Le procès et l’islamisme, par Jean-Gilles Malliarakis

Le Procès des attentats du 13-Novembre s’est donc achevé, après 149 jours d’audiences. Les bons esprits sont invités, par « Le Monde », à y voir un verdict « pour l’histoire », « rigoureux » et « nuancé ».

On ne peut, hélas, partager cet avis que partiellement.

Commençons tout de même par les quelques motifs de satisfaction

La condamnation exceptionnelle du principal accusé, ce 29 juin, à une peine incompressible de 30 ans, le maximum dans le cadre du Code pénal actuel, prouve au moins que la justice n’a pas fléchi, alors même que l’on pouvait craindre des concessions aux arguties de sa défense. Il fallait montrer, à la face du monde, à la fois que la société française appliquait la Loi, et qu’elle ne reculait pas.

Pour une fois ce double objectif a été atteint. Le cas est suffisamment rare pour qu’on s’en félicite.

Dès le lendemain, on apprend que le père du Tchétchène assassin de Samuel Paty, « qui se dit satisfait du crime de son fils, exerce toujours dans le milieu de la sécurité privée », selon « Le Parisien » en date du 30 juin. Voilà qui prouve combien il reste à faire.

Sur les 20 coaccusés, 19 ont été convaincus de terrorisme et sanctionnés à la mesure de leur complicité dans cet assassinat de masse aux 130 morts, et infiniment plus de victimes innocentes et des familles marquées à vie.

On peut saluer aussi l’organisation de ce procès au format exceptionnel et le choix de la place accordée aux parties civiles.

Tout cela peut paraître techniquement très au point.

Le président du tribunal a dû néanmoins écourter la lecture des 120 pages de conclusions conduisant aux condamnations.

D’autre part, le calendrier des audiences les a reléguées au second plan, éclipsées du fait des élections présidentielles puis législatives, et aussi, depuis février, par la guerre en Ukraine.

Restera donc à explorer derechef divers enseignements très importants. Ils auraient pu être mis en lumière dans ce dossier, ils sont demeuré accidentellement dans l’ombre aux yeux du grand public.

On doit souligner d’abord que Salah Abessallam, ainsi que ses comparses, ne sont ni des saints ni des héros. Recrutés dans les bas fonds de la société européenne, ils n’incarnent aucune vertu particulière mais au contraire les porosités permanentes entre les milieux de l’islamisme et ceux du banditisme. Ce ne sont pas d’honnêtes travailleurs indigènes exploités par le grand capital raciste mais tout simplement des voyous. Il faudra relire leurs pedigrees à la lumière de ce dossier fleuve dont on s’est trop vite détourné.

Car un autre aspect du procès n’a été ni instruit, ni plaidé, encore moins médiatisé : celui de l’idéologie haineuse et meurtrière qui a inspiré les attentats aveugles et sanglants. Elle reste impunie. L’islamisme radical, le droit de conquête, l’action systématiquement violente, cela fait partie d’un tout dont les provocations vestimentaires n’en constituent, aujourd’hui, qu’un aspect franchement superficiel.

Les historiens honnêtes commencent, avec 60 ans de retard, à s’interroger, enfin, sur la nature de la guerre menée contre la présence française en Algérie : dès août 1955 dans le Constantinois, il est pourtant clair aujourd’hui que c’était au nom de l’islamisme radical que combattait le FLN. Il disposait alors des soutiens du bloc de l’Est, mais aussi de la complaisance du sénateur Kennedy et de la complicité de certains intellectuels parisiens. Dans cette perspective, les atrocités accomplies alors, et renouvelées depuis, apparaissent non comme accidentelles mais comme autant d’instruments stratégiques. Les documents du congrès de la Soumma de 1956 l’attestent. Mais les freins idéologiques de la gauche française l’ont toujours rendue incapable de le reconnaître.

Les réalités de la guerre actuelle que nous mènent les islamistes prolongent et cet aveuglement et notre paralysie. Cela doit cesser.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Tenues islamiques à l’école : Pap Ndiaye demande « du calme » et veut des « données » pour mesurer le phénomène avant « d’agir… s’il y a lieu »

Les deux visages de l’immigration – Crimes et victimisation

immigration delinquance

Jeudi matin, on apprenait, presque par accident, au milieu de l’habituel tsunami quotidien d’agressions et de meurtres commis par des criminels ethniques, qu’une septuagénaire de Mulhouse avait été égorgée dans sa résidence sécurisée pour personnes âgées par trois SDF algériens clandestins déjà connus de la police et de la justice pour des vols avec violences, mais laissés libres de se livrer à des actes de barbarie. Une affaire – une de plus… – hautement emblématique du terrible drame que vit aujourd’hui notre pays, mais dont les grands médias de la Macronie, suivant leur abjecte habitude, ont bien sûr tenté de passer sous silence, préférant, en bons collabos de l’immigration-invasion et de l’islamisation, relayer les pleurnicheries du Conseil des mosquées du Rhône se disant abusivement « victime » d’un prétendu « apartheid bancaire ».

Parfaitement au fait du laxisme judiciaire français

Découvrant lundi le cadavre martyrisé de la pauvre femme, les policiers ont très vite fait le lien avec l’interpellation le jour même, lors d’une tentative de vol avec effraction, d’un SDF algérien de 35 ans qui portait sur lui les papiers de la victime. Puis, avec deux autres clandestins, également algériens, contrôlés la veille en compagnie du premier suspect, qui étaient quant à eux en possession d’une carte senior des transports mulhousiens. Rapidement interpellés et placés en garde à vue, les deux individus, parfaitement au fait de l’incroyable laxisme judiciaire français, se sont bien sûr présentés comme des « mineurs isolés ». Mais les recherches de la PJ les ont très vite rattachés à des identités de majeurs. Tous trois apparaissaient d’ailleurs déjà dans plusieurs procédures de vols avec violences et de port d’arme à Mulhouse ainsi qu’à Paris.

Le gouvernement cède encore à la pression islamiste

Reste que, malgré les innombrables crimes et délits commis par nombre de leurs membres, ces fameuses « communautés » aujourd’hui défendues par l’islamo-gauchiste Mélenchon n’hésitent à se poser systématiquement en « victimes » de la France et des Français. Comme l’a encore fait, par exemple, le Conseil des mosquées du Rhône, en dénonçant en début de semaine le prétendu « apartheid bancaire » dont feraient l’objet les musulmans dans notre pays. A en croire Kamel Kabtane, président du CMR, « des dizaines de mosquées en pleine construction » auraient ainsi « subi la fermeture de leurs comptes bancaires […] sans justification aucune ». Une version contredite par le ministère des Finances, qui a indiqué que ces mesures avaient été prises « à l’initiative des banques dans le cadre de leur vigilance en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ». Des mesures, donc, amplement justifiées ! Et pourtant : cédant une fois de plus à l’incessante pression islamiste, le gouvernement s’est empressé d’annoncer, non seulement qu’un « dialogue » sera établi entre le ministère de l’Intérieur, celui des Finances et les parties prenantes pour « appeler les banques à trouver des solutions amiables avec les associations concernées », mais, pire encore, que « le ministère de l’Intérieur soutient Kamel Kabtane dans sa démarche » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 10 juin 2022

Stéphane Ravier : « Ces cris de joie saluent la victoire de l’islamisme. Il ne s’agit pas du droit d’aller à la piscine en burkini, mais bien d’une conquête territoriale »

Grand remplacement 3 : Enquête sur MOLENBEEK

molenbeek islam

26/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Cette enquête a été tout d’abord censurée. Personne ne voulait que vous la voyez. Mais face à l’enjeu trop important, Livre Noir a choisi de la diffuser. Molenbeek : au cœur de Bruxelles-Califat.

Un sujet est totalement absent du débat présidentiel. Il est pourtant un enjeu majeur pour nos vies, celles de nos enfants, et pour notre civilisation.

Ce sujet, c’est l’islamisme.

À 3h de Paris, près de Roubaix, des femmes blanches, catholiques, sont obligées de se voiler pour sortir de chez elles. Cela arrivera chez nous, avec le soutien d’un électorat Mélenchoniste de plus en plus conséquent.


« C’est pas vous avec l’islamiste Mohammed Henniche ? C’est pas vous avec les fillettes voilées ? » : Marion Maréchal coince Valérie Pécresse sur ses compromissions avec l’islamisme, photos à l’appui

Thibault de Montbrial : « Islamistes : ce sera eux ou nous ! »

24/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Thibault de Montbrial est un avocat pénaliste spécialisé dans les questions de défense des forces de l’ordre, de légitime défense et des victimes de terrorisme. Il est président du Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure.
Très engagé contre l’islamisme, il est sous protection policière.

Il est aussi l’auteur de plusieurs essais, dont le dernier, « Osons l’autorité » est un véritable programme politique en matière d’ordre et de sécurité. Pour la campagne présidentielle 2022, il conseille Valérie Pecresse, la candidate des Républicains, sur les sujets régaliens.

Sommaire:
00:00 : Intro
00:36: Citation d’Eric Dupont Moretti
04:18 : Publicité GETTR
04:47 : Que vous évoque ce phénomène de l’islamisation et du silence de la gauche face aux menaces contre Ophélie Meunier suite au reportage à Roubaix ?
21:30 : Élite paralysée par la lâcheté
38:33 : Quelles lignes directrices fondamentales pour assurer La Défense de notre pays ?

13:45 : Gabriel Versini avocat professeur de rhétorique à l’ISSEP
15:07 : Pensez-vous qu’il y a eu un phénomène MarionMania, que les élèves se sont bousculé parce-que c’est l’école de Marion Marechal ?
19:25 : Où voyez-vous l’ISSEP dans 5 ans ? Quelle est la prochaine étape ?
22:21 : Acquérir des connaissances dans le domaine privé avant un retour en politique ?
50:00 : Pourquoi avoir rejoint Valérie Pecresse qui n’est pas la candidate la plus sévère ou autoritaire en ce qui concerne la question de La Défense ? Quel rôle aurez-vous dans cette campagne ?
1:02:45: Que dire aux Français pour les rassurer qui pensent que les propositions de Valérie Pecresse ne sont que des promesses ?
1:06:50 : Est-ce que Valérie Pecresse est consciente que si elle est élue elle devra s’emparer de ces sujets régaliens tout de suite ?
1:10:00 : Quelles seraient les prises de position qu’elles pourraient prendre qui vous feraient quitter sa campagne ?
1:12:00 : Vous et Éric Ciotti, avez-vous choisi de soutenir Valérie Pecresse pour les questions de sécurité ou parce que vous pensez qu’elle est la seule candidate à pouvoir gagner ?
1:15:20 : Principales qualités et principaux défauts de Valérie Pecresse
1:15:50 : Est-ce que Valérie Pecresse a réussi à rencontrer les Français ?
1:16:48 : Questions des abonnés
1:22:20 : Le procès le plus émouvant
1:25:15 : Qu-est-ce qui vous donne de l’espoir pour la France ?
1:28:00 : Conclusion


Céline Pina : « L’islamisme est une idéologie qui unit en son sein le canal terroriste et le canal politique et les met au service des mêmes objectifs : la transformation de l’Europe en terre d’Islam »

« Zone interdite » irrite certains élus – Clientélisme musulman, financement de l’islamisme…

zone interdite islam

Diffusé dimanche soir sur M6, le numéro du magazine « Zone interdite » intitulé « Face au danger de l’islam radical, les réponses de l’Etat » n’en finit plus de susciter la polémique non seulement dans les milieux bien-pensants mais aussi dans le monde des élus locaux. Et pour cause : non content de montrer à quel point des quartiers entiers de la ville de Roubaix sont devenus de véritables enclaves islamistes sur notre sol, ce reportage édifiant ose également pointer du doigt les nombreuses compromissions dont se rendent coupables certains élus avec les salafistes pour conserver leur mairie.

Librairies islamistes et poupées sans visage

Au nombre des images qui scandalisent les partisans du « vivre-ensemble » et autres islamo-gauchistes n’hésitant pas à appeler aujourd’hui au boycott de l’émission, il y a d’abord, bien sûr, cette réalité crue saisie sur le terrain par les caméras des journalistes de « Zone interdite » : ces rues de Roubaix où le grand remplacement est en voie d’achèvement, où presque tous les commerces français ont cédé la place à des boutiques musulmanes, où certains magasins proposent des poupées sans visage (« parce que c’est Allah qui crée », précise la vendeuse…), et où les librairies islamistes n’hésitent pas à exposer en vitrine des ouvrages appelant ouvertement au meurtre des « infidèles ». Certes, cette sinistre réalité, il y a longtemps déjà que nous la connaissons. Et, comme le soulignait lundi sur Europe 1 Alexandre Del Valle, il est ici question de Roubaix, mais le livre La Voie du musulman, évoqué dans le reportage, « est disponible dans pratiquement toutes les librairies islamiques de France ». « Malheureusement, ajoutait le géopoliticien, quand j’en ai parlé à deux ministres de l’Intérieur successifs […], les deux m’ont dit qu’on ne pouvait rien faire » !

Les compromissions de Guillaume Delbar

Mais ce qui a peut-être le plus dérangé dans la diffusion de ce reportage, c’est l’évocation par celui-ci des liens existant entre le maire (divers droite) de Roubaix, Guillaume Delbar, et les associations salafistes à l’œuvre dans sa commune. Rappelons quand même que Delbar, qui a par ailleurs été condamné en décembre à six mois de prison avec sursis dans une affaire d’escroquerie en bande organisée, sera jugé le 1er février prochain pour « détournement de fonds par négligence », après avoir alloué quelque 80 000 euros de subventions à l’association roubaisienne Ambitions et Initiatives pour la réussite, accusée depuis mars 2021 d’avoir dispensé des cours coraniques sous couvert de soutien scolaire. Un dossier dans lequel le numéro de « Zone interdite » diffusé dimanche soir a apporté quelques éléments accablants supplémentaires. Comme, par exemple, ces propos d’une enseignante de l’association qui, filmée en caméra cachée, explique tranquillement : « On ne fait pas cette année de cours coraniques, car on est surveillés par l’Etat »… Une utilisation frauduleuse de l’argent public dénoncée très tôt par certaines associations, et confirmée depuis par une enquête administrative. Mais cela n’a pas empêché Delbar d’affirmer devant les caméras de M6 que l’association ainsi subventionnée ne posait pas de problème…

Quand Sonia Mabrouk bouscule Lagarde

Las, Delbar est loin d’être le seul à pratiquer le clientélisme communautaire. Invité mercredi matin sur Europe 1 pour évoquer son ralliement à Pécresse, le député UDI de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde, bien connu pour ses liens avec les associations musulmanes de son département, s’est rapidement vu demander par Sonia Mabrouk si son indignation devant cette affaire de Roubaix était « sincère », alors que lui-même est régulièrement accusé « d’avoir cédé aux sirènes communautaristes par pur clientélisme et cela pendant des années ». Et Sonia Mabrouk de rappeler alors à Lagarde comment il a financé des associations musulmanes « qui se sont révélées être des coquilles vides » grâce à son enveloppe parlementaire, et notamment « l’association Gela, pour “Gestion de la langue arabe”, qui a reçu 50 000 euros mais n’a jamais donné un seul cours d’arabe. Où est parti l’argent ? Qu’avez-vous financé ? », a alors interrogé la journaliste. Réponse de Lagarde, décomposé : « Madame Mabrouk, comment pourrais-je chercher les voix de ces gens-là […] en défendant Monsieur Chalghoumi qu’ils détestent et qu’ils veulent tuer ? » Réplique cinglante et particulièrement pertinente de Sonia Mabrouk : « Mais le double jeu, Monsieur Lagarde ! Ça peut exister malheureusement, la duplicité, c’est ce qu’on appelle la compromission »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 janvier 2022

Alexandre Del Valle : la mondialisation islamique

11/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Consultant en géopolitique, Alexandre Del Valle est l’auteur de très nombreux essais. Il fait partie des premiers auteurs, dès 1997, a alerter contre la montée de l’Islam.

Dans son dernier ouvrage, coécrit avec Jacques Soppelsa, il nous dévoile la face sombre de la mondialisation et rappelle que la France est au bord du grand déclassement. Pourtant, des solutions existent…


Les causes de l’échec politique de la France au Sahel, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Au Sahel, dix ans après l’accueil triomphal fait aux forces françaises, et après que 52 des meilleurs enfants de France soient tombés pour défendre des Maliens préférant émigrer en France plutôt que se battre pour leur pays, les manifestations anti-françaises se succèdent. Les convois militaires circulent désormais sous les insultes, les crachats et les jets de pierre. Sur l’axe routier partant de la Côte d’Ivoire, la situation devient à ce point difficile que la question du ravitaillement de Barkhane commence à se poser. Fin novembre 2021, au Niger, après la mort de plusieurs manifestants qui avaient bloqué un convoi militaire français, le gouvernement nigérien a mis en accusation Barkhane… La stratégie française de redéploiement au Niger des forces jusque-là stationnées au Mali va donc relever de l’équilibrisme…

La situation régionale est à ce point dégradée que, par crainte de manifestations, le président Macron vient de renoncer à se rendre sur place afin d’y rencontrer les responsables régionaux. Peut-être se rendra-t-il uniquement sur une emprise militaire pour fêter Noël avec une unité française.

Pourquoi un tel désastre politique? Après nous être auto-chassés de Centrafrique par l’accumulation de nos erreurs, allons-nous donc connaître un nouvel et humiliant échec, mais dans la BSS cette fois ?

Comme je ne cesse de le dire et de l’écrire depuis des années, et comme je le démontre dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours, les décideurs français, ont dès le départ fait une fausse analyse en voyant le conflit régional à travers le prisme de l’islamisme. Or, la réalité est différente car l’islamisme est d’abord la surinfection de plaies ethno-raciales millénaires qu’aucune intervention militaire n’est en mesure de refermer.

Au nord, il s’agit de la résurgence d’une fracture inscrite dans la nuit des temps, d’une guerre ethno-historico-économico-politique menée depuis 1963 par les Touareg. Ici, la solution du problème est détenue par Iyad Ag Ghali, chef historique des précédentes rebellions touareg. Depuis 2012, je n’ai cessé de dire qu’il fallait nous entendre avec ce chef Ifora avec lequel nous avions des contacts, des intérêts communs, et dont le combat est d’abord identitaire. Or, par idéologie, par refus de prendre en compte les constantes ethniques séculaires, ceux qui définissent la politique africaine française ont considéré tout au contraire qu’il était l’homme à abattre… Le président Macron a même plusieurs fois ordonné aux forces de Barkhane de l’éliminer et cela, jusqu’à dernièrement, au moment où les autorités de Bamako, négociaient directement avec lui une paix régionale…Déjà, le 10 novembre 2020, Bag Ag Moussa, son lieutenant, avait été tué par une frappe aérienne.

Le conflit du sud (Macina, Liptako, région dite des « Trois frontières » nord et est du Burkina Faso), a lui aussi des racines ethno-historiques résultant de la confrontation séculaire entre Peul et diverses populations sédentaires. A la différence du nord, deux guerres très différentes s’y déroulent. L’une est l’émanation de larges fractions Peul conjoncturellement regroupées sous le drapeau d’AQMI (Al-Quaïda pour le Maghreb islamique). L’autre est effectivement d’abord religieuse et elle est menée par l’Etat islamique l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara). L’EIGS a pour objectif la création dans toute la BSS (Bande sahélo-saharienne), d’un vaste califat trans-ethnique remplaçant et englobant les actuels Etats. Tout au contraire, les chefs régionaux d’AQMI qui sont des ethno-islamistes, ont des objectifs d’abord locaux et ils ne prônent pas la destruction des Etats sahéliens.

Avec un minimum d’intelligence tactique, en jouant sur les rapports de force régionaux et ethniques, la question du nord Mali pouvait être rapidement réglée, ce qui aurait permis un rapide désengagement permettant d’opérer la concentration de nos moyens sur la région des « 3 frontières », donc contre l’EIGS[1]. Or, à l’inverse de ce que préconisaient les chefs militaires de Barkhane, Paris s’obstina dans une stratégie « à l’américaine », « tapant » indistinctement les GAT (Groupes armées terroristes), et refusant toute approche « fine »… « à la Française »…comme nos anciens l’avaient si bien réussi en Indochine et en Algérie. Le fond du problème est que, pour les dirigeants français, la question ethnique est secondaire ou même artificielle, quand elle ne relève pas, selon eux, du romantisme colonial…

Le dernier et caricatural exemple de l’aveuglement idéologique, fut la réaction de Paris face au coup d’Etat du colonel Assimi Goïta qui s’est produit au Mali au mois d’août 2020. Au nom de la démocratie, de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit, notions relevant ici du surréalisme politique, la France a coupé les ponts avec l’ancien commandant des Forces spéciales maliennes dont la prise de pouvoir était pourtant une chance pour la paix. Ayant par ses fonctions une juste appréciation des réalités du terrain, ce Minianka, branche minoritaire du grand ensemble sénoufo, n’avait en effet de contentieux historico-ethnique, ni avec les Touareg, ni avec les Peul, les deux peuples à l’origine des deux conflits du Mali. Il ouvrit donc des négociations avec Iyad Ag Ghali, ce qui ulcéra les décideurs parisiens. Englués dans leurs a priori idéologiques, ces derniers ne prirent pas la mesure du changement de contexte qui venait de s’opérer, et ils continuèrent à parler de refus de « négocier avec le terrorisme ». Prenant pour prétexte ce coup d’Etat, Emmanuel Macron décida de replier Barkhane, ce qui fut compris comme un abandon. Et, pour achever le tout, Bamako ayant demandé l’aide de la Russie, la France menaça, ce qui fut dénoncé comme étant du néo-colonialisme….

Reposant sur un refus obstiné de prise en compte des réalités du terrain, cette accumulation d’erreurs a donc conduit à une impasse. Désormais, la question est de savoir comment en sortir sans danger pour nos forces. Et sans que notre départ ouvre la porte à un génocide qui nous serait reproché. Pour mémoire, au Rwanda, c’est parce que l’armée française s’était retirée qu’il y eut génocide, car, si les forces du général Kagamé n’avaient pas exigé leur départ, ce génocide n’aurait en effet pas eu lieu.

Quatre grandes leçons doivent être tirées de ce nouvel et cuisant échec politique africain :

1) L’urgente priorité étant de savoir ce que nous faisons dans la BSS, il nous faut donc définir enfin, et très rapidement, nos intérêts stratégiques actuels et à long terme afin de savoir si oui ou non, nous devons nous désengager, et si oui, à quel niveau, et sans perdre la face.

2) A l’avenir, nous ne devrons plus intervenir systématiquement et directement au profit d’armées locales que nous formons inlassablement et en vain depuis la décennie 1960 et qui, à l’exception de celle du Sénégal et de la garde présidentielle tchadienne, sont incompétentes. Et si elles le sont, c’est pour une simple raison qui est que les Etats étant artificiels, aucun véritable sentiment patriotique n’y existe.

3) Il faudra privilégier les interventions indirectes ou les actions rapides et ponctuelles menées à partir de navires, ce qui supprimerait l’inconvénient d’emprises terrestres perçues localement comme une insupportable présence néocoloniale. Une redéfinition et une montée en puissance de nos moyens maritimes projetables serait alors nécessaire.

4) Enfin et d’abord, nous devrons laisser l’ordre naturel africain se dérouler. Cela implique que nos intellectuels comprennent enfin que les anciens dominants n’accepteront jamais que, par le jeu de l’ethno-mathématique électorale, et uniquement parce qu’ils sont plus nombreux qu’eux, leurs anciens sujets ou tributaires soient maintenant leurs maîtres. Cela choque les conceptions éthérées de la philosophie politique occidentale, mais telle est pourtant la réalité africaine.

Depuis plus d’un demi-siècle, en Afrique, l’obsession occidentale des droits de l’homme conduit aux massacres, l’impératif démocratique provoque la guerre et les élections débouchent sur le chaos.

Plus que jamais, il importe donc de méditer cette profonde réflexion que le Gouverneur général de l’AOF fit en 1953 : « Moins d’élections et plus d’ethnographie, et tout le monde y trouvera son compte »… En un mot, le retour au réel et le renoncement aux nuées.

[1] L’on pourra à ce sujet se reporter à mon communiqué en date du 24 octobre 2020 intitulé « Mali : le changement de paradigme s’impose ».

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

64 millions d’euros de subventions européennes accordées à des associations liées aux Frères musulmans

islamisme

Si la Commission Européenne et le Conseil de l’Europe oeuvrent au quotidien contre la défense de l’identité, de la famille et de la civilisation européenne, ces deux institutions composées de fonctionnaires non élus ont la main généreuse (avec l’argent du contribuable européen) quand il s’agit d’accorder des fonds à des associations liées aux Frères musulmans et aux islamistes.

Un gigantesque magot estimé à plus de 64 millions d’euros de subventions publiques octroyées depuis 2007, décompte établi par Global Watch Analysis, en recoupant les différents chiffres évoqués par des médias ou des députés européens avec les données de l’European Commission Financial Transparency System (ECFTS). Une estimation à minima qui ne recouvre, en réalité, que la partie émergée de l’iceberg. Car, l’exercice est extrêmement périlleux : la transparence n’est pas de mise au sein des instances européennes et encore moins chez les associations bénéficiaires.

Le site Global Watch Analysis explique : « En tête des organisations islamistes qui reçoivent des subventions européennes, trois types d’associations : les ONG humanitaires islamistes, telles que Islamic Relief (IR) ou Islamic Human Rights Commission (IHRC) ; les fédérations d’associations de jeunes ou de femmes, comme le Forum of European Muslim Young & Student Organisations (FEMYSO) ou l’European Forum of Muslim Women (EFOMW) ; les organismes communautaires qui mènent un ‘‘djihad juridique’’ contre les adversaires de l’islamisme – selon l’expression de Fadila Maaroufi, la fondatrice de l’Observatoire des Fondamentalismes à Bruxelles -, à l’instar du Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) et son avatar belge (CCIB).

Toutes ces associations ont pour point commun une filiation avérée, même si elles refusent de l’admettre publiquement (Voir l’interview de l’ex-dirigeant du FEMYSO, Michaël Privot), à la Federation of Islamic Organisations in Europe (FIOE), la structure suprême qui chapeaute les tentacules des Frères musulmans à l’échelle pan-européenne »

Selon le décompte de Global Watch Analysis, la part du lion des subventions européennes octroyées aux associations islamistes revient à l’Islamic Relief, ONG caritative frériste, basée à Londres et présente dans 60 pays. À elle seule, elle a reçu de la commission européenne 40.026.424€ depuis 2009. Pis encore, les scandales liés aux dérives antisémites et à l’apologie du terrorisme, qui ont éclaboussé Islamic relief, en août 2020, provoquant la démission de son président puis de l’ensemble de son conseil d’administration, n’ont pas empêché la Commission Européenne de la reconduire comme ‘‘partenaire humanitaire’’ jusqu’en 2027 !

Pour lire la suite, c’est ici !

Enfin le hijab non-binaire et inclusif qu’on attendait tous! – Benetton va nous faire aimer l’islam…

hijab Benetton

Sous prétexte de célébration de l’ouverture culturelle des sociétés occidentales à la diversité, et de lutte contre “l’islamophobie”, le conseil de l’Europe lançait la semaine dernière une campagne de promotion du voile islamique, avec un slogan « la liberté dans le hijab ». Destinée à ériger le voile comme le signe manifeste d’une émancipation individuelle volontaire, sous le feu des polémiques aussitôt sortie, la campagne fut vite retirée.

Cette semaine, le hijab revient sur le devant de scène, mais le scénario diffère. Les acteurs ne sont plus politiques mais économiques. Célèbre pour son ode à la diversité heureuse qui serait le pilier d’une société métissée et forcément pacifiée, la marque italienne Benetton créée sa gamme de hijab unisexe en partenariat avec le rappeur italo-tunisien Ghali, qui en fait la pub pendant la fashion week milanaise. Ainsi, pour la modique somme de 35 euros, homme et femme et tous les membres de la communauté LGBTQ+ pourront acheter un hijab décliné en quatre coloris : jaune, rouge, noir ou vert, comme n’importe quel pull de la marque italienne lui aussi décliné en série. Belphégor se met aux couleurs !

Marketing islamiste

Devant la tête d’un homme encapuchonné d’un voile rouge, on a du mal à garder son sérieux. Mais au-delà du risible, la commercialisation de ce hijab unisexe n’est pas anodine et s’inscrit dans la voie ouverte par d’autres grandes marques comme H&M ou Décathlon et son burqini. En faisant du voile un objet de mode comme les autres, ces marques le banalisent, le désislamisent, le dé-culturalisent….

Mais Benetton va donc encore plus loin, en rendant la chose unisexe. Loin d’être un marqueur politique d’une pratique rigoriste de l’islam qui enferme les femmes dans un statut d’infériorité, le voile devient inclusif, transgenre, progressiste. Est-ce à dire que la “pudeur” devient mixte également, et non plus réservée aux femmes musulmanes?

Un fantasme woke

En tout cas, cette inversion des valeurs est de l’ordre du pur fantasme, au regard du traitement réservé aux minorités homosexuelles et transgenres dans des pays où s’applique la charia réputée pour son intolérance sanguinaire, comme l’Arabie Saoudite ou la Malaisie. Mais elle est pour finir révélatrice aussi de cette nouvelle alliance entre wokisme et islamisme. Ces deux idéologies, en apparence opposées – l’une étant l’aboutissement de l’individualisme libertaire et l’autre puisant sa force dans l’appartenance communautaire – aspirent au même but : détruire l’Occident, diabolisé par les woke qui le considèrent comme étant structurellement organisé au bénéfice d’un patriarcat blanc néocolonial, raciste et homophobe, et condamné par les islamistes comme étant une terre impie et d’impureté à convertir.

La commercialisation de ce hijab unisexe est une nouvelle preuve que l’islam politique passe d’une stratégie défensive et de dissimulation (la taqiya) à une stratégie d’affirmation. Et tout ça grâce aux « forces de progrès » et à tous ces nouveaux chevaliers encagoulés par le hijab United Colors of Benetton au service de l’ordre du wokistan. Grazie mille Ghali !

Isabelle Marchandier

Tribune reprise de Causeur

Islamisme: quand Bruxelles se voile la face!, par Nicolas Bay

parlement européen islamisme

Une tribune libre de Nicolas Bay, député français au Parlement européen, vice-président du groupe « Identité et démocratie »

L’islamisme est un iceberg vers lequel les élites européennes foncent à grande vitesse. Le terrorisme n’en forme que le sommet de la partie émergée. L’immergée est l’impensé des politiques européennes en matière d’immigration.

Depuis 2015 et le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, il n’est pourtant plus possible de se voiler la face. Sauf à le vouloir. Sauf à être complice. Nous accueillons sur notre sol des centaines de milliers d’islamistes, peut-être même des millions. Ils ne sont pas des terroristes et ils ne le seront sans aucun doute jamais. Mais ces hommes et ces femmes « comprennent » les attentats, leur trouvent des explications qui masquent mal une volonté d’excuser voire de justifier.

No future

Les sondages comme les études plus fouillées n’ont cessé ces dernières années de le prouver. L’IFOP pour Marianne donne en ce mois d’octobre des chiffres terrifiants. Parmi eux, celui-ci : 61 % des jeunes musulmans estiment que la charia est supérieure à la loi française. Or, ils sont 80 % parmi les jeunes musulmans à déclarer que la religion tient une place « importante » dans leurs vies. Ainsi donc, seuls 19 %, un quart, placent la loi de la France avant celle de leur religion. C’est sans appel. C’est aussi no future en commun car, à n’en pas douter les enfants de ces jeunes seront élevés dans les mêmes principes par leurs parents. Minoritaires, ces islamistes s’accommodent de nos lois ; majoritaires, ils « comprendront » tout mouvement islamiste qui voudra proclamer la charia en Europe.

Qui est responsable de cette situation ? D’abord et avant tout, ceux qui nous gouvernent. L’islamisme n’est qu’un volet de ce que l’on peut appeler l’islamigration. Quand on accepte de faire venir chez soi une immigration dont l’histoire, la religion, les conceptions sont extrêmement différentes, et même parfois antagonistes, alors on ne peut être surpris, notamment du fait de l’ampleur numérique de cette migration, que l’assimilation ne fonctionne pas. La faute première est donc celle des responsables politiques, français et européens, mais aussi de l’Union européenne. Celle-ci finance des organisations liées aux réseaux internationaux islamistes. Ainsi 5,6 millions ont été versés à des proches des Frères musulmans comme la FEMYZO, un groupe de « jeunesse musulmane » mais qui a fait de la laïcité une cible, et qui travaille parfois avec l’Open Society de Georges Soros. Un certain Réseau européen contre le racisme est également financé. Sous couvert d’antiracisme, c’est à une traque de tout ce qui s’oppose à l’islamisation de notre continent que se livre ce lobby. Dissous en 2020 par le gouvernement après la décapitation de Samuel Paty, le Collectif contre islamophobie en France (CCIF) était membre de ce réseau.

L’Europe favorise la victimisation

Tout ce petit monde est subventionné par Bruxelles, choyé et même invité à parader dans des réunions de jeunes européens comme le week-end des 9 et 10 octobre derniers. Ces jours-là, les jeunes activistes de FEMYZO ont pu participer au week-end de la jeunesse organisée par le Parlement européen et même faire applaudir leur combat par de jeunes militants de gauche.
Depuis 2014, le Conseil de l’Europe organise la journée européenne contre l’islamophobie. Une aubaine pour tout ce que l’Europe compte d’islamistes en mal de victimisation. Il ne s’agit évidemment pas de défendre le brave épicier arabe, imaginaire des années 90, contre les terribles Dupont Lajoie, imaginaire des années 70, mais d’imposer des revendications dans l’espace public. Il s’agit également d’inverser les mots, les faits et les réalités. Ainsi, le port du voile devient une preuve d’émancipation, la loi sur le séparatisme d’Emmanuel Macron serait un « détournement de la laïcité ».

On l’a compris, pour ces islamistes, il s’agit de défendre les territoires tangibles ou symboliques acquis et d’en conquérir d’autres. Cette dialectique élémentaire, de très faible niveau intellectuel, ne peut fonctionner que sur des mentalités emprisonnées mentalement par la doxa racisme/antiracisme support idéologique de l’immigration, et donc de l’islamisation, depuis quarante ans en Europe. Bref, elle a porte ouverte auprès des commissaires européens et de la majorité des parlementaires de Bruxelles. Le rapport stratégique sur la sécurité pour 2020-2025 de l’Union européenne le dit : la bataille contre le terrorisme (le mot islamiste n’est pas utilisé) passe par plus de « cohésion sociale », une fin de la « polarisation ». En d’autres termes, les Européens qui refusent l’islamisation de leur continent et de leurs nations sont renvoyés dos à dos avec les islamistes. Les deux « polarisent ». Autrement dit, l’islamisme résulte d’un dysfonctionnement de nos sociétés. Il n’est pas un facteur exogène et conquérant dont les racines plongent dans un passé séculaire et des sociétés étrangères. Autant de candeur et de bêtise stupéfieront les historiens du futur. Reste à savoir qui ils seront et s’ils s’en féliciteront ou le condamneront. Tel est l’enjeu des années décisives qui viennent.

Tribune reprise de Causeur

Le procès oublié de l’islamisme et ses valets, par Ivan Rioufol

La France, terrorisée par un virus, est-elle armée pour faire face à l’islam qui tue ? Le procès des attentats du 13 novembre 2015 (130 morts, à Saint-Denis et Paris) s’est ouvert mercredi à Paris et durera neuf mois. Il racontera l’horreur de ce vendredi soir. Un commando de dix djihadistes, dépêchés par l’État islamique en Syrie, faucha à la kalachnikov des vies sur des terrasses de bistrots (Le Carillon, Le Petit Cambodge, À la bonne bière, La Belle Équipe, Cosa Nostra). Il transforma la salle de spectacle du Bataclan en un bain de sang (90 morts). Les victimes raconteront cette barbarie. Seul un survivant du commando, le « Français » Salah Abdeslam, se retrouve dans le box auprès de treize autres accusés subalternes. Mais ce tribunal ne pourra être, hélas, le Nuremberg du nazislamisme et de ses collabos : cette idéologie mortifère prospère toujours en certaines terres d’islam. L’angélisme occidental est son valet.

La République exhibe trop de faiblesses pour impressionner ces fanatiques. Ses priorités ouatées pour le bien-être, la santé, le vivre-ensemble laissent voir sa pusillanimité. Les plaques commémorant les attentats de 2015 ne disent rien de leur caractère islamiste. Il est aisé pourtant de voir d’autres témoignages, dans les rues de Paris, rappelant sans fausse pudeur les crimes de l’occupant nazi. Le « pas d’amalgame », qui dissocie avec raison les musulmans de l’islam terroriste, est un prétexte pour effacer le lien entre la guerre sainte et une lecture du Coran. « Ceci n’est pas l’islam », répètent perroquets et autruches. Or cette peur d’avoir à mettre en cause le dévoiement d’une religion est un renoncement à combattre le mal. Après la décapitation par un djihadiste du professeur Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), une seule école maternelle ose porter son nom.

La France craintive doit s’endurcir si elle veut résister à la pression islamiste, qui se rit de la mort. Continuer à combattre ce totalitarisme au Sahel est une chose utile.

Pour lire la suite, c’est ici !