Islamisation et immigration… D’un délire idéologique à l’autre

islam immigration

De tous les bords en Europe, le déni du réel et le délire idéologique qui va avec l’emportent. Il est vrai que moins les hommes n’ont de prise sur la réalité et plus ils s’en remettent à des représentations mythifiées. C’est un constat vérifié depuis longtemps par les sociologues pragmatistes. D’un côté, il y a tous ceux qui s’accrochent à leur vision universaliste et naïvement humanitaire, alors que la réalité du choc des civilisations et des empires s’impose à leurs yeux, et d’un autre côté, ceux qui entretiennent la nostalgie d’une souveraineté nationale perdue, et qui ne peut plus être parce qu’elle est déconnectée de la puissance.
Une tribune de Gérard Dussouy, professeur émérite des universités, essayiste.

Islamisation allemande

Le pic du délire du multiculturalisme, version postmoderne de l’universalisme, a semble-t-il été atteint en Allemagne. Après quelques autres villes allemandes, la bourgmestre de Cologne vient d’annoncer qu’à l’avenir, chaque vendredi, l’appel du muezzin à la prière lancé à tous les Musulmans, sera autorisé. Sous certaines conditions, et en fonction des quartiers, est-il dit. L’argument avancé est que la décision est commandée par la tolérance et l’équité et par la volonté d’aller vers une société plus homogène et plus fraternelle. Alors que ces autorisations sont clairement des capitulations sociétales, significatives, tout simplement, d’un basculement dans le rapport de force démographique en faveur de la composante musulmane (principalement turque) de la population allemande. Comme sa voisine la France et peut-être plus vite qu’elle, et de façon plus nette en raison du vieillissement plus accentué de sa population, l’Allemagne se transforme en une polyarchie ethnique. Soit une société où les communautés ethnoreligieuses font les votes et influencent la politique nationale (cf. l’attitude toujours passive ou consentante de l’Allemagne envers Erdogan, le dictateur turc). Il y a donc de quoi s’inquiéter pour la nation germanique quand on sait devant quelle crise démographique elle se trouve, et que les Musulmans ne représentent « encore » que 12% de la population d’une ville comme Cologne. Qu’en sera-t-il quand ce pourcentage aura augmenté, sinon explosé ?

D’après Le Figaro, qui cite l’Institut de sciences sociales Insa-Consulere, 61 % des Allemands se prononcent contre cette autorisation, qui fait tache d’huile, de l’appel musulman à la prière. Mais cette majorité reste bien silencieuse dans un pays où l’opinion est fortement conditionnée et où la repentance bat son plein. N’y voit-on pas la municipalité de la pourtant traditionnelle Munich envisager de débaptiser les rues portant les noms de Richard Wagner et de Richard Strauss soupçonnés du pire, c’est-à-dire d’avoir à leur manière, avec leur musique et les présupposés qu’elle colportait, fait le lit du nazisme… Rien de moins.

La France face à son destin

Quant à la France qui s’enfonce dans le désordre communautaire induit par les politiques de laxisme migratoire conduites depuis cinquante ans, le débat public sur cette question vitale y devient plus vif, et plus ouvert, que chez sa voisine d’outre Rhin depuis quelques mois. Une première raison réside dans le triste et brutal spectacle permanent de ce désordre, dont la dénonciation fait le miel d’une chaîne de télévision privée (celles du service publique pratiquant au contraire l’omerta) dont le nouveau propriétaire a compris tout le profit qu’il pouvait en tirer en termes d’audience. Une seconde raison est la percée médiatique qu’effectue Éric Zemmour dans sa démarche présidentialiste en centrant son discours sur l’immigration et sur le déclin de la France. La justesse de son diagnostic, ses paroles sans circonvolutions et fondées sur une véritable culture à l’opposé de sa concurrente la plus à droite, en font dans le contexte actuel et face à un panel de protagonistes insipides, un excellent candidat de premier tour.

Néanmoins, dans la perspective d’une victoire finale, le discours du polémiste, s’il entre dans l’arène électorale, est trop chargé de nostalgie. Car l’on ne construit pas l’avenir sur celle-ci (la France ne sera jamais plus celle de Louis XIV ou de Bonaparte). Mais au contraire sur des adaptations et des stratégies audacieuses. Il lui faudra donc se garder du délire souverainiste et ne pas prôner, comme nombre de ses partisans le souhaitent, le repli national. Il serait bien plus honorable et ambitieux pour la France, mais aussi bien plus adapté à un monde rempli de risques et d’hostilités, que de s’ériger en chef de file, car d’autres États suivraient, pour transformer l’Union européenne en une véritable puissance au service des peuples européens.

On ne peut, bien entendu, préjuger du résultat du combat électoral à venir. Le passé incite à la prudence quant à tout pronostic et on se gardera bien d’en faire ici. Ce dont on peut, cependant, se réjouir à la lumière de ce que l’on observe, et à condition que cela dure, c’est au retour à la « guerre des dieux » de Max Weber, autrement dit à la guerre des représentations du monde qui marquera le début de la fin de l’idéologie dominante.

Tribune reprise de Polémia

Immigration : les faits démentent le baratin, par Ivan Rioufol

L’immigration est « une chance pour notre pays », assure encore Emanuel Macron dans la revue Zadig. Cette confortable conviction lui avait fait applaudir, en 2015, la décision d’Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de réfugiés syriens sur son sol. Depuis, la honte de l’antisémitisme nazi a laissé place à un antisémitisme islamiste tout aussi répugnant.

Vendredi, dans les rues d’Hambourg (Allemagne), des groupuscules islamistes liés au mouvement Muslim Interaktiv ont participé à une démonstration de force calquée sur les parades nazislamistes du Hamas à Gaza, aux cris de : « Israël assassin d’enfants ! ». Le même jour, en France, Ndiaye Dieye s’attaquait au couteau à une policière dans le commissariat de la Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique) avant d’être abattu par la police. Les premiers mots de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, ont été pour dire que le forcené, était « un Français né en France ». Dieye était né en effet dans cette même commune en 1981. Il était fiché comme islamiste radical depuis 2016. Condamné une vingtaine de fois depuis 1998, il était sorti de prison en mars. « L’auteur des faits avait purgé sa peine », s’est également empressé de commenter le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. « Il n’y a pas eu d’aménagements. Il avait un suivi socio-judiciaire qu’il a respecté complétement ». Bref, rien de particulier à signaler…

L’obsession du gouvernement est de nier tout lien entre immigration et délinquance, immigration et nouvel antisémitisme, immigration et violences faites aux femmes, immigration et terrorisme, etc. C’est notamment le crédo de Darmanin (« Je suis à 100.000 lieux de faire le lien entre insécurité et immigration »). Mais les faits démentent le baratin. Les chiffres officiels révèlent que 24% des détenus sont des étrangers, majoritairement africains ou maghrébins. S’il n’est pas possible d’avoir des statistiques ethniques concernant les détenus issus de l’immigration, les témoins du monde pénitentiaire s’accordent à reconnaître que les détenus originaires du continent africain « sont massivement surreprésentés particulièrement dans les maisons d’arrêt » (Laurent Lemasson).

Selon le parquet de Paris, 75% des mineurs déférés sont des illégaux. Bref, il faut être intellectuellement malhonnête pour assurer que l’immigration n’a aucune responsabilité dans la nouvelle insécurité. Il faut être déconnecté des réalités comme l’est Emmanuel Macron pour flatter, dans le JDD, « une immigration légale dont nous avons besoin pour notre économie ». L’islamiste de la Chapelle-sur-Erdre était aussi « schizophrène sévère ». Selon le pédopsychiatre Maurice Berger, cette maladie se remarque de plus en plus après des unions consanguines des clans importés. Une chance, l’immigration ? Un peu de sérieux !

Ivan Rioufol

Texte daté du 31 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Gilles-William Goldnadel : «La seule chose que je suis réduit à espérer est qu’on arrête l’islamisation de la France et l’islamisme, au moins aux frontières»

L’entrisme de l’islam en entreprise s’est considérablement accru, en 2020

islam entreprise

De septembre à fin décembre 2020, l’Institut Montaigne a réalisé une grande enquête sur le fait religieux dans l’entreprise, via un « questionnaire en ligne auprès d’un échantillon représentatif d’environ 25.000 cadres et managers exerçant leur activité en France, complété par des enquêtes de terrain ».

Sans grande surprise pour ceux qui regardent la réalité en face, il apparaît que les comportements rigoristes et les situations conflictuelles qui en découlent sont en forte hausse : +12 %, contre 8 % en 2019. Il apparaît surtout qu’ils sont très majoritairement le fait de salariés musulmans (à 73 %), généralement jeunes (moins de 40 ans) et peu qualifiés. Globalement, il s’agit du refus de travailler avec une femme, de la remise en cause de la hiérarchie, du refus d’effectuer certaines tâches ou bien encore la tentative d’imposer une pratique religieuse au travail (pauses pour la prière, ablutions, menus spéciaux, etc.).

Selon le « baromètre » issu de cette enquête, il ressort que « globalement, deux tiers des entreprises, soit 66,5 % des répondants (encadrants), disent rencontrer “régulièrement (31,3 %) ou occasionnellement (35,2 %)” le fait religieux au travail en 2020 ». Les entreprises de plus de 1.000 salariés sont les plus touchées (43 %) mais les comportements diffusent également dans les PME : 12 % dans celles de moins de 50 salariés. Quant aux secteurs les plus touchés, il s’agit d’abord du transport, suivi de la logistique, du BTP et de la grande distribution.

Le Figaro de ce jour est allé à la rencontre de dirigeants confrontés au problème : la plupart « tentent de prendre la main sur l’expression du fait religieux sur le lieu de travail », autrement dit de le contourner. Exemple significatif avec le patron d’une entreprise d’insertion spécialisée dans le recyclage et la propreté. « Il y a vingt ans, j’avais des positions très claires et radicales sur la laïcité. Maintenant, je prône l’accommodement raisonnable », dit-il. Ainsi, « face à des toilettes régulièrement inondées par des flaques d’eau, Éric Challan-Belval a dû dépasser sa surprise et comprendre que ces désagréments étaient liés aux ablutions pratiquées par des salariés. Le patron étant prêt aux concessions, il va installer des toilettes à la turque et des douchettes. »

Les forums musulmans en ligne sont très sollicités par les questions telles que « Quelle place donner à sa religion au travail ? Peut-on prier ? Porter le voile ? » Depuis l’affaire de la crèche Baby Loup, les entreprises ont commencé à se presser au cabinet de Michael Amado, avocat au barreau de Paris, nous dit-on. Elles sollicitent ses conseils car, depuis l’arrêt de la Cour de cassation, déclarant en 2013 que le licenciement de la salariée voilée était « discriminatoire » et, donc, « nul », « les demandes concernant la place du fait religieux en entreprise ont augmenté ».

Si des entreprises comme la RATP ou la SNCF ont édicté des chartes et guides de conduite pour leurs salariés, les entreprises privées n’ont pas, elles, les mêmes capacités de contrôle. Elles cherchent donc des solutions de contournement. De ce fait, « les interlocuteurs joints par Le Figaro reconnaissent que cette volonté de contrôle peut se traduire par de la discrimination à l’embauche envers les musulmans (ou candidats perçus comme tel), ce qui est illégal ». Pas de loup dans la bergerie…

Dans son livre Le Tabou de l’entrisme islamique en entreprise, Adel Paul Boulad estime qu’« il existe, chez quelque dix pour cent des salariés musulmans, une volonté manifeste d’adapter le lieu de travail aux pratiques religieuses ». « C’est un tabou global dans la société, mais aussi au niveau de l’entreprise pour les managers », dit-il.

Il serait peut-être temps, alors, d’affronter le réel ?

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

[vidéo] Immigration : “La France se défrancise”, estime Philippe de Villiers

Philippe de Villiers

28/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après l’attaque de Rambouillet, lors de laquelle une policière a été tuée vendredi par un Tunisien de 36 ans, Philippe de Villiers estime qu'”on ne peut plus dire qu’il n’y a plus de lien entre le terrorisme et l’immigration”. Pour l’ancien président du Mouvement pour la France, et invité de RTL ce mardi 27 avril, “l’immigration est le terreau de l’Islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui le terreau du terrorisme“.

Le Vendéen défend une vision de l’immigration par assimilation. “Il faut apprendre à aimer” notre “histoire“, notre “art de vivre” et “notre langue”, affirme l’ancien député européen. “On est en train d’installer en France un damier, un côte à côte” qui “produit ce que l’on voit aujourd’hui”, ajoute-t-il.

Il faut “réinstaller la France en France”, car “la France se défrancise”, insiste encore le créateur du Puy du Fou, qui publie un nouvel essai: Le Jour d’après (Ce que je ne savais pas… et vous non plus)” chez Albin Michel, dans lequel il fustige la politique de son ancien “ami” Emmanuel Macron. “Quand la vérité est trop cruelle, l’amitié ne compte plus”, assure-t-il.

“On a tout raté”

Le président Macron “n’a pas vu arriver la lutte des races (…), ces gens qui veulent nous décoloniser pour nous recoloniser”, estime-t-il en écho à la théorie complotiste du “grand remplacement“. Sur sa gestion de la crise sanitaire, il n’est pas plus indulgent: “c’est une France lunaire dans laquelle nous sommes”, comparant notre pays à l’Italie et l’Espagne qui entament leur déconfinement. “On a raté au début, on a raté à la fin. On a tout raté”.


Élisabeth Lévy – Projet d’école musulmane : “imposons à Millî Görüş les tracasseries dont nous avons le secret”

Un projet d’école musulmane hors contrat à Albertville suscite l’indignation. La raison est évidente : l’influence de Millî Görüs dans ce cas précis inquiète, mais plus encore, les juges en viennent à avoir – comme souvent – le dernier mot.

L’ouverture d’une école musulmane à Albertville fait polémique.

Je tiens à faire un préalable : mieux vaudrait que cette école de Milli Gorus n’ouvre pas. Cela fait partie d’une nouvelle offensive islamiste : après les mosquées, les écoles. L’objectif ? Empêcher l’assimilation des jeunes musulmans, ce qui est clairement séparatiste.

Le maire a donc refusé le permis de construire sur le terrain acquis par l’association, mais refus invalidé par le Tribunal administratif. Le Préfet, de nombreux élus et commentateurs s’étranglent de voir des magistrats s’opposer à la volonté d’un représentant du peuple souverain.

On peut le comprendre…

Oui. Cela pose la question de la frontière entre l’État de droit et le gouvernement des juges.

Le gouvernement des juges a une définition observable : c’est lorsque les juges se substituent aux élus et imposent une interprétation idéologique du droit. Je vous en donne un exemple : en obligeant les départements à accueillir des faux mineurs non accompagnés. Ou le Conseil d’État enjoignant le gouvernement de mener telle ou telle politique écolo.

L’État de droit, lui, n’est autre que la puissance publique qui doit se conformer à ses propres règles. Il est notre protection contre l’arbitraire. Il ne suffit pas de dire que Milli Gorus ne vous revient pas ou est islamiste pour lui refuser un permis de construire. L’islamisme n’est pas un délit. Il faut un fondement légal. La décision du tribunal administratif fut lunaire : les raisons données par le maire d’Albertville – une histoire de places de parking – ne justifient pas le refus.

En somme, l’État de droit protège les islamistes ?

L’État de droit protège la liberté d’enseignement : c’est un principe constitutionnel auquel Français très attachés. Vous ne pouvez pas interdire aux seuls musulmans l’enseignement privé hors contrat.

On peut alors changer le droit. Le gouvernement a déposé un amendement sur-mesure à la loi séparatisme permettant au préfet de s’opposer à l’ouverture d’écoles soutenues par un État étranger « hostile » à la République. Mais cela, en tant que tel, risque de poser un sacré problème de définition. De plus, selon Milli Gorus, il n’y a dans ce cas précis, pas de financements turcs.

On peut aussi ruser, multiplier les contrôles sanitaires, financiers, pédagogiques, bref, imposer à Milligorus toutes les tracasseries administratives dont nous avons le secret.

En attendant, cela nous montre que le combat contre l’islamisme ne se mènera pas seulement à coups de lois et de droit. C’est à la société tout entière de se mobiliser et de montrer par tous les moyens que nous ne voulons pas de ça chez nous.


Texte repris du site Sud Radio

Projet d’une école hors contrat de confession musulmane à Albertville – Les maires face au réel

Albertville islamisation

On connaissait Albertville pour ses Jeux olympiques d’hiver, on la connaît désormais pour la bagarre législative causée par le projet d’une école hors contrat de confession musulmane qui devrait s’installer à côté de la mosquée. La population ici aussi a changé, à tel point que l’association Milli Görüs, qui y gère une mosquée – elle en compte 70 à travers toute la France – a décidé d’installer une école hors contrat confessionnelle. Le projet est important, comme le soulignait Camille Galic dans ses brèves d’hier : pas moins de 16 classes pour une capacité d’accueil de 400 élèves – ce qui dit bien l’islamisation de cette ville de Savoie qui compte 20 000 habitants et 1 200 écoliers. Le maire, peu enthousiaste de voir ainsi se développer sur son territoire les projets d’une association islamique « pseudopode de l’Etat-Erdogan à l’étranger » pour citer notre consœur dans Présent s’était opposé au permis de construire en s’appuyant sur le code de l’urbanisme. Décision pour laquelle il était appuyé par son préfet. Las, l’interdiction avait été annulée, le 8 avril, par le tribunal administratif au motif que « le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l’insuffisance du nombre de places de stationnement était erroné et, en l’absence d’autre motif invoqué en cours d’instance, n’a pu qu’ordonner la délivrance du permis de construire ».

Comme un appel à l’aide, le maire, Frédéric Burnier-Framboret, s’est donc fendu d’une tribune dans Le Figaro du 9 avril « Comment je suis obligé d’autoriser la construction d’une école islamiste turque ». Il s’y dit abandonné par l’Etat et a demandé à ce que le parlement « adopte des dispositions législatives adaptées pour permettre aux maires de contrer l’installation d’associations ou des entreprises pilotées par des puissances étrangères qui favorisent une cristallisation identitaire au cœur de nos territoires ». Ces maires qui se trouvent en première ligne, aux prises avec le réel d’une immigration et d’une islamisation massives de leurs villes.

Ce que montre cette affaire, au-delà de toutes les injonctions au vivre-ensemble et à la diversité, c’est que la mise en application concrète de cette diversité fait peur aux élus locaux et à juste titre parce qu’ils en voient les conséquences. Comme le fait remarquer le maire d’Albertville, cette école serait située dans un quartier prioritaire et il craint que son ouverture ne mène à la formation d’un noyau dur communautariste. Si l’idéologie politique musulmane ne posait pas problème, la question ne se poserait même pas. Il faut dire aussi que l’association qui porte le projet, Milli Görüs, d’ascendance turque, n’a rien qui puisse rassurer le maire. Dans un article du Courrier International datant de 2004, Martin Spiewak et Wolfgang Uchatius pointaient du doigt le rôle trouble que jouait l’association en Allemagne où de simple association de croyants musulmans, elle était en train de se transformer en véritable force politique pour défendre les revendications des musulmans d’Allemagne. Dans un document interne de Milli Görüs, récupéré par les renseignements généraux allemands, cette ligne de conduite on ne peut plus claire : « La Communauté est un moyen au service du but – le but étant d’islamiser la société. »

Début de lucidité ? Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a apporté son soutien au maire d’Albertville et écrit à Emmanuel Macron pour qu’une solution législative soit trouvée au problème. « On a suffisamment payé cher nos lâchetés, nos aveuglements, l’absence de lucidité par rapport à l’islamisme politique pour ne pas accepter des projets comme celui-là » a-t-il déclaré sur BFMTV.

Il semblerait que du haut de l’Elysée, Macron ait entendu l’appel puisque le 12 avril, en urgence, à la demande du Président, le ministre de l’Intérieur déposait un amendement à la loi « confortant le respect des principes de la République », permettant d’empêcher l’ouverture d’un établissement scolaire « pour des motifs tirés des relations internationales de la France ou de la défense de sa souveraineté ». A voir si elle sera efficace, ou tout simplement appliquée…

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 13 avril 2021

Face au terrorisme intellectuel de l’islamo-gauchisme – Il faut soutenir les nouveaux profs-courage !, par Ivan Rioufol

Klaus Kinzler

Serait-ce le retour des Hussards Noirs, surnom donné par Charles Péguy aux instituteurs de la IIIe République ? Une hirondelle ne fait pas le printemps. Toutefois, avoir entendu, mardi matin chez Pascal Praud (CNews), Klaus Kinzler appeler à « ouvrir sa gueule » contre la lâcheté du monde universitaire a été une bouffée d’air frais. Après Didier Lemaire, ce professeur de philosophie qui a dénoncé l’islamisation de Trappes, voici donc un professeur d’allemand de l’IEP de Sciences Po de Grenoble qui, avec un même courage, a décidé de résister au terrorisme intellectuel de l’islamo-gauchisme. « Je suis un citoyen, mais aussi un guerrier », a prévenu Kinzler. « Je ne me laisserai pas marcher sur les pieds ».

Dans son collimateur : la lâcheté des enseignants chercheurs de son Institut. Ils ont cautionné un procès en « islamophobie », ouvert contre lui et un autre collègue par l’UNEF locale et l’Union syndicale Sciences Po Grenoble. Le 4 mars, des banderoles avaient été collées sur les murs de l’établissement : « Des fascistes dans nos amphis. L’islamophobie tue ». Suivaient les noms des deux prétendus coupables. Il leur était reproché d’avoir contesté l’amalgame entre antisémitisme, racisme et islamophobie, ce dernier terme étant instrumentalisé pour rétablir le délit de blasphème. Rappel : c’est parce qu’il a été qualifié d’islamophobe que le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty a été décapité il y a cinq mois par un fanatique. C’est pour cette même raison que la rédaction de Charlie Hebdo a été décimée le 7 janvier 2015…

La « libération de la parole » ira-t-elle jusqu’à dénoncer de l’intérieur l’enfermement intellectuel qui a gagné, ici et là, l’enseignement supérieur ? L’accusation de Kinzler confirme les dégâts du militantisme « antiraciste » dans le monde scientifique. Cette propagande a déteint sur de nombreux étudiants. Mardi, certains à l’IEP récitaient encore, en inversant les situations : « L’islamophobie, c’est la mort et la terreur (…) Ce sont les mosquées qui sont attaquées comme les femmes voilées poignardées. C’est la peur, tous les jours, que cela arrive ». Ce mercredi, sur Europe 1, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, a lancé comme un vœu pieux : « Il ne faut pas de pensée unique dans l’Université ». En fait, l’enseignement supérieur paie des décennies de cooptations entre pairs, qui ont exclu les esprits non conformes.

Aujourd’hui, ce sont quelques rares profs de gauche qui haussent le ton et commencent à se faire entendre. Quand, en 2003, votre serviteur avait pris, dans Le Figaro, la défense de Louis Chagnon, prof d’histoire-géo accusé d’avoir rappelé l’exécution d’une tribu juive par Mahomet, le silence avait été assourdissant. En septembre 2012, Le Nouvel Observateur en était toujours aux méthodes staliniennes encore en vigueur à Sciences Po Grenoble, en dressant en une la listes des « néo-fachos et de leurs amis », coupables d’alerter sur l’islamisation de la France. Cette gauche-là est-elle prête à réparer ses erreurs ? Elle a beaucoup à se faire pardonner…

Ivan Rioufol

Texte daté du 8 mars 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Laïcité et jeunesse : l’islamisation des esprits

Le sondage commandé par la LICRA à l’IFOP auprès des lycéens montre l’opinion des jeunes à un moment donné sur les problèmes liés à la laïcité, mais aussi et surtout souligne une évidente évolution.

Touche pas à mon prophète !

Nous sommes en train de glisser de la génération « Touche pas à mon pote » à la génération « Touche pas à leur prophète ». Ce n’est pas encore vraiment cela et il y a encore une cassure entre les jeunes musulmans et les autres, mais le mouvement est en cours. La fracture est par contre avérée entre la nouvelle génération et les ainés.

L’enseignement laïc est en train de perdre la guerre molle qu’elle mène contre l’acceptation du communautarisme, essentiellement musulman. Dans un système éducatif où l’on a du mal à enseigner le raisonnement rationnel, la laïcité parait une notion dont la complexité et la spécificité française est de plus en plus mal comprise. Notre jeunesse est trop américanisée pour se sentir laïque. Pour nos lycéens, la laïcité doit se contenter de traiter à égalité toutes les religions. Les racines chrétiennes de la France n’entrent jamais en jeu, même chez les catholiques. Notre jeunesse est poreuse au discours de victimisation et croit davantage, finalement, à l’islamophobie qu’à l’islamo-gauchisme. C’est sans doute le plus inquiétant.

Clivage dans la population

Et ce sentiment sur la laïcité n’est pas l’apanage des musulmans (81 %) : il est également partagé par beaucoup d’élèves scolarisés en zone d’éducation prioritaire (55 %), en lycée professionnel (43 % en bac pro) ou se percevant vus par les autres comme « non blancs » (64 %). L’islamisation des esprits fonctionne à plein dans les quartiers difficiles ou limitrophes. Il y a en fait une assimilation progressive au communautarisme musulman. Le droit au blasphème lui-même est quasiment criminalisé. Plus de la moitié (52 %) de l’opinion lycéenne récuse ce droit pourtant acquis depuis plus d’un siècle (1881).

Cette question du droit au blasphème met surtout en lumière le clivage existant sur ce sujet entre les musulmans et le reste de cette jeunesse scolarisée dans le second degré. En effet, si les jeunes musulmans s’opposent massivement (à 78 %) au droit d’outrager une religion — tout comme les personnes perçues comme « non blanches » (à 65 %) ou habitant dans les banlieues populaires (à 60 %) — , ce n’est le cas que d’une minorité de catholiques (45 %), d’élèves sans religion (47 %) ou non scolarisés en REP (44 %).

La débâcle de l’école républicaine

Le recul de l’éducation républicaine tourne à la débâcle sur la question du voile qu’on croyait pourtant réglée. Pour la première fois, une enquête montre que les lycéens sont majoritairement favorables au port de tenues religieuses dans les lycées publics. Le port de signes religieux ostensibles (voile, kippa…) dans les établissements scolaires publics est désormais soutenu par plus d’un lycéen sur deux (52 %), soit une proportion deux fois plus grande que dans la population adulte (25 %). Cette adhésion à l’expression religieuse des élèves dans l’espace scolaire semble en hausse si on se fie aux données de l’enquête (2006-2009) qui montrait qu’il y a une quinzaine d’années, cette idée était encore majoritairement rejetée (à 58 %) par les élèves de 14-16 ans. Et ce hiatus entre les lycéens et le reste de la population se retrouve dans le net soutien des premiers au port de tenues religieuses par des parents accompagnateurs : à 57 %, contre 26 % chez l’ensemble des Français.

Il y a bien une distance encore entre les musulmans et les autres. Mais ceux qui nous expliquent à longueur de journées que, grâce à l’éducation républicaine, le fossé peut se réduire sont en échecs. Tout au contraire, c’est la minorité religieuse qui, en se victimisant, impose ses codes de pensées ou les rend inattaquables voire incritiquables. Cette minorité est en passe de gagner dans nos lycées la bataille culturelle mais, pour elle, la culture se résume à un dogme religieux.

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Islamisation de le France – Comment faire taire un lanceur d’alerte, par Ivan Rioufol

ivan-rioufol

Il faut faire taire Didier Lemaire. Parce que le professeur de philosophie d’un lycée de Trappes (Yvelines) a dénoncé l’emprise de l’islamisme sur la ville, se met en place le processus habituel de la dénégation, à l’œuvre depuis des décennies. Le procédé consiste non seulement à nier les faits, mais à décrédibiliser le témoin jusqu’à tenter de le faire passer pour un malade. C’est ce à quoi s’emploie le nouveau maire de Trappes, Ali Rabeh, franco-marocain proche de l’ex-socialiste Benoit Hamon. Rabeh, qui menace de porter plainte contre l’enseignant, a qualifié les propos de Lemaire de “délirants” en laissant comprendre qu’ils émanaient d’un militant politique et d’un homme fragile : “Je m’inquiète de son équilibre. Il ne va pas bien visiblement“.

Le 2 octobre 2020, sur CNews, j’avais moi-même été la cible des insultes de ce maire. A ma question : “Avez-vous pris conscience de l’emprise de l’islam politique, de l’emprise même de la charia en certains lieux de votre territoire ?”, Rabet m’avait accusé de “brasser du vent“, d’être un “ignare“, de proférer des “insanités“. Il m’avait répliqué : “La charia ça n’existe pas à Trappes ! Ni partout en France !“. Les réseaux sociaux communautaristes avaient été enchantés de la véhémence de Rabeh contre Elisabeth Lévy et moi-même.

Que l’élu de Trappes nie l’existence de la charia en certains endroits de France et sur sa commune, pépinière de djihadistes, semble être moins grave que l’affirmation de Lemaire assurant qu’il n’y a plus de salons de coiffure mixtes à Trappes. Rabeh en ayant trouvé un, cette preuve aura suffi pour jeter la suspicion sur l’ensemble des faits rapportés par l’enseignant. Dans Le Monde de ce mercredi, le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot, se dit lui-même “inquiet des outrances” du lanceur d’alerte accusé de “mettre de l’huile sur le feu”. Brot est un défenseur de la politique d’asile et de la société ouverte.

C’est lui qui a géré l’accueil des Syriens et des Irakiens en France, en 2015. L’empressement du préfet à venir en renfort du maire, en ajoutant sa pierre au lynchage du professeur, dit la lâcheté de la République face à l’islam politique. Le 26 octobre 1985, Le Figaro Magazine avait titré sa une, illustrée par une Marianne voilée : “Serons-nous encore Français dans trente ans?” A l’époque, le scandale avait été quasi-unanime. Pourtant, une contre société islamiste, anti-française, s’est bien installée depuis. Cela fait plus de trente ans que la France est conduite par des dirigeants aux yeux grands fermés. Il est urgent d’écouter Didier Lemaire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 février 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Alexandre Langlois : « On met sous protection policière un professeur plutôt que de régler le mal à la racine »

Alexandre Langlois

« Brasser de l’air pour éviter de régler les problèmes avec des lois existantes » : Alexandre Langlois dénonce l’impuissance des pouvoirs publics face aux questions séparatistes, et notamment avec l’affaire du professeur de Trappes.

Le professeur de philosophie Didier Lemaire, enseignant à Trappes, fait le tour des plateaux depuis ce matin. Il a alerté l’opinion sur les menaces qui pèsent sur lui. Il est, en effet, sous protection policière. Son tort : avoir tenu des propos, soutenant Samuel Paty, en cours.

Il dénonce une islamisation de la ville de Trappes

Malheureusement, c’est toujours une impuissance des pouvoirs publics. On met sous protection judiciaire un professeur plutôt que de régler le problème à la racine. Les menaces sont dans le Code pénal. Il faut donc couper le mal à la racine. Aujourd’hui, on préfère mettre des sparadraps sur des jambes de bois. Il y a sans doute d’autres professeurs qui peuvent être menacés ou subir des pressions. Plutôt que de dire que tout le monde a le droit à la même protection, on fait de petites mesures médiatiques en protégeant telle ou telle personne. On prend le problème à l’envers. Plutôt que d’avoir la sécurité générale pour tous, on fait la sécurité de quelques personnes qui sont le plus en danger.

Le maire de Trappes s’en est pris au professeur en l’accusant de mensonge et de diffamation grotesquement fausse, pour reprendre ses termes exacts. Le maire a porté plainte contre le professeur de philo. Cela en dit long sur l’ambiance qui règne dans cette ville des Yvelines assez emblématique.

Le maire de Trappes s’est trompé de cible. Il ne doit pas porter plainte contre le professeur mais contre l’Éducation nationale. Le professeur est toujours en place et n’a pas été sanctionné par l’Éducation nationale. Il bénéficie de la protection de l’État. Il a choisi la facilité peut-être pour faire du buzz médiatique dans son contexte local. S’il y avait un vrai débat à avoir, il faudrait qu’il l’ait avec les ministres, l’État et l’Éducation nationale, mais ce n’est pas la voie qu’il a choisie.

Pensez-vous que le projet de loi sur le séparatisme pourrait répondre à ce genre de faits divers ?

Malheureusement, non. Cette loi a été faite et portée par M. Darmanin et par d’autres de ce gouvernement non pour régler les problèmes mais pour les dissimuler et faire de la communication. Il y a déjà des lois en France. La séparation de l’Église et de l’État, en 1905, est valable pour toutes les religions, la loi du principe de laïcité et du service public de 1983 : les lois existent déjà. Par conséquent, il n’est pas nécessaire d’en faire de nouvelles si les précédentes ne sont pas appliquées. On est donc sur de la communication parce que les gens ne veulent pas agir. Cette loi sur le séparatisme brasse de l’air pour éviter de régler les problèmes avec les lois existantes.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Quelle vision identitaire à propos de la lutte contre le voile islamique ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

voile islamique

La commission spéciale a rejeté les amendements visant à interdire le port du voile pour les fillettes de trois à sept ans. Ces amendements, déposés par les députés LREM Aurore Bergé et Jean-Baptiste Moreau, ont été jugés « sans rapport direct légistique avec le projet de loi ». Tous les deux sont des figures du parti : la première s’est illustrée lors de la campagne présidentielle et le second est porte-parole de LREM, tous deux membres de son aile libérale.

Marlène Schiappa, sur CNEWS, s’est dite en accord « philosophique » total avec le texte mais le président du groupe LREM à l’Assemblée, Christophe Castaner, et d’autres membres du parti, jusqu’au gouvernement assure Le Parisien (17/01/2021), craignent « l’hystérisation du débat ». L’exécutif a donc souhaité éviter les polémiques qui avaient terni la fin du quinquennat en 2004, sous Jacques Chirac (loi sur les signes religieux ostensibles à l’école), ou celui de Nicolas Sarkozy, en 2011 (loi sur le voile intégral dans l’espace public).

La bien-pensance de gauche comme de droite ne cesse de se casser les dents sur ce sujet. En effet, elle se divise entre les néo-féministes, qui prolongent le combat pour le respect du corps de la femme (au nom duquel a été légalisé l’avortement en 1974) et prône « la liberté de porter le voile » et les conservateurs du statu quo multiculturaliste, qui craignent une réaction forte des musulmans et préfèrent ne pas légiférer, par soumission.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron n’aura de toute façon jamais le volontarisme de contrôler la façon dont 6 à 9 millions de musulmans (selon Jean-Paul Gourévitch, Planet.fr, « La vérité sur le nombre de musulmans en France », 2015), globalement hostiles ou indifférents aux règles du pays qui les a accueillis, vivent leur religion.

Pour autant, nous devons savoir faire feu de tout bois. Toute mesure allant dans le sens de marquer une frontière ferme entre ce que nous acceptons et ce que nous refusons strictement est bonne à prendre. Mais nous devons garder à l’esprit que la lutte contre le voile islamique n’est pas une fin en soi. Notre problème n’est pas tant l’apparition (ou la disparition par la loi) dans l’espace public d’un signe religieux hostile à notre identité que l’immigration massive qui a permis sa diffusion.

Si une population ne peut cohabiter avec nous sans créer de problèmes insolubles, la remigration est la seule alternative. Sortons du mythe républicain universaliste, qui nie la force du sentiment identitaire et le besoin de racines. Que les musulmans s’estimant persécutés chez nous rejoignent le pays où ils pourront vivre librement leur foi. Au besoin, nous les y aiderons.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Une ville à la Trappes – Trappes, « ville perdue »

Trappes islamistes

Avec sa population à une écrasante majorité musulmane et ses 70 nationalités, ses mosquées salafistes et ses rues envahies de commerces mahométans, ses quelque 80 départs de djihadistes pour la Syrie et son maire qui ne cache pas ses sympathies pour les « barbus », la réputation de la ville de Trappes (Yvelines), surnommé le « Trappistan » par nos services de renseignements, n’est plus vraiment à faire. Emblématique de ces innombrables enclaves étrangères islamistes qui se constituent sur notre sol depuis des années grâce à l’incroyable lâcheté de nos gouvernements de droite comme de gauche, cette « Molenbeek française » nous donne cependant aujourd’hui, au travers du cauchemar que subit depuis des mois le professeur Didier Lemaire, un avant-goût de plus de ce que sera bientôt notre pays tout entier si les autorités continuent de fermer lâchement les yeux.

Depuis novembre 2020, en effet, cet enseignant en philosophie, dont il faut saluer ici le courage, ne peut quasiment plus sortir de chez lui, et, lorsqu’il y est contraint, ne peut le faire que sous escorte policière ! Son « crime » ? Avoir osé publier, à la suite de l’égorgement de Samuel Paty par un djihadiste tchétchène, une lettre ouverte pour dénoncer « la menace islamiste dans sa ville » et la responsabilité accablante du gouvernement dans cette très grave et inquiétante dérive. Il faut dire que, après une vingtaine d’années passées dans un lycée ethnique de Trappes, Didier Lemaire sait largement de quoi il parle : témoin privilégié de l’islamisation à marche forcée de sa ville, il a même déjà tenté d’alerter le président en 2018 en lui adressant, avec Jean-Pierre Obin, une lettre pour l’exhorter à agir enfin « pour protéger la jeunesse de l’influence des islamistes ». Et depuis ? Depuis, rien n’a été fait. Au point que, comme le confie aujourd’hui Didier Lemaire, « je considère Trappes comme une ville définitivement perdue. […] On n’a plus beaucoup de temps avant que cela ne dégénère. Nombre de ces enfants sont élevés dans la haine de la France. Nous ne sommes pas loin d’un scénario à l’algérienne et nous ne sommes plus dans un état de paix. Il nous faut des lois d’exception qui visent l’ennemi et ne s’appliquent qu’à l’ennemi ».

Un discours de vérité qui lui vaut non seulement d’innombrables menaces de mort, mais aussi de faire l’objet d’une ignoble cabale orchestrée par le maire lui-même, Ali Rabeh, dont l’élection vient d’être annulée par la justice et qui a été condamné à un an d’inéligibilité. En effet, a témoigné l’enseignant, « le maire colporte dans la ville des accusations mensongères et haineuses qui me désignent en tant que cible potentielle ». Or, « c’est un procédé dégueulasse, après ce qui est arrivé à Samuel Paty. Il me jette en pâture et me met en danger ». Et pourtant les autorités ne semblent pas s’inquiéter plus que cela de cette situation.

En tout cas, il y en a un que l’islamisation de Trappes ne dérange pas et rend même plutôt « enthousiaste » : c’est le père Etienne Guillet, prêtre du diocèse de Versailles depuis 2006, qui expliquait encore récemment avoir « bâti avec les musulmans » de la commune « une belle relation de confiance » et se vantait de tutoyer le maire aux sympathies salafistes pourtant à peine déguisées.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 février 2021

En Espagne, le parti Vox suspendu de Twitter pour avoir lancé une campagne contre l’islamisation

Manifestation du collectif Némésis contre l’islamisation, par Paul Vermeulen

collectif Némésis contre l’islamisation

Dimanche 31 janvier 2021, à 8 heures, les féministes identitaires du collectif Némésis étaient rassemblées place du Trocadéro, sur le parvis des Libertés. Elles sont venues protester contre l’islamisation de notre pays. Elles étaient une trentaine. Les vidéos circulant sur les réseaux sociaux les montrent volontairement et intégralement voilées. Glaçant. Le collectif féministe a de plus affiché cette banderole : « Les Françaises dans 50 ans ? ».

Elles ont donc pour l’occasion revêtue chacune le voile intégral, le niqab, et dénoncé le « World Hijab Day », inadmissible jour international de « solidarité » avec des musulmanes « victimes » d’une « oppression » en Europe. Un retournement du réel qui laisse pantois : il existe une journée mondiale de promotion du voile islamique et de défense des femmes voilées, femmes qui seraient discriminées dans les civilisations occidentales chrétiennes, mais pas de journée mondiale de défense des femmes musulmanes voilées par obligation, la majeure partie d’entre elles, malgré la fantasmagorie du féminisme libéral-libertaire contemporain, ne choisissant pas d’être ainsi dégradées.

Le voile est précisément ce à quoi l’Occident et le féminisme devraient s’opposer sans concession : le marqueur de l’oppression subie par les femmes ; regarder leur situation d’infériorité humaine dans les pays musulmans ou avoir à l’esprit le calvaire vécu par nombre de ces femmes dans l’Etat islamique devrait suffire. Sans compter leur mise sous tutelle familiale et sociale. Les libéraux libertaires aux prétentions « humanistes » mettent sous le tapis ce fameux patriarcat, plus guère en vigueur dans les familles françaises, mais dominant dans la communauté musulmane, communauté qui porte aussi en son sein, sujets tabous, les plus forts taux de violences familiales faites aux femmes comme de délinquance chez les « jeunes ». Joint par téléphone dimanche soir, un capitaine de police désireux de conserver l’anonymat nous expliquait la corrélation entre les différents phénomènes. Par exemple, les violences faites aux femmes musulmanes dans le contexte familial et l’obligation de porter le voile, tout comme l’interdit qui leur est fait par les hommes de se vêtir de certaines tenues, la jupe par exemple, ne proviennent pas seulement des pères de famille mais aussi des adolescents et jeunes adultes de sexe masculin. « Il est fréquent que les filles soient sous le contrôle de leurs frères, on le sait tous. On sait moins que les mères subissent le même genre de contraintes », confirmait le capitaine de police interrogé. Bien sûr, l’action du collectif Némésis sera officiellement blâmée par la police médiatique, culturelle et politique de la pensée.

La principale responsable de Némésis, Alice, a été interpellée par les forces de l’ordre. Pourtant, n’est-il pas évident que ces mêmes bien-pensants, théoriquement soucieux des libertés individuelles et des droits des femmes, devraient combattre le voile, et par conséquent l’islamisation de la société ?

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 1er février 2021

Affaire Mila – Un an après, rien n’a changé

Mila

C’était il y a un an. Le 18 janvier 2020, une adolescente de 16 ans, cheveux mauves et nez percé, allait déclencher un vrai raz-de-marée de haine sur les réseaux sociaux. La demoiselle a insulté, en termes vulgaires, l’islam et le Coran. Une semaine avant, Frédéric Fromet faisait sensiblement la même chose sur France Inter mais à quelques nuances près : il est considéré comme humoriste et il visait la religion chrétienne en la personne de Jésus-Christ. On imagine sans mal que les deux affaires n’ont pas eu le même retentissement. D’un côté, des insultes, des appels au viol et au meurtre ; de l’autre, la réaction – pacifique – de chrétiens indignés et une note du CSA décrétant qu’il n’y avait pas de problème, le prétendu humoriste usant de sa liberté d’expression.

Ces deux histoires sont les deux faces de la liberté d’expression en France. Selon la religion ou les personnes que l’on insulte, le retour de bâton ne sera pas le même. La jeune Mila l’aura compris à ses dépens, elle qui, pour des grossièretés balancées sur les réseaux sociaux, a vu sa vie complètement bouleversée. Il n’est plus question pour elle d’être scolarisée ou de vivre normalement. Elle doit survivre, étroitement surveillée, sous menace en permanence. En un an, elle a reçu 50 000 messages haineux et continue d’en recevoir une trentaine par minute. Scolarisée un temps au sein d’un nouveau lycée, elle en a été renvoyée quand l’établissement a craint qu’elle n’ait révélé où elle se trouvait. Voilà où en est la puissance publique aujourd’hui : exfiltrer et cacher une jeune fille qui a osé médire de l’islam. En France. En 2021.

On peut discuter d’un prétendu « droit » au blasphème – l’insulte peut-elle devenir un droit ? –, toujours est-il que cette affaire et ses suites sont révélatrices de ce dont souffre notre pays. Un an après ce déferlement de haine, rien n’a changé. La situation a même empiré et la pression exercée par l’islam sur notre pays s’en est encore accrue. Samuel Paty y a perdu la tête, le 16 octobre dernier, pour avoir, lui, montré des caricatures de Mahomet dans sa classe lors d’un cours d’enseignement moral et civique sur la liberté d’expression. Il semblerait que sa direction n’ait été d’aucun soutien, au contraire. Et de fait, les principes de l’islam ont à ce point gangrené la société que près d’un enseignant sur deux avoue s’autocensurer lors d’enseignements donnés sur des questions religieuses pour ne pas avoir de problèmes.

Dans ces affaires, les réseaux sociaux ont joué un rôle non négligeable, relayant et amplifiant des appels à la violence. Mais est-ce le réel problème ? Bien sûr que non. Il est plus facile de les pointer du doigt comme source du problème que de se pencher sur les causes réelles de ce qui nous arrive, tout en invoquant la sainte liberté d’expression et le pseudo-droit au blasphème pour le résoudre. Et ce n’est pas la loi sur les séparatismes – rebaptisée à la hâte loi pour « assurer le respect des valeurs de la République » – qui va changer les choses. La France est malade de ce qu’elle nomme la laïcité et qui n’est que l’autre nom de son reniement de la foi catholique. Elle est malade de l’islam et tant qu’elle ne l’aura pas reconnu, Mila et consorts devront continuer à se terrer.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 19 janvier 2021

Eric Zemmour : “Le gouvernement français n’ose même pas imposer l’interdiction du voile islamique dans l’espace public pour les petites filles. Vous voyez où on en est !” (Vidéo)