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Islamisme : la trahison de nos « élites »

Le Figaro du 5 octobre 2018 a publié un entretien avec Yves Mamou, l’auteur d’un ouvrage paru le 25 septembre : Le Grand Abandon. Les élites françaises et l’islamisme. Cet ancien journaliste du Monde soutient des positions sur l’islamisme et l’immigration, qui devraient faire réfléchir nos prétendues élites, soumises à la bien-pensance par paresse intellectuelle ou par intérêt. Il les accuse de n’avoir pas pris la mesure de la question migratoire et d’avoir fermé les yeux sur l’islamisation du pays.

Yves Mamou évoque le départ de Gérard Collomb, qui a quitté son poste en annonçant, à propos de la fracture communautaire, que la guerre civile est à nos portes : « Aujourd’hui, on vit côte à côte. […] Je crains que demain on vive face à face. » Quand François Hollande, se confiant à deux journalistes dans Un président ne devrait pas dire ça…, souligne que « c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition », il ne dit pas autre chose. Dommage qu’ils n’aient fait publiquement ce constat qu’après avoir quitté leur fonction. Se taire, par idéologie ou par clientélisme, relève de la complicité et de la trahison.

Cette situation est le résultat d’une politique : « Les élites françaises, c’est-à-dire les grands corps de l’État, les partis politiques, les experts, les magistrats, les médias, les élites culturelles […] ont encouragé et légitimé l’immigration musulman. » L’Observatoire de la laïcité fait preuve de beaucoup de modération, quand il s’agit de l’islam, et le Conseil supérieur de l’audiovisuel est particulièrement sensible aux récriminations des téléspectateurs musulmans. Ils condamnent plus sévèrement Éric Zemmour, pour son prétendu racisme, que Nick Conrad, qui célèbre le meurtre des Blancs.

Voyez avec quelle indulgence nos élites traitent l’immigration musulmane, et tous les actes de communautarisme ! Rares sont celles qui ont relevé que le braqueur Rédoine Faïd se déplaçait en burqa, alors que le voile intégral est interdit depuis 2010. On condamne ceux qui dénoncent l’islamisme, l’afflux des immigrés, mais on peine à fermer des écoles ou des mosquées salafistes, comme si leur appartenance à l’islam était un sauf-conduit. On passe étrangement sous silence le destin, souvent tragique, des chrétiens d’Orient. Le pape François lui-même ramena de l’île de Lesbos trois familles de réfugiés musulmans : les dossiers des familles chrétiennes n’étaient pas prêts, paraît-il. Faut-il s’étonner que l’attitude du pape soit contestée par des catholiques ?

Quant aux médias, ils sont généralement, par préjugé ou sur ordre, au service de la bien-pensance. Yves Mamou cite le reportage de France 2 sur l’épidémie d’attaques au couteau qui sévit à Londres. Une semblable étude sur les incidents qui se produisent régulièrement en France pourrait être faite. Mais, avec la bénédiction du gouvernement, ils ignorent le nom de l’agresseur ou le traitent de « déséquilibré » : ils n’informent plus, ils désinforment. C’est ainsi que nos élites trahissent nos valeurs et le peuple français.

L’auteur constate qu’« en trente ans, la société française a quitté un modèle laïque républicain pour être projetée dans un modèle multiculturaliste, communautariste et anti-laïque ». C’est, hélas, vrai. On peut regretter qu’il juge que le Front national porte aussi une responsabilité dans la diffusion de l’islamisme : servant de « repoussoir », il aurait empêché « l’émergence de tout débat sérieux sur l’islam et l’immigration ». Quoi qu’on pense de ce parti, où en serait le débat s’il ne l’avait ouvert il y a des années ?

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Islamophobie », négation du racisme anti-Blanc : une dérive aux conséquences redoutables

C’est entendu : comme le disait Camus, il faut être solidaire plutôt que solitaire, et, comme le propose la morale judéo-chrétienne, « aimer son prochain comme soi-même », selon le précepte inscrit dans le Lévitique. C’est dans le même livre qu’il est encore dit qu’il faut traiter l’étranger qui vient s’installer dans le pays comme s’il était un compatriote, et l’aimer, lui-aussi, comme soi-même.

Évidemment, ces deux formules, resituées dans l’ensemble du Lévitique, doivent être relativisées. D’abord, parce que l’amour de l’étranger y suppose deux conditions : la réciprocité (les Hébreux ont été des étrangers en Égypte) et le respect des obligations religieuses juives, comme celle de ne pas consommer de sang, sous peine d’être expulsé. Ensuite, parce qu’il s’agit d’étrangers qui s’installent, non d’envahisseurs. Enfin, et surtout, parce que ce livre est l’un des plus sanguinaires de la Bible : une bonne partie est consacrée aux sacrifices des animaux et la peine de mort y est édictée pour de nombreux interdits sexuels, notamment l’homosexualité. Autrement dit, et avec logique, le prochain est l’autre qui est proche, qui fait partie du groupe ou qui vient vivre en son sein en se conformant à ses règles. Ce n’est pas le lointain, l’autre en tant qu’autre qu’on aime, non malgré mais en raison de sa différence. Car cet attrait pour l’altérité risque bien de cacher une détestation de soi et de l’identité issue de la tradition du groupe auquel on appartient parce qu’on lui doit sa culture.

Or, l’amour de l’autre laisse, aujourd’hui, la place dans le débat public français et, plus généralement, occidental à un renversement systématique. L’antiracisme ne vise que le racisme supposé des « Blancs » à l’encontre des autres et suscite, à force, un racisme anti-Blanc qui se croit tout permis. C’est ainsi qu’un rappeur noir s’est cru autorisé à appeler à pendre les Blancs sous prétexte d’inverser les images, comme s’il était habituel, en France, de pendre les Noirs, même dans des fictions. Les médias lui donnent, d’ailleurs, la parole pour expliquer le sens de sa créativité. On imagine mal la réciproque. De même, le concept d’« islamophobie » a prospéré en venant s’ajouter à toutes les phobies qui expédient, l’air de rien, toute idée conservatrice en psychiatrie. Mais qui oserait méconnaître le droit d’un Français chrétien à devenir musulman, alors que la conversion inverse est interdite dans la majorité des pays obéissant à l’islam, et qu’elle peut être punie de mort ? On tolère, aujourd’hui, que l’on continue à caricaturer le pape tandis qu’on s’abstient de blasphémer le prophète musulman pour ne pas céder à la tentation de s’en prendre à « l’autre ». Lui ne se gêne pourtant pas de le faire payer très cher.

Il s’en est fallu de peu qu’un autre rappeur, du nom de Médine, auteur de Jihad, ne se produise au Bataclan. L’idée que ces références à l’islamisme belliqueux soient une offense aux morts du 13 novembre 2015 n’a fini par s’imposer que parce que quelques parents des victimes ont clamé leur douleur. Ils n’étaient pas la majorité qui, elle, s’interdisait l’amalgame, la généralisation, la désignation du coupable lorsqu’il est un « autre », par essence innocent face à notre culpabilité.

La désignation, même évidente, des coupables peut même transformer en coupable, en abominable délateur raciste, celui qui désigne. Zemmour, qui connaît un succès de librairie parce qu’il ose écrire ce que beaucoup pensent à mots couverts, se voit interdire d’antenne de plus en plus souvent, et traîner devant les tribunaux dans la même proportion. Lier la délinquance à l’immigration, dénoncer l’incompatibilité de l’islamisme avec l’assimilation au sein de la République française sont devenus des péchés contre l’amour de l’autre qui, lui, peut nous haïr à loisir, car il en a le droit, en tant que victime par nature. La colonisation, les crimes de la France coloniale, comme dirait Macron, le chômage et les conditions de vie dans les quartiers sensibles, toutes choses dont nous portons le poids inexcusable, expliquent les statistiques et justifient qu’on ne donne pas les noms ou qu’on passe sous silence les origines des auteurs des rixes entre bandes qui se propagent dans de nombreuses villes à la population remplacée.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’islamisme, cette lèpre que Macron ignore, par Ivan Rioufol

Non, ce n’est pas l’idéologie islamiste qui fait peur. Ce qui fait peur, c’est la léthargie des dirigeants français devant cette plaie qui s’infecte. Ce qui fait peur, c’est leur insouciance face à l’ennemi. Son dessein est pourtant clair : il entend islamiser les musulmans d’Europe, afin de susciter des sécessions territoriales, puis des guerres de civilisation au cœur des démocraties occidentales. Dans son rapport sur “La fabrique de l’islamisme”, publié dimanche par l’Institut Montaigne, Hakim El Karoui part du préalable que “l’idéologie islamiste fait peur”. Ce faisant, l’essayiste proche du pouvoir oublie d’analyser les légèretés des puissants qu’il côtoie.

Quand Emmanuel Macron parle du populisme comme d’une “lèpre qui monte”, le président laisse en paix ceux qui empoisonnent la nation au nom du Coran. Quand son lieutenant, Christophe Castaner, soutient : « Qui doute que le réchauffement climatique pèse sur la dynamique du djihad ? », il avance une baliverne pour excuser les soldats d’Allah. Ces derniers ont toutes les raisons de se croire déjà vainqueurs.

Le mal à soigner est un poison français : celui de pensée paresseuse, qui se vautre dans la culpabilisation pour avoir la paix. Cette attitude est commune aux “élites” européennes incapables de se confronter au réel pour lui préférer les fausses pistes. Rien n’est plus convenu que de dénoncer, avec Macron, les « discours de haine » que tiendraient les « nationalistes ». Les médias se sont précipités pour s’effrayer de « chasses à l’homme » qui auraient eu lieu l’autre semaine à Chemnitz (Allemagne) au cours de protestations contre un meurtre commis par des réfugiés.

Mais lundi, le patron du renseignement allemand, Hans-Georg Maassen, a qualifié ce scandale de probable “désinformation délibérée visant à détourner l’attention du meurtre de Chemnitz”. Faut-il en effet le rappeler ? La haine est chez ceux qui tuent, non chez ceux qui dénoncent les tueurs. Cette inversion des jugements brouille la compréhension des événements. Il est impossible de se défendre si l’ennemi n’est pas désigné.

Présentant son rapport, lundi, El Karoui n’a pu s’empêcher de renouer avec cette culture de l’excuse, qui est au cœur de la victimisation dont se prévalent sans vergogne les islamistes.

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 septembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

En Allemagne le salafisme est devenu hégémonique

Le BfV allemand est l’Office fédéral pour la protection de la Constitution, l’équivalent de notre DGSI à nous. Son rapport annuel a été présenté au gouvernement allemand par le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer. A sa lecture, on comprend pourquoi entre madame Merkel et le ministre de l’Intérieur il y a de l’eau dans le gaz. Car ce rapport ne cache rien de l’effrayante montée en puissance du salafisme, sur le territoire allemand.

Les autorités ont tenté d’en minimiser la valeur, mais les chiffres donnés et les conclusions tirées sur le terrorisme, et plus généralement sur la sécurité à l’intérieur des frontières allemandes, n’ont pas peu contribué à cette révolte populaire contre Merkel, et ceux, à gauche et au centre, qui la soutiennent encore.

Ce rapport a appris aux Allemands que le nombre de salafistes avait doublé dans le pays en cinq ans. Les salafistes, noyau dur de l’islamisme le plus radical, sont plus de 10 000 à présent, au sein d’une mouvance fanatisée de plus de 25 000 djihadistes, dont 2 000 qui sont des terroristes prêts à passer à l’acte.

Ce rapport – pour semi-confidentiel qu’il soit – est considéré par les experts internationaux comme l’état des lieux le plus fiable de la situation allemande. Selon ce rapport, il y aurait donc en Allemagne, se considérant comme des guerriers d’Allah, et mandatés à ce titre pour combattre les mécréants par tous moyens, une armée de 25 800 combattants. Ces combattants se répartissent entre les salafistes (10 800 hommes), les fondamentalistes turcs (10 000 militants), un millier de membres du Hezbollah, un millier de Frères musulmans, plus de 300 adeptes du Hamas, sans compter les affiliés d’autres groupes terroristes, dont Al-Quaïda. C’est pourquoi le chiffre de 25 800 est une fourchette très basse, selon les propres aveux du BfV.

Le salafisme progresse plus vite que les autres organisations, de l’ordre de 20 % par an, et il commence à générer une attractivité sur les autres groupes.

« Un recours inspiré à la violence »

Longtemps une distinction a été faite entre salafistes et terroristes. Les salafistes seraient certes des islamistes purs et durs, préférant toutefois le prosélytisme au terrorisme. Mais, note le rapport, cette distinction est de plus en plus artificielle. Officiellement les salafistes ne font pas d’appels à la violence, mais ils affichent une très grande tolérance à l’égard de ceux qui, « ne supportant plus les turpitudes des mécréants, se laissent aller à quelques coupables agissements », du moins coupables aux yeux de la loi desdits mécréants. Ils prônent en fait ce que le rapport du BfV appelle « un recours inspiré à la violence ». Le salafisme, conclut le rapport, « est le principal agent recruteur du djihad. Presque sans exception, toutes les personnes […] qui ont rejoint le djihad ont été en contact avec le courant salafiste ».

Le rapport souligne encore la place des Tchétchènes dans le salafisme, le cloisonnement de cette communauté désormais tout entière acquise au djihad ; et il établit un lien direct entre la vague antisémite qui secoue actuellement l’Allemagne, et la place du salafisme dans la société allemande, ainsi que la place du Millî Görüs turc, et de ses 10 000 guerriers. Désormais ce sont ces courants-là, les plus durs, qui encadrent l’énorme masse de migrants arrivés récemment en Allemagne, une situation que n’avait pas prévue madame Merkel.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Plus d’arabe pour moins d’islamisme ?, par Francis Bergeron

C’est le plan fumeux de Blanquer et des « progressistes »

On l’aimait bien, ce Blanquer : il voulait rétablir les dictées, ce qui a été interprété comme une action en défense de la langue française. Il voulait réintroduire l’uniforme dans les écoles, ce qui a été pris pour une mesure « anti-cailleras ». Mais à entendre ses dernières propositions, on peut se demander si les dictées ne seront pas en arabe, et si l’uniforme promis ne sera pas la djellaba, le qamis et autre hijab pour les filles.

Le ministre de l’Education nationale vient en effet d’annoncer qu’il va développer l’enseignement de l’arabe, « qui est une très grande langue littéraire, et qui doit être apprise pas seulement par les personnes d’origine maghrébine ou de pays arabes », a-t-il annoncé, anticipant sur les conclusions d’un rapport à venir de l’institut Montaigne, consacré à la réforme de l’islam. Entendons-nous bien : oui l’arabe est une langue importante. Et n’oublions pas qu’au Liban, en Palestine, en Syrie ou en Irak, il y a de nombreuses communautés non musulmanes dont l’arabe est la langue maternelle.

Mais quand cette volonté de mettre l’arabe à l’honneur nous est présentée comme participant d’une lutte contre le salafisme et les autres formes d’islam radical et terroriste, on nous prend pour des idiots. Pourquoi, comment une lutte sous cette forme ? Blanquer a été évasif. Il a simplement émis l’idée que la maîtrise de l’arabe par les Arabes de France, et spécialement par les musulmans de France, voire par des non-Arabes, favoriserait une approche plus exacte et plus « progressiste » des préceptes du coran.

Déjà l’emploi du mot « progressisme », un mot-clé du clan macronien, n’est pas pour nous rassurer. On sait à quel point le progressisme catholique contribua à vider les églises, et comment les progressistes glissèrent ensuite vers le marxisme.

Ensuite cette idée qu’une réappropriation de leur langue par les personnes d’origine maghrébine pour les intégrer mieux est vraiment la fausse bonne idée. Dans le passé, d’énormes programmes ont été financés par les fonds de formation, et plus spécialement par les Caisses régionales d’insertion des populations immigrées, les CRIPI. L’idée était (déjà) d’apprendre l’arabe aux enfants d’immigrés, ou le soninké pour les migrants originaires du Sénégal, de Mauritanie ou du Mali etc., et d’entretenir la connaissance de leur langue d’origine par les aînés, afin qu’ils soient à l’aise pour se réinsérer au pays, le jour où ils repartiraient. Et savez-vous ce qui arriva ? Les communautés de migrants furent en effet entretenues dans leur langue maternelle, qu’ils ont fini par pratiquer à la place du français. Cela a favorisé les phénomènes de ghetto. Personne n’étant retourné dans son pays, l’apprentissage des langues d’origine a été un puissant vecteur… de non-intégration.

Un musulman modéré et « progressiste »

Qui peut avoir soufflé des idées aussi abracadabrantesques aux oreilles du ministre de l’Education nationale ? Il s’agirait de quelques mesures préconisées par l’institut Montaigne, dans le cadre d’un rapport rédigé par Hakim el Karoui, que l’on nous présente comme un musulman modéré, et progressiste.

Cette histoire de cours d’arabe pour lutter contre l’islamisme est aussi extraordinaire que si, du temps du père Combes, on s’était mis à développer le parler en latin pour favoriser… l’anticléricalisme !

L’opération sent non pas la fausse nouvelle, la « fake news », hélas ! mais plutôt une action destinée à lever des fonds… dans l’intérêt de l’islam, qu’il s’agisse de l’islam « progressiste », « modéré », salafiste, intégriste, ou terroriste.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Nicolas Dainville : « Trappes est la ville la plus djihadiste d’Europe »

Nicolas Dainville est le jeune conseiller départemental LR des Yvelines, conseiller municipal de La Verrière et élu de terrain, que l’on a vu en première ligne dans les médias après l’attentat de Trappes. Il a reproché à Gérard Collomb sur BFM TV d’avoir passé sous silence la radicalisation du tueur, Kamel Salhi. Caroline Parmentier lui a posé certaines questions.

— Vous avez déclaré après l’attentat de Trappes que c’était « la ville la plus djihadiste d’Europe » avec 67 habitants qui ont rejoint Daesh. Comment expliquez-vous que Trappes soit tombé dans un repli communautaire aussi marqué ?

— Il y a à Trappes une certaine culture politique de gauche qui cherche à faire des jeunes des victimes plutôt qu’à les responsabiliser. Et qui n’incite ni à l’entreprenariat ni à l’initiative. Résultat : on a une jeunesse aujourd’hui qui est totalement livrée à elle-même et qui, en perte de repères, trouve refuge dans une pratique très rigoriste de l’islam. J’ajouterai un aveuglement pendant des années de la part des pouvoirs publics en général sur l’implantation de groupes radicaux dans la ville, que ce soit d’anciens membres du GIA algérien, les Frères musulmans, les Tablighis ou des groupes salafistes. Ils ont eu une autoroute pour s’implanter qui a conduit à cette radicalisation et à ce repli communautaire. Ce qui inquiète beaucoup d’habitants. Il y a une majorité silencieuse à Trappes qui en souffre beaucoup.

— Est-ce que vous confirmez qu’il y a une infiltration des profils radicalisés dans les associations, qui tendent la main aux familles en difficulté ou au chômage ?

— Oui, il est clair que beaucoup d’associations ont en leur sein certains membres qui pratiquent un islam radical. Des associations « de solidarité » mais dirigées par des tenants d’un islam rigoriste.

— Que pensez-vous du profil de Kamel Salhi, le tueur de Trappes dont le ministre de l’Intérieur nous dit que c’est un déséquilibré ?

— Même s’il s’agit d’un véritable déséquilibré qui avait des antécédents psychiatriques inquiétants, interné je crois à l’hôpital Charcot de Plaisir (78), profil psychologique fragile confirmé par les habitants sur le terrain, ce serait une erreur de minimiser sa radicalisation qui a joué un rôle dans son passage à l’acte. Ce que j’ai regretté des propos de Gérard Collomb c’est qu’il privilégiait uniquement ce côté déséquilibré et passait totalement sous silence ce côté radicalisation qui n’est pas anodin compte tenu du profil de l’agresseur : son mode opératoire, le cri d’Allah Akbar, sa présence sur le fichier des radicalisés (FSPRT), puisqu’il était connu pour « apologie du terrorisme ».

— Précisément, avez-vous l’information selon laquelle Kamel Salhi était agent de la RATP (tout comme Samy Amimour, l’un des assassins de masse du Bataclan) et avait été licencié par la RATP en 2016 pour avoir arrêté son bus sur la ligne de Puteaux et hurlé à des usagers : « Par Allah, vous allez tous mourir » ?

— De source sûre il était fiché pour radicalisation et pas pour déséquilibre. J’appelle Gérard Collomb à ne pas minimiser sa radicalisation qui est importante pour justifier son geste.

— Vous demandez à l’Etat des actes concrets, lesquels ?

— Il y a des actes nationaux bien sûr, qu’il faut poser. Moi, je suis un élu local et au niveau local il faut une frontière forte entre les associations cultuelles et les pouvoirs publics. Il y a aujourd’hui beaucoup trop de porosité. Certains élus voient la population musulmane uniquement comme une clientèle électorale et pas comme des vrais citoyens. Ça a été la culture de la gauche pendant des années, à l’image de Benoît Hamon, de considérer la communauté musulmane (qui est d’ailleurs assez multiple) comme une vraie clientèle électorale, en lui promettant tout et n’importe quoi, en attendant des voix en échange, ce qui n’est d’ailleurs pas très respectueux pour elle et ce qui est une triste vision de la démocratie. Ce sont des liaisons dangereuses, des liaisons malsaines qui conduisent à toutes sortes de dérives et entravent le principe de laïcité dans de nombreux cas. Il faut des élus vigilants et forts sur le principe de laïcité. Il faut être vigilant en termes de financement et ne pas donner dans les dérives des baux emphytéotiques ou des prêts de salles municipales pour en faire des salles de prière. La question éducative est également essentielle. Je pense que l’initiative des écoles Espérance banlieues (NDLR : accusées par L’Humanité d’être gérés par « la droite catholique et réactionnaire ») est une très bonne réponse aux maux de la jeunesse avec cette transmission de la culture française, de l’amour du pays, de la confiance en soi. Je pense que c’est une réponse importante à démultiplier dans nos banlieues. La réponse économique est également importante puisqu’à Trappes il y a plus de 20 % de chômage, un important trafic de drogue et des guerres de bandes. Il faut une réponse à la fois sécuritaire, éducative et économique.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 24 août 2018

L’affaire téléguidée de l’« Action des Forces Opérationnelles » : vers une mise au pas de nos forces de sécurité ?

29/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La spectaculaire – et hyper médiatisée – arrestation des membres de l’« Action des Forces Opérationnelles » cache-t-elle une volonté du régime de contrer une possible dérive « islamosceptique » de nos forces de sécurité ?

Rappelons brièvement les faits : Au petit matin du dimanche 24 juin dernier, dix personnes – dix, pas une de plus – venues des rangs de « l’ultra-droite » (sic) étaient placées en garde à vue après un coup de filet mené sur l’ensemble du territoire national. Avec une coordination qui fait plaisir à voir, différents services du renseignement intérieur ont opéré en région parisienne, Charente-Maritime, Corse du sud, et dans la Vienne. Ces dix personnes, qui appartiennent toutes à un groupuscule nommé « Action des Forces Opérationnelles » (AFO), sont suspectées d’avoir voulu s’en prendre à des cibles musulmanes. Dès dimanche soir, dans un gazouillis élogieux, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb félicitait les services de la DGSI pour cette opération, qui prouve que ladite DGSI est capable d’être efficace, pour autant qu’elle en reçoit l’ordre. Rappelons que lors du défilé du 1er mai dernier à Paris, quelque 1200 « Black Bloc » avaient pendant plusieurs heures tout saccagé sur leur passage. Curieusement, ladite DGSI n’avait rien vu venir.

A la manœuvre également, l’ensemble de la presse du régime, Mediapart en tête

Dès lundi matin, le site islamocompatible Mediapart, par ailleurs l’un des deux principaux passe-plats du régime avec le Canard Enchaîné, publiait sur cinq pleines pages un article particulièrement bien documenté, sur l’AFO et ses ramifications supposées dans « l’ultra droite ». L’article rappelle que, le 9 avril dernier, Mediapart alertait sur « la résurgence de la mouvance de l’ultra-droite » et révélait que la DGSI avait « une cinquantaine de policiers, gendarmes et militaires » parmi ses « objectifs » suivis pour leurs liens avec « l’extrême droite violente ». Mediapart cible plus précisément le mouvement des Volontaires Pour la France (VPF), présidé par ses deux co-fondateurs, le général Antoine Martinez et Ivan Blot, bien connus des auditeurs de Radio Courtoisie.

Le général Martinez intervient en effet dans chacune des éditions de votre Libre Journal de l’Identité, cher Henri, où il tient sa Tribune de la France Résistante.

Mediapart souligne qu’« À l’automne 2017, Dominique Copain et Guy Sibra, deux recruteurs des VPF, ont créé [l’AFO], destinée à mener de réelles opérations clandestines. Selon nos informations, poursuit le média en ligne, les deux hommes font partie des dix gardés à vue. ». Mediapart omet de préciser que la création de l’AFO par MM. Copain et Sibra est postérieure à leur exclusion des VPF en octobre 2017. Selon Mediapart: « Les services de renseignement ont dû sensibiliser plusieurs administrations, parmi lesquelles les différents corps d’armée, la police, la gendarmerie, les douanes, ainsi que l’administration pénitentiaire [afin] de prévenir le recrutement de tout nouveau policier ou militaire déjà recensé comme figurant dans cette mouvance ». Et Mediapart d’enfoncer le clou : « L’« entrisme » de « l’extrême droite violente » au sein des forces de sécurité préoccupe la DGSI, les Renseignements territoriaux et la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris. ».

But probable de ce discours : intimider tous ceux qui, dans l’armée, la gendarmerie, la police et l’administration pénitentiaire seraient susceptibles de prêter une oreille coupablement complaisante sur les supposés dangers qu’une présence musulmane massive ferait courir à notre pays. Dans un communiqué commun publié hier, le général Antoine Martinez et Yvan Blot déclarent : « Nous continuerons à nous faire entendre, nous poursuivrons notre action et notamment celle de lanceurs d’alerte, mais nous la conduirons également sans relâche pour convaincre les Français de la nécessité d’un sursaut collectif, et par conséquent nous les appelons à nous rejoindre. ».

Islamisme : l’Autriche agit et la France accueille !

En Autriche, sept mosquées financées par la Turquie ont été fermées et l’expulsion de soixante imams est envisagée.

Pendant que la République laïque accueillait 300 imams étrangers pour combler le manque saisonnier de prêcheurs de tolérance concomitant aux ripailles d’un mois de ramadan victime de son succès grandissant, en Autriche, sept mosquées financées par la Turquie ont été fermées et l’expulsion de soixante imams est envisagée.

« Les sociétés parallèles et les tendances à la radicalisation de l’islam politique n’ont pas leur place dans notre pays », a déclaré Sebastian Kurz. « Ce n’est que le début », renchérit le vice-chancelier et leader du FPÖ, Heinz-Christian Strache. Ça laisse rêveur… Que le jeune chancelier ait ajouté que l’idéologie islamique est, par essence, politique et c’eût été parfait.

Le gouvernement autrichien réagissait ainsi au scandale suscité par la reconstitution de la bataille des Dardanelles, emblématique dans l’histoire de l’Empire ottoman, au sein d’une des principales mosquées de Vienne, la mosquée des Loups Gris, directement liée à la Direction turque des Affaires religieuses et du nom du groupuscule ultranationaliste prônant le panturquisme. Dans cette bergerie, la reconstitution était interprétée par de jeunes garçons habillés en soldats ; camouflage, saluts militaires, drapeaux turcs et, pour la touche réaliste, des enfants enroulés dans le drapeau rouge et croissant dans le rôle des combattants morts au combat égayaient l’innocent décor.

Côté Turquie, les cris d’orfraie pathognomoniques du musulman stigmatisé ne se firent pas attendre : « vague populiste, islamophobie, racisme et discrimination », et ceteri et cetera, piaillait le porte-parole du président Erdoğan pour qui, rappelons-le, « les mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques, les croyants nos soldats, cette armée divine garde ma religion »… Et de dénoncer un ciblage de la communauté musulmane, éternelle victime jamais contente, et une décision constituant une « violation des principes légaux universels, des droits des minorités et de la coexistence éthique ». Grandiose : avec des arguments de ce genre, en les poussant à l’extrême, c’est à croire qu’un musulman envoyé seul sur Mars, se sentira opprimé. À ce stade de mauvaise foi « ès taqya« , ce n’est plus l’hôpital qui se fout de la charité, mais carrément la mosquée qui se fout du djihad armé. Hélas, Erdoğan, pour qui l’« assimilation est un crime contre l’humanité », aboie, mais à Vienne, les imams valsent.

D’Istanbul, en chantre des droits des minorités, celui-ci menaçait encore : « Ces mesures prises par le Premier ministre autrichien sont, je le crains, en train de mener le monde vers une guerre entre les croisés et le croissant. »

Et pendant ce temps, dans la Ville Lumière, après avoir été une salle de spectacle, puis un lieu de massacre commis par les coreligionnaires de M. Erdoğan au nom de leur idéologie commune, voilà que le Bataclan se transforme en mosquée, une mosquée spectacle, où un prosélytisme en rimes sera éructé par une chance pour la France portant le doux sobriquet du deuxième lieu saint de l’islam (Médine), berceau de l’époque la plus sanglante du parcours pacifiste du prophète de la religion d’amour et de paix. Et c’est ainsi que l’Histoire, petit à petit, risque bien, comme le prophétise M. Erdoğan, de se répéter.

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’islamisme responsable des émeutes à Toulouse ? M. Moudenc ne sait pas !

Toulouse en feu ! Depuis dimanche 15 avril, la Ville rose est le théâtre d’émeutes, avec des dizaines de voitures incendiées dans plusieurs quartiers de la ville, dont le fameux Mirail, émeutes qui, dans la foulée, se sont propagées à Colomiers et Blagnac. « Il est vrai que ce sont des quartiers taraudés par l’islamisme. Mais est-ce le cœur du problème ? » Dans une interview au Point, le maire de la ville avoue qu’il « ne sai[t] pas » !

Ce ne sont pourtant pas les raisons de savoir qui lui manquent, à Jean-Luc Moudenc, lui qui administre 471.941 habitants (enquête de l’INSEE publiée en décembre 2017), dont 50.000 musulmans, chiffre en pleine expansion selon une enquête de La Dépêche de 2015, qui parle d’« une évidente pression musulmane »… Interviewé par Le Point, le 18 avril, il en énumère, d’ailleurs, clairement trois.

D’abord, c’est à cause d’une rumeur selon laquelle un détenu de la maison d’arrêt de Seysses ne se serait pas pendu mais aurait « été assassiné par des gardiens ». Il n’en fallait donc pas plus pour mettre le feu aux poudres au Mirail – le détenu n’était donc pas bouddhiste -, un quartier « qui pose problème depuis des années », lui rappelle le journaliste. Eh bien, grâce au dispositif voulu par le gouvernement, cela va changer car ce quartier va, à partir de septembre, servir de test à « la reconquête républicaine », annonce l’édile. Waouah, ça claque comme la cravache sur le flanc de la jument ! On piaffe d’impatience…

Ensuite, c’est à cause de l’interpellation d’une femme affublée d’un niqab, qui a provoqué « beaucoup d’émoi ». La faute aux policiers, en somme, qui ont insisté parce que la dame refusait de montrer sa bobine. Incroyable, n’est-ce-pas, de ne pas être autorisée à ne pas respecter la loi ! La dame en question rameute immédiatement une trentaine d’individus qui attaquent les policiers à coups de projectiles divers et variés. Et, exactement comme en temps de guerre, ces « jeunes » s’organisent et érigent une barricade.

Enfin, la troisième raison de cette furie, c’est, en quelque sorte, encore la faute aux policiers. En effet, le maire de Toulouse révèle que « la police avait effectué ces derniers jours beaucoup de saisies de drogue sur place, et asséché ainsi le trafic ». Ah, c’est donc cela ! Et, donc, pour retrouver l’apaisement, on va laisser les trafics reprendre ?

Peut-être bien un mélange des trois, la cause de ce désordre, le maire n’est pas sûr.

Et l’islamisme, alors, en rapport avec ces scènes de guérilla urbaine ? Non, monsieur le maire ne sait pas, donc. En revanche, il a ses obsessions. Ramener à tout prix la paix dans ces quartiers qui, la veille encore – grâce à la reprise tranquille d’activités lucratives ? -, étaient sages comme des images. Mais, surtout, « il faut faire attention aux amalgames et éviter les généralités ». Et, surtout, il faut dia-lo-guer. « Dialogue avec les habitants », « situation d’apaisement », « rencontres avec la population sujette à beaucoup de désarroi, d’incompréhension, de manipulations », « rétablir le dialogue » : notre notable LR connaît ses éléments de langage par cœur.

Mais, au fait, « dialoguer » avec qui ? Avec des femmes en burqa et des « jeunes » qui mettent le feu, caillassent et, derrière leurs barricades, hurlent « Vous êtes chez nous ! » ?

Caroline Artus

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[Vidéo] Coupeurs de têtes et coupeurs de langues, le duo terroriste

10/04/2018 – MONDE (NOVOpress)
« Plus on tue au nom de l’Islam, plus l’Occident combat l’islamophobie ».

Dans son nouvel ouvrage « La stratégie de l’intimidation » le géopolitologue Alexandre Del Valle met le doigt où ça fait mal.

Au fil des pages, il décortique comment djihadisme et terrorisme intellectuel marchent de concert pour anéantir toute capacité de défense de l’Occident.


Radicalité islamiste : lorsque des sociologues donnent raison à Robert Ménard… , par Silvio Molenaar

Alain Finkielkraut l’avait déjà noté : « Avec SOS Baleines, il faut sauver les baleines. Avec SOS Racisme, il s’agit de sauver le racisme. »

Les lecteurs de Boulevard Voltaire ont pu se réjouir de la relaxe en appel de Robert Ménard, mis en accusation pour avoir formulé une réalité : « Dans une classe du centre-ville de chez moi, 91 % d’enfants musulmans. Évidemment que ça pose problème. » Sept associations antiracistes, dont l’inévitable SOS Racisme, se sont donc vues débouter de l’accusation de « provocation à la haine et la discrimination » à l’encontre de Robert Ménard. Ces officines, dont le fonds de commerce consiste généralement à combattre une réalité incompatible avec leurs postulats idéologiques, ciblent volontiers le cuistre l’ayant formulée – devant un tribunal, de préférence.

Alain Finkielkraut, dans l’une des fulgurances dont il a le philosophique secret, l’avait déjà noté : « Avec SOS Baleines, il faut sauver les baleines. Avec SOS Racisme, il s’agit de sauver le racisme. » Pas de lien de cause à effet, me direz-vous, entre une classe à majorité musulmane et la violence islamiste, mais un dénominateur commun, toutefois, que l’on nomme, à tort ou à raison, islam. Que « la violence islamiste touche majoritairement les musulmans » (lieu commun) ne change rien à l’affaire d’ailleurs, mais attesterait précisément d’une guerre civile ravageant l’islam. Alain Finkielkraut (et il n’est pas le seul) s’est toujours attaché à contredire l’idée de facteurs exclusivement socio-économiques pouvant expliquer cette violence. Et si le « Ministre-Macron » adhérait encore à cette thèse, il semble que le « Président-Macron » ait modifié son approche, suite notamment à l’égorgement d’Arnaud Beltrame, ainsi qu’au massacre de Mireille Knoll. Ce qui permet au philosophe de se réjouir, dans Le Figaro du 4 avril : « Islamisme, le règne du déni touche peut-être à sa fin. »

Reste l’idiotie utile et sa colossale puissance inertielle, magistralement illustrée ces temps-ci par quelqu’un comme Romain Goupil, épanchant sur tous les plateaux sa détestation de l’idée de patrie, de nation ou de frontière. Révulsé, en conséquence, à l’idée de consentir quelque vertu patriotique, et encore moins chrétienne, au sacrifice d’Arnaud Beltrame : ce ne peut-être, dit-il, qu’un fonctionnaire assumant honnêtement le « job » (sic). Lorsque l’on y songe, ce n’est pas sans une certaine ironie. Ce qui insupporte tant notre Romain constitue l’objet de détestation même du djihadiste lambda : la nation France ainsi que les compatriotes français. Quant aux frontières, nous savons nos amis égorgeurs aux anges lorsqu’elles sont passoires, et en extase lorsqu’elles disparaissent…

Et voilà que Libération du 5 avril publie un article sur le travail de deux chercheurs, Anne Muxel et Olivier Galland, dont l’étude statistique fut menée durant trois ans auprès de 7.000 lycéens de 15 à 17 ans dans 23 lycées (La Tentation radicale, PUF). « La radicalité religieuse ne semble pas être principalement la fille de l’exclusion socio-économique, et sa racine spécifiquement religieuse semble forte », concluent les auteurs, selon Libération. Olivier Galland, co-auteur, sociologue, « note aussi un effet “ségrégation” : quand le taux d’élèves musulmans est très important dans un lycée, ceux-ci sont plus radicaux qu’ailleurs. Mais partout, les élèves musulmans sont plus radicaux religieusement que les autres. » Question de Libération : « Cette radicalité a-t-elle des causes sociales et économiques ? » Réponse : « L’effet “islam” explique bien mieux la radicalité que des facteurs socio-économiques. » Dont acte…

Silvio Molenaar

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Islamisme radical : flagrant délit de désinformation pour le Monde !

06/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Comme l’a noté le site Fdesouche, Le Monde a changé le titre d’un de ses articles en ligne. Ainsi, le titre : « L’inquiétante radicalité des jeunes musulmans » devient « L’inquiétante radicalité d’une minorité de jeunes ».

Le corps de l’article n’est pas en reste de novlangue et d’euphémisme. Ainsi, le fait de ne pas « totalement » condamné les attentats contre Charlie Hebdo est désigné comme une « tentation radicale ».

Pour parler d’islamisation, les sociologues parlent de « manifestations de radicalité » ou encore « d’adhésion à l’absolutisme religieux ».

Pour traiter de la perte de confiance dans les médias, ils utilisent le concept de « radicalité informationnelle ».

Alexandre Del Valle : « il serait temps de s’attaquer à la base islamiste, qui n’est pas que djihadiste »

05/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Et si le sacrifice d’Arnaud Beltrame marquait un tournant dans la lutte contre l’islamisme? Son geste a-t-il forcé une prise de conscience des politiques?

En tout cas, pour le géopolitologue Alexandre Del Valle, Emmanuel Macron a le mérite d’avoir –enfin– ciblé l’ennemi. Un ennemi islamiste qu’il décrypte dans son dernier ouvrage. Entretien.


L’islamisme gagne du terrain dans les clubs amateur

30/03/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Des notes confidentielles provenant des services de renseignements alertent au sujet de « dérives communautaires » sévissant dans quelques clubs de sports amateur, notamment aux environs de Toulouse.

Dans un reportage de France 2, une femme témoigne du mépris dont elle fait l’objet de la part d’islamistes, mépris du fait de sa tenue ou, même du fait de sa simple présence dans le club.

La religion y a donc pris le pas sur l’activité sportive. On savait déjà que dans des clubs de boxes, ou de football, la radicalisation islamiste devient virale. Cette propagation n’est évidemment ni surprenante ni anodine, le sport étant un excellent vivier pour recruter.

Ne doutons pas que le nouveau plan anti-radicalisation annoncé par le Premier ministre saura mettre bien vite fin à ces pratiques.

Vu sur Twitter

Nicolas Dupont-Aignan : « Le sang des héros ne peut cacher la démission de l’Etat face à l’islamisme »

Publié le

Arnaud Beltrame, ou le don de soi

Brutalement, la France et son oligarchie se trouvent confrontées à un acte véritablement héroïque, le sacrifice, le don de soi. Il s’agit là d’un événement dont on ne saurait minimiser la portée.

Arnaud Beltrame a offert sa vie pour en sauver une autre. La France en est sidérée. Le Président Macron, prompt à l’emphase, avait tendance à employer le mot « héros » à tort et à travers pour parler de Johnny Hallyday ou des professeurs de français. Brutalement, la France et son oligarchie se trouvent confrontées à un acte véritablement héroïque, le sacrifice, le don de soi. Il s’agit là d’un événement dont on ne saurait minimiser la portée. Comme l’a dit le père Jean-Baptiste, chanoine régulier de l’abbaye de Lagrasse, qui a donné la bénédiction apostolique avant la mort au lieutenant-colonel, qu’il devait marier prochainement, la « folie de ce sacrifice » dépasse les simples obligations professionnelles d’un officier de gendarmerie. Elle transcende même l’héroïsme.

L’héroïsme est courageux. Il n’est pas fou. Le héros ne se livre pas à la mort sans défense, ou alors il le fait parce qu’il n’a pas le choix. Jean Moulin, sous les coups, ou Pierre Brossolette, en se suicidant, étaient prisonniers de la Gestapo et ne voulaient pas parler. Les soldats encerclés par l’ennemi et qui préfèrent la mort plutôt que de se rendre obéissent à un code de l’honneur national. Deux militaires russes viennent d’en donner l’exemple en Syrie. Dans tous ces comportements, la raison n’est pas absente. Le raisonnement calcule les chances pour les uns de réussir à maîtriser le danger, pour les autres d’affronter la mort volontairement plutôt que la subir de manière plus horrible, en exposant son pays à l’humiliation ou au chantage.

Le sacrifice d’Arnaud Beltrame est d’une autre nature qui stupéfie. Certes, il a sans doute espéré que son téléphone resté ouvert guiderait l’action des forces de l’ordre, mais il a exposé sa vie sans arme devant un terroriste qui pouvait trouver, dans l’assassinat d’un lieutenant-colonel de gendarmerie, l’aboutissement le plus « heureux » de son action et la clef du paradis d’Allah. C’est en cela que réside sa « folie ». Il a estimé que la vie d’une caissière de magasin méritait de lui sacrifier celle d’un officier.

Il y a, dans la volonté d’Arnaud Beltrame d’échanger sa vie contre celle d’une personne anonyme, une dimension qui peut au minimum résider dans une conception du devoir hors du commun. La protection des personnes est l’impératif le plus important des policiers ou des gendarmes. Doit-elle aller jusqu’à échanger sa vie contre celle de l’individu menacé ? Dans ce cas, il y a une disproportion qu’on ne peut comprendre qu’en impliquant une dimension religieuse. Mourir à la place de quelqu’un, ce n’est pas le devoir d’un gendarme, c’est le message le plus profond du christianisme. C’est celui du Dialogue des carmélites de Bernanos et, en cette semaine sainte, celui du Christ qui meurt pour racheter l’humanité. L’interchangeabilité des hommes, le plus fort à la place du plus faible, le plus riche à la place du plus pauvre est cette folie chrétienne qui inspire la sainteté plus que l’héroïsme, pour reprendre ces deux modèles dont Bergson pensait qu’ils incarnaient la morale « complète ».

Saint ou héros, l’exemple est un appel. Puisse celui-ci être entendu. Il y a donc encore, dans une France dominée par le matérialisme, l’appétit de réussir, l’individualisme narcissique, des hommes qui sont patriotes au point d’exposer leur vie pour la France, des militaires pour qui le devoir est un absolu, des chrétiens capables de donner leur vie pour en sauver une autre. Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est la preuve que ces hommes n’ont pas disparu, car il en est la synthèse. Son image devrait redresser l’espoir en notre nation, ressusciter en elle civisme et patriotisme, et rappeler que la « folie chrétienne » qui veut sauver une vie à tout prix est infiniment plus humaine que celle des lâches meurtriers qu’on nomme « fous de Dieu ». Il faut que cette leçon redonne une pleine conscience de notre identité, et du respect qu’elle mérite au point de vouloir la défendre. C’est à ce prix que le sacrifice d’Arnaud Beltrame n’aura pas été politiquement vain.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Des centaines d’écoles britanniques reçoivent des menaces à la bombe envoyées par e-mail suivies d’un texte en arabe

21/03/2018 – GRANDE-BRETAGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Hier, des centaines d’écoles anglaises ont reçu une alerte à la bombe par mail. Le message indiquait qu’une bombe avait été placée sur les terrains scolaires et serait déclenchée si les demandes n’étaient pas satisfaites. Je cite «Ce message s’adresse à tout le monde. Nous avons envoyé un étudiant avec une bombe. La bombe doit exploser dans 3 heures.

« Si vous n’envoyez pas l’argent, Nous ferons exploser l’engin. »

« Si vous essayez d’appeler les flics, nous FERONS exploser l’engin sur le champs! TOUTE tentative de désamorçage par vos propres moyens le fera exploser. »

Le mail est ensuite suivi par un texte en arabe.

Il n’y a pas eu d’arrestations et les enquêtes sont toujours en cours. L’Unité de la cybercriminalité ne croit pas à une véritable menace, elle a déclarée : « Nous travaillons avec les écoles pour rassurer et répondre à toute préoccupation. »

La France confrontée à l’islamisme, par Ivan Rioufol

Alors que des femmes iraniennes défient le pouvoir islamiste en ôtant leur voile en public, alors que des femmes kurdes, cheveux au vent, prennent les armes contre l’Etat islamique et désormais contre les forces turques dans la région d’Afrine (Syrie), la chanteuse d’origine syrienne Mennel Ibtissem a choisi d’apparaître, samedi soir sur TF1, les cheveux enturbannés. Son interprétation de la chanson de Leonard Cohen, Hallelujah, a emballé le jury de The Voice. Il n’en reste pas moins que Mennel, jolie et talentueuse jeune femme, ne cache rien de ses sympathies, à en juger par l’historique de ses tweets. Une proximité intellectuelle semble notamment apparaître avec le prédicateur islamiste Tariq Ramadan. Ce défenseur de la visibilité de l’islam, notamment à travers le port du voile ou du turban, a été placé en détention provisoire pour des accusations de viols.

Dans le contexte aussi tendu que celui que connaît la France, il y a de la provocation de la part de Mennel Ibtissem à se présenter, faussement ingénue, sous un tel signe de ralliement à l’islam politique. D’autant qu’inciter la femme à se couvrir les cheveux souligne sa soumission dans la culture islamique. Le Coran est empli de préceptes qui infantilisent et dévalorisent la femme. Ainsi, par exemple, de la sourate 5, verset 6 (La table servie) qui, donnant des conseils de propreté, ne craint pas de douteux amalgames : “Si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouvez pas d’eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et sur vos mains”…

La propagande islamique sait user de tous les moyens pour tenter de subvertir la société française et de fracturer son unité. La banalisation du voile ou de ses dérivés est une manière parmi d’autres d’imposer en douceur un séparatisme de fait dans une société que les islamistes voudraient de plus en plus multiculturelle. C’est d’ailleurs là tout le combat de Ramadan, qu’il est peut-être en train de perdre après les révélations sur ses comportements machistes et violents. Le théoricien de la réislamisation de la communauté musulmane européenne, et plus spécifiquement française, aura en tout cas beaucoup de mal, cette fois, à se présenter en victime.

C’est sur ce registre, surexploité, de la victimisation des minorités que le terroriste “français” Salah Abdeslam, seul survivant du commando qui a semé la mort à Paris le 13 novembre 2015, s’est brièvement présenté, ce lundi matin, devant la justice belge, à Bruxelles. Il doit y être jugé pour sa participation à la fusillade ayant précédé son arrestation, en mars 2015, dans le quartier de Molenbeck. “Je n’ai pas peur de vous”, a-t-il déclaré avant d’expliquer qu’il ne parlera pas d’avantage : “Mon silence ne fait pas de moi un criminel (…). Je place ma confiance en Allah (…) Je témoigne qu’il n’y a pas de divinité à part Allah (…) Ce que je constate, c’est que les musulmans sont jugés, traités de la pire des manières, impitoyablement, il n’y a pas de présomption d’innocence”. Les familles des victimes apprécieront. Mais Abdeslam est déjà, lui aussi, un héros pour certains.

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 février 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol