Parti socialiste, qui avait nommé M. Bianco à la tête de l’Observatoire sur la laïcité ? Il était place de la République.
Enfin, il y a le silence, me semble t-il assez éloquent, de M. Dupond-Moretti, qu’il a brisé lui-même sur France Inter. Il va dire simplement « Je suis écœuré par la récupération politique ». Il n’est pas principalement écœuré par le fait qu’un enseignant se trouve décapité parce qu’il a défendu nos principes les plus précieux. Mais il est choqué et écœuré parce qu’il y a un discours qui dit « On vous l’avait bien dit ». Globalement, chacun choisit ses écœurements.

Vous parlez de la gauche, mais on peut aussi parler de la droite. Depuis quelques jours, on voit un phénomène assez révélateur sur Twitter. Les Républicains se perdent en superlatifs pour dénoncer la menace islamique. Et de l’autre côté, on a des comptes islamiques qui s’amusent à déterrer toutes les opérations qu’avaient pu faire des élus UMP ou LR pour séduire l’électorat musulman. On ne compte plus les élus locaux LR qui se rendaient dans les mosquées tenues par les Frères musulmans pour aller faire un peu de racolage. Toutes ces contradictions sont en train d’exploser par ceux qui sont attaqués par leurs « amis d’hier ».

Je sors un livre qui s’appelle La Populophobie. Pourquoi il faut remplacer la classe dirigeante française aux Éditions Plon. Ce n’est pas pour en assurer la publicité, mais juste pour dire que l’argument clé de ce livre, c’est la formule très simple d’Albert Einstein : « Ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes qui vont les résoudre. » C’est très simple.
Oui, la classe politique gauche ou droite a activé, a cherché l’accommodement et l’apaisement. Il y a des retournements de vestes. On accusait Edgard Faure, politicien de la IVe et début de la Ve République. Il disait : « Ce n’est pas moi qui ait tourné, mais c’est le vent qui a tourné. »

Vous avez sans doute suivi l’hommage à Samuel Paty en direct de la Sorbonne et le discours d’Emmanuel Macron. Beaucoup ont salué son discours pour sa clarté et sa gravité. Quels ont été vos pensées ?

Mes pensées ont été très partagées. Quoi qu’on en pense, Emmanuel Macron est le chef de l’État, le président de la République. Je pense qu’on est tous tenus à une sorte de devoir d’unité. L’unité n’est pas nécessairement à l’unanimisme. Il y a quelque chose de poignant dans son discours. La situation était elle-même poignante. Le texte de Jaurès était, bien sûr, impeccable. Le texte de Camus était lui-même impeccable. Ce qui était très gênant, c’est ce qu’on appelle le pathos. C’est le fait de vouloir jouer sur l’émotion en expliquant qu’à la fin, ce sont les gentils qui gagnent. C’est parce que nous sommes les plus gentils, parce que nous sommes les meilleurs, parce que nous sommes les plus émus, parce que nous sommes pleins d’émotion et pleins de larmes que nous triompherons à la fin.
Il faut, malheureusement, prendre un peu de recul historique. Si nous avons écrasé Adolph Hitler et le Troisième Reich, ce n’est parce qu’on a beaucoup versé de larmes sur ses victimes. C’est parce qu’on a déversé 30.000 tonnes de bombes incendiaires sur les villes allemandes. C’est ça qui a fait plier l’Allemagne.
J’étais un peu gêné. Je comprends qu’il y avait une volonté de célébrer la culture. C’est normal, puisque c’est ce qu’incarnait M. Paty, mais il s’avère que dans notre ADN, nous Français en tant que nation, en tant que peuple et dans notre histoire, il y a quelque chose de très guerrier. Dans la guerre des Gaules, Jules César avait dit : « C’est un peuple très débonnaire, très pacifique, mais lorsqu’il se met en colère, ils sont terrifiants. »
Écoutez les paroles de « La Marseillaise ». J’étais gêné que l’on joue « La Marseillaise » de cette façon, de manière un peu plus lente avec des violons. Encore une fois, c’est la Garde républicaine qui la joue comme cela, mais je me demande si les paroles de « La Marseillaise » « Aux armes citoyens », il n’aurait pas fallu les prononcer dans la cour de la Sorbonne. La France n’est pas seulement un pays de lettres. C’est aussi un pays des armes.

Est-ce la République qui affaiblit ces valeurs guerrières ?

Je ne le crois pas. Je pense que la République a été très forte. La République française et la République célébrée par les fameux hussards noirs ont transformé la nation française en spartiate.
Dans les pires combats contre l’agresseur allemand, en 14-18, on a perdu jusqu’à 20.000 hommes par jour. La France a tenu comme aucun peuple ne l’avait fait – peut-être les Spartiates, dans l’Antiquité. La République avait fait cela. Ce n’est donc pas la République qui est en cause. Je suis entièrement d’accord avec vous sur le fait que l’on ne veuille plus parler de « République française » ou comprendre la République comme étant uniquement la forme juridique et institutionnelle de la France, d’une nation, d’une terre, d’un peuple ou d’une histoire ; c’est une édulcoration. Il y a une volonté très claire, de la part de notre classe dirigeante, de détacher la République, forme universelle et purement juridique, de quelque chose qui serait non seulement charnel mais surtout quelque chose qui a trait à une mémoire ou à une dynamique historique qui est vouée.
Dans l’Histoire et dans la mémoire, je suis très frappé qu’on ne parle sans arrêt que d’identité. La France n’est pas un musée. La France n’a pas vocation a se diluer dans l’Union européenne. C’est tout le problème.
Pourquoi parle-t-il de la République ? Parce qu’il pense que la France, c’est le passé, et l’avenir, c’est l’Union européenne. Si la France ne peut pas projeter son destin sur le monde, sur l’avenir et qu’elle n’a pas un avenir, cela ne sert à rien de célébrer son passé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Franceinfo : de l’art de la minimisation du poids de l’islamisme à l’école

Dans la masse des reportages diffusés sur Franceinfo depuis l’assassinat islamiste du professeur Samuel Paty le vendredi 16 octobre 2020 à proximité du collège où il travaillait, l’émission « le choix de franceinfo » donnait à entendre un reportage très prudent et peu « stigmatisant » le lundi 19 octobre 2020.

L’émission d’Alexis Morel proposait ce sujet : Contestations d’enseignement : « Nous sommes confrontés à une remise en question de la parole du professeur par rapport aux réseaux sociaux ». Le reportage explique « le désarroi » de nombreux enseignants face « aux réactions de certains de leurs élèves sur des parties jugées sensibles du programme ».

Les faits indiqués dans l’émission

– Les enseignants « sont en première ligne face à des paroles parfois choquantes, des contestations d’enseignements voire à des atteintes à la laïcité ». Le professeur Samuel Paty a utilisé les caricatures de Mahomet lors d’un de ses cours sur la liberté d’expression. Elles ne « sont pas en soi, noir sur blanc, dans le programme. En revanche, il s’agit d’un support pédagogique comme un autre, c’est-à-dire une base de travail qui relève de la liberté pédagogique des professeurs. »

– Les « faits préoccupants » seraient minoritaires. Ce n’est pas tout à fait exact : les collèges sont le lieu des tabous. Les bons élèves attendent de passer à autre chose, les mauvais bénéficient de mensonges visant à leur faire croire qu’ils ne le sont pas tant que cela – mais ils le savent en réalité. Les racistes anti-blancs, suprémacistes noirs, islamistes et jeunes délinquants, quant à eux, savent qu’il suffit de ne pas faire attention à ce qui se dit à l’école, que le réel n’est plus dans les salles de classe.

– Étonnement ? Franceinfo n’évoque pas l’islamisme et la religion musulmane au sujet des « faits préoccupants », prétendument « minoritaires » (en réalité, des centaines de faits ne remontent pas vers les autorités de l’éducation nationale par souci de « ne pas faire de vague », « éviter que cela dégénère avec des populations ethniques qui sont concrètement menaçantes dans les établissements », selon un témoin que nous avons interrogé). Selon le ministère il n’y aurait que 300 signalements de contestations en moyenne par an.

– Ce qui est évoqué dans l’émission ? Les contestations « du génocide arménien » et l’écriture de « croix gammées sur une copie ».

– Franceinfo évite ainsi soigneusement de parler d’islamisme et de « stigmatiser » les musulmans. Le choix des mots minimise : « Certaines parties du programme sont aussi plus sensibles car elles abordent des évènements liés à l’histoire personnelle des élèves. À un point tel que, parfois, en fonction du contexte et de la classe, des enseignants anticipent et optent pour un sujet plutôt qu’un autre. « Nous devons étudier la décolonisation et l’indépendance de nouveaux États, explique Claude, professeur d’histoire-géo en lycée professionnel. On doit étudier le cas de l’Inde et de l’Algérie et faire un focus, au choix, entre Gandhi ou la Toussaint Rouge, qui déclenche la guerre d’Algérie… »

Le souci : le génocide arménien ou les croix gammées

Ainsi, les sujets qui posent problème sont le génocide arménien et les élèves, que l’on suppose tout de même peu nombreux, enclins à dessiner des croix gammées… L’apologie de la violence islamiste ? Le refus des hommages aux presque 300 victimes du terrorisme musulman en France ? L’antisémitisme musulman quotidien des « jeunes » des cités ? Alexis Morel n’a pas… eu d’informations, semble-t-il.
Le choix de l’expression « vie personnelle » est révélateur : à quoi est-il fait référence ?

Autres soucis ? « Des contestations d’enseignements mais aussi le refus d’aller à la piscine ou encore des bagarres dans la cour pour des motifs religieux ». Refus de la piscine ? Pourquoi donc ? Bagarres du fait de « religions » ? Laquelle ? L’auditeur n’en saura pas plus.

Le rôle du cours d’éducation morale et civique

Pour l’EMC, « Selon les programmes, cet enseignement, prévu de l’école primaire au lycée, a trois objectifs : apprendre le respect d’autrui, construire une culture civique et acquérir et partager les valeurs de la République. C’est dans ce cadre qu’on y étudie donc des notions aussi diverses que la liberté d’expression, la laïcité, ou encore les discriminations. Généralement, les professeurs partent de situations concrètes pour faire réfléchir les élèves, les aider à construire un jugement et à débattre. »

Pour lire la suite, c’est ici !

Islamisme. Pour sauver la France, la nécessité d’une législation d’exception

Petit à petit, l’idée fait son chemin. On parle trop de république face à l’islamisation et pas assez de la France. La république, c’est bien sûr la France, mais ce n’en est qu’une composante, au même titre que la monarchie et le christianisme qui l’ont précédée dans l’histoire, sans oublier les racines gréco-romaines. Les islamistes radicaux ne sont pas des séparatistes, ils veulent transformer notre patrie historique en terre musulmane. La laïcité est pour eux un point de détail de l’identité française. C’est cette identité leur véritable ennemie.

Un État de droit qui ne protège rien

La question qui se pose est donc simple : notre république, dans son état de droit actuel, peut elle protéger la France ? On peut en douter.

Le discours politique du pouvoir se veut ferme, il y a eu un tournant.
Mais on le voit, les idiots utiles du « pas d’amalgame » pour culpabiliser ceux qui réagissent n’ont pas renoncé.
Plus l’émotion va retomber, plus la culture de la compromission reviendra en force. Elle va s’appuyer sur la lecture par la justice de notre état de droit. Les mosquées fermées seront rouvertes et les expulsions vont se perdre dans les méandres du pointillisme administratif. Si on veut protéger la France en sauvant les valeurs républicaines, il va falloir changer notre état de droit. Il est devenu indispensable d’encadrer une justice qui a toujours le dernier mot face aux politiques. Notre république des juges doit redevenir une république de la nation française.

Législation d’exception

Cela passe par une législation d’exception durcissant notre état de droit en supprimant les échappatoires juridiques pour nos ennemis. Cette législation devrait être approuvée par référendum.
En République, c’est le peuple français qui doit avoir le dernier mot. C’est sa vie et son avenir historique qui sont en jeu, cela vaut bien un référendum pour donner à l’État les moyens de lutter contre les criminels de l’intérieur — à la condition expresse évidemment de ne pas profiter de ces lois coercitives et ciblées pour lancer une chasse aux sorcières contre les mal-pensants déplaisant au Nouvel Ordre mondial, à l’Empire arc-en-ciel comme dirait Martin Peltier.
Il faut isoler les djihadistes et autres salafistes présents sur notre sol du reste du pays, empêcher les autres d’accéder au territoire national et décourager les complicités idéologiques de toutes natures. Jean Michel Blanquer a désigné d’une façon pour une fois claire l’islamogauchisme qui imprègne une certaine ultra gauche et l’écologie politique. Pour lui, il existe aujourd’hui en France une forme de « complicité intellectuelle du terrorisme ». « Notre société a été beaucoup trop perméable à des courants de pensées, à des acteurs », a déploré le ministre de l’Éducation nationale le 22 octobre sur Europe 1. Il a notamment cité l’UNEF. Le syndicat étudiant a, selon lui, « cédé à ce type de choses ». Il a également pointé du doigt la responsabilité de La France Insoumise. « Vous avez dans leurs rangs des gens qui sont tout simplement de ce courant-là, et qui s’affichent comme tels », a-t-il dénoncé, ciblant le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Mi-octobre à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin en avait déjà fait le reproche à LFI. « Je ne m’explique pas qu’un parti comme le vôtre, qui a dénoncé pendant longtemps l’opium du peuple, soit désormais lié avec un islamogauchisme qui détruit la République », avait-il déclaré. Pour Jean-Michel Blanquer, cette mouvance « favorise une idéologie qui ensuite, de loin en loin, mène évidemment au pire ». Il reconnait que l’islamisation de l’école est une réalité : « C’est un phénomène de société. » On est loin de comportements marginaux, dont acte.

Les terroristes se moquent de la laïcité

Mais gare au referendum de l’inutile pour enfoncer des portes ouvertes ! Des responsables de droite réclament de changer la loi fondamentale. Eric Ciotti veut par référendum « mettre au cœur de notre République une laïcité exigeante », le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) souhaite aussi consulter les Français afin de « consacrer le principe de laïcité au même niveau que l’égalité, la liberté, la fraternité ». Les sénateurs socialistes jugent que « nul besoin de modifier la Constitution pour y inscrire ce qu’elle dit déjà, c’est-à-dire que les lois de la République s’appliquent à tous ». Le gouvernement planche lui-même sur un projet de loi contre les séparatismes, qui doit être présenté le 9 décembre en Conseil des ministres et pourrait être renforcé après la décapitation de l’enseignant Samuel Paty.

Les terroristes au nom d’Allah se moquent de la laïcité et des lois de la république. Cela ne les concerne pas. Il faut donc des lois qui les désignent, les concernent et en fasse les cibles claires d’une répression aussi impitoyable que légale.

Réaffirmer la laïcité ne suffit plus : il faut changer l’état de droit, même provisoirement, de la république pour protéger ce qui fait « France ».

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Appels à la décapitation, demande de rançons : résister aux menaces islamistes

Jérémie Bréaud est le maire nouvellement élu de Bron, ville de 38 000 habitants de la banlieue de Lyon. Cette ville a basculé à droite le 28 juin, après une très longue mainmise du PS et du PC. Jeudi matin, les habitants de Bron ont découvert des appels au meurtre peints sur les murs de la ville : « Jérémy Breaud on va te décapité » et aussi « Nik la mumu ». La mumu en question, c’est la police municipale. Ces menaces sont prises au sérieux, et le maire est désormais sous protection policière.

« Surtout, pas d’amalgame ! Des inscriptions sur un mur ne signifient rien. L’activisme sécuritaire agace quelques dealers locaux. C’est tout » : voici, en résumé, le discours que tentent de tenir quelques rescapés des gauches locales, surtout du côté des écologistes et des Insoumis. Mais les Brondillants (les habitants de Bron) prennent en fait ces menaces très au sérieux. Pendant et après le confinement, les quartiers islamistes avaient retenti de tirs de mortier, et la pratique des rodéos urbains lors de mariages y était devenue courante. Cette ambiance « séparatiste » avait pesé dans le choix électoral des habitants. D’après les syndicats de police, ces menaces de mort sont la suite logique de la volonté de rétablissement de la loi en ville : « Opérations stups qui dérangent, refus des dérives et rodéos lors de mariages… la fermeté ne plaît pas à la racaille. Les élus sont désormais des cibles. » Des témoins ont vu une vingtaine de « jeunes » peindre ces appels à la décapitation.

Que les tagueurs soient des vendeurs de drogue n’exclut ni la connexion avec des réseaux islamiques ni un risque de passage à l’acte. On sait que beaucoup de délinquants sont islamisés en prison. Et le trafic de drogue finance largement ce terrorisme, en France comme ailleurs.

« Barbarie de l’islam radical »

Voici donc qu’après la droite nationale, après la population de souche des « quartiers », une grande partie de la classe politique découvre à son tour l’islamisme. Blanquer évoque même « les ravages de l’islamo-gauchisme ».

Le jeune maire de Bron, parlant de « barbarie de l’islam radical », a tenu à dire que ces menaces ne l’impressionnaient pas. Il a porté plainte. Il y a dix jours, déjà, il avait été menacé de mort, après une opération antidrogue sur sa commune.

Ce vendredi, lors de l’émission Bistro Libertés de Martial Bild, sur TVLibertés, le débat avait porté notamment sur la décapitation. Certains participants pensaient qu’une fois l’émotion retombée, l’affaire Paty serait vite oubliée, comme l’avait été la décapitation de ce chef d’entreprise, dans l’Isère, en 2015. D’autres espéraient un réveil salutaire, une prise de conscience, et aussi, pour la génération des lycéens d’aujourd’hui, un traumatisme qui les vaccinera à vie. Ce sera peut-être en effet le cas.

Mais l’émotion ne va pas retomber, tout simplement parce que les islamistes, eux, ne vont pas en rester là. Le choc de la décapitation du professeur, la sidération des Français semblent entrer dans leur stratégie. Déjà plusieurs écoles, dont une à Vannes (Morbihan), ont été visées par des demandes de rançon pour échapper à des décapitations. Simple « opportunisme » de truands locaux ? Peut-être, mais c’est un processus terroriste classique (FLN, Vietcongs, Khmers rouges, etc.) : terroriser, rançonner pour faire taire les majorités.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 23 octobre 2020

Islamisme : L’HEURE DE LA GUERRE – Pour en finir avec 30 ans de soumission

Les vrais complices du bourreau de Samuel Paty, par Ivan Rioufol

Nombreux sont les complices, en haut lieu, du bourreau de Samuel Paty. La guerre contre l’islam radical, que dit vouloir mener le gouvernement, ne doit pas faire oublier les traîtrises et les capitulations du système politique, soutenu depuis trente ans par une presse majoritairement aveuglée par l’idéologie diversitaire. La décapitation du professeur d’histoire-géo ne peut se résumer en une mise en cause des réseaux sociaux, comme le soutient une macronie toujours en quête de censures et d’ “hygiène républicaine”. Cette dernière expression, que allie le traqueur de Covid au laveur de cerveau, a été employée lundi par Gérald Darmanin (Europe 1) pour critiquer les positions de Marine Le Pen. Le ministre de l’Intérieur a également laissé comprendre, dans un autre entretien, que la menace n’était pas seulement islamiste mais liée au “suprémacisme blanc”.

En réalité, le vrai danger est enkysté au cœur d’une République culpabilisée et prête à tous les accommodements pour prix d’une préservation de la paix civile. C’est l’Etat démissionnaire qui a fait de Samuel Paty une cible, lâchée par sa hiérarchie et une partie de ses collègues. “L’Education nationale est le temple des lâchetés” a soutenu, ce mercredi sur RTL l’enseignante Fatiha Agag-Boudjahlat.

L’heure des comptes a sonné. Dans l’inventaire des compromissions, la gauche vient en première place, même si la droite s’est aussi aplatie. C’est le parti socialiste qui, en 2012, à théorisé la préférence immigrée et l’abandon de l’électorat du “petit blanc” : le rapport Terra Nova, think tank du PS, a encouragé un rapprochement avec les jeunes, les femmes et l’électorat des cités. Cette même année, le Haut Conseil à l’intégration a été supprimé au prétexte que Jean-Marc Ayrault, premier ministre, lui reprochait “la mise en avant d’un modèle de Français auquel tout le monde doit se soumettre”. L’Observatoire de la laïcité, qui lui a succédé, s’est déconsidéré depuis dans son approche multiculturelle et islamistophile. En 2013, le rapport Tuot, remis à Matignon, enterrait le processus d’intégration au profit d’une “inclusion” laissant les minorités à leurs règles.

Ce document est l’exemple du déni des faits : il y est question d’un “prétendu communautarisme”, d’une “question musulmane (qui est) une pure invention”, d’un islam qui “ne génère pas le terrorisme”, et d’une ode à l’immigration non maîtrisée ! Ce clientélisme avachi a laissé se constituer des “terres d’islam” dans des cités soumises à la charia : elle ordonne de couper la tête au blasphémateur.

Ivan Rioufol

Texte daté du 21 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Entretien – Joachim Véliocas : « Il y a tout un écosystème islamiste »

Avec l’attentat de Conflans-Saint-Honorine qui a coûté la vie à Samuel Paty dans les conditions abominables que l’on sait, une personnalité se détache en marge de cette affaire : Abdelhakim Sefrioui. Qui est-il ? Réponses de Joachim Veliocas.

Une personnalité se détache, Abdelhakim Sefrioui, de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine. Il est inconnu du grand public, c’est pourtant un radicalisé notoire qui catalyse les haines en toute impunité sur le sol français. Il avait médiatisé auprès de la communauté musulmane l’appel à la fatwa contre Samuel Paty. Qui est cette personnalité ?

Depuis les années 2000, il milite de toutes les manières possibles. Il avait créé un petit collectif. Ils allaient partout et étaient vraiment très actifs. Ce collectif s’appelait Cheikh Yassine, du nom du chef fondateur du Hamas qui avait été neutralisé en 2003 par Israël. Il faut savoir que Cheikh Yassine a commandité des attentats terroristes en Israël. On se souvient de la discothèque Le Dolphinarium, à Tel Aviv. Le Hamas avait mis des bombes et avait tué des dizaines et des dizaines de civils. Il était d’accord pour mettre des bombes dans les bus en Israël. Lorsqu’on se réclame du Cheikh Yassine, on est d’accord sur le terrorisme. C’est incompréhensible qu’on le laisse, depuis les années 2000, organiser des manifestations contre le voile à l’école, contre la loi interdisant le niqab en 2020. Il avait même manifesté devant la grande mosquée de Paris. Cette personne est née à l’étranger, mais il est marié à une Française. S’il y avait un minimum de volonté politique, on pourrait très bien l’expulser.

On s’intéresse à lui car cette affaire a révélé le « scandale » d’un professeur qui montre les caricatures de Mahomet à des élèves en demandant aux musulmans qui pourraient être choqués de sortir ou de se cacher les yeux ou que sais-je encore. Entre le scandale et l’attentat, la personne qui tient le couteau et qui va tuer l’infidèle, il y a toute une chaîne au milieu. On peut citer le CCIF, la personne dont on vient de parler. Ces gens sont-ils complices directement ou indirectement de ces attentats ?

La mosquée de Pantin a relayé cet appel à s’insurger contre ce professeur. La mosquée de Pantin est dirigée par le secrétaire général d’une grosse fédération de mosquées en Seine-Saint-Denis, l’UAM-93, l’Union des associations musulmanes du 93, qui regroupe trente mosquées. Lorsqu’on va sur le site de cette fédération de mosquées, ils disent clairement qu’il faut mettre le niqab. Les publics laïcs pourront toujours aboyer, cela n’empêchera pas la caravane islamique de continuer son chemin jusqu’à la destination finale. Cela veut dire que, les lois de Dieu étant supérieures, ils condamnent la loi interdisant le voile à l’école et leur disent qu’ils sont coupables s’ils laissent leurs enfants à l’école de la République. Il y a tout un écosystème islamique.
Tous les politiques se sont pressés au repas du ramadan de l’UAM-93. François Fillon y est allé pour essayer de les séduire. Valérie Pecresse aussi. Toute la droite y est allée. Maintenant, la droite essaie de jouer aux résistants face à l’islamisme, mais ils sont quand même compromis avec ces gens-là.

Comment réagir quand une collègue de Samuel Paty dit qu’il a été abandonné par l’intégralité de sa hiérarchie. Sa hiérarchie n’a pas fonctionné comme cela avait été annoncé. Ils l’ont convoqué pour lui faire un rappel de la neutralité et de la laïcité dans l’école. Gérald Darmanin a demandé la dissolution du CCIF et a promis l’expulsion de 200 fichés S étrangers. La réponse du rectorat est-elle à la hauteur de l’enjeu ?

Il faut aussi parler des affaires précédentes. En 2015, il y a eu une mise à pied conservatoire, à Strasbourg, d’un professeur qui a fait exactement la même chose. Selon les académies, les professeurs ne sont pas du tout soutenus. Je pense à un professeur d’histoire en particulier qui avait eu un blâme par l’Éducation nationale. C’est une grosse sanction. Il avait dit à ses collégiens que Mahomet allait faire la guerre à telle ou telle tribu juive. Il avait été sanctionné pour avoir affirmé une vérité non seulement historique, mais en plus reconnue par les textes musulmans eux-mêmes.
Cette lâcheté de l’Éducation nationale vient de très loin. Il va falloir établir tout cela puisqu’il y a eu des témoignages contradictoires. Vous parlez de 3.000 fichés, mais en réalité, ce chiffre est de 4.000 étrangers. Ce sont les radicalisés liés au terrorisme. Parmi ces 4.000 étrangers, certains sont régulièrement en France avec un titre de séjour et d’autres sont clandestins. Darmanin ne vise que les clandestins qui, déjà, n’ont rien à faire en France. Il en reste 3.700 autres qui vont rester en France. Ce chiffre est, d’ailleurs, en train de grimper. En septembre 2018, le précédent chiffre était de 3.391. Aujourd’hui, on en est à plus de 4.000 étrangers FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste).
On voit que le magma islamiste est en train de monter et les réponses ne sont pas du tout à la hauteur. Quinze mosquées ont été fermées depuis trois ans. Or, il y a 540 mosquées extrémistes qui posent de gros problèmes. Quand on met bout à bout le chiffre des mosquées des Frères musulmans, des salafistes et du Millî Görüş turc qui, eux, en ont 71, c’est complètement dérisoire.
Si on ferme ces mosquées, il va y avoir un attentat tous les deux jours, en France. Malheureusement, on est allé tellement loin dans le processus que, quelles que soient les décisions prises, soit on ne va pas en faire assez et le nombre de radicalisés va augmenter, soit on les expulse et il va y avoir des excès de violence.
Tous ceux de la direction des Frères musulmans de l’UOIF ont été naturalisés français, ces dernières années. Pourquoi ne pas les déchoir de la nationalité ? Énormément d’imams Frères musulmans de l’UOIF ne craignent rien. Macron dit juste que l’on va contrôler le financement étranger des mosquées. Il ne faut pas contrôler, mais il faut arrêter !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire