Enfin le hijab non-binaire et inclusif qu’on attendait tous! – Benetton va nous faire aimer l’islam…

hijab Benetton

Sous prétexte de célébration de l’ouverture culturelle des sociétés occidentales à la diversité, et de lutte contre “l’islamophobie”, le conseil de l’Europe lançait la semaine dernière une campagne de promotion du voile islamique, avec un slogan « la liberté dans le hijab ». Destinée à ériger le voile comme le signe manifeste d’une émancipation individuelle volontaire, sous le feu des polémiques aussitôt sortie, la campagne fut vite retirée.

Cette semaine, le hijab revient sur le devant de scène, mais le scénario diffère. Les acteurs ne sont plus politiques mais économiques. Célèbre pour son ode à la diversité heureuse qui serait le pilier d’une société métissée et forcément pacifiée, la marque italienne Benetton créée sa gamme de hijab unisexe en partenariat avec le rappeur italo-tunisien Ghali, qui en fait la pub pendant la fashion week milanaise. Ainsi, pour la modique somme de 35 euros, homme et femme et tous les membres de la communauté LGBTQ+ pourront acheter un hijab décliné en quatre coloris : jaune, rouge, noir ou vert, comme n’importe quel pull de la marque italienne lui aussi décliné en série. Belphégor se met aux couleurs !

Marketing islamiste

Devant la tête d’un homme encapuchonné d’un voile rouge, on a du mal à garder son sérieux. Mais au-delà du risible, la commercialisation de ce hijab unisexe n’est pas anodine et s’inscrit dans la voie ouverte par d’autres grandes marques comme H&M ou Décathlon et son burqini. En faisant du voile un objet de mode comme les autres, ces marques le banalisent, le désislamisent, le dé-culturalisent….

Mais Benetton va donc encore plus loin, en rendant la chose unisexe. Loin d’être un marqueur politique d’une pratique rigoriste de l’islam qui enferme les femmes dans un statut d’infériorité, le voile devient inclusif, transgenre, progressiste. Est-ce à dire que la “pudeur” devient mixte également, et non plus réservée aux femmes musulmanes?

Un fantasme woke

En tout cas, cette inversion des valeurs est de l’ordre du pur fantasme, au regard du traitement réservé aux minorités homosexuelles et transgenres dans des pays où s’applique la charia réputée pour son intolérance sanguinaire, comme l’Arabie Saoudite ou la Malaisie. Mais elle est pour finir révélatrice aussi de cette nouvelle alliance entre wokisme et islamisme. Ces deux idéologies, en apparence opposées – l’une étant l’aboutissement de l’individualisme libertaire et l’autre puisant sa force dans l’appartenance communautaire – aspirent au même but : détruire l’Occident, diabolisé par les woke qui le considèrent comme étant structurellement organisé au bénéfice d’un patriarcat blanc néocolonial, raciste et homophobe, et condamné par les islamistes comme étant une terre impie et d’impureté à convertir.

La commercialisation de ce hijab unisexe est une nouvelle preuve que l’islam politique passe d’une stratégie défensive et de dissimulation (la taqiya) à une stratégie d’affirmation. Et tout ça grâce aux « forces de progrès » et à tous ces nouveaux chevaliers encagoulés par le hijab United Colors of Benetton au service de l’ordre du wokistan. Grazie mille Ghali !

Isabelle Marchandier

Tribune reprise de Causeur

Islamisme: quand Bruxelles se voile la face!, par Nicolas Bay

parlement européen islamisme

Une tribune libre de Nicolas Bay, député français au Parlement européen, vice-président du groupe « Identité et démocratie »

L’islamisme est un iceberg vers lequel les élites européennes foncent à grande vitesse. Le terrorisme n’en forme que le sommet de la partie émergée. L’immergée est l’impensé des politiques européennes en matière d’immigration.

Depuis 2015 et le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, il n’est pourtant plus possible de se voiler la face. Sauf à le vouloir. Sauf à être complice. Nous accueillons sur notre sol des centaines de milliers d’islamistes, peut-être même des millions. Ils ne sont pas des terroristes et ils ne le seront sans aucun doute jamais. Mais ces hommes et ces femmes « comprennent » les attentats, leur trouvent des explications qui masquent mal une volonté d’excuser voire de justifier.

No future

Les sondages comme les études plus fouillées n’ont cessé ces dernières années de le prouver. L’IFOP pour Marianne donne en ce mois d’octobre des chiffres terrifiants. Parmi eux, celui-ci : 61 % des jeunes musulmans estiment que la charia est supérieure à la loi française. Or, ils sont 80 % parmi les jeunes musulmans à déclarer que la religion tient une place « importante » dans leurs vies. Ainsi donc, seuls 19 %, un quart, placent la loi de la France avant celle de leur religion. C’est sans appel. C’est aussi no future en commun car, à n’en pas douter les enfants de ces jeunes seront élevés dans les mêmes principes par leurs parents. Minoritaires, ces islamistes s’accommodent de nos lois ; majoritaires, ils « comprendront » tout mouvement islamiste qui voudra proclamer la charia en Europe.

Qui est responsable de cette situation ? D’abord et avant tout, ceux qui nous gouvernent. L’islamisme n’est qu’un volet de ce que l’on peut appeler l’islamigration. Quand on accepte de faire venir chez soi une immigration dont l’histoire, la religion, les conceptions sont extrêmement différentes, et même parfois antagonistes, alors on ne peut être surpris, notamment du fait de l’ampleur numérique de cette migration, que l’assimilation ne fonctionne pas. La faute première est donc celle des responsables politiques, français et européens, mais aussi de l’Union européenne. Celle-ci finance des organisations liées aux réseaux internationaux islamistes. Ainsi 5,6 millions ont été versés à des proches des Frères musulmans comme la FEMYZO, un groupe de « jeunesse musulmane » mais qui a fait de la laïcité une cible, et qui travaille parfois avec l’Open Society de Georges Soros. Un certain Réseau européen contre le racisme est également financé. Sous couvert d’antiracisme, c’est à une traque de tout ce qui s’oppose à l’islamisation de notre continent que se livre ce lobby. Dissous en 2020 par le gouvernement après la décapitation de Samuel Paty, le Collectif contre islamophobie en France (CCIF) était membre de ce réseau.

L’Europe favorise la victimisation

Tout ce petit monde est subventionné par Bruxelles, choyé et même invité à parader dans des réunions de jeunes européens comme le week-end des 9 et 10 octobre derniers. Ces jours-là, les jeunes activistes de FEMYZO ont pu participer au week-end de la jeunesse organisée par le Parlement européen et même faire applaudir leur combat par de jeunes militants de gauche.
Depuis 2014, le Conseil de l’Europe organise la journée européenne contre l’islamophobie. Une aubaine pour tout ce que l’Europe compte d’islamistes en mal de victimisation. Il ne s’agit évidemment pas de défendre le brave épicier arabe, imaginaire des années 90, contre les terribles Dupont Lajoie, imaginaire des années 70, mais d’imposer des revendications dans l’espace public. Il s’agit également d’inverser les mots, les faits et les réalités. Ainsi, le port du voile devient une preuve d’émancipation, la loi sur le séparatisme d’Emmanuel Macron serait un « détournement de la laïcité ».

On l’a compris, pour ces islamistes, il s’agit de défendre les territoires tangibles ou symboliques acquis et d’en conquérir d’autres. Cette dialectique élémentaire, de très faible niveau intellectuel, ne peut fonctionner que sur des mentalités emprisonnées mentalement par la doxa racisme/antiracisme support idéologique de l’immigration, et donc de l’islamisation, depuis quarante ans en Europe. Bref, elle a porte ouverte auprès des commissaires européens et de la majorité des parlementaires de Bruxelles. Le rapport stratégique sur la sécurité pour 2020-2025 de l’Union européenne le dit : la bataille contre le terrorisme (le mot islamiste n’est pas utilisé) passe par plus de « cohésion sociale », une fin de la « polarisation ». En d’autres termes, les Européens qui refusent l’islamisation de leur continent et de leurs nations sont renvoyés dos à dos avec les islamistes. Les deux « polarisent ». Autrement dit, l’islamisme résulte d’un dysfonctionnement de nos sociétés. Il n’est pas un facteur exogène et conquérant dont les racines plongent dans un passé séculaire et des sociétés étrangères. Autant de candeur et de bêtise stupéfieront les historiens du futur. Reste à savoir qui ils seront et s’ils s’en féliciteront ou le condamneront. Tel est l’enjeu des années décisives qui viennent.

Tribune reprise de Causeur

Le procès oublié de l’islamisme et ses valets, par Ivan Rioufol

La France, terrorisée par un virus, est-elle armée pour faire face à l’islam qui tue ? Le procès des attentats du 13 novembre 2015 (130 morts, à Saint-Denis et Paris) s’est ouvert mercredi à Paris et durera neuf mois. Il racontera l’horreur de ce vendredi soir. Un commando de dix djihadistes, dépêchés par l’État islamique en Syrie, faucha à la kalachnikov des vies sur des terrasses de bistrots (Le Carillon, Le Petit Cambodge, À la bonne bière, La Belle Équipe, Cosa Nostra). Il transforma la salle de spectacle du Bataclan en un bain de sang (90 morts). Les victimes raconteront cette barbarie. Seul un survivant du commando, le « Français » Salah Abdeslam, se retrouve dans le box auprès de treize autres accusés subalternes. Mais ce tribunal ne pourra être, hélas, le Nuremberg du nazislamisme et de ses collabos : cette idéologie mortifère prospère toujours en certaines terres d’islam. L’angélisme occidental est son valet.

La République exhibe trop de faiblesses pour impressionner ces fanatiques. Ses priorités ouatées pour le bien-être, la santé, le vivre-ensemble laissent voir sa pusillanimité. Les plaques commémorant les attentats de 2015 ne disent rien de leur caractère islamiste. Il est aisé pourtant de voir d’autres témoignages, dans les rues de Paris, rappelant sans fausse pudeur les crimes de l’occupant nazi. Le « pas d’amalgame », qui dissocie avec raison les musulmans de l’islam terroriste, est un prétexte pour effacer le lien entre la guerre sainte et une lecture du Coran. « Ceci n’est pas l’islam », répètent perroquets et autruches. Or cette peur d’avoir à mettre en cause le dévoiement d’une religion est un renoncement à combattre le mal. Après la décapitation par un djihadiste du professeur Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), une seule école maternelle ose porter son nom.

La France craintive doit s’endurcir si elle veut résister à la pression islamiste, qui se rit de la mort. Continuer à combattre ce totalitarisme au Sahel est une chose utile.

Pour lire la suite, c’est ici !

Barbouzeries, islamogauchisme, scandales… Plongée dans la “Saint-Denis Connexion”

Macron, fort contre le Covid, faible contre l’islamisme

macron pass sanitaire

Emmanuel Macron, protecteur des Français, saura-t-il être à la hauteur du destin qu’il s’est donné ? Le doute est permis. Une chose est de déclarer la « guerre » à un virus en faisant du vaccin un acte moral et patriotique. Une autre est d’être le rempart à l’islamisme revigoré par la victoire des talibans en Afghanistan. Mardi, le président a donné le sentiment d’une confusion volontaire des mots et des rôles en rappelant, à propos de la chute de Kaboul le 15 août, « combien la liberté, la dignité (…) sont fragiles quand l’obscurantisme revient ». Mais de quel obscurantisme parlait-il ? Ce terme est aussi devenu l’accusation rituelle du pouvoir et de ses snippers contre les Français qui manifestent tous les samedis contre le passe sanitaire. De fait, Macron ne retient pas ses coups contre ceux qui jugent disproportionnée sa stratégie sanitaire.

Il explique : « Etre citoyen ce n’est pas demander toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir des devoirs à l’égard de la Nation ». Or ce que ne comprend pas Macron, pour le paraphraser, c’est qu’être président ce n’est pas s’octroyer toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir des devoirs à l’égard de la Nation. Son autoritarisme, qui s’exerce sur la question sanitaire, masque mal ses faiblesses sur les questions identitaires et civilisationnelles. Le président « protecteur » est un commode artifice de communication.

La reconquête de Kaboul par les talibans redonne une dynamique à l’expansion du totalitarisme islamiste. Toutefois, ni l’Occident angélique ni la France pusillanime ne sont armés pour résister à une offensive, qui serait autrement plus dangereuse que le Covid. Mardi, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a illustré la naïveté officielle en déclarant, parlant de l’Afghanistan : « Il faut un gouvernement inclusif qui montre que les talibans ont changé ». Mais les talibans entendent appliquer l’immuable charia (loi islamique), qui instaure l’infériorité de la femme et la soumission de tous à Allah. Laisser croire qu’il pourrait y avoir des talibans modérés revient à faire l’autruche. Le chef de l’Etat lui-même, s’il donne d’abondantes leçons de civisme pour pousser à la vaccination, se garde de tenir ce discours contre ceux qui, dans les cités islamisées, sèment le désordre permanent.

Quant aux dévots du président Joe Biden, ils ont passé sous silence sa prophétie du 8 juillet : « En aucun cas vous verrez des gens être évacués du toit d’une ambassade…L’hypothèse que les talibans s’emparent de l’ensemble du pays est hautement improbable ». On devine les commentaires si une telle légèreté avait été tenue par son prédécesseur. Les dirigeants français dramatisent le Covid mais relativisent les talibans. Macron est fort contre le virus mais faible contre l’islamisme. On aimerait l’inverse.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pendant la crise sanitaire, l’islamisme ne désarme pas

islamisme

Pour l’islamisme radical, il n’y a pas de trêve estivale. Plusieurs comportements rappellent la triste réalité que certains ont peut-être oubliée pour cause de crise sanitaire. En France, il y a quelques jours, le ministre de l’Intérieur a réagi face aux propos tenus par deux imams, qui seraient « attentatoires à l’égalité femmes-hommes ». Devant des fidèles, un imam de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a dénoncé les femmes « qui partagent sur les réseaux sociaux des leçons de maquillage ou des tenues qui mettent en valeur les formes de leur corps, qui sont habités par Sheitan ». D’où l’intervention du préfet des Hauts-de-Seine qui a mis fin aux fonctions de l’intéressé et signalé les propos litigieux au procureur de la République de Nanterre. Selon un courrier du ministre de l’Intérieur, un imam de la Loire aurait également demandé aux femmes musulmanes de se soumettre à leur mari. L’imam aurait été aussi renvoyé. Le non-renouvellement de son titre de séjour est « à l’étude », d’après la préfecture de la Loire. Enfin, une mosquée serait dans le collimateur du ministère de l’Intérieur. La mosquée Sunna de Roubaix (Nord) n’accepterait plus les femmes en raison de l’actuelle pandémie.

Londres : poignardée parce qu’elle était Charlie ?

Au Royaume-Uni, il ne fait pas bon d’arborer un t-shirt Charlie Hebdo. Surtout pas dans un grand parc londonien, comme cela a été le cas dimanche dernier à Hyde Park. Parce qu’elle avait la mésaventure de porter un t-shirt arborant la Une de Charlie du 9 novembre 2011 représentant un islamiste embrassant un journaliste, une femme a reçu plusieurs coups de poignard d’un homme vêtu de noir. Coursé par des témoins et par la police, l’agresseur a pris la fuite et n’a pas été retrouvé. Des photos ont cependant été prises et la police a lancé un appel à témoins. Les jours de la femme ne seraient pas en danger. La police se veut prudente et refuse toute spéculation.

Quoi qu’il en soit, l’islamisation radicale est un phénomène bien européen. En Belgique, certains observateurs mettent en cause le noyautage d’une partie de la société par les Frères musulmans et la chape de plomb qui interdit de parler de ce phénomène galopant dans certains quartiers de Bruxelles. Dans un entretien donné à Marianne, deux chercheuses dénoncent le silence des élites politiques et médiatiques. Cette islamisation touche des quartiers des Bruxelles, comme Molenbeek – lieu d’où sont originaires les auteurs de l’attentat de 2016 qui a frappé l’aéroport – et les environs de la capitale belge. Elle se traduirait à l’école par une pression sur les jeunes filles afin qu’elles portent le voile. Les réfractaires subiraient des agressions sexuelles, car le non-port aboutit à les considérer comme « sexuellement disponibles »… Les deux chercheuses dénoncent le rôle de deux partis de gauche belges, le PS et Ecolo, « partisans d’une neutralité inclusive, c’est-à-dire d’accommodement avec les demandes de plus en plus pressantes des religieux ». Un air de déjà vu en France…

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 27 juillet 2021

Livre : L’islamisme à la conquête des entreprises, Leslie J. Shaw et Alexandre del Valle

En novembre 2017 se tenait à Paris, au Cercle national des armées, le premier colloque mondial consacré au radicalisme islamique sur le lieu de travail. À ce colloque, organisé par le FIRM (Forum on Islamic Radicalism and Management), succédaient en 2018 deux autres sur le même thème, au Capitole à Washington, puis au palais du Luxembourg.

Plus qu’un compte rendu de ces conférences émanant d’experts internationaux et de cadres supérieurs d’entreprises, L’islamisme à la conquête des entreprises constitue une référence sur les multiples stratégies que l’islam utilise pour infiltrer les entreprises, ainsi que les tactiques réfléchies, dites non violentes, adoptées dans la poursuite de ses objectifs. Les intervenants étaient nombreux, en première de couverture, Alexandre del Valle, qu’on ne doit plus présenter en ces colonnes, et Leslie Shaw, économiste, professeur à l’ESCP Business School, président du FIRM, fondé en 2016 par un groupe de personnes actives dans les secteurs des entreprises, du renseignement, de la sécurité et de l’enseignement pour sensibiliser et soutenir les entreprises confrontées à la menace mondiale de l’islam politique.

Parmi les contributeurs, Me Philippe Chansay-Wilmotte, homme politique conservateur belge, expert en droit public international, ayant représenté les gouvernements libyen dans l’affaire de l’attentat de la Pan Am et soudanais dans l’affaire du génocide du Darfour, critique virulent de la conférence des Nations unies de Durban II, qu’il accuse d’avoir promu l’antisémitisme, les lois sur le blasphème et l’étouffement de la liberté d’expression. Chansay-Wilmotte est également président de La Chaîne verte, groupe de réflexion proposant sept mesures pour libérer la France de l’islamisation. Franck Vidalo, diplômé en stratégie et intelligence économique de l’École de guerre économique et en droit, Nicolas Sennels, psychologue danois, auteur d’une étude sur la criminalité des jeunes musulmans dans un centre pour mineurs à Copenhague, dont les conclusions, peu politiquement correctes, lui ont valu son licenciement. Complètent le panel Ghislaine Dumesnil, premier lanceur d’alerte à s’être insurgé contre la discrimination islamique envers les femmes au sein de la RATP, à qui des dits « islamistes » refusaient systématiquement de serrer la main et qui a réussi à mettre en échec la propagande de la RATP, Erwan Seznec, co-auteur du Livre noir des syndicats, ainsi que des experts en contre-terrorisme, dans les domaines des technologies de l’information et du piratage informatique.

Dans cet ouvrage, tous les aspects, y compris le coût économique, de la subversion islamique au sein des entreprises, fussent-elles publiques ou privées, sont abordés de manière exhaustive, factuelle et argumentée par de nombreux tableaux de synthèse, ainsi que les réponses juridiques à y apporter : de l’accommodement religieux à l’usage de la loi contre les employeurs, le micro-financement du djihad, le rôle redouté du CCIF « pour ses missions d’information et d’assistance juridique auprès des victimes supposées d’islamophobie ». La longue liste des revendications organisées y est énumérée, les menaces de violence et de terrorisme à l’encontre de ceux qui refusent de se plier aux revendications des représentants musulmans du personnel, études de cas à l’appui : multiplication des lieux de culte, subversion des principes de laïcité, de diversité et d’égalité, instrumentalisation de l’antiracisme, du Code du travail, le ramadan, la tenue vestimentaire, le halal, la ségrégation des genres, les contacts physiques, le prosélytisme, etc.

Autant de preuves venant conforter la dangerosité des revendications civiles, politiques et sociétales d’un islam conquérant, suivant à la lettre celles préconisées dans la Stratégie de l’action culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique, adoptée lors du sommet de l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO – Qatar 2000) et guidées par un réseau mondial de groupes de défense généralement affiliés aux Frères musulmans dont le maître à penser, Youssef al-Qaradawi, nous avait déjà, et sans fausse pudeur, prévenus : « Avec vos lois démocratiques, nous vous coloniserons. Avec nos lois coraniques, nous vous dominerons. » À bon entendeur salut.

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Thibault de Montbrial – Islamisme, délinquance, immigration: osons l’autorité ! [vidéo]

24/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Thibault de Montbrial, avocat pénaliste et président du Centre de réflexion sur la Sécurité intérieure, avocat notamment de Zineb El Rhazoui, revient pour Livre Noir sur plusieurs thématiques sur lesquelles il est engagé : la police, la justice, la guerre contre l’islamisme, ou encore la restauration de l’autorité de l’Etat. C’est l’objet de son dernier ouvrage “Osons l’autorité”.

Thibault de Montbrial est spécialisé dans la défense des forces de sécurité intérieure, la légitime défense, la défense de victimes de crimes, d’accidents collectifs et d’actes terroristes ainsi que la responsabilité pénale des dirigeants.

Découvrez ou redécouvrez cet entretien publié voici 3 mois mais qui reste toujours autant d’actualité !


Gilles-William Goldnadel : «La seule chose que je suis réduit à espérer est qu’on arrête l’islamisation de la France et l’islamisme, au moins aux frontières»

Crime de Rambouillet, pétition de généraux : l’islamisme crée une crise majeure

islamisme attentat

Une pétition circule depuis mercredi dernier au sein de l’armée. Elle a été lancée par l’ancien capitaine de gendarmerie Jean-Pierre Fabre-Bernadac, reçue notamment par Valeurs actuelles et Présent. Cette pétition, signée par vingt généraux, une centaine d’officiers supérieurs, et de nombreux autres militaires, certes la plupart à la retraite, devoir de réserve oblige, évoque l’actuel « délitement » du pays. La pétition, très bien rédigée et argumentée, met en cause « un certain antiracisme » dont le seul but est de « créer sur notre sol un mal-être, voire une haine entre les communautés ». La pétition énumère les menaces communautaristes, et séparatistes (selon les propres termes de Macron) : islamisme, hordes de banlieue, « territoires soumis à des dogmes contraires à nos institutions ». Les accusations se font même plus précises à l’égard des vrais responsables : « … le pouvoir utilise les forces de l’ordre comme agents supplétifs et boucs émissaires face à des Français en gilets jaunes exprimant leurs désespoirs. »

L’appel se termine par un soutien aux « politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation ».

La pétition a fait beaucoup de bruit, relayée notamment par Sud Radio. Sur cette même radio, l’ancien capitaine de gendarmerie se disait très inquiet de la tournure des événements, et lâchait même le mot de « guerre civile ».

Vendredi, Marine Le Pen apportait son soutien à la pétition : « Comme citoyenne et comme femme politique, je souscris à vos analyses et partage votre affliction ».

Comme pour illustrer ce terrible diagnostic, le même jour un islamiste tunisien ex-clandestin égorgeait une fonctionnaire de 49 ans, agent administratif au commissariat de Rambouillet, et mère de deux filles. Le terroriste avait prémédité son crime. Stéphanie M. serait la 271e personne assassinée par les islamistes sur le territoire français depuis 2012.

La mort de Stéphanie a indigné la quasi-totalité des Français, mais à gauche, alors même qu’on apprenait la terrible nouvelle, les appels se multipliaient pour condamner la pétition des militaires, tandis que Marine Le Pen était accusée de récupération politique pour avoir manifesté son soutien à la famille et avoir prétendu tirer les leçons de ce nouveau crime.

« Menace explicite contre la République »

Brandissant la menace d’un putsch d’une nouvelle OAS, les ténors de l’extrême gauche sont montés au front, dans un ordre parfait pour une fois. Pour Jean-Luc Mélenchon, la pétition est une « stupéfiante déclaration de militaires s’arrogeant le droit d’appeler leurs collègues d’actives à une intervention contre les islamogauchistes ».

Benoît Hamon, en phase de marginalisation extrême-gauchiste accélérée, n’est pas en reste. Il constate que la pétition intervient au 60e anniversaire du putsch d’Alger, et y voit une menace explicite contre la République. « Aucune réaction de Florence Parly, Jean Castex ni Emmanuel Macron », s’indigne l’ancien candidat du PS à la présidentielle de 2017 (Hamon était sans doute déjà au lit quand, dimanche vers 20 heures, Parly s’en est prise aux pétitionnaires). Coquerel, faux insoumis mais vrai dhimmi, s’en étrangle d’indignation : « Des militaires appellent à une chasse aux sorcières, à une éradication, à défendre des “valeurs civilisationnelles” à rebours de la République, ça finit sur une menace de guerre civile, Le Pen salue ces apprentis factieux et ? Rien. On se réveille ? »

Mais la fonctionnaire assassinée ne suscite guère de compassion chez les mêmes « indignés » et « insoumis ». Pas un mot sur le cheminement de l’assassin. Pas une repentance, pas une remise en cause de la ligne islamo-gauchiste de LFI et du groupuscule de Hamon.

Pour Mme le député LFI Obono, « la droite et l’extrême droite se servent de tous les faits possibles, y compris les plus dramatiques et les plus atroces, pour pouvoir justifier leur idéologie qui est de considérer que l’immigration est la source de tous les maux en France ». Elle a été immédiatement rejointe sur ce terrain par le ministre de la Justice (sic) Dupond-Moretti : « Quel cynisme, quelle indignité, quelle ignominie, que de tenter d’exploiter cette tragédie à votre profit deux heures seulement après ce crime. »

« Un tour de vis »

Y a-t-il un délai obligatoire avant de s’indigner et de demander un changement de politique ? La présidente du RN avait en effet évoqué la part de responsabilité du garde des Sceaux dans l’augmentation de la criminalité. « Le pays a besoin d’un tour de vis. »

La candidate à l’Elysée faisait aussi allusion à la décision ultime des tribunaux à propos de la défenestration de Sarah Halimi par le criminel islamiste et drogué Traoré, et au verdict de clémence dans la tentative de meurtre par incendie des policiers brûlés vifs à Viry-Châtillon.

« Toujours des mensonges et des phrases tronquées », a ajouté le « grand avocat », visiblement dépassé par l’enchaînement des horreurs qui ruinent les unes après les autres ses plaidoiries de plus en plus agressives.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 26 avril 2021

Projet d’une école hors contrat de confession musulmane à Albertville – Les maires face au réel

Albertville islamisation

On connaissait Albertville pour ses Jeux olympiques d’hiver, on la connaît désormais pour la bagarre législative causée par le projet d’une école hors contrat de confession musulmane qui devrait s’installer à côté de la mosquée. La population ici aussi a changé, à tel point que l’association Milli Görüs, qui y gère une mosquée – elle en compte 70 à travers toute la France – a décidé d’installer une école hors contrat confessionnelle. Le projet est important, comme le soulignait Camille Galic dans ses brèves d’hier : pas moins de 16 classes pour une capacité d’accueil de 400 élèves – ce qui dit bien l’islamisation de cette ville de Savoie qui compte 20 000 habitants et 1 200 écoliers. Le maire, peu enthousiaste de voir ainsi se développer sur son territoire les projets d’une association islamique « pseudopode de l’Etat-Erdogan à l’étranger » pour citer notre consœur dans Présent s’était opposé au permis de construire en s’appuyant sur le code de l’urbanisme. Décision pour laquelle il était appuyé par son préfet. Las, l’interdiction avait été annulée, le 8 avril, par le tribunal administratif au motif que « le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l’insuffisance du nombre de places de stationnement était erroné et, en l’absence d’autre motif invoqué en cours d’instance, n’a pu qu’ordonner la délivrance du permis de construire ».

Comme un appel à l’aide, le maire, Frédéric Burnier-Framboret, s’est donc fendu d’une tribune dans Le Figaro du 9 avril « Comment je suis obligé d’autoriser la construction d’une école islamiste turque ». Il s’y dit abandonné par l’Etat et a demandé à ce que le parlement « adopte des dispositions législatives adaptées pour permettre aux maires de contrer l’installation d’associations ou des entreprises pilotées par des puissances étrangères qui favorisent une cristallisation identitaire au cœur de nos territoires ». Ces maires qui se trouvent en première ligne, aux prises avec le réel d’une immigration et d’une islamisation massives de leurs villes.

Ce que montre cette affaire, au-delà de toutes les injonctions au vivre-ensemble et à la diversité, c’est que la mise en application concrète de cette diversité fait peur aux élus locaux et à juste titre parce qu’ils en voient les conséquences. Comme le fait remarquer le maire d’Albertville, cette école serait située dans un quartier prioritaire et il craint que son ouverture ne mène à la formation d’un noyau dur communautariste. Si l’idéologie politique musulmane ne posait pas problème, la question ne se poserait même pas. Il faut dire aussi que l’association qui porte le projet, Milli Görüs, d’ascendance turque, n’a rien qui puisse rassurer le maire. Dans un article du Courrier International datant de 2004, Martin Spiewak et Wolfgang Uchatius pointaient du doigt le rôle trouble que jouait l’association en Allemagne où de simple association de croyants musulmans, elle était en train de se transformer en véritable force politique pour défendre les revendications des musulmans d’Allemagne. Dans un document interne de Milli Görüs, récupéré par les renseignements généraux allemands, cette ligne de conduite on ne peut plus claire : « La Communauté est un moyen au service du but – le but étant d’islamiser la société. »

Début de lucidité ? Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a apporté son soutien au maire d’Albertville et écrit à Emmanuel Macron pour qu’une solution législative soit trouvée au problème. « On a suffisamment payé cher nos lâchetés, nos aveuglements, l’absence de lucidité par rapport à l’islamisme politique pour ne pas accepter des projets comme celui-là » a-t-il déclaré sur BFMTV.

Il semblerait que du haut de l’Elysée, Macron ait entendu l’appel puisque le 12 avril, en urgence, à la demande du Président, le ministre de l’Intérieur déposait un amendement à la loi « confortant le respect des principes de la République », permettant d’empêcher l’ouverture d’un établissement scolaire « pour des motifs tirés des relations internationales de la France ou de la défense de sa souveraineté ». A voir si elle sera efficace, ou tout simplement appliquée…

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 13 avril 2021

Thibault de Montbrial : « La convergence entre une partie de la gauche et l’islamisme politique est inquiétante. Et certains élus de droite ne sont pas exempts de tout reproche »

Thibault de Montbrial

13/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Au micro de Boulevard Voltaire, Me Thibault de Montbrial s’exprime sur la menace islamiste, en France, « qui fracture notre pays », et la tentative de réponse apportée par le gouvernement avec la loi « séparatisme ». Selon lui, cette loi est « un pas dans la bonne direction », mais elle a ses limites.

Par ailleurs il dénonce la complaisance et « l’égarement » de responsables politiques qui permettent des financements publics à des fins de « propagande et prosélytisme » comme pour la mosquée de Strasbourg, par exemple.


Séparatisme : une loi de mauvaise foi ?, par Etienne Defay

loi séparatisme

Dans une tribune publiée dans Le Figaro, le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France et le Métropolite Emmanuel Adamakis, du Patriarcat œcuménique en France, ont alerté sur le contenu de la loi sensée lutter contre le « séparatisme ».

S’ils affirment que la loi de 1905 avait été accueillie avec douleur par les catholiques, elle avait en revanche été saluée par les protestants et les orthodoxes. Sans nier qu’elle a été vue comme une « machine de guerre contre l’Eglise », les signataires se veulent conciliants et insistent sur la nécessité pour les cultes de se retrouver dans l’ambition et la promesse de la République permettant « d’unir des hommes et femmes extrêmement divers ». On peut y voir avec regret une sorte de réaffirmation du toast d’Alger symbolisant l’attachement de l’Eglise de France à la République. On peut lever les yeux au ciel en voyant se déverser un énième angélisme très épiscopal à l’encontre d’un régime qui les aura davantage martyrisé que servi, mais le fond du propos n’est pas là. On a souvent pointé du doigt le robinet d’eau tiède qu’est bien souvent la conférence des évêques de France, la voir prendre position par le biais de son président tranche avec l’habitude ancrée de faire le dos rond. Car le sujet est d’importance.

On l’a beaucoup écrit ici mais ce projet de loi tire, sciemment ou lâchement, largement à coté de la cible. On attendait de la fermeté vis-à-vis de l’islamisme, on a vu un rejet pur et simple de toute religion, la République a raté l’occasion de se réconcilier avec son histoire et de nommer clairement son ennemi. Alors que l’islamisme se répand dans nos rues, les responsables chrétiens voient avec désolation leurs églises prises dans cette redoutable tenaille les rejetant du côté des islamistes. Foin de l’Histoire de ce pays, ses mœurs, ses coutumes et ses racines. Le christianisme est devenu, par le jeu éculé de l’égalitarisme et surtout du renoncement, une idéologie potentiellement dangereuse. Peu importe que l’évangile au sens radical ne peut conduire qu’à la sainteté, il ne vaut pas mieux aux yeux du législateur qu’une charia dont il faut se méfier.

D’ailleurs, les responsables chrétiens ont, sans le nommer évidemment, désigné l’ennemi en saluant « les dispositions permettant de lutter plus directement contre les mariages forcés, les mutilations sexuelles des jeunes filles, l’inégalité de l’héritage… » Autant de traditions étrangères au christianisme, autant de pratiques importées avec l’immigration musulmane. La France est au bord du gouffre et les chrétiens se voient injustement visés alors même que nos politiques savent pertinemment qu’ils ne sont qu’un moyen de diversion afin de ne pas assumer frontalement leur terreur à l’idée de nommer le mal.

A peine trois ans après le discours de Macron aux Bernardins, la République tire à nouveau le glaive laïcard, hélas il est en bois. C’est suffisant pour cogner sur les chrétiens mais pas assez pour pourfendre l’islamisme. Seule menace séparatiste de cette nation.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2021

Zemmour face à Darmanin : “Votre loi est vaine, pour une raison simple : vous traitez les conséquences, pas les causes. Il n’y a pas d’islamisme sans islam, et pas d’islam sans immigration”

Trappes, le grand aveuglement

Samuel Paty

A Trappes, un professeur de philosophie, M. Didier Le Maire fait l’objet de menaces, doit être protégé par la police et changer de métier pour avoir pris la défense de son collègue assassiné, M. Paty.
Le maire de la ville et la municipalité ont pénétré dans le lycée pour distribuer des tracts dénonçant ses propos. Le ton médiatique général est à l’incrédulité, au scepticisme: le professeurs n’aurait-il pas une part de responsabilité? Un provocateur? Le système politico-médiatique tend à relativiser la gravité des troubles: « aucune menace sérieuse », lit-on. Trappes, ce serait tout autre chose. De fait, l’aveuglement et la lâcheté font rage. Qu’un professeur de philosophie, sous la pression des islamistes ne puisse pas assurer son cours et s’exprimer en toute liberté et sécurité est en soi une monstruosité. Ce qui se passe dans cette commune est abject.

Selon des informations de la presse (Marianne), les habitants juifs de Trappes ont dû quitter la ville en raison du climat de persécutions qui y règne, tout comme la communauté portugaise qui y était nombreuse. Les populations musulmanes qui refusent l’ordre islamiste (y compris vestimentaire) sont poussées au départ à leur tour. Cela s’appelle une épuration ethnique. Et cela se passe en France en 2021. Il n’y a aucunement matière à relativiser ni à nuancer: la tonalité générale politico-médiatique est scandaleuse. Depuis 60 ans, le pouvoir politique est coupable d’avoir laisser s’installer une telle situation qui rappelle les heures les plus sombres de l’histoire dans un climat médiatique et intellectuel dominé par l’angélisme et le déni.

Rien de ce que nous voyons aujourd’hui, et surtout pas dans les gesticulations politiques, de l’extrême droite à l’extrême gauche et en passant pas la loi creuse dite sur le « séparatisme », pour ne pas appeler les choses par leur nom, n’est à la hauteur de cet immense et monstrueux scandale.

Solidarité totale et sans la moindre réserve à l’égard de M. Didier Le Maire, et tous les professeurs de philosophie, de français, de mathématiques, de sciences naturelles ou d’éducation physique qui subissent de plein fouet, dans leur métier et leur vie privée, l’effondrement sur plusieurs décennies d’une république comme un château de carte.

Il est bien de combattre le djihadisme au Sahel. Pourquoi le laisse-t-on depuis si longtemps prospérer sur le territoire français?

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Ne pas capituler devant l’islamisme, par Jean-Gilles Malliarakis

islamisme

Pendant toute l’année 2020, la fermeté de la politique française face à l’islamo-terrorisme a pu paraître satisfaisante. Même le projet, absurde au regard des Mahométans eux-mêmes, d’un conseil des imams, et de leur formation par l’État – qui se veut « laïc !» –, pouvait être jugé comme partant d’un bon sentiment. La défausse de la Grande Mosquée de Paris aura sans doute délégitimé à nouveau le vieux serpent de mer. L’alignement de la prédication coranique sinon avec les valeurs de la république, ce qui strictement ne veut rien dire, du moins avec les traditions françaises, ce projet maintes fois remanié par tous les ministres de l’Intérieur depuis plus de 20 ans retourne au néant de son utopie.

C”est surtout à l’extérieur, par la présence militaire en Afrique, par le déploiement des Rafales, par l’alliance avec l’Égypte et par la dénonciation du jeu trouble de la Turquie que l’on avait pu apprécier une sorte de volonté de résister à l’islamo-terrorisme. Ceci se traduisait alors aussi par dans l’action discrète mais inlassable et efficace des agents de nos services que par les propos du ministre de la Défense.

Oui dans ces conditions on pouvait espérer que la France renoue avec son rôle historique, avec sa mission, celle du “peuple inventeur de la Croisade” (Péguy). Et votre chroniqueur doit-il l’avouer ? Il se plaisait à rêver d’un tel redressement.

Le point faible cependant ne résidait, et ne se situe, ni dans les doctrines, ni dans les actions extérieures.

Il provenait comme toujours du mal rongeur qui détruit la solidité intérieure de ce pays.

Tant que l’on n’aura pas fait taire à l’intérieur les discours, les propagandes, les délires de la culpabilisation “décoloniale”, ils viendront nous trahir. Ils prendront le relais de l’ennemi.

Ce n’est donc pas sans inquiétude que nous les avons vus réapparaître au grand jour en ce début d’année.

Le 8 décembre encore avait eu lieu un entretien téléphonique entre les deux ministres des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et Mevlut Cavusoglu, « à la demande de ce dernier », précisait le Quai d’Orsay. À la suite de quoi la diplomatie française avait publié un communiqué glacial, rappelant les « exigences françaises et européennes de clarifications. »

Or, le 10 janvier M. Macron s’adresse en des termes surprenants à son homologue turc : « Değerli Tayyip, parlons-nous ! À votre disposition pour une visioconférence », écrit-il de sa main le président français, usant du mot turc Değerliqui signifie « cher ».

Deux jours plus tôt, le 8 janvier, le quotidien pro-business L’Opinion, souvent mieux inspiré, avait confié à son spécialiste des questions militaires, Jean-Dominique Merchet, le soin de dresser, en sombre, le bilan de l’intervention française au Mali, successivement depuis 2013, Serval, qui fut un succès, et maintenant Barkhane. Sa conclusion : il faut plier bagages.

En réalité, si la résistance à l’islamo-terrorisme ne se résume pas à la présence militaire, tout retrait est interprété par l’adversaire lui-même comme une capitulation.

Il faut donc se féliciter qu’au contraire, appliquant l’adage romain “si tu veux la paix, prépare la guerre“, certains pays montent en gamme quant aux moyens de leur défense nationale et de notre défense commune de l’Europe.

Et il faut enfin saluer l’intervention très ferme de l’Archevêque d’Athènes : en cette année du Bicentenaire de la guerre d’Indépendance de 1821 contre l’oppresseur ottoman, il rappelle qu’il faut regarder l’islamisme non comme une religion mais comme une doctrine de conquête. On aimerait entendre un discours analogue dans la patrie de saint Louis.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent